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MAGAZINE URBAIN-DIJON

PRINTEMPS 2011 www.bing-bang-mag.com

46 n°

Gratuit - DIJON 2011

Y’a bon Dijon !

Un numéro qui va vous donner la banane !!


Centre ville 18 rue du Chapeau Rouge - Dijon

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La boutique Homme

HOMME 24, rue Michelet (à 50 m d’ESPRIT FEMME) - Dijon


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01 édito

Y’a bon Dijon !

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Montage couverture : Composition Phosphosis & RPat Image couverture : istock

PUBLICITÉ 03 80 73 01 15 ou 06 83 86 48 28 contact@bing-bang-mag.com www.bing-bang-mag.com PROCHAIN NUMÉRO : Juin 2011 Edité par EDIBANG : SARL au capital de 14 400 euros 52, avenue de Stalingrad - 21000 DIJON - Tél. 03 80 73 01 15 Gérant / Régie publicitaire Edibang : Richard Patouillet

Directeur de publication : Richard Patouillet Direction Artistique : Phosphosis (Philippe Huart) Responsable rédaction : Gérard Bouchu - Contact : gerard@bing-bang.fr Auteurs : Gérard Bouchu, Celine Colle, Jean Maisonnave, Patrick Lebas, Carla Garfield, Véronique Witkowsky, Françoise Perrichet, Bridget P, Olivier Mouchiquel, Emilie Chapulliot Crédit photo : T. HazeBrouck, R. Patouillet, DR Impression : Imprimerie Champagne Dépôt légal : Avril 2011 Abonnement : 4 n°/22 euros

arti aux Antilles, en janvier, pour un travail qui n’avait rien de déplaisant, je regardais chaque jour le sommaire du 9h Pile de Dijonscope, seul lien que j’avais gardé là-bas, au quotidien, avec Dijon (il s’agit, pour ceux qui l’ignoreraient encore, du premier quotidien en ligne de la presse régionale française, consultable à travers le monde…). « La presse sous pression », un bon article signé Benjamin Hutter, que je parcourus pour avoir la suite du feuilleton médiatico-politique du moment. Une histoire de règlement de compte journalistique dont on vous parle dans le « buzz du trimestre », à propos de vœux pas vraiment pieux lancés par le directeur de Voo TV. Les seuls mails rigolards reçus de Dijon étaient pour me parler de cette TV que je ne risquais pas de capter, à Sainte-Anne, à la pointe sud de la Martinique. Je finissais d’ailleurs par regretter Thierry la Fronde ou Vidocq, les feuilletons vintage de la chaîne. Chez la Martine, l’épicerie-bar du village où tout le monde allait pour les nouvelles, les tournées de planteurs s’arrêtaient pour que les habitués puissent suivre à la télé un feuilleton brésilien encore plus gratiné. Un ami m’a même écrit que je n’avais pas besoin d’aller si loin, si j’avais des nostalgies de république bananière ! Non, là, faut pas pousser : j’ai retrouvé, à Sainte-Lucie, l’île voisine, un restaurateur français que j’avais connu il y a des années, en Sierra Leone, avant la révolution. Il s’inquiétait parce que les vols, les agressions se multipliaient sur l’île… Mais lui, il avait encore la banane, comme il le disait lui-même, mot qui m’a donné l’idée de ce numéro… En dehors du petit milieu journalistico-économico-politique, l’affaire des vœux n’a pas fait long feu (1). Elle pourrait pourtant servir de point de départ à un polar dijonnais, les cadavres étant cachés pour l’instant dans les placards. Journalistes écartés, intérêts des uns et désintérêt des autres, à gauche comme à droite, sur fond de franc-maçonnerie ou de louche camaraderie, tout cela est conté à travers les réponses des lecteurs de Dijonscope. Pour nous, vous l’avez compris, tout ça n’est qu’un prétexte à vous faire voyager, sourire, retrouver la pêche ou la banane, quel que soit le fruit que vous choisissiez. « Je comprends tout à coup pourquoi Dijon a été choisie comme lieu de tournage du film Camping », se marre « lanana » dans le courrier de Dijonscope. L’ananas, je l’avais oublié, ce fruit-là… On aime bien Dijon, ses petites histoires de clocher, son histoire toujours en marche, même si on ne marche pas très vite, ici. On prend le temps de vivre. On y attrape moins de coups de soleil qu’ailleurs, mais bon… Y’a bon, Dijon ! Puisqu’on vous le dit (2) (1) Au cas où vous n’auriez vraiment aucune idée de ce que je raconte, lisez un peu plus loin ce « buzz du trimestre », c’est tout sauf objectif, mais si on n’était pas imparfait et subjectif, à Bing Bang, quel langage serait le nôtre !? (2) Ce «Y’a bon Dijon» a été réalisé avec le concours de ceux et celles qui ont dans la tête des idées originales, parce qu’ils ont vécu un mois, un an, ou plus, à l’étranger, ceux qui nous donnent des goûts d’ailleurs, et non des dégoûts d’ici. On n’a pu en retrouver qu’une faible partie, faute de place et de temps pour les contacter, en Chine, en Inde, en Lithuanie… On pourra faire d’autres numéros, si vous pensez qu’on a oublié vos proches, si lointains. Envoyez des messages, on répond toujours, ou presque.

Toute reproduction même partielle des articles et des photos interdite. Droits réservés.

Gérard Bouchu 


02 C’ dans l’air

Texte : Divers Photo : DR ?????????????

Les Dijonnais

du bout du monde… et d’ailleurs ! Dossier réalisé par Gérard Bouchu, Olivier Mouchiquel, Françoise Perrichet et Véronique Witkowski

Partir-Revenir. Ce pourrait être ça la devise de ces Bourguignons, que certains imaginent passant leur vie entière à l’ombre de leurs clochers, alors que les livres, les films et les reportages se multiplient pour montrer que nous sommes une race d’aventuriers. Mais si, sans rire ! Bon, d’accord, parfois, on a été un peu poussés. Pas forcément, comme les Basques ou les Normands, pour des raisons économiques. Certains sont allés, grâce à ça, conquérir le nouveau monde. Les grandes familles Béké des Antilles ont eu comme ancêtres des moins que rien venus des côtes françaises, on ne le dit pas toujours. Je pense à eux au retour d’une balade dans les îles pour préparer un guide. Ce genre de chose sympathique, malgré les moustiques, que je n’aurais jamais faite si on ne m’avait pas glissé une peau de banane sous le pied, il y a vingt ans, pour m’inciter à quitter la Bourgogne ! Mon humour m’avait valu d’être viré du Bien Public, je l’avais un peu cherché, faut dire, et il n’était pas question à l’époque d’appeler Reporters Sans Frontières. Je ne suis jamais allé en Australie, mais j’ai adopté la technique du boomerang : je suis toujours revenu. S’échapper, pour quelques jours ou quelques années, c’est toujours bon. J’ai retrouvé, au hasard de la vie, en Europe comme en Asie, des personnages étonnants qui sont nés ou passés un jour ou l’autre par Dijon, certains en jurant de n’y jamais revenir, d’autres avec la nostalgie du passé. « Jamait plus jamais », qu’il disait, le dernier comique en date, croisé à l’aéroport de Marrakech ! Certains aventuriers dijonnais, dont on a beaucoup parlé dans le précédent numéro, partent au bout du monde ou même plus loin, réaliser leurs rêves, et les nôtres. Beaucoup d’acteurs, d’humoristes nés ou passés par ici repassent déjà par là, on vous en parle un peu plus loin. Il y a toujours un Ming en transit ou un Vitalic qu’on voit prendre leur petit déj’ en paix



place de la Lib, sans qu’on leur demande d’interview ou de dédicace. Ce qu’ils ne pourraient faire à Tokyo ou à New-York, peut-être. On ne compte plus les vignerons qui ont quitté, à un moment ou un autre, la route des grands crus pour aller prendre l’apéro à Neuve-York, comme nous avait dit un célèbre vigneron de Vosne-Romanée, qui en profitait pour faire des affaires. D’autres sont allés planter des vignes beaucoup plus loin encore. D’autres encore quittent tout pour aller faire un tour du monde en solitaire, ou presque, le bateau étant une bonne occasion de changer de vie et d’horizon tout à la fois. Certains ont gagné de l’or au milieu du désert, comme le concepteur beaunois de « La Boisson en Or » que tous les spectateurs du petit écran ont pu redécouvrir lors du reportage Sept à Huit diffusé sur TF1, fin janvier. Un petit tour d’horizon, au sens strict, pour vous changer les idées, voilà ce qu’on vous offre pour démarrer ce mag réalisé avec le concours de ceux qui sont partis un mois, un an, ou plus à l’étranger, ceux qui y vivent encore, le temps d’enregistrer un disque, créer un commerce ou une œuvre d’art… Et ceux qui reviennent, parce qu’ils ont leurs racines, leurs amis, leurs habitudes ici. Ainsi va la vie. ▀ Gérard Bouchu


Y’a bon Dijon

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New-York, New-York, Hervé Descottes, designer dijonnais Plasticien-éclairagiste, ainsi décrirait-on en mauvais français le métier d’Hervé Descottes, qui sort ce mois-ci un livre que les amoureux de l’architecture et de son rapport avec la lumière, dans le temps et dans l’espace, vont parcourir avec délice : « Designin with space & light ». Jolie revanche pour ce Dijonnais qui a quitté sa ville natale (ou presque) à 21 ans, sur un coup de tête, et vit aujourd’hui à New-York. Dire qu’il rêvait déjà ado d’apporter ses lumières au monde anglo-saxon serait un peu facile. Après une enfance dijonnaise sans histoire, il commence, à 13 ans, à s’intéresser aux variateurs de lumière synchronisés avec la musique de l’époque. San-Francisco, en hiver, pas vraiment le rêve américain. Il part pour Los Angeles. Travail au noir avant d’aller vers la lumière, vers ces ‘‘stars’’ qui vont lui demander d’éclairer leurs jardins pour que le spectacle continue. Mais c’est en revenant à Paris qu’il rencontrera les architectes dans l’ombre desquels il travaillera, les années suivantes, avant de devenir lui-même une référence sur le plan international. Il intègrera l’équipe de Pei, au musée du Louvre, lors de la réfection de l’aile Richelieu, apprendra beaucoup aux côtés d’un Frank O. Gehry (« Un bon projet, c’est un bon client »), entamera des dialogues avec tous ceux qui travaillent des espaces, à travers le vaste monde. Une tour pour Jean Nouvel, des restaurants un peu partout pour Ducasse. Jetez un œil, si vous le trouvez, sur son précédent ouvrage, ‘‘Ultimate Lighting Design’’ (teNeues) rassemblant nombre de ses « projets » devenus réalités : boutique Hermès à Paris, Jules Verne, fondations Louis Vuitton, Ciel de Paris… Depuis 17 ans, s’il fréquente le Bristol, le George V, le Plaza Athénée, il ne paye pas pour ça, on le paye, et cher. ▀ GB http://www.lobsintl.com/Type_Chronological.html

Hervé Descotte, rencontre improvisée dans la boutique Cédrin

Un jour dans la vie de Christophe Querry Christophe Querry a toujours eu deux passions dévorantes : le chant et le cinéma. On l’entend à Dijon, par intermittence du spectacle, dans les chœurs de l’Opéra quand certaines œuvres nécessitent des renforts. Vidéaste plus qu’amateur, avec son court métrage “Comment font les gens qui… ?”, il obtient le premier prix de Fenêtres sur courts en 2009 et… s’achète une caméra professionnelle. Bien lui en a pris, après plusieurs autres tournages de courts, il participe sur YouTube à l’appel de Ridley Scott incitant des internautes dans 192 pays à filmer leur quotidien. Pour ce long-métrage “Life in a day”, 331 co-réalisateurs seront sélectionnés parmi 80 000, dont 4 français et “Moutarde-Nonette” (cocorico dijonnais), Christophe est parmi ceux-là. Il s’en explique : “Même sans savoir qu’il s’agit de contributions éparses, on comprend que les participants qui montrent un petit bout de leur quotidien sont d’un peu partout dans le monde, des réalisateurs d’un jour, papillons éphémères qui ne se sont jamais vus, avant ‘‘ce grand rendez-vous’’ sur l’écran. J’espère moi, rencontrer les trois autres contributeurs français lors de l’avant-première et parler du film, de sa réussite ou de ses ratés. Je suis curieux d’entendre ce débat, et d’y participer en tant que contributeur, même s’ils n’ont finalement gardé qu’un seul plan assez court, au réveil. J’ose imaginer que Ridley Scott et Kevin Mac-Donald avaient plein de plans de gens au réveil, bien sûr, mais que c’est parce que le reste de mon petit film les a fait sourire qu’ils ont choisi de ‘‘m’offrir un gros plan’’. C’est une blague de ciné de dire que les acteurs payent pour avoir un gros plan, je le sais parce que j’en ai déjà eu un dans ‘‘Bon voyage’’ de Jean-Paul Rappeneau, lors d’une scène d’évasion avec Yvan Attal, c’est lui qui m’a fait cette blague, monstres d’égocentrisme que nous sommes, nous les gens du spectacle !!! Pour ce qui est des scènes sans moi, j’ai été saisi par la beauté plastique d’un certain nombre de plans, les jets d’eau par exemple, sans doute filmés avec un téléphone portable, les femmes aux percussions, un sousbois étrange, et presque apocalyptique. Il y a des clins d’œil touchants, comme ce jeune Palestinien, suivi de dos,

avec un maillot de football anglais et émouvants, comme celle de cet enfant cireur de chaussures qui parle de son père avec une étonnante maturité. C’est un film patchwork même si l’unité est donnée par la chronologie, du lever au coucher du soleil et la musique, magnifique, le miel du film, un peu dur à regarder parfois, en tout cas pour les âmes sensibles...” ▀ FP

Christophe Querry © Bertrand Kulik

Actualités de Christophe Querry : PARIS, du 17 au 29 mai au théâtre de la Bruyère. Rôle du scaphandrier dans La fiancée et le scaphandrier, opéra-comique de Claude Terrasse. FLORENCE du 28 au 30 juillet, opéra en plein air. Rôle de Turiddu dans Cavaliera Rusticana, opéra en un acte de Mascagni. DANS LE RESTE DU MONDE… Sortie du film «Life in a day» dont il est un modeste co-contributeur...




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Y’a bon Dijon

Yan Pei-Ming, un chinois à Dijon

Les Dijonnais à qui ce jeune homme timide avait proposé de faire leurs portraits ou de leur vendre un “Mao” et qui à l’époque avaient refusé gentiment doivent aujourd’hui s’en mordre les doigts. Des élèves des Beaux-Arts lui disaient : « T’en as pas marre de toujours faire la même chose, c’est bon là, Mao, on l’a assez vu » !? Les mêmes doivent se dire qu’ils auraient mieux fait eux aussi de ne jamais sortir de leur ligne directrice et ne jamais abandonner. Mais voilà, c’est un peu tard pour se réveiller. Maintenant les bobos dijonnais n’ont plus les moyens de s’offrir un de ses tableaux et la plupart de ses amis étudiants ont sombré dans l’oubli. Mais Mao lui est toujours là, il n’a jamais quitté les toiles de Yan Pei-Ming. Pourtant l’étudiant timide, transformé en peintre reconnu et facétieux va coucher sur sa toile bien d’autres personnalités : 120 brigands, son père, les employés du Crous, Mona Lisa, le Christ ou 34 orphelins chinois… Celui qui est devenu le pape (ou le papa, si l’on ne croit plus au pape) de la nouvelle génération d’artistes contemporains chinois, partage désormais sa vie entre son atelier à Ivry, ses nombreux vernissages à New-York ou Pékin et sa vie dijonnaise. Exposé à présent sur tout le globe, on ne le croise plus si souvent à Dijon et on n’ose plus l’aborder. C’est dommage, on aime bien son petit sourire en coin et ses yeux pétillants ! ▀ FP Expositions collectives à venir : Jusqu’au 30 avril, «Tracing the Milky Way», Tang Contemporary Art Beijing, Pékin. 14 mai - 18 septembre, “Courbet contemporain”, Musée des beaux-arts de Dôle. 11 juin - 11 septembre, “Big Brother”, Palais des arts et du festival, Dinard. Photographie : André Morin © Yan Pei-Ming, ADAGP, Paris, 2011.

Carlos Regazzoni, sur les rails

Carlos Regazzoni, sculpteur ferroviaire a débarqué à Fontaine-Française après avoir été “déménagé” des 6 000 m2 qu’il occupait à Paris en 2005. Invité par un amateur d’art, il achemine tout son atelier et le pose en vrac sur la pelouse du château. Imaginez la tête des villageois ! Sculptures monumentales de fer et d’acier, le gorille-extincteur, la Madone de la récup, le cheval de lames rouillées ou l’avion de Saint-Ex, trônent sur les trottoirs du village. Le bonhomme, comme ses œuvres, a plutôt du caractère et ça cause au coin du feu… Après plusieurs allers-retours en Argentine son pays d’origine, Regazzoni décide finalement de squatter encore plus grand dans le centre de Buenos Aires, tout près de la gare. Son château ferroviaire s’ouvre au public sous la forme d’une « cantine », El Gato Viejo. C’est Carlos lui-même qui guide la visite et partage avec vous le verre ou l’assiette de l’amitié. Attention, âmes sensibles s’abstenir, l’artiste a son franc parler et son antre, comme lui n’est pas “finesse et délicatesse’’ mais là aussi un bazar de rêve. “ Les ordures deviennent sculptures, la ferraille prend forme, des monstres surgissent de la friche industrielle : fourmis géantes à l’assaut des piliers d’autoroute, Rossinantes avachies dans les hautes herbes, Latécoères de la glorieuse époque de l’Aéropostale échoués contre les hangars…” ▀ FP www.regazzoniarts.com http://chroniques-de-sammy.blogspot.com http://www.article11.info



David Defendi : secret défense !

Photo - Focale.info- Thomas Hazebrouck

Quand on rencontre David Defendi pour la première fois, on s’attend presque à se retrouver avec une arme pointée sur soi, avec un type qui vous dicte la façon d’écrire son portrait. Mais, si l’habit ne fait pas le moine, la casquette et le cuir ne font pas non plus le voyou. Mais David a fait les 400 coups dans sa jeunesse, sous ses airs de faux dur, David est un garçon tout gentil. A 15 ans, il se découvre une passion pour la littérature et la poésie : Baudelaire, Cendrars et Conrad n’ont plus de secrets pour lui. Second coup de foudre : les Etats-Unis où il s’installe un an. Il revient en France pour des études de philosophie et de lettres. Diplômes en poche il retourne vivre quelques années en Californie. Le mal du pays le prend, il revient en terre bourguignonne : l’ado rebelle s’est assagi, il est désormais reporter et scénariste. Fort de son expérience de fils d’agent de la DST il écrit «L’arme à gauche», ou l’histoire cachée des événements de Mai 68. Le milieu sombre des voyous et des ripoux reste son domaine de prédilection : il coécrit ensuite avec Olivier Marchal la série policière «Braquo». Son actu : David Defendi prépare avec Frédéric Schoendorffer un scénario où politique, coups bas, pots de vin et autres agents sont étroitement mêlés... Sous la fiction, le documentaire n’est pas loin... ▀ VW L’arme à gauche (Editions Flammarion) Avec Olivier Marchal : Braquo (Editions Flammarion)


Y’a bon Dijon

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Christophe Lebrun court toujours !

Notre givré de décembre prépare activement le Marathon du Pôle Nord du 7 avril prochain. Son entraînement, entre le Jura et les entrepôts frigorifiques de STEF-TFE, lui a permis d’atteindre les -39°. Nous avons été les premiers à Bing Bang, et on n’en est pas peu fiers, à vous parler de son défi sportif extrême. Depuis la parution de notre article, effet boule de neige ! Christophe enchaîne les interviews sur les radios, dans la presse écrite et sur les plateaux de télévision. France 3 lui consacre un portrait qui sera diffusé le 4 avril, veille de son départ pour le cercle arctique. Les sponsors lui font aussi la cour(se). Un photographe belge, Raphaël Stroobants, ayant eu vent de son histoire, a même convoqué Petit Ours (Le)brun pour une mémorable séance photo. Semaine après semaine, un public curieux et enthousiaste se mobilise autour de Christophe. Un débat au forum Fnac où les auditeurs sont venus très nombreux l’écouter et le questionner, des conférences, dont celle magistrale à l’École de Commerce de Grenoble... Petit clin d’œil : lors de notre rencontre, notre star dijonnaise n’est pas passée inaperçue. Christophe y a signé son premier autographe sur... Bing Bang, comme quoi on sert quand même à quelque chose ! Cette notoriété soudaine ne fait pas perdre le nord à Christophe. Guidé par sa bonne étoile polaire, il continue de se battre pour l’association de Christine Janin, ‘‘A chacun son Everest’’. ▀ VW Pour suivre l’aventure polaire : www.polenord2011.blogspot.com www.achacunsoneverest.com www.npmarathon.com PubBigBang4

25/03/11

16:46

Page 1 Photo - Focale.info- Thomas Hazebrouck

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Y’a bon Dijon

Bruno Monange, le Doc du Doc

C’est un drôle de loustic que ce médecin là : aventurier dans l’âme, il a choisi de séparer son monde en deux. D’un côté la campagne bourguignonne, de l’autre la plaine du Kerala en Inde du sud ; six mois de “rempla“ ici pour six mois d’entraide là bas. Après avoir baroudé un peu partout c’est la rencontre avec la famille Deodhar qui lui a fait poser ses valises à Hav’ri. Médecins de père en fils, leur hôpital fondé en 1939 ne désemplit pas. Le Dr John, pionnier de la chirurgie sous cœlioscopie, soigne sans distinction les nantis et les très pauvres. Dr John viellissant, l’avenir du Deodhar Hospital est loin d’être brillant. Qu’à cela ne tienne, Bruno Monange se démène pour faire venir des volontaires, médecins comme lui, étudiants ou autres, prêts à faire le voyage pour aider Dr John. Si vous n’avez pas la fibre du voyageur, parrainer l’éducation d’une fille peut aussi se faire de son fauteuil et votre action sera la bienvenue. Depuis, Bruno a une troisième vie, derrière son ordinateur, au micro ou en conférence pour parler de cette toute jeune association franco-indienne, afin de continuer de prodiguer soins et programmes de développement de façon bénévole, pour les plus défavorisés. À suivre, grâce à vous ! ▀ FP www.aidonsdrjohn.org

Lucienne Delille… aux trésors

Iles lointaines, océans et icebergs, rivages inconnus et déserts sans fin : Lucienne Delille publie dans l’album ‘‘Aventuriers et Explorateurs de Bourgogne’’ (Editions de l’Escargot Savant) les portraits d’aventuriers et de savants bien de chez nous, hommes et femmes, qui sillonnent le monde depuis des siècles. De Jeanne Barret qui se fit passer pour un homme pour s’embarquer dans la grande aventure en 1767 à la spationaute Claudie Haigneré, née au Creusot et première femme embarquée à bord de l’ISS, la station spatiale orbitale internationale, ils ont reculé les limites de l’espace et de la science et ouvert l’esprit des jeunes générations. De nos jours, Patrice Franceschi, capitaine-écrivain du navire d’exploration La Boudeuse, Christian Kempf, éditeur et voyageur polaire, le méhariste dijonnais Régis Belleville, spécialiste du Sahara (il en tenta la traversée de l’Atlantique à la Mer Rouge en solitaire) et sa compagne exploratrice et peintre Karine Meuzard, nous ouvrent la voie des grands espaces. Quant à Maurice Thiney, de la Société des Explorateurs Français, de retour après trois mois au Bengladesh, il recevra officiellement le 5 avril le Sceau des Maires de la Ville de Dijon pour l’ensemble de son parcours. Les vies de tous ces insatiables bouffeurs d’horizon sont tournées vers la connaissance de notre monde, vers la rencontre des autres, vers la joie de vivre dans un univers d’une beauté sidérale. Leur message est clair : pas besoin d’aller loin pour ressentir le frisson du voyage, il suffit de quitter son canapé et de faire un pas dehors. Lucienne Delille ne conseille que ce que la prudence déconseille. Accrochezvous, le bonheur se mérite, on va ramer, mais que la vie est belle ! ▀ OM www.karinemeuzard.com - www.regisbelleville.com http://la-boudeuse.org - www.societe-explorateurs.org www.escargotsavant.fr

Dona-Maria Ilinca-Dobrica : ils nous rendent fous, ces Roumains !

