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AP BUCHE - Big Bang Magazine - 4e de couv -320x245 - 300dpi

BB53 SPORT EN BREF

Pour 6 millions t’as plus rien ! p. 32

FÊTES SIMPLES !

4 recettes d'étoilés, Nouveaux Restos... p. 56

SORTIR

Art contemporain, Agenda mioches... p. 40

DIJON - HIVER 2012/2013

BINGBANG www.bing-bang-mag.com

LE MAG URBAIN - DIJON

SHOPPING

L'actu boutiques, Idées cadeaux... p. 84

LE LUXE, ON EN FAIT TOUT UN PLAT p.54

S'OFFRIR LE LUXE D'UNE NOUVELLE VIE p.24

LA CULTURE, UN LUXE INDISPENSABLE !

NUMÉRO SPÉCIAL

LUXE

TRAM ET VOLUPTÉ

GRATUIT !

p.40

'FÊTES' VOUS PLAISIR : CADEAUX - SPECTACLES - RESTOS - ESCAPADES...


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Eman & Sens Entrer dans l’univers sensoriel d’un spa, être au coeur de toutes les attentions... Eman&Sens l’endroit où le temps s’arrête. En plein cœur du centre-ville, le spa Eman&Sens est devenu, en seulement une année, l’adresse préférée des Dijonnais et des Dijonnaises pour se détendre et prendre soin d’eux. Un accueil personnalisé, des soins raffinés, des installations haut de gamme et une attention de tous les instants : tout concourt à vous faire passer des moments d’exception, seul ou en duo. Désormais, le Spa s’agrandit avec un nouvel univers, Eman&Sens bis, au premier étage de cet hôtel particulier du XVIIème siècle, véritable oasis de calme, en fond de cour sur la rue de la Liberté ! Dans un environnement recherché et raffiné, vous pourrez profiter d’un véritable cocon onirique où l’histoire et le contemporain se marient pour votre plus grand plaisir, avec deux espaces de soins entièrement privatisables pour des moments privilégiés. Eman&Sens bis, créé dans un esprit «loft» , vous permet de réserver des soins de dernière minute ou de profiter des nouvelles installations à votre disposition : mini-fitness, cabine hammam/douche à jets, sauna à infrarouges à sel et des bancs de relaxation en mosaïque chauffante. Le premier espace vous propose déjà : hammam étoilé, sauna finlandais, douche sensorielle, cabine de gommage sur marbre chaud... Sur demande, vous pourrez également bénéficier des services d’un coach sportif, pour des cours particuliers d’entretien physique selon vos objectifs : tonification, minceur, apaisement des douleurs dorsales… Pour un doux retour à la réalité, quoi de mieux qu’un rituel du thé dans un salon très cosy ?

Emmanuelle Heymann-Tracard Fondatrice du Spa Eman&Sens


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Pour les fêtes…

Offrez un rituel de détente au spa pour un cadeau magique et personnel.

Escapade duo pour les fêtes - 2h - 180 €

Une séance de chaleur/vapeur au hammam étoilé, suivie d’un gommage gourmand sur marbre chaud Modelage relaxant à la bougie en cabine double Thé de Noël et pain d’épices au coin du feu

La magie d’un rituel de Noël pour deux - 1h30 - 140 € Chaleur au sauna finlandais Brume à la mandarine/pluie chaude pomme-cannelle Modelage relaxant aux huiles chaudes et pochons pour effacer les tensions Flocons poudre de perles Dégustation sucrée et thé de Noël sur mosaïque chauffante

Escale féérique en solo - 2 h - 80 € Parcours libre au hammam/sauna/pluie tropicale Relaxation du dos sous les galets chauds Gourmandise au salon de détente

Et pour vos cadeaux, de nombreuses idées à la boutique Eman&Sens : coffrets à garnir (huiles parfumées, crèmes, bougies fleur d’oranger, patchouli, musc blanc...), sans oublier les bons-cadeaux Eman&Sens

Eman&Sens

un lieu d’exception unique à Dijon

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ShowRooms, Durant toutes ces années, nous avons acquis la confiance de nos clients-partenaires. Notre réputation s’est construite sur la qualité de notre service et sur l’attention sincère que nous accordons à chacun. Notre savoir-faire et notre savoir-être sont connus et reconnus. Ceci nous fait avancer dans une démarche quotidienne de découverte et d’attention à ce qui est rare et dans l’avant-garde.

Ter eT BanTine est notre dernier coup de coeur. Designée par la styliste italienne Manuela Arcari, cette marque a fait l’événement avec son traitement des matières inattendues et la perfection de ses coupes.

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aViU Une collection représentative de la nouvelle tendance italienne, basée sur la matière et la construction. Des tissus raffinés et jouant sur la haute technologie et des coupes inventives, précises et raffinées.


BijoUx MonieS Des bijoux sublimes réalisés avec des matières précieuses et naturelles (résine, bois précieux, feuille d’or) par deux designers danois : Gerda et Nicolai Monies.

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Des chaussures et souliers pour homme issues des dernières collections des créateurs espagnols.

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Minini s’agrandit Un bel écrin pour une ode à l’art de vivre actuel !


Isabelle MInInI, c’est un style que les Dijonnais connaissent et reconnaissent. Elle nous fait profiter des plus belles fleurs qu’on puisse espérer trouver, choisies avec sa patte particulière - «belles, mais pas parfaites» - et de cet art du bouquet dû certes à son talent, mais aussi à la pratique des concours et des multiples événements à qui elle a fait plus qu’une fleur, si l’on peut dire. Meilleure ouvrière de France, elle crée des bouquets sublimes juste sous vos yeux et prend tellement à cœur son métier qu’elle continue à former les fleuristes de demain, mission à laquelle elle tient particulièrement. Son «corner», que tout le monde connaît dans le centre ancien, avec ses plantes devant la devanture et ses vitrines en fer forgé, vient de réorganiser sa surface pour apparaître comme un véritable showroom orienté déco florale et art de vivre, très tendance. La partie réservée aux fleurs fraîches, au fond de la boutique, change à peine : choisies chez des producteurs spécialisés principalement en France, mais aussi dans le monde entier, elles se montrent sous leur plus beau jour et sont toujours disposées avec cette simplicité qu’on apprécie chez Isabelle. Seule nouveauté : des écrans vidéos qui passeront des reportages et feront découvrir les créateurs qu’elle aime. aMoureuse de déco sous toutes ses formes, elle parcourt les salons depuis toujours. Sa boutique proposait déjà une belle sélection de cadeaux et de vases, sans oublier les accessoires qu’elle utilise et détourne elle-même pour ses créations. En entrant, vous pourrez ainsi voir les pièces en bois flotté ou brûlé et les meubles de chez Sempré ou encore les céramiques Domani (qui contrairement à ce qu’on pourrait croire, sont deux créateurs belges !), et bien d’autres idées et accessoires de déco de saison. le grand «plus» de cette antichambre de la mode, ce sont les fleurs en tissus, mais également stabilisées, qu’on confondrait volontiers avec les vraies. C’est au Japon qu’elle les a découvertes car là-bas (mais cela commence à être le cas en France également), les fleurs fraîches étaient un luxe parfois inaccessible. Les artisans japonais ont donc érigé cette pratique au rang d’œuvre d’art. Isabelle décida alors que, quand elle trouverait le bon fournisseur en Europe, elle les proposerait. C’est chose faite avec un fabricant hollandais, Silk-ka. Pour la petite histoire, ce fleuriste devenu allergique aux fleurs fraîches, a créé des copies conformes que même un papillon confondrait avec des vraies. Isabelle, qui s’est toujours servie des fleurs pour en faire de véritables sculptures, révèle ainsi son art pour des créations qui resteront longtemps dans vos salons ou vos entreprises ! au preMIer étage, totalement réaménagé, la déco de la maison et les cadeaux originaux sont à l’honneur. Belle sélection de bougies et parfums d’intérieur exclusifs : Marianne Guedin, Christian Tortu, les parfums Mad & Len (essayez le parfum de chambre Jonquille, incroyablement raffiné), sans oublier les vases en verre soufflé, très sensuels d’Henri Dean. Les murs sont décorés des photos d’Emanuele Scorcelletti, un ami proche, photographe réputé, qui sait saisir en noir et blanc ce petit moment magique d’abandon des stars comme des anonymes. Une manière raffinée de faire du name-dropping !

Isabelle Minini

chez MInInI, la passion des fleurs est devenue une histoire de famille

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Sommaire

l'édito p.17 / Bons baisers de partout p.18 / BB53 passe la revue de fin d'année... p.20 / «Fêtes» ce qui vous plait : S’offrir le luxe d’une nouvelle vie ! p.24 / Science inscide : Mieux qu’une Rolex, du temps ! p.30 / Sport : Pour 6 millions t’as plus rien ! p.32 / La tramondaine : Le vent de la rumeur souffle sur le tram, mais pas que... p.34 / Le top ten Des plaisirs de l’hiver en côte d’or p.36 / Billet de retour : S’offrir la pharmacie d’un hôtel-Dieu, ça c’est du luxe ! p.38 / La culture, un luxe indispensable ! : Un hiver à l’Opéra Dijon-Vienne… d’un Ring à l’autre ! p.40 - Carnet de bal p.42 - L’opéra en vrai à Dijon p.43 - Le tiercé gagnant : Benoît Lambert, Philippe Prost, Yann Rivoal p.44 - C dans l'ART p.46 - C’est Chronique chez Binoche p.48 - Agenda subjectif p.50 - Agenda Spécial Mioches pour les vacances et le reste… p.52 / Le luxe, On en fait tout un plat : La fin de la cuisine bling-bling ? p.54 - Fêtes simples ! : Le savoir-célébrer décontracté*… des chefs étoilés. p.56 Humeurs de table : Le lièvre à la royale p.58 - Portrait : Marielys Lorthios, Le meilleur du simple p.62 - Humeurs de table : La truffe p.64 - Et ouvrir un nouveau resto, en centre ville, c’est pas du luxe ? p.66 - Dijon va-t-elle perdre la moitié de ses terrasses en 2013 ? : un luxe impayable? p.76 - Banc d’essai : 12 Sauternes à moins de 30 € p.78 - La saint vincent fête le crémant p.80 / Fêtes… vous plaisir ! : Nouvelle boutiques p.84 - Cadeaux subjectifs p.94 - Cadeaux Insolites p.98 / C’est bien connu, le Dijonnais aime les lignes droites p.104 / Une blonde à Paris escapade de luxe, fous rires et petits prix... p.106 Mon luxe by HUBERT FELIX THIEFAINE p.110

Prochain numéro mars 2013 15


Claude Pouette

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l'édito

J’aime pas

le luxe… by Gérard Bouchu

J’aime pas le luxe… mais j’adore mon confort, les bouquins, les restos, les sorties, les voyages, certains diront que c’est du luxe, je ne trouve pas. Cette photo prise à Pékin me fait plus rêver qu’une Rolex, même si je passe pour avoir raté ma vie en n’en possédant pas, à plus de 50 ans. Voilà bien longtemps qu’on ne m’avait plus montré de portraits de Karl Marx et Mao, ni d’aucun autre penseur pour qui certains de mes vieux camarades de lycée se sont battus. Ceux que je revois aujourd’hui sont commerçants, antiquaires, profs, préretraités, chomeurs, aucun ne nage dans le luxe, ça devrait me consoler. Avec ceux qui sont devenus photographes ou grands reporters, on échange des anecdotes sur le temps qui passe, en Chine, comme en Afrique ou en Scandinavie. Beaucoup d’anciens révolutionnaires sont empêtrés aujourd’hui dans de sombres affaires financières, et si l’année a été dure pour eux, à Dijon, je ne vais pas les plaindre. Je connais des gauchistes d’hier qui attendent avec béatitude le Ring de Wagner à l’auditorium, on leur pardonne : ils sont devenus non pas bébêtes, mais bobos. C’est un luxe de se payer une production comme Le Ring. C’était du luxe aussi de s’offrir un tramway, mais on ne peut déjà plus s’en passer. On s’est passé de François Hollande pour le lancement de la ligne 2, c’est un signe qu’on s’habitue très vite à tout. Il n’y a plus de chalets à la noix pour Noël place de la Lib, certains y verront au moins un signe d’espoir.

Et vous, quel luxe aimeriez-vous vous offrir en cette fin d’année ?

BB53 Bons baisers de Pékin

On a eu envie de vous faire plaisir, de nous faire plaisir aussi, dans ce numéro, histoire de se payer le luxe d’une fin d’année réussie. Le monde va mal, allez bien : vous connaissez le slogan ! Le vrai luxe, peut-être, c’est de pouvoir s’offrir, à un tournant de sa vie, ce qu’on avait envie depuis longtemps, côté travail ou côté loisirs. Sur la couv, BB53, on vous rassure, ça ne veut pas dire BlingBling fifty-three, simplement Bing Bang numéro 53, le bel âge. Celui où on continue de rêver et de s’amuser, avant que le ciel ne nous tombe sur la tête, évidemment. Fiat lux, comme disait Astérix, qui se contentait d’un sanglier à la broche, entre deux pains sur la gueule des Romains. Et si c’était ça, le luxe, en gastronomie ? On a demandé à nos étoilés les plus brillants leur recette pour se faire plaisir, aux commerçants, aux amis, aux proches, de nous donner leur truc pour s’offrir un peu de bon temps. On n’a pas eu le temps, justement, de faire plus, et mieux. Le temps, c’est un luxe qu’on n’a pas pu encore se payer, dans ce numéro, et qu’on ne peut vous offrir, hélas ! Seulement beaucoup d’humour, et un peu d’amour, on espère.

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Frédérique Laurent et Christophe Lebrun, Bolivie.

Bon baisers

de partout Envie métal

Christophe Lebrun, Frédérique Laurent et Bing Bang Magazine à 4 000 m d’altitude

Bolivie, Salar de Uyuni, octobre 2013. À 4 000 mètres d’altitude, un immense désert de sel, regorgeant de «nitrates, de chlorures de sodium, de potassium, de magnésium et d’iode». La première réserve de lithium du monde, métal rare et stratégique dont raffolent les nouvelles technologies... Bing Bang Magazine a accompagné nos désormais fidèles athlètes de l’extrême, Christophe Lebrun et Frédérique Laurent dans cette troisième étape du Grand Chelem Marathon  : le Marathon de Métal. 42,195 kms courus dans les conditions extrêmement difficiles de la haute montagne : froid permanent, intense rayonnement ultra-violet et raréfaction de l’oxygène. Une course ardue, douloureuse, souffle court, qui a nécessité la surveillance médicale rapprochée de Christine Janin, première femme française à avoir conquis l’Everest et première femme au monde à avoir atteint le Pôle Nord à pieds. A peine de retour à Dijon, pas même essoufflé, le jeune couple de dijonnais reprend son entraînement pour l’étape suivante... Chaussez vos baskets, on repart. www.grand-chelem-marathon.com ■ Olivier Mouchiquel

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SPORT EN BREF

HIVER 2012/2013 - MAG URBAIN GRATUIT DIJON

Pour 6 millions t’as plus rien ! p. 32

FêTES SIMPLES !

4 recettes d'étoilés, Nouveaux Restos... p. 56

SORTIR

Art contemporain, Agenda mioches... p. 40

www.bing-bang-mag.com

LE MAG URBAIN - DIJON

SHOPPING

L'actu boutiques, Idées cadeaux... p. 84

lE luXE, on En faiT TouT un plaT

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Claude Pouette

p.40

numéro spécial

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Tram ET volupTé

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BINGBANG N°53

BB53

DIJON - HIVER 2012/2013

BINGBANG

'fêTEs' vous plaisir : cadEauX - spEcTaclEs - rEsTos - EscapadEs...

Bassirou et ses potes

Couverture : Composition Phosphosis & RPat Image base : 123RF Directeur de publication : Richard Patouillet richard.patouillet@bing-bang-mag.com Direction Artistique : Phosphosis Philippe Huart - Phineas contact@phosphosis.net Responsable rédaction : Gérard Bouchu Contact : gerard@bing-bang.fr Secrétaire de rédaction : Françoise Perrichet Auteurs : Gérard Bouchu, Olivier Mouchiquel, Véronique Witkowski, Jean Maisonnave, Carla Garfield, Françoise Perrichet, Eric Chariot, Richard Patouillet, Vanessa Laraque, Thierry Binoche, La Grande Zora, Pierre Olivier Bobo Crédit photo : R. Patouillet, Le Collectif Ephémère, Istock, 123RF, Focaleinfo, DR, Photographic Impression : Imprimerie Chevillon Sens Dépôt légal : Décembre 2012

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Edité par EDIBANG : SARL au capital de 14 400 euros 52, avenue de Stalingrad - 21000 DIJON Tél. 03 80 73 01 15 Régie publicitaire : Edibang

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Toute reproduction même partielle des articles et des photos interdite. Droits réservés.

Juliette

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Houston Claude Pouette

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Allo Constance ? On a un problème…

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On vous aime...

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BB53

passe la revue

de fin d'année... On va y laisser des plumes, mais bon… J'aime bien le double sens que certaines expressions ont en français : "passer la revue", "être de la revue"… Fêtes obligent, tous les mags se font en devoir de vous offrir des pages "luxe, stress et volupté", car il ne faut pas négliger l'aspect social, signe des temps troublés que nous vivons. ■ Gérard Bouchu

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Odysséo - Cabaret Music Hall - Lac Kir - Dijon

À Dijon, ce qui est bien, c'est que nous avons tout ça à mettre au pied

du sapin de Noël, à l'heure des voeux de fin d'année. Il y en a pour tout le monde. On ne va pas passer la revue des douze mois écoulés. Promis, on ne vous parlera pas de la Semaad, de Voo TV et des dernières magouilles que le Canard Enchaîné se fait un plaisir d'épingler. Soyons positifs, comme dirait notre bon éditeur. C'est forcément un signe du destin si la seconde ligne du tram a été inaugurée le 8 décembre, jour (ou plutôt nuit) où Lyon fête les lumières, et accueille des visiteurs du monde entier. Depuis que nous sommes devenus une des grandes métropoles de l'est, notre seul vrai concurrente, c'est la capitale des Gaules. En tout. Déjà ces sacrés Lyonnais veulent nous piquer le titre envié de "cité de la gastronomie", nouveau Bébé de notre bon maire, maintenant qu'il a un joli tram qui donne des couleurs d'espoir à la ville. Tous les chefs lyonnais et des environs soutiennent le projet, nous, on rame un peu. Et on a l'air malin quand on met Alésia dans la balance, pour attirer le monde : eux, des vestiges gallo-romains, ils en ont partout. Les vignes ? Là, ils rigolent. Ils ont le beaujolais, et nous, on a… Beaune !

Oui, mais ce que Lyon n'a pas, c'est une revue de fin d'année comme celle que nous vous proposons, en ouverture, avec des plumes et des paillettes comme au bon temps des Folies Bergères. Plus besoin de monter à Paris, à l'Alcazar, pour un vrai show avec magiciens, danseurs, meneuse de revue, etc… Vous aurez tout ça en allant faire la fête au lac Kir, à l'ancien Cygne, qui a le derrière dans l'eau depuis plusieurs décennies mais s'ouvre à une nouvelle vie, sous les sunlights. Plus drôle encore (est-ce possible?), il y a nos amis travestis de Chatillon qui continuent, depuis 12 ans, d'attirer au nord du département des groupes qui s'amusent comme de petits fous en jouant les folles d'un soir. Tout ça se passe dans une ambiance bon enfant, regardez leur site, là encore, et réservez. Tout comme pour le lac Kir. A propos de lac des cygnes, cette fin d'année, c'est l'autre ballet célèbre ("Casse-Noisettes") qui nous revient, au Zénith, puisque le Grand théâtre de Dijon continue de porter le deuil de ses années glorieuses. Tout ça pour punir la bonne bourgeoisie dijonnaise qui avait grand tort de s'amuser en ce temps-là, les inconscients. Le nouvelle bourgeoisie de gauche préfère attendre le Ring pour rigoler un peu, c'est comme pour une certaine marque de rillettes, on n'a pas les mêmes valeurs.

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Attention, une revue peut en cacher une autre !

C'est la grande mode à Paris : après les cours de cuisine, les cours de cabaret. A partir de janvier, le Paradis Latin vous propose de vous glisser dans la peau d'une danseuse friponne (des cours sont ouverts au public). On n'en est pas encore là, à Dijon, quoique… Le spectacle "So chic" lancé cet été au cabaret Odysséo à Plombières va peut-être faire naître des vocations. Dans toute la France, de Dax à Vendôme en passant par Colmar et bien sûr Kirrwiller (Las Vegas en Alsace, qu'ils disaient !) on peut se régaler de ces soirées cabaret "en vrai". Une soirée plus glamour qu'une émission TV du samedi soir avec Patrick Sébastien, même s'il y a là aussi des prestidigitateurs, des imitateurs, des équilibristes et autres descendants de ces artistes du music hall de grand papa. Allez jeter un œil sur le site internet, et réservez pour une future grande soirée au bord du lac Kir, qui a toujours eu le don d'attirer de drôles d'oiseau, la nuit. Des oiseaux d'une race à part, qu'on retrouve aussi, toutes plumes dehors, même s'ils n'appartiennent pas à la même espèce, au cabaret La Calèche qui a fêté ses douze ans de bons et loyaux services dans un coin de France où l'on ne rigolait pas tous les jours jusqu'alors. Michou a trouvé un adepte en Didier Gaudiot, qui se démène pour faire vivre ce lieu incroyable. Le 31, soirée de gala, comme il se doit et grand spectacle de transformistes, cotillons et danses variées. Là encore, n'hésitez pas à mater sur le site et à vous inscrire ! ■ GB • Cabaret La Calèche, 1 rue du Faubourd-Saint-Nicolas, 21520 La Chaume. Tél 03 80 93 55 66 www.cabaretlacaleche.com •Cabaret Odysseo à Plombières. Tél 03 80 48 92 50www.cabaret-odysseo.fr/

Casse noisette

Samedi 15 décembre - 20h30 Le Zenith-dijon Voici donc le temps des fêtes, des cadeaux et des jolis contes de fée, de

princesses et de princes  ! Au moment où le tramway pourra emmener le public jusqu’au Zénith, voici un spectacle qui devrait satisfaire une large audience. Le Casse-noisette de Saint-Pétersbourg, interprété par le SaintPétersbourg Ballet Théâtre, la compagnie la plus connue et la plus renommée en France (plus de 200 000 personnes ont assisté à la représentation du Lac des Cygnes en 2011), revient à Dijon. 

L’histoire : Le soir de Noël, Marie reçoit en cadeau de son mystérieux parrain Drosselmeyer un drôle de casse-noisette en forme de soldat. Fascinée par le jouet, elle se lève la nuit pour le retrouver et assiste à un miracle : le sapin se met à grandir, les jouets s’animent et les soldats de plomb commandés par Casse-noisette prennent vie. Une armée de souris, menée par le roi, déclare la guerre aux soldats et blesse Casse-noisette. Une fois sauvé, celui-ci se transforme alors en Prince charmant…

 La musique sublime de Piotr Tchaïkovski, des décors somptueux, dont des vues inoubliables de SaintPétersbourg, des costumes extraordinaires et splendides, des effets spéciaux accompagnés d’un orchestre de 30 musiciens, régaleront tous les admirateurs de la danse. Cette véritable performance, extraordinaire, sera composée de 60 danseurs russes issus de la célèbre Académie de danse de Vaganova et ne laissera personne indifférent. Un spectacle pour toute la famille, une symphonie de la danse, touchante et merveilleux, un chef-d’oeuvre du ballet classique. À noter que le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre sera de retour le 15 mars 2013 avec Le lac des cygnes. ■ TB Renseignements & Location: Pyrprod : 32 Bd Carnot Tel : 03.80.667.666

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savoir-faire d’un réseau de sous-traitants très performants et à la pointe de la technologie.

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Le groupe possède trois 2 marques à son actif : Oxibis, Exalto et Dilem.

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Essilor La qualité française est depuis toujours dans l’ADN d’Essilor, riche de ses 160 d’expérience en France. Elle s’illustre au quotidien à travers : • l’innovation : la France est au cœur du système R&D d’Essilor. La plupart des dernières innovations du marché français ont été pensées par les chercheurs français. Dès 2013, le nouveau centre européen de R&D en construction à Créteil accueillera près de 400 personnes pour travailler sur les verres de demain. • la fabrication : 92 % des verres Varilux sont produits dans 4 laboratoires de surfaçage sur le territoire français. les tests au porté : depuis 1978, les porteurs de lunettes français testent et approuvent les verres Essilor. • l’emploi : Essilor en France, c’est 3 200 collaborateurs répartis sur 13 sites. Essilor associe donc le meilleur de sa technologie au savoir-faire de votre opticien, au bénéfice de votre santé visuelle !

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Qui se cache derrière l’habit de Robocop ? La double vie d’un homme qui «enseigne» aux autres à se montrer… © Focaleinfo

«Fêtes» ce qui vous plait

S’offrir le luxe d’une nouvelle vie !

S’offrir le luxe d’une nouvelle vie ? Certains en rêvent, d’autres vivent déjà cette réalité au quotidien. Le tournant, c’est maintenant, qu’ils disaient. Et si le vrai luxe, en dehors de prendre du temps pour soi, était celui d’un choix de vie plus personnel ? Un choix pas forcément dicté par la crise que l’on subit au quotidien sur les ondes ou au travail. Une façon zen de «prendre la ville du bon côté.» Tapas… envie de sourire ? Plantons le décor. La scène se passe rue Vannerie, petite rue sinistrée, que des alignements de poubelles au quotidien et un va-et-vient incessant de voitures ne classeraient pas parmi les plus «glamour». Il suffit pourtant de pousser la porte du El Paso, un nouveau bar à tapas, héritier de ce qui fut autrefois une pen-

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sion de famille puis un repaire pour solitaires en quête d’âmes sœur, pour se sentir bien dans sa ville. On s’y retrouve pour une faim de nuit, plus que pour une soif d’aventure. Gilles Thibaut, le patron, a quitté le monde des beaux bars et des restos lounges pour ouvrir, l’âge venant, un lieu où où l’on se sent bien. Les habitués viennent en ami ou en voisin, comme Christophe Bouet, qui a transformé son propre coin de rue en «porte-enseignes» : il y vend de tout, de l’enseigne néon au totem en passant par les drapeaux, bandeaux lumineux, bâches, stores, etc… Bon, vous consulterez ses sites si ça vous intéresse (notamment www.dijonenseignes.com), nous, ce qui nous a fait flasher, c’est de le retrouver en habit de justicier de la nuit, en Robocop lumineux, venu faire un carton au El Paso avant d’aller jouer au DJ ailleurs, son second métier, sa vraie passion peut-être. Lui et Gilles méritaient bien d’inaugurer cette nouvelle série de portraits consacré à ceux qui changent de vie sans changer de ville, ce qui est plus méritoire que de tout larguer pour partir dans les îles. ■ Gérard Bouchu


De la Voix au Chapitre un métier atypique à découvrir

Racontez-lui vos souvenirs, elle écrit votre histoire.

Elle s’appelle Pascaline Kromicheff et sa petite entreprise, De la Voix au Chapitre, délie les langues autant qu’elle fait couler de l’encre. Il faut dire que son idée est aussi simple que belle : “au cours de mes nombreux reportages pour l’hebdo le Châtillonnais et l’Auxois, j’ai souvent rencontré des gens qui m’ont dit “moi, ma vie, je pourrais en écrire un livre”. Ces personnes y pensaient comme à quelque chose d’inaccessible, et pourtant, ils en avaient des choses à dire ! Il ne leur manquait qu’une (bonne) plume pour que leur histoire devienne le livre qu’ils rêvaient de transmettre à leurs proches. «J’ai donc décidé de me mettre à leur service, devenant le médiateur discret entre leurs souvenirs, qu’ils me racontent en entretien, et le papier, où se grave à jamais l’histoire de leur vie. On fait aussi appel à moi pour des cadeaux d’anniversaire, de mariage, de naissance, de départ en retraite... Chaque livre est unique !”. On applaudit bien fort cette initiative d’une plume chatillonnaise qui aurait pu finir par perdre son âme au service de la presse locale, et a préféré tenter l’aventure d’une nouvelle vie au service des autres. ■ GB

Pascaline Kromicheff élève la Voix pour faire entendre celle des autres

Pascaline Kromicheff 2 rue du Four 21400 Puits. Tél : 03-80-93-18-77. Port 06 32 52 81 02 pascaline.ecrivain@gmail.com

L’Indiana Jones dijonnaise de l’Indus ! L’aventure continue pour l’inoxydable Brigitte Durieux Brigitte Durieux, on vous l’a souvent présentée dans ces pages, elle sort chaque année un best-seller, et notre Dijonnaise à la voix rocailleuse a d’autant plus de mérite qu’il ne s’agit ni de polar ni de la vie d’un homme illustre. Brigitte, on l’a connue journaliste speedée, puis communicante tout aussi speedée, et on la retrouve avec bonheur (comme dirait sœur Thérèse) dans le rôle de fouille-grenier des temps modernes, d’Indiana Jones à la dijonnaise, heureuse de réaliser son rêve : écrire uniquement sur ce (et ceux) qu’elle aime. Pour ceux qui ont jeté à la poubelle leurs vieilles chaises de bistrot, pour les non-chineurs qui croient encore que la nostalgie s’arrête à Louis XVIII, cette femme est une provocation vivante : non seulement elle a remis au goût du jour le mobilier industriel et fait connaître les chaises Tolix aux Parisiens, mais elle continue de sévir à travers le monde en trouvant partout des objets qui prennent leur revanche grâce à elle. Après Inoxydable Tolix et Le Mobilier industriel, cette chineuse invétérée nous a déniché, après parfois de longues enquêtes, 50 objets cultes du mobilier industriel. Un des meilleurs photographes de natures mortes au monde, Laziz Hamani, en a fait de véritables oeuvres d’art. On découvre ainsi l’histoire croisée d’un objet et d’une entreprise ou de son fondateur, et cela se lit comme un roman, avec une précision, une richesse de détails époustouflants. Ce sont des objets oubliés, usuels ou luxueux, de l’entre-deux-guerres, créés par des entrepreneurs qui n’avaient pas peur du risque, puis furent balayés par les «30 glorieuses». Des prototypes, parfois, ou même adaptés, customisés à l’usage, comme la lampe anglaise Angelpoise, dont le pied a été gainé de cuir pour ne pas griffer les peaux que son utilisateur travaillait dans les ateliers Hermès. Dans un monde qui devient de plus en plus virtuel, ce livre nous permet de nous rattacher à notre propre histoire : le style industriel est né en France avant d’être décliné un peu partout. Nos industries sont parties, mais il nous reste ces objets des générations précédentes, qui perdurent, et nous permettent de revenir à de vraies valeurs... Prochaine étape : et si on en faisait une expo ? À suivre !

