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vous allez devenir accros !!!

#39 Juillet - août 2009

www.bing-bang-mag.com

MAGAZINE URBAIN-DIJON

Numéro dangereux

SUPER

BOURGOGNE !

100 bonnes raisons pour ne pas partir loin cet été !

Numéro Spécial


La bourgogne, unique et muLtipLe... au détour d’une rueLLe bouiLLonnement du marché magie du chardonnay aperçu son manteau rouge expo design dégustation mémorabLe diJon c’est chouette regard écLatant restaurant d’exception odeurs sucrées de soLeiL Juste à L’entrée du musée fou rire ensembLe Lumières des vieiLLes pierres son sourire compLice...

www.bourgogne.tourisme.com © alain doire - bourgogne tourisme. michel ferchaud création : cap horn


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BOURGOGNE !

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Sommaire 01Editop3 02C dans lâ&#x20AC;&#x2122;airp4 03Cuisine et dĂŠpendancesp10 04Humeur 05Chemins de traversep22

de tablep20

06Revisez vos

classiquesp28 07Mustard landp32 08Câ&#x20AC;&#x2122;dans lâ&#x20AC;&#x2122;artp34 09Agendap36 10Agenda ĂŠlectriquep40

11Dijon câ&#x20AC;&#x2122;est fou !p42 Toutes les photos de ce magazine ont ĂŠtĂŠ rĂŠalisĂŠes par Thomas Hazebrouck et Richard Patouillet sauf mention spĂŠcifique.

PUBLICITĂ&#x2030; 03 80 73 01 15 ou 06 83 86 48 28 contact@bing-bang-mag.com www.bing-bang-mag.com PROCHAIN NUMĂ&#x2030;RO : OCTOBRE 2009 EditĂŠ par EDIBANG : SARL au capital de 14 400 euros 52, avenue de Stalingrad - 21000 DIJON - TĂŠl. 03 80 73 01 15 GĂŠrant / RĂŠgie publicitaire Edibang : Richard Patouillet Directeur de publication : Richard Patouillet Directeur artistique : Philippe Huart -Phosphosis- contact@phosphosis.net - 06 61 77 02 95 Responsable rĂŠdaction : GĂŠrard Bouchu - Contact : gerard@bing-bang.fr Auteurs : GĂŠrard Bouchu, Myriam Henry, Jean Maisonnave, LĂŠo Brion, Thierry Binoche, CĂŠline Colle, Emilie Chapulliot, Jean-François Guenin, DĂŠlia, François Delagoutte, FrĂŠdĂŠric Mary, Laurent Poisneuf, Eth Impression : Imprimerie Champagne DĂŠpĂ´t lĂŠgal : juin 2009 Abonnement : 4 n°/22 euros Toute reproduction mĂŞme partielle des articles et des photos interdite. Droits rĂŠservĂŠs.

par GĂŠrard Bouchu

NumĂŠro dangereux :

vous allez devenir accros ! Il ĂŠtait temps quâ&#x20AC;&#x2122;on le reconnaisse : la Bourgogne, câ&#x20AC;&#x2122;est fou ! Mais on ne sâ&#x20AC;&#x2122;en vantait guères, jusquâ&#x20AC;&#x2122;alors. Regardez le nombre de guides, de bouquins sĂŠrieux qui paraissent chaque annĂŠe. Beaux, certes, mais faits pour une clientèle en passe de trĂŠpasser, ou du moins de ne pas repasser par lĂ , une fois visitĂŠs les grands sites, les grandes tables, les grandes caves. Cette Bourgogne-lĂ , câ&#x20AC;&#x2122;est comme le pain dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠpices, le cassis ou les escargots, il ne faut pas en abuser. Tout comme les images de joyeux buveurs faisant un ban bourguignon. Le comitĂŠ rĂŠgional de tourisme a lancĂŠ une vaste opĂŠration de toilettage, mais il faudra que tout le monde y mette du sien, pour que le contenu suive le contenant. Pour un guide de tourisme, le Routard pour ne rien vous cacher, jâ&#x20AC;&#x2122;ai passĂŠ deux ĂŠtĂŠs Ă  emprunter les chemins de traverse, Ă  redĂŠcouvrir ici et lĂ  des gens, des lieux chaleureux que je nâ&#x20AC;&#x2122;imaginais pas ou que jâ&#x20AC;&#x2122;imaginais mal. Pour Bing Bang, on a continuĂŠ, hors saison, et câ&#x20AC;&#x2122;est une drĂ´le de Bourgogne qui nous est apparue, crevant les clichĂŠs habituels

La Bourgogne vous rendra dingue(s) ! Oui, on peut le dire, la Bourgogne nous a fait marrer. Et on a eu envie de vous faire profiter de nos coups de coeur, dans ce numĂŠro spĂŠcial et dans ceux qui suivront, car il reste tant de gens Ă dĂŠcouvrir, de lieux Ă  redĂŠcouvrir, maintenant que certaines portes se sont ouvertes. 100 bonnes raisons de parcourir la Bourgogne cet ĂŠtĂŠ, câ&#x20AC;&#x2122;est le challenge. Si vous comptez, il y en aura peut-ĂŞtre plus. Mais bon, on va pas chipoter. 100 bonnes raisons de prendre les chemins de traverse, dans une Bourgogne qui se met en quatre pour vous accueillir (et mĂŞme en cinq, si lâ&#x20AC;&#x2122;on considère le Morvan comme un cinquième dĂŠpartement) On va sortir de notre quotidien (facile, direz-vous, pour un mag trimestriel) pour aller voir ailleurs ce qui se passe. Et il sâ&#x20AC;&#x2122;en passe de drĂ´les, cet ĂŠtĂŠ. Alors, dĂŠsolĂŠ pour les festivals trop sĂŠrieux, les restaurants tristounetsâ&#x20AC;Ś Au programme (et ce nâ&#x20AC;&#x2122;est pas exhaustif) : des Bourguignons ĂŠtonnants qui crĂŠent lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvĂŠnement malgrĂŠ (ou grâce Ă ) eux, les tables les plus dĂŠcalĂŠes du pays, les chambres dâ&#x20AC;&#x2122;hĂ´tes les plus fun, les jardins les plus sympas pour se mettre au vert, au verre ou aux vers, les ĂŠvènements de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtĂŠ culturel Ă  ne pas manquer, les festivals les plus Ouf du moment, des musĂŠes et lieux loufs quâ&#x20AC;&#x2122;on adoreâ&#x20AC;Ś Ce pays va nous rendre dingues ! Dingues de Bourgogne, bien sĂťr.




02 C’ dans l’air

WE ARE… LA BOURGOGNE ! La Bourgogne, c’est nous, c’est vous, c’est fou ! Petit clin d’œil à ceux et celles qui font à leur façon l’actualité cet été. Des Bourguignons d’adoption, pour la plupart, ou des vrais, si, si, ça existe, et ils sont pas tristes. Comme François Chattot, à qui on doit notre titre, puisqu’il a programmé dans « Théâtre en mai » une pièce, « We are la France », qui nous renvoyait une vision anti-crise de la société. Marre de tout ? Marrez-vous plutôt, avec nous, en Bourgogne ! À la fin de la pièce, ces héros du quotidien se changent en super-héros et partent à la conquête… d’un supermarché. On ne pouvait pas faire ça, ni permettre à Binoche de se déguiser en Superman pour la couverture, quoique… Pour vous appâter, voilà donc quelques héros de la fête estivale, qui vous invitent à partir sur les routes de Bourgogne. Autour d’eux, des festivals, évènements, restos, bars, chambres d’hôtes qu’on aime bien : il vous suffira de tourner les pages suivantes pour les retrouver. Tourner les pages, ça fait faire de l’exercice, ça donne de l’air, et ça vous laisse libre. Si vous nous cherchez sur Internet, suffit de cliquer pour tourner les pages, c’est moins drôle, mais pas mal non plus… Gérard Bouchu



F. Chattot - ©Vincent Arbelet

François Chattot : On the ‘’Mob’’ again

La compagnie SF prend la clé des champs en compagnie du directeur du TDB, François Chattot, pour un ‘’road-trip-moped‘’ joliment cinglé (et en mobylettes, donc) à suivre au fil du canal de Bourgogne. « Partir comme cela en tournée en région, ça ne propage pas uniquement du théâtre, mais aussi, simplement, de la vie... » 1 mois, 19 représentations, 6 mobylettes, 6 carrioles, 5 comédiens, 1 metteur en scène, 1 accordéoniste, 1 scénographe et 1 camion-balai. Voilà pour l’inventaire de cette drôle de tournée-tréteaux. Équipées de carrioles, les mobylettes transporteront le matériel, les artistes installant à chaque étape leur Petit Cirque improvisé. Cette économie de moyens revendiquée, ajoutée à l’âge des mobylettes, risque fort de piquer les curiosités ! Car les SF étant fondus de vieilles bécanes, ce sont, pour certaines, de vrais objets de collection qui battront la campagne. Là encore, ce souci de faire du bruit, de décaler le regard vise à éveiller l’attention, pour susciter écoute et échanges. Si le spectacle constitue l’élément majeur d’une telle démarche, il s’inscrit au milieu d’une constellation de petits gestes, telles la clôture de la représentation par une guinguette, la gratuité du spectacle pour le public et les municipalités qui l’accueillent.. Pour en savoir plus : www.tdb-cdn.com


C dans l’air

02

Hervé Arnoul,

Grâce à Étienne Moulron,

Non, ce n’est pas Bilbot le Hobbit de passage incognito dans l’Auxois. Hervé Arnoul pose aux côtés d’une des incroyables maquettes de châteaux réalisées au fil des ans par ce perfectionniste. Après Chaumontsur-Loire (photo) il en a fait bien d’autres, avant de s’attaquer cet été au château de l’île d’Yeu, qui inspira Hergé pour l’Ile Noire. En fait, Hervé aime travailler entre rêve et réalité (il a réalisé trois créations fantastiques pour la maison Jules Verne d’Amiens). Après avoir passé un long moment à la Direction du patrimoine et de l’architecture de la Mairie de Paris, il est venu se mettre au vert du côté de Pouilly-en-Auxois. En remontant le canal, il a eu l’idée d’un travail présentant la topographie, le paysage, les réservoirs et leur système ingénieux de canalisation. Parallèlement à cette maquette, il présentera une reconstitution du bassin de Pouilly au début du siècle. Et il montrera la construction du Tunnel par lequel le canal passe du bassin versant Atlantique à celui de la Méditerranée. De la passion et des projets : grâce à l’engouement d’une élue dynamique, adjointe à la culture pour ne pas la nommer, Hervé voit redémarrer son grand projet d’une reconstitution en maquette de la ville de Dijon au 16ème Siècle : une plongée dans l’histoire qui pourrait servir l’urbanisme et présenter un Dijon exceptionnel. GB

Derrière ce nez rouge se cache le président de l’Office de Tourisme de Cluny, par ailleurs responsable de la Maison du Rire. Cherchez l’erreur, en ces temps de commémoration d’une certaine abbaye. Étienne Moulron est Belge, ce qui n’explique pas tout. Il a travaillé plus de 20 ans dans le secteur commercial, chez Gallimard et Flammarion, maisons d’édition sérieuses s’il en est. Aujourd’hui, il entend faire non seulement la promotion d’une ville doublement spirituelle à ses yeux, mais de l’humour dans toutes ses dimensions. Depuis les objets les plus loufoques comme la pelle du 18 juin 1940 ou le verre solitaire jusqu’aux (ré)éditions d’ouvrages pas tristes en passant par les recueils de bons mots, les affiches, les journaux satiriques... L’« humour-attitude », c’est capital : ne pas arriver en faisant la gueule, ça tue l’ambiance, ni la mine hilare, ça déconcentre. Si vous êtes gênés et craignez qu’on se moque de vous, dites que vous allez acheter du vin, la maison partage ses murs avec les Vignerons des Terres Secrètes. GB

le fou des maquettes va encore frapper !

Cluny nous fait (enfin) marrer !

La Maison de l’Humour et du Vin: 32, rue Lamartine, 71250 Cluny. Tel : 03.85.35.72.26/ 06.75.48.31.86 http:// lamaisondurire. monsite.orange.fr Tlj en saison10h -13h et 15h-20h

Pour le rencontrer dans son atelier (sur rdv) : Hameau de la Lochère, 21320 Créancey. Tél : 06-08-63-64-04 hervearnoul@free.fr

Le Square à Beaune : pour se mettre au verre !

Alex du Square (c’est le seul nom qu’on lui connaisse !) ne se lève jamais du pied gauche et ses clients non plus. Demandez lui la carte des vins, on prend le pari qu’il vous répondra : «la carte des vins ? C’est moi !» Et c’est vrai que sur le sujet, il en connaît un rayon ! Au programme, quelques références sympas de Bourgogne (et d’ailleurs) et une carte qui change au gré de l’humeur du patron. Et si vous lui demandez gentiment, Alex vous sortira des belles bouteilles de derrière les fagots, de la charcuterie en veux-tu en voilà, du bon fromage qu’il dégote à droite à gauche. Ajoutez à cela de la bonne musique, des concerts (attention mesdames et monsieurs Alex dégote la aussi de très belles pointures...), un baby-foot et des fléchettes pour les nostalgiques… : le Square, c’est le véritable petit café du coin qu’on aimerait tous avoir en bas de chez soi ! Alors il y a les habitués bien sûr mais les autres, on vous rassure, s’habitueront très vite ! EC Café du Square : 26 bd Maréchal Foch 21200 Beaune. Tél. 03-80-2403-32. Apéro / concerts, toute l’année, se renseigner auprès d’Alex !




02

C dans l’air

Meurtres, expos, fêtes :

il s’en passe de belles, dans les jardins ! Dicy, d’ailleurs…

La fabuleuse histoire de la Fabuloserie ! À elle seule, cette fabuleuse Fabuloserie justifie que vous alliez vous perdre jusqu’au fin fond de la Puisaye, entre val de Loire et Morvan. Même si le temps est à l’orage (le jardin est encore plus beau), même si vous n’avez pas le moral…Alain Bourbonnais, un architecte disparu en 1988, a légué à sa femme et à tous ceux qui suivent la visite aux côtés de cette dernière une fabuleuse machine à rêver. Cette étonnante collection est exposée dans une maison de campagne transformée au fil des ans en un véritable labyrinthe (couloirs à la Gaudí, greniers enveloppés de tapis) où l’esprit et le corps se perdent volontiers. On passe du « Rock garden » de Chandigarh à des œuvres bricolées avec du fil de pêche, du bois flotté, des matelas ficelés, des emballages de chocolat et des poupées brisées, des épluchures peintes... On retient son souffle dans la salle des Turbulents (personnages extravagants, en papier mâché et fil de fer) d’Alain Bourbonnais, on quitte les engrenages d’Émile Ratier, ou la naïve usine nucléaire de monsieur Petit pour tomber sur la flippante « vie de Mauricette » de Francis Marshall. Chaque pièce a son ambiance, c’est la magie de l’art ! Et la visite s’achève dans le jardin où, après avoir croisé les statues de Camille Vidal, en béton peint et grandeur nature, on voit tourner le merveilleux et attendrissant manège de Petit Pierre : une tour Eiffel en branchages de 23 m de haut, des trains et des avions en vieux bidons, une machinerie pour enfants petits et grands qui rassure quant au monde actuel. En sortant du musée, profitez de la beauté de ce charmant village en longeant la rivière. GB La Fabuloserie : 89120 Dicy.  03-86-63-64-21. www.fabuloserie.com Juil-août : tlj 14h-18h. Durée de la visite guidée : 2h.

Le design s’invite au jardin de Barbirey La promenade d’été aux Jardins de Barbirey sera design ou ne sera pas. Huit hectares autour de cette demeure haut perchée qui s’ouvre sur le paysage de la vallée de l’Ouche d’un côté et se referme sur l’intimité de sa cour ombragée de tilleul de l’autre côté. Le parc paysager du château, qui ouvre aussi sa galeries aux expositions, est parsemé de mobilier design d’éditeurs réputés et de créateurs. Ses zones humides, jardins potager et botanique bordent cette mise en scène, en partenariat avec la galerie « Une vie de rêve », de Dijon, à l’occasion du 20ème anniversaire de Barbirey. Simultanément, en site majeur de « Entre cour et jardin », du 22 au 30 août, le festival de spectacles en jardins offrira encore une répartie supplémentaire, de celles dont la nature aime à montrer qu’elle y contribue essentiellement. JFG Ouv tlj sf lundi (w-e slt en sept) de 14h à 19h. Tél : 03-80-49-08-81

Le Jardingue,

comme son nom l’indique Sur la D985, entre La Clayette et Chauffailles, un lieu un peu fou, inclassable, ouvert par Stephane Garcia, un patron jardinier-poète qui passe du vers au verre, et au vert, avec une facilité déconcertante, puisqu’il crée des repas-spectacles et cultive son jardin. Un vrai jardin botanique, avec plus de 400 espèces différentes réparties sur un demi-hectare. Avec des sculptures un peu dingues, de l’artisanat pas triste, le but étant « d’allier le végétal avec l’art brut, l’art naïf et la fantaisie ». Si vous avez un peu de folie en tête, vous allez vous régaler. Stephane a transformé l’ancienne distillerie en une petite salle de resto-spectacleRéservez, c’est plus sur, car cet homme-orchestre fait tout lui-même, sauf le samedi soir : sa femme, danseuse (non, pas du ventre), l’aide pour le spectacle. Petit snack en semaine, cuisine plus élaborée le samedi. GB Tél : 03-85-26-05-87. www.jardingue.fr Ouv tlj en été, de 10 h à minuit. Petit menu à 10 € en sem, menu-spectacle le sam soir 15 € (résa conseillée). Entrée : 3,50 €.




C dans lâ&#x20AC;&#x2122;air

02

Des gĂŽtes de luxe rock and roll bienvenue chez les Perrichet !

Et si câ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait ça, le vrai luxe : sâ&#x20AC;&#x2122;offrir un gĂŽte de charme, au calme, Ă Dijon, Ă  deux pas du Palais. Celui des Ducs comme celui de la Justiceâ&#x20AC;Ś Quel homme dâ&#x20AC;&#x2122;affaire ou artiste en rĂŠsidence nâ&#x20AC;&#x2122;a pas rĂŞvĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;un endroit plus intime quâ&#x20AC;&#x2122;un hĂ´tel pour passer quelque temps en Bourgogne ? Quelle famille de passage nâ&#x20AC;&#x2122;a pas eu envie dâ&#x20AC;&#x2122;un point de chute assez vaste pour loger tout son petit monde, avec une cour pour que les enfants sâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠbattent ? Quels amoureux en goguette nâ&#x20AC;&#x2122;ont pas pensĂŠ Ă  des chambres intimes avec des dessus de lit en soie, et Ă  un petit dĂŠjeuner cĂ´tĂŠ cour, face Ă  un mur vĂŠgĂŠtal ? Un jardin secret comme on en rĂŞve...So chic. Françoise et Guilhem Perrichet lâ&#x20AC;&#x2122;ont fait, et ils ont de quoi en ĂŞtre fiers. Des Macs et une connexion Wifi dans chaque appartement, des peintures anglaises, des lustres ramenĂŠs du monde entier, des peintures originales de lâ&#x20AC;&#x2122;hĂ´tesse et des photos aux murs. Françoise a dĂŠcorĂŠ et rĂŠnovĂŠ elle-mĂŞme les deux appartements de lâ&#x20AC;&#x2122;hĂ´tel au rez-de-chaussĂŠe de lâ&#x20AC;&#x2122;ancien hĂ´tel de la famille de Sainte Jeanne de Chantal. Chineuse et pleine dâ&#x20AC;&#x2122;idĂŠes, elle dĂŠtourne les codes et a rĂŠussi Ă  donner un esprit très intime et dĂŠco Ă  son gĂŽte. Guilhem, pilote dâ&#x20AC;&#x2122;avion, parcourt le monde et ramène des lustres de Chine ou des tapis dâ&#x20AC;&#x2122;Argentine. Sept enfants Ă  eux deux ! Sans oublier deux chats et un Jack Russel pour lâ&#x20AC;&#x2122;animation ambiante. Lisa Garfield www.luxuryflatindijon.fr

Balade en prose

pour se mettre au vert ! Non, elle nâ&#x20AC;&#x2122;en est pas encore arrivĂŠe jusquâ&#x20AC;&#x2122;au crime. MĂŞme si câ&#x20AC;&#x2122;est la mode en Angleterre. Le nombre de polars historiques ou non qui se passent dans un jardin, câ&#x20AC;&#x2122;est fou. Marie-Claude Pascal a menĂŠ lâ&#x20AC;&#x2122;enquĂŞte, non plus cette fois sur les vieilles pierres et les passages de moins en moins secrets du secteur sauvegardĂŠ dont elle sâ&#x20AC;&#x2122;est occupĂŠe durant des annĂŠes, mais sur les jardins. Après deux ouvrages dĂŠjĂ parus sur ce thème, en 1988 et en 1995, elle revient avec lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠditeur Christine Bonneton proposer la rĂŠcolte dâ&#x20AC;&#x2122;un ĂŠtĂŠ oĂš elle a passĂŠ Ă  la loupe soixante-quinze dâ&#x20AC;&#x2122;entre eux. De quoi se rendre compte, comme elle le dit, que notre surprenante Bourgogne a donnĂŠ dans tous les genres, du jardin mĂŠdiĂŠval ou Ă  la française au jardin anglais et aux serres tropicales sans nĂŠgliger les jardins contemporains. Il y a des jardins coup de coeur qui lâ&#x20AC;&#x2122;ont fait rĂŞver ...et aussi penser au futur cadre dâ&#x20AC;&#x2122;un roman policier quâ&#x20AC;&#x2122;elle aimerait y ĂŠcrire un jour prochain. OĂš ? Pourquoi pas Ă  Barbirey, quâ&#x20AC;&#x2122;elle connaĂŽt comme sa poche ? GB Parc et Jardins de Bourgogne, par Marie-Claude Pascal, aux ĂŠditions Bonneton.