C’est par amour pour la France que cette toute jeune étudiante roumaine s’est installée à Dijon. Francophile, voyageuse inépuisable, multidiplômée et polyglotte (les lycéens français un grave souci grave à se faire quand on voit le niveau d’excellence des étudiants étrangers), Dona met toute son énergie et ses compétences dans l’action culturelle et festive. Tournée en particulier vers l’Est (via le Lycée Carnot, Science Po Dijon et le Consulat d’Allemagne notamment), les Dijonnais ne s’en rendent pas compte mais notre ville vit grâce à ses étudiants étrangers. Cette Bourguignonne d’adoption, d’un optimisme à toute épreuve, s’est donc mis en tête de favoriser les rencontres entre étudiants internationaux et français, en y associant l’université de Bourgogne et les acteurs culturels de la ville. Voyages de découverte, soirées estudiantines thématiques dans les bars et boîtes de Dijon, cafés polyglottes ouverts à tous et repas d’été sur l’herbe où chacun apporte un plat de son pays : Dona-Maria et son équipe de l’association InsiDijon rêvent de transformer petit à petit Dijon en une dynamique auberge espagnole. Dernier fait d’armes : un flashmob Spécial Chouette pour la diversité à Dijon place François Rude, qui a réuni plusieurs dizaines d’étudiants, masqués et sautillant comme des volatiles, le froid aidant. ▀ OM http://focale.info/?p=8316 http://mediaaujourdhui.blogspot.com - InsiDijon : http://ixesn.fr




L’Autre Entrée l’autre sortie des Dijonnais fûtés Voulez-vous surprendre amis ou touristes en quête de terrasses cachées? En voici deux que les amoureux de beaux hôtels particuliers, et les amoureux tout court connaissent déjà. D’un côté, rue Sainte-Anne, côté cour, si calme, si beau, le jardin des Oenophiles. Et celui, plus secret, de l’Autre Entrée qui, comme son nom l’indique, donne sur la rue Berbisey. Une seconde adresse où l’on peut déjeuner d’un plat du jour ou boire un verre, en fin de journée, en grignotant tapas, tartines, charcuterie… Un lieu chaleureux où l’on peut se poser dans des fauteuils couleur taupe, sur fond de musique jazzy, au milieu des clients de l’hôtel mitoyen, heureux de trouver un bar coloré pour un dernier verre. Mieux vaut réserver si vous voulez une table dans la célèbre cour du XVème, au pied du vieil escalier. Un lieu secret qui, tout comme la cuisine, a pris les couleurs du temps.

Nouvelle carte Bistrot : tartare de bœuf préparé au couteau, œufs cocottes selon vos envies, Wrap… Sans oublier les assiettes à partager : Ardoise de tapas, assiette foie gras, charcuterie. Les Œnophiles 18 rue Sainte-Anne. Tél. : 03 80 30 73 52 www.hotelphilippelebon.com

L’Autre Entrée Richard, Isabelle, Vincent, Laurent et Nicolas

19 Rue Berbisey. Tel. : 03 80 30 53 55 www.lautreentree.com

Formule midi :

15 » entrée, plat ou plat dessert 11 » plat du jour

Formule soir :

20 » entrée, plat, dessert Verre de vin à partir de 3 »

AGENDA SOIRÉES CONCERTS FORMULE À 25 » Entrée + plat + dessert (TOUS LES 15 JOURS)

Avril :

Samedi 9 : FEVER Samedi 30 : Black et BEAUTIFUL

Mai :

Samedi 7 : G KEY’S Samedi 21 : SWINGING COOL

Juin :

Vendredi 10 : YURI QUINTERO LATINO LIVE Mardi 21 : Fête de la musique avec FEVER


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Y’a bon Dijon

Textes : Fred, O.M. & V.W. Photos : Vincent Arbelet & Jean-Daniel Claux

Vis ta vie…

Elektrisk GØ nner – DR Vincent Arbelet

Vis ta vie… musicale. C’dans l’R du temps : Vitalic est plus (reconnu) en Asie ou aux USA que dans les rues de Dijon, où il vécut l’Anfer plus jeune. C’est un autre Dj bien connu des noctambules qui vous le présente, tandis qu’Olivier lève le voile sur le mystérieux groupe masqué Elektrisk GØnner. Véronique, elle, nous parle du SALM, rien à voir avec le Slam, dont vous savez tout, depuis la dernière Nuit du Slam dijonnaise et ses affichettes collées jusque sur les poubelles…

Elektrisk GØnner : la banane élec-trique

Dijon abrite des formations musicales improbables qui font enfin danser la ville, telles Britt Hortefunk, étrange groupe franco-moldave en résidence, aux apparitions ultra-rarissimes, qui balance du mix jerk-disco à fond de bar ou de cale de Péniche. Le top du top est atteint avec le mystérieux groupe masqué Elektrisk GØnner. Vêtus de veste de sport orange à capuches et masqués comme Fantômette, ces extraterrestres bondissants pourraient sortir de l’ovni de Roswell. Surgi de nulle part, révélation des Eurockéennes 2010, le jeune crew dijonnais enchaîne les dates prestigieuses : Concert de Rentrée de Dijon, Noumatrouff Mulhouse, festival One Of A Million à Baden chez nos voisins Suisses… et l’on parle de dates intercontinentales. Leur rock-hip-hop déménage sur scène. Ca chatouille la plante des pieds, ça secoue nos gambettes, et ça réveille la belle endormie ! Ils viennent de Dijon, Paris, Copenhagen et même du Canada (!) mais personne ne connaît le visage des musiciens d’Elektrisk GØnner. Certains ont cru reconnaître aux platines Elvis Press Play, sosie dijonnais filiforme du King de presque deux mètres. De Benjamin GØnner, on sait seulement qu’abandonné à Toronto il fut élevé en France par un père guitariste punk et une mère écossaise, jouant « du ukulélé dans le célèbre groupe folk psychédélique Incredible String Band ». Quant à la fantasmatique hôtesse de l’air, masquée elle aussi, brandissant sur scène des pancartes marquées « let’s dance » et « show your boobs », on kiffe grave, et on va les montrer, nos seins ! Attention : le cd sort bientôt ! OM www.facebook.com/elektriskgonner www.elektriskgonner.com Album : http://www.youtube.com/ watch?v=kRAL2u9RcGo

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SALM n’est pas du Slam

Vous aimez l’électro mais avez une aversion pour la musique symphonique ?! Ou vous pensez que tous ces sons sortis d’un Mac ou autre PC ne ressemblent en rien à la création de grands compositeurs classiques ?! SALM (Something A La Mode) réconcilie tout le monde. Qui se cache derrière ce nom franco-anglobourguignon ? Deux jeunes dijonnais, à la vingtaine à peine entamée, Thomas Roussel (violon) et Yannick Grandjean (violoncelle) qui se connaissent depuis toujours et qui ont affuté leurs archets au Conservatoire de Dijon. Les 2 compères revisitent les morceaux classiques mais surtout en composent de nouveaux, avec un savant mélange d’électro. Depuis 2 ans environ, ils créent l’évènement dans tous les endroits branchés européens, après avoir été repérés par Bob Sinclar et un contrat signé dans la foulée chez Yellow Productions. Karl Lagerfeld himself a donné de sa personne dans leur clip « Rondo Parisiano » ! Et si vous avez prêté l’oreille lors du défilé Chanel hiver 2011/12 pendant la toute récente Fashion Week, vous avez pu reconnaître la SALM touch’. Applaudissements !!!... VW « SomethingALaMode » SomethingALaMode, Yellow Productions « 5.A.M » SomethingALaMode, Yellow Productions


Y’a bon Dijon

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Vitalic by Fred

Fred et Vitalic sont tous les deux des bébés de l’Anfer, ancienne boîte culte dijonnaise, ceci dit pour les nouveaux arrivants. Élevés au son, ils en ont toujours derrière les oreilles. Fred Poirier dit Caulier, Dj pour les amis, joue maintenant une fois par mois au Septime et Vitalic fait son show au bout du monde devant des milliers de fans. Amis dans la vraie vie, ils se retrouvent en tête à tête. Pour nous, pour vous, pour eux, surtout.

Interview

Fred : Tu es resté fidèle à tes inspirations, pourtant tu aurais pu avoir beaucoup plus de succès en faisant plus « people » ? Vitalic : Attention, pour quelqu’un de l’Underground Techno, je suis commercial, pour ceux qui écoutent Bob Sinclar ce que je fais est inaudible, et d’une… et de deux, la gloire et l’argent sont des mirages et je suis trop vieux pour rêver à ces trucs là. Je vis très bien, je voyage, j’ai la vie que je voulais. Je cherchais à avoir un certain succès, c’était cohérent avec mon projet. Des fois ça me traverse la tête, je me dis « tiens je vais essayer de faire mon Bob » et au final en studio, je cherche des trucs tout dingues qui vont à l’opposé. Finalement je fais ce que j’ai envie de faire et au moment ou j’en ai envie. Fred : Tu es cigale ou fourmi ? Vitalic : Je suis plutôt cigale. Je chante tout l’été et l’été dure toute l’année puisque je suis en Europe quand il fait beau et en Australie, au Japon ou en Amérique du Sud quand c’est l’hiver ici. Fred : Tu passes la musique des autres, ça te plait, les Dj sets ? Vitalic : Je ne me vois pas vraiment en Dj, c’est plutôt une sélection musicale. Je continue à en faire, comme en Chine et en Corée, parce que ça me plait, mais on me voit plus comme un musicien de live. Je ne me force pas à grand-chose en règle générale. C’est un plus, pour le fun. Fred : On connaît beaucoup de Dj producteurs des années 90 devenus quasi anonymes. Comment tu abordes la prochaine décennie ? Vitalic : Il y a des moments ou le fluide est là et il faut être derrière son équipement pour dire quelque chose et d’autres fois où on peut y passer des semaines entières et ne rien produire. Ça ne me fait pas peur. Si ça s’arrêtait, ça ne m’ennuierait pas plus que ça, je pense que j’aurais conscience si ça n’était plus mon truc et je quitterais ça assez facilement pour faire quelque chose d’autre. Mon show en 5 ans, en taille, en succès a vraiment progressé. Après on ne peut pas savoir, peut-être que d’un coup on est K.O. hors du son, c’est arrivé à plein de musiciens. Je ne peux pas m’angoisser à l’avance là dessus. Fred : Très personnel : tu préfères draguer ou te faire draguer ? Vitalic : Je ne drague jamais. Mon style de drague, c’est le no drague.

© 2007 Vitalic & Vincent Arbelet

Fred : Après cette grande tournée en Australie, tu es plutôt content de revenir chez toi ? Vitalic : Je ne fais pas comme les groupes de rock de longues périodes de concerts et ensuite un long retour en studio. En tournée, dans ma chambre, je déplie mon petit studio mobile et je fais de la musique, les deux marchent toujours en continu. En ce moment je fais un peu plus de tournée, même si je commence à baisser mon rythme de dates pour le prochain album. Mon studio à Dijon, c’est comme un cuisinier avec sa cuisine où il a ses marques. J’aime bien terminer mes morceaux chez moi et travailler mon live à Dijon. J’aime rentrer mais j’ai la bougeotte, au bout de quelques jours j’ai envie de repartir. C’est un rythme pris comme ça. Malgré tout je suis né ici, j’ai ma famille, mes amis, je n’ai pas envie de faire une croix dessus. Fred : Tu changes de style entre chaque album, tu n’as pas peur de décevoir tes fans ? Vitalic : Le son change, c’est risqué évidemment mais le plus gros risque c’est de ne rien changer, de rester sur place. J’ai fait un album disco, je n’ai plus envie d’en faire un autre. M’enfermer dans mon propre son me fait peur donc, en général, je fais l’opposé de ce que j’ai dit juste avant. Mon dernier album était très instrumental, aérien et contemplatif, le prochain sera assez dur, punk avec des vraies voix, des intervenants. Fred : On va te voir à Dijon ? Vitalic : ça n’est pas signé ! Albums : Ok Cowboy 2005, V Live 2007, FlashMob 2009 Fred Poirier dit Caulier – Dj set une fois par mois au Septime

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Y’a bon Dijon

Texte : FP & GB Photo : DR

Bons baisers de partout Aller se faire voir ailleurs, puis revenir, pour repartir à nouveau. On a rencontré en Martinique un célèbre charcutier dijonnais parti sur son bateau faire la promo des vins de Ladoix-Serrigny dans les îles, où ils arrivent légèrement imbuvables, mais c’est le geste qui compte. On a retrouvé le plus célèbre des animateurs bourguignons dans son riad à Marrakech et en Guadeloupe, un couple parti d’Avallon pour construire un nid écolo, près de Deshaies. Paola, qui ne coiffe pas que ma chienne, quoique certains puissent penser, est partie avec son mari aux USA réaliser un rêve de jeunesse, au point qu’ils veulent s’y installer et on vous a dégoté, au Maroc, un autre bâtisseur de rêves, pour vous changer d’horizons (voir plus loin Bons baisers de Marrakech). Il y en a plein d’autres, dont on attend des cartes postales, pour la prochaine fois…

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Une dijonnaise à Tahiti (souvenir de voyage)

La folie Marrakech : Lionel Rousseau ne sert plus la soupe, mais le thé !

18 heures de vol plus 3 heures de passage de douane, je les mérite vraiment les plages et les cocotiers de Tahiti… Me voici au petit matin, rincée, l’œil glauque, moite mais avec un sourire béat, enfin arrivée à Papeete. Dès l’aéroport les vahinés sont là. Elles se dandinent nonchalamment au son du Ukulélé et m’offrent une fleur de tiaré. Je suis déjà dans l’ambiance. Ça commence par un tour de l’île en voiture avec arrêts de rigueurs partout où il faut. Le trou du souffleur, les jardins, les cascades sous un orage aux gouttes tellement énormes que je me suis crue sous la cascade, les moustiques en plus. Bon, on ne peut pas dire que c’est beau partout. Les paysages, la flore, la mer, les plages de sable noir, c’est grandiose mais les maisons, les églises (à la tonne, anglicanes, chrétiennes, du Saint-Esprit, des frères Machins), c’est pas vraiment joli-joli. De temps en temps une tombe au bout d’un jardin -ici c’est chacun ses morts- décorée kitch rehausse le tout. Arrêt déjeuner dans une maison très colorée et fleurie. ça y est, je comprends pourquoi les tahitiens sont un peu enveloppés, portions à l’américaine multipliée par deux pour tous ! Avec mon kilo de risotto et mes 25 beignets de crevettes, donnez moi donc un litre de bière Hinano, svp. C’est sûrement pour ça que les tahitiens sont vraiment gentils, aimables et prévenants. D’abord, ils sont au milieu du Pacifique, ensuite ils sont repus. Le lendemain, bateau vers Moorea, autre île volcanique avec ses petites merveilles, la baie de Cook, d’Opunohu, ses poissons multicolores, ses fleurs partout et surtout sur la tête des femmes, ses joggeurs qui transpirent sur l’unique route de l’île, ses plages sublimissimes et publiques où les jardiniers nettoient les cocoteraies avec des casques… Pour la nourriture, restez locavore et goûtez aux bananes acidulées, ananas, poissons aussi bons que beaux, haricots verts géants, patates douces, lait de coco. Vos papilles en redemandent. Waoh, la Polynésie, c’est vraiment un paradis. FP

C’est un de mes grands souvenirs de l’époque Bien Public, quand ce journal était le seul lien avec la civilisation pour beaucoup de personnes aux confins de la Bourgogne. Il vendait, il animait, il faisait la pluie et le beau temps. Je parle de Lionel Rousseau, pas du canard lui-même. Il arrivait à rendre populaire un Broissia passé à Bèze saluer les mains enfarinées de celles qu’il allait sacrer reine de l’Andouille (le roi des Cornichons, c’est Lionel qui s’en occupait). Il continue aujourd’hui de servir la soupe, mais pour lui, une soupe marocaine, dans son riad Badra, au cœur de Marrakech. Ou le thé, selon l’heure de votre arrivée. Il continue néanmoins de revenir à Dijon pour des animations bienpublicaines, il a la foi et un certain savoirfaire, ma foi ! GB www.riadbadra.com


Y’a bon Dijon

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USA : t’as raison ma Paola ! Paola coiffe et décoiffe tout à la fois. Ses clients sont à son image, à la fois dans l’air du temps et dans d’air du vent : on va dans son salon de coiffure en se disant qu’on aura, en sortant, une drôle de tronche… au sens strict, car on se marre bien (un peu moins le lendemain, quand il faut se coiffer seul !). Comme c’est la panique pour se garer quartier Jean-Jacques, Paola avait deux solutions : la marche avec sa chienne, ou la moto. Cette dernière passion l’a emportée, loin, puisqu’elle a fini dans un pays à la taille de ses rêves, les USA. Sur une moto de légende, pour un voyage sur les pas du vieux John (Wayne). L’an prochain, elle repart et cette fois peut-être qu’ils la garderont ! T’as raison, ma Paola, a du lui dire son Roberto de mari, on va aller s’installer là-bas, pour souffler un peu. C’est comme ça qu’un quartier se dépeuple, à force de décourager toutes les bonnes volontés. GB

Guadeloupe story : un nid écolo bourguignon à Deshaies Coup de cœur, forcément, pour ce nid perché dans les hauteurs de Deshaies, repris par deux Bourguignons écolos aussi courageux qu’inconscients. On se sent bien dans cet espace préservé, avec vue sur la mer, que Stéphane et Véronique ont métamorphosé en quelques mois. Leur sens de l’accueil, leur disponibilité, leur tempérament écolo pas triste font le bonheur des visiteurs, bourguignons ou autres (ils ont l’esprit ouvert, ce qui n’est pas toujours le cas par ici !). Chez eux, atavisme oblige, l’apéro du soir n’en finit plus. On peut dîner sur place, mais le village et la plage de Grande Anse sont à quelques centaines de mètres, avec leurs restos. Profitez-en, car ils ne resteront pas longtemps là-bas, Véro et sa fille ayant déjà la nostalgie des brumes et des pluies de leur Morvan natal. On a promis à Steph, pour le consoler, de lui laisser construire une cabane dans les arbres à la Colombière. Un gîte écolo aussi rigolo, à Dijon, pourrait faire un carton. Manque la mer. Détail. GB Résidence O coeur de Deshaies : www.ocoeurdedeshaies.com



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Y’a bon Dijon LE

BUZZ DU

MOI(S)

Regardez Voo (TV)

Entre polémiques, bons mots et licenciements… Jean-Louis Pierre, le nouveau directeur de Voo TV, a accepté de s’expliquer sur la deuxième vie qu’il entame après 30 années passées au Bien Public. L’occasion de calmer un peu le jeu après une arrivée mouvementée… Vous avez raté un épisode ? On refait le pitch… Rendez-vous est pris dans une petite brasserie qu’il connaît bien… Il accepte de parler après une prise de fonction pour le moins mouvementée. Jean-Louis Pierre, le directeur de Voo TV, la joue décontracté, ouvert, souriant… L’ancien rédacteur en chef du Bien Public a pourtant connu « des premières semaines difficiles ». Le retrait de Max Rebouillat, à l’origine de la chaîne, quatre suppressions de poste pour essayer d’en faire « une entreprise rentable », des railleries sur une « TV municipale » qui n’intéresse pas grand monde, sa mauvaise tirade enregistrée sur une vidéo pour « ironiser » sur le journalisme de caniveau (lire le billet d’humeur de Jean Maisonnave), son réseau d’amis qui lui aurait offert une retraite dorée après trente années passées dans le quotidien local… Jean-Louis Pierre est habillé pour l’hiver.

Beaucoup de bruit pour rien Il faut reconnaître que la jeune chaîne de télé a joué plus de « voo-voo zéla » en dehors des plateaux que sur l’antenne. Le nouveau directeur en est conscient, reconnaissant à demi mot sa part de responsabilité… Beaucoup de bruit pour rien donc, pour cette TV locale qui « vous regarde » mais qui reste peu regardée. La faute à sa programmation, à sa faible couverture dans l’agglomération… ? Un constat que l’on devine gênant pour l’ancien rédacteur en chef du Bien Public, habitué à jouer les premiers rôles. Lui annonce qu’il n’a pas l’intention d’en faire un média « glamour » mais davantage « une télévision d’initiatives locales, de complément aux grandes chaînes ». Mais n’allez

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L’âge de Pierre

pas lui faire dire qu’il manque d’ambition : « c’est une jeune télévision mais nous devons réussir à imposer notre marque », annonce-t-il. Comment ? Il n’a pas de recettes miracles sur le contenu. D’abord réussir à équilibrer les comptes. Le budget est aujourd’hui de 850.000 euros, il précise qu’il était d’environ 1,1 million d’euros avant qu’il ne prenne ses fonctions. Nous lui faisons remarquer que ça paraît cher pour une chaîne qui ne diffuse qu’un journal de 7 à 8 minutes et un direct de 45 minutes par jour, rediffusé quotidiennement 7 fois. Sans compter les nanards, lui les appelle les « feuilletons vintage » qui occupent la grille. « Je ne suis pas un homme de télé mais j’ai rapidement compris que pour faire une minute d’antenne, cela nécessite une heure de travail », indiquet-il. On comprend vite qu’on ne pourra pas le taquiner sur le contenu de sa programmation, même si certains stigmatisent son mauvais côté « local ». Jean-Louis Pierre nous expliquera que la télévision est un média qui nécessite de gros moyens et qu’il n’en a pas forcément à disposition pour faire mieux. Et nous suggère qu’il a rejoint le navire en cours et qu’il n’a donc pas besoin de justifier l’existence même de cette chaîne, financée aujourd’hui à hauteur de 35% par les collectivités (notamment Dijon, Le Grand Dijon et le Conseil régional), à 32% par des investisseurs privés, 15% par Dijon Première, 10% par la Caisse d’épargne, 5% par le Bien Public et 3% par Demain TV. Jean-Louis Pierre assume et se dit confiant pour l’avenir. Notamment parce que Voo Tv est désormais disponible grâce à Numericable, la TNT et prochainement via les box de Darty, Free et Orange… Il sera temps alors de faire parler la loi de l’audimat. ▀ PL


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Facebook Le faux ami ! Ah le virtuel ! Quel beau monde parallèle qui s’évertue à singer le monde réel. Paradoxal non ? Ce n’est pas tous les jours que l’on cite Montesquieu… enfin, pas de triomphalisme mal placé car c’est dans un article paru dans Slate que l’on a trouvé cette belle phrase. Le penseur écrivait ces quelques lignes : “Si on ne voulait être qu’heureux, cela serait bientôt fait. Mais on veut être plus heureux que les autres, et cela est presque toujours difficile, parce que nous croyons les autres plus heureux qu’ils ne sont”… Tout ça pour dire que ledit Montesquieu, il savait penser… Qui aurait cru que sa philosophie trouve écho aujourd’hui face à des jeunes qui s’éclatent sur les réseaux sociaux ? Enfin en apparence. C’est ce qu’avance un doctorant en psychologie au sein de la prestigieuse université de Stanford, aux États-Unis, dans un article intitulé “Le malheur est une chose plus partagée que les gens ne pensent”, paru dans le très sérieuse revue Personnality and Social Psychology Bulletin. Alex Jordan s’est promené dans les arcanes de Facebook pour observer les récations

des “amis”. Ses conclusions sont sans appel. Selon lui, l’homme a tendance à surestimer le bonheur des autres… mais les réseaux sociaux renforcent cette tendance et pire, provoquent une nouvelle forme de culpabilité. Les autres sont heureux et pas moi ! Résultat : Facebook et son petit monde virtuel où tout le monde il est beau, il est gentil, nous inciterait à devenir plus tristes que nous ne sommes.

