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BOIS-ÉNERGIE AGRO-ÉNERGIE BIOGAZ BIOCARBURANTS BIODÉCHETS Numéro 15

La Picardie teste les cultures énergétiques durables p6-9

Les référentiels DIN-biomasse à l’heure européenne p14-15

Le granulé à la conquête des puissances moyennes p16-17

La guerre des déchets organiques en Suisse romande p27-30

Micro-algues et biocarburant : quelles perspectives ? p31-32

Biodiesel à haute teneur, le Diester 30% p33-35

Août - Septembre - Octobre 2011

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Marché BIOÉNERGIE INTERNATIONAL Numéro 15 Août - Septembre Octobre 2011 Éditeur : BIOÉNERGIE PROMOTION SARL 6 chemin des Gravières F-39140 Desnes tél : +33 (0)368 33 51 48 fax : +33 (0)368 33 54 68 info@bioenergie-promotion.fr

Frédéric D OUARD rédacteur en chef

François B ORNSCHEIN directeur de publication

Jessica B ORNSCHEIN abonnements

Imprimé sur papier certifié PEFC ISSN : 1958-5403 Prix unitaire : 12 e

La rédaction du magazine Bioénergie international ne saurait être tenue pour responsable des opinions émises dans les articles qui restent de la responsabilité de leurs auteurs.

Page 2 Bioénergie International no 15 - 2011

Tous les jours, toute l’actualité des bioénergies


Éditorial BIOENERGIE INTERNATIONAL est édité en partenariat avec

Consultant Afrique Lamine B ADJI

La chaufferie Bioénergie Lozère, photo Bioénergie Lozère

2011 marque un tournant historique pour la crédibilité des énergies renouvelables

Correspondante Wallonie Nora P IERET, Valbiom

www.valbiom.be

Le 11 décembre 1997, le protocole mondial de lutte contre le réchauffement climatique était signé à Kyoto et marquait la reconnaissance politique mondiale de la dangerosité des énergies carbonées non renouvelables pour le climat et à terme pour la vie sur Terre. Cette date a marqué en même temps le point de départ politique du développement des énergies renouvelables, reconnues au niveau international comme l’une des alternatives crédibles, parallèlement bien sûr avec la maîtrise des consommations d’énergie. Jusque là, aucune démarche d’une telle ampleur n’avait durablement infléchi la course au gaspillage. Plus récemment, depuis 2004, l’augmentation de la demande mondiale qui a renchéri le coût des énergies, agit également en ce sens, mais sous l’angle économique, soit pour réduire la dépendance des pays vis-à-vis de l’extérieur et des énergies chères, soit pour produire et exporter des énergies renouvelables, souvent plus accessibles aux populations que les énergies centralisées.

Pendant ce temps, une filière qui patinait depuis 1986, hasard du calendrier, année du second contre-choc pétrolier et accident de Tchernobyl, le nucléaire embrassait la lutte anti-carbone fossile pour redorer son industrie. Et même si cette filière n’est pas tout à fait exempte de carbone fossile (Construction, traitements de déchets, déconstruction et surtout couverture des pics par le charbon), elle s’est affichée solidaire des énergies renouvelables dans la lutte contre l’affreux carbone fossile. Ses promoteurs ont même essayé de faire croire un temps au Parlement européen que cette énergie

était renouvelable ! Et 2011 est arrivé, avec Fukushima, ébranlant les plus convaincus du mythe de la sûreté nucléaire, déclenchant en quelques mois l’abandon de la filière par plusieurs grands pays comme l’Allemagne, l’Italie, le Japon bien sûr, mais aussi la Suisse, et gelant de nombreux projets dans des pays non encore nucléarisés. Et pour la seconde fois en moins de 14 ans, le Japon faisait la une énergétique de la planète. . .comme en 1997 mais pas de la même manière, en faveur des solutions renouvelables et de la réduction des consommations. Car la conséquence directe et lourde de ce

sur www.bioenergie-promotion.fr – Circulateur d’idées

cataclysme des certitudes, est que pour la première fois depuis l’apparition de l’industrie, les énergies renouvelables apparaissent en pole position pour relever le défi du siècle : garantir durablement les besoins énergétiques et préserver le climat. À partir de maintenant, aucun scénario énergétique ne peut faire abstraction de la part incontournable et prédominante des énergies renouvelables dans les mix futurs, et cela est une sacrée nouvelle !

Frédéric D OUARD, rédacteur en chef

Dominique DE B UMAN Président Biomasse Suisse

www.biomassesuisse.ch

Crédits photos couverture et page sommaire : Biomasse Suisse, Xinhua, Palazzetti, Compte R., Ville d’Alençon, Proléa, AGT-RT, PiveteauMultiflammes, Frédéric Douard

Bioénergie International no 15 - 2011 Page 3


Réseau mondial d’information professionnelle BIOENERGY INTERNATIONAL

Lennart L JUNGBLOM Éditeur

Xinyi S HEN Co-éditeur

Jeanette F OGELMARK Service clients

Samson A NTRANIGHIAN Abonnements

Alan S HERRARD Co-éditeur & Chargé de développement

Markku B JÖRKMAN Reporter

Page 4 Bioénergie International no 15 - 2011

Tous les jours, toute l’actualité des bioénergies


Sommaire BIOENERGY INTERNATIONAL ITALIE

ÉDITO p3 2011 marque un tournant historique pour la crédibilité des énergies renouvelables

AGRO-ÉNERGIE p6 La Picardie teste les cultures énergétiques durables

Giustino M EZZALIRA Éditeur

p11 Le cluster Valbiom Centre

BOIS-ÉNERGIE p12 Palazzetti conforte sa position en France

Griselda T URCK International & Service commercial

p14 Les référentiels DIN-biomasse à l’heure européenne

p16 Le granulé à la conquête des puissances moyennes

p19 Moulin Bois Énergie, des granulés très écolos

p21 La carte des producteurs de granulés

Anna Silvia P ILLA Coordination éditoriale

BIOENERGY INTERNATIONAL RUSSIE

BIOGAZ p27 Guerre des déchets organiques : un frein pour le biogaz en Suisse romande ?

BIOCARBURANTS p31 Micro-algues et biocarburant : quelles perspectives ?

Olga R AKITOVA Rédacteur en chef

p33 Biodiesel à haute teneur, le Diester 30%

BIODÉCHETS p36 Écopôle Tarvel, du compostage aux bioénergies

sur www.bioenergie-promotion.fr – Circulateur d’idées

Tatjana S TERN Maîtrise et Doctorat en Énergie

Bioénergie International no 15 - 2011 Page 5


_ AGRO-ÉNERGIE BIOENERGY INTERNATIONAL POLOGNE

www.bioenergyinter national.com.pl/

Dorata N ATUCKA Éditeur

La Picardie teste les cultures énergétiques durables Mélange moha fourrager et trèfle d’Alexandrie, AGT-RT

Ewa N ATUCKA Marketing

Michal S ROKA Co-éditeur & marketing BIOENERGY INTERNATIONAL JAPON

La lutte contre les changements climatiques et la maitrise de la demande d’énergie font partie des priorités affichées par la France qui souhaite atteindre les 23% d’énergie renouvelable de sa consommation finale d’énergie d’ici à 2020. Le potentiel important de production d’énergie renouvelable à partir de biomasse y est mis en avant et doit être encouragé. Cette volonté de développer la production de bioénergie est relayée à l’échelle régionale par le Conseil régional de Picardie, à travers notamment son soutien au pôle de compétitivité « Industries et Agro-Ressources ». De plus, divers projets de production de valorisation de biomasse se développent et des filières d’approvisionnement se mettent en place sur le territoire picard. Le projet OPTABIOM a vu le jour en se basant sur deux constats liés au développement de ces projets : d’une part, la profession agricole souhaite être acteur et désire se positionner en tant que fournisseur de biomasse ; d’autre part, il existe peu d’études sur la conception et l’évaluation à l’échelle du territoire d’approvisionnements pour des projets de valorisation non alimentaire de la biomasse. L’enjeu du projet OPTABIOM est donc d’asseoir le développement des filières de valorisations non alimentaires en Picardie, en les accrochant à une production locale de biomasse de qualité, en vue de conserver voire de créer de la valeur ajoutée sur le territoire.

Le projet OPTABIOM : Vers un approvisionnement en biomasse durable

Des sites-ateliers réels pour construire la méthode OPTABIOM Le projet s’appuie sur des sites-ateliers réels,

Ken KOJIMA Éditeur

ayant une ou des problématiques liées à leur approvisionnement. Pour la période 2008-2010, les 3 sites-ateliers suivis ont permis d’acquérir des références sur la production et la mobilisation de biomasse, mais aussi de bâtir une méthode permettant de proposer et évaluer des approvisionnements en biomasse. 3 autres sites-ateliers sont étudiés à partir de 2011 afin de tester l’opérationnalité de cette méthode.

BIOENERGY INTERNATIONAL CORÉE DU SUD

Seung H.K IM

en Picardie, en tenant compte de la spécificité des territoires. Les objectifs du projet sont de : – Favoriser le développement de sites de valorisation de biomasse qui répondent au cahier des charges des nouvelles filières et qui tiennent compte des spécificités des territoires picards. – Mettre au point une méthode de travail destinée aux porteurs, conseillers et acteurs des projets biomasse, pour concevoir et mettre en place des plans d’approvisionnement en biomasse agricole durables.

å Chaudière polycombustibles 2,9 MW (reliée à un réseau de chaleur pour la commune de GrandvilDémarré à l’automne 2008 pour répondre à ces enjeux, liers) à la coopérative LIN 2000 Valorisation actuelle Les territoires étudiés et les petites régions naturelles qui les composent

le projet OPTABIOM vise à optimiser l’approvisionnement de projets de valorisation non alimentaire de la biomasse végétale

Page 6 Bioénergie International no 15 - 2011

d’anas de lin et autres coproduits de la transformation du lin Implication dans le projet OPTABIOM :

Tous les jours, toute l’actualité des bioénergies


_ AGRO-ÉNERGIE Territoire ÊtudiÊ : CommunautÊ de communes de Picardie Verte, inclue dans une zone regroupant la majoritÊ des coopÊrateurs Questions posÊes : Quelles sources de biomasse peuvent intÊgrer l’approvisionnement en complÊment des anas de lin ? Comment les choisir ?

Santerre Questions posÊes : Comment produire des cultures dÊrobÊes dans les systèmes d’exploitation agricoles du territoire ? Sources de biomasse ÊtudiÊes : Cultures dÊrobÊes

ü RÊseau d’environ 60 chaudières individuelles et collectives et de plateformes de stockage, accomü MÊthaniseur (en projet) portÊ par un groupe d’a- pagnÊ par une association d’agriculteurs : l’Atelier griculteurs Valorisation envisagÊe de coproduits d’indus- Agriculture Avesnois ThiÊrache Valorisation actuelle tries agro-alimentaires et agricoles Implication dans le projet OPTABIOM : Sources de biomasse ÊtudiÊes : – Anas de lin – Paille de lin olÊagineux – Paille de lin textile semences – Paille de cÊrÊales

– – – –

de plaquettes bocagères Implication dans le projet OPTABIOM : Territoire ÊtudiÊ : le Pays de ThiÊrache Question posÊe : Comment pÊrenniser les filières boisÊnergie existantes et se positionner face à de futures demandes de biomasse, tout en prÊservant le territoire (identitÊ bocagère notamment) ? Sources de biomasse ÊtudiÊes : – TCR de peupliers – Plaquettes bocagères – TtCR de saules

Triticale Miscanthus Switchgrass Plaquettes bocagères

Territoire ĂŠtudiĂŠ : zone de 25 km de rayon, dans le

BIOENERGY INTERNATIONAL ESPAGNE

www.bioenergyinter national.es/

Javier D IAZ RĂŠdacteur en chef

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Marcos M ARTIN Éditeur & relations internationales

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Antonio Gonzalo P EREZ Ă&#x2030;diteur & marketing

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La mÊthode OPTABIOM pour construire et Êvaluer des approvisionnements en biomasse durables La mÊthode bâtie dans le projet OPTABIOM permet de concevoir et Êvaluer des approvisionnements en biomasse agricole, tenant compte des spÊcificitÊs des processus et des territoires. Cette mÊthode est appliquÊe sur chaque site-atelier selon la dÊmarche suivante : 1. Une Êtape prÊalable à la formulation des approvisionnements : identifier les enjeux du territoire et les sources de biomasse utilisables par le site de valorisation non alimentaire. Pour cela, le milieu naturel, les exploitations agricoles et la filière biomasse du territoire mais aussi le processus de valorisation de biomasse sont caractÊrisÊs. Les enjeux à prendre en compte pour formuler des approvisionnements sont partagÊs avec les acteurs locaux.

sur www.bioenergie-promotion.fr â&#x20AC;&#x201C; Circulateur dâ&#x20AC;&#x2122;idĂŠes

Magali H ABERKORN Responsable Am��rique du Sud

BioĂŠnergie International no 15 - 2011 Page 7


_ AGRO-ÉNERGIE Granulés agricoles standardisés

Test de combustion de granulés agricoles dans un foyer à grille mobile, photo Frédéric Douard

Niger ci-dessus, millet bas de page ci-contre source AGT-RT

2. Une étape support pour la formulation d’approvisionnement : comparer les sources de biomasse utilisables par le site de valorisation non alimentaire selon différents indicateurs Avant de proposer des approvisionnements, il s’agit d’acquérir les données nécessaires sur les sources de biomasse et leur mobilisation jusqu’au site. Pour cela, différentes études sont conduites : étude des gisements de biomasse potentiellement mobilisables sur le territoire, description détaillée des étapes de production et de mobilisation de la biomasse, calcul des coûts directs associés,. . . 3 57F47395B3473F6D2AC75B3F*F3F2A2F76D2A32AC3473F2A67BB7 57F47395B3473F6D2AC75B3F*F3F2A2F76D2A32AC3473F2A67BB73 95B3473F6D2AC75B3F*F3F2A2F76D2A32AC3473F2A67BB73

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La plupart des coproduits agricoles brûlent moins facilement que le bois et génèrent des émissions parfois incompatibles avec les équipements de chauffage et l’environnement : formation des mâchefers, émissions d’oxydes d’azote et de particules fines. L’objectif du projet Bran Blending soutenu par l’ADEME est d’évaluer les critères de variation des performances de ces coproduits agricoles afin de donner des pistes et méthodes de travail pour la réalisation des formulations (mélange entre eux et avec certains additifs). Ces formulations devront mener à la fabrication de combustibles agricoles, standardisés, à comportement compatible avec les technologies disponibles et à faible taux d’émission.

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La première partie du projet a permis d’identifier la ressource disponible en fonction de sa nature, de sa quantité et de son coût de mobilisation. La seconde partie en cours de réalisation permettra de réaliser des investigations sur les possibilités de réduction des émissions et sur l’influence des additifs sur ces émissions.

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3. Une étape de valorisation des références acquises : formuler et évaluer les approvisionnements en biomasse, en concertation avec les acteurs locaux Sur la base de la comparaison des sources de biomasse, les porteurs de projet sélectionnent les sources de biomasse les plus intéressantes et proposent des approvisionnements envisageables pour leur site. Les approvisionnements formulés sont ensuite évalués selon plusieurs indicateurs techniques, économiques, environnementaux . . . afin que les porteurs de projet puissent choisir l’approvisionnement qui correspond le mieux à leurs attentes.

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Tous les jours, toute l’actualité des bioénergies


_ AGRO-Ă&#x2030;NERGIE 3

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La troisième partie prĂŠvoit de tester lâ&#x20AC;&#x2122;aptitude Ă  la combustion des combustibles prĂŠparĂŠs au niveau des NOx, des particules et du comportement des cendres.

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Valorisations et perspectives La dĂŠmarche de travail appliquĂŠe sur ces sites-ateliers constitue un prototype de mĂŠthode applicable quel que soit le site de valorisation non alimentaire de la biomasse ĂŠtudiĂŠ. Lâ&#x20AC;&#x2122;objectif des annĂŠes 2011 et 2012 est de finaliser la mĂŠthode de formulation et dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvaluation dâ&#x20AC;&#x2122;approvisionnements durables, de la tester sur de nouveaux sites puis de la transfĂŠrer aux acteurs du dĂŠveloppement agricole picard.