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02

C dans l’air

Y’a que Miles qui m’aille ! C’est la formule qu’Alex Miles rêve de voir un jour sur toutes les affiches municipales pour annoncer le festival dont il a rêvé pour booster l’été dijonnais. Il est même allé à la Maison Blanche défendre son projet, bénéficiant tout autant de ses connaissances personnelles que du goût du nouveau président pour la moutarde de Dijon. Bon, d’accord, c’est pas gagné. Car l’homme a un don pour plaire autant que pour déplaire. C’est peut-être le plus horripilant des Bourguignons : normal, il est américain. Alex Miles arrivera-t-il à faire goûter la cuisine d’ici à ses compatriotes et à donner le goût du jazz à ses voisins dijonnais ? Rendez-vous les 11 et 12 juillet autour des Halles si tout va bien, pour le premier festival 4-14 regroupant côté cuisine chefs américains et français réunis autour d’un snacking express, et côté musique des musiciens des deux pays. GB

Burgundy Globe(trotters) :

partez en bicyclette avec Bob en Amazonie ! Si le Tour de France n’est pas votre tasse de thé, jetez un œil au blog de Frédéric Mary qui du 15 juillet au 15 octobre traversera en solo sur son étonnant VTT pliant le Nord du Brésil d’Est en Ouest sur la mythique Transamazônica. La piste transamazonienne reliera à terme l’Atlantique au Pacifique via le Brésil, le Pérou et l’Equateur. Parti de João Pessoa, il terminera son périple à Porto Velho, 900 km au sud ouest de Manaus. Initiée dans les années 70, inaugurée le 30 août 1972 cette route reste, à ce jour inachevée... Non goudronnée, elle est impraticable en saison des pluies. Censée désenclaver le Nord du Brésil, elle a attiré 1,5 millions de brésiliens dans son sillage. Une population hétéroclite, aujourd’hui désenchantée, composée

www.4-14-festival.org

Very Important Glurpoteux Etienne Regazzoni et Grégoire Brice Thorin sont heureux de vous annoncer la naissance de Glurpoteux. Le petit monstre mesure une dizaine de centimètres et n’est pas plus lourd qu’un paquet de nouilles. Pas sûr que les autres enfants l’adorent, mais ça tombe bien, ils ne sont pas faits pour s’entendre…Les Glurpoteux sont nés dans la tête de deux jeunes artistes, l’un photographe et l’autre designer. L’idée : imaginer des peluches pour adultes, des grimlins des temps modernes alliant textiles et art numérique. Le duo bourguignon a donc accouché d’un premier puis d’une tribu de Glurpoteux au complet (les concepteurs sont mi-Dijonnais, mi-Morvandiaux, d’où le choix du nom de baptême) ! Déclinés aujourd’hui en badges, fonds d’écran, posters etc… les petites horreurs en tissu s’inspirent de partie des visages de leur créateurs et de tout et n’importe quoi. Chaque membre de la famille est unique, ludique et fantasmagorique. Une belle brochette de cinglés à retrouver sur www.lesglurpoteux.com. EC



d’indiens, de population noire et de caboclos* qui, attirés par les promesses de nouvelles terres, ont colonisé les abords de la route. Les mouvements écologistes mondiaux dénoncent l’avancée de l’urbanisation, la déforestation et l’exploitation minière progressant au rythme lent de la construction de cette route. Ainsi, au delà de l’aventure humaine et sportive, Bob posera-t-il un œil « objectif » (par photos interposées) sur les dégâts causés à la forêt et sur les conditions de vie des peuples riverains. Outre la forte chaleur et l’humidité, boas, anacondas et jaguars seront ses compagnons de route. Sans parler des mygales et autres fourmis voraces... A suivre au fil des jours sur http://transamazonienne.blogspot.com/ * Métis descendant de population blanche européenne et de population indienne native.

Thierry Caens

jouffle un peu cet été ! On ne présente plus Thierry Caens, trompettiste dijonnais célèbre, toujours entre deux voyages, entre deux concerts. Durant ses absences, la petite Camerata s’est élevée, toute seule ou presque, elle est devenue grande, au point aujourd’hui de devenir l’orchestre que l’on rêvait depuis des années pour l’Opéra de Dijon. Bon, d’accord, on résume, c’est complexe, mais c’est l’été, et on reparlera de tout ça à la rentrée. Pour l’heure, Thierry souffle un peu, il fait la cuisine, joue (et pas seulement les chefs indiens) pour ses copains, ses frères de combat comme ses cousins de l’ombre, ou vice et versa. Lui qui voulait prendre une semi retraite va devoir se préparer à une rentrée agitée, car tout le monde compte sur lui pour remettre de l’ordre dans l’orchestre, comme dans la vie culturelle dijonnaise d’ailleurs. Un grand festival pour faire souffler un air nouveau sur Dijon, nous, on en parlait en rigolant, mais lui y pense, et il n’est pas le seul. En attendant, rendez-vous en septembre à Gevrey pour Musique au Chambertin, un festival pas triste, entre caves et jardins, dont il est directeur artistique fondateur ! GB Renseignements Festival en Chambertin : gevrey.info@wanadoo.fr Pour le reste, il faudra attendre que Thierry s’occupe enfin de son site www.thierrycaens.com


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Lameloise remis en liberté : enfin un retraité heureux, à Chagny !

Cuisines et dépendances

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Grâce à nous, René Pianetti a pu profiter de sa piscine, à Nuits-Saint-Georges

DES CHEFS

QUI PRENNENT LA VIE DU BON CÔTÉ Des restos, des grands, des petits… et des chefs, des déjà grands, d’autres encore petits, tous ouverts sur le monde. Vous ne risquez pas de mourir de faim ni de soif, cet été, avec toutes les petites tables, les bars et lieux sympas qu’on a déniché dans toute la Bourgogne (voir plus loin : “Vous n’irez pas sans nous !” ) Mais on a eu envie de voir aussi ce que devenaient ceux qui furent les héros de la Bourgogne en d’autres temps, ses héraults aussi. Et de les confrontez à d’autres, qui se battent, pour se faire une place au soleil. Ils croient à leur bonne étoile, qu’elle soit ou non sponsorisée par Michelin. Les grands de Bourgogne d’hier et d’aujourd’hui, en sorte. Et pas question de revenir sur toutes les tables dégotées au fil des mois et que vous trouverez en consultant sur le site internet les Bing Bang passés, si vous n’avez plus la version papier (c’est un tort, elle va devenir un collector!)

L’heure de l’apéro, c’est sacré, l’été, chez les Billoux. Bon, d’accord, faut aimer la suze-pernod !

G. Bouchu, avec la collaboration fûtée de M. Henry

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Marc Meneau : à Vézelay, il retrouve une certaine quiétude !


Cuisines et dépendances L’homme tranquille

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Marc Meneau

de Chagny tire sa révérence

le «sain père» de Vezelay

A force de faire «le Jacques» entre copains et à fuir toute publicité au dehors, on avait fini un peu par l’oublier, ce Lameloise-là. Mais sa belle maison de la place d’Armes de Chagny n’a jamais connu le doute existentiel ni les passages à vide. Loin des modes et du bruit, les Lameloise ont continué d’engranger les bénéfices, pour le plus grand bonheur d’une clientèle restée fidèle. Et quand le jour fut venu de chercher un remplaçant, cela se fit naturellement, sans flonflons. Les vignerons de la côte chalonnaise ont continué d’apporter bonnes bouteilles et clientèle, les touristes trouvaient là une atmosphère bourguignonne comme ils en rêvaient. On savait depuis un an qu’un nouveau chef était arrivé, mais on respectait le désir de ne rien dire, pour faire la transition en douceur. Aujourd’hui, Jacques peut aller voir les copains, au volant d’une des voitures de collection qu’il a le temps de bichonner, désormais.

Combien d’années a-t-il fallu à Marc Meneau pour être en paix avec lui-même ? L’homme qui courait après la gloire semble aujourd’hui plus serein, même s’il adore déambuler dans Vézelay, être reconnu à défaut d’être aimé, voire compris. A 3 km de là, Saint-Père-sous-Vézelay serait peut-être restée la grande oubliée de l’histoire si cet enfant du pays, fils et petit-fils de bourrelier, épicier, cordonnier, aubergiste depuis des siècles, («j’ai 500 ans de famille dans mes godasses!») n’y était né, voilà déjà quelques décennies. La suite, on la connait, de la petite épiceriecafé familiale, reprise en 70, à une ancienne pension de famille qu’il rachète en 77 pour la transformer en un superbe restaurant, «L’Espérance». Espérance folle… Une étoile de plus ou de moins, et c’est la vie qui bascule. Meneau pense souvent à Loiseau. Depuis ses vignes, au pied de la basilique, il contemple le monde. Il existe encore des lieux appelés «la justice» où les moines rendaient la leur et pratiquaient la pendaison. Il préfère leur tourner le dos. Un sage, qui se méfie de l’injustice du sort. Marc Meneau, s’il n’est pas forcément un saint homme, est tout du moins un «homme sain». Sa fierté, il la placera dans l’appellation « Vézelay », combat de longue date mené pour la reconnaissance du vin produit sur ces terres autrefois si riches. Façon bien à lui de sceller la totale réconciliation entre deux villages qui devraient enfin faire la paix.

Lameloise, 36 place des Armes, 71150 Chagny. Tél : 03-85-87-65-65. www.lameloise.fr

René Pianetti à Nuits un chef qui se mouille! Une belle et immense maison, en pleine nature, où l’on prend le temps de vivre, sauf en cuisine où il n’y a pas de temps mort. Une adresse idéale en été, avec piscine et terrasse. Et avec le petit menu, en semaine, évidemment. René Pianetti a mis en place une carte maligne, bien dans l’air du temps. Cuisine plaisir, pour ceux qui entendent profiter de la vie. René, on le retrouve en hiver en Martinique, où il nous prépare une cuisine à sa façon, rien que pour faire enrager les moustiques. Du rapide, du drôle, du savoureux. Devrait faire ça aussi à Nuits, au lieu de se prendre la tête. A propos de tête, on lui a demandé d’en piquer une, dans sa piscine, pour nous prouver qu’il n’avait pas perdu la main, pardon, la palme, et qu’il n’avait pas peur de se mouiller. Et il l’a fait, évidemment. Hôtel La Gentilhommière-Restaurant « Le Chef Coq » : 13, vallée de la Serrée, 21700 Nuits-saint-Georges. 03-80-61-12-06. www.lagentilhommiere.fr

J-P Billoux se met au vert… au Pré aux Clercs “Il est très beau, ce monsieur”, me lançait, l’autre jour, Liza Garfield, une de nos collaboratrices. Pas de quoi inquiéter la célèbre M-F, la femme de J-P, qui en a entendu d’autres depuis qu’elle est sur cette place de la Libération. Mais c’est vrai qu’il vieillit bien, son homme. Serein, qu’il est, pas seulement à l’heure de son apéro du soir, celui qu’il s’autorise, pour se croire en vacances, avant le service auquel il participe toujours, sous le regard tendrement ironique de son fils, qui mène la danse en cuisine désormais. En recréant de la gastronomie en terrasse sur la place de la Libération, elle-même libérée des voitures, Jean-Pierre Billoux a surpris tout le monde. Et a fait des émules. Le bonheur dans Le Pré, on l’attendait. Non que la cuisine de cet étoilé ait vieilli : vous ferez chez lui un des repas les plus toniquement savoureux, sur un fond classique revu avec panache. Et le panache, dans la cité des Ducs, c’est ce qui manque le plus... Le Pré aux Clercs : 13, pl. de la Libération, 21000 Dijon. 03-80-38-05-05. www.le-pre-aux-clercs.com

«L’Espérance», route de Vézelay, 89450 Saint-Père-sous-Vézelay. Tél: 03-86-33-39-10. www.marc-meneau-esperance.com

Les Bons Enfants de la mère l’Yonne Entre Joigny et Sens, arrêtez-vous à Saint-Julien-du-Sault. Drôle de village, aussi charmant qu’oublié. Et drôle de destin pour cet ancien relais de poste rendu à la vie par un enfant du pays, François-Pierre Lobies, éditeur et imprimeur de métier. À l’âge de la retraite, il a voulu rendre son éclat à cette belle maison, en espérant que son fils, chef à Paris, la reprenne un jour. C’est un ami japonais de ce dernier, lorsqu’ils travaillaient tous deux à la Table de Joël Robuchon, qui a relevé le défi : Keigo Kimura s’occupe tout autant de la partie gastronomique que du bistrot, où il propose des plats du terroir français à prix doux. Déco reposante, dans les deux salles, pour savourer le plaisir d’une cuisine intelligente, voyageuse tout en étant ancrée dans le terroir. Les Bons Enfants : 4, place de la Mairie, 89330 Saint-Julien-du-Sault. Tél : 03-86-91-17-38. bonsenfants@orange.fr

Le Chat (de) à Cosne-sur-Loire Votre prochain week-end, vous allez le passer dans la Nièvre. Où ? Allez, ne faites pas la tête, il y a de jolies routes qui vous y mènent, et le sancerre qui coule à flot dans les verres (on est à 5 km de Cosnesur-Loire). C’est le vin et l’amitié qui ont incité Laurent Chareau, l’ancien chef du Café des Délices et autres adresses parisiennes dans le vent de l’époque, à aller se mettre au vert. Il a repris un café de campagneépicerie, à l’adresse du Chat depuis 1856, pour en faire un lieu à son image, gentiment décalé, où l’on peut venir boire un verre de blanc le matin, au bar, pendant qu’il prépare les plats du jour, inspirés par le marché autant que par le frigo. Rien de compliqué, à l’ardoise, que du vivant, de l’instantané, du direct de la cuisine, du parfumé incroyable, du cuit al dente, dans une assiette blanche servie à la bonne franquette. Le Chat : 42, rue Guérins, 58200, Villechaud. Tél : 03.86.28.49.03. restaurantlechat@orange.fr

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Cuisines et dépendances

Gilles Lafontaine, l’homme tranquille de Vézelay Vézelay, sa rue principale, ses touristes inspirés ou non, ses bonnes soeurs et son bon père. La cuisine de Gilles Lafontaine, ancien chef au Georges V à Paris plaît à Marc Meneau, le chef étoilé de Saint-Père qui y déjeune parfois et se régale d’une vraie terrine maison ou d’une belle viande grillée. Ces deux-là sont amis, ils ont traversé les épreuves du temps, et se retrouvent au calme, derrière la façade fleurie ou sur la minuscule terrasse. Gilles Lafontaine, en bon disciple d’Escoffier, respecte produits et saveurs, notamment les légumes bio de producteurs locaux. En plus, il y a l’accueil, les recettes offertes par Catherine, sa femme, qui a du métier sans en avoir jamais vraiment fait partie. Une vraie belle adresse à l’image de Vézelay, un peu hors du temps, apaisante, rassurante.

Lafontaine coule des jours heureux à Vézelay

Le Saint-Etienne : 9, rue Saint-Etienne, 89450 Vézelay. Tél : 03.86.33.27.34 www.le-saint-etienne.fr

Frédéric Carrion superstar Il est comme ça Frédéric Carrion, capable de vous déclamer du Beaumarchais (« la difficulté de réussir ne fait qu’ajouter à la nécessité d’entreprendre »), de citer des écrivains comme Joseph Joubert (« le génie commence les beaux ouvrages mais c’est le travail qui les achève »), comme des proverbes chinois (« Si tu veux tracer ton sillon droit, accroche ta charrue à une étoile ») tout en vous cuisinant des langoustines de Loctudy juste saisies, avec des petits pois crémeux. Un homme tout en contrastes et en intensité qui a l’embarras du choix pour accrocher sa charrue ! À son étoile (Michelin 2009) ? Aux quatre autres décrochées pour son hôtel ? Il vient de relifter un ancien relais de poste du XVIIème en hôtel de charme avec jacuzzi privatif, sept chambres et une suite totalement décalées, une terrasse aux maxi lampadaires et aux tables multicolores. Au milieu des grands crus de Viré, il fallait oser. C’est ça l’univers Carrion : de l’éclectisme et de l’anticonformisme. Alors quand il lance ses pique-nique gastronomiques dans les vignes de Viré-Clessé à bicyclette, on dit banco et on enfourche sa monture !

Frédéric Carrion, l’étoile montante de la Bourgogne du Sud

Relais de Montmartre: place André Lagrange, 71 260 Viré. Tél. : 03-85-33-10-72. contact@relais-de-montmartre.fr

Le patriarche de Gevrey ne fait jamais de cinéma Même s’il a pris sa retraite pour laisser la place à ses enfants, Guy Rebsamen ne peut s’empêcher de venir à chaque service, ou presque, saluer son monde, patriarche bienveillant ou bougonnant, selon l’heure. Plus Jean Gabin que jamais, on attend ses coups de gueule, on surveille ses mimiques. Si vous voulez le titiller, les sujets sont variés, on vous en conseille quelques uns : les élections, la vie municipale, la restauration sur la côte ( l’autre, pas celle des vins ). Pour Guy, il y a les potes, et les autres. Les “burnes”, quoi ! Et c’est pas du cinéma. Le patriarche de Gevrey surveille de près sa petite famille (les enfants, petits et grands, l’appellent “chef”!) et les vins de sa cave. C’est chez lui qu’on a bu les meilleurs, béni soit-il… si l’on peut dire pour un homme qui fréquente plus les bistrots que les églises! Chez Guy, 3, place de la Mairie, 21220. Tél 03.80.58.51.51 www.hotel-bourgogne.com

Dites à Guy Rebsamen qu’il ressemble de plus en plus à Jean Gabin, et vous l’entendrez ronchonner !

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Cuisines et dépendances

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UNE CUISINE QUI SE LIVRE La nouvelle nouvelle cuisine de DZ : horripilant, d’accord, mais… Bon !

David Lecomte et Nicolas Isnard ont réinventé la cuisine à quatre mains

Auberge de la Charme le combat des chefs est pour deux mains ! Nicolas Isnard et David Lecomte jouent et gagnent. Ils se bougent et veulent faire bouger la Bourgogne. La guerre des chefs, ils ne connaissent pas. Combat pour deux mains… juste pour faire de l’humour, puisqu’ils bossent ensemble, leurs femmes aussi. Ils ont plein de projets, que l’étoile a revivifiés : des cours de cuisine, des semaines à six-mains, lorsqu’ils invitent un chef ami à venir partager des “tours” de cuisine. Là où ils cartonnent, c’est quand ils vont dans celles des autres. Puisque les Français ont peur de boire dans les restos, ils vont faire la cuisine chez eux. Chez vous, donc, si ça vous dit. Entre deux prestations au dehors, ils relookent complètement l’auberge, c’est pas plus mal. Auberge de la Charme : 21370 Prenois. Tél : 03-80-35-32-84. delacharme@orange.fr

La Poularde un chef de gare étoilé Cette Poularde là, c’est de l’authentique. Une de ces bonnes tables élevées en plein air, arrosées aux crus locaux, ignorant l’arrogance et l’ostentation. Tant pis pour ceux qui ne quitteront pas la N6 pour aller se garer, 13 kms après Mâcon, devant cet ancien bistrot de gare. Olivier Muguet travaille à l’ancienne avec des produits issus de son terroir : la Saône lui fournit ses dos de sandres poêlés aux petits lardons fumés et vin rouge du beaujolais, les producteurs locaux des volailles fermières des Dombes rôties au basilic et olives noires. On a craqué pour le Pigeonneau de la mère Michel cuit au foin en cocotte, accompagné d’une écrasée de pomme de terre et céleri boule. Comme « sans les clients, on est rien », il y a toujours le menu à 20 euros, malgré l’étoile Michelin, arrivée en mars, et le même nombre de couverts (vingt en salle et en terrasse). Olivier et Alexandra ont un double amour du contemporain : l’art de l’accueil et les œuvres issues de leur collection, disséminées selon l’humeur. Vous avez dit authentique ? La Poularde : place de la Gare, 71570 La Chapelle de Guinchay. Tél : 03-85-36-72-41. http://lapoularde.free.fr

Et oui, je sais, ça énerve, “encore lui”. Mais David Zuddas ne se contente pas de sauter d’un projet sur l’autre, il fait de nouveau parler de Dijon et de la Bourgogne sur France 2, à l’heure où la France digère les infos de 13 heures. Non content d’ouvrir ce mois-ci avec son associé un nouveau concept de resto sur le pouce (B comme Bon, place de la Lib), il sort un drôle de bouquin pour ceux et celles qui veulent passer l’été à cuisiner en se marrant : “La nouvelle nouvelle cuisine”. Pas seulement pour faire passer les anciens pour de vieux croutons, mais pour montrer ce qu’il sait faire de mieux : réinventer l’air du temps, les petits riens qu’on grignote sur le pouce, pleins de saveurs, de couleurs. Du croquant et du moelleux, du cru et du cuit, du rigolo et de l’exotique, des mots qu’on comprend et des goûts qu’on pige pas tout de suite. Pour ceux qui préfèrent regarder les photos, le stylisme est vraiment super. Horripilant, d’accord, mais… Bon ! David Zuddas, “La nouvelle Nouvelle cuisine, Hachette pratique.