Le gentil monde des bisounours Sur Facebook, on aime ou on n’aime plus mais on ne déteste pas, on n’a pas le droit de négativer… Les réseaux sociaux nous fontils vivre dans un monde de bisounours pour nous faire positiver ? Pas sûr, d’après notre professeur en psychologie, qui ne voit pas dans cet isolement de “coolitude” qu’une compétition pour donner l’impression d’être heureux. Oui, ça fait mal mais c’est ainsi…

BILLETS DE RETOUR 1

Histoire de balayeuses, et autres fariboles On rentre dans de bonnes dispositions, et puis on tombe là-dessus et on reste coi : «Jean-Louis Pierre, le directeur de la chaîne VooTV, a exprimé le voeu de (…) voir (…) passer un peu plus souvent les balayeuses municipales pour éradiquer une fois pour toutes le journalisme de caniveau». Fichtre, je le connais depuis longtemps Jean-Louis Pierre, c’est un homme d’ordinaire très prudent, d’une extrême urbanité. Comment donc expliquer cette ire jupitérienne, cette rageuse saillie ? On perçoit derrière le dur mépris pour la piétaille plumitive la douleur de l’homme blessé, le courroux du zélateur indigné, mal dissimulés par la martiale fantaisie de l’image. Mais surtout, on est en devoir de s’interroger. A qui peut bien être destiné un dard aussi venimeux ? « Eradiquer », « Caniveau » ! pourquoi pas le kärcher ?!

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Facebook “fait écran” à la réalité. On est là aujourd’hui, avec l’émergence du sentiment que la vie de chacun n’est clairement pas à la hauteur de ses attentes. Pour ne pas finir sur votre dépression, trouvez un peu de réconfort dans une valeur refuge, le livre. Gretchen Rubin publie “The Happiness Project” ( www.happiness-project.com ), qui nous sort de la morosité ambiante. Ce bestseller, qui devrait être traduit prochainement, a la prétention de nous redonner le sourire. Son auteur en a eu l’idée un jour en faisant ce terrible constat : “Les jours sont longs, mais les années sont courtes”. Bref la vie l’ennuie, elle plaque tout, part à l’aventure. Aujourd’hui là revoilà qui nous vend ses petits conseils : “Apprenez à être idiote” et autres préconisations vous incitant à vous libérer de votre côté matérialiste… Pour les accros indécrottables, sachez que cette prédicatrice a bien sûr sa page Facebook ! PL

Qui se voit donc ainsi voué aux gémonies ? « La Gazette » ? C’est la pensée qui vient. Mais non, il s’agit d’une réelle tentative journalistique. « Le Journal du Palais » ? C’est un bulletin sérieux, informé souvent. « Dijon Scope » ? Même remarque, en moins écrit. « Bing Bang » ? Impossible. La concentration des talents y est si considérable qu’on ne saurait s’y attaquer sans se déconsidérer soimême. Reste «Le Bien Public». Voilà, bien sûr. Ce dard, c’était la flèche du Parthe ! On sait qu’après des lustres de collaboration folliculaire, votre rupture fut en effet douloureuse et que sans une reconversion pour ainsi dire miraculeuse, tu aurais pu en souffrir davantage, je comprends l’imprécation après l’injuste outrage, j’ai connu ça. On excuse la rage vengeresse, peut-être même l’anathème collégial ; mais ta réaction, Jean-Louis, semble tout de même un peu radicale, d’autant que la presse écrite a déjà bien des problèmes. Et puisque te voici nouveau directeur de la télé municipale, je ne saurais trop t’inviter à résister à la tentation des balayeuses. Ou alors, demandeleur de passer devant ta porte. Vu ce que j’ai vu, il y a du boulot. Et comme dans cette histoire de VooTV, il y aurait déjà pas mal à dire, n’en rajoute pas. Soyez bons, c’est la seule chose. Bons et libres. ▀ Jean Maisonnave


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L’Atelier Créateur d’Idées Capillaires 11, rue du Docteur Chaussier Tél : 03 80 30 38 62 Sans rendez-vous

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Y’a bon Dijon

* Non mais laissez-moi manger ma banane ! Des infos piochées ici ou là et parfois sorties de nulle part… La Russie va disparaître.

Les vaches ont la gueule de bois.

Ce n’est pas moi qui le dit, je l’ai lu dans Courrier International. D’ici 2150, plus rien, ou plutôt, plus personne. Les russes ne font plus d’enfants. On ne parle même plus de baisse de la population mais bien de dégringolade cataclysmique ! La Russie va être rayée de la carte, le Russe est en voie de disparation. Et pendant ce temps, la France explose avec des taux de fécondité record, l’Europe franchi la barre des 500 millions d’habitants. Ben alors, c’est la crise ou c’est pas la crise ? Moi qui croyais que le moral des Français était en berne, en fait, j’ai encore rien compris…

« Janice Ravndahl complète chaque jour le repas de ses bêtes avec un litre de vin rouge ». D’après l’éleveuse canadienne les bovins seraient vachement plus détendus et la viande, plus tendre. Et elle ajoute : « Les vaches meuglent beaucoup plus et sont devenues vraiment bavardes ». J’ai essayé de donner du Redbull au cochon de la ferme d’à côté, il ne s’est pas envolé. Comme quoi, il ne faut pas toujours croire ce que l’on lit dans les journaux… (et ce que l’on voit à la TV).

Google power. J’hésite encore : Metropolitan Musuem of Art ou Château de Versailles ? Et puis non tiens, je vais me faire le musée Van Gogh à Amsterdam. Merci Google, en deux clics me voici dans les couloirs de cette galerie légendaire. J’ai même réussi à me perdre. Art project, le dernier né de Google, met 17 musées à portée de clics… En attendant que le musée des Beaux-Arts de Dijon termine son lifting, il y a des expos et des vraies, notamment celle consacrée aux coulisses des Restos du Cœur… Forcément c’est moins drôle, mais c’est la vraie vie ! « Au cœur des Restos », photographies de Pauline Tylinski, du 11 au 16 avril à la Maison des Associations de Dijon puis courant juin dans le resto d’Ikéa.

Un dîner presque parfait. J’ai toujours détesté le dimanche. Comme beaucoup de gens d’ailleurs. Chacun y va de sa petite recette miracle pour contrer le blues du dimanche soir (le premier conseil à donner étant évidemment d’éviter Drucker). Pour tous les célibataires au bord du suicide dominical, Pasta Party propose « des dîners le dimanche soir pour vous permettre de rencontrer d’autres célibataires autour de bons plats de pâtes ». J’avoue, ça m’a déprimé quand j’ai vu ça. Je ne sais pas si ça vient du côté célibataire, dimanche soir ou des nouilles. Ou les trois en même temps (ou si parce que la rédaction de Bing Bang a tenté de m’y envoyer de force). Mais finalement, c’est peut-être plus fun que de zapper entre les cadavres des Experts, les dessous de la prostitution de Zone Interdite ou Faites entrer l’accusé ! Une fois par mois à Dijon. www.pastasparty.com EC

J’ai fait comme un million de français. J’ai acheté (et lu) « Indignez-vous » de Stéhane Hessel. Un million de fois 3 euros, ça fait 3 millions d’euros. Ce sont ses héritiers qui vont être contents et qui risquent de s’indigner contre l’ISF. En 20 minutes, c’est lu et digéré. 1# Trouver un motif d’indignation. 2# Changer de système économique. 3# Mettre fin au conflit israélo-palestinien. 4# Choisir la non-violence. 5# Endiguer le déclin de notre société. Sur le fond, c’est incontestable. Le bonhomme remet les pendules à l’heure et les idées en place… sans hurler, sans véritablement donner de solutions, mais avec des mots justes. Disponible partout où on vend des bouquins ! * Philippe Katerine sera en concert à la Vapeur le 16 avril 2011

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Internet fait sa place au soleil Café-terrasse-soleil place de la Libération : que demander de plus ? De l’information indépendante, indiscrète et incorruptible… Banane comprise !

Banane ? Quelle banane ?...

«La presse, la majorité, l’opposition : tout le monde savait», souligne Bernard G.*, proche observateur du milieu politique dijonnais. Savait quoi ? Que Marie-Thérèse Poujade, épouse du maire qui a gardé les clefs de la mairie de Dijon pendant trente ans, était soupçonnée d’occuper un emploi fictif à la mairie de Paris... A l’heure où s’enlise le procès de Jacques Chirac, ancien président de la République poursuivi pour avoir monté un véritable système autour de cette pratique alors qu’il était maire de la capitale, dijOnscOpe s’est penché sur la facette dijonnaise de ce scandale national... Edifiant : tout le monde se renvoie la banane chaude !

Les bananes chaudes justement…

Pendant ce temps, côté Victor Hugo, les habitants scandent en cœur : «Rendez-nous le soleil !»… ou plus poétiquement : « Nique le projet Seger »... Organisés en association, les Dijonnais du quartier huppé se sont unis contre le projet immobilier de Seger, visant à construire un immeuble d’une vingtaine de mètres de haut. Finalement, après être passés par la case Mairie, ils ont obtenu un abaissement de quatre mètres de la hauteur du toit... Langage fleuri qui nous a rappelé une autre rencontre début mars, avec les forains du cirque Zavatta Fils. Installé sur la commune de Quetigny, ils ont multiplié les affichages publicitaires sauvages, que les anti-pubs du coin se sont empressés d’aller retirer. Témoin de la scène,

dijOnscOpe a pu apprécier la prose des forains. Fleuron : «Les journalistes, on leur casse les côtes !» ou encore : «Chut la fille, laisse parler les gars !»...

Les bananes glissantes…

Finalement, cessez de culpabiliser si vous n’avez pas le moral : c’est la faute de la lune ! Exit le journalisme d’investigation et les recherches scientifiques (pas assez glamour !) ; bienvenue aux « études » menées par les… Les quoi d’ailleurs ? Peu importe ! La dernière en date nous révèle que le Smartdate Labs – « laboratoire de recherche » du nouveau site de rencontre en ligne Smartdate – « s’est aperçu que les comportements des célibataires évoluaient au fil du mois ». Ainsi, à l’approche de la Pleine lune – surtout si elle a lieu le week-end –, il y aurait « plus d’inscriptions et de messages échangés » sur le site… Conclusion du PDG : « Ce constat rejoint bien des théories populaires. Si cet astre agit sur les marées, estil possible qu’il agisse également sur nos comportements amoureux ? Voici une question qui reste posée aux scientifiques ». Dommage pour le premier tour des Cantonales : la Pleine lune tombait le samedi 19 mars… Bref, comme le dirait Dany (lecteur et commentateur de dijOnscOpe) : Pardonnez-leur car qui, « en ce moment, n’est pas inquiet et donc facilement irritable, énervé, prêt à réagir à la moindre remise en cause ? ». Allez, je file manger un Banana Split…

Les chroniques de Carla Garfield

C’est bien connu, le Bourguignon voyage…chez lui !

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u que vous alliez dans le monde, vous arriverez à tomber sur un compatriote. En parlant un peu plus avec lui, vous vous rendez compte, la plupart du temps, qu’il est soit Breton, soit Bourguignon... ou Ch’ti. Ces gens-là sont fiers de leur identité et ont une nette tendance à l’annoncer au bout d’environ une minute de conversation. Quand aux autres, ça s’entend à l’accent. Le Parisien pur jus en parle moins, car cela se voit, mais celui d’adoption se vante aussitôt d’être d’ailleurs. Si possible né dans des coins que personne ne connaît, car ça présente mieux et c’est encore plus drôle de tomber sur un “pays” dans la jungle khmère. ça donne des sujets de discussion intéressants dans le style “Y a pas à dire, le Bourgogne, c’est quand même le meilleur des pinards” ou “Nan, tu connais pas la mère Kerdruc ? c’est elle qui fait le meilleur kouign amann* de tout le pays !”

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retonne d’origine, Bourguignonne d’adoption (et adoptable...), j’ai essayé de comprendre le Bourguignon sédentaire, qui reste attaché à son sol comme un crépidule à son rocher. « Aaaaah, je me sens enfin chez moi ! » me dit un jour un musicien fatigué, piercé et tatoué en voyant défiler le Boulevard Champollion après un concert à 300 km de là. Les bras m’en sont tombés, on a failli avoir un accident : je me sentais plus punk que lui, et ce n’est pas peu dire quand on connaît mon look... mais la vérité quand on connaît mon âme. D’autres vous diront : une carrière, pourquoi faire ? Apprendre le métier : mais il y a tout ici. Ah bon, y a pas tout ? c’est pas les mêmes méthodes,

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et il y a moins de boulot ici ? Pas grave, on se débrouillera ou on en inventera. D’ailleurs, pourquoi aller à Paris, il y a trop de monde et les gens sont pas sympas. D’ailleurs, ils ne nous connaissent même pas... C’est vrai, pourquoi voyager quand on a tout sur place ? A part le soleil, bien sûr, mais c’est pareil ailleurs. Surtout dans le Nord et en plus, la terre se réchauffe, ça détraque tout. Dans le Sud, il fait trop chaud et les gens parlent fort. La Bourgogne a généré un peu d’aventuriers, ils viennent raconter leurs voyages, c’est pratique... En plus, si vous avez des envies de sushi, y en a plein partout (on parle bien des villes de plus de 10,000 habitants) et de toute façon, la mer, c’est loin et ce n’est pas écologique de faire venir le poisson par camion. Pour les subites envies de cuisine exotique, il y tous les Kebabs qu’on veut, même en camion dans les villages. De toute manière, il n’y a rien de meilleur que les oeufs en meurette ou une bonne cassolette d’escargots ; tout le reste est indigeste. Il faut aussi savoir que le Bourguignon est un des plus grands amateurs de bals folks en France. Une bonne bouffée de civilisation américaine chaque semaine, ça vous remonte le moral et vous rend cosmopolite, surtout avec les bottes à franges et le Stetson. Et puis, bon, si on veut vraiment rencontrer des étrangers, on attend les touristes, même s’il n’y en a pas en Bourgogne, c’est écrit partout dans le métro. On ne leur parlera pas (on sait se tenir), mais on observera leurs moeurs, ça coûte bien moins cher qu’un aller-retour dans des pays qu’on ne connait pas... *désolée, il fallait que je case kouign aman quelque part, j’en avais trop envie... Un jour je caserai kikafars.


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03 (Des) goûts d’ici, envies d’ailleurs…

Texte : BingBang Photo : Focale.info- Thomas Hazebrouck

DZ’envies d’ailleurs ? David Zuddas ne nous en voudra pas de ce clin d’œil à son resto dijonnais, et pour cause. Il fut un des premiers à réconcilier dans l’assiette les envies de voyage qu’on pouvait avoir dans nos têtes (envie d’Asie, d’Océanie ou même d’Afrique) avec celles du retour à un terroir dépoussiéré, sans oublier les vins d’ailleurs, pour le coup. Une des plus belles communications qu’une région de France ait jamais réussie n’est pas celle de notre chère Bourgogne, qui fait les délices des Parisiens avec une campagne d’affichage qui n’a pas le but de nous ramener des touristes, heureusement (voir plus loin). Non, il s’agit de l’Alsace, qui avait réussi à intriguer les foules d’amateurs en proposant ses vins célèbres pour accompagner des plats sud-américains, japonais, chinois, arabes… Notre sélection de restaurants exotiques devrait vous permettre de réussir le même test avec les vins d’ici... ou d’ailleurs, car on n’est pas si chauvins que ça. Le BIVB a surpris l’an passé ses visiteurs des Grands Jours de Bourgogne en leur offrant un petit carnet gourmand contenant des recettes de chefs bourguignons à la sauce mexicaine, marocaine, japonaise, etc… Il aurait fallu continuer dans ce sens, pour prouver notre ouverture au monde ! Mais quel éditeur osera le faire, sans le secours des pouvoirs en place ? Il faudra que nos édiles, qui font des efforts pour comprendre le monde (celui qui les entoure, et ne parle même pas bourguignon), essaient un jour de paraître moins ringards, lorsqu’ils veulent vendre la Bourgogne à table. Déjà, on nous épargne la vue des trognes réjouies à la sortie du salon de l’Agriculture et celles des traumatisés du ban bourguignon. C’est bien. Hélas, le petit escargot de Bourgogne, qui aurait pu devenir l’emblème de la région, s’il avait été détourné avec humour du droit chemin (un escargot en folie, en chocolat, en pain d’épice, en gingembre, etc) a été relégué au rang des symboles dépassés pour mettre en place une communication qui ne risque pas de bouleverser grand monde au sens strict. Les Ducs, dit-on, furent les premiers VRP de la région, invitant ce même monde (celui des grands de l’époque, autres temps, autres frontières) à venir festoyer en Bourgogne dans les cuisines des châteaux. Difficile de prédire l’avenir touristique, mais la sécurité proverbiale de la région va

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peut-être inciter les visiteurs étrangers à prolonger leur séjour chez nous. Tant mieux. Faisons un effort pour mieux les accueillir, en allant déjà à la rencontre de leur cuisine, tout simplement. En ne prenant pas les Italiens pour des mangeurs de pizza qu’on livre en mobylette, les Chinois pour des avaleurs de nems gras, les Grecs pour des avaleurs de feuilles de vigne farcies. La vraie « cuisine qu’on nem », c’est pas celle-là (voir BingBang d’essai). En attendant des jours meilleurs, on a eu envie, dans ce numéro, d’aller voir ce qui se faisait de mieux dans les cuisines dijonnaises… dites exotiques. Restos d’hier, restos d’aujourd’hui. On a été prudents, ravis, emballés, enthousiastes, rarement déçus. Si vous ne partez pas en voyage dans les jours qui viennent, ou si vous voulez faire plaisir à des amis étrangers de passage, voilà quelques adresses dépaysantes. Certaines sont joliment gastro, d’autres sont drôlement exotiques. Comme on n’est pas le guide Michelin, qui cette année s’est dégonflé en Bourgogne, chacun de nous y est allé de son coup de cœur ou de son coup de griffe. Jean-Maisonnave est même allé au Maroc, c’est un consciencieux (voir plus loin Bons baisers de Marrakech). ▀ Gérard Bouchu


Cuisines et dépendances

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Dijon ville exotique : épices… et tout ! A Bamako, tu verras du pays, mon coco !

A Bamako, depuis près de quatre ans, c’est un petit coin d’Afrique perdu du côté de chez Pasteur. Pas de risque sanitaire, rassurez-vous, Pasteur n’est ici qu’un nom de rue et ce resto, avec sa musique d’ambiance, ses plats du Mali, du Niger ou du Sénégal, est un refuge pour ceux qui sont perdus dans la jungle urbaine. Coumba, la cuisinière, a un rire contagieux, qui vous fait oublier vos soucis, et les siens, du coup. A midi, si vous êtes pressés, prenez le plat du jour et la bière du pays. Le soir, prenez votre temps et laissez-vous aller à choisir le menu « Les dimanches à Bamako », servi, en toute logique, seulement en semaine. Un poulet yassa, ça change du poulet Gaston-Gérard et ça fait voyager à prix doux. Goûtez le mafé d’agneau ou la brochette de bœuf, sinon. On adore. GB À Bamako : 41, rue Pasteur. Tél : 03-80-38-08-43. Tlj sf dim-lun.

Indien vaut mieux que deux tu l’auras (proverbe dijonnais) « Cuisine du monde », « cuisine exotique »… Je n’ai jamais vraiment compris ce que cela voulait dire. Pourquoi la cuisine d’ailleurs mais confectionnée ici devrait-elle forcément se dissoudre dans cette catégorie indigeste ? Pour faire simple, j’ai donc pris l’habitude de ranger les restaurants en deux groupes : les bons et les mauvais. J’ai découvert le Taj Mahal un peu par hasard. Enfin presque. Une de mes amies est enceinte et a ce qu’on appelle des petites lubies : premier mois les knaki ball, deuxième trimestre la bouffe épicée ! Nous voilà donc parties pour un petit voyage culinaire en Inde… Endroit sympa, formules déjeuner réfléchies et raisonnables, nans au fromage à tomber par terre, plats à emporter, cuisine légèrement épicée et adition pas trop salée : c’est sûr, le Taj Mahal rentre dans ma première catégorie. Le Taj Mahal : 8 rue Bouhier (derrière la place de la Lib), Dijon. Tél. : 03-80-30-54-61.

