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MAGAZINE URBAIN-DIJON

AVRIL-MAI-JUIN www.bing-bang-mag.com

Dijon va se faire voir ailleurs ... Rock around the Cloche ! Quoi de neuf, rocker ? Les restos dijonnais jouent aux chaiseS musicales. C’est rock et ça ne se sait pas, etc ... Le premier qui la caresse,

Je le mords ! BLGTV?!!

42 N°


Boutique REBECCA 15 place Bossuet 21000 DIJON 03 80 30 80 66


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01 *( D–

édito

SOIS ROCK ET TAIS TOI !

Un numéro pareil, on n’aurait pas pu vous le livrer cet hiver. Trop froid, trop triste. Personne ne voulait plus travailler, certains sont allés voir ailleurs si l’herbe était plus verte, le soleil plus chaud. On vous parlera d’exotisme une prochaine fois (des Antilles à Marrakech, on a rencontré des Bourguignons ayant réussi à se faire une place au soleil). Retour sur les Dijonnais réjouis qui ont suivi les Pleurants à New-York dans le cadre de l’opération connue sous le nom de code : « Dijon must art ! » Dijon qui va se faire voir ailleurs, on n’allait pas manquer de revenir là-dessus, d’autant qu’on avait envoyé discrètement notre MataHari régionale passer 48 heures là-bas ! Celle qui fait parler les plus réticents s’est offert un aller-retour à New-York, cachée dans un coin de la cabine - elle a même réussi à épouser le pilote, elle est impayable ! - Elle en a profité pour faire ses courses, prendre l’air du temps, et nous donner ses impressions.

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Montage couverture : Composition Phosphosis & RPat Image couverture : Elodie Housset Elodie Housset est graphiste, Web designer et directrice artistique. Elle évolue dans divers domaines : communication, publicité, édition, événementiel et médiation culturelle. La jeune femme puise son inspiration dans la photographie, le cinéma, la vidéo, le dessin et le domaine onirique… Découvrez vite son univers sur http://h.graphic.free.fr 06 30 08 89 97 - hgraphic@hotmail.fr

PUBLICITÉ 03 80 73 01 15 ou 06 83 86 48 28 contact@bing-bang-mag.com www.bing-bang-mag.com PROCHAIN NUMÉRO : JUIN 2010 Edité par EDIBANG : SARL au capital de 14 400 euros 52, avenue de Stalingrad - 21000 DIJON - Tél. 03 80 73 01 15 Gérant / Régie publicitaire Edibang : Richard Patouillet

Directeur de publication : Richard Patouillet Direction Artistique : Phosphosis (Philippe Huart) - contact@phosphosis.net - 06 61 77 02 95 Responsable rédaction : Gérard Bouchu - Contact : gerard@bing-bang.fr Auteurs : Gérard Bouchu, Celine Colle, Jean Maisonnave, Patrick Lebas, Carla Garfield, Thierry Binoche, Emilie Chapulliot, Françoise Perrichet, Bridget P, Lydie Reversat Crédit photo : T. HazeBrouck, R. Patouillet, DR Impression : Imprimerie Champagne Dépôt légal : Avril 2010 Abonnement : 4 n°/22 euros Toute reproduction même partielle des articles et des photos interdite. Droits réservés.

I love Nouv’York !

Françoise, qui nous sert de « fil rouge » tout au long de ce numéro très « rock n’roll attitude », a renouvelé l’exploit d’une poignée de vignerons bien connus partis sur un coup de tête boire l’apéro en Concorde à Nouv’York (prononciation bourguignonne restituée) il y a une vingtaine d’années, et oui, on savait vivre, en ce temps-là. Depuis son retour, on ne lui parle plus que de « Dijon must tarte »… aux pommes, évidemment (New York…Big Apple, pour ceux qui auraient encore l’esprit fatigué par les longs mois d’hiver). Pour se venger, elle a préparé un gâteau au chocolat pour nourrir ceux et celles qu’elle avait invités chez elle pour une soirée placée sous la patronage de Sabotage, l’association qui fait bouger Dijon. Vous ne connaissez pas ? Ou mal ? C’est normal. Les Marseillais font brûler des pneus pour éviter que les touristes approchent de la mer. Ici, chacun vit dans son cercle, et le resterait s’il n’y avait pas des trublions pour servir de passerelle entre les classes d’âge, les professions, les quartiers. Soutenons Sabotage. C’est à ce petit monde, fort sage au demeurant, que ce numéro est en grande partie consacré, et à ceux qui font que la ville d’aujourd’hui ne ressemble plus du tout à celle d’hier.

Dijon la déjantée

Dijon, ville plus « rock n’roll » qu’on ne le croit ? Au sens où on l’utilise désormais, bien sûr. Pas question de revenir sur les éléphants du rock, sauf pour énerver Binoche. Même Jean Maisonnave, qui a fauté en son temps avec Ange, le temps d’un spectacle, n’a pas voulu célébrer les 40 ans du groupe. Bien fait pour lui, on lui a donné des cheese-burgers à tester ! Il n’a pas voulu faire non plus l’interview d’un certain François Rebsamen, qui chroniquait le rock quand lui vilipendait la création théâtrale du temps des Dépêches. Non, pas Dépêche Mode, si vous n’avez pas connu ce journal, tant pis. Par contre, les rockers d’hier étant arrivés au pouvoir, amusez–vous dans ces pages à voir d’un autre œil certaines figures dijonnaises. Et à découvrir des lieux bizarroides, des gens nouveaux. Pas question non plus de vous en mettre plein la tête. On reste léger, dijonnais dans l’âme. Sois rock et tais-toi, m’a glissé une groupie, furax. La rock n’roll attitude ayant inspiré l’équipe, vous devriez passer un moment pas triste à nous lire. C’est tout ce qu’on vous souhaite. Vous ne voudriez pas qu’on ait la prétention de vous informer, en plus, avec Dijonscope et VooTV dans la course ! ▀ Gérard Bouchu




02 C’ dans l’air

Dijon va se faire voir ailleurs !

LeCollectifEphémère

Les éditeurs se sont plantés l’an passé en voulant faire un album Tintin en bourguignon avec … « Les Bijoux de la Castafiore ». C’est « Tintin en Amérique » qu’ils auraient du prendre comme point de départ de l’aventure Dijon must art. Si vous avez lu la Gazette de campagne, vous savez déjà que c’était pour une bonne cause puisqu’il fallait remonter le moral des Pleurants, obligés de quitter le tombeau des Ducs, leurs bons maîtres, le temps qu’on retape leur dernière demeure ! Ils n’ont pas emmené le seul Américain de Dijon qui attendait ça avec impatience, Mister festival 4-14, Alex Miles… C’est vrai qu’il ne parle pas américain avec l’accent du terroir, il aurait tout gâché ! « Mars attack »… Vous vous souvenez du film avec les petits hommes verts qui débarquent dans une drôle d’Amérique ! Nous on a fait mieux, on a envoyé une délégation de petits hommes rouges (n’ont pas du boire que du coca le soir jusqu’à 4 heures du mat !) pour accompagner le débarquement des pleurants, nouvel emblême dijonnais au point que la chouette en est malade. Va se casser, la Chouette ! Mot malheureux, certes, puisqu’il a fallu la refaire à cause d’un imbécile. Les pleurants, ceux qui sont authentiques du moins (les autres sont restés en rade dans des coffres), ont été bien protégés pendant le vol Dijon-New-York. GB




C dans l’air

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Dijon must Tarte : direction La Grosse Pomme Quand mon pilote de mari m’a annoncé qu’il avait un vol sur New York au moment où le Must Art s’y trouvait, je n’ai pas hésité une seconde, j’ai enfilé mes bas de contention, préparé mon petit sac, prête pour un mini marathon de 24 heures dans la ville qui ne dort jamais… Françoise Perrichet 0.00 - Arrivée à NY. 1.00 - Une première surprise nous attendait à l’hôtel : une partie de l’équipe dijonnaise était adossée au bar, devant nous. Comme ils avaient l’air fatigués nos chefs, après leur journée à Grand Central et la préparation de milliers de petits fours ! 2.00 - Première étape obligatoire : aller manger un pastrami, viande de bœuf épicée, coupée en fines tranches suivi d’un cheese-cake. Pour ça, il suffit de descendre au coin de la rue, trouver une vitrine aux lettres dorées annonçant un delicatessen ou une armada de serveurs hors d’âge nous attend. Une petite balade digestive jusqu’à Time square nous ramène au 21e siècle. On se croirait à Las Vegas. C’est ce que j’aime à New York, ce mélange de modernité visionnaire des années 1930 avec des bâtiments très contemporains ; de l’ultra moderne à côté du vieillot. 4.00 - Allez maintenant dodo, demain les pleurants nous attendent. 11.00 - Wake-up ! 12.00 - Un petit coucou aux cuistots qui retournent dans le laboratoire, parait-il tellement sale qu’ils ont passé une après-midi à le rendre acceptable… et qu’ils partagent avec des cuisiniers mexicains ! Plus en forme ce matin, une bonne nuit de sommeil ou un superbe match de basket ont requinqué toute l’équipe. Ce soir, dîner de gala au consulat de France, ça va les changer des cloches de la gare. 12.15 - Petit déjeuner avec le New York Times, j’ai beau chercher, pas d’article sur nos artistes musicaux où culinaires… 13.00 - Traversée de Central Park sous la neige en direction du MET. 14.00 - Ils sont là ! La parade des pleurants dans la Grosse Pomme, la voilà, un alignement sur toute la 5e. Si les Must Art passent un peu inaperçus dans la presse locale, nos mourners s’affichent en grand. 15.00 - Pause café chez EAT, bistrot à l’ancienne. Les french macarons ne nous ont pas inspirés… sais pas pourquoi !

15.30 - Grande balade automobile dans le Bronx et déjeuner chez Mario, restaurant italien sur Arthur street. C’est un véritable plongeon dans un film italiano-américain à la Scorcese. Tout y est : le décor rustico-sicilien du resto, les étals de fromages italiens, les pâtisseries de toutes les couleurs mélangés aux sirènes des ambulances et les carillons du marchand de glace. Un moment de grâce en compagnie d’un ami natif du coin qui nous raconte son quartier. 17.00 - Retour vers Manhattan en passant par Harlem. L’ambiance est plus tendue que ce matin, on serait plutôt dans l’univers Do the right thing de Spike Lee, donc pas de photos… Moi qui disait toujours qu’on se sentait bien dans cette ville, je rectifie : on se sent super bien à MANHATTAN ! 17.30 - Balade sur la High Line. On change de quartier, ici on est à Meatpacking District dans West Chelsea. Une ligne de chemin de fer surélevée, façon promenade plantée du XIIème arrondissement, transformée en 2009, passe entre les entrepôts de briques. C’est THE PLACE TO BE ! Depuis son ouverture, le tout New York se promène ici, s’habille dans les boutiques chics et branchées du quartier, dîne ici. Et on le comprend, tout est beau et bien conçu, le mobilier urbain, les verrières, le petit théâtre de rue avec vue sur… la rue et le Standard Hotel qui enjambe le parcours vert. Les badauds ont vue dans les chambres, vitrées du sol au plafond, certains se munissent de jumelles… C’est THE PLACE TO BE SEEN. N’oubliez pas de fermer les rideaux lors de votre prochain séjour où de les ouvrir si vous êtes un peu exhibo. 18.00 - On remonte vers le nord. Passage par Le Village, coin bobo par excellence. Les petites maisons de briques aux jolies grilles de fer forgé bordent les rues tranquilles. Les boutiques de déco, les restos organic et les salons de thé brocante font susurrer Oh, it’s amazing ! aux barbies même nez, même lèvres retouchées que l’on croise ici. 18.45 - Passage obligé devant l’hôtel le plus historiquement rock’n roll de la ville, The Chelsea. Je

Lounge new-yorkais au CONCEPT restaurant vins de Californie, hamburger Manhattan, gambas à l’americaine, nombreuses grillades, poissons, salades géantes, apéros gourmands... TERRASSE - ouvert midi et soir, réservation conseillée - Proche de la place de la république - le soir, 10% de remise avec BINGBANG

descends là en souvenir de Janis, la prochaine fois. 19.00 - Beaucoup plus haut sur 5e : SHOOOPIIING ! On évite les marques internationales, on n’est pas là pour acheter du GAP, on en trouve à Dijon. Haro sur Abercrombie & Fitch. Sans kit de survie (boules Quiès et mégaphone), c’est un moment difficile à passer mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour un sourire de nos ados chéris. La boutique sur trois étage est ultra sombre, ultra sonore mais ultra HYPE. Les vendeuses en mini jupe vous accueillent en chantant et vous trouvent la bonne taille de polo en se dandinant… D’autres enseignes sont moins cotées mais moins chères, vous n’avez qu’à tout mettre dans le même sac : Urban Outfitters ou American Eagle Outfitters pour le même genre de sportwear. Du basique décliné dans une gamme incroyable de couleurs chez American Apparel. Enfin du classique tout court, vous en trouverez chez Banana Republic ou J.Crew. 21.30 - Arrivée à notre hôtel, pieds en feu et torticolis de rigueur. Se balader à New York sans avoir la tête en l’air est impossible. La beauté de cette ville est dans ses gratte-ciel et la parcourir de long en large est un vrai bonheur. 22.00 - Repos avec le New York Post, toujours aucune trace des Must Art… J’en trouverai surement plus dans le BP en rentrant. 22.30 - Départ de la navette pour l’aéroport. 00.00 - Décollage imminent. Adieu Big Apple ! ▀

NY

LE CONCEPT RESTAURANT 85, rue Général Fauconnet - 21000 DIJON - Tél. 03.80.637.492




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C dans l’air

Petites soirées rock entre amis !

Chaude soirée chez les Perrichet, une famille de Dijonnais pas comme les autres : une avant première signée SABOTAGE

On ne pouvait pas faire un numéro Rock’n roll et ne pas présenter Sabotage, la petite association qui fait le bonheur des dijonnais. Vous rêvez de pogoter au fond d’un caveau sur un son trash et boire une bière avec les musicos, c’est possible. Vous préférez être bercé par une mélodie folk irlandaise dans un appartement cosy, ou admirer une toile contemporaine en écoutant de l’électro, c’est possible aussi !

N

ée en 2003 de la rencontre de plusieurs artistes, Sabotage est l’une des seules associations à diffuser des musiques actuelles indépendantes, style rock-pop-indé, en lieux divers et variés, salles de concert, bars, galeries, appartements, avec une vocation dédiée à la découverte. Sabotage, c’est 3 ou 4 concerts planifiés par mois, à des tarifs d’entrée très bas, n’importe où dans Dijon et fin avril, le festival Kill your Pop avec 5 jours de musique non stop. Mais c’est surtout une ambiance, un état d’esprit familial, une présidente, deux salariés et une tripotée de bénévoles. Alors, dans la famille Sabotage, je demande : • Le grand frère, Boris Ternovsky.

Il est là depuis le début, 7 ans de Sabotage, 7 ans de réflexion… qui ont vu les projets se transformer. La passion que j’ai, c’est vraiment l’organisation

Ils sont fous, les Perrichet !

de concerts. Au fur et à mesure des rencontres, l’arrivée de nouveaux membres dans l’association, dont les membres de Jaromil, le projet de diffusion de concerts s’est développé naturellement. Boris est programmateur. C’est grâce à lui que les dijonnais écoutent des groupes émergents de toutes nationalités, à géométrie variable : un duo en appartement, un artiste solo au fond d’un bar ou un véritable “band” à l’Atheneum. On ne travaille pas avec des budgets pharamineux et même si on pouvait faire venir Radiohead tous les 4 jours, ce n’est pas notre objectif… D’où notre étiquette “dénicheur“. Nos envies de programmation doivent cadrer avec

Ils ne sont pas les seuls, remarquez, il y a plein de Dijonnais comme eux qui s’acharnent, à leur façon, à transformer la ville, à la rendre plus douce à vivre. Ce sont eux qui nous servent de fil rouge tout au long de ce mag, vous l’aurez compris, ou du moins vous allez vite le comprendre. Les Perrichet, c’est plus qu’une famille,une tribu, vivant à l’ombre du Palais. Le père est pilote, la mère artiste, elle écrit pour nous, elle est drôle, on a de la chance. Quand ils se retrouvent, ils invitent amis et voisins à des soirées plus musicales qu’arrosées (quand elles sont trop arrosées, il y a la Picole, cet ancien panier à salade digne des feuilletons français des années 60, pour ramener les invités)… Ce soir-là, à leur retour de New-York, ils avaient invité l’association Sabotage pour la faire mieux connaître. J’imaginais rencontrer des gens aux cheveux multicolores, gentiment agressifs contre « les vieux cons



notre budget et les cachets que nous pouvons proposer aux artistes. Ce critère est primordial dans la sélection des artistes accueillis. La notion de découverte est réelle et très liée aux agents et bookers avec qui on travaille. Ils nous envoient des propositions de groupes qu’ils ont vus sur des festivals. Le premier pas sur la découverte, c’est vraiment eux qui le font. Boris a le succès modeste, c’est un garçon réservé. Quand même, on lui doit de drôles de bons moments avec William Fitzsimmons au Consortium, ou Pollyanna en appartement et tellement d’autres. Un concert par semaine ou pas loin, c’est une vraie chance. Son disque préféré : Simian – Chemistry Is What We Are Son souvenir : Pendant le festival Soundtrack à l’Atheneum, le dernier artiste a finit très tard avec peu de public. Le lendemain, l’hôtel m’a appris qu’il avait fait une sorte de coma éthylique dans le couloir et que les patrons avaient appelé la police, le pensant mort. Au final, ce n’était rien, juste une mauvaise blague…

de Dijonnais », même pas. J’ai confondu la présidente avec la secrétaire dévouée d’un cabinet médical, le musicien avec le fils de l’hôtesse, fier de sa toute récente progéniture… Pour ceux qui n’auraient pas l’idée d’aller les entendre à la Vapeur, ce genre de soirées en petits comités, chez des particuliers comme dans le ventre de la Péniche Cancale, sont idéales pour capter le son de l’époque. En plus, chez les Perrichet, entre Løzninger et Hit by Moscow, qui fêtait la sortie de son premier CD, on mange mieux qu’au resto, la cave est superbe, et il y a le chien Bobby ou Michoko, un matou noir et blanc du genre pacifique, pour apporter un supplément de tendresse, comme si on en avait encore besoin. Bon, tout ça, c’était aussi pour présenter Sabotage. Comme vous n’étiez pas là, on vous met en dessous le lien pour retrouver les chanteurs, et Françoise, qui a fini sa vaisselle, peut vous présenter l’association, sans faire de taches… ▀ Gérard Bouchu www.myspace.com/lozningermusic www.myspace.com/hitbymoscow


C dans l’air • La grande sœur, Chantal Masson

• La petite sœur, Delphine Diard.

La plus jeune du “noyau dur“. Depuis son arrivée, le public est listé, reçoit une newsletter, les programmes sont édités en temps et en heure. La communication, les relations, c’est son truc. C’est elle qui cherche des lieux

alternatifs et approche les propriétaires susceptibles d’accueillir des soirées. On investit tous les lieux dijonnais, ceux dédiés à la musique comme La Vapeur et l’Atheneum ; mais aussi des appartements privés et des galeries, Interface et le Consortium. Il y a 2 ans, un concert dans une laverie avait beaucoup marqué les esprits. Le public est surpris et mélangé, les amateurs de musique et les papys qui font leurs courses… Le public est de plus en plus étendu, grâce au bouche à oreille. On est plus présent dans les médias, l’écho est un peu plus important. Pour Delphine aussi, le futur a le même goût : Sabotage c’est une famille, on maintient cet esprit malgré un fonctionnement plus professionnel, des charges à assumer et c’est ce qui nous différencie. Quand les groupes viennent pour un petit concert au Deep Inside, on garde un accueil de proximité et de convivialité. Son disque préféré : la série de compilations Nuggets (pépites de garage rock et de rock psyché). Son souvenir : Jeremy Jay m’appelle au petit matin, perdu, après avoir passé la nuit dehors. Il ne retrouvait plus l’appartement de Chantal. Très cordial, malgré son aventure, et sa réputation de personne assez distante. Il a gardé un bon souvenir de son passage à Dijon. ▀ Françoise P. Sabotage, 16 rue du Général Delaborde 21000 Dijon + 33 (0)6 09 43 09 81 www.myspace.com/sabotagecrew

N OU VE LL E OU VE RT UR E

5 4 R UE DE S FOR GES - D IJON

Elle accueille les artistes comme ses amis : Le soir, pasta per tutti avec une bonne bouteille, on est en Bourgogne ! Après le concert, atelier badge, chaque artiste en dessine, offerts à Sabotage ou emportés en souvenir. Le lendemain, petit-déjeuner convivial dans sa cuisine, les adieux sont toujours promesses de retour. Certains musiciens reviennent en vacances. On n’est pas des vendeurs de musique, on ne sait pas faire autrement, ce sont vraiment de belles rencontres à chaque fois. On fait venir des groupes qu’on aime. On les loge chez nous, on fête les anniversaires, un croissant avec une bougie, un birthday-badge en cadeau et hop ! C’est une présidente passionnée pour qui la musique est une évidence depuis toujours. L’avenir ? Continuer à organiser de beaux concerts, à prendre du plaisir aussi même si on est de plus en plus professionnel, donner envie aux gens de sortir et découvrir des groupes avec nous. Dijon

a pris une autre tournure, il s’y passe plus de choses, on s’y sent bien. Les musiciens surtout les américains adorent la proximité, 5 mn à pied pour eux c’est formidable. On fait des choses impossibles à faire dans une ville plus grande. Son disque préféré : Power, Corruption & Lies de New Order. Son souvenir : Un soir où l’on organisait un concert de Crystal Stilts, je reçois un texto des Paramount Style qui avaient joué 15 jours avant. Le groupe peut-il s’arrêter pour faire un break entre Barcelone et Metz ? Dijon n’est pas au milieu mais ils avaient envie de nous revoir. Résultat, une soirée très festive et 12 musiciens au petit déjeuner !