B.Durieu©Benoitbisettes

50 objets cultes du mobilier industriel Editions La Martinière 39 €

■ Carla Garfield

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Eric Ruckstuhl,

l'homme qui parlait à travers les bulles ! 30 ans de travaux forcés pour ce fou de BD dijonnais, qui aura passé ses nuits à dessiner, ses jours à enseigner et à élever ses propres gamins, sous le regard complice d'une épouse corse qui n'a jamais réclamé son autonomie. Portrait d'un forçat pas comme les autres.

Eric Ruckstuhl @focaleinfo

Eric est une force de la nature. Je l'ai connu il y a près de trente ans de cela, quand j'avais eu l'idée d'entrer comme pigiste au Bien Public dans l'espoir de me faire envoyer illico au festival de la BD d'Angoulême, une de mes passions de l'époque. Je passais plus de temps à rédiger une rubrique BD hebdomadaire que les chroniques des quartiers, et j'ai pu rencontrer ainsi nombre de ceux qui ont depuis fait carrière dans la bande dessinée. À Dijon, il y avait deux étudiants un peu fous sur lesquels personne n'aurait vraiment parié à l'époque. Didier Bontemps était l'un d'eux, dont le premier véritable album grand public est sorti il y a quelques mois (Le Vol de la Joconde, aux éditions Roymodus). Eric Ruckstuhl était le second, pour lequel j'avais concocté un semblant de scénario sur le thème du "Pitiot", gamin des années 50 courant l'aventure le temps d'une BD en noir et blanc, publiée dans les pages du grand quotidien de Bourgogne d'alors. Pas le genre d'ouvrage qui devait rester dans les mémoires, mais pour Eric l'occasion de courir la campagne pour croquer sur le vif des gamins en liberté, sur fond de réalisme à la Pierre Véry. La suite, vous l'avez peut-être connue mieux que moi, si vous avez suivi, dans les rayons des libraires, l'évolution graphique de cet éternel adolescent qui a toujours pris la vie au sérieux, au travers des scénarios réalisés autour de son Ile de Beauté préférée. Pas le genre "Asterix en Corse", non, plutôt le style enquête sur un monde de Misérables où les enfants sont les victimes d'un système. Cet hiver, coup sur coup, plusieurs albums seront disponibles dans les rayons, à commencer par l'intégrale du Bagne de la Honte, sous le Second Empire, une histoire tragique qui s'est déroulée aux portes d'Ajaccio. Une histoire véridique que lui a écrit son complice (corse, faut-il préciser?) Frédéric Bertocchini, avec qui il avait réalisé le tryptique sur Pasquale Paoli. La prochaine BD a toujours un arrière-plan historique puisqu'elle est consacrée à un Corse aussi célèbre que Napoléon, chez lui du moins, un mercenaire toujours dans l'action qui permettra à Eric de dessiner des combats, des chevaux, dans un style flamboyant qui lui va bien, on en reparlera à sa sortie (Sampiero Corso, DLC Editions). Aujourd'hui, les enfants ayant grandi, cet insomniaque (il ne dort que 4 heures par nuit et se lève pour dessiner) va pouvoir plus que jamais occuper l'espace familial avec ses planches, Jo, sa femme, ne cherchant plus depuis des années à contrarier une vocation qui trouve enfin sa véritable consécration. ■ GB

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Indes noires

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Tournesol chez les Dogons

Michel Guillemard,

La femme qui transformait le bois en or tout en rêvant de voyages !

Michel Guillmard @focaleinfo

antiquaire sans domicile fixe.

Marie Caroline Baut

Ce jour-là, à la Galerie 6, rue Auguste Comte, on aurait pu se croire sur un tournage de film. Avec un Michel Guillemard imperturbable face au photographe qui tournait autour de lui, assis au vieux bureau encombré de masques anciens, dans l'espoir de donner à cette arrière-boutique une vague allure de musée ethnographique. Un musée sorti tout droit d'un album d'Hergé, "L'Oreille Cassée", quoiqu'il n'y ait pas eu de professeur Tournesol dans l'aventure. Mais Thomas étant persuadé d'avoir retrouvé un peu de Tryphon dans Michel, on l'a laissé photographier tout en parlant des mésaventures dijonnaises d'un antiquaire pas comme les autres. Aujourd'hui "sans domicile fixe", depuis qu'il a fermé son magasin d'antiquités rue Verrerie, cet homme curieux de la vie s'amuse, tous les six mois, à inviter amis et connaissances à une de ses ventes privées. Ayant su saisir au vol les changements de mode, il a troqué au bon moment l'amour du rustique pour celui des arts africains, dont il s'est fait une spécialité. Sans se prendre au sérieux pour autant : "un expert c'est un mec qui se trompe moins qu'un autre". Vagabond dans l'âme, il retrouve le plaisir de ses jeunes années, lorsqu'il faisait il y a plus de vingt ans le marché et les puces de la foire, avant de jouer les boutiquiers rue Verrerie, à partir de 1984. Avant d'aller lui montrer les authentiques masques sortis de Sierra Léone, de Tanzanie ou de Côte d'Ivoire dont vous êtes si fiers, lisez deux des bouquins qu'il nous a cités en référence : un facile à trouver, "Arts d'Afrique, d'Amerique et d'Océanie" paru chez Flammarion, et pour aller un peu plus loin, "Comprendre l'Art Africain", de Emmanuel Pierrat, aux éditions du Chêne, "moins facile à trouver, mais bon bouquin". Vous avez le temps de les potasser avant sa future expo, en mars, chez Michel de Saint-Jacob. Pour connaître les dates, contactez-le au 0681-21-51-88 ou envoyez-lui un mail : m.guillemard@yahoo.fr

Un titre qui ressemble à celui d'un polar à la suédoise, mais Marie-Caroline n'a rien d'une tueuse, ni même d'une excentrique, elle passe même volontiers inaperçue, lorsqu'elle remonte la rue Verrerie pour entrer chez elle. Décoratrice peintures et patines, voilà son métier. Pendant longtemps, elle l'exerça chez ses parents, dans son atelier, et personne ne la voyait travailler. En venant s'installer au fond de la boutique du Chat, rue Verrerie, elle a sauté un pas. Encore fallait-il liquider les chatteries diverses afin qu'une clientèle nouvelle découvre cette drôle de petite bonne femme, si sérieuse en apparence, quelque peu sorcière à ses heures. Ne jetez rien à la décharge, elle nettoiera votre vieille commode, votre plateau en métal fatigué, votre table usée ou le paravent décati que le temps n'a pas épargnés pour leur redonner vie et couleurs. M-C connaît bien la peinture, sa réaction, elle dessine à main levée, aussi bien une miniature qu'une fresque magnifique sur un mur, travaille à la bière, au vin blanc (sa propre cuisine, pour le style alsacien), bref connaît tous les trucs qui ne diront rien au néophyte mais font d'elle une professionnelle recherchée autant par les antiquaires que les particuliers. Poussez la porte, n'hésitez pas, d'autant plus que vous ne verrez rien depuis la rue, les vitrines étant remplies d'objets, de cadeaux chinés ici ou là, et même là-bas, car M-C ne rêve que d'une chose, lorsqu'elle dore (et lorsqu'elle dort aussi peut-être !) : des voyages, des parfums d'ailleurs. Normal quand on bosse et vit au dessus de son atelier, dans une rue qui ne voit pas souvent le soleil ! ■ GB

L'Atelier du Fennec : 14 rue Verrerie, à Dijon. Tél : 06-81-57-8356. Contact : baut.marie-caroline@orange.fr

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« Le temps est un luxe »

C’est Serge Haroche, Prix Nobel de physique 2012, qui nous l’a dit. Ben oui, nous on parle avec des nobels… La classe non ?

La persistance du temps - Salvador Dali - 1931 - Museum-of-Moder Exposition Dali au centre Pompidou du 21 novembre 2012 au 25 mars 2013

Science inscide

Mieux qu’une Rolex,

du temps ! Le temps n’existe pas. C’est la grande découverte d’Einstein. On ne peut définir qu’un temps propre - mon temps à moi, mon unique, mon précieux que vous dépenserez judicieusement en lisant cette petite réflexion rigoloscientifique.

Serge Haroche parlait surtout du temps de la recherche. Faire une découverte n’est pas un processus automatique, ni systématique. C’est un parcours qui demande du temps, jonché de fausses pistes, d’impasses, de retours et enfin d’idées miraculeuses qui nous feront avancer dans le grand jeu de l’oie de la physique. Les lois de la physique, justement, que disent-elles. La grande découverte d’Einstein, c’est que le temps n’est pas universel. Chacun a son temps propre, même vous, qui dépend de la vitesse à laquelle vous circulez. Plus vous allez vite, plus le temps s’écoule lentement. Par exemple, si vous voyagez dans l’espace à 270 000 km/s (90 % de la vitesse de la lumière), le temps passe à peu près deux fois moins vite que pour nous qui sommes restés sur Terre. A 297 000 km/s, le temps passe sept fois moins vite… vous menez une vraie vie de chien. Et à 299 970 km/s (la vitesse de la lumière est à 300 000 km/s), ça devient royal, une seconde sur Terre ne passe qu’en une minute pour vous… Alors je vous vois venir, vous vous dites qu’en allant à fond les ballons, vous vivrez plus longtemps que les petits copains. Bref, si à cinquante ans, t’as pas une Ferrari, t’as perdu ton temps…

Et le temps c’est de l’argent, et tout et tout. Et je vous sens jubiler, au volant de votre grosse caisse, fondre centimètre par centimètre sur la voiture de devant et vous porter fièrement à sa hauteur, le torse gonflé, les cheveux au vent, chantant à tue-tête "Méfie-toi l’escargot", persuadé que vous grignotez des points de vie sur cette pauvre victime que vous dépassez. Mais, même en roulant à 200 km/h, vous ne gagnez qu’un cent- millième de milliardième de seconde sur une seconde par rapport au gastéropode !… Par contre, au grand Monopoly sur Terre, le temps c’est m’sieur l’agent, qui vous enverra directement en prison, sans passer par la case départ, mais en recevant une amende salée et du temps pour méditer… Tempus fugit, même en Fiat luxe. Bref, si on ne s’est pas aperçu de la relativité du temps avant, c’est que sur Terre, on a tous des temps propres équivalents. Même le "patron, je suis allé trop vite, c’est pour ça que je suis en retard", ça marchera pas ! Alors autant garder l’escargot comme emblème de la Bourgogne ("je sais bien qu’en chemin tu traines…"), et se souvenir de cette petite maxime : "Le temps, ce n’est pas quelque chose qu’on a, c’est quelque chose qu’on prend". Autrement dit, si à cinquante ans t’as pas pris ton temps, c’est que tu as raté ta vie ! C’est bien mieux qu’une Rolex, croyez-moi ! ■ Eric Chariot

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La ligue 1, c'était du luxe

6 millions t’as plus rien ! Pour

La Ligue 1, c’était du luxe ! Fini les stars du Qatar à Gaston Gérard. Terminé le grand soir. Il faut vendre ses pépites – comme Benjamin Corgnet - aux charmes de Lorient. Mais pour 6 millions, dans le foot, on se fait pas des ballons en or ! Quand on a appelé Olivier Delcourt, président du DFCO, il nous a dit tout de suite «Bing Bang  ? Ah oui, j’aime bien ce que vous faites  !». Un homme de goût, ça tombe bien ! Du coup pas de langue de bois entre nous. «Quand on parle de 6 millions d’euros pour le transfert de Benjamin, ça veut pas dire 6 millions le lendemain sur le compte du DFCO… C’est un maximum, si toutes les conditions sont réunies…». Comprenons bien la mécanique d’un contrat dans le foot : 60 % immédiatement et le reste en options. Une option c’est par exemple 250 000 euros versés si, et seulement si, Lorient se maintient et fait jouer Benjamin Corgnet au

Corgnet

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Corgnet

moins 20 matches dans la saison. Il en a déjà 10, c’est bien parti. Une prime est prévue également si le joueur est transféré dans les trois ans. Bref pour transformer des pépites en pépettes, mieux vaut un joueur bankable qu’un joueur bancal. Il ne reste plus à notre Ben Corgnet qu’à nous refaire ses pop corners, jaillissant comme une pépite de maïs soufflant le ballon au premier poteau pour marquer. Mais ce n’est pas pour ça que le DFCO va d’un seul coup rouler sur l’or, s’en mettre plein les ballons, investir, acheter des joueurs, se renforcer… Que nenni. «Le transfert de Benjamin a surtout servi à équilibrer les comptes». Descendre de Ligue 1, ça coûte un pied. Rien que les droits télé passent de 13 millions à 4 millions d’euros. Et puis en Ligue 1, il y a un niveau de salaire à respecter et même si des abattements sont prévus en cas de descente, la masse salariale reste trop importante. On se souvient qu’une des premières mesures de Dall’Oglio avait été de réduire le nombre de joueurs, se séparant de joueurs comme Zarour ou Méïté.

Corgnet, pépite ou choco-chat noir ? Autant dire qu’on ne va pas tout de suite chercher à acheter. «Au mercato d’hiver, on ne prendra un joueur que si un autre part». Pourtant, la Corgnet-dépendance s’est confirmée. Aucune victoire pendant deux mois, élimination dans les deux coupes, et une dégringolade de la 1ère à la 7ème place… Et l’ami Benjamin, a-t-il fait le bon choix au moins ? Arf, il est encore tombé sur une défense en bois. Des 6-1, des 4-0. Sur les 12 premières journées, Lorient a encaissé autant de buts que Dijon l’an dernier en Ligue 1  : 25… Soit plus de deux par matches… Serait-il un peu chat noir ? Si pour l’instant ces 6 millions n’ont rien fait gagner à personne, on garde espoir de remonter, rien que pour revoir l’an prochain, Corgnet ou Bauthéac à Gaston Gérard.


Des big et des bof A côté des 10-12 millions DFCO, les autres équipes-phares dijonnaises ont un budget bien moindre… avec des «fortunes» diverses. Classons-les selon leur rapport qualité-prix.

Hockey / Pas laids les Ducs !

Un budget en hausse, à 1,2 millions d’euros. Et des ambitions  ! On avait promis 3 finales dans les 3 compétitions engagées. C’est râpé pour la Coupe de la Ligue, à cause de notre «bête noire»: Grenoble. Une équipe capable de s’imposer à Amiens et à Briançon, gros calibres du championnat, mais qui doit gommer les irrégularités, comme lors de cette défaite à domicile contre Chamonix, alors dernier du classement.

Basket / JDA is back

Budget stabilisé à 3,7 millions d’euros, tout en réduisant de 20 % la masse salariale. On rêverait d’accrocher une huitième place pour jouer la Semaine des As ou les play-offs. Après sept matches on est dans les clous du maintien, mais avec une statistique un peu bizarre : on garde les matches à l’extérieur, mais pas au Palais des Sports !

Hand Masculin / Dans la saumure

1,1 millions de budget. Quand on perd contre le voisin Semur, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans la tête. La remontée semble encore compliquée cette année avec pas mal d’irrégularités.

Hand Féminin / pro… de la com ?

Ah, c’est sûr on les voit partout les filles du cdb, dans le tram, à la foire, dans moult animations… Mais bien moins sur le terrain. Budget : 850.000 euros. Ambition : les play-offs cette année et… le titre en 2015. Bon, pour l’instant on est… avant-dernier…! ■ Eric Chariot

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La tramondaine 4 Le vent de la rumeur souffle sur le tram, mais pas que... Karl Erik

Le tram fait causer, les grands projets dijonnais aussi. Alors ces rumeurs, BIG BUZZ ou BIG BLAGUE ? Bing-Bang a enquêté et vous livre la véritévraie-juré-craché-de-source-sûre-proche-dudossier sur ce ces bruits lus, vus, entendus, répétés, amplifiés...

Cette année, le Père Noël pose un lapin A la mode de qui ? Hollande ou Depardieu ?

BIG BUZZ

Quand t’es bon pour les Hospices, c’est que t’es déjà Has-Beaune ! Et vu la brochette alignée cette année pour la vente des vins, Depardieu n’est carrément pas venu… Pas sûr qu’il sache lui-même ce qu’il a fait ce week-end là : le lapin qu’il a posé sentait fort la sauce au vin. Parce que quand Suguenot se fait l’avodka de sa défense en parlant d’un tournage en Pologne, on n’y croit pas trop… Quant à Hollande, qui n’a pu se rendre disponible pour l’inauguration de la T2, le chef du célèbre « Pré Aux Clercs » nous a fait une confidence. La dernière fois qu’il est venu à Dijon, il avait commandé un « Lapin à la royale ». Alors tu vois pleure pas, petite princesse à la robe cassis, t’es pas la seule à avoir rêvé d’être sa première rame !

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Un cimetière d’escargots sous l’hôpital général !

Les gastéropodes reviendront hanter les gastronomes…

BIG BLAGUE

On a exhumé un ancien cimetière de l’hôpital rue du Pont des Tanneries. Alors qu’est-ce qu’on va trouver sous l’hôpital général si Dijon devient la cité internationale de la gastronomie et qu’on l’installe ici ? Imaginez des millions d’escargots persillés, massacrés sur l’autel de notre réputation gastronomique, revenir se venger ! Surtout s’ils ont l’estomac dans les talons !!! En tout cas le projet ne ressemble pas à un coquille vide : marché, restaurants, bars à vin, boutiques, ateliers de cuisine, entreprises agroalimentaires, artisans, vinothèque. Et vous vous avez signé la carte de soutien ?

Plus une brique pour finir la rue de la Lib ! Alors on va la faire avec des pierres…

BIG BLAGUE

Vous avez entendu ces bruits qui circulent en Liberté ? Il n’y a plus assez de sous pour finir les travaux de piétonisation et c’est pour ça que les travaux se sont arrêtés ! La vérité, c’est qu’une trêve avait été entendue avec les commerçants pendant les achats de Noël. Mais les travaux se finiront bien au printemps. Bref, cette année, c’est Noël en Liberté, Pâques à la Toison ! Et après, on fait ce qui nous plait… Travaux finis en mai rue de la Lib, avec une grande Fête, et extension de la Toison terminée à l’automne. Le tram, c’est vraiment le double effet qui secoue la ville.


Pis d’abord la mienne elle est plus grande que la tienne…

BIG BUZZ… OU PAS

Le député-maire de Beaune nous ferait-il un petit complexe ? Après avoir hurlé au scandale quand Dijon s’est présentée pour la cité de la gastronomie, qu’il estimait chasse gardée, voilà qu’on parle d’une piscine olympique à Beaune. En tout cas, c’est ce que Suguenot avance lui-même en off, même si rien de sérieux ne semble engagé. Avec Dijon, Beaune et Chalon, il y aura bientôt plus d’eau que de vin sur la côte. Pendant ce temps, la pauvre piscine de 20 m de Nuits Saint Georges tombe en ruine, et les élus ne font rien.

Des croisières au départ de Dijon ! Parce que le port il est pas que beau…

BIG BLAGUE

Dijon est l’une des villes les plus éloignées de l a mer, il n’ya pas de fleuve, et la plupart de ses rivières ont été comblées ou enterrées… Et pourtant, il y a une plage… et un port ! Certes le port du canal n’est pas près de voir s’échouer un paquebot Costa Croisières. Mais quand même, on ne reste pas à quai, ni à fond de cale, on largue les amarres avec la péniche Cancale en mode bistrot spectacles. C’est le meilleur point d’ancrage de ce quartier que le tram va complètement changer. Et si c’est pas encore la mer, c’est déjà le Grand Sud…

Un télé-féérique entre Darcy et République Et hop, finis les bouchons…

BIG BLAGUE

Galère la rue Devosge. Plus encombrée qu’une cheminée un soir de réveillon ! Même les bus sont bloqués… Alors on aurait bien vu un téléphérique, comme à Londres, Brest ou Barcelone, ou pourquoi pas un traineau volant, pour se donner de l’élan… Mais non, il va falloir patienter, le temps que les automobilistes en transit arrêtent de s’agglutiner sans changer leurs habitudes, ou en attendant la mise en service de la LINO, fin 2013, qui pour le coup sera vraiment péri-féérique !

Les commerçants partagent la bûche ! Et enterrent la hache…

BIG BUZZ

Il fait des miracles ce tram de Noël ! Imaginez Dijon je t’aime, la Toison d’Or, les Galeries Lafayette, le Grand Marché Quetigny , le Club Hôtelier et Ikéa dans le même traineau, signant la trêve… Tous ont soutenu la campagne « Les achats de Noël , c’est meilleur avec le tram » d’un même élan (de Noël) à plus de 50 000 euros, le Grand Dijon complétant l’attelage avec 200 000 euros notamment grâce aux fonds FISAC prévus pour soutenir l’activité commerciale liée au tram. Un calumet de la paix qui a allumé le feu dans tout le Grand Est, et surtout à Besançon, qui enrage d’avoir des pelleteuses quand nous on a le tram !

MCS-Marlboro Classics Venez découvrir la collection de la boutique MCS-Marlboro Classics… Une mode urbaine et sportswear chic pour hommes et femmes, inspirée de l’authenticité, de l’esprit de liberté et de l’imaginaire de l’Amérique de l’Ouest. Luxe des matières, qualité des coupes et confort pour toutes les occasions… Aurélie, Sofia et Claudine sauront vous guider et vous conseiller en respectant vos goûts et ceux de la personne que vous voudrez combler pour les fêtes !

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Beaune : une piscine Olympique ?

Collection Homme et Femme MCS-Marlboro Classics - 18/20 Rue Piron - 03 80 30 11 37 Ouvert du mardi au samedi – 10h-12h30 et 14h-19h et 14h-19h le lundi. Ouverture exceptionnelle les dimanches de décembre avant les fêtes.

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La Cueillette à Meursault.

ten Le top

Des plaisirs

de l’hiver en côte d’or Vous ne partez pas aux sports d’hiver ni dans les îles ? Qu’importe, faites-vous plaisir en économisant du carburant et en regardant ce que la Côte d’Or nous réserve d’original, de chaleureux, en cette fin d’année. Voilà en bref, parce que vous le valez bien, dix propositions étonnantes concoctées par l’office de tourisme de Beaune et le comité départemental du tourisme. Le luxe, dans la vie, c’est de pouvoir s’offrir ces petits bonheurs du moment que les étrangers nous envient.

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Se faire une pause

bien être dans les vignes

L’évènement de l’année : la Cueillette, spa de luxe dans les vignes à Meursault. Se faire masser quand la neige tombe au dehors, avec des soins à base de petits fruits rouges. La vie de château telle qu’on la rêve, aujourd’hui. www.lacueillette.com Cours de cuisine avec vue sur les vignes, toujours, sous la direction de Laurent Peugeot, le chef étoilé du Charlemagne, à Pernand-Vergelesses. www.laurentpeugeot.fr   

Les sorties originales

Dénicher un inattendu : le Dalineum, à Beaune, atmosphère intimiste d’une collection, boutique et objets inspirés par l’œuvre de Dali, plus que jamais à la mode cet hiver ! Quand les amateurs de vins deviennent amateurs d’art ! Une autre façon de concevoir la vie de château : un week-end au château de Chassagne-Montrachet pour les amoureux du design et de l’art contemporain.

Esprit happy few

On trouve à la boutique de l’hôtel-dieu à Beaune des flacons uniques, et pour cause, puisque ce sont les rares vins qui sont vinifiés par les hospices eux-mêmes. Dégustations privées sur résa pour les amateurs avertis. So chic!


Esprit cocooning et nature

Le domaine de la Pierre Ronde, pour les courageux chevaliers qui accepteront d’aller dormir en pleine nature, près du lac de Chamboux dans le Morvan, et loger dans des habitations atypiques (yourtes chauffées !)

Activités atypiques

Découvrir la Côte d’Or vue d’en haut : possibilité de raser la forêt vue du dessus, façon canopée, avec les vols en para-moteur proposés par un pilote de Messigny-et-Ventoux.

Réserver une maison d’hôte de luxe pour faire la fête 

Outre le Hameau de Blagny, un gîte d’exception classé 5 étoiles, au cœur des vignobles de Meursault et de Puligny-Montrachet, jetez un oeil amoureux sur le site des Granges du Château ou sur celui de la Maison Blanche. www.hameau-de-blagny.com www.lesgrangesduchateau.fr/accueil.html ( et là, on peut même repartir avec les meubles…) www.lamaison-blanche.fr

Yourte - Domaine de la PIerre Ronde

Pour en savoir plus : www.beaune-tourisme.fr www.cotedor-tourisme.com

Soyons Maufoux :

cet hiver, on Ambal !

  Crise de foie, de couple, de la cinquantaine  ? Connais pas. Cet hiver, prenez la vie du bon côté, avec vue sur le vignoble et transformez-vous en touristes de votre propre région. Votre véritable luxe ? Le temps. Celui d’un week-end (ou plus) à la Maison Prosper Maufoux. Coup de cœur pour cette superbe maison de vin de Santenay de 1835, bâtie par le propriétaire d’alors du domaine de la Romanée-Conti, et aménagée depuis en chambres d’hôtes. L’art de vivre à la bourguignonne dans toute sa splendeur  : classicisme des chambres vastes comme des appartements, vues imprenables sur les vignes ou sur la très jolie place du village ornée d’arbres nonchalants. Relaxez-vous dans une baignoire sabot à l’ancienne et profitez des lits king-size, avant de descendre découvrir, dans la cave du XVème siècle, les grands vins de Bourgogne qui y sont élevés avec amour et tradition. L’accueil est amical, naturel, passionné et les propriétaires se feront un plaisir de partager, selon votre bon plaisir, leurs savoirs lors de dégustations privées sur des tonneaux. Ils vous guideront également à quelques pas de là, à Montagny-les-Beaune, à la découverte de la seconde entreprise familiale, les délicats crémants de la Veuve Ambal. Visite intégrale de la fabrique avec, sur les murs, les expositions photos organisées par le Musée Nicéphore Niépce de Châlon-sur-Saône et dégustation, bien sûr, de vins pétillants. Point de clinquant ni de luxe tapageur ici, mais une ambiance familiale et du cousu main. Juste pour vous, l’élégance de Bourgogne. ■ Véronique Witkowski et Olivier Mouchiquel www.maufoux.com 1 place du Jet d’Eau 21590 Santenay contact@prosper-maufoux.com Tél : 03 80 20 68 71 www.veuveambal.com Le Pré Neuf 21200 Montagny les Beaune tourisme@veuve-ambal.com Tél : 03 80 25 90 81

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de retour

Billet

Apothicairerie de bourg en bresse - apothicairerie de l'hotel-Dieu

S’offrir la pharmacie d’un hôtel-Dieu, ça c’est du luxe ! Ça me rend malade !

C’est un scoop. C’est aussi une histoire de cornecul. Je vous raconte. L’autre jour, mon toubib m’envoie chez la spécialiste, à Cavaillon (j’habite pas très loin la moitié du temps). J’arrive, je crois m’être trompé d’adresse. Un jardin constellé de statues, de corniches, de sculptures ; des tableaux, des gravures anciennes, des statuettes, des antiquités plein l’entrée et les couloirs adjacents. Diantre, me dis-je, c’est le musée. Point d’aventure : la secrétaire m’explique que la spécialiste et son compagnon sont des passionnés d’art, d’archéologie et de tout ce qui touche à l’histoire de la médecine. Et que vois-je en pénétrant dans son cabinet ? Outre les peintures, les gravures, la collection d’ex-voto, le crocodile taxidermisé et cent autres curiosités, que vois-je là, couvrant le mur du fond ? Une pharmacie superbe, comme on en peut voir en certains hôtels-Dieu, Beaune, Tournus, Louhans, une sorte de spécialité bourguignonne, une pharmacie XVIIe en parfait état, avec pots de faïence et colonnes torsadées. Une rareté, plus ancienne que celle de Beaune. Mais d’où provient ce petit trésor, m’étonnai-je ? De Saint-Jean-de-Losne me fut-il répondu. Vous pensez bien que j’eus incontinent l’oreille dressée, tel un teckel femelle dans une truffière active. Voici l’histoire, très résumée : Fierté de l’Hôtel-Dieu de Saint-Jean-de-Losne érigé au milieu du siècle des lumières, cette apothicairerie se retrouva - quand exactement, les avis diffèrent - mise en vente avec tout le mobilier

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lorsque le dit Hôtel-Dieu fut transformé en maison de retraite. Il en reste de beaux murs, mais entre les murs, plus rien ou presque. Il se trouve que j’ai appris par hasard où sont allées les boiseries. Le reste a foutu le camp un peu partout. Quant à la précieuse pharmacie, elle fut repérée dans une salle des ventes dijonnaise par un antiquaire de L’Isle-sur-la-Sorgue. Prévenus par celui-ci, les actuels propriétaires affirment avoir sollicité les instances concernées, locales et régionales, avant de finir par la racheter eux-mêmes, faute d’avoir pu susciter le moindre intérêt. Ils assurent même s’être fait jeter ; mais le fin mot de l’histoire, je n’ai pu l’obtenir ici. Toujours est-il qu’on est en devoir de se demander pourquoi ce morceau de patrimoine, déjà menacé en 1793, a pu échouer là, et comment il se fait qu’on le retrouve aujourd’hui dans le privé, en Provence, alors qu’en toute hypothèse, il n’aurait jamais dû, compte tenu de sa valeur historique et esthétique, quitter ni la Bourgogne, ni le domaine public. Si vous souhaitez l’admirer, il ne vous reste plus qu’une solution : tomber malade et aller consulter à Cavaillon. Vous pourrez alors vérifier la valeur de l’objet, restauré et muni de nouvelles faïences d’époques et de provenances diverses. Les pots originels ont eux tout bonnement disparu ; enfin, peut-être pas pour tout le monde... On sait que la grande spécialité de Cavaillon, c’est le melon. Pour s’en tenir aux cucurbitacées, et pour rester poli, je me sens en devoir d’ajouter aux nombreuses spécialités bourguignonnes au moins une grosse courge et quelques cornichons. ■ Jean Maisonnave


La culture, un luxe indispensable ! 40

Un hiver à l’Opéra

Dijon-Vienne… d’un Ring à l’autre!


