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GUILD-MAG n°8 Numéro spécial été JUILLET/AOUT 2004

our les vacances le Guild-Mag vous propose un numéro bimestriel. En effet nous vous offrons deux Pin-Up et deux streap, une pour le mois de juillet l’autre pour le moi d’août. Ainsi vous penserez à nous pendant que nous nous bronzerons sous le soleil des caraïbes. Profitez, vous aussi de ces vacances pour vous reposer, en effet la rentrée sera chaude, vous aurez besoin de toutes vos forces pour la vivre pleinement. Et oui, votre force sera nécessaire, may the force be with you. Dès septembre vous pourrez embarquer vers l’univers Star Wars (et quelques mois avant la sortie de l’épisode III au cinéma). Le 11 et 12 septembre aura lieu "Paris Comics Expo" (Métro Place de Clichy) organisé par Toy Star et Pulp's. vous pourrez y rencontrer les acteurs des films cultes Le Seigneur des Anneaux (Bruce Hopkins aka Gamling, Jorn Benzon alias Rumil et Craig Parker dit Haldir) et Star Wars (Anthony Daniels le fameux C-3PO, Shannon McRandle la belle Mara Jade, etc…). Bien évidemment les dédicaces seront payantes (à rajouter aux 10 euros pour les adultes et 5 pour les enfants que coûte l’entée). Mais ce n’est pas tout. L’événement le plus attendu des collectionneurs de DVD va enfin arriver. En effet le 21 septembre 2004 sortira le coffret de 4 DVD (soit 390 min) regroupant la Guerre des étoiles, l'Empire contre-attaque et le Retour du Jedi. C’est dire si Lucas prépare la sortie de l’épisode III avec acharnement. Le 4e DVD comportera de nombreux bonus : des reportages divers et variés sur l'histoire de la trilogie, un aperçu de l’Episode III, description des personnages, les bandes-annonces et spots TV originaux, une galerie de photos inédites, des posters et campagnes publicitaires et encore beaucoup d’autres surprises…

En attendant vous pouvez vous jeter dès à présent dans le numéro 8 du Guild-Mag. En effet notre rédacteur en chef s’engage à ne pas ressortir ce journal dans plusieurs mois avec des chroniques bonus. Dès à présent bénéficiez du meilleur des articles de nos journalistes : - Suivez la deuxième partie du dossier Spécial Envahisseurs - Ecoutez les quelques conseils pour bien partir en vacances - Jouez à Naruto - Lisez Angel Heart - Vous aimez Kirby ? Découvrez un artiste de talent qui lui aussi l’adore, lisez l’interview de Reed Man - Allez voir Spider-Man 2 au ciné - Petit poème estival - Découvrez Buffy sous un angle plus sombre - N’ayez pas peur ce n’est qu’un accordéon diatonique, lisez l’interview d’un musicien chevronné Je vous souhaite une bonne lecture, et n'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires ou de vos articles ! La Rédaction

Mais il y a fort à parier que Lucas le père de la saga Star Wars nous proposera après 2005 une version collector avec des scènes supplémentaires (histoire de renforcer la cohérence neutre les anciens et les nouveaux épisodes). Donc à vous de voir si vous ne pouvez pas attendre quelques mois pour une version « définitive » de la saga spatiale la plus célèbre de l’univers.

Votre webzine préféré change de support ! Vous pouvez désormais consulter le Guild-Mag version PDF off line et même l’imprimer ! Si ce nouveau format vous plait ou, au contraire, vous le détestez, dites le nous ! Vous pouvez venir vous exprimer sur le forum : nous attendons vos réactions !