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GUESS G4 Big Bang Mag. Fra Apr.i1 1

1-04-2010 15:25:01




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Rock around the bar  zincs dézingués dijonnais !

Le Cappucino

Ils sont drôles, à Bing Bang, ils envoient une tendre jeune fille comme moi voir ce qui se passe du côté des zincs un peu dézingués. Faire la tournée des grands ducs, qu’ils disaient… Quand le dernier duc dijonnais est un rocker dans l’âme, ça risque de changer des bars à vins habituels. Ai-je trouvé des bars qui bougent ou des bouges qui se barrent (en sucette) ? Réponse là, maintenant, tout de suite! Céline C.

• « Sur le comptoir de L’Univers, une Vénus crépusculaire… boit du

lait-rhum un peu amer en attendant son Jupiter ». L’endroit mis à l’honneur par Yves Jamait dans un de ses titres phares est une institution dijonnaise. Encore plus évidemment depuis que le chanteur y a tourné un de ses clips. Le bar porte idéalement son nom, l’Univers… un peu ici et un peu ailleurs car autant dire qu’ici aussi on trouve de tout ! Terrien à priori normal, martien plein de grammes, vénusienne qui n’a pas froid aux yeux, p’tits bonshommes qui jouent à voix très haute au babyfoot. Les ambiances changent et ne se ressemblent pas. Il arrive parfois qu’on se demande si on est bien sur la bonne planète. Plutôt sympa comme sensation quand on cherche un brin de dépaysement, ou franchement déconcertant. On aime particulièrement les soirs de concerts plus bondés, vivants, chaleureux, intenses! L’univers 47, Rue Berbisey. Tél : 03 80 30 98 29.

• L’Antre II Mondes, la taverne médiévale

Entrer dans L’Antre II Mondes c’est traverser un espace temps. Décoration médiévale méticuleusement reproduite, on se croirait en pleine recherche du Graal, faisant halte dans une taverne où tout peut arriver. Dans l’assemblée, pas de druides, ni de preux chevaliers mais plutôt un public hétéroclite et bienveillant. Même si c’est vrai que quelques gothiques et « métalleux » se sont donnés rendez-vous là-bas, pas de regards en biais si vous pénétrez en tenue plus « conventionnelle ». Repas et soirées à thème, L’Antre II Mondes s’ouvre à d’autres univers et organise des soirées à thèmes où les costards et les paillettes sont aussi à l’honneur. Pour l’ambiance musicale, malgré tout armez-vous ! Il faut aimer le glam rock, le heavy metal, le folk et le celtique traditionnel. A tester absolument par les oiseaux de nuit en quête de différence. M’est avis que notre moyenâgeuse chouette s’y plairait bien, tiens…

21 rue d’Ahuy. Tél : 03 80 58 02 08. Fermé le dimanche. Horaires et programme sur le site www.antre2mondes.com

• Deep Inside, le plus « rock n’roll »

Anciennement le Réal (les quadras comprendront) le lieu mythique des soirées rocks des années 80 séduit toujours un public iconoclaste (voir article de Thierry Binoche P.30 ) 16, Rue Victor Dumay. Tél : 03 80 54 20 66

Les repaires Rock’n’Roll de Binoche Que serait la Rock attitude sans quelques estaminets accueillants ? Rien du tout. Mes repaires se situent du côté de la place du marché. Chez nous fut le premier lieu où j’ai débarqué dans la ville. Seul bar à garder le cachet d’antan, régénérant sa clientèle tout en gardant ses vieux habitués, pas cher et chaleureux ; l’ambiance change au fil des heures de la journée. Juste à côté Le Quentin nouveau formule, l’un des rendez-vous incontournables. Des sets DJ réguliers souvent en relation avec des festivals ou concerts qui se déroulent dans la ville. Bonne musique et bonne sélection de vins ! Beaucoup plus rock’roll, Le Deep Inside, rue Victor Dumay, accueille des concerts dans une ambiance moite et fiévreuse à l’ancienne et le caveau vibre sérieusement. Amateur de bière, Le Flannery’s situé au pied de la cathédrale est pour moi le meilleur Pub de Dijon. On y joue la carte de la tradition anglo-saxonne et il n’est pas rare d’y croiser quelques sujets de sa Gracieuse Majesté qui font rapidement monter la température des quelques degrés. Sans prétention, la Guinness accompagne allégrement la musique des groupes qui s’y produisent. Mon oasis est au bout de la rue Berbisey : Le Cappuccino propose des thématiques, de la soirée choucroute à la soirée Death métal en passant par des soirées jeux ou moyen-age ; bref chaque soir est différent. La palette musicale est y aussi très large, Raphaël l’hôte du lieu n’hésitant pas à faire le grand écart entre AC-DC et un concerto de Mozart ! ▀



L’univers

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C dans l’air

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• Le Cappuccino, le bar à bières qui brasse les styles

• Scène ouverte aux musiciens à la Noché !

Le Cappuccino, 132 rue Berbisey. Tél : 03 80 41 06 35

Le Salsapelpa, 1 rue Marceau – Quartier République - Tél. 03 80 73 20 72 www.facebook.com/leffet.boeuf

Habitués tranquilles, groupes d’étudiants plus bruyants, cheveux longs, jeunes actifs qui sortent du bureau : à l’image de la boisson dont il porte le nom, le Cappuccino mélange les goûts et les couleurs pour donner le meilleur de lui même. Bref, un endroit où chacun trouve sa place, où on s’attable à toute heure sur les tables en chêne, « à la bonne franquette », pour avaler charcuterie et fromages achetés directement chez le producteur. Amoureux des bonnes mousses, vous allez être servis… car ce bar qui porte bizarrement un nom à sonorité italienne (les origines des patrons tout simplement) est avant tout un bar à bières qui offre une multitude de choix dans les pressions! Même si on n’est pas pressé… Que les oenophiles se rassurent, la carte des vins n’est pas en reste.

Au Cappucino

Le Quentin

La Péniche Cancale

• Le Quentin, l’ex repaire d’étudiants mixe les genres !

Le Quentin est LE bar populaire de la place du marché, connu pour sa terrasse toujours bondée. Rencontre improbable d’esprits littéraires, libertaires, de têtes échevelées, « dreadloquées » en été. Le bar s’est relooké, optant pour une déco plus urbaine, très réussie. En y retournant 2 ou 3 fois (en fait, je n’ai pas compté), il me semble que l’apéro se fait plus hétéroclite. Les clients qui sortent du bureau se partagent le lieu avec ceux qui désertent les amphis. Chacun apprécie la bonne humeur ambiante, les rencontres faciles, la musique moderne et variée, les concerts. Changement d’ambiance quand le bar devient café les matins de marché.

Fanfan et Sylvie, les acteurs principaux de La Comédie.

6, Rue Quentin. Tél : 03 80 30 15 05

Si vous aimez le son, sans vous donner de leçon : rendez-vous au Salsapelpa. « L’Effet Bœuf » offre sa scène chaque mardi à partir de 22 heures à un groupe « découverte » puis à tous les musiciens professionnels ou amateurs, pour des live, quelque soit leur niveau et leur style. Inutile de réserver, il suffit de vous présenter à votre arrivée. Demander Remy Chatelus ou Yuri Quintero, ce sont eux les pros ! Des p’tits gars vraiment sympa doublés d’un vrai talent qui mettent les instruments à disposition (clavier, batterie et son ampli, une guitare électrique et acoustique, une basse et son ampli, synthé, 2 micros voix, sono et retour, le tout prêt à l’emploi !) C’est avec toute l’humilité, et la convivialité des vrais artistes, qu’ils encadrent, conseillent et jouent avec vous quand il manque un musicien. Ambiance garantie sur scène et dans la salle. Première le mardi 20 avril !

• La péniche Cancale jette l’ancre et crée l’événement

Un vrai nouveau lieu à découvrir que le Cancale. Construite en 1951, cette péniche, particulièrement ancrée dans l’histoire de la Bourgogne, a transporté toutes sortes de marchandises pendant plus de 50 ans. A quai désormais, la péniche n’en reste pas moins ultra dynamique. Réhabilitée en lieu de sorties, l’établissement flottant peut recevoir 99 personnes. A la fois bistrot gourmand et cabaret flottant, c’est dans la cale aménagée que se déroulent les festivités. Au programme : déguster un verre de vin, une bière ou un jus de fruit artisanal, grignoter quelques bons produits du terroir tout en découvrant un groupe de musique, des comédiens, un photographe etc… Un lieu propice aux échanges et aux rencontres avec une programmation loin d’être à fond de cale ! La Péniche Cancale : port du Canal. Tél : 03 80 43 15 72. Ouvert les jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Horaires et programme sur le site www.penichecancale.com

Le goût de la Comédie La Comédie , c’est la vie ! Et même si le théâtre en face joue souvent relâche, la brasserie, elle, ne connaît pas de temps mort : les étudiants d’hier se mêlent à la jeunesse d’aujourd’hui, les commerçants aux artistes, du petit noir du matin, servi par une patronne tonique, à l’apéro dinatoire, une tradition maison. Entretemps, dans le décor rassurant de cette petite scène de théâtre populaire, on se retrouve autour d’une omelette, le matin, du plat du jour à midi, ou d’une grignoterie salée-sucrée, l’après-midi. Ici, on peut manger, boire, rigoler, lire, à toute heure. Et fumer, en terrasse, bien sûr. Si vous trouvez des touristes errant le soir ou le dimanche, envoyez les à la Comédie, c’est toujours ouvert, jusqu’à minuit.

3 place du Théâtre - 21000 DIJON 03 80 67 11 62 www.la-comedie.com communiqué




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Christine Martin une «battante parmi les adjoint(e)s: Rock around the mairie

Photo prise dans un local tout pourri rue de la Prévôté dans lequel un peintre chinois de renommée mondiale aujourd’hui... travaillait aussi !

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n 1981, Christine rejoint Usher et Chelsea et se retrouve derrière la batterie alors qu’elle ne sait pas en jouer. Qu’importe, à l’aube des années 80, à la différence d’aujourd’hui, on ose prendre des risques pour mettre le feu sur scène. Norma Loy n’hésite pas à casser les codes convenus et révolutionne le paysage musical par des performances branchées et décalées. Les concerts s’enchaînent sur fond de contestation, de musique industrielle et de cold wave. En 1992, Christine Martin signe son dernier concert avec Norma Loy à la Locomotive à Paris. Aujourd’hui, malgré la sortie en janvier 2010, de leur nouvel album Un/Real, aucun concert de Norma Loy n’est programmé à Dijon. Le groupe culte s’exilera à Paris, le 19 mai au Point Ephémère et le 26 juin au Botanique à Bruxelles. Norma Loy sur scène à Dijon ? Pour le coup, ce serait vraiment rock & roll !

Une ex-batteuse devenue «battante» !

Exit la musique, place à la politique pour Christine Martin. Les élections de 1981 sonnent comme une victoire à ses oreilles :

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« Enfin, je suis au cœur de la révolution ! » s’exclame Christine Martin en 1979 alors qu’elle arrive à l’Université de Dijon. Dans les couloirs de la fac, elle flashe sur le pantalon à carreaux rouges et noirs d’Usher (Norma Loy), acheté dans la même boutique londonienne que la petite robe « aussi mini qu’un timbre poste » de notre Miss rock & roll. Signes vestimentaires distinctifs de la culture underground qui initient les débuts de Norma Loy. « c’est génial, c’est la libération ! ». Ayant horreur de l’injustice, en 1995, elle fait son entrée en politique par le biais du syndicalisme. La « claque de l’élection de 2002 » lui donne envie de se rapprocher du PS. Elle y adhère en 2005 grâce à une rencontre avec Laurent Grandguillaume qui compte énormément pour elle. En avril 2008, elle est élue sur la liste de François Rebsamen. Comment passer de la batterie à la mairie ? L’écart n’est pas si grand : c’est la même énergie qu’elle met au service de la ville. Aujourd’hui, notre Miss rock & roll dope sa politique culturelle avec le même dynamisme qu’elle avait derrière sa batterie. Faire bouger Dijon, soutenir des actions nouvelles pour façonner la ville « avec et pour » tous les Dijonnais. Ses coups de coeurs parmi tant d’autres ? Kultur’Mix, le premier festival lancé par la star montante de la politique (Laurent Grandguillaume, toujours lui !), qui offre une chance unique à de jeunes associations de devenir de véritables acteurs culturels. Ne manquez pas Karnaval en fête (29 mai). Autre coup de cœur de notre Miss rock & roll, loin des sentiers battus de la culture institutionnelle : la Biennale d’Itinéraires Singuliers, qui s’est terminée le 11 avril, art brut itinérant « fort et bouleversant ». Le militantisme de Christine Martin l’anime

toujours autant : donner sa chance au plus grand nombre, soutenir des projets novateurs et dynamiser la culture. Certes, il y a les lieux institutionnels importants et essentiels mais il y a aussi la culture émergente qu’elle soutient et veut voir s’épanouir. Son fer de lance ? Etre au cœur de de la ville et encourager la jeune création. Un côté « twist » et « fun » qu’elle approuve en dopant de nouveaux bonus, qui révolutionnent aujourd’hui le spectacle vivant. Lydie Reversat ▀ Site Kultur’Mix :http://www.dijon.fr/fiche/ kultur-mix.art.1586.php Site Itinéraires singuliers : http://www. itinerairessinguliers.com/ Site de Norma Loy : http://normaloy.free.fr/

Photo prise à la sortie d’un concert à Lyon. La reconnaissez-vous?


C dans lâ&#x20AC;&#x2122;air

A pleurer de rire ! Bon, pour rester dans lâ&#x20AC;&#x2122;univers de la BD, câ&#x20AC;&#x2122;est drĂ´le, ce voyage façon Asterix chez les Macs (do), partant avec barde et bagages dĂŠfendre le patrimoine local, au pays de la malbouffe. Jamait qui chante son old Dijon, des portions de plats bien de chez nous offertes pour rĂŠchauffer les passants pressĂŠs dâ&#x20AC;&#x2122;aller prendre leur train, les vins fins pour les pots des officiels (il y a toujours des pots de vins !), Thierry Caens qui fait

LeCollectifEphÊmère

souffler un vent de folie dans les rues, lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipe municipale qui a pris des cours dâ&#x20AC;&#x2122;anglais en accĂŠlĂŠrĂŠ, ça va ĂŞtre drĂ´le Ă  voir si Voo TV, la chaine locale, a pu tout filmer. ÂŤ Jâ&#x20AC;&#x2122;ai rĂŞvĂŠ New-York Âť, ÂŤ Voo qui passez sans me voir, sans mĂŞme me dire bonsoir Âťâ&#x20AC;Ś ÂŤ Faut pas pleurer comme ça Âťâ&#x20AC;ŚPour la bande son, ils avaient lâ&#x20AC;&#x2122;embarras du choix, sans mĂŞme chercher dans le rĂŠpertoire rock !

Câ&#x20AC;&#x2122;est rock et ça ne sait pas !

Jâ&#x20AC;&#x2122;adore Voo TV, depuis quâ&#x20AC;&#x2122;elle existe, je me rĂŠgale. Suffit de zapper sur le canal 20 pour rigoler un peu, avec les invitĂŠs du plateau ou les chroniqueurs du moment. OubliĂŠ FR3, devenu trop tendance, trop pro, trop sĂŠrieux en comparaison. Pas la faute du prĂŠsentateur,

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qui fait ce quâ&#x20AC;&#x2122;il peut. Jâ&#x20AC;&#x2122;ai vu un invitĂŠ, un bon, terrorisĂŠ par une nunuche qui lui posait des questions idiotes. Terrible ! Faut faire tarte pour plaire, on le sait bien, regardez les autres chaĂŽnes du cable Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;heure des infos ou des divertissements. Pas facile de se dĂŠmarquer ! Regardez le film rĂŠalisĂŠ Ă  la demande de la ville et de lâ&#x20AC;&#x2122;office de tourisme pour montrer un Dijon de rĂŞve Ă  ceux qui suivront la balade des pleurants de musĂŠe en musĂŠe. On prend des figurants pour lever le coude dans une cave, se promener en segway, poser devant le Bareuzai, faire semblant de boire un RomanĂŠe-Conti place de la Lib. Si les pleurants continuent leur balade (les travaux du musĂŠe semblant au point mort, va falloir les occuper, les pauvres chĂŠris !), ce film va faire un malheur : de Hong Kong Ă  Vienne, on adore montrer des couples bien habillĂŠs qui boivent un vin sublime Ă  la lueur des bougies, sourient Ă  la vie en terrasse, sâ&#x20AC;&#x2122;habillent pour aller Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;OpĂŠra. Quand les pleurants reviendront prendre place au musĂŠe, la ville aura bien changĂŠ : un tram en bonne voie, une piscine pour les bains de foule, un feuilleton qui aura battu les records de ÂŤ Plus belle la vie Âť, des bars bizarres, des restos rigolosâ&#x20AC;Ś Une ville plus ÂŤ rock nâ&#x20AC;&#x2122;roll Âť, au sens actuel du mot, plus drĂ´le Ă  vivre, pour tous. On est forcĂŠment optimiste, quand arrivent les beaux jours. GB â&#x2013;&#x20AC;

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C dans l’air

Une sitcom made in chez nous : le casting… je l’ai fait ! Je vous raconte ? « Cité des Ducs » : clairement on ne sait pas encore si c’est une série qui marchera. Ce qu’on sait en tout cas c’est qu’ils seront une poignée à avoir essayé et que c’est courageux ! Parce que je ne vous dis pas le nombre de personnes qui les attendent au tournant. L’équipe : 2 coproducteurs, Danielle Juban et Vincent Harbulot, 3 scénaristes, Catherine Barbier, Cyril Bouchard et Adrien Anderson, un « chuchoteur », Patrice Cordier, conducteur de bus chargé de recueillir les anecdotes croustillantes et 2 chargées de projet. Les acteurs, encore inconnus, seront choisis à l’issue de 2 castings. Le pitch pour vous la faire courte : les aventures de 6 salariés au sein d’une agence de communication renommée située place de La Lib. Une intrigue différente alimentera chaque épisode de 20 mn, avec la vie de ces dijonnais pas tristes en toile de fond. Une série humoristique dont les 5 épisodes pilotes seront enregistrés sur un DVD qui devra convaincre. Message aux potentiels distributeurs : alleeeeeez offrez-nous notre sitcom, qu’on leur montre à Marseille que nous aussi on peut !

