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Numéro 03 • Ruminants Un magazine de Biomin

Évaluation de l'ensilage

Faites le point sur votre ensilage La planification, le secret d'un ensilage réussi

L'ingestion chez les vaches laitières

Améliorez la qualité de votre ensilage pour une meilleure rentabilité

Augmentez votre production grâce à une ingestion supérieure de matière sèche


Éditorial Faites de l'alimentation votre priorité La qualité des aliments de base comme les fourrages ensilés a un impact sur l’ingestion, les performances, la santé et la fertilité des animaux. L'apport en aliments de qualité est donc essentiel à la rentabilité d'une exploitation agricole. L'intensification de la production ne sert pas uniquement les intérêts de l'éleveur, mais a également une importance capitale à l'échelle mondiale; en effet, elle doit permettre de couvrir les besoins alimentaires d'une population mondiale en croissance. La gamme de conservateurs d'ensilage BIOMIN a été mise au point après de nombreuses études sur la manière de préserver au mieux la valeur énergétique et la matière sèche de l'ensilage. BIOMIN a isolé ses propres souches bactériennes et les a développées, passant d'une production en laboratoire à une production à grande échelle au sein du centre de recherche de Biomin situé à Tulln, en Autriche. De nombreux essais en laboratoires et sur le terrain ont confirmé l'efficacité de nos conservateurs en conditions d'élevage sur différents types de fourrages et sous des climats variés. La nouvelle souche d'ensilage hétéro-fermentaire Lactobacillus kefiri, approuvée par l'EFSA (Agence Européenne de Sécurité des Aliments), représente notre dernière innovation en la matière. En août 2013, l'EFSA a confirmé que ces conservateurs d'ensilage n'avaient aucun effet délétère sur la santé animale ou humaine, ni sur l'environnement. Il a également été observé que ces produits permettaient d'améliorer la stabilité aérobie de l'ensilage en augmentant la production d'acide acétique et en diminuant le pH de l'ensilage. Cela signifie que le nouveau conservateur biologique d'ensilage L. kefiri remplit tous les critères requis par les évaluations strictes de sécurité et d'efficacité du registre de l'UE dédié aux denrées alimentaires. Science &Solutions décrit en page 5 les propriétés spécifiques de la souche L. kefiri et sa capacité à diminuer le pH de l'ensilage tout en améliorant la stabilité aérobie de celui-ci. La qualité de l'ensilage ne repose pas uniquement sur l'utilisation d'une souche innovante, mais nécessite également des méthodes de gestion basées sur une approche globale. Nous espérons que tous nos lecteurs profiteront des conseils relatifs à la gestion de l'ensilage et à l'augmentation de l'ingestion de matière sèche figurant dans ce premier numéro de Science & Solutions dédié aux ruminants.

Jutta Zwielehner PhD Chef Produit

Science & Solutions


Sommaire

La planification, le secret d'un ensilage réussi

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Conserver les aliments dans des silos et choisir le bon conservateur d'ensilage permet de prolonger la qualité des aliments. L'association d'une bactérie d'ensilage homo-fermentaire à des bactéries hétéro-fermentaires appropriées inhibe directement le développement des levures et des moisissures, tout en évitant la perte de matière sèche des aliments. Par Mark Nooijen MSc et Jutta Zwielehner PhD

Facteurs influençant l'ingestion des vaches laitières

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Optimiser la consommation de matière sèche grâce à une alimentation adaptée et un environnement propice. Par Bryan Miller MSc Science & Solutions est un magazine mensuel de BIOMIN Holding GmbH, disponible gratuitement pour nos clients et partenaires. Chaque numéro de Science & Solutions comprend plusieurs rubriques relatives aux dernières nouveautés scientifiques en matière de nutrition et de santé animales, en ciblant spécifiquement une espèce (volaille, porc ou ruminant) chaque trimestre. ISSN: 2309-5954 Pour obtenir une copie numérique ou de plus amples informations, consultez le site http://magazine.biomin.net Pour une reproduction des articles ou pour vous abonner à Science & Solutions, veuillez nous contacter à l’adresse: magazine@biomin.net Rédactrice en chef : Contributeurs : Marketing : Graphistes : Recherches : Éditeur :