Coups de coeur en Bourgogne Un livre qui ne parle pas du vin en vain! Elle est comme ça, Marielys Lorthios, discrète mais ferme. Cette photographe dijonnaise spécialisée dans la cuisine en images (on lui doit des images de cuisine fortes et douces à la fois !) avait envie de faire un livre qui raconterait la seconde histoire du vin. Pas celle des hommes, de la terre, de leur combat quotidien qu’on a lu et revu si souvent. Il aura fallu qu’une femme s’en mêle pour qu’on ose avouer qu’on en avait ras le bol de tous ces textes parlant, en bien ou en mal, mais en vain, du vin de Bourgogne. Un vin qui nous faisait tourner en bourrique (non, pas en barrique) quand on ne trouvait pas les mots pour le décrire, le humer, l’accommoder avec tel ou tel plat. Avec deux compères, Hubert Anciau, le plus célèbre des chefs sans domicile fixe, et Martial Jacquey, un passionné de vins (psychologue par ailleurs), ils ont sélectionné des vins, et ont imaginé des créations, selon l’humeur. Le résultat, vous le découvrirez en septembre. En attendant, on souscrit doublement à cette initiative. Edition Terre en vues. www.terre-en-vues.fr

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Annonces presse Les Billoux jouent aux D... et gagnent : Deux chefs, deux restos, deux terrasses Jean-Pierre Billoux est un fauxsage, sa cuisine est à son image, pétillante de malice quand on ne s’y attend pas. Le bonheur dans Le Pré,savourez-le ici, sur une des plus belles terrasses de Dijon, face à cette tour de Bar qui donne elle aussi un peu de folie à ce si sérieux palais des ducs. Bar ? Goûtez celui proposé avec une compote de pommes-fruits à la grenadine par son fils Alexis, vous serez surpris. Frais, léger, goûteux, savoureux. Service en noir et blanc haut en couleurs... Si vous avez envie d’un plat plus canaille, d’une ambiance plus à la bonne franquette, pensez à réserver une place en terrasse au Bistrot des Halles. Une autre belle maison, à qui le temps a donné une allure de bistrot à l’ancienne, rassurant, assurant un max, là aussi. Le secret de leur réussite : une équipe de vieux briscards infiltrée par des jeunes doués, en cuisine comme en salle, sous le regard d’une Reine-Mère qui ne laisse rien passer. Le Pré aux Clercs : 13, pl. de la Libération. Tél : 03-80-38-05-05. www.le-pre-aux-clercs.com Tlj sf dim soir et lun. Le Bistrot des Halles : 10, rue Bannelier, Dijon. Tél : 03-80-49-94-15. Tlj sf dim, lun.

Une terrasse au cœur de Gevrey-Chambertin : heureux comme un roi en démocratie (dicton) Chez Guy, on travaille en famille, on aime la vie, les bons produits, la cuisine de saison, les cuissons justes et les goûts francs. On veut que les clients, comme les vins, soient servis à bonne température. Parquet et pierre de Chassagne pour rassurer les gens du cru, tableaux colorés et déco épurée (maison !) pour attirer les autres. Un fond de jazz et une clim’ tout en douceur, pour ceux qui ne veulent pas affronter les regards ni le soleil. Mais n’imaginez pas que la terrasse est là seulement les touristes, heureux de se poser devant des plats revisitant le terroir sans tomber dans une légèreté coupable. Certes, à midi, quand le soleil tape, mieux vaut pousser la porte, vous n’en apprécierez que plus ce lieu cosy. Le soir, profitez à fond de la terrasse et du passage de ceux qui font la vie du village. Un service très attentionné pour vous accompagner dans la découverte d’une carte attractive, qu’il s’agisse de celle des mets comme celle des vins de Gevrey (quelques introuvables) et d’appellations voisines. Chez Guy : 3, pl. de la Mairie, Gevrey-Chambertin. 03-80-58-51-51. www.hotel-bourgogne.com

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La Musarde, c’est à Hauteville… et nulle part ailleurs !

Quoi de neuf ? La Musarde ! Le temps a passé, l’hôtel-restaurant paisible, à 5 mn de Dijon par la N71, où venaient se cacher couples en goguette et VRP connaisseurs s’est transformé, au fil des ans, en une de ces belles adresses qu’on voudrait garder pour soi. Un lieu caché à l’atmosphère à la fois familiale, raffinée et décontractée. Marc Ogé, en bon Breton, a su garder le cap : son hôtel fait le plein, comme son resto, où il sert une cuisine terre-mer originale tout en restant fidèle à ses origines à lui. Cuisine du marché, qui ne triche pas, d’où le succès de la terrasse. Excellent accueil, et service qu’on adore, mené de main de maîtresse-femme. Profitez de l’été pour prendre l’air d’Hauteville, avant que la maison ne s’agrandisse, côté parc, d’une nouvelle salle de restaurant encore plus lumineuse. Si vous craignez les radars, jolies chambres louées désormais à la nuit ou à la semaine ! La Musarde 7, rue des Riottes 21121 Hautevillelès-Dijon. 03-80-56-22-82 www.lamusarde.fr Tlj sf dim soir, lun et mar midi. À partir du 1er juillet, menu 18 A à midi en sem ; autres menus 21,50-36 A.


HOTEL - RESTAURANT ***

A 15 mn de Dijon par la D 974 UN CADRE D’EXCEPTION AU COEUR DU VIGNOBLE

Formule déjeuner àpartir de 19,50 €

Accès à la piscine jusqu’à 16 h Restaurant gastronomique Ouvert tous les jours sauf le lundi midi Repas de famille, Mariages, Séminaires, Repas d’affaires SÉJOURS LOISIRS DANS UN ÉCRIN DE VERDURE A 10 MINUTES DE DIJON D 996 en direction de Seurre

21910 Saulon-la-Rue - Tél. 03.80.79.25.25 E-mail : info@chateau-saulon.com

NOUVEAU ! Du mardi au dimanche, à partir de 14 heures : restauration « sur le pouce » l’après-midi pour accompagner les meilleurs vins de Bourgogne (et d’ailleurs). 7, rue de Très-Girard 21220 MOREY-SAINT-DENIS Tél . 03.80.34.33.09 - Fax : 03.80.51.81.92 info@castel-tres-girard.com - www.castel-tres-girard.com

I

ls sont nés à Dijon, à deux pas des plus grands vins de la Côte de Nuits. Deux frères qui ont d’abord fait leur carrière dans l’hôtellerie et la restauration avant de mettre à profit leur connaissance du terroir et leur passion pour le vin. Et depuis, Lionel et Didier Petitcolas ont fait du chemin. Propriétaires du château de Saulon et du Castel de Très Girard, à Morey-Saint-Denis, les deux frères ont décidé de… pousser le bouchon un peu plus loin en ouvrant leur propre boutique. Au départ, ils profitent de leur réseau, pour proposer quelques beaux domaines.

A

ujourd’hui, dix ans après, Le Comptoir des Grands Bourgognes est devenu un imposant lieu de vente de stockage de 600 mètres ZA LE SAULE 21220 BROCHON carrés, à deux pas du vignoble de Gevrey-Chambertin. Ici, les vins de (derrière le Supermarché U) près de 200 domaines attendent patiemment dans des conditions optimales. Philippe Charlopin, Clos de Tart, Etienne Sauzet, Méo-Camu- Du lundi au mercredi de 8 h 30 à 12 h (l’après-midi sur rendez-vous) zet, David Duband, Bertagna, Alain Gras… que des grands bourgoJeudi et vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30 gnes qui sont aujourd’hui disponibles sur internet dans une boutique Samedi de 9 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 18 h qu’ils inaugurent cette année. Avec le même positionnement que celui Téléphone : 03 80 79 29 90 qui leur a réussi en Bourgogne : la disponibilité (tous les vins sont en stock) et le prix.


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Annonces presse L’Autre Entrée des oenophiles : l’adresse secrète des amoureux du vieux Dijon

D Z’envies plein la tête ! Plus besoin de trop présenter ce bistrot dans le goût de l’époque, ouvert près des Halles par un David Zuddas qui se lâche côté nouvelle, nouvelle cuisine. Libéré de toutes contraintes désormais, cet acrobate des cuissons rapides réalise une cuisine d’alliances à sa façon associant les saveurs du Maghreb et du Japon aux techniques culinaires françaises qu’il détourne non sans humour. Un mélange intelligent de réalisme économique et de cuisine post-moderne. Produits bien achetés, astucieusement présentés et condimentés, assiettes adroitement composées. Jouant sur les mots autant que sur les saveurs ou les textures, DZ vous fait partager ses envies du moment. Excellents desserts frais et toniques. Tout cela gentiment tarifé, servi rapidement, non sans attentions. Le soir, prenez la formule dite « transgression », qui vous donnera envie de transgresser comme un fou… À savourer, en terrasse, les soirs où le ciel ne nous tombe pas sur la tête. La seule chose que craigne encore David, en bon Gaulois. 12, rue Odebert. Tél : 03-80-5009-26. www.dzenvies.com Formules 15-20 € le midi ; le soir, selon l’envie, menus 28-35 €.

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Voulez-vous surprendre amis ou touristes en quête de terrasses cachées? En voici deux que les amoureux de beaux hôtels particuliers, et les amoureux tout court connaissent déjà. D’un côté, rue SainteAnne, côté cour, si calme, si beau, le jardin des Oenophiles. Et celui, plus secret, de l’Autre Entrée qui, comme son nom l’indique, donne sur la rue Berbisey. Une seconde adresse où l’on peut déjeuner d’un plat du jour ou boire un verre, en fin de journée, en grignotant tapas, tartines, charcuterie… Un lieu chaleureux où l’on peut se poser dans des fauteuils couleur taupe, sur fond de musique jazzy, au milieu des clients de l’hôtel mitoyen, heureux de trouver un bar coloré pour un dernier verre. Mieux vaut réserver si vous voulez une table dans la célèbre cour du XVème, au pied du vieil escalier. Un lieu secret qui, tout comme la cuisine, a pris les couleurs du temps.

L’Les Oenophiles 18 rue Ste Anne, Dijon. Tél : 03-80-30-73-52 L’Autre Entrée, 19 rue Berbisey, Dijon Tél : 03-80-30-53-55 www.lautreentree.com Tous les jours sauf le lundi soir et le dimanche

B comme … BON B comme Bo, Bon, Boco (comme bocaux, mais en plus joli), Bistro (comme un bistrot mais en plus rigolo), Bourgogne… ‘ le’ bourgogne ! L’équipe de « D’Z’envies » a eu envie de s’éclater. D’où l’idée de ce bistrot de poche grand ouvert sur la place de la Libération, non stop jusqu’à minuit. La carte d’été propose le midi de grosses salades, pleines de fraîcheur, de peps et de goût, et un plat du jour, même le dimanche, pour se régaler les papilles. Coté bar, toute la journée, de la très bonne charcuterie à déguster fraichement tranchée, du fromage choisi avec amour, du bon pain sur une planche en bois et bien sûr un verre de vin : plus de 80 références de vins proposés à prix attractifs, à la vue de tous, dans une cave vitrée. Le soir, B se fait cosy pour réunir amis, lover et familles avec enfants autour de petit plats servis dans des « boco » :

« encornets en salade, poivrons confits et coulis pimenté », « cabillaud, pomme de terre aux herbes et lait d’ail » ou « risotto, parmesan et truffes d’été ». Une cuisine griffée Zuddas, qui va changer selon les saisons, les idées et l’humeur de DZ… Le bistrot se fait glacier, aux heures chaudes, et le glacier café toute la journée. Des prix doux en ces temps durs, c’est tout B… ! B comme Bon, 14 place de la Libération. Tlj en été 9 h à minuit non stop.


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Annonces presse

La Carte des Vins 3 bonnes raisons de partir… en Bourgogne

« J’ai des goûts simples, je me contente du meilleur ! »

La crise n’a pas que du mauvais, c’est l’occasion de se recentrer sur des valeurs sûres. Cet été, profitez de vos vacances pour voyager en Bourgogne. Jean-Luc Roblin de La carte des vins vous offre trois billets directs pour Marsannay, Gevrey-Chambertin et Meursault. Direction Marsannay d’abord pour rencontrer Cyril Audoin, un jeune viticulteur qui prend tout doucement la relève du domaine familial Charles Audoin. On commencera donc cette dégustation avec un Marsannay rosé 2008, tout dans le fruit. Pour la petite histoire, Marsannay est la seule appellation de Bourgogne à proposer des vins dans les trois couleurs. En remontant la Côte de Nuits vers Beaune, nous faisons une escale par Chevannes, dans les Hautes Côtes, où David Duband : domaine en bio-lunaire, un autre jeune viticulteur, nous fait découvrir un Gevrey-Chambertin 2007 très fringant. On s’assoit pour profiter du spectacle et pour découvrir un Gevrey élégant et gourmand. Ca sent bon les vacances. Dernière escale à Meursault, au domaine Coche-Bizouard, grand terroir à blanc. Ce Meursault 2007 nous conforte dans l’idée que nous sommes vraiment trop bien en Bourgogne. 1, rue Musette, à Dijon. Tél. : 03 80 30 45 01

Et Bruno le prouve : Patanegra, Parme, Rosette, Copa… Avec en nouveauté le must de la charcuterie Italienne : CULATTELLO, CULACCIA, CAPOCOLLO, jambon de Toscane, le fameux GHIANTA. Bruno n’aime pas que le cochon, il vous a aussi ramené La Rolls de la mozarelle ! Si si « la Bourrata » goûtez la… C’est simplement succulent ! Ne pas oublier la sélection d’huiles d’olives et les vieux balsamiques, les tapas bio… Bref, pas besoin de courir l’Europe, Bruno la fait pour vous… Attention, à l’avenir vous risquez vous aussi, de vous contenter du meilleur. Il est 19 h ce mardi. Bruno a mis son beau tablier, l’occasion doit être importante. François-Xavier Barc nous arrive tout droit d’Indreet-Loire. Le responsable du domaine Charles Joguet a dans ses cartons de beaux Chinon. Quelques semaines auparavant, Bernard Anthony, l’affineur raffiné, a fait le déplacement depuis l’Alsace pour nous présenter ses fromages sur un plateau. On est bien finalement chez Bruno… Chez lui, c’est comme dans le cochon, tout est bon. Et le dernier mardi de juin, c’est Elisabeth de Meurville qui fait le voyage depuis Paris pour présenter son nouvel ouvrage. Après À table chez les Ch’tis et À table chez les Basques elle publie À table chez les Bourguignons. Et Bruno ressort pour l’occasion ses grands vins et sa bande de copains… Chez Bruno, 80 rue Jean-Jacques Rousseau, à Dijon

Vign’ à Table, le plein d’idées cadeaux

Vign’ à Table - 79 rue de la Liberté – Dijon Tel. 03 80 41 66 15

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Véritable repaire pour les amoureux du vin, la boutique décline l’univers de Bacchus tout en finesse et originalité. Tire-bouchons pratiques et esthétiques, carafes aux formes généreuses, les plus grandes marques, Spiegelau, Peugeot, Screwpull et bien d’autres… signent des objets usuels et d’autres plus singuliers : bijoux à verres et verres teintés, miroir à décanter et quizz du vin pour trouver les mots justes lors de dîners ou apéritifs entre amis. L’art de déguster le whisky est aussi à l’honneur dans la boutique de Delphine Vigneron. Vous cherchez un cadeau plus féminin, vous trouverez votre bonheur aussi. A côté des services à thé très zen, les tasses à café s’épanouissent comme des corolles. Couleurs, matières et formes géométriques se mélangent pour des tables éclectiques, modernes et contemporaines. L’occasion de faire plaisir ou de vous faire plaisir.


Pour une soirée d’été ensoleillée : les rendez-vous du Saint-Fiacre ! E

n l’espace de quelques mois, ce resto-lounge-bar chaleureux, chic sans être à prix choc, a redonné vie et couleurs à la rue Vauban et à tout le quartier du Palais. Déco clin d’œil aux nouveaux designers du siècle, que la nuit réchauffe, alors qu’il fait bon, en journée, profiter des grandes baies donnant sur la place. À moins que vous n’ayez envie de profiter, à la fraîche, de la nouvelle terrasse, qui étend ses jambes sur la rue piétonne. Clientèle de fidèles, déjà, de tous âges, de tous sexes, de toutes conditions : il y a les habitués du mijoté du jour, le midi, qui passent le soir à l’heure de l’apéro pour poursuivre par un dîner à la carte. Pot du jardinier, entrecôte à la plancha, pasta du moment, tartare de bœuf, entre autres suggestions proposées à ceux qui prennent la vie plus ou moins à la légère. Une cuisine fraîcheur élaborée selon le marché, que l’on peut accompagner de vins au verre bien sélectionnés. À savourer en compagnie de touristes ravis de goûter, quant à eux, un vrai menu bourguignon préparé par le chef Jean-Paul Durand. Service tonique et sympathique, mené par Rani, l’homme qui parle à l’oreille du tout-dijon et qui saura vous mettre du soleil dans la tête, même à la nuit tombante !

Le Saint-Fiacre

Le Saint-Fiacre, 15 rue Vauban. Tél : 03-80-35-56-42. Tlj sf dim et lun, 10h-22h. Pensez à réserver


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Humeur de table

Le rouge de la colère

sur le front de la tomate. Ç

a y est ; ils nous refont le coup du pain… Souvenez-vous : dans les années 80, le pain quotidien était devenu tellement inbouffable que la consommation avait diminué de moitié, presque. Du coup, alerte chez les gros malins qui ont commencé par tirer des rideaux de fumée, en farinant, en multipliant les formes, les « spéciaux », les faux traditionnels. Puis ils ont fini par s’attaquer à l’essentiel : la méthode ; parce que ce qui coûte cher dans le pain, c’est ce qui fait qu’il est bon : le temps. Aujourd’hui, le pain est redevenu bon, on peut dire. Sauf qu’il est plus cher, à qualité égale. areil pour la tomate. Après avoir industrialisé la production - c’est le « légume » le plus consommé par les Français - et fabriqué des tomates inbouffables, mignonnes mais nulles en goût, sauf exception, voilà qu’ils nous refont des pitreries illusionnistes en multipliant les couleurs, les variétés, les branchées, les jaunes, les vertes, les noires, les petites rondes, les ovales et tout. Résultat : « cœur de bœuf » insipide, « noire de crimée » pleine de flotte, « russe » mollasse, « longue des andes » asthénique, etc… Les supermarchés en regorgent ! Bref, ils nous reprennent pour des cons. uand on arrive vers Alméria en venant de la Sierra, on découvre la mer, brillante, étale, un peu trop étale. En fait, on réalise en s’approchant que c’est une mer de plastoc, des horizons de serres qui alimentent en tomates, toute l’année, la grosse moitié de l’Europe. Culture intensive, engrais à gogo et main d’œuvre (marocaine le plus souvent) exploitée. D’où prix bas, etc… On connaît le processus. Et encore, là, elles poussent hors sol. Les Hollandais sont des spécialistes. Tout le monde le sait, qu’elles ne valent pas un clou, même les variétés dites « anciennes », mais ça marche encore, on achète les mêmes saloperies qu’avant, mais plus chères. Eux s’y retrouvent, le consommateur non. Si le consommateur veut une vraie bonne tomate, devenue consécutivement à tout ça, exceptionnelle, il est contraint d’y mettre un prix fou. auf l’été, et encore. Parce que là aussi, le problème est dans la méthode. Pour faire une bonne tomate, il faut du temps, du soleil et de la surface. Le critère variétés vient après : une simple « roma » cultivée en plein champs aura peut être une peau épaisse, mais elle restera meilleure qu’une « russe » (ma préférée) ou une marmande (sa cousine) poussée en serre. Ils ont même réussi à nous saloper la « cœur de bœuf ».

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onclusion, radicale : si on veut connaître le vrai goût de la tomate, il faut l’acheter maintenant, sur les marchés, en demandant de la plein champs, chez le producteur si possible. En Bourgogne, elles mûrissent parfois plus difficilement, mais c’est le seul moyen. Le reste, c’est pipeau, chausse-trappes et carnaval. Et sachez que sauf rare exception (il y a des franchisés qui travaillent avec la production locale) il ne peut pas y avoir une bonne tomate dans un supermarché. C’est une impossibilité fonctionnelle. Et je suis aussi ferme là-dessus qu’une tomate russe bien élevée. ’ajoute qu’en ces périodes de vacances, les marchés de Bourgogne constituent à eux seuls, surtout en temps de crise, un voyage estival assez revigorant y compris pour le goût. Or, le goût, le nôtre comme celui des choses, c’est ce que nous possédons de plus personnel.

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Jean Maisonnave

Chauds, les macarons le test estival que vous ne trouverez pas dans ces pages ! Non, vous avez beau chercher, vous ne saurez pas si le jury, réuni par JM pour statuer sur le sort des macarons qu’on trouve dans le commerce à Dijon, a préféré les artisanaux ou les surgelés. Pour ménager les susceptibilités et éviter les crises de nerf au téléphone (on connaît !) on ne vous donnera pas la liste des gagnants du tiercé de l’été. Tant pis pour Picard, pardon, ça m’a échappé, de toutes façons, comme a dit l’un des par-

ticipants, un vrai pro celui-là : « à Dijon, vous aurez du mal à trouver autre chose que des surgelés, même s’ils sont faits maison, on n’a pas assez de débit ». La prochaine fois, on fera ça en présence d’un huissier, non amateur de sucreries de préférence… GB


CAFĂŠ

RESTAURANT

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Noti : 15 boulevard ClĂŠmenceau, Dijon. TĂŠl : 03-80-73-80-80. Tlj sf dim et lun soir. www.noti-dijon.com Service le midi et le soir jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă 22h.