Les

Envahisseurs

L'entre deux guerres Bien que la série se fut arrêtée au bout de 42 numéros, elle ne tomba pas pour autant dans l'oubli. Et ceci grâce, entre autres, à Roy Thomas , Roger Stern et Fabien Nicieza. L'équipe des Envahisseurs survécut jusqu'à la tragédie atomique d'Hiroshima et Nagasaki. En 1946, le président Truman rebaptisa l'équipe les "All Winners Squad" (Conquérants en VF) qui fut composée, à l'époque, de Namor, Human Torch, Toro, Miss America, Wizzer et enfin Cap America II et Bucky II (le jeune Fred Davis dont on reparlera plus tard). Mais, contrairement aux Envahisseures, cette équipe ne dura qu'une année. Le temps d'affronter l'homme du futur, madame Death et surtout Adam II (création du Pr Horton "père" du Human Torch) qui fut responsable de la mort de Cap America II. Ces événements furent relatés dans le What If numéro 4 et la mini série Human Torch parue en 1990. En 1981, Roger Stern et John Byrne, alors respectivement scénariste et dessinateur, décident de sortir du placard la famille Falsworth dans les pages de Cap America. Pour l'occasion, un nouvel Union Jack (troisième du nom) fut créé. 10 ans plus tard, le même John Byrne utilisa ces personnages dans la série Namor lors de leurs affrontements contre Master Man et Warrior Woman, alors revenus d'entre les morts. Blessée mortellement dans la bataille, Lady Falsworth (alias Spitfire) fut sauvée par une transfusion sanguine d'Human Torch (impression de déjà vu ???). Ce sauvetage lui permit de rajeunir. En 1993, Roy Thomas, alors scénariste des Vengeurs de la Côte Ouest, décide d'écrire une mini série sur les Envahisseurs. L'action prit place durant la seconde guerre mondiale. L'équipe se vit confrontée à une équipe de nazis américains nommée les Battle Axis. Le seul fait notable de cette mini série fut l'intégration, dans le groupe, de Blazing Skrull et Silver Scorpion. Mais les vrais héritiers des Envahisseurs, Le V Bataillon, furent créés dans les pages de la série Thunderbolts alors scénarisée par Fabien Nicieza. A l'origine, cette equipe opérait en France durant la seconde guerre mondiale sous la direction de Citizen V. Mais à sa mort, de la main du Baron Zemo, elle fut dissoute. Ce n'est qu'en 1951 qu'elle fut réactivée sous l'impulsion de Roger Aubrey (Destroyer II) ...

:

2ème

partie

Aubrey créa le Conseil de Pénitence composé d'anciens héros de la seconde guerre mondiale, dont Fred Davis (Bucky II) et Elisabeth Barstow (Silver Scorpion) ou d'héritiers de ces héros dont Robert Franck Jr dit "Nucklo" (fils de Wizzer et Miss America) ou John Watkins Jr (Citizen V III). Son but était, avec cette équipe internationale secrète, de pourchasser les criminels de guerres nazis. Depuis peu, le groupe est dirigé par Jim Hammond, le Human Torch d'origine. La boucle est donc bouclée. Gwen

Citizen V & le V Bataillon


Pour

les

vacances

d'été

Alors voici pour vous le parcours sûreté du passager! La sûreté est une préoccupation ancienne et constante des aéroports. Le 11 septembre 2001 les a cependant obligé à un renforcement des mesures prises. Actuellement le passager qui désire prendre l'avion devra passer par 4 étapes sûreté bien spécifiques : - L'enregistrement : on y contrôle les pièces d’identités et on y donne le titre d’embarquement - Le contrôle d'identité de police administrative : il vise toute personne se trouvant en France. - Le contrôle sûreté : il vérifie le titre d’accès en zone réservé (la carte d'embarquement) et qu'aucun objet illicite n'est introduit dans les dites zones. - L’embarquement : on s’assure que la pièce d’identité correspond au titre d’embarquement. Eventuellement une 5ème étape est possible, bien que ce cas de figure soit assez rare: - Reconnaissance du bagage : en cas de doute le passager est amené à reconnaître son bagage de soute avant que les agents de sûreté procèdent à sa fouille manuelle. Nos conseils pour éviter d'éventuels désagrément sont simples, il faut bien préparer son bagage chez soi. Un peu d'attention au départ c'est autant de temps de gagner et l'assurance de bien voyager. Il faut préparer ses bagages avec attention. Pour cela il est recommandé de les préparer soi-même et de ne pas les quitter des yeux. Déclarer les objets qui doivent l’être, ne pas prendre celui d’une autre personne et garder les objets de valeur avec soi. Mais le plus important est de se renseigner sur les objets interdits en cabine tels que les objets pointus ou tranchants (aiguilles à tricoter, compas, rasoirs, ciseaux, …), les armes à feu (bien évidemment, mais pas seulement, même les jouets ou briquets imitant ces objets sont interdits) et plus largement tous les objets susceptibles d'être utilisés comme une arme (robots mixer, club de golf, menottes, fer à repasser, tringles à rideaux…) et les objets susceptibles de s'enflammer ou d'imploser (produits ménagers…). Il y a en plus de ces objets interdits en cabine toute une liste d'objets interdits dans l'avion tout court. Ce sont les

vous

prenez

l'avion?