Waseem Raja, on l’a connu il y a plus de vingt ans, ouvrant fièrement son premier resto, Le Cachemire. C’est lui qui nous apprit, patiemment, gentiment, à nous passer de pain et de fourchette, nous invitant à découvrir le monde des épices, des parfums de l’Océan Indien. Couche-tard marié à une lève-tôt, Lion superbe toujours prêt à rebondir, il a su faire, en 4 ans, de son Bollywood Lounge, un lieu à part, rendez-vous de noctambules, de membres actifs de la CGPME et de mecs traînant de gros passifs. Un lieu riche en couleurs, où les clips vous invitent à vous lâcher. Souriez à la vie, laissez Waseem vous guider dans la découverte de la carte (goûtez les gambas massala ou l’alookema maison) et surtout des vins, son péché mignon. Buffet à prix tout doux le midi (12 €). C’est Bollywood Paradise, même si ici tout le monde n’est pas un ange… Bollywood Lounge : 55 rue Condorcet (face au parking), Dijon. Tél : 03-80-43-86-26. www.bollywood-lounge.fr

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Petit restaurant italien avec vie et non sans vue

La première fois que j’ai franchi la porte, j’ai retrouvé les parfums des vacances en famille en Italie de mon enfance ! La propriétaire se lève tôt le matin pour préparer ses plats et ses desserts maison, sans oublier les petits fours salés servis à l’apéritif, avec un bon vin italien. On peut déguster sur place, ou commander, en dehors des pizze, des pâtes artisanales servies à la commande, des pesto génovèse, des fromages servis avec une confiture bio, de la délicieuse charcuterie variée artisanale préparée par leur boucher de Catiglione Chiavarese. Leurs glaces maison sont préparées dans leur petit laboratoire, sur place, avec des produits frais. Desserts sublimes à déguster avec un verre de Limoncello. Et pour terminer un vrai expresso italiano. La ville devrait leur permettre d’agrandir leur superficie et d’avoir une belle terrasse dès les beaux jours. La rue Vauban peut bien accueillir un nouvel établissement offrant une bonne cuisine italienne à une clientèle locale et touristique de plus en plus à la recherche de produits frais et sains ! Patrick Bruno Arp Caffe, 8 rue Vauban, Dijon. Tél. : 03-80-54-32-74. Tlj sf dim-lun.

Tran de père en fils : le traiteur qu’on nem

Il aura fallu un nouvel an chinois fêté au cœur de la Toison d’Or pour que je remette les pieds dans ce centre commercial qui vient de fêter ses 20 ans mais que je n’avais pas revu depuis des lustres. Non, ne me regardez pas comme ça, je ne suis pas un Martien, je vis à Dijon, au centre-ville, mais j’attendrai le tram pour retourner là-bas, j’aime pas prendre la voiture pour faire des courses, je sature… Bon, revenons-en aux Tran et pas au tram, suivez un peu. Une chaîne chinoise ? Mieux que ça… Je n’aurais pas d’excuse en disant que je ne connaissais pas leur local, place des Halles, j’avais déjà goûté aux différentes bouchées à la vapeur et aux plats cuisinés produits par eux. Leur cuisine est « une cuisine asiatique adaptée au palais européen », précise Julien Tran, qui a quitté l’univers de la Bourse et Paris pour soutenir son père et une entreprise familiale florissante, apparemment. Pheng, depuis vingt ans, cuisine pour les Dijonnais, il y a du monde aujourd’hui à ses côtés, mais il bosse 12 heures par jour. Sa priorité : la fraîcheur et l’hygiène (rien à voir avec un de mes cuistots chinois parisiens préférés qui, depuis quinze ans lave ses verres dans un baquet en plastique, au milieu des halles de la Madeleine !). Les produits sont cuisinés plusieurs fois par jour selon la demande et soumis régulièrement à des contrôles labo. Son fils est donc le bienvenu, il y a la comptabilité en plus à faire et des projets à mener à bien, dans un Dijon qui bouge. La rue de la Liberté, morte à la restauration depuis plusieurs décennies, va attirer des salons de thé, des gastros d’un genre nouveau. Et Julien Tran sera peut-être dans les premiers à s’y intéresser, réussissant à intégrer ses deux cultures. En attendant allez goûter aux nems vietnamiens, plusieurs fois décorés. Du nem d’or, certainement. Chez Tran : 26 rue Odebert, près des halles . Tél : 03-80-30-49-60 et C Cial Toison d’Or. Tél : 03-80-70-10-25.

La nouvelle vie du Marrakech dijonnais

J’étais ravi de retrouver Marrakech, cet automne, ses souks, sa folie urbaine, ses villas de rêve et ses serpents cauchemardesques, place Jemaa-El-Fna, mais j’ai été vraiment agréablement surpris de découvrir que mon vieux Marrakech, où j’avais traîné plus jeune, à l’ombre de l’église Saint-jean, avait été rendu à la vie et à la gastronomie. Elle est où, cette adresse de rêve ? Vous passez peut-être souvent devant sans la voir, rue Monge, au fond d’une cour qui devrait retrouver un peu de peps avec les beaux jours et la terrasse. Redouane et Yassin, les deux frères, le premier à l’accueil, le second en cuisine, sont de vrais pros et leur restaurant a ses fidèles. Les portions sont généreuses, les légumes et les viandes savoureux, goûtez à la harira maison, si la soirée s’annonce fraîche, au tajine kefta, avec ses boulettes de viande hachée aux épices, ou simplement au couscous fassi, avec raisins secs et oignons caramélisés. Plats entre 10,50 et 18 €, selon que vous craquez pour un couscous tout simple ou une pastilla. GB Le Marrakech : 20, rue Monge, Dijon. Tél : 03-80-30-82-69. Tlj sf lun.

Un concept inédit à Dijon : Le chef... c’est moi !

Jennifer Kuhn vient de créer une petite entreprise qui s’appelle « Le chef... c’est moi ! » Le concept est inédit à Dijon et même en province. Chaque mardi et chaque vendredi, les clients qui passent commande sur le site internet ou par téléphone sont livrés de quatre recettes saines et équilibrées, ainsi que de tous les ingrédients nécessaires à leur réalisation. Les produits sont de très bonne qualité puisque les fournisseurs ont tous été rigoureusement sélectionnés. Formules pour 2 (55-60 €), 4 (95-105 €) ou 6 personnes (125-150 €) – les menus varient entre la semaine, plus simple et le week-end. Possibilité de rajouter des parts supplémentaires le week-end (pour vos dîners de copains). www.le-chef-cest-moi.com

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Christian Flamand et Jean David Muszynski du restaurant la Flambée vous présente l’équipe du Congrès, Kamel Dimassi et Philippe Muszynski.

« Les Congrès » s’animent C

hristian Flamand est un homme comblé, ses clients le sont aussi, c’est rassurant. Tout en continuant de s’occuper de « La Flambée », un restaurant qui fait toujours chaud au cœur des Dijonnais, il reprend « Les Congrès », un grill-restaurant qui fait le plein d’habitués malgré les travaux du tramway, ce qui est fort bon signe. Une clientèle d’affaires, qui sait flairer la bonne affaire. Si la carte a évolué, le chef de cuisine est toujours là, Philippe Muszynski reste le garant des principes de la maison : qualité, tradition, simplicité. Coquillages et crustacés, pour qui connaît la chanson (ici, on se régale vraiment !), grésillade de poissons pour qui soigne sa ligne ou sole meunière pour qui pêche dans une autre catégorie, que du bonheur. Pour les amateurs de viandes et grillades au feu de bois, le choix est vaste et Kamel, en salle, saura vous conseiller, avec son équipe, son humour et sa carte des vins. Nappes, fauteuils confortables, tableaux d’artistes, confort de la salle, on vient ici retrouver une France d’hospitalité et de goût. L’esprit brasserie chic, avec sa rotisserie, devrait continuer de faire bien des heureux…

Communiqué

Grill-restaurant Les Congrès : 18, av. Raymond Poincaré, Dijon. Tél : 03-80-72-17-22. restaurantlescongres@orange.fr - Menus 23-31€.


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Cuisines et dépendances

Vanessa revient et cuisine comme un chef !

Reprise réussie pour ce bar à thé qui aurait pu virer au bar à thym, avec sa reprise par Vanessa Laraque, partie ouvrir un petit resto au cœur d’Aix. Les Dijonnais, qui avaient aimé sa cuisine maison, le petit salon-biblitohèque qu’elle avait installé il y a quelques années entre rue du Bourg et rue Jules-Mercier, l’ont retrouvée avec plaisir. Pas de cuisine provençale, à midi, mais une cuisine du monde, de son monde, riche en épices et en parfums d’ailleurs. Bio et bon à la fois. On se régale avec le mijoté du jour ou le curry de légumes, coco, gingembre, citronnelle. Toutes les générations se retrouvent sinon, le reste de la journée, autour d’un des thés ou cafés qui ont fait la réputation du lieu. Un lieu qui ressemble désormais à cette drôle de fille, toujours en équilibre sur un fil, qui a su s’entourer joliment. Accueil chaleureux et terrasse qui devrait cartonner. Le samedi, pour le brunch (15 €), réservez. La Causerie des Mondes : 16, rue Vauban. Tél. 03-80-49-96-59. Tlj sf dim-lun. Ouv 10h-19h.

Un Pharaon qui défie le temps !

Les années passent, il demeure, fidèle à sa légende. Cher vieux Pharaon, que l’on avait oublié, perdu au bout d’une rue Berbisey qu’on avait fini par croire elle-même perdue pour la restauration de qualité ; dans cette partie-là du moins, happée de plus en plus par le monde de la nuit. Un choix de menus très large, mais laissez-vous guider par vos envies du moment. Pour 22 €, vous serez servis sur un plateau, avec apéritif et dessert, ou vous aurez droit à une dégustation, façon idéale d’approcher la cuisine libanaise et égytienne, joliment représentée ici. Hoummous, babaganouche en entrée, l’écriture diffère, la qualité reste. Laissez-vous tenter par la moussaka du chef, ou le plat fétiche, le maloubet : il y a de l’aubergine partout, de la viande de bœuf mijotée ou hachée, des épices et des parfums comme là-bas. Il y a même des légumes farcis avec du riz et de la viande, et simplement des légumes, si vous êtes végétariens. Il y a beaucoup de travail sincère derrière tout ça, c’est important. L’accueil est réservé, faites de même, réservez, surtout le week-end. Terrasse aux beaux jours. GB

Le Pharaon : 116, rue Berbisey, Dijon. Tél : 03-80-30-11-36. Tlj sf dim-lun

Pas besoin d’aller à Buenos-Aires pour s’offrir un argentin ! Elles sont drôles, les filles de chez nous, toujours parties à New-York, Buenos-Aires, Montréal ou Papeete pour voir une ou deux copines et faire trois-quatre achats. Avec Carla Garfied, que certains malheureux prennent pour ma moitié alors que cette dévoreuse écume désormais Paris pour combler ses faims de trimestre, on est tombé sur ce Tangoloco sans le faire exprès, à mi-chemin de nos domiciles respectifs, la Garf étant en retard, comme toujours. On retrouve en fait, vingt ans après, ce qui faisait le succès de l’ancien Coum chez Eux, dont les murs ont gardé la trace : un patron haut en couleurs, une cuisine bien enlevée (pas du morvandiaux, de l’argentin, mais c’est bio aussi), des prix qui grimpent vite à la carte mais devraient dégringoler le midi. Des empanadas pour se mettre en bouche, des brochettes de charolais ou d’espadon pour se caler, des desserts pas si fous que ça. Et pas mal d’animations pour accompagner le changement d’humeur d’une rue Jean-Jacques qui entend secouer son train-train quotidien à l’approche du tram-tram… GB. Tangoloco : 68 rue J.J. Rousseau, Dijon. Tél. 03-80-72-48-30

*ˆââ½<œ>ʘiÊv>ˆÌÊÊ«>ÃʵÕiÊ`iÃÊÊ«ˆââ>Ãoʵ՜ˆµÕiÊtÊ L’adresse est bien connue des adeptes du quartier, ce fût une des première terrasse de la place Émile Zola. L’ambiance y est conviviale, simple, digne d’un repère d’habitués. On appréciera le mélange des cultures : italienne, turc et française, que l’on retrouve dans la conception de quelques plats. Exemple le Burger « Italien » toast pain avec une viande marinée aux épices. LA PIZZA couronne « tout en un » accompagnée d’une salade…

Profitez en terrasse du menu du jour :

entrée + plat + dessert = 10,90 € (le midi) 16,80 € (le soir)

Communiqué

À découvrir à la carte :

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LE Burger Italien - Viandes en Plancha - Nombreuses salades Pizzas traditionnelles - Pizzas baguettes et Corona…

SERVICE BAR ET RESTAURATION NON STOP DE 12 H à 23 H

Terrasse couverte chauffée PIZZ’ZOLA - 6, PLACE ÉMILE ZOLA – DIJON - 03 80 50 14 55


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Avec ou sans Denise, restez forts (comme un turc)

On le sait peu, mais la cuisine Turque est l’une des plus variées du monde, influencée par leurs migrations en Asie centrale et en Europe, au cours desquelles ils ont ramené le meilleur de la gastronomie dans les cours ottomanes. Ils sont toujours très fâchés avec les Grecs, mais à Dijon en tout cas, la trêve est signée chez Akdeniz. Vous pourrez donc y déguster une moussaka absolument délicieuse, du vrai tarama mais aussi les vraies spécialités turques comme les böreks (feuilletés au fromage), les corbaçi (soupes) et tout ce dont vous pouvez rêver en grillades. On se croirait dans une cantine du grand bazar d’Istambul, le service est sympathique et une formule à 12 € à midi tout à fait honorable. Et ça change des kebabs, autre spécialité locale. CG Akdeniz 47 Rue Jeannin, 21000 Dijon Tél : 03 80 65 48 00

Spécialités grecques à domicile : Le coup de cœur de la rédaction

C’est rare qu’on s’emballe vraiment, ou qu’on soit tous d’accord, surtout quand Jean Maisonnave est de la partie, il nous influence forcément (déjà qu’il mange comme quatre !). Luna CemachovicMaissi prépare pour vous des spécialités grecques, sur commande, chez elle, dans sa maison perdue au fond d’une impasse, du côté de Daix. Rien de glamour, dit comme ça, alors qu’en fait Luna est une cuisinière remarquable et les plats que vous commanderez ont un parfum, un goût qui devrait chasser du coup vos pires souvenirs de restaurants grecs, ceux du Dijon d’hier comme ceux du Quartier latin d’aujourd’hui. Tarama, babaganouche (différent de celui du resto égyptien) pour se mettre en bouche, spanacopita pas si tarte que ça (épinards avec feta et huile d’olive, un délice !), moussaka ou tout autre plat mijoté dans l’huile d’olive, il y en a beaucoup dans la cuisine de Luna, mais on ne s’en rend pas compte. Vous reprendrez bien un peu de soutzoukia, plat au cumin et à l’ail, avec un vin de pays que Luna importe, comme nombre de bons produits que vous retrouverez sur son site. On termine par une baklava d’une légèreté surprenante, tout en étant fort grasse naturellement. Amandes, pistaches et noix juste grillées, un bonheur, le fils de la maison n’en a plus eu pour son dessert, ce jour-là, on a tout rafflé. Mais Luna aime ça, elle est généreuse, heureuse de faire partager son amour pour son pays et sa cuisine. Profitez-en, les prix sont doux. GB

Contactez Luna au 03-80-56-36-07 ou sur le portable 06-84-5917-23. Site à consulter www.lagrecegourmande.com

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Cuisines et dépendances

Zakhia (cuisinière confirmée des Villas de «sejour-maroc.com», depuis 7 ans) : certainement l’un des meilleurs Couscous de Marrakech...

Bons baisers de Marrakech Jean Maisonnave est parti passer un bout d’hiver à Marrakech. Il a hésité entre l’Egypte, le Maroc et la Tunisie, il a eu du nez. Il nous ramène des chroniques d’ici et d’ailleurs, comme on les aime. Et pour nous c’est l’occasion de vous proposer quelques adresses hors normes pour vous inviter à y aller passer quelques jours, dont celles de Dijonnais qui sont allés vivre là-bas. La semaine de Pâques et les suivantes, c’est toujours la meilleure période pour aller découvrir Marrakech. Dommage qu’il n’y ait pas de ligne directe depuis l’aéroport de Dijon. Bordeaux, Toulouse, Nantes, c’est bon pour les affaires, pour le soleil; un riad à Marrakech, si le roi ne fait pas de bourdes, c’est quand même l’idéal. Surtout si vous prenez une chambre en-dessous des toits, où vous pourrez grimper pour bronzer (évitez la proximité des minarets, si possible). Pour ceux qui veulent rester dans les petits prix, un ex-joyeux animateur Bourguignon, Lionel Rousseau, qui n’a rien perdu de sa gentillesse, pourra les accueillir dans son Riad Badra, à deux pas des souks, en plein cœur de la médina. Déco marocaine traditionnelle, espace massage, détente assurée. Lionel vous accompagnera même en excursion dans la vallée de l’Ourika ou en direction de l’Atlas (www.riadbadra.com). Pour ceux qui veulent s’offrir, comme certains restaurateurs dijonnais, le luxe d’une villa à deux pas de la Palmeraie, avec gardiens à l’entrée, décor contemporain, piscine et calme garanti, Philippe Poumaere leur proposera à la carte un séjour dont ils se souviendront (www. sejour-maroc.com).

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On a testé, et comme on n’est pas des tendres, on peut vous dire qu’on en garde un grand souvenir. Pas seulement des lieux, puisqu’on est dans une rubrique censée vous inviter à vous mettre « À table », mais à cause de la gentillesse et du savoirfaire des femmes marocaines qui vous prépareront chaque soir, si ça vous chante, soupes, brochettes grillées, couscous, tajines, et même pastilla ou tanjia, plat typique de la région de Marrakech. Pour les amateurs de poisson, une bonne adresse, créée par Nicolas Coquema, qui avait lancé le premier Bistro de l’Huître, sur le marché, à Dijon. Jean Maisonnave est allé incognito (là-bas, ça lui est plus facile) découvrir la cuisine du Riad des Mers, dans le quartier de Bab Doukkala. Spécialités de poissons, fruits de mer et crustacés, comme il se doit (www.ilove-marrakech.com/riaddesmers). Quant vous reviendrez chez vous, il ne devrait vous rester que de bons souvenirs, les petites arnaques entre amis étant en perte de vitesse, dans la médina, la police touristique exerçant une surveillance constance. Si vous ne comptez pas partir, par peur des évènements qui secouent les pays voisins, consolez-vous avec les restaurants marocains dijonnais, ceux-ci reprenant du poil de la bête après quelques années de traversée du désert. On s’est régalé autour d’un tajine « bon comme là-bas » au « Marrakech », rue Monge, et on attend avec impatience de voir ce que les femmes marocaines feront du Al Fassia dijonnais qui devrait ouvrir prochainement à l’angle de la rue Pasteur et de la rue Chabot-Charny, à l’emplacement de l’ancienne Table Marocaine. Une idée que l’on doit à Christian Flamand (restaurants La Flambée & Les Congrès) qui connaît Marrakech comme sa poche. Comme vous peut-être, et comme beaucoup de Dijonnais. ▀ Gérard Bouchu


Cuisines et dépendances

Humeurs de table

Fais-moi du couscous, chérie Savez-vous quel est le plat préféré des Français ? Le couscous. Cocasse non ? Je sais bien que selon le sondage SOFRES, il arrive en second derrière la très bourgeoise et hexagonale blanquette de veau, et devant les moules frites (lesquelles ne sont pas bien françaises non plus…) mais au réel je suis prêt à parier qu’il se consomme plus de couscous que de blanquette. C’est toute l’ambiguïté des sondages : les réponses ne sont pas forcément insincères mais il arrive qu’elles reflètent une réalité plus rêvée que vécue. Par exemple, si on demande aux téléspectateurs quelle est leur chaîne favorite (sondage Louis Harris pour Télérama), la réponse est la suivante : TF1 en tête, normal, et juste après : Arte. Alors qu’on sait par ailleurs que moins de 5% la regardent effectivement. Pareil pour les radios. Médiamétrie nous apprend qu’un nombre incroyable de gens écoute France Culture, y compris dans les classes dites populaires. Vous en connaissez beaucoup, vous, des auditeurs de France Culture ? Pas plus que ça, n’est-ce pas ? Mais il est plus valorisant de citer Arte ou France Culture que d’avouer qu’on écoute pas mal de conneries. Idem la blanquette, c’est un produit culturel, une valeur patrimoniale. La revendiquer comme préférence, c’est s’inscrire dans une histoire sociale et surtout familiale. A l’instar du steak-frites quotidien ou du poulet petits pois du dimanche, elle illustre et symbolise notre identité profonde, stable, et plus citadine que rurale, soit dit en passant. Le couscous, c’est autre chose. Plat tout aussi patrimonial pour certains, plus encore matrimonial et plus encore identitaire, il est au contraire pour d’autres, l’appel des ailleurs et de l’imaginaire, au même titre finalement que le sushi à la mode, la pizza des années précédentes ou la patate au XVIIIe siècle. Tous assimilables ou déjà assimilés. Notons encore qu’il est l’objet d’un déplacement géographique, c’est évident, mais aussi sociologique : plat du dimanche ou du vendredi, plat de fête en tout cas au Maghreb, il est devenu, en franchissant la Méditerranée, un plat très

BILLETS DE RETOUR 2

Loué soit le bourricot

(105 dirhams l’heure, à discuter…) Je suis allé tuer un bout d’hiver à Marrakech, comme n’importe quel antiquaire Versaillais. D’un autre côté, j’avais moins de raisons d’aller à Bruay-en-Artois. Au Sud de Marrakech, l’Atlas, entaillé par plusieurs vallées. Au milieu de l’une d’elles, un pont moche. On y laisse la voiture ; après, c’est bourricot. Grimpette sévère jusqu’à un plateau. On peut y monter pour les peintures rupestres. Les femmes d’en bas y vont pour sacrifier un poulet. Il paraît que c’est radical : elles trouveront un mari dans l’année. D’après le patron du bourricot, la coutume est encore vivace, il y a beaucoup de femmes pieuses. Mais ajoute–t-il d’un air dégoûté, la clientèle diminue, beaucoup enlèvent le voile. On peut comprendre cet homme dévot, ne serait-ce que par réalisme : si elles se mettent toutes à enlever le voile, il ne lui restera plus qu’à boulotter le bourricot. Pas de

