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PIB

UN ticket pour le WEI j’ai testé pour vous : la blacklist RÉUSSIR SES PARTIELS Rapports nocturnes Choisir le bon

Partiels Infiniment Barges


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EDITO “Tic tic tic, this is the sound of your life running out”

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ous vous êtes très certainement demandés si nous allions réussir à écrire –à temps- un second numéro en autant de mois. Ne nous mentez pas, nous savons tout. Auréolés de retours plus qu’encourageants, pour ne pas dire dithyrambiques (Ok, là, je vous mens), nous étions fin prêt pour réaliser la passe de dix, confirmer l’essai. En somme, franchir le Rubicon jusqu’ici non balisé. Il peut paraître facile d’écrire, de signer quelques articles, des illustrations en bataille, d’organiser des réunions, d’apposer un titre sur la couverture, le tout en festonnant de ça et là nos jolies pages d’un apparat de fortune. Il n’en est rien. Mais le temps tourne. Car vient ce moment soudainement opiniâtre où force est de constater que le PIB (accrédité AACSB, EQUIS) est là, mes enfants! Eh oui ! On a survécu à la première vague, même si ce n’était qu’une vagounette… Nous avons bravé les falaises inconsidérées et sidérales de l’opinion de masse, nous avons doublé de volume ! Et même si ce n’est jamais qu’un artifice, que ce ne sont que deux numéros, que la route est longue vers la reconnaissance, nous répondons présent au second appel ! Et le temps tourne. Quand soudain, le néant. Ce terrible abîme que nous côtoyons et redoutons tous à l’instant fatidique et fataliste du jour-J, qu’un homme (sans doute décédé prématurément) a nommé examens Partiels. Ca vous mine le moral, n’est-ce pas ? Nous, non. On est content de vous observer le visage accablé de cernes dans une cafétéria où les machines à café n’ont jamais été aussi bien cotées en bourse. Ah, le temps tourne.

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Mon enfant, nous sommes conscients de ta bipolarité, nous savons tout de ta double vie, l’une studieuse et l’autre festive. Et finalement, après avoir découvert les préludes d’une vie lascive et grisante, tu te retrouves confronté à l’imposant obstacle des examens de « mi-saison ». En lui donnant un nom chic, sonnant comme un morceau en si mineur de Vivaldi, nous souhaitons surtout te rassurer… car tu vas en baver. On vous promet des larmes, de la sueur et du sang. Un bain de larmes pour certains, une marre de sang pour d’autres. Tremblez, mortels ! Car le temps tourne. Mortel? Serait-ce le temps qui nous ferait prendre conscience de notre finitude ? C’est en travaillant acharnement que nous constatons à quel point nous sommes limités à si peu. Le monde bouge, l’Iéseg avance et toi, tu rames. « Attends, c’est quoi cette arnaque ? Moi aussi j’veux avancer, et dans la bonne direction siouplait » - Ne t’inquiète pas, ça ne tient qu’en un mot : Réviser. Et le temps tourne. Ah le temps, on vous accable avec le temps, on vous frappe les tympans avec le temps ! Ah qu’ils sont ennuyeux, ces incessant sifflements stridents, ceux des aiguilles d’horloge s’éreintant, venant se briser sur le cadran principal, déclarant ainsi le début (ou déjà la fin ?) des partiels ! Vous trouverez ainsi dans ce numéro des articles chronométrés, emprunts d’une temporalité marquée tantôt saccadée, tantôt ordonnée. Ne perdez pas de vue l’essentiel : fêter la fin des partiels (le début, on vous le déconseille) !

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Monsieur Biche


CHOISIR LE BON S

oixante-dix… Ce n’est pas la moyenne de Q.I. des candidats de Secret Story mais le pourcentage de jeunes éphèbes fraichement débarqués. Oui les filles, vous êtes littéralement submergées. Ô, future IESE-GUEUSE de l’année, il faut y voir une bonne Nuvel, le Girl Power est de la partie pour t’aider à trouver ton chéri. Ton doux journal a décidé de te faire une fleur, et de t’aider à distinguer parmi cette horde d’Apollons, l’unique, « LE » bon. Commençons par un petit test afin de voir quel IESEGURK pourrait te correspondre.

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A B C D

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A B

Pour toi, le mec canon c’est : Brun, p’tite barbe de 3 jours, grand sourire. Un style casual, et un phrasé déclassé. Il est en année supérieure et arbore fièrement son polo de Gaulois. Petite bedaine en mode nounours, là pour te protéger. Bon vivant qui abuse des pintes de la trav. Un bon p’tit casport semble être parfait pour te combler. Un timide au grand cœur, un brin mystérieux, que tu n’arrives pas à cerner, mais que tu aimerais bien chevaucher. C’est l’homme d’Actiion, ce gros Canon. Un mec un peu loufoque, presque cheper, toujours dispo pour chiller. Un pol’art, à coup de basses, pourrait bien t’envouter.

Le plus important pour toi : Qu’il ait du swag, qu’il soit populaire et qu’il arbore son polo 7j/7. Qu’il soit drôle. Plus un pote qu’un mec limite et qu’il ne soit pas dans l’optique du couple tchin tchin posey, papi/mamie rpz.

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C Qu’il ait de la discussion, qu’à partir d’une anecdote de soirée vous puissiez vous retrouvez en débat acharné sur la faim dans le monde. D Qu’il soit toujours partant pour chouiller et qu’il ne compte plus les sous en soirée.

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Une soirée avec lui, ce serait plutôt :

A Une soirée où tu le contemples de haut en bas, où tu le désires tellement que tu es incapable de lui parler tant il te fait chanceler. B Une soirée avec vos potes où vous vous marrez. C Le classique, diner tête à tête, ciné, dodo en amoureux. D Un festival de musique endiablé, où vous vous déhanchez sur du son electro.

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La plus belle preuve d’amour qu’il pourrait vous offrir :

A B C D

Une place d’OB. Le total pack pinte burger deluxe ma gueule. Black Box et abonnement ciné. Une place au Mag’.

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Le vêtement que tu aimerais lui piquer :

A B C D

Son polo. Son jogging. Sa chemise. Son bonnet.

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Le tue l’amour qui te dérange le moins :

A L’haleine fétide de lendemain de soirée. B La transpiration abondante et malodorante.

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C Les bégaiements trop prononcés car il est comme figé par ta beauté. D Les cheveux gras cachés sous un bonnet.

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Ton lieu rêvé pour le 1er RDV :

A B C D

Une soirée au People La trav Resto ou ciné Une discowthèque branchée

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Enfin, ta devise dans la vie c’est plutôt :

A B C D

YOLO = You Only Leave Once. « Qui aime bien, châtie bien » « Il ne faut pas juger un livre sur sa couverture » La réponse D.