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Les partenaires et les financeurs du projet OPTABIOM 2008-2013 1 1 Marie-Laure SavourĂŠ - ChargĂŠe de projet - Agro-Transfert Ressources et Territoires

Enfin la dernière partie du projet permettra de confronter les rÊsultats avec les normes ou certifications nationales pour la qualitÊ des granulÊs agricoles prÊparÊs et de les faire rÊfÊrencer.

Prochaine ĂŠchĂŠance â&#x20AC;&#x201C; rĂŠsultats de la 1ère campagne de tests de combustion (octobre 2011)

Le broyage et la granulation des coproduits sĂŠlectionnĂŠs a eu lieu cet ĂŠtĂŠ chez RAGT Energie. Elle a ĂŠtĂŠ suivie dâ&#x20AC;&#x2122;une première campagne de tests de combustion par SOCOR AIR sur deux chaudières de technologies diffĂŠrentes (foyer fixe de 25 kW et foyer mobile de 30 kW) au sein du laboratoire de combustion RAGT Energie. Ces rĂŠsultats seront prĂŠsentĂŠs et discutĂŠs lors de la prochaine rĂŠunion du comitĂŠ de pilotage prĂŠvue courant octobre 2011.

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03 22 85 35 20 - ml.savoure@agro-transfert-rt.org www.agro-transfert-rt.org / Rubrique ÂŤ Nos projets Âť puis ÂŤ PĂ´le Mobilisation des agro-ressources Âť

Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipe technique :

F. Douard â&#x20AC;&#x201C; BioĂŠnergie Promotion Sarl (chef de file) L. Badji â&#x20AC;&#x201C; Coordinateur du projet M. Campargue - Ragt Energie S. Caillat Ecole des Mines de Douai C. Lambre - Laboratoire Socor H. Dacquin - Laboratoire Socorair C. Rantien - Coordination technique Ademe

Contact : Lamine BADJI â&#x20AC;&#x201C; laminebadji@gmail.com

sur www.bioenergie-promotion.fr â&#x20AC;&#x201C; Circulateur dâ&#x20AC;&#x2122;idĂŠes

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_ AGRO-ÉNERGIE Cultures de biomasse et assolement

Biomass’innov 2011 Agrocombustibles

Agromatériaux

Découvrez les perspectives mondiales et les enjeux locaux de la valorisation des bioressources.

Biomolécules Fiches cultures et organisation du travail

A partir d’itinéraires techniques et de règles d’introduction de 4 cultures, des simulations réalisées dans des exploitations réelles en Picardie permettent d’observer les variations du nombre de jours de travail et l’évolution des périodes de surcharge. Les cultures biomasse ont des impacts différents : – colza fourrager en dérobé : une culture de plus dans l’assolement donc une charge de travail supplémentaire ; – triticale plante entière : peu d’effet sur l’organisation du travail s’il remplace d’autres céréales à paille ; – miscanthus et TtCR de saules : une diminution de la charge de travail mais peu de systèmes d’adaptés.

Le 6 décembre 2011 de 9h30 à 18h00 Cité des Entrepreneurs à Chartres Conférence plénière

animée par Philippe Leclerc, journaliste spécialisé

Avec la participation de Claude ROY, Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) et d’experts du marché de la biomasse.

Animateur Frédéric DOUARD, rédacteur en chef de Bioénergie Promotion Quelle place pour la biomasse agricole ? Quels besoins en R&D ? Quel est le rôle des collectivités locales sur la filière?

Le marché mondial de la biomasse Quelles perspectives internationales pour la valorisation non alimentaire de la biomasse ?

ATELIER AGROMATÉRIAUX

Enjeux et perspectives nationales Quelles politiques dans le domaine de la biomasse et dans le financement des filières et des projets ? Quel impact de la réglementation et de la normalisation sur le développement de ces marchés ?

Enjeux locaux Quel rôle pour les acteurs locaux dans le développement des filières biomasse ?

Industriels, agriculteurs, acteurs locaux… venez vous informer et échanger sur les opportunités de développement du marché de la valorisation non alimentaire de Des ateliers er la biomasse. tr pour rencon tes s li des spécia ts des différen ATELIER BIOCOMBUSTIBLES marchés

Animateur Philippe LECLERC, journaliste Quels potentiels pour les fibres végétales ? Quelles applications industrielles ? Quels sont les freins à l’innovation ? ATELIER BIOMOLÉCULES

Animateur Sylvie LATIEULE, rédactrice en chef de Formule Verte Quelle place pour la France sur ces marchés ? Quelles opportunités pour les entreprises régionales ?

02 48 69 70 80 - Crédit photo : Arkna, Z. Guzmic

Le projet OPTABIOM publie une fiche sur l’introduction de cultures de biomasse dans l’assolement. Cette introduction peut avoir un impact sur l’organisation du travail de l’exploitation agricole, impact qui va dépendre des itinéraires techniques des cultures et donc de leurs besoins en main d’œuvre et en matériel, mais aussi de la surface en cultures biomasse introduite dans l’assolement.

Colloque organisé par :

Avec le soutien de :

Contact

02 37 84 20 00

www.biomass-innov.fr

Télécharger la fiche sur www.agro-transfert-rt.org

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Tous les jours, toute l’actualité des bioénergies


_ AGRO-ÉNERGIE La bale de riz pour produire de l’électricité

Photo Valbiom Centre

Le Cluster Valbiom Centre

Créé en 2010 à l’initiative d’entreprises industrielles et agricoles de la région Centre de la France, avec l’appui des chambres consulaires, Valbiom Centre regroupe aujourd’hui près de 50 petites et moyennes entreprises, coopératives agricoles, agriculteurs, associations, Universités et centres de compétence. L’objectif de ce réseau fédérateur est de favoriser l’utilisation innovante dans l’industrie de produits issus de la biomasse régionale.

Un potentiel régional fort Pour la région Centre, première région française en terres arables, avec un gisement en biomasse déjà diversifié (lin, chanvre, colza. . .), des entreprises actives dans le domaine de la chimie verte, des agro-énergies, des agro-matériaux, ainsi que des pôles de compétence publics ou privés spécialisés notamment sur les biomolécules et les bioénergies, ce territoire possède de nombreux atouts pour être un acteur majeur sur la thématique des bio-ressources. Un réseau de proximité Aux fins d’assurer la proximité avec les entreprises industrielles ou agricoles, le cluster a souhaité s’appuyer sur le réseau consulaire pour la phase de sensibilisation des acteurs économiques et la détection de projets « biosourcés ». Ce partenariat permet à chaque entreprise agricole ou industrielle de trouver, un animateur du réseau dans la CCI, la Chambre d’Agriculture et parfois même la Chambre des métiers la plus proche.

pouvant fédérer des secteurs industriels et agricoles de la région Centre. Le développement du réseau de proximité permet de détecter les problématiques locales, auxquelles il s’agit d’apporter une solution au niveau régional. Le développement de partenariats avec les réseaux professionnels organisés sur la région Centre ou sur les régions voisines permet de proposer l’organisation de groupes de travail thématiques régionaux destinés à porter des actions collectives en réponse aux besoins des entreprises agricoles et industrielles pour structurer les filières et développer les marchés.

De l’échelle régionale à l’échelle inter-régionale. . .

Valbiom Centre étudie tous les rapprochements possibles avec les pôles de compétitivité et clusters existants sur la thématique. Au-delà de la région, le développement partenarial de Valbiom Centre s’oriente naturellement vers les initiatives développées dans les régions voisines (Normandie, Ile de France, Pays de Loire, . . .) permettant ainsi de dessiner les contours d’un réseau « Biomasse » sur le Grand Ouest Parisien, en parteUne expertise transversale Les chargés de mission nariat avec le pôle de compétitivité français de référence sur et experts de Valbiom Centre ont des profils techniques la thématique, le pôle IAR situé à l’Est de Paris (Champagne (Agronomie, biotechnologie, chimie) permettant d’apporter Ardennes et Picardie). Et au délà, dans la perspective de parune valeur ajoutée dans les projets détectés, précise Valérie ticiper à une coordination européenne, voire internationale sur Fernani, Directrice de l’association. Ils accompagnent les en- cette thématique, l’association souhaite développer des syntreprises sur des actions de recherche de partenaires spé- ergies avec son homologue Belge (Valbiom Belgique) ainsi cialisés, de rédaction de cahiers des charges, de diagnostics que d’autres clusters européens, notamment allemands. Valtechnico-économiques, de gestion de projet, de recherche de biom Centre organise le 6 décembre à Chartres, le colloque Biomass’Innov (page ci-contre). financement, . . .

De l’échelle locale à l’échelle régionale A partir de cette dynamique d’animation locale et d’accompagnement de projets, Valbiom Centre travaille à la structuration de filières

VALBIOM CENTRE 5 bis avenue Marcel Proust 28000 Chartres Tél : 02.37.84.20.00.

Bale de riz - photo Frédéric Douard

Au Cambodge, un grand producteur de riz, Golden Rice, a mis en service une centrale électrique qui fonctionne avec les déchets de la céréale. Elle va alimenter les moulins à riz dans un premier temps, avant peut être d’éclairer les habitants des villages voisins.

Golden Rice a investi 2 millions de dollars dans cette centrale électrique aux biocombustibles.

La centrale consomme 5 tonnes de bales de riz par heure, pour fournir 3 MWé. Les moulins ont des besoins de 2,5 MW. La capacité installée devrait donc permettre d’augmenter la production, selon Chan Vuthy : « Nous produisons du riz principalement pour les marchés européens, aussi un peu pour l’Asie. On espère que notre productivité va augmenter dans les années qui viennent. La nouvelle installation électrique devrait nous permettre de doubler nos exportations tout en réduisant la facture énergétique ».

On gagne donc sur les deux tableaux : économique et environnemental.

Un article Green & Vert du 26 septembre 2011

sur www.bioenergie-promotion.fr – Circulateur d’idées

Bioénergie International no 15 - 2011 Page 11


_ BOIS-ÉNERGIE Nouvelles exigences à l’importation du bois de chauffage

Photo Canada Firewood

De nouvelles exigences à l’importation pour toutes les espèces de bois tendres pour le chauffage en provenance du Canada sont maintenant appliquées à tous les points d’entrée américains à la frontière canado-américaine. La non-conformité à ces nouvelles exigences pourrait entrainer le rejet des envois à la frontière.

Les nouvelles exigences du département de l’Agriculture des ÉtatsUnis (USDA) envers les bois tendres visent à prévenir l’introduction aux États-Unis de parasites forestiers envahissants, tels que le longicorne brun de l’épinette.

Voici les nouvelles exigences à l’importation pour le bois de chauffage :

Suite en page 13

Palazzetti conforte sa position en France Avec sa politique actuelle de poêles étanches, le fabricant italien de poêles et cheminées à bois est en train de conforter solidement sa position de premier constructeur sur le marché français des poêles à granulés. En effet, sur les 35 000 appareils vendus en France en 2010, 7 000 étaient des Palazzetti, soit 20% d’un marché pourtant partagé entre une centaine de marques européennes et nord-américaines. Comment ce constructeur totalement inconnu du marché français il y a moins de 10 ans, en est-il arrivé à cette position ? C’est la chose que nous avons essayé de comprendre lors d’un entretien avec Hervé MICONI, en charge du développement France de la marque (Notre couverture). F. D. : Hervé MICONI, que faisait la société sein de l’ITEBE, en février 2005 nous avons intégré Flamme Palazzetti avant de s’implanter en France ? Hervé Verte et le SER (Syndicat des Energies Renouvelables). Nous MICONI : Lelio Palazzetti, le fondateur, était marbrier dans la région de Venise, à partir de 1954 il a fabriqué des plinthes, des habillages de cheminées, et des produits spéciaux en ciment. Dès 1972, il s’est spécialisé dans les cheminées et barbecues préfabriqués en ciment. Après 1974 et le premier choc pétrolier, sa société a commencé à travailler l’aspect efficacité des foyers. Palazzetti lance dès 1994 sa propre gamme de poêles à granulé (Inventés dix ans auparavant aux États-Unis) en redessinant les poêles à l’italienne, tel qu’on les connait aujourd’hui, alors que les poêles nord-américains de cette époque ressemblaient encore à des « téléviseurs des années 50 ». Palazzetti propose aujourd’hui une collection qui est sans doute la gamme de poêles à granulés la plus large d’Europe avec plus de 70 modèles.

avons été la première entreprise étrangère à intégrer Flamme Verte, et nous avons été suivi quelques mois après par Jøtul et Tulikivi. En 2005, je me suis battu pour le crédit d’impôt, j’ai rencontré les politiques, j’ai travaillé sur la future norme EN 14785 : j’ai poussé partout où ça bloquait !

F. D. : Le crédit d’impôt a-t-il eu le rôle aussi important qu’on lui prête avec le coût de l’énergie bien sûr ? H. M. : Oui bien sûr, on peut dire que cette politique a remis à niveau le chauffage domestique au bois, oublié du marché depuis des décennies. De 40% en 2005, il est monté à 50% en 2006, une année record pour la profession !

F. D. : Depuis quand avez-vous intégré l’entreprise ? H. M. : Ma collaboration avec Palazzetti remonte à avril 2002. Thermicien, je viens du monde de l’énergie, mais je ne découvre les granulés qu’à cette occasion, et au départ, je doutais même du produit. C’est après avoir rencontré Giovanni TRENTIN, le responsable exportation de la marque, que je me suis laissé tenté par l’aventure. Agent Nord-Est France, en 2002 j’ai vendu 44 poêles à granulés exactement.

F. D. : De 44 à 7 000 appareils par an, en 9 ans, quelle a été la recette ? H. M. : Tout d’abord, je me suis énormément investi, car ne vend bien que celui qui connaît bien. Ma première apparition publique avec la casquette Palazzetti remonte au salon BOIS ENERGIE 2002, organisé par l’ITEBE à Lons-le-Saunier, quelques jours après mon embauche. Dès lors je n’ai cessé de faire avancer le marché de ce produit. De 2004 à 2007, j’ai présidé le French Pellet Club au

Page 12 Bioénergie International no 15 - 2011

Nouvelle salle d’exposition entièrement dédiée à la marque dans le Nord de la France

Tous les jours, toute l’actualité des bioénergies


_ BOIS-ÉNERGIE Suite de la page 12 Tout le bois de chauffage d’espèces de bois tendre (conifères) en provenance du Canada doit être traité à la chaleur de façon à atteindre une température interne de 56°C pour une période de 30 minutes.

