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Rennes. Depuis près de trois ans, ces deux jumelles ont adopté l’esprit DIY. « Au départ, je n’avais pas forcément d’argent pour aller en salon et j’ai toujours eu envie d’essayer », explique l’une des deux frangines. Mais se tatouer avec une simple aiguille prend du temps. « L’encre de Chine marque mal. Pour avoir un point noir, il faut piquer plusieurs fois au même endroit. Par exemple, le triangle, là, on a mis cinq heures pour le faire », raconte Mathilde. Des tatouages parfois brouillons qui peuvent toujours être revus par des pros. « Même si mes tatouages ne sont pas parfaits, ils peuvent être recouverts en salon. Du coup, j’ai pas vraiment peur de me lancer, ni de les regretter... » De quoi filer des idées à tous ceux qui, chaque été, recouvraient leur bras avec les décalcomanies des paquets de Malabar.

Alcool à 90° Ce délire du tattoo sauvage, la grande majorité des professionnels ne le kiffent pas vraiment. Pour Miss Atomik, tatoueuse depuis près de douze ans et figure rennaise du milieu, « tous les métiers ont besoin d’une formation. Les problèmes d’infections touchent énormément de gens et ces pratiques augmentent les statistiques de risques liés aux tatouages ». Des conditions d’hygiène pas toujours top que reconnaissent même ses adeptes. « Au début, j’étais tellement pressée de me tatouer toute seule que je ne faisais pas vraiment gaffe, admet Annabelle. Maintenant, on applique toujours de l’alcool à 90° et on fait attention à bien désinfecter l’aiguille. » « Quand je fais des tatouages, je mets des gants, j’utilise des aiguilles stériles… Mais Inès, elle s’en fout, elle », balance Stan. « Je réutilise toujours la même aiguille. Je la désinfecte mais c’est tout », répond l’intéressée. 37

BIKINI JUIN-JUILLET-AOÛT 2017  

Bikini juin-juillet-août 2017 bikinimag.fr facebook.com/bikinimag

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