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I JOURNAL ETUDIANT FEVRIER 1970

VIJL. 1/No, 4.

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edito -diant LE QUEBEC, UN PAYS

Doris Lussier, candidat an Parti II v a quclques jours, j ‘écrivais Québérois dans Matapédia, pour lui demander la documentation nCcessai mon article. Heureux de I’intérêt que nous portons au P.Q., ii re lait parvenir piusiours livrets ainsi qu’une lettre que je vais vous citer: Ia jeunesse Québécoise. C’ ‘e sadresse INDEPENDANCE: Jeunesse du Québec.” de Ia nation. Moi je dis: toujours: Ia jeunesse, drt On Ic est plus que I’avenir, die est Ic present. QueHe merveille en effet que do voir Ia jeunesse Québécoise se lever l’appel de Ia nation plus que jamnais menacée dans son exis en masse par Ic danger de l’anglicisation gaIopante Il est en effet tie mCme tence enu statistiquement et tristement certain que Si le Québec ne bit pas son indCpendance. c’en est taft do Ia nation QuCbCcoise d’ici deux gCnC rations. Et ceux qui Ic sentent Ic mieux, cc sont les jeunes. us donnent arns’ aux adultes Ia plus belle leçon de patriotisme qui soiL nous faire reprocher Nous avons. nous les adultes, bien des choses colonisés que nous leur a tie chômage et La sociétC tie enfants. par flog rien qui puisse nous rendre hers. Je vons apportéc en heritage, pense quo Ia meilleure façon tie nous faire pardonner nos coupables omis sions. Ce serait de leur donner un pays souverain ou us pourraient se ba— rim une vie do plenitude Ia mesure de leurs génCreuses idCes et do leurs randes espCrances. Un pays libre, pacifique et fraternel qui soit leur cvuvre et leur fiertC. jeunesse du Québec, demnain, gréce toi, Ia devise de notre pays, ce gjfl5’’ mais mu- sera plus: “Je me

Je m’appartiens’’.

Jeunesse du Quebec, coeur palpitant de na patrie, demain ci aujour

(ui

c’est ton

lu nesse du Québec. ne nous dCcoit pas,

OSE ETRE LIBRE”

Doris Lussier, Candidat du P,Q. dans Matapédia’’ Tout Ic travail qu ‘jig consacrent a leur mouvement, c’est pour l’avenir du pays. donc. pour nous. D’aillleurs M. Lussier ajoutait: ‘Et pour notre cher P.c. qui est en train tie devenir Un vrai raz de marée, ça ne mambo pa-n ça swing

HClas. nous remarquons qu’autour de nous, dans notre milieu étudiant plusieurs tie rios compagnons ne savent a pen prés rien de cc parti; us ignnrent ses huts pacufiques ci mCme sa raison d’être, Alors, j ‘ai pensC leur apporter ces renseignements, et ceux qui omit compris que c’est no tre demniCre chance que nous offre Ie P,Q. se dnivent tie transmettre Ia nouvelle, •\ oiki, j’ai rassembleies idCes principales qui animent :2 ‘erie du P Q parti tie Ia paix L’idee majeure Ic premier pas Ia sou verainetC: maitre tie nag decisions.

This comment Se fait-il que cc mouvement ait pris une si grande impor tance aux veux tie plusieurs d’entre-nous? Cest que Ic Québec s’est a perçu que derriere Ia façade si rassurante d’une prospCritC relative, ii y a menace tie disparition possible, que les structures politiques sont deve nues danger mortel pour mi, qu’une lois rendu a maturitC, ii veut s’affran chir; ‘Quand un fruit est mflr, ii Xe dCtache de larbre.” Le Québec fran cars est majeur er ii veut se conduire comme une -personne majeure. Dans

La confédération, il no vent pas être destine

mont de La science, do is technologie, des activités Cconomiques, nous force a percevoir nos faiblesses, nos retards, notre terrible fragilité col lective. Nous norm sommes tout tie méme améliorCs, (Manic, Hydro-Qué hoc) et cola nous prouve que nous avons is capacité tie faire quelque cho se do nous-même. Ou bien Ic Québec organise son indépendance poflti que on alors, c’est Ia noyade dans l’océan tie I’anglophonie. Ubjectivons le probleme, considCrons La situation telle qu’elIe est. Norm sommes 5,000,000 tie français sur 220,000,000 d’anglophones. Mais aujourd’hui Sons le flot des nouveautés technologiques (communications) minus con tons un reel danger: nous-rnéme. Nous Nous ne pouvons le reprocher malbeureusement sommes incapables de conserver notre français. Pas assez rigoureux pour vivre, aiors c’est logique qu’on s’éteigne a petit Len, et los anglaisn’ont qu’-à patienter, car ils savent; us attendent notre disparition qui lour sera sonic sur un plateau Nous sommes en Ctat d’infCriorité économnique, ça, tout le monde Ic gait. C’est l’étranger qui exploite nos richesses a son profit. En plus, notre culture française est assaillie quotidiennement par l’anglicisation. Notre langue se degrade an point de n’être plus souvent qu’une espèce franglais. de Politiquement, nous sommes des prisonniers: lea decisions majeures viennent d’Ottawa, de sorte quo pour le Québec Ia confédération actuel exaltante et ter camisole do force. Nous vivons in n’egt rible de notre dornière chance. La solution? La souveraineté politique du Québec, assortie d’une as sociation économique avec le reste du Canada. Donc, ça ne ressemble pas au séparatisme. Bien sGr, on dii que l’indépendance. c’cst Ia misè re, Ic ch6mage. Ces gens (citons: Eric Kierans, qui a laissé le parti Li éco bCral) ne sont quo des Cpouvantails qui Be servent du nomique. Mais pour qui nous prennent-ils? One république de bananes? Le Québec est riche, ils le savent, mais nous Ic savons aussi. et nous pour accomplir pourrons iexp1oiter; nous avons ie système do grandes choses. “NOUS avons, Ia jeunesse ot los bras pour ‘Nous avons, Ic temps presse, un travail a finir.” Vignault. La Le P.Q, ne veut pas demander au peuple, comme l’s bit Ottawa seconde guerre, i’impôt du sang mais l’appuie politique et I’effort écono mique nécessairo Ia réalisation d’une entreprise pacifique qui vise au bien commun du Québec et du reste do Canada. Cello declaration d’independance n’est pas une déclaratjon tie guerre maig de paix. Ce nest pas parce quo nous voulons miens associer autre mont, quo Los anglais vont vouloir nous détruire. Vivre dans une mêrne demeure (confédération) dont Ia construction nous oblige a nous chicaner vaut nieux que nous travaillons constamment: Us vent comprendre qu ensemble, avec nos regimes politiques distincts. Nous voulons linde pendance du Québec car le seul moyen un régime de jus tice, d’amitie, et tie paix. La règle, c’est I’CgalitC culturelle, politique. Une association libre souverains qui so gouvernent chacun selon sa volontC mais qui collaborent largement on intérêt commun (union mo nétaire), (union douanière), L’indCpondance,