Puisqu'on est entre gens cultivés, partons cet hiver pour Vienne. Soyez simplement de retour début janvier, pour passer deux mois riches en Viennoiseries diverses, à l'auditorium. "À chaque époque son art, à chaque art sa liberté" ! Cette phrase que l'Opéra de Dijon a placée en exergue de sa saison 2012-2013 est inscrite sur le fronton de la Sécession, monument incontournable de la Vienne d'hier et d'aujourd'hui. D'une blancheur éblouissante, le pavillon qui arbore cette devise en V.O. sur sa façade, contraste avec la grisaille du RING, boulevard qui enserre le cœur de Vienne : pour ceux qui auraient un doute, précisons tout de suite que le Ring viennois n'a rien à voir avec celui de Bayreuth, et que la fresque de Klimt sur Beethoven, à l'intérieur de la Sécession, qui marqua l'introduction de la dorure dans sa peinture, n'a rien à voir avec l'Or du Rhin. Pour ceux qui me verraient venir de loin, disons que cette saison viennoise 2013, qui nous entraîne sur les pas de Strauss, Mozart et Schubert, dans une ville vivant ses derniers moments d'insouciance, n'a rien à voir avec la prochaine saison musicale dijonnaise, qui verra un autre RING, wagnérien celui-là, chasser toute légèreté dans nos esprits comme dans nos propos. Je ne suis pas un grand fan de Richard Wagner, plébiscité par une gauche caviar qui préfère l'honorer plutôt qu'un Verdi dont on célèbre par ailleurs le bicentenaire de la naissance, partout dans le monde. Mais j'aime bien Otto Wagner, architecte à qui la capitale autrichienne doit un certain chic de façade. Et surtout j'adore Vienne. Les balades en tram sur ce Ring qui concentre à lui seul toute l'histoire de la ville, le musée Sisi (si, si, ça s'écrit comme ça !), la Grande Roue qui a depuis longtemps oublié le tournage du "Troisième Homme", les villages vignerons où l'on boit et mange au son des orchestres locaux, les salons de thé où l'on se bourre de Viennoiseries dans des décors d'un autre temps… Vienne, son opéra mythique, mais aussi ses théâtres où Dracula, comme Louis II de Bavière, revivent le temps d'un "musical" génial qui prend toute sa saveur, entre un verre de vin chaud, sur un vrai marché de Noël, et une saucisse grillée avalée sur le pouce, au milieu d'une population hétéroclite de gens chics et de passants harassés mais heureux de vivre dans une ville unique au monde. Vienne, ses balades sur les pas de Schubert ou de Freud, ou simplement sur les traces des Habsbourg, d'un trésor faussement caché (la Toison d'Or) aux tombeaux des rois et reines qui ont marqué toute une époque. Vienne, ses vieux cafés, où l'on a intérêt de parler un tant soit peu l'allemand au moment de commander le plat du jour, son marché, son quartier des musées où même la photo d’un homme nu de plusieurs mètres de haut collée en façade, ne surprend plus personne. Vienne, qui nous fait rêver avec Klimt, dont on préfère conserver l'image a-dorée plutôt que celle de peintres plus contemporains que deux guerres allaient traumatiser. Vienne qui se paye le luxe d'une retransmission de ses opéras en direct sur la façade de la vénérable maison mère. On s'assied par terre, on peut aller se chercher une saucisse et boire une bière quand ça devient un peu longuet, et on maudit ceux qui sont à l'intérieur et peuvent profiter de la vraie magie du spectacle vivant… À Dijon, on va voir les opéras sur grand écran, à l'Olympia. C'est pas aussi glamour. Vienne qu'on vous offre sur un plateau, en janvier, à l'Opéra de Dijon, et qu'il vous faut aller visiter cette fin d'année, si vous rêvez d'un marché de Noël et de spectacles d'un kitch ou d'un luxe inouï, la différence entre les deux n'étant pas toujours marquée. ■ Gérard Bouchu

Opéra National de Vienne

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Opéra de Vienne-Casse Noisettes-Les flocons

Vienne (Wien) à l’Opéra de Dijon ! Prenez le temps de feuilleter le livre-programme de l'Opéra de Dijon, parce qu'il y a des photos de Vienne signées Gilles Abegg, photographe en résidence plutôt doué qu'on retrouve aussi dans ces pages. Si on vous a incité à passer Noël hors de Dijon, c'est parce que la fête, entre Noël et le Nouvel An, sera peut-être dans les cœurs, mais pas sur la scène de l'auditorium, ni sur celle du Grand Théâtre, qui semble porté le deuil du temps où l'on s'y amusait encore. Pas la moindre opérette ou comédie musicale pour changer les idées, pas de danse classique à grand spectacle ni de féerie pour les enfants, elles sont toutes parties sous le soleil du Zénith, ou sous d'autres cieux plus ouverts à cette forme de culture-show… OpéraDijon©Gilles Abegg-Imperial Torte-Vienne

Carnet

de bal Par Gérard Bouchu et Françoise Perrichet

La culture, un luxe indispensable !

OpéraDijon©Gilles Abegg-Prater Kugeln-Vienne

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Vos prochains rendez-vous musicaux à l'auditorium de Dijon : • Sonates et Rondos de Mozart, avec JeanClaude Pennetier au piano, le 18 décembre. • Beethoven 3, la fin d’un cycle, ou presque, avec le quatuor Les Dissonances, autour de David Grimal. Le 20 décembre, une grande soirée. • Casse-noisettes, de Tchaïkovski, dans une version minimaliste aussi savoureuse qu’inattendue. Le 23 décembre, en matinée, avec les solistes de l’orchestre Dijon-Bourgogne. • Concert du Nouvel An, le 6 janvier, en matinée. L’orchestre de chambre de Salzbourg joue Strauss et Schoenberg. Original. • Classiques viennois par le pianiste Zhu Xiao-Mei le 12 janvier. Avec en prime l’ultime sonate de Beethoven. Et bien sûr, cerise sur le gâteau, Viennoiseries en tous genres, du 17 au 20 janvier, avec un programme mêlant Cinopéra (Wozzeck de Berg mis en scène par Chéreau), Requiem pour une Impératrice, Parfums de Scandale, Concert commenté (Schoenberg le mal aimé !), pour ouvrir le bal. Trois temps forts le week-end : De Mozart à Strauss, une rencontre Grimal-Varjon très attendue… De Haydn à Beethoven, par le trio Erben, avant de saluer une nouvelle fois les prouesses du quatuor Les Dissonances autour de Schubert et de "La Jeune Fille et la Mort".

L’opéra à Vienne le temps d’un week-end : Puisque Dijon entre les deux réveillons ressemble plus à Waterloo qu’à une ville de lumière, suivez nos conseils et partez à Vienne. L'Opéra national est l'une des toutes premières adresses lyriques du monde. Il propose, pendant une saison, 300 représentations avec une programmation changeant quotidiennement. Vous pourrez faire le plein de musique tous les soirs autant que de Sachertorte la journée. Si vous poussez jusqu’à début janvier, n’oubliez-pas votre robe de soirée et/ou votre frac, tenue de soirée exigée si vous voulez participer à l’un des nombreux bals de ce début d’année. www.wien.info/fr - www.legrandbal.at Vendredi 21 décembre : Otello de Verdi dirigé par Bertrand de Billy. Du 23 décembre au 28 décembre : Pour un joli Noël, le ballet Casse-Noisettes, en «vrai». Dimanche, le 30 décembre : La Flûte enchantée pour les inconditionnels de Mozart et même les autres. Chef d’orchestre : Cornelius Meister. Lundi 31 décembre : Opéra, La Chauve-Souris de Johann Strauß ou le Grand Bal. Deux classiques de la vie viennoise, indémodables. Si vous n’avez jamais eu la chance de voir la célèbre Chauve-Souris, opérette défendue par de grandes voix, offrez-vous ce luxe.


Kurt Weil en tournée : Olivier Desbordes revient ! En février mais au théâtre des Feuillants

à Dijon L’opéra en vrai

:

1er et 3 février : Actéon de Charpentier d’après les Métamorphoses d’Ovide. Marc-Antoine Charpentier est un des compositeurs français les plus originaux du XVIIe siècle. Actéon, amoureux de Diane, déesse de la chasse, la surprendra au bain. Pour châtier son indécente curiosité, elle le transforme en cerf. Un conte animalier baroque, donc. 14 et 15 février 2013  : L’Enfant & les Sortilèges de Maurice Ravel, fantaisie lyrique en deux parties, livret de Colette. Une histoire d’enfant pas très sage, écrite par Colette. Enfermé dans sa chambre, tous les objets qui ont eu à subir ses bêtises lui tombent dessus et se plaignent amèrement : l’horloge, la théière et la tasse, les personnages du papier peint, les chiffres du devoir d’arithmétique, tous l’entraînent bientôt dans une danse infernale… Un univers féerique, très joliment mis en scène par Arnaud meunier.

Heureux d'apprendre le retour à Dijon début février du metteur en scène le plus fou, et le plus inspiré, avec son copain Michel Fau, qu'ait connu la ville. Personne n'a vraiment osé toucher au Grand Théâtre de Dijon depuis le départ d'Olivier Desbordes, comme si ce plateau était maudit. D'accord, c'était pas un gestionnaire, l'ami Olivier, et il a pourri le théâtre de Dijon en lui donnant un look de carton pate. Depuis, le théâtre ne joue plus à guichets fermés, il est surtout fermé. Malin, ça. Olivier Desbordes en est réduit à présenter sa création 2013 aux Feuillants en février. La dernière œuvre de Kurt Weil, sur le thème de l'apartheid, autour du meurtre d'un militant antiraciste blanc par le fils d'un pasteur noir. "Nous sommes tous perdus dans les étoiles". Un "musical" dramatique, mélange de réminiscences berlinoises et de culture américaine, sur fond de drame antique, avec chœurs et récitant, cette fois. Chanté en anglais, parlé en français. Un avant-goût du festival "musical" que pourrait proposer à Dijon Olivier Desbordes en complément de celui de Saint-Céré, qu'il a fondé et qui cartonne chaque été. Mais là on peut toujours attendre, en parler au maire vous vaut le même accueil que si vous militiez pour le non-cumul des mandats, c'est tout dire !

OpéraDijon©Gilles Abegg-L'Ange de la pharmacie-Vienne

Parce que quand même, c’est tout près de chez nous et que rien ne remplacera le brouhaha du public, le rideau qui se lève et la musique en direct live, nous ne pouvons que vous conseiller d’aller à l’Auditorium, le temps d'un opéra. C’est aussi une jolie façon de profiter de votre mécénat, via vos impôts et de saluer vos connaissances lointaines sans parler du plaisir inouï que cela apporte évidemment. www.opera-dijon.fr

Lost-KurtWeill©Nelly Blaya

L’opéra de prestige, en direct de New-York, mais dans un fauteuil : Le spectacle vivant est un luxe dont se passent les pays en voie de développement mais en Europe, c’est culturel, on aime aller au théâtre, au concert, bref sortir et se montrer. Parmi les spectacles vivants, il en est un particulièrement luxueux, c’est l’opéra. Beaucoup de monde, beaucoup de temps et d’argent pour trop peu de représentations. Pour les petites villes comme Dijon qui ont fait le choix d'une saison lyrique réduite, voici une façon très lounge de voir et entendre de très belles productions. Les coulisses comme si vous y étiez, la scène comme jamais vous ne pourrez la voir dans un théâtre, des gros

plans sur les interprètes, c’est ce qui vous attend au cinéma Olympia le samedi en fin d’après-midi. Si vous êtes sage, vous aurez même droit à une coupette de champagne www.cinemaolympia.com/operas.php 15 Décembre - 18h55, AIDA Giuseppe Verdi Inoubliable production du Met qui revient avec Liudmyla Monastyrska dans le rôle de la princesse éthiopienne, Roberto Alagna et Olga Borodina. Le triangle amoureux évolue au milieu de décors spectaculaires, à la mesure de la grandeur de l'Égypte ancienne.

Lost in the stars, Broadway 49. Les 7 et 8 février, 20h00 théâtre des Feuillants. Locations ODB : 03-80-44-95-95 05 Janvier - 18h00, LES TROYENS Hector Berlioz Lors de la chute de Troie, les Troyens rescapés fuient pour fonder une nouvelle ville. Ils sont recueillis par Didon, reine de Carthage. Cassandre, la prophétesse maudite, est interprétée avec brio par Deborah Voigt.

Olympia-MetLive-LesTroyens

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La culture, un luxe indispensable !

Le tiercé

Sur la photo, de gauche à droite : Benoit Lambert, Philippe Prost, Yann Rivoal.

gagnant

Il n’y a pas que la politique pour qui le changement c’est maintenant, la culture a aussi son jeu de chaises musicales. Un jeu salvateur pour le renouvellement et le non encroûtement qui fait tourner les tètes des institutions dijonnaises. Nos trois derniers arrivés, contrairement au tiercé, se ressemblent un peu. Mêmes âges, mêmes silhouettes, mêmes envies de partage et de d’ouverture. Suivons donc ces trois là et laissons les nous emporter vers la nouveauté, maintenant.

Benoît Lambert

Théâtre Dijon Bourgogne-CDN

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Que Faire ? (le retour) | SALLE JACQUES FORNIER | du 29 au 31 décembre - Un couple dans sa cuisine décide de faire le tri dans l’Histoire, l’Art et la Pensée : la Révolution française, on garde ? Une hypothèse de réinterprétation | SALLE JACQUES FORNIER 25 janvier | en partenariat avec Art Danse, Rita Quaglia réinterprète à échelle réduite, en solo, une pièce créée à l’origine pour dix interprètes. À voir. L’Idéal Club | Espace forain | du 5 au 23 mars par les 26000 couverts, en partenariat avec l’ABC et la ville de Dijon. Le grand retour des 26000 dans ce qu’ils sont de plus déjantés.

TDB-CDN

En janvier, le TDB change de tête. François Chattot s’en va et Benoît Lambert investit le théâtre ; La maison devra t-on dire car son projet ressemble plus à une maison d’artistes qu’à un seul lieu de représentation. Metteur en scène, créateur du Théâtre de la Tentative avec le comédien Emmanuel Vérité, il a roulé sa bosse de Paris à Belfort en passant par Macon et Le Blanc-Mesnil. Ses pièces ont rencontrées un franc succès et la petite dernière “Que faire ?” créée à Dijon, est un vrai bijou. S’il a eut envie d’être directeur du TNDB, c’est qu’il aime beaucoup la ville, la région, le lieu et la vraie lignée d’artistes qui ont fait le théâtre avant lui. Heureux de cet héritage, Benoît Lambert ne voulait pas diriger un théâtre, il voulait diriger celui là. Après l’intellectuel Cantarella et le farceur François Chattot voici l’intello qui aime rire avec la volonté de montrer le théâtre dans toute sa variété, de grandes formes classiques, canoniques, des objets innovants d’aujourd’hui, de grandes épopées et du théâtre de chambre… Benoît Lambert aime bien les contrastes. «Je ne veux pas que ce lieu soit le lieu de mon esthétique mais d’esthétiques variées extrêmement diverses, il faut être spectateur de choses très différentes.” Pour ça, Benoît Lambert n’arrive pas seul, il s’accompagne de Pauline Bureau co-directrice, jeune metteuse en scène de «La meilleur part des hommes» programmé au mois de mars. Elle participera à la création et à la politique de transmission, de formation. Viendra aussi Idem col-

lectif, cie dijonnaise de trois comédiennes qui travaillent sur l’écriture contemporaine, la sonorité des mots, la musicalité des textes. Et puis de la jeunesse, beaucoup de jeunesse  ! “La jeunesse dijonnaise doit rentrer au TDB et s’approprier le centre dramatique même s’ils ne veulent pas devenir professionnels. En dialogue avec le conservatoire, j’aimerais fabriquer un éco système favorable au renouvellement des spectateurs et de générations d’artistes, permettre aux gens de grandir.” Vous l’aurez compris l’idée du centre dramatique n’est plus, place à la maison de création, vivante, grouillante d’acteurs qui aiment et défendent le théâtre. “Faire vivre un théâtre au 21ème siècle en Europe est une idée folle. On est dans un monde difficile. Que vive le théâtre et qu’il réussisse à s’adresser au plus grand nombre, à donner des armes à tous, ça reste une idée folle.”


Philippe Prost - ABC

Yann Rivoal - La Vapeur

Il fallait bien à cette vieille dame de l’ABC un trublion du genre de Philippe Prost pour la réveiller un peu. Bisontin d’origine, il est ravi de revenir dans la région après un passage à Wissemberg puis à Montauban. Monté sur ressort, bourré d’énergie, le voici prêt à faire bouger l’institution dijonnaise. “L’ABC, c’est exactement ce que j’aime : un projet pluridisciplinaire, auquel il faut ajouter une petite perle, A pas contés, ce formidable festival pour les plus jeunes. Ce qui m’intéresse aussi dans cet héritage, c’est son côté populaire, Il n’y a pas un spectateur-type à l’ABC, mais des publics variés.”

Yann connaît bien la musique. Après avoir fait ses armes aux Vieilles Charrues en Bretagne, il se lance en solo dans le conseil et accompagnement culturel. Mais le travail en équipe lui manque et La Vapeur, équipement bien ancré dans la ville, le tente. Pendant près d’un an, Yann, agréablement surpris par l’accueil qu’il trouve excellent, découvre le paysage culturel extrêmement riche de Dijon. Il a pris le temps pour de nouvelles perspectives, un projet global bien ficelé présenté à la rentrée. Une nouvelle com, bien sûr, mais pas seulement : “C’était le moment de renouveler l’image, le site était vieillissant, d’où un nouveau logo pour un nouveau départ. Après, on rénovera l’espace et on lui donnera une nouvelle jeunesse.”

Encore plus de diversité dans la programmation, aucun interdit, un plus grand élargissement du public et un peu plus de danse, c’est ce qu’il nous promet. Il lui faudra pourtant jouer des coudes avec mesure, le budget n’est pas extensible et la trésorerie pas au mieux de sa forme. Le premier pas vers le futur s’est fait avec un nouveau logo, tout beau, tout rond qui se décline sur des panneaux de circulation un peu partout dans la ville ; une jolie manière de dire que la programmation reste tout public et toute discipline. Bien entendu, À pas contés restera un moment fort de ce programme ; le petit festival a bien grandi et s’est taillé une réputation nationale.

ABC

RICHARD III
théâtre | 15 janvier | 20h | Théâtre des Feuillants Parce que Shakespeare c’est toujours bien, fort, sanglant. SEMIANYKI
clowns russes | 19 et 20 janvier | 17h & 20h | Théâtre des Feuillants Un père, alcoolique, qui menace de partir, une mère, enceinte, qui menace d’accoucher et une armée de marmots qui menacent de trucider père et mère pour exister… Cool ! LA PEUR DU LOUP
danse contemporaine | 29 janvier | 14h30 & 20h | Théâtre des Feuillants Dans un univers fantasmagorique, la danseuse et chorégraphe Nathalie Pernette joue avec nos nerfs. Qui a peur du grand méchant loup ?

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Spectacle commun TDB/La Vapeur : Cabaret Burlesque au grand théâtre pendant le festival GeneriQ : Les filles du film d’Amalric en vrai sur scène qui font tourner leur nichons !!! Trop fort. Rock´n Roll rebel - ROTOR JAMBREKS UNIVERSITY 15 décembre | 17h00 L’histoire de rock en musique. Tout public à partir de 8 ans
 Great Mountain Fire, Ewert and the two dragons 3 janvier | 20h00 Le Festival Europavox présente une dizaine de groupes, le meilleur de la scène musicale européenne. JOHN CALE 09 février | 20h00
 Ouah, maman, John Cale revient  !!! The Velvet Underground, The Stooges never died !

LA VAPEUR

Spectacle commun ABC/La Vapeur : Vincent Delerm a investit le grand théâtre pendant le festival GeneriQ. Un chanteur qui parle en jouant du piano, voilà bien le personnage idéal qui pouvait réunir ces deux structures. Un succès, Messieurs, on en redemande !

Ce qui ne veut pas dire que l’on change tout, la programmation reste éclectique, La Vapeur continue d’accompagner les groupes locaux et travaille avec les autres acteurs culturels dijonnais, comme avant. Yann aime construire les choses dans le temps et pour ça, il s’appuie sur les acquis. “C’est un lieu généraliste. Peu importe son âge ou la connaissance que l’on a de ces musiques actuelles, tout le monde a sa place à La Vapeur.» Les portes sont grandes ouvertes désormais aux bricoleurs pendant les ateliers de bidouillages sonores, aux chanteurs amateurs – J’peux pas, lundi j’ai chorale – et aux enfants avec des concerts exprès pour eux le dimanche.

20/09/12 11:29

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C dans

l'ART ■ Françoise Perrichet

Le FRAC s’invite au Consortium

La culture, un luxe indispensable !

Jusqu’au 13 janvier 2013 – 37 rue de Longvic Visite commentée gratuite le vendredi à 18h30 et le samedi à 15h.

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Tel le phénix, le Fond Régional d’Art Contemporain de Bourgogne renaît de ses cendres et étend ses ailes jusqu’au Consortium. C’est une première exposition pour le NEW FRAC, un coucou en passant pour dire qu’il revient à la vie et ce, dans les magnifiques locaux de la rue de Longvic. Avantage Consortium : c’est toujours un plaisir de venir ici, le bâtiment est superbe. Le hall, baigné de lumière, donne une impression de chaleur d’été. Exit le gris brouillard, on s’y sent bien. Match nul : l’exposition est une conversation, un échange de vue entre les deux collections, l’une publique et l’autre privée. Pas si facile de comprendre qui a fait quoi, sur les petits cartels, un par pièce, Frac en bleu/Consortium en jaune, tout sur une seule page. Débrouille-toi avec ça, reconnaît qui peut ! Au final, si on lit consciencieusement, on se rend compte que ces deux collections possèdent pas mal d’artistes en commun. Avantage FRAC, pour ce qui est des achats, il est souvent précurseur. Le plasticien suisse John Armleder par exemple, présent ici dans une petite pièce pour lui tout seul avec des tableaux géométriques achetés en 1985 par l’un et 1989 par l’autre, ou Rémy Zaug et sa série blanche achetée à un an d’intervalle. Mais bon, ne polémiquons pas, le prem’s ou le deuz’, l’important, c’est que le jugement soit proche : les mêmes artistes, preuve de nez puissants pour renifler ceux qui sortent du lot. C’est un peu comme dans Paris Match  : Le choix des noms, le choc des pièces. Avantage Consortium : là, c’est tout à fait partial, je vous livre ce que j’ai aimé : Roundelay, la vidéo de Ugo Rondinone, totalement envoûtante sur un mur de télévision, un homme, une femme, une musique lancinante… sublime. Amy O’Neill et l’inquiétante étrangeté de son installation genre “salle des fêtes après une soirée qui se serait mal terminée”,

largement inspirée du bal du diable de Carrie que l’on entend crier dans un coin.

Avantage FRAC  : les diapositives de Jonas Dahlberg, Invisible cities, vides de gens et de tout sens. Les photos de Man Ray, plus si contemporaines, on se demande ce qu’elles font là, mais c’est beau. La vidéo très grand format de Sarah Morris, Midtown, qui nous en met plein la vue de façades et de rues animées. Avantage Humour : l’hommage à Émile Coué d’Alain Séchas. Une spirale qui parle et tourne en même temps, de plus en plus vite/aigu, de plus en plus lentement/grave. Je n’ai pas résisté, je l’ai actionnée au moins trois fois. Avantage Beurk : c’est pour vous faire plaisir, il faut bien un ou deux trucs qu’on trouve moche dans une expo et pour moi les gagnants sont : Jessica Stockholder pour ces deux immenses installations et Didier Marcel pour sa cabane taguée assez peu représentative de son travail. Avantage tiroir-caisse : au FRAC pour avoir acheté son tableau “Merlin” de Richter 15 000 euros et le voir coter aujourd’hui 26 millions ! À vous maintenant d’aller vous faire une opinion, je serais curieuse d’avoir votre avis.


Entrepot 9 “Les artistes comme les chefs d’entreprises innovent pour avancer. Il était donc normal qu’ils se rencontrent.” Chose dite, chose faite pour l’entreprise GEOTEC dont le dirigeant n’est autre que François Barnoud, de la galerie du même nom rue Berlier. Grand amateur d’art depuis toujours, voilà que, par le biais du mécénat, il offre au public un nouvel écrin pour profiter d’œuvres contemporaines. “Pour l’entreprise c’est un investissement, même si on ne peut garantir à 100% la valorisation des œuvres ; mais les artistes choisis ici sont déjà reconnus, le choix des œuvres n’est pas laissé au hasard. ” Carte blanche à lui-même donc, pour le choix des artistes comme des médiums. Vidéos, sculptures, peintures, installations, affiches et autres… Ce qui compte, c’est l’œuvre indissociée de l’artiste. Accolé à l’entreprise, le bâtiment a été rénové et conçu par le studio Mustard pour montrer la collection. Accrochés sur des panneaux coulissants, les toiles et installations se dévoilent à la demande. Expérimentateur-pilote, Barnoud contacte d’autres entreprises et espère un jour que l’entrepôt 9 soit trop petit pour toutes ces collections, rien n’empêchant d’accrocher des expositions extérieures. Plus tard, il espère échanger avec des fondations, prêter, faire circuler la collection dans les succursales de Géotec avec un véhicule spécialement conçu (encore dans l’imaginaire des architectes du Studio Mustard). En attendant, on peut y voir l’horloge “Leo’s Clock” de Jean Dupuis qui tourne à l’envers, hommage à Léonard de Vinci dont l’écriture n’était lisible que sur un miroir, et quelques grands noms comme Daniel Buren, Bertrand Lavier, Christo et bien d’autres. ■

Leo’s Clock de Jean Dupuy - 1972

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Ouvert mercredi, vendredi et samedi de 14h à 19h, sur rendez-vous pour les groupes et les scolaires. 9 bd de l’Europe à Quetigny Ligne 1 du Tram, arrêt Cap vert.

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C’est Chronique chez

Binoche En ces temps de crise, eh oui ! C’est paradoxal d’en parler dans un numéro consacré au Luxe, aller au spectacle en est il un ? Il est vrai que certains prix de place atteignent des sommets quasi stratosphériques. Ce qui n’empêche pas de remplir les salles, à l’exemple du dernier concert de Johnny Halliday : complet ! Un vrai choix à faire, au moment où chacun compte ses euros. Petit ou grand luxe, le spectacle reste un refuge pour oublier la grisaille et les ennuis de toutes sortes. Pour franchir le cap et attendre la fin du monde, prévue le 21 décembre, pour ceux qui ne seraient pas prévenus, La Vapeur organise la veille une Stalingrad party  ! Quoi de mieux que de se faire exploser les neurones sur une BO proposée par la fine fleur de la scène électro dijonnaise : Electric Rescue qui sera entouré de jeunes pousses locales, Rémi Caumont et Eponym, et par le plus expérimenté Marc Ayats. A la veille de ce grand moment hihan ! J’adore et qu’ça saute, let’s dance ! et Boum !!! « Et si on nous aurait menti à l’insu de nous même ?» Alors 2O13 arrivera. Avec un début de saison plutôt calme, histoire de se remettre de cette attente insoutenable, c’est du côté de la Vapeur, si elle a tenu, le choc que nous nous retrouverons. Depuis 2006, le Festival Europavox réunit, à Clermont-Ferrand, le meilleur de la scène musicale européenne et inaugure en janvier 2013 sa première tournée hivernale. Organisée en partenariat avec les plus dynamiques des salles de concerts françaises,

Lou Doillon - © kate barry

elle passera donc par Dijon avec à l’affiche  Great Mountain fire (Belgique). Dans une ambiance à la fois disco et minimaliste, les compositions sont à la fois originales et complexes, laissant une grande place à la section rythmique résolument intense. Entre douceur amère et folie passagère, ils imposent un univers contrasté créé à partir de flash électronique et de post-punk. Ewert & the two dragons (Estonie), ce quatuor rock folk est un joyau venu de l’Est. Dans un écrin joyeux, leurs chansons sont serties de voix rêveuses, douces et mélancoliques. L’harmonie du groupe vous entraînera dans un monde sans pesanteur, un voyage merveilleux empreint de douceur et de fantaisie. L’Europe se construit aussi en musique ! Mais pour moi le véritable évènement, au même titre que le fut le passage de Patti Smith dans ces mêmes murs, sera la venue de John Cale. A la fois membre créateur du Velvet Underground et connu aussi pour ses multiples collaborations avec cette même Patti Smith, The Stooges et bien d’autres et bien sur  sa carrière solo lancée dans les années 70, ce génial créateur nous revient en explorant encore de nouveaux territoires. Une multitude de couleurs et de textures se superposent délicatement, chacune trouvant sa place pour y attirer l’auditeur. Un mélange équilibré de chaos et de beauté qui atteste de l’esprit aventureux de son auteur. Lou Doillon est l’une des grandes surprises de cette année 2012 et le sera peut-être sur scène pour l’année à venir. Depuis des années, en secret, Lou jouait de la guitare et écrivait des chansons en anglais, sa “langue intime”. Sans Étienne Daho, mélomane insatiable et tuteur bienveillant, elle n’aurait sans doute jamais fait le grand saut. La parution de son premier album, Places, est une délivrance pour Lou Doillon et marque le début d’une nouvelle carrière. Dans un précédent numéro je me plaignais, un peu, du manque de programmation pour un public jeune au Zénith, ; la fin de l’hiver me contredira avec les venues de plusieurs artistes qui font faire remonter les statistiques du genre  ! En premier lieu avec C2C sacré 4 fois Champion du Monde DMC (disco Mix Club, pour les ignorants comme moi) entre 2003 et 2006. Le groupe s’impose ainsi comme une référence internationale par son originalité, en réussissant à allier musique organique et numérique, sampling et composition pure, dans un esprit qui fleure bon l’indépendance, l’artisanat et la créativité.