Daphne Tan Bryan Miller, Mark Nooijen, Jutta Zwielehner Herbert Kneissl, Cristian Ilea Reinhold Gallbrunner Franz Waxenecker, Ursula Hofstetter, Mickaël Rouault BIOMIN Holding GmbH Industriestrasse 21, 3130 Herzogenburg, Autriche Tél : +43 2782 8030, www.biomin.net

Imprimé en Autriche sur papier respectueux de l’environnement. ©Copyright 2014, BIOMIN Holding GmbH Tous droits réservés. Aucune partie de ce magazine ne peut être reproduite, sous quelque forme que ce soit, à des fins commerciales sans l’autorisation écrite du détenteur des droits d’auteur, sauf dans les cas prévus par les dispositions de la loi sur les droits d’auteurs, les dessins industriels et les brevets de 1988 (Copyright, Designs and Patents Act). Toutes les photos présentées sont la propriété de BIOMIN Holding GmbH ou sont exploitées sous licence.

Un magazine de BIOMIN

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Science & Solutions


Mark Nooijen Responsable technique Ruminants Jutta Zwielehner Chef Produit

La planification, le secret d'un ensilage réussi La fin d´année est le moment idéal pour évaluer la qualité de l'ensilage de l'année précédente et prendre les dispositions nécessaires à l'obtention d'un ensilage de qualité supérieure en 2014.

D

ans l'hémisphère Nord, la plupart des récoltes ont déjà eu lieu cette année. Il est impossible de modifier la qualité des aliments stockés, alors que la production de lait et la rentabilité des élevages dans les mois à venir en dépend. Voilà pourquoi il est important de commencer à

Un magazine de BIOMIN

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Mark Nooijen Responsable technique Ruminants Jutta Zwielehner Chef Produit

évaluer cette qualité dès à présent afin de pouvoir planifier les différentes améliorations à apporter aux paramètres impactant la qualité de l'ensilage pour l'année à venir. Parmi les erreurs les plus fréquemment commises, citons les dimensions inadaptées du silo couloir, une mauvaise étanchéité du silo à l'air ou un compactage insuffisant, souvent à l'origine du développement de levures et de moisissures. Les moisissures peuvent entraîner la production de mycotoxines, et les levures une augmentation de la température de l'ensilage, une diminution de la quantité de matière sèche, la production d'éthanol et une baisse de la valeur énergétique des fourrages ensilés. Les études ont également montré une diminution considérable de l'ingestion lorsque les animaux consomment des aliments conservés dans un silo dont la température était élevée.

Évaluation de la qualité de votre ensilage • Quels sont les résultats de l'analyse de votre ensilage ? • Quelle est la teneur en acide butyrique, ammoniac et éthanol de l'ensilage ? • La température de l'ensilage ou de la ration à l'auge a-t-elle augmenté pendant l'été ? • Quelles étaient l'ingestion et les performances des animaux ?

Hygiène Il est important de prendre les mesures nécessaires à un ensilage de qualité et plusieurs facteurs doivent par conséquent être pris en compte. Les silos vides doivent être nettoyés et tous les déchets doivent en être retirés. Le fourrage restant risque de contaminer l'ensilage suivant par l'intermédiaire de micro-organismes de décomposition. Les ravageurs/nuisibles apprécient également ces restes d'ensilage. Il convient de s'assurer régulièrement de l'absence de trous dans les bâches plastiques recouvrant les silos. En présence de rats ou de souris, des stratégies de lutte contre les rongeurs doivent être mises en œuvre.

Photo: iStockphoto

Penser à bien planifier votre chantier pour optimiser la qualité de votre ensilage.