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populaire, un quotidien qui change du quotidien. Outre que cette proximité de la blanquette et du couscous a quelque chose de réjouissant, je trouve, et d’ouvert, reconnaissons que le couscous mérite son succès. Pas seulement par ses qualités gustatives, qui sont réelles, mais parce qu’il est un repas à lui tout seul, équilibré, varié, diététiquement à peu près complet - céréale, légumes, viande ou poisson, légumineuses souvent - digeste et… pas cher, sauf bien sûr quand il vire à la ragougnasse, ce qui est toujours possible. Mais dans l’ensemble, et sauf coupable incompétence, le couscous (même sucré) est une belle conquête de la civilisation. Même si, à trop en consommer, comme cela vient de m’arriver, on se voit envahi par des mirages de blanquette et des rêves de sauce blanche… Que voulez-vous, ainsi va le désir, toujours poursuivant ce qui lui manque, toujours fuyant ce qu’il atteint… Tous les plats sont subjectifs mais plus encore le couscous. Surtout quand on le mange loin de chez soi ; peut-être parce qu’il est composite, sujet à de multiples variantes, régionales, saisonnières ou familiales. Le meilleur, tous vont dire : par définition, c’est celui de ma mère. Même si d’autres peuvent emporter l’adhésion, ce sera toujours par référence, avec un peu de nostalgie, il n’est pas de plat plus sentimental. Néanmoins, le profane peut trouver à Dijon plusieurs bons couscous de restaurants, et nous ne les connaissons pas tous. Il paraît que le Marrakech, guéri d’un passé légèrement chaotique, est vraiment très bien (voir pages précédentes). Sinon, j’aime bien celui de la Table marocaine. Francisé dans la présentation, il reste très marocain par la distinction des saveurs. Semoule bien travaillée, légumes fermes, viandes dégraissées et pas surcuites. Cette finesse-là redoute la harissa, et la version traditionnelle, sans légumes, est à découvrir. Avec son décor serré et la perspective extérieure d’un char d’assaut, le «Méditerranée» n’attire pas d’emblée l’enthousiasme. Mais le couscous, d’une formidable générosité, oui. Même les merguez sont très bonnes, ce qui est plutôt rare. Le reste à l’avenant, préparé avec un visible souci de bien faire ; et la cave marocaine est plus complète qu’ailleurs, bien qu’il y manque l’excellent et peu coûteux Sahari (rouge ou blanc). Il en est de celui-ci comme de beaucoup de restaus au Maroc : il faut dépasser les apparences, c’est au-delà du seuil que le plaisir commence. Quant au Palmier, le plus ancien et le plus connu, nous en avons déjà parlé. Bon couscous de tradition, familial, généreux et bien présenté. Pour moi, les légumes sont trop cuits mais bon, c’est le couscous, c’est pas un plat à chipoter. Ces restaurants préparent sur commande des couscous à emporter, si votre mère préfère cuisiner la blanquette. ▀ Jean Maisonnave quoi remplir une dent creuse. On comprend aussi ces femmes qui se dévoilent : quand les voies du seigneur sont particulièrement escarpées, il peut être utile de faire un détour ; et même si Allah est grand, il peut être utile de lui donner un coup de main. S’agissant de ces autres, qui préfèrent tenir leur visage au secret derrière le voile, le mécréant ne peut manquer de s’interroger : est-ce réellement par dévotion qu’elles agissent de la sorte, ou par dissimulation ?… Pensée impie, estime le bourricot : le mystère est le picotin de l’amour et de toutes façons, la beauté vraie est toute intérieure. On voit par là que le bourricot n’a pas envie de finir en kefta ; mais ne nous voilons pas la face : c’est le mari, le mari, abusé, qui risque en la circonstance de commettre la boulette de sa vie. De plus, ce bourricot n’est qu’un âne : il ne voit pas que dans cette ascension vers la matrimonialité, c’est toujours lui qui se tape le plus dur du boulot, sans en tirer grand profit. Le destin du poulet est, lui, sans aucune ambiguïté. S’il ne finit pas sur le plateau, il finira dans l’assiette, en vertu d’un très ancien proverbe berbère qui dit - à peu près - que si le tagine est réussi, le mari est déjà dans ton lit. S’agissant du poulet, les voies du seigneur ne sont ni escarpées ni mystérieuses. Et c’est ainsi qu’Allah est grand, aurait ajouté Vialatte. ▀ Jean Maisonnave

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Cuisines et dépendances

La Bourgogne s’affiche dans le métro ! J’adore l’humour de la Gazette, que je regarde chaque soir sur ma boîte à mails : « Un mois après le Salon de l’Agriculture de Paris, les Bourguignons ont une nouvelle opportunité de mettre en avant leur savoir-faire dans la capitale… » Avec quoi ? La 31ème édition du Salon du Livre. On écrirait ça, nous, on dirait encore qu’on se fout de ces pauvres Bourguignons qui ont tant de mal à changer leur image de marque, avec leurs vins et leurs produits excellents mais hors de prix, leurs guides touristiques tellement sérieux qu’ils incitent à aller passer ses vacances en Auvergne, leurs bouquins sur les vins et la bouffe qui vous donnent envie de partir faire de la rando en Corse, leurs climats célèbres que certains confondent avec les humeurs de la météo. On vous le prouve dans chaque numéro de Bing Bang, on est pourtant des marrants, des aventuriers, en Bourgogne et à Dijon, surtout (on plaisante !). On aime la cuisine actuelle, la musique actuelle (bon, pas toujours, faut pas

pousser !), l’architecture contemporaine (on attend avec impatience l’ouverture du futur Consortium), mais personne ne veut le croire.

Métro, gourmets, vélo.

J’avais beaucoup compté sur la nouvelle campagne de pub cococtée en secret depuis deux ans par le Comité Régional de Tourisme. La petite phrase placée en exergue sur le dossier de presse présenté en avant-première à Paris sur les Champs-Elysées, je la trouvais géniale. Je ne sais pas combien ça a du coûter à la région, mais bon… « En Bourgogne, il n’y a pas de touristes »… Il fallait lire la suite, écrite en petit et que les habitués du métro ont pu voir, s’il n’y a pas trop de monde couché sur les sièges plastiques. Mal placés, ils empêchent, ces ostrogoths, de voir le logo et de pousser le Parisien hagard (de Lyon, évidemment) à regarder illico sur Internet les merveilles que la Bourgogne leur promet. La suite est perdue sur un montage-photos,

avec famille heureuse sur une péniche, amoureux en barque ou pique-niquant verre à la main, père et fils passant en vélo devant les Hospices (essayez, pour rire !) et montgolfière au plafond. Si la Bretagne ou l’Auvergne, avec leurs campagnes encore plus provoc, ne nous piquent pas les Franciliens en quête d’air pur... Les journalistes de la presse touristique présents n’ont rien compris, pour un tiers d’entre eux ; ils ont bu et mangé ce qu’il y avait sur le buffet, qui n’était ni bon ni bourguignon. Avec cette presse-là qui s’adresse généralement aux seniors et aux amoureux des canaux et des vieilles pierres, on a encore une chance. Nous, on connaît les coins secrets, les bistrots de campagne, les chambres d’hôtes un peu folles, les lieux cachés qui font qu’on se sent bien, par chez nous, quand le soleil est de la partie. On en parle dans le prochain numéro, « Interdit aux touristes », parce que vous le méritez bien ! ▀ Gérard Bouchu La suite sur www.pasdetouristes.com

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Jean-Pierre Billoux est un faux-sage, sa cuisine est à son image, pétillante de malice quand on ne s’y attend pas. Le secret de sa réussite : une équipe de vieux briscards infiltrée par des jeunes doués, en cuisine comme en salle. Le bonheur dans Le Pré, savourez-le ici, face à cette tour de Bar qui donne elle aussi un peu de folie à ce si sérieux palais des ducs. Si vous avez envie d’un plat plus canaille, pensez à réserver une place tout à côté, au B9. Même cuisine, même qualité, dans un registre différent. Pour changer de quartier et d’ambiance, allez sinon au Bistrot des Halles. Une allure de bistrot à l’ancienne, rassurant, assurant un max, là aussi. Le Pré aux Clercs : 13, pl. de la Libération. Tél. 03-80-38-05-05. Tlj sf dim soir et lun. B9 : 9, pl. de la Libération. Tél. 03-80-38-32-02. Tlj sf lun. Le Bistrot des Halles : 10, rue Bannelier, Dijon. Tél : 03-80-4994-15. Tlj sf dim, lun. www.le-pre-aux-clercs.com

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ÀjÛiˆiâÊۜÃÊÃi˜Ã]ÊViÊ«Àˆ˜Ìi“«ÃÊt

Plus la peine de monter jusqu’au parc Noisot pour assister au réveil de Napoléon ! Les historiens penchent désormais plutôt pour une sieste nécessitée par son passage dans une auberge du village, tant l’empereur des Français semble avoir eu une digestion un peu… Rude ! Faites comme lui, arrêtez-vous « Au Clos Napoléon », on y est bien accueilli, qu’on soit grognard ou roi de l’industrie, et on mange bourguignon, sans qu’ici le qualificatif n’inquiète. Meubles de grand-mère mais service jeune. Le jambon persillé est un des meilleurs du coin, les viandes sont idéalement cuites, les sauces joliment travaillées et le café gourmand un vrai bonheur. Le reste n’est pas mal non plus, mais on ne peut pas tout goûter. Faudra revenir pour les fondues au vin, qui risquent de faire un malheur, en toutes saisons. Chapeau, Napo ! Depuis la terrasse ensoleillée, je ne sais pas combien de siècles tu contempleras, à ton réveil, mais pour nous, ici, le temps s’arrête, les voyageurs aussi. Petite carte courte mais sympathique, en terrasse… Les vins viennent de la cave, qu’on peut visiter tout à côté, et les prix restent doux, en ces temps si durs.

Au Clos Napoléon, 4-6 rue de la Perrière, 21220 Fixin (direction du parc Noisot). Tlj sf dim soir. Tél : 03.80.52.45.63 www.clos-napoleon.com Bon petit menu du midi à 18 €, du lun au sam. Menus 26-38 €.

1˜Ê˜œÕÛi>ÕÊ«Àˆ˜Ìi“«ÃÊ«œÕÀÊ>ÊÕÃ>À`iÊt Profitez des premiers beaux jours pour prendre l’air d’Hauteville, maintenant que la Musarde s’est agrandie, côté parc & jardin, comme on dit dans les magazines de déco, d’une nouvelle salle de restaurant plus lumineuse. Une salle ouverte sur une terrasse avec vue sur un bout de campagne, où l’on pourra profiter des premiers rayons du soleil pour prendre l’apéritif lovés dans des canapés. Marc Ogé propose sous l’auvent une formule apéritive à prix doux, pour ceux qui ont envie de prendre leur temps (surtout si le temps le permet) avant d’aller rejoindre leur table, en salle ou même côté jardin, l’ancienne terrasse étant toujours là. Comme Juliette, qui anime le tout, avec son humour habituel, entourée d’une équipe jeune et dynamique. Le Breton Marc Ogé tient toujours bon le cap : son hôtel fait le plein, comme son resto, où il sert une cuisine terre-mer originale. Le nouvel hôtel-restaurant restera ce lieu caché à l’atmosphère à la fois familiale, raffinée et décontractée que l’on connait, et que l’on aime tant. Tlj sf dim soir, lun. Formule 17,80 € le midi. Menu découverte conseillé 45-55 € (selon le nombre de plats) avec verre de champagne offert.

La Musarde

7, rue des Riottes 21121 Hauteville-lès-Dijon (à 5 mn de Dijon par la N 71).

Tél .03-80-56-22-82 www.lamusarde.fr

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Texte : J. Maisonnave Photo : DR

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Dix nems du commerce :

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On a testé pour vous

ou l’on voit qu’une bonne galette ne fait pas toujours la farce 1

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Jurés

1 - Marie-Thérèse GABRIEL (Slowfood) 2 - Jean-Paul THIBERT (cuisinier) 3 - CHIIM (restaurant La Route de la Soie) 4 - Guy GERAUD-VINH (attaché commercial) 5 - Jean MAISONNAVE (critique)

A ce numéro orienté vers les ailleurs, il fallait un banc d’essai assorti, pour ne pas dire coalescent. Alors les nems. On avait d’abord opté pour les merguez, mais il s’en trouve assez peu de comestibles. On y viendra plus tard. On avait pensé à la banane mais ça aurait donné lieu à des plaisanteries navrantes. Alors les nems. A ne pas confondre avec les rouleaux de printemps. La crêpe de riz des rouleaux de printemps est crue, la farce aussi ; et ça se mange cru. Le nem est, pour aller vite, la version populaire et vietnamienne des pâtés impériaux chinois ; traditionnellement frits, puis roulés dans une feuille de salade, elle-même farcie de menthe fraîche, basilic et autres plantes aromatiques, puis trempée dans une sauce elle-même variable, ordinairement composée d’eau, de sucre, de nuöc mám (aux anchois fermentés). Il s’agit d’un plat ludique, servi en entrée, qui peut être absolument délicieux lorsque la galette de riz est légère et croustillante - attention à ceux qui en mettent deux pour augmenter le poids - et lorsque la farce est ferme, proportionnée, croquante, composée de produits frais. Les recettes varient, selon l’approvisionnement et la fantaisie de la cuisinière. On peut n’y mettre que des légumes : germes de haricots mungo (autrement nommés pousses de soja), carottes, voire oignons ; champignons noirs (dits oreilles de chat) ; puis du vermicelle coupé en morceaux. Le plus souvent, on y ajoute un peu de viande de porc (échine, côtes) ou de poulet. Ou encore des crevettes, du crabe, voire les deux ensemble. Selon les pays, on peut y trouver d’autres ingrédients ou d’autres épices, gingembre, ail, etc. Par extrapolation, la cuisine occidentale s’est mise à propager la mode des nems sucrés, au chocolat par exemple. Pourquoi pas…

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Pour ce banc d’essai, nous avons choisi de nous en tenir aux nems classiques au porc. Parce que ce sont les plus consommés, les plus comparables et, accessoirement, les moins coûteux. Dix exemplaires, dégustés nature par un jury composite. On verra que cela engendre de notables différences d’appréciation. Alors voilà.

Le protocole

Les échantillons ont été achetés le même jour, veille de la dégustation, à tous les échelons de la distribution : traiteurs, mini-marchés, super, hyper et discount. Puis placés au frais. Le seul exemple surgelé a été placé en décongélation deux heures avant la dégustation. Laquelle s’est tenue le jeudi 17 février à l’Ecole de cuisine de JeanPaul Thibert, à Talant. Les échantillons ont été dégustés cinq par cinq après 12 minutes de cuisson à 210°, four à chaleur tournante. Dégustation silencieuse et anonyme, les sauces étant exclues et les produits numérotés de 1 à 10. Après un débat assez long et contradictoire, les coefficients retenus ont été les suivants : aspect sur 6, texture sur 4, goût et olfaction sur 10. Notes, donc, sur 20. Après coup, je pense que nous aurions dû inverser les coefficients aspect/texture, mais là je n’engage que moi…


on a testé pour vous 

Conclusions :

Alors que le produit est très composite, les commentaires ont été peu nombreux, voire précautionneux. Les notes, tout comme le débat préalable relatif aux coefficients, révèle une très nette différence d’appréciation entre les jurés d’origine asiatique et les autochtones. Pour les premiers, la texture - croustillante - et la galette de riz sont prépondérantes. Pour les autres, c’est le traitement de la farce - moins importante en Asie où la viande est plus rare et relativement plus chère - qui doit être jugé en premier. Dans le même ordre d’idées, on notera que les nems de traiteurs sont souvent plus petits ; pas toujours. Ceci et quelques autres considérations nous amènent à dire ceci : bien que la plupart des fabricants préconisent une cuisson au four - voire au micro-ondes, scandaleusement inapte en la matière - nous conseillons

MARQUE

ORIGINE

vivement une cuisson à la friteuse ou à la poêle. Après essai, c’est indiscutable, même si pour des raison techniques (égalité des traitements et des températures), il nous était impossible de procéder ainsi pour ce banc d’essai. Quant au classement, il révèle les mêmes surprises que d’ordinaire. En tête, un super, un discount et un artisan. On est en devoir de préciser que certains petits commerces - peut-être pas ceux-là - se fournissent dans les mêmes centrales. Certains gros commerces aussi d’ailleurs : les nems Monoprix et Thiriet proviennent du même fabricant, mais les recettes et les proportions sont différentes. Thiriet est malin : il offre deux nems à titre gratuit ; mais le poids passe à 60 grammes pièce, au lieu des 70/75 grammes traditionnels ; bien joué. D’autant que les nems de petite taille ont généralement une texture plus agréable.

COMMENTAIRES

BANGKOK TRAITEUR Place du théâtre Dijon SUPER U Arc-sur-Tille

Très discuté : un juré le place en tête un autre en queue. Aspect et texture emportent l’adhésion, plus que la farce. Doré, croustillant. Bon produit, notes correctes pour l’ensemble ; des jurés le classent très loin devant les autres.

NEMS’S

DIA Dijon Allobroges

Très croustillant, saveur dominée par le porc et le champignon noir, sans excès de gras.

VITASIA

LIOL Grésilles Dijon

Bonne tenue, trop de gras sur la galette, même persistance au goût. Julienne trop épaisse, type crudités.

Marque distributeur

GEANT Fontaine

Aspect et olfaction correctes, légumes craquants et sucrés. «Traficoté» note un juré. Présence de glutamates sanctionnée par un juré.

M

MONOPRIX Dijon

Bonne croustillance, bonne saveur de viande -trop pour certains- légumes croquants mais trop de saveurs ajoutées. Présence de caramel.

Plaisirs d’ailleurs

THIRIET

Tradition d’Asie

MANDARIN QUENTIN Rue Quentin Dijon

Seul exemplaire surgelé. Bonne viande. Placé en tête par un juré pour la saveur, pénalisé par les autres pour la texture. Même fabricant que le précédent mais recette différente. Faible coloration à la cuisson, texture honorable. La saveur partage radicalement les jurés. Dominante gras de porc trop marquée pour certains mais un juré le classe en tête. Nems de petite taille, croustillantes, mais tous les jurés, sauf un, s’accordent sur le manque de saveur de la farce.

CARREFOUR CITY

Aspect et texture corrects, déclassé par deux jurés pour excès d’oignons. Gros pourcentage de farce mais faible pourcentage de viandes.

DELICES D’ASIE Place des ducs Dijon

Marque distributeur «recette asiatique»

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PRIX

3€99 4€49 (4 x 75 g) + sauce (4 x 70 g) + sauce 6€40 (4 x 75 g) + sauce 10€07 (8 x 70 g) + sauce

NOTE sur 100 58

3ième

70

1er

60,5

2ième

54,5 50,5 55,5

6€55 (10 x 60 g)

54,5

4€80

55,5

5€20

49,5

3€81 (6 x 70 g) + sauce

53,5

½ÕLiÀ}iʈ`j>iÊ«œÕÀÊV>“iÀʏiÃÊ>˜}œˆÃÃiÃÊt

Christine et Alain Rapha, Séverine, Catherine, Christophe

L’Auberge des Tilleuls

8, pl. de l’église - 21380 Messigny-et-Vantoux

Tél. 03 80 35 45 22

www.auberge-des-tilleuls.fr Sur la D 996, 10 km au nord de Dijon.

Sur la place de l’Eglise, une fois arrivés à Messigny-et-Vantoux, vous aurez peut-être du mal à vous garer, car vous ne serez jamais les seuls à avoir l’idée d’aller déjeuner en semaine, ou dîner le week-end, dans cette bonne auberge des environs de Dijon. Vous vous sentirez bien, dans la grande salle à l’ancienne, avec ses nappes à petits carreaux, ses chaises bistrot et son horloge de grand-mère. Ici on ne triche pas, l’accueil est sincère, l’ambiance conviviale. Même franchise côté cuisine, Alain Rapha travaillant avec des producteurs locaux. Régalezvous avec les asperges de Philippe Marande (la ferme des Marc d’Or à Messigny-et-Vantoux). Savourez le pain maison (farine des minoteries Maurice à Saint-Marc-sur-Seine), avec la tête de veau ou les œufs meurette. Quant au pain d’épices, il est fabriqué avec un miel de Michel Couturier. Demandez pour le reste, on ne vous mangera point, comme on dit par ici.Vins garantis 100 % Bourguignons. Pensez donc à réserver pour avoir une chance de trouver une table de libre. Tlj sf dim-lun, à midi, et les ven-sam soir. Menu 19,50 € (entrée, plat, dessert) 16,50 € (entrée, plat / plat, dessert) à midi ; le soir, les ven et sam, menu 28 €. .

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Une petite virée dans le Mâconnais avec Frédéric Carrion et Bruno Goyard L’appellation Viré-Clessé fête les 16 et 17 avril son « 13ème printemps ». L’occasion de découvrir et produits du cru et vignerons du coin.

Le voyage ne sera pas balnéaire, même si son Relais de Montmarte s’est équipé d’un spa, mais plutôt gastronomique. Ici, pas de chichi, malgré la beauté des lieux, Frédéric Carrion nous emmène in situ, dans le vignoble du nord de la Bourgogne du sud, terre de blancs, pour écouter Bruno Goyard, viticulteur de son état, et passionné par le travail bien fait. Le chef lui emmène régulièrement ses clients, pour un pique-nique des plus sympathiques dans la vigne de cet artisan-vigneron. Avec eux, la dégustation n’a rien de professionnelle, elle est sensorielle. Ce petit frichti au beau milieu des chardonnays, verre de Viré-Clessé en main, nous laisse songeurs. Les avions qui passent au-dessus de nos têtes s’en vont bien trop loin pour comprendre tout ça. Relais de Montmartre - Place André Lagrange 71260 Viré. Tel. : 03 85 33 10 72, contact@ relais-de-montmartre.fr Bruno Goyard, domaine de Chervin - 71260 Burgy. Tél : 03.85.33.22.07 ou goyard@orange.fr

Le Vin-T-age, à Vosne-Romanée

Qui a bien pu nous mettre dans la tête que le voyage était étranger ? Il est temps de reprendre la philosophie prônée par nos amis du slow food : « Think global, eat local » pour voyager local… Par exemple en redescendant cette bonne vieille Nationale 6. Direction Viré-Clessé, dans le Mâconnais, pour (re)découvrir le charme local. Ici, la plupart des vignerons vous accueillent les bras ouverts et à l’improviste. Un rendez-vous, nous avons un avec un homme du cru. Frédéric Carrion a posé ses valises à Viré pour faire de l’ancien relais de poste, une étape référence dans le Mâconnais. Sa table est étoilée et ses yeux brillent dès qu’il évoque ses petits plaisirs de la vie locale. Son potager, la cuisine, ses copains maraîchers, vignerons…

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Il fait beau et presque chaud. C’est le moment de prendre vos clics et vos claques et de vous éclipser. Inutile d’aller très loin. Vosne-Romanée, ça vous dit quelque chose ? Le petit village de la côte de Nuits se réveille de sa longue hibernation avec une nouvelle adresse le Vin-TAge. Le restaurant, installé dans l’hôtel Le Richebourg, propose une cuisine de terroir plutôt moderne qui fait la part belle aux produits frais : tarte fine de fondue de poireaux et cuisses de grenouilles poêlées (14 euros), nem de mignon de porc, sauce whisky, oignon rouge farci en ratatouille (22 euros). Bref, c’est simple et efficace et la carte de Sylvain Dia, le chef, changera tous les deux mois environ. Il ne manque plus qu’une bonne grosse canicule pour profiter des barbecues en terrasse, des concerts organisés dans le jardin de l’hôtel, ou des brunchs proposés deux fois par mois. Et puis si la météo est capricieuse vous pourrez toujours prendre un verre de vin au bar de l’hôtel (à partir de 5 euros) ou vous réfugier dans le spa de l’hôtel. Bar, restaurant Le Vin-T-Age. Ruelle du Pont à Vosne-Romanée. Tél. : 03 80 61 59 59. Ouvert pour le diner du mardi soir au samedi soir. Pour le déjeuner à partir du mois de mai. Programme dispo sur www.hotel-lerichebourg.com

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Texte : Patrick Lebas Photo : DR

Vin

Recommandation Aloxe-Corton 2007, domaine Franck FollinArbelet, trouvé au Goût du vin Au nord, c’est pas les Corons mais un peu la guérilla urbaine avec les travaux du tram… Du coup, le faubourg revient à la mode. Rue d’Auxonne illustre cette nouvelle vieille tendance du commerce de quartier. Comme rue Gama, il y a un boucher, des boulangeries, un super pâtissier, un fleuriste et même un caviste. Daniel Passeri a tout compris de cette philosophie de quartier. Et le sens du commerce. Sa cave est ouverte aux badauds et surtout aux curieux qui voudraient s’offrir un petit cru du coin ou d’un peu plus loin, de champagne, de bordeaux, d’Italie, d’Espagne… Et comme on n’est pas dans la bouteille, le caviste s’est offert un joli système tout à l’azote pour conserver 16 vins différents disponibles à la dégustation. Histoire de goûter le vin et de passer un bon moment avec son commerçant. Nous voilà repartis avec un très joli Aloxe-Corton, signé Franck Follin-Arbelet. Ce domaine est à l’image d’Aloxe-Corton, discret et de grande qualité. Le vigneron gère depuis les années 1990 un domaine de 6 hectares tout ce qu’il y a de plus recommandable. C’est donc notre recommandation du moment.