John Cale - photo credit Shawn Brackbill

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qui connaît bien Dijon, est de retour pour un concert qui s’annonce très chaud. Dans la foulée et après le succès de Shaka Ponk, je ne doute pas que les Skip the use ne prennent le relais, toujours dans cet esprit de furie punk avec des riffs rock et métal, le tout pimenté de beats électro ou d’autres influences disco ou hip hop. A la fois provocateur et sulfureux, de quoi sauter dans tout les sens, à chacun ses exercices physiques. Autre ambiance attendue dans l’enceinte du Zénith avec la venue de BOOBA, l’un des plus célèbres rappeurs francophones. Il est aujourd’hui le premier artiste à détenir le record de téléchargement légal en France Il est aussi le premier rappeur solo français à remplir Bercy et cumule les disques d’Or et autres récompense. «Yo ! Mon frère, le Hip Hop est dans la place !» Si ça, ce n’est pas du luxe, alors ? … Et vive la fin du monde ! ■ Thierry Binoche

La VAPEUR Great Mountain fire+ Ewert &the two dragons Mercredi 23 janvier

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John Cale Samedi 9 février

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Lou Doillon 7mars -----------------------------------

LE ZENITH

C2C : mercredi 6 mars

* * Use : Skip The

SAEZ : mercredi 3 avril C2C - shoot-trax

vendredi 5 avril

Forts de cette ascension, nos quatre Dj’s se voient rapidement plébiscités par les festivals et salles dans le monde entier. Dans un tout autre style, l’enfant terrible du rock français Saez revient pour nous prouver qu’il existe encore des rebelles dans un monde devenu bien trop aseptisé. Avec un triple album, Messina dans sa besace, plus un nouveau qui va suivre très vite, Miami, cet auteur prolixe,

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BOOBA : samedi 6 avril ----------------------------------www.zenith-dijon.fr www.lavapeur.com www.pyrprod.fr www.label-ln.fr

Skip the use

Avec la série NAIM UNITI plus besoin de votre ordinateur pour écouter les radios dans le monde entier, vous n’avez besoin que d’une connexion internet filaire ou wifi. Le NAIM UNITI se charge du reste. Vous avez téléchargé de la musique sur votre ordinateur, pas de problème, le NAIM UNITI la recherche et la diffuse sur votre système hifi. Votre musique sur une clé USB !!! Pas de problème, grâce à son entrée USB vous pourrez lire vos fichiers. Pilotez du bout des doigts votre NAIM UNITI grâce à votre Iphone ou Ipad et gérez toutes les fonctions de votre appareil sans bouger de votre fauteuil. NAIM UNITI, surdoué et musical, l’utiliser est un jeu d’enfant, l’écouter un pur moment de bonheur. NAIM série UNITI, 4 appareils disponibles, choisissez le votre.

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Pour toi, le comique de la bande mercredi 12 décembre Jamel Debbouze au Zénith de Dijon

Certes, Jamel Debbouze ne sera jamais aussi drôle qu’à son époque Canal + (Le Cinéma de Jamel, H avec Eric & Ramzy), certes, tu en as ras le bol de savoir qu’il s’endort tous les soirs avec Mélissa Theuriau. Certes. Mais avoue-le, tu iras quand même poser tes fesses dans les sièges du Zénith pour l’écouter faire ses nouvelles vannes sur Christine Boutin, et tu exploseras de rire comme un gamin devant une vidéo de chats sur Youtube.

Jamel Debbouze (DR)

Pour toi, qui as toujours rêvé de danser sur l’eau 13 décembre – TRNT BRNT à la Péniche Cancale (Canal Cancale) TRNT BRNT (crédit Louise Vayssié)

T’en connais beaucoup, toi, des émissions de radio en direct sur une péniche ? C’est la spécialité de Canal Cancale depuis 4 ans, qui invite tous les mois un groupe du cru bourguignon à venir jouer ses chansons, répondre aux questions malicieuses du journaliste de Radio Dijon Campus, et goûter le planteur mythique de ce bistrot sur l’eau. Tiens, et tu connais TRNT BRNT ? Croisement génétique tout à fait parfait entre Sonic Youth, Blond Redhead et les Gipsy King. À bord !

S

Agenda ubjectif

■ par P.O.BOBO - www.sparse.fr

Pour toi, l’artiste pluriel

21 décembre – Cabaret cirque improvisé (ou presque) #2 au Théâtre Mansart

Le principe de ce spectacle est simple : réunir une dizaine de personnes (musiciens, circassiens) sur plusieurs jours afin de créer un cabaret unique mis en musique par le collectif dijonnais de la Générale d’Expérimentation. En gros c’est de l’improvisation, mais aussi beaucoup de talent avec cette année une carte blanche donnée à Mathieu Hibon et Chloé Moura, des gens qui s’amusent à faire les funambules sur des cables. Rien que ça.

Cabaret cirque improvisé (crédit Diane Vaicle)

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Pour toi, qui raffoles des histoires poignantes

08 janvier – Regarde Maman, je danse au Parvis Saint-Jean

Ça fait quoi de naître dans un corps de garçon lorsqu’on est une fille ? C’est comment, de jouer à la poupée et de se déguiser avec les habits de maman quand on a un zizi ? Réponse pleine d’humour et de cruauté le 08 janvier avec l’actrice transexuelle Vanessa Van Durme.

Regarde Maman je danse (crédit Fred Debrock)

Pour toi, qui cherchais un cadeau pour Tata et Mamie 19 janvier 2013 – Hélène Ségara à l’Ogive (Chevigny-Saint-Sauveur)

Née à Six-Fours-les-Plages dans le Var, le 26 février 1971, Hélène Aurore Alice Rizzo ou plutôt Hélène Ségara est cette MILF derrière les tubes « Il y a trop de gens qui t’aiment », « Elle tu l’aimes », « On n’oublie jamais rien on vit avec », « L’amour est un soleil », ou encore « Vivo per lei » avec Andrea Bocelli. Autant vous dire que je serai au premier rang à l’Ogive pour célébrer l’amour et chialer comme une madeleine.

Nazca (vainqueur édition précédente Dijon Live) DR

SEGARA (credit DR)

Pour toi, l’étudiant mélomane 13 février 2013 Tremplin Dijon Live à l’atheneum

Le casting Dijon Live propose à des groupes de musique (composés d’au moins un étudiant bourguignon) de montrer à quel point ils sont beaux-ils sont bons-ils sont magiques. Après l’étape de pré-sélection par un jury de 7 professionnels de la musique, les 4 live bands les plus plébiscités par les internautes donneront tout ce qu’ils ont dans le bide lors d’une grande soirée dans la salle généralement pleine à craquer de l’atheneum.

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Fills-Monkey©vivement laphoto&studiocorpus

Agenda Spécial

Mioches pour les vacances et le reste… Quinze jours de vacances à Noël et en février, ça n’est super que pour les enfants. Pour tous les parents qui travaillent, c’est un peu l’enfer. S’il n’y a pas de mamies à l’horizon ni de séjour “à la neige”, il faut trouver de quoi occuper ces moutards de Dijon.

Vacances de Noël

22 décembre au 6 janvier Comme chaque année, la ville de Dijon et l’association Dijon Je t’Aime offrent aux Dijonnais des animations d’hiver : une grande roue et un village de Noël, place de la République ; une VRAIE patinoire, place de la Libération ; un manège place Darcy. Overdose garantie de lumières et de chants de Noël, mais aussi du cirque, des spectacles, des marionnettes ou de la musique. C’est pas tous les jours Noyelle !

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Vacances de Noël

22 décembre au 6 janvier (suite) • Musée de la vie bourguignonne : Samedi 15 décembre, 14h30 : atelier de décorations de Noël. Jusqu’au 4 février 2013 : exposition “D’une crèche à l’autre”.

• Bistrot de la Scène : Mercredi 19 décembre, 10h30 et 15h : Contes mandarines. Vendredi 21 décembre, 20h30  : En attendant Noël, pièce musicale riche en émotion. www. bistrotdelascene.fr • Théâtre des Feuillants  : Samedi 22 décembre, 15h et 18h : Théâtre, «L’histoire du prince Pipo», à partir de 6 ans. • Pavillon de la Grande Orangerie du jardin de l’Arquebuse : Du 26 au 29 décembre. 10h30 et 16h30 : «Le Cirque», un spectacle de marionnettes à fils pour les enfants à partir de 3 ans. www.intermarionnette.fr

Vacances de février 16 février au 3 mars

Festival À pas contés du 12 au 21 février – www.apascontes.fr - 03 80 30 98 99. Théâtre Mansart  : Mercredi 13 février  : «L’Opéra de la Lune»,opéra Rock & poétique par la Cie D’un instant à l’autre – 7 ans. Salle MendèsFrance à Quetigny  du 14 au 17 février : «Ô !» Théâtre et musique par la Cie En attendant – 4 ans. La Vapeur  : Mercredi 20 février  : «Incredible drum show», percussions humoristiques par les canadiens Fills Monkey – 8 ans et plus.

Musée des beaux-arts  : Jeudi 27 décembre, 15h : «Contes d’hiver, Il était une fois…» à partir de 5 ans. Jeudi 3 janvier, 14h : Atelier cartes de vœux décalées - à partir de 7 ans.

Entre deux :

• La Vapeur  : Samedi 15  décembre, 17h  : “ROCK’N’ROLL, Rebelrotor Jambreks University”, concert et histoire du rock, tout public à partir de 8 ans • Cinéma Eldorado  : Du 19 décembre au 22 janvier : “Charlot, Charlot, Charlot”, programme de 5 courts-métrages américains, hilarants et cocasses, à partir de 4 ans.

Festival Mode de vie : Auditorium : Lundi 28 janvier, 20h : “Style international”, danse. Julie Desprairies, Elise Ladoué, Juliette Barbier, Michel Liégeois et 70 danseurs amateurs. La Vapeur  : Dimanche 3 février 2013, 16h : “Cache-cache”, Concert de Løzninger et ses musiciens avec, en première partie, les enfants des écoles élémentaires Maurice Mazué et Lamartine. Médiathèque Champollion  : Mercredi 20 février, 15h : “Rosie Rose Baby”, la Cie Opopop plonge les petits spectateurs dans un univers de cirque et de poésie.

Bistrôt de la Scène, du 19 au 21 février, 10h30 et 15h : «Luna et le ptit bonhomme», Cie Septembre.
Marionnettes & comédien, dès 3 ans - www.bistrotdelascene.fr

Après Festival ITALIART 2013 : Halles du Marché, vendredi 1 Mars, 11h : Ouverture du festival et Exposition de Wojchiech Sujdeia. Concerts de Max Trani et Luca Daversa. Samedi 2 Mars, 12h30  : Mini concert gratuit de Max Trani et Luca Daversa - Olio&Farina. Mercredi 13 Mars, 11h et 15h : Cirque, «Le Frère Panini» à partir de 3 ans - www.malastranafestival.it L’idéal Club, le music-hall idéal des 260 par les 260 couverts sous chapiteau – rue Général Delaborde. Du 5 au 23 mars 2013, du mardi au samedi à 20h. «Complètement con mais franchement pas idiot, souvent spirituel mais jamais prétentieux, et même joyeusement subversif “ Ados et grands enfants. Réservation ABC.

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Le luxe, On en fait tout un plat

La fin de la cuisine bling-bling ? Rassurez-vous, Bing Bang ne se prend pas pour un baromètre de la mode, fut-elle seulement culinaire. Quoique… s’il fallait revoir nos numéros pour les fêtes sur 10 ans et plus, on aurait forcément nous aussi nos tables chargées à ras bord de victuailles, de bonnes bouteilles, nos nappes décorées au goût de l’époque, passant de la dorure au rouge-vert-bois selon l’humeur. Cette année, on s’est payé le luxe, avec la complicité des chefs étoilés dijonnais et d’une photographe styliste stylée comme Marielys Lorthios, de vous proposer ce dossier dépouillé autour de l’idée qu’on se fait de la fête, quand on est à table, et de la table, quand on doit la faire. À chacun ses souvenirs de réveillon raté, de recette infaisable piquée dans un mag spécialisé, de dinde inbouffable, de repas interminables arrosés d’un champagne moins bon que le crémant de Bourgogne, que vous allez pouvoir aller déguster fin janvier à Chatillon-sur-Seine, lors de la prochaine Saint-Vincent tournante. Jean Maisonnave vous en parle, dans les pages qui suivent, entre la truffe et le lièvre à la royale, plat à la carte aujourd’hui de tous les restos de luxe, entre la grouse et le bœuf de Kobé. Cuisine riche, certes, pour gens ayant les moyens. Mais ce n’est pas un Derbord ou un Frachot qui diront le contraire : ces deux étoilés dijonnais cartonnent auprès d’un publi jeune qui veut s’offrir un repas d’exception. Qu’est-ce l’on attend d’un étoilé ? De beaux produits, un vrai travail dans l’assiette autre que l’assemblage habituel proposé par les ¾ des restos ? S’offrir çà, c’est vraiment du luxe, de nos jours. On a demandé en passant à ces mêmes étoilés quel était elur palt préféré. Vous allez être surpris… Pour ce mini-dossier, on a décidé de faire sobre, pour être en accord avec nos goûts et ceux d’une époque qui marque la fin des années bling-bling. Plus rien à voir avec ce qui faisait rêver les générations précédentes, et qu’on retrouve encore dans certains mags ou bouquins. Sans remonter à l’après-guerre et au besoin de montrer l’opulence, sur fond de décor de Noël et de nappes sorties tout droit des armoires familiales, ces 30 dernières années ont connu une véritable révolution en ce domaine. Juste quelques repères, avant de vous laisser à nos délires verbaux et visuels. Rappelez-vous : pas de rayons de déco dans les grands magasins avant les années 80 pour vous en mettre plein la vue, à vous et à vos invités, pas de guides ou de bouquins de cuisine à tous les rayons avant les années 90, pas d’exotisme surtout puisque les chefs n’avaient pas encore pris le goût du voyage en Asie ou ailleurs… Et avant l’an 2000, pas de blogs, pas d’émissions, pas de table ronde (ou si peu) pour «mettre l’accent sur la qualité, le bio, le simple, le proche, le faisable», qualités que Marielys Lorthios, comme d’autres, considèrent comme essentielles aujourd’hui, les marques comme les mags jouant de plus en plus la «photo réalité» : tout ce que des femmes comme elle mettent en avant, par leur travail, la ménagère peut le faire. Le luxe, ce n’est pas seulement de pouvoir accéder à ce qui était interdit, financièrement ou socialement parlant, c’est de pouvoir s’offrir ce qu’on n’a pas en se moquant du fric jeté par les autres pour des trucs qu’on considère d’un total ringardisme ! ■ Gérard Bouchu

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Lièvre Royal (fond ©Aliceauxpaysdesmerveilles-WD)

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Le luxe,

On en fait tout un plat

Fêtes simples ! Le savoir-célébrer décontracté*… des chefs étoilés. Encore les étoilés, allez-vous dire ! Et ils ne sont même pas tous là… Si vous croyez que c’est facile de réunir des chefs pour un mag, un guide, un bouquin de cuisine ou même pour défendre l’idée d’une cité de la gastronomie, vous croyez au père Noël. À Lyon, je ne dis pas, à Dijon c’est plus dur. On a même vu un étoilé venu de Bourgogne du sud (Viré-Clessé, la porte d’à côté!) refoulé à la Foire pour la photo des chefs lors du lancement du projet car personne ne l’avait reconnu. Il aurait été un patron de l’agro-alimentaire, il était bon pour la photo de famille ! À propos d’agro-alimentaire, en ces temps où l’on ne parle plus que de cuisine de Métro dans 80 % des restos, il reste heureusement certains bistrots proche des Halles, et quelques vrais chefs à choisir de travailler le frais… à 80 %, ce qui est déjà pas mal. Les cuisiniers que nous vous présentons, à Dijon, tout comme le nouveau chef de Loiseau des Vignes, à Beaune, sont des tables de luxe, aux yeux de la plupart d’entre nous. Mais le vrai luxe, c’est de pouvoir dire qu’on s’offre une vraie cuisine, réalisée par d’authentiques cuisiniers. Pas de simples ouvreurs de boîte ou de sachets, comme on en trouve un peu partout, le frais étant un luxe que nombre de restaurateurs ne peuvent plus se payer !

Le luxe, les chefs n’en font qu’une bouchée ! Le véritable luxe, pour un étoilé, c’est quoi ? On a eu envie de demander ça aux chefs dijonnais, qui ont leur bonne étoile Michelin accrochée au dessus de leur tête. Pas de deux étoiles pour l’instant, en Côte d’Or, mais il se murmure que ce pourrait être le cadeau que la nouvelle année réserve à l’un d’entre eux ! Quoique, peut-être vaut-il mieux s’offrir deux bistrots en plus plutôt que deux étoiles, comme les duettistes Nicolas Isnard et David Lecomte, à La Charme, à Prenois, absents de ces pages car overbookés en cette fin d’année avec la reprise du Bistrot des Halles et de la Taverne du même nom. David Lecomte nous avait proposé la recette de leur fameuse soupe à l’oignon, un ancien plat de pauvre. Pour William Frachot, son plat préféré reste le lièvre à la royale, revu par sa fantaisie, dont vous trouverez la recette dans ces pages et que Jean Maisonnave décortique lui aussi. Jean-Pierre et Alexis Billoux proposent, au Pré-aux-Clercs, une compotée de lièvre à la royale, servi avec une purée truffée, mais leur plat préféré à tous deux reste un poulet de Bresse rôti, la seule différence entre le père et le fils étant la purée en accompagnement pour le premier, et les «patates sautées» pour le second. Le dernier-né de la famille, Havane, les a mis d’accord en s’intéressant uniquement à la cuisson d’un poulet dont il a bien mérité d’avoir quelques petits bouts… c’est le chien de la maison, vous l’avez deviné! Stephane Derbord, quant à lui, nous a proposé un lièvre à sa façon, un lièvre d’ici, pas d’ailleurs. Comme ses confrères, il privilégie les produits régionaux, le goût, la cuisson, sans fantaisies inutiles. Ce militant anti-apartheid est heureux, dans son nouveau décor plus coloré, mais pas plus fou pour autant. Qu’est ce que l’apartheid vient faire là-dedans, direz-vous ? Chez lui, «il n’y a pas de clients riches d’un côté, pas de clients pauvres de l’autre» : jeunes et vieux, petits et gros budgets se côtoient, sans s’ignorer pour autant. Fêtes simples, un bon slogan politiquement correct, en ces temps compliqués. ■ GB *Si vous n’êtes pas fan des petites capsules célèbres vendues à des millions d’exemplaires par jour aux fans de café d’une célèbre marque, vous n’avez pas fait attention à ce sous-titre, qui reprend la formule du moment de ces vendeurs de bonheur bien dosé.

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Le filet de lièvre cuit rosé, Stéphane

Derbord

Restaurant Stéphane Derbord  10, pl. Wilson. Tél. 03-80-67-74-64. derbord@gmail.com Tlj sf dim-lun. Menus 28€ (déj en sem), puis 53-102 €.

Pastilla aux fruits secs, gelée chaude au panais, Chutney de coings au vinaigre de cassis

Ingrédients pour 4 personnes

2 râbles de lièvre d’origine française 2 coings 4 panais 2 feuilles filo 20g abricots secs 20g raisins secs 20g beurre 4cl vinaigre cassis de Bourgogne 5cl crème 2 cuillères sucre vergeoise Sel Poivre du moulin Garniture aromatique pour la cuisson des os et des parures de lièvre 1 gousse d’ail 2g d’agar agar

Progression de la recette

• Désosser et dénerver les râbles • Suer vivement les os et les parures de lièvre • Ajouter la garniture aromatique • Cuire 1 H 30 environ • Préserver le reste de la chair très cuite • Poêler avec les fruits secs, ajouter le sucre et déglacer au vinaigre • Disposer cette préparation sur les feuilles de filo préalablement beurrées et enrouler • Poêler en tranche au beurre • Eplucher les coings et les découper en quartiers • Cuire à couvert environ 1 heure avec le sucre • Passer la gelée au chinois et réserver la chair de coings pour la purée • Eplucher et cuire les panais avec un peu d’eau • Cuire et mixer avec de la crème et ajouter l’agar agar (2g pour 2dl de purée) • Etaler sur une plaque filmée • Poêler les filets de lièvre au beurre mousseux avec deux ½ gousses d’ail, assaisonner, maintenir la cuisson rosée • Déglacer au vinaigre de cassis et la gelée de coings • Monter au beurre • Sur assiette disposer un rectangle de gelée de panais • Disposer le lièvre émincé et les tronçons de pastilla • Arroser de jus

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Le lièvre à la royale Plat de terroir, puis de luxe, il revient en grande pompe… Où l’on voit que si le Roi avait de mauvaises dents, son cuisinier avait de bonnes idées…

Humeurs

Il est des ingénus pour s’extasier devant le palmarès amoureux de Louis XIV. C’est ignorer que le Roi Soleil était affligé d’une haleine à décoller les affiches. D’où le grand nombre de maîtresses. Même anosmiques ou violemment intéressées, les pauvres créatures ne tenaient pas le coup bien longtemps. L’histoire en tout cas l’atteste : la dentition du roi n’était qu’un désert peuplé de chicots calamiteux… Pas de quoi en faire un plat, objecterez-vous ? Et que si, justement… Car ici réside pour beaucoup l’origine du lièvre à la royale, le plus haut sommet, peut-être, de la cuisine française. Le roi aimait le lièvre, mais il ne pouvait le mâcher sans souffrir. Son cuisinier résolut donc d’en faire une «capilotade», un genre de compote, de dodine qui se mangeait toute seule, à la cuiller. D’autres en attribuent l’invention au cuisinier de Louis XVI, grand chasseur devant l’éternel. Louis XIV, Louis XVI, il fallait bien un monarque à ce plat de roi, dont la postérité s’enrichit avec le temps d’une bonne centaine de recettes de plus en plus sophistiquées, toutes «vraies» quoique parfois très différentes ; du lièvre servi entier, reconstitué, aux récentes terrines ou parmentiers. On peut même trouver du lièvre à la royale en boîte, en tartines, en rillettes. La recette originelle, semble-t-il, existait bien avant Louis XIV ; elle émane des régions ligériennes (où vécut un temps la cour royale) et ne comportait ni truffe, ni foie gras. Dans le goût de l’époque, on y trouvait force échalotes et vinaigre et elle se nommait alors lièvre en cabessal ou chabessal. Carême, cuisinier de Talleyrand, lui donna sa forme actuelle, très directement empruntée au lièvre à la périgourdine, d’où la truffe et le foie gras. Vu le personnage, il se peut bien que ce soit aussi Carême qui le baptisa «à la royale»; mais comme d’habitude en cette matière, la vérité doit se tenir quelque part entre la légende et la réalité.

Jean Maisonnave

On en fait tout un plat

Le luxe,

Néoclassique ou post-moderne ?

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Toujours est-il que depuis quelques années, le lièvre à la royale effectue un retour très notoire, principalement sous sa forme la plus luxueuse - d’où sa présence en ce numéro dédié au luxe - c’est-à-dire avec foie gras, truffes, cognac et tout le tremblement. Une manière de défi à la crise économique et de réappropriation de la cuisine grand-siècle. Bocuse fut un des premiers à le relancer, sous ses espèces originelles : lièvre entier, farci, avant que tout le monde s’en saisisse pour le, comme on dit, revisiter chacun à sa manière : Senderens, Amat ou, plus près de nous, Lameloise ou Jean-Pierre Gillot (ex-Moulin de Martorey) que je considère encore comme un des virtuoses de la chose, bien qu’il en fît une version «pauvre». Vous en trouverez ci-après d’autres recettes personnelles actualisées. Ce plat est structurellement si composite et historiquement si emblématique qu’il peut accepter toutes les digressions et s’accommoder à toutes les sensibilités sans jamais cesser d’être lui-même. Mais attention : ce plat exige beaucoup de temps et de technique. Je le sais, j’ai essayé. C’est donc un plat qu’il faut condimenter de beaucoup d’amour, de générosité… et de précision, choses qui ne s’accordent pas forcément. Par conséquent, n’en faites pas trop : le lièvre à la royale est déjà, par vocation, constitutivement excessif ; en rajouter risquerait de le faire basculer de l’opulence à l’inélégance et de la majesté à l’ostentation. Ainsi va le luxe, toujours guetté par la redondance, voire la vulgarité. Alors, selon le patron de Carême, il ne fait que «corrompre et les mœurs et le goût». ■ Jean Maisonnave


Lièvre à ma royale Pour 4 personnes :

William

Frachot se paye le luxe d’un nouveau Chapeau ! Cette recette de lièvre à «ma» Royale, William Frachot l’aurait volontiers dédicacée à François Hollande, s’il était venu chez lui le 8 décembre, car notre étoilé dijonnais ne manque ni d’humour ni de culot. Un plat à la carte digne de ce chef complexe (mais pas complexé pour un rond) qui sait faire simple, désormais. Dans la vie comme en cuisine et en salle. Un luxe qui a son prix. Pour continuer de faire du Chapeau Rouge la table des repas d’affaires discrets, des dîners de famille un peu chic et des soirées en amoureux où l’on s’engage pour la vie, il a entièrement revu le décor, la mise en espace et la scène où il joue chaque jour sa réputation. Cette salle, qu’on a connue avec des croûtes mémorables au mur, puis avec un décor japonisant qui avait surpris ceux qui venaient ici à la recherche d’un luxe plus néo-bourguignon, a connu une nouvelle métamorphose. Confort, épure et volupté, cette fois. Tout le monde est content. D’autant que l’assiette a suivi, tout comme le service. Un menu-dégustation chez lui est un concentré de goût, de bons goûts : dos de bar sauvage, jus de viande aux fèves de Tonka, topinambour et champignons ; jarret de veau et homard, crème de cèpes ; dos de chevreuil, conchiglionni farci aux champignons et foie gras, sauce poivrade… Des exemples de plats du moment, qui montrent tous une totale maîtrise des accords, des cuissons, des jus… justes. Il respecte les produits, les producteurs avec qui il bosse et les clients. Total respect, de notre côté aussi. ■ Gérard Bouchu

Hostellerie du Chapeau Rouge, 5 rue Michelet à Dijon. Fermé les dimanche, lundi et 3 semaines début janvier. Menu déj. 41 €. Autres menus 49, 90 et 110 €. www.chapeau-rouge.fr

Lièvre : 1 Râble de Lièvre :1 Truffes : 100 g Lard Colonata : 60 g Lard gras : 50 g Trompettes de la Mort : 200 g Echalotes, Ail : QS Epinard Frais : 200 g Jus de Truffes : 1 cl Foie de Volaille : 50 g Foie gras : 50 g Vinaigre de Xérès : 1 cuillère à café Crème fraîche : 1 cl Cognac : 0,5 cl Vin rouge : 10 cl Sel - Poivre • Désosser le lièvre, mettre les râbles de côté et faire un jus avec les parures. (On peut compléter avec des parures de gibier).

Première Farce :

• Tailler en brunoise (en petits cubes) :50 g de truffes, 50 g de chair de lièvre, 20 g de lard Colonata. • Hacher au hachoir grille moyenne : 200 g de chair de lièvre, 200 g de trompettes de la mort ou de girolles préalablement sautées avec échalotes et ail, 200 g d’épinards frais juste tombés au beurre, 200 g de glace de lièvre ou gibier, 40 g de lard Colonata, 10 g de truffes fraîches, 10 cl de jus de truffes, ½ foie de lièvre. • Mélanger la brunoise et la farce, réserver au frais.

Farce à gratin :

• Faire sauter 50 g de lard gras, 50 g de foie de volailles et/ou de lièvre, 50 g de chair de lièvre, 1 gousse d’ail. • Puis flamber au cognac et déglacer avec 10 cl de vin rouge, réduire le tout, mixer et passer au tamis puis ajouter à la première farce. • Rouler toute cette farce en boudin dans du film et mettre à cuire à 63°C pendant 1 heure, puis glacer le tout.

La Sauce :

• Réduire le jus de lièvre (on peut faire avec un jus de gibier), puis au mixer, ajouter le ½ foie de lièvre restant, 50 g de foie gras, 1 cl de sang de lièvre, 1 cuillère à café de vinaigre de Xéres et 1 cl de crème, chauffer au bain marie. • Détailler les boudins de farce et les mettre à chauffer dans la sauce. • Faire sauter les râbles de lièvres et les garder rosés. • Dresser en mettant une julienne de truffes sur les râbles ouverts en deux avec de la fleur de sel.

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Le luxe,

On en fait tout un plat

Foie gras canard confit Mourad de et pain d’épices au noir

Haddouche

Fêtes… comme Loiseau (des Vignes)

Mourad Haddouche, le nouveau chef de Loiseau des Vignes, devrait vite prendre son envol. Passé du sud au nord en peu de temps, de la moutarde violette à celle de Fallot, ce chef gentil et réfléchi est passé dans le moule Loiseau, à Saulieu, juste le temps de se formater un peu, avant de reprendre les cuisines de Beaune. Lui qui a fait quelques belles maisons sur la Côte d'Azur a découvert le cassis avec le foie gras, recette qu'il nous propose non sans humour pour ce numéro "Fêtes ce qu'il vous plait". On a adoré, et on attend déjà avec impatience sa variante de l'aïoli pour l'été. ■ Gérard Bouchu Loiseau des Vignes : rue Maufoux, à Beaune. Tél. 03-80-24-12-06. loiseaudesvignes@bernard-loiseau.com Tlj sf dim-lun. Congés : en fév. Le midi, menus-carte 20-28 € ; le soir, menus 59-95 €.

de Bourgogne

Pour 4 personnes

• 1 lobe de foie gras de canard frais de 400 grammes • 100 grammes de pain d’épices Mulot & Petitjean • Fleur de sel et poivre noir en grain maniguette, bourgeon de cassis • 100 grammes de pulpe de cassis Nectars de Bourgogne • 2 feuilles de gélatine

Préparation du foie gras

• Assaisonner le foie gras de canard avec 4 grammes de sel, 1 gramme de sucre et 4 grammes de poivre noir du paradis moulu. • Mouler dans une terrine ronde enrobée de papier film et faire prendre au réfrigérateur durant deux heures. • Cuire ensuite la terrine de foie gras au bain marie dans le four à 80°C durant 25 minutes. • Le laisser refroidir pendant 6 heures au réfrigérateur.