AUX ENFANTS TERRIBLES La fĂŞte du quartier Jean-Jacques a donnĂŠ, le 13 juin, une petite idĂŠe de ce que pourrait ĂŞtre demain ce resto emblĂŠmatique des annĂŠes 2000, sâ&#x20AC;&#x2122;il avait droit Ă une terrasse cĂ´tĂŠ rue, une fois la circulation enfin rĂŠgulĂŠe. En attendant, câ&#x20AC;&#x2122;est un lieu plus mode que jamais oĂš il fait bon se retrouver, jusque tard dans la nuit, autour dâ&#x20AC;&#x2122;un tartare de thon rouge ou de bĹ&#x201C;uf coupĂŠ au coĂťteau, un burger de bison au bacon et reblochâ&#x20AC;&#x2122; ou une belle entrecĂ´te grillĂŠe. Les Enfants Terribles ont grandi mais ne se sont pas assagis pour autant. La carte nâ&#x20AC;&#x2122;a pas perdu son humour, avec des entrĂŠes de saison comme la ÂŤ salade desâ&#x20AC;&#x2122;involtes Âť ou le club-sandwich de queues dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcrevisses. Le midi, formule autour dâ&#x20AC;&#x2122;une salade, dâ&#x20AC;&#x2122;un plat de marchĂŠ, pour les pressĂŠs. Le soir, menu Ă  composer soi-mĂŞme en choisissant dans la carte. Comme un grand. Aux Enfants Terribles 2, rue Jean-Jacques Rousseau, Dijon. TĂŠl : 03-80-71-57-33. Tlj en juil-aoĂťt Formule le midi Ă 

Lâ&#x20AC;&#x2122;ATELIER DES CHEFS Partez en vacancesâ&#x20AC;Ś sans quitter la Bourgogne ! Tout le monde a assistĂŠ, fascinĂŠ, Ă lâ&#x20AC;&#x2122;ouverture de lâ&#x20AC;&#x2122;Atelier des Chefs, une boutique dâ&#x20AC;&#x2122;un rouge pĂŠtant qui a redonnĂŠ des couleurs Ă  tout le quartier des Antiquaires : depuis le Tout-Dijon craque pour cette nouvelle formule de gastronomie conviviale ! Pour lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtĂŠ, choisissez votre destination gourmande, en consultant le site internet ou le tableau affichĂŠ en boutique, il ne vous reste plus quâ&#x20AC;&#x2122;Ă  vous inscrire et Ă  venir, le jour J, enfiler un tablier : volaille au chorizo Ă  prĂŠparer et Ă  dĂŠguster, vous voilĂ  sur le port, Ă  Saint-Jean-de-Luz ; fleur de courgette farcie Ă  la brousse, vous ĂŞtes dĂŠjĂ  en Corse ; pastilla Ă  la fleur dâ&#x20AC;&#x2122;oranger, vous respirez lâ&#x20AC;&#x2122;air de Marrakech ; gratin de pĂŞche au jus de framboises et calisson dâ&#x20AC;&#x2122;Aix, vous entendez les cigalesâ&#x20AC;Ś Vous pourrez mĂŞme partir pour New-York en prĂŠparant une vĂŠritable Caesar Salad. Pour 36â&#x201A;Ź, tout un ÂŤ menu-voyageur Âť avec un verre de vin. Sinon, pour le mĂŞme prix, choisissez la formule ÂŤ tapas entre amis Âť, Ă  prĂŠparer en dĂŠbut de soirĂŠe, avant dâ&#x20AC;&#x2122;aller piqueniquer au jardin (une bouteille de rosĂŠ pour 4 offerte !) En tribu, toutes gĂŠnĂŠrations confondues, choisissez la formule duo adulte-enfant Ă  54â&#x201A;Ź, avec dĂŠjeuner sur place. Alors, votre tablier, vous lâ&#x20AC;&#x2122;enfilez quand ? Lâ&#x20AC;&#x2122;atelier des Chefs 18, rue Chaudronnerie , Dijon TĂŠl : 03-80-31-72-75 Pour rĂŠserver votre cours, connectez-vous sur www.atelierdeschefs.com

14,50 â&#x201A;Ź et menu 29,50 â&#x201A;Ź Contact : vajoud@free.fr

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Chemins de traverse

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Au Café Papillon, il n’y a pas que les coléoptères qui ont un coup dans l’aîle. À Louhans, allez déjeuner chez Luigi (photo du milieu) avant de passer la soirée chez les Thébert, à la Ferme des Fourneaux, dans la chambre d’hôte la plus délirante qu’on connaisse (à droite)

Vous n’iriez pas sans nous... Galeries, restos, salons de thé, café-théâtres, tables et chambres d’hôtes : Trente lieux décalés qu’on adore dans toute la bourgogne…

Mise en bouche...

Près du Canal de Bourgogne

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ceux qui ont envie de quitter Dijon…

nvie d’escargots, d’oeufs en meurette, de jambon persillé, de tourte morvandelle, de fromage d’Epoisses? Ou simple souci de quitter la ville pour découvrir des lieux hauts en couleurs, où l’on s’arrête pour boire un verre et plus si affinités, des lieux un peu barges, voire en marge, qui vous donneront une image du pays que vous n’imaginiez même pas ? En marge des devoirs de vacances qu’il faut bien s’imposer (voir : Revisitez vos classiques), prenez les chemins de traverse qui des forêts du Morvan à la vallée du Cousin en passant par l’Auxois et la Puisaye vous donneront envie de mordre la Bourgogne à pleines dents. Si vous partez de Dijon, évitez la nationale, et prenez la «route des grands crus» qui sillonne les coteaux, revisitez Beaune, passez Chagny, et filez vers le sud en prenant la route du vin et des châteaux ! Givry, Buxy, Cormatin, Cluny, on vous en parle par ailleurs. Tout invite ici à emprunter les chemins de traverse : à pied ou à vélo, le regard s’attarde là sur une croix ou un lavoir ancien, ici sur une maison paysanne ou un manoir ayant connu des jours meilleurs. Voilà quelques adresses pas tristes pour faire une pause. S’arrêter pour se restaurer face à la Roche de Solutré et la vision des Monts du Maconnais. Vous voilà attablés, loin des foules, au calme d’un bistrot de village, goûtant à ce qui fait tout l’art de vivre de la Bourgogne. Jouez les touristes, vous allez adorer !

La Petite Guinguette à Velars-sur-Ouche

Pour la trouver, traversez Plombières, suivez la D10F, puis, à la Verrerie, avant d’arriver à Velars, descendez en direction du canal. Et suivez les pancartes, c’est un véritable jeu de piste. Nos deux petits Suisses sont encore là, dans leur drôle de baraque au bord du canal, mais il n’y a plus de guinguette, et il n’y aura bientôt plus de Petits Suisses. Profitez de l’été pour aller goûter raclette, fondue, salades montagnardes. Ou leur « fondue guinguette » créée pour unir terroir d’ici et savoir-faire de là-bas : viande de bœuf en lamelles, bouillon, vin rouge et morilles. Ecluse numéro 46, 21370 Velars-sur-Ouche. Tél. : 03-80-76-06-02. Ouvert le week-end.

Écluse de la Charme no 28 

Sur le canal de Bourgogne, à Saint-Victor-sur-Ouche, l’écluse no 28 est un phénomène de société à elle seule. Après avoir fait un bout de route sur le chemin de halage, on débarque dans un autre monde. Autour de tables en plastique, les habitués viennent chaque été grignoter et faire la fête façon guinguette au bord du canal. Dégustation et vente de produits régionaux : pleurotes, terrines, fromages de chèvre... Une glace au miel à la liqueur de cassis avec son pain d’épice, ça vous dit pour terminer ? Chemin de la Charme, 21140 Saint-Victor-sur-Ouche. Tél. : 03-80-49-05-22. fdfr21@wanadoo.fr Tlj en été sf dim soir, lun et le 14 juillet.

Restaurant « l’Eire du Temps »

à la fourchette, à la becquée, aux verres, sans oublier Richard Patouillet et

A se balader dans la vallée de l’Ouche, on se croirait parfois… en Irlande ! Et s’il y a un endroit qui peut vous conforter dans cette idée, c’est bien le restaurant « l’Eire du Temps ». Tellement convivial qu’avec un Irish Coffee on s’évade directement direction Dublin ! A Barbirey/Ouche, juste en face des jardins, laissez-vous donc emporter par cette ambiance aux airs de cornemuse ! 1, place de la Mairie 21410 Barbirey-sur-Ouche.

Thomas Hazebrouck, qui ont tiré des portraits pas tristes.

Tél : 03-80-49-24-35. Tlj sf lun, en saison.

Balade gourmande réalisée par Gérard Bouchu, avec la collaboration de Myriam Henry, Emilie Chapulliot, Délia, François Delagoutte, Frédéric Mary,

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En route pour l’Auxois. Près du canal, quelques adresses à la fraîche, pour


Chemins de traverse

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Sur la côte chalonnaise, 3 lieux « show» : à Givry, notre Cadole préférée (à gauche), la Graineterie, chez Dame Christine, à Buxy (salon de thé et chambres d’hôtes) et le bar Au Bon Coin, entre Buxy et Chalon, tenu par un Marseillais fou de Bretagne qui comme tant d’autres s’est arrêté un jour en Bourgogne… et n’est pas reparti !

Dans l’Auxois L’Auxois, faut vite sortir de l’autoroute pour l’aimer, ce drôle de pays. Accepter de se perdre, quitte à à demander sa route, à Clomot, à un maire qui vous invitera à découvrir, si votre tête lui revient, un musée de la moto unique en son genre, avant de vous indiquer l’auberge du village...

« Les Poulettes à Table » de Clomot

De vraies poules, dans l’assiette et en déco, car c’était la profession des hôtes (la déco, pas l’élevage de poules) qui vous accueillent. Vous vous sentirez vite « comme chez vous » chez eux, dans leur maison incroyable, au centre de Clomot, village de l’Auxois perdu entre Pouilly et Arnay-le-Duc. Un vrai restaurant de campagne où l’atmosphère est chaleureuse et l’accueil convivial. On y déjeune et l’on y dîne «comme à la maison» des produits de qualité cuisinés avec générosité par Marianne . Le service est assuré par Patrice, cabotin dans l’âme, qui vous proposera une sélection de vins d’ici et d’ailleurs à des prix très doux. Inspirés, nos deux «chefs» travaillent les «bons» produits du terroir bourguignon, les mâtinant d’influences exotiques : galettes de blés noir façon pays, quart de colombier frit, magret frais déglacé au confit de bière de la brasserie des Trois Fontaines. Le samedi, soirées musicales à thèmes, déjà fort courues... Allez, à table ! Route d’Essey , 21230 Clomot. Tél : 03-80-84-19-52. www.lespoulettes.com

Le Café-Théâtre de Toutry

À Toutry (à peine 500 habitants), deux évènements cet été : la rue principale a été entièrement refaite, le café-théâtre aussi. Une grande fresque donne le ton de cette salle colorée reprise par le fils de la maison. Philippe Dal Dosso a su remplir son carnet d’adresses d’artistes aussi talentueux que sympathiques. Ambiance garantie pour des concerts qui ne vous coûteront que vos consommations. Les soirs de fêtes, on vient de loin, et en famille, respectant la tradition qui veut aussi que toute la tribu Dal’Dosso, parents, enfants et même petits-enfants, se retrouve derrière le bar ou dans la salle. Rue Teureau, 21460 Toutry. Tél : 03-80-96-41-41.

Spiralinthe-Café des Arts à Semur

Un ovni à Semur : tout à la fois galerie d’arts, café, salon de thé, lieu de lectures et de rencontres culturelles. Entre deux jus d’orange maison, une salade et une tartine à l’Epoisse pris sur la terrasse ou dans l’une des deux salles voutées, on jette un œil aux peintures d’artistes contemporains (Jeremy Page jusqu’au 31 août), on visite les expositions temporaires, on écoute les lectures d’auteurs lors de soirées culturelles. Environ

une fois par mois, le vendredi soir à 19h, vous touchez du doigt ce qui se fait de mieux en matière d’art littéraire. 26, place Notre-Dame, 21140 Semur-en-Auxois. Tel. 03 80 97 30-22. galerie.spiralinthe@wanadoo.fr

Café associatif « le là itou »

Les rires résonnent encore sur la colline de Mont-Saint-Jean ! C’est l’Association « La Cordée », qui réveille le village avec ses animations au Café « Le La Itou »… Oui, c’est bien en plein dans l’Auxois que vous pouvez désormais faire du cirque, du théâtre ou encore simplement participer à une exposition-débat! Au « La Itou », on cultive humour, fantaisie et recettes originales ; en témoigne celle de la « Chanvrette », un mélange exclusif et secret. Mais ça, c’est peut-être pour l’inspiration ! 21320 Mont-Saint-Jean. Tél : 03-80-84-38-08 - http://lelaitou.free.fr

La Grange à Flavigny-sur-Ozerain

Authenticité, convivialité et souvenirs d’enfance… Dans ce joli village médiéval, une douzaine d’agricultrices sont là spécialement pour vous faire découvrir les bons produits de la ferme. Pour s’y rendre, ce n’est pas bien compliqué ! Souvenez-vous, c’est à quelques pas de là que Juliette Binoche était venue s’installer, dans le film Le Chocolat ! Avec sa grande porte en bois qui mène en plein sur la place du village et ses bonnes odeurs de confiture maison… on ne peut pas la louper ! Ne manquez pas non plus les 4 heures si vous êtes gourmands. Place de l’Eglise 21150 Flavigny-sur-Ozerain. Tél : 03-80-35-81-78

Dans le Chatillonnais Si vous êtes tombés amoureux de la Dame de Vix tout petit et attendez avec impatience de découvrir le nouveau lieu d’exhibition de votre Vase préféré (inauguration en octobre, vous avez le temps), faites un détour par le Chatillonnais, avant de retrouver votre Yonne préférée…

Cabaret la Calèche

La Chaume ? Vous connaissez ? Un village paumé, suivez les bus, les voitures si vous pensez être perdu. Rien à voir avec Michou, même si les deux principaux créateurs viennent de là-bas. Rien de parisien, que du chaleureux. Grandes tablées, rires assurés. Du vrai, du velu, dans la salle du moins. Une revue transformiste haute en couleurs, toute en paillettes, plumes et strass, alliant rires et émotion. Un repas-spectacle pour tous les publics avec réservations obligatoires. En soirée, vendredi et samedi : 20h. En matinée dimanche : 12 h. 1, rue du Faubourg Saint-Nicolas, 21520 La Chaume. Tél. : 03-80-93-55-66. cabaretlacaleche@orange.fr

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Chemins de traverse

Entre Saône-et-Loire, Yonne et Côte d’Or, des adresses cachées comme on les aime : le Café des Tilleuls à Autun, « Il était une fois… un jardin » au pied du château de Saint-Fargeau, et nos Poulettes préférées à Clomot, près de Pouilly-en-Auxoisbla

Bistrot du Potier

A Châtillon-sur-Seine, dans le centre-ville, un café… et des poteries ! On s’arrête boire un verre, on observe les créations des « potiers-cafetiers »… Et si on a pensé à prévenir de son arrivée, on peut même apprendre à modeler ! Les moins doués (on n’est pas toujours bon partout) pourront toujours acquérir une œuvre toute faite ! Prévoyez un peu de temps, on finit souvent par y passer la journée. Place de la Ville du Puy, 21400 Chatillon/Seine. Tél : 03-80-91-43-62. www.lebistrotdupotier.com

En Puisaye C’est la partie de l’Yonne que l’on redécouvre aujourd’hui, avec ses villages préservés, ses musées loufoques et attachants (Arts popu à Laduz, Fabuloserie à Dicy), ses châteaux en fête (Saint-Fargeau) ou en construction (Guedelon superstar) dont on vous parle dans nos autres pages…

 Il était une fois... un jardin à Saint-Fargeau Une maison, un jardin, une hôtesse, aussi… Et quelle hôtesse. Car cette belle maison du XVIIIe siècle, nichée dans la verdure, à deux pas du château, appartient à une femme hors du commun. Vous la verrez peut-être à la télé le soir de l’arrivée du tour de France à Saint-Fargeau car elle compte bien accueillir les coureurs avec du champagne, montée sur ses rollers ! Dany a de la personnalité, ses chambres aussi, riches de ses fantasmes et de ses souvenirs. Craquerez-vous pour la japonaise ou la coloniale, ou encore pour la tour, avec vue sur la rivière ? À moins que vous ne préfériez l’atelier d’artiste, côté jardin. Si vous êtes un homme, célibataire, encore vigoureux, proche de la cinquantaine, par contre, gare à vous ! 2, rue Raymond-Vernay, 89170 Saint-Fargeau. Tél. : 03-86-74-03-73. http://iletaitunefoisjardin.free.fr

L’Auberge du Lac du Bourdon

A quelques kilomètres de Saint-Fargeau, en direction du parc de Boutissaint. Il est bien agréable de s’installer l’été à la terrasse de cette guinguette des temps modernes pour boire un verre ou grignoter à midi. Le must : la vue sur le lac, grand réservoir artificiel (250 ha) aménagé pour alimenter en eau le canal de Briare. Plage de sable et baignade (surveillée en juil-août), voile et planche à voile. Idéal les jours de grande chaleur. Lac du Bourdon, à 3 km au sud-est par la D 185. Tél. : 03-86-74-0323. Tlj en été. Tlj en été. Menu 19,50€

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Aux portes du Morvan Retour via Clamecy et Vézelay pour ceux et celles qui voudraient rejoindre Dijon en traversant Avallon et Saulieu. Musée du costume des dames Carton, chemins et gens du Morvan pas tristes au programme…

Dame Jeanne

De Vézelay à Avallon, par la vallée du Cousin, quel charme ! Bon, d’accord, Avallon, faut y aller quand il fait beau. Visiter, dans l’hôtel de Condé, le musée du Costume, qu’on adore. Et faire une pause saléesucrée dans l’une des grandes maisons de la rue principale, qui abrite un amour de salon de thé. Au fond du couloir d’entrée, une salle à l’atmosphère chaleureuse, avec poutres apparentes et petites tables pour faire la dînette. Grande terrasse intérieure, aux beaux jours, entourée de hauts murs couverts de glycines. Serveuses couleurs locales. 59, GrandeRue, 89200 Avallon. Tél. : 03-86-34-58-71.

L’Auberge de la Feuillouse à Rouvray

Rouvray et son étonnante Auberge de la Feuillouse ! Ne vous fiez pas à la lanterne rouge, c’est un endroit où l’on vient seulement pour dîner à la bonne franquette, chez le fils de la Ginette, la reine de la tourte bourguignonne, qui accueillait Loiseau et ses copains quand elle tenait sa ferme-auberge. Son fils a hérité de son caractère et surtout de son don pour la cuisine. Olivier réinvente le terroir, lui donne d’autres couleurs, d’autres saveurs, généreux avec les truffes en saison, adorant travailler les fruits et légumes, et s’amusant à créer de vrais bons vinaigres de fruits. Bon petit choix de vins de Bourgogne. Service détendu (on peut le dire). Grande terrasse abritée, tables dans le jardin et piscine pour l’été. Pour un séjour à la bonne franquette, chambres très clean, avec vue reposante sur les prés environnants. Seules les deux ânesses peuvent venir taper à la fenêtre. Route de Paris, 21530 Rouvray. Tél : 03-80-64-7456. www.auberge-la-feuillouse.com

Le Café parisien… à Saulieu

Jean-Marc Tingaud, enfant du pays et photographe de renom à Paris, a choisi de sauver ce vieux café de Saulieu datant de 1832. Sous les glaces qui couvrent les murs, travailleurs du coin, mamies en goguette, touristes égarés se donnent rendez-vous autour des grandes tables pour le café du matin, l’apéritif ou la pause déjeuner. Du simple, du pas compliqué. Dans les étages, expo-photos et musée-brocante plein d’atmosphère. Calendrier des prochains concerts sur : http://cafeparisien. over-blog.com. 4, rue du Marché, Saulieu. Tél. : 03-80-64-26-56.


Chemins de traverse

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Des lieux sauvés de l’oubli, qu’on aime retrouver pour se rassurer : une fausse guinguette aux allures de chalet suisse, à Velars-sur-Ouche, un Café Parisien, à Saulieu, où l’on rencontre des habituées adorables, comme Marie-Madeleine Leroy, qu’on salue !

Quarré de chocolat

À Quarré-les-Tombes (18 km d’Avallon), on y va pour quoi ? Pour les tombes ? Pour la maison Vauban ? Meuh non, pour son chocolatier, pour ses chocolats, bien sûr, et pour ses gaufres du dimanche… au chocolat. 80 litres de pâte, 7 gaufriers qui tournent à plein régime qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige. Monsieur à la cuisson, Madame à la garniture et l’encaissement. L’ancien propriétaire (cette boulangerie a traversé les deux guerres) avait commencé les gaufres en mars 1975, pour faire vivre la place. Les Marchand continuent ce qui est devenu une véritable tradition locale : deux confitures, le chocolat et le sucre glace (1,30 à 1,80 €) : « c’est la gaufre obligée du parisien, qui prend un dernier souffle avant de prendre le péage de l’A6 à Avallon » ! C’est une gaufre d’amour, n’ayons pas peur des mots, qui fait se croiser les gens, le temps de quelques bouchées sur la place du village. 24, place de l’Église. Tél : 03-86-32-22-21.