La nouvelle cuisinière à granulés Paloma, photo Palazzetti

F. D. : Palazzetti est connu en France pour ses la plupart des pays européens, c’est une carte que la marque poêles à granulés, est-ce la même chose dans les joue ici en France et dont je suis la cheville ouvrière. Et quand autres pays et en Italie ? H. M. : Nous avons effective- je dis étanche, c’est selon un critère bien stricte : un débit de ment percé en France avec ces produits alors que Palazzetti fait un tas d’autres choses : des barbecues, des poêles et cheminées à bûches, des chaudières, des cuisinières, des fours de cuisson professionnels ou encore du mobilier de jardin pour lesquels nos n’avons aucune visibilité en France. 95% de nos ventes en France concernent les poêles à granulés. Dans le reste de l’Europe où Palazzetti est également bien implanté, le granulé est devenu également majoritaire dans les ventes depuis 5 ou 6 ans, mais de l’ordre de 50%, à peine plus.

fuite de 0,25 m3/kW/heure sous 50 Pa, ce qui est l’exigence par défaut des chaudières à gaz. Et nous ne sommes pas nombreux à savoir faire cela, car le moindre trou de la grandeur d’une tête dépingle vous fait perdre 150 litres par heure. Autre difficulté liée à l’étanchéité, la gestion de l’air comburant : les constructeurs ont eu l’habitude d’utiliser les fuites entrantes comme air comburant ; or en étanchéifiant, il est question de bien continuer à alimenter son feu en oxygène ! Toutes ces questions sont en discussion pour intégrer les normes, et c’est mon travail de tous les jours. En attendant, nous avons des avis F. D. : Depuis 2009, vous avez une mission na- techniques établis par le CSTB qui prouvent que nous savons tionale pour la marque, cela veut-il dire que vous respecter ces critères. Concernant les chantiers commerciaux, avez changé d’échelle ? H. M. : Dans les faits, de 2002 nous travaillons actuellement à la mise en place de salles d’exà 2009, ce n’était pas ma mission, mais j’ai assumé la coor- position sur le territoire, et nous formons les installateurs du dination nationale, car il fallait qu’un français s’implique pour réseau. adapter les offres aux règles et aux habitudes de notre pays. C’est cet engagement des premières années qui me vaut au- F. D. : Nous avons parlé d’histoire, de granulés, jourd’hui de représenter la marque dans toutes les instances de structuration, quelles sont les ambitions de nationales et de piloter le développement à l’échelle du pays. Palazzetti pour l’avenir en France ? H. M. : L’ambiLes choses sont difficiles lors que vous changez de pays, com- tion, c’est bien sûr de tenir une place de marché, telle que plexes et il faut être sur place tous les jours pour faire avancer celle que nous tenons pour le poêle à granulés, mais sur les solutions. l’ensemble de nos produits. Mais avant cela, il convient de conforter la place que nous avons acquise sur ce créneau, et

F. D. : Quels sont donc vos chantiers nationaux comme la marché grossit encore très vite, il nous faut avancer pour les années qui viennent ? H. M. : Les chantiers à grandes enjambées, par exemple en rachetant d’autres marsont techniques et commerciaux. Techniques sur les innovations constantes qui nous font avancer si vite. L’enjeu de ces prochaines années et d’être présent dans l’habitat neuf, peu consommateur et bien isolé, voire étanches comme les maisons BBC ou les PassivHaus, et là nous sommes franchement en avance sur les autres, avec Harman qui avait commencé un peu avant nous. Nous disposons depuis 2005 de poêles étanches à granulés et maintenant d’un poêle à bûches également étanche. Selon certaines conditions de sortie ou d’équipement, cela nous permet d’intervenir dans ces habitats modernes et de sortir en ventouse murale, comme peuvent le faire les chaudières à gaz ou à fioul, car elle sont étanches elles aussi et ne peuvent pas refouler dans l’habitat. Et cette particularité est franco-française, car c’est interdit en Italie et dans

ques, comme nous l’avons fait en Italie avec la marque Royal. Et bien sûr, encore et toujours, il faut innover. Palazzetti était déjà précurseur dans le domaine de la combustion à bûches, en introduisant la double combustion dès 1982 ! Il l’a été ensuite pour les appareils à granulés, comme par exemple avec les appareils mixtes granulés & bûches en 2004. En 2008, nous avons lancé les cuisinières à granulés de bois et les nouveaux modèles rustiques CESARE consacrés au marché francophone, 2010 a vu le filtre à particules, 2011 verra les poêles étanches de moins de 4 kW, et bientôt il y aura les appareils silencieux . . .c’est tout ce que je peux dire pour l’instant, et allez sur mon site www.poeleagranule.com ! Frédéric Douard, Bioénergie International

À l’heure actuelle, tout le bois de chauffage d’espèces de bois dur (ce qui exclut les conifères) en provenance du Canada est réglementé à l’entrée des État-Unis. L’exigence relative au traitement à la chaleur du bois dur (ce qui exclut les conifères) a été modifiée. En effet, l’ancienne température interne de 71,1°C exigée pendant 75 minutes a été réduite à 60°C pour une période de 60 minutes. Un document intitulé " Heat Treatment Certificate Using a Kiln Facility " , en anglais seulement, préparé par l’établissement de traitement ou l’exportateur doit accompagner tous les envois commerciaux de bois de chauffage. Ce document est émis par l’établissement responsable du traitement à la chaleur. Un certificat phytosanitaire n’est pas requis. Tout chargement non commercial doit être accompagné d’un certificat de traitement à la chaleur ou d’une étiquette commerciale de traitement à la chaleur pouvant être liée à un certificat de traitement. Ce document se trouve dans le Canadian Border Agricultural Clearance Manual. Une étiquette de traitement à la chaleur doit être apposée à l’emballage du bois de chauffage ou un document intitulé " Heat Treatment Certificate Using a Kiln Facility " , en anglais seulement, produit par l’établissement de traitement ou l’exportateur, doit accompagner tous les envois non commerciaux de bois de chauffage. Source : ACIA, 24 mai 2011

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_ BOIS-ÉNERGIE Alsace Combustible Bois Naturel, nouvelle marque régionale pour le bois déchiqueté

Les référentiels DIN-biomasse à l’heure européenne photo FD

Alsace Combustible Bois Naturel

En partenariat avec la Région Alsace et l’ADEME, la fédération interprofessionnelle alsacienne de la forêt et du bois, FIBOIS Alsace, a créé, à l’image de la marque Alsace Bois Bûche une marque collective simple pour le combustible bois sous forme de plaquettes. Cette marque « Alsace Combustible Bois Naturel » a donc comme objectifs affichés de : – Promouvoir un combustible bois de qualité en termes de rendement énergétique et d’impact environnemental ; – Standardiser l’offre en matière de combustibles bois ; – Aider les gestionnaires de chaufferies dans leur choix de matière première. Le cahier des charges Alsace Combustible Bois Naturel est globalement basé sur les critères de la future norme européenne à paraitre d’ici à un an au plus tard, la EN 14 961-4 et à l’image de cette norme pour la France, il n’inclue pas les Déchets Industriels Banals (DIB). Suite en page 15

C’est en 1996 que Din Certco a lancé le projet de certification DIN des bois densifiés, au départ pour les briquettes et depuis 2003 pour les granulés de bois. Avec l’arrivée de la norme européenne EN14 961 cette année, les référentiels de certification DIN ont dû évoluer pour s’aligner sur le référentiel de la norme, tout comme les référentiels NF en France. DinCertco est l’organisme de certification du groupe TÜV Rheinland et de l’institut DIN (Deutsches Institut für Normung e.V.), des organismes actifs au niveau international. La demande européenne croissante en biocombustibles solides a conduit à la mise en place d’une série de normes pour les biocombustibles solides regroupées au sein de la EN14961, une norme qui de fait supplante toutes les exigences de qualités nationales. La portée européenne de la norme permet de lever les barrières commerciales entre les différents pays. Parallèlement cette année, pour accélérer la disponibilité en biocombustibles normés sur le marché international, des travaux de concertation au niveau mondial ont été lancés en vue de la publication d’une norme ISO, des travaux qui s’appuient bien entendu sur la EN14 961. DIN Certco en Allemagne, tout comme le FCBA en France, participe à ces travaux.

lors de l’ensachage et la fusibilité des cendres. Ces critères ont une influence sur le fonctionnement des appareils de chauffage et donc sur la satisfaction des usagers. De plus avant l’attribution de la certification, l’origine des bois est vérifiée : ceux-ci doivent être de bonne qualité et non souillés. De la qualité des bois dépend en effet le niveau d’entretien des équipements et le niveau d’émissions de polluants. Enfin, une visite de contrôle annuelle sur le site de production, est le dernier élément qui caractérise la certification. En raison des nouvelles exigences européennes les contrôles portant sur la matière première et lors de la production sont plus stricts. En cas de réclamations, on peut se reporter aux échantillons collectés lors de la production, ce qui permet une résolution plus rapide des problèmes rencontrés par le client.

Une nouvelle classe DIN pour les granulés industriels Les exigences de qualité des granulés de bois varient

EN 14 961-2, la section granulés de bois Le programme de certification DINplus pour les granulés de bois destinés à la combustion dans des appareils domestiques a été adapté dès avril 2010 aux exigences de la nouvelle EN14961-2. L’activité de certification se scinde en deux parties : l’analyse du produit et la surveillance du processus de fabrication. Seuls les produits qui remplissent les exigences qualité obtiennent la certification. Dans le cadre de l’analyse des produits, un ensemble de critères est vérifié, comme la teneur en cendres, la durabilité des granulés, le taux d’humidité. Avec l’entrée en vigueur de la norme européenne des critères supplémentaires sont pris en compte dans la DIN Plus, comme le taux de fines

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en fonction de leur usage. Si certains appareils domestiques nécessitent des granulés de type DINplus, l’exigence de qualité pour d’autres appareils et les installations plus importantes est moindre. Les producteurs de granulés de type industriel sont caractérisés dans la norme européenne EN 14961-2 dans la classe B. Alors que cette catégorie de granulés existait déjà dans la certification NF 444 (Bois Qualité Industrielle) dès 2008, issue elle-même de la charte ITEBE de 2000, cette catégorie n’existait pas en Allemagne. A l’occasion de la publication de la norme européenne, DIN Certco propose donc désormais également une certification de cette qualité « B » sous la dénomination DIN-„Industriepellets“. Cette catégorie B offre la possibilité aux usagers de se fournir sur le marché à meilleur prix, dans une qualité un peu moindre mais toutefois bien définie et garantie. Notons sur ce point une restriction apportée à la norme EN 14 961-2 par la France et l’Italie, qui toutes deux ont exclus du champ de la norme les bois traités (Origines 1.2-2 bois travaillés et traités et 1.3 déchets de bois traités), alors que la norme le permet dans les autres pays.

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_ BOIS-ÉNERGIE Suite de la page 14 Il y est par contre distingué deux types de plaquettes, ce qui n’existe pas dans la norme : – les plaquettes forestières, ayant pour origine une récolte forestière, l’entretien de haies ou d’espaces verts ; – les plaquettes dites « de scierie » ayant pour origine le broyage de dosses et de délignures.

En bleu : clients certifiés ; en vert : en préparation

briquettes de bois estampillées DINplus sont conditionnées à une analyse annuelle.

Le cas de la certification Pelletlogistik En plus des

„DINplus“ pour les briquettes – selon la norme EN 14961-3 Cela fait plus de 15 ans que DIN Certco analyse et certifie les briquettes de toutes formes. Avec la publication du troisième volet de la EN 14961, les exigences de qualité ont été ajustées aux critères européens. Cependant, une enquête de terrain menée en 2010 par DIN Certco apportait le constat qu’une classification des briquettes en 3 classes n’était pas pertinente pour le marché. DIN Certco a donc décidé de ne certifier que les briquettes selon la classe A1 de la EN 14961-3.

Briquettes de bois : „DIN-Geprüft“ disparait au profit de „DINplus“ Comme pour les granulés, les analyses des briquettes portent sur le PCI, la densité, le taux d’humidité et la pureté des matières premières. Lors de la détermination du taux de cendres, des contrôles documentaires sont réalisés. En complément des critères normés, la nouvelle certification prévoit la mesure de la durabilité des briquettes. Raison pour laquelle la dénomination sera désormais „DINplus“. Toutes les analyses de laboratoires sont réalisées sur la base de méthodes normées. Les certificats émis pour une période de un an, sont prolongés d’une année supplémentaire si les analyses ultérieures confirment le respect des critères. Les

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contrôles de qualité lors de la production des granulés, on peut également s’assurer que cette qualité ne soit pas altérée à toutes les étapes de la chaîne logistique. C’est le rôle de la marque de qualité "Pelletlogistik" de garantir que la livraison des granulés chez le consommateur satisfait tous les critères. Le référentiel de cette certification est le programme "Holzpellets - Qualitätssicherung in der Transport- und Lagerlogistik", qui reprend les exigences de la norme autrichienne ÖNORM M 7136 et d’autres recommandations de transposition de cette norme. Le fournisseur doit apporter la preuve que seuls des granulés DINplus ont été livrés. Le stockage et le transport de granulés d’autres qualités doivent être fait séparément. Aux exigences générales liées au stockage, s’ajoutent des contraintes applicables aux silos tampons, aux véhicules de transport et au personnel de livraison. La surveillance de conformité consiste en un auto-contrôle des granulés par le fournisseur. La réalité et la bonne réalisation de ces auto-contrôles fait l’objet d’une vérification annuelle par des contrôleurs assermentés par DIN Certco. La certification de la chaîne logistique des granulés est la suite logique de cette surveillance exercée par des tiers. La certification des silos préfabriqués constitue le dernier maillon de cette chaîne. Cette certification devrait voir le jour encore cette année. Contact : Marcus Blachnik DIN CERTCO Alboinstraße 56 D-12103 Berlin Tél. : +49 (0)30 7562-1156 marcus.blachnik@dincertco.de www.dincertco.de

Contrairement à la norme qui ne l’impose pas également, l’ayant droit de la marque s’engage à indiquer les familles d’essences qui sont incluses dans chaque livraison, dans les documents remis au client tels que le contrat d’approvisionnement ou le bon de livraison. L’unité de comptage obligatoire est la Tonne Brute (TB), avec mention de l’humidité des plaquettes à la livraison. Concernant la granulométrie et l’humidité, l’ayant droit de la marque s’engage à indiquer la classe d’humidité et de granulométrie des combustibles bois sous forme de plaquettes livrées sur son bon de livraison, selon les classes de la Norme EN 14 961-4 à paraître. Comme dans la norme, le pouvoir calorifique du produit est donné à titre d’information au client. Les taux de minéraux, métaux et autres produits chimiques naturels ou pas, ne sont pas exigés par la marque étant donné leur coût élevé de détermination ; cela ne constitue cependant pas un grand risque pour le consommateur, la marque ayant pris la sage précaution d’exclure tous les bois de déchets ou de recyclage.

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_ BOIS-ÉNERGIE Centrale électrique à granulés de Rodenhuize en Belgique : bilan mitigé

Le granulé à la conquête des puissances moyennes La chaudière COMPTE Granul’Eco, que l’on pourrait confondre avec une chaudière à fioul, photo FD

Electrabel Rodenhuize

D’une puissance de 180 MWth, Rodenhuize est détenue par Electrabel (73%) et Ackermans & Van Haaren (27%). Un tiers de l’approvisionnement en granulés provient de Pacific BioEnergy au Canada avec qui Electrabel a conclu un contrat d’achat à long terme de 225 000 tonnes de biomasse par an, acheminée par bateau jusqu’au port de Gand.

Notons deux éléments qui apparaîtront parmi les plus étonnants :

– 225 000 tonnes c’est 40% de la consommation française de granulés de bois (en France 95% des granulés sont consommés par les ménages). . .cela peut paraître beaucoup, mais cela ne représente que 2% de la consommation européenne, une consommation qui croit de 20% par an depuis 2005 et qui devrait se situer au delà des 50 millions de tonnes dans moins de 10 ans. . .. donc cette quantité en elle-même n’est pas démesurée ;

Le granulé de bois est un combustible standardisé et donc universel, au même titre que le mazout ou le gaz naturel. Ceci veut dire qu’il est utilisable dans une foule d’applications, allant du petit poêle de 4 kW à la « méga-chaufferie » collective de Hasellby-Stockholm de 300 MW. La question de son choix relève de la question économique, le granulé ayant techniquement la particularité de s’adapter facilement partout. Le renchérissement récent de l’énergie le repositionne en France et dans de nombreux pays européens dans les puissances moyennes, pour les collectivités et les entreprises. Lorsqu’il est apparu en France en 1981, lors du second choc pétrolier, le granulé se trouvait dans un contexte d’énergie chère qui a duré jusqu’en 1986. À cette époque, la manière la plus simple, la plus rapide et la plus massive de l’utiliser, a été de le substituer au fioul domestique dans des établissements tertiaires, des écoles, des logements collectifs et des entreprises. De 1982 à 1986, de nombreuses chaufferies de 100 à 5 000 kW ont ainsi été installées dans les zones de chalandise de la douzaine de producteurs de l’époque, en Alsace, Franche-Comté, Bourgogne, Rhône-Alpes, ChampagneArdenne et Languedoc-Roussillon. Le contre-choc pétrolier a ensuite brisé cette dynamique, jusqu’à ce que l’énergie ne renchérisse à nouveau en 2004. Mais cette fois, c’est un marché bien différent qui a été le moteur de la relance : le chauffage domestique, dopé par des technologies modernes et par une politique favorable aux énergies renouvelables a contribué à une relance rapide de la filière. Mais au regard de cette application, de nombreux bureaux d’études et porteurs de projets ont l’impression que ce combustible nouveau à leurs yeux n’est qu’un combustible domestique. Pourtant au même titre que le fioul domestique qu’il remplace, le granulé peut s’intégrer partout, à la condition que son prix soit intéressant pour les usagers. Et c’est cette évolution qui est en train de s’opérer doucement en Europe au fur et à mesure que le prix de l’énergie se stabilise à de hauts niveaux. Le granulé en secteur domestique est aujourd’hui naturellement intéressant car les investissements y sont raisonnables, les techniques éprouvées et car leur efficacité fait qu’il ne soit pas besoin de consommer beaucoup. Ainsi malgré son prix d’achat plus élevé en apparence que les autres biocombustibles, le prix final de l’énergie est souvent avantageux pour qui veut bien faire le calcul. Pour les secteurs collectif, tertiaire et professionnel, le même type d’intérêt peut être aujourd’hui observé.