FAISONS LE POINT. Si nous effectuons un rotour en arrière jusqu’au debut do Ia prCsente année scolaire, il nous sera peut-Ctre possible, sans étre prophète, do parier stir Ia tournure tie notre C.E.G.E.P. et des étu diants qui Ic composent. D ‘abord nous devons lever notre chapeau devant certain membres de La maison qui ont travaillé a nous preparer une reception chaleureuse. Us ont voulu nous donner une bonne image de Ia maison nous former et nous dans laquello nous avons aider faire Ic saut entre une période supposemont appelée vacances cost-a-dire repos intellec.. la tuel et celle que les Ctudiants appellent pCriode the formation pour plus tard”. Puis deux semaines plus tard, cétait au tour des anciens do tenter de réchauffer I’atmosphèro et tie créer une me commune par tine journée d’initiation. A-t-elle eu des effets bénifiques? Jo suis per suadé que oui mais jusqu’ou? Entre cette entrée de ciasse et Ia période des election au debut tie novembre, tout redevient calme, paisible, et Ia plupart des Ctudiants ten taient do s’adapter, de Be crCer une méthode de vie bref de s’enliser dans une routine qui consis tail a suivre ses cours et a profuter des périodes libres pour enrichir leurs relations par une bonne partie de cartes. Méme si nous avions le droit de fumer ja bibliothèquo, je crois que lair non serait pas saturé pour autant. Quar,t an fumoir, ii ne manque pas do vie. [lest préférable tie dépo ser noB Iivres sur Ic plancher plutôt que sur les tables, alnsi le menu do jour risque moms d’appa-; rafire stir nos livres. -

Vets ma fin d’octobre, Ic CE.G.E.P. reprenait Un regain de vie, pas pour iongtemps cependant, et ceci grke a une provocation tie notre gouver nement qui Iançait en plein visage son projet do Ioi 63. J’ai cru & cette Cpoque que Ce projet tie

une minorité perpétuelle.

L’indCpendance, c’est Ia conservation tie Ia nation canadienne-française. Nous voulons assumer pleinement flog responsabilités. Le developpe

loi réussirait & créer une &me commune pas seu IomenLau niveau des élèves mais aussi au niveau tie tonic Ia maison c’est-&-dire professeurs et administrateurs. Au debut, Ies etudiants avaient leurs supérieurs’.Notre espoir fut l’appui de do courte dorée car aussitôt quo nous avons prononcé lo môt action” leg professeurs se sont désistCs trés honnorablement cependant devant tous los Clèves en leur disant qu’ils nous fauiait prendre I’initiative d’arréter les coors seuls. Quant aux administrateurs, ils ont été plus sub tils,ils ont le sens des affaires. ‘Lorsque nous Ctions en pleine discution sur létude tin projot de lam dans l’après-midi et employé l’avant midi dans le gymnase, soupçonnant qu’une action allait étro ontreprise, jIg se sont dépéchés dC criter vers deux houres l’avis suivant: Vous êtes illCgaux, il y a des Coors cet aprés-midi, nous vous prions d’y rotourner.’’ CCtaut clair ot net. Encore unefois, les Ctudiants Be retrouvaient seuls. Si nous touchions un salaire et Si nous

avions une place dans Ia société, peut-être que Ia situation aurait etC diffCrente. Peut-être qu’il n’y aurait pas eu de situation. Une par tie dos étudiants a quand méme

Ia paix, si nous le voulons.

Katherine Gagnon Polyvalente tie Black Lake.


FEvrier 1970’Page 3

LE FILON

Statistiques generales des resultats scolaires acceutllant. El [er Les prochaines lignes seront pein-être décistses pour lavenir de certains ou certanes. Nayez pas peur, Ic C. E. GE?. est examens’’. mx ‘couler que pour mCthadologi lle que professionne vous olire tout dabard une serb rechnique, rant ant eu un Cchec. C ‘est tine veritable faire aux calicres; mais trzanscendons, trunscendons. Pourquoi? En philosophic seulement 0.5% des Ciudiants Ca pave Ia transcendance. v a air de a On vous attend In amis: Ic C E.GEP. se vide. on a besoan de nouveaux arravanis en maihCmalique. No vous gSnez pas, ii :oas ,esutas. es sJr doig:s aunes rrarche, o lattes pnes Ics dons Con,re piace pour ceux gui sentent :av-xac.n des sciences cures. DONS TRANSCEN NU1S pas Conrestir.s re verrez ou aller. No.s LA RhDACTION ‘

\UTOMNE 1969

.4LTOVNE 1969 COLLEGE I

COLLEGE 11 Pourcentage

25 Schec sur 118 Ctudiants 5cr 167 éudiar.ts 11

Anglais 201 Bialog:e 921

8

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7

62 étudarts

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11%

Electrotechnique 101

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21 $rudiants

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16 etudiants

6%

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Français 101

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Français 122 Geographic 102

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Histoire 923 Histoire 951 [nforrnstique 901 MathCmatiques 101 Mathernatiques 103 MathCmaiiques 111 MCtrologie 223 ertr

Philosophic tOl

-

Psvchoog,e 110 Sc- Graphques lc:!

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Sc. Graphques 102

I

Sc. Sociales 920

3

Sc. sociales 940

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Tech. Infir. 101 saris ant Cu i 74 e:Lm:ar:: S 1 39 Crudiants sur 331 sn cii 2 Cc.ecs 19 Crud x’s sut 35 or Cu échecs 7 C:udiar.:s

S! or:: cc

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sun 13 Crudiants

Physique 102 4

Phvsrque 301

Sc. religicuses 923

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I

TJonenie 311

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8 C:ud:art: s

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16

S Ctudiins sun 176 onr cu 2 Ccliecs 7 erudiants suE 176 oat Cu 3 echecc 1 Ctudiant stir 176 ont en 4 Cchecs

2 Ctudmants gut 176 onl Cu S ecliccs I Crudran’ Sc: 176a cu 7 Cchei s

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47’ 3’

: 0.5% P.5%

1 adan:s en Cd!Cse 11. sun :7 o: Cu I echec cosembe IS e

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IV

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172 Crudiants ont eu I èchec et plus sur un total dc 527 Ctudianrs

et plus, suit 36%

POUR DECOUVRIR LE BONHEUR presence bonheur de trariquilitC, Ce de plaisir et de croissiance, dernier point de vue, Ic ineilleur, Ic bonheun nexiste pas en cc sens qu’iI nest pas objet que puisci on S pour suavic et H ous ii..xrr.c houreax sais:r cc sot. es: rerra:nertcct celu: q ..‘:rcuve inCvirobiemen t Ia j ole par stir croft dans acte de parver.:r Ii t’0u CL- u:-rxete piCnitudt. 0 toujours p us loin

goisme LIUl.

pOUSSO a Sc reternier

ou 1 rCduiro Ic prochain sous sa domination AprCs celia, Ic bonheur nous est rCservC dans Ic travail de nt Cricure, perfection otre soi-mCme

:,teflectuelle. erot

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Irna. a

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sat siact on egoist C iclmeCia: & L :: V 3 Cu cxc -: Xe zoss:t e con tort sers be vou)Ir pro Crre homme rjL duit gresser constariment dans notre humanite La vrale volontC reait apres one sC,ieuse rCflexi on. Nous nous devon s de von].:!: r luc ide ment car Ia nous dEcauvrons qu& Cs: xr:re desr de -c cuniorn er an:t

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Nous devans dabord rra adler se connaitre ci sordunner Pour ètre, ii laut d’abord e diet cher, se connaitre, et se faire. Ctendre la Nous avons appris base de noire &tre et On conse slidioindre a at:trui. quence. L Un on aveo r.cs freres is:, Ce cnsc,once. do an surcr: a fozr!.is vr:e do :e vcs noun qu: es de Sc cor:reer. C rac-zr o,:c rea:r c:zt:e sur

ASBESTOS

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Le rCgistnuire J ear-Marie Letrieux.

sur 351 ont eu 1 echec Dans l’ensemble, en College 1, 127 Ctudiants

tE:cc

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26 er LidlaI rs sur 176 ant eu I chec

3 Ctudr.rrs stir 351 ont Cu 5 Cchecs

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1% 45-;-

44 è:udia::s

dus. sait 25%.