produits d'entretien (lessive, javel…), solvants, oxydants, irritants, toxiques, acides (batteries de voiture), radioactifs, explosifs (munitions, feux d'artifices), inflammables (fuel, essence…), le chlore, la peinture, les récipients sous pression, les gaz comprimés (bouteilles de gaz, réchauds…). Contrairement aux idée ressues le transport en soute d'un fusil de chasse, d'une arme de collection ou de tir sportif est autorisé sous certaines conditions. Pour cela il faut prendre contact avec sa compagnie aérienne. Alors même s'il fait chaud ne prenez pas de pistolet à eau pour vous rafraîchir durant le vol, il vous faudrait les abandonner lors de l'inspection filtrage (ils seront détruits comme tous les autres objets interdit). Buvez frais et profitez du voyage. Bonnes vacances. Beyonder


Le

jeu

Naruto

sur

la

Comme c'est un peu long à dire, à partir de maintenant, je me réfèrerai à ce jeu comme "Naruto Shinobi no Sato no Jintori Kassen" par souci de simplicité et pour éviter toute confusion. Pour commencer, ce jeu est en japonais et il n'existe pas d'autre version à ce que j'en sais. Ce qui est particulièrement génant vu qu'il s'agit d'un jeu de plateau. A ce que j'ai cru comprendre en y jouant une partie, ce qui s'en approche le plus, c'est le monopoly. On commence le jeu avec un certain nombre de points (de chakra, je suppose, pour rester dans l'esprit) et on se déplace sur un parcours fermé avec une roulette en guise de dé. Si on tombe sur une case neutre, on peut "l'acheter" avec les points. Quand on retombera dessus, on pourra la "renforcer" un peu comme quand on achète des maisons ou des hôtels. Après on a des cases qui nous permettent de tirer une carte mystère. Et tellement mystère : je ne sais pas à quoi elle servent.

Angel Suite

alternative

Remontons quelques années en arrière où moi petit néophyte de l'univers manga j'apprenais auprès de mes sempaïs les codes pour mieux comprendre et par làmême apprécier ces lectures. Un jour un de ces gars me dit : tiens, voici le dernier tome de Nicky Larson (ben ouais il se mettait à mon niveau) en japonais. Le Japonais j'y comprends que dalle mais le dernier épisode étant un nuff said, ça ne gênait pas. Et là je sors "Mais il se fout de notre gueule, ce n'est pas une fin ça !". Là on me sort que si car pour les grandes séries, à comprendre par-là celles qui ont un succès commercial, l'auteur a pratiquement l'obligation, par son éditeur, de faire une fin ouverte. Pourquoi ? Et là mon sempaï en se frottant le menton et en regardant au loin vers l'horizon m'assène "Un auteur ou un éditeur n'est jamais à l'abri d'une baisse de succès". Dans mon esprit encore naïf je ne pouvais pas imaginer que le GRAND Hojo puisse se retrouver dans cette situation délicate.

première

playstation

Et bien sûr, quand on tombe sur la case "départ", on nous donne un nombre de points fixé par un barême sûrement expliqué si je bitais quelque chose en japonais. Si on tombe sur une case adverse, on se fait taxer du nombre de points inscrits ou bien - on a le choix - on peut se tataner avec son adversaire. Et c'est là que je suis dans l'espace. Lors des combats, on peut utiliser une de ses cartes mystère mystérieuses. Puis, chacun lance une roulette qui donne une espèce de bonus de chais pas quoi. S'en suit une anim du combat et c'est n'importe qui qui gagne. Je dis "n'importe qui" parce que dans la partie que j'ai joué, je gagnais tout le temps même quand mon jet de bonus était de zéro, que je n'utilisais pas de carte et que mes points étaient inférieurs. Y'a bien deux trois compteurs chelous et des jetons colorés qui s'affichent mais lapon compris... En tout cas, même si j'ai pas capté la moitié des options de jeu, on a de joulies images et des anims rigolotes. J'ajouterais bien que les dialogues qui entrecoupent le jeu sont extrêmement spirituels mais bon... vous avez saisi le truc... Conclusion : "Naruto Shinobi no Sato no Jintori Kassen", un jeu qu'il est bien gentil mais j'ai pas compris. Faut être fan de Naruto ou nipponophone, voire les deux, ça aide. Mollo

Heart de

City

hunter?