Résultats n Tu as un max de a- : le beau gosse populaire du BDE est idéal pour toi. Pas de prises de tête, quelques galipettes et beaucoup de fête. Mais prends gare à toi, car tu ne dois pas t’attacher à lui sinon tu souffriras. n Tu as un max de b- : le rigolo de la promo sera là pour te prendre (dans ses bras). Un bon vivant, un brin chouilleur, il te régalera. Attention toutefois, en rentrant de soirée, en période de « noir dehors » (communément appelé black-out), il se peut qu’il investisse tes draps. n Tu as un max de c- : le mec discret, que tu as spotté, pourra te raconter l’intégralité de tes soirées. Il est plutôt réservé en public, mais c’est un vrai diamant lorsque tu en fais ton amant. n Tu as un max de d- : le chilleur posey te fera ronronner de plaisir. Tes oreilles vont kiffer, jour après jour un doux son calé. Si tu apprends à le connaître, en toi il fera naître, des vibrations, des mélodies, qui te feront trembler d’envie.

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Tu es déçue du résultat ? Il est d’important pour toi de respecter certaines règles d’or : Les chaussures tu vérifieras : Pour ne point être déçue de ton étalon: il est primordial que tu jettes un coup d’œil en bas. Converses, Bensimon et autres pantoufles collégiennes tu banniras. Pourquoi ? Car tu veux un homme, un vrai et pas un simple minet. Les lobes tu contempleras : Tu as peur de faire une boulette (tmtc Diam’s la base) ; alors tâches de bien ausculter les oreilles de ton bien-aimé et de t’assurer qu’aucun diam’s ne s’y est immiscé car y’en a assez des kékés. La tignasse tu inspecteras : Finit le lycée, il est temps de troquer ses pellicules contre une bouteille de Petit Marseillais. La coupe à la « Justin Bieber » est bel et bien révolue. Le chapeau/ bob, il ne portera pas, sinon point tu ne succomberas. (PS : la mèche qui sort de la casquette mise à l’envers n’est également pas la meilleure option pour toi !) Le polo tu n’exigeras pas : L’effet polo, une valeur sûre ? C’est ce que les médias veulent te faire croire. Eh bien, tout est relatif. Un polo ça attire c’est vrai, mais ce n’est pas toujours pour ça qu’il en vaut la peine ! Certains le portent juste pour te ramener dans leurs lits. Mais n’oublie pas : tel le vieux sage disait un jour : il faut se méfier des apparences. C’est tout pour le moment. NB : Une fois en bars fous, tous ces critères deviennent obsolètes. NB2 : En Chopen Hour, il est même plus rapide de se rabattre sur ces proies faciles (à tes risques et périls : Actioon is watching you). Tata Monique

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NUIT BLANCHE T

apant nerveusement sur le clavier de l’ordinateur de la très prisée salle info’ A106, je repense furtivement à tous ces joyeux noctambules qui ont la chance de jouir de leur pleine et récente liberté durement acquise après la rédaction de leur rapport. Me voilà donc face au clavier, à mes 3 gobelets, et à cette accablante image de fond me renvoyant inéluctablement à mon destin : je suis à l’Iéseg, et j’ai une nuit pour rédiger mon rapport de stage. C’est un choix de vie. Il est 20h30, je suis arrivé il y a trente minutes. Pensant naïvement pouvoir pondre entre deux cafés le dantesque rapport de 15 pages, j’entame ma furtive descente vers la machine à café. Fuck, plus de café en A, il faut rush en B. C’est long, c’est chiant, faut monter deux étages, traverser la passerelle au froid si lugubre puis redescendre de deux étages. Il ne me reste plus que 40 centimes. Et là, tu songes soudainement à ta vie au goût si fade parce que tu viens de te rendre compte que ton café est sucré et que tu ne prends JAMAIS de sucre. Qui est le salopard qui a mis 4 choix différents de café et pourquoi les avoir mis dans des ordres différents ??! Au clavier, dont le gras attroupé dû à l’accumulation des saletés laissées subrepticement par les élèves plus faussement salubres les uns que les autres, qui me fait déjà horreur, je décide intelligemment d’ouvrir plusieurs onglets afin de visionner quelques vidéos de pokémon qui m’aideront très certainement à achever mon rapport. Etant désormais convaincu d’être le plus grand de tous les dresseurs, je prends mon courage à deux mains quand déambule promptement mon acolyte de toujours, ce malin (mais aussi : cet enfoiré de vice président du pib qui veut ma place, je le sais, quel salaud !), ce perfide d’Aurélien. Impavide, je clique ostensiblement sur ma page Word pour lui faire croire que je suis bien avancé. Et là, silence. J’le regarde, il m’regarde, je sais qu’il sait que nous savons qu’on s’regarde (nié ?).

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Je sens alors ce sentiment de douce menace, vous savez… cette sensation d’être observé dans vos moindres faits et gestes. Je jette un regard à ma droite pour voir où en est ce salaud mon ami : Arg, qu’on m’assassine, il en est déjà à 4 pages alors qu’il vient à peine d’arriver ! Mais qu’est-ce que son café a de plus que le mien ??! Il est grand temps d’accélérer la manœuvre. Alors, nerveusement je tape, sur les touches je frappe, des lolcats je matte. La stratégie est mauvaise. J’opte pour une stratégie de cost-leadership (pour tous les 2A, 3A et +, TMTC ma gueule), je réduis les paragraphes, je meuble avec des images du magasin. Le tour est joué. Nous sommes perdus quelque part dans la nuit. La seule notion du temps qui me rattrape est cette nouvelle horloge qui indique quelle heure il est à Tokyo, New York ou encore Londres. Un mec à côté de moi, je ne dirais pas qui c’est (même si vous savez de qui il s’agit), me fait remarquer que si nous étions au Japon, nous aurions déjà dû rendre le rapport. Quel tocard, c’était vraiment inutile comme remarque. Et dire que je m’inquiète pour ma place de rédacteur en chef. Je n’ai jamais pu récupérer les 500 mots de retard que j’avais accusé sur mon compagnon de fortune. Une chose est sûre, j’ai terminé mon rapport. Il est 6h du matin et une foule hétéroclite se presse au rdc. Je ne comprends pas vraiment, je suis juste fatigué. Je vais aller dormir, tiens. Merde, l’imprimerie ! Monsieur Biche