Comparons le coût des énergies au 1 octobre 2011

Combustibles

Tarifs TTC moyens

PCI

Rendement exploitation

Coût énergie hors investissement

Bûche en 33 cm

65 e/m3

1,95 MWh/m3

0,6

55 e/MWh

Plaquette humide

75 e/tonne

2,2 MWh/tonne

0,7

49 e/MWh

Granulé bois A2 en camion complet vrac

180 e/tonne

4,7 MWh/tonne

0,8

48 e/MWh

Electricité

90 e/MWh

-

0,95

95 e/MWh

Mazout en gros (Source DIREM)

83 e/MWh

10 MWh/m3

0,85

97 e/MWh

Gaz naturel en gros Prix moyen B2S

49 e/MWh

-

0.85

58 e/MWh

Le comparatif, dont on peut s’amuser à faire varier les valeurs, montre que hors investissement, le granulé est actuellement, avec la plaquette, l’énergie la moins chère du marché. Et tout l’enjeu pour les porteurs de projets est donc de prévoir des investissements qui ne seront pas excessivement plus onéreux que ceux d’un renouvellement au fioul ou au gaz, et qui permettront d’amortir le différentiel. Et dans des puissances qui peuvent aujourd’hui dépasser les 300 kW et même atteindre le MW, le granulé arrive à se positionner notamment lorsque le silo peut-être intégré dans des locaux existants, ou à l’extérieur, donc sans surcoût de génie civil. C’est le type de calcul qu’a fait l’entreprise Vilac dans le Jura, une entreprise qui pourtant dispose de déchets de bois gratuits. Voir l’article ci-contre.

Suite en page 18

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_ BOIS-ÉNERGIE

Vilac, heureux utilisateur d’une chaudière Granul’éco Vilac, premier fabricant français de jouets tournés en bois,photo FD

Vilac est une entreprise centenaire et emblématique du Jura puisque c’est l’une des dernières à fabriquer des jouets en bois, à Moirans-en-Montagne, la capitale française du jouet et capitale de la tournerie, avec son lycée de la tournerie, unique en France. C’est donc une activité empreinte de tradition, et qui s’est maintenue sur un créneau très concurrentiel en faisant le choix du jouet haut de gamme. Avec ses collections de personnages connus de tous les enfants, elle est aujourd’hui le premier fabricant français de jouets tournés en bois. presque totalement automatique et surtout compétitif par rapport aux chaudières classiques à bois.

L’entreprise dispose de ses propres déchets de fabrication, FD

Et qui dit tournerie dit copeaux et chaudières à bois. L’entreprise qui compte 70 salariés est implantée sur trois sites distincts dans la commune. Le site historique et le site de stockage sont chauffés avec des chaudières à déchets de bois, chacune de 400 kW – l’une fonctionne avec les copeaux de l’entreprise ; – l’autre aux granulés de bois ; – le troisième et tout nouveau site, qui abrite également le siège social, est quant à lui équipé d’une chaudière à granulés COMPTE de 360 kW. Ce dernier bâtiment de 2 800 m2, racheté en 2008, ne disposait pas de système de chauffage, son activité précédente était l’injection plastique, excédentaire en chaleur. Pour Hervé Halgand, PDG de Vilac, la culture environnementale de l’entreprise et son histoire même dans la filière bois depuis 100 ans, invitaient à rester au chauffage bois. Pourtant, ce préambule ne suffit pas dans une entreprise, et pour le chauffage du nouveau site, toutes les solutions possibles ont été chiffrées, le fioul (pas cher en 2008), le propane (pas de gaz naturel sur la commune) et le granulé avec la nouvelle offre de la société Compte R., un équipement pratique,

Un choix qui va se renouveler dans l’entreprise La nouvelle chaudière nécessite une in-

tervention de 30 minutes chaque semaine de la saison de chauffe pour la vidange du cendrier de 120 litres, une intervention facilement réalisable en temps masqué. Ceci est à comparer avec le fonctionnement des deux autres chaudières à bois, qui nécessitent chacune une heure d’entretien par semaine, un passage quotidien et un nettoyage complet tous les deux mois. Le ramonage de l’échangeur de la nouvelle chaudière se fait automatiquement par injection périodique d’air comprimé, ce qui lui garantit un rendement constant. Considérant ces nouvelles données, l’entreprise a programmé de remplacer à terme ses deux autres chaudières à bois par des chaudières à granulés. Stéphane Odobert explique ce choix : « Dans notre secteur d’activité très conLa chaufferie et son silo extérieur currencé, la moindre économie de fonctionnement a son importance. Ces nouvelles chaudières permettent, par rapport aux anciennes, de réaffecter le perL’étude des offres a montré un surcoût d’investisse- sonnel à des misions de production, et d’améliorer ment de 30 000 C entre les solutions fioul ou très sensiblement le rendement de combustion et de propane (chaudière + cuve) et la solution à granulés diminuer les consommations, et donc les charges. (chaudière + silo). Le choix s’est finalement porté sur Et nous avons même trouvé un accord avec notre la chaudière COMPTE, explique Stéphane Odobert, fournisseur de granulés, qui va nous reprendre nos le directeur industriel, car elle permettait d’une part copeaux pour nous les transformer en granulés, hisde rester dans la philosophie de l’entreprise sans se toire de bien optimiser notre fonctionnement et de ruiner (investissement total chaufferie + aérothermes ne plus perdre de temps dans des activités non ré= 140 000 e), qu’elle ne nécessitait pas de personnel munératrices ». et aussi, parce qu’elle permettait à terme de maîtriser Rappel des facteurs de décision : les coûts de l’énergie dans la durée. – un surcoût de seulement 50% par rapport à des Le granulé est en effet produit dans la région, livré investissements gaz ou fioul par camions complets, avec des risques de dérive – un fonctionnement qui ne mobilise pas de persondes prix, bien moins grands qu’avec les énergies nel fossiles importées. – une énergie locale et écologique A posteriori, en 2011, ce calcul s’est révélé le bon ! – la maîtrise des coûts de fonctionnement dans la durée www.vilac.com Frédéric Douard, Bioénergie International

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_ BOIS-ÉNERGIE Suite de la page 16 – Le Canada paraît très loin, surtout quand il s’agit de la côte Ouest et on peut se poser légitimement la question du bilan carbone de ce transport. A cela répondons trois choses : – quand on parle de combustibles fossiles, on oublie que ces combustibles consomment également du fioul pour leur transport, – le transport maritime est le moins énergivore, et dans le cas précis, le transport consomme moins de 5% de l’énergie contenue dans le granulé, – enfin sur l’origine même du produit, il vaut mieux qu’il termine dans une chaudière européenne en remplacement de charbon que dans une décharge canadienne à émettre du méthane dans l’atmosphère. Le granulé canadien est en effet un sousproduit des scieries et les canadiens sont très loin d’utiliser à eux seuls tous leurs sous-produits. Enfin, à côté de l’enthousiasme affiché d’Electrabel qui vient ici de réaliser une excellente opération en refinancement et en verdissant une vieille centrale à charbon polluante grâce aux subventions de l’État belge (les certificats verts), notons quand même la question fondamentale et non évoquée du rendement ! Car nous sommes ici en présence d’une centrale électrique, c’est à dire sans récupération ni valorisation de la chaleur, et où seulement 30% de l’énergie produite par l’installation va être valorisé en énergie, tout le reste étant perdu. . . pas super durable comme « première mondiale en termes de performance environnementale ».

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La scierie Moulin, photo Moulin SA

SCIERIE MOULIN est une entreprise auvergnate créée en 1916, dirigée par la famille Moulin depuis quatre générations, et figure parmi les cinq premières scieries de France. Situé à Dunières en Haute-Loire, à 40 km au sud de Saint-Étienne, elle vient de créer Moulin Bois Énergie, une société entièrement dédiée à la production d’énergie verte : électricité et granulés de bois. SCIERIE MOULIN est une entreprise auvergnate créée en 1916, dirigée par la famille Moulin depuis quatre générations, et figure parmi les cinq premières scieries de France. Situé à Dunières en Haute-Loire, à 40 km au sud de Saint-Étienne, elle vient de créer Moulin Bois Énergie, une société entièrement dédiée à la production d’énergie verte : électricité et granulés de bois. Maurice Moulin, Président Directeur Général de MOULINVEST, holding regroupant SCIERIE MOULIN et MOULIN BOIS ENERGIE, étudie en juillet 2007 la production du granulé de bois. La tentation était en effet très grande depuis le décollage de ce marché en 2004, car cette nouvelle activité permettait de valoriser les produits connexes de la scierie.

Finition du bâtiment au printemps 2011, photo Moulin Bois-énergie

L’étude de marché a confirmé deux atouts importants pour l’entreprise : Disposer de la matière première à domicile, et ceci aux portes mêmes de la région française la plus consommatrice de granulés de bois, Rhône-Alpes, et à portée de camion de l’Italie, le plus gros marché européen de granulés en sacs, constituait un atout fondamental. D’autre part, l’entreprise, qui avait anticipé ce type de développement depuis fort longtemps, disposait d’un terrain aux abords im-

médiats de la scierie, de quoi lui permettre de produire le granulé sans déplacer la matière première, ceci constituant l’autre atout stratégique. Il ne restait qu’à pouvoir produire économique et écologique ! – Peu de carburant pour transporter la matière première car les sous-produits de sciage étant déjà sur place ; – De la chaleur pour sécher la matière à granuler issue de l’autre activité de MOULIN BOIS ENERGIE : la production d’électricité.

La chaleur de cogénération, produite à partir d’écorces, prendra le relais pour l’alimentation des séchoirs de la scierie, photo FD

Les choses se sont ensuite enchaînées rapidement : accord de la CRE en janvier 2010, consultation des entreprises de février à juin, démarrage des travaux en juillet 2010 et mise en route de l’usine début 2012. L’objectif de production est de 80 000 tonnes de granulés en vitesse de croisière, c’est-àdire à partir de la saison 2012-2013. Côté qualité, la chaleur de cogénération a naturellement orienté La chaufferie fin septembre 2011, photo Moulin Bois Energie le mode de séchage de la matière première vers la basse température (60°C) et l’investissement s’est Pour ce dernier point, MOULIN BOIS ENERGIE a porté naturellement vers un séchoir à bande. C’est saisi l’opportunité des appels d’offres pour la pro- l’autrichien URBAS (Représenté en France par Anduction d’électricité par la biomasse lancés depuis dré Technologies) qui a été sélectionné pour fournir 2004 par la commission française de régulation de l’ensemble des technologies : chaudière Urbas de l’énergie et a répondu à l’appel no3 de 2009, avec 13 MWth, filtres Scheuch, séchoir 8 tonnes/heure succès ! Car en produisant de l’électricité verte, et Urbas, cogénération Leroy Sommer de 3,3 MWé, enen valorisant totalement la chaleur du processus semble de granulation ESI/CPM et silos Privé. Une pour le séchage de sa matière première à granuler dizaine de techniciens et d’opérateurs seront emmais aussi pour le séchage des sciages de la sci- bauchés pour faire fonctionner le nouveau site induserie, l’entreprise allait pouvoir valoriser davantage triel. ses connexes ! Et à côté de cet atout économique, Contact : Marie-Laure Teyssier l’absence de perte en ligne, ni en transport, ni en www.moulinboisenergie.fr rendement, additionné à des approvisionnements en Tél : +33 471 61 74 58 bois certifié constituaient les conditions de production du granulé le plus écologique possible ! Frédéric DOUARD

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La carte 2011 des producteurs francophones de granulés La plus grande unité de biogazéification du monde sera finlandaise

La carte des producteurs de granulés biocombustibles du magazine Bioénergie International est devenue une institution. Chaque année depuis 2007, elle fait le point des usines en fonctionnement, de leur production, de leur capacité.

Nouveauté 2011, la carte s’élargit hors d’Europe Nous commençons à partir de cette année à recenser tous les acteurs des territoires francophones,. Auparavant, de 2007 à 2010, nous avions recensé les acteurs travaillant sur notre zone francophone européenne, donc y compris des entreprises du pourtour francophone exportant dans la zone, comme la bordure allemande, la Flandre belge, l’Espagne du Nord-Est et la Suisse alémanique. On ne trouvera donc en 2011, que des producteurs français, wallons, romands bien sûr mais aussi des canadiens francophones et un début de liste en Afrique.

La production On ne constate aucune évolution sensible du nombre

L’actuelle centrale énergétique de Vaasa

Alors que la Finlande héberge depuis 2002 l’installation de combustion de biomasse la plus importante du monde (550 MW à Pietarsaari), elle va également héberger 10 ans plus tard le plus puissant gazogène à biomasse jamais conçu, d’une puissance de 140 MW. C’est l’entreprise Metso qui fournira cette installation à l’opérateur Vaskiluodon Voima Oy basé à Vaasa, et qui produisait jusque là son énergie exclusivement au charbon. La solution de gazéification donne la possibilité de conserver le générateur charbon existant et de faire ainsi une substantielle économie d’investissement. L’investissement total se monte à près de 40 millions C. Le gazogène devra être en service en décembre 2012. Le foyer sera alimenté par le gaz produit à partir de déchets forestiers pour 25 à 40% de ses besoins, le reste continuant à provenir du charbon, le tout brûlant en cocombustion dans le foyer à lit fluidisé, comme cette technologie le permet. La biomasse sera séchée avant d’être introduite dans le gazogène afin de garantir la meilleure efficacité à cet équipement.

d’usines pour l’ensemble des pays francophones, autour d’une centaine toutes tailles confondues. En France, on notera cependant quelques arrêts de production de petites unités (Azur, Maxit, SCA d’Arcis sur Aube. . .) et des abandons de projets en cours comme EO2 Landes. Ces fermetures ont été largement compensées en nombre par les mises en service ( ) et surtout en volume par la montée en puissance des unités adossées à des scieries (Archimbaud, Piveteau, AEB, SGA, Aswood. . .) qui font bondir la production française de 100 000 t en 1 an, soit une augmentation proche de 20% (Fourchette de 15 à 25% à confirmer en fin d’exercice 2011). En détail, les productions 2011 connues par pays à confirmer en fin d’année : – Pour la France, une production de 550 000 à 600 000 t – Pour la Wallonie : 300 000 t dont 200 000 t pour la production d’électricité – Pour la Romandie : 25 000 t environ Pour 2012 et 2013, on attend une montée en puissance bien supérieure encore avec la mise en route des unités basées sur le couple gagnant scieriecogénération : Moulin (80 000 t), Farges (150 000 t), Piveteau (150 000 t), Siat (60 000 t), Engelvin Michel (40 000 t) . . .

Matière première A noter un phénomène attendu mais qui s’est généralisé en 2011 notamment en France avec la production de granulés à partir de bois broyé en proportion de plus en plus importante, notamment chez les scieurs qui vont jusqu’à des proportions de 60% de chutes contre 40% de sciure. Ce phénomène est logique car il est plus économique de broyer des déchets présents sur place que d’aller chercher ailleurs une sciure raréfiée et dont les prix ont rejoint et même parfois dépassé les prix des chutes de bois voire même des plaquettes. Avec des prix pratiqués en période de pointe allant jusque 75e la tonne fraîche dans certaines régions, soit 135 C de matière première par tonne de granulés, rien d’étonnant que les producteurs se tournent vers d’autres ressources ! Échanges France-Europe Parmi les échanges extérieurs notons une faible évolution des exportations françaises, toujours difficiles à chiffrer mais qui ne doivent guère dépasser les 75 000 tonnes, vers l’Italie, la Suisse et même un peu l’Allemagne où les prix se sont fortement renforcés par rapport à l’an passé. Cotés importations, la Belgique et l’Allemagne font le plus gros volume sur les marchés domestiques frontaliers, en sac et en vrac. Quelques dizaines de milliers de tonnes doivent ainsi compenser partiellement les exportations, et de fait on considèrera la production française quasiment égale çà sa consommation.

Échanges France –Suisse Le niveau du franc suisse a dopé les petites exportations de granulés français vers la Romandie, que ce soit depuis la Franche-Comté ou depuis Rhône Alpes, avec cependant des quantités modestes de quelques milliers de tonnes.