Le présent : Bon, Hojo est bien gentil mais depuis Family Compo (et encore !) ses succès commerciaux sont tout relatifs et il est temps qu'il redresse la situation. Donc il reprend ce bon vieux Ryo et nous pond une histoire racoleuse du cœur de Laura transplanté dans le corps d'une mystérieuse tueuse évidemment super dangereuse et surtout super bonne. Autant vous dire tout de suite que l'effet nostalgique n'a pas marché, que l'histoire est digne d'un collégien, que les dessins moui bof et je ne parle pas de la tension psychologique digne de 2 tourteaux se regardant dans le fond des yeux. Donc voici une belle merde qui aura certainement son succès commercial mais qui aura fait au moins un lecteur extrêmement déçu par Hojo qui va rejoindre, dans mon cœur, illico monsieur je n'ai pas d'idée Katsura. Thanos


Reed-Man

Rencontre avec un dessinateur de comics 100% français

Vous aimez Jack Kirby (le père du Silver Surfer, des New Gods…) vous pourrez dès septembre visiter l’exposition JACK KIRBY ET SES HÉRITIERS, des planches originales, tirages limités, comics… en présence de Mitton, Arnon, Arden et Reed Man. Organic Comix dans le cadre des salons Saga Collection, sera présent : - le 26 septembre au Parc des Expositions à Chalon-surSaône. - le 07 novembre à Jura Parc à Lons-le-Saunier. - le 14 novembre au Parc des Expositions à Épinal. - le 09 janvier au Parc des Expositions à Mâcon. Mais en avant goût voici l’interview d’un des artistes les plus intarissables sur Jack Kirby : Reed-Man. Cocréateur d’Organic Comix et dessinateur de talent, c’est surtout un artiste fort sympathique. Beyonder : Au fait comment vous définiriez-vous, comme un dessinateur, un artiste ? Reed Man : Je suis un artisan au service des comics et du spectacle. Beyonder : Comment vous est venue cette passion de la BD ? Reed-Man : Le coup de foudre fut Spécial Strange n°3, mon premier Marvel Comics. J'ai su à ce moment là que je me consacrerais aux superhéros. Beyonder : Quels sont les dessinateurs qui vous ont fortement inspiré ? Reed-Man : Ils sont nombreux et pas tous aussi visibles que Kirby où Mitton : Robert Crumb, Charles Burns, Richard Corben, Pierre Ouin, Comes et également des peintres, Hundertwasser, Zao Wou-Ki. Beyonder : En effet Kirby semble vous avoir fortement inspiré, vous aviez d’ailleurs fait une performance en hommage à Jack (the king) Kirby il y a une dizaine d'années (en 95). En quoi ce dessinateur vous a-t-il marqué ? Reed-Man : Jack Kirby a créé une écriture, tout un univers de codes graphiques liés au fantastique et à la SF. Libre aux nouvelles générations d'auteurs de lui emboîter le pas où non. Rude, Ladronn, Allred, Scioli, Arnon, Arden sont de dignes héritiers du King, tout en gardant leurs propres sensibilités. Beyonder : Vous aviez d’ailleurs repris ces codes graphiques pour Fantask Force. A propos avez-vous l'ambition un jour de vendre cette création (ou bien une autre) à une des grands majors américaines? Reed-Man : Je n'ai pas fait suivre la Fantask' Force aux majors américaines. Mais si une opportunité se présentait, j'imagine avec un label indépendant, why not!

Beyonder : Parmi vos projets actuels y en a-t-il qui concernent des héros américains? Reed Man : Vous découvrirez ma vision de Superman et Batman à travers une pin-up dans Superman HS n°8 en août. Jean-Yves Mitton m'a proposé un scénario de superman : héros, j'ai réalisé quelques pages qui circulent chez les éditeurs, donc je croise les doigts. Beyonder : Mais sinon vous avez aussi des projets en France ? Reed-Man : J'ai été pressenti comme coloriste pour une nouvelle série de Mitton et Molinari, le boulot devrait commencer en septembre. En plus des perfos avec Organic et Elixir, j'accompagne le duo musical Narcisse sur scène. Beyonder : La musique (le rock) a toujours été très liée aux comics, les performances sont-elles l’occasion de renforcer ce lien, comme si c’était un concert de BD ? Reed-Man : Votre définition est assez bonne, le fait de présenter son travail en live est un bonheur et un sentiment unique, généralement réservé aux comédiens, musiciens. Cela m'a permis de visiter une dizaine de pays différents et de rencontrer un max de monde. Beyonder : Quelle impression vous fait la rencontre avec vos lecteurs en chair et en os lors des dédicaces dans des festivals tels qu'Angoulême ? Reed-Man : J'adore ces moments de rencontres. C'est super de croiser des lecteurs avec qui je communique par courrier. Beyonder : C'est moins impressionnant que de faire une performance en public ? Reed-Man : Rien ne peut procurer le plaisir de la scène, c'est complètement différent. Beyonder : Les performances sont rares dans le domaine de la BD, c’est une particularité d’Organic comix. Comment Organix est-il né ? Reed-Man : Élodie Ant et moi avons créé Organic Comix en 1989 sur le petit acquis de News From The Dustbins, qui avait déjà la vocation d'éditer des fanzines depuis 1986 (Insomnie, New Comics). Beyonder : Comment les choses ont-elles évolué entre Words From The Coffin (1989) et Fantask Force ? Reed-Man : En 1992, j'ai bossé pour l'atelier Semic, où je me suis lié d'amitié avec Rémy Bordelet et Ciro Tota. Fort de cette expérience et de ces rencontres, Élodie Ant, Jean-Marie Arnon et moi avons créé Reptile, nous sommes passés à des plus gros volumes de production,