Crhecs

L’homme dans une qu$re dCses pCrCe vera clepuis toujuurs dC couvrir au bout de sa route, Ic b onheur. Cependant, pet] V sont parvenus, sCcroulant de;-ant un cuT de sac. a façon de se diriger -e ers Ic b nhe.r. Te]:ard Chardin afi:rmuit que c pessi misine ci Ic retour au passe. Ia ouissasce du tcmest prCsert ci enfi I élan vets lavenir son: trais attitudes de honh.ur en

16 Ctudiants

sur 18 tudmants

Philosophic 301

9%

sur

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33 1 3%

[listoire 922

353 cudianzs

62 etudiants

0

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Ccrtptab:Ité 101

stir 3-42 etudiarts

E4 Physique

G:g. de

Biologic 921

sur 104 etuojants

2 Cchecs sun 32 Ctudiants sun .12 Crudiants 2’

Anglais 401

21% c’:

do l’inépuisahle adorat ion: notre Dicu. Pour I ‘application do ses prC cieuses sentenses. Ia volontC s’rmpose conime fondenjient do triomphe Nous no pounrions conIi vol ont C q tie c umme pus b:i:e do dire n :r:pti uo car nut u::e condutre ass: ab surCe. r.ous ‘iserions quur.e

Je

craig

est

Urt:ns

raisortna

:r.gc avec so ru:ssance bie ;-ølc,n:e qa: rexeá Ia :bt’r:e. xcrdre. Sachrrax: flotre erre conrial: ‘a amour et Ie bonheur surgiront cs veux ou\ erts aux Alors, beautCs ic cc monde Ct nos dans Ic âmes IancCes en p1cm mystCre, nous Saisirorls et expli querons nos frères. Claude Lachance

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V’\[S.

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PoI aer.re de Black Lake


I I

LETTRE OUVERTE

LA VISITE DE M. BERGERON

le3fet’rier 1970 JoLLrnJl

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Ne sovez pIs urpris de recevoir Ufi COUP SUr isi vous en avex nIle natureilenuent). car Ce C est rifle Ie Ire auve, te Cr oyeea Un j ournal “ia iibertd de parole’ (si qUi a pour poll’ qLa von s Ia pe fir t C’:r I ours). I)’ ai. I. iou rs ‘a i pay

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ma COti5atO,; 1 c-C Inunual, er ‘non opinion Sur I pas très honne) n ‘est P2 S iC cons (Cr eli e rc cesSaireittt:-:ut cC-jiec1 etudrants du college (cc .carter routes tentatives de rd ci dans Ic’ cc 3 s nuembres du j OUrrISI. pr Os sion) tellenuetit taço;u d’eir. je 1’ :.Iv-.: ,e-oer:rc du système adrrli airn, qu ,ristra:,f a1iri -:r’us patauecz. J’ai aussi ,:s p ‘.a: b, re.]u\. ai:isi qU’uli certain Hi!leurs trop vu (c’est ‘.:miLiQ fi;te2fl ‘

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Le spectacle tic M Bergeron c-t-ii satisfait les specrareurs? Pour ceux qui venaient voir leur idole, cc fur tout a fmiit renversant. (Cost un plaisir de Ic dire ces gens dtaient en minorité) Pour CCLIX qut rious promettaient de l’action et pour ceu,x qui Ca ;‘cutaient ii faul le signaler, cc mt Un dchec, La formule du spectacle n’a donc p28 atteint son but, L’opinion of les argu nuents du dépurd, sons Ia torme d’un discours, nous nous serious bien passer puisque nous les depus longtemps. M, Bergeron connaissons uno seance d’information, cc qui Cr” S ‘est n’dtait pas lecas L ‘affaire est que les mets action et information re collent pas ensemble dans Ce genre de spectacie, La forniule par cx emple d’une table nude nutour du sujet avec des spectateurs L.Uroi I rIo plus profitable. Pour In Ia salle de majoritd silencleuse. dIe Clait est prohlCme donc e salon, ou an ping-pong Los professeurs ont etc les gens los plus frustrds de Ce spectacle, rnais que vc’ulez-vous, quand on vent (LiUT rile dans I crdre H ne faut pas nuder es cafles Done II fallen separer les en se:gnnr.s et faire chacue chose en 8cr, tecips

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SC I peCtaguglqu ci car certa ins rneruubres de I ‘adaur a e pas in vit és) se rd— cl minis r rat i acm a ‘e un:ssa:ent-ris P::Drr,!(:L Ia ricision fiat—clue ret’— noter que lors versee (lotus ccrr:u isas? ii est 9 invier. e rae suts fait foci— do ‘a rêuniort tre a Ia porte t:-aI dec protesseurs qul tie nu’ortt rniilf,eureusement pour ens Car iarnais eluseign cx p ien cc profitable de pou C ‘c. St t:ouj ours ‘a a n a aye i Se voi r observe r:a-.u t udi art t ace rut ta fie car certain s de rites profess curs in ‘out in .fl itence

affi mud qu i is ‘oat aauai s Cu mon CCS Sons les 3d p r tern en t pou rt ant Ic suiv ais VC us clans len leur cours, A R arar,de rdunion dee fin jotirnée ii pour rnoi Ct pour les ‘au 11a1i.It’’ qui tie voulait rien sa tres un horr.rse en ii cncore rien savorr, cLaim Ct Lfl rdagir, 1 qua nue force 3 ‘E:p. errive:- a u!i ruin Irnagiruez-\ ‘iL :cHtc r Sara ens confreres que j ‘ac’s Mcsscttrs pochd mes Scien -

ces SnL’i’aIcs !:I cc pr’rcirtc regrettable erreur do a :::‘,.,chiric- cla-jinm;traIh e (qiti nest d’ailieurs pas Ie prerriioTeJ. Va-ais drcis Vavis que je quit— taas:. los. Sc. :5 SocnLlc.s .nLLr un monde meil

Avec Ic- respect quo to ne vous dois pas (ça ne vous rappelle pas quelque chose)

P.S. ijironie- en moms e vous mets au dCfi de prouvrr quo cc ne scot pas los faits exacts.

Le dCputé de Mégantic, M. Bergeron sourit pour no’re photoraphe. pour enrplover unc do sos eprosslons favorites. Pour 1W 5ergerc’n a srrisfaction a etC grande tie nagem pritiner dans I ‘ortiro II mu N avait p38 trop tie cr5 choses, mous srivez. ceiles que ces gens as S s Creux cuen: moar ddtrai :o ‘ortire dtabim. Le bum de cet ort,cle nest :us tie fatme e pro cës du rce: rio : Nm 63 cm dorm analyser Los arun-.er.tS soar C: Cor,ae Preaor.s con-sue coin: a a;pUI.