Échanges Wallonie – Europe – Amérique du Nord Comme indiqué précédemment, la Wallonie alimente la zone frontière avec la France pour le marché domestique. Concernant son propre marché domestique, il est largement servi désormais localement, même des échanges existent toujours avec les producteurs allemands et flamands. Concernant la production d’électricité, ce marché ne concerne en Wallonie que la centrale des Awirs qui en consomme 400 000 t par an, dont 50% en provenance d’Amérique du Nord par la Meuse, le reste étant produit dans la région. Frédéric Douard

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Bioénergie International no 15 - 2011 Page 21


_ BOIS-ÉNERGIE SEGEM Macbo reprend le constructeur de déchiqueteuses SOM

Liste des producteurs classement géograhique (départements) no Société CP Capacité 2011 Ville VERT DESHY 1 01800 MEXIMIEUX 25 000 t 40 000 t SAS 2

SYLVENERGIE 02250 PICARDIE

3

S.A.P.P.E.C.

02310

4

LUZÉAL

08310

5

CVE

09100

6 7 8 9 10 11

TONNELLERIE VICARD DUREPAIRE SCIERIE FARGE JOALLAND BIOCOMBUSTIBLES BOURGOGNE PELLETS

16100

20 000 t

20270

ALERIA

500 t

n.c.

21110

AISEREY

900 t

500 t

1 500 t

2 000 t

4 000 t

10 000 t

projet

15 000 t

5 000 t

10 000 t

2 000 t

5 000 t

18

AES

Dans cette opération, SEGEM Macbo a pour objectifs :

21 22 23

Suite en page 23

IVRY EN MONTAGNE BAIGNEUX LES JUIFS LA ROCHEEN-BRENIL LAMBALLE CEDEX LOUDEAC

23400 BOURGANEUF 700 t SAINTE 24440 SABINE EN 8 500 t BORN projet 24800 SAINT PAUL LA ROCHE 25270 40 000 t LEVIER FOURNETS LUISANS 25440 CHOUZELOT 25390

25500 MONTLEBON

4 000 t 65 000 t

1 500 t

2 000 t

400 t

1 000 t

2 000 t

2 000 t

25520

ARC SOUS CICON

7 000 t

10 000 t

26530

LE GRAND SERRE

20 000 t

88 000 t 35 000 t

27210 BOULLEVILLE

35 000 t

26

SICSA STIVAB

28300 CLEVILLIERS

1 000 t

5 000 t

27

SODEM S.A.

3 000 t

40 000 t

28

OMISN

400 t

500 t

29

COOPEDOM

3 000 t

30 000 t

30

BOIS 2R BRETAGNE

2 000 t

3 000 t

31

RHÔNALBOIS

32

AEB

28410 MARCHEZAIS LE 34260 BOUSQUET D’ORB 35113 DOMAGNE ST SAUVEUR 35133 DES LANDES ST 38270 BARTHÉLÉMY LE 38570 CHEYLAS 39130 COGNA

35 36 37 38

TABLETTERIE RICHARD BOISSON MANUFACTURE SERVARYBIOFOREST LAPROVOL ENERGIE BIOVAL MOULIN BOIS ENERGIE

39260 40230 41100

MEUSSIA ST VINCENT DE TYROSSE RENAY

43200 YSSINGEAUX 43220

DUNIERES

4 000 t

7 000 t

25 000 t

50 000 t

300 t

400 t

300 t

400 t

18 000 t

25 000 t

100 t

5 000 t

5 000 t

15 000 t

0

90 000 t

40 000 t

50 000 t

14 000 t

20 000 t

39

COGRA SA

40

SIDESUP

CRAPONNE SUR ARZON 45300 ENGENVILLE

41

JAUZAC

46130

GIRAC

400 t

2 000 t

42

COGRA 48

48000

MENDE

15 000 t

16 000 t

43

BIOÉNERGIE LOZÈRE RAMADIER CHAUFFAGE SUNDESHY LA LUZERNE DE PUISIEULX ALPHA PELLETS VDM ENERGIE VERTE SOCOFAG GLON

48000

MENDE

projet

40 000 t

48200

100 t

n.c.

51330

LES MONTS VERTS NOIRLIEU

8 000 t

15 000 t

51550

PUISIEULX

5 000 t

52330

PRATZ

5 000 t

30 000 t

200 t

2 000 t

1 000 t

20 000 t

44 45 46 47 48 49

Page 22 Bioénergie International no 15 - 2011

43500

54830 GERBEVILLER 56300

PONTIVY

•฀Plus฀de฀200฀presses฀à฀granuler฀฀ vendues.

25 000 t

25

33

•฀Le฀leader฀français฀des฀solutions฀฀ complètes฀de฀granulation.

1 000 t

NEECO DÉSHYDROME ASWOOD

24

34

– d’augmenter sa capacité de production grâce au site de fabrication SOM de Tournes près de Charleville-Mézières ; – de disposer d’une implantation en Champagne Ardenne dans le Nord-Est de la France ; – de bénéficier du savoirfaire d’un concurrent respecté particulièrement pour les « feuillus » ; – d’intégrer une équipe de qualité et de mettre en œuvre un plan d’embauche de plus de 20 personnes.

SOFAG

n.c.

150 000 t

17

20

6 000 t

5 000 t

Le constructeur français de déchiqueteuses SEGEM Macbo basé près de Bordeaux reprend son homologue ardennais SOM qui devient SOM Macbo. Les deux entreprises dont les activités sont proches dans le secteur de la mécanisation des scieries sont également toutes deux nées à la même époque : 1969 pour SEGEM et 1971 pour SOM. Le rachat de SOM va permettre à SEGEM Macbo de renforcer sa position sur le marché français, en particulier sur le secteur NordEst et dans le domaine des feuillus.

HAUT-DOUBS PELLET USIBOIS DU DOUBS VALPELLET SIMONIN FRÈRES

500 t 2 000 t

45 000 t

SICA GRASA SA

19

400 t 30 000 t

VERDILLE

COSYLVA

Broyeur SEGEM

200 t 10 000 t

EGLETONS

16

14

80 000 t

19130

15

13

10 000 t

16140

SCAEMB/CFBL 21340 SCA DE LA 21450 HAUTE SEINE BRENIL 21530 PELLETS UFAB LE 22402 GOUESSANT HD SERVICES 22600

12

MARLE CHARLY SUR MARNE PAUVRES SAINT MICHEL COGNAC

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_ BOIS-ÉNERGIE Liste des producteurs classement géograhique (départements) no Société CP Capacité 2011 Ville COSNE50 BIOSYL n.c. 58200 80 000 t COURSSUR-LOIRE ERSCIA 51 projet. 58800 SARDY-LES250 000 t FRANCE EPIRY BARA SAS SARS ET 52 59230 400 t 2 000 t ROSIERES 53 VALBOVAL 59269 500 t 5 000 t ARTRES 54

NEO SPHERE

59490

55

NEECO SGA

63220

56

EO2

57

SOMAIN

1 000 t

1 500 t

ARLANC

25 000 t

32 000 t

63470

HERMENT

60 000 t

80 000 t

ACEDA

63600

AMBERT

1 000 t

1 000 t

58

ALCAL

66100

PERPIGNAN

2 000 t

2 000 t

59

SCIERIE SIAT SCHILLIGER BOIS EINNA BIOCOMBUSTIBLES HAUTESAÔNE GRANULÉS INTERVAL USINE DE FOURRAGE ALPIN PELLET ALTERBOIS

67280

URMATT

projet

60 000 t

60 61 62 63 64 65 66 67 68 69

68600 VOLGELSHEIM projet 69550

AMPLEPUIS

n.c.

n.c.

70000

NOIDANS LES VESOUL

4 000 t

15 000 t

70100

ARC LES GRAY

4 000 t

20 000 t

73460 74540

LALLIARD 74800 MANUBOIS LEFEBVRE ARCHIMBAUD CALIRA

n.c.

76950 79170 80140

30 000 t TOURNON CHAINAZ 400 t LES FRASSES ST PIERRE 4 500 t EN FAUCIGNY LES 1 700 t GRANDES VENTES SECONDIGNÉ 60 000 t SUR BELLE MARTAINNEVILLE800 t

35 000 t 500 t 4 500 t 5 000 t

Suite de la page 22

SEGEM Macbo est spécialisé en conception, réalisation et maintenance de machines pour l’industrie du bois et du bois-énergie. Avec plus de 40 ans d’expérience, SEGEM Macbo fournit des installations permettant de préparer la matière première bois :

– Parcs à bois et écorceuses pour l’industrie du sciage ; – Plateformes de préparation et de stockage de plaquettes et connexes du bois ; – Installations d’alimentation de chaudière biomasse à usage tertiaire et industriel.

80 000 t n.c.

SEGEM Macbo a pour clients les différents acteurs de l’industrie du bois, les scieries, dérouleurs, fabricants de panneaux, fabricants de palettes, papeteries ainsi que les spécialistes du chauffage ou de la co-génération thermique/électrique à base de biomasse, avec une base installée de plus de 1000 clients en France et dans le reste du monde.

La société SOM « Société d’Outillage et de Mécanique » a été créée en 1971 par la société DRUMEL. Sa vocation à l’origine était la réalisation d’outillages et la mécanique générale. Progressivement, l’activité de conception et de fabrication de machines à bois a pris de l’ampleur faisant de SOM un acteur important parmi les fabricants français sur ce marché. SOM bénéficie d’une réputation de solidité et de qualité des machines de type écorceuses annulaires, broyeurs à disques et parcs à bois.

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Bioénergie International no 15 - 2011 Page 23


_ BOIS-ÉNERGIE La situation mondiale du charbon de bois

Charbon de bois au Mexique

Le 15 juin 2011 se tenait à Arusha en Tanzanie un symposium sur le rôle du charbon de bois dans le changement climatique et sur les initiatives de réduction de la pauvreté. Adrián Ghilardi de l’Université de Mexico et Florian Steierer, directeur du service boisénergie de la FAO y ont présenté un panorama de la situation mondiale. Dans de bonnes conditions techniques, la production de charbon de bois peut-être efficace, propre, durable et participer au développement économique des régions. Les deux intervenants de la conférence ont commencé par largement attirer l’attention sur le fait que les données sur ce marché n’étaient pas toujours dignes de confiance pour de très nombreux pays, et qu’il faudrait par conséquence commencer par améliorer la connaissance même du marché. Les raisons évoquées pour l’inexactitude de ces données sont multiples : – Des données fausses proviennent d’actions fallacieuses pour, par exemple, servir des intérêts politiques ou privés ; – La nature même des données de ces ressources naturellement dispersées exige de mettre en place des méthodologies adaptées ; Suite en page 25

Page 24 Bioénergie International no 15 - 2011

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_ BOIS-ÉNERGIE Liste des producteurs classement géograhique (départements) no Société CP Capacité 2011 Ville 70 RAGT 81000 1 500 t 20 000 t ALBI SARL AGRI 71 n.c. n.c. 81600 MONTANS 2000 72

LES GRANULÉS DE BOIS

84240

LA TOUR D’AIGUES

73

PIVETEAU

85140

SAINTE FLORENCE CHALLANS

74 75 76 77 78 79 80 81

BIOWOOD 85200 FONTENAY CILC 86130 ENERGIE GRANUVOSGES88190 PELLET 88230 VOSGIEN ENERGIE RENOUVELABLE 88250 DE L’EST MG GRANULÉS LA PARQUETERIE DE BOURGOGNE COOP ILE-DEFRANCE SUD

JAUNAY CLAN GOLBEY FRAIZE

400 t 25 000 t

n.c. 150 000 t

5 000 t

5 000 t

1 000 t

2 000 t

500 t

1 000 t

1 500 t

2 000 t

LA BRESSE

800 t

2 000 t

89160

ARGENTEUIL SUR ARMANCON

2 500 t

5 000 t

89320

CERISIERS

1 000 t

1 000 t

91150

MORIGNY CHAMPIGNY

1 500 t

2 500 t

82

55 000 t

83

GIRRETZ

4810

DISON

n.c.

40 000 t

84

EXIPEL

4960

MALMEDY

n.c.

n.c.

85

GRANUBOIS PELLETS MANDI ERDA

5555

BIEVRE

n.c.

15 000 t

6220

FLEURUS

30 000 t

33 000 t

6680

BERTRIX

100 000 t 130 000 t

IBV BADGER PELLETS

6690

VIELSALM

120 000 t 150 000 t

6700

VIRTON

87 88 89

91 92 93 94 95 96 97 98

45 000 t

50 000 t

Liste des producteurs romands Société CP 2011 Ville ENERBOIS 1046 20 000 t RUEYRES FENACO n.c. 1070 PUIDOUX LANDI

MIVELAZ BOIS ALPES PELLETS SA VALPELLETS SA RINALDI HUGO SCIERIE DES BAYARDS MOULINBRULE PELLETS DU JURA SA

n.c.

2 000 t

1947

BAGNES

1 000 t

1 500 t

1958

UVRIER

n.c.

n.c.

2067

CHAUMONT NE LES BAYARDS

n.c.

n.c.

n.c.

n.c.

TRAMELAN

n.c.

1 200 t

2943 VENDLINCOURT n.c.

6 000 t

2127 2720

100

SOGRA

103 104 105 106

n.c.

LE MOURET

Liste des producteurs tunisiens TUNISIEPELLET 8045 projet TUNIS

102

Capacité n.c.

1724

99

101

Liste des producteurs wallons DELHEZ BOIS 4770 n.c. AMEL

86

no 90

3002

SFAX

6 000 t

n.c.

Liste des producteurs canadiens SACRÉGRANULCO n.c. G0T 1Y0 COEUR (QUÉBEC) GRANULES DE LA n.c. J1A 2S8 SHAWINIGANSUD MAURICIE ST GRANULES n.c. G8K 0A1 FELICIEN, LG QUÉBEC LAUZON RECYCLED J0V 1R0 PAPINEAUVILLE, n.c. QUÉBEC WOOD LACENERGEX G6B 3B8 MÉGANTIC, 50 000 t QUÉBEC SAINT GROUPE E8A 2K9 55 000 t QUENTIN, SAVOIE N.-B.

n.c.

n.c. n.c. 50 000 t 30 000 t 50 000 t 75 000 t

Suite de la page 24

– La difficulté de connaître l’origine et même la destination des quantité produites.

Avec la mise en place de son outil FAO STAT, la FAO centralise les données pour établir des bilans. Sur la production mondiale, le bilan actuel fait état d’un presque triplement de la consommation lors des cinquante dernières années, un triplement presque exclusivement attribuable au continent africain, faisant frôler la barre des 50 000 000 tonnes/an, donc a minima l’équivalent de 400 000 000 tonnes de bois vert.

Parmi les données intéressantes présentées, notons également le taux global de transformation du boisénergie en vecteur charbon, qui est en moyenne de 15% au niveau mondial, et qui a lui aussi doublé en 50 ans. Si la donnée est en valeur quelque peu rassurante en montrant que la majorité de la biomasse est quand même utilisée directement, donc à priori avec une efficacité moins désastreuse que celle d’un charbon de bois mal produit et mal utilisé, le doublement de ce taux est préoccupant dans les conditions actuelles d’efficacité.

Contacts :

Adrián Ghilardi : aghilardi@ciga.unam.mx Florian Steierer : Florian.Steierer@fao.org

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Bioénergie International no 15 - 2011 Page 25


_ BOIS-ÉNERGIE EDF ENR cède SUPRA et abandonne le bois-énergie

Poêle à bois Vosges Supra

EDF Energies Nouvelles Réparties a annoncé le 29 juillet 2011 être entré en négociation exclusive avec PERCEVA Capital dans le cadre de l’étude de la cession d’un bloc de contrôle majoritaire de la société Supra SA. EDF ENR, n’avait pas engagé, outre SUPRA, de politique réellement concrète dans le secteur de la biomasse. Il aura donc suffit de quelques années de difficultés pour ce lancement sur le secteur du chauffage domestique au bois pour qu’EDF ENR jette l’éponge. La biomasse est pour beaucoup de grandes entreprises un secteur difficile à appréhender tant le métier est différent des métiers classiques de l’électricité et du chauffage : le marché et l’offre sont très diversifiés, et les opérateurs multiples. Supra, en court de repositionnement sur ce marché en pleine mutation (remplacement fort des cheminées par les poêles, montée en puissance des appareils à granulés, apparition des gammes BBC), aurait eu besoin de quelques années de plus pour retrouver une dynamique forte. C’est probablement cette analyse qui aujourd’hui motive le futur acquéreur à tenter l’aventure.