Dans le Haut-Morvan Bibracte, la visite du musée, les balades autour des lacs, les randos en forêt, ça donne faim. Avant que tout soit racheté par nos amis hollandais, pensez-à réserver chez quelques Gaulois pas tristes.

Le Chaudron de Bibracte

On ne connaît rien de mieux pour prolonger le midi, à Bibracte, votre découverte archéologique jusque dans l’écuelle. Pas de sanglier au menu : nos ancêtres ne couraient pas après ces grosses bêtes mais élevaient déjà des cochons ! Les repas sont pris sur des sortes d’établis assez bas, sans couverts (mais avec une écuelle en bois), la « vaisselle » étant fabriquée sur des modèles d’époque. Pour la soif, des cervoises blondes, brunes ou rousses. Pour les réfractaires aux gauloiseries, également un café touristique dans le musée. Bibracte, 71990 Saint Légér sous Beuvray. Tél. : 03-85-86-52-35. www.bibracte.fr.

Hôtel de la Poste, Chez Cécile

« Antoine, on l’aura quand, l’internet, il m’demande, le gamin ? » Bon, en attendant, allez-y, c’est toujours ouvert, sauf le mercredi après-midi. Un passage chez la « Pépète Cécile » est incontournable pour tout visiteur en goguette dans le Morvan (on est à 10 km de Bibracte.). Ici, c’est la patronne qui décide de ce que l’on mange, qui vous « engueule » si vous arrivez en retard, qui vous embrasse et vous adopte si votre tête

lui revient. Et surtout, elle vous mitonne de ces repas copieux ! Trop, même : vous criez grâce devant la jatte de fromage blanc et l’écuelle de crème fraîche. Tâchez quand même de garder une place pour le plateau des desserts. La Grande-Verrière (71990).Tél. : 03-85-82-52-41.

Café des Tilleuls à Autun : le resto « live »

« A Autun on y fait point de bons vins, mais on y fait de bons hommes » peut on lire dans la salle capitulaire de la Cathédrale Saint Lazare. Nous les avons retrouvés au Café des Tilleuls. Dans ce petit bar-restaurant à l’ambiance survoltée, papys, jeunes, hommes d’affaires et touristes de passage cohabitent joyeusement, accoudés au comptoir devant un demi ou assis devant leur bruschetta « Tilleul » (au reblochon, pomme de terre, lardons). Vous l’aurez compris, ici pas de chichis, la vie se prend du bon côté, les sourires sont donnés sans compter et les bons mots aussi ! Eric Bernard, a réuni en un lieu toutes ses passions : les gens, la bonne humeur et la musique avec des pochettes de 45 tours en guise de déco ! Dès 8h du matin c’est café-croissant à la bonne franquette, le midi cuisine de terroir, les apéros sont mémorables, quant aux soirées…. ambiance garantie avec des groupes qui mettent l’ambiance jusque sur la terrasse (100 places assises !) transformée de manière régulière en piste de danse improvisée. Le Café des Tilleuls, terrasse de l’Europe, 6 rue du General Demetz, 71400 Autun. Tél. : 03-85-52-51-44. cafedestilleuls@neuf.fr

En Bourgogne du Sud Quitter le Charollais par un clair matin d’été pour filer par les petites routes de campagne en direction (approximative) de Cormatin afin d’être dans les premiers à visiter le château et son jardin, ou vers Cluny, c’est que du bonheur.

Château de Vaulx

Vaulx… le détour ! Deux couples passionnés de déco ont choisi de faire leur demeure de ce drôle de château, tout en accueillant des hôtes dans une aile qui ne manque pas d’allure. Un laisser-aller sympathique, un charme certain, de l’espace, du confort, de l’humour. On est loin de tout, mais la table d’hôte, proposée par Marty, un cousin éloigné de Dave, est un joli moment à vivre. Et à partager. Leur boutique, tout comme la brocante aménagée dans la grange, va faire des heureux. Panorama rassérénant sur la verte campagne. Concert cuivres début septembre pour une rentrée en fanfare. 71800 Saint-Julien-de-Civry. Tél. 03-85-70-64-03. www.chateaudevaulx.com

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Chemins de traverse

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Entre Auxois et Morvan, chez les Largy, à Rouvray : mère et fils sont plus têtus que leurs anesses, mais on les aime comme ça (à gauche). Bibracte, évidemment, c’est autre chose. Le château de Vaulx (à droite), à l’autre bout de la Bourgogne, côté Beaujolais, aussi, mais c’est sa diversité qui fait la richesse de ce pays !

Chambres d’hôtes du Clos de l’Argolay

Ne vous fiez pas aux apparences. Cette belle maison du XVIII siècle, au bord d’un canal aux berges fleuries, à Charolles, cache bien son jeu. Deux suites et un duplex de charme aux chaudes couleurs, aux boiseries patinées, mêlant meubles anciens et contemporains, ouvrent sur un jardin clos. Un ilot de calme et de paix, où l’on peut lire, rêver, boire un verre de vin tout en dégustant une assiette de fromages du pays, car Jean-Luc Pertile et Pascal Cottin continuent leur métier d’éleveurs-fabricants de fromages de chèvre… à quelques kilomètres de là, rassurez-vous (visite possible de l’exploitation). Ils connaissent plein de petites adresses sympas aux alentours, mais ne les donnent que si on leur demande : comme ils sont timides, ces grands gamins, c’est à vous de les apprivoiser. 21, quai de la Poterne. Tél : 03-85-24-10-23 ou 06-75-25ème

03-47 www.closdelargolay.fr

Auberge des 2 Roches

On ne peut rêver mieux, pour la vue. Pour la table aussi, c’est pas mal. Entre Solutré et Vergisson, il n’y a que les célèbres roches et la vigne pour attirer le regard, et c’est déjà pas mal. Un jeune couple, passé chez de grands chefs, a repris cette auberge perchée où il fait bon se poser. Côté bistrot, le plat du jour est servi sur les tables en bois. Le menu du marché est proposé, l’été, en terrasse, sur la place. Du bon, du sain, de l’original. Il n’y a que les habitués qui tournent le dos aux célèbres roches, préférant ce qu’il y a dans l’assiette, dans la salle du gastro. 71960 Vergisson. Tél : 03-85-35-86-50. aubergedes2roches@orange.fr Tlj sf mer.

Chambres d’hôtes Le Clos de l’Abbaye

Pas très loin de la Maison du Rire, à Cluny, une maison pleine d’humour. Quatre chambres dont une suite, qui donnent envie de se poser, en plein cœur de ville. Bel accueil de Claire et Pascal Bouvrot-Lardy, qui ont une façon bien à eux de voir la vie et donc de recevoir. Déco zen, où les boiseries anciennes et le béton ciré font bon ménage. Des espaces drôles, sympas à vivre, à deux pas du Cluny sérieux, ça fait du bien dans la tête. Grand jardin, grande maison, grand confort, même si tout cela fait plutôt bohême au départ. 6, place du Marché, 71250 Cluny. Tél : 03-85-59-22-06. Port 06-25-45-30-95.

Aux berges de la Grosne

Une auberge où les chatelains de Cormatin vont déjeuner de temps à autres le midi, où les habitués se mêlent aux touristes de tous âges : à l’entrée du village, en face du curieux musée du Poilu, et à cinq minutes

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du château, une drôle d’adresse, en fait. Idéale à l’heure du déjeuner, avec sa formule tout compris : plat du jour, fromage ou dessert, verre de vin et café. Le soir, à la carte, on tombe dans la littérature, avec des plats plus alambiqués. Pas mal de mijotées, qui ne manquent pas de saveur, ni d’humour d’ailleurs (un Sarkozy, ici, c’est de la tête de veau, par exemple). Bonne ambiance. Le Bois Dernier, 71460 Ameugny. Tél : 03-85-50-17-68. bergesdelagrosne@wanadoo.fr Tlj sf dim soir et lun.

Sur la Côte Chalonnaise 

La Cadole

Un petit bout de terrasse, qui s’étend sur la rue principale de Givry, les vendredi et samedi soir, en été. A l’intérieur, on parle toutes les langues, on rit, on boit, on mange. Réservez si vous voulez une table près du piano (un vrai !), sinon, vous irez à la cave. « On cause et on grignote » tartines à partir de 6,50€, pied de porc grillé, Epoisses fondu, chèvre fermier parfumé, camembert aux Herbes... L’Aperbuffet permet de goûter, dans une même assiette, escargots, foie gras poêlé, jambon de pays. Marie-Christel Ducrot propose une sélection de vins des côtes bourguignonnes, dont certains « au féminin ». Pendant le festival des Musicaves (fin juin), formules express et moins express de façon à contenter festivaliers pressés et autres... 24, rue de la République, 71640 Givry. Tél : 03-85-44-43-24. Tlj sf mar-mer.

Chambres et table d’hôtes… et salon de thé - brocante de la Graineterie 

Vue de l’extérieur, la maison en impose mais cache bien son jeu. On entre par la porte de la brocante-salon de thé, on farfouille, jusqu’à ce que Christine Sarrazin apparaisse, tout sourire, et vous guide vers son coin salon, grand ouvert sur un jardin resté dans un état de semi-liberté savamment entretenu. Des banquettes, des fauteuils, des lumières douces. La clientèle est éclectique : des habituées de la broc, des étrangers de passage, ravis (« so french ! »), des déménageurs aux gros bras, aussi, car Christine fait les vide-greniers. Au dessus, trois chambres, aménagées avec humour et beaucoup de goût. Un décor tout en douceur, chargé d’histoire. Au point d’avoir inspiré Henning Mortensen, un auteur danois qui a situé là l’action de son dernier roman. Un polar ? On espère. Attendons la traduction…La Graineterie : 75-77, Grande-rue, 71390 Buxy. Tél : 03-85-92-08-42. www.lagraineterie.fr


Des chambres d’hôtes cachées comme on les aime : le Clos de l’Argolay, à Charolles (à gauche) tout comme le Clos de l’Abbaye, à Cluny (à droite) cultivent leur folie douce à deux pas d’un monument historique qui n’a pas d’autre choix que de se prendre au sérieux

Café Le Papillon

Drôle de Papillon ! Entre Germagny et Saint-Gengoux, en face d’une superbe église romane, un autre lieu improbable. C’est une jolie maison à galerie - le Clunisois est tout proche - dans un un petit coin de paradis, niché au cœur du pittoresque village de Bissy-sur-Fley entre le Château Pontus de Thyard et la très belle église romane. Le jovial Wolfgang, teuton d’origine mais français d’adoption vous accueille, chopes à la main, pour vous servir, dans un éclat de rire, 111 des meilleurs bières européennes (dont une, exceptionnelle, titrant 12°, dont il est le distributeur exclusif pour la France.) Pas sectaire, le gaillard propose également une sélection des meilleurs vins et alcools du terroir avoisinant et pas moins de 30 thés et infusions à consommer sans modération... 71460 Bissy-sur-Fley. Tél : 03-85-49-21-91. www.papyllon.com

Bar au Bon Coin

De coin, il n’y a point, car ce bar est situé sur la longue ligne droite entre Chalon et Buxy. C’est le rendez-vous obligé d’une clientèle d’habitués, de fêtards ou de motards en goguette, venus «user du pneu» sur les jolies routes environnantes. Convivial et authentique ce bistrot est tenu par Christian, un Marseillais «avé l’assent» tombé amoureux… de la Bretagne. Il s’est arrêté en chemin et n’a plus bougé de Buxy. Sa déco, ses bières rares et variées tout comme son coca, sont avant tout bretons mais aussi corses ou locales. Terrasse intérieure, où il s’en passe de belles, certains soirs, à la fraîche. 71390 Granges-Les Ponts. Tél : 03-85-47-96-75. Ouv mar-sam.

rapport qualité prix, comme on en trouve encore en Bresse, ce coin de bourgogne qui sait préserver les traditions, les moins tristes du moins. Le bourg, 71500 Vincelles (entre Louhans et Saint-Usuge). Tél : 03-85-75-15-66.

Grill-cave à vin Da Luigi

Un lieu secret, un peu fou, où l’on dîne divinement bien, et où l’on garde le sourire, jusqu’à l’addition (j’ai vérifié, car c’est l’ami Béru qui a payé), à deux pas du marché, en plus. Luigi est un ancien architecte suisse reconverti… Avec sa femme, Loulou, artiste jusqu’au bout des doigts, ils ont transformé cet ancien entrepot à vins pour un faire un lieu actuel, coloré, chaleureux. De bons produits, une cuisine du marché fraîche et colorée, précise et relevée, réalisée par Luigi lui-même, un patron horsnorme qui a une cave à vins assez étonnante, pour qui aime voyager autour de son verre. Quant à la patronne, Loulou, elle est aux petits soins.

Difficile de trouver mieux, surtout quand il y a de bonnes pates

aux truffes ou des saint-jacques fraiches. Une des plus belles terrasses de Louhans, qui plus est. 10 place du Château, 71500 Louhans. Tél : 03-85-75-57-10. Fermé mar et mer.

Chambres d’hôtes La Ferme des Fourneaux

Une jolie ferme bressane, en briques et colombages, rénovée avec beaucoup d’amour et où l’accueil ne manque pas d’humour. Fabienne et Christian Thébert, on les adore ! Ce couple hors norme semble sorti tout droit et sans complexe d’un

En Bresse Avant de finir en beauté ce tour de Bourgogne insolite, arrêt à Louhans, un lundi de préférence, jour où se déroule le pittoresque marché à la volaille de Bresse. Visitez la ville, et régalez-vous avec nos adresses, parmi les plus chaleureuses de cette Bourgogne du sud à qui l’été donne une vie qu’on adore. Vraiment.

Chez la Renée

Cette adresse-là, sans les Thébert, on ne l’aurait jamais imaginée. C’est là que vont les hôtes de la Ferme des Fourneaux, pour rester dans l’ambiance et se restaurer après l’apéro. Ici, qu’il pleuve, qu’il mouille ou que le soleil tape (ça arrive, si, si !), c’est la fête à la grenouille tous les jours. Il y en a dans les vitrines, dans les assiettes. Ambiance familiale, avec un vrai bon

bouquin de San Antonio. Maraîchère, Fabienne sera peut-être sur les marchés quand vous arriverez, mais son mari, Christian, vous accueillera, au milieu des plaques et des cafetières émaillées, des vieilles machines à sous et des fourneaux qui ont donné leur nom à cette drôle de maison. Quant aux chambres, divine surprise, elles sont toutes différentes, climatisées, joliment décorées et aménagées, et d’un confort incroyable. Le petit déjeuner est un grand moment, lui aussi (un vrai buffet de fromages, confitures multiples, etc.) et on ne parle pas de l’heure sacrosainte de l’apéro. Et puis il y a la terrasse, la piscine, cachée, superbe, le parc pour la détente... Parking fermé, pour les inquiets (mais il y a pas de quoi) Les Chizes, 71500 Saint-Usuge. À 6 km de Louhans, par la D 13, direction Saint-Germain-du-Bois. Tél : 03-85-72-18-12. www.fermedesfourneaux.com

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Révisez vos classiques

06 Partez sur les petites routes du Clunysois, à bicyclette, aux côtés de Marc-Simonet-Lenglart, l’ »homme des châteaux » qui n’a jamais réussi, en trente ans, à jouer vraiment les chatelains.

DEVOIRS DE VACANCES : REVISEZ VOS CLASSIQUES !

Allez, c’est pas le tout de rigoler, l’heure est aux devoirs de vacances. On va voir si vous connaissez vos classiques... Cormatin fête cette année ses 30 ans. Pour les trois amis qui ont eu le courage de ressusciter le château et ses jardins, ce sont trente ans de travaux forcés. Une expression qui aurait plu à Hergé, le père de Tintin. Un musée à côté de Bruxelles cet été pour le héros dont on fête le 80ème anniversaire. Et une retraite bien méritée, et oui, c’est un scoop, du côté de Chenove, aux portes de Dijon, s’il faut en croire son dernier album. GB

Du château de Cormatin au château de Moulinsart, de Mitterrand à Tintin Le bel été de Cormatin Quelque 60 000 visiteurs font chaque été, en Bourgogne du Sud, le détour par Cormatin pour admirer le château de ce petit village à quelques kilomètres de Cluny. Un château dont on fêtera bientôt l’anniversaire. Celui de sa résurrection, puisque c’est en 1980 que ses nouveaux propriétaires ont entrepris, sans argent et sans véritable soutien, de lui rendre son panache. Les trois amateurs passionnés qui se lancent dans sa restauration ne sont ni des nobles, ni les héritiers du dernier chatelain. Anne-Marie Joly, Pierre Almendros et Marc Simonet-Lenglart sont sans fortune particulière, mais pas sans relation ni antécédents : ils sont archiviste, historien et historien d’art. Quand François Mitterrand demandera à Marc SimonetLanglart, au cours d’une de ses visites : « Et vous, commencez-vous à faire le chatelain ? » … Il aura du mal à imaginer, derrière le sourire de son interlocuteur, l’homme levé aux aurores pour « passer la serpillère,

comme tous les matins ! » Aujourd’hui, c’est toujours à vélo que Marc va visiter ses voisins, n’ayant jamais jugé utile de passer son permis de conduire. La visite « au château » permet de remonter aisément le temps, des cuisines aux appartements en passant par le célèbre cabinet de curiosités. Un thé dans les anciennes écuries, une balade dans le potager, ou dans les allées ombragées, sur les pas de Mitterrand et de Lamartine (non, ils ne se sont pas rencontrés, quoique… ici, tout est possible !). Il y a même un festival de théâtre, pour les beaux soirs d’été… Marc Simonet-Lenglart n’a jamais lu Tintin. Mais il y a du Moulinsart dans Cormatin, dans ce château devenu plus qu’une machine à voyager dans le temps. Et notre chatelain, avant d’aller arroser, de conclure : « Le château a perdu son rôle politique et social mais pas l’idée de bonheur restée accolée à son image, heureusement ! » GB Rens :  03-85-50-16-55. Ouv tlj 10h-12h, 14h-18h30 et sans interruption de mi-juil à mi-août.

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Révisez vos classiques

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Tintin chez nous : on croit rêver ! Bienvenue dans le parc du château de Moulinsart, pardon du chaitîa de Bodes-Gaudéüt ! Miye miyons de crés loups-vairous, c’est l’événement : après trois mois d’exclusivité bourguignonne, l’Europe, dans l’attente de l’ouverture du musée Tintin en Belgique, va découvrir une aventure de Tintin inédite : « Lés Ancorpions de lai Castafiore ». Inédite en bourguignon, bien sûr, puisqu’il s’agit d’un album que les jeunes de 7 à 77 ans connaissent bien, la traduction en « patois du Dijonnais » des célèbres Bijoux de la Castafiore. Un travail de titan réalisé par un de nos doyens les plus verts : le Professeur Taverdet, de l’Université de Bourgogne. On lui doit l’installation de Moulinsart à Chenôve près de Dijon. « La honte », avais-je écrit sur le coup de la colère, après avoir découvert cet album car j’avais cru, à tort, qu’il participait de l’exploitation actuelle du filon Tintin par des filous pas si fêlés que ça. Heureusement, la Confrérie des Pinces d’Or, regroupant les amis bourguignons de Tintin, a eu la bonne idée de m’envoyer un email plein d’humour, me reprochant mon jugement à l’emportepièce. Moralité de cette histoire (car il y a toujours une morale chez Tintin) ? Ç’ât i malantandu… comme aurait dit Tournesol. Mais pas un dialogue de sourds pour autant. Lés aivantieures de Tintin sont les 84ème à être éditées dans une langue autre que le français académique. Dans quel but ? « Les bénévoles qui ont entrepris cette aivantieure, amis de Tintin mais pas nécessairement nostalgiques, pensent que le patrimoine linguistique de leur région, la Bourgogne, mérite d’être un peu mieux connu. Les locuteurs patoisants disparaissent ? Raison de plus pour donner à lire du bourguignon dont beaucoup de nos contemporains, à Dijon et alentour, ignorent même qu’il fut parlé et écrit, par de bons auteurs comme, par exemple, La Monnoye. » Un album à lire, donc, à haute voix, un vâre de reûsai de Massenay à la main et le sourire aux lèvres. Pour faire entendre de nouveau la langue « des gens qui, il n’y a pas si longtemps, habitaient là où ils vivent ». GB

L’association La Confrérie aux Pinces d’Or, 18 rue de la Côte d’Or, se fera un plaisir de vous fournir pour 11,50 € un album «collector» des Avantieures de Tintin.» lesancorpions@orange.fr

Du Haut Morvan aux portes de l’Yonne : la Bourgogne se met au vert Nos ancêtres les Gaulois : Bibracte à voir et à manger ! Cet été on oublie tout : ses bonnes manières, son régime hypocalorique, les lieux hyper fréquentés et en échange, on part dans le Morvan pour rendre visite à nos cousins, les Gaulois. Parce que c’est bon pour notre culture, pour le moral et que finalement, ils le valent bien nos ancêtres les Eduens ! Ici, c’est l’un des plus vastes oppidums gaulois (200 hectares) qui reprend vie. Les plus courageux poussent la grimpette jusqu’au sommet du Mont Beuvray avant de visiter le musée. Allez, maintenant que l’on sait où et comment vivaient nos ancêtres, découvrons ce qu’ils mangeaient. Pour cela, on se jette dans le Chaudron, comme Obélix. Ce restaurant du centre muséographique veut nous initier à « la cuisine originelle » ? Soit, relevons le défi ! Rouleau de chou aux lentilles sur galette de pois cassés, caille à la cervoise sur nid de chénopodes et navets… Sans moutarde ni ketchup « made in Burgundy » ! Et encore moins de couverts ; tout juste une cuillère et… vos dix doigts. Sûr que les enfants vont être contents. Et pour couronner la journée, visite à la belle étoile. Entre chien et loup, au gré de sentiers inconnus, un Mont Beuvray magique s’offre à nous. Au rythme des lectures de textes opérées par un guide, nos pas nous mènent dans l’inconnu alors que Bibracte s’endort tout doucement. MH Musée de Bibracte : 71990 Saint Léger sous Beuvray. Tél. : 03-85-86-52-35. www.bibracte.fr. Tlj 10h-19h. Lectures nocturnes le mardi à partir de 21 h. Le Morvan et ses mystères : combien de Gaulois peuvent bien reposer sous cet arbre resté, ma foi, fort vert ?