Organisation du chantier Les silos couloirs ont-ils les bonnes dimensions ? Un silo couloir bien conçu doit permettre de bien compacter les fourrages à ensiler et la présence de murs contribue à obtenir un bon compactage. Les silos doivent être conçus pour un prélèvement d'ensilage de 3 mètres par semaine pendant l'été et 1,5 mètres pendant l'hiver. Veiller à disposer de bâches protectrices de bonne qualité pendant la récolte. Elles doivent être placées sur les murs du silo couloir et le film situé au sommet doit protéger l'ensemble du silo. Les paramètres techniques à prendre absolument en compte lors du choix du film sont sa résistance aux UV, sa perméabilité à l'oxygène et son élasticité. Les ensileuses sont des machines de plus en plus performantes, mais souvent, la capacité de compactage n'augmente pas de manière proportionnelle. Pour un tassage de qualité, la durée de compactage doit être suffisante ; une capacité de compactage d'au moins 1 tonne est nécessaire pour chaque tonne de matière sèche récoltée par heure. Pour une ensileuse d'une capacité de 15 tonnes de matière sèche par heure, il est possible d'utiliser une remorque de 15 tonnes ou deux tracteurs de 7,5 tonnes. Conservateurs d'ensilage Choisissez le bon conservateur d'ensilage. Il existe différentes souches bactériennes permettant de préserver la qualité des fourrages. Les souches bactériennes homo-fermentaires comme Lactobacillus plantarum sont ajoutées à l'ensilage pour une meilleure fermentation, grâce à la production rapide d'acide lactique. Les micro-organismes de décomposition disposent alors d'un délai de développement moins long, ce qui permet de réduire les pertes de matière sèche et les taux d'acide butyrique, d'éthanol, d'ammoniac et d'histamine. Les bactéries hétéro-fermentaires comme Lactobacillus brevis ou Lactobacillus kefiri synthétisent de l'acide acétique aux propriétés antimicrobiennes, ce qui permet d'éviter le développement de levures. En effet, l'apparition de levures constitue un véritable problème lorsque le silo est exposé à l'air. En effet, les levures entraînent une augmentation de la température des fourrages ce qui se solde par la production

Figure 1. Coupe transversale d'un silo couloir illustrant la forme qu'il doit avoir une fois rempli et fermé.

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Science & Solutions


La planification, le secret d’un ensilage réussi

La reprise de fermentation des ensilages de maïs et de céréales complètes après ouverture du silo est un problème bien connu. L'ajout d'un conservateur hétéro-fermentaire permet de réduire la décomposition aérobie et d'augmenter la durée de conservation de l'ensilage. La décomposition aérobie devient particulièrement importante lorsque l'ensilage est prélevé lentement parce que le silo est trop grand, et que ce prélèvement a lieu par temps chaud et/ou humide.

Biomin® BioStabil contenant la bactérie L. kefiri approuvée par l'EFSA Le conservateur biologique Biomin

Une nouvelle souche présente dans Biomin® BioStabil Green, Lactobacillus kefiri, a obtenu l'autorisation auprès de l'EFSA en tant qu'additif d'ensilage le 12 août 2013.

Tableau 1. Étude terrain menée sur un ensilage de luzerne : utilisation du conservateur innovant Biomin® BioStabil Green contenant la bactérie hétéro-fermentaire L. kefiri Paramètre

Unité

Témoin

Biomin® BioStabil Green

Différence

Matière sèche (MS)

g/kg

344

384

1,6 %

Protéines brutes

g/kg MS

181

178

-1,7 %

Protéines digestibles

g/kg MS

120

124

+3,3 %

Matières grasses brutes

g/kg MS

34

33

-2,9 %

Fibres brutes

g/kg MS

288

280

-2,8 %

Cendres brutes

g/kg MS

104

103

-1,0 %

Matières organiques digestibles

%

59,6

63

+5,7 %

Énergie métabolisable (EM)

MJ/kg MS

8,46

8,9

+5,2 %

Énergie nette lait (ENL)

MJ/kg MS

4,85

5,16

+6,4 %

4,7

4,5

-4,3 %

pH Acide lactique

g/kg MS

33,2

35,7

+7,5 %

Acide acétique

g/kg MS

27,9*

14,9

-46,6 %

Acide butyrique

g/kg MS

0,9

0,8

-11,1 %

Ammoniac (NH3)

NH3-N (%)

4,6

2,8

-39,1 %

Source : Biomin, utilisation de données provenant d'un élevage commercial indépendant autrichien

* La quantité d'acide acétique est plus importante dans le silo témoin du fait d'une forte dégradation des protéines en acide acétique