Réalisation de la gourmandise de cassis

• Faire fondre la gélatine et le jus de cassis. • Mettre dans un mixer et fouetter durant 10 minutes pour que la mousse se solidifie. • Verser dans un bol et réserver au frais. Mourad Haddouche ©Philippe Schaff

Préparation du pain d’épices

• Faire sécher 6 belles tranches de pain d’épices au four à 100°C pendant 15 minutes • Réserver 4 tranches, et réduire les 2 autres tranches en poudre au mixer.

Finition

• Couper en tranche régulière la terrine de foie gras. • Découper la gourmandise de cassis avec un emporte-pièce. • Mettre la poudre de pain d’épices sur le fond de l’assiette. Poser dessus le foie gras, la gourmandise de cassis saupoudrée d’une pincée de bourgeon de cassis, et la tranche de pain d’épices. • A déguster accompagner d’un pain de campagne toasté.

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Jean-Pierre & Alexis

Billoux

Poulet purée, luxe épuré Osez le poulet. La volaille est liée depuis très longtemps aux fêtes de Noël, du moins dans cette région. Ailleurs, ce peut être le porc gras ou la morue. La dinde fermière peut-être très bonne, mais elle a vite fait de se dessécher. L'oie peut être exquise, mais on en perd la moitié à la cuisson. Le chapon est à la mode, mais plutôt surestimé quand il est trop petit (pas moins de trois kilos !). Par ailleurs, ce sont de grosses pièces pour de grandes tablées. Sinon, on en mange toute la semaine, on sature, le mercredi on rêve de sardines à l'huile. Pour les moindres tablées, on aimera la poularde, la canette, la pintade chaponnée qui est tendance. Et pourquoi pas le poulet ? On a tellement absorbé de poulets médiocres et inconsistants qu'on n'y pense plus. Et pourtant, que c'est bon un bon poulet, élevé et cuit dans les règles de l'art ! Et sain. Et sujet aux variations dictées par les saisons, les moyens ou l'inspiration de l'instant. En Bresse, on a la chance d'avoir, peut-être, les poulets les meilleurs du monde ; mais il est d'autres AOC, en Chalosse ou dans la Drôme, par exemple. Hors AOC, on pourra toujours trouver un fermier de qualité.

Cet hiver, le bonheur est dans le Pré ! Quand on s’appelle Le Pré-aux-Clercs, on ne peut proposer que les meilleurs produits de la Bourgogne, côté potager comme côté cave, dans le registre sucré aussi bien que salé. Pour le plus grand bonheur des convives, qui dégustent, ravis, des plats de roi, comme la compotée de lièvre à la royale. D’autres plus démocratiques, comme la terrine de gibier. Ou même de drôles de plats pour un drôle de Pré (têtes de cèpes rôties, langues et jus d’oursin, brioche mousseline aux cèpes)

Pré-aux-Clercs, B9 et Résidence du Pré-aux-Clercs B9, 9, pl. de la Libération. 03-80-38-32-02. Le Pré aux Clercs, 13, pl. de la Libération. 03-80-38-05-05. Tlj sf lun. www.le-pre-aux-clercs.com

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Alors voilà ce que nous vous proposons, vu par un maître : un poulet de Bresse rôti, à la purée. Mais un poulet qui redéfinit le poulet et une purée qui redéfinit la purée. Le vrai luxe finalement, c'est la simplicité accomplie. Pas besoin de se ruiner pour ça. En plus, un poulet à Noël, c'est d'un snob…

Même surprise dans la version B9, l’autre BB des Billoux, brasserie aux couleurs du temps avec qui le restaurant partage sa cuisine. Et on ne peut même pas dire que l’atmosphère soit plus décontractée d’un côté ou de l’autre. Service de pro haut en couleurs, dans les deux cas. Quant au petit hôtel de charme créé l’an passé à l’arrière de la place, il offre les avantages d’un grand, tout en gardant l’atmosphère d’une maison de famille. A chaque chambre son thème, sa couleur, son design particulier. Chez les Billoux, on ne connaît pas l’uniformité. Ni l’ennui qui pourrait en naître. Découvrez sur leur site les dernières nouveautés !

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Le luxe,

On en fait tout un plat

Le meilleur

du simple Rencontre savoureuse avec Marielys Lorthios, photographe culinaire dijonnaise et aventurière du goût. Pour travailler depuis plusieurs décennies avec les chefs, les mags et les marques les plus célèbres ou pas encore mais parfois aussi les moins connu(e)s, Marielys connait l’évolution du métier de photographe-styliste culinaire ou plutôt, de photographe venue au stylisme par goût (elle a suivi une formation aux Beaux-Arts de Dijon). Cette fille discréte mais résolue, perfectionniste en diable, est une des dernières à transporter avec elle autant de matériel (nappes, torchons, serviettes, assiettes, verres, etc.) plats, etc.) pour une simple prise de vue. Du moins pour une prise de vue que vous pourriez juger simple, car tout à été mûrement réfléchi, travaillé. Pas de dessin préparatoire, tout est dans la tête. Une volonté : ne pas tricher, aller au plus près de la vérité, loin des mises en scène d’hier. Montrer que le vrai, avec son côté réaliste, est gourmand, il suffit juste de savoir le montrer dit-elle en souriant ! Consultez son site pour découvrir son univers. Un site, un peu comme un blog, Marielys aime faire partie de ces femmes du Net qui vont à l’essentiel, comme elle, dans le décor, dans le travail sur la lumière, le produit. Sa recette, quand elle nous en a parlé, nous a semblé un poil provoc : «Foie gras Pomme de terre» ! Un truc à elle, pour la famille et les amis, faut pas chercher. À boire avec un Meursault, quand même. À savourer aussi en la réalisant, car Marielys a l’art de vous écrire une recette. Et ça, on vous l’assure, c’est pas donné à tout le monde !■ GB

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Marielys Lorthios

BB. Le luxe, ça rime à quoi ?

La barre du luxe se place toujours haut et varie considérablement d’une époque ou d’un lieu à l’autre ! Le luxe est devenu, au cours du temps, accessible pour beaucoup d’entre nous et dès lors qu’il se démocratise, notamment à l’échelle de la planète, il prend de nos jours et dans nos pays occidentaux, une orientation de différenciation. Plus culturel, plus intime, il s’éloigne un peu de la représentation de la richesse matérielle pour donner à voir, a priori, les valeurs et la richesse intérieure. Ce qui ne change pas vraiment la donne : le luxe a toujours une bonne base égocentrique, qui se révèle juste différemment : dis-moi comment tu es, je te dirai quel luxe tu aimes montrer…

BB. Le luxe, ne nous leurrons pas, c’est avoir ce que désirent les autres !

Oui, mais voilà où les chemins peuvent diverger : pour rendre envieux ou pour partager ?

BB. Parlons du luxe à table…

Pour moi, le grand luxe, c’est pouvoir s’offrir et offrir des moments de partage… Alors, oui, je vais m’offrir le luxe de passer des heures à chercher ce qui est beau et bon, craquer, faire fondre la CB, revenir avec trop de bouquets, trop de bonnes choses, trop de tissus, trop de livres, mais aussi quelques éléments rares, à garder ou qui disparaîtront. Parce que mon plaisir passe aussi par le luxe du renouvellement, et la table c’est parfait pour ça !


BB. À table, la grande classe, c’est quoi ? Ne pas baver d’envie sur l’assiette du voisin ?

C’est être sur la même longueur d’onde sur la préséance, c’est se lever, rire, parler de façon engagée, partager des moments d’émotions. C’est avoir de la famille, des amis que l’on peut inviter même à l’improviste, avec qui on peut goûter et passer un bon moment à discuter d’un vieux Santenay, déguster une burratta, avec une huile d’olive incroyablement parfumée, préparer ensemble une chantilly onctueuse à la dernière minute… Bref, pour moi, le luxe c’est de pouvoir proposer d’être ensemble et de partager une façon d’être.

BB. Voici une recette, pour les fêtes, assez surprenante…

Pour ces moments de luxe universels, où tout le monde bascule dans la surenchère, j’ai fait mon choix dans la douceur brute au palais. Du simple, oui… mais du très, très bon ! Au goût de presque tous, pour petits, ados, grands et plus encore… Du fondant, du savoureux : un foie gras de canard mariné, cuit à la vapeur et du brut très doux : de fines pommes de terre presque sucrées, en robe des champs, cuites à la vapeur. Un peu de foie gras, sur un peu de pomme de terre chaude et hop, en bouche c’est la magie de la saveur douce ! Une gorgée de Chassagne ou de Meursault Et là, c’est vraiment le luxe !

Foie gras vapeur Dès le départ, être en mode «c’est moi qui l’ai fait !»

Acheter. Au minimum 5 minutes d’indécision entre celui-là ou bien celui-là qui a l’air pas mal aussi … ou bien celui-ci… Bref choisir : • Un foie de canard extra, sans trace de sang, bien homogène, ferme. • Un bon cognac, un bon porto, du sel marin, un moulin de poivre 5 baies mélangées. • Des petites pommes de terre à la peau fine, Amandine, rate du Touquet ou Agatha.

Préparer.

La première fois, une plombe en en mettant partout et en trouvant ça gore, après, avec l’expérience, un bon quart d’heure bien clean. Plus les deux demi-heures d’attente. • Sortir le foie du frigo et le  laisser reprendre la température ambiante. Enlever les vaisseaux et les nerfs en cassant à la main le foie en 8 à 10 morceaux maxi. • Dans un grand plat d’eau très froide avec quelques glaçons en sachet, mettre les morceaux à tremper pendant 1 bonne demi-heure puis les sortir de l’eau et les éponger tout doucement. • Remettre les morceaux dans un plat pour pouvoir les faire mariner au frais pendant une petite demi-heure avec un mélange égal d’un petit verre de porto et de cognac. • Égoutter (mais pas trop) les morceaux, les mettre à plat sur une assiette, saupoudrer en couvrant, pas trop serré, de sel marin et de poivre 5 baies fraîchement moulu. • Sur une assiette, étaler du film alimentaire spécial cuisson. Poser les morceaux au centre, en forme de cylindre et emballer en serrant bien. Ajouter du film en enroulant plusieurs fois dans les 2 sens.

Cuire. Super facile 15 minutes, rien à faire ! Pas de thermomètre,

pas de four ouvert et refermé, pas de ratage possible ! • Sortir le panier vapeur de la cocotte. • Chauffer environ 2 litres d'eau. Quand elle boue, poser le foie dans le panier vapeur froid, le mettre en position vapeur dans la cocotte et poser le couvercle SANS soupape. • Lancer le minuteur 15 minutes. PAS PLUS (après c’est trop cuit et c’est foutu, c’est trop dommage !). • Sortir le foie tout de suite et le poser sur une assiette pour le laisser reprendre de la consistance à température ambiante puis, seulement, le mettre au réfrigérateur.

Oublier. Pendant deux jours en le regardant quand vous ouvrirez votre frigo …Votre foie gras maison …

Au moment de servir. Prendre son temps pour que cela soit bien fait ! En cuisine absolument, couper aux ciseaux l’enveloppe et faire de belles tranches à disposer en assiette ou sur un plat.

Accompagner.

Il est devenu de tradition pour moi d’accompagner ce foie gras de pommes de terre fines, bien tendres, à la peau, cuites 15 minutes à la vapeur et d’accompagner, d’agrémenter ou de décorer différemment selon les circonstances. Pour ceux qui tenteront, vous m'en direz des nouvelles ! ■ Marielys Lorthios Des photos et d’autres recettes à découvrir sur le site : www.marielys-lorthios.com 52, avenue de Stalingrad 21000 Dijon - 03 80 60 06 65 Foie gras vapeur

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Le luxe,

On en fait tout un plat

Humeurs de table Voltaire voyait dans le luxe une «chose très nécessaire». Oui, mais nécessaire à qui ? Où l’on peut voir que les truffes ne sont pas toujours dans l’assiette… Pour Noël, on sort un numéro spécial luxe, dit-il. Bon. Normal. Noël, le luxe, ça fait couple. Comme Pâques et les cloches. Peut-être qu’à Pâques, on sortira un spécial cloche. Il y aura du boulot. Justement, je roulais vers Alba, Piémont. J’étais en situation : le luxe, c’est une truffe blanche d’Alba, la vraie (magnatum). Pourquoi ? Parce que pas loin de 5 000 € le kilo. Et pourquoi 5 000 € ? Parce que, dans l’ordre : impressionnante concentration aromatique, rareté, grosse construction imaginaire. Et du mystère entretenu, c’est à dire un peu de magie. Ouah, mais alors, un max de plaisir ? Euh, pas sûr. Les rapports entre le luxe et le plaisir sont très complexes, pour ne pas dire ambivalents. En l’espèce, on pourrait dire qu’on en jouit par ce qu’il nous en coûte. Et que plus ça coûte, plus ça nous est cher. Chez les Romains de la décadence (le luxe n’est jamais loin de la décadence), on bouffait des perles au vinaigre et de la poudre d’or. Gustativement, ça ne vaut pas un clou. Où est le plaisir ? Ailleurs, dans le symbole. Assimiler de l’or ou de la truffe à prix d’or, c’est se valoriser soi-même au regard du commun. Autrement dit, valider un ordre où il importe, d’une façon ou d’une autre, d’accéder au dessus du panier. Telle est, me semble-t’il, la fonction profonde du luxe ; elle est clivante et très largement sociale. Le plaisir n’en est pas exclu, loin de là. Mieux vaut manger de la truffe que du mou de veau ou rouler en Porsche qu’en Kangoo, même à vitesse limitée. La question est tout autre : quelle est la nature réelle de ce plaisir ? Qu’est-ce qui nous pousse à aimer (adorer serait plus juste) ce qu’on aime ? Parce qu’à l’examen, on s’aperçoit vite que le luxe, c’est surtout une idée reçue, pas du tout spontanée, mais instillée par une société qui est moins une société de consommation qu’une société de la rareté. Euh oui, mais concrètement, le luxe, qu’est-ce ? Un tramway sur une pelouse ? Une truffe sur une assiette en vermeil ? Une marque sur un sac ? Un peu tout ça, justement, selon les situations et les époques. Le lieu de confrontation entre l’utile et le superflu, on pourrait dire. Minimale dans le premier cas, maximale dans le dernier, jusqu’à frôler l’abstraction démonstrative : un nom, un support. Quoi de plus moche qu’un sac Vuitton, franchement ? Où est le plaisir de se balader avec ça au bras, sinon d’en afficher la marque et consécutivement, le prix, afin

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de bien montrer qu’on n’est pas soi-même de la roupie de sansonnet…? Ce n’est qu’un exemple, il y en a pas mal d’autres à tous les étages de l’apparence, mais pas trop : la magie cesserait d’opérer. Le luxe ne prospère dans notre logique profondément hantée par la croissance que parce qu’il se fait rare, sélectif, exclusif. Et dans «exclusif», il y a «exclure». Malaise. Même s’il s’agit d’un produit (objet) qualitativement, du moins quantitativement, exceptionnel. Genre le symbolique caviar, ou la bouteille de Romanée Conti à 1 500 €. Ou la truffe blanche d’Alba. On vous y objecte qu’il en faut très peu pour transcender l’assiette (ça met tout de même le plat de spaghettis truffés à 100 €) tout en admettant gentiment en entretenir plus ou moins la pénurie - il n’y en a pas cette année ! C’est tellement dur à trouver ! - parce qu’à se répandre bien sûr, à se pouvoir partager, le produit perdrait de sa valeur. En même temps, pour mobiliser les foules et les médias, on orchestre à grands frais de très agréables et très attirantes manifestations avec people, folklore et bénédictions. Manière, on y revient, d’entretenir le mythe, la croyance, le manque surtout. Le manque, donc le désir, ce désir qu’il faut attiser pour le transformer en frustration, presque en besoin. Ils le savent bien ceux qui nous inventent tous les jours un nouveau père Noël (créé, rappelons-le, par Coca Cola) que dans ces éléments réside la meilleure assurance de plus-value. Le luxe, voilà, c’est l’expression parfaite de la marchandise sacralisée. Donc du capitalisme. S’agissant de notre sujet, il faudrait ensuite parler des produits dérivés de la truffe, censés permettre au vulgaire d’approcher le vrai luxe (huiles, pâtes, arômes et tutti quanti) - qui sont à 99 % de parfaites arnaques à peine dissimulées. Mais bon, on a compris ; c’est ce qu’on appelle les bénéfices induits. Et puis, on ne peut pas lire toutes les étiquettes, et à quoi bon si on trouve son plaisir ? Alors, joyeux Noël. Moi, je me contenterai de quelques demoiselles de nos côtes, d’une douzaine de coureurs des prés* et d’un prince des mers en habit vert. Pi la bûche et ses nains. Bien sûr que je déconne. Au tarif de cette chronique, je pourrai à peine m’offrir du pain et de la moelle de bœuf, d’où l’amertume… Qu’à cela ne tienne : une tartine bien grillée, de la moelle rosée, voilà pour moi un plaisir sans prix. Avec une râpée de truffe. ■ Jean Maisonnave * intitulés relevés ici et là… (NDLA) P.S. : Bizarrement, le produit alimentaire le plus cher du monde (au poids) n’est pas ressenti comme un produit de luxe. On peut comprendre pourquoi : la légèreté du crocus, l’immense quantité des pistils nécessaires, et le boulot. Le prix du travail, tout est là.


La vraie cuisine japonaise à prix d'ami

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Masami Masami Akaogi s’est payé le luxe de quitter les grands chefs pour lesquels il avait travaillé jusqu’alors à Beaune (Crotet, Chanliaud, Peugeot) pour ouvrir, avec sa femme, un resto bien à lui à Dijon. Un tout petit resto, dans une rue qui ne savait pas ce que voulait dire le mot gastronomique, ni en français, ni en japonais, à une exception près. Depuis trois ans, il fait le bonheur de tous les amoureux d’une cuisine 100% japonaise. Pas la moindre note d’exotisme, dans le décor ou dans l’assiette : Masami va à l’essentiel en nous offrant, mine de rien, l’expérience des textures, du vivant, d’une simplicité apparente cachant une grande technique. Formules à prix doux le midi, autour des sushi, sashimi, et de délicieux tempura, à ne pas confondre avec des beignets. De toute façon, ici, personne ne vous en voudra si vous ne savez pas prononcer le nom japonais du thon noir (il en a plusieurs), ou ignorez que le chinchard est une variété de hareng, dont la fraîcheur garantit la qualité. Laissez-vous guider par la maîtresse de maison. S’offrir des haricots rouges en dessert est un bon choix, à accompagner d’une des 7 variétés de saké maison, un vin de riz délicieux et servi frais, et qui n’a rien à voir avec la boisson qui vous fait voir des femmes nues au fond du verre. La cuisine de Masami est une cuisine élégante, qui n’a rien à voir avec le luxe, mais qui le vaut bien. Surtout, vous allez pouvoir l’offrir, chez vous, à vos amis, Masami proposant pour les fêtes de nouveaux plats à emporter. Passez chez lui chercher la nouvelle carte, mieux, venez la tester. Vous allez adorer. Formule japanese lunch le midi en sem 14,50 €. Sinon, menu tempura 19 € et menu sushi 22 €. Autres menus 24-28 €. Le soir menu plaisir 30-48 €.

Plateau à emporter, Pensez-y pour les fêtes !

Masami

79, rue Jeannin, Dijon.

03-80-65-21-80 Exemple de plateau à emporter

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NOUVEAUTÉS DIJON On en fait tout un plat

Le luxe,

Et ouvrir un nouveau resto, en centre ville, c’est pas du

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Minimalisme ? Réalisme ? Une question que l’on peut se poser après l’ouverture, à quelques semaines d’intervalle, dans la même rue Amiral-Roussin, à Dijon, de deux restos que certains, à voir leur nom, classeraient illico dans la catégorie exotique. Deux réponses adaptées à la restauration contemporaine, en tous cas. So Takahashi est passé par les cuisines de Robuchon au Japon. Zena est née de la rencontre entre un Amiral (Bar) et le plus petit (mais aussi le meilleur, peut-être) resto 100% italien de Dijon, qui se sentait à l’étroit rue Vauban. Plus loin, une réouverture attendue avec curiosité, face aux Halles. Pour l’ancienne Taverne de Maître Kanter, devenue après moult vicissitudes la Taverne des Halles, on peut parler de retour à la vie. Quant à sa terrasse, verrue implantée en un temps où les édiles municipaux n’étaient pas «regardant» (ils devaient regarder à droite, en passant devant, ce qu’on peut leur pardonner puisqu’il s’agit des Halles), elle devrait elle aussi subir les foudres d’un nouveau règlement municipal dont on vous parle par ailleurs. Si le Bareuzai change de formule, et joue la carte tartines, c’est pour répondre à l’air du temps autant qu’à l’affluence, en terrasse comme en salle, et surtout en toutes saisons. D’autres établissements du quartier vont changer de main, dans les mois à venir, si les vendeurs ne se montrent pas trop gourmands et si les repreneurs arrivent à

Restaurant SO

luxe ?

avoir des prêts à la hauteur de leurs besoins. Les Halles sont en train de devenir le premier spot dijonnais pour les faims de jour comme de nuit, il va même y avoir une épicerie asiatique aux allures de grande surface, c’est signe que le quartier bascule définitivement du côté obscur de la force. Reste à régler le problème du stationnement dans tout le centre-ville. Le ballet incessant de voitures tournant des heures durant entre les places de la République, du 30 octobre et du Théâtre devenant épuisant pour les conducteurs comme pour le voisinage. Car l’autre grande nouveauté du moment, c’est l’ouverture de bars où l’on mange, bien ou mal, là n’est pas l’essentiel. Bars à vin, bars à bière, mais aussi bars à tapas, comme le El Paso, petit bar de quartier des temps modernes, où il fait bon s’arrêter pour grignoter, à la nuit tombée, rue Vannerie. Entre le Tsar d’un côté et le nouvel Abbey Road, et à deux pas d’un nouveau bar à vin qui sera peutêtre ouvert quand vous lirez ces lignes, le quartier JeanninRépublique tente de se trouver une nouvelle identité festive. L’ennui, c’est que le même quartier cherche lui aussi à attirer familles et jeunes couples en quête d’une qualité de vie à deux pas du tram et du centre ancien. Là, va falloir composer. Comme dans toutes les villes d’ailleurs. Ouvrir un resto, en centre ville, tout comme vouloir y habiter, c’est peut-être vraiment du luxe ! ■ GB


< Restaurant so

■ JM

15 rue Amiral Roussin, à Dijon. Tél. 03-80-30-03-85. Menus : 15 et 17,50 € à midi, 27 et 35€ le soir - Carte : 40€ environ

NOUVEAUTÉS DIJON

A l’époque bleue, on venait y jouer au billard. Un café de quartier, encoigné face au tribunal. Maintenant, ce n’est plus un café, c’est sûr, mais le premier abord interroge : est-ce un bar à vins, un bistrot ou un restaurant ? Les crus nombreux s’affichent sur les murs et la carte est extrêmement courte, surtout à midi : deux entrées, un poisson ou une viande, desserts du jour. Le soir, le choix est un peu plus ouvert, on perçoit que le chef s’y exprime un peu plus. Resto bistronomique, répondrait-on, si ce laid néologisme ne pointait un peu trop le bobo et les difficultés identitaires de la profession. Une chose est certaine : ce n’est pas un restaurant japonais, bien que le chef le soit, ainsi que son épouse (laquelle s’applique en salle avec une touchante gentillesse). A l’usage, la question devient vite oiseuse : il y a là un vrai cuisinier, c’est DONC un restaurant. Ce qui donne à penser, en passant, que ce beau nom, «restaurant», on ne devrait l’attribuer qu’en fonction des capacités du cuisinier, comme la boulangerie exige désormais un boulanger. Ce cuisinier-là, en tout cas, connait le métier. Normal : il l’a appris chez les grands (Derbord, Peugeot). Il aurait pu ouvrir un établissement gastronomique. Mais, peut-être parce qu’il avait moins d’argent que d’expérience, il a opté, comme son presque voisin italien, pour une formule plus modeste, minimaliste mais pointue : beaux produits frais, technique et sérieux, pas de personnel. Dans un décor qui sent l’économie et le bois neuf. Le répertoire est absolument français, presque ménager, mais la sensibilité japonaise affleure dans certaines marinades, et surtout dans le travail sur les poissons, nobles ou non ; fraicheur évidente, précision des cuissons, contraste des textures ; une maîtrise qui colle au produit en le valorisant. La volaille, façon escalope à la crème, était moins passionnante. Mais dans le geste, cette cuisine du jour et de l’instant affiche un talent exigeant. Cave personnelle, très classiquement bourguignonne : Ramonet, Roumier, Mortet etc.

La taverne < des halles

La Taverne des halles

Un nom difficile à porter mais une table qui va ravir tous les fous de poisson à la plancha ou de plateaux de fruits de mer. Le trio terrible (Isnard-Le Comte-Carrere) qui a repris dans la foulée, après avoir racheté le Bistrot des Halles, l’ancienne taverne de Maître Kanter, a voulu conserver le nom de taverne, ce qui réjouira ceux qui ont gardé la nostalgie des romans d’aventure. Les amateurs d’histoire aussi, comme notre bon Maisonnave, qui avait cru malin de rappeler un jour avec quel moustachu munichois célèbre il partageait l’amour des tavernes. En fait, il aurait fallu appeler ce lieu «La Poissonnerie», comme on l’a vu dans d’autres lieux baignés par des eaux plus vives que le Suzon, car on vient ici se faire plaisir avec une vraie carte marine de tous bords (pas de politique ici). Tartare ou burger de saumon, dorade à la plancha ou brandade de cabillaus, allez y voir, vous serez agréablement surpris. Le décor est reposant, et les prix sont sages. Prenez en entrée un apéro à partager, c’est frais, copieux, et presque donné, pour 6,50 euros par personne. Quant au trio de mousquetaires terrible, qui a depuis quelques mois fait des Halles un nouveau terrain de jeu où croiser le fer avec les gardes du cardinal, il a trouvé un quatrième de choc en la personne de Franck Breton, chef passé à La Charme à Prenois, qui a pris en charge les cuisines de cette nouvelle table du marché. Breton, un nom prédestiné. ■ GB

18 bis rue Odebert, à Dijon. Tél : 03-80-40-42-80. Tlj sf lun. Poissons à la plancha 15,50- 19,90 €. Fruits de mer 25-29 €.

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Le luxe,

On en fait tout un plat

NOUVEAUTÉS DIJON

Bodega el paso > Une adresse un peu olé-olé à première vue, dans un lieu qu’on a connu, étudiant, en tant que pension de famille, une des dernières de la ville, avant de la voir transformée en resto familial, puis en bar de nuit accueillant des hommes (apparemment sans famille) venant ici chercher l’âme sœur. Bref, on assiste là à un sauvetage, d’autant plus que le patron, Gilles Thibaut, seul maître à bord, n’est pas un inconnu dans le monde de la nuit dijonnaise. Son frère, Serge, chef au Cygne du temps de sa jeunesse (ce sont d’autres plumes et paillettes qui ont pris possession aujourd’hui du bâtiment, on vous en parle par ailleurs) vient l’aider à tester les produits qu’il propose sur ses planches. Bonne charcuterie et fromages, samoussa, beignets de calamar, manchons de poulet, accras, on n’en ferait pas tout un plat si le lieu n’était pas aussi chaleureux, la clientèle bon enfant, et la «tisane» maison aussi revigorante. Sangria quelque peu traficotée qui réchauffe. Soirées à thème le jeudi, et plat du jour (genre blanquette de veau), par contre, le vendredi midi, à partager avec les habitués. 70 rue Vannerie, à Dijon. Tél : 03-80-31-03-73. Tlj sf dim 18h-2h du matin (et ven midi, sur résa !) Plancha 14 €.

Bodega el paso

< Zena Quand on parle cuisine française, on pense plutôt à la cuisine bourgeoise. Quand on évoque la cuisine italienne, on pense plutôt cuisine paysanne. La chose est plus complexe bien sûr, mais globalement, c’est ça. La cuisine raconte l’histoire des nations plus justement que les batailles. Prenez le plat de ce jour-là : saucisse à la polenta. Plat d’une totale humilité ; plat de journalier lombard ou véronais, à vocation essentiellement roborative qui, mal exécuté, peut facilement virer à la ragougnasse. Ici, rien de tel. Une présentation joliment dépouillée (apport de la cuisine moderne) et surtout des produits formidables. Une saucisse d’exception, sapide et ferme ; une polenta frite, légère et croustillante. Au dessert, une banale tarte aux pommes, mais sans appareil : du gâteau. La cuisinière est paraît-il romaine (d’où les tripes à la carte) mais son répertoire embrasse toute l’Italie du nord, de la Ligurie à la Vénétie. Avec économie : trois antipasti, trois primi, trois secundi comme on dit là-bas. Tous simples, ajustés avec un vrai talent et pas mal d’astuce : la marge dégagée doit égaler le plaisir. Les vins, tous disponibles au verre, sont tout aussi judicieusement choisis, -Pigato ligure, excellent Nebbiolo (le cépage du Barolo), élégant Nobile de Montepulciano (région de Sienne)- et peu chers, même le Brunello. Au bout du compte, un minimalisme efficace, décor et gestion. Elles sont deux, l’une en cuisine, l’autre en salle, ce qui peut engendrer de l’attente, question de rodage peut-être. En tout cas, voici pour moi une très agréable réponse aux contingences de cette période difficile. ■ JM

40 rue Amiral Roussin, à Dijon. Tél. 03-80-50-12-33. Menu : 13,50 € - Carte : 30 € environ. Zena

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Simpatico continue

de monter en gamme

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Piano, pianissimo…

La fête italienne !

