Page 51

Le mot de la fin Résumons : en diminuant concrètement le niveau de production (sous certaines conditions, nous l'avons vu), il est possible de faire diminuer le temps de travail de moitié. En profitant des gains de productivité du travail que permettraient une diminution du temps de travail et une meilleure organisation de celui-ci, il serait a priori possible de le diviser par un facteur 1,8. En transformant une partie du travail contraint socialisé en travail contraint libre, il serait possible de diminuer le premier, celui dans lequel l'individu est le moins libre. Nous avons symboliquement estimé une réduction de 10 %, même si celle-ci peut-être plus importante. Enfin, en partageant la charge de travail entre tous les individus en capacité de le faire, nous avons vu qu'il serait possible de diminuer d'autant le temps de travail individuel. Nous avons calculé une augmentation possible de la population active de 58 %. Ainsi, de 39 milliards d'heures de travail contraint socialisé effectuées par 25 millions de travailleurs, on passerait à une charge de travail de 10 milliards d'heures partagées entre 42,5 millions de citoyens-travailleurs. Ramené à 47 semaines de travail (Les 5 semaines de congés payés sont une trop belle avancée sociale pour l'annuler comme ça, même sur le papier), cela nous fait bien 5 heures de travail par semaine, soit... une heure par jour. Trop facile ! diront les sceptiques. Ce à quoi nous répondrons : bien sûr, il s'agit d'un exercice de style. Et nous savons très bien que dans la réalité les choses ne sont pas - 51 -

Travailler une heure par jour  

Il s’agit de remettre les pendules à l’heure sur la question du travail, de démontrer l’absurdité de certaines soi-disantes évidences, et de...

Advertisement