L. kefiri

Un magazine de BIOMIN

L. brevis

L. plantarum

®

BioStabil Green nouvelle formule, dont la mise sur le marché est prévue pour 2014, contiendra la souche L. kefiri approuvée par l'EFSA. L'association de cette souche innovante à deux autres souches, L. brevis, souche hétéro-fermentaire, et L. plantarum, souche homofermentaire, a donné d'excellents résultats en termes d'amélioration de la fermentation et de la stabilité aérobie. L. kefiri améliore la stabilité aérobie de l'ensilage en augmentant la production d'acide acétique et en réduisant le pH des fourrages. Il a également été démontré que l'association des souches hétérofermentaires L. kefiri et L. brevis permettait d'améliorer la qualité de la fermentation et d'augmenter encore davantage la stabilité de ces fourrages. Les données issues de récentes études de terrain menées en Autriche au cours de l'été 2013, ont montré que l'association de souches d'ensilage homo et hétéro-fermentaires dans Biomin® BioStabil Green permettait d'augmenter l'énergie nette lait (ENL) d'environ 5 à 7 % (Tableau 1). Cette augmentation est liée à la diminution de l'activité de décomposition, à l'origine d'une concentration moins élevée en ammoniac et en acide acétique. L'augmentation de l'ENL et du taux de protéines digestibles a un impact considérable en productions animales. Même si le pourcentage de matière sèche était légèrement plus élevé lors de l'ajout de Biomin® BioStabil Green en raison des variations des conditions de l'étude de terrain, une augmentation de la teneur en acide lactique, à l'origine d'un pH plus faible, a été observée. Les études menées ont également montré que Biomin® BioStabil Green augmentait le taux de protéines digestibles malgré le taux plus faible de protéines brutes lié à des variations sur le terrain.

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Mark Nooijen Responsable technique Ruminants Jutta Zwielehner Chef Produit

Nos conseils pour un meilleur ensilage en 2014

Assurez-vous que les dimensions du silo sont adéquates et que les silos sont propres avant de les utiliser.

d'éthanol, une augmentation du pH et une diminution de la valeur énergétique des fourrages, ce qui peut déclencher le développement d'autres micro-organismes de décomposition. Il est conseillé de choisir un conservateur d'ensilage contenant les deux types de bactéries, homo et hétéro-fermentaires. Le conservateur doit être choisi en fonction du type d'ensilage concerné. L'encadré ci-contre explique l'intérêt d'utiliser un produit associant les deux types de souches, homo et hétéro-fermentaires.

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Bactéries d'ensilage hétéro-fermentaires :

Que choisir ? Les caractéristiques du maïs, à savoir sa teneur relativement élevée en sucre et en amidon, sa faible teneur en protéines et par conséquent, sa faible capacité tampon, en font la plante fourragère la moins problématique à ensiler. De plus, le maïs récolté contient en général plus de 30 % de matière sèche. L'ensemble de ces facteurs explique pourquoi les conservateurs contenant une quantité importante de bactéries d'ensilage hétéro-fermentaires donnent les meilleurs résultats dans ce type d'ensilage. Pour les ensilages d'herbe et de légumineuses, il est important d'obtenir le plus rapidement possible un pH faible et stable grâce à la production d'acide lactique. Les bactéries d'ensilage homofermentaires (comme Lactobacillus plantarum, par exemple) interviennent sur la vitesse et le mode de fermentation. L'acide lactique, le principal métabolite des souches homofermentaires, est l'un des très rares métabolites microbiens à améliorer l'appétence des aliments. Malheureusement, la présence d'un taux élevé d'acide lactique rend les ensilages plus sensibles à la décomposition aérobie. Un bon équilibre entre acide lactique et acide acétique doit être trouvé afin d'obtenir un excellent niveau d'appétence et une stabilité aérobie (ou durée de conservation) adéquate. Il est ainsi recommandé d'associer des conservateurs contenant à la fois des souches homo- et hétéro-fermentaires. Mais quelles sont les bactéries hétéro-fermentaires les plus adaptées aux différents types d'ensilage ?

Faire le bon choix

Les bactéries hétéro-fermentaires fabriquent de l'acide acétique qui inhibe directement les levures et moisissures de décomposition qui se forment lors de la fermentation et du prélèvement des fourrages ensilés. Ce type de bactéries présente cependant un inconvénient : en effet, la production d'acide acétique mobilise les ressources métaboliques de manière importante et entraîne des pertes de matière sèche.