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DUer pe:sJflr,c. ‘.pcs:t or. ext re duct cömC M. Bergeror. aai ::icarrte Ic rncde tie ende dun cc:nonubre tic ge:’s em do ‘autre cStC les dtuti’ es: Incite do contester quo ants conrcrrJ’ :cs l’opposltioni st cc.nStaElte C’est Line- opposition de base Il no u: pS dire ‘une façzn catdgcri L’oz que 4 ue cesm c reT:’ii: ties g&muE:a:icmus sosirlorl es: r,’! to deux .rodes de pensCes cui s:ve:ge’:i Q;ianc ccl:e di’ ergence est Ia caractCristIDe d ‘in scale. test que I dducation. un,fica:ion anue ne sun: mitts ties irs:rurnenl s pour cc tène petIple ui Se cherche, Quand darts nea:’ sysi en-es d educarions v ceu zi mire :ffC:eritt’s. cost Ic si ca mures de as s a : Cront gne flu uric nuoitIe ta crever, Er quc Va crever? Tiudt is the questrorL I m- mu dens Li’ ante res d envisager Ic probiCme. Rem cem in a’. c-c ties s goes de de a II do In langue et du coeur. VOLLX, des place è a $ C ‘est un pers-ann’age qu’ voit Ia rdalitd (pour lui los intdréts dconorniques du probléme) et qui l’accepte en disant quo to temps fait bien los choses, Car, se,nble dire li Bergeron, un jour nous l’’aurons I arge.tI et ii nous faut aitendre Ce grand jour daris I ‘ertire et Ic respect des autres, qui Cette attitudes de M Bergeron et do ceux education lent que l’appui vierit surernent dii fait incorn n’est pas complete et qu’ils ont ‘inc vision plCte du milieu qui les entoure, L’autre concep tion du probldme est colic des dtudiants -

.

‘.

-

-

-


FOvrier l97O/l’age 5

LE FILON

LE MOLOCH INDUSTRIEL EST GRAVEMENT MALADE (Dtrnier d’une série de 3 articles) Le système d’educution actuel est souvent une source dangoisse pour certains étudiants et celte angoisse qui se manifeste dans plusicurs pays, r.air de La peur er du refus. manifestés par les étudiants. de sinrégrer a cette sriete cui dépersonnalise et a!iène I’homrne en Ic mettant at] service do Ia tecSni:ue pIutô que de le con sidérer comme cop :ir, en Iu:-mêne. [)ans Ic domaine de léducation, plutot que de parachuter des réformes stir Ia tête des étudiants et ensuite Sc plaindre de t’indifférence et du rnanque de dynamisme dune boone panic de Ia population éiudiante, lea réformes ne devraient pus oublier lt4udiant gui cit dans un niondebien

concret de défis et d’atlcntes, Les vials réfor meg en education doivear cons:derer comme un rnea-.bre dvnarriqae. intelligent et res— ponsable dans Ia communauté humaine Cr cc gen :e de réiorme qui a uCUr principal obec:if Ic développer.er.t do Ia personnalité hurra’ne en harmonic avec I idée dAmour. du Beau, [‘idée de justice a [iberté, ne petit étre bit par [es ad ministrateurs qui oth a soutenir un système dans lequel ces valeurs ne sont pas prioritaires. Voilã l’origine. la source du conf lit qui oppo tabli se ujurdhuj l’esablishment’’ au monde étudiant, c’est Ic phérioméne de Ia con teszation,semptone dune grave naladie qui rca

ge Ia siée et e role de Ia contestarioni est de faire éclarer un conflir, un malaise qui existe démais quo !‘on essaic de camoufler. question qcune peisonne sosait, Jr our. A un jeune homme uU SLCJ€t 2e a contestatior: Vous atlez créer un enfer!’’ Le leune de tui répondre: “Mais ii y cat déjá et cc n ‘est pas nous qui I’avons Si l’école est reinise en question ccst que —

-_

los étudianls sont les premiers concernés et gé néraertent jes derniers consultes et que a ritahie d ncrcte intellectueNe uric déinarce gui doit érre faire dans Ic système d’instruction actuelle En lus. cost Ia figalité nérre de 16qui est remise en questior car I ‘école ne doit pas être uric entreprise oü i’on rernplir des recipients que Ion etiquette, die ne doit pas C Ia société tre non plus un lieu d’intCgration existante mais die dcii avoir un role de critique 1€ Ia société rictuelle ci voir a lédification d’une société nouvelle. Cependant, dans l’ecole d’auourd’htii les relations entre leg etudianis se bit gnus Ic signe de Ia concurrence; es CtudEarüs 10

r•artcisent pus de façcrt active

lacqaisition

des connaissances et A a recherche de a yen té. Us rio goat et re doiver.t ètre que des con sozmareurs: I école se soucie trés pea de dé telopper Ic sers c:ir,que des :udiarus et dIe favorise trés peu 1’espnit dinitiative et denga gement, aussitOt qu’aux yeux des autorités Ic climat d’apathiegéneralisd risque d’être pertur be, dies s ‘empressent de prendre les uioyens nécessaires pour que tout rentre dans “l’ordre’’. Muiheureusemeni. dans Ic C. E.G.E.P. deux blocs

so font face.

dune part Ic bloc adin,nistrateur

ci’ autre part te bLcc C:udia,i:, tous deux sembien: e pour Ic diaiogue vouloir Ic diaiogue muis 1 soir franc et sincere et puisse sorer des fruits, El but que es deux par:is ajen: confi-ance l’un Ca ‘au:re, Ce qui aexiste us atzourdhu par-re que le bloc administrareur prend bien des déci sions suns rapprochement red des étudiants ci quand ii y a rapprochement, c’est àtitre consul tatif seulement, Quelques ins des objectits que pourrait Se dormer tine etrole nouvelle seraient d’-j bord de I ‘Cludi ant d ‘obt eni r une plus grande permettre :a:crzia:ion sur cc sui SC passe zans 0 monne dans :equel ii vii puis de dCvelopper so, essri: par des analyses et des travaux dquse ni El spat v avoir sarticisatlon ci colaboratior. En plus de recherc:’:er une mci Ecu re c n:ai ssnce de sa personnalitC et de ses aptitudes, I Ctudiant en Ctroite coLlaboration avec un maitre-unima teur chercherait A dCpasser, de façon active, les lioiites de son savoir,