Le Simpatico nouveau est arrivé. On reste toujours dans la tradition italienne, côté cuisine, la nouvelle carte d’hiver invitant à un joli au voyage des saveurs, à la découverte de plats sincères, parfumés, comme les délicieux rigatoni à la crème de truffe et foie gras poëlé. Les goûts sont justes, les produits bien choisis. Le chef a préparé un menu de la Saint-Sylvestre qui devrait mettre du soleil dans les têtes, de l’assiette de dégustation (avec terrine de foie gras à la figue sèche, tartare de saint-jacques et tomates fraiches, entre autres), au duo entre terre et mer, pour terminer par une note sucrée que vous découvrirez sur place. La note juste, car chef et patron connaissent la musique, et l’apprécient. Jazz en fin de semaine, le vendredi, mais fond musical tous les jours pour créer l’ambiance. En attendant le festival Itali’Art, en mars. Quatre soirées sont prévues au Simpatico. Boris Soucelier, qui entend bien donner à son sympathique restaurant une dimension nouvelle, devrait très vite ouvrir son bar à Spritz, dans la petite salle d’angle, pour nous faire rêver de Venise, un verre à la main. Fermé dimanche et lundi. Menu du jour le midi à 16 € (café offert) ; sinon menu 25 € le soir (suggestions à l’ardoise). Menu traditionnel 35 €. Menu concert live 30 €. Réservez, par sécurité.

Simpatico organise en MARS

pour la deuxième année consécutive Le Festival Italien : ITALIART 2013 - Concert chaque vendredi pendant 4 semaines

À partir de Février :

Bar à vin Italien et vin du Monde avec planche de dégustation - Tapas Italien / Anti-pastis

Simpatico

30, rue Berbisey, Dijon.

03-80-30-53-33 restaurantsimpatico.fr

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Un Noël alsacien

Au cœur du vieux Dijon

Patrick Frémont, l’habitué des marchés de Noël, reste chez lui, cette fin d’année, pour nous offrir, rue Verrerie, des fêtes gourmandes à sa façon. Entre la patinoire et la place de la Libération, le village de Noël et sa grande roue place de la République, suivez les lumières de Noël et la foule des grands jours qui a déjà repéré, le premier dimanche de décembre, le stand alsacien et gourmand de la Boulangerie Frémont, rue Verrerie. Les samedis et dimanche avant Noël, de 10h à 18h, vous pourrez goûter un vin chaud (avec modération, bien sûr, on vous connaît!), une recette secrète dont vous nous direz des nouvelles. Patrick Frémont étant un grand amoureux de la vie, de l’art de vivre et de l’Alsace en particulier, il réalise leurs spécialités comme personne. Vous pourrez ainsi vous régaler d’un véritable kougelhopf (littéralement : la boule levée, ça ne s’invente pas !), de toutes sortes de bretzel salés ou sucrés, de manalas, des brioches tressées au chocolat et des fameux christolle, pains de Noël typiques aux agrumes confits, cannelle, amandes et raisins secs, un vrai régal. Le tout servi dans le froid et avec le sourire par la toujours accorte Karine et son équipe ! Comme toujours, Patrick Frémont, artisan-boulanger, concocte sur place ces spécialités qu’il affectionne, dans le même souci de qualité et choix des matières premières qui font la réputation de sa boulangerie. Sa pétillante équipe vous expliquera l’origine de ces spécialités et continuera à vous servir ses viennoiseries et pains croustillants si appréciés… Et bien sûr les fameuses pâtisseries pour lesquelles les Dijonnais n’hésitent pas à affronter le froid, qu’ils préparent leurs repas de fêtes ou succombent simplement à l’attrait des vitrines ! Ouvert du mardi au dimanche 6h30-19h30

Stand les samedi-dimanche avant Noël : 10h-18h

Boulangerie Frémont

23 rue Verrerie

03-80-50-19-80

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Une authentique cuisine maison !

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Aux Enfants Terribles Ce n’est pas écrit en gros, sur la porte, mais vous pourriez le deviner en allant faire un tour en cuisine : ici, tout est vraiment fait maison. Familial aussi, mais au sens actuel du terme. Cathy et Annie, en salle, tout comme Vincent, en cuisine, auraient un livre de cuisine original à écrire, sur fond de famille éclatée et de cuisine recomposée, ou vice et versa. Dans le quartier Jean-Jacques, ce joli petit resto couleurs violine et vert anis a trouvé ses marques, jouant la formule plat du jour le midi, et travaillant de beaux produits à la carte : terrine maison au marc de Bourgogne, cassolette d’escargots en lutée, onglet de veau à l’échalotte, brochette d’aiguillettes de canard au miel, cuisses de grenouilles persillées… Les plats arrivent, copieux, suscitant des regards d’envie aux tables voisines. Beaucoup d’habitués, déjà, qui reviennent pour se régaler quand les cèpes remplacent les girolles autour des saint-jacques, ou quand la crème brûlée maison est proposé au speculoos ou au pain d’épice, marché de Noël oblige. Vincent, chef cuisinier mais également pâtissier, se régale en proposant à la carte les plats qui lui font envie. Des plats proposés sur une ardoise qui vous mettront d’entrée l’eau (et le vin, il y a de bons producteurs à la carte !) à la bouche. Pour mieux vous accueillir durant les fêtes et le marché de Noël qui bat son plein, sur la place de la République voisine, Cathy (la blonde) et Annie (la brune) ont eu la bonne idée d’ouvrir le samedi midi (et de fermer le mercredi soir).

Fermé exceptionnellement mercredi soir et dim jusqu’à fin décembre ; fermé samedi midi et dimanche à partir de janvier. Plat du jour 8,50 €. Formules du midi, lun-ven : 12,50 € autour d’un plat, 16 € la formule complète avec un café. Propositions à la carte, sur l’ardoise du jour, avec des entrées de 8 à 16 €, des plats de 14 à 25 €. Vin au verre de 3 à 4,50 €.

Aux Enfants Terribles

2 et 6, rue Jean-Jacques Rousseau, Dijon.

03-80-71-57-33

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PAVILLON BACCHUS Partenaire de toutes vos réceptions !

Situé à l'entrée du parc Valmy, composé d'un restaurant, de salles de réception modulables jusqu'à 300 pers (avec une vraie scène !) et d'un service traiteur, Pavillon Bacchus est le site approprié pour vivre au mieux les événements qui rythment la vie privée ou professionnelle de chacun !

Champagne Gourmand Exclusivité Pavillon Bacchus

Dîner réveillon Saint Sylvestre lundi 31 décembre 2012 - 20 heures

Soirée Dansante avec orchestre & cotillons !

88

€/pers

boissons comprises

Cocktail de l’an & amuse bouche • Terrine de Foie Gras de Canard, Fleur de Sel de Guérande & sa Crème Brûlée au Pain d’Épice • Loup Poché au Beurre de Persil Truffé, Petite Brochette de Saint Jacques Flambée • Granité de Limoncello • Filet de Bœuf façon « Chateaubriand » Laqué à la Crème de Morilles Madérisée • Assiette de Fromages Affinées sur pain surprise • Dessert de la nouvelle année • Café et Douceurs

Vins : Blanc St Véran / Rouge Maranges Vieilles vignes à discrétion pendant le repas

Parking privé

Réservation 03 80 73 38 36 - pavillonbacchus@orange.fr

Deux forts caractères aux manettes : le Chef Hervé Pasteur qui gère toute la cuisine et propose des plats raffinés & novateurs, et son épouse Brigitte Pasteur qui répondra à tous vos besoins et vous accueillera tous les jours avec le sourire !

Restaurant

• cadre contemporain & salle climatisée • ouvert du lundi au vendredi pour déjeuner • 7j/7 pour groupe -midi & soir

Formule «Clé en main» salle + restauration

• pour les entreprises : séminaire, cocktail, conférence, exposition... • pour les particuliers : mariage, anniversaire, baptême, retraite, soirée à thème… • restauration sur mesure avec offre menu dégustation

Service Traiteur :

Toutes prestations assurées dans un rayon de 50 Km

à disposition de nos clients 2 arrêts Tramway : Giroud & Valmy

Pavillon Bacchus

PARC VALMY - DIJON 03-80-73-38-36 pavillonbacchus@orange.fr • terrasse / jardin • grand parking privé


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Trop Chouette, ce Léon ! Eric Cordelet est un peu chez lui, rue des Godrans. Tout le monde le salue, le suit de son bistrot "léonais" où il a remis la tête de veau et le pied de cochon à l'honneur, jusqu'à son bar à vin où l'on trinque entre amis, plus bas dans la rue, de l'heure du petit déj' à celui du dernier verre. Les nouveaux arrivants, échappés d'un tramway qui les dépose quasiment à sa porte, côtoient les habitués qui viennent Chez Léon, l'institution du quartier, s'offrir un plat du moment, rassurant, revigorant (œufs cocotte à la crème de morille, os à moelle crouton de sel), accompagné d'un vin choisi par le maître des lieux. Quant au Caveau de la Chouette, il vous propose le midi une carte brasserie maison avec de «chouettes bocaux» et de bons petits plats du jour. Pour les faims de journée, vraie bonne charcuterie de pays ou fromages de producteurs locaux, à déguster avec un des huit vins au verre différents proposés chaque jour.

Chez Léon - 20, rue des Godrans.

03-80-50-01-07 chezleon@wanadoo.fr

Tlj sf dim-lun et j. fériés. Formules et menus 13,90-18,90 € à midi, 22-26,90 € ; carte 30-40 €

Le Caveau de la Chouette - 39, rue des Godrans

06-30-60-43-07

Tlj sf dim-lun 9h-2h.Carte 20 €

L'ÉpicerieetCie 5 Place Emile Zola, 21000 Dijon

03 80 30 70 69 Nouvel aménagement Salle Épicerie, de classe, de musique. Réservation groupe dans salle privative possible

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Restaurant

Angie Pour les fêtes, jusqu’au 30 décembre Angie vous propose sur le pouce et à toutes heures 3 formules de saisons : 6 huîtres + 1 verre de blanc 10,90 € 6 escargots + 1 verre de blanc : 9 € Foie gras + 1 verre de blanc : 11 € Coté restauration, restez à l’affût des plats ou formules du jour… de saison : Foie gras, Gésié, Magret de Canard, Choucroute copieusement garnie, Cassoulet et Poulet au vin Jaune…. Accordez vous une pose sur le pouce ou déjeuner dans une ambiance Bistrot ou les habitués côtoient les quidams dans une atmosphère chaleureuse.

ANGIE

du lundi au jeudi jusqu’à 20H30 Vendredi et samedi jusqu’à 22H30

45, rue des Godrans

03-80-58-52-49

L’Auberge Hotel Restaurant des Marronniers d’Arc

vous propose des soirées élégantes et festives Réveillon du 31 Décembre 2012 MENU à 120 €

16 , rue de Dijon - 21560 ARC- SUR-TILLE Tél : 03 80 37 09 62 - Fax : 03 80 3 7 24 94 E-mail : les.marronniers.arc @wanadoo.fr

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Assiette Festive «Terre &Mer» (6 Amuse-Bouches) “Belle de Mer” au Homard et Truffes de Foie Gras de Canard sur Verdurette de Salades Folles Noix de Coquilles St Jacques, Aiguillettes de Bar et Raviole d’Huître, Ecume Champenoise Interlude Gourmand Suprême de Poularde de Bresse et Rouelle de Cuisse Farcie aux Morilles, Mousseline de Topinambour et de Pomme Ratte, Sauce Corail Plateau de Fromages Frais et Affinés ou Fromage Blanc à la Crème Grande Assiette de Desserts de l’An Neuf sur le Thème de la Mandarine et du Chocolat Café et Mignardises

Ambiance Musicale animée par le DJ du groupe “Duel” Cotillons Offerts

Dîner prolongé aux Chandelles le 24/12/2012 Déjeuner du 25/12/2012 et Déjeuner du 1er Janvier 2013 MENU 2 plats 55 € ou 3 plats 70 € Assiette Festive «Terre &Mer» 6 Perles de l’Océan et Crevettes Roses ou Marbré de Foie Gras de Canard et Homard, Gelée de Sauternes ou Blinis à l’Encre de Seiche, Saumon Fumé “Maison” et Saumon Gravlax, Chantilly Océane Coquilles St Jacques à la Plancha, Poudre Iodée, Réduction d’A grumes ou Quenelles de Sandre au Coulis de Crustacés ou Croustillant de Ris de Veau au Foie Gras de Canard, Jus au Banyuls Duo de Lotte et de Homard, Suc d’Amér icaine, Rizotto de la Mer ou

Blanc de Saint Pierre à l’Huile d’Olive, Ecrasée de Pomme de Terre Truffée ou Filet de Boeuf au Crumble de Foie Gras de Canard, Cannelé aux Morilles Plateau de Fromages Frais et Affinés ou Fromage Blanc à la Crème Tiramisu aux Mar rons Glacés et Vieux Whisky ou Ananas “Victoria”, Crème Brûlée Citron Ver t et Gingembre, Mousse Chocolat Blanc ou Macaron XXL, Ganache Pur Caraïbe et Coulis d’Oranges Sanguines ou Bûche Norvégienne “ Vanille, Rhum-Raisin” Mignardises


«Oh, Capitaine ! Oh, mon capitaine…» C’est fou d’avoir vu passer le temps, et surtout les nuits, avec le même commandant de bord à la barre. Au début des années 80, avec le Brighton, Gilles Jorant fut l’un des premiers à ouvrir un pub digne de ce nom - et je sais de quoi je parle, pour l’avoir fréquenté avec une certaine assiduité. S’ensuivit un changement de cap en 85, direction place de la République pour ouvrir la Rhumerie Jamaïque, plus communément appelée ‘la Jam’. A l’époque, Gilles Jorant trouve une autre formule magique et inédite à Dijon : les cocktails les plus délirants possibles et des décors changeant au fil des ans, très vite complétés au début des années 90 par Le Cercle au sous sol, pour une ambiance club qui suivra l’évolution du temps et des tendances, souvent festives, voire légèrement déjantées, certaines nuits. On transpire fort sur le dancefloor ! Mais il y a une chose qui n’a jamais changé avec Gilles, ancien musicien. Il a toujours tenu à faire jouer des groupes en live, entre rock, flamenco ou funk, mais toujours de qualité. On peut ainsi assister à des bœufs avec des artistes de passage qui n’hésitent pas à investir la petite scène du bar pour offrir des moments inédits. La Métamorphose de la place de la République annonce aussi celle de la Jamaïque. Le lieu devrait s’agrandir à la fois à l’intérieur - on va pousser les murs avec une terrasse modulable à venir - et bien sûr à l’extérieur, dès les beaux jours venus, où on pourra déguster à partir 14 h des snakings de qualité : tapas, glaces etc. A prévoir aussi des apéro musicaux entre 19h30 et 21H30, qui devraient largement animer la place. Bien sûr, il faut suivre le programme, car le Capitaine sait vous emmener vers des soirées surprises et thématiques : Venise près de chez vous, soirée blanche ou encore ce Réveillon avant l’heure qui s’annonce. Ici, le client est roi : service aux tables sous la houlette de François et Odile, vieux complices de toujours qui forment les petits nouveaux avec bienveillance Véritable institution - le mot n’est pas galvaudé - on y croise le tout-Dijon et certains soirs, il faut être patient car le lieu peut être plein à craquer. Mais le capitaine tiens bon la barre avec tout son équipage, que ça tangue ou non.

Le Cercle Jamaïque

14 Place de la République, Dijon

03 80 73 52 19

www.lecerclejamaique.com

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Le Cercle Rhumerie Jamaïque


Le luxe,

On en fait tout un plat

Dijon va-t-elle perdre la moitié

de ses terrasses en 2013 ? S’offrir une terrasse en plein centre ville :

un luxe

impayable? Non, on n’a pas abusé du vin chaud, en terrasse, ce mois de décembre, en regardant la grande roue animer joliment la place Rebs (nouveau vocable pour la place de la Rép !) ou les gosses tourner sur la patinoire place de la Lib. Simplement, sachez que ces sacrées terrasses ont échauffé pas mal d’esprits, du côté des restaurateurs membres ou non de l’UMIH que nous avons rencontrés ces derniers mois. Comme on ne veut pas vous gâcher les fêtes, vous qui êtes concernés par les terrasses, en tant que propriétaires et surtout en tant qu’usagers, on a demandé à notre Maître-Capello local de faire un point, pour placer le débat sur le plan juridique. Sur le plan politique au sens strict, rappellons simplement que la ville de Dijon a décidé de faire payer cher, selon les intéressés, l’occupation du sol et l’installation de nouvelles terrasses, à partir de janvier 2013. Très cher ? Trop cher ? Personne n’est d’accord sur le sujet, la mairie voulant rentrer dans ses frais, et les autres ne pas en être pour leurs frais. Maladresses d’un côté, grognes des intéressés de l’autre, il va falloir trouver un accord si on ne veut pas voir la moitié des terrasses dijonnaises baisser pavillon, ou se retrancher sur quelques mètres carrés seulement, pour éviter de payer des sommes qui font froid dans le dos, pour celles qui sont les mieux placées évidemment. Affaire à suivre… ■ GB

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Questions à Philippe Maître expert FNAIM (cabinetmaitre.com)

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Une question de fond(s), tout d’abord. La mairie est-elle en droit ou non de demander aux propriétaires de terrasse de payer ce qui, aux yeux de certains, ressemble à un second droit de bail ? Un droit qui serait payable et revisable du moins selon les règles en usage dans le commerce… Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que d’un point de vue juridique, il y a une énorme différence entre le bail commercial et le droit de stationnement des terrasses. L’exploitant d’un fonds de commerce bénéficie, pour l’usage de son local, du statut protecteur du bail commercial et des dispositions du code du commerce (art 145-1 et suivants). Ce statut prévoit notamment une durée minimale de 9 années et un droit au renouvellement à l’échéance du bail - sous certaines conditions certes - avec une contrepartie financière qui est l’indemnité d’éviction. Ainsi le propriétaire ne peut résilier le bail sans verser un montant égal au préjudice causé soit par la disparition ou par le déplacement de son fonds de commerce. Au contraire, l’occupation du domaine public (une terrasse par exemple) est régie par le code général de la Propriété des Personnes Publiques CG3P et repose sur un droit qui est à la fois personnel (attaché à la personne et non au fonds de commerce… et par conséquent non transmissible), temporaire (durée très courte), précaire et révocable (ce qui exclut tout droit au renouvellement). Nous devons considérer également que la terrasse est attachée au local soumis au bail commercial et qu’elle en constitue une extension. Car c’est bien l’emplacement et le linéaire de la vitrine qui détermine la possibilité de disposer d’une terrasse en façade du local. Il est alors d’usage de valoriser l’usage de la terrasse dans le calcul de la valeur locative. Au final, l’exploitant paie deux fois sa terrasse : au propriétaire du local et à la commune.


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Les terrasses n’apportent-elles pas plus qu’elles ne coûtent aux commerçants ? On voit des terrasses pousser désormais en toutes saisons. Ce n’est pourtant pas ce qu’on a dans l’assiette ou dans le verre qui justifie leur succès, parfois… Les évolutions au cours des dix dernières années bousculent l’équilibre économique des établissements. Avec l’interdiction de fumer dans les lieux publics et la piétonisation des centreville, la terrasse n’est plus seulement un avantage, c’est devenu une nécessité. La tentation était grande de fermer et de chauffer ces espaces couverts pour prolonger leur utilisation durant l’année. Toutefois, si la superficie des terrasses sur Dijon a été multipliée par 6 en dix ans, le chiffre d’affaires n’a pas suivi la même progression. En revanche, la répartition des recettes est aujourd’hui différente : quand la terrasse est pleine, la salle est aujourd’hui vide ! Cela n’a d’ailleurs pas échappé à la sagacité de nos élus qui y ont vu un moyen d’accroitre les recettes municipales en taxant davantage les espaces publics. Car ce n’est pas le climat clément de nos contrées, avec un ensoleillement particulièrement généreux et une faible pluviosité, ni même le réchauffement climatique qui ont été mis en avant pour justifier la mise en place d’une tarification la plus élevée en France. Avec une partie de la clientèle davantage attirée par la terrasse que par l’établissement et un chiffre d’affaires plus important réalisé sur la terrasse - qui ne bénéficie d’aucune protection juridique - on peut s’interroger sur l’incidence du relèvement substantiel des redevances et surtout la création de la taxe d’installation qui sera payée systématiquement par le repreneur

lors du changement du dirigeant et ce sans aucune contrepartie ! Cette mesure dailleurs penalisera davantage les exploitants actuels que les repreneurs qui integreront ce parametre dans le prix de vente.

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Quelle solution envisager ? La terrasse serait-elle un luxe dont on pourrait devoir apprendre à se passer, si certains commerçants décident de plier les tables dehors et rapatrier les troupes à l’intérieur, comme autrefois? Je ne crois pas que ce soit dans l’air du temps. Mais il faut considérer aussi que l’exploitation d’une terrasse est plus compliquée ; le trajet de l’assiette entre la cuisine et la table est plus important - il faut parfois traverser la rue - et cela nécessite d’avoir du personnel supplémentaire avec les risques également de la météo. Au final, on peut penser que le coût se répercutera en partie dans l’addition du client… Et pourquoi ne pas imaginer un tarif ‘Terrasse’ comme cela se pratique dans certaines régions. Le luxe serait alors de pouvoir s’offrir un verre en terrasse pour avoir le droit de fumer… et de profiter de notre microclimat bourguignon ! On regrettera en revanche labsence dune etude prealable sur la frequentation pour justifier les differences tarifaires entre les zones. A titre dexemple, une terrasse en dur place de la republique coutera 18.000 euros par an et la municipalite percevra 42.500 euros a chaque cession...

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Un besoin urgent en recrutement dans le domaine de la restauration, de l’hôtellerie ou de la grande distribution ? Privilèges Intérime, la seule agence indépendante spécialisée dans le domaine des métiers de bouche, répond à vos besoins urgents le jour-même. Pour des missions ponctuelles, en extra ou pour des recrutements en CDI, Hortense Madelin vous propose un personnel professionnel et adaptable, directement opérationnel ! La différence Privilèges Intérim : des entretiens approfondis pour tous les profils au moment du recrutement, un service 24h sur 24 et 7 jours sur 7 pour répondre aux problématiques de ses clients. Privilèges Intérim peut également proposer des prises de poste en week-end, pour répondre à toutes les situations ! En 7 ans d’existence, véritable spécialiste dans son domaine, Privilèges Intérim a prouvé son efficacité. Du bistrot à l’étoilé, en passant par l’hôtellerie touristique ou haut de gamme, la restauration collective, les traiteurs de la région… et maintenant l’industrie agro-alimentaire, la grande distribution et le commerce de proximité lui font confiance. Bon à savoir, Hortense Madelin peut également gérer des recrutements en CDI sur la France entière. Agence 100 % indépendante spécialisée – partenaire de l’UMIH

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Le luxe,

On en fait tout un plat

Banc d’essai

12 Sauternes à moins de 30€ Même si l’époque se détourne un peu des liquoreux, le sauternes reste un grand vin de fête, bien moins cher qu’on ne croit. Pendant longtemps, le sauternes fut un vin de luxe ; autant que le champagne. Et pas seulement un vin de dessert ou de dames. Au début du siècle dernier, on lui prêtait des vertus curatives, voire aphrodisiaques, sans trop se soucier des excès d’acide urique. La goutte était vue comme une maladie de riches. Puis la diététique s’en mêla. Le fait aussi qu’on en fit trop de succédanés, qu’on en produisit trop de médiocres. Bref, le sauternes, comme l’ensemble des vins doux, perdit de son importance dans le coeur des Français, alors qu’il est l’un des seuls -à l’instar de quelques tardifs du Rhin ou de la Moselle- à être absolument naturel. C’est grand dommage. Choisissez un excellent roquefort (Crouzat par exemple), ouvrez un bon sauternes, vous vivrez alors, en variant les proportions, une des plus extraordinaires expériences sensorielles qui soit. Des accords et des rémanences qu’on ne rencontre guère qu’avec certains grands rouges d’ici ou d’ailleurs (par exemple, des porto vintage) sur un rôti de boeuf au jus.

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Les grands sauternes ont aussi la réputation d’être chers. Ce n’est pas toujours le cas, voilà pourquoi nous avons décidé de tenter ce banc d’essai. Par ailleurs, si on considère les aléas et le nombre des manipulations (voir encadré), le sauternes n’est pas un vin coûteux. D’autant qu’il n’en faut boire que peu, le sucre fatigant aussi le plaisir. En toute hypothèse, un sauternes bien choisi sera un grand vin de fête qui, de l’apéro au dessert, pourra accompagner le foie gras bien sûr, les pâtes persillées bien entendu, mais aussi une canette rôtie aux épices douces, un turbot à l’orange, ou l’inverse.Sans parler du homard ou du ris de veau au… sauternes.

Les jurés Sabine Perriguey, sommelière «La dame d’Aquitaine» Stella Chronopoulou-Laffargue, bar à vins «Le petit blanc», Tours Emmanuelle Farges, «Les grands bourgognes»  Daniel Passeri, caviste «Le goût du vin» Jean Maisonnave, Bing Bang

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de...

or !

Protocole La dégustation s’est tenue le jeudi 8 novembre 2012 dans la boutique «Le goût du Vin», rue d’Auxonne à Dijon. Sauternes de provenances diverses, du caviste au discount, dégustés dans le plus parfait anonymat, c’est à dire manchonnés et numérotés de 1 à 12. Dégustation silencieuse, accompagnée d’eau plate, les vins ayant été servis frais mais non glacés (8 degrés environ). Les coefficients étaient les suivants : 4 pour l’oeil, 6 pour le nez, 10 pour la bouche. Notes donc sur 20 (X 5 jurés), lesquels jurés ont été simplement avisés de la présence de deux vins intrus, l’un faisant partie de l’appellation, l’autre non. Le vin du château Gilette, apporté par une dégustatrice, fut également noté, mais sans pouvoir figurer au classement en raison de son prix.

CRU/ORIGINE

COMMENTAIRES

NOTE

PRIX

DOMAINE ROUSSET-PEYRAGUEY 2005 Au gré du vin Rue Monge- Dijon

Robe ambrée, évoluée. Nez puissant, caractéristique, très miellé, cire d’abeille. La dégustation partage les jurés. Grand sauternes puissant et aromatique (prune, confit, voire noix) pour les uns. Décevant en bouche pour d’autres, par manque de fraicheur.

63

30 €

CHATEAU CANTEGRIL 2008 Leclerc Zone nord - Dijon

Robe brillante et claire. Nez vif, floral et végétal (acacia), d’intensité moyenne. Bouche équilibrée, bonne longueur. Là encore, les avis sont partagés pour les mêmes raisons. Manque de volume pour les uns, finesse et vivacité pour les autres.

62

20,25 €

DOMAINE DE L’ALLIANCE 2009 Les vieux millésimes Rue Monge - Dijon

Robe claire mais soutenue. Nez agréable, caractéristique de l’appellation. Bonne persistance en bouche, expressivité moyenne, jolies notes confites, une certaine élégance discrète.

61

26,90 € (50 cl)

DOMAINE LES SABLETTES 2007 Cave Bacchus Rue Bannelier - Dijon

Jolie robe dorée, brillante. Nez d’intensité moyenne, abricot, pêche blanche. Beaucoup d’équilibre en bouche entre sucre et acide. Trois jurés le mettent très haut, deux autres reprochent un abord alcooleux et trop minéral. (Millésime excellent en sauternes, ndla)

60

22,90 €

«LIONS DE SUDUIRAUT» 2009 La route des vins Rue Musette - Dijon

Jolie robe limpide et claire. Nez agréable, fleurs blanches en abondance mais peu expressif. ivacité, sucrosité modérée, manque d’ampleur (c’est bien le second du Château Suduiraut, ndla)

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29 €

Ont été également dégustés : Château Rayne Vigneau 2007 (Casino, 14,50 €). Château Bastor Lamontagne 2005 (Nicolas, 28 €). Comte de Valois 2009 (U express, 9,20 €). Château Pineau du Rey (Aldi, 4,90 € les 50 cl). Le vino santo italien, deuxième intrus, n’est pas arrivé dans les cinq classés. Notes de dégustation sur les intrus : CHATEAU YQUEM 2008 (200 €) : Arrivé premier (ex aequo). Grosse complexité aromatique sur fleurs et confits d’agrumes, noblesse, élégance. Mais vin encore fermé. À re-déguster dans trois ans. CHATEAU GILETTE 1989 (100 €) : Arrivé second. Bel or, glycérol, nez de pêche et abricots secs qu’on retrouve en bouche. Arômes très évolués (pas étonnant !) mais on déplore un manque d’acidité en finale.Notons qu’à Gilette,on ne commercialise les vins qu’après vingt ans de cuve ! LE VINO SANTO italien dégusté a été reconnu comme intrus par les jurés. Pénalisé par excès de caramel et manque d’acidité. Mais grosse ampleur.