via les kiosques. Puis nous avons entamé des coproductions avec Disjoncteur et Akata (The Pact, Exobiologie, Mantras). Quand Thierry Mornet (rédac chef de Semic) a décidé de relancer la création, il a logiquement pensé à Organic Comix. J'avais toujours craqué sur le Gondolier Noir, Jean-Yves Mitton m'a laissé les droits de ce personnage (issu de Mikros dans Titans) et est content de ce que j'en ai fait. Beyonder : Comment voyez-vous évoluer cet OVNI du monde du comics ? Reed-Man : En ce qui concerne les performances graphiques, entre Organic Comix et la Cie Elixir, le carnet de commande est bien rempli. La Fantask' Force squatte

la 3ème de couverture de Swing pour quelques mois. Et j'espère trouver un peu de temps pour terminer le n°3 de The Pact. Beyonder : Pour finir, voici ma question décalée, voire idiote, qui clôture habituellement mes interviews : vous êtes amis avec Mitton qui vous a autorisé à reprendre son personnage du Gondolier Noir, si vous aviez été l'ami d'Arnal auriez-vous repris le personnage de PIF (de PIF et Hercule) ? Reed-Man : Oui sans hésitation… Beyonder : si je pose cette question c’est à cause de l’actualité, avec la ressortie en kiosque ce mois-ci de Pif.

Spider-Man se tisse une deuxième toile

Spider-Man de son vrai nom français Pierre Bic (on peut pas toujours être drôle non plus) n’est pas un petit nouveau. Apparu dans Amazing Fantasy 15 chez Marvel en 1962 il fera un tabac au ciné en 2002. Mais bonnes gens il ne faut pas oublier tout le passé animé de notre monte en l’air. Notre petite araignée eut un tel succès qu’il n’y eut jamais d’Amazing Fantasy 16 (ou alors pour une courte histoire flash back en 95), mais un Spider-Man n°1. Et oui Spidey eut le droit tout de suite à sa revue, mais pas seulement. En 1967 (soit 5 ans après sa création) il aura droit à un dessin animé à son nom. 10 ans plus tard Charles Fries Productions fait une série TV de 14 épisodes sur notre héros. Le pilote de la série est sorti sur grand écran en Europe… il ne fallait pas se donner tant de mal. Sans moyen financier on voit les mêmes scènes en boucle : celles où Spider-Man lance sa toile. En 1979 les deux derniers épisodes de la série cidessous intitulée sortent au ciné en se faisant passer pour un film (Spider-Man Strikes Back). Qui y a cru ? Mais attention le plus fun arrive en 1978. Marvel vend les droits de Spider-Man à Toei Animation qui leur a permis de créer une libre adaptation nipponne (Marvel Mangaverse avant l’heure). A la fin de chaque épisode comme dans tout bon Sentaï Supaidaa-Man (un extraterrestre aux pouvoirs arachnéens) appelle son robot géant pour battre le méchant ! Retour des aventures américaines en 1981 avec SpiderMan & his Amazing Friends où notre héros fait équipe avec Iceberg et Fier Star (personnage créé pour la série TV). Après 10 ans de traversée du désert il retournera au cinéma en 1992 dans une production Alpha Dog avec Dan Poole et Jim Kinstle dans « Green Goblin’s Last Stand ». Un nanar qui faillit re-propulser notre héros dans l’abysse audiovisuel. Mais dans les années 90 les maisons d’édition américaines sont au bord de la faillite, Marvel vend donc les droits de tous ses personnages à tour de bras (dont Spidey), puis déclinera le personnage en 98 en une version alternative « Spider-Man Unlimited