Photo: Fotolia

Prévoir un traitement pour la couche supérieure du silo La présence de moisissures est plus fréquente dans la couche supérieure du silo. Elle dépend du niveau de contamination au moment de la récolte et de la quantité d'air disponible dans le silo. En effet, les moisissures ont besoin d'oxygène pour se développer : la présence visible de moisissures traduit par conséquent la présence d'oxygène dans cette partie de l'ensilage. L'oxygène peut pénétrer dans le silo en cas de compactage insuffisant ou d'une mauvaise étanchéité du silo à l'air. En outre, la perméabilité des bâches plastiques à l'oxygène peut également jouer un rôle important. L'utilisation de la solution liquide Biomin® CleanGrain permet de protéger efficacement la couche supérieure du silo contre les moisissures. D'une efficacité optimale contre les levures et les moisissures, cette solution est également sûre d'utilisation grâce à son caractère non corrosif. La dose recommandée est de 3 à 5 l/tonne pour l'ensemble du silo ou uniquement pour la couche supérieure. Il est également possible d'utiliser ce produit comme traitement de surface de la couche supérieure externe, à raison de 0,5 à 1 l/m2 à répandre à l'aide d'un pulvérisateur à bras. Il est essentiel de trouver les réponses adaptées aux problèmes d'ensilage car les animaux se nourrissent pendant toute la campagne des fourrages ensilés dont vous disposez. Un ensilage bien géré portera ses fruits et vous permettra d'augmenter votre production de viande et de lait.

Optimisez la capacité de compactage afin qu'elle corresponde à la capacité de récolte.

Il est de plus en plus difficile de choisir la bonne souche d'ensilage hétéro-fermentaire en raison du nombre toujours croissant de souches disponibles sur le marché. Le Tableau 2 présente les différences en termes d'efficacité de fermentation entre les trois bactéries d'ensilage hétérofermentaires actuellement enregistrés dans l'UE.

Science & Solutions


La planification, le secret d’un ensilage réussi

Évaluez en fonction de votre exploitation le traitement de la couche supérieure du silo le mieux adapté.

Tableau 2. Comparaison des différentes souches hétérofermentaires L. brevis & L. kefiri

L. buchneri

Acidifie les ensilages de maïs et d'herbe en produisant de l'acide lactique et de l'acide acétique

N'acidifie pas les ensilages car le taux d'acide acétique est plus important que l’acide lactique

Prolonge la stabilité aérobie. L. kerifi inhibe le développement des levures

Prolonge la stabilité aérobie et inhibe le développement des levures

Convient à tous les types d'ensilage : maïs, herbe et légumineuses

Convient à l'ensilage de maïs, moins adapté à l'ensilage d'herbe

Préserve la matière sèche dans tous les types d'ensilage

Entraîne des pertes de matière sèche

➜ Acidification de l'ensilage d'herbe L'ajout des bactéries L. kefiri et L. brevis à un ensilage d'herbe a permis une acidification de l'ensilage, par rapport à un ensilage témoin non traité. Figure 2. Modification du pH de l'ensilage d'herbe (fermentation de l'ensilage en laboratoire avec une seule souche)

Formez vos employés aux bonnes pratiques de gestion de l'ensilage.

➜ Stabilité aérobie L. brevis favorise la fermentation tout en limitant la perte de MS dans tous les ensilages et le développement des clostridies. L. brevis participe à une meilleure stabilité aérobie, qui est renforcée dans le temps par l'ajout de L.kefiri. Figure 3. Comparaison de la stabilité aérobie des ensilages auxquels a été ajoutée la bactérie L. kefiri ou L. brevis (fermentation de l'ensilage en laboratoire avec une seule souche) Stabilité aérobie de L. kefiri

Jours

Optez pour des additifs conservateurs d'ensilage et des bâches protectrices de qualité.

Maïs, stade pâteux Herbe, 2ème coupe Maïs, maturité complète

Données provenant du BRC, Autriche

L. plantarum

20 18

L. kefiri

Jours

L. buchneri 0

0.2

0.4

< pH plus faible | pH plus élevé > Données provenant du BRC (BIOMIN Research Center – Centre de recherche de BIOMIN), Autriche ; Kleinschmit & Kung (méta-analyse).