Mon premier casting

On est le samedi 27 mars. Je pars de bon matin dans les locaux de l’ESC pour un rendezvous avec toute l’équipe de la sitcom « Cité des Ducs ». C’est mon tout premier casting. Présélectionnée sur dossier, je fais partie des 50 personnes choisies qui auditionneront aujourd’hui. Jamais pris un cours de théâtre, enfin si peut-être bien trois en fait… autant dire que dalle. Mais voilà, j’en rêve depuis que je suis gosse de faire l’actrice. Alors pourquoi pas dans une sitcom dijonnaise, après tout ? Mi-curieuse, mi-amusée et entièrement détendue je me pointe et je pointe à l’accueil. Les formalités passées, je vois débarquer d’autres postulantes d’environ mon âge. C’est drôle, de les voir là me donne la niaque tout à coup. Textes distribués, c’est dans un amphithéâtre que nous apprenons consciencieusement nos répliques. Je suis pressentie pour le rôle de Jacqueline, directrice de l’agence de com, 3540 ans (hum, ferais-je plus vieille que mon âge ?!) Je répète avec Carine qui auditionne pour le rôle de Suzon, peste trentenaire, mon

assistante dans la série. Le stress pointe le bout de son nez. Tiens mais qu’est-ce qu’il fait là lui ? Et eux là qui rentrent doucement avec micro et caméra ? Parce que c’est ce moment là que choisit l’équipe de France 3 pour venir filmer nos répétitions, ne faisant évidemment qu’ajouter au trac qui monte (mais c’est vrai que j’ai le trac !!)

Tous en scène !

Deux duos sont déjà passés. On nous appelle. A nous de jouer ! L’ambiance dans la salle des auditions est pro mais détendue : photo, brève présentation filmée, un passage « brouillon » et le vrai, filmé cette fois-ci par France 3 et le réalisateur de « Cité des Ducs ». Et c’est là qu’il ne faut pas se rater parce qu’un bide aux nouvelles du Midi Pile ça s’oublie vite mais une casserole dans le bonus du DVD « Cité des Ducs » qui sortira à la fin de l’année, ça reste… « Ca tourne ! Quand vous voulez ! » Eh ben on veut et puis on va y aller hein, parce qu’on est venu là pour ça et parce que ça ira mieux après… Bon, 6 ou 7 répliques enchaînées sans trous de mémoires, c’est déjà ça ! J’ai trouvé Carine super. Moi… aucun recul, aucune idée mais j’ai A-DO-RE !!! Ce que je sais à l’heure où j’écris ces quelques lignes, c’est que je suis retenue pour participer au 2ème casting ! Finalement si c’était moi la future directrice de l’agence Superchouette.com? Le suspense reste entier. ▀ Céline Di(j)on Cité des Ducs – La série TV 09 72 13 23 18 - ww.citedesducs.fr

Ca sera moi, ou je fais un malheur !!

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C dans l’air

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Chronique : Comment apprivoiser le Dijonnais !

Le cornet a la frite ! « Avoir la frite » : expression populaire qui désigne une

Tu as le gros défaut de ne pas être né à Et là commence l’aventure la plus Dijon, mais tu y habites depuis quelques bizarre de ta vie. Le dijonnais bifurque temps déjà. Tu commences à comprendre brusquement du trajet rectiligne que tu que Chenôve n’est pas Longvic, que Saintcrois, pauvre innocent, qu’il va prendre. Bénigne n’est pas Saint-Philibert. Tu as Et tu découvres des endroits que tu ne reconsidéré ton sens des valeurs avant de connaissais pas. Des maisons calmes, des comprendre qu’il était impossible qu’il y collines, des pruniers, des jardins, des ait deux FNAC dans une agglomération de immeubles pleins d’étages, des sculptures 250 000 habitants et que, en conclusion, étranges, des ronds points et personne le centre n’était pas aussi vaste que tu ne nulle part. Tu évalues que tu as fait pas le croyais au bout de deux longues heures mal de kilomètres, mais que la voiture ne de marche. Tu sais qu’il y a du brouillard s’est jamais arrêtée qu’à des stop. en hiver et qu’il fait parfois gris et chaud Tu finis par arriver, tu ne sais comment, à en été, et qu’il y a plein de plans d’eau, pas destination. Tu es désorienté. loin, qui peuvent te faire patienter avant Et là, le dijonnais se tourne vers toi avec d’aller voir si les mouettes ont toujours un air extrêmement fier et te dis : «tu es pied là où tu sais. Tu sais aussi que les arrivé. Tu as vu ? On a évité 4 feux. Tu te vins ne sont, ma foi, pas mauvais et qu’il souviendras du chemin ?» Il t’a fait son règne ici une certaine douceur de vivre plus beau cadeau : son itinéraire secret pas désagréable. Tu t’acclimates. qui évite les 4 feux d’enfer, car pour un Tu commences même à connaître des dijonnais, 4 voitures à la queu-leu-leu, autochtones et ils s’habituent à toi. c’est un embouteillage. Ils te parlent, s’aperçoivent que tu Et tu restes là, ahuri mais reconnaissant, n’es pas que parisien et que tu peux presque pas en retard avec ton premier même être sympathique. Et un jour, rituel de dijonnais en tête : ton premier un grand jour, un dijonnais t’emmène trajet dijonnais anti-feux. ▀ Prochain numéro : le rituel du marché quelque part (à la gare, chez Carrefour Carla Garfield pub mylsand-marais_132x210:pub mylsand-marais 6/04/10 15:44 Page 1 ou même à Beaune). Tu es adopté !

personne pleine d’énergie et de dynamisme. Pour ce qui concerne « le cornet », c’est une sorte de petite trompette utilisée dans les orchestres populaires (harmonies , fanfares, dixieland...) et dans les conservatoires (pour les débutants). Le « cornet de frites » signifie tout autre chôse ! Plutôt rare de trouver des musiciens comme Thierry Caens, capables un jour de défiler en fanfare sur la Vème Avenue, à New-York, et huit jours après d’aller donner des cours au centre social de la Fontaine d’Ouche, à Dijon. Pourquoi une école ouverte pour apprendre la trompette et le cornet ? Du point de vue de Thierry Caens, « l’accès à nos écoles de musique et conservatoires est peu adapté aux jeunes issus des quartiers dits « difficiles » (bien qu’il y ait du progrès). » Le Cornet a la Frite a trouvé le moyen de faire souffler un vent de renouveau dans « ces » quartiers Pourquoi le cornet ? « Parce que c’est un instrument assez facile pour un débutant , parce qu’il symbolise bien la France (cocorico !!) et donc représente un symbole évident en terme d’intégration et qu’il permettra très vite au jeune musicien de jouer la musique de son choix : classique, jazz, fanfares »… Thierry Caens accueille, chaque semaine, 5 jeunes agés de 5 à 11 ans au Centre Social de la Fontaine d’Ouche et leur apprend l’art du Cornet. Une expérience « classique » qui donne la frite et qui permettra peut être à l’un de ces jeunes musiciens de rejoindre le conservatoire un jour ou l’autre... ▀ Pour en savoir plus : association Vivartis. Tél : 03 80 44 95 64 - vivartis@wanadoo.fr

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dépendances

Cuisines et

03 Texte : JM et GB Photos : DR

Les chefs et restaurateurs dijonnais jouent ce printemps aux chaises musicales : entrez dans la danse !

Rock around the Cloche Plus besoin d’invoquer les (grands) esprits pour faire tourner les tables ! Jouez plutôt au grand jeu des chaises musicales lancé par les restaurateurs dijonnais, qui ont passé les derniers mois à s’échanger leurs fonds de commerce… façon originale, direz-vous, de le faire marcher. Dijon qui troque son statut de capitale gastronomique pour celui de première ville rock’n roll de France, on croit rêver. Gérard Bouchu (avec le soutien moral et pratique de Patrick Lebas)

C

omme on ne voudrait pas que notre bon éditeur se rende malade avec pareil dossier, éclaircissons plusieurs points d’entrée. Le titre est un hommage à « Rock around the clock », célèbrissime standard musical des années 60, mais aussi à un hôtel-restaurant célèbre de la place Darcy qui fut longtemps la référence pour les touristes venant « se taper la cloche » à Dijon. « Le Dijonnais se sent bien dans son assiette », disait-on à l’époque, la mine réjouie à l’idée de découvrir les bonnes adresses de celle qui s’était autoproclamée capitale gastronomique de la France. Les temps ont bien changé. Difficile de se sentir bien « dans son assiette » une fois qu’on a mis les pieds sous la table… quand les chefs changent plus souvent que la carte des restos !

• Quoi de neuf ? Zuddas !

Pas facile de faire un guide touristico-gastro-bistronomique de Dijon aujourd’hui : vous risquez d’avoir la moitié de vos adresses fausses lors de sa parution. Ce n’est pas un mystère, on a failli perdre sur Dijon le chef le plus fou, le plus innovant dans sa catégorie. Ou plutôt hors catégorie : David Zuddas, après avoir connu six mois difficiles suite à la liquidation de « David Events », la société de traiteur qu’il avait créée, a repris goût à la vie et à la restauration. Avec un nouvel associé, cette fois, et un décor amélioré, il se concentre sur son DZ’envies, près du marché. Par contre, si vous avez hiberné tout l’hiver (veinards), ne comptez pas aller manger un plat griffé Zuddas place de la Lib, au B comme… D’une part parce que ce sont des Bokos griffés par le chef beaunois Laurent Peugeot qui avaient remplacé les siens, et surtout parce que le lieu est déjà en passe de devenir un bistrot d’un tout autre style. Rien à voir avec le salon de thé ouvert un peu plus loin, à deux pas de la brasserie des Ducs. C’est peut-être ici que le jeu des chaises musicales a été lancé sur

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Dijon, avec des serveurs passant d’un bar à l’autre, ce qui fait que certains sont allés au BHV en croyant être chez le voisin. BHV lui aussi en pleine restructuration interne, soit-dit en passant. Impassibles, les Billoux regardent valser chaises et chefs, tout en préparant (à la place d’Eurocave, qui s’en est allé rue du Transvaal) l’ouverture, d’un petit bistrot de poche qui s’appele tout simplement «A Côté». Jean-Pierre et Alexis Billoux ont du travail puisqu’ils ouvriront aussi prochainement, à l’étage du restaurant étoilé, quelques chambres d’hôtel. A propos, rassurez-vous, nos étoilés sont toujours là. On fait toujours chez eux les repas les plus étonnants du moment. Il n’y a que Nicolas Isnard, par contre, pour courir comme un fou après la seconde étoile. Les autres sont plus sereins.

L Zuddas


Cuisines et dépendances Chalon, Dijon ou Beaune ?

Quelle ville attire les jeunes chefs ? C’est sûr, pour l’heure, Dijon n’attire pas les jeunes chefs. On l’a vu à une présentation du guide « Petits restos des Grands Chefs », à Tours. La capitale de la Touraine s’honorait de six nouveautés, dont quatre belles tables créées en 2009 par des jeunes chefs formés chez des grands, alors que Dijon, ville sœur (même nombre d’habitants, même tramway en création, etc) rame pour retenir un Zuddas ! Faut dire qu’ici, on se moque complètement du soutien qu’on pourrait apporter à tous ces jeunes chefs qui, de Macon à Sens, font pourtant beaucoup pour la nouvelle image de la Bourgogne. Pour l’heure, côté investissements, Chalon a la cote puisque Laurent Peugeot (Le Charlemagne, Le Koki) va y installer son nouvel établissement, en attendant d’aller sur Lyon et Paris. My Wok réfléchit aussi à faire le grand saut en Saône-et-Loire.▀

Vins de Bourgogne

et tapas du monde !

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• Des news, des news, des news !

Quoi de neuf sur Dijon ? La place du Bareuzai s’anime au point de concurrencer sérieusement celle de la Lib. On nous promet un café-restaurant-salon de thé en lieu et place du fleuriste (Lasserre)… Créé par une association de restaurateurs dijonnais habitués à créer l’évènement, en surfant sur l’air du temps, ce lieu mode sera ouvert (en juin) sans interruption de 8h à minuit… Tout autour, dans les rues piétonnes, on échaffaude un max, et c’est un bar-lounge de luxe qui devrait voir le jour dans l’un des plus beaux hôtels particuliers de la rue Musette… Si vous vous glissez en face, dans le passage, vous allez découvrir le nouveau visage de La Ruelle : et oui, c’est l’équipe de l’O qui vient de reprendre le resto, tandis que l’ancien patron (alors là, suivez, on vous prévient !), celui-là même qui avait créé La Ruelle 2 à Ahuy, se demande s’il ne va pas créer… La Place, à l’emplacement de l’ancien B comme Bon. Un nom qu’on lui suggère, au passage. Pas contre, c’est la place qui va finir par manquer, si tout le monde veut créer des terrasses, puisqu’on nous annonce, rue Vauban, l’arrivée d’Éric Briones, chef des Trois Ducs, à Daix… La place Émile Zola n’est pas en reste, Les Moules Zola new look font désormais de l’œil au Sushi King, récemment ouvert. Et l’on peut aller désormais chez Catherine, qui a quitté son bar de la place pour ouvrir, avec son fils en cuisine, Tapaz’In, rue Monge. Idéal pour un plat du jour, le midi, et pour grignoter, le soir, autour du bar. Voilà, c’est un début, et ça va se poursuivre, avec les travaux du tram, les plus malins prenant les devants. Déjà, la rue Jean-Jacques est en train de changer, les anciens de Keza Jazz ayant ouvert le Bam Jam café à l’angle de la rue Jean-Jacques et de la rue d’Assas. La suite ? A vous de jouer : les lecteurs qui nous livreront les premiers les prochains scoops auront droit à un repas chez l’un des derniers survivants de la gastronomie locale. Suffit d’envoyer un mail à la rédac, le plus drôle et le plus informatif possible !▀

Les participants des dernier Grands Jours de Bourgogne ont eu l’heureuse surprise de se voir remettre un petit guide de recettes inédites, prouvant l’inventivité des chefs bourguignons qui avaient réalisé spécialement pour une soirée un buffet de « tapas du monde » haute en gamme et en couleurs. L’idée : prendre une base de produits du terroir et les travailler avec des ingrédients, des épices venus d’ailleurs pour rendre hommage aux pays représentés. Coup de cœur pour les recettes imaginées aussi bien par le Beaunois Laurent Peugeot (clin d’oeil au Japon) que par le team venu de Joigny, David Le Corre (Le Paris-Nice) et Jérôme Joubert (Le Rive Gauche), mais les chefs dijonnais n’ont pas démérité. Une façon originale de montrer qu’on pouvait donner des ailes au terroir !▀ Bam Jam Café

SBAC : parole d’expert ! La SBAC, entreprise spécialisée dans l’aménagement de cuisine, salle de bain et dressing, existe depuis 1973. Fort d’une solide expérience professionnelle, M. Muler connait parfaitement les attentes de ses clients. Son atout : la distribution exclusive en Côte d’Or de la marque de cuisines haut de gamme LEICHT, des prix compétitifs et un service très pointu. L’installation est en effet assurée par un « poseur maison » qualifié et si besoin M.Muler intervient lui-même en qualité de maître d’œuvre. Il supervise vos travaux et coordonne les actions des différents artisans, le tout dans le respect des délais. Un tout nouveau show room vous attend. Allez vite le découvrir !

SBAC

(Société Bourguignonne d’Aménagement de cuisine)

70 rue Jean-Jacques Rousseau 03 80 72 42 06 – 03 80 72 30 79 (fax) info.sbac@wanadoo.fr www.sbac-dijon.com

communiqué

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Cuisines et dépendances

Auberge de la Charme Attention, un chef peut en cacher un autre ! ! !

Au début, on pouvait les prendre pour les deux Dupond(t), mais avec le temps et la tendance à s’arrondir de l’un, on peut mieux les départager. Celui qu’on voit, et qu’on entend partout, c’est Nicolas Isnard. David Lecomte, c’est son associé. Celui qui fait tourner La Charme, le resto qu’ils ont racheté à David Zuddas, quand le premier court après fortune et gloire aux quatre coins du monde. À eux deux, ils font ce que tout chef aimerait faire depuis que Bocuse est allé se faire voir en Chine : être tout à la fois dans son resto et aller voir ailleurs si la cuisine qu’on fait est meilleure… David Lecomte et Nicolas Isnard Photo : Philippe Hiest

sans humour le côté France d’hier à une découverte du produit très actuelle. Une cuisine de saison aux couleurs du temps, qui a du mordant, du savoureux, du surprenant, toujours. Une cuisine d’auteurs, qui ne vous prend pas de haut. S’ils ont à la carte des plats typiques comme le bœuf bourguignon ou le lapin à la moutarde, ce n’est pas le retour à la ferme pour autant.

Cuisine pour demain, à quatre mains Nicolas Isnard et David Lecomte sont des chefs inséparables. Après avoir mené la vie de chateau, dans l’Aude et en Touraine, ils jouent depuis plus d’un an, avec leurs épouses, aux néoaubergistes bourguignons. Confiants dans leur bonne étoile, ils ont fait de cette auberge bourguignonne perdue aux portes de Dijon un lieu où l’on vient savourer une cuisine qui allie non

L’homme qui rêvait aux étoiles Le petit Nicolas a du être un enfant étonnant. Jamais content. La première fois que nos chemins se sont croisés, c’était à Fontjoncouse, dans l’Aude. Je découvrais alors la table de Gilles Goujon, celui que Michelin vient de consacrer (seul 3 étoiles de l’année). Il n’y a pas que la cuisine qui avait de la gueule, le chef aussi, et son second, un certain Isnard, n’était pas en reste. De voir son ancien chef consacré

aujourd’hui, pour une cuisine et des recettes qu’il connait bien, donne des ailes à Nicolas, qui ne se contente plus de sa première étoile, mais guette déjà la seconde. Si La Charme, toute rénovée qu’elle soit, ne lui permet pas de l’obtenir, il ira voir ailleurs. Il y a bien un hôtel 4 ou 5 étoiles (plus il y en a, plus il aime !) qui va s’ouvrir dans les environs pour héberger la star montante. Entretemps, il va diversifier ses produits : une mallette surprise pour offrir un repas de charme chez lui, des bouquins savoureux, et la reprise de la société de traiteur montée par David Zuddas, pour aller faire de la cuisine en dehors de la sienne, trop étroite : aura-t-il le culot de reprendre le “fish ans chips” inventé pour la soirée du BIVB ? Kook’In, il l’est assurément… Il continue les cours de cuisine, autre produit dans l’air du temps, et accueille, quand il n’est pas parti en Afrique ou en Asie, un troisième compère, étoilé célèbre, pour une vraie cuisine à six mains. Il est consultant pour Seb ou Metro, parce que c’est facile, que tous les chefs voudraient le faire et que ça rapporte gros. Ce qui ne devrait pas l’empêcher d’ouvrir un bistrot sur Dijon s’il trouve un associé à la hauteur de ses rêves… ▀ Auberge de la Charme : 21370 Prenois. Tél : 03-80-35-32-84. Tlj sf lun-mar. delacharme@ orange.fr Formule le midi en sem à 20 ou 27 € (un ou deux plats) avec un verre devin. Le soir, menus à 45, 65 et 85 €.

Fabriquer en 20 minutes sa propre moutarde, pari relevé ! …

Oserez Vous ?

L’atelier des chefs crée l’événement en vous proposant de créer votre propre moutarde ; dans les règles du savoir-faire de la Moutarderie Fallot , partenaire de cette initiation ludique Pas de meule à disposition, juste un mortier et un pilon, des graines de moutarde, du verjus, du sel et un bon tour de main. Au programme de cette initiation : fabrication de votre moutarde (que vous pourrez fièrement ramener chez vous), création de petits tapas pour goûter votre réalisation et dégustation des produits Fallot : moutarde à l’ancienne, au cassis, au pain d’épices… Le tout pour 9 euros. L’itinéraire ludique et gustatif est à poursuivre absolument à Beaune par la visite interactive et sensorielle de la Moutarderie Fallot, maison familiale traditionnelle et innovante depuis 1840. Une manière originale et authentique de pimenter un week-end entre amis !