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RAPPORT NOCTURNE A

près l’euphorie de la rentrée, l’heure est au bilan. A croire que le B du PIB sera toujours là pour le rappeler. On a découvert nos emplois du temps, nos profs, nos vacances. On a gémit, pleuré, ri, crié, exulté. Le deuil des absents est fait, ceux qui nous ont quittés trop tôt, ou qui sont partis trop loin, leur mémoire a été honoré dans l’alcool et les larmes. Les rapports sont à rendre demain, plus que quinze heures avant le couperet et le retard. Mais je suis large. Les bonnes résolutions sont déjà derrière nous. Ce soir il y a du beau linge dans la salle info et du monde qui campe dans le couloir. Demain, c’est les inscriptions pour le WEI et les 2A ont sorti les tentes. Moi qui voulais bosser tranquille, c’est raté. J’ai le président du PIB qui pète un câble à côté de moi. On s’est retrouvé par hasard : deux glandus qui ont décidé de commencer leur rapport à 21 heures la veille. Un coup de génie. Il a cinq pages d’avance. Alors je triche, je commence par la page de garde, puis une nouvelle page pour le sommaire, mouahahah, j’ai trop bien avancé. C’est l’heure de la pause clope. Et là, c’est le drame, plus qu’une cigarette dans le paquet et encore six heures à tenir. Oui, je suis optimiste j’aurais fini à trois heures. J’y crois dur comme fer. Il est minuit, j’ai fait cinq pages, en comptant les deux pages que j’ai rushé. Au moins, j’ai rattrapé mon boss, il n’avance plus beaucoup. Je pense que c’est le bon moment pour un café. Je mets plus de la moitié du capital qu’il me reste dans la machine. Ça y est, c’est la fin. Triste sort. Chienne de vie. Dernier café de la soirée. Et les 2A qui ont sorti les sacs de couchages, comme je les envie. Putain, il est trois heures et je viens de me rendre compte que je n’avais pas mes photos de mon lieu de travail. Tout va bien, j’ai plus de café, plus de clopes, plus de photos et plus de cervelle. Je fonctionne au ralenti. One million view gronde dans mes écouteurs, mais ça ne me ranime pas. Le PIB Master essaye de rattraper les cinq cents mots que j’ai pris sur lui. J’ai pas fini ma partie un, mais je serais parti à quatre heures. Ambitieux, mais réaliste. Comme le projet Co’.

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Ah ça y est, il est 6 heures. Bientôt, le tour du cadran, mais là, c’est bon, j’ai fini mes parties un et deux. J’attaque la trois. C’est le sprint final : Les Champs Elysée. Le moral est revenu, mon boss m’a fait crédit pour du café. J’ai toujours cinq cents mots d’avance, mais lui il a fini. Pas de soucis, j’aurais fini avant l’amphi à 8h10. En bas, c’est plus quatre péquins en sac de couchage, mais la moitié de la promo qui campe. Il parait qu’il y a un petit dej organisé. Cool, j’ai faim. Sept heures et demie. Merde. Je viens de perdre ma partie trois. J’avais oublié qu’il fallait enregistrer sous avec ces antiquités. Le cours commence dans 40 minutes, je suis bon pour tout reprendre. Et cette fois, je suis plus tout seul. Les champions qui comme moi n’ont pas fini arrivent. Au moins, ça me fera de la compagnie. 9 heures, c’est fou ce que l’amphi passe vite quand on bosse. Ça fait douze heures que je suis dessus et j’ai pas encore rattrapé la partie trois que j’avais perdu. Petite boule au ventre d’un coup. 11h10 c’est la pause dans le cours interactif. J’ai presque fini. Plus le choix, je suis en train de vérifier mon texte avec BonPatron, parce que je n’arrive pas à me relire. Je suis trop vieux pour ces conneries. Il faut que j’écrive ma conclu. En tout cas, la deuxième partie du cours interactif, c’est mort pour moi. De toute façon la compta, même quand ça s’appelle Performance Management, c’est pas mon truc. En plus, j’ai ma propre performance à finir. 11h15 je suis dans le hall A, l’ordi sur mes genoux, j’insère mes dernières pages d’annexes, je suis bien là, je crains plus rien. 11h30, mon fichier ne veut pas s’ouvrir à la Boite à Copie. Je cours dans l’imprimerie voisine. Les mecs devant moi impriment un dossier d’art en trois exemplaires de 200 pages. Tout va bien.

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11h40, l’imprimante vient de buger en imprimant mon dossier. Ma vie c’est de la merde. 11h45 j’ai mon dossier relié, mais toujours pas de clopes. Il faut que j’aille au bâtiment D. 11h55 je signe le papier. « Monsieur, on a pas reçu votre convention de stage… » Seriously ? Qu’ai-je fais pour mériter ça. En plus je suis en mauvais termes avec mon ancien employeur. Génial, je suis bon pour avaler un demi-kilomètre de queue pour qu’il accepte de me signer une preuve d’emploi. 11h58 je sors du bâtiment. J’en ai fini avec le rapport. Ça ne s’est pas si mal passé finalement. Le Passant

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INTERNET H

ier, j’ai découvert Internet…

Bien sûr, il sera inutile de préciser que ce n’est pas hier, mais il y a déjà quelques années maintenant que j’utilise cet outil (peuvent en témoigner mes comptes Facebook, Twitter… adopteunmec). Découvrir internet, c’est comme se réveiller d’un long sommeil, la lumière de l’écran d’ordinateur te pique les yeux, le son de l’ADSL te donne aussi mal à la tête qu’un lendemain de fête (jouez du violon avec un trombone sur les cordes, vous en retrouverez la magie), et tu n’y comprends rien, même si à six ans, ta seule utilisation d’internet était de faire des recherches débiles sur Yahoo (oui, Google n’était pas encore là). Il faut bien se l’avouer, Internet quand on a six ans, on s’en fout un peu. Personnellement, je me bâtais pour la place à l’ordinateur pour pouvoir jouer à Adibou, Le Bus Magique et Oui-Oui. Je tiens à préciser que ce sont les trois seuls jeux vidéo que j’ai réussi à finir dans ma vie, et je n’en suis pas peu fière. Et si t’avais pas la place à l’ordinateur, c’est parce que ton grand frère était en train d’envoyer son tout premier email. Nous pouvons par ailleurs noter qu’envoyer un email avec l’ordinateur Windows Familial 98 et AOL permet à une famille de couper le chauffage d’une pièce entière, même en plein hiver par moins quinze (ils avaient pensé à tout, et aujourd’hui, mon mac, il sert à pas grand chose, mise à part sa fonction de base). On se souviendra également de nos paquets de Kellogg’s, qui nous offraient des disquettes et des CD-Rom avec deux jeux dessus. Le CD tenait deux heures, puis se rayait, faisait planter l’ordi, amenait ton père à insulter la technologie, les Miel Pops et tout se qui pouvait lui rappeler que, même s’il savait monter une commode IKEA, il n’était pas informaticien.