Tableau 3. Récupération moyenne de matière sèche (MS) dans l'ensilage après ajout d'une seule bactérie d'ensilage. Les ensilages de maïs et d'herbe ont été analysés séparément après fermentation en laboratoire avec une seule souche. MS récupérée (%) Ensilage de maïs

Ensilage d'herbe

L. brevis

98,5

96,9

Témoin L. brevis

98,2

96,3

L. kefiri

97,5

95,9

Témoin L. kefiri

98,1

93,9

L. buchneri

94,1

95,1

Témoin L. buchneri

95,5

96,6

Un magazine de BIOMIN

2 0

Herbe, 1ère coupe Herbe, 2ème coupe Mélange maïs-épis

Données provenant du BRC, Autriche

L. brevis et L. kefiri sont les seules bactéries d'ensilage hétéro-fermentaires adaptées aussi bien à l'ensilage de maïs qu'à l'ensilage d'herbe.

Données provenant du BRC, Autriche ; Kleinschmit & Kung (méta-analyse).

8 6 4

➜ Préservation de la matière sèche

Traitement basé sur une seule souche

14 12 10

➜ Appétence Les souches L. brevis, L. kefiri et L. plantarum contenues dans Biomin® BioStabil ont été sélectionnées en tant que bactéries d'ensilage en raison de leurs propriétés permettant d'obtenir un excellent niveau d'appétence. Il a été observé qu'aucune de ces trois souches ne produisait de 1-propanole, un métabolite diminuant de manière considérable l'appétence des aliments.

. s..Venez u visionner la vidéo o

Saviez-v

-0.2

n L. brevis n Témoin

16

L. brevis

-0.4

n L. kefiri n Témoin

Stabilité aérobie de L. brevis

Effets sur le pH de l'ensilage d'herbe

-0.6

18 16 14 12 10 8 6 4 2 0

BIOMIN afin d'apprendre comment évaluer et conserver la qualité de l'ensilage sur le terrain.

7


Bryan Miller

Responsable du support technique Ruminants

FACTEURS AYANT UNE INFLUENCE SUR L'INGESTION chez les vaches laitières Quelle que soit l'espèce animale concernée, la consommation de matière sèche est l'un des principaux facteurs déterminant la production finale. Pour une production optimale, il est essentiel d'augmenter cette consommation chez les vaches laitières.

M

ême s'il s'agit d'un concept relativement simple, l'ingestion peut être influencée par des facteurs très divers, à titre d'exemple, la race de l'animal, son stade physiologique, son statut sanitaire … Les différentes caractéristiques des aliments euxmêmes, tels que leur goût et leur teneur en eau, en graisses et en fibres, peuvent avoir un impact sur l'ingestion. Chez les ruminants, les nutriments de la ration sont utilisés par l'organisme à l'issue de la fermentation ruminale (acides gras volatils, protéines d'origine microbienne). Par conséquent, toute perturbation liée à une modification de la ration ou à l'existence de facteurs intervenant sur la croissance microbienne risque d'avoir un impact négatif sur la prise alimentaire. En tant que ruminants, les vaches laitières ingèrent de manière continue. Ainsi, il est possible que certains des mécanismes de contrôle et de surveillance de la satiété présents chez les animaux monogastriques

8

ne soient pas aussi efficaces chez les vaches laitières. Impact sur le rumen et l'intestin La satiété est-elle due au remplissage du rumen ? Lors de l'évaluation du remplissage du rumen, les chercheurs ont placé des ballonnets gonflés dans le rumen des animaux afin de simuler le remplissage, ce qui a entraîné une diminution de la prise alimentaire volontaire. Cependant, au niveau physiologique, il est peu probable que ce mécanisme de rétroaction constitue la seule ou la principale explication d'une diminution de la prise alimentaire. Les recherches menées sur des ovins ont montré que le duodénum possédait des récepteurs sensibles à l'acidité, mais pas au glucose ; ces récepteurs étant impliqués dans la régulation de l'ingestion. En outre, il a également été mis en évidence que l'injection de propionate dans le foie, entraînait une diminution de la prise alimentaire. Cette conclusion a un intérêt particulier lorsque l'on sait que le propionate

Science & Solutions


FACTEURS AYANT UNE INFLUENCE SUR L’INGESTION chez les vaches laitières

Tableau 1. Niveaux de température et d'humidité pouvant avoir un impact négatif sur la production de lait. Température

Humidité (%)