Du mardi au samedi de 10 H à 19 H non stop RÉSERVATION CONSEILLÉE AU 03

L’Atelier des Chefs - 18 rue Chaudronnerie - Dijon 03 80 31 72 75 - www.atelierdeschefs.fr Moutarderie Fallot - 31 rue du Faubourg Bretonnière - Beaune 03 80 22 10 02 - www.fallot.com

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80 31 72 75

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Les Œnophiles et L’Autre entrée Un lieu unique… deux propositions

Un seul et même lieu mais deux adresses pour deux styles différents, avec chacune leur propre entrée. La première se fait par la rue Sainte-Anne. Bienvenue aux Œnophiles. Ce restaurant gastronomique doté d’un hôtel trois étoiles (Philippe Le Bon), est idéalement placé dans le centre historique de Dijon. On y vient pour la cuisine de Vincent Bourdon, jeune chef talentueux qui fut le second de David Zuddas, et pour profiter du calme du jardin et de la beauté de cet hôtel si particulier. La seconde entrée se fait par la rue Berbisey. L’Autre entrée, c’est la version bistrot et bar à vins lancée par Isabelle Gorecki. L’ambiance est plus contemporaine, On y vient le midi ou le soir pour découvrir les formules gourmandes (de 15 à 20 euros) ou pour déguster un verre de vin ou un cocktail, dans une atmosphère chic et conviviale. Deux fois par mois, l’Autre entrée organise des concerts (rock, salsa, jazz…). Deux adresses, deux entrées… pour varier les plaisirs selon vos envies. > Les Œnophiles, 18 rue Sainte-Anne. Tél. : 03 80 30 73 52 ou www.hotelphilippelebon.com > L’Autre entrée, 19 Rue Berbisey. Tel. : 03 80 30 53 55 ou www.lautreentree.com

TWELVE

DESIGN CARLO COLOMBO

LES GRANDES MARQUES DU CONTEMPORAIN

l’espace intérieur Cuisines : ELAM . VARENNA / Meubles : KNOLL . ZANOTTA . DESEDE . POLIFORM / Luminaires : ARTEMIDE . FLOS . FOSCARINI...

8, place des Ducs de Bourgogne - Dijon - Tél. 03 80 30 11 01

Ouvert du mardi au samedi de 9 à 12h et de 14 à 19 h - www.espaceinterieur.com

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03

Cuisines et dépendances

Lebas blesse: l’art de parler en…

vin !

• Dégustation, Grand Ardèche 2007, maison Louis Latour

Ce n’était pas le plus rock n’ roll des compositeurs mais au diable les foutus thèmes à la Bing Bang ! Jean Ferrat méritait bien que son nom revienne dans ce numéro, un peu de culture que diable…. Quoi que Jean Ferrat était bien communiste, c’est super rock n’ roll ça le communisme, non ? Bref, Jean, l’ami d’Aragon, c’est un peu de notre patrimoine qui s’en va, un peu de poésie, de surréalisme, d’Ardèche aussi. Tiens, ça aussi c’est rock n’ roll l’Ardèche : le mouvement hippie, Hair, la drogue, le sexe… Bref, l’Ardèche c’est rock n’ roll… alors je vous ai trouvé un vin non pas rock n’ roll mais un vin d’Ardèche, un grand vin même, puisqu’il s’appelle Grand Ardèche. Bon, il n’est pas vinifié par la maison la plus groove du coin mais elle a au moins le mérite d’être bourguignonne. Et oui, comme quoi, en Ardèche, on ne fait pas que du beurre de bique, ou du Cola’rdèche (aux extraits de châtaignes), on fait aussi du vin. Ce chardonnay (380 hectares tout de même) planté à Alba la Romaine, à 350 kilomètres de Beaune, vieillit en fûts, à la bourguignonne. On ne sait pas encore si Jean Ferrat l’aimait à en perdre la raison (elle est facile, je sais mais c’est plus fort que moi). Bref, je disais plus haut : on ne sait pas encore si Jean Ferrat l’aimait à en perdre la raison mais on peut facilement y perdre ses points lorsqu’on sort du Septime, le soir, tard, trop tard… ne faites pas comme le poète engagé, prenez la voie du vélo, c’est plus sage.

Le Clos Napoléon, à Fixin : un second réveil !

C’est le second réveil de Napoléon. On ne va pas renter dans les détails mais cette adresse, autrefois non recommandable, a changé de main. Ouf. Bienvenue donc à José Gonzalez qui nous arrive tout droit de GevreyChambertin. Super motivé, le garçon part de loin mais semble bien motivé pour redorer le blason du vieil empereur. Alors, comment c’est ? C’est tout bon. Ambiance retro, vieux meubles de grand-mère… Côté cuisine, le menu du midi (17 euros) propose une entrée, un plat, un dessert et, une sélection de vins au verre. C’est une bonne nouvelle pour Fixin et pour les touristes de passage, pas fixés. ▀ PL

4 rue de la Perrière, 21220 Fixin, www. clos-napoleon.com ; contact@closnapoleon.com ou 03.80.52.45.63

> Chez Septime, à Dijon. Plus d’infos sur www.louislatour.com

• Allo maman, bobos…

C’est curieux de voir que plus le vin est diabolisé, plus il alimente (il abreuve) la chronique… Même avec l’insupportable épitaphe « l’abus d’alcool… », le pif, le pinard, la chopine, le canon, le gouleyant, le doucereux… bref, le vin est partout. Même dans Bing Bang ! Alors vas-y paie ta chronique vin dans le magazine dijonnais gratuit urbain, jeune et même, lâchons-nous, branché. Sauf que le vin, cher ami, tu permets que je t’appelle cher ami, devient insupportable lorsqu’il devient un produit jeune et branché. Quoi qu’il en soit, Dijon, la ville bobo, s’encanaille de bars à vin, et les jeunes dorés ne trouvent rien de mieux à faire que de se saoûler aux bons crus. Non ? Si, je vous jure. Le truc le plus top, c’est plus de ressasser (péniblement) le nombre de mètres de bières que l’on s’est enfilé la veille mais le nombre de grands crus que l’on s’est offert ! Fichtre, le Dijonnais se met minable au Mortet. Saôulons de bourgeois, même plus de respect pour les grands vins ! ▀ Patrick Lebas

Very Dick

« Un extraterrestre s’est posé dans un champ à Beaune»

Pour tout vous avouer, ça m’a foutu une drôle de claque lorsque je suis descendu du TER. On était venu me chercher à la gare et on s’en allait tranquillement vers Chalon quand tout à coup je l’ai vu là, flambant neuf, comme un champignon sorti de nulle part, une soucoupe

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d’extraterrestre posée au milieu d’un champ… Je pensais que Beaune resterait le dernier bastion, le petit village gaulois qui lutte contre l’envahisseur obèse. Et ben non, v’là ti pas qu’ils nous ont mis un Mac do à Beaune. Cela dit, on me fait remarquer – merci Émilie – que les Turcs avaient réussi, bien avant l’oppresseur américain, à percer avec leurs kebabs les remparts beaunois. Bon, on en fait tout un plat mais rassurezvous c’est pas grave, ce n’est pas sale… Moi j’aime bien leurs eggs mac muffin et leur glace au caramel, je demande toujours qu’ils me rajoutent du rab de M&M’s mais ils ne veulent pas tout le temps. Du coup, je prends plein de pailles pour chez moi… Ah ah ! Il paraît que ça a fait un vrai tollé l’arrivée de Mac Do. Paraît-il que ça la fout mal à Beaune, que c’est une capitale gastronomique et que du coup, faut que des grands restaurants gastronomiques avec des chefs dedans les Beaunois, parce que les Beaunois, quand ils sortent leur belle voiture et leur beau vison, c’est pour aller dans des trucs top classe.

Pourtant, au drive-in du mac do, on la verra bien leur grosse bagnole… oui mais pas leur beau manteau. Et puis Mac do c’est que pour les pauvres. Trop de la loose. Mac do, du coup, ils ont dû faire exprès de le mettre en plein milieu du champ, à la sortie de l’autoroute, pour faire jaser… Les Beaunois, ils n’ont pas voulu qu’on leur mette un centre commercial de sorties d’usine de grandes marques, pour aller avec leurs belles voitures et leurs beaux manteaux, paraît que ça allait tuer le petit commerce du centre-ville qui vend des beaux manteaux et des belles voitures. Moi je me dis que c’est rare de voir un Mac do tout seul, posé dans un champ, comme un extraterrestre. Et comme dans les films de science-fiction, l’extraterrestre, il finit toujours pas appeler ses copains. Dans le champ, on pourrait donc voir rappliquer les mêmes magasins que partout en France : des trucs de bagnole, des fringues pas chers, et des bouisbouis à un euro… ça la foutrait mal aussi ça non ? ▀ Dick Chambertain

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Cuisines et dépendances Humeurs de table par Jean Maisonnave

Eloge du pape, de la pizza et de la culture en general Jean Maisonnave

photo prise du portable de Jean Maisonnave (à jeun en plus, aucunes excuses). La pizza sicilienne de Gino Sorbillo, Naples, février 2010 (ap. JC)

«L’art

est le lieu de rencontre avec le mystère» écrit Jean-Paul II. Démarrer une chronique gastro en citant le pape, ça fait riche ; mais ce n’est pas des riches dont il est question ici. Le pape évoque le mystère de la présence de Dieu ; moi ce serait plutôt celui de l’humaine condition. Quand on se balade dans les ruines de Pompéi -ce qu’il faut faire en hiver, justement- on est d’abord frappé par l’absence ; tout est là, les murs, les traces, les ombres et personne. Puis on s’approche, on voit sur les murs une fresque en morceaux, une perdrix qui guette, une Vénus en coquille, une jeune femme en

robe aérienne, la beauté… on se dit : voici l’homme. Puis on s’approche encore et on voit ça, autour, sur la peinture même : Marco et Paula, août 87 ; à Johanna with love ; Roger et Josiane, Compiègne ; Kurt à Ursula etc. La connerie est internationale. Et on se dit : voici l’homme. On ne sait plus s’il faut espérer ou désespérer, s’enrager ou se résigner. Une fois, dans une grotte, j’en ai vu un casser en douce un petit stalagmite pour l’offrir à sa Josiane. La haine. Des millénaires, des milliards de gouttes d’eau pour arriver à ça, le primate irréductible, le crétin satisfait, l’abîme culturel. Comprenez le comme vous voudrez, en sortant de Pompéi, j’avais envie d’une pizza. On est allés chez Sorbillo*, à Napoli. C’est lui qui a inventé le «calzone» ; enfin, il faut aller à côté, c’est la même famille et c’est moins la bourre. Si on veut savoir à quel degré d’excellence peut aboutir la pizza, c’est là. Tomate, mais miranda, olive mais taggiascha, mozarella «fior de latte», anchois de Vulcano. Des siècles de civilisation rurale sur assiette en pâte, pétrie à la main, et on bouffe même l’assiette. Pour moins de 10 euros. On en sort plus riche qu’on est entré, comme réchauffé, au milieu des crèches (c’est le coin des bondieuseries). A Pompéi, on a retrouvé des restes de pizza solidifiés du premier siècle après JC, c’est marrant, on dirait des poteries. Ce qu’il y avait dessus, on ne sait plus… En revenant d’Italie, on a voulu s’arrêter à Mandelieu. Une auberge top classe, un chef très inventif, j’avais envie de belle cuisine, on

O&F OLIO&FARINA

ne peut pas vivre que de tomates et d’anchois, la gastronomie a avancé depuis Pompéi. Le petit menu : 130 euros. Le plat le moins cher à la carte : 66 euros -il est vrai en «déclinaison trilogique»- mais un voiturier devant la porte, bonjour Monsieur, je vous gare ? Non Amiral, je me barre. En repartant, c’est moi qui me demandais où eux pouvaient bien aller comme ça. Il y a à peu près 5% de la population qui peut s’offrir cette excellence, et ça ne fait que diminuer par les temps qui courent. On a poireauté 20 minutes à la pompe à essence. Une vague crainte de fermeture des raffineries, pénurie possible paraît-il. En fait, ils la creusaient tout seuls, comme des grands, la pénurie. Rien que trois jerrycans pour le quidam de devant. Les mêmes blaireaux que les ineffables graffiteurs pompéiens. Putain, on n’est pas sortis de l’auberge, me disais-je comme un malpoli. On a fini par retourner à Nice, manger une pizza à la Villa d’Este. C’était sûrement le vin, toujours est-il que j’en suis ressorti réchauffé. Tomates, olives correctes. Pour la margharita, créée pour une princesse, il faut attendre la saison du basilic. Et qu’est-ce que je voulais dire, moi, avec tout ça ? Voilà : la pizza me réconcilie avec le peuple !! Peut-être parce qu’en Italie, elle n’est pas un expédient mais une affaire culturelle. ▀ *Pizzeria Sorbillo, 32, 34, 38 via dei Tribunali (quartier Spacca)

le goût de l’Italie !!!

Entrez, la vita e bella ! Rue Musette, la boutique Olio&Farina concentre toutes les saveurs de Toscane, et plus encore. On vit ici au rythme des saisons, des récoltes. Ce qu’on sert chaque jour en Italie, vous le retrouvez côté boutique, mais aussi côté restaurant. Grimpez au premier étage si vous voulez goûter les antipasti du moment ou un carpaccio de poulpe joliment relevé, avant la pasta du jour servie, qui sait, avec une sauce aux noix fraiche délicieuse. Profitez de la vue sur le marché en savourant ces plats simples, mais d’une délicatesse et d’une fraicheur à faire pâmer le plus réticent, servis avec une belle gamme de vins d’appellation au prix boutique, que vous pouvez aller chercher vous-même !!! Une belle façon de retrouver le goût du voyage et de la vie, tout simplement.

Olio&Farina - 9 rue Musette, Dijon. Tél : 03-80-30-83-39 - Tlj sf dim-lun, 10h-19h - www.olioefarina.com Faîtes comme Florence, accordez-vous une pause aux saveurs italiennes ou profitez d’une soirée «Accords Mets et Vins» ... façon aperitivo italiano !

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On a testé pour vous

Texte : J. Maisonnave Photo : istock

04 8 cheese burgers surgelés Rock and drôle… ou triste à pleurer ? Ou comment comparer les semblables ! Une pure question de ligne éditoriale. Rien à voir avec la gastronomie ; tout juste avec l’alimentation, si on accepte de la considérer comme contrition. J’aurais dû me méfier. L’idée, c’était de faire un banc d’essai accordé à la thématique générale du numéro. Un soir de probable beuverie chez le Bruno, l’affaire des pleurants à New York avait inspiré le comité de rédaction : on va faire une édition «Dijon rock and roll». Là, déjà, j’aurais dû me méfier ; pourquoi pas Quétigny musette. Mais bon, si c’est pour l’homogénéité du journal, effectivement ; et puis, c’est eux les jeunes gens modernes ; et puis, c’est royalement payé, convenonsen. Alors go pour les cheese burgers surgelés, puisqu’il paraît que ces choses s’achètent, pas cher du tout d’ailleurs : quatre euros environ le pack de six, voire moins. Soit un peu plus de cinquante centimes pièce, fromage et viande compris, rêve américain non inclus dans l’addition. A ces tarifs, en temps de crise, nous étions prêts à toutes les concessions. C’est que nous ignorions encore ce qu’il nous en coûterait, merci les copains. Définition du produit : « préparation surgelée à base de pain spécial, préparation de viande bovine hachée cuite, sauce et fromage fondu ». Plus une tapée de colorants, émulsifiants, acidifiants, antioxydants et autres machins en E, une bonne douzaine au total, pas tous mortels. Mais ayant convié à cette épreuve un enfant de treize ans, j’ai soudain été saisi d’un remords rétrospectif ; ça confinait à la maltraitance. J’ai vu Jean-Paul Thi-

PS : Il y a dans ce qui précède de l’exagération, voire de la fiction. Surtout en ce qui concerne ma rétribution. Mais le fond est véridique, on le verra à ce qui suit.

Le protocole

La dégustation des cheese burgers s’est tenue le jeudi 4 mars, 10 h., dans les locaux de l’Ecole de cuisine de Jean-Paul Thibert à Talant. Les produits ont tous été achetés la veille au soir et placés dans la même chambre froide. Ils ont été réchauffés au micro-ondes après essai, à raison de 5 minutes par paquets de six, four à 1000 watts. Dégustation anonyme et silencieuse, avec de l’eau et non du coca, comme le suggéraient certains (cheese/coca, le couple infernal !). Les coefficients retenus par le jury de choc, rassemblé pour la circonstance, étaient : visuel sur 2, olfaction sur 3, dégustation sur 5. Rétrospectivement, on aurait pu se passer du visuel : c’étaient tous les mêmes. Quant au jury, ce fut le plus silencieux que j’aie jamais vu. On ne sait pour quel motif : jeunesse, concentration, accablement…

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bert au bord de la dépression. Les jeunes, vaillants et déterminés au début, avaient du mal à finir. Et moi qui en trente ans de carrière ai bouffé des choses impensables, des termites, de la trompe d’éléphant, des escargots, de la panse de brebis et même un peu de vache enragée, j’ai enfin expérimenté ce que c’est que l’agueusie : une mollesse inerte à peine marquée par une effluve douceâtre ou acidulée. Le pire, ce n’est pas l’absence de goût ; c’est qu’on s’absente de soi, du coup. A dire le vrai, au départ, nous trouvions l’expérience plutôt amusante, en réalité, elle était à pleurer. Et c’est alors que j’ai entrevu, entre deux verres d’eau pour faire passer la colle, le sens profond de l’opération : les pleurants, c’était nous. Les autres étant partis aux Amériques, flanqués de quelques joyaux du patrimoine local, il nous appartenait d’assurer la permanence, ce que nous fîmes, non sans grandeur, jusqu’au dernier rogaton de cornichon, l’inconscient pénétré par cette certitude que la Bourgogne ne saurait se passer de pleurants. Je vais réclamer notre classement au patrimoine local. Et en attendant, qu’on ne me parle plus de ligne éditoriale. Jean Maisonnave

1

Jurés

2

3

4

5

 1 - Adeline NONCIAUX (Agence C tout Comme), 31 ans 2 - Antoine GALINDO (étudiant), 22 ans 3 - Charles GALINDO (étudiant), 20 ans 4 - Arthur GRIMALDI (collégien), 13 ans 5 - Jean-Paul THIBERT (cuisinier) 6 - Jean MAISONNAVE (critique gastronomique)

6


on a testé pour vous

Origine

Prix Poids

Commentaires

1 ∈ 99 le pack de 2 (soit 5 ∈ 97 les 6) 130 g/pièce 1 ∈ 95 le pack de 2 (soit 5 ∈ 85 les 6) 135 g/pièce

THIRIET Saint-Exupéry – Dijon

Bonne tenue, pain pourtant très mou. Honnête qualité du fromage et de la viande (la seule du test à révéler un peu de jus). Saveur dominée par un agréable oignon et non par l’acidité.

PICARD Boulevard des Allobroges – Dijon

→ seul échantillon à 135 g la pièce. Aspect classique, le fromage est moins pâle que la moyenne – fumet d’oignon, sauce à couleur tomate, peu de saveur mais nette, et viande pas desséchée. Le poids de viande par pièce est le plus élevé de la série.

LIDL « Mc ENNEDY »

Pain pâle et sec, mais bonne odeur de fromage – viande convenable et nez plaisant de cornichon – c’est à l’olfaction que cet échantillon gagne ses talons. → indication « plat de côte »

3 ∈ 19 le pack de 6 130 g/pièce

ALDI Avenue Poincaré – Dijon

Viande très blanche, néanmoins correcte à la dégustation. Sauce de bonne odeur mais saveur introuvable et sécheresse.