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Pour en rajouter, il fallait appeler le service clientèle « Bonjour, aucun de nos employés n’est disponible pour le moment, le temps d’attente est d’environ 42 jours, et cela vous sera facturé 18 francs la minute ». Et lorsque, après qu’un miracle soit survenu, l’informaticien en question te disait juste d’éteindre et de rallumer l’ordinateur, tu te demandais qui était le plus intelligent : ton père et ses 12 ans d’étude, ou Franck, informaticien, bac au rattrapage. Aujourd’hui, on reste des heures sur internet, en cours, au lit, au bureau, en vacances, n’importe où. On paie notre accès internet 19,99€ par mois, et c’est illimité. Il nous paraît loin le temps des minutes internet. Ca coutait cher, et on ne s’en rendait pas compte. Maintenant, trouvez quelqu’un prêt à payer son abonnement 50€ par mois, avec une connexion qui coupe toutes les douze minutes, so nice ! Et si tu ne te rends pas compte de la chance que tu as maintenant, dis-toi que ton cours de Financial Market de 1h30 t’aurai coûté 72€ en 1998. Voilà. Prate

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DE L’ART DE S’HABILLER EN CRAZY BAR Mercredi 17h20 : fin des cours, tu te rues à la Trav’ afin de décompresser un peu. Tu prends ta première Stella, tu te poses à la table et là, c’est le drame : - « Bon on met quoi alors ce soir pour le bar folichon ? »

Crap, dammed, panade: tu devais trouver une idée de déguisement pour toi et tes potes, mais, étant obnubilée par ton travail (sisi on est tous très assidus), tu n’y as point songé. Réflexion faite, le thème est vaste, ça va le faire… Tu abandonnes vite l’idée du déguisement. A moins d’en avoir un en béton, mettre un masque de canard ne fait plus rire personne. Il te faut maintenant trouver la tenue la plus flamboyante. Le dilemme est simple (ou pas) : sans prendre tes fringues préférées (c’est à dire, celles dans lesquelles tu es le plus souague tavu), il faut garder une certaine dignité ainsi qu’un minimum de style, et, connaissant le déluge qui t’attend, mettre toutes les chances de ton côté pour rester chopable. Tu prends quand même la peine de te laver et te lisser les cheveux au millimètre près (pauvre de toi), de mettre ton meilleur push-up (infaillible) et de t’enduire les lèvres de rouge pivoine. T’arrives à l’apéro, t’es canon, et tu pries Jésus-Marie-Joseph pour le rester toute la soirée. Tu mises l’intégralité de ta soirée sur ton mascara waterproof et ton fond de teint t’assurant 16h de couverture anti-rougeur (beler). Le trajet jusqu’à la navette est déjà flou, tu arrives à passer le voyage sans trop t’enlaidir (à noter, toutefois, que ton épaisse couche de rouge à lèvres s’est fait la malle sur ton gobelet). Tu débarques au « PEUPLE », une vague de chaleur, d’humidité, et une odeur semblable à celle de Momo s’abat sur toi. Tu fais moins la maline. Tu évites les gens déjà trop perdus, tu te faufiles jusqu’au bar, essaye de repérer Action afin de t’assurer au moins une photo de toi potable et ZBBRAH : Tu te retournes sur un mec hilare, un gobelet vide à la main. 16


Et tu te dis, dans le rôle de Miss Camping au concours de T-shirt mouillé, que c’est la fin. Tu abandonnes ton ego au bar, tes cheveux ne sont plus qu’une masse ressemblant plus à une serpillère usagée qu’au brushing de Gabriella Solis. Ton mascara coule, tu es pâle comme la mort (merci Lille), tes joues sont cramoisies, ton T-shirt te colle à la peau (merci la bière), tes collants sont en lambeaux (merci les mecs), et tu t’amuses désormais à tirer la langue en faisant les yeux blancs à l’appareil photo qui te prend vicieusement au dépourvu (merci Action), un doigt profondément enfoncé dans le nez. C’est le trou noir. Jeudi 7h52: Tu te réveilles avec tes vêtements de la veille, tu-ne-sais-où. C’est pas chez toi ?. Sans clefs, sans portable, tu te grouilles, contrainte de garder tes vêtements humides. Tu te fais un semblant de chignon. Tu te rends compte que tu pues jusqu’à la moelle, tu t’asperges de Febreze, le seul spray odorant que tu trouves dans l’appartement, et tu files, en chancellant, jusqu’à ta salle de cours. GOOD TRY. NB : Actioon publie les photos deux jours plus tard. Même la photo sur laquelle tu misais toute ton intégration se révèle infâme. La prochaine fois, tu mettras le masque de canard. Marre d’attraper froid ou de ne choper que des thons ? Voilà la notice : n

Il faut que tu respectes les PFTBF : Principes fondamentaux de tenue de

bar fou. b

Principe n°1 : Des chaussures exclusivement réservées aux CB tu mettras, sans quoi tu te verrais dans l’obligation d’enterrer vivantes tes Nike blazer préférées. Tu les choisis en entrant en 1ere année (vieille paire de converses, bottes défoncées etc) et le but est de les garder un maximum, CB après CB. RQ : Tu n’écouteras pas ces anciens qui te conseillent les bottes en caoutchouc : réfléchis, un verre qui t’arrive dessus finit à l’intérieur de tes bottes et tu passes la soirée à patauger dans tes péniches.

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b

Principe n°2 : (Pour les filles) Les collants au jean tu préfèreras.

b

Principe n°3 : Un stock de pulls d’OB tu constitueras. Ces pulls sont moches mais très pratiques, tu pars avec, t’es pas sûre de le garder, et trois fins sont envisageables : 1) Tu le gardes, tu rentres au chaud, t’es un Bg. 2) Tu le perds, t’en péta un autre, tu rentres au chaud, t’es un Bg. 3) Tu le perds et tu manges ton seum. b

Principe n°4 : Le maquillage de carnaval tu proscriras. C’est très beau, ça fait son petit effet, jusqu’au premier verre dans la gueule ou tu commences à ressembler à un chasseur camouflé, ou un mineur de fond. Eli & L’âne sait

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REQUIEM POUR PARTIELS D

imanche, 22h : Je rentre de la trav, le moral dans les talons. Demain, 8h, je serai en B050, partie pour une heure de torture. Cette torture, c’est LE QCM de stat. (QCM de stat : Questionnaire Carabiscoté et Maléfique visant à embrouiller vicieusement le peu de connaissances que tu possèdes dans cette matière.) 22h02 : J’ouvre mon ordinateur. La première étape est de demander à quelqu’un de fiable et pas trop dans la merde les notions à connaître. J’ouvre donc machinalement Facebook. 22h43 : Après avoir re-regardé toutes les photos du WEI et analysé les buzz, maté les photos de profil d’inconnus et fait la conversation à mes potes connectés que j’ai vu une demi-heure plus tôt, je réalise mon auto-traquenard. 22h48 : « On a seulement les chapitres 8,9 et 10 à apprendre, en connaissant bien entendu l’ensemble des notions des chapitres vu précédemment. » me dit mon informateur personnel. La base. J’ai faim. 23h12 : Trois tartines et un bol de céréales plus tard, je sors mon livre. Il est gros, lourd, c’est écrit en petit et y’a même pas d’images. 23h26 : Ma pause clope d’auto-félicitation (pour me congratuler d’avoir lu un encadré en entier contenant 3 formules) terminée, je tente enfin de replonger dans mon manuel. 23h40 : J’ai mal à la tête, mes connaissances sont encore plus floues qu’avant mes « révisions », ma haine pour cette matière croît de minutes en minutes et je songe sérieusement à quitter l’IESEG.