Page 26 Bioénergie International no 15 - 2011

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_ BIOGAZ

Guerre des déchets organiques : un frein pour le biogaz en Suisse romande ? Photo Biomasse Suisse

Le 22 juin 2011 à Yverdon-les-Bains, a eu lieu le séminaire « Guerre des déchets, un frein pour le biogaz ? » organisé par la nouvelle association Biomasse Suisse qui vise à promouvoir la valorisation énergétique de la biomasse. Cette manifestation a permis à environ 75 participants, principalement actifs dans le domaine de la méthanisation en Suisse romande, de participer au débat autour des interventions de représentants et exploitants provenant des différentes filières du biogaz (agricole, industrielle ou STEP). Outre la concurrence que rencontre la méthanisation par rapport aux voies conventionnelles de valorisation ou d’élimination des déchets organiques (compostage et incinération), c’est de l’intérieur de la branche du biogaz que surgissent les filières alternatives. En effet, il arrive parfois que les installations de méthanisation à la ferme (biogaz agricole), les usines régionales de méthanisation de biodéchets ménagers (méthanisation industrielle) et les stations d’épuration des eaux usées urbaines (codigestion en STEP) se disputent les mêmes cosubstrats pour alimenter leur digesteur.

Conditions-cadres pour le biogaz en Suisse

(kW), soit la production d’énergie électrique annuelle (kWh) divisée par 8 760 heures de fonctionnement par année.

Rétribution à prix coûtant (RPC) de l’électricité produite à partir de biogaz en Suisse (d’après l’Ordonnance sur l’Energie OEne) Installation d’épuration du biogaz par procédé PSA

La principale mesure d’incitation pour la production de biogaz est la Rétribution à Prix Coutant (RPC) du courant issu d’énergies renouvelables qui, depuis son introduction en 2008, a suscité de grands espoirs plus ou moins avérés. Avant 2008, l’électricité produite issue du biogaz était commercialisée sur le marché libre de l’électricité assurant un prix de vente entre 15 et 25 ct CHF/kWh et les porteurs de projets pouvaient faire appel à des aides et subventions publiques ou privées. Les tarifs de la RPC applicables au biogaz sont illustrés à la figure ci-contre. Seule la production nette d’électricité est rémunérée et le tarif est déterminé sur la base de la puissance équivalente

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La rétribution est composée par un tarif de base auquel on peut additionner un bonus agricole et un bonus chaleur. Le bonus agricole est accordé si la proportion de cosubstrats non agricoles et de plantes énergétiques est inférieure ou égale à 20% de la masse de matière fraîche. Il est de 18 ct CHF/kWh pour les installations de moins de 50 kW et ensuite décroissant en fonction de la puissance. Le bonus chaleur de 2,5 ct/kWh est alloué si l’utilisation externe de la chaleur dépasse les 20% (70% pour les installations traitant en majeure partie des cultures énergétiques). Le financement de la RPC visant à inciter la production d’énergies renouvelables se fait par un prélèvement

Un outil pour optimiser les rendements des cogénérations au biogaz

Modules de cogénération Viessmann

Jusqu’ici, la chaleur dégagée lors de la combustion du biogaz était rarement utilisée. Elle est souvent rejetée dans l’air, cause de pertes économiques importantes et d’un impact sur le climat non négligeable à cause des émissions de CO2. Des chercheurs de l’Université de Kassel ont développé un système de calcul des possibilités de récupération de chaleur, afin d’aider les exploitants de centrales fonctionnant à partir de biogaz à la valoriser. Cet outil informatique, développé dans le cadre du projet « NABEL » devrait être disponible gratuitement sur internet à partir de janvier 2012. Il sera ainsi possible de calculer la rentabilité économique de la centrale, en fonction des données entrées par l’utilisateur sur le type de centrale, les substrats utilisés et le type d’utilisation pouvant être réalisée en récupérant la chaleur. Il s’agit, avec cet outil informatique, de convaincre les agriculteurs de la rentabilité des centrales fonctionnant à partir de biogaz.

Source : www.bulletinselectroniques.com/actualites/67485

Bioénergie International no 15 - 2011 Page 27


_ BIOGAZ La Colombie britannique passe du compost au biogaz

L’usine en chantier à Richmond

Le compostage permet de réduire du tiers la quantité de résidus que nous produisons dans nos maisons. Non seulement le compostage est écologique, mais il représente également un potentiel incroyable de production d’énergie renouvelable.

Fraser Richmond Soil and Fibre, Ltd. (FRSF), grâce au soutien financier de Ressources naturelles Canada (RNCan), veut relever ce défi en mettant au point le premier système Canadien à grande efficacité énergétique pour produire de l’énergie renouvelable à partir de restes d’aliments et de résidus de jardins. Ce projet d’énergie propre, récemment lancé en Colombie-Britannique, vise à extraire de l’énergie sous forme d’électricité et de chaleur provenant de déchets organiques, qui se retrouveraient autrement dans les sites d’enfouissement.

Déchets de fruits et légumes, photo Biomasse Suisse

maximum de 0,6 ct CHF/kWh auprès des consommateurs (0,9 ct CHF/kWh à partir de 2013). Afin de suivre et accompagner le développement des projets de biogaz, la Confédération a créé divers programmes consacrés à la promotion de la valorisation énergétique de la biomasse tels que Energie 2000 (1991 à 2000) et BiomassEnergie (2001 à 2010). Cette année, c’est l’association Biomasse Suisse qui a pris le relais en tant qu’association faîtière du biogaz en Suisse avec le soutien de la Confédération. Biomasse Suisse base sa stratégie sur la formation professionnelle, la communication et l’accompagnement de projets, et conduit des projets innovants comme le développement d’un guide pour l’assurance-qualité dans la planification, la construction et l’exploitation d’installations de biogaz.

Etat des différentes filières du biogaz en Suisse

Actuellement, la Suisse enregistre une augmentation constante du nombre d’installations de méthanisation de tous les types et de nombreux projets sont en perspective. Selon l’origine de la matière organique, on peut définir quatre types d’installations de biogaz : – les installations de biogaz agricole ; – les usines de méthanisation de biodéchets ; – les digesteurs de boues de STEP urbaines ; – les installations de pré-épuration des eaux usées industrielles. Le tableau ci-dessous illustre la situation actuelle du parc d’installations dans ces quatre catégories, ainsi que la production et valorisation du biogaz. La figure 1, quant à elle, montre un aperçu de la situation des installations agricoles et régionales existantes, en construction ou en projet en Suisse romande.

Nbr inst.

Agriculture Biodéchets

Suite en page 29

STEP Effluents

72 23 466 22

Biogaz valorisé [GWh] 138.1 118.4 491.8 54.1

ElecChaleur Biovalméthane tricité [GWhél] orisée [GWh] [GWhth] 45.8 10.4 6.7 38.4 17.7 26.1 118.7 250.0 25.8 2.8 33.9 -

583

802.4

205.7

industriels

Total

312

58.6

Installations de production de biogaz en Suisse romande. Situation été 2011 (les installations de digestion de boues de STEP et d’eaux usées industrielles ne sont pas représentées).

L’injection du biométhane dans le réseau Outre la conversion en électricité et chaleur au moyen d’un cogénérateur, le biogaz peut être valorisé en l’injectant dans le réseau de gaz naturel. Ceci implique une épuration du gaz plus poussée que pour la cogénération, car le biogaz doit être enrichi en méthane pour arriver à la même qualité que le gaz naturel (on l’appelle alors biométhane). En Suisse, suite à une volonté de l’industrie gazière, le gaz naturel carburant est actuellement composé d’au moins 10% de biogaz. La production nécessaire est assurée par les 14 installations d’injection du biogaz actuellement en exploitation qui produisent un peu moins de 60 GWh/an. L’objectif de l’Association suisse de l’industrie gazière (ASIG) est d’arriver d’ici 2016 à injecter quelque 300 GWh/an de biométhane dans le réseau de distribution. Pour faire avancer cette filière, les distributeurs locaux alimentent un « fonds biogaz » à hauteur de 3 millions de francs par année. Ce fond permettra de contribuer aux investissements nécessaires pour les nouvelles installations ou le développement de sites existants. La figure 3 présente l’évolution du nombre d’installations qui valorisent le biogaz en biométhane ainsi que la production d’énergie équivalente. Deux de ces installations se trouvent en Suisse romande : l’usine de traitement de biodéchets Germanier Ecorecyclage SA à Lavigny et la STEP de Roche, toutes deux utilisant un procédé PSA (Pressure Swing Adsorption) pour l’enrichisse-

Statistique Suisse de la production et valorisation du biogaz en 2010.

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_ BIOGAZ Suite de la page 28 Les déchets organiques transformés en énergie

Installation de biogaz agricole La Prairie Biogaz à Porrentruy, photo Biomasse Suisse

ment du gaz. Une quinzaine d’installations d’injection sont actuellement en construction ou en projet dont la plupart sont situées dans le nord de la Suisse orientale et cinq en Suisse romande.

trielles dans la région s’est révélée particulièrement favorable puisqu’il a commencé à recevoir des déchets de confiserie, des déchets de tabac, du perméat de lait et des déchets de restauration collective. Afin de traiter ces dernières, l’installation a dû être équipée d’une unité d’hygiénisation. Avec ces cosubstrats supplémentaires, la capacité de stockage du digestat a dû être augmentée et des séchoirs pour le foin, les céréales et des copeaux de bois ont été installés afin de valoriser la production de chaleur excédentaire. Aucune installation industrielle n’est prévue dans la région mais, en 2009 une autre installation agricole s’est implantée à Chevenez à environ 7 km de celle de M. Roy et la construction d’une deuxième devrait bientôt débuter à Bure à seulement 8 km, ce qui augmentera sans doute la concurrence pour les cosubstrats.

Installations d’injection de biométhane en Suisse

Biogaz agricole et bourse de la biomasse Pour assurer une mobilisation optimale du gisement des engrais de ferme (lisiers, purins et fumiers), le concept prévalant jusqu’à maintenant dans la filière du biogaz agricole prévoit d’y ajouter des cosubstrats d’origine agro-industrielle et communale. Or, la disponibilité de ces produits est devenue problématique, c’est pourquoi l’association Oekostrom Schweiz propose le service de bourse de la biomasse, un outil organisant l’approvisionnement en cosubstrats des installations agricoles. Cette bourse procure aux communes et aux industries une solution locale, fiable et écologique pour la valorisation de leurs déchets et en même temps contribue à la rentabilité des installations de biogaz agricole en leur assurant une régularité et un prix stable dans la livraison de cosubtrats. Les membres d’Oekostrom Schweiz sont tous exploitants d’installations de biogaz agricole, comme M. Michel Roy, qui exploite l’installation La Prairie Biogaz à Porrentruy, mise en service en 2008 et traitant des lisiers et fumiers de son exploitation ainsi que d’exploitations voisines. De plus, l’installation traite les déchets verts de 4 communes ainsi que des déchets de céréales. L’absence d’autres installations agricoles ou indus-

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Digesteur de l’installation de méthanisation de biodéchets à Lavigny

Méthanisation des biodéchets ménagers et industriels La méthanisation de biodéchets ménagers se fait dans des usines régionales ayant des capacités de traitement de 10 000 à 30 000 tonnes/an et souvent implantées sur des plateformes de compostage. Etant donné leur caractère régional, ce type d’installations travaille en concertation avec les communes pour la valorisation des déchets verts communaux et la mise en place et l’intensification des collectes sélectives

Dans le cas de ce projet, le méthane produit serait utilisé pour générer de l’électricité pour la ville de Vancouver. « C’est une belle occasion pour le gouvernement fédéral de participer au premier projet de production d’électricité à partir de résidus urbains au Canada. Le projet est conçu de manière à pouvoir être reproduit partout au Canada. Des projets de ce genre aideront le Canada à atteindre ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre tout en réduisant le volume de déchets destinés aux sites d’enfouissement » de dire Laura Martin, analyste en science et technologie du Bureau de recherche et de développement énergétiques (BRDE) de RNCan. FRSF s’avère être le plus important producteur de compost en ColombieBritannique et exploite la plus vaste installation de compostage autorisé en Amérique du Nord. À l’heure actuelle, plus 150 000 tonnes de déchets de cuisine et de résidus de jardin sont déjà transformés chaque année chez FRSF Suite à cette expérience, FRSF pourra partager ses connaissances avec ses pairs et partenaires. Ainsi, les installations de démonstration de la technologie de digestion anaérobie favoriseront un futur déploiement de cette technologie dans d’autres régions canadiennes et ailleurs en Amérique du Nord. Plusieurs emplois pourraient être créés et une baisse marquée de l’utilisation de carburants fossiles serait envisageable. Source : Ressources Naturelles Canada

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_ BIOGAZ Un salon national français sur le biogaz

Expobiogaz

Bonne nouvelle pour la filière biogaz française : un salon national va lui être totalement dédié à Paris Porte de Versailles les 3-5 avril 2012.

« La filière méthanisation et valorisation du biogaz commence à prendre réellement son essor en France, et il nous a semblé utile de créer un salon qui rassemble tous les acteurs du biogaz, du monde agricole, industriel, traitement des déchets, stations d’épuration, et ceux de sa valorisation sous toutes ses formes ». Caroline Marchais, déléguée générale du Club Biogaz.

En marge du salon, le Club Biogaz tiendra trois journées de conférences où seront abordées : l’importance et le rôle des cultures énergétiques, l’injection réseau, premier bilan, petite méthanisation et cogénération, les tendances françaises et le montage de projet en biométhane carburant.

Les objectifs du gouvernement français sont clairs : « faire émerger une centaine de projets chaque année, alors que la France n’en compte actuellement qu’une centaine en service ». L’ADEME estime qu’en 2015, entre 150 et 200 unités seront sorties de terre, et que plus d’une centaine seront alors installées chaque année.