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Révisez vos classiques Fous de château : Guedelon, les revoilà ! Pour Michel Guyot, le rêve de château ne s’est pas brisé avec la fin de l’enfance. Passionné de vieilles pierres, sauveteur de forteresses oubliées, il veut comprendre comment les bâtisseurs médiévaux ont œuvré. La solution est évidente : recréer un chantier de construction tel qu’au XIIIe siècle. Incrédulité, scepticisme, la première pierre est posée au printemps 1998. Plus d’une décennie plus tard, ils sont une cinquantaine à remuer ciel et terre pour donner réalité au rêve. Rien de moins que l’un des premiers employeurs de Puisaye. Dans la clairière, à une portée de flèches du château en construction, les charpentiers préparent les pièces de bois constitutives des échafaudages tandis que chapiteaux et éléments de voûte prennent forme dans la loge des tailleurs de pierre. Car Guédelon n’est pas un parc d’attraction, une mise en scène programmée mais bien un véritable chantier où les gestes de l’époque médiévale, la pierre et le bois, ont trouvé une tribune inespérée. On y vient pour se plonger dans nos racines, pour se réapproprier des méthodes de construction intemporelles, pour suivre un chantier vivant qui devrait s’achever dans une quinzaine d’années. Les plus jeunes découvrent des métiers ici sortis des oubliettes de l’Histoire tandis que les grands enfants découvrent un Moyen Age dépoussiéré de ses clichés romantiques. Même les universitaires ont trouvé en Guédelon un terrain de jeu pour y confronter leurs théories à la réalité. Si Guédelon devait servir à une chose, ce serait bien à celle-ci : rendre le Moyen-Age concret, perceptible dans sa dimension matérielle de tous les jours. Frédéric Sartiaux

Florian Renucci, le maître d’œuvre du château de Guedelon : le seul homme capable de lire dans la pierre les étapes d’un chantier qui n’est pas encore prêt de s’achever !

Guédelon : D 955. 03-86-45-66-66. www.guedelon.fr Juil-août : tlj 10h-19h

Les demoiselles d’Avallon font un Carton ! Dans les années 70, ce bel hôtel particulier du centre d’Avallon a failli devenir un parking, lit de la voiture reine, à l’époque du règne d’un Pompidou qui ne refusait rien aux engloutisseuses de pétrole. Mais la combustion a pris ailleurs. Depuis près de 20 ans, l’ancienne institution de Saint Joseph a laissé place à un musée incroyable, un peu fou. Douze salles, comme autant de tableaux, pour remonter le temps jusqu’au 18ème siècle. Des salles enrichies au fil des ans par la passion des tableaux, objets, tapisseries et dentelles que les sœurs Carton se plaisent à partager et surtout à raconter à tous ceux qui tendent l’oreille. Cette année, le thème choisi, c’est le mariage. Aux demoiselles d’Avallon qui s’amusent à dire qu’elles « préfèrent manger des nouilles pour pouvoir acheter une robe », nous devons bien une visite. Visite assurée par Agnès Carton, en l’absence de sa soeur Sylvie, professeur, ou par leur mère quand ces demoiselles sont en expédition dans la cité. Ces trois passionnées vous attendent tout l’été, au 6 rue Belgrand. Ne les cherchez pas sur Internet, elles en sont encore aux joies du Minitel. François Delagoutte Centre d’exposition du Costume : 6, rue Belgrand, 89200 Avallon. Tél : 03-86-34-19-95.

« En Bourgogne » ... le mag ! La Bourgogne, ça ne s’invente pas… ça se réinvente ! Depuis octobre dernier, En Bourgogne a relevé le défi, sans préjugés. Artisans inspirés, artistes délurés, producteurs passionnés… la rédaction d’En Bourgogne (un rendez-vous tous les deux mois en 96 pages avec photos à l’appui), se fait fort de révéler certes une région mais surtout ceux qui au quotidien font son identité. Le dernier numéro vient de sortir, c’est bien pratique, ça nous évite de parler de plein de sujets que nous n’aurions pas eu l’idée ni la place de traiter ici !!! Agnès Carton n’aime pas qu’on la prenne en photo dans son incroyable musée du Costume, à Avallon. Elle se cache, cherchez la bien…

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Révisez vos classiques

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Laduz for ever ! Un de nos coups de cœur, fruit de quarante années de passion et de recherche obstinée pour finalement rassembler 100.000 objets, outils et oeuvres répartis dans quatre bâtiments et 20 salles ! Jacqueline Humbert, qui a pris la succession de son mari, nous fait à son tour revivre le passé, avec tendresse. Ce passionnant musée se veut juste un endroit où est conservée vivante la mémoire d’une civilisation rurale vieille de plusieurs millénaires mais disloquée en quelques décennies par l’industrialisation. Au départ, cette formidable accumulation d’outils et d’œuvres d’art donne le tournis : sabots de mariage, poterie de Puisaye, vannerie, lanternes de procession... Et puis on se laisse gagner par le calme du lieu, par sa poésie. On découvre le monde des galochiers, des bourreliers, on se pose dans le délicieux jardin avec un verre de cidre fermier, puis on explore à nouveau ce musée : œuvres proches de l’art brut, aubes de premiers communiants, chevaux de bois de manège... Et on termine avec la merveilleuse salle des jouets d’autrefois, qui vous fera rêver quelque soit votre âge. 22, rue du Monceau, 89110 Laduz. 03-86-73-70-08. www.art-populaire-laduz.com À 12 km à l’est de La Ferté-Loupière. Tlj 14h30-18h en été.

Notre meilleur remède à une crise d’angoisse : une visite au musée des Arts Populaires de Laduz, et surtout à sa salle rassemblant les jouets d’hier et d’avant hier !

Les squelettes mènent la danse, à La Ferté-Loupière Arrêtez-vous dans ce drôle de petit village autrefois fortifié, dont l’église abrite la plus célèbre fresque murale de la Puisaye, l’une des six danses macabres que l’on connaisse en France : elle court sur 25 m de mur et met en scène 42 personnages. Cette danse macabre du XVe siècle (des squelettes entraînent des hommes dans leur ronde) avait choqué parce qu’elle plaçait tout le monde à égalité face à la mort, ecclésiastiques comme gens du peuple. Le pape l’avait donc fait recouvrir. Résultat : la fresque a traversé les siècles sans trop d’encombre. En sortant, jolie surprise : c’est un village bien vivant qui vous attend, avec deux jardins libres d’accès imaginés et travaillés par les habitants eux mêmes. Et une association dynamique à découvrir dans la boutique-galerie du village. Acanthe, 16 rue Pierre de Courtenay, 89110 La Ferté-Loupière. Tél : 03-86-73-14-24. www.acanthe89.com

Saint-Jean-de-Losne : Yes, you canote A Saint-Jean-de-Losne, premier port de plaisance de France en eau d’intérieur et son parc de bateaux valant musée, le souffle se prend à la Maison des Mariniers où une rare compilation d’objets, de maquettes et d’images retrace le rapport de l’homme au transport fluvial et donne à la sortie une poignante envie de voguer. Il suffit pour cela de rejoindre le club de canoë pour se transformer en écopagayeur, au gré d’un jeu de piste qui s’étire jusqu’à Seurre. Il faut avoir plus de 9 ans, savoir nager et choisir son itinéraire, de 2 heures à 2 jours. Les parcours sont jalonnés de balises GPS à découvrir et

La Ferté-Loupière, ses drôles de squelettes et son village, avec ses jardins ouverts à tous, autour de l’église

l’audio-guide dispense ses commentaires écologiques et historiques. Ainsi, par exemple, on peut rejoindre l’abbaye de Citeaux ou visiter le plus ancien village bourguignon, et pourtant le plus neuf, fait de maisons anciennes démontées, restaurées et remontées sur le site de l’Etang Rouge. En pagayant, la nature se dévoile et l’histoire de Bossuet s’égraine et, déjà, Seurre est en vue. L’histoire d’ici s’approfondit alors à la Maison Bossuet, berceau de la famille, accueillant aujourd’hui le musée de la Saône et des gens de la Saône sur 3 étages. Le premier pour l’histoire géologique et archéologique depuis le retrait des mers il y a 180 millions d’années, le deuxième pour évoquer la batellerie fluviale dans l’atelier d’un charpentier de marine et ses maquettes d’époque, et le troisième pour la genèse de l’industrie historique de Seurre, soit celle de

la prothèse, commençant par les jambes de bois, et celle du façonnage mécanique du grès qui, seul, résistait aux premiers produits chimiques avant les alliages modernes. Deux industries étroitement nées des besoins de l’activité déployée par la Saône qui, courant des Vosges à Lyon, livre le sens de son histoire, au rythme de chacun et de son écopagayage.Jean-François Guenin Contacts : Office du Tourisme de Saint-Jean-de-Losne. Tél : 03-80-29-05-48. www.saintjeandelosne.com Club de Canoë-Kayak . Tél : 03-80-77-92-78 www.canoekayak-bourgogne.fr L’Etang Rouge Tél : 03-80-20-48-54. Et Maison Bossuet, Tél : 03-80-21-09-11. www.tourisme-seurre.com

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Mustard land Spéciale dédicace au Président Obama qui nous a rendu notre fierté ... et notre moutarde of Dijonne

ENVIE DE CÔTE d’or Prenez la route… sainement ! Bon, il y a déjà toutes les petites adresses que vous avez pu retrouver dans les pages « Vous n’iriez pas sans nous ». Mais on vous en rajoute… Des adresses très saines, très nature, on est comme ça ! Et des visites originales de sites que le monde nous envie. À Nuits, une adresse qui sent bon l’arrière-côte, ses fruits rouges, ses fermes…

La Beaune Moutarde du pays En forme, la doyenne des Bourguignons ! Née en 1840, Fallot a dépassé les 179 ans. Aux produits de base dont elle use et abuse pour se faire belle et bonne, elle a ajouté une recette imparable : le broyage à la meule de pierre qui lui procure ce piquant et cette saveur incomparables. La plus-que-centenaire s’offre des liftings réguliers. En 2003, elle a agrandi son espace de production et créé son premier espace muséographique, pour finir par relancer, cette année, la « véritable Moutarde de Bourgogne » produite à 100% sur notre territoire avec vin blanc aligoté et graines cultivées en Bourgogne. Fallot a fait un saut dans le XXIe siècle en lançant son nouveau parcours de visite ultra sensoriel. Ici, acteur plus que spectateur, drapé d’une blouse blanche, vous vous transformez en graine de sénevé secouée et aspergée le long d’un couloir high tech, histoire de bien comprendre ce que subissent ces petites graines de leur récolte jusqu’à leur transformation ! La fin de la mission, si vous l’acceptez, est de muter en moutardier chargé de composer une recette sur écran tactile. Relèverez-vous le défi ? MH

Chez Fruirouge & Compagnie, on fait dans la qualité fermière ! La vraie. Certifiée terroir bourguignon, issue du savoir faire de nos paysans locaux. Une trentaine d’entre eux ont répondu présents à l’invitation d’Isabelle et Sylvain Olivier lorsque ces derniers ont décidé de descendre de leur « montagne » (Concoeur !), pour investir la « ville » (Nuits-Saint-Georges !). Fruits sous forme de confitures, jus, nectars, sirops, liqueurs, au milieu d’autres spécialités fermières : confits, foie gras, escargots, terrines… Baptiste vous accueille, et sa patience, sa bonne humeur sont contagieuses. Les jours de fermeture (dimanche et lundi), il n evous reste plus qu’à grimper jusqu’à la ferme, à Concoeur.MH Fruirouge & Compagnie : 40 grande rue, 21700 Nuits-Saint-Georges. Tél : 03-80-62-36-25. www.fruirouge.fr

Blanc, rond et bon, le bonbon !

La Veuve Ambal. C’est juste à côté de Beaune, à Montagny-lès-Beaune exactement. On a l’impression d’être dans un musée, mais en fait, on est dans une usine. Ou l’inverse. Mais c’est super intéressant. Parce que on voit vraiment l’envers du décor : c’est la que j’ai compris, que le crémant, c’est pas du tout du Champomy arrangé. C’est un vrai beau produit made in Bourgogne. Et puis c’est meilleur. Parce que non seulement, on comprend comment on le fabrique mais en plus, on peut déguster à la fin de la visite. EC

Tout riquiqui, mais maousse en gout, le bonbon bourguignon cache bien son jeu. Derrière sa robe blanche il renferme sa petite graine qui, une fois sur deux, donne naissance à un nouvel « addict » à cette saveur sucrée-anisée, piquante et délicieusement régressive. C’est en 1923 que la famille Troubat reprend la fabrique de Flavigny. Le célèbre anis ne cessera de grossir – pas en taille, puisqu’il ne dépasse pas la grosseur d’un petit pois, mais en notoriété -, de s’acoquiner à de nouvelles saveurs, de faire le beau dans ses fameuses petites boites ovales aux décors changeants, dada des collectionneurs. Et d’innover aussi, puisqu’il se fait bio depuis 2002, et est distribué cette année dans les cafés et restaurants en guise de « petite douceur » avec le café. Profitez-en pour aller faire les « 4 Heures » dans le village (voir : Vous n’iriez pas sans nous » »)MH

Veuve Ambal : Le Pré Neuf, 21200 Montagny-lès-Beaune.

Anis de Flavigny 21150 Flavigny.

Tél. : 03-80-25-90-81. www.veuveambal-oenotourisme.com

Tél. : 03-80-96-20-88. www.anis-flavigny.com

Moutarderie Fallot : 31 rue du Faubourg Breto nnière, 21200 Beaune. Tél. : 03-80-26-21-33. www.fallot.com

Un parcours Ambalant !

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Fruirouge : l’épicerie Fermière


Mustard Land

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D’autres envies de Côte d’Or !?

Cet été, tout est permis… même sans le permis ! Allez, encore un petit effort, avant de laisser reposer la voiture. Vous allez même pouvoir n’utiliser que le bus, ou le vélo, si vous suivez nos conseils avisés (pour ne pas dire : fûtés). Pour ne pas manquer le meilleur de l’été, Côte-d’Or Tourisme met à votre disposition, gratuitement, toute une série d’outils qui vous permettront de jouer les touristes. De quoi terminer en beauté cette balade au cœur de la Bourgogne.

La Boîte à outils Cet été partez en Côte-d’Or avec Transco ! Fini le Transco « boulotdodo ». Le Transco nouveau, sur quelques lignes, vous offre la possibilité de circuler à un prix tout mini : 1,50 €. Une occasion de faire des économies de carburant. www.cotedor.fr Jouez sur France Bleu. Tous les jours, à l’occasion de trois rendezvous matinaux, découvrez la destination de la semaine et tentez de gagner un week-end pour 4 personnes. Les activités et les restaurants sont compris dans le prix, et les trajets sont tous réalisables en Transco… Fréquences : 98.3 FM ou 103.7 FM www.bleubourgogne. com Cartes en main : un éventail d’atouts. La nouvelle version de la carte touristique « La Côte-d’Or, J’adore » tombe pilepoil. Bonus pour les fans du maillot jaune : La carte « en vélo le long du canal de Bourgogne ». N’oubliez pas gourde (on ne cite pas de nom !), casquette et pompe

à vélo… Indications de petits coins sympas pour boire un verre, vous restaurer rapidement ou même passer la nuit. Des sites, pour les surfeurs… Histoire de ne pas naviguer à vue, certains préfèreront sans doute « peaufiner » leur journée depuis la maison. Une envie, une sortie, un besoin, le bon coin… un tour s’impose sur le www.cotedor-tourisme.com L’essentiel « naturellement ». Une bonne adresse pour vous aider à respirer cet été: www.bouger-nature-en-bourgogne.com. Un site internet dédié à la nature, avec en prime des idées d’activités… Le site Tamtam 21. Tapez malin, tapez www.tamtam21.com , le blog de tous les Côte-d’Oriens et des bonnes idées de sorties. Pour la recherche ? On choisit où, quoi et avec qui, et c’est parti ! « La Côte-d’Or, J’Adore » ! 146 pages d’un carnet d’adresses bien rempli à garder précieusement, si vous êtes des amoureux du papier !

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Nuits Peplum Alesia

C’ dans l’art

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Bensmana

Atlas

Le « Street Art » bat la campagne : l’Eté des Arts en Auxois-Morvan !

6ème édition du festival international d’arts visuels du 12 juin au 16 août sur le territoire de l’Auxois-Morvan. Ephémérité et street art (peinture, installation, sculpture, photographie, art performance), un éclectisme joyeux accessible à tous. Un événement plastique et gratuit incontournable : 17 sites et 29 expositions mettant en scène 61 artistes internationaux. A Montbard, « Portraits de mémoire », collés par Frédéric Levy-Hadida. Un travail sur la mémoire du quartier où résidaient au début du siècle les ouvriers des usines : des oeuvres grands formats collées sur les murs des usines, de la gare. Sur les chaussées de Montbard, Semuren-Auxois, Lacanche et Sombernon, du street art avec « Boussoles » et l’artiste Atlas. Avec du gaffeur (scotch blanc), il trace et dissémine des boussoles qui signalent les quatre points cardinaux. Une autre démarche d’affichage peuplera les murs du centre ville d’Avallon dès le 4 juillet. « L’aveuglement », autoportraits de Gil Bensmana volontairement aveuglés d’un bandeau sur les yeux. Cet artiste joue avec les murs et l’architecture du centre ville, sorte de théâtre de l’absurde. Aux Abattoirs (Avallon, toujours) « Formes révélées », peintures de MarieHélène Fabra et Natalie Lamotte. La campagne se fait aussi écrin avec le village de Drée où l’on peut scruter « Regards sur Pieds » sculpture et installation de grands pieds humains par Kasia Olga. Au Château de Chevigny (à 3 km de Semur-en-Auxois), le Crane (Centre de Ressources) présente « Regard sur Paysage » avec des installations in situ de Luciano Di Rosa et d’Emmanuelle Ducrocq. « Arrêt sur par-

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cours » (toujours au château) expose Jean Starck, VLP et SP 38 ; un instantané sur l’art de ces artistes peintres qui ont tous démarré leur cheminement artistique dans les années 80. On peut aussi y découvrir « Axiomes » installations multiformes où chaque artiste met en oeuvre et interroge ses matériaux, ses outils... dans un lieu donné. Les 17 et 18 juillet, performances en « manifest’actions » d’artistes notamment japonais et irlandais. « Dazibaos » à Drée, Montoillot, Sombernon et Verrey-sous-Drée, des oeuvres/affiches en très grands formats collées sur les murs des cités et bourgs, une cartographie singulière et spectaculaire répartie sur le sud-est de l’Auxois. Au festival Nuits Peplum d’Alésia (24 au 26/07) SP 38 squatte pendant 3 jours. Son passe-temps favori : coller des oeuvres originales réalisées sur papier dans les rues. Il utilise 4 couleurs et 4 messages, un bouches à oreilles graphico-poétique. En transit le dimanche des Peplum et à Précy-sous-Thil, Pouilly-enAuxois, Semur-en Auxois, et Arnay-le-Duc : « Paysages Transposés», par Bruno Clognier. La mission : apprendre à regarder les paysages où l’on vit comme sujet de peinture. Le support : un bus, forcément. Barbirey se révèle de longue date en véritable galerie d’intérieur et d’extérieur, le 5 juillet « Ouvrages de dames en galerie des grands hommes », regards fascinés sur la féminité par Anne-Valérie Dupond. S’il y a matière au jeu, « Jeux de matières » est à la Galerie des Bains Douches, à Arnay-le-Duc. Christiane Bruley compose, en musique, ses tableaux colorés et de travers. L’abstrait la relaiera le 15 juillet avec « Géométries variables », de Jocelyne Santos, qui se fait sensitive dans l’exploration des couleurs par les volumes. La création plastique est proche de nous, elle se fabrique à nos côtés : une 6ème édition affichant du street art dans nos bourgades, un autre art de vivre l’été en Côte d’Or… Eth Du 12 juin au 16 août. http://www.etedesarts-auxoismorvan.info


C dans l’art

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Saulieu, c’est le Pompon ! 21 lieux d’exposition accueillent peintures, sculptures, installations et land art dans tout Saulieu, de l’église aux magasins et des services publics aux cours privées. Cette sixième biennale des Rencontres Artistiques biennale, conduite par l’association Arts et Matières, rend hommage à François Pompon pour sa contribution, en tant qu’avant-gardiste de son temps, à l’art contemporain. Spectacles, concerts, conférences et visites viennent compléter ce véritable jubilé de la trentaine d’artistes invités. Si la sculpture, option animalière, donne le La, l’emblématique réside surtout dans le potentiel mobilisateur d’une biennale qui promeut par la même son activité artistique locale et les nombreux ateliers auxquels participer toute l’année. JFG Du 18 au 25 juillet à Saulieu. Tél : 03-80-64-16-43. http://arts.matieres.free.fr

Pommard jusqu’à Dali C’est moustaches au Château de Pommard pour les vingt ans de la disparition de Dali (1904-1989), dont le premier fondu semble être le viticulteur, Maurice Giraud, propriétaire des lieux ainsi que de deux sculptures monumentales. Saint Georges terrassant le dragon et La Licorne se font face dans la cour. Les autres oeuvres, prêtées ou même en dépôt-vente, ont investi ce domaine qui offrait déjà bien mieux qu’à boire et à manger. L’évènement est reconnu Fondation Dali et les critiques d’art semblent conquis par cette exposition relatant tout le parcours de cet artiste touche à tout que reste Salvador Dali. Passé par l’architecture, le cinéma ou la photographie, ce croqueur émotionnel de la vie nous invite en vigne sans modération. L’extase viticole était à repenser, Maurice Giraud l’a fait en Dali d’ivresse autorisée. JFG - Château de Pommard, 21630 Pommard. Tél : 03-80-22-12-59. www.chateaudepommard.com Tlj de 10h à 18h. Entrée 17 € (et oui !) comprenant visite du château et dégustation.