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Minuit : Je pense à tous ces cours de stats où j’étais absente ou seulement physiquement présente. Je pense à tous ces lâches qui ont tout noté sur leur cahier petit format petit carreaux un coté cours un coté exercice l’intégralité des cours. Je pense à eux, ces êtres organisés, qui dorment sereins et repus et qui auront l’audace de venir te voir demain matin avec un regard catastrophé « Jsuis trop dans la meeeeerde ». Crève. 00h46 : Une fois mes ongles de pieds et de mains limés et vernis avec soin (oui c’est toujours au moment où tu es dans l’urgence que certaines tâches deviennent vitales), je prends une feuille vierge et tente un exercice. La première question m’énerve. Je change d’exercice. Un corrigé, cette fois-ci. Je tente une application du cours, je sors ma calculette, compare le résultat.. Damn it, je n’y arriverais jamais. 00h50 : Je décide de m’informer de l’état d’avancement de mes camarades. L’un d’entre eux me conseille un super-tuto sur Youtube pour comprendre le fonctionnement de la loi normale. J’adore les vidéos. 2h32 : Le Zap de Spi0n m’a eu. 3h04 : Dernière cigarette écrasée dans le cendrier. Je n’ai plus aucune raison de rester éveillée, et je me rappelle le conseil de ma génitrice : toujours bien dormir avant un examen. Je ferais mieux de le suivre à la lettre. 3h12 : « Seigneur Dieu, je m’en remets à toi. Que ta puissance demeure avec moi demain matin. Accompagne moi tout au long de cette épreuve, mon année à l’IESEG et 10 000 euros sont entre tes mains. » 4h31 : Je m’endors enfin, après avoir regardé pour la 10 ème fois Moi, Moche et Méchant, après cette dure période de révision. Demain, il fera jour. L’âne sait

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UN TICKET POUR LE WEI Le WEI vu par deux 3A 22h30, l’Esplanade. Deux groupes distincts se forment : Les 1A, innocents, puérils, chastes et apeurés. De l’autre côté, sortant des fourrés, des armées masquées, sanguinaires, impitoyables regardent avec plaisir et tendresse la chair fraiche débarquant pour un week end inoubliable. 23h, l’embarquement pour Chamonix. Tout le monde chante et danse en montant dans le bus. Une incroyable cohésion se forme entre les nouveaux et les anciens. Seul le BDS reste sur la touche, comme Zoumana Camara aime le faire au PSG. Main dans la main, les anciens font découvrir les valeurs fortes de l’école : l’acronyme RARE « Respect, Ambition, Rigueur/Responsabilité et Esprit de corps ». Ce dernier point sera développé ultérieurement. Ce trajet de 10h accompagné d’un chauffeur enjoué et blagueur a permis de découvrir un tour du monde culinaire dans la joie et la bonne humeur. Arthur Bernstein et Maxime Woodward (pour savoir qui sont ces joyeux gais lurons, Wikipédia est votre ami) étaient présents dans le bus des Forains, accompagnés de leurs fidèles Jytans (Dédicace aux Wanted qui maintenant pourront enfin l’écrire correctement). Une fusion s’est créée entre les jeunes 1A et leur BDE qu’ils chérissent plus que leur maman depuis ce week end. 9h : Arrivée au pied des pistes. Le conflit prend forme. Certains vont penser que c’est entre Parisiens et Lillois (2 campus, 1 école, n’oublions pas) mais seulement pour la distribution des clés. Notre chalet (BDE, donc surclassement oblige #gauloisfresheur4ever, nous sommes dans des chalets), initialement rempli de 8 gaillards, s’est finalement peuplé d’une quinzaine de Gentils Organisateurs (Dédicace au Gaulois malaisien qui s’est endormi en PLS dans les escaliers de son chalet, empêchant ainsi tous ses compagnons de ramener une demoiselle amoureuse).

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Et l’heure fatidique approche ; le barbecue. Quand on est en 1A, on fait la queue et on déjeune. En 3A, ce n’est pas le même refrain. On ne fait pas la queue, on mange comme dix, et on profite enfin de notre ancienneté. L’ancienneté, parlons-en. Un bien grand mot qui prend toute son ampleur après trois années bien remplies à Lille. Cela fera surement l’objet d’un prochain article où nous vous narrons toutes les aventures que le jeune Padawan a du parcourir pour devenir l’égal de Maitre Yoda. Bref, des kilos de saucisses sont distribués, la sauce coule à flot sous l’œil inquisiteur de notre présidente (un soutien psychologique aide désormais certains Gaulois depuis le barbecue). Nous attendons toujours le BDS, qui finalement, a réussi à partir le samedi matin pour nous rejoindre sur les neiges éternelles. Pour une bonne digestion, une pool-party est alors organisé. Mais une pool-party, qu’est ce que c’est ? Tout simplement, une piscine avec des abrutis d’étudiants, du bon son pour les Bretons et distribution de Taureau Rouge. Certains gigotent, dansent, d’autres matent, mais tout le monde est heureux. 16h, le retour d’Intervilles. Intervilles est de retour ! Une vachette est lâchée dans un enclos où des étudiants, considérés comme téméraires par certains, abrutis pour d’autres, jouent à titiller le pauvre animal, tout cela dans un esprit bon enfant et blagueur. Nous cherchons encore le tibia d’un membre du BDA ; qu’il contacte la FEDE s’il souhaite le récupérer. 17h, le moment tant attendu : le Beer Contest. La tension monte, les estomacs se nouent ; c’est le moment où une rivalité s’installe entre Parisiens et Lillois pour savoir quel campus va récupérer le titre (toute façon, il n’y a qu’une seule école, donc c’est l’IESEG qui gagne). Arrive en finale le BDE actuel et le BDE précédent, et ces derniers qui remportent le titre.

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Le chef a pensé à nous en nous préparant des pâtes bolognaise pour nous faire tenir pendant toute la soirée. Mais attendez, que voyons-nous au loin ? Un petit point qui grossit au fur et à mesure… Et oui, c’est bien eux, le Bus BDS qui arrive enfin avec leurs chers Casports et la FEDE (pour ceux qui ne savent qui est la FEDE, ce sont ceux habillés comme les ouvriers sur l’autoroute la nuit). 22h, début des festivités. Dû à un «noir-dehors» de vos deux journalistes vedettes, nous ne pouvons pas vous décrire en détail cette soirée. En tous cas, c’était un beau bordel, les garçons et les filles des deux campus ont pu ainsi faire connaissance et les Gaulois et les Wanted ont enflammé le bar et le dancefloor. 4h30, extinction des feux, les plus chanceux ne dormiront pas seuls, les autres ont pu placer leurs pions et retenter leur chance lors des prochaines sauteries. Maintenant, place aux survivors du BDE, qui ont nettoyé les salles avant de se coucher. La prochaine fois, essuyez vous les pieds avant d’entrer et buvez proprement ! Enfin, le lendemain, un petit BBP (Brunch-Bières-Piscine) enchanta tous les 1A, notamment les BDS, non lavés depuis 2 jours. Encore une petite déconvenue avec les chauffeurs (perte des papiers, le chauffeur du bus BDS s’est aussi perdu dans la pampa bretonne…) mais tout est bien qui finit bien où durant ce trajet, un debriefing du week end fera rire les uns, remémorer des souvenirs aux autres et aura rendu fier d’autres par leur score affiché (C’est notre meilleur joueur, Stan). Pour terminer, citons Ludwig von 88 dans son titre Fistfuck Playa Club « C’était court mais qu’est ce que c’était bon ».