» (histoire de vendre une deuxième série animée pour glaner quelques dollars). Mais avant de faire le tabac que nous connaissons en 2002 dans le film de Sam Rami Spidey fut la victime d’un embriglio juridique pour savoir à qui appartenaient les droits d’adaptation. On a longtemps cru que James Cameron réaliserait le film, mais lassé par tant d’attente il abandonna le projet. Mais comme on dit, plus c’est long plus c’est bon. C’est donc avec frénésie que les fans se sont rués au cinéma lors de la sortie du film. En seulement six semaines le film remportera plus de 370 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis. Afin de faire patienter les spectateurs jusqu’au 14 juillet 2004 (date de sortie de Spider-Man 2) MTV a proposé un dessin animé qui fait suite au premier film en 2003. Mais maintenant assez parlé du passé. Vive le présent, alors ruez vous rapidement au cinéma le plus proche pour voir les nouvelles aventures qui peut-être feront abandonner le métier de Super-héros à notre Friendly neighborhood… non on n'oserait le croire… Bonne toile, Bey


Petit poeme estival Le soleil brille, les oiseaux chantent, Les oiseaux brillent, le soleil chante. Tout va bien dans le meilleur des monde. Plus de réflexion profondes. On se détend, on se relaxe....on pense à rien; On sent le vent sur notre visage, nos pieds, vos mains. Allongé sur l’herbe, qui chatouille votre nuque, Vous fermez les yeux, pour décompresser, il y a pas de meilleur truc Le nez vous démange, ce n’est pas douloureux mais gênant. Vous n’osez vous gratter, bien que ce soit ennuyant, Vous ne voulez pas bouger car vous êtes bien installé. Cette sensation disparaît durant un court instant, et vous êtes soulagés Puis elle réapparaît sur la paupière de votre oeil endormi. Vous l’ouvrez brusquement et vous voyez un papillon qui s’enfuit Une fois la cause de votre démangeaison partie vous refermez l’oeil en souriant. Quand une personne vous prend par l’épaule violemment, Et vous jette hors du parc « Interdit d’aller sur la pelouse » qu’il est marqué sur une plaque. Alf Lemoine

Buffy contre les Vampires, Metaphores d'une adolescence A première vue, Buffy est l'archétype de la série pour adolescents et jeunes adultes, aux scénarios simples sur le schéma "super-héros vs méchants, pour sauver le monde", avec des effets spéciaux en promo, des doublures de cascades aussi voyantes que le nez au milieu de la figure, et des histoires de lycéens dignes des vieilles séries AB Production. Ca, c'est à première vue. Mais si on y regarde de plus près, Buffy, c'est beaucoup plus que ça. On peut y voir les angoisses fantasmées d'une ado entrain de faire son apprentissage de la vie d'adulte. Et si tout ça n'était qu'un rêve. Dans l'épisode 17 de la saison 6, Buffy se retrouve "suite à l'attaque d'un démon", dans un hôpital psychiatrique où elle découvre que sa mère n'est pas décédée, que ses parents n'ont jamais divorcé et qu'elle est enfermée là depuis plusieurs années car elle s'est fabriquée une vie qui n'est pas la sienne, une vie de super héroïne, d'élue,

qui doit sauver le monde, avec l'aide de ses amis, et qu'elle se serait même inventé une soeur qu'elle n'a jamais eue. Et là... on commence à se poser des questions... Est-ce que tout ça ne serait qu'un immense rêve ? Est-ce que tout ce que Joss Whedon (le producteur) nous a présenté jusqu'à présent ne serait que les fantasmes d'une ado un peu imaginative ? Un peu comme le monde imaginaire d'Ally McBeal, mais qui serait permanent ? C'est une possibilité en effet. Après tout, c'est parfaitement envisageable. "What if" Buffy était en fait une adolescente tout ce qu'il y a de plus normal ? On retrouve donc notre ado-type, dont les parents sont sur le point de divorcer. Buffy a des problèmes scolaires, qui ne sont pas arrangés par les disputes continuelles de ses parents. Elle recule tous les soirs le plus possible son retour chez elle, et finit par inventer cette histoire d'élue, ayant une mission, et devant pourchasser les vampires. Se rendant responsable de la séparation de ses parents,