Vézelay, trente ans après : expos en continu Les 30 ans de l’inscription de Vézelay au Patrimoine de l’Humanité de l’Unesco sont l’occasion d’une série d’expositions,: Arnaud Pottier, peintures, jusqu’au 3 juillet, Eliane Bretagne, peinture, jusqu’au 10 juillet, Odile Reiss, peintures, aquarelles et sculptures, jusqu’au 19 juillet, Sylvie Panchout et Jean-Louis Fassi, peintures, jusqu’au 30 juillet, Patricia Juteau, peinture, jusqu’au 7 août… Un duo très attendu à (re)découvrir jusqu’au 23 août : Karine Lemonnier, peintre, et Marie Busson, plasticienne. Et en cloture, un salon d’artistes multidisciplines, du 24 août au 13 septembre. Vézelay compte de nombreuses galeries, artistes et artisans dont le mot d’ordre est l’ouverture pour ce trentième anniversaire, y compris en son hameau de la Goulotte où la fondation Zervos, dédiée à l’art contemporain, offre tous les deux ans une « carte blanche » à un critique d’art, cette année Vincent Gérard, pour être commissaire d’une exposition de son choix : Mark Lyon, photographe, y présente « Le collectionneur », dans cette maison où Eleen Gray et Jean Badovici reçurent Picasso, Eluard ou encore Char mais qu’ils marquèrent surtout de leur patte architecturale, comme dans Vézelay d’autres maisons, qui ajoutèrent à leur renom. JFG - Salle gothique, de 10 h à 19 h. Et Fondation Zervos, Maison de la Goulotte. www.tourisme-yonne.com

CEDRIN

DECO 13, rue du petit citeaux 21000 Dijon 03 80 41 20 59 cedrin-deco@wanadoo.fr Lundi : 14h-19h Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi : 10h-12h - 14h-19h

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agenda

09 PASSONS CET ÉTÉ ENSEMBLE Rassurez-vous, on ne va pas vous proposer un résumé de tout ce qui se passe en Bourgogne, vous n’avez pas mérité ça, si vous avez gardé le sourire en feuilletant les pages précédentes. Les grands festivals, vous les connaissez, vous avez déjà pris vos places. Les autres, c’est le temps qui va décider. Binoche, qui est arrivé en pleurant sur Woodstock (quarante ans déjà), nous livre plus loin ses festivals à ne pas manquer. Et si on restait plutôt à Dijon, dites ? Ne dites pas que vous n’avez plus d’argent, les festivités qu’on vous propose sont souvent gratuites. D’accord, maintenant qu’on vous a promené aux quatre coins de la Bourgogne, on a beau jeu de vous planter là. Justement, puisque vous allez bien finir par rentrer chez vous, jetez un coup d’œil sur le programme. Il est partout, gardez le en poche, on vous donne juste quelques coups de cœur. Vous ne pouvez pas le manquer, il y a une autostoppeuse en couverture, qui n’attend qu’un automobiliste au grand cœur pour l’amener au cœur de la capitale. Puisque vous êtes bien partis pour arpenter les routes de Bourgogne, voilà de quoi vous motiver au retour. Tout dépend si vous êtes ou non accompagné ! Et si vous aimez ou non le violon… Gérard Bouchu

DIJON, ON CONTINUE… L’ Estivade ne fait pas de quartier

Arabesques aux Carrières Bacquin

Jusqu’à fin juin, les groupes folkloriques, les chorales, les fanfares et les orchestres d’harmonie investissent parcs et jardins de Dijon sous la bannière de l’“Estivade”. Les arts plastiques sont à la fête, on peut apporter son pique-nique, évitez les verres en plastique, ça fait désordre. De la musique créole au rock en passant par la nouvelle chanson française, les débuts de soirée devraient vous ouvrir méchamment l’appétit.

Le 30 juin, pour clore l’Estivade, la Luna del Oriente vous propose des danses métissées (hip-hop, flamenco, contemporain et danses du Moyen-Orient) en compagnie de Mathieu Bankari, accompagné de sa contrebasse : un Dijonnais qui évolue dans un style électro– oriental, à découvrir.

Mégaphone à l’Auditorium Concert « Musiques Urbaines » le 27 juin à ne pas manquer. Il a été conçu spécialement par l’ensemble Ictus, que les habitués de l’Opéra nouveau connaissent bien. Du sauvage en première partie, du doux, du relaxant ensuite, à apprécier dans les transats installés au Bar de l’Auditorium. S’ils arrivent à donner un âme à ce lieu, on va les adorer et leur élever une statue !

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Un inédit de Rameau ! Inédit, mon œil, direz-vous ! L’opéra-ballet tardif “Les surprises de l’Amour” a été donné au moins 60 fois du vivant de Rameau qui l’a sans cesse remanié. Mais la version que vous allez découvrir doit être l’une des dernières connues à ce jour. Et de fait, le dernier acte “Les Sibarites” n’avait jamais été référencé par les musicologues en tant que partie intégrante des “Surprises de l’Amour”. Plusieurs danses, dans les autres actes, étaient elles aussi inconnues jusqu’à présent. Au musée Magnin, dans le cadre d’Opéra d’été, il va falloir vous magnier pour trouver des places.

Mâtitube… attitude ! Le 6 juillet, à 20h30 (on est précis), il y aura du monde, place de la Lib, pour découvrir le “Mâtitube”, un drôle de manège parlant. Une expérience plastique et sonore que l’on doit à un trio émotif emporté dans un enfer métronomique. Des saltimbanques qui volent, marchent sur l’air, l’air du temps, ses mots, sa grammaire, sa vulgarité, ses paroxysmes et ses questions. Dans le cadre du festival Dièse, gratuit.

Dièse fait son cinéma Les 8 et 9 juillet, venez applaudir « Les aventures du prince Ahmed », en route malgré lui vers des pays lointains. Un film de 1926 accompagné en direct par Bastien Lallemant, Julien Vuillaume et Philippe Poisse, trois musiciens qu’on est heureux de retrouver, pour animer ce ciné-concert jeune public au Parvis Saint-Jean proposé dans le cadre du festival Dièse.

Dièse fait son cirque aussi ! “Sway” , présenté le 11 juillet à 22h, au Parvis-Saint-Jean, s’est construit autour d’un dispositif scénique inédit composé d’un cadre


lâ&#x20AC;&#x2122;agenda aĂŠrien montĂŠ Ă la verticale dâ&#x20AC;&#x2122;une rampe de skate, entre lesquels les corps volent, chutent et se confrontent dans un â&#x20AC;&#x153;choc aĂŠrienâ&#x20AC;? aux trajectoires inattendues. Lâ&#x20AC;&#x2122;univers musical â&#x20AC;&#x201C; portĂŠ sur scène par Yannick Dupont, personnage tour Ă  tour intrus, alliĂŠ ou tĂŠmoin â&#x20AC;&#x201C; accentue le caractère absurde de cette pièce dâ&#x20AC;&#x2122;un cirque bien dâ&#x20AC;&#x2122;aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui.

couvrir des noms et des spectacles hauts en couleurs : â&#x20AC;&#x153;Cubitus du manchotâ&#x20AC;?, â&#x20AC;&#x153;Hocus Pocusâ&#x20AC;?, â&#x20AC;&#x153;Tutti Fruttiâ&#x20AC;?, , â&#x20AC;&#x153;Macadam compagnieâ&#x20AC;?... et vous aurez droit Ă une surprise : une toute nouvelle crĂŠation de la compagnie du â&#x20AC;&#x153;Clair obscurâ&#x20AC;?... TĂŠl : 03-80-41-83-94

Les â&#x20AC;&#x153;Machinimasâ&#x20AC;?, mais câ&#x20AC;&#x2122;est quoi ?

Les mercredis, en aoĂťt, câ&#x20AC;&#x2122;est lâ&#x20AC;&#x2122;heure du conte, Ă la Nef, cĂ´tĂŠ jardin (10h30 et 16h30) Le 5 aoĂťt, direction le pays du soleil levant, oĂš on racontait, dans les campagnes dâ&#x20AC;&#x2122;autrefois, des histoires pleines de mystères. Dans ces histoires, on voyait surgir des animaux qui, par leurs comportements, ressemblaient ĂŠtrangement aux hommes. Tout un monde qui sâ&#x20AC;&#x2122;ouvre Ă  nousâ&#x20AC;Ś La compagnie des contes. TĂŠl : 03-

Ce sont des films courts crĂŠĂŠs Ă partir de moteurs de jeux vidĂŠo que vous allez dĂŠcouvrir Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;Eldo le 12 juillet, Ă  19h. Une programmation originale permettant de faire dĂŠcouvrir au public les meilleurs films narratifs, vidĂŠo-clips, documentaires, publicitĂŠs et oeuvres artistiques conçues grâce au dĂŠtournement de jeux vidĂŠo. Le mot â&#x20AC;&#x153;Machinimaâ&#x20AC;? provient de la contraction des mots â&#x20AC;&#x153;machineâ&#x20AC;?, â&#x20AC;&#x153;animationâ&#x20AC;? et â&#x20AC;&#x153;cinĂŠmaâ&#x20AC;?. Vous lâ&#x20AC;&#x2122;aviez devinĂŠ, bien sĂťr !

Dâ&#x20AC;&#x2122;Jazz au jardin Darcy Venez vous mettre au vert et au jazz, ça soĂťle pas, le 18 juillet Ă partir de 19h. Lâ&#x20AC;&#x2122;univers de â&#x20AC;&#x153;Silexâ&#x20AC;? se situe Ă  la lisière des musiques jazz et electro. Un trio electro-jazz-rock composĂŠ de Jean-Philippe Raillot (guitare, platines), Sylvain Cathala (sax) et David Aknin (batterie, machines). DĂŠlibĂŠrĂŠment expĂŠrimentales, rĂŠsolument actuelles, les improvisations libres du trio se teintent de groove, de bruitisme, de trip hop, de rock progressif, de freeâ&#x20AC;Ś Keep cool, ils ne sont pas mĂŠchants ! 03-80-59-10-32

Clair Obscur Ă lâ&#x20AC;&#x2122;Arquebuse ! Le â&#x20AC;&#x153;Clair obscurâ&#x20AC;? a carte blanche, du 22 au 25 juillet ! Pour fĂŞter ça, la troupe a choisi un thème de saison, les arts forains. Jongleurs, acrobates, clowns... tous les circassiens sont dĂŠjĂ  lĂ , mĂŞme le manège. La fĂŞte sera populaire et familiale,quâ&#x20AC;&#x2122;on se le dise ! Venez vous dĂŠtendre et goĂťter des concerts gratuits, dĂŠ-

www.cieclairobscur.com

On vous en conte de belles !

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Entre cour et jardins Une belle façon de terminer aoĂťt, et de prĂŠparer la rentrĂŠe. Du 22 au 27 aoĂťt, ce festival de fĂŞte sa dixième ĂŠdition, toujours dans des jardins et dâ&#x20AC;&#x2122;autres lieux remarquables. Dix ans de crĂŠations avec une centaine de rendez-vous proposĂŠs au public dans des sites exceptionnels en Bourgogne et notamment Ă Dijon au parc de la colombière et au jardin de lâ&#x20AC;&#x2122;arquebuse. www.ecej.fr

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Lâ&#x20AC;&#x2122;OpĂŠra, lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtĂŠ, câ&#x20AC;&#x2122;est pas tristeâ&#x20AC;Ś Demandez le programme de la 11ème ĂŠdition du festival OpĂŠra dâ&#x20AC;&#x2122;EtĂŠ en Bourgogne qui aura lieu cette annĂŠe du 2 au 24 juillet. Outre lâ&#x20AC;&#x2122;opĂŠra de Jean-Philippe Rameau Les Surprises de lâ&#x20AC;&#x2122;Amour par lâ&#x20AC;&#x2122;ensemble A deux Violes Esgales, vous allez vous rĂŠgaler avec lâ&#x20AC;&#x2122;opĂŠra bouffe de Mozart Cosi fan Tutte par la compagnie Diva Opera â&#x20AC;&#x201C; qui avait prĂŠsentĂŠ avec succès en 2007 La Traviata â&#x20AC;&#x201C; et deux opĂŠras comiques de Charles Gounod : La Colombe par la PĂŠniche-OpĂŠra qui donnera dix reprĂŠsentations sur les voies navigables de CĂ´te dâ&#x20AC;&#x2122;Or et Le MĂŠdecin malgrĂŠ lui proposĂŠ par Le Centre Lyrique dâ&#x20AC;&#x2122;Auvergne. Pour en savoir plus, contactez lâ&#x20AC;&#x2122;Association OpĂŠra dâ&#x20AC;&#x2122;EtĂŠ en Bourgogne, 17 rue Amiral Roussin . TĂŠl : 03-8030-61-25.

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09 agenda EN CÔTE D’OR ET MÊME ENCORE PLUS LOIN !!!! SONGES D’UNE NUIT D’ÉTÉ THÉÂTRE EN BOURGOGNE

B

on, heureusement, il y a aussi du théâtre à se mettre sous la dent cet été. Tiens, une supposition : vous êtes en train de prendre un verre à 12h30 place François Rude le 6 juillet, d’avaler de travers une pizza place Emile Zola le 7, de faire la conversation avec Zoé le 8 rue de la Chouette, ou d’écouter Rani à la terrasse du Saint-Fiacre le 9 et vous voyez débouler de drôles de zigotos montés sur dess mobylettes faisant un bruit d’enfer ! Pas d’inquiétude, c’est François Chattot et la compagnie SF qui débarquent. On vous les a présentés par ailleurs, ils ne sont pas dangereux. Si vous manquez de sujets de conversation, ils vont vous en trouver…

D

u 5 au 9 août, c’est Violaine qui fait des siennes, à l’hôtel de Vogüe. On l’a connue petite, c’est pas qu’elle ait grandi ni forci, toujours aussi maigre, faut dire qu’elle joue une centenaire dans « Mon plus beau souvenir, c’est demain », one-womanshow qu’elle a écrit avec ses petites mains. Tél : 03-80-53-64-25. Pour vous faire une idée de ce qui vous attend, zieutez www.violaine. biz

T

héâtre au château, ça vous dit ? Du 23 juillet au 16 août, prolongez le plaisir de la visite du château de Cormatin par une des représentations données par la troupe des « Rendez-Vous de Cormatin », dans le délicieux théâtre de verdure, ou revenez à la nuit pour gagner votre place dans le théâtre du château et retrouver Labiche, Musset ou un auteur comme Besnehard retravaillé par cette troupe de comédiens parisiens venus se mettre au vert, le temps d’un festival. Une vraie troupe à l’ancienne, où des acteurs confirmés donnent la réplique à des comédiens en herbe parmi lesquels sortiront sans doute les grands de demain. Le tout dans des mises en scènes toniques, regardées parfois avec étonnement par l’équipe de bénévoles choisis parmi les anciens du village. La nuit s’achève sous les étoiles, devant le verre de l’amitié, et les flambeaux accompagnent les visiteurs jusqu’à leur voiture. Rens : bureau du festival,  03-85-5013-36 ou au château. Tél : 03-85-50-16-55.

BEAUNE NI ROCK NI BAROQUE Beaune par un beau soir d’été. Une fois passé le festival baroque, la ville ne s’endort pas pour autant.

F

estival Ciné-Rétro du 29 juillet au 26 août. Cela fait des années que je ne suis pas retourné à Beaune au temps des festivals, mais s’il y a bien quelque chose qui doit me rassurer, c’est la présence de Jean-Claude Cottier, pianiste compositeur discret, accompagnant les plus grandes stars du cinéma américain. Pas celui d’aujourd’hui, ni celui d’hier, mais celui d’avant l’arrivée du parlant. Laurel&Hardy, Buster Keaton, Harold Lloyd… 15 ans déjà ! Pour le trouver, laissez vous porter par la musique, ou allez faire un tour à l’Office de Tourisme. Tél : 03-80-24-90-57.

Jazz à Beaune

J

azz Festival du 10 au 19 septembre. Pour sa neuvième édition, l’équipe de la Jazzerie ne change pas une formule qui plaît : tous les amoureux de swing et de bons crus pourront se délecter au fin des deux weekends de concerts prévus. Le principe est simple : après une mise en bouche sous forme d’une dégustation proposée par un domaine local, les convives gagnent le théâtre de Beaune pour y découvrir artistes chevronnés et jeunes talents. Des animations qui se veulent communicatives avec plusieurs après-midis d’improvisation gratuite place Carnot et de multiples animations en la chapelle Saint-Etienne : exposition de photos, initiation à la dégustation des vins, découverte du jazz pour les scolaires… Un festival qui aiguise tous les sens ! FS

Musique mécanique roulez jeunesse !

Festival Ciné-Rétro

Chateau de Cormatin

Et l’on reparle de barbarie… Pour la septième fois dans son histoire pourtant longue en évènements, Dijon va être envahie, du 24 au 27 septembre, par plus de 250 orgues de barbarie, limonaires, automates, serinettes et autres orchestrions. On l’avoue, ça fait un choc, mais c’est le sourire qui est au rendez-vous. Il y a des expos à l’hôtel de Vogüe et au musée de la vie bourguignonne, des concerts ici et là, et même un grand bal public place Darcy le samedi soir. Et c’est gratuit. Pour en savoir plus : dijcolorg.music@free.fr http://dijcolorg.free.fr/musique-mecanique.htm

GB Violaine de retour à Dijon

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l’agenda

Choisissez la vie, rendez vous au …Festiculles. Le festival où vous n’iriez pas sans nous Troisième de la lignée, ce festival de musique pas comme les autres attend votre visite le 10 Juillet. Où? A Culles-les Roches.Plein centre Saône-et-Loire, à une heure de Dijon. Voici tout ce que vous ne trouverez pas la-bas: des sandwiches sans âme , une buvette édulcorée, un service d’ordre élyséen,de la soupe FM...Savourez plutôt la tambouille cuisinée locale, les crus de la côte chalonnaise, l’accueil festif et une programmation qui avec ses petits moyens ( 0 euros de subvention) rassemble sur la scène, montée au pied du cuvage, un joli mix des tendances actuelles.

Nous sommes sur le terrain du système D! Du joyeux bazar orchestré par une chouette équipe d’organisation intergénérationnelle. Pour sa troisième édition, le festival a choisi de réduire sa voilure: impératifs économiques obligent.Une soirée au lieu de deux à un tout petit prix: entrée à 7 euros. Kanka est de retour! Ou plutôt le projet Kanka. Signé chez EMI en 2004, ce véritable multi-instrumentiste donne une couleur et une dynamique toute particulière à la scène DUB française. Lignes de basses lourdes sur fond de tempos élevés, percussions et parties chant don-

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nent à l’amalgame «homme-machine» une prestance épatante sur scène. Souvenez vous de Kaophonic Tribu : ils sont trois, issus du groupe, à pousser aux limites de l’obsession rythmique les sonorités de l’Afrique, du Brésil sous l’appellation de Maïnomenos. Un voyage où l’émotion peut devenir transe. Choisissez la vie toujours et embarquez dans le doux délire des 7 Sardines Epanouïes.Leur style : tout pour la fête. Et pour élargir la palette..il faudra aussi consulter le trio de Nigdina. Car c’est aux invités et au public qu’il reviendra de choisir les morceaux que le trio se fera un plaisir de raconter, d’exécuter. Un face à face à vivre les yeux dans les yeux. Pour ceux et celles qui hésitent encore, nous rappelons que Culles-les-Roches est largement référencé par Google Earth! Sa falaise fait aussi la joie de nombreux grimpeurs, et le charme de ce village typique de la côte chalonnaise est un lieu où flâner s’impose. Festiculles : à Culles-les -Roches (71) le 10 Juillet. A partir de 19 h festiculles@gmail.com www.myspace.com/festiculles

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agenda électrique

Texte : Thierry Binoche Photo : DR

C’est chronique, chez Binoche 1969, Woodstock… 40 ans ont passé, d’autres grands rassemblements d’amoureux de la musique, de l’amour et de la fête au grand air se sont multipliés dans des lieux plus ou moins improbables. Avec toujours un choix artistique varié, des tentes de camping festives, un peu de boue pour faire des glissades, des odeurs de saucisses grillées, de la bière éventée, quelques substances illicites et des regards ébahis, mais ravis au bout de 2 ou 3 jours, voire plus, forcément inoubliables.