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Un grand remerciement : Aux Gaulois, les mecs les plus zerms du WEI, mon gars Aux Wanted, pour leur efficacité et leur savoir-faire dans l’organisation d’un week end IÉSEG A la FEDE pour leur gestion des différents incidents et on sait qu’ils adorent ça. Mais niveau endurance, ce n’est pas encore ça. Ils sont vieux et sérieux mais on les aime bien. (Theo je t’<3 mais on vous aime aussi les autres). Au plus grand virage de l’IESEG, Batman, qui nous aura fait rêver ou dégoûté, au choix. Aux Casports, pour leur poisse incroyable La présence de l’AEIL Et aux autres, pour leur bonne humeur et leur faculté à ne pas faire trop de conneries. La météo Un grand merci à Jacquie et Michel bien sûr ! A la blonde de la FEDE qui, à cause de ses ronflements, m’a empêché de dormir. PS : pour ceux qui ne le savent pas (ou toujours pas compris), le WEI ne s’est pas passé à Chamonix mais en Bretagne. PS2 : On vous attend tous au Crazy Bar PS3 : Et encore Merci Jacquie et Michel !

Arthur « Balou » Bernstein & Maxime « Mimi » Woodward

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LES NUITS À L’IÉSEG Ç

a y est. Il fait froid. Il fait nuit quinze heures par jour et on ne voit plus le soleil. J’éternue et j’entends l’écho de mon « WAAAATCHOUM » se perdre dans le hall A. Il est quatre heures et demie. Ou plutôt, cinquième café moins le quart. Dans deux jours, c’est les partiels. Je pourrais dormir après. Là, il faut que je rattrape tout le temps que j’ai déjà passé à somnoler sur les sièges froids de l’amphi 101 depuis deux mois. Je retourne dans la salle informatique où j’ai posé ma tente, je m’étire difficilement sur mon siège et je me cogne la jambe contre la barre métallique qui retient la chaise au bureau. Je jure. Parbleu ! Qui a eu cette formidable idée de la foutre là cette barre. En plus mon siège couine. Ça me saoule, mais j’ai pas le courage de ramper jusqu’à celui d’à côté. Alors, je me remets péniblement à lire les slides passionnants qui parlent d’économie. Ou alors c’est des stats, ou de la compta. Je sais pas, je sais plus, ça devient des hiéroglyphes avec ces racines carrés, ces divisions à n’en plus finir et tous ces acronymes ‘’PIB, CVM, IDH, KGB, PC, NP, CEO, COD, SMART, VIH, DTC, LHOOQTMTC…’’ Je tangue un peu, je me redresse, je renverse mon café, je jure. Nom de Zeus ! Heureusement il était froid. Ça y est, il est cinquième café tout pile. Je me lève nonchalamment et je regarde la salle vide. Mon dernier compagnon d’infortune est parti il y a deux cafés et demis, après avoir fini de faire tourner 7speakings sur quinze onglets à la fois. Le veinard. En trainant la patte, je sors de la salle, les mains dans les poches à chercher de la monnaie. Lueur de panique. Ma carte ! Je me retourne. La porte claque devant moi. Je jure. Ma vie c’est de la merde. Il est cinquième café passé et je dois trouver le gardien. Finalement, je suis presque soulagé, je remets Eyes of the Tiger dans les oreilles pour la centième fois, persuadé que Rocky va me donner la force de tenir jusqu’au matin. Au moins, je n’aurais plus à penser à toutes ces formules. Jusqu’à la prochaine nuit… Le Passant

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J’AI TESTÉ POUR VOUS : LA BLACKLIST L

a sentence tombe : j’suis blacklistée. M’abstenant néanmoins de tout commentaire m’assurant une place dans la rubrique « Les Perles » du PIB, je commence à flipper sévère. Et il y a de quoi : les légendaires Georges de la bringue sont de retour pour s’occuper de notre cas. Je fais ma valise, j’appelle mes parents, leur dis que je les aime. A ce moment-ci, je me demande vraiment si ce n’est pas la dernière fois que j’en aurai l’occasion. Arrivée au bus, l’appréhension monte. Et soudain, ils sont là : une horde de clowns grimaçants déferle dans la rue. Je ne sais pas si ça vous traumatise, mais moi, je trouve ça bien plus impressionnant que des voleurs de poules, des barbares nordiques ou un peuple autochtone de l’Arctique. Le Black Circus est en marche, et je crains de plus en plus pour ma vie. Pourtant, j’étais bien loin de la vérité : entrée dans le bus, un nouveau monde s’offre à moi. Un monde fait d’amour et d’esprit, où le sourire est une évidence. Nos divers statuts se fondent en un seul : nous sommes les mini-Georges. Nous commençons notre exploration par une découverte gastronomique. Soumis à un blind test, nous goûtons les saveurs subtiles d’un bon maroilles, d’un délicieux pâté de foie fort bien accompagné de Kubor, et de nombreux autres produits plus ou moins familiers de nos papilles. S’ensuit un point culture, une partie de Trivial Pursuit endiablée qu’il nous faut remporter si nous voulons éviter de découvrir d’autres saveurs moins alléchantes. Plus personnellement, j’ai également vécu un relooking digne de Cristina Cordula : la robe-viande de Lady Gaga, ça vous parle ?

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Le trajet s’étant déjà révélé être une expérience unique, je me demande quelles surprises nous réserve la suite du week-end. Je ne suis pas déçue : camping de rêve, pool party, vachettes, saut à l’élastique et moult autre divertissement nous sont réservés. Si la Black List est de loin la meilleure team, nous ne nous montrons pourtant pas élitistes et nous mêlons à la foule avec délectation. Le Beer Contest, évènement extrêmement attendu, se jouera au final entre deux équipes lilloise : deux campus, une école, mais là, c’est de bière que l’on parle. Portés par nos cris guerriers, à la subtilité toute relative, les Georges triomphent à l’issue d’une finale homérique, digne des plus grands. Je ne m’étendrai pas sur le Crazy Bar qui suit cette victoire, quoiqu’il fût fort agité, car, comme chacun le sait, ce qui se passe au WEI, reste au WEI. 196

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SAVOIRS INUTILES À Los Angeles, un homme peut légalement frapper sa femme avec une ceinture de cuir, à condition que la ceinture fasse moins de 2 pouces de large, ou s’il a l’autorisation de sa femme d’en utiliser une plus large À Chicago, les personnes malades, laides, handicapées, ou déformées au point d’être repoussantes, n’ont pas le droit de sortir en ville Au Texas il est illégal de boire plus de trois gorgées de bière sans s’asseoir. Au cours d’une journée notre main entre en contact indirect avec 15 pénis. En pètant continuellement pendant 6 ans et 9 mois, vous produirez assez de gaz pour créer l’énergie d’une bombe atomique. L’orgasme du cochon dure en moyenne environ 30 minutes. 5% des personnes qui utilisent les sites rencontres sont déjà mariés Plus de personnes sont tuées par des ânes chaque année que dans des crash aériens. Elie Sémoun est le cousin germain de Patrick Bruel. Il n’y a pas de McDonald’s en Corse. Jean-Philippe Ammeux est né le même jour et la même année que François Cluzet, mais aussi le même jour que H.G.Wells, Stephen King et Bill Murray. Son signe astrologique chinois est la chèvre.