elle s'en excuse par cette fameuse mission qu'elle privilégie. La famille, devenue mono-parentale, vient s'installer à Sunnydale, petite bourgade des Etats Unis comme il y en a des milliers. Mais ce serait trop simple... Parce que "aller au lycée" n'est pas une sinécure, celui où va Buffy est carrément situé sur La Bouche de l'Enfer, véritable fournisseur officiel de démons. Si une prof de bio est un peu sexy, il s'agit en fait d'une mante religieuse qui copule avec des jeunes hommes vierges, si les jeunes qui vont au club de natation prennent des stéroïdes, ils se transforment en hommespoissons mutants, et si une jeune fille est trop discrète, elle devient invisible aux yeux de tous. Buffy se faisant réprimendée régulièrement, le proviseur ne peut être qu'affilié aux forces du mal. Lorsque sa mère se trouve un nouveau compagnon, Buffy le rejette en bloc. Elle essaye de faire comprendre à sa mère qu'il s'agit en fait d'un robot malfaisant. Si on va un peu plus loin, Buffy connaît donc ses premiers émois amoureux auprès d'un beau jeune homme mystérieux... Si mystérieux qu'elle n'a que très peu confiance en lui, et redoute qu'il la quitte après avoir obtenu ce qu'il voulait. Lorsque, le jour de ses 17 ans, Buffy accepte de se donner à Angel, et que le lendemain de cette "nuit d'amour", celui-ci la jette sans ménagement, il ne peut s'agir que d'une malédiction. Buffy n'a pas pu tomber sur une crapule, son bel étalon a tout simplement perdu son âme car c'était en fait un vampire devenu gentil... Entretien

Apologie du suicide A la fin de la 5ème saison, Buffy se sacrifie pour sauver sa soeur ainsi que l'Univers. La saison 5 annonce cette forme de suicide par les rencontres avec la première tueuse, notamment, qui la prépare à une mort certaine. Dans la saison suivante, Willow parvient à ramener Buffy à la vie. Le petit groupe est persuadé d'avoir tiré Buffy des griffes de l'enfer où elle était tombée. Mais c'est finalement l'inverse qui s'était produit et Buffy était enfin "au paradis", soulagée, sans souci, sans avoir besoin de se battre et de défendre qui que ce soit. Elle avait enfin trouvé le bonheur. Cela ressemble étrangement à une tentative de suicide ratée. La série Buffy contre les Vampires est une pionnière dans le genre fantastique dont les héros sont des adolescents (au début de la série). Ce qui fait son charme et sa particularité est justement d'être une énorme métaphore de l'entrée dans la vie adulte, avec ses angoisses, ses épreuves, et son ton alternant humour et épisodes très sombres. Très inégale selon les saisons, Buffy livre tout de même des petits bijoux d'épisodes, émouvants ou surprenants, comme la comédie musicale légère au cours de laquelle Buffy apprend à ses amis qu'elle regrette d'avoir été ramenée à la vie.

avec

Tombons tous d’accord et on dansera bien… « accord et on » (comment elle est pas bonne ?) Le mois dernier c’était la fête de la musique, vous en avez sans doute profité pour aller écouter vos groupes favoris dans les nombreux concerts privés, mais aussi pour découvrir de nouvelles sonorités que vous n’écoutez pas en d’autres occasions. Combien d’entre vous se sont-ils arrêtés devant des joueurs d’accordéon ? Seulement ? Vous pensiez que c’était un instrument vieillot ? C’est seulement parce que vous avez en tête Verchouren et Yvette Horner, laissez-vous entraîner par le rythme du piano à bretelle. Alexandre, musicien, va vous faire partager sa passion pour son instrument de prédilection et vous fera, sans doute, changer d’opinion sur l’accordéon.

Alexandre

Beyonder : Décris-nous un peu ton instrument de prédilection ? Alexandre : C'est un accordéon diatonique. Contrairement à un accordéon chromatique (c'est l'accordéon le plus médiatisé avec Yvette Horner et André Verchuren), il est beaucoup plus petit et il y a moins de boutons. En fait, chaque bouton peut faire deux notes de musique selon que l'on tire ou que l'on pousse sur le soufflet. Sur l'accordéon chromatique, un bouton fait une note de musique. Le répertoire du diatonique est aussi très différent. Ce n'est pas du bal musette, mais de la musique traditionnelle de différentes régions comme la Bretagne, le Berry Bourbonnais, l'Auvergne. Chaque répertoire a ses subtilités et ses techniques. Beyonder : Comment t’es venue cette passion pour cet