3 ∈ 19 le pack de 6 130 g/pièce

GEANT CASINO Fontaine les Dijon CHARAL INTERMARCHÉ Fontaine les Dijon « Top Budget »

Pâleur générale, odeur marquée de moutarde douce, sauce assez plaisamment acidulée, mais finale doucereuse, sucrée à l’excès. → indication précise pour la viande : plat de côte Ensemble pâle, aspect, texture et saveur. Pain assez bien levé mais très mou - viande élastique, nez dominé par une vieille odeur de fromage → attention = le moins cher, mais chaque pièce pèse 125 g avec 44 % de pain

CASINO Aspect correct, hormis la sauce très orangée. Pour le reste = peu de caractère, sauf le pain, trop sec, Marque distributeur – Dijon qui plombe l’ensemble. LECLERC Dijon Nord « Pack Family »

Pain sec et fripé, friable = vieux ou mal surgelé, dommage : 44 % ! Fromage sans goût, dominante vinaigrée de la sauce, présente et assez rebutante (14 %)

Conclusions :

 - Nous affirmons sous la foi du serment n’avoir aucune accointance avec les maisons considérées ; force est pourtant de constater que les deux premiers de notre récent banc d’essai sur les macarons se retrouvent encore aux deux premières places. Dans l’ordre inverse. Pas très étonnant en fait : ils sont fabriqués par la même boîte que les quatrième et cinquième. Quant au troisième, il est fabriqué selon toute apparence par la même entreprise mais ailleurs. Alors pourquoi les différences de note ? Parce que les recettes sont légèrement différentes, sauf Charal, Thiriet et Mc Ennedy, identiques. Dans ces cas-là, c’est la nature du fromage qui a fait la différence, olfactive surtout. Probablement parce que le mélange des fromages fondus ne

peut pas être toujours strictement le même. Notons que les septième et huitième proviennent itou du même faiseur. - Quels que soient les fabricants, et l’extrême ressemblance des recettes, les notes du jury sont très convergentes : le premier a ainsi été classé par quatre jurés sur six, le second par quatre aussi (deux l’ayant placé en tête). Sur un ensemble particulièrement indifférencié, cela valait d’être noté. Idem pour les derniers (mêmes origines, recettes des sauces différentes). - On voit malheureusement que l’ensemble des notes n’est pas seulement cohérent. Il est bas. Cinq produits à peine au dessus de la moyenne, alors que les jurés ont été dans la notation plus indulgents qu’à l’ordinaire. - Après examen approfondi des produits, mon conseil : Picard pour la vertu. C’est le produit

4 ∈ 62 le pack de 6 130 g/pièce 2 ∈ 82  le pack de 6 125 g/pièce 3 ∈ 59 le pack de 6 130 g/pièce 7 ∈ 06 le pack de 12 (soit 3 ∈ 53 les 6) 130 g/pièce

Note sur 60

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Classement

1er

39,50

2ème

36,5

3ème

36

4ème

31,75

5ème ex

30,25

5ème ex

30,25

7ème

29,25

8ème

21,25

le moins colonisé par l’invasion chimique et le plus généreux en viande. Et Mc Ennery pour le rapport qualité-prix. C’est le même produit que Thiriet, en un peu moins gras et en moins cher. Mais surtout, sauf contrainte exceptionnelle, essayez de manger autre chose, ceci dit sans snobisme aucun. ▀ ERRATUM : Dans notre banc d’essai concernant les plateaux de fruits de mer, nous avions globalement déploré que les huîtres de l’échantillon Super U ne fussent pas ouvertes. Ce qui était conforme à la loi, nous fait justement remarquer la direction d’icelui. Il est interdit à un magasin de vendre des huîtres ouvertes. Dont acte. Cela dit, il en existe où on peut se les faire ouvrir, surtout en période de Noël…

Pour nous pardonner cette dégustation « hasardeuse » de Cheese burger.

N Alain Rapha et Philippe Marande de la ferme des Marc d’OR

L’AUBERGE DES TILLEULS

Alain Rapha

8, PLACE DE L’ÉGLISE MESSIGNY ET VANTOUX Tél : 03 80 35 45 22 Ouvert du mardi au samedi le midi vendredi et samedi soir. www.auberge-des-tilleuls.fr/specialites.html

ous vous proposons un petit voyage - d’une dizaine de kilomètres - dans l’autre (vrai) monde de la restauration… Une Auberge, une vraie ! Petites nappes à carreaux, cadre naturellement chaleureux. Et un fumet voluptueux qui sort des cuisines : ici, on fait dans l’authentique ! Vous n’avez plus qu’à vous asseoir et à profiter simplement du moment. Bienvenue chez Alain Rapha. Ici, pas de carte péremptoire, on travaille avec les saisons et les petits producteurs locaux. Pour le printemps, les asperges de Philippe Marande (la ferme des Marc d’Or à Messsigny et Vantoux) sont à la carte en vapeur ou en potée. Le pain d’épice maison fabriqué à base d’un miel de Michel Couturier (un très bon ami, nous précise l’aubergiste) ; quant à la farine utilisée pour les petits pains, elle vient évidemment des minoteries Maurice de St Marc sur Seine. Sans oublier la cave, 100 % bourguignonne (domaine Bataillard, Gros, Bernard…)

… Bon voyage et saluez le patron de notre part. communiqué

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agenda éclectique

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Texte : Lydie Reversat Photo : DR

Rock around

the city

Nü Köza s’agrandit (voir page ci-contre)

Ni rock, ni baroque, Dijon ? Tout dépend si on prend ça à la lettre. La ville de Rameau n’est pas devenue la dernière escale des vieux rockers sur le retour, mais les rockeurs d’hier sont les décideurs d’aujourd’hui. La ville de Dijon manquerait-elle pourtant de rock & roll attitude ? Bien sûr, il y a les institutionnels culturels et puis, il y a les collectifs artistiques, plus underground, qui battent le rythme de la scène dijonnaise et qui créent l’événement autour du spectacle vivant. Focus sur les stars montantes de la jeune création qui impulsent une énergie rock & roll à la ville. Lydie Reversat

• La Péniche Cancale (encore !) : Le Cavern Club du port du canal ? La péniche Cancale serait-elle la digne héritière du Cavern Club de Liverpool qui a fait découvrir les Beatles ? Ce qui est sûr, c’est qu’on y entre et qu’on en sort avec la banane... des Velvet Underground aux lèvres. Ici on mise sur la découverte d’artistes inconnus, peu connus ou reconnus, dans une fusion de styles qui détonne. Comme aux origines du rock, aucune distinction de genres, la programmation est éclectique, portée par un collectif fédérateur à l’exigence artistique. Sur la péniche Cancale, de la chanson française à des soirées repas autour du monde, tout y passe. On prend l’air du large dans des cales à l’ambiance bistronomique (mot du moment !) et musicale. Avec une petite équipe de permanents, et une floppée de bénévoles, ces enragés tiennent bon la barre et nous convient à de belles navigations musicales. Côté bistrot, la carte est sympathique : le fait maison, les prix mini mini, la Mandubienne ou le jus de rhubarbe rendent les fidèles accros. En prime le sourire de Kiko et de Côme, toujours de mise, malgré le rythme d’enfer qu’ils tiennent derrière le bar. Dans le port du canal, y’a des marins qui pleurent… Côté spectacle, la programmation est ultra riche et signe un bel engagement artistique. « Sous les pavés la plage » ? Pour sûr, un air de Mai 68 souffle les conventions et ravive le feu de la création. Des jeunes bambins aux sexagénaires, toutes les générations se mélangent à la Cancale. C’est aussi ça l’alternatif, la mixité des âges et des genres artistiques. Rythmée par une trilogie rock & roll, la programmation ravit les goûts de chacun : jeudi concert, vendredi Djs et week-ends plus familiaux, entre apéros, théâtre et soirées repas-dégustation. Alors, les mauvaises langues diront que la jauge est trop petite mais c’est ce qui fait son charme aussi : convivialité Cancale, crédits : JC Tardivon

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avec les clients, complicité avec les artistes, proximité avec l’équipe. Avec une politique tarifaire qui défie toute concurrence et une programmation alléchante, difficile de ne pas succomber à la tentation ! La péniche Cancale devient l’acteur culturel incontournable du port du Canal. Un lieu alternatif qui redynamise le quartier et donne une bouffée d’air frais aux résidents dont ils avaient grandement besoin ! Dans les cales de la Cancale Et la grande nouveauté, un Woodstock dijonnais ? Pour inaugurer la terrasse de la péniche Cancale, le festival Prise de CirQ’. Seule contrainte imposée par Benjamin et son équipage : respecter le voisinage. Ouverte jusqu’à 22 heures, la terrasse sera l’occasion de déguster un apéro les pieds dans l’eau sur fond de musique ; avant de poursuivre les festivités dans les cales de la Cancale. A la période estivale, concerts, ciné en plein air, concours de pétanque, parties de foot endiablées seront programmées. Un lieu alternatif loin des sentiers conventionnels, qui annonce un été festif. La coopérative culturelle et solidaire, L’Autre bout du monde, ouvre un nouvel horizon à consommer sans modération... Qu’on se le dise : Tous à l’abordage ! ▀ Site de la Péniche cancale : http://www.penichecancale.com/


agenda ĂŠclectique

La nouvelle Factory de

NĂź KĂśza !

Sur les traces dâ&#x20AC;&#x2122;Andy Warhol, La Factory nâ&#x20AC;&#x2122;est plus newyorkaise mais dijonnaise ! OubliĂŠs les 27m2 du 89 rue Berbisey : les artistes de NĂź KĂśza rejoignent un local de 130 m2 digne de leurs actions artistiques. Maxime Grossier, Fabien LĂŠdĂŠ et la fine ĂŠquipe investissent le quartier du Petit-CĂŽteaux. Après une première bougie soufflĂŠe au prix dâ&#x20AC;&#x2122;efforts, le collectif engagĂŠ gagne son pari : la ville reconnaĂŽt ses talents de fĂŠdĂŠrateur artistique et lui accorde un nouveau local (dans ce qui devrait devenir un vĂŠritable pĂ´le culturel). NĂź KĂśza, qui compte aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui 50 artistes et plus de 1000 oeuvres, aura enfin les moyens de rĂŠaliser ses actions artistiques. Un grand espace sera dĂŠdiĂŠ Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;artothèque (20 â&#x201A;Ź Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;annĂŠe pour emprunter une Ĺ&#x201C;uvre pendant un mois parmi les 600 mises Ă  la disposition du public), des expositions seront valorisĂŠes Ă  leur juste valeur, des soirĂŠes festives avec dâ&#x20AC;&#x2122;autres associations seront organisĂŠes et les NĂź KĂśziens bĂŠnĂŠficieront enfin dâ&#x20AC;&#x2122;un vrai bureau ! Le nouveau roc de lâ&#x20AC;&#x2122;art dijonnais garde son cap alternatif et part rĂŠvolutionner le Petit-CĂŽteaux de ses pinceaux et de ses mots. Telles des rocks stars de lâ&#x20AC;&#x2122;art au pluriel, leur calendrier est overbookĂŠ. Grande exposition MĂŠtropole Rhin-RhĂ´ne au CloĂŽtre Sainte Anne dès le 23 avril, sous oublier celle du Calendâ&#x20AC;&#x2122;art dâ&#x20AC;&#x2122;Octarine (du 23 avril au 28 mai) et celle dâ&#x20AC;&#x2122;Okiko (du 07 au 26 mai). Le rayonnement de NĂź KĂśza ne se bornera pas Ă  Dijon, il sâ&#x20AC;&#x2122;exportera jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă  Avallon pour investir les Abattoirs de la ville avec une grande exposition et des concerts sur Jean Genet (dès le 17 mai). Cet ĂŠtĂŠ, NĂź KĂśza renouvellera son festival Out of NĂź KĂśza et sâ&#x20AC;&#x2122;installera au cĹ&#x201C;ur de la ville. En un an, cette galerie dâ&#x20AC;&#x2122;artistes alternatifs est devenue un acteur culturel incontournable. Une fĂŠdĂŠration rock & roll qui a relevĂŠ le dĂŠfi de faire vivre sa galerie, sans la moindre subvention de la ville, durant sa première annĂŠe. Chapeau bas les artistes ! â&#x2013;&#x20AC; Site : http://www.nukoza.com/

â&#x20AC;˘ Lâ&#x20AC;&#x2122;Ă&#x2030;coute au casque : la palme de lâ&#x20AC;&#x2122;underground

okiko

Pour sa 3ème ĂŠdition, Antoine Dumont (collectif RAS) revient en force avec son Festival Le Placard / Lâ&#x20AC;&#x2122;Ă&#x2030;coute au casque. Un concept unique et atypique Ă  Dijon pour un line-up ultra alternatif : une nuit blanche de sons et dâ&#x20AC;&#x2122;expĂŠrimentations Ă  savourer exclusivement au casque Cette grande famille de musiciens alternatifs investit la galerie Interface en partenariat avec Why Not. De 20h le 23 avril jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă  12h le lendemain, des sets de 40 minutes sâ&#x20AC;&#x2122;enchaĂŽnent pour une nuit blanche de musique. Au programme ? Ambient, electro, bending (dĂŠtournement dâ&#x20AC;&#x2122;objets ĂŠlectroniques pour de nouveaux gĂŠnĂŠrateurs de son). Une plongĂŠe nocturne pour dĂŠcouvrir en live une

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musique expĂŠrimentale et improvisĂŠe. Lâ&#x20AC;&#x2122;idĂŠe ? On met tout par terre, on chausse un casque et on se laisse transporter par ces crĂŠations contemporaines. VidĂŠos, performances visuelles, jeux de lumières. Musiciens et performeurs sont au rendezvous pour un show dĂŠmesurĂŠ, rĂŠhaussĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;une scĂŠnographie underground. Lâ&#x20AC;&#x2122;occasion de rencontrer des artistes, de partager ses impressions et de mĂŠlanger les gĂŠnĂŠrations. Lâ&#x20AC;&#x2122;esprit du festival câ&#x20AC;&#x2122;est aussi de ne pas mettre en avant tel artiste plutĂ´t quâ&#x20AC;&#x2122;un autre. Pour les noctambules qui sortiront de la 2ème ĂŠdition du Dum Dum Club Ă  la Vapeur Ă  4 heures du matin, rejoindre la galerie Interface sera une invitation Ă  dĂŠguster un petit dĂŠjeuner, histoire de se requinquer et de prolonger lâ&#x20AC;&#x2122;after. Duvets et casques sont les bienvenus pour passer une nuit blanche sur place Ă  sâ&#x20AC;&#x2122;enivrer de sons ! Si câ&#x20AC;&#x2122;est pas la rock & roll attitude ?! En prime ? Une entrĂŠe gratuite et une buvette sur place. Antoine planche dĂŠjĂ  sur ses futures actions artistiques, impossible pour lui de rester bloquĂŠ dans une image figĂŠe. Lâ&#x20AC;&#x2122;electron libre de la musique expĂŠrimentale investira un nouveau lieu pour la 4e ĂŠdition (septembre/octobre 2010) dans un atelier de 300 m2, tenu secret pour lâ&#x20AC;&#x2122;instant. Lâ&#x20AC;&#x2122;Ă&#x2030;coute au casque sera sur 2 jours, lâ&#x20AC;&#x2122;un consacrĂŠ Ă  la vidĂŠo expĂŠrimentale, lâ&#x20AC;&#x2122;autre dĂŠdiĂŠ Ă  la musique. Et pour cet ĂŠtĂŠ, des ÂŤ Concerts In In Âť pointent leur nez : crĂŠer une pièce musicale, jouĂŠe en live chez lâ&#x20AC;&#x2122;habitant avec un artiste connu et deux musiciens dijonnais. Une expĂŠrience underground par excellence ! â&#x2013;&#x20AC; lecoute-au-casque.blogspot.com www.whynote.com

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agenda éclectique

Quoi de neuf, rocker ? all made in dijon… y’a bon ! Mille excuses, ceci n’est pas une liste exhaustive des groupes de rock dijonnais, d’abord parce qu’il y en a surement beaucoup d’autres que nous ne connaissons pas ou peu comme Scarecrow, Touch, The squeezers, Hit by Moscow, etc. Aussi parce que volontairement, nous ne parlons pas du folk, pop, électro, house, low-fi, chanteur solo et tous les border line du rock. Enfin, parce que ces groupes ont une actualité et comme il est difficile de faire lire la musique, nous vous conseillons un petit tour sur internet. Tous ces groupes ont bien entendu un MySpace… Bridget P.

Oslow

Sûrement l’un des groupes dijonnais les plus prometteurs du moment. Rock pop indé, efficace et raffiné. Lauréat du Dijon Five tremplin musical 2010. EP : Play laurelyn

Jaromil

Méchant Cheval

Après le concert de rentrée et la première partie de Dominique A, Le duo chevalin est en studio pour une nouvelle vision plus acoustique et ambiantique que jamais. En concert, en mars à la Péniche Cancale. Le 22 et 23 mai à Louvenne.

Royal Spleen

Textes spleenesques, énergie live, musique brute directe et efficace. C’est Rock, c’est Pop, c’est Punk... En concert, le 8 mai à Montbard et le 11 mai à La Vapeur à Dijon.

4 garçons dans le vent, un rock très mélodieux servi par la voie enjôleuse d’Arnaud. Remarqués aux Eurockéennes en 2009, entendus au concert de rentrée, vus à La Vapeur en avril 2010, les voilà attendus avec leur nouvel album Jetlag Memories.

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Projet Vertigo

Un univers mélancolique qui lorgne vers un rock sombre et nébuleux : Notre musique vient d’une certaine idée du rock, du folk débridé et d’un son fait maison. Nouvel album : Home Made Heaven En concert, le 20 mai à la Péniche Cancale.

Un disquaire

Au moment où les grandes enseignes parlent de crise, le retour des disquaires indépendants peut être considéré comme une bonne nouvelle. Gibert Musique qui à été repris depuis quelques temps par un vrai bande de passionnés est là pour le prouver. Des spécialistes capables de vous guider selon vos goûts. On y trouve bien sur beaucoup de références entre nouveautés et disques d’occasions mais surtout c’est l’endroit pour trouver les productions des artistes de la région.

Norma Loy

Yesterday never dies ! Vous les avez connus jeunes, beaux et déjantés, Norma Loy revient, et s’ils ne sont plus ni si jeunes, ni si beaux, ils sont encore un peu hors norme. Des touches à tout pour qui le rock ne se dissocie pas de la performance, de l’écrit et de l’image. Chealsea et Usher ont conçu un album léché de rock noir avec une pointe d’électro. Guillaume a remplacé Christine à la batterie, au grand dam de quelques nostalgiques (si, si, il y a un fan club, voir son portrait !), Mika arrive en petit nouveau et Scavone H revient lui aussi à ses amours normaloniennes. L’album Un/Real a été réalisé en deux sessions distinctes : la première est axée sur des titres à dominante électronique réalisés à deux, la seconde inclut tout le groupe. Bizarrement, Norma Loy, groupe mythique (en partie) dijonnais, n’a pas d’actualité dans sa ville et le regrette… Avis aux programmeurs, pour une fois que l’on a sous la main un peu de notoriété, les critiques sont unanimes : ils sont barrés, mais ils sont excellents !


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agenda éclectique

agenda (très) sélectif • « Non mais quel cirque !!! »

CirQ’ônflex organise en cette mi-avril un véritable événement festif et populaire autour des arts du cirque actuel : le festival Prise de CirQ’. Nouveau cirque, théâtre de rue, musique ici et là, la rue Berbisey devenant terrain de jeu des artistes le samedi 17 avril, tout comme le port du canal le lendemain (avec la Péniche cancale). Samedi soir, sous le chapiteau dressé jardin de l’Arquebuse (où vous pouvez vous restaurer, boire un verre) bal-concert décalé de Gallina la Lupa.

nouveau spectacle. Vous les avez connu en duo, c’est maintenant en quatuor qu’ils apparaîtront. Toujours cette complicité et cet humour qui font leur particularité, ajoutée une pointe de piment à la mélancolie, un soupçon de citron et une touche de crème pour la douceur, mélangez le tout et vous assisterez à une explosion de rythmes, un éclat de poésie et de surprises ! Tél : 03 80 67 87 39.

• « Orphée remix de Monteverdi à AC/DC »

My way to hell : cross-over opéra avec l’ABC mardi 18 mai à 20h30 au Théâtre des Feuillants. Envie de faire se croiser les publics de musique et de théâtre ainsi que les différents publics musicaux (classique, contemporain, pop/rock). Envie d’explorer les frontières entre les différents états de l’oralité (parole, poème, chant…). Le résultat : un « cross-over opéra » qui décoiffe sur le thème mythique d’Orphée et Eurydice…

• « Incroyable mais vrai : Mozart, l’Opéra Rock »

Les 7, 8 et 9 mai, au Zénith, arrive « le premier Opéra Rock consacré à la vie du plus grand compositeur de tous les temps ». Voilà qui laisse sans voix. On vous le livre tel quel : dans une mise en scène du compositeur et scénariste Olivier Dahan (Les Rivières Pourpres 2, La Môme, etc…), Mozart, l’Opéra Rock, crée l’événement. Un grand spectacle 100 % live avec des costumes et décors d’époque, des chanteurs, comédiens, danseurs et 15 musiciens sur scène (dont 5 musiciens pop/rock et 10 musiciens classiques). La bande son du spectacle est composée de chansons originales dans le genre Opéra Rock et des instrumentaux (non dénaturés, on nous l’a promis) extraits de l’oeuvre de Wolfgang Amadeus. Le spectacle démarre au moment où le destin de Mozart bascule… Vous en dire plus serait dénaturer le suspense !

Résa ABC

Pour « L’Amour des trois oranges »

Festival Prise de CirQ’. Rens : 06 85 64 92 51 contact@cirqonflex.fr

• « Sex, drug and rock’n’roll »

Nature morte dans un fossé : polar théâtral le vendredi 23 avril à 20h30 au Théâtre des Feuillants. L’histoire se déroule dans une petite ville du nord de l’Italie, entre Gênes et Milan. Une jeune fille est assassinée, son corps jeté dans un fossé. Un jeune mec tout à fait banal sort d’une soirée ratée en boîte et découvre la dépouille : « Tiens j’ai un ticket avec un cadavre ». L’enquête s’engage. Un grand cri de colère écrit par Fausto Paravidino, mis en scène et joué par le collectif DRAO. Résa ABC.