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TRICHER POUR GAGNER L

es chiffres viennent de tomber. Selon une récente étude menée par des manchots albinos sibériens, tricher en partiel serait devenu plus simple qu’avant. L’évolution des nouvelles technologies, la maîtrise de l’asymétrie de l’information (cf. Economie Industrielle en 2A) et les cours de théâtre sont certainement l’apanage du vivier de compétences dont disposent les étudiants de l’IESEG, toujours plus subtils, plus discrets. Plus pernicieux aussi. Et malgré les préventions multipliées dans les écoles de commerce, le phénomène de tricherie fait toujours plus d’émules. Les derniers sondages voient, une fois de plus, à la hausse la recrudescence de la bonne vieille triche. Mais, ce faisant, les moyens pour les arrêter, comme les terribles « pions », jouissent d’une formation Crossknowledge ultra-performante pour arrêter les méchants tricheurs. Devant cette recrudescence, nous serions en droit de savoir quels sont finalement les meilleurs moyens de tricher. Et le PIB, miséricordieux, vous livre ses secrets : b

Le regard est à la triche ce que la bière est pour l’homme : indispensable. Aussi faut-il affûter son regard dans les bonnes directions. Comment faire ? Tout d’abord, repérer un top 50 (voire, top 100) dans l’amphi. Ensuite, il convient de réunir le kit de tricherie adéquat : des lunettes 4D, des oreillettes, des jumelles longues distances, un miroir et une clé USB. Pour les lunettes 4D, vu que ça n’existe pas encore, on ne peut rien faire pour le moment, c’était juste parce que je trouvais ça drôle, soigné et avant-gardiste. Les oreillettes sont un moyen ultra performant d’avoir 20 à tous tes partiels. Pour ce faire, il faut te les procurer à la DGSE, connaître Hubert Bonisseur de la Bath et avoir 20000 francs cash sur toi. Comment les utiliser ? Pendant que tu seras en amphi, un complice posté dans sa chambre, son salon ou même, ses toilettes, aura un ordinateur avec tous les slides et donc toutes les réponses.

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Toutefois, faire attention à garder une fréquence et un débit relativement bas sous risque de se faire prendre en flagrant délit. Les jumelles longues distances sont très dures à utiliser car très visibles et relativement indiscrètes. On ne vous le conseille que partiellement. b

Quant au miroir, il peut aveugler les surveillants, ce qui facilite la tricherie en regardant pénard vos fiches de cours soigneusement gardées dans votre sac. Seul bémol, cette astuce marche seulement s’il fait beau et que les rayons du zénith inclinent dans votre direction. Tout vient à point à qui sait attendre. La clé USB (dans laquelle sont stockés tous les cours) est l’astuce la plus altruiste : La clé de voûte réside dans le glissement de la fente dans l’ordinateur de l’amphithéâtre. Il faudra aussi –très discrètement- allumer le grand écran ainsi que le projecteur. Priez pour que les surveillants ne se tournent pas vers l’écran, sinon c’est cramé. Voyez le bon côté de la chose : tout l’amphi vous en sera reconnaissant. b

Les bottes secrètes Old school comme assommer le vigile de nuit pour piquer les sujets de partiels ou encore faire un chèque à l’ordre du professeur correcteur, sont des astuces désuètes et blessantes. Les chiffres le prouvent d’ailleurs : les lamas d’Ecorigan sont de moins en moins présents dans le Nord. Et même si ça n’a rien à voir, le mieux reste tout de même d’aller en cours (avoir une licence d’absence négative), de suivre en cours (se déconnecter de fb) et de faire des bisous à sa maman, de lui offrir des fleurs et des chocolats. Allez, bon courage. Monsieur Biche

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LES PERLES «Est-ce que la nourriture est fournie aux OB? Genre gâteaux apéro ou choses comme ça» (Hélène, 1A à propos du premier OB) «Pas possible d’aller un peu moins loin que Chamonix et faire venir plus de personnes dans un endroit mieux adapté? Limite camping? Faire venir un max de personnes devrait être la priorité de ce genre d’évènement» (Victor, 2A à propos du WEI -> True story) Réponse du PIB --> tu confonds le WEI et la ski school vieu’. «Il y a de la musique en OB?» (entendu dans la cohue générale les premiers jours) «Mais c’est en boîte qu’on va pour l’OB, pas dans un gîte?» (Hélène, la 1A répondant indirectement au premier sur la musique) «Un mojito, s’il vous plaît» (un 1A parfaitement sobre en OB à un membre du BDE) «Je connais Martin Charolais, le président du BDE» (un 1A à deux membres du BDE, probablement dans sa quête de vaine reconnaissance) « une 2A à son filleul : - On se retrouve à la school, ok? - C’est où ça? « «C’est vrai qu’en blacklist, on se fait e******?» Réponse du PIB --> Mais êtes-vous sérieux?

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Je suis trop contente, je suis blacklistée» (une 1A avant le WEI) «Vous faites vraiment un OB à Las Vegas?» (Bizuth Las Vegas) «On est où?» (On taira le nom par principe, en plein OB) «Il voulait m’offrir une bière au bar mais j’aime pas la bière... puis on a été prendre une dernière bière dans son bungalow» (1A dans le bus du retour)

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COMMENT RÉUSSIR SES PARTIELS Les voies des partiels peuvent paraître impénétrables. Ce drôle d’entonnoir, où viennent se coincer toutes les angoisses stériles des bizunours, vaut bien qu’on s’enquiert de solutionner une équation à double –voire triple- inconnues afin de dé-bouchonner l’entrée. Ainsi, par l’exercice empirique des prédictions statistiques, je vais tenter d’enfermer dans un grimoire les solutions standards de comment réussir ses partiels en les transformant en catégories. b

1/ Réviser pendant 1 semaine AVANT: (attention, ceci est un troll) Attends, y’a des gens qui font ça ?! Degré d’activité des élèves : 16%. Le top 50 de la promo. Cela devient presque une légende. Degré d’efficacité : 95%. Tu es irrésistible. Bah ouais, tu t’es coupé du monde tous les soirs en rentrant chez toi. Tu es devenu une véritable bête de concours et les partiels ne te résistent pas. Degré de tragédie : 5%. Il se peut que tu te sois trompé, t’avais mal lu la question, t’as fait un HS et tu t’en veux d’avoir passé autant de temps pour finalement rater. C’est rare… but that’s life, dude. b

2/ Réviser une journée non-stop sans pause pipi : Tu as coupé ton téléphone, tu t’es fait un open-water, tu as même changé de mot de passe facebook que tu as confié à un ami pour ne pas jouer à candy crush. Tu t’es levé très tôt pour t’enfermer à l’Iéseg dans une petite salle que tu es le seul à connaître (du moins, c’est ce que tu crois). Tu as mis les boules quies et tu filtres même les appels de papa maman.