instrument offrant tant de subtilités techniques ? Alexandre : Quand j'étais enfant, j'accompagnais mes parents dans des bals folkloriques un peu partout. J'ai découvert l'accordéon lors d'un week end de rencontres musicales. J'ai carrément flashé sur l'instrument, je le trouvais rigolo. Une demoiselle m'en a gentiment prêté un pour essayer, et depuis je n'ai pas arrêté. Je ne sais pas pourquoi j'en fais, alors je vais dire que c'est pour le soufflet, j'aime les rayures du soufflet. Beyonder : Beaucoup ne trouvent pas cet instrument rigolo, mais plutôt vieillot. Comment expliques-tu ce retour aux instruments plus traditionnels notamment dans le rock français où on entend de plus en plus de piano à bretelle malgré cette image ? Alexandre : L'accordéon était un instrument phare des années 1960, avec l'époque de Jean Ségurel, Yvette Horner, tout ça... C'est pour ça que Jacques Brel utilisait l'accordéon, comme dans Vezoul. Dans les années 1980 à 1990, une image vieillote s'est imposée, à cause d'un manque de renouvellement du public. Ce retour de l'accordéon, c'est la redécouverte des grands classiques de la chanson française. C'est également une sonorité différente, un côté 'roots'. Le son de l'accordéon est très chaud, langoureux parfois, mais il peut être très énergique. Je pense que cette polyvalence de l'accordéon amène beaucoup de groupes de rock à en faire. C'est bien. Beyonder : C’est donc la fin des moqueries pour ce type d’instrument, du genre pour rendre un personnage comme Steve Urkel encore plus ridicule on lui fait jouer de l’accordéon ? Alexandre : Les moqueries viennent de personnes qui ont justement cette image vieillote en tête. De toute façon, il y aura toujours des gens pour se moquer. Cela fait partie des clichés. Au moins ils savent que ça fait de la musique. Beyonder : Quels sont tes styles de musiques et tes groupes de référence ? Alexandre : Bien, je n'écoute pas beaucoup d'accordéon chez moi... à moins que je veuille apprendre des morceaux. Néanmoins, j'aime beaucoup la musique bretonne (et non la musique celtique qui englobe aussi la musique irlandaise, galicienne et tout et tout), la musique d'Auvergne, très énergique. J'ai bien quelques groupes que j'aime bien, mais cela ne vous dira rien. Bon, je vous les cite quand même. Tout d'abord le groupe de celui qui m'a tout appris, Bruno Le Tron, Tref. Ce sont trois accordéons jouant des mélodies traditionnelles et comtemporaines. C'est assez accessible, même pour les néophytes. Ensuite, le groupe breton Skolvan, du temps de l'accordéoniste Yann Fanch Perroches. Sinon j'aime aussi le groupe anglais Blowzabella, où jouait Andy Cutting.

Beyonder : A propos de groupe comment s’appelle le/les tiens ? Alexandre : Tiens, c'est bête, mais au jour d'aujourd'hui, je suis SGF (sans groupe fixe). Je joue bien quelque fois avec mes parents lors de bals si besoin, mais c'est tout. Beyonder : Pourtant tu t’es déjà présenté en groupe à des concert. Qu’aimes-tu dans les représentations publiques ? Alexandre : Je joue essentiellement pour faire danser, même si j'ai fais quelques concerts. Ce que j'aime, c'est communiquer une émotion au public. Si je peux faire découvrir de cette façon l'accordéon c'est gagné ! Beyonder : La vie de troubadour, de ville en ville avec des potes, les skuats ça fait de beaux souvenir ? Alexandre : De très beaux oui. Dix jours à faire des concerts à Belle Ile, jouer devant 500 personnes, c'est quand même cool. Beyonder : Interpréter devant 500 personnes c’est bien, mais créer ces rythmes qui font danser c’est pas mieux ? Penses-tu un jour composer tes propres morceaux ? Alexandre : J'y pense, mais bon pas tout de suite. En fait ce que j'aime, c'est arranger un morceau. Faire qu'il soit encore plus sympa à écouter. Beyonder : Ton album précédent est-il toujours en vente ? Alexandre : Honnêtement, je ne sais pas. Il m'en reste trois chez moi. Il n'a malheureusement pas très bien marché, sauf dans ma famille (rires). Beyonder : Mais ça ne t’a pas découragé, tu as tout de même des projets musicaux actuellement non ? Alexandre : Je vais peut-être rejoindre un groupe de musique traditionnelle. Sinon, j'anime des ateliers d'accordéons à Sartrouville, Pontoise et je donne des cours particuliers. Beyonder : Pour finir voici une question récurrente mais idiote que je pose à chaque fois pour conclure mes articles : que pense-tu de devenir conseiller technique sur le tournage du Sentaï Français « France Five » pour apprendre à Blue Accordéon à tenir son instrument à