Le Goût du vin, ouverture du mardi au samedi, de 9h30 à 12h30 et de 15h à 19h. 37 rue d’Auxonne, à Dijon. Tél. : 03 80 79 06 77 legoutduvin_boutique@orange.fr


La rue d’Auxonne a le goût du vin Bonne nouvelle pour Dijon… la très dynamique rue d’Auxonne a désormais son caviste. Le Goût du vin est une boutique conviviale où l’on s’arrête pour découvrir et déguster des petits terroirs et des grands vins de France et d’ailleurs.

Le Goût du vin, ouverture du mardi au samedi, de 9h30 à 12h30 et de 15h à 19h. 37 rue d’Auxonne, à Dijon. Tél. : 03 80 79 06 77, legoutduvin_boutique@orange.fr

16 vins en dégustation continue :

Le Goût du vin s’installe donc au 37 de la rue d’Auxonne dans une boutique élégante et conviviale. « Le Goût du vin est un espace de convivialité ouvert à tous ceux qui ont envie de partager notre passion du vin, précise Daniel Passeri. Nous offrons une gamme de vins de terroirs et des grands crus, de Bourgogne et de l’ensemble du vignoble français : Champagne, Bordeaux… mais aussi de l’étranger : Italie, Espagne, Nouveau Monde… ». Sceptiques, curieux, amateurs ont même la possibilité de goûter parmi 16 crus protégés par un système professionnel de conservation des vins (sous azote). L’occasion de passer un bon moment et de se faire un avis avant de faire son choix.

450 références : Car le choix est vaste. Le Goût du

vin propose plus de 450 références. Il y en a donc pour tous les goûts et tous les budgets. De trois jusqu’à 300 euros pour les très grands crus. Avec un point commun : « les vins sont achetés en direct et proposés au même prix qu’à la propriété ». Et pour aller plus loin dans le service, Le Goût du vin lance son club. Son inscription est gratuite. Les membres bénéficient de réductions et sont invités à participer à des « rencontres découvertes ». « Nous apportons également notre expérience à la clientèle pour des conseils et des accords mets et vins », précise Daniel Passeri. Enfin, dès la mi-avril, le Goût du Vin lancera une activité complémentaire dédiée aux professionnels, en particulier pour les restaurateurs.

Communiqué

Il arrive tout droit des Antilles. Daniel Passeri a pourtant grandi dans le quartier de la Colombière. Parti à l’âge de 20 ans pour se lancer dans la restauration, cet ancien élève de l’école hôtelière de Simone Weil revient à Dijon après trente années passées à Saint-Martin. Pendant ce long voyage, le restaurateur s’est diversifié et a ouvert trois boutiques de vin, à Saint-Martin, Saint-Barth et Anguilla… « Je suis devenu caviste tout naturellement, indique-t-il. Il fallait que j’importe du vin pour mes deux restaurants. Je me suis rendu compte qu’il y avait une demande pour les vins français et étrangers. »


Texte : PL Photo : DR

L’Unesco pour les nuls Les climats du vignoble de Bourgogne sont candidats au patrimoine mondial de l’humanité. Objectif : inscrire à l’Unesco le terroir et le savoir-faire de la Bourgogne devenu au fil du temps une réfénce mondiale. • C’est quoi cette histoire de « climats » ? (de toute façon y’a plus de saison). Rien à voir avec la météo, quoique… En Bourgogne le mot « climat » a une signification bien particulière : il renvoie aux parcelles de vignes soigneusement délimitées et connues sous le même nom depuis des siècles. Derrière cette notion, il faut comprendre que l’on englobe une dimension géologique, climatique, historique, culturelle et humaine. Ce n’est donc pas que du vin, ni un paysage, ni même un savoir-faire que l’on classe mais la conjugaison de toutes ces valeurs défendues par la Bourgogne depuis que les Romains ont planté de la vigne.

• Mais en fait, ça sert à quoi l’Unesco ? L’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) est née le 16 novembre 1945. Elle s’est fixé un objectif vaste et ambitieux : construire la paix dans l’esprit des hommes à travers l’éducation, la science, la culture et la communication. Concrètement, il s’agit de préserver des sites exceptionnels, des lieux extraordinaires et de protéger le patrimoine naturel et culturel.

• Elle sort d’où cette notion de « climats » ? Les climats sont 100 % made in Bourgogne. Cette notion est née ici, avec les moines bénédictins, au premier siècle de notre ère, puis avec les cisterciens dès le Xe siècle. À cette époque, toute la côte viticole est aux mains de l’aristocratie et des communautés religieuses. Les moines se sont creusé la tête pour faire des vins de qualité : ils ont étudié de près la vigne, mené des expériences en termes de vinification, ils ont comparé, mesuré, dégusté et sont même allés jusqu’à goûter la terre pour délimiter les parcelles ! Tout ceci a donc été fait avec une grande précision : les climats, ce sont d’abord des portions de vignoble, nées des conditions naturelles de sols, d’exposition au soleil ou aux vents. C’est ce qui explique qu’aujourd’hui, à quelques mètres près, la même appellation ne donne pas naissance au même vin.

• Combien de temps dure la procédure d’inscription au patrimoine mondial ? Ça fait déjà un petit moment que ça dure… et ce n’est pas encore fini ! En moyenne, il faut attendre cinq ans pour qu’un site figure sur la liste du patrimoine mondial. Pour les climats de Bourgogne, le verdict devrait tomber en 2013, si tout se passe bien.

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• Comment l’Unesco choisit les sites labellisés ? Les sites choisis pour figurer sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial doivent justifier d’une « valeur universelle exceptionnelle ». En fait ces sites doivent avoir un caractère unique et authentique à l’échelle mondiale. Pour faire le tri dans les dossiers, l’Unesco a donc établi une liste de critères. Pour être sélectionné comme bien culturel, naturel ou mixte, les sites candidats doivent répondre à au moins un des dix critères. Tout savoir sur l’Unesco : http://whc.unesco.org/fr

• Qui se cache derrière ce dossier ? Le dossier est porté par les villes de Dijon, de Beaune, le Conseil général de Côte-d’Or, le Conseil régional de Bourgogne, par toutes les communes viticoles des Côtes de Nuits et de Beaune mais aussi par les regroupements professionnels (Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne, Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne, la fédération des négociants-éleveurs de Bourgogne…, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte-d’Or). Mais la candidature des climats de Bourgogne au patrimoine mondial est orchestrée par une association présidée par Aubert de Villaine, viticulteur et co-gérant de la RomanéeConti et par un Comité de soutien avec à sa tête Bernard Pivot.

• Les « climats » ça englobe quoi ? Le périmètre englobe une étroite bande de collines et de coteaux, plus de 60 kilomètres, de Dijon aux Maranges. Cela inclut évidemment toutes les communes du tracé y compris Dijon et Beaune. Derrière les climats il y donc des vignes, des villages et des villes.

• Et Dijon dans tout ça… depuis quand c’est une ville de vin ? Dijon et le vin, peu de gens savent que c’est en fait une longue histoire. Sur des anciennes cartes du XIXe siècle, on redécouvre un Dijon viticole avec plus de 1200 hectares de vignes dont les célèbres Marcs d’Or, un cru très apprécié à l’époque qui a failli devenir une AOC au XXe siècle. Aujourd’hui, ce clos dijonnais a été replanté mais produit assez peu de bouteilles. Si les Ducs de Bourgogne et les riches propriétaires dijonnais ont participé à faire des vins de Bourgogne ce qu’ils sont aujourd’hui, le vignoble dijonnais a lentement disparu. La faute à l’urbanisation, la faute aussi aux propriétaires dijonnais qui se sont toujours entêtés à conserver le cépage gamay pourtant interdit par plusieurs décrets, notamment en


Communiqué

Les climats en marche

Vous souhaitez apporter votre soutien à la candidature des climats ? Ne manquez pas le prochain temps fort « la marche des climats ». À l’occasion de la signature de la Charte territoriale, étape décisive dans la candidature, l’association des climats candidats vous donne rendezvous pour une marche symbolique le 8 avril à la nuit tombée, au milieu des vignes illuminées de flambeaux. Une déambulation pimentée d’animations musicales et théâtrales, d’un spectacle son et lumière et d’un lâcher final de lanternes célestes… Cet événement grand public est un nouveau pas en avant vers la reconnaissance internationale. Quand ?

le 8 avril 2001 à 19h. Où ? de Chambolle-Musigny au château du Clos de Vougeot. Quoi ? une marche et un spectacle pyrotechnique, musical et théâtral. Qui ? tous ceux qui le souhaitent, l’accès est libre et gratuit. Plus d’informations : www.climats-bourgogne.com

1395 par Philippe le Hardi, qui lui préférait le pinot noir. Dijon ne renie pas pour autant aujourd’hui son passé viticole : la vigne y est toujours présente. Il y a bien sûr le célèbre « Montre Cul », exploité par le domaine Derey. Il y a également quelques hectares de vignes à Plombières-les-Dijon, sur le plateau de la Cras. Sans oublier l’Institut de la vigne et du vin Jules Guyot ou la première Chaire Unesco « Culture et Traditions du Vins » portée par l’Université de Bourgogne …

• Le label Unesco sera t-il un jour périmé ? Pas de date de péremption ! L’inscription d’un site sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco est définitive à condition que le « plan de gestion » soit correctement appliqué et respecté. Cela peut concerner la préservation et la mise en valeur du site, la mise en place de bonnes pratiques touristiques, l’éducation des visiteurs… Quand vraiment c’est la cata, l’Unesco recale certains sites ou les redirige vers la liste des sites en péril.

• Qui dit Unesco dit forcément nouvelles contraintes… non ? L’inscription au patrimoine mondial ne veut pas dire que le site devra être figé ou « muséifié ». Être classé au patrimoine mondial n’imposera pas nécessairement des contraintes supplémentaires. En revanche, une charte territoriale signée par l’ensemble des porteurs de cette candidature sera signée le 8 avril au château du clos de Vougeot. Ce vaste « programme » intègre un plan de gestion appelant à suivre « une politique exemplaire », en vue par exemple de réduire l’usage des produits chimiques dans le vignoble, de favoriser le développement durable ou encore d’assurer la pérennité et la gestion maîtrisée du site dans toutes « ses dimensions architecturales, urbaines, paysagères et viti-vinicoles ». Ces documents permettront par exemple d’apporter une base de travail technique permettant de préciser, ce sera une première, sur quoi repose cette notion de terroir.

Jacques de Compostelle. Les climats de Bourgogne pourraient donc être le quatrième site de la région à recevoir le célèbre label.

• Quel est l’impact d’une inscription sur la liste du patrimoine mondial ? Evidemment le label Unesco encourage le tourisme. On estime que le classement au patrimoine mondial peut engendrer une hausse de la fréquentation touristique d’au moins 20 %. Et c’est aussi l’occasion pour les Bourguignons et notamment les dijonnais de redécouvrir leur région, et un vignoble à la porte de leur ville !

• Comment s’investir pour soutenir ce projet ? Pour commencer, faites un tour sue le site de l’association www. www. climats-bourgogne.com. Vous retrouverez tout le programme des réunions d’information, des débats, et des conférences-dégustations sur le thème des climats et toutes les infos pratiques sur le comité de soutien, les bénévoles etc. L ‘association organise par ailleurs une expo itinérante « Regards partagés…», les climats vus par 3 photographes bourguignons : Jean-Louis Bernuy, Armelle et Michel Joly (jusqu’à juin 2011 au château du Clos de Vougeot. Et de juin à septembre 2011 à Nuits-Saint-Georges). Prochain grand rendez-vous : « la marche des climats », un événement grand public qui aura lieu dans le vignoble le 8 avril à la tombée de la nuit.

Rendez-vous sur les sites internet de Côte-d’Or Tourisme

• grand public : www.cotedor-tourisme.com • le blog malin des Côte-d’Oriens : www.tamtam21.com • les loisirs se mettent au vert en Côte-d’Or : www.bouger-nature-en-bourgogne.com • la bible des vins de bourgogne : www.divine-comedie-cotedor.com • professionnels : www.pro.cotedor-tourisme.com • extranet de la communauté tourisme: www.tourisme.cotedor-ecobiz.fr

• Y’a t’-il d’autres vignobles classés au patrimoine mondial de l’Unesco ? Oui ! En Europe on en compte déjà neuf régions classées dans laquelle la viticulture joue un rôle central : Saint-Émilion, le Val de Loire, les régions côtières italiennes de Cinque Terre, le Haut-Douro au Portugal, la vallée du Rhin en Allemagne, les vignobles de Lavaux en Suisse, le Tokaj en Hongrie, la Wachau en Autriche et l’île du Pico au Portugal.

• C’est une première en Bourgogne, cette histoire d’Unesco ? Non ! Trois sites bourguignons figurent déjà sur la liste du patrimoine mondial : l’abbaye cistercienne de Fontenay, la basilique et la colline de Vézelay, le prieuré de la Charité-sur-Loire au titre des chemins de Saint-

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agenda éclectique

agenda éclectique

07 Que Faire ? mise en scène : Benoît Lambert avec François Chattot et Martine Schambacher - TDBJanvier 2010

Vous nous faites rire !

Vous nous l’avez souvent reproché, nos pages agenda ne sont pas « drôles ». Vous nous faites rire ! Vous croyez qu’elle est drôle la programmation dijonnaise ? Bon, d’accord, il y a le plus célèbre des Dijonnais, Patrick Chirac, alias Franck Duboscq, qui passe souvent par là, depuis « Camping », film appelé à devenir un classique de l’humour. Il y a les rois du rire qui remplissent le Zénith, à intervalles réguliers. Il y a la Fontaine du Rire, à la Fontaine d’Ouche, pour faire découvrir ce mois-ci encore aux Dijonnais des rigolos venus d’ailleurs. Il y a le Bistrot de la Scène, qui continue dans la voie d’une programmation tous publics. Il n’y a plus de théâtre municipal pour accueillir ces pièces en tournée qui font aujourd’hui le bonheur des habitants de Chevigny, Genlis, Marsannay ou ailleurs. Il n’y a plus de salle, en fait, pour nous détendre. Comment voulez-vous que les Dijonnais ne soient pas tendus ? Il n’y a que le sexe qui pourrait les aider, même sur scène. C’est ce qu’a compris Laurent Gérard, venu roder son one-man-show à Dijon, dans un appartement surchauffé, avant d’aller chauffer les salles à Paris ! Sexuel ! C’est lui qui le dit, alors qu’il est nu, ou presque, sur scène. Ni hétéro, ni homo, ni bi, ni metrosexuel… Ni même tramsexuel, il faudra attendre 2013. Sexuel, tout simplement ! C’est sur ces mots que Laurent Gérard, (qui veut se faire un nom avec ce que les autres trainent comme un prénom !) termine son premier sketch. Avant de faire défiler toute une série de personnages sortis d’un cercle de famille infernal. Et chacun a été scotché non pas sur son fauteuil mais sur son derrière, car il a présenté son spectacle live dans un salon particulier, qui n’a rien à voir avec celui où Proust est revenu chercher des madeleines, dans une adaptation récente de sa recherche du temps perdu. Les chanceux qui ont pu trouver une place assise ou non dans la pièce à vivre de cette famille d’accueil n’ont pas perdu leur temps. Rigolez, mais c’est pas si courant, de nos jours. Pourvu que ça continue. Ils ont créé, dans leur hôtel très particulier, le plus petit théâtre d’une ville qui a perdu le goût du spectacle vivant.

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C’est bien de se marrer ainsi à l’heure de l’apéro. D’ailleurs, ce serait peutêtre une solution, lancer « l’apero-show », pour donner un avant-goût de l’été. En terrasse, dans une cour privée, dans un magasin… chez soi, pourquoi pas. Evidemment, s’il fallait pouvoir loger la troupe des « 26000 Couverts », partis pour Paris depuis qu’on leur a enlevé leur hangar, faudrait un peu plus de places. Le dernier spectacle drôle, excitant, inquiétant à la fois qu’on a vu dans un (décor d’) appartement, de cuisine, même, c’était celui donné par François Chattot et Martine Schambacher, sur une scène de poche puis en tournée, ces dernières semaines : « Que faire ? » Une bonne question, on remercie Lenine de l’avoir posée… ▀ Gérard Bouchu

La Madeleine Proust revient

Elle nous avait prévenus, lors de son passage à la FNAC, l’an dernier, elle allait repartir en tournée. Et maintenant, elle tourne. Pour la voir, vue la pénurie de scènes dijonnaises, vous avez le choix : Dijon /Chevigny St Sauveur L’Ogive, sam 2 avril - 20h30 Dôle La Commanderie, ven 22 avril - 20h30 Châlon-sur- Saône, Salle Marcel Sambat, ven 6 mai - 20h30 et sam 7 mai - 16 h


Agenda éclectique

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Ils sont passés par dijon, ils repasseront par là…. Christian Legal s’envoie en l’air, et nous avec

Lui, c’est le gars super sympa, toujours prêt à rendre service, le cœur sur la main : Christian Legal est un gentil, de ceux qui vous redonnent confiance dans l’avenir, qui refusent la fatalité, qui partagent leur joie de vivre. C’est même son métier : Christian Legal est comédien humoriste, imitateur, et son spectacle Christian Legal 100 voix en l’air fait un véritable carton au Théâtre des Blancs Manteaux à Paris, après un succès au Festival Off d’Avignon 2010. L’histoire ? Un séminaire du personnel d’un étrange hôpital où vont se croiser médecins, infirmiers et compagnie : Franck Dubosc, Florent Pagny, Muriel Robin, Jean-Pierre Bacri, Patrick Timsit et moult stars bien agitées du bocal. Christian a commencé par des détournements de petites annonces en 1992 sur France Bleu Bourgogne. En 2007 Olivier Lejeune met en scène son spectacle A moins l’quart pétante joué au Théâtre du Gymnase. Christian Legal sévit également sur le plateau de l’émission Les Grands du Rire avec Yves Lecoq sur France 3. Ce Dijonnais est également le boss de Génération Prod, société de spectacle dijonnaise programmant depuis 10 ans concerts et spectacles, en particulier à l’Agora et à L’Odéon de Genlis, avec des têtes d’affiche comme Christophe Alévêque ou le groupe Yodelice ! ▀ O.M. http://www.christian-legal.com

chaque samedi à 13h25 dans l’émission «les grands du rire» sur France 3 présentée par Yves Lecoq du jeudi au samedi au théatre des blancs manteaux à Paris depuis septembre 2010.

Laurent Gérard, comme le prénom

Faire un petit concert en appartement, c’est facile, on pousse les meubles, 2 ou 3 musiciens, on se laisse bercer, on se dandine debout au rythme des mélodies. Quand une amie me demande d’accueillir un one man show d’un parfait inconnu, ça ne m’a pas paru plus difficile et pourtant : convaincre ses amis sans avoir vu le spectacle et sans pouvoir leur montrer un extrait via internet, transformer son salon en véritable scène, faire asseoir un maximum de gens, éclairer, sonoriser, transformer son entrée en loge, sa cuisine en foyer, n’était pas si simple. Au final, soixante dix personnes ont pu goûter en avant première au jeu d’acteur de Laurent. Son écriture fine et acérée lui permet toutes les audaces, toutes les libertés, toutes les vérités… et donne un spectacle pétillant d’humour et d’originalité. La soirée fut intime et chaleureuse, on a bien ri, crescendo, bien bu et bien mangé (ensuite). L’artiste à l’écoute des avis et critiques a déjà changé l’ordre d’apparition de ses personnages et raccourci certains sketchs. Conclusion, ce sera encore plus drôle à Paris, à la Comédie des Boulevard, 39 rue du Sentier à partir du 1er avril. ▀ FP

26000 Couverts

J’ai toujours une petite larme de rire quand je pense aux Tournées Fournel… Entreprendre et favoriser toute action menant à l’organisation d’un dîner de 26000 convives... Voilà ce qui a généré cette troupe disparate en 1995 et une première perturbation : Les petites commissions surprenant les ménagères sur le marché de Dijon. Ensuite vinrent Sens de la visite, Les tournées Fournel, Grand bal, Championnat de France de n’importe quoi, Beaucoup de bruit pour rien et L’idéal Club. À chaque fois, les 26000 sont là où on ne les attend pas, surprenant à tel point que certains spectateurs, vexés de pas voir le spectacle arriver, s’en vont avant de comprendre que leur voisin râleur faisait parti du show. C’est du quinzième degré et c’est hilarant, décalé. Spécialistes des shows foireux avec artistes ratés, ils invitent des musiciens, jongleurs et autres saltimbanques qui se plient volontiers à leur humour déglingué. Hébergés à la Caserne, les 26000 ont déménagé pour cause de réhabilitation du quartier Junot. Les tournées s’enchainent, les dates parisiennes aussi, à quand un come back home ? ▀ FP www.26000couverts.org

Agenda spectacles

Pour se détendre et rire un bon coup, quelques spectacles à ne manquer sous aucun prétexte ! Celui qu’on ne présente plus : Djamel Debbouze « TOUT sur Djamel » au Zénith de Dijon (13/05 à 20h). Dans un genre plus théâtral mais tout aussi drôle, Jacques Weber « Seul en scène » au théâtre des Feuillants (5/05 à 20h30). Dans le cadre de la Fontaine du Rire, le belge Bruno Coppens et son show « Ma Terre Happy » (8 et 9/04 à 20h) au théâtre de la Fontaine d’Ouche. On n’oublie pas les enfants avec « Scooby Doo et les fantômes pirates » comédie musicale au Zénith de Dijon (13/04 à 14h30). ▀ V.W.

www@zenith-dijon-fr Théâtre des Feuillants : 0380768080 Théâtre de la Fontaine d’Ouche : 0380745957

Jérémy Demay, le plus bourguignon des Québécois !