°C 29

15

26

30

25

50

24

65

22

90

Source : Chase, Université Cornell

est le principal acide gras volatil (AGV) de la néoglucogénèse (réaction chimique qui maintient la glycémie constante quel que soit l'apport de glucides). Les corps cétoniques circulants comme le ß-hydroxybutyrate peuvent également réduire l'ingestion chez les animaux monogastriques et les ruminants. Ces corps sont produits lorsque le bilan énergétique est négatif, et qu'il existe une carence en glucose. Ils peuvent être à l'origine d'une diminution continue de la consommation de matière sèche (CMS). Gestion de l'alimentation La formulation de la ration est un des facteurs qui peut impacter le plus la CMS. Les calculs de ration classiques permettent de prévoir la CMS de manière assez juste en se basant sur la valeur énergétique des aliments et le niveau de la production laitière. En revanche, ils ne permettent pas de prévoir la consommation potentielle et la production qu'elle entraîne. Les graisses et les aliments riches en sucres simples permettent d'augmenter la densité calorique des aliments, mais les problèmes d'absorption et d'acidose susceptibles d'apparaître peuvent limiter leur utilisation. En effet, à titre d'exemple, lors des 100 premiers jours de lactation, les vaches laitières ont des besoins très élevés en énergie qui nécessite une augmentation d'ingestion que l'animal n'est biologiquement pas capable de supporter. C'est pourquoi il est essentiel d'optimiser la teneur en fibres digestibles des aliments. La mesure du résidu en fibres après un traitement au détergent neutre (NDF), en tant qu'outil d'évaluation de la qualité du fourrage, est un facteur prédictif important de la CMS.

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La digestibilité et le taux de digestibilité sont également deux facteurs prédictifs importants de l'ingestion. La sélection d'enzymes, de traitements chimiques et de caractéristiques génétiques spécifiques en vue d'obtenir des constituants NDF plus digestes, a permis d'améliorer la digestibilité des fourrages et par conséquent, d'augmenter l'ingestion. Pour que les bovins consomment leur ration le plus possible, les aliments précédemment ingérés doivent disparaître par l'intermédiaire des phénomènes de digestion et d'évacuation. Les fibres alimentaires pourront être utilisées de manière optimale si plusieurs facteurs favorables à une bonne fermentation dans le rumen, comme un pH adéquat et la présence d'azote permettant le développement de bactéries, sont rassemblés. Impact des conditions climatiques La zone thermique neutre des vaches laitières (c'est-à-dire l'amplitude de température où elles n'ont pas recours à la thermo-régulation) oscille entre 5 et 20 °C. Elles supportent généralement mieux les températures plus fraîches. En effet, c'est l'association chaleur-humidité qui a un impact négatif sur le confort de l'animal et qui peut réduire la prise alimentaire de 10 à 25 %, ce chiffre pouvant atteindre 55 % dans des conditions climatiques extrêmes (tableau 1). Parmi les outils de gestion permettant de lutter contre la chaleur et l'humidité, citons l'utilisation de brumisateurs et de ventilateurs, la diminution de la densité en animaux. Au niveau alimentation, il est possible également d'enrichir la ration en matières grasses pour apporter plus d'énergie assimilable sans rendre la ration acidogène. Augmentation de la prise alimentaire La CMS est le résultat de la capacité innée des vaches laitières à consommer des aliments en fonction de leurs caractéristiques génétiques, ce qui a un impact sur le volume intestinal et les mécanismes de contrôle sensoriel et hormonal. Les producteurs laitiers doivent optimiser la CMS en choisissant les aliments adaptés et en offrant aux animaux un environnement propice à une prise alimentaire optimale.

Fréquence des rations Il a été démontré que le fait de redonner de la nourriture ou de repousser la nourriture déjà distribuée encourageait l’ingestion.

Mycotoxines La présence de mycotoxines, comme le déoxynivalénol (DON ou vomitoxine) par exemple, et de trichothécènes (T-2) dans les aliments peut également réduire l’ingestion. Les bovins qui consomment de la fétuque ou du foin supportent moins bien la chaleur et consomment par conséquent moins de matière sèche, en raison des alcaloïdes contenus dans ces aliments.

Taux d’humidité Les aliments contenant plus de 50 % d’humidité ont généralement été associés à une diminution de la prise alimentaire. Ce phénomène est davantage lié aux produits fermentés que contiennent ces aliments plutôt qu’à leur taux d’humidité.

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Votre exemplaire de Science & Solutions

Biomin BioStabil ®

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Science & Solutions #3 Ruminants (Français)