Conclusions La logique est respectée, sinon que le premier, un cru non classé, fait jeu égal avec les deux crus de prestige, beaucoup plus chers. Il est vrai que l’exceptionnel Château Yquem a été dégusté trop jeune. C’est un vin qu’il faut attendre dix ans, l’extrême richesse de sa palette aromatique y gagnera sans qu’il perde sa vivacité. Notons au passage que le domaine Rousset Peyraguet n’en est pas très éloigné, bien que sis sur une autre commune. On peut également s’étonner de la petite performance de Rayne Vigneau, surtout dans ce millésime. La dégustation, même coupée par les verres d’eau, a été difficile. On sait les vertus anesthésiantes du sucre ; après le quatrième vin, on ne sait plus où on en est. Comme d’habitude en ces cas-là, on a assisté à une sorte de bipolarisation des jugements, soit vers le sucre, soit vers l’acide. Il a fallu revenir sur plusieurs vins. Notons toutefois que sur les cinq premiers, trois figuraient en début de dégustation, deux autres tout à fait à la fin. Finalement, il n’est pas étonnant que les deux premiers soient deux sauternes de type opposé, l’un sur la sucrosité et la puissance, l’autre sur la vivacité et la finesse. On choisira celui-ci pour accompagner le foie gras, on gardera l’autre pour le dessert ; mais un sauternes équilibré ne sera jamais meilleur qu’avec un fromage à pâte persillée : roquefort, fourme, bleu des Causses ou de Termignon, Gorgonzola… ■ Jean Maisonnave

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Ne pouvant changer le monde...

Changeons le décor ! 79


La saint vincent fête le crémant Châtillon-sur-Seine en effervescence les 26 et 27 janvier 2013

Profitez-en pour mettre le cap sur le Châtillonnais : à une encablure des champagnes, c’est peut-être le terroir d’excellence des bourgognes effervescents

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arler du «champagne du pauvre» dans un numéro consacré au luxe, ne serait-ce pas un peu cheap ? Non, pas du tout. Rappelez-vous nos bancs d’essais sur le crémant de Bourgogne -car c’est de lui qu’il s’agit- et sur les champagnes autour de 20 € : dans le premier, on avait planqué un champagne classique. Il était arrivé quatrième. Dans le second, on avait dissimulé un crémant bourguignon, lequel était sorti dans le peloton de tête. Conclusion : il y a bien des crémants qui valent bien des champagnes. Pas étonnant. Héritiers des mousseux qui, il est vrai, ne valaient pas tripette, les crémants de Bourgogne ont effectué au fil du temps et des méthodes de fabrication -méthode qui fut dite «champenoise», actuellement «traditionnelle»- une véritable révolution qualitative. Si bien qu’à présent, ils sont souvent fabriqués à peu près comme les champagnes (y compris la liqueur d’expédition) avec les mêmes cépages : chardonnay, pinot pour l’essentiel. Restent la géologie et le climat, qui diffèrent un peu. Et l’histoire… Justement. Le deuxième motif pour en parler, c’est l’actualité : la Saint Vincent tournante se tiendra cette fois dans le Châtillonnais, aux confins de la Champagne, là où les terroirs se touchent et se rencontrent. Des calcaires semblables, peut-être un peu plus argileux sur lesquels depuis très longtemps on fait des vins, effervescents ou non (bien qu’aujourd’hui, les crémants représentent environ 80 % de la production locale). D’ailleurs, c’est de cette région, de l’abbaye de Molesmes exactement, que vinrent les moines fondateurs de l’abbaye de Cîteaux. En foi de quoi on pourrait solliciter l’histoire, sans trop pousser le bouchon, jusqu’à prétendre que le vignoble châtillonnais est en quelque sorte l’ancêtre du vignoble bourguignon.

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La Saint Vincent, plus personne ne se bagarre pour l’obtenir, dans les grosses appellations. Pour plusieurs raisons. Lente dégénérescence du sens, boulot considérable, soulographies endémiques. On n’en aurait d’ailleurs pas parlé dans ce magazine à la vocation profondément culturelle, si pour les plus modestes appellations, ce n’était encore une aubaine, un bon moyen de se faire mieux connaître et de valoriser des producteurs qui font de gros efforts qualitatifs pour se faire un nom à l’ombre de leurs prestigieux voisins -on a pu le voir avec les Maranges. Et ces gens-là, il faut les valoriser pour les garder. Exemple : j’ai cherché Bartnicky, que je tenais jadis pour un Mozart du crémant châtillonnais. Peine perdue, la famille a franchi la frontière à, disons, six bornes de là. Maintenant, leur vin s’appelle «champagne» ; on voit pourquoi. On voit aussi par là que pour le consommateur, cette Saint Vincent, peut constituer une chance : plus célèbres, les crémants du nord deviendront plus chers. Par conséquent, si Saint Vincent peut en passant donner un coup de main à Saint Pépette, loué soit-il jusqu’au plus haut des cieux. Surtout par les temps qui courent. Il ne s’agit en aucune façon de pousser des vins de second rang sous prétexte qu’ils sont moins coûteux, quoique la crise puisse y inciter. D’ailleurs il se fait désormais dans l’Aube de bons champagnes ayant acquis droit de noblesse face aux seigneurs de Haute Marne, à des tarifs très raisonnables. Mais si on aime le vin à bulles, voici, Noël venant, l’occasion de vérifier in situ, sans autre vain souci de les opposer, qu’un crémant bien travaillé vaudra toujours mieux qu’un champagne bricolé sous le confortable parapluie de l’appellation. Ce peut être aussi celle de découvrir, derrière les bulles, des hommes, un pays, une histoire. Bref, un terroir. ■ Jean Maisonnave


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Luxueuses couleurs ! Invitation au voyage, à la découverte ou à la fête, les couleurs éveillent en nous des sensations à nulles autres pareilles.

Amour de Deutz blanc de blancs 2003

Amour de Deutz blanc de blancs 2003 Le nom de cette cuvée pourrait désigner sa robe ! L’intensité des sentiments, l’innocence des premiers regards… La couleur de ce blanc de blancs rappelle la pureté des arômes qui nous sont donnés à découvrir. Le toasté d’un pain frais, juste sorti du four, les saveurs d’une pêche cueillie sur l’arbre. Voilà autant de luxueuses sensations accessibles sitôt le flacon sorti de son écrin… Un amour !!

Labeur d’Octobre 2006 Jean-Paul Brun Le doré d’un abricot lentement mûri au soleil, la gourmandise du miel d’acacia, ici les couleurs se transforment en saveurs ! Evocation d’un plaisir qui se fait attendre, la fin du repas approchant et nous rapprochant alors de la dégustation tant attendue... Alléchant !!

Labeur d’Octobre 2006 Jean-Paul Brun

Sauternes Château Rieussec 1989 Sauternes Château Rieussec 1989

Vieil or d’une patine remarquable, reflétant l’histoire et la mémoire des hommes, des terroirs et des très vieux ceps de vigne qui en sont les co-auteurs. Hors du temps, hors des modes, ces reflets riches et subtils à la fois sont autant de teintes capables d’illuminer une rencontre, un repas… tellement Noël !!

Rhum Dos Maderas Luxus double maturation 10+5 La chaleur de ses tonalités interpelle, et le côté charnel de ses couleurs en font un compagnon de choix pour les fins de soirées. Un voyage aux confins des caraïbes, avec retour par l’Espagne ! Un soupçon de brun nous plongeant au cœur d’un chai de vieillissement et ce rouge vibrant évoquant les robes Flamenco tourbillonnantes… Olé !

Whisky Blossoming Old Sherried Michel Couvreur Rhum Dos Maderas Luxus

Whisky Blossoming Old Sherried

Des teintes sombres et profondes évoquent l’ambiance victorienne. Une atmosphère qui se charge des volutes de cigares de la Havane, le moelleux des canapés club pour accueillir les invités… So British !!

La Route des Vins

1, rue Musette - 21000 DIJON - Tél : 03 80 30 45 01 Web : www.la-routedesvins.fr Mail : dijon@la-routedesvins.fr du lundi au samedi de 10h à 19h30 en continu 81


Quelques bons producteurs • Les Vignerons de Haute Bourgogne, chardonnay brut, à Châtillon-sur-Seine. Une réelle élégance et une discrète vinosité sur la pomme verte. • Domaine Olivier Van Hecke, cuvée chardonnay, à Charrey-sur-Seine. Proche du précédent, cordon fin et un poil d’agrumes en finale. • Domaine Claude Gheeraert à Mosson. A l’est de la nationale, au pied du très pittoresque château, un grand classique de l’appellation ; fin et équilibré. • Egalement : GAEC Les Arpents à Poinsonles-Larrey. Michel Cléry à Pothières. JeanClaude Blouet à Molesmes. Hervé Brigand à Poinson… et d’autres, certainement.

Carnet de voyage Profitez-en pour découvrir la Côte d’Or du nord, le morceau sans doute le moins connu de la Bourgogne. Vaste plateau mais aussi pays de forêts presque sauvages. Il existe une «Route du crémant» qui sinue des deux côtés de la route de Troyes, le plus souvent dans la plaine. Il faut la quitter pour accéder aux coteaux viticoles qui se succèdent -en petit nombre- au sud du plateau champenois et sur les éminences posées ici et là, on se demande comment, avec une chapelle par dessus. Les villages possèdent souvent de belles églises gothiques surdimensionnées (c’est déjà la Champagne !), des gentilhommières XVIIIe, des fermes plus ou moins fortifiées. Ne manquez pas Molesmes et son abbaye perchée. Et surtout, le nouveau musée du Châtillonnais, intelligemment distribué dans les beaux espaces de l’ancienne abbaye Notre Dame (7 € l’entrée, animations thématiques certains dimanches, parfois avec dégustations). C’est en ce musée que vous admirerez, si ce n’est déjà fait, le considérable «vase de Vix» retrouvé pas loin et qui était en fait un cratère où on conservait le vin. Il mérite à lui seul le voyage.

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Le crémant au musée ! Si vous voulez tout savoir sur le crémant et le vignoble châtillonnais, allez à Massingy, à l’est de la RN 71. Au pied de l’église, de jeunes professionnels ont créé, dans les communs de leur maison, un vrai musée attendrissant et très complet gaillardement baptisé «Oenocentre Ampelopsis». C’est gentiment didactique, bien documenté, presque dévot ; la visite s’achève par des exercices olfactifs et une dégustation commentée. Seul problème : en se dépêchant, il faut compter une petite heure et demie car il y a des projections. 8 € l’entrée, 7 € les groupes, 4 € les enfants. Hors les vendredi, samedi, dimanche, il faut prendre rendez-vous au 03 80 91 15 12.

Où manger ? De ce point de vue, on est obligé de concéder que le secteur est assez désertique. Avant, Châtillon disposait d’une table renommée, le très bourgeois hôtel de la Côte d’Or. Mais ça, c’était avant. Néanmoins, le restaurant perdure dans une cuisine endimanchée à la mode des années soixante. Escargots, queues d’écrevisses gratinées, médaillon de lotte, rognons de veau sautés au cognac… Le plus agréable, c’est la terrasse, l’été. L’hiver il y a la cheminée. «La Côte d’Or». 12 rue Ronot, au centre-ville. Tél. 03 80 91 13 29. Menus : 20-45 € Pour accéder à la belle table du coin, il faut passer la frontière. A la sortie des Riceys (direction Tonnerre), une maison de pierre et une cuisine tout aussi solide ; régionale, sans originalité mais bien ajustée. Viennoise de chaource, andouillette de Troyes, saint-jacques à la fondue d’endives, magrets à l’aigre-doux… «Le Magny». Les Riceys bas. Tél. 03 25 29 38 29 Nombreux menus de 16 à 44 €. Pour la bonne surprise, rendez-vous finalement à Montliot-et-Courcelles, juste après Châtillon, au bar-tabac-restaurant «Côté Seine». Mais annoncez-vous : la dame cuisine du frais, et ça peut agacer de s’entendre répondre «y en a plus». La carte est courte, fraiche donc, généreuse et bien troussée entre tradition et air du temps. Bonnes volailles, truite en feuille de brick, desserts légers et travaillés. Sympa,vous dis-je. Quant à la Seine, elle est surtout sur la fresque croquignolette sur laquelle donne la salle. Tél. 03 80 91 09 70 Menus : 20,50 € (bourguignon intégriste), 25,50 €, 40 €.

Deux jours dans la plus pure tradition bourguignonne les 26 et 27 janvier prochains ! 23 communes et 3 vallées réunies pour faire la fête, une fois le grand défilé terminé, le samedi matin, à Châtillon-sur-Seine (rdv dès 7h30 pour les courageux!). Le public pourra, à partir de 11 heures faire la tournée des caveaux « aux couleurs » des Crémants de Bourgogne : blanc, blanc de blancs, blanc de noirs, rosé et millésimés. (Kit dégustation vendu au prix de 15 € - Vente de flûtes Saint Vincent 30 € les 6). 50 viticulteurs passionnés ont relevé le défi de la Saint-Vincent tournante. Vous pourrez découvrir, sans quitter la ville, les vignobles des vallées de la Laigne, de l’Ource et de la Seine, qui serviront de fond de décor à la fête. Vous pourrez revenir aux beaux jours pour les découvrir chez eux en suivant la route du crémant (www.routeducremant.fr) Pour en savoir plus, site www.saint-vincent-tournante.fr


Shopping De Noël D Dau Goût Du Vin

Les passionnés vont l’adorer WHISKY Japonais Tokinoka - 35 € Tokinoka s'avère être un très beau malt, complet et sans défaut. Les caractéristiques principales le situent en tant que malt moelleux, avec une dominante de fruits jaunes, d’ amande et de raisin, pour

Avis aux connaisseurs VODKA de Vigne - 71,50 € La VODKA de Vigne tire du raisin souplesse, fruité et subtilité. C'est ce qui en fait une VODKA unique, savoureuse, un grand alcool qui se déguste avec passion.

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Cette cuvée offre un nez délicat. Fraîcheur, élégance et équilibre caractérisent ce grand champagne.

D’une belle couleur acajou, ce Rhum surprend par son incroyable complexité aromatique. Les amateurs appréciront la saveur des fruits secs grillés, de douces notes de vanille & de canelle ainsi que de moka intensémment torréfié

Un joyau de la Bourgogne

Sec, Corsé & Fruité

MEURSAULT blanc 2009 “Clos de Mazeray“ Domaine Jacques Prieur - 39,70 €

Amarone -39,50 € Les notes de cerise confite, d'épices, de chocolat noir, de réglisse et de bois sauront émoustiller vos

Le vin est séduisant et généreux, parfaitement équilibré par la trame minérale et citronnée. La finale riche et complexe exprime toute la plénitude du millésime.

papilles.

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Fêtes… vous plaisir

!

Petit Papa Noël...

©Grand Dijon

...Quand tu descendras du tram, avec tes cadeaux par milliers… Une fin d'année couleur cassis, avec une touche de blanc pour faire saisonnier, et un tram tout neuf pour aller faire ses courses sans user ses nerfs et son klaxon. Fêtes… vous plaisir, sortez, achetez, la fin du monde est repoussée et vos livrets épargne ne valent plus la peine que vous économisiez pour eux. On a demandé à toutes nos copines les plus "in" (Églantine, Praline, Claudine…) de chercher des idées de cadeaux pour les mecs qui en manquent (d'idées !), pour les parents qui en ont assez de recevoir des trucs soit-disant utiles, pour les enfants qui n'ont pas été sages forcément mais qu'on ne peut plus calmer en les laissant devant la télé avec les feuilletons politiques sanglants du moment. Allez chercher un peu de chaleur humaine dans les magasins, entre une visite à la place de la Lib' pour jouer “ Holiday on Ice ” et une autre place de la Rep'

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pour prendre de la hauteur, en jouant au hamster dans sa roue. Du vin chaud, un bretzel, une soupe, et ça repart. Tous les trams mènent au paradis du jouet ou du cadeau rigolo, il suffit de trouver la bonne station et d'avoir un ange gardien pour vous guider. Les filles du mag ne sont pas vraiment des anges, mais elles ont oeuvré comme de bons petits diables pour vous dégoter des adresses sympas. Et comme les forçats du tram ont bossé jusqu'au bout pour vous offrir une place Darcy enfin débarrassée des voitures, entrez ou sortez par la porte Guillaume en levant les yeux pour admirer le nouveau Dijon, sans regarder trop où vous mettez les pieds : la réfection de la chaussée, ce sera pour la fin du printemps. Cette année, on ne devrait pas passer Noël au balcon, ça tombe bien, on n'a pas envie de fêter Pâques aux tisons ! ■ Gérard Bouchu


< Curtil

Opticien

17 Rue Piron - DIJON 03 80 302 306 www.eye-like.fr/bruno-curtil

CurtilOpticien©focaleinfo

Précurseur, avant-gardiste ? Il n’y a pas que dans le choix de vos montures que Bruno Curtil a une longueur d’avance. Il est également adepte de modernité quand il s’agit de rénover sa boutique. Cette foisci, il laisse carte blanche à Pierrick Hémon, jeune architecte à la tête en pétard mais pleine d’idée avec juste l’indication « technologie genre Apple store ». Le résultat est somptueux, ce n’est plus un magasin, c’est une cathédrale, un dôme d’une blancheur immaculée. Tout baigne dans la lumière douce, les formes arrondies accentuent l’impression de bienêtre. C’est le bon moment pour changer vos lunettes “normales” pour une vraie monture adaptée à votre personnalité. Vous ne serez plus monsieur tout le monde après cette expérience, vous serez, VOUS et adepte à jamais de Curtil Opticien. ■

Irène T. >

5 rue du Havre – Dijon 06 86 80 97 15 irene.t@free.fr Quelle belle surprise que de rencontrer, dans un atelier caché en plein centre de Dijon, une jeune femme de talent et de surcroît très sympathique, qui réalise des créations en cuir magnifiques, dignes des plus grands maroquiniers (Hermès pour ne pas le nommer !) Après avoir suivi une formation dans une célèbre école parisienne et fait ses armes au Musée de l’Armée en réparant des sangles de sellerie (et oui, elle peut le faire !), elle s’est installée dans notre belle cité. Je vous invite à venir découvrir son travail, à travers des créations sur mesure de sacs à mains, cartables, ceintures, étuis pour smartphone (beaux et pratiques), boîtes à mouchoirs, bracelets… La liste n’est pas exhaustive, mais je peux vous dire que tous les cuirs sont de première qualité et chaque pièce est unique et cousue main ! Bien sûr, cet artisanat d’art vous coûtera plus cher qu’un objet manufacturé (n’essayez surtout pas de comparer avec du made in China...) mais vous pourrez choisir le dessin et personnaliser totalement votre accessoire, car Irène travaille sur devis. Prenez rendez-vous de préférence. C’est le moment pour un très joli cadeau de fin d’année, chic et original ! ■

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<Frip’onne

91 rue Jean-Jacques Rousseau 09 83 71 51 28 Ce n’est pas le nom d’une drôle de fille mais celui d’une nouvelle boutique de dépôt-vente créée par Claire à la place d’une ancienne mercerie. Cette jeune fille, fraîchement diplômée en stylisme, s’est impliquée à fond dans ce projet pour être en adéquation avec une façon de vivre qu’elle pratique depuis son plus jeune âge : l’achat d’occasion qui est, de surcroît, un mode de consommation éco-responsable. C’est vraiment dans l’air du temps, il suffit de voyager dans toutes les grandes villes Européennes pour s’en rendre compte. Mais ici, Claire accompagnée de son fidèle chat Gaston (celui-là adore faire le beau dans la vitrine !) nous offre en plus ses conseils et a joliment mis en scène les vêtements qu’elle prend en dépôt pour trois mois. Des marques actuelles à moitié prix, mais aussi des chaussures, des bijoux, sacs à main… De l’occasion à utiliser au quotidien, sans se priver ! ■

Les couleurs de marie > 6 rue Verrerie – 21000 DIJON - 03 80 31 34 16 www.lescouleursdemarie.fr

De la nouveauté côté déco au 6 rue Verrerie, avec ces deux marques em-

blématiques de peinture anglaise : FARROW & BALL et LITTLE GREENE ! Au milieu des nuanciers de couleurs et des catalogues de papiers peints, il est difficile de résister à l’envie de jouer au décorateur (apprenti ou pas) et de vouloir repeindre ses murs en craquant sur de belles patines, dont le secret de fabrication reste toujours aussi jalousement gardé… So british ! Car ici, on n’utilise que des matières premières de qualité et surtout des pigments naturels, ce qui les distingue nettement de la peinture industrielle  classique  ; d’où cette profondeur de couleur intense… Le conseil est aussi au rendez-vous puisque Marie-Pierre possède déjà une boutique identique à Beaune depuis 7 ans ; elle connaît par conséquent bien son sujet. Que vous soyez particulier ou professionnel de la décoration, n’hésitez pas à venir comparer… Et pour les fêtes, un choix de belles bougies et les objets de Tom’s Drag, haut en couleurs aussi ! ■ Du mardi au samedi 10h - 12h/ 14h – 19h

à qui

la plus belle

2012

vitrine 2012 ?

Bientôt le deuxième prix de la vitrine décernée par la ville de Dijon !

Remise des prix début 2013 !

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Vous êtes commerçants ou artisans et vous voulez participer : contactez Marie Laforgue au

03 80 74 54 39


Marcher est une valeur sûre.

Mon épicier est formidable ! Epicerie fine Gautier 77 rue Jean-Jacques Rousseau 03 80 67 17 19

Depuis des années, on allait chez les Gautier (ils avaient même un surnom dans le quartier) pour acheter les produits incroyables trouvés et sélectionnés par eux depuis de longues années chez les meilleurs fabricants. Des huiles italiennes, des épices, des condiments, des truffes, des vins d'ici, bien sûr, et des whiskys d'ailleurs, rien que du bon. De très bons légumes et fruits, à des prix vraiment intéressant, et oui. Alors, c'est quoi, le scoop ? Les charcuteries sont toujours fabriquées à Dijon, les tartes salées aussi, il y a même des plats tout préparés pour les fainéants que nous sommes ! Faut savoir regarder. Si le nom en vitrine n'a pas changé, si le sourire et la bonhomie de M. Gautier sont toujours là pour l'instant, c'est Philippe Guichot qui a pris la succession. On pense à Barnaby (ceci dit pour les fans de polar à l'anglaise), et au changement de tête en douceur. Après 35 ans de bons et loyaux services dans l'industrie mécanique, à force de fréquenter la maison, il a fini par comprendre que ce qui lui plaisait, c'était le contact avec les clients avertis et les bonnes choses.

« Fabrication française »

L'affaire s'est faite avec intelligence, et l'ancien apprend ses secrets au nouveau… pour le meilleur. Petit changement : les tickets de caisse, qui apparaissent à la sortie. Nouvelle machine, certainement ! ■ Tlj sf dim ap-midi et lundi.

Paraboot à Troyes

Paraboot à Dijon 5, rue François Rude Tél. 03 80 30 24 86

5, rue Général Saussier Tél. 03 25 73 26 75

www.paraboot.com

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Tous amazoniaques ! Amazonia centre-ville 24 bd de Brosses - Dijon 03 80 30 41 49 a.dijoncentregmail.com www.amazonia.fr

Tout nouveau tout beau ! Le 4ème centre Amazonia a ouvert plein centre-ville, place Darcy, dans une ambiance classe de loft londonien lumineux, mêlant brique et métal, fréquenté par une clientèle sympathique, détendue, sans machos bodybuildés ni de m’as-tu vu. Laura vous accueille gentiment, vous chouchoute et vous guide dans vos premiers pas sur la cinquantaine de machines dernier cri connectées à Internet avec dock Apple et USB pour écouter sa musique, surfer sur Facebook ou regarder un film. Novice ou confirmée, n’hésitez pas, le temps de la pause-déjeuner : faites-vous une petite session cuisses-abdos-fessiers en douceur dans la salle de cours vidéo, de cardio-training ou de musculation sur Kinésis, station guidée par un coach virtuel. Après la douche, passez à l’espace détente. Amazonia vous laisse à disposition un réfrigérateur et un micro-ondes pour stocker et réchauffer votre repas et vous offre café, thé, fruits à volonté et même – péché mignon – des bonbons. Alors, à deux pas du tram, sur 500 m2 et sous 12 mètres de plafond avec vue sur les arbres, face à une fresque géante de l’artiste Véronique Barillot, Amazonia, on y va ! ■ VW 7h-22h tous les jours sauf Noël et Jour de l’An.

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Noël arrive, pensez à vos coiffures pour les fêtes ! Couleur, lissage, coupe à prévoir un peu avant pour être la plus belle sur vos photos, ou même chignon avant les grands soirs… Sans oublier les hommes et les enfants ! Pour l’occasion, le salon Kim & Co ouvre les lundis 24 et 31 décembre, sur rendez-vous. Alors, n’hésitez pas à venir passer un moment de détente, dans le cadre cosy et chaleureux de ce salon très British, en compagnie de Kim et de Julie.

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Kim&Co à l’heure des fêtes… Ouverture : mardi et mercredi : 9h30 à 18h - jeudi et vendredi : 9h30 à 19h et samedi : 8h30 – 17h ouverture exceptionnelle sur rdv le 24 et le 31 décembre.

Onglement vôtre toujours là pour vous !

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2 Places des ducs – 03 80 43 44 60 – www.kimandco.fr

Le quartier Junot se montre enfin sous le jour qu’on avait prévu pour lui. Onglement vôtre a tenu bon, comme cette boutique-institut l’a fait depuis plus de 10 ans et après plusieurs déménagements. Vous avez continué à venir, malgré les désagréments des travaux, car la beauté mérite qu’on s’accroche ! Merci pour votre patience. L’équipe est plus que jamais à pied d’œuvre pour vous accueillir avec la gentillesse et le professionnalisme qui la caractérise. Pour ceux qui nous découvriront avec le tram, présentons nous. Onglement vôtre, dirigée avec efficacité par Anne Menii, propose sur 156 m2 une boutique, un espace onglerie pour les ongles naturels et artificiels, pour les mains… et les pieds, avec un pédispa et même un fauteuil massant. Pour se faire belle (et beaux) : des soins pointus pour le corps et le visage avec les produits Beyu, la Sultane de Saba ou Sothys. Voyages dans les îles, soin Balinais ou Onguent d’Orient… autant de promesses de moments intenses et d’évasion, dans un cadre au diapason ! Et pour des yeux de biche, Onglement vôtre vous propose un «bar à cils» : pose d’extensions de cils semi-permanents, permanente et teinture de cils naturels… Le tout par des esthéticiennes diplômées et avec des produits supportés même par les plus sensibles ! Onglement vôtre se situe juste en face de la station Junot de la ligne n°2 du Tram, nous vous attendons !

Onglement vôtre 68ter avenue du Drapeau. 03-80-70-94-69 onglement.votre@free.fr | www.onglementvotre.com

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Cakes in the city partage ses secrets ! > Cakesinthecity.net 9 rue de la Serpe - Quetigny muriel@cakesinthecity.net 06 29 61 04 80

Muriel Arcos, notre reine pâtissière, THE cake-designer de la région, crée des gâteaux et pâtisseries de rêve, pour toutes les occasions : anniversaires, mariages ou même événements professionnels. Elle reçoit désormais dans son atelier bleu et blanc et propose des cours pour tous, dès ce mois d’octobre. Ne vous attendez pas à des cours classiques, c’est tout l’intérêt de la chose : “le retour de la madeleine de Proust”, café “trop gourmand”, “How to make a five o’clock tea” (mon préféré, avec scones, etc...), Cocktail Pimms’s et choux (elle aime beaucoup la couronne d’Angleterre). Bien sûr, vous pourrez tout apprendre sur les cupcakes, popcakes et autres cheesecakes avec des ateliers pour grands et petits. Son atelier est également privatisable pour des événements.

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Marna concept

www.marnaconcept.eu

Envie d’une lampe unique ? Un jeune homme de bonne famille dijonnaise, affligé de ne trouver modèle à son goût se prend au jeu autour de la magnifique ampoule du designer suédois Eric Oscar Therner. Comme un diamant en son écrin, le cuivre souligne avec légèreté cette précieuse. Sobre, somptueuse, la lampe existe en deux tailles. Joli démarrage donc pour Thomas, nous attendons la suite. À voir sur www. marnaconcept.eu

L'Esprit D'Aloha > Aloha - 15 Rue piron 21000 Dijon 03 80 30 47 07

"Retrouvez tout l'esprit des grandes marques Sport Swear (Quick Silver, Roxy, Ripcurl, Oxbow, Ocklay...) , enfin réunies au centre ville. Merci Alhoa.. Mais dites moi que veut dire Alhoa ? "En Hawaiien, Aloha signifie plus que "bonjour" ou "au revoir" ou "amour". Sa signification plus profonde est le partage (alo) dans la joie (oha) de l'énergie de la vie (ha) dans le présent (alo).L'esprit d'Aloha fait référence à l'attitude bienveillante et amicale pour laquelle les îles de Hawaii sont si connues." C'était juste une aparté... Les marques parlant d'elle même et à défaut de vous en décrire les coupes et les couleurs vous aurez appris le mot le plus usuel des îles d'Hawaii. Mise à part... Une adresse vraiment sympa pour parents et enfants. ■

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Profitez de vos photos autrement que sur écran.

Le meilleur de la photo argentique et numérique

Albums, cadres, posters, photos sur toiles, faire-parts, cartes postales, invitations... 7 RUE DU CHATEAU 21000 DIJON 03 80 30 71 54 photoexpress@wanadoo.fr

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Un thé de luxe

un salon de mode

Joséphine S.