C IN E-LO IS IRS

WORLD SAFARI (En Français) LA BRIGADE DU I)IABLE LE RENARD S’EVADE AS heures LES BERETS VERTS LES AMANTS DE NOVEMBRE

En plus, les Ctudiants se rCvoltent et accep tent de moms en moms

ci èté a de Ia democratic

a conception que Ia so-

En diet, leg gens Sc

voicnt privs dans certaines regions, du droit fondamental de i’hor.re A:r’ani tester son désac cord envers cer:aines rzesarcs gouverne:r.eruales; CpCe de Dmocies est suspendue su-dessus de toutes ics tCtes do ceux gd ont Ia iar.gue un Dec tros nien penduc ci nest cc gui arrive aussi thins plusieurs institutions d’enseignemenc, Pen— titre d’exemple, A Ia libre expression qui sans, doit rCgner dana une Societe qui se veut demo cratique; que passé derniCrement aux C lections municipales de Ia WIle de Québec Mgr Lavoie, représentant des citoyens de ‘jire no lfl gui est on milieu ouvrier ne pouvait so servir des rirc1paux mCdra dinformation parce qu ‘C Pus argcnt rrecessa:re. proslome inexis ant pour Ic ProgrOs Civtque qui no represente guCre Ic mWeu ouvrier. Ii faudrait accepier et se sotimerl re A une scniété tjirtsi dirigCc? \oilA dot ongoic les frictions Or les iuttes lestablishment’’ I ‘ordre Ct-abli et une enime borne patti du mnonde êtudirmt, La jeunesse refuse tie donner son adhesion A tine sociCté gui eat repressive, elle refuse Ia pierre angulaire do cette sociCtC qui est Ia pro— ductivitC or a rentabilitC. Ce sur quoi cette so dote indastrielle sc-st er:get’ sans Sc soLder resjct do a personae hurrairie qu’elIe asser vit au bosom. Er. fait. Ia etinesse raura]: flea centre Ia so ciété industtielle et I’ re iechnoloicue si Ic but poursulvl érait :u iibéranion de 1 homme or non pas I’augmentation du P.N B, au nom duquel est asservi I’homme. Mais Ia grande objection soulevCe par bien des gens, consiste a dire que tout cela, ces gran des idCes humanitaires, cest bien beau n,ais quo cc n’est qu’un rCve de jeunesse et que toute cet flarrrte se refroidira progessi emer.t. Votre afiaire ussr Er, son:re. on nous dit: utopique!” Quest-ce qui est utopique, vouloir que a socité repose Un Jour sur Ic respect ci ‘amour des personnes hurnuines qui renfernten: d.-s vaeurs inestimabies. A ceux qui disent que cest utopigue de pen 5cr pouvoir changer quelque chose et gut so nC fugient derriere cette affirmation pour mioux ad hCrer nu systCme et en profiter et gui refusent mis ceux-la, ji? dis, saris mt-chance faire tin cHant tC: “vous faites vraimeni pilié’’- ci si e no Ic ds pas, je e pease. ZIg font “raiment pitiC ces germ qui relusent de croire en ia borite do i’hor— ne en plus, Is refusent de prondre part ux com Ia rer.t,se en bats du monde et de uarlciper question de !ordre Crabti :ui n’es: lout pas parfait or q u se doir par Ic fair rt êrne vober. Leg homrnes ne doivent-ils pas contrnuellement punticiper A I’Cdification dune sociétC qui Se veut plus juste et plus huinaine? Le système impose aux gens des themes de penser qui leur pnCscntent Ic système comme tant inCbraninble et cc sont ces gens gut disent gull est impossible de changer guoi quo cc soit bier. pius. ils penseru nérre que i’homnme ext Un etne tonciereflent ég ste. an erre q:I: cherche tonrours A sattsfaire Coisernent ses propres bec-en désir> coins. un Ctre gui ne peril .air do teresse?, sojiemen-: pi urnotir ou: Line persorne Line tel ou une cause muis, esi-ce t’bomme qui I’!:omme est-ce on de dagin et penser Ic facon de la societe bien particuliere, sociCtC industriefle?

Cette nouvelle socrCtC qu’iI faut Inavailler A construire devra satisfaire ‘des besoins de paix, de tranquilitC. de beautC, Ic honheur gal u,t, non gagné, les besoins d’Cine sul. de disposer d’Lne sphere priCe’. • Marcusr Kerbcr:. ‘use :cUe so 5-;5: d’Cduca ciétC sora oossibie Eorsc.ut Ie cr tot: sera fa:t en au nouvead vpe de sera non fonc:ion dc !‘ge. do Ia personnalirC. des besotns. des in:Crè:s en des aptitudes des Ctud ants.

Pour [‘beure acute fe. Ic pnobiee ic teflu cation sera dc remplacer I’ individualisme bour -

geois.. par Line civilisation personnaliste en corn munautaire fondCc sum les droits humains et don .

nant satisfaction aux aspi rations et aux besoins

sociaux de I ‘homme’’. “Les educateurs pounront

Ci


LE ETLIN

al 17

LES QUEBECOIS SANS CAOUETTE... Une

lois

de

plus,

lea

QuébCcois

auront

Ia politique. Depths 1966 dCj que Ic participer gouvernement des unionistes est ru pouvoir

/

Pour respecter les

rCgles do

Ia democratic, 1W

Bertrand doi: declanc-ter des thlectiur.s protti cralescette annee et ainsi sen remeltre au peu I riste re-cute sour :es rainistres qui seror,: pie obliges de jouer lout posre comme enjeu; pour los deputCsfi qul pendant qtiatre ans, ant vCcu dans l’espoir do monter de grade pour tous les se demander s ‘ils doivent votants qui auronr encore aller voter el pour nous tous qui auront se faire Ccorciier es oreilies pe::dant les mois .

1’

en

Mais cette annCe. les elections seront urn sport mrtéressan: 3 comparer avec :es prCcCdec tes. Grace i notre système dCmocratiquc, nous ne sommes pas obliges do rester limitCs deux partjs ci ainsi des hommos qui conprennent vraiment Ic

peuple, des hommcs d’une logique admirable peuveni venir cornbler leg fossCs et r&pondre aux irqujC:udes des canad:ens-ranzais. Est-ce :e cas des crCditis:es et do cur chef M. Caouerte sur fibs venir inscrireun ui son: decides

‘S

buFetirts do .rj:es Mais que vient faire Ic credit social sur l’urèrie provinciale? Depus quo M. Caouette so bat stir

/

-4

I v-cs

,1cix !ON

4,MVE

VA

NE

PERIODE D’INFORN ATION: PERIODE DE CONSTATATION: Prendre posi ion esi di flic ile dan s un ni lieu so refuse •.::s entendre [t:re sc-n opir.0-e es: pk1s drhciie qund on prend parole apres un personna ge or ore. rr- vant. Eat sari: r a:ne d une !emch:e dcr,, h:e— eublie darns uze vifle .bour a ie gout horrifiant do cornmunisme. Raymond Lemaeux a rCussi cc tour do force inoui de s ‘exprimer dans uric region innChranlabte thins son c:,me, uric province dCj3 hostile et dans un tour dcv nc quant auN comp! Ots q ue pr’vs qi’ a u

Ia scenc fedCrale il a toujours tentC de nous montrer que sa doctrine est essentiellernent d’or dre Ccunomique ci augmenter Ic revenu moven des canadiens. ces: trés sinlpie: Ir:prirrcr.s plus otis los cc dargeni er faisons une distr:hutian nadaerns. Le progra;nre des crCdi:is:es Se resume 3 ces quclques ines A cause de notre constitution, cette rCforme monCtarre ne pout Se faire qu’au fédCral. Et M. Caouette Ic sail. Alors quo vient-il faire au provincial? Si nous étions un Québec indepen dart, su venue seruit explmcab]e et logique. Mais IC cas nest pas ‘bus sorartes encore uric provIn enfunt cc a:tachCe au federal in pcu comme un rna:erriels. iens des darc veu Sc Cette decision des credihsces S est prise lors du congrCs qu’ils ont tenu a Québec a fin do Sc— maine du 23 janvier. 1W. Caouette savait quil candidats crCdi otrpm miiorique do presenter des C!fl a tent e do Ii istes a I a proch a no éle pcser a cette enriee du credit socia srtarene prov:ncale er demardar,z uau moms 8CR des votes du cong:Cs dcvra:c-ni asprouver uric déct amns: sion en cc sens Lu chef des creditistes crovai: mais admirateurs de Clans ses aux frein Un niettre Ia burrière n’Ctait pas asset grande: leg membres du congrCs remplirent los conditions exigées par leur chef et ainsi M, Caouette scsi vu dans o Ia decision bligation de se ranger et do se plier ut, :erne me::re de risque il si,.ori rraiomxth de Ia a sa carniere politique. fii son entrée ‘o:i comment Ni. Cacue to