L’heure est au passage d’un genre à l’autre. Ne manquez pas le rendez-vous mis en place par l’Opéra de Dijon et le TdB, ces derniers mois, à travers le chantier Gozzi, un double défi aux frontières de la musique et du théâtre. Un chantier sur deux saisons, Sandrine Anglade mettant en scène la pièce de théâtre, L’Oiseau vert, après l’opéra de Prokofiev, « les deux « fables » originelles contant les aventures des mêmes personnages à dix-huit ans d’intervalle. « Le jeu est aussi d’inventer une cohérence scénographique et de costumes entre les deux spectacles. » Un chantier qui permettra de développer des liens entre professionnels et amateurs autour du chant et du théâtre. Du 5 au 11 mai à l’auditorium.

Opéra Dijon petit©Gilles Abegg

• « LolO et LoloTtE sont au fond du bistrot »

Retrouvez les le 30 avril au Bistrot de la Scène, 203 rue d’Auxonne : LolO et LOloTtE reviennent sur les planches pour un tout

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Maquette - Opéra Dijon petit©Gilles Abegg


Graine d’Iris Ouvert du lundi au samedi 21 rue des Forges – Dijon - 03 80 30 14 01

‘ Mettez vous devant le miroir, acceptez votre image, faites la paix avec les faux complexes. Osez pour essayer, avec le risque de trouver votre style, ce qui est mieux que le style tout court, qui est le nouveau mot de passe pour l’ancien «BCBG»’ Karl Lagerfeld

K de Karl Lagerfeld - Irène Van Ryb - Petrovitch & Robinson - Trussardi Jeans - Gant - Irié Wash - Majestic - Pablo de gérard Darel - Ventilo...

DU 15 AU 24 MAI 2010. DIJON PARC DES EXPOSITIONS

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© CAP HORN - Shutterstock - Aleksandr Polozov

et de la Brocante

Exposition : Saint-Pétersbourg vue par ses peintres Salon parrainé par :

Manifestation organisée dans le cadre de l’Année France-Russie 2010 / www.france-russie2010.fr

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Agende électrique

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Texte : Thierry Binoche Photo : DR

C’est chronique,

chez Binoche Ils sont marrants mes chefs ! C’est quoi Dijon Rock’n Roll ? Un contresens non ? En tous les cas depuis que je vis ici, soit plus de 35 ans au compteur, ce n’est vraiment pas le mot que je choisirais pour définir cette ville, même si pour certains explorateurs de mon genre, à la fin des 70’s et dans les années 80, il suffisait de chercher dans quelques lieux malfamés les sensations fortes. Qui se souvient des premiers concerts au sous-sol de l’Acropole Bar prés du campus, ou ceux du Réal Bar (aujourd’hui le Deep Inside) et de son fantastique Juke Box le meilleur de la ville ? Et oui, on mettait 2 tunes dans la machine et la température montait allégrement de plusieurs degrés, tout ça dans une ambiance enfumée et joyeusement bruyante, shoot, gamelle et gooaal !!!! Le baby-foot et Le flipper donnaient le tempo et le tout était arrosé de quelques (doux pléonasme) bières bien fraîches et pas chères consommables sans modération ! Rien que du politiquement incorrect dans ce monde devenu à ce jour si policé, banalisé et fade. Les lieux à la mode tournaient aussi vite qu’ils mourraient en fonctions de l’activisme de certains allumés qui pensaient que c’était possible de faire bouger cette ville, malgré la forte opposition d’une municipalité à l’époque pas vraiment prête à accepter que l’on réveille la bourgeoisie locale. Malgré tout nous y trouvions notre compte et la scène rock dijonnaise avait un semblant d’existence. Les rares associations organisatrices de concerts se démenaient avec les moyens du bord, allant jusqu’à Auxonne pour organiser un vrai festival digne de ce nom pour faire jouer les groupes du cru. Le campus vibrait de temps en temps quand l’Amphi Aristote devenait le lieu de concert pour le rock pur et dur (comment imaginer ça aujourd’hui ?). Loisirs Action le producteur de spectacle accueillait les plus grosses tournées mondiales dans un Hall des Expositions ou un Palais des Sports à l’acoustique pas vraiment étudiée pour la musique, Mais il fallait faire avec ce que l’on avait et c’était ça le Rock’n Roll !!! Mais je vais arrêter la nostalgie camarade, car depuis et heureusement des structures plus professionnelles se sont mises en place. Il y a toujours des concerts dans les bars qui se donnent de manière empirique et cyclotimique ; l’Athénéum ; La Vapeur puis le Zénith ont fait leur apparition, même l’ancien squat des Tanneries est quasiment officialisé (et il est où le rock là ?). Fini le « hors cadre ». Chaque chose à sa place ! Les fanzines photocopiés sont remplacés par des publications sur papier glacé, les tracts coupés à la main par des flyers en quadrichromie et le bouche à oreille se passe sur Facebook. J’essaye de suivre et parfois

Yodelice©AliceDison

je m’essouffle. Les associations plus ou moins soutenues par les instances officielles se multiplient, des producteurs privés ont fait leur apparition et l’offre musicale en devient importante mais pas toujours facile à suivre. Pour autant est-ce que Dijon est plus rock qu’avant ? Pas sûr ! Il manque peut-être cette folie, cette insouciance que nous vivions dans ces années déjà lointaines. Un état d’esprit.

• L’agenda

La meilleure manière de rester jeune et au courant de qui ce fait c’est encore de sortir. Mon secret de jouvence (pffff !). Plus sérieusement, commençons par la Vapeur où vous devriez vous gaver de ces douces mélopées « rock’n’rolliennes» arrangées aux différentes sauces. Commençons avec BRIAN JONESTOWN MASSACRE : c’est du brutal à la Rolling-Stones période psyché les guitares qui balancent les riffs sans retenues. L’affiche est complétée par les bien nommés THE

The Lords of Altamont©SherryLe

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l’agenda éclectrique ROCKANDYS. Leur musique est un mélange passionné entre flûte, orgue, harmonica, guitares, de voix envoûtantes et profondes rappelant les sonorités sixties du Velvet Underground, floydiennes et des Brian Jonestown Massacre (tiens tiens !). Et pour continuer cette sélection, c’est entièrement vêtus de noir, façon biker psychédélique des 60’s, que les LORDS OF ALTAMONT viendront nous délivrer une sévère dose de Garage Punk surpuissant. Une grande messe rock’n’roll soutenue par des rythmes cryptiques à souhait, une fuzz déchirante et une basse vrombissante, le tout orchestré par leur front man Jake The Preacher Cavaliere et son Farfisa démoniaque prêt à hanter le club de La Vapeur. La première partie ne sera pas non plus spécialement composée d’enfants de chœurs puisque ce seront les mâconnais de The BIG BEARS qui ouvriront cette messe bien particulière avec un Rock Punk high energy capable de décoiffer le plus gominé des sosies d’Elvis. Je me demande si je ne vais pas ressortir mon perfecto et mes Tiags ! Dans la série des soirées allumées : DUM DUM PARTY# 2 TRAVESTI MONSTERS, la soirée qui vous déguise ! Né de la sulfureuse rencontre entre une créatrice excentrique, Miss Pop, et un duo Electro-Rock survolté, Le Catcheur et la Pute. De l’ivresse de cette union a émané un concept de soirée décalée qui met en scène le public… Outre une programmation musicale décoiffante, TRAVESTI MONSTERS invite le public à gommer ses codes vestimentaires. Des milliers de fringues déjantées sont gratuitement prêtées le temps de la fête. Tout le monde se change au gré de ses envies. J’adore les soirées déguisées (spéciale dédicace à La Coloc !). ARE YOU EXPERIENCED ? (titre d’un album de Jimi Hendrix) vous propose un plateau pour prouver que le rock n’a rien perdu de sa fougue

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aventurière avec les hérauts dijonnais du post-rock : UNTEL. Un postrock nuancé oscillant entre étrange quiétude et frénésie envoûtante, grands espaces et sphères intimes, et une chanteuse-performeuse hors normes, Carla BOZULICH. Le duo qu’elle forme avec le violoncelliste italien Francesco Guerri est traversé d’un bout à l’autre par un lyrisme sombre, implacable, littéralement incarné. Du coté des jeunes pousses printanières SOMA et les dijonnais de ROYAL SLEEN se partageront la soirée pour nous présenter leur premier album réciproque. Deux visions, entre l’évidence des mélodies pop et l’agression salvatrice du rock, pour les premiers et textes spleenesques, énergie live, musique brute directe et efficace pour les seconds. Pour terminer sur ces envolées Vapeurisée, une surprise de dernière minute : La venue de GAËTAN ROUSSEL chanteur de Louise Attaque et de Tarmac. Après avoir réalisé et co-écrit le dernier album de Bashung, le très beau Bleu pétrole, cet habitué de la Vapeur revient nous livrer les nouvelles chansons de son projet personnel. Émotions fortes garanties. ▀ À LA VAPEUR BRIAN JONESTOWN MASSACRE + ROCKANDYS : 18 avril DUM-DUM PARTY# 2 - TRAVESTI MONSTERS : 23 avril ARE YOU EXPERIENCED ? + UNTEL + Carla BOZULICH : 24 avril LORDS OF ALTAMONT + The BIG BEARS : 7 mai ROYAL SPLEEN + SOMA : 11 mai GAËTAN ROUSSEL : 12 mai Les Contacts : SABOTAGE : www.myspace.com/sabotagecrew LA VAPEUR : www.lavapeur.com/ PYRPROD : www.pyrprod.fr

Festival Kill Your Pop  Le festival rock par excellence proposé par l’association Sabotage. Du 25 avril au 2 mai plus de 30 artistes ou groupes se succéderont du côté de La Vapeur ou de l’Athénéum mais aussi à La Péniche Cancale. Entre des nouveaux talents locaux ou nationaux Elektrisk Gonner, Gablé, Clara-Clara, Koudlam et des têtes d’affiches internationales Errors, Tunng. Avec une politique de prix calculés au plus bas ce festival devrait permettre aux plus nombreux de se rassasier des nouvelles tendances émergeantes de cette pop indé. Soyez curieux, pour toutes ces dates, n’hésitez pas à faire un tour sur les pages Myspace des associations histoire de déjà vous mettre du son dans les oreilles ! Si avec tout ça vous ne trouvez pas à vous occuper, changez de vie. Let’s Rock ! TB Luke©Dumas

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C’ dans l’art

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L’exposition qui décoiffe : LYNDA BENGLIS

C dans l’art En 2008 à Bruxelles, l’exposition It’s not only Rock’n-Roll, Baby ! rassemblait des œuvres visuelles de musiciens rock majeurs des années 1970 à nos jours : Yoko Ono, Patti Smith, Brian Eno, et d’aujourd’hui comme The Kills, Pete Doherty, etc. Ces artistes ont souvent été plasticiens avant d’être musiciens et montraient combien ces deux formes d’expression sont indissociables dans leur univers. Depuis les années 60, si tous les élèves des Beaux-Arts ne sont pas devenus musiciens, ils ont souvent puisé dans la musique leur énergie et leur inspiration et bien des expositions ont repris ce thème récurrent. Rock’n Roll, phénomène générationnel, c’est vrai aussi à Dijon, la preuve…

n

Texte : Françoise Perrichet Photo : DR

La rock’n-Roll Artitude de Bertrand Kelle

Plasticien et performeur. http://www.myspace.com/bertrandkelle

Petit, il mâchait du chewing-gum, devenu grand il s’est mis à travailler avec du chewinggum, à recouvrir des objets, faire des sculptures et des performances. Le côté potache, décalé et mal élevé de la gomme lui rappelle celui de la musique. Coller, faire du lacis à la Pollock sur des pochettes de disques sont ses premières références directes. Dix ans après, il assume : C’est ma construction, c’est moi. Autant dans les performances que dans mon travail de plasticien, j’essaie vraiment de provoquer un mixage, un télescopage entre les codes fétichistes, parfois violents, les gymniques de l’univers du rock avec les clichés des avant-gardes du 20e siècle. Tel Peter Townsend, fortement influencé par les artistes performeurs américains, qui cassait sa guitare, il brise des cd à coups de marteau, gribouille sur les photos de musiciens pour

Bertrand Kelle

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And now I wanna be your dog… n

Longvic – 4 rue des Bleuets 7, 8 et 9 mai

Circles 2008

faire écho à certaines performances scéniques. Cette violence s’amenuise ensuite et sa série de cibles paraît plus tranquille. Visuellement, formellement elle a un côté plus clean, plus décoratif, pourtant elle vient de l’idée de cribler, percer la toile de pin’s, de médailles. Cette série est inspirée des blousons des Mod’s et des Who, les premiers à jouer du côté fétichiste inhérent à l’univers du Rock. Après ce fétichisme est devenu plus violent avec le mouvement Punk dans les années 80. Personnellement j’ai été très marqué par cette culture anticonformiste qui avait poussé à l’extrême ce côté autodestructeur.

L’association Barbatruc organise un weekend autour des rapports entre l’art et le rock et donne carte blanche à Bertrand Kelle. L’artiste a enfilé son perfecto préféré pour ces trois jours hauts en volume : • Vendredi, soirée débat Le rock, l’art et la performance avec Vincent Pécoil de la galerie Triple V, auteur de l‘essai sur le peintre newyorkais John Tremblay, autour d’un bar à bière et Mr Duterche aux platines. • Samedi, atelier fabrication de pancartes et de masques de chiens à partir de la chanson I wanna be your dog des Stooges, suivi d’un défilé en centre ville accompagné du Lalala crew, chorale à géométrie variable. Samedi soir, karaoké, La meilleure version de I wanna be your dog en français sera récompensée. Performance de Bertrand et concert Rock Garage avec I love the barmaid, Scarecrow et Dallas Kincaid. • Dimanche, atelier ouvert à tous pour ériger un monument Rock’n Roll. Apportez vos cd, vinyls, vieilles radios, et mettez la main à la pâte…


C dans l’art n

L’exposition qui décoiffe : LYNDA BENGLIS

Jusqu’au 20 juin au Consortium, 16 rue Quentin à Dijon

Depuis plus de trente ans, Lynda Benglis (née en 1941, vit et travaille à New York) réalise des œuvres s’inscrivant à la lisière des différents courants de l’Expressionnisme, du Pop Art, du Funk Art et du Minimalisme. Privilégiant les matériaux industriels, elle utilise aussi parfois la cire, l’or et les néons. Militante féministe, ses autoportraits constituent autant une critique virulente du machisme, du sexisme, que du système de starification des artistes. n

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Pour vos projets d’aménagements, étude personnalisée à partir de 100 »

Et pourquoi pas libellule ou papillon ?

«L’ENTOMOLOGISTE»

David Brunel © Lydie Jean-Dit-Pannel 2008

Lydie Jean-Dit-Pannel n’est pas une enfant sage bien qu’elle collectionne les images et les papillons. C’est même plutôt une espèce de Zébulon, une artiste toujours en mouvement et à multiples facettes. Professeur de vidéo à l’ENSA de Dijon, elle utilise et manipule les images pour en faire le Panlogon, une collection de plans séquences vidéo, numérotés de 0 à l’infini, à la fois autoportrait, journal de bord et carnet de croquis de l’artiste. Je deviens image. Et comme toutes celles que je fabrique avec la vidéo depuis la fin des années 80, je deviens matière au montage, au rythme, à l’installation, au mouvement. À partir de là, tout est possible… Ça, c’est pour les images, quid des papillons ? Depuis 5 ans, mon corps et moi avons entamé une migration dont le papillon Monarque est l’aiguilleur. Leur migration m’a semblée d’une richesse métaphorique, symbolique et plastique telle que j’en ai fait mon terrain de recherches privilégié. Lors de mes déplacements, je me fais tatouer toujours le même motif : un papillon monarque femelle à échelle 1. Dans chacune des villes où je me rends, un artiste tatoueur local encre sur la partie gauche de mon corps ce motif récurrent. Chaque tatoueur travaille avec le même modèle qu’il adapte sur ma peau à son style, de la façon la plus fidèle. Je porte à ce jour 33 de ces papillons. Lydie Jean-Dit-Pannel est devenue une œuvre d’Art à elle toute seule ! Dans son nouveau grand projet vidéo “L-INK“, la question du tatouage entre à nouveau en jeu. Grâce à un tournage réalisé pendant le Tattoo Art Fest à Paris en 2009, elle a pu enregistrer un travelling vidéo sur plus de 1000 bras tatoués... Une passerelle éthnicorganique, un continent oublié, un pow-wow géant, une fresque freaks ! Lydie Jean-Dit-Pannel organise régulièrement avec la galerie Interface des présentations de travaux d’élèves et expose partout en France, mais n’a pas d’actualités régionales… Pour parodier je dirais pourtant que ce sont “des images que l’on n’aimerait voir plus souvent“. Mai - Marseille Exposition personnelle «ALIVE», «VOYAGEURS», «L-INK», «LA COLLECTION 2010»

CEDRIN

DECO

13, rue du petit Citeaux 21000 Dijon 03 80 41 20 59 www.cedrin-deco.fr cedrin-deco@wanadoo.fr Lundi 14h-19h Mardi au Vendredi 10h-12h - 14h-19h

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C’Tendance

Te Ph xte ot : C os é : D line R

0 Rock n’roll 8

attitude

Sortie carrément engourdie de ma cryogénisation hivernale, je ne sais pas pour vous mais moi, j’ai envie que ça déménage ! Alors pour vous donner envie d’arrêter de télécanaper soir et week-end, je vous ai trouvé des fringues un peu dingues… mais attention, on voit pousser des clous partout : sacs, jeans, tee-shirts, blousons… tout se cloute ! C’est le retour en force des 80’s qui se poursuit. Le bucolique repassera… Pour un printemps côté bitume et comme nous sommes bien urbaines, Emilie et moi sommes allées lécher quelques vitrines pour vous proposer 2 ou 3 looks un peu fun, pile poil dans les clous…

• Transat : un p’tit clou, des p’tits clous, toujours des p’tits clous

Transat mélange les genres. Les tons naturels côtoient les couleurs flashy. Les imprimés fleuris tutoient les chaînes et les clous. Le thème marin et la veste « officier » ont largué les amarres pour la belle saison et regardent débarquer l’imprimé pois qui fait son grand retour. Bref comme à son habitude Transat résume la mode. Les marques phares : Pepe Jean, DDP, Oakwood, Little Big, American Vintage, Only, Veromoda, Kanabeach, Yumi, Skunkfunk… On aime la large gamme de choix et de prix ! Transat - Centre Dauphine - 03 80 30 88 52

La silhouette : Perfecto cuir clouté Oakwood : 260€ Petit top Pepe Jean : 55€ Jean Little Big : 72€ Sac clouté Only : 27€

• Popin’s résume la mode

transat

C’est tout un vestiaire ultra féminin et fashion qui se cache dans le parapluie de Popin’s : petites robes fluides, tee-shirts imprimés, jean écorché qui baisse d’un ton, pièces retro et dernières-nées. On aime les sélections de Céline, le métissage des genres et sa façon de mixer lorsqu’elle nous rhabille. Il suffit de la regarder pour avoir envie de se laisser conseiller. Popin’s - 33 Rue Carnot - 03 80 22 06 47

La silhouette : Perfecto en cuir Chipie Women : 360€ / T-shirt Lee : 38€ Bermuda boyfriend en jean Only : 49€ / Ceinture Chipie Women : 65€ Boots Koah : 165€ / Sac Only : 28€

popin’s 34


Câ&#x20AC;&#x2122; Tendance

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â&#x20AC;˘ Malboro Classics : look  aventurière des grandes plaines 

MĂŞme si on note un changement de cap de la marque vers une collection plus urbaine et plus proche des tendances actuelles, on aime dĂŠfinitivement le style cow boy qui fort heureusement perdure et nous donne lâ&#x20AC;&#x2122;air gentiment rebelle. Jâ&#x20AC;&#x2122;ai craquĂŠ pour le look  pĂŠtroleuses , pour celles qui aiment le glamour version Nouveau Mexique ! Malboro Classics - 18 Rue Piron - 03 80 30 11 37

La silhouette : Robe imprimĂŠe serpent : 260â&#x201A;Ź Chemisier jabot sans manche : 129â&#x201A;Ź Petit cuir agneau : 720â&#x201A;Ź Ceinture peau : 110â&#x201A;Ź Santiags : 789â&#x201A;Ź

â&#x20AC;˘ Premium : pour toutes !