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Degré d’activité des élèves : 52%. C’est la mode. De ne plus faire pipi ? Non, de travailler un jour non stop. Degré d’efficacité : 62%. Une méthode d’optimisation du temps de travail prouvée par l’imminent professeur Herman en personne.  Degré de tragédie : 50%. Fifty-fifty, comme on dit. b

3/ Tricher. Je te le déconseille. Ceux qui se font attraper (donc en gros, tous ceux qui ont essayé), écopent d’un avertissement. Au bout de 30 avertissements, un blâme. Au bout de 30 blâmes, tu peux être dégradé. Degré d’activité des élèves : 1%. CQFD Degré d’efficacité : 0%. CQFD Degré de tragédie : 100%. Une véritable tragédie burlesque. Sénèque n’aurait pu faire mieux. b

4/ Réviser la nuit d’avant. Exercice hautement périlleux car coûteux : prévoir une bourse de plusieurs piécettes (que tu as consciencieusement accumulées) pour les cafés, du sommeil à rattraper puisque tu fais une nuit blanche (espèce de grand rebelle va) et des cachets d’aspirine, on sait jamais. Degré d’activité des élèves : 22%. Silence radio et sondages souterrains sur les réseaux sociaux. Voici à quoi ressemblent ces nuits intenses. Degré d’efficacité : 36%. Le corps est une mécanique logique et cartésienne. Le cerveau, c’est pareil. S’il reçoit trop d’informations, il peut disjoncter.

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Degré de tragédie : 68%. C’est plutôt grisant de passer une nuit blanche à l’Iéseg (déjà parce que tu mets un statut fb à 4h du matin pour montrer que t’es trop un ouf parce que t’es pas couché). Ca l’est moins quand tu t’endors sur ta copie en plein partiel. Sans compter cette foutue tache de café parce que tu ne sais plus boire, passé les 2h du matin. b

5/ Profiter des 15 minutes de retard pour relire les fiches des camarades déjà entrés. La technique la plus nauséabonde qu’il m’ait été donné d’entendre. Degré d’activité : 8%. De terribles énergumènes sont persuadés qu’il y a là une quelconque utilité. Une quelconque bêtise, oui. Degré d’efficacité : 16,73%. C’est un partiel où une partie vocabulaire sera présente, il n’est pas exclu que tu sois tombé sur LES mots que tu n’avais pas appris auparavant. Tu jubiles secrètement et le mec qui a choisit l’option 3 (Tricher) copie grâce à ses jumelles juste derrière toi. Degré de tragédie : 91%. Rien que tu n’avais revu ces quinze dernières minutes n’est tombé dans le sujet. Te voilà désormais avec 15 minutes en moins pur faire ton examen. RIP. b

6/ Ne pas venir. « Fuyez pauvres fous ! » scande Gandalf. « Vous ne PASSEREZ PAS » ajoute-t-il. Tout dépend de la raison de ton absence finalement. Bref, si tu te battais contre un balrog, ça passe, sinon je ne vois pas de raison de te défiler, face à ton destin. Degré d’activité : 1%. Ça en fait du chasseur de balrog. Degré d’efficacité : (résultat en attente). Il te faut un bon gros certif’ sur ce coup là. Degré de tragédie : 100%. Tu es probablement mort, comme Gandalf. Puis tu es ressuscité, tu t’habilles tout en blanc et ton cheval s’appelle Gripoil. Ah ouais, quand même. Monsieur Biche

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SPONSOrS Le Magnum Vous cherchez un lieu où vous délecter d’agréables moments avec vos amis ? Le Magnum, au 57 Rue Masséna n’attend que vous. Des pintes au prix considérablement attractif, des cocktails délicieux et d’autres mets y siègent. Parfaitement bien placé, le Magnum vous propose une ambiance posée et de bons moments garantis. Ouvert du Lundi au Samedi, de 16h à 3h ; le dimanche de 17h à 3h. 57, Rue Masséna

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Le B-Routh 40 minutes pour déjeuner. La cafet’ est pleine. Qu’est-ce que vous faites encore là ? Vous venez de perdre déjà 5 minutes –précieuses. Heureusement, il existe un lieu où vous vous installez tranquillement, vous attendez 5 minutes et… C’est prêt ! Le B-Routh, au croisement Colbert/Roland est l’endroit parfait pour se restaurer rapidement. Plus classe qu’un simple kébab, moins cher qu’un McDo, des prix et des délices défiant toute concurrence, c’est ça le B-Routh. Cerise sur le gâteau, les gérants sont les gens les plus hospitaliers de toute la ville. Vous n’aurez plus d’excuses pour arriver en retard aux cours. Vous êtes prévenus. Vous avez envie d’un brunch dominical ? C’est aussi ouvert le dimanche ! Ouvert du Lundi au Samedi, de 11h à Minuit ; le dimanche de 7h à midi. 166, Rue Colbert

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Remerciements Nous les remercions, nous ne serions rien sans eux :

L’AEIL, qui subventionne chacune de nos impressions. Vous savez désormais où votre argent est dépensé (en petite quantité). Sinon c’est le mécène, la reine des Assos, elle aide toute association membre du Conseil financièrement, notamment le BDE, BDS, le BDA…Et j’en passe.

Le B-Routh, Bar-Restaurant-Café. Allez-y ! Ce n’est pas cher, c’est

vraiment bon. On peut aussi bien plaisanter avec les serveurs qu’y déguster de délicieux mets aux saveurs diverses et variées. Accessible, agréable et confortable, le B-Routh est à moins de deux minutes à pied de l’Iéseg, au 166 Rue Colbert (croisement avec la rue Roland)

Le Magnum, Bar-Café. Très bonne ambiance, accessible et disponible

pendant une grande partie de la nuit. Parfait pour s’y rendre avec ses amis ! Des prix très attractifs et un service génial ! Pour ce faire, rendez-vous au 57 Rue Masséna !

La SMENO. T’as un pépin (mince) ? T’en as pas ? La SMENO est là pour toi. Elle assure tes arrières. Elle t’épargne les petits (et les moins petits) désagréments de la vie. Allez viens, on est bien.

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Pib n°2 - Octobre  
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