Après une jeunesse entièrement passée dans la cité des Ducs, Jérémy Demay décide en 2003 de poursuivre ses études universitaires en Pennsylvanie, aux Etats-Unis. Il souhaite faire du marketing. Heureusement, dans le cadre d’un stage, il découvre la compagnie Juste pour Rire, basée au Québec. Foudroyé par un virus, pas méchant mais contagieux, celui de l’humour, D’Jé (c’est ainsi que nos cousins du Nouveau Monde l’appellent), décide de s’installer définitivement à Montréal. Il fait ses premières armes dans des spectacles cabarets où il gagne ses galons d’humoriste. 2007 est une année phare pour lui, puisqu’il décide de se lancer de façon totalement pro. Bien lui en prend : il reçoit au festival Grand Rire de Québec le prix de la Révélation. Jérémy Demay décroche suite à un concours télé une place pour le gala international Juste pour Rire dont les parrains sont Franck Duboscq et Stéphane Rousseau. Résultat, il y est invité chaque année. En 2010, Edouard Baer le présente comme « ayant beaucoup de talent, c’est pour ça qu’il est parti de France (...), et comme le plus français des Québécois ». C’est surtout un garçon bourré de d’humour qui ne manque pas de rappeler dans ses sketches ses attaches dijonnaises ! En attendant une tournée chez nous, vous aurez un aperçu de son talent canado-burgonde sur YouTube, notamment avec le sketch « Blackberry ». ▀ VW

www.jeremydemay.ca

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agenda éclectique

On peut être gentil, mais ne rien oublier, ni le bien, ni le mal ! Vous n’aurez pas de mal à trouver des idées de sortie, dans les semaines à venir, les festivals succédant aux festivals, les soirées musicales aux soirées musicales. Bridget vous a fait sa sélection, mais cette fille est sectaire, c’est ce qui fait sa force. Juste deux ou trois petits évènements à souligner : une expo sur le thème des éléphants qui nous fait barrir de plaisir, au Jardin des Sciences. Parce que ça colle pile-poil avec ce numéro marqué par l’envie de voyager. L’éléphant a peur d’une souris, on a toujours envie de prendre sa défense contre ceux qui avaient une dent contre lui. Et si vous ne prenez qu’un bouquin pour lire au jardin, choisissez celui qu’un certain J.Heska (ça sent le pseudo, bravo !) vient de sortir sous une couverture bleu ciel très printanière : « Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir ». J’ai lu ça dans le train qui me ramenait de Lyon, où ce Dijonnais place l’action de ce premier roman, et d’un seul coup j’ai mieux supporté le retour à la réalité. Joliment écrit, on attend la suite, sur Dijon cette fois. L’auteur dédicacera son bouquin à la FNAC le 30 avril entre 15 h et 19 h, allez y faire un tour, vous retrouverez la banane, après ça, promis ! Sauf si vous êtes un vrai méchant, évidemment. GB

Prise de CirQ’

« Pachyderme… que ça ! »

Le Festival Prise de CirQ’ revient pour vous faire tourner la tête. Pour la troisième année, CirQ’ônflex invite des compagnies d’ici et d’ailleurs et nous fait redécouvrir les joies de notre enfance. Laissez-vous aller, emporter par ces saltimbanques d’un nouveau genre ! Un programme en 3 temps où 3 lieux, comme on veut. Un chapiteau dans un jardin (Darcy ou Arquebuse) qui devient maison du festival avec buvette, rencontres, spectacles. Une grande fête urbaine rue Berbisey, le 16 avril, arts de la rue, arts du cirque pour une après-midi en famille. Des diffusions nomades, un peu partout dans la ville avec du cinéma, des jongleurs, des clowns… Un joyeux désordre pour nous faire rire. ▀

C’est un majestueux et impressionnant Éléphant d’Afrique qui vous accueillera dans le Parc de l’Arquebuse à partir du 7 avril, tous les jours, sauf mardi et jours fériés. Spécimens naturalisés, maquettes et moulages, œuvres d’art, objets ethnographiques, objets en ivoire illégaux saisis par les douanes, photographies, films et outils multimédias vous diront tout sur cet animal impressionnant… mais tellement attachant. Entrée libre. Jardin des Sciences.

12 au 17 avril

Tél : 09-81-98-30-54 contact@cirqonflex.fr www.cirqonflex.fr

En avril , le TDB se découvre d’un fil

Plaisirs et non poisson d’avril, au programme du TDB, ce mois-ci: les 1er et 2 avril :  les dernières représentations de Lointain intérieur ou la nuit remue, d’après Henri Michaux, conception Robert Cohen-Solal. Un compositeur hors normes précipite Michaux et sa colère dans un théâtre musical «contempop». le 4 avril : L’homme Jasmin, d’Unica Zürn, adapté et conçu par Magali Montoya. Un bouleversant documentaire du moi, porté par cinq actrices, dans lequel Unica Zürn rend compte de ses voyages visionnaires. du 12 au 15 avril, Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée / On ne saurait penser à tout, de Musset, mis en scène par Frédérique Plain. Deux comédies-proverbes illustrant le questionnement qui traverse la vie et l’oeuvre de Musset : Comment vivre l’amour ? Dire l’amour suffit-il et équivautil à le vivre ? Et aussi le Cabaret de l’Âne, les tournées de Que faire ? (le retour) et du Chercheur de traces, les rencontres et des visites. Et en mai, bon sang mais c’est bien sûr, Théâtre en Mai (18 au 29 mai), festival qui ne fait que ce qui lui plait. Pour en savoir plus : www.tdb-cdn.com

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avril

Orchestre Dijon Bourgogne Bach et ses fils 10 et 12 avril

Les dimanche 10 et mardi 12 avril prochains, les solistes de l’Orchestre Dijon Bourgogne vous invitent à des voyages musicaux dans l’Allemagne  du XVIIIème siècle avec deux concerts autour du thème Bach et ses fils : Un souffle de Bach et Sonates au pays des merveilles. Ces fêtes familiales et conviviales auront lieu à la Chapelle de l’Hôpital Général, lieu de résidence de l’ODB. Tel : 03-80-44-95-95.

Semaine de la Marionnette 18 - 22  avril au Théâtre des Grésilles 5 compagnies, 5 spectacles, autant de techniques de marionnettes différentes pour vos yeux, voici 15 occasions de venir applaudir les habiles marionnettistes ! Les Trois Petits Cochons » est la dernière création marionnettique de Venko, maître ès Marionnette et scénographie. Les bandes sonores, du tango mortel à la chanson mélancolique de Nouf-Nouf, sont signées par son fils Martin Kiossev, fantastique compositeur. ▀ www.intermarionnette.fr - 03 80 72 41 27


Agenda éclectique

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Théâtre en Mai tout le monde est gai !

Du 18 au 29 mai, le TDB propose des rencontres entre “jeunes pousses” (équipes artistiques à peine sorties des écoles) et “vieilles branches” comme le duo de choc Caubère-Galabru. Mélange de générations, de grands classiques ou de textes très contemporains, de musique et de marionnettes, voilà comment on fait du théâtre, ici, là ou ailleurs. À l’heure de la mondialisation, allez donc vous faire voir là-bas, en vrac : Œdipe roi de la pop, une plongée dans le rêve américain, qui arrive d’Espagne ; Vieux carré, le mythique Wooster Group qui s’attaque à Tennessee Williams ; Jules et Marcel, dialogue entre Pagnol et Raimu par Galabru et Caubère ; Presque Pirandello ou une danse de mort, le sicilien revu par des ukrainiens et bien d’autres choses encore. Nos coups de cœur : A quoi rêvent les chevaux la nuit pour être si peureux le jour ? Soirée exceptionnelle concoctée par la Cie des Gens, troupe bourguignonne en résidence au TDB qui crée son nouveau spectacle hors les murs, au manège équestre de Saussy. Navettes organisées depuis Dijon. La Quermesse de Ménetreux, une vraie-fausse kermesse avec stands, tombola, lancers de frigos, pétards et feux d’artifice… ▀ www.tdb-cdn.com

Ces dames (et ces messieurs) au salon ! avril-mai

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17/03/11

9:30

Dijon Congrexpo a été reconduit par la ville de Dijon pour 7 ans à la tête du Parc des Expositions et Congrès ; un programme important de travaux va devoir être réalisé dans le cadre de la nouvelle convention. En attendant, quelques évènements croustillants à vous mettre sous la dent en avril-mai : - le salon des antiquaires (du 13 au 22), et une exposition en partenariat avec le Consortium, qui devrait créer l’événement avec son nouvel espace muséographique, dans peu de temps… Elle mettra en scène un pavillon en tubes de carton de l’architecte japonais Shigeru Ban (à qui ont été confiées la rénovation et l’extension du Consortium) et du mobilier vintage créé par l’entreprise bourguignonne Tolix à partir des années 1930. - les 9 et 10 avril aura lieu un nouveau salon, très tendance : « + Si affinités – le salon de la rencontre », organisé par Forcexpo - Enfin, du 27 au 30 mai, se tiendra la 2e édition du salon Bio et Co, organisé par la Pagesociété 1 du même nom. Des rendez-vous très tendance, ce printemps. ▀

DU 13 AU 22 MAI 2011. DIJON PARC DES EXPOSITIONS

39e SALON des ANTIQUAIRES et de la Brocante

© CAP HORN - Thinkstock

LE CONSORTIUM INVITE SHIGERU BAN, ARCHITECTE ET TOLIX

Le Consortium

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agenda éclectique

Kill Your Pop (7 au 10 avril)

Sabotage présente la 8e édition du festival Kill Your Pop, coup de projecteur sur la musique actuelle. Tous les soirs, on vous balade à partir de 18h de lieux en lieux à la découverte de groupes “montants” et de genres en genres, pop, rock, folk ou électro. Suivez le guide : 7 avril : Cheveu au Consortium, Mohna à la galerie Interface, Shackleton à la Péniche Cancale 8 avril : Tristesse contemporaine au Consortium suivi de Deerhunter à La Vapeur 9 avril : Dusting Wong au Consortium, La Féline au Bistrôt Quentin, The Notes + Electricity in our homes à la Péniche Cancale. 10 avril : Lonesome French Cowboy au Chez Nous, Motorama au Flannery’s ▀

DécapitanteTurandot

Quelle claque ! Transportée dans un rêve cette princesse cruelle ne ressemble en rien à ses consœurs vues jusqu’àlors. L’opéra de Busoni rajeuni, dépoussiéré nous emmène grâce à Cisco Aznar, metteur en scène délirant, dans un univers onirique explosif. Danseurs, acrobates, chœur magnifiquement habillé, grimé, solistes, tous ont adhéré à cette vision fantasmagorique et joué à merveille ce conte des mille et un jours. Cet opéra, composé par un Italien, chanté en allemand dont l’action se passe en chine trouve ici des références inattendues : Alice aux pays des merveilles, The Rocky Horror Picture Show, Blue Velvet et bien d’autres encore. Déplacée dans les bas fonds de Buenos-Aires, l’intrigue transcende la musique hétéroclite, on ne sait plus ou donner de la tête et des yeux. À ceux qui se trouvent déconcentrés par cette profusion d’images et de couleurs, Cisco répond qu’ils n’ont qu’à s’acheter le CD et l’écouter chez eux. Au parterre vieillissant qui applaudissait mollement, je dirais : Qu’on leur coupe la tête ! Turandot est visible sur http://liveweb.arte.tv/fr/video/Turandot jusqu’à fin juin.

Les prochains voyages musicaux de l’auditorium

La Fontaine d’Ouche, quel cirque ! CirQ’ônflex entreprend l’organisation d’un nouveau temps fort « cirque » au sein du quartier de la Fontaine d’Ouche à Dijon: ATTRACTIONS, du 2 au 8 mai 2011. Le principe est simple : pendant une semaine, une compagnie de cirque actuel itinérante investit le quartier avec son chapiteau et ses caravanes, et vient à la rencontre de ses habitants. Pour cette première édition, CirQ’ônflex accueillera le Bazar Forain avec son spectacle Le Cirque.

Prochains concerts à ne pas manquer à l’Opéra de Dijon : - Vienne-Budapest, un voyage avec les Dissonances, mercredi 6 avril, 20h. Au programme, Bartók, Strauss et Schönberg. - Rameau revient chez lui, avec Le Concert d’Astree, pour la suite d’Hippolyte et Aricie, suivi de Bach et Leclair, vendredi 8 avril, 20h - Brahms et l’ Orchestre philharmonique de Dresde, jeudi 5 mai, 20h. - Anima Eterna Brugge : Ravel (Boléro, Pavane pour une infante défunte, La ValsePoulenc Concerto pour deux pianos et orchestre, Gershwin Un Américain à Paris. Au piano et à la direction musicale Jos van Immerseel, samedi 7 mai 20h - www.opera-dijon.fr

Des livres qui vous changent la vie “Le dernier chevalier d’Eldraho” Fabienne Marchand – Edilivres - 18 € dans les librairies Autrement dit, Grangier, Privat et en commande à la fnac et cultura ; Amazon /Alapage/Chapitre/Edilivre Renaud, jeune chevalier infirme à la suite d’un accident, se bat pour se faire respecter, en vain. A la suite de décès suspects, il découvre la civilisation oubliée d’Eldraho et une guerre entre humains, dragons et elfes qu’il est peut être le seul à pouvoir régler. Touchant, cet antihéros qui ne guérira pas se révolte parfois, se bat toujours et nous montre que rien n’est impossible. Ce roman d’héroic fantasy, au style agréable et précis, se lit d’une traite. Vous pourrez ensuite briller dans les dîners en ville en parlant vénerie ou spécificités des elfes à l’époque de la Renaissance. Fabienne Marchand, 31 ans, habite Dijon et se passionne pour l’écologie et la différence. “Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir” J. Heska - l’Instant Libre Jérôme, geek insipide et serviable, crée une méthode pour lutter contre la méchanceté humaine qui donnera naissance au “cimondisme”, bien malgré lui. Même si on n’est pas convaincu par le propos de la “philosophie”, qui ressemble pas mal à de la manipulation, on ne peut qu’apprécier la fraîcheur de ce jeune auteur bourguignon de 27 ans, également blogueur (www.jkeska.fr). Il nous fait découvrir Lyon comme personne et arrive à mettre du suspens dans une histoire qui semble banale au départ et tombe progressivement dans le décalé. Une jolie réflexion sur la tolérance et la résistance à la médiocrité. Carla Garfield

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Communiqué

Colette Vuillaume a transformé l’ancien cabinet de dentiste de son mari et celui d’expert-médical qu’elle occupait en une galerie lumineuse où il fait bon prendre l’air du temps, côté jardin, comme côté salles. Jolie revanche sur la vie pour cette femme active, qui a du avoir une prémonition le jour où elle demanda à un créateur contemporain de lui dessiner un bureau d’expert… en forme de palette de peintre. Dijon compte nombre de marchands de tableaux, mais peu de personnalités féminines capables d’animer une galerie. L’art contemporain s’affiche ici, à travers un choix d’œuvres très personnel (Marcel Demagny, en avril). Beaucoup d’abstraits, mais aussi des sculptures en bronze, en pierre et bien sûr, en verre, avec les œuvres de Jean-Claude Novaro, un amoureux de la transparence, présentées ici du 6 mai au 11 juin.

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Galerie Wilson, 2 cours Général de Gaulle, place Wilson, Dijon. Tél : 03-80-67-74-74.


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C’ dans l’art

07 Texte : Françoise Perrichet Photo : DR

Photo - Focale.info- Thomas Hazebrouck

Dijon à tombeau ouvert… Un musée qui ne ferme jamais pendant les

travaux, ça veut dire que les chefs-d’œuvres restent exposés mais avec une sélection due au manque de place, dans un remaniement permanent. On n’effraie pas le touriste, on se contente de le balader dans le palais. Ça permet aussi de tester un certain nombre de médiations qui seront mises en place ensuite. Ça permet de rénover des œuvres et de les montrer dans leurs nouvelles splendeurs enfin ça permet de voir les pleurants de Philippe le Hardi sous toutes les coutures, comme on ne les voit jamais et qu’on ne reverra plus une fois le musée rénové. Jusqu’à maintenant, le Dijonnais n’a pas vu grand-chose de ces rénovations et pourtant, les nouvelles réserves sont terminées et accueillent des dizaines d’œuvres déménagées. On se faisait un monde de ne plus voir notre salle des Tombeaux, notre petit bijou, fierté dijonnaise que l’on s’empressait de montrer à ses amis de passage. Pas grave, on ira désormais défiler dans les salles remaniées avec bonheur par une célèbre agence dijonnaise. La première salle présente les Ducs de Bourgognes dans une série de portraits, la deuxième une carte des États de Bourgogne et deux retables magnifiés par cette nouvelle scénographie. On arrive enfin aux pleurants de Philippe Le Hardi. Dans leur nouvelle présentation, très moderne sur deux socles en L, les pleurants à hauteur des yeux nous regardent. Un fond bleu marine et une belle lumière accompagnent le cortège. Le porteur d’eau bénite, les diacres, l’évêque, trois chantres, deux moines chartreux puis la cour en manteau de deuil, certains dialoguent, d’autres méditent ou se consolent. Toute l’attitude des corps parle d’émotion. “Comme l’exposition des pleurants de Jean Sans Peur aux Etats-Unis, on peut regarder cette série de sculptures avec l’œil historique, mais on peut

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complètement oublier ça et les admirer pour l’émotion qu’ils dégagent et leur immense qualité. Le deuil étant une expérience universelle, les pleurants, bourgeois devenus anonymes dans leurs costumes noirs, continuent à nous toucher simplement.” Sophie Jugie, conservateur. Deux bornes interactives sont installées. C’est un test pour voir la réaction du public et adapter ensuite la muséographie. La scénographie n’étant pas encore arrêtée, on espère en plus d’avoir un musée architecturalement rénové avoir une présentation plutôt innovante… Rendez-vous en 2013 pour l’ouverture de la première partie !

Ce qui se passe en coulisses, lifting Depuis 2004, les œuvres les plus abimées ou demandant des restaurations urgentes sont parties se faire refaire une beauté à Versailles au centre de restauration des musées de France. Certaines, déjà revenues attendent patiemment des salles rénovées pour se montrer. D’autres comme l’immense tableau de Philippe de Champaigne illuminent déjà de leurs couleurs chatoyantes notre bon musée. Autre curiosité à découvrir après rénovation : Balthazar n’est plus noir sur l’adoration des mages de Biagio d’Antonio. Quant aux retables de Champmol de 1390, exceptionnels, immenses et très fragiles, ils reviendront en 2013 brillants de tous leurs ors après s’être fait “rajeunir” à Dijon.


C dans l’art

Ne pleurez plus, « Marey » vous ! Le musée qui a longtemps fermé (proverbe perrichetien) Paolo Gioli, photographe , il crée tout un univers basé sur les chronophotographies de Marey. Ses polaroïds, fruits d’une élaboration complexe, sont colorés, oniriques et émouvants. Alexandra Allard, peintre, présente des collages inspirés à la fois de Marey et de Muybridge, photographe anglais, considéré également comme un pionnier en matière d’image animée. Cédric Klapisch, cinéaste que l’on ne présente plus, dont le premier court métrage présentait Marey dans ses recherches, succès et échecs divers, avec l’humour qui déjà portait sa patte. Il dit de ce grand monsieur :

À l’inverse de Dijon, Beaune avait choisi de fermer son musée pour mieux le rouvrir, chose faite avec “Dialogues Mouvementés” superbe exposition autour d’Étienne-Jules Marey. Trois invités de marque pour ouvrir le bal.

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“Injustement reconnu, il observait le mouvement et il en tirait des conclusions scientifiques. Il regardait les poissons et parlait d’hydraulique, les oiseaux et s’enflammait pour l’aviation. Souvent ce n’est pas lui qui a conclu, il a initié le cinéma mais il ne l’a pas créé. J’ai des accointances avec ce monsieur, c’est un observateur, un curieux et je fais mes films comme Marey étudiait les animaux, j’ai hérité de lui de faire confiance à l’observation. Je l’ai bien aimé en faisant ce film “ce qui me meut” et aujourd’hui j’aime toujours sa démarche incongrue et tenace.” Jusqu’au 15 mai au Musée des BeauxArts, Porte Marie de Bourgogne, 6, bd Perpreuil (et 19 rue Poterne) 21200 Beaune

Alexandra Allard et Paolo Gioli

7d8dcXZei le design danois modulable De Shanghai à Stockholm, de Paris à Miami, de Tokyo à Dijon... composez vous-même votre combinaison murale, canapé, table, meuble multimédia, fauteuil, chaise, bureau, lit, commode, armoire… selon le style et les dimensions qui vous conviennent. Comptant aujourd’hui plus de 340 magasins à travers 50 pays, BoConcept s’est imposé en spécialiste du design customisable pour pouvoir adapter chaque meuble aux goûts, aux envies, aux intérieurs de chacun, mais également abordable pour que le design ne soit plus uniquement réservé à une poignée d’initiés. BoConcept, c’est l’histoire d’une amitié entre deux ébénistes visionaires danois, passionnés par le travail du bois et la création de mobilier d’intérieur. En 1952, ils décident d’unir leurs forces et leurs savoir-faire pour lancer leur production de mobilier dans un style moderne minimaliste. Le style BoConcept est véritablement basé sur l’amour du design, une longue expérience de la fabrication ainsi qu’une parfaite compréhension des modes de vies modernes à travers le monde. BoConcept est aujourd’hui reconnu et apprécié pour son style unique, la qualité de ses produits et la fonctionnalité de ses design. Nous sommes conscients que l’achat de mobilier est une décision importante. C’est pourquoi, BoConcept Dijon se propose de vous accompagner dans le choix de meubles les plus adaptés à votre intérieur. Nous vous guidons et vous aidons à composer vos meubles design selon vos envies grâce à notre nouveau logiciel d’aménagement d’intérieur en 3D, ainsi vous pourrez visualiser les différentes options de dimensions, de couleurs et de prix.

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C’Tendance

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istock

Texte : Céline Colle Photos : DR

Printemps clair, soulier léger…

partons découvrir les nouveautés ! À défaut de beaucoup d’exotisme, voici des nouveautés qui devraient vous combler : bien-être, douceur, gourmandise, mode, déco… Tout ce qu’il faut pour un printemps un brin dépaysant. Juste un coup de gueule au passage, que vous êtes nombreuses à partager, il me semble. Surpopulation, pollution et manque de moyens des pays en voie de développement, l’insalubrité s’explique. Mais là, ne plus pouvoir flâner dans Dijon le nez en l’air par peur de mettre mal le pied par terre, c’est dur à admettre… Alors je peste contre l’incivilité des gens qui laissent en trophée ce que leur clebs a déposé (un grand merci en revanche à tous ceux qui ramassent), l’implication de ceux qui décorent les trottoirs de leurs miasmes et la non-ingérence de ceux, audessus, qui ne font rien. Elles sont passées où les motocrottes, hein ? Et les chariottes qui roulaient à 15 km/h et faisaient hurler les automobilistes ? Qu’il me manque, ce ballet de balais brosses qui passaient et repassaient, vidangeaient et javellisaient nos rues… On ne demande pas la Suisse, mais quand même un minimum, avant que Dijon n’essuie une critique assassine dans un guide touristique et qu’on soit obligé, cet été, de troquer nos tongs contre des Crocs !

