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ʠʲʩʶʮ ʠʡʡ – ʩʹʩʬʹ ʷʸʴ – ʣʩʷʴʮʤ L ETUDE APPROFONDIE Le Rambam (Hilkhot Chééla ou-Pikadon 8, 1) tranche que la vache elle-même reviendra au propriétaire, ce qui sous-entend que ce n’est qu’en conclusion que la Guemara considère cela comme une acquisition « pour ce qui est d’en bénéficier du double – ʠʬʩʴʫʬ ʤʸʴ ». Cela implique que d’après le Rambam, on comprenait en ava amina que le propriétaire donne exclusivement le double, sans l’intermédiaire de l’acquisition de la vache, auquel cas la question de Tossefot se repose : Comment la Guemara a-t-elle pu envisager que le chomer acquiert le double en donnant simplement de l’argent ? Le Pné Yéochoua répond que notre souguia suit l’opinion de Rabbi Yo’hanan selon laquelle « la remise des pièces fait acte d’acquisition – ʺʥʰʥʷ ʺʥʲʮ » ; seulement nos Sages ont décrété d’annuler la vigueur de cet acte de crainte que si la marchandise reste chez le vendeur, quand l’acheteur viendra la prendre le vendeur mentira et dira : « Ton blé a été brûlé à l’étage », or nos Sages n’ont pas maintenu ce décret concernant l’achat singulier des remboursements du double (ʯʰʡʸ ʤʡ ʥʸʦʢ ʠʬ ʠʧʩʫʹ ʠʬʣ ʠʺʬʩʮ – [Pour] un cas rare nos Sages n’ont pas décrété)1. – Sachant que nos Sages ont annulé le mode d’acquisition par les pièces (ʺʥʲʮ ʯʩʰʷ) de peur que le vendeur dise : « Ton blé a été brûlé à l’étage », il y a lieu de s’interroger pourquoi Tossefot disent que ce mode d’acquisition n’est pas valable ici ? En effet, si ce risque existe concernant l’achat d’un objet, il n’existe certainement pas en cas d’achat d’une dette (en l’occurrence celle de rembourser le double) !? Le ’Hidouché ha-Rim et Rabbi Chimon Shkop (ʣ''ʫ ʯʮʩʱ) répondent que pour Tossefot, il n’est pas question que le chomer rachète la dette qui incombe au voleur, car une dette n’est pas un objet cessible. En fait, le chomer achète les pièces que le propriétaire encaissera du voleur, et évidemment que le propriétaire risquera de dire au chomer : « Tes pièces ont été brûlées ». Néanmoins, Rabbi Akiva Eiger (Bava Batra 43a, ʪʩʸʡʣ ʤ''ʣ) considère qu’il est inconcevable que « des pièces achètent des pièces », et il explique la question de Tossefot différemment, voir Drouch vé-’Hidouch (ʤʰʤʥ ʤ''ʣ).

Peut-être reconnaîtra-t-il [son vol de lui-même] et en sera-t-il exempté !? – ʸʨʴʮʥ

ʤʣʥʮ ʠʮʬʣ

INTRODUCTION : Le principe : « ʸʥʨʴ ʱʰʷʡ ʤʣʥʮ – celui qui avoue être passible d’un knass en est exempté » s’entend de deux manières : premièrement, qu’un homme n’est pas crû lorsqu’il avoue avoir commis un délit susceptible de le condamner à payer un knass ; ceci est formulé par nos Sages dans les termes suivants : « ʬʲ ʱʰʷ ʭʬʹʮ ʭʣʠ ʯʩʠ ʥʮʶʲ ʩʴ – un homme ne paye pas [i.e. ne peut être condamné à payer] un knass sur sa seule parole » (tandis que le principe : « ʩʮʣ ʭʩʣʲ ʤʠʮʫ ʯʩʣ ʬʲʡ ʺʠʣʥʤ – l’aveu d’une partie équivaut au témoignage de cent témoins » ne s’applique pas à un aveu qui déboucherait sur un knass). Deuxièmement, que le fait d’avouer sa faute et donc sa culpabilité, dispense de payer le knass, comme le laisse entendre l’expression « ʸʥʨʴ ʱʰʷʡ ʤʣʥʮ – celui qui avoue être passible d’une amende [financière] en est dispensé ». Par conséquent, même si des témoins venaient par la suite corroborer les aveux du plaideur, ce dernier serait quand même dispensé de payer l’amende, comme si le fait d’avoir reconnu sa faute s’était substitué au paiement du knass. Le premier point est approuvé par tous, mais le dernier fait l’objet d’une discussion entre Rav et Chmouël dans Bava Kama (75a). Résumé de la souguia dans Bava Kama : La Michna énonce : ¾

'ʤʥ 'ʣ ʩʮʥʬʹʺ ʭʬʹʮ ʥʰʩʠʥ ʬʴʫ ʩʮʥʬʹʺ ʭʬʹʮ ʥʮʶʲ ʴ"ʲ ʥʠ ʣʧʠ ʣʲ ʴ"ʲ ʸʫʮʥ ʧʡʨʥ ʭʩʰʹ ʴ"ʲ ʡʰʢ Deux témoins attestent d’un individu qu’il a volé une vache, puis apparaît un nouveau témoin qui atteste que l’individu a égorgé ou vendu la bête, ou, l’individu lui-même reconnaît par la suite avoir égorgé ou vendu la bête : l’individu doit payer le kefel (puisque deux témoins ont témoigné du vol) mais ne doit pas payer le quadruple ou le quintuple car : 1. dans le cas ou un seul témoin atteste avoir vu l’individu égorger ou vendre la bête, on ne condamne pas en matière civile une personne sur le témoignage d’un seul témoin,

Pour d’autres réponses à la question de Tossefot, voir la Chita Mékoubétsèt au nom du Tossefot Chantz (ʠʫʤ Rabbi Akiva Eiger (ʯʥʢʫ ʤ''ʣ).

1

64

ʣʥʲʥ ʤ''ʣ)

ainsi que

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