Quartier des Antiquaires 4 rue Verrerie
- DIJON

- 03 80 47 86 74 www.josephines.fr



Mais c’est quoi exactement le LUXE ? Posséder des objets très chers, ou vivre en réalisant ses envies sans se poser la question qui fâche de « combien ça coûte ? » Par un matin gris et brumeux, je pars en TGV Première Classe (Billet

C’est tout nouveau au 4 rue Verrerie : une superbe adresse pour nous, les filles (jeunes ou moins) qui aimons les belles fringues allurées juste ce qu’il faut et sans devoir nous ruiner - enfin, pas complètement et puis Noël c’est demain ! Le plus : de belles marques (également d’ accessoires) inconnues sur Dijon jusqu’alors… essentiellement d’Europe du Nord et c’est normal, puisque notre instigatrice est une pure Hollandaise, mais Dijonnaise de cœur depuis 20 ans : By Malene Birger, Bruuns Bazaar, Swildens entre autres… Osez pousser la porte de ce bel écrin, même pour le plaisir, et le sourire de Debby fera le reste : n’hésitez pas à lui demander conseil, elle est consultante en image diplômée et a déjà fait ses preuves auprès des entreprises et particuliers… Craquez sur le jeans qui vous fera des jambes de rêves - lui pur produit Américain - ou le It Bag d’Amsterdam : j’ai cité SMAAK ! Sans oublier les chaussures et la lingerie italiennes… Un beau voyage en relooking made in Europe en compagnie d’une hôtesse très sympa qui aime son métier et vous fait partager son idée du luxe abordable ! On en rêvait ■ Horaires d'ouverture
du mardi au samedi
de 10h à 12h et de 14h à 19h
ou tous les jours sur rendez-vous A partir du 26 novembre 2012 : ouverture exceptionnelle les lundis après midis de 15h à 18h

Prem’s c’est super) direction Lille où je retrouve mon amie et nous prenons l’EUROSTAR direction LONDON ! Je vous passe le shopping sur Oxford ou Bond Street, car notre but final n’est pas de faire des achats : nous sommes en Angleterre entre filles pour boire le thé mais pas n’importe lequel et pas n’importe où !! Nous avons réservé au Salon du 4eme étage du magasin FORTNUM & MASON une anthologie du genre : depuis 300 ans, c’est ici que l’on peut trouver le « nec plus ultra »du thé ; Sa Majesté La Reine elle même s’est déplacée accompagnée de ses duchesses pour inaugurer la réouverture de ce restaurant le 1ER mars dernier rebaptisé pour l’occasion « The Diamond Jubilee Tea Salon » ! Vous le savez le thé de l’après midi est la quintessence du repas anglais mais ici on en mesure toute la valeur… (au sens propre comme au sens figuré : comptez 45 Livres en moyenne par personne pour déguster a cup of tea mais pas seulement : sandwiches, scones, pâtisseries et cakes divins sont aussi au menu). Une expérience qui nous entraîne dans un monde à part, loin de l’agitation des rues Londoniennes, certainement irréel comme une parenthèse dans le temps : nous aussi nous sommes des princesses et nous dégustons le petit doigt en l’air !! DELICIOUS !!! ■

Vive le chat libre ! Chez la gent féline tout comme chez les hommes, il y a ceux qui ont un toit, un canapé et une bonne assiette, et il y a les matous qui sont livrés à eux-mêmes dans la rue, sans connaître le bonheur d’un doux foyer. L’Association de Défense du Chat Libre Dijonnais se bat pour eux : nourriture, soins, adoption. Les bénévoles sont aussi les bienvenus afin de s’occuper des greffiers de tous poils. Vous envisagez de partager votre avenir avec celui qui vous considère comme son meilleur ami dès qu’il a mis les coussinets chez vous, alors passez un p’tit coup de fil : chats et chatons sont à adopter toute l’année. Miaou*. ■ VW *Merci pour eux. Association de Défense du Chat Libre Dijonnais Maison des Associations – 2 rue des Corroyeurs BP AA9 - Dijon chatlibredijonnais.blogspot.fr Tél : 06 83 93 38 80 Mail : chalibre21@yahoo.fr

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Cadeaux

subjectifs By Vanessa

3 1 Pour mon beau-père un casse-noix, aucun rapport … 19,95 € Nature et découverte - Centre Dauphine

Pour ma copine overlookée

des chaussure dorées, un modèle à lui emprunter une fois... et ne jamais les rendre : 90 € MADifférence - 30 rue du château

1

2 Pour mon psy Un t-shirt Freud, pour avoir l’impression de parler à quelqu’un quand il s’endort ou qu’il fait “ Hum ! Hum ! ” 24 € Misoko - 39 rue Amiral Roussin 2

Pour mon voisin dont je suis secrètement amoureuse 3

7

Un thé noir “ Love Suprême ” 13,90 € La vie Claire - Place des Cordeliers

Pour ma soeur

Une place pour le concert de M, parce que nous, on s’aime . 32 € - Zénith de Dijon - le 28 mai 2013 4 Pour ma fille Une Barbie princesse dans un sac Longchamp “ Surtout, chérie, tu ne jettes pas l’emballage ! ” Longchamp - 3 rue Stephen Liegard

6

5 Pour mon frère très branché NY : Une lampe Empire State Building, faite par un jeune créateur … pièce unique ! 149€ Empreinte 88 - 9, rue chaudronnerie 6 Pour mon homme un body TatooWolford. Je le porterai pour lui, alors ça compte ? 199€ - Boutique Rebecca - 15 Place Bossuet

Pour ma mère et lui montrer qu’elle est unique :

Un collier en ébène et patiné à la feuille d’or Monies: 445€ - Show Room - 8 rue Verrerie

Pour ma belle-mère, fan de comédies musicales 7

une bougie “Broadway Astier” de Villatte : 50 € Terre de Lune - 36 rue Amiral Roussin

Pour les soirées cocooning 4

94

3

Un plaid en fausse fourrure : 87 € Maison d’être - 2 rue Verrerie


Pour les fêtes

Pensez à un cadeau original et offrez une pièce côtée en bourse.

La Banque des Métaux Précieux C’est l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et contemporains, en or ou argent, qui ne se fait pas uniquement au poids, mais à la valeur réelle du marché d’occasion. « Nous tenons compte de la qualité et de la période de fabrication (Art nouveau, Napoléon III...) » T. Broch

AchAt, VeNte, estIMAtIoN, exPeRtIse Pièces, Bijoux d’occasion ou cassés, Lingots or - Argent - Platine M. Broch

Présent à Dijon depuis plus de

25 ans

Rachat au cours légal journalier Paiement immédiat

La Galerie du Marché Création Bague 2 ors sertie de 2 diamants rond et baguette épaulés de 2 émeraudes

Venez découvrir des bijoux à la fois anciens, fabriqués parfois selon des méthodes aujourd’hui disparues, et des bijoux contemporains de belle qualité et d’une grande originalité.

Pour Noël, faites briller les yeux De l’être aiMé !

Bague 2 ors sertie d’une améthyste taille coussin entourée de diamants

bijoux hoMMes, feMMes et eNfaNts

Bague torsadée 2 ors sertie de 2 rubis ovals enlacés de diamants.

Bracelet «noeud» début XXème or blanc 18k 750mill serti de diamants et saphirs calibrés

Broche or 18k 750mill Rosace sertie de perles fines baroques et diamants taille ancienne

La Banque des Métaux Précieux - 2 rue de la Préfecture – Dijon - 03 80 30 00 06 La Galerie du Marché - 11 rue Musette - Dijon - 03 80 30 77 30 95


13 rue Verrerie - Dijon - Tél 03 80 30 59 69 Horaires : lundi 14h 19h du mardi au samedi de 10h 13h 14h 19h et les deux dernier dimanche avant le 24 de 14h a 18h

Uniquement au baldaquin une maison tout en bois de 1m20 de haut pour les amoureuses de Barbie : elle peut y vivre ! Draisienne à partir de 3 ans

Luminaire suspension Coudert exclusivité Baldaquin

Camion de pompier à partir de 3 ans Vilac

Cuisinière kidkraft Vous ne la trouverez qu’au baldaquin dimensions 109 cm de long, 45 cm de profondeur, 104 cm de hauteur


Super fusée tout bois uniquement au Baldaquin

Théâtre Exclusivité Baldaquin

Voiture à pedales grise «le mans» à partir de 3 ans Vilac

Au Baldaquin on peut trouver tous les jouets en bois que l’on veux ou autre figurine de 0 a 99 ans

Peluches DIMPEL que de la douceur Uniquement au baldaquin

Boîtes à musique WENDT ET KUHN d’exception allemande uniquement au Baldaquin

Tintin et sa potiche nouveautée de Moulinsart l’avion


Cadeaux

Insolites que vous n’aurez pas envie de revendre sur Ebay

1 Dix cours de danse Country 69 € au Ritmo Club : 06 10 10 61 53 2 Un tatouage à partir de 65 € par Art no Tatto : 09 52 38 81 67 1

5

Une séance de voyance par correspondance - Isabelle 3

25 € ( prix spécial BBMag) Té : 06 22 98 35 37

Une séance avec un photographe professionnel “ la-phot-a-qui ”

2

Claude 95 € (prix spécial BBMag) Tel : 0380542467

Un soin beauté homme ou femme à partir de 48 € (prix spécial BBMag) Patricia : 06 22 09 33 14.

4 Un chêne truffier  Chaque hiver, pendant près de 20 ans, vous recevrez votre propre part de production de truffe noire du Périgord (environ 60 g). De 208 à 472 € en fonction de l’âge du chêne et donc de sa production. www.rondsdesorciere.fr

Une adhésion annuelle aux Amis du Consortium. 4

Entrée libre, invitation au vernissage, visite guidée de groupe d’amis à chaque exposition. Gratuité pour les conférences, les projections, son nom sur le site internet et à l’accueil du Consortium… La classe ! 30 € – de 30 ans, 50 € + de 30 ans. emilie.forget@leconsortium.fr 5 Un trimestre de yoga 46 € Michel Bouzagety : 03 80 30 98 77

Une toile unique d’un peintre dijonnais

en l’occurence Nicolas Delatronchette : à partir de 200 € Tél : 06 36 53 50 85 6 Une carte pressing 38 € chez 5 à sec Tél : 03 80 30 82 49

6

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3

By Vanessa


MADifference

des cadeaux pour mon père, ma mère, mon frère et mes sœurs…

MADifference

Pour mieux vous servir durant la période des fêtes, MADifference sera ouvert sans interruption du Dimanche 9 décembre au Lundi 24 Décembre, de 10 heures à 19 heures.

Concept store MADifference

30 rue du Château, 21000 Dijon Station Tramway Godrans (T1 & T2)

www.madifference-conceptstore.com 99


GENEVIEVE LETHU 15 place Grangier*21000 DIJON - 03 80 30 92 05

HOME & TENDANCE 3 rue Mably* 21000 DIJON - 03 80 50 85 55

Mille et une idées cadeaux pour toutes les pièces de la maison rue Mably. • Geneviève Lethu pour la cuisine • Home et tendance pour la décoration, senteur • Carré blanc pour le cocooning, salle de bain,

CARRÉ BLANC

5 rue Mably* 21000 DIJON - 03 80 30 37 92

CARRÉ BLANC

l’accord parfait, ‘‘ La qualité de ses étoffes ou la délicatesse de ses décors. L'éclat de ses couleurs ou la finesse de ses broderies. Se faire plaisir ou leur faire plaisir. Détails ou émotions, les souvenirs laissés par les saisons sont légion. Chacun d'eux a permis d’attendre patiemment que se dessinent les traits de cette toute nouvelle collection . Les traits sont devenus réalité et d autres souvenirs sont à créer : ceux qui adouciront et réchaufferont l’hiver ’’

chambre. * Stationnement parking Grangier (vous êtes à 30 mètres)


HOME & TENDANCE Bougies

l’arche de Zephirine

GENEVIEVE LETHU

Noël Blanc ‘‘ laissez vous charmer par un Noël de flocons et de tendres couleurs scintillantes ’’


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Institut

En Corps Plus Belle Pour les fêtes, l’institut En corps plus belle vous propose quelques petits luxes pour illuminer la grisaille de l’hiver et combler votre entourage pour les fêtes... Choisissez la couleur de votre cabine, et partez pour un voyage d’exception avec le soin d’inspiration japonaise Hanakasuni ou Cérémonie d’orient, aux épices... Plus d’une heure de gommage et modelages dispensés avec douceur et efficacité par Caroline. Une belle idée de cadeau à faire... ou à recevoir ! Et pour tout bon cadeau pour un soin ou pour un coffret en décembre, vous recevrez un bon de 10 € valable sur tous les soins visages, du 1er janvier à la Saint-Valentin ! Vous voulez être la plus jolie sur vos photos de fête... et tous les jours ! Quoi de mieux qu’un cours de maquillage ? Caroline vous propose de venir avec votre trousse et vos produits, et vous donnera pendant une heure un cours entièrement personnalisé pour seulement 35 euros ! Bon à savoir : pour l’achat de deux produits ArtDéco, le maquillage vous sera offert !* Les hommes aussi pourront se faire beaux : pour deux produits de la gamme Sothys pour hommes, une mousse à raser sera offerte.** valeur : 28 € ** valeur 18 €

32 avenue Victor Hugo

03-80-53-03-66

www.encorpsplusbelle-dijon.fr

Dandies

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S’il y a deux choses sur lesquelles on a peu de chances de se tromper quand on fait un cadeau à une femme, ce sont bien… les sacs, les chaussures et les bijoux ! Quel hasard, la boutique Dandies vous propose les trois, avec des marques aussi prestigieuses que Jérôme Dreyfuss pour les sacs, Michel Perry, Barbara Bui et Jean-Michel Cazabat pour les chaussures ou encore les bijoux trendy d’Alice Hubert.

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• Les fameux bijoux de la jeune Alice Hubert sont enfin arrivés à Dijon. Bien sûr, la fameuse «Fumeuse», portée par tous les peoples, mais aussi les créations de la nouvelle collection… en exclusivité chez Dandy’s, ce qui n’est pas rien, car la liste d’attente pour obtenir les fameux bijoux est longue !

• Des bottines en daim bleu Michel Perry. Pour être la plus belle, toute la journée, avec le confort d'un talon carré et bien équilibré… et une couleur qui vous rendra inoubliable ! • Carlos, le "it bag" à avoir à son bras… Du Jérôme Dreyfuss dans toute sa splendeur, en veau bleu marine traité "viper", doux et sensuel comme une peau de serpent. Une vraie merveille. • Avec ces bottines argentées de Jean-Michel Cazabat, vous oserez tout ! Finesse de la coupe, confort du talon presque plat… et classe absolue du brillant à assortir avec n'importe quelle tenue.

Dandies

2 place Notre-Dame - 03 80 35 75 81 www.dandiesdijon.fr


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Empreinte 88 Si vous cherchez des cadeaux originaux, vous ne serez pas déçus en poussant la porte d’Empreinte 88. Non content de vous proposer ses conseils en aménagement intérieur et décoration, le jeune designer JeanBaptiste Boudriaut vous propose une large sélection d’objets raffinés, en totale harmonie avec ses propres créations.

Mobilier – Aménagement d’intérieur Décoration - Conseil - Création sur mesure

Empreinte 88 - 8, Rue Chaudronnerie - 03 45 21 44 14 www.empreinte88.fr

Ludiques, artistiques ou amusantes, les figurines Artoyz sont issues du mouvement des «Designer Toys» : les artistes s’inspirent des codes des mangas et expriment leur passion pour la culture graphique à travers ces personnages. Les collectionneurs, vous pourrez ainsi craquer pour des figurines issues de séries limitées et numérotées.

B-JB Design Quoi de mieux qu’une œuvre d’un jeune créateur comme idée de cadeau ? Réalisées à partir de matériaux nobles et de pièces industrielles, les créations B-JB Design sont des pièces uniques : tables, tableaux, meubles détournés... et séries limitées pour les créations en carton.

De vrais petits bijoux raffinés, à l’écrin aussi précieux que leur contenu, avec leurs dorures et leurs cristaux et un parfum subtilement anglais. Lisa Carrier est une jeune designer anglaise, passionnée d’’histoire. Elle a créé la ligne Royal Court, inspirée des cours européennes.

mobilier contemporain § objet de décoration architecture d’intérieure et agencement La case de cousin Paul : Luminaires, guirlandes

Table, chaises, bibliothèque XVL

2 rue Verrerie - 03 80 57 51 85 www.maisondetre-dijon.fr florence.arnaud-alquier@orange.fr

Bougies BAOBAB Collection

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Gift Trap Et si le luxe suprême était, en ces période de fêtes, d'offrir un cadeaux de rêve à TOUS vos amis : une semaine en balnéothérapie, un exploration archéologique, une opération de chirurgie esthétique ou même un voyage spatial... Dans Gift Trap, c'est tout à fait possible mais là où l'affaire devient difficile, c'est qu'il faut trouver quel cadeau ferra le plus plaisir à chaque autre joueur ! A chaque manche, neuf cartes de cadeaux sont exposées sur le plateau de jeu. Alors, chaque joueur va indiquer les trois cadeaux qu'il aimerait recevoir ainsi que celui qu'il ne supporterait pas de se faire offrir. Une fois ceci fait, chaque joueur va alors pouvoir offrir, à l'aide de jeton que l'on pose sur les cartes, un cadeau (une carte) par joueur ! Attention alors d'essayer de deviner ce qui ferra plaisir aux autres joueurs tout en évitant de leur offrir les cadeaux qu'ils ne supportent pas ! Gift Trap, le jeu des cadeaux, avec son superbe matériel (qui vous surprend toujours par sa qualité à la première ouverture de la boîte) permet de s'offrir des cadeaux d'exception ou de luxe mais aussi des cadeaux banals ou même terriblement déplorables... Gift Trap, un jeu de cadeaux qui est lui-même un joli cadeau !

C’est bien connu,

le Dijonnais

aime les lignes droites. Ça m’a frappée un jour ensoleillé. Je sortais de chez moi, en plein centre, et j’ai senti que je dérangeais. Ce n’était pas la première fois. Un soupir ténu, mais agacé, une attitude un peu : “ Mais que faites-vous sur MON trottoir ? ” avec ce petit air scandalisé et dérangé dans son espace vital. J’ai observé et enquêté et la conclusion est sans appel : le Dijonnais est chez lui partout dans sa ville, et surtout devant chez vous. J’ai cru comprendre que le principe, c’est avant tout d’éviter de faire des détours, comme de descendre du trottoir ou tout simplement vous contourner si vous êtes chargé ou encombré d’un vélo que vous essayez de garer. A la piscine, c’est pareil : vous ne serez jamais dans le bon couloir. Si vous parlez en groupe au milieu du trottoir, le Dijonnais va soupirer tout près, pour demander le passage et vous regarder d’un oeil meurtrier pour que vous le laissiez passer. Évidemment, dans le cas contraire où lui-même serait en pleine conversation, vous resterez à l’état d’invisibilité qu’il arrive à vous donner avec un talent certain… C’est d’ailleurs à ça que vous reconnaîtrez des Dijonnais en groupe sur un trottoir. Maintenant que notre ville est toute neuve et toute changée, nous allons observer une guerre larvée de récupération de territoire, ça va devenir intéressant. Les vélos sur les trottoirs commencent à agacer, même s’ils circulent dans leurs couloirs réservés, et je suis persuadée que c’est parce que ceux-ci ne sont pas droits. La preuve ? Essayez de descendre à vélo d’une traite le boulevard Champollion… Il faut dire aussi que les cyclistes ont tellement fait n’importe quoi jusqu’ici qu’ils ont peu de circonstances atténuantes, maintenant qu’il y a plus de place pour circuler. Évidemment, au volant, c’est une autre histoire, on a déjà dit et redit que le feu rouge est l’ennemi absolu de l’automobiliste autochtone, prêt à faire des détours hallucinants pour en éviter un. Le Dijonnais étant un être d'habitudes, son plus grand problème est qu'il prendra l'itinéraire et le chemin qu'il a toujours pris, à pied, à cheval comme à vélo : comme tout a changé, y compris les passages piétons, cela nous promet de grands moments de stress quand on verra des dames âgées ou autres mamans à poussette passer au nez et à la barbe des trams, n'importe où, “ parce que c'est le chemin ! ” ■ Carla Garfield

Joséphine S. Joséphine S. est une nouvelle idée de boutique née de l'envie d'offrir une mode personnelle, exclusive et accessible. Il s'agit de choisir sa mode sans avoir l'air de suivre la dernière... (de mode), d'être bien dans ses vêtements, bien coupés et de belle qualité, sans trop se ruiner... Pour arriver à ses fins, Josephine a couru les plus grands showrooms européens et vous propose des marques de créateurs prestigieux, qui ont tous un point commun : celui de l'élégance qui ne se force pas. By Malène Birger - Bruuns Bazaar - Laurence Dolige - Designers Remix - Baum & Pferdgarten Smaak Amsterdam - Paige - Citizens of Humanity - Vanina Vespérini - Just in Case - Swildens

Joséphine S. Quartier des Antiquaires - 4 rue Verrerie • 21000 DIJON Tél. 03 80 47 86 74 - www.josephines.fr

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Jeff De Bruges au centre-ville 7 Bis rue Franรงois Rude 21000 DIJON 03 80 49 04 16


Une blonde à Paris

escapade de luxe,

fous rires et petits prix... Le challenge était lancé : de quelle façon se faire plaisir en côtoyant l’univers du luxe sans y laisser une partie de soi-même au clou ? Comment mettre un pied (ou une Converse) dans les plus prestigieux endroits de la capitale sans y être invitée ? Une journée pour tout oser, tout essayer... Enfin presque ! ■ Vanessa Laraque

8h30 : Dijon/Paris : 45 €, pas

le temps de m’attarder, je file, bien décidée à boire mon premier café au fameux Salon Chic de Nespresso, avenue des Champs-Elysées (tant qu’à faire…)

9h00 :

«Désolé Madame, Mister Clooney ne s’est pas réveillé ce matin.» La boutique n’ouvre qu’à 10 heures... Très bien, dites-lui que je l’attends un peu plus bas chez Ladurée ! Choix bien judicieux : pain perdu imbibé de sirop d’érable et chocolat chaud à l’ancienne. Au diable les macarons, voici le meilleurs petit-déjeuner que j’aie pris depuis longtemps : 15 €

9h30 : Têtue, je remonte au Salon Nespresso à l’heure d’ouverture... Je ressors aussitôt, aucun intérêt, avec ou sans Georges ! 10h : Les grands Boulevards, me

voici ! Chanel, Dior, Saint-Laurent, le test de l’entrée en Converse va t il réussir ? Parfaitement. La visite de ses grandes maisons est un privilège à lui seul, les robes vivent différemment que sur du papier glacé. Ne repartez pas sans un catalogue, digne d’un livre de haute couture !

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10h30 : Pause-pipi au Plaza Athénée ! Pas de plus beaux WC qu’ici, j’en profite pour faire un tour dans la galerie intérieure et donner mon avis sur l’expo du moment : «les pandas géants» de Julien Marinetti .


11h30 : Taxi ! Direction rue du Jour et ses adresses à ne pas rater : • Antoine & Lily : Boutique vêtements, déco ; • Didact : bar à franges clipsables ; • Delphes : boutique de bijoux ; • Astier de Villate : vaisselles, déco et bougies au comble du raffinement. Je me remet les idées en place avec un café au cœur d’une épicerie fine et repars avec un foie gras du sud-ouest ! «Le café du Comptoir» 2,50 €

11h : Mur d’affiches dans le métro : West Side Story du 26/10/12 au 01/01/13. Note : penser à réserver.

12h : Colette, le premier concept store Pa- 12h30 : risien, fidèle à sa réputation : des tendances, du high tech hors de prix, des fringues immettables… Je ne garde que certaines idées de mise en scène, aborde Joey Starr, observe perplexe l’expo du mois et repars les mains dans les poches !

Arrêt plus que nécessaire chez Angelina, juste le meilleur chocolat du monde, dit «l’Africain» : 7 €

13h : Visite au spa du St-James, abordable : un soin de 1h30 : 66 €. C’est Palace !

14h : Direction le Bon Marché et sa galerie imaginaire juste pour Noël-, l’espace dédié aux enfants avec son carrousel, ses jouets. On se croit chez Harrod’s. Résultat, je m’offre une baguette magique pour mes résolutions 2013. Mon ventre réclame quelque chose, autant tenter le corner de Guy Martin à l’étage. Un pan bagnat, une mousse au chocolat et un cookie Laura Tood : 12 €. Pas mal, mais je lui préfère la cantine de chez Merci. 15h30 : Bus 87, Bastille

• Isabel Marant : rue de Charonne • La boutique des jouets, dans une impasse digne d’un décors de cinéma • Le cabinet des curiosités : bijoux assez rock & roll

15h : 127 Boulevard St Germain, «Les

fripes au kilo», digne de San Francisco. Je vous avoue secrètement que l’on peut trouver aussi bien sur le marché de Dijon. Demandez Franck : tout à 3 €

16h : A pied et à 5 mn, la boutique Emmaüs : écharpe à 3 €, robe vintage à 8 €.

16h30 : Métro St-Sébastien-Froissard. L’inévitable

Merci, trois étages de tout où un rien semble n’attendre que moi, je résiste... Je reprends mes esprits au salon de thé, entourée de livres et de gâteaux, je ne résiste plus. J’en profite, je suis à côté de Bonton, le paradis des parents qui ont bon goût !

17h30 : Gare de Lyon, Dijon/Paris: 50 € (en 1ère). Je fais le fond de mes poches, car rien ne pourra me faire renoncer à la sublime boule à neige tour Eiffel en OR ! 10 €.

Et voilà, mission accomplie. J’ai peu dépensé, pas mal observé, beaucoup marché et vraiment adoré ma journée parisienne pour un budget de 146,50 €.

En conclusion :

sans connaissance, le luxe n’existerait pas, et sans commanditaires hors normes, il ne survivrait pas. Et si le luxe, après tout, ne dépendait que de la perception unique que nous nous en faisons… À méditer !

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Bordeaux est devenu, en l’espace de quelques années, une des destinations «villes» les plus recherchées grâce à son décor de théâtre, ses quais et son port de la Lune inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco, mais aussi son tram qui file sans fils, ses vins et ses bars à vins et ses quartiers autrefois populaires.

La gloire des siècles passés a laissé ses traces sur les murs comme dans les esprits. Il y a le Bordeaux grand style du XVIIIe : Bourse, Grand Théâtre, place Royale... Mais on y trouve aussi des rues étroites au tracé médiéval, des vieux quartiers aux allures sombres et populaires et, derrière le Bordeaux de façades, il y a une ville qui bouge, jour et nuit. Bordeaux est avant tout une belle ville, tout simplement, et l’on prend un réel plaisir à la visiter. D’un coup d’aile, depuis Dijon, elle est à votre porte. Pas besoin d’une voiture de location à votre arrivée, rejoignez le centre en taxi ou en navette, vous aurez ensuite le tram pour vous déplacer.

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Bordeaux compte un millier de restaurants et serait la ville de France qui en possède le plus par habitant. Pour qui cherche une cuisine de vrai chef à prix doux ou presque, il y a l’incontournable Tupiña (latupina.com) dans le centre ancien, le C’Yusha (cyusha.com) ouvert par un émule de Ducasse et Loiseau, le Bistrot du Gabriel, idéalement situé face au célèbre miroir d’eau, seconde table de l’étoilé François Adamski, l’original Arc en Ciel dans le quartier des Antiquaires et, bien sûr Gravelier, ouvert par le gendre de Troigros. ■

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Mon luxe HUBERT FELIX THIEFAINE

Homo Plebis Ultimae Tour : Sony music C’est un double CD et un DVD live que nous propose Hubert Félix Thiéfaine en cette fin d’année. Et là ce ne n’est pas du luxe car, après 16 albums studios, l’artiste doit avoir du mal à choisir dans les quelques centaines de chansons composées! D’abord il y a ce titre énigmatique qui à fait se poser bien des questions à ses fans « Ultimae Tour » ? est-ce que ce serait la dernière tournée de ce rescapé de la vie qui revient du pays des morts ? Que nenni, c’est une histoire de déclinaison latine à revoir, merci Mr. Sénèque ! D’ailleurs il n’y a qu’à plonger dans ces 24 titres proposés pour se rendre compte que l’artiste n’a jamais était aussi en forme  ! Du grand du bon Hubert Félix Thiéfaine, accompagné par une équipe de fines gâchettes. Une section rythmique en béton : Marc Perrier à la basse, Jean-philippe Fanfan aux baguettes, Christopher Board aux claviers et l’incroyable Alice Botté aux guitares. Et une courte apparition de Lucas Thiefaine qui est à la guitare pour « Mathématiques souterraines ». Si l’on regarde le DVD, on verra la complicité qui s’installe entre le Chanteur et ses musiciens. Et il y a cette scénographie très sobre et originale, mais qui ne détourne pas les spectateurs-auditeurs de l’essentiel  : les mots d’HF Thiéfaine merveilleusement servis par des arrangements efficaces. l’ayant vu à plusieurs périodes sur scène, je trouve qu’il n a jamais aussi bien chanté, ses textes en prennent une nouvelle dimension. À image du premier titre qui ouvre le concert « Annihilation », nouvelle version . Dix minutes qui annoncent la couleur d’un voyage de 2h30 dans l’univers de ce poète à nul autre pareil . Ça rocke, ça swingue ça vibre ça « émotionne » (pardon pour ce mot mais je l’aime bien !) le voyage passe par les grands standards et des chansons du dernier album ; C’est beau, c’est bon c’est grand. L’album est dédié à la mémoire de Jean Théfaine, disparu cet été. N’hésitez pas à lire son excellente biographie, Jours d’orages, consacrée au chanteur que je vous avais présenté dans un précédent numéro. ■ Thierry Binoche

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Ces endroits préférés à Dijon : HFT : Le péage de l’A39 et la Gare !(Grand rire !) pour être honnête je fais viens faire

mes courses à Dijon, mais j’ai besoin de la forêt (jurassienne). Derrière chez moi il y a 23 000 hectares de forêt je regarde passer les biches les chevreuils les sangliers, ils ne m’embêtent pas trop, par contre ils n’achètent pas beaucoup de disques, mais ils brament !

TB : le Luxe pour toi ? HFT : Le silence la solitude ! Voila c’est ça le luxe total, et dormir dans mon lit chez

moi !

TB :un Objet de luxe ? HFT : La Bentley Continental Coupé ! c’est joli comme voiture !. Mais j’aime bien les

choses bien faites et il m’arrive de craquer pour des fringues ou des trucs simples mais bien faits je suis plutôt maniaque

TB : Un livre et un disque à conseiller HFT  : Les petits Archimède m’ont offert Dans les forêts de Sibérie de Sylvain

Tesson et le dernier disque acheté Ben Sidran :Dylan different. Pour en savoir plus je vous conseille d’aller sur le site de Radio Dijon Campus où vous pourrez retrouver un entretien complet qu’HF Thiéfaine nous a accordé. Pouvoir profiter de cet espace de liberté toutes les semaines, c’est ça pour moi le Luxe et j’aime ça !


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