-

sr a scne provnciaO. II re rer., cue meer les

cartes uric fois de plus s’il s approprre a balance notre du pouvoir. Comment pouvons-nous donner presenter que fail qui no homme confiance 3 un les prohlCmcs en tentant tIe los rCsoudre par credit intu’aImon d’une much,ne 3 piastrc’. Le socia est vrairier.: douc d tine C:ioi:esse des’ prit deconcertante Ct peur-ëire trop et idente pour que los quCbéco:s Sen anercoivent. ClCment Grolesu

C. E. G.

P

hns e:r, :gere S rr,jnen: oon re

Qu on soir pour CLI

Xi admtre Raymond et:: quc- :oj: sa faon a er par dessus jeS Cge qu a afirnior difficultCs qu iL a rencoritrCes Comme I accusation de sCdition qu’on a partie contre Iui. Personnellement, entendre un homme qui pour uric ios n’arrive pas en demagogue (cet art de car en denia sauIe er a ouIe par de .mots angle sUm: beso:n d aveir didCes. esmots pas serfi ci couleri thins ‘a gorge du spectateur’. C Cs: o::te ur.e surzrise. Rav:tond Lerr:eux test pas Un orareur if ne dCciarne pus do ces phrases toures faites er toutes belles qur vous subju guent et vous emportent si aisCnient. 11 est do cc type quil est difficile dCcouter cli pane sans art mais direciement sinc-èrement, sans faire de tons fact ui srë cr son at ten on or

LE MAL

cofltTc.

Sude do

2 sage

Zertvjx. zCrre 5 Ce

Par exemple, lorsque nous sommes dehors et

Raymond Lemieux nest pas un orateur mais ml pane siniplement, sincCrement et sans detour,

rast’nrer. Je ne crc-is pas que M. Lemacux so:t vezu dans I ‘espor bier airétC de corvaincre qui

sos ;-tes sin un u ,et qu iL can naissa it lort bren C est proba biement pour cc c-almc e cette sincerite que 1. Lemleux a eu sur moi, beaucoup plus de prise que notre- trateur et demagogue...: Car hien qu’elant 5 sur a Ian dupira dnt d ac cord avec ses dee rizç&ISe e Ic Quebec :e :lCrea!isa,S pas 2Cc

zue c-c so::], a cx sosé son opmi on

-

crc Die

a sl:ua: jar, eta: Cruo:aie

q Lw I porn:

dazs ces r]rru:r:s Ccjrrr-:cues ,:‘Je scc:oI;gizues. Pumxan: :uanzi Sc-ri aCme Raymond LerHeux ne Cfl aurait pas Corivaincu politiquement parlant, quand bien memo je n ‘aurais dtc qu’une lederalisto sans plus. Raymond Lemieux m’auraitè Ia fois donnC cet enihousiasme qu’iI communique quand on comprend Ce q u ‘ii cut s-i griller ci cetle volon e-2nar-. or d alicr .asquau b,u;: cc -‘l ii faur erie on toi en qucique chose. Car enfin stupide vu borne pour ne pas admirer un tomnre qu, a depasse Ic sride : pun cg;cen:risnie Di de I ‘antCnCt personnel .

r3’

qu’i fait trCs froicl. Quest-ce que nous faisons; flouts disons: Ah, quo j ‘ai froid, quo j ‘aimerais ‘Là cest ‘nai que foils avons Ctre au chaud. froid, nous flood ssons notre douleui. Mais si exetpe si nx:s notis 5OzCDflS a aut me chose, par sorigeons a quelorun, on cublie corpiCtement norre hod em nous summes bier. Sj lorsque nous avoris des Cpreuves, nous queles compor cherchions 3 voir les bienajts pour des maux? place Ia de encore y urait-i1 tent, Donc cc quo notre morale nous comtnande do fai re, c’est toujours Ic bien. ConsCquemnient, i] ne devr,ni pas avon de lois qui cc-us dic:ecr nes acres et qui no serven: qu brinier no::e !iber:C Ii ne evrai pas exis:er do classes dans a so cié:é cam :Jersonne ne rCrite de- vivre an depend des -autres et cela tout Ic monde Ic suit -

Enfin je crois que Ic bien est oU Ion se trouve. V$ronic LC esque

Cc,1 iCge

11 (di oit)

Serge Gauthier, Secondaire V


F’évrier 1970/Page 7

LE FILON

a

demander.., nails pour croire quo si I

-‘u

nt c’est quon a envie, c’est parce que I ‘n arXcr sourine pas par politesse, sourIrt Corflrnt l’eri fant, sourire connie ça spontanCmenr’ Et de rj -

Surprise.,, Chose a dire tout do suite: malheu reux qui na pas vu Jo spectacle des Cahotins. Ii ny a rien Rien ajouter

a

a

ce! Un clown cost pas ridicul& un sourl re non plus... Quand on est malbeureux cc nest pa3 tong que Jentourage s ‘en rend compte’ Eh9 bior. to bonheur, Ia joie, l’amour Ic sourire Ce n ‘esr pas

dire sur Ia “Cantarrice cot autocritique coUective

tine borne.., cost Ia puretC! Juste assez nails pour passer par-dessus: los “Tout so paic’’ combien?” les ‘gratis’’? par dessus ]es S ar dessus Ia merde!...

aprés

oCt je l’espère notre cher public s’est reconnu. Vraiment formidable, on s’est arrange pour quo

lea gens n’aient rien a dire.. Quoi, un ban pro fesseur, une petite putain, un beau grand flair, une thtudiante puis une grande dame ma chere! Enfin toutes les sortes d’humains quo l’on petit rencon

Pauvre clown! comme tu es idiot et stupide, 1 PAUVRE CLOWN TU ES A idCaliste et rêveur!

1 On ne sourit pas on ne pane pas aux PENDRE

trer dans notre petit Thetford.., On leur enlevait les mots do Ia bouche. Assex frustrant peut-être: c’est-à-dire que pour trouver une critique intel ligente (autre que c’Ctait ‘hen bon’’) ii fallait aller en profondeur. Vous comprenez pourquoi

gens que l’on no connait pas, memo des

TU ES DE TROP! CLOWN! TU NOUS DERAN GES! CLOWN! A MORT LE CLOWN’

ça derange Jo monde!!On n’a pas le droit de dC ranger Ic monde qui soth “bens”, parce quo l’ori est tous ben! Le curé évolue pis ye ben! Gilber

Pire encore 1 us ont poussé p’us loin nos Ca bating! Scandale! us se sont attaqu&g Ia So ciété niais alors Société clans Ic sens fort dii Stir tine scene les problèmes de I heure: Ia reli gion qui rajeunit par les inuables efforts dun

te querelle pis est ben! le mineur mange pis ye benF Les Ctudiants font I’amour pis y sont “ben”! ètre “hen’’! On joue Ia vie On joue, on joue acte par acte (aujourd’hui tu es Ctudiant demain

bon vieux tout “courbaturé” et vive les messes a gogo-go! flog bons prophètes politiciens on essaie toLijours de faire tenir Ic monde en rn soul morcean an Son rnineur ben content do sa ‘‘job’’ angais) pis do son augmentalion, au moths lui “y mène Ia vie qui aime’; deux jeunes êtu diants.,. deux jeones, Ia poésie. Ia philosophic. Ic reve, Ia littérMure- p5 I’aniou r pis faire I ‘a niour! Enfin, to penseur, l’,ntellecluel, Ic pin. l’homme qui voit, qui gent. qui pense, I homme oui. enfin ii fera Ia rève’ Par des aux idées. stag tout ça, les bombes, los bombes. les hombes, et mais on est surpris. et on a pear. oui. on a Ia irousse. ciiaIer cost pas grave. nais quoi des bombes. ci fair du bruit, is c’es: dangereux pis —