Petit ou moyen budget, lolita ou femme Ă  la recherche dâ&#x20AC;&#x2122;un look branchĂŠ, tout est lĂ : styles chic et tendances, rock nĂŠoromantique, baby doll... Ă  travers les marques Little Marcel, Oakwood, Caporal, Le Temps des Cerisesâ&#x20AC;Ś A noter : le grand choix de jeans, les sacs qui exhibent des imprimĂŠs cartoon, et pub des 60â&#x20AC;&#x2122;s hyper colorĂŠs et les petites baskets Victoria Chaussures qui vont faire un malheur cet ĂŠtĂŠ. Premium - Rue du Bourg

premium

marlboro c.

La silhouette : Tee-shirt imprimĂŠ Pepe Jean : 39â&#x201A;Ź Jean slim Freeman Porter : 105â&#x201A;Ź Veste blaser Only : 39â&#x201A;Ź Converse vernies : 89â&#x201A;Ź Sac Lulu Bendi : 29â&#x201A;Ź

.MFKDLDMSä5Ă&#x2DC;SQD 2(ä.-ä$23ä2(ä-.,!1$42$2ä"$23ä/ 1"$ä04$ä+.-ä -$ä2.""4/$ä/ 2ä4-(04$,$-3ä#$ä5.2ä.-&+$2wä w ää.MäOQDMCäRNHMäCDäUNTRäCDäK@äSĂ?SDä@TWäOHDCw wä$MäOKTRää-.42ä2.,,$2ä.45$13ä/.41ä5.42ää).412ä241ä CDäGäĂ&#x2039;äGäCTäKTMCHä@TäUDMCQDCHäDSäGäĂ&#x2039;äGäKDäR@LDCH $SäDMkMwääRNTQHQDRäDMäU@KDMSäLHDTWäPT

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C’Tendance • Boutique vintage et nouvelle vitrine pour Bibi&Bob

Sara Tintinger offre une vitrine à Bibi&Bob. La créatrice de chapeaux a donc déménagé son atelier rue d’Assas et a décidé de partager l’espace en créant une boutique vintage qui propose vêtements, chaussures et accessoires. Les fashionitas de la mode retro vont se régaler. L’occasion aussi de se jeter la tête la première dans l’une des créations de Sara dont le talent est reconnu par les plus grands : Dior, Vuitton, Galliano, Sonia Rykiel, Paule Ka lui passent commande pour leurs défilés. Vous pouvez aussi, et c’est plus drôle, lui faire confiance et vous faire confectionner sur-mesure le chapeau de vos rêves, classique ou excentrique, ou tout au moins celui qui mettra votre tenue en valeur. Les chapeaux de Sara ressuscitent une certaine vision de l’élégance, alors si on arrêtait de se demander ce que vont penser les autres et qu’on essayait nous aussi de porter capeline, canotier, béret, toque, charlotte…. Tout le monde en chapeau ! Ca, ce serait rock n’roll ! Bibi&Bob 30 Rue d’Assas - 06 12 52 93 30 - Boutique ouverte sur rendez-vous

• Cosi, la petite touche en plus !

Cosi est le lieu adéquat pour trouver l’accessoire de dernière minute sympa et pas cher. Foulards et chapeaux pour rehausser les tenues estivales, bijoux massifs ou fins, colorés ou argentés, sobres ou excentriques, il y en a vraiment pour tous les goûts. Et vu les prix, c’est le moment de faire le plein. Côté sacs à mains, les tons taupe, beige et camel ont enterré le noir. L’accessoire indispensable de saison fait enfin son apparition en Province : le porte sac. Chic et surtout très pratique, il permet d’accrocher discrètement son sac et évite ainsi de le laisser traîner par terre. Finis les vieux mégots qu’on balaie d’un revers de chaussure pour épargner notre bon vieux fourre-tout ! Cosi - 44 Rue Piron - 03 80 49 80 12

• Lunatic, petite boutique, grand voyage

On entre chez Lunatic parce que la vitrine donne envie. Ensuite vous pouvez choisir au coup de cœur ou bien vous arrêter vraiment et vous laisser guider. Francesca vous montrera ses fils de diamants, du quartz rutilant, des perles d’eau douce en forme de pétales et autres pierres fines et précieuses. Elle vous parlera aussi des bijoux ethniques du Triangle d’Or qui véhiculent des messages forts, évoquera avec passion les Karen, une des tribus birmanes avec lesquelles elle travaille, passés maîtres dans le tressage de l’argent. Vous essaierez ces cadenas de l’âme, utilisés par les chamanes Hmongs pour protéger des maladies. Vous découvrirez aussi les colliers Navajo, les bijoux du Rajasthan et d’Afghanistan, les bols chantants du Tibet… Pour les plus curieux, des livres sont à disposition. Vous cherchez un bijou singulier, Francesca vous écoute et réfléchit avec vous en fonction de l’occasion et de votre budget. Bien plus qu’une bijouterie, Lunatic est un lieu d’échanges et d’évasion et l’endroit rêvé pour dénicher le cadeau idéal. Lunatic - Place Grangier - 03 80 30 56 48

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• L’Amiral perd son patronyme mais gagne en féminité

Au 40 rue Amiral Roussin, Armenio s’en est allé. L’Amiral qui a récupéré la barre est une femme et elle change de cap. Nathalie Maille est branchée bistrot branché. Entendez par là « connecté » à sa ville et à ce qui s’y passe. Expos photos et peintures coups de cœur, veillées contées par une association de lecteurs, soirées déguisées… Ca devrait bouger dans la petite rue piétonne. Une originalité à souligner : la possibilité de déguster le plat de vos envies en le commandant simplement 48H à l’avance. Le reste du temps la carte est gourmande quand on aime la tradition et les prix sont aussi sympas que Nathalie (formule déjeuner plat du jour+dessert pour 11€) A noter absolument pour les commerçants du centre ville, l’arrivée d’une carte Club Avantage qui leur offrira 12% de remise sur les formules déjeuner. Un geste commerçant qui devrait mettre en appétit. La Brasserie de l’Amiral 40 Rue Amiral Roussin 03 80 30 37 09

La Maison & Co : rencontre avec un style pluriel

Tous les univers sont représentés dans ce nouveau magasin de déco ouvert tout récemment à Quetigny. La Maison & Co offre la possibilité d’accéder à des ambiances et des styles très différents à travers trois thèmes phares : « Natural » ou le bois dans tous ses états, « Urban » qui met en scène des meubles design, chics et confortables et « Ethnic » qui mêle exotisme, authenticité et esthétisme. Original, ce concept propose des collections très diversifiées afin de coller au plus près aux envies de chacun. A noter aussi la qualité des matériaux, des prix accessibles et la conscience tranquille… en effet de nombreux meubles bénéficient de l’éco-label FSC, garant de la gestion durable des forêts. La Maison & Co 1 Rue du Platane - Quetigny 03 80 46 88 51


Câ&#x20AC;&#x2122; Tendance

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â&#x20AC;˘ 39 Home devient MYSOKO

Depuis fin janvier les portes de lâ&#x20AC;&#x2122;ex boutique de dĂŠco  39 Home  se sont rouvertes sur un magasin de prĂŞt-Ă -porter masculin : MYSOKO. Patrick Bruno a en effet dĂŠcidĂŠ de revenir Ă  ses premières amours, le textile. Le magasin, design et superbement repensĂŠ abrite la marque hollandaise Scotch and Soda. La première collection printemps / ĂŠtĂŠ particulièrement ĂŠclectique surfe aisĂŠment entre styles classiques et crĂŠations originales et habille les hommes de 18 Ă  45 ans. Câ&#x20AC;&#x2122;est beau, stylĂŠ, bien coupĂŠ. Le truc en plus : les petits dĂŠtails prĂŠsents sur chacune des pièces qui apportent indĂŠniablement une touche dâ&#x20AC;&#x2122;originalitĂŠ. Sa nouvelle boutique, Patrick Bruno a dĂŠcidĂŠ de lui donner le nom dâ&#x20AC;&#x2122;un vainqueur : MYSOKO, un cheval de course !

-ARCHERÂŹESTÂŹUNEÂŹVALEURÂŹSĂ&#x;RE

MYSOKO 39 Rue Amiral Roussin -03 80 52 34 76

â&#x20AC;˘ Mylsand et Marais succèdent Ă  OrphĂŠlie

Du nom de cet ancien hĂ´tel particulier rue des Forges, est nĂŠ celui dâ&#x20AC;&#x2122;une boutique chic qui succède Ă  OrphĂŠlie :  Mylsand , dont les marques restent prestigieuses : Burberry, Lanvin, CĂŠline, Barbara Bui, Alberta Ferreti, Givenchy, Stella Mc Cartney, Balmain et très prochainement Yves Saint Laurent et Jean Current Elliot. La diffĂŠrence est celle que Blandine fait entre les femmes en crĂŠant un deuxième espace. Mylsand pour les femmes actives et pointues a vu naĂŽtre a deux pas  Marais , boutique haut de gamme, plus tendance oĂš la griffe a moins dâ&#x20AC;&#x2122;importance. On y trouve Vanessa Bruno, JĂŠrĂ´me Dreyfuss, Joseph et Isabelle Marant, grâce Ă  laquelle Blandine lance le concept mère / fille. Mylsand - 38 Rue des Forges / Marais - Place Notre-Dame 09 51 49 06 71

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C’Tendance

• Ekyog, y’a du beau dans le bio

La marque bretonne de prêt-à-porter bio créée en 2003 fait son apparition à Dijon. Les bobos écolos et les babas du yoga vont adhérer. Ekyog répond à des valeurs écologiques et équitables accompagnées de normes strictes. Tout se fait dans le respect de la nature et de la femme qui porte les vêtements. Les matières sont innovantes et douces: bambou, modal (pulpe de bois)…Les jeunes mamans vont adorer puisque la marque consacre une gamme toute douce aux bébés de 0 à 24 mois. Le style reste classique mais dans l’air du temps. Avec la présence de plantes, une musique relaxante et l’apaisante Elise, la boutique cultive sans nul doute la notion de cocooning. Ekyog 21 Rue du Bourg 03 80 52 24 12

• ByEstelle, créatrice de mode

Estelle est une jeune bourguignonne de 29 ans passionnée d’art et fondue de mode ; les vêtements, elle les imagine, les dessine et les crée. Après être passée chez Naf Naf et Sergent Major en tant que styliste, la créatrice installe son atelier à Savigny-les-Beaune. A découvrir dès à présent, sa collection printanière Origami, sur un thème de plissages et d’incrustations des matières, un style plus rock n’roll obtenu grâce à l’utilisation de pièces de jean assemblées et des basics aux coupes et couleurs simples, faciles à porter. Les accessoires – colliers, sautoirs en tissu et pochettes – apportent une touche colorée et personnalisent un peu plus encore l’ensemble. Jouer avec la mode, créer pour que chaque femme se sente unique à travers un vêtement qui lui est propre, c’est l’essence même de la passion d’Estelle. By Estelle - 4 Rue Chanson Maldant Savigny-Les-Beaune - 06 11 39 57 40 www.byestelle.com

• Roche Bobois, met vos meubles en situation

Un buffet inadapté, une table trop grande, une teinte de canapé qui jure… facile de commettre une erreur, un meuble n’est pas un vêtement, on ne peut pas l’essayer. Chez Roche Bobois un service gratuit permet d’éviter ce genre de désagrément. Un architecte d’intérieur met en scène vos meubles et vous permet ainsi d’envisager l’aménagement de toutes les pièces de la maison. Le client a la possibilité de modifier en direct la couleur et les dimensions d’un meuble en fonction de son apparition dans l’espace. Vue d’en haut ou à regard d’homme, le logiciel 3D permet de regarder sous tous les angles une pièce dessinée au plus près du réel, au 10ème de millimètre. Avec un tel outil, impossible de se tromper. Roche Bobois 5 Rue des Platanes - Quetigny - 03 80 46 46 02

• « INFUZ » ! Mais qu’est-ce que ça peut bien être ?

Infuz c’est de la nouveauté, de la vraie, qu’on ne peut pas mettre dans une case parce que la case n’existe pas encore. « Les modes de consommation mutent. Il faut s’adapter». Ainsi parle Jean-François Mazuer qui nous avait déjà surpris avec sa Causerie des Mondes (rue Amiral Roussin). Fort de cette constatation et inspiré par les concepts venus du froid, ce pionnier invente un endroit en harmonie avec les aspirations écologiques actuelles : un take away où tous les produits (thés, cafés, épicerie fine) sont issus de l’agriculture biologique, où les packagings, les gobelets et le reste sont recyclables et où l’intérieur a été pensé en fonction du développement durable et de l’économie locale. Une sorte de projet intelligent et cohérent créé dans une logique écologique, économique, sociale, éducative. Concept épicurien avec ça ! Possibilité de petit-déjeuner sucré-salé, de pique-niquer ou de goûter ! Rendez-vous derrière le Palais des Ducs en face du petit square dès les beaux jours pour infuser le temps ensemble. INFUZ - Place des Ducs - 03 80 49 96 59

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• L’hypnose, source de bien-être

Il s’agit d’hypnose « ericksonienne ». Rien à voir donc avec l’hypnose spectacle qui a pour but d’impressionner le public et faire de l’audience. L’hypnose pratiquée par Déborah Maizil est reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé comme une thérapie brève efficace. Il n’y a aucun danger ni d’effets secondaires puisque l’Hypnose est un état naturel chez l’être humain. On ne peut en aucun cas rester «bloqué», on reste conscient de tout ce qui se passe et il est possible de sortir de l’état hypnotique quand on le souhaite. En revanche cette technique révolutionnaire a déjà fait ses preuves et soigne grand nombre de pathologies : les addictions (tabac), les problèmes psychosomatiques ou d’origine anxieuse (phobies, troubles du sommeil, mal-être, angoisse, déprime, certaines allergies au pollen, à la poussière…). Elle permet aussi de passer un cap difficile (deuil, séparation…), de gérer le stress et de retrouver estime et confiance en soi. Ca vaut le coup d’essayer !

Déborah Maizil Coaching de vie, développement personnel, hypnose ericksonienne et PNL 8 Rue Henri Chambellan 03 80 45 44 93 - www.maizil.com


C’ Tendance

News Dijon-Beaune

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la tournée continue

•Le Comptoir des Grands Vins, le nouveau-né d’Eric Cordelet

A Dijon, tout le monde connaît Eric Cordelet et sa bouille caricaturée sur l’enseigne de son restaurant Chez Léon. L’année dernière ce passionné de vin réalise un de ses rêves et ouvre un bar à vins ambiance jazzy, Le Caveau de La Chouette. Nouveau défi en 2010 avec l’ouverture d’une boutique. « L’envie est née de mes deux activités. Je voulais offrir aux clients qui ont aimé un produit, la possibilité de le trouver juste à côté, à prix caviste.» Même si la Vallée du Rhône et le Languedoc sont un peu représentés, c’est la Bourgogne qui est franchement mise à l’honneur grâce au partenariat d’Eric avec Les Grands Bourgognes. On apprécie le large choix de vins dans la même appellation, des maisons de renom aux vignerons fraîchement découverts. On aime aussi la cave à vins qui permet d’acheter des vins prêts à consommer et l’endroit dédié à la dégustation. La boutique est ouverte du mardi au samedi jusqu’à 12H30 le matin et 20H le soir pour ceux qui sortent tard du bureau. Bref, Eric nous offre une fois encore un lieu qui lui ressemble, chaleureux et convivial.

frais, Le Square est aussi notre bistrot, celui où l’on prend l’apéro en sortant du boulot et où on brunche le samedi en revenant du marché (les plateaux d’huitres font un malheur !) Il est aussi notre bar de nuit : le week-end les groupes de musique se succèdent et, certains soirs «off », un pote s’invite aux platines. Pas de public cible pour Romain. Le digne successeur d’Alex veut perpétuer la tradition : mélanger les genres et les gens ! Après deux expériences de barman-sommelier dans des restaurants français au Canada et en Australie, ce Candide des temps modernes a, semble-t-il, trouvé le sens de son retour aux sources de Bacchus… CC Le Square - 26 boulevard Maréchal Foch – Beaune - 03 80 24 03 32

Le Comptoir des Grands Vins 39 Rue des Godrans 03 80 50 01 07

•Le Square à Beaune : un joyeux melting pot. Repris

par Romain Escoffier depuis janvier, Le Square ne désemplit pas! Le nouveau boss n’a que 26 ans et 2 bras pour servir mais une tête bien faite et une bonne dose d’énergie. A la fois bar à vins avec 80 références au rapport qualité-prix rare, bar à tapas avec des planches de produits

Romain du square à Beaune

Faites le plein des sens dans votre intérieur Envie de changement, de douceur, d’harmonie et de bien-être ? C’est le moment d’aller découvrir les nouvelles collections de la boutique « Maison d’Etre ». Laissez-vous séduire par les lignes sobres et contemporaines des meubles de rangement belges XVL, le moelleux et le fini des canapés Meridiani au style intemporel et par ceux de Valentini qui marient délicatement confort et esthétisme grâce au traitement original des dossiers. Laissez-vous tenter par le soyeux, la tenue et la lumière des tapis Urban Carpet et par les fragrances et l’élégance des bougies parfumées Ilanga. Vous voulez un intérieur qui vous ressemble, Florence Arnaud vous propose des projets d’aménagement totalement personnalisés. Qu’il s’agisse de rénovation ou de création, cette architecte saura, en étroite collaboration avec vous, créer un espace reflet de votre vie et de vos envies. Florence Arnaud s’adresse aux particuliers mais aussi aux entreprises (cabinets, sièges sociaux…)

Maison d’Etre 2 rue Verrerie - 03 80 57 51 85 www.maisondetre-dijon.fr Canapé MÉRIDIANI - ITALIE- Collection Antonio Pariso - Exclusivité Dijon

Florence Arnaud-Alquier

Meuble XVL - BELGIQUE

Bougies ILANGA parfumées colorées plusieurs mèches - Belgique

communiqué

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C’Tendance • Bijouterie Luc Martin, un savoir-faire de père en fils

La place François Rude, le marché couvert et la rue qui les rejoint, Luc Martin s’y balade depuis qu’il a 3 ans. « Après le fleuriste, je suis le plus ancien de la rue » ajoute-il, avec un accent de joie dans la voix. D’aussi loin qu’on se souvienne, la bijouterie a toujours été une bijouterie mais elle est devenue celle de la famille de Luc à partir de 1967. Il était naturel pour lui de reprendre l’activité, faire perdurer ce savoir-faire et lui apporter sa touche personnelle. Fantaisie (Canyon, Clio Blue…), horlogerie (Burberry, Armani…) et joaillerie, la bijouterie Luc Martin n’est pas vraiment différente des autres mais elle possède deux atouts majeurs - une totale indépendance et une gestion en couple – qui permet des marges de manœuvre importantes en termes de choix des produits et des styles, sélection des marques et disponibilité pour le client. Un espace est même dédié à certaines ventes pour une entière confidentialité.

BREAKING NEWS •Big Star, le jeanner d’origine helvétique reprend sa place sur le territoire français avec l’implantation de la première boutique franchisée à Dijon au 4 bis place Bossuet. Profitez de la nouvelle collection printemps-été 2010 pour redécouvrir la marque à succès des 80’s : grand choix de jeans, shorts et bermudas, des tops aux coupes originales et plein d’accessoires.

Bijouterie Luc Martin - 14 Rue François Rude - 03 80 30 43 59

• Grand Trophée du Lions Club : le sport au service de la santé

Le 25 avril, sur le Golf de Quetigny Grand Dijon, auront lieu les premières qualifications du « Grand Trophée de Golf du Lions Club », organisé par L’association « Lions Sports Action ». 7ème édition d’une manifestation sportive de grande envergure au profit des enfants atteints de cancer ou de leucémie: 800 membres Lions, 180 golfs en Métropole et dans les Dom Tom, 10 000 joueurs et de nombreux bénévoles participent à cette compétition. La grande finale nationale se déroulera le samedi 18 septembre au Golf National sur le prestigieux parcours de l’Albatros. Tous les fonds recueillis grâce à ce Trophée sont destinés à soutenir la fédération nationale « Enfants et Santé ». Cette association reconnue d’utilité publique, finance sur tout le territoire national des programmes de recherche biomédicale au profit des enfants et des adolescents. Depuis sa création en 2003 le Grand Trophée Golf Lions a permis de reverser la somme de 1 400 000 € !