NOYA, temple du bien-être Gros, gros coup de cœur pour NOYA, ouvert il y a 3 mois par Fanny, très belle personne, grand cœur et belle âme. De l’exotisme, elle nous en offre à travers des massages au savoir-faire indiscutable. Noya est née de la passion de cette jeune femme pour le bien-être et de sa volonté d’apporter calme, paix, douceur, détente du corps et de l’esprit, qui manquent trop souvent dans nos vies à 100km/h. Tout, absolument tout ce qu’on recherche est là. Fanny nous reçoit dans un cocon. La pièce n’a rien d’une cabine. La déco hyper soignée et la chaleur enveloppante sont d’ores et déjà une invitation au voyage. Allongée sur un matelas chauffant, simplement se laisser aller. Rien de plus simple car Fanny connaît les règles essentielles pour nous mener au délassement le plus total. Votre pudeur est respectée, le contact avec le corps jamais interrompu, aucun bruit extérieur, pas de téléphone, juste vous au centre de l’attention, des mains qui donnent… soins, énergie, douceur et une musique qui vous emmène loin et rythme les gestes. Pas de gommage ni d’enveloppement, 1h30 de massage pur et d’évasion qui vous laisseront un souvenir impérissable, l’envie irrépressible de revenir et celle aussi d’en parler autour de vous. NOYA Soins du corps, soins du visage, onglerie 14-16 rue Lamonnoye – Dijon 03 80 46 52 12

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C’ Tendance

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Paula Coste ouvre son espace déco La boutique de prêt-à-porter qui sait créer l’événement avait reçu lors d’une de ses soirées à thème, Brigitte Durieux, auteur(e) de l’ouvrage « Le mobilier industriel » pour une séance de dédicaces. Afin d’illustrer la thématique, des pièces vintage avaient été chinées et exposées. Un peu plus tard, l’opportunité d’un local supplémentaire a fait le reste. Installée au premier étage, la collection s’est élargie depuis et propose aujourd’hui un large choix de mobilier urbain et industriel des années 50, mélangé à des rééditions revisitées par de jeunes designers comme les lampes Gras et Serge Mouille. Vaisselle et petits objets viennent compléter une sélection déco de bon goût. La volonté reste de mettre en avant l’artisanat, le fait main et l’esthétisme. Paula Coste, 5 rue Jean Renaud – Dijon 03 80 49 93 04

DiviaVélo, louez… et roulez jeunesse ! Devant le succès du Vélodi, le Grand Dijon poursuit et renforce sa politique en faveur de l’usage du vélo. Ainsi 800 arceaux de stationnements supplémentaires sont en cours d’implantation et dans quelques mois 40 km de pistes cyclables longeront les nouvelles lignes de tramway. Pour accompagner et soutenir cette volonté, Keolis Dijon, exploitant du réseau Divia, a créé un nouveau projet : la location de vélo longue durée qui s’étend de 1 mois pour 15€ à 1 an pour 80€ (tarifs pleins), avec des tarifs préférentiels pour les abonnés (-50%) et les moins de 26 ans (-25%). Une idée originale qui a pu voir le jour grâce à divers partenaires : l’association « La Bécane à Jules » en charge de la location et de l’entretien des DiviaVélos, le CROUS et Effia Synergie qui participent à l’implantation de nouvelles stations (résidence Mansart et gare de Dijon) et enfin L’Université de Bourgogne qui aide à la promotion et à la communication du projet. Quant au nouveau deux-roues proposé par DiviaVélo, il est issu de la collection « SitandGo » des Cycles Lapierre. Pratique, propre, sûr, fiable, solide et léger, son look noir et rose risque de ne pas passer inaperçu.

* Prix de vente TTC maximum pour un œuf garni de 10 cm (135g net). les ateliers devarrieux - Crédit photo : Nicolas Richez

Agence Divia, place Grangier et Espace de vente Divia en Gare SNCF www.divia.com

Depuis 1859 `{||óz{óXˆ‹}{‰ówóƒ‰ó óó󉅄󄅃󉋈ó‰{‰óy~…y…‚wŠ‰Bó óóóóóƒ{ŠŠ{óŒ…Šˆ{ó†ˆ „…ƒó óóóóóóó󉋈ó‰{‰óɋ|‰óz{óf ‡‹{‰D

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C’Tendance Zébulon & Pimprenelle va vous donner envie de faire des enfants ! Envoûtante l’atmosphère de ce charmant magasin aux allures de contes de fée. Au fond, le royaume des enfants : jeux, crayons de couleurs et tableau mural. De quoi s’évader pendant que maman fait le tour et s’émerveille… Car ce qu’on y trouve est tout aussi adorable. Coton bio, fabrication artisanale, qualité, originalité et praticité, Céline a le sens des priorités des jeunes mamans d’aujourd’hui et un goût très sûr quant il s’agit des modèles. Vêtements colorés, charlottes rigolotes, turbulettes et chaussons faits mains, mobiles en tissus plastifiés, jouets en bois, boîtes à musique insolites en forme de poire ou de champignon… Les mamans trouveront à coup sûr de quoi habiller et décorer. Quant à vous, tatas, mamies, copines, impossible de repartir sans avoir trouvé le cadeau original !

Brèves Xetas: « Pompe it up »! L’enseigne qui existe déjà centre Clémenceau avec son magasin de chaussures et le prêtà-porter homme, femme (et enfant depuis le 7 mars) vient d’ouvrir un pied à terre en centre-ville. Une toute nouvelle boutique de chaussures qui s’inscrit dans une grande diversité de styles et une large gamme de prix. Les accessoires sont également représentés (sacs, ceintures et portefeuilles) à travers, entre autres, la marque Elite. Xetas 15 passage Darcy – Dijon 03 80 41 67 75

Zébulon et Pimprenelle 5 rue des Godrans – Dijon 03 80 30 47 84

Communiqué

Le 2 Bis : L’Epicerie qui va se faire voir !

Produits fins, frais et raffinés, à l’épicerie Le 2 Bis, fromages, charcuterie, tartinables, spécialités, plats préparés, tout, absolument tout fleure bon le terroir, qu’il soit breton ou bourguignon. Au rayon sucré, on s’exclame devant les bonbons retrouvés de notre enfance et on fond face à tant de douceurs. Mais notre madeleine de Proust ne se ramollit pas du gâteau bien au chaud dans sa tisane. Non, elle est énergique, elle bouge, sait se faire voir et ça va se savoir. Une grande opération « nounours guimauve » pour accompagner votre café a eu lieu en mars au Septime et plein d’événements sont à prévoir dans la boutique avec des animations différentes tous les 15 jours. Pour rester informés, rendez-vous sur Facebook et devenez amis avec LE 2 BIS ! Une autre nouveauté à découvrir absolument : les BOKO de Laurent Peugeot (Article dans la rubrique C’Tendance)

Le 2 Bis - 2 bis rue Jeannin (quartier des antiquaires) – Dijon - 03 80 67 84 22

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Vous vous souvenez sûrement des chaussures Rafaël de la galerie Miroir… mais connaissez-vous la boutique de prêt-àporter pour hommes qui a pris la place depuis ?! Si le produit a changé, en revanche l’enseigne a conservé son nom et son caractère haut de gamme. Murs noirs et parquet vintage, Rafaël vous accueille dans une ambiance classe et cosy et propose aujourd’hui de grandes marques de sportswear chic : Gaastra, très colorée, fait son apparition cette saison, aux côtés de la ligne très soignée Vestiaires Principauté Cannoise créée par l’ancien styliste de Façonnable. Plus détentes, les vêtements Superdry cohabitent avec Gulf, la griffe rendue célèbre par Steve Mac Queen il y a 40 ans, dans le film « Le Mans». Marques inédites & quantités limitées sont les maitres mots de ce nouveau lieu du shopping masculin à Dijon. Rafaël boutique - Galerie du Miroir (en face de la bijouterie Gautheron) 61 rue de La Liberté – Dijon - 03 80 30 50 24 Retrouvez la boutique sur www.rafael-dijon.com et sa page Facebook : Rafaël Dijon

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Ann’Mode Découvrez la collection printemps-été dans une boutique relookée Après 10 jours de fermeture, Ann’mode vous accueille aujourd’hui dans un tout nouveau cadre. Mobilier moderne, teintes et matériaux contemporains, la boutique a été entièrement relookée. Un bel écrin dans lequel vous retrouverez vos marques habituelles (La Fée Maraboutée, Pause Café…) mais aussi deux petites nouvelles : 33 22 et Double One ! Sandra Buzenet

A découvrir

Une nouvelle collection printemps-été très féminine marquée par un grand retour de la robe sous toutes ses coutures. Les plus d’Ann Mode : une sélection de pièces originales, un grand choix d’accessoires (bijoux, ceintures, foulards…), son emplacement hors du centre ville et un parking qui offre 2H de stationnement gratuit. 3 fois

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Câ&#x20AC;&#x2122;Tendance Chronodrive.com, faites vos courses en ligne Vous faites partie de ceux qui dĂŠtestent dĂŠambuler dans les allĂŠes bondĂŠes dâ&#x20AC;&#x2122;un supermarchĂŠ et attendre Ă  la caisse ? Alors Chronodrive est fait pour vous ! Le concept est simple : vous commandez vos courses sur Internet. Deux heures plus tard, vous passez les chercher et quelquâ&#x20AC;&#x2122;un vous les charge dans votre coffre, en 5 mn. Les plus : en cas dâ&#x20AC;&#x2122;imprĂŠvu vos articles sont conservĂŠs pendant 24H, les prix sont alignĂŠs sur ceux des hypers, un cumul des points grâce Ă  une carte de fidĂŠlitĂŠ et la libertĂŠ de choisir de payer en ligne ou sur place. Luxe suprĂŞme : ĂŠviter la foule et les caprices. Le moins : Ă  moins de savoir exactement ce quâ&#x20AC;&#x2122;on veut, on risque de passer un temps fou sur Internet et les consommateurs entraĂŽnĂŠs que nous sommes devenus, Ă  ne plus regarder de près, toucher, palper, sentir et soupeser risquent de se sentir frustrĂŠs. Chronodrive.com Boulevard de Lâ&#x20AC;&#x2122;Europe â&#x20AC;&#x201C; Quetigny - 03 80 66 09 31 Du lundi au samedi de 8H30 Ă  20H30

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C’ Tendance

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« Balnéothérapiez-vous» au Klube !

Brèves

Du Klube on connaissait déjà le spa chez Bing Bang… En revanche on ne connaissait pas encore leur espace balnéothérapie. Voici donc un avantgoût qui devrait vous donner envie. Au programme : lits massant, jets hydro-massant, geyser, fontaines pélican dans un bassin à 32°. Un bain aux plantes chauffé à 42° aux vertus thérapeutiques et purifiantes. Une grotte de relaxation saline pour une décontraction musculaire idéale avant massage. Trois saunas thématiques dont l’insolite aux infrarouges, deux hammams et des douches expériences dont les noms seuls donnent déjà envie d’essayer, « brume froide, pluie des caraïbes, océan atlantique et tempête »… De quoi faire aimer l’eau, même aux Bourguignons !

Un Bar à Crêpes et François Rude prend des airs… de Finistère Petite révolution place François Rude avec ce nouveau bar qui, en plus d’avoir fait sauter l’enseigne Segafredo, fait sauter les crêpes. Bar avant tout, la carte propose entre autres choses des bières belges à la pression, du cidre à la bolée et des crêpes sucrées toute la journée. A l’heure du déjeuner, rapide et gourmande, la formule à 10€ (1 galette salée + 1 crêpe sucrée + 1 café) et le menu Bambino avec surprise glacée. Côté déco, l’établissement a également fait table rase du passé. Nouvel agencement et mobilier contemporain pour beaucoup plus d’espace, de lumière et de confort. De l’ancien établissement, seules ont survécu les valeurs sûres : le grand choix de glaces et de milkshakes, la qualité et l’originalité des cafés Segafredo.

Le Klube - Quartier Toison d’Or – Parc technologique Rue des Fromentaux – Ahuy / Dijon 03 80 53 03 00 - www.leklube.com

Une boulangerie complètement chocolatée !

Bar à Crêpes - Place François Rude – Dijon - 03 80 30 74 28 Ouvert de 8H à 20H

Flan, moelleux, brownies, beignets, amandine, pistole, pistache, nougatine…. au chocolat ! Le rêve pour les dingos de cacao ! La Chocolatière de Roger c’est un peu la succursale de la chocolaterie de Charlie, sauf qu’en plus c’est une boulangerie qui sort un peu du commun. Ici pas de baguette standard, tous les pains sont de tradition : pavé, petit pain, aux céréales, le pain Pauly au levain (fait par seulement 5 boulangers en France) prend toutes les formes, se conserve très bien et a beaucoup de goût. Originalité des pains aux olives, mozzarella, citron et orange. On aime : le choix dans la cuisson des pains, les gaufres faites maisons, la déco originale, les « kits à pâtisser pour les kids », son ouverture tardive en semaine et le dimanche. La Chocolatière de Roger - 34 rue Charrue – Dijon 03 80 30 67 52 - Ouverte la semaine de 9H15 à 20H15 et le dimanche de 8H à 20H / fermée le lundi

V…iÌiÕÀ]ÊÀiÛi˜`iÕÀ iÌÊVÀj>ÌiÕÀÊ`iÊÀkÛiÃo Sur les vieux bijoux, pierres et métaux précieux, Thierry Broch en connait un rayon ! Depuis 25 ans deux lieux complémentaires sont dédiés à sa passion . M. Broch

à « La Galerie du Marché » vous trouverez une offre très originale de bijoux anciens. Fabriquées parfois selon des méthodes aujourd’hui disparues, les pièces sont toutes uniques et totalement atypiques. Si vous préférez du sur-mesure, il vous suffit de fournir l’or que vous ne portez plus. Après l’avoir fondu, la boutique créera un bijou qui vous ressemble.

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à « La Banque des Métaux Précieux » vous pouvez faire estimer vos bijoux, monnaies et objets anciens mais aussi les biens d’une succession notariale. Egalement comptoir d’achat, la banque rachète votre or, du petit carat au lingot.

Pendentif broche Or jaune 18K 750 °/°° style Art Nouveau orné de roses Diamants et Perles fines

La Banque des Métaux Précieux - 2 rue de la Préfecture – Dijon - 03 80 30 00 06 La Galerie du Marché - 11 rue Musette - Dijon - 03 80 30 77 30

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C’Tendance

Zébulon & Pimprenelle, la boutique enchantée

Communiqué

Installée dans les murs de l’ancienne fleuriste Mme Pelletier, la boutique a su conserver tout le charme de l’endroit. Du 3 mois au 8 ans, vous trouverez votre bonheur si vous cherchez l’insolite. Les vêtements sont en coton bio issu du commerce équitable ou fabriqués en France tandis que les accessoires sont faits à la main par de jeunes créateurs. Teintes joyeuses, jeux en bois ou en tissu plastifié, Céline a choisi l’originalité, la qualité et la sécurité. On craque pour les petits tabliers, les boîtes à musique, les dominos peints à la main et une grosse envie de déco grâce aux tableaux, stickers et maries-louises.

Brèves Du nouveau chez Home et Tendance

Zébulon et Pimprenelle 5 rue des Godrans – Dijon - 03 80 30 47 84

Dijon Dessin s’installe à Quetigny Le spécialiste en fournitures a ouvert les portes de son nouveau magasin à Quetigny, à la place de l’ancien Décathlon. Un espace de 1300 m2 dédié à l’univers de la papeterie, des fournitures de bureau et scolaire, du matériel et consommables informatique et du matériel et services d’impression numérique. Tout ce dont vous avez besoin pour la maison, l’école et le bureau se trouve là. Plus ciblée, la partie dessin professionnel s’adresse aux architectes, maîtres d’œuvre, artisans, bureaux d’étude… et propose une large gamme d’articles techniques très spécifiques.

Le cabas est dans tous ses états avec Reisenthel. De la trousse de toilette, au caddie à roulettes en passant par le sac à caddie, le cabas et le sac à linge, la collection de la marque allemande en plus d’être jolie (à pois ou à fleurs), est pratique grâce à quelques astuces et poches multiples, solide car renforcée par des armatures en acier ou en aluminium et facile à utiliser. Des objets usuels dans l’air du temps comme ceux de la marque Zone. Tout droit venus du Danemark, des produits cuisine et salle de bain design, colorés, agréables au toucher et très esthétiques. Home & Tendances 3 rue Mably (entre rue de la Liberté et place Grangier) – Dijon 03 80 50 85 55

Dijon Dessin - 2 rue des Charrières – Quetigny - 0 820 320 323

Espace Intérieur passe la main

Changement de propriétaire pour Espace Intérieur, sur la place depuis 25 ans. Depuis janvier, Marion et Frédéric vous accueille dans une boutique qui ne change ni son enseigne, ni le choix de ses grandes marques de design. Seuls l’agencement et le choix du mobilier ont été légèrement revisités. Espace Intérieur 8 place des Ducs de Bourgogne – Dijon 03 80 30 11 01

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Communiqué

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Depuis trois ans, Cat & Nat a déménagé et est devenue Lucie Boutique. L’enseigne est différente, mais le style demeure. Vous y trouverez des marques : Lucia, Anathea by Parakian, Fred Sabatier, Luisa Cerano, Martine Letourneur... ainsi qu’un joli choix d’accessoires : ceintures, foulards, écharpes, bijoux fantaisie... Monique, anciennement chez Flore, a très vite rejoint Lucie. Toutes deux partagent des valeurs semblables et une même envie : satisfaire leurs clientes, les conseiller et les recevoir dans une atmosphère chaleureuse et détendue. Mesdames, chez LUCIE BOUTIQUE, vous retrouverez, sens de l’accueil, convivialité, ainsi qu’un éventail de tailles confortable (du 36 au 52). Lucie Boutique - 41 cour des Godrans (à l’intérieur de la cour) 03 80 30 27 07


C’ Tendance Comme à la maison : « chambres en villes » pour gens de la scène !

Efféa, être en forme sans les formes

Créer un hébergement pour artistes et gens du spectacle qui séjournent temporairement à Dijon : une tendance qui ne fait que s’accentuer avec l’ouverture, ce mois-ci, de « Comme à la maison », appartement cosy spécialement adapté à cette demande, imaginé par deux copines artistes et comédiennes dans l’âme. Après « Luxury Flat » et les appartements de charme pour musicos de passage, après « My Home in Dijon » et les « Appartements à part » pour passagers dans le vent de l’histoire, on reste dans l’atmosphère hôtels particuliers et demeures de charme, rue Sainte-Anne, avec cet appart avec vue sur jardin, feu dans la cheminée, 3 chambres et pièces à vivre vraiement sympa. Pour en savoir plus, contacter Caroline Odent Guelaud Tel : 03 80 23 63 34 ou 06 81 32 62 31 carolineguelaud@orange.fr

Brèves Mango is back !!

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L’enseigne espagnole avait déserté Dijon depuis bien trop longtemps. Frileuse sûrement ! Est-ce le réchauffement climatique qui pousse la marque à revenir s’installer dans nos contrées ? Le fait est que ça y est, c’est sûr, ce n’est plus une rumeur, Mango revient et prend la place de Douglas. A nous robes acidulées, blouses fluides, jupes longues, pantalons flare (pour celles qui aiment) et du denim en veux-tu, en voilà ! M’est avis qu’on aura un printemps « chiquiboum » et que cet été il n’y a pas que le soleil qui va chauffer… Mango - 85-87 rue de La Liberté

Efféa est un centre de minceur et de bien-être qui propose une méthode globale et sur-mesure : menus diététiques, compléments alimentaires mais aussi soins du corps pour vous aider à maigrir, à éliminer, à vous raffermir. Le programme est individualisé grâce à un diagnostic très précis de départ. Les soins proposés sont nombreux : sauna à infrarouge, depresso-plastie, électro-stimulation, thermosudation… Leurs objectifs : déloger la cellulite, brûler les graisses, drainer, sculpter et vous apporter un maximum de bien-être. Ne reculant devant aucun sacrifice, j’ai testé pour vous l’enveloppement ! Après l’application d’une pâte à base d’algues, Carole vous recouvre d’un film plastique puis d’une couverture chauffante. Détente assurée dans ce cocon très chaleureux dont la température monte jusqu’à 50°. Le but : transpirer un max, éliminer eau, graisse et toxines ! Au bout d’une demi-heure on macère sévère mais après une bonne douche on se sent incroyablement plus légère et plus propre de l’intérieur. Efféa 8 Charles Dumont – Dijon 03 80 66 65 53 Ouvert du lundi au samedi de 9H à 19H

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Portrait

09 Texte : GB Photo : Dr

Ingénue Grandet !

Valérie Grandet

Rassurez-vous, on ne va pas vous entraîner dans un univers à la Balzac pour terminer ce numéro consacré à ceux et à celles qui ont la banane, formule que notre vieil Honoré aurait récusé. Valérie Grandet, vous la connaissez forcément si vous faites partie de ceux et celles qui suivez toujours des cours… de cuisine. L’Atelier des Chefs, version dijonnaise, c’est elle. Mais cette fois, c’est nous qui sommes allés la cuisiner.

Bip, Bip… Pas facile à suivre, «la» Valérie, elle me rappelle un personnage de dessin animé. Vous la croyez en train de faire sa caisse, dans le seul coin un peu caché de sa boutique d’angle, d’un rouge pétant, qui a redonné de la couleur au quartier Jean-Jacques. Elle est déjà repartie faire une course dans ce coin qui pourrait, grâce à des femmes comme elle, se transformer enfin ! Imaginez une commune libre dont elle serait alors la mairesse, la mort du quartier des Antiquaires donnant naissance à un nouvel espace semi-piétonnier consacré à la mode, aux gourmets et aux créateurs de tous poils. Gamine, elle voulait être présidente de la République ; ce serait un premier pas, quoiqu’elle ne soit pas «assez perso et égoïste pour faire de la politique à un haut niveau» ! Valérie, on l’a connue toute timide, à ses débuts. Un côté Danièle Gilbert s’amusant des gags de ses invités. Voo TV, qui filmait chez elle des cours de cuisine d’un sérieux pas possible, aurait du lui demander d’animer une table ronde, avec son chef. Mais c’est une véritable success story qu’elle a construite, au fil des mois, multipliant les idées originales pour vous inciter à venir chez elle, du casse-croûte matinal au dîner entre potes, en passant par des apéros aux couleurs du monde ou réservés aux célibataires. En mars, elle a fait dans l’exotisme, en avril c’est dans le cinéma qu’on la retrouve. Mais il n’y a pas plus sincère que cette femme avisée, commerçante au bons sens du terme.

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Une femme qui, malgré sa vie trépidante, a été Blouse Rose, faisant le clown à Ste-Marthe auprès des enfants hospitalisés et chantant dans le service des prématurés chaque mardi après-midi pendant quelques années ! Son combat actuel, elle le mène auprès d’un quartier malade, qui se laisse envahir par les poubelles et les voitures, en attendant des lendemains qui chanteraient de nouveau. Son côté Zorro, pour reprendre un surnom qui amuse ses enfants. «Qui sait, Zorro était peut être une femme ! Vous savez comment m’appelle mon mari ? Mobalpa. Parce que je suis maladroite et que je veux faire les choses trop vite» ! Les gens lents la fatiguent, on l’avait deviné ! Pour terminer par une question bébête (au bout de cinquante pages, on a épuisé notre stock de bananes !), on a envie de lui demander ce qui la motive, dans la vie : «l’idée de partage et de convivialité. Faire plaisir à ceux que j’aime, ceux que je rencontre». Ingénue, mais pas tant que ça, notre Valérie ! L’atelier des Chefs 18, rue Chaudronnerie, Dijon. Tél : 03-80-31-72-75. Pour réserver votre cours, connectez-vous sur : www.atelierdeschefs.com


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