Nous, public, an Ctait là pour regarder’ et on jouait notre role: an regardait maudir, je men veux, je nous en veux, fallait pas laisser mourn Ic clown! Fallait dire NON’ Oui! taut pas trop penser!

a

ètre du tu seras peut-Ctre curé). On joue Ia vie ni eux qu’on peut! El parait que cost Ic siècle qui est comme çd.. (consommation pis industries pis technique pis toute Ia patente!) Pis pour être ben taut pas ètre derange:!

he clown! dans Ia salle on osait rim.. Et pourtant c’Ctait triste. triste, triste. Le clown qui veiit dire: Arrtez de jouer. vivez, soyez heu reux. souriex, soye uste un petit peu assex naifs pour croire que Ion petit sourire sans rai son. sans C(:e iou, sans ouo:: profiter sans a voir de::Lère a tëte une idée creche. un service

Chantal Thibodeau, Siege intellectuel de Thetford P.S. Eh

les Cahotins, j ‘oubliaas de ‘at’s dire.

cCtait ‘hen-ban ‘‘ pis vous Ctes prets pour Ia tournCo provinciale.

..

.

LE MAL Arissi lair quo petit rerionter Ia r,érnrire ic maine, Ic :ral Cram present, Les hnrjmes c:aier.: I ‘aise. is nCtsient pas hecreux

Lors di dernier conseil génCral do no:re asso :‘nrare du our cui est dune ciatior., tin poi” extreme gravitC pour tous es erudrants. souleva tres peu de con:re’orses do Ia part do “Os resre

lire do a faire: et do plus cc cregrCs :ant recher chO par i’exécutif semble pluto: ui, martque do rCaiisne coniorme au type thtudiant qui a bosom d or’er.tatic:n e: non do IiSe::inage.

sentanrs I: s ‘agir do in fame’re qut: o: di. fl c’aon

ai

je droll

zr: los qvez .ius. vouseres Cs train de

tin

de vous faire passer uh sapin. mane Si CO principe vous sembe trCs charmeur. ii ;-a contre vous memos. Ft do plus, messieurs de lezécutif, ce :i’est pas or. condannant tine bonne partie de Ia population Ctudian:e avec cc fameux principe, quo vous aurez cette solidaritC do groupe, cette parti cipation et cot Cveil des Ctudiants. Vous ma faites nrc, vous et vos principes avec lesquels je suis thCoriquement daccord. Sovez donc plus près de Ia masse et essavez donc de los corrprendre dar.s lear situation quo do chercher voas comprendre ovec yes beaux principes; vous con:estez 10 peu dhumain tans flog cegep. :15 seraierat permis dora mettre quelque eu er. aidar.t ceux qui on: yen tabemer.t bosom do yotre aide non en disant; ‘‘Quo I es nonrespsnsablos coulent’’. Vrainer.t t-ous no iai:es pitié. incapabes do faire cc que vous reprschez aux représentants du systCme.Mais vois aEez due: :.Que veux-ru faire d ‘ab-ord? Vo

pourcen:age iIimi:é d’absence i nos coins Ainsi on adopta a Ia presqu’unanmilé do Iassernblée Ce tameux principe. Pendant a pCriode de ques tions et d’opiior.. J’ai osC. Si vous me perme’tez. cc principe niopposer avec cortalnes nuances Tout de suite, on argumeTita Sans me laisser Ic temps do dire seulement Ic 14 de cc que ‘avais dire. II ne s’ago pas do so sentir frustrC mais sinpiement d’Cne honr.ète Ct us:e envers toue e monde. Cesi ,ourquoi, grace au f:on, iCmets non opinion sans étre soc I ‘etfet d une cor,tra:r. to.

A ceux qu’on demandai pourcuoi avoir vote en faveur do cc prir.cipe, s disaient: ‘‘Quo ceux qui ran: pas le germ es responshtiitCs. coulon:’’. Si on traduh ces :erines sous sa

si

plus, surtout si c’est pour den (5). Tu sais b,en’ Chacun pour soi! ‘Pauvre clown

a

sa raison d’être Une équipe qui Thetford et qui, par le fait même, mérite d’être encouragée et soute flue financièrement,

c’e.st frustrant! La ‘profondeur), l’essence (sans aucune pretention philosophique) souvent ça em sur ma petite personne. merde surtout quand

d’absence des coins ie

lois

tu les connais! puis surtout on los aide pas non

anne

capiralis:o, ceci veut signifier: ‘‘Ceux qui non! On argumentai: en pas d’argenl. :uils crèven, disant que ceu rui 0 ‘or.t pas e 50:15 des respor ‘

sabilités i.e ceux qul ne sort pas assez matures pour savoir pat eux-merte Quans aler au Cours ou pas, its no I ‘auror,: pas ps lard dans ieur carrière. Je cr015 que cost vendre a peu de I ‘ours avaz: do aol, tuec Fr. e:ft. cer:ains. s-jrtou: ceux q-ai Se dir:gent er psvchoIoie e: en

phjtosopn:e, devraient savor! d:scernor uette savour quo chaque individu nest pus questron rendu aa rnême degrC d’svolut on du sens de sos responsabilités et gut! lout toujours Iui donner sa chance afin qaun jour ii Se decouvre avec tou res los charges qui I incombrent Ainst Jo crors que cc st tin ruarique de confrance en un coup de ceux gui nont pas su trouver tine met iva traftre hon teurs etudes, gue cost leur permettre do s ‘entiser davantage dans lou, non-sons dos respon

a

sabilités. quo cost los rejeter en los vouant I’échec, car on ne tour doririe plus I ‘occasion do dCcouvrir thins l’avenir grCce & fours etudes, de dCcouvrir que chacun de nous a un role & jouer.

Est-ce que c ‘esn eli allann travailter dans los mi nes flu dens los rnanulactures qu ‘on pout Se dCcou vrir, aprCs avoir CchouC dd a tin trop haut taux do cours manquCs pour avon, comme consequence do perdre Ic peu de motivation a ses cours????? NON., Jo crois quo c’est commentre une taute grave quo de laisser un type qut est dens los bras do sa paresse et de sa non-responsabilité. Les messieurs de l’exCcutif nous dtsent que cost le progrCs qui l’exige et quo nous devons faire Ct’ prLncipe. Moi, confiance a létudiant face iii, rnanqLie de confiance Jo crois quo cost piu a l’individu qui veut, soit consciemment ou incons ciemment, progresser en Iui en levant Ia possibi -


Page S/Fevrier 1970

LE FILON

DEUX DEPUTES AU C.E.GSE.P. so surveillent Fun et l’autre empCchent los cxcès, 2- Ic fCdC ralisme permet une distribution des richesses plus equitable, 3- il faut maintenir Ia reputation internationale du Canada 4- Ic fCdCralisme permet de plus une economic progressive néme si Ia pays est en pleine inflation’’.