•Franck Berthier devient dépositaire de la marque Serge Blanco. Le magasin situé place Jean Macé, dédie dès à présent un espace de 70m2 à la nouvelle collection printemps-été 2010. Les amateurs de cette marque peuvent se réjouir, Franck Berthier réputé pour être un homme de goût, sélectionne lui-même les pièces.

7ème Grand Trophée Lions - Lions Sports Action - www.lisa-lions.com

•15 Faubourg ne fait plus grise mine. La nouvelle propriétaire de la boutique haut de gamme rue des Forges met l’accent sur une mode chamarrée et très tendance (slim, skinny, boyfriend…). Idéal pour sortir plus vite de l’hiver.

• L’after work préféré des filles… 

•Guy Degrenne à Dijon : vaisselle, couverts, verrerie… tout l’art de la table s’invite Centre Dauphine.

… c’est celui de L’Atelier Créateur d’Idées Capillaires. Un salon de coiffure au concept qui décoiffe. Possibilité tous les jeudis soirs de 19H à 21H de boire un café avec ses copines en écoutant un live, tout en se faisant chouchouter le cheveu. Si vous arrivez en avance, vous pouvez même consulter vos mails et vous muscler sans rien faire sur une machine fitness (histoire de complètement déculpabiliser…)

L’Atelier Créateur d’Idées Capillaires 11 Rue Dr Chaussier 03 80 30 38 62

Big Star

•Grain de Malice prend la place de Phildar: le prêt-à-porter plus tendance remplace la laine obsolète avec l’installation, place du Marché, de la filiale de Phildar. Le magasin entièrement rénové se modernise aussi. •Petit Baigneur, la marque qui fête ses 16 ans cette année change de design. La boutique rue du Bourg n’échappe pas à la règle et c’est tant mieux. Le changement est radicalement réussi. La collection quant à elle se tourne vers des tendances plus actuelles même si l’esprit reste le même. •Show Rooms déménage : la boutique qui propose des pièces de stylistes, créateurs et designers du monde entier installée rue de la Préfecture depuis 1992 a pris ses nouveaux quartiers au 10 rue Verrerie pour une place plus en vue qui offre davantage d’espace. • Mac Do à Beaune : un débarquement very ROCK’N ROLL ! La ville a vu le mastodonte des fastfoods fouler la terre bénie des nectars et de l’Ambroisie… et a frôlé l’apoplexie !

• La carte des vins de Jean-Luc Roblin, rue Musette change de

nom, de patron, et de stratégie. Le caviste reprend son indépendance et lance La Route des vins, et veut proposer à sa clientèle de centreville des vins plus accessibles en terme de prix.

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C’Tendance... mes incontournables • La matinale K6FM : le réveil du bon pied

La matinale ne porte pas ce nom pour rien et moi matinale, je ne le suis pas vraiment. Pourtant c’est avec joie que je me lève à 5H30 ce jeudi 5 février pour rejoindre Romain Maury et Dolorès Charles sur l’antenne de K6FM. 2 ans que je les écoute tous les matins, 2 ans qu’ils s’immiscent dans mon intimité, alors aujourd’hui je m’en vais voir un peu ce qu’ils fabriquent derrière leur micro ! Accueil hyper chaleureux de la part de l’équipe, café ultra mérité, je prends place et j’observe. Eux, levés à 3H30 sont là depuis 5H. Ca m’a toujours scotchée la pêche des animateurs le matin. Leur drogue : l’amour du métier. Belle complicité entre Dolorès et Romain qui se connaissent depuis 2004, époque à laquelle ils travaillaient sur une autre fréquence. K6 c’est leur bébé et les deux pros ont su lui apporter la touche personnelle qui fait son charme. Pas de format imposé, juste un planning minutieusement préparé, agrémenté de quelques figures libres. Programmation musicale variée, infos savamment diffusées, vannes spontanées et sens de la répartie… La recette a du succès : + 111,8% d’audience en 1 an ! K6FM – fréquence 101.6 14 Rue Pierre de Coubertin 03 80 66 10 49

• Tio Pepe sort un album relevé !

Interview flash:

Romain et Dolores

CC : « votre plus grand moment sur K6 ? » DC et RM : « La première ! Le lancement de K6 le 17 janvier 2007. Du stress et beaucoup d’émotion pour des débuts un peu rock n’roll ! » CC : « Et votre plus grand moment de solitude ? » RM: « L’idée géniale, le bon mot qui arrive quand on vient d’éteindre le micro ou la vanne pourrie ! » DC : « en radio tout peut arriver, la feuille qui s’envole, le micro qui tombe en panne, le PC qui bug… Tous de grands moments de solitude… »

Tio Pepe ne signifie pas « petit Pépé », non, non, non ! Traduction littérale : Oncle Joseph. Pourquoi ce nom? Le mieux est d’aller lui demander un de ces quatre, si vous osez… entre deux chansons et un Mojito ! Un vrai mélange des genres Tio Pepe et une vie résumée dans un album latino rock superbement orchestré. Les langues se croisent comme un hommage aux voyages et aux berceaux d’adoption. Tour à tour burlesque, poète et théâtral, el Tio dénonce parfois, rit beaucoup et raconte aussi… la vibrante Andalousie, l’émouvante Tanger. « Sudista », titre de l’album, résume à merveille la chaleur et l’énergie solaire qui s’en dégage, les origines del Tio et de ses musiciens, les rythmes métissés mais aussi la brûlure du piment et les épines du cactus. Cuivres, percussions, guitares flamencas, voix venues d’ailleurs…. ça sent l’été et on en redemande. Malgré une actu chargée (2 concerts en Espagne, 15 dates en Corse et une tournée prévue en Colombie), Tio Pepe ne nous oublie pas et nous donne RDV cet été pour des garden party très épicées. Plus d’infos dans le prochain numéro… « Sudista » de Tio Pepe – déjà dans les bacs

Point sur 3 sites web utiles et originaux en Bourgogne www.open-art-galerie.com : 400 œuvres uniques issues d’une sélection de 40 artistes contemporains. L’occasion d’offrir ou de s’offrir un cadeau original tout en soutenant un artiste vivant. www.jaimelabourgogne.com : un annuaire pratique sur notre région qui rassemble des infos sur 8 thématiques : tourisme, gastronomie, vins, histoire, art, artisanat, sport et vie pratique. Ouvert à tous les internautes, chacun peut y ajouter ses coups de cœur. www.sagadisc.com : pour les amoureux du vinyle (celui qui tourne, pas celui qui se porte) la société basée à Mâcon a mis en place une boutique de vente en ligne. On cherche par artiste, par style et on trouve même des disques de collection.

faudra tif hair Faudra vous y faire… Si toute l’équipe a l’air très détendue, que le tutoiement est de rigueur se n’est pas aux dépens du professionnalisme, bien au contraire : produits TIGI / REDKEN, bacs à massage « SHI SU ». Les coupes sont branchées ou juste tendances, dans une ambiance londonienne avec de la musique Funk, profitez d’une séance de maquillage ou pour vous, les hommes, un service barbe pour un soin complet… le bonheur : à essayer de toute urgence ! Gardez le sourire jusqu’au moment de régler, les tarifs ne vous défriseront pas : compter entre 17 et 69 E – EXTENSIONS : 250 EáTOUT INCLUS OUVERT 6/7 j de 10 H à 20H30 RÉSERVATION VIVEMENT CONSEILLÉE

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GRANGIER ! E R B I L R E I T R QUA Carré Blanc et vous êtes dans de beaux draps 

La franchise qui dessine, fabrique et distribue toutes ses collections mise sur un linge de maison de qualité, destiné à traverser les années. Les matières, toutes à base de pur coton, sont particulièrement confortables et participent à votre bien-être au quotidien. Sobres ou colorés, unis ou brodés, les draps et nécessaires de toilettes répondent aux goûts de chacun. On aime les serviettes de bain aux motifs exclusifs et les peignoirs moelleux, pour des idées cadeaux tout en douceur. Carré Blanc - 5 rue Mably (entre rue de la Liberté et place Grangier) - Centre Commercial La Toison d’Or

Photoexpress garde moire  vos souvenirs en mé placard et les

mains ! 7 ans à temps pl ei mains. Alors la n que Corinne voit passer des beauté des ongl es, elle connait le bout des doig sur ts Exit les capsules et ça se voit au bout des vôtres . mal posées, cett maîtrise à la pe e rfection le façonn spécialiste conserve l’aspec age du gel qui t na celles qui veulen turel de vos ongles. Idéal pour t ca abimés et arrête cher et réparer des ongles r de les ronger ! Si au contraire vous voulez qu’ on décorer de mille les remarque, elle peut aussi le s fa Art. Pour parfai çons grâce à la pratique du Nai re votre beauté l , pensez UV et le maquillage lo osez ngue durée !

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Les diapositives qui dorment dans un ! Photoexpress vieux films remisés au grenier, c’est fini  érisation de num la fait revivre vos souvenirs grâce à Super 8 et ines bob s, tive vos vieilles images (diaposi photos livre le eau:  cad idée ne bon cassettes VHS). Autre sir la réus et er pour marquer un événement particuli i auss ose prop e mise en scène de vos clichés. La boutiqu des nel, ition trad er papi des tirages Argentique sur 240cm et un large agrandissements jusqu’au format 60x choix d’albums et de cadres photos. - 03 Photo Express - 7 rue du Château

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Home & Tendances, la déco

dans tous ses états Entrer chez Home et Ten dances c’est pénétrer dan s un drôle d’univers. Ici un jardin parfumé avec les lampes Berger et les senteu d’essences naturelles, là un rs e ménagerie où se côtoient Esteban à base tirelires. Ici un espace salle poules et cochons de bain et là un coin cuisin e. Indépendante, la boutique choisit les produ its qui lui font plaisir et ça se voit. Résultat : un joyeux méli-mélo d’objets dédiés à la déco de toute la baladent, les mains frôlen maison. Les yeux se t et ça sent délicieusement bon… Voyage sensoriel et Home & Tendances - 3 plaisir d’offrir garanti. rue Mably (entre rue de

Me couvrir de bijoux et m’enivrer de parfums

Dans les Ateliers du Parfumeur on voit fleurir bagues, boucles, bracelets et colliers insolites, ludiques et colorés. Les bijoux GAS et Pilgrim sont un hymne à la féminité et Taratata un hommage à la fantaisie. Au milieu de cette symphonie de couleurs, les Parfums de Rosine jouent les variations autour de la rose et l’Artisan Parfumeur diffuse mille et une fragrances aux noms évocateurs « Mûre et Musc », « Piment Brûlant »… et mystérieux comme son « Nuit de Tubéreuse », nouveauté à venir… Son concurrent préféré : « Isabelle Laraque de Terre de Lune. Elle a fait le premier pas en venant s’offrir un parfum. Nous sommes restées amies. » Les Ateliers du Parfumeur, distributeur agréé «L’Artisan Parfumeur » 11 Rue Mably - 03 80 30 97 04

la Liberté et place Gran gier) - Centre Commercial La Toison d’Or


Envie de vous échapper pour un peu plus de liberté ?

Eh bien quittez-la, la Liberté, la rue ! Tournez, bifurquez, prenez la rue Mably ou la rue du Château, remontez place Grangier, poussez jusqu’à Jean Renaud et aventurez-vous passage Darcy. Vous trouverez boutiques de fringues, de déco, coiffeurs, instituts de beauté, parfums… Ils sont tous là et tous sympas. Le passage Darcy regorge de talents. Coup de chapeau à ces commerçants qui débordent de créativité pour se faire voir ici et pas ailleurs. Allez vous balader place Grangier, rencontrez Sandrine, Corinne, Alex, Clara et les autres… et saluez-les de notre part !

Les « before » fallait y penser! mise en beauté,

Prendre l’apéro entre copines, papoter tout en se faisant chouchouter et ressortir les plus belle s pour aller danser, c’est le nouveau concept lancé par Clara H. Le salon de coiffure vous accueille vous et vos amies à partir de 18H30 pour une mise en beauté avant votre soirée. Au program me : bonne humeur, shampooing, brushing, maquillage et un apéritif dinatoire pour une ambiance ultra conviviale. Infos et rése rvation au 03 80 30 58 57 Autre nouveauté à essayer absolument  : le Sun Intitute pour un effet bonne mine naturellement doré (5€ avec passeport et 7€ sans) Salon de coiffure

Clara H Passage Darcy - 03 80 30 58 57

Confort et fantaisie pour une mode au goût du jour

Véronique et Dragica vous accueillent dans une boutique inspirée par les femmes qui recherchent des vêtements élégants et faciles à porter. Confort, qualité et fantaisie se côtoient à travers les collections des deux marques phares de la boutique, Zerres et Monari, distribuées en exclusivité. Loin de l’esprit fashion victim, les pantalons taille haute sont ultra féminins. Avec des tailles qui vont du 36 au 50, Karmela habille toutes les silhouettes à des prix abordables. L’endroit idéal pour celles qui veulent coller aux tendances sans être esclaves de la mode.

in, La haute-couture dupriso  ! me le sourire en

on fait confiance aux L’Institut de la Beauté, on y va parce qu’ e ou pour essayer renc diffé soins Carita qui font vraiment la ormante. On y perf et le ssib acce la gamme Ingrid Millet, plus Annick Goutal, conçus à court pour la l’excellence des parfums fragrances inimitables base de matières premières nobles. Des e part ailleurs à Dijon. null et élitistes que vous ne trouverez eur de la nouvelle hum ne bon la r Et puis on revient pou ux et la convivialité de propriétaire Sandrine, l’accueil chaleure simplement. l’équipe, parce qu’on s’y sent bien tout 89

Karmela - 21 rue de La Poste - 03 80 45 19 49

Darcy - 03 80 30 95 L’Institut de la Beauté - 4 Passage

Lou en Particulier, bien dans sa boutique!

C’est avant tout un grand merci que Chantal tient à adresser à ses clientes, nombreuses à l’avoir suivie jusqu’ici. On aime son accueil simple et chaleure ux et la possibilité de passer souvent pour découvrir les nouveautés sans se sentir obligées d’acheter. Coup de cœur pour les trois marques phares de la boutiqu e : « Aventure des Toiles » propose à travers ses tableaux, des thématiques colorées et originales déclinées sur les vêtements et les chaussures, pour un total look. On adore le tissu technique de « Mc Planet » qui ne se repasse pas et qui habille tous les âges, la mode ultra féminine d’ « Eva Kayan » et la souplesse des tailles (du 36 au 46).

Lou en Particulier - 7 Rue Jean Renaud - 03 80 30 83 19

Carole Richard

« Oui on a déménagé mais on n’a pas changé. Il n’y a pas que la rue du Bourg dans la vie, Il y a le passage Darcy aussi ! » du Bourg, la boutique rue passés Après 15 ans Carole Richard a changé de quartier. C’est Passage Darcy que Françoise et Marie vous accueillent à présent, égales à elles-mêmes, toujours de bonne humeur !

Carole Richard Passage Darcy - 03 80 27 32 29

tête se prend paslalavô Le salon qui ne tre et s’occupe de

ss met un point . Ici on sait coiffer et le bo Alex D. est maître-artisan trè me s qualitatives : c des marques haut de gam ur une coloration d’honneur à travailler ave po lla Wella, Redken et Eos We che quand il s’agit Sebastian Professional, SP an rev En t. e ni oxydan végétale sans ammoniaqu ur Alex, ni pour de se prendre au sérieux po en main et le d’ambiance, pas question bie x n deux garçons ont les ciseau fins d’après-midi Pierrick son second. Les des s pots accompagnent parfoi on bijouterie. sourire aux lèvres. Potes et rater: - 50% sur tout le ray A 95 très conviviales. ne pas n Renaud - 03 80 49 86 Jea Alex D. Créations - 9 rue


Portrait

08 Marion Golmard : Texte : GB Photo : V. Arbelet

profession scénographe

Son métier : scénographe. Mot et situation à la mode, qu’on a du mal à cerner, comme celui de styliste fut un temps. Ne la traitez pas de décorateur, le rôle du décorateur « étant davantage de créer l’illusion ou de leurrer le spectateur ». On l’imagine travaillant dans l’ombre du metteur en scène, concevant l’espace scénique, avec les créateurs son et lumière. Sur ce terrain, Marion a fait ses preuves… Après avoir développé un travail de plasticienne (installations, accessoires, travaux en latex, fresques) au cours de ses années d’études, elle revient progressivement sur Dijon, à partir de 2004, son diplôme de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT) en poche. À partir de 2004, elle réalise de nombreuses scénographies : membre active du collectif Sabotage (voir pages précédentes), elle travaille autour des musiques actuelles (installations pour des festivals, accompagnements graphiques et mises en espaces) et pour le théâtre (réalisation de décors et conception de scénographies). Parallèlement, elle a investi d’autres domaines, musées, commerces : on scénographie tout, désormais, les têtes de gondole des supermarchés comme les boutiques des antiquaires (là, Marion avait un peu d’avance, l’atavisme !)

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Portrait V.Arbelet

Reçu 7/7

Pas question d’amuser la galerie

C’est à Marion que les habitués du TdB doivent l’aménagement du Hall et du futur bar, lieux de rencontre, de convivialité retrouvée. Beau travail sur la récup, la théâtralité naturelle d’un lieu qui n’était pas un théâtre : «  il s’agit d’un lieu classé, à l’origine on ne peut pas y toucher. J’ai donc décidé de laisser l’espace ouvert et de faire réaliser pour cela des constructions tels des „arrachés de décors“ qui permettront d’homogénéiser les ajouts, autour desquels le public pourra tourner, circuler, dans lesquels le spectateur pourra rentrer“.  Le décorateur-scénographe n’est jamais sous les feux de la rampe. De l‘autre côté du décor, « il est l’interprète, il doit mettre une idée, une pensée en espace… Je travaille avec des commissaires, des commanditaires de tout bord, mon travail est avant tout d’être capable de m’adapter à la commande, au contexte culturel, esthétique et même parfois politique dans lequel elle s’inscrit » Elle participe aussi bien à la création d’un nouveau lieu « show » (La Péniche Cancale, dont nous parlons dans l’agenda) qu’au changement de look de la rue Verrerie, en donnant forme au petit théâtre de Bernard et Laurent (j’allais écrire un autre prénom, par la force de l’habitude !), via les vitrines de Show Rooms, renouvelées toutes les 6 semaines. Ses prochaines créations, tout commes ses interrogations sur la représentation théâtrale (illusion du réel ? imposture consolatoire ?) elles les réservent pour les prochaines rencontres du Collectif 7’ qu’elle a fondé en 2007 avec Elisabeth Barbazin afin de concevoir et de mettre en scène plusieurs projets dont « Spoon river – Dijon » (juill. 2007 festival #2), Pandora (oct. 2008 au CDN Bourgogne) et Mi familia (oct. 2009 à l’esp. Cult. F.Mitterrand de Chenôve).

Le collectif propose, tous les 7 de chaque mois à 7 heures du soir, une petite forme, une esquisse de projet, dans des lieux à chaque fois différents… Travail sur le fond, pas seulement sur la forme, pour Marion : elle continue de faire les visuels du Collectif 7’ comme de Sabotage, tout en s’impliquant de plus en plus sur le terrain du jeu. Changement d’air ce printemps avec l’aménagement des jardins du département pour le festival « Les Enchantés ». Elle s’est installée, pour travailler dans un décor à sa (dé)mesure, dans la galerie des Trois Pignons. Magasin labellisé « Golmard », ébénistes et antiquaires de père en fils depuis 1935. Installée sur plusieurs niveaux au bas d’une maison de drapiers du 15ème siècle en plein cœur du quartier des antiquaires, la galerie propose une sélection authentique d’objets anciens et industriels, « mélange de pièces rares et quotidiennes dont la valeur tient autant à leur fonction, à leur esprit qu’à leur authenticité ». Entre murs pierre de taille et sol en béton brut, les époques, les styles se réconcilient, la table 55 de Tolix jouxtant une paire de chaises Diectoire, les boiseries XVIII ème et les lampes industrielles du Bauhaus s’échangeant des confidences. Tout cela crée un univers très personnel, rassurant ceux qui ont plus que jamais besoin de repères, et de repaires, en cette vi(ll)e. ▀ Pour la contacter : Galerie des Trois Pignons, mardi - samedi 10h00 – 12h00 / 15h00 – 18h00 5 rue chaudronnerie – Dijon . Tél 06 75 47 62 59 galeriedestroispignons@wanadoo.fr marion.golmard@gmail.com À venir : mariongolmard.com


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