Les Eurockéennes de Belfort

Nuits peplum d’Alesia

Bien sûr ce n’est pas en Bourgogne, mais nombre de spectateurs en viennent et je compte parmi ceux-la avec une vingtaine d’éditions au compteur. Des Têtes d’affiche au programme mais aussi des pépites musicales dénichées à travers le monde. Les retours de Prodigy, Tricky ou celui de NTM ; des sensations anglaises : The TingTings ou Peter Doherty le mauvais garçon du rock britannique avec son projet solo, les fantasques Slipknot ou dans un tout autre style la star US du hip-hop Kenny West réputé pour la grandiloquence de ses prestations live exceptionnelles. La scène française n’est pas oubliée avec Laurent Garnier, Birdy Nam-Nam, Olivia Ruiz, Les Wampas ou le Dijonnais Vitalic qui va chauffer le camping aux premières heures du festival. Mais les « Eurocks » ce sont avant tout des découvertes en se laissant porter d’une scène à l’autre, un zapping musical. Alors allez faire un tour sur leur site Internet histoire de vous préparer.

Elles se déroulent la semaine suivante à Alise Ste Reine. Dans une ambiance plus familiale, les soirées seront thématiques. Rock et électro le 1er soir avec The Dodos, Ina Ich, Shaka Ponk les bien nommés et Bubble Beatz pour s’agiter sur le dance floor. La 2e journée accueillera les musiques du monde. Saule le Belge, So Kalmery originaire du Congo et, arrivant d’Afrique du sud, Soweto Entsha quatuor vocal, ainsi que Johnny Clegg le Zoulou blanc. Le dernier jour, ce sera un plateau chanson française avec Aldebert qui chantera pour les petits et les grands à l’heure du goûter. La soirée se continuant avec la belle Dorothée Daniel, la non moins jolie Luciole et Maxime Le Forestier qui terminera ces Nuits Péplum en beauté.

TingTings

Alesia… parfois on gagne ! Prodigy - ©PDugdale

Aux Zarb’s, citoyens ! Dans une ambiance moins gigantesque, le Festival Aux Zarb’s, sur les rives de l’Yonne à Auxerre, offre une programmation à majorité francophone avec des petits nouveaux comme Archimède, Manu Larrouy, Puss ou Ultra Vomit le groupe le plus déjanté de la scène métal en France. Les artistes sur la voie de la reconnaissance comme Flow, Map, La Casa ou encore les très swinguants Caravan Palace, ne sont pas oubliés. Des valeurs sûres comme Superbus, La Rue Ketanou, Les Ogres de Barback. En haut de l’affiche brillent Tryo et leur esprit militant et écologique, le retour surprenant de Roger Hodgson qui fut la voix magique de Supertramp : pour les nostalgiques des années 70, et celui de Maxime Le Forestier qui fera le lien entre ce festival et le suivant…

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Du 24 au 26 juillet, Vercingétorix oubliera ses malheurs aux sons du rock et de la bonne musique…

Pour ce 9ème anniversaire, Bing-Bang magazine vous invite. Les six premières personnes qui nous enverront un email recevront des places pour l’une des soirées du festival. www.lesnuitspeplumdalesia.com


l’agenda électrique

Festival Dièze #4… Est-ce l’âge ou mes racines citadines qui me poussent de plus en plus à préférer les festivals en ville ? Mon coup de cœur cette année sera la semaine « Du monde autour », dans le cadre du festival dijonnais Dièze #4, proposée par l’association Guls-productions du côté de l’Hôtel de Vogüé. Peter van Poehl(S), Hauptsache es knall(D), Sparkle in Grey(It), Nomadic Lab (Fr), Pamela Hute (GB) , Donovan(Fr) (pas celui des années 60 !), offriront des concerts gratuits chaque soir à 19h après les mix de Mr Pop. Musique, gastronomie et découvertes un programme alléchant qui se finira par « Une nuit à l’Hôtel », s’annonçant assez chaude avec les nouveaux talents de la scène électronique française : Cosmos 70, The Penelopes, John Lord Fonda et Shrink V. J’ai découvert cette association lors de la précédente édition. Dans un vrai esprit familial.

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Il faut dire que nous avons affaire à des activistes de tous poils : musiciens, plasticiens, chorégraphes, photographes, vidéastes, DJ etc. Un vrai bouillon de culture, offrant de vrais projets pluridisciplinaires avec une notion de travail collectif, une forme qui pourrait s’apparenter à l’économie solidaire : la création du label en est l’un des exemples les plus marquants. 1ére sortie annoncée le nouvel album de Shrink Orchestra : My own enemy Shrink.v, Distürb et Guyom livrent 11 titres énergiques brassant les tendances actuelles du hip hop, du drum ‘n bass ou du rock. Sans conteste ma bande-son pour les vacances en attendant les sorties des autres projets de ces schizophrènes de l’électro.

CARNET ROSE C’est avec une grande joie que nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance du Festival Megaphone né de l’union du Tribu Festival et du festival Why Note. Une première édition qui propose toutes les musiques “alternatives”, qui fait la part belle à la création et aux démarches singulières. Un événement artistique qui se veut le porte-voix de pratiques novatrices, d’esthétiques émergentes et de nouvelles transversalités. Il ne vous reste plus qu’à faire le tour des sites pour Internet pour avoir plus de détails Festival Megaphone, du 27 juin au 4 Juillet : www.festivalmegaphone.com Les Eurockéennes, du 3 au 5 juillet :www.eurockeennes.fr Du monde autour, du 6 au 11 juillet : www.gulsproductions.com Festival aux Zarb’s, du 17 au 19 juillet : www.auxzarbs.com Les Nuits Péplum, du 24 au 26 juillet : www.lesnuitspeplumdalesia.com

V. Shrink ou Shrink V. comme vous préférez

« Et si on sortait ? »

« Où on va ? » « Je me ferais bien une petite soirée sympa. » « Jazzy ? »

« Moi, je me ferais bien un petit verre de vin… »

Hé les gars ! Vous avez entendu parler du Caveau de la Chouette ?

« Non, c’est quoi ? »

C’est le nouveau bar à vin et à jazz, rue des Godrans, à Dijon. C’est Éric, le patron de Chez Léon qui a ouvert ce nouveau bar branché. Le concept est des plus simples : du bon vin, de la bonne musique, une bonne ambiance. C’est pas plus compliqué que ça.

Caveau de la Chouette, le nouveau bar à vin jazzy dijonnais Références vin, Références cocktails, Références jazz c’est ouvert tous les jours sauf le dimanche et le lundi et c’est au 39 rue des Godrans, à Dijon, à deux pas de Chez Léon . Plus d’infos sur : www.divine-comedie.com/caveau-de-la-chouette

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Dijon c’est fou !

D’eaurigine contrôlée

La dijonnaise rend l’eau de dijon seduisante Le Grand Dijon lance non pas une bouteille à la mer, bien que le message soit porteur d’espoir, mais une carafe aux formes séduisantes. Objectif de l’opération « Dijonnaise » : promouvoir l’eau du robinet. « Un litre de vertus à consommer sans modération ». Le Grand Dijon surfe sur la journée mondiale de l’environnement pour sortir une carafe aux formes séduisantes afin de mettre en valeur ce qu’on appelle parfois château La Pompe. « À Dijon, il n’y a pas que les grands bourgognes qui se carafent », scandent les inventeurs du concept en soulignant que l’eau a elle aussi son origine contrôlée, mais depuis 1840. Le message est claire : l’eau de Dijon a toutes les vertus : elle est bonne, écologique et pas chère. Le Grand Dijon, associé pour l’occasion au Syndicat mixte du Dijonnais (SMD), la Lyonnaise des eaux et l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) a déjà expédié gratuitement plus de 9600 carafes (sur les 10 500 qui ont été éditées) aux restaurateurs et cafetiers dijonnais qui ont volontiers jouer le jeu. Résultat : cette Dijonnaise rend l’eau presque tendance aux terrasses des bistrots.

Un enjeu écologique et économique Mais l’idée glissée en filigrane par la collectivité est plus profonde que la légèreté de ce marketing peut le laisser penser. Et si cette Dijonnaise sort à un moment propice, celui de la journée mondiale de l’environnement, c’est pour insister sur le message écologique. Car en France depuis cinq ans, la consommation d’eau du robinet ne fait que baisser, environ 3%. Ce n’est pas sans conséquence pour l’environnement. Les bouteilles en plastique polluent plus (livraison, recyclage…). Or, la consommation mondiale d’eau minérale en bouteille a augmenté de près de 60 % depuis 1999. L’enjeu est donc important. D’autant que l’eau du robinet offre des prix inférieurs à l’eau minérale : elle ne coûte que 0,003 centime par litre.

Rendez-vous sur le marché de Dijon le samedi 4 juillet pour tenter de gagner une Dijonnaise en reconnaissant à l’aveugle, parmi des eaux minérales en bouteille l’eau du robinet.

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Dijon-Roissy, deux fois par jour Réclamé à juste titre par tous ceux qui prennent l’avion à l’aéroport de Roissy, le deuxième aller-retour quotidien direct DijonRoissy par TGV entre enfin en service le 5 juillet. Avec un départ et un retour à la mi-journée, il complète l’offre de l’aller-retour qui existe depuis plusieurs années (départ matinal et retour en soirée)*. Cette connexion à Roissy en une heure et demie facilite grandement les voyages vers l’international, et renforce l’attractivité de Dijon aux yeux des investisseurs. C’est pourquoi le Grand Dijon et le conseil régional de Bourgogne en cofinancent le démarrage. La nouvelle offre permet également, pour la première fois, de rejoindre directement la Normandie depuis Dijon. * Départs de Dijon pour Roissy : 6h32 (arrivée 8h20) et 17h06 (arrivée à 18h54 et 19h04) Départs de Roissy pour Dijon : 11h08 et 11h16 (arrivée à 13h18) et 19h41 (arrivée à 21h39)

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Dijon c’est fou !

GB Pas besoin d’aller bien loin pour respirer la campagne : le musée des Beaux-Arts, à Dijon, c’est... vachement bien

Dijon entre deux campagnes : c’est beau, une ville, l’été… Pour finir cette balade estivale hors des sentiers battus, si on faisait un tour… en ville ! Voilà quelques idées à glisser à l’oreille de ceux qui reviennent déjà de vacances ou se plaignent de ne pas partir. Se mettre au vert, à Dijon, c’est facile. D’accord. Se mettre au frais ? Aussi, bon d’accord. Marche à l’ombre, ce sera notre slogan. Pas un slogan de campagne municipale même si c’est un vieux rêve qu’on aimerait réaliser : une ville à la campagne et la campagne en ville.

Envie de campagne ? Allez

faire un tour au musée des Beaux-Arts, certains tableaux vous donneront un aperçu de ce que vous manquez en restant en ville, puis vagabondez ensuite dans les rues piéronnes : Minini a fait le maximum en ouvrant sa boutique rue

Epokhé sur la paille? Pas à cause de nous, quoique...

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Verrerie pour apporter une touche de vert à ce paysage trop urbain. Même Epokhé s’est mis sur la paille le temps d’un été (apéritifs le samedi midi, profitez-en). Mettez-vous au vert ensuite au square des Ducs. Ambiance plus détendue avec la fin (provisoire) des travaux du palais.

Minini, mais elle travaille un maximum pour fleurir le centre ancien!


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Dijon c’est fou ! l???? Se mettre à l’ombre :

Rêve de jardin ? En fait, le must, c’est de pouvoir avoir son propre jardin. Quand on ne possède pas d’hôtel particulier, on fait comment ? On loue un jardin familial. Légumes bio, fruits du verger, le rêve est devenu réalité pour des centaines de Dijonnais qui vont passer leurs heures de liberté dans ces jardins familiaux devenus de véritables villages, où chacun se connaît, se supporte. Faites le tour de ces jardins, même si la saison des cerises est passée. Une vision de la vie rassurante à souhait, même si pas forcément idyllique.

Se mettre au frais, c’est possible ailleurs que dans les jardins. Idées saugrenues mais avisées : fréquenter la crypte de Saint-Bénigne et la vierge noire de Notre-Dame. Ne pas négliger le musée d’art sacré. En profiter pour se cultiver en allant à la Bibliothèque d’études rue de l’Ecole de Droit aux heures de la sieste Rechercher les cours de certains hôtels particuliers qui gardent une fraicheur étonnante, comme l’hôtel de Vogué et l’hôtel Chambellan. Côté commerce, les Halles peuvent offrir une pause rafraîchissante. Il y aurait bien le Suzon qui passe sous Dijon ou le réservoir du square Darcy (il y eut même un projet fou pour le convertir en restaurant. Si seulement mais il n’est pas accessible hélas).

une habitude à prendre. Evitez la place de la libération aux jours les plus torrides. Allez place Emile Zola déjeuner autour du bassin. Profitez-en pour découvrir les «treiges» de la rue Berbisey. Rêvez que l’escalier d’eau de la montée de Guise comme la belle sculpture de tête du femme du petit Citeaux sont réellement pourvus d’eau comme à l’origine. Il parait qu’il y en a que le bruit gêne ou qu’il faudrait surveiller les gamins ! Pourtant les villes qui ont des fontaines, des bassins, des murs d’eau sont légion !

Se mettre en roue libre :

à vélo bien sûr, le vôtre ou un vélodi. Là, vous aurez de quoi mélanger vent et ombre, que ce soit aux allées du parc, au parc lui-même, le long du canal et vers la coulée verte. C’est aussi une autre façon sympa de pérégriner à Dijon et de slalomer dans les rues du centre historique. A propos, on peut très classiquement suivre les traces de l’histoire et des styles mais on peut aussi visiter Dijon autrement. Tâchez d’extorquer à l’accueil, dans le passage de la mairie, trois petits dépliants du secteur sauvegardé pour musarder autrement, celui sur les Puits et l’eau, celui sur les Toits vernissés et celui sur la Pierre à Dijon : trois façons originales d’aborder la ville.

Se mettre au polar :

en découvrant un tout jeune auteur dijonnais, Adrien Anderson, qui vient de publier aux édtions Laura Mare (pas seulement pour ses beaux yeux, private joke à destination des cinéphiles) un ouvrage bien ficelé qu’il a écrit en quelques semaines, l’été dernier, et que vous allez lire en quelques heures, dans un hamac, en vous baladant en rêve entre Dijon et… la Pologne. Une histoire de secte sanglante qui aura une suite, dans le Morvan, cette fois. Son titre : « L’Affaire maudite », 16 €, Laura Mare Editions.

Et pour finir,

Dans les jardins familiaux, après l’effort, le réconfort : pas de bar clandestin, mais chacun apporte de quoi boire ou pique-niquer

à l’occasion de la fête européenne du soleil, dénichez les cadrans solaires : le plus grand est au parc de la Colombière, le plus didactique est rue de la Préfecture au 105 en haut d’un immeuble (une plaque posée pres de la clinique sainte-marthe en indique le fonctionnement). Il y en a d’autres : au côté de Saint-Bénigne, derrière un pilier rue Vauban, rue Pasteur, etc... Vous les avez tous? Bravo ! GB

« Maison d’être » pour un home sweet home

Vous connaissez peut-être déjà cette jolie boutique au début de la rue Verrerie. Un écrin qui met en valeur mobilier et décoration intérieure de factures belge et italienne. Ce que vous ne savez sans doute pas, c’est que Florence Arnaud qui vous accueille dans sa « Maison d’être », propose aussi ses services en tant que décoratrice d’intérieur. Architecte depuis 15 ans, les deux métiers sont proches et surtout très complémentaires. C’est ce qui plaît à Florence : dessiner l’ossature d’une maison puis la nourrir, participer à lui donner une âme. Pour cela Florence se déplace chez vous et vous propose une étude d’esquisse. Si vous êtes séduits par sa proposition, l’aventure peut continuer. Ce talent, on le retrouve dans sa boutique dans laquelle Florence a su recréer des ambiances. Esthétisme et confort, deux mots d’ordre dans le choix des meubles et des objets aux lignes contemporaines et intemporelles. Une promesse aussi, celle du respect de la nature. Bois, lin, coton, plume, soie, bois flotté, les matériaux nobles se marient aux matières naturelles. Une invitation à voyager à l’intérieur. Maison d’Etre - 2 rue Verrerie – Dijon - 03 80 57 51 85

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Hortense Madelin : l’amour du risque d’une femme qui tombe à pic ! A l’image de son prénom (en latin « qui vient du jardin »), Hortense est un savant mélange de finesse et de force. A 34 ans, visage solaire et souriant, cette femme a du caractère, bien dans ses pompes et pompes bien amarrées au sol. Il y a 3 ans, certains trouvent un peu dingue son idée de créer sa boîte. Un brin de folie, il en faut un peu c’est vrai : pour faire taire les langues qui tournent rarement 7 fois, braver les mastodontes et monter une agence intérim indépendante spécialisée dans l’hôtellerie-restauration et le tourisme. Aujourd’hui Privilèges Intérim c’est 250 salariés placés dans l’année, auprès de 110 clients! Une herbe pas si folle que ça donc, qui pousse sur un terrain investi par les hommes, disponible 7J/7, élève deux petits bourgeons et que rien n’arrête, même pas les dunes du désert lors du Rallye des Gazelles 2008. Une vraie femme moderne quoi ! Hortense Madelin - Privilèges Intérim 10 rue Cazotte – DijonTel. 03 80 30 91 03 mail. contact@privilegesinterim.com

Audrey Althuser, wedding-planneuse, ascendant bonne fée ! Il était une fois… une super nana! Audrey crée sa société de wedding-planner à seulement 24 ans (même pas peur) et ça marche ! Son truc en plus, un p’tit côté abracadabra. Comment dire ? La marraine de Cendrillon aurait fricoté avec le génie de la lampe, ça aurait pu donner Audrey ! Sa potion magique : beaucoup de diplomatie, une goutte de psychologie, une louche de créativité et une bonne dose d’humour. Parce que faut pas croire mais dans le domaine de l’amour et des chabalabala, on en voit aussi des vertes et des pas mûres. Parfois les gens s’aiment à la folie et ça donne ça : arrivée des mariés en montgolfière, surprises un peu olé olé, gestion des nervous breakdown prénuptiales etc, etc… Mais voilà, Audrey répare, recoud, se plie en quatre. Résultat : en 4 ans pas un couple divorcé et une myriade de bébés. Je trouve qu’Audrey, ça rime plutôt bien avec « bonne fée ». Audrey Althuser - Aéria Events - 29 boulevard Carnot – Dijon Tel. 06 50 24 56 19 – mail. contact@aeria-events.fr www.aeria-events.fr

Carte Blanche… au Dijon de demain !

Une terrasse plus que jamais… Au Goût du Jour Pas facile de trouver ses marques aujourd’hui quand on veut juste faire plaisir aux clients, à prix doux. Voici un petit resto de quartier, comme on n’en trouve plus guères, et qu’on aime bien, avec sa jolie terrasse ouverte sur la cour d’une des plus vieilles maison du quartier des antiquaires. Sabrina et son frère Ghislain vous accueillent avec beaucoup de gentillesse, et sont désolés quand il y a du monde et qu’ils doivent vous faire patienter. Le midi, menu du jours simple et vraiment bon : terrines maison, salades et tartes salées originales, tartare du jour. À l’ardoise, suprême de volaille ou entrecôte aux morilles, entre autres spécialités jurassiennes qui ont fait connaître la maison. Ouverture le dimanche midi désormais, et services du soir le vendredi et le samedi. Au Goût du Jour, 24 rue Chaudronnerie, Dijon. Tél : 03-80-67-47-99. Menu à midi à 12,80 €. Le soir, menu à 26 €. Plats de 12 à 15,50 €.

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Le plus dur, c’est de trouver… la tour, bien cachée à l’ombre de l’Audiorium. Après, pour le resto, c’est facile : il est au rezde-chaussée, avec des chaises colorées en terrasse. L’espace intérieur est chaleureux, la cuisine de Rodolphe Segay un vrai bonheur, surtout si l’on aime s’aventurer en des territoires nouveaux. Un restaurant d’habitués le midi, qu’il faut redécouvrir le soir, quand la nuit donne une autre image à ce quartier en plein devenir. Un lieu en noir & blanc, avec des touches d’humour et de couleurs qui font qu’on s’y sent bien. Un bar avec une vingtaine de vins au verre, des banquettes, des tables en bois pour se poser autour d’un plat dans l’air du temps. Formule du jour, le midi, à prix doux, et courte carte, le soir. De quoi se régaler en choisissant les produits qu’on aime en laissant au chef le soin de mélanger les goûts et les textures : lasagnes croustillantes, bonbons de Citeaux, magret de canard laqué au thé fumé, avec des accompagnements relevés qu’on vous laisse le soin de découvrir… Carte Blanche : 1 bd de Champagne, Dijon. Tél : 03-80-28-97-58. www.carteblanche-dijon.com - Formule 15-20 € le midi, menu 30 €.


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Magazine BingBang N°39  

Magazine sur la vie dijonnaise, trimestriel. Numéro d'été 2009.

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