STEP Chaux de Fonds, photo Biomasse Suisse

auprès des ménages. La technologie la plus présente en Suisse est le procédé de type piston proposé par Kompogas. En Suisse romande, après la construction de l’installation Germanier Ecorecyclage à Lavigny en 2008, deux nouveaux sites utilisant cette technologie ont été mis en exploitation récemment. À 20 km au nord de Lausanne, une installation d’une capacité de 20 000 t/an a été inaugurée en juin dernier sur le site de la Compostière de la Plaine de l’Orbe rachetée par la société Axpo-Kompogas. À Villeneuve, l’installation de compostage et méthanisation construite en 1999 et confrontée à des problèmes techniques et olfactifs n’a jamais fonctionné de manière fiable. La compostière a été reprise par SATOM SA, entreprise en main de 94 communes situées entre les cantons de Vaud et Valais et exploitant également une usine d’incinération. L’usine s’est doté d’un nouveau digesteur Kompogas qui se trouve actuellement dans sa phase de mise en service et a relégué l’ancien digesteur au rôle de stockage de digestat. À terme, l’installation devrait traiter annuellement environ 10 000 t de déchets verts et 4 000 t de restes d’aliments issus de la chaîne agro-alimentaire, des cuisines professionnelles et de points de collectes publiques, pour une production de 2.2 millions de m3 de biogaz. En ce qui concerne les déchets alimentaires, un travail doit être fait afin de « fidéliser » ces substrats. Pour augmenter la quantité de lavures collectées, la SATOM a introduit, en étroite collaboration avec les communes, un concept de gestion des conteneurs avec puce électronique favorisant l’hygiène et incitant au tri des déchets alimentaires à la source.

et d’obtenir ainsi des recettes pour la vente ou la substitution de l’énergie ainsi que pour le traitement des déchets. Etant donné que la valorisation agronomique des boues est interdite en Suisse depuis 2008, celles-ci doivent être incinérées même après leur digestion. Ceci est d’ailleurs le principal argument des détracteurs de la codigestion en STEP, qui s’inquiètent de voir partir vers cette filière certains cosubstrats qui pourraient être valorisés dans des installations agricoles ou industrielles suivi d’un retour au sol des précurseurs de l’humus et des fertilisants. Cependant, la codigestion en STEP a aussi des atouts, notamment un très bon potentiel pour la valorisation de la chaleur, ou la possibilité de traiter certains types de déchets problématiques (à teneur élevée en polluants, ou dégageant de fortes odeurs) et qui seraient difficilement traités dans les installations de méthanisation de biodéchets ou agricoles, à cause des conditions de réception plus strictes. Étant donné que le digestat est incinéré, les substrats comme les déchets de restauration et les déchets carnés d’industries alimentaires peuvent être méthanisés sans hygiénisation ou stérilisation préalable. La situation du biogaz en Suisse romande à court terme est positive, puisque d’ici deux ans, plusieurs installations pourraient se construire et satisfaire les besoins en capacités de traitement constatés dans certains cantons. Les études sur le potentiel des gisements de substrats organiques annoncent même un potentiel pour le biogaz largement supérieur à celui exploité aujourd’hui, ce qui devrait permettre le développement de la filière durant quelques années encore, pour autant que ces gisements soient mobilisés de manière optimale. Les perspectives à plus long terme, sont moins réjouissantes, car il parait assez évident que la « bataille » pour les déchets organiques industriels et urbains s’amorce au fur à mesure de la concrétisation de nouveaux projets, ce qui se traduit par une incertitude sur la pérennité des redevances encaissées pour leur traitement. La raréfaction des gisements Installation de biogaz agricole Les Saugealles à Lausanne de déchets organiques les plus intéressants et une pression financière pour les exploitants d’installations se fait d’ailleurs dans certaines régions. La codigestion dans les stations déjàLaressentir poursuite du développement du biogaz en Suisse est donc incertaine et dépend de plusieurs facteurs comme l’ind’épuration tensification des collectes séparées de biodéchets ménagers, Parmi les quelques 900 stations d’épuration (STEP) su- l’utilisation de cultures énergétiques ou l’essor de petites unités isses, 466 pratiquent la digestion des boues d’épuration dans décentralisées de méthanisation à la ferme libres de cosuble but de les stabiliser et d’en réduire la quantité à évacuer. strats externes. Certaines de ces STEP pratiquent la codigestion avec des Juliana León, Biomasse Suisse déchets organiques provenant d’industries, commerces ou des info@biomassesuisse.ch communes, dans le but d’augmenter la production de biogaz

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_ BIOCARBURANTS Lancement de l’Observatoire français des biocarburants

Micro-algues et biocarburant : quelles perspectives ? Bassin de culture d’algues, photo Aurora Biofuels

Au milieu de nombreux effets d’annonce, le statut actuel de la filière de production de biocarburant algal est difficile à saisir. Vincent Feuillette, responsable des activités bioénergies au sein du cabinet ENEA Consulting, nous donne son point de vue. On parle beaucoup de micro-algues, pourquoi Quel est le niveau de maturité de la filière de prosuscitent-elles tant d’intérêt ? C’est aujourd’hui les ap- duction de biocarburants à partir de micro-algues ? plications biocarburant qui motivent l’intérêt porté aux microalgues. Cela n’a pas toujours été le cas. Les premières recherches sur les micro-algues ont commencé dans les années 50, principalement pour répondre à des problématiques nutritionnelles et pharmaceutiques. A cette époque, il s’agissait d’exploiter les composés à haute valeur ajoutée contenus dans ces micro-organismes : protéines, acides gras, colorants et pigments, antioxydants. . .

Malgré de nombreuses annonces toutes très enthousiastes, la production de biocarburants à partir de micro-algues nécessite encore beaucoup de R&D pour atteindre le stade commercial. La faisabilité ayant été démontrée pour différentes voies de production de carburant algal, il est maintenant nécessaire de travailler à l’optimisation des souches cultivées et des procédés de culture, de récolte et de préparation dans le but d’assurer la viabilité économique d’une production à grande échelle.

Diversité des voies de production de biocarburants à partir d’algues - ENEA Consulting 2010

En fonction des conditions particulières des projets et de la qualité du produit final recherchée, les coûts de production actuellement constatés sont compris entre 0,5 et 6e par tonne Le taux de croissance et le contenu en huile élevés des de matière sèche, correspondant à des prix de revient généralemicro-algues par rapport à des cultures traditionnelles ont moment supérieurs à 5e/L pour la production de biodiesel (FAO tivé la recherche sur la production de carburant algal. Débutés 2010). à la fin des années 50 aux États Unis, ces programmes ont pris une ampleur mondiale suite au premier choc pétrolier dans les C’est très élevé. Quelles sont les marges de progrès années 70. et les solutions disponibles pour améliorer la viaDans le courant des années 90, le prix du pétrole relative- bilité économique de la filière ? L’émergence future ment bas conduit à un fort ralentissement de la R&D sur les d’installations commerciales de production de biocarburant carburants issus des micro-algues. algal repose encore largement sur la réponse à des défis techAu début des années 2000, la prise de conscience de nologiques. l’importance de la recherche de carburant alternatif aux Le premier d’entre eux se rapporte à la sélection et à l’optiressources fossiles renouvelle l’intérêt pour les micro-algues. misation des souches de micro-algues cultivées. C’est ce choix En sus de l’argument de la productivité, elles possèdent en qui déterminera la plupart des caractéristiques de l’installation effet un avantage potentiel majeur par rapport aux autres solu- de production correspondante (résistance aux contraintes entions : la non concurrence avec les cultures alimentaires. vironnementales, productivité, composition des extrants. . .).

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Citroën C4 BioFlex - photo Citroën

L’Observatoire des biocarburants a vocation à suivre le développement des actions engagées dans ce domaine pour atteindre l’objectif fixé pour 2020. Pour cela, il mettra en place des indicateurs de suivi, analysera les bilans et identifiera les causes des éventuels décalages avec les prévisions de développement. Il pourra proposer des pistes permettant de compenser les déficits éventuels ou d’améliorer l’efficacité des dispositifs en place.

Sous la présidence du Directeur général de l’énergie et du climat, le comité rassemble toutes les parties prenantes concernées : les producteurs de biocarburants et autres énergies renouvelables utilisées dans les transports, les opérateurs qui commercialisent les carburants traditionnels et alternatifs, les constructeurs de véhicules routiers et non routiers, les associations de consommateurs et de défense de l’environnement et l’administration. Il sera réuni deux fois par an, des réunions supplémentaires seront programmées si le besoin était identifié.

Source : Ministère de l’écologie

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_ BIOCARBURANTS Ménergol, une huilerie locale carburant

Ménergol

Cultures d’algues au laboratoire Susan Golden de l’université de Californie à San Diego

La création de l’huilerie coopérative du Mené a fait partie de réflexions menées notamment dans le cadre associatif avec Mené Initiatives Rurales, où se retrouvent agriculteurs et non agriculteurs. Depuis 2005 le territoire du Mené a mis en place une démarche qui devrait permettre, d’ici 2030, d’y produire plus d’énergie qu’il n’en est consommé, y compris par l’industrie qui représente environ un tiers de la consommation. En 2013, les besoins seront couverts à 25%, puis, en 2020, à 75%. Sans doute le dernier quart ne sera-til pas le plus facile à conquérir.

Parmi les résultats de cette démarche notons l’usine de méthanisation Géotexia et plusieurs chaufferies bois sur ce tout petit territoire de sept communes et 6 500 habitants.

nécessite une source concentrée de CO2 qui peut être issue des émissions d’un procédé industriel (centrale de production d’énergie, cimentier...). Par ailleurs, de nombreuses souches de micro-algues ont des capacités épuratoires importantes, qui permettent l’utilisation et le traitement d’eaux usées ou saumâtre plutôt que la consommation d’eau potable. La capture du CO2 , tout comme le traitement d’effluents représentent donc des sources de revenu complémentaire potentielles à travers la création de synergies industrielles pertinentes. En ce qui concerne les extrants, la valeur ajoutée très supérieure de certains coproduits (molécules pharmaceutiques, acides gras, antioxydants...) par rapport à celle des huiles utilisées pour produire des hydrocarbures, permet en théorie d’améliorer le bilan économique de l’exploitation des micro-algues. En fait, la situation est plus mitigée. S’il est a priori possible de valoriser simultanément les différents composés de la biomasse algale, un problème de compatibilité entre les L’intégration des différentes briques technologiques et le volumes des marchés de biocarburant et des marchés à haute changement d’échelle sont également sources de défis qu’il valeur ajoutée se pose en pratique. Si elle représente une faudra relever. On peut citer entre autre les problématiques solution à court et moyen terme, la viabilité mercantile de la liées aux procédés de culture (bassin ouvert, photobioréacteur coproduction n’est pas assurée à l’échelle industrielle à long ou mixte), aux procédés de récolte (séparation, extraction. . .), terme. à l’optimisation énergétique de la chaîne de procédés ou encore au contrôle de l’empreinte eau (boucles de recyclage, contrôle de la température). Outre ces optimisations biologiques et technologiques qui permettront une réduction significative des coûts, il est nécessaire de développer des approches de type « bioraffinerie », dans le but de valoriser au mieux les intrants et les extrants du procédé de culture.

Ainsi, même si de nombreux obstacles existent encore, des leviers existent pour rendre techniquement et économiquement accessibles la production de biocarburant à partir de micro-algues. Leurs caractéristiques et leur potentiel uniques justifient le soutien actuel aux actions de R&D et aux projets de démonstration qui, seuls, permettront l’émergence de ce marché dans les prochaines décennies.

Suite en page 33

En termes d’intrants par exemple, la culture des algues

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Vincent Feuillette Tel fixe : +33 (0)1 82 83 83 92 89 rue Réaumur 75002 Paris www.enea-consulting.com

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_ BIOCARBURANTS Suite de la page 32

Biodiesel à haute teneur, le Diester 30% En avril 2010, l’ADEME délivrait ses conclusions sur les nouveaux bilans environnementaux des biocarburants. Une réactualisation qui émanait de la volonté gouvernementale (à travers le Grenelle de l’environnement) de remise à plat des bilans environnementaux des énergies issues de la biomasse. En confirmant de nouveau son impact positif sur l’économie de rejet de CO2 , le biodiesel demeure une solution environnementale qui a ses adeptes. Plusieurs dizaines d’entreprises et de collectivités consomment ainsi du Diester, marque française de biodiesel, incorporé à hauteur de 30% dans le gazole de leurs véhicules. Entretien avec Gaël PETTON, responsable de la communication Diester chez Proléa/Sofiprotéol, et directeur de l’association nationale Partenaires Diester.

Gaël PETTON

Quelles sont les grandes lignes à retenir sur le Diester ?

de près de 90 000 producteurs d’oléagineux. Les cultures de colza en France ont occupé 1,5 million d’hectares en 2010. Environ 65% de la production de colza va au biodiesel, soit moins d’un million d’hectares. Ce chiffre est à comparer aux 29,4 millions d’hectares de surfaces agricoles utilisées en 2010 (source ministérielle). Avec 3% des surfaces agricoles utilisées, le colza destiné au biodiesel n’« envahit » absolument pas les paysages. L’agriculture française ne consacre donc pas ses surfaces agricoles aux seuls besoins énergétiques du pays.

Le Diester® est le nom donné au biodiesel français élaboré à partir des oléagineux (principalement du colza). C’est le biocarburant pour véhicule diesel élaboré par Proléa la filière française des huiles et protéines végétales et produit par Diester Industrie (groupe Sofiprotéol). Après des tests à la fin des années 80, sa production a débuté en 1992. La distribution pétrolière l’incorpore depuis 1995 en taux dit « banalisé » (dans toutes les pompes sans que cela ne soit indiqué) à 5 puis désormais 7% dans le gazole commercialisé. Une toute petite partie de cette production de biodiesel est orientée vers les utilisateurs de flottes captives (disposant de leurs propres cuves) et qui souhaitent consommer le biodiesel à plus forte teneur, le Diester 30%.

Des discours divergents ont été tenus sur les biocarburants ? Comment vous situez vous dans ce sujet médiatiquement « sensible » ? On oublie trop souvent de rappeler que le biodiesel est une énergie renouvelable issue de nos champs, avec l’appui

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Pompe Diester

L’huilerie Ménergol, montée par la CUMA du même nom en 2007, a la capacité de produire 1 500 t d’huile de colza carburant, soit deux fois la consommation des machines et tracteurs agricoles de la communauté de communes en utilisant en partie la culture sur 10% de la SAU (Surface Agricole Utile).

L’objectif des 40 éleveurs de la coopérative est d’améliorer leurs revenus en maitrisant leurs achats, et mieux, en les remplaçant pas leur propre production. Il en va ainsi de l’huile qui va remplacer le gasoil dans les véhicules de l’exploitation, et surtout du tourteaux de colza qui remplacera les tourteaux de soja provenant d’importations et dont les cours fluctuent sans cesse. Avec une filière courte, qui évite les frais de transport et d’intermédiaires, les agriculteurs tirent ainsi eux-même tout le bénéfice de leur travail.

Concernant les véhicules, la loi française n’a pas transposé les dispositions européennes pour favoriser l’huile végétale comme carburant, et a interdit l’utilisation de cette ressource locale brute. Ainsi aujourd’hui, seuls quelques cas dérogatoires font exception à cette règle : la consommation dans les exploitations productrices et les flottes captives des collectivités qui en ont obtenu l’autorisation. Ainsi la Communauté de communes du Mené a-t’elle prévu l’investissement dans un camion de collecte des ordures ménagères qui roulera à l’huile du Mené !

Source : Communauté de Communes du Méné

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_ BIOCARBURANTS Produire du biodiesel sans produire de glycérine

Usine pilote de Séneca Green catalysis à Córdoba

Pour obtenir du biocarburant à partir des huiles végétales, il faut faire appel à des réactions chimiques qui produisent elles aussi leur part de sous-produits non désirés.

La réaction permettant d’obtenir du biocarburant est une réaction d’estérification qui consiste en la transformation des triglycérides (constitués par la glycérine et les acides gras) en biodiesel par contact avec du méthanol. Afin d’accélérer la réaction, de la soude caustique est ajoutée comme catalyseur. Cette réaction produit pour chaque molécule de triglycéride, trois molécules de biodiesel et une molécule de glycérine, composé mortel pour les moteurs. Afin d’évacuer la glycérine du biocarburant, de grandes quantités d’eau sont utilisées, qui ressortent contaminées par l’hydroxyde de soude utilisé dans la réaction.

Par ailleurs, chaque litre de biodiesel produit en France permet de fabriquer 1,5 kilo de tourteau de colza destiné aux animaux d’élevage, évitant ainsi l’importation de 1,3 kg de tourteau de soja. Grâce au colza, la France produit près de 60% de ses protéines, contre 30% pour l’Union européenne. Enfin, pour répondre au souci légitime d’une agriculture durable, le colza et tous les oléagineux ont un rôle incontestable dans la rotation des cultures et de la biodiversité.

Comment se positionne le Diester 30% par rapport aux autres énergies alternatives disponibles pour les collectivités et les entreprises ?

D’abord, ces solutions énergétiques font toutes parties d’un mix à l’intérieur duquel chaque entreprise, ville ou agglomération définit ses priorités. Ces alternatives, il ne faut pas s’en cacher, sont aussi en recherche permanente de soutiens assurer leur développement. A mes yeux, il est évident Comment le biodiesel est-il con- pour que le véritable enjeu se situe entre l’attrait d’image pour le décideur à travers le « phénomène de mode » et la facture sommé en France ? technico-économique réelle de la mise en exploitation de l’énergie alternative sélectionnée. Nos sites de production fournissent le Diester aux acOr je pense très clairement, à la vue de nos échanges teurs pétroliers qui effectuent au sein de leurs installations terrain et de notre vision très proche de l’usage au quotidien, le mélange dans le gazole. Aujourd’hui, tous les véhicules que l’on ne peut plus dire aujourd’hui que les efforts de réducdiesel consomment sans réellement le savoir 7% de biodiesel tion combinés de la pollution locale et de l’impact carbone des en faisant leur plein en station-service en France. Pour les parcs véhicules acceptent en contrepartie des dépenses d’inentreprises ou collectivités qui disposent d’une cuve dédiée de vestissement ou de fonctionnement plutôt somptuaires. Dans stockage carburant pour leurs véhicules, elles peuvent béné- ce cadre précis, la force de notre solution Diester 30%, c’est ficier d’une incorporation optimale de Diester dans le gazole à son utilisation simple, sans rien changer et dont l’utilisateur hauteur de 30%. Ce sont elles qui se regroupent dans notre reste entièrement maître. À ce stade, la réversibilité du carbuassociation Partenaires Diester pour afficher leur exemplarité. rant est un atout indéniable pour l’exploitant.