Dans Ic cadre des seances d’information au C.E.G.E.P. M. Quellet et Guilbault, respective dCputCs do Papineau et St-Jac ques, venaient glorifier Ic Fe ralisme” au nom do M. Trudeau en cc lundi 16 fevrier 1970. Las scmblCe so tenait a Ia grande salle et los etudiants Ctaient as sez nombreux et disposes bien écouter. Los députCs expliquèrent lout option federaliste assez Cloquem ment at M. Guilbeault prCcisa qu’il y avait quaEre rr*isons prin cipales pour maintenir on tel système:” 1- c’est le système ideal pour maintenir In libertC individuelle car los pouvoirs mu nicipaux, provinciaux, et fCdCrau<

Après ces brèves louanges nu federalisme, les Ctudiants pro naient Ia parole. On sattarda sur tout sur des quostionsbudgCtaires. Comme séance d’information, on peut dire que cc fut valable, mais ça devient dCfavorable quand on essaie de discuter. En effet es dCputCs, malgr& biendes que—

tions pertinentes, savaient foyer un problème en Ic dCtourmant, en demandant des prCcisions ot en effectuant un verbillage trés effectif. II est bien evident quo los politiciens peuvent toujours emplir Ia population mais quand aurons-nous des bommes qui se ront assex honnétes pour répondre franchement a nos questions sans prendre des portes de sorties faciles? On est a une Cpoque ou on parle do politisation dos jeunos mais comment pout-on avoir une veritable politisrition sans uno information same? On dit que los jeunes sont rCvolutionnaires quils so lancent dans dos actions séparatistes sans trop savoir et quand ces memos Ctudi

ants demandont dos prCcisions sur les vioux partis et leurs poli tique dite stable at conformiste, on les “bourre”. Dc plus en plus les jeunes, los étudiants sont appeles jouer un role important dans Ia sociétC. II est donc nCcessaire quo chacun nit Ic souci d’être honnete at do dire véritablement cc qui en est stir un sujet donnC et don dire memo las lacunes at los erreurs. On n’est plus une Cpoque Qu on se laisse ‘bourrer” et sachez Messieurs les politi ciens qua les jeunes Sauront opter pour ceux qui auront le plus Ic souci do I’honnetote. JEAN AUCLAIR

C.E.G.E.P.

FAISONS LE POINT (Suite do la page 2) gui ost l’abohtion totale do Ia prise des ptèsen ces. Si nous sommes centre, rCveillions-nous et Si nous sommos pour, montrons-le. C’est notre dovoir do prendre nos responsabilites et cello gui doit Ic pius nous tenir coeur, c’est noire Cpanouissement. Si nous trouvons qu’il n’y a pus d’amour, do vie dans notre cegep, mettons-en Si nous sommes écoeurCs parfois, cossons do coos plaindre of rCagissons,

MIRAGE Jo marche sur un trottoir pluvieux Los sioux baissCs Les youx baissCs car je no to verrai pus, je Ic sais Ii serait inutile do jouor a I’enfunt houreux Mon ennui me fait t’imaginer Comme si tu Ctais l, a mes cotes Je tirnagine souriante je suis heuroux, je to chante Nous marchons sur nQs visages d’onfants RCflCtCs par be trottoir Jo nous vois traverser los gons Q ui me regardent avec dos sentiments noirs ous sommes assis, Ic regard vide Jo demande: ‘Deux cafCs, s’il vous plait’’ Jo te pane do mors limpides Oü je vis, meurs et ronais Je no vois plus porsomne, Jo suls captive pat los pensees Mais darts ta tête, minuit sonne Fugitive, tu penses t’en allot

Not ro sourire so lait lmncoul Nous marchons sur Ic memo trottoir pluvioux Dans l’ouu Je cherche a rotrouver tos ycux Mais....Mais....Oh! non, Jo suis soul

4

J

Dix comrnandements (Pour prendro is vie du hon cCtC) I

1V: ADMINISTRATION

1

Le dialogue tu instaureras Do ton cCté premièrement.

11

Do dClCguCs tu enverras Pour to vider complétement.

jil

Aux decisions tu n’obéiras, Comme tu devrais faire dociloment,

1V

X: AUTRES

IV

Tes professeurs tu braveras En y allant gCnéreusement.

V

Tes révoltes to feras Chaque mois reguliorement

Vi

Tes bourses tu partageras Avec los autres allégrement.

VII

Fill es Ct dOpe tu connaitras Pour prendre Ia vie aisCment.

Viii Les cheveux longs tu garderas Pour te faire remarquor faciloment. 1X

La fin de semaine to prendras line brosse assidQmont.

X

Le remords tu oublieras E los abscences pareillement.

Signé:

Au rythme on nous aliens ii serait prCfCrable de faire las assemblCes gCnCralos In cafCtCria. Si los assemblCes no nous satisfont pas, rCagis sons pour I ‘amour do del. Moi Jo no crois 55 an miracle. Nous contestons in société et nous agissons do Ia memo façon sinon pire. Jo no vise porsonne en particulier, nous sommes tous dans le memo ham tnt Ctudiants quo professeurs et qn’administrateurs Cost peut-Ctre faire do sentiment quo do parlor do façon, Jo Ic concede mais est-ce superflu dans l’Ctat oü nous sommes. Nous avons donnC douze dollars nu debut do lannCs pour avoir une A.GE.C.T. Quo font-ils avec. Los con tribuablos gui paient des taxes aiment savoir oil vs lout a r gent. II s no Ic savent pus et n ont peut-Ctre pas los moyens de rCagr parce quils sont intCgrCs dans un système conduit paris grosso machine capitaliste. Nous gui no sommes pas encore tout fait intCgrés on du moms pas de Is memo façon quo nos parents peuvont l’Ctre, pourquoi no rCagissons-nous pas. Contester no veut pas dire nCcessairement so promener avec des pancartes dans los rues; cc mot a un sons beaucoup plus Ctendu et beaucoup plus profond. Contester signifie remettre on question. La pre mière remise en question doit so faire a partir de nous-mCme. Ne roprochons pas aux autres d’être cc quo nous serons sans doute plus tard et ce que nous sommes mCme prCsentement. Si nous pensons quo nous allons agir de is memo façon que Ia majnrité des gens agissont préson tement Cu 51 nous croyons quo tout est parfait, Jo suis d’accord uvec vous, nous faisons bien do rester assis contetnpler notre état do stagna tion. Mais si c’est le contraire ou si nous no som mes pas satisfaits do cortaines choses dans notre système actuel, no pensez-vous pus que nous devons agir. Jo doute quo quelqu’un puisse me prouvor qu’il ii ‘y a non a contester ( dans Ic hon sons du mot), Sommes-nous pas dans un perpCtuel devenir ot par Ic fait memo sujet changemont une constante rCvalorisation do tout en common cant par soi-méme? -

SEPARATION 1- lIs se sont quittCs Lena dans es yeux Pour avoir mal aimC La route dewx.

II no s’agit pas do so burner; faire face une armée sans fusil risque fort d’être dCsastreux. MCme si Ic système déducation actual nest pas sans roproche, nous devons quand memo pren dre cc qu’zl y a dedans. Dans noire milieu Ctu diant ainsi quo Ic milieu du corps professoral, un réveii est nécessaire, vous no croyez pas.

2- Ils sont partis Chacun do leur cOté Lame Cvanouie Comme au soloil cache.

Clement Groieau

3- Je los ni vu, hier Avec lout manteau noir Au cou, une pierre Celle du prisonnier sans espoir.

C S 0. F. P.

4-Pour avoir mal aimC Le coeur de lautre Comme un livre affamC us so sont perdus par lout faute. Clement.

DIEU ET UN OF SF5 IIUMAINS)

mDriffle oar:

EDMOND DESMARAIS LTEE, Thetlord Mines


Le Filon (février 1970b)