Justement, quelle est l’approche Pourquoi avoir développé une offre économique pour faire passer une à 30% de Diester ? flotte diesel à ce taux optimal ? La chance de ce taux est d’avoir été identifié comme le compromis idéal d’incorporation lors des multiples tests terrain réalisés vers le début des années 90. Aucune modification n’est nécessaire sur les moteurs des véhicules ! Seules des recommandations sur les intervalles de vidange sont indiquées par les constructeurs motoristes. Autre avantage, le Diester 30% est le mélange qui optimise votre effort environnemental sur le parc véhicules. On enregistre ainsi, parmi d’autres, une réduction de 20 à 30 % des émissions de fumées noires (en l’absence de système de dépollution), et une baisse de plus de 20 % d’éq. CO2 (en lien avec les résultats de la dernière étude diligentée par l’ADEME) par véhicule.

Partenaires Diester a développé au cours des dernières années un maillage national de plus en plus performant pour la fourniture du mélange avec l’appui de ses membres associés du secteur pétrolier (Total, Ginouves, CPA Négoce. . .). Il suffit de nous contacter pour étudier rapidement la faisabilité d’un passage du gazole au Diester 30% en fonction des caractéristiques de votre consommation et de votre infrastructure de distribution carburant. Des efforts importants ont été menés pour optimiser l’offre économique d’un point de vue logistique. Et il convient de rappeler que l’un des principaux avantages du Diester est sa réversibilité. Une flotte peut revenir à tout moment

Suite en page 35

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_ BIOCARBURANTS Francis AÏVAR : le Diester, un choix simple et efficace pour l’élu Nous avons débuté avec 30 véhicules. Et depuis de nombreuses années, toute la flotte de véhicules de notre intercommunalité, dont les bus de l’agglomération, fonctionne avec le taux optimal de biodiesel français ».

Francis AÏVAR

La communauté urbaine d’Alençon, 52 000 habitants, a été pionnière dans l’utilisation du Diester 30% dès 1992. « Nous avons été très motivés car nous sommes au cœur de massifs forestiers et nous voulions préserver la qualité de l’air, explique Francis Aïvar, Vice-Président Transport de la Communauté Urbaine d’Alençon et Président de l’association Partenaires Diester. Nous recherchions une énergie qui puisse conjuguer l’aspect rural du département et son côté plus urbain.

Convaincu de l’intérêt environnemental, l’élu ne regrette pas la démarche de la communauté urbaine : « Tout se passe très bien. L’entretien des véhicules est absolument identique à celui d’une flotte à 100 % gazole». À la tête de Partenaires Diester depuis mars 2003, le président souhaite poursuivre la sensibilisation nationale de ses collègues élus avec un argument de poids : « Au moment où le public et le monde politique s’inquiètent de notre dépendance énergétique, cette énergie renouvelable dérivée des oléagineux s’impose comme une solution alternative immédiate ».

au gazole sans modifier ses véhicules (récents ou anciens) ou sa cuve. Enfin, nous souhaitons démocratiser l’accès au Diester 30% à des flottes de taille moindre en proposant depuis peu la mise en place d’une cuve aérienne de stockage de 15 m3 spécial Diester 30% avec Tokheim, autre membre fidèle de notre association.

Quelles sont les ambitions de votre association Partenaires Diester dans le paysage énergétique ? Nous allons poursuivre un développement naturel de notre réseau, avec une stratégie très orientée vers le terrain et l’échange avec les utilisateurs actuels. Notre structure associative ne s’inscrit pas dans un lobbying politique permanent. Les décideurs des sphères énergie/transport/environnement nous connaissent bien. Nous comptons actuellement 65 membres adhérents et associés contre une petite dizaine en 2002. Les collectivités et entreprises qui nous approchent ont souvent déjà recherché les premières informations sur leur éventuel passage au biodiesel à haute teneur. D’un point de vue politique énergétique, la poursuite du soutien européen en faveur des énergies renouvelables est essentielle. Une voie est désormais toute tracée avec la mise en application du Paquet Energie climat qui portera la part de la consommation communautaire d’énergies renouvelables en 2020 à 23% contre 14% en 2008 dans notre pays. Nous nous dirigeons vers un taux uniformisé de 10% d’EnR dans les transports d’ici à 8 ans ! Oui le Diester 30% continuera d’avoir toute sa légitimité dans les offres alternatives proposées. Nous pensons à un prochain déploiement du B30 en Europe. Notre expertise technique et notre savoir faire en communication font de Partenaires Diester un véritable référent sur ce sujet.

sur www.bioenergie-promotion.fr – Circulateur d’idées

EN BREF : Partenaires Diester

– Seule association loi 1901 regroupant les collectivités et entreprises utilisatrices de biodiesel à haute teneur (Diester 30% ou B30) – Création : avril 1994 – Objectifs : constituer un réseau d’échanges d’informations autour de l’utilisation du diester à 30% dans le gazole, promouvoir ses qualités techniques et ses avantages environnementaux auprès de tous les gestionnaires de flottes captives, assurer un rôle d’interlocuteur privilégié auprès des décideurs des sphères énergie, transport et environnement. – 65 membres adhérents (villes, intercommunalités, conseils généraux, syndicats intercommunaux, entreprises. . . ) et associés (IFP, Irisbus, Tokheim. . .) – 8 000 véhicules au Diester 30% au niveau national – 5 000 d’entre eux référencés dans la base de données de l’association (ex : 1200 bus et cars, 450 bennes à ordures ménagères) Contact : Gaël PETTON, Directeur de l’Association g.petton@prolea.com Site web : www.partenaires-diester.com

Suite de la page 34

Une multitude de laboratoires à travers le monde se sont donc attelés à rechercher un processus alternatif et plus écologique à la production de biodiesel. Parmi eux, se trouve le département de chimie organique de l’université de Cordoue. La proposition des chercheurs andalous est de substituer la soude caustique par la lipase, un catalyseur biologique. La lipase est une enzyme présente chez pratiquement tous les êtres vivants.

La nouvelle réaction chimique produit, pour chaque molécule de triglycéride, deux molécules de biodiesel et une molécule de monoglycéride qui possède des propriétés similaires au biodiesel et qui est inoffensive pour les moteurs. Selon le professeur Diego Luna qui dirige cette équipe, le nouveau biocarburant n’est pas seulement plus écologique mais est aussi compétitif.

La validation du procédé à partir de lipase employée pour la fabrication du pain, un produit accessible et bon marché rend possible une utilisation à grande échelle de cette nouvelle technique. La Spin off de l’université de Cordoue « Séneca Green catalysis » a d’ailleurs déjà testé la capacité productive de cette nouvelle combinaison à l’échelle d’une usine pilote et une production commerciale est prévue sous peu.

Source : www.bulletinselectroniques.com/actualites/67665

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_ BIODÉCHETS

Ecopôle Tarvel, du compostage aux bioénergies La plateforme Tarvel aux portes de Lyon, photo FD

TARVEL est une entreprise familiale, crée en 1963 en région Lyonnaise. Avec ses 400 collaborateurs, c’est la première entreprise française indépendante dans le secteur du paysage. En 1990, l’entreprise a ouvert sa première plateforme de recyclage à Vaulx-en-Velin – Décines, un département dirigé par Christian LEVRAT, le fils du fondateur. L’écopôle, un outil communautaire et technologique sur le territoire du Grand Lyon.

À ce niveau deux méthodes sont possibles : – Le broyage par fléaux, puis calibrage, et sortie des Chaque déchet biodégradable entrant sur le site, issu bois forts avant compostage si le déchet vert condes entreprises, des particuliers via les déchèteries tient une proportion forte de ligneux, ce qui est le cas du Grand Lyon, ou issu des services techniques des lors des apports d’élagages urbains ou routiers : le collectivités, est traité selon son meilleur potentiel de combustible prend la forme d’un broyat clair, et dont valorisation, à proximité de sa zone d’émission (circuit l’humidité est importante, et donc à utiliser après un court). temps de séchage. Broyat de souches non encore Bois fort retiré des déchets – Le broyage par fléaux, compostage de quelques seaffiné, photo FD verts avant compostage, photo FD maines, calibrage du compost, sortie des refus de compostage vers l’énergie : le combustible prend alors la forme de petites brindilles sombres, et dont Pour la partie valorisée en combustibles, il faut disl’humidité a pu chuter en deçà de 45% d’eau, et tinguer 5 filières distinctes donc utilisable de suite dans les chaudières à grilles Ü Les gros bois sains, de plus de 10 cm de diamètre, mobiles. récupérés par exemple lors de campagnes d’élagage, des bois morts ou incendies, peuvent s’ils ne sont pas mélangés aux déchets verts être traités à part pour produire directement de la plaquette forestière. Une déchiqueteuse spécialisée vient alors sur place pour transformer le produit. Ü Les déchets de bois non traités (Classe ICPE A), principalement des emballages, sont broyés avec des broyeurs à fléaux ou à marteaux, déferraillés et affinés de nouveau par un broyeur à marteaux pour atteindre Criblage des refus de compostage, photo FD la granulométrie satisfaisante : ces broyats relativeIl s’agit en l’occurrence de : ment secs sont utilisables de suite dans les chaudières – 50 000 tonnes de déchets biodégradables : déchets à grilles mobiles. verts et fermentescibles Ü Les déchets de bois traités (Classe ICPE B), prin– 40 000 tonnes de bois : tailles d’arbres et bois d’éla- cipalement des bois de démolition, sont également gage, souches et autres produits bois forestiers et broyés, déferraillés et affinés : ces broyats ne sont connexes de scieries. . . par contre utilisables que dans des installations indusBac d’épierrage des broyats, photo FD Actuellement, les trois voies principales de valorisation trielles munies des traitement de fumée adéquats. sont : Ü Les déchets verts sont traités en vue de leur val– 50 000 m3 de compost, engrais naturel pour les orisation finale en compost. Durant le processus de Ü Les souches d’arbres peuvent contenir autant de maraîchers, les entreprises du paysage traitement, on va retirer les parties fortes de bois, diffi- terre et de cailloux que de bois. Elles sont broyées avec – 600 000 sacs de supports de culture pour les partic- ciles à composter et qui constitueront un combustible des broyeurs lents, dépierrées, déferraillées, affinées uliers via les jardineries et produisent un gros broyat qui sèche naturellement pour les chaufferies collectives et industrielles. très vite : le combustible peut alors alimenter les chauf– 40 000 tonnes de bois déchiqueté pour le chauffage urbain feries à grilles mobiles.

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Tous les jours, toute l’actualité des bioénergies


_ BIODÉCHETS Déchets fermentescibles

Bois A

Bois B (démolition)

Résidus restauration collective

Produits de scieries, copeaux de bois

Aggloméré, contreplaqué, palettes

Agroalimentaire, grande distribution

Tailles d'arbres, souches, bois d'élagage

Bois de démolition Charpente, bois

Entretien jardin, exploitation agricole

Palettes, bois

Bois chauffage énergie urbaine

Compost

Palettes usagées

Remise en état, transformation en paillage coloré, bois de chauffage

Panneaux de particules, énergie industrielle

Une solution relativement simple au niveau de la valorisation du digestat serait l’humifidication des tas de compost avec le digestat liquide et le compostage en mélange avec les déchets verts de la fraction solide du digestat. Il faut noter qu’une quantité supplémentaire importante d’eaux souillées issues des surfaces de la compostière devrait être rejetée vers la station d’épuration communale. L’aspersion du digestat liquide pourrait engendrer des nuisances olfactives à cause des émissions d’ammoniac présent dans celui-ci. Il s’agit d’abord d’un produit digéré, dans lequel la concentration en composés olfactifs est fortement réduite à cause de la stabilisation anaérobie. Une baisse du pH du digestat permettrait de modifier l’équilibre chimique vers l’ammonium en phase liquide en donc toute émission d’ammoniac sera pratiquement évitée.

Biogaz (en cours d'étude)

Injection réseau

Supports de culture (terreau)

Le projet de méthanisation Tarvel Biomasse L’étape suivante, pour pousser la valorisation des biodéchets encore plus loin, est la méthanisation des produits humides, une voie capable d’ajouter encore de la plus value, tout en permettant de continuer à produire du compost. Cette voie permettrait également de traiter les restes alimentaires, agro-industriels voire les déchets d’abattoirs qui ne sont pas collectés actuellement sur la plateforme Tarvel. Une étude poussée a donc été réalisée cette année par le bureau d’études suisse EREP, et concerne un potentiel de 30 000 tonnes à valoriser. La recherche de gisements méthanisables a montré une disponibilité de plusieurs substrats intéressants, provenant principalement des industries agroalimentaires. Un gisement domine les autres, à savoir celui d’un mix agroindustrielbiodéchets. Il correspond à 62% de la quantité totale des intrants. Il représente aussi 60% du potentiel méthanogène des intrants. Côté technologie, l’étude préconise un digesteur piston à alimentation continue qui permettrait de traiter la totalité des gisements méthanisables et ceci dans un seul type de digesteur. Les premières réalisations de ce type datent du début des années 90. Elles sont spécifiquement conçues pour le traitement des biodéchets, des déchets de cuisine en combinaison avec les déchets verts. Plusieurs constructeurs fournissent cette technique dont Kompogas (CH), Strabag / Linde (D), Valorga (F) et OWS (B). Au total plus d’une centaine d’installations sont en service, en Europe. Trois variantes de cette technique s’avèrent techniquement et économiquement faisables : – La méthanisation en digesteur piston avec valorisation du biogaz par cogénération et séchage du digestat dans un sécheur à bandes, – La méthanisation en digesteur piston avec valorisation du biogaz par cogénération et aspersion du digestat liquide pour humidifier le compost, – La méthanisation en digesteur piston avec valorisation du biogaz en biométhane et aspersion du digestat liquide pour humidifier le compost.

Exemple d’unité d’épuration de biogaz avec un système d’adsorption par variation de pression, source EREP

Pour la valorisation du biogaz sous forme de biométhane injecté dans un réseau de gaz naturel, deux conduites se trouvent près du site de méthanisation, à savoir : – 1 réseau à basse pression, à 1 400 m du site. Des relevés de consommation de ce réseau lors des mois d’été sont nécessaires afin d’évaluer la faisabilité technique de l’injection du biométhane. – 1 réseau à moyenne pression, à 4 000 m du site. La faisabilité technique de ce scénario est très encourageante en première approche, cependant le coût de l’extension au réseau MPC serait d’environ 4 000 000e (hors poste d’injection). Si le tarif d’achat pour l’injection du biométhane devrait se confirmer (8,8 c C / kWh), cette variante de valorisation du biogaz serait la plus rentable et la plus favorable au niveau des réductions d’émissions de CO2 . Si l’option cogénération devait être choisie pour la valorisation du biogaz, la variante B avec l’aspersion du digestat serait la plus pertinente au niveau économique. Au niveau environnemental la réduction des émissions de CO2 serait d’environ 5% inférieure à celle de la variante A. Contact : Christian LEVRAT, Directeur Général Tarvel 90, rue André Citroën 69747 Genas Cedex c.levrat@tarvel.fr Tél. 04 78 80 24 00

Digesteur de type piston

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Frédéric Douard, Bioénergie International

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des gaz de combustion - no8 Suivi de chaudières à granulés - no12 Un marketing au poêle ! - no14 Un petit bijou de chaudière à bûches - no14

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Convertir déchets graisses ganiques diesel kérosène

les de oren ou

Huile de friture

Le projet européen Greasoline a développé un procédé pour convertir les déchets de graisses et huiles alimentaires en diesel ou en kérosène par la voie d’une pyrolyse catalytique. Ce processus de décomposition de la matière organique utilise de la chaleur en absence d’oxygène. Le catalyseur employé est du charbon actif, qui présente certains avantages en termes d’applicabilité, de structure et de régénération. Cette recherche a montré que les déchets de graisses et d’huiles de qualité médiocre contiennent de hauts niveaux d’acides gras, ce qui est idéal comme matière première des usines Greasoline. Suite à des tests préliminaires, une usine plus grande pouvant convertir trois kilogrammes de déchets de graisses par heure a été préparée pour l’opération. La collecte et la valorisation des déchets de graisses et huiles est une opportunité commerciale importante pour les PME. La technologie peut aussi être exportée partout dans le monde pour aider à réduire l’extraction de carburants fossiles. 180x270_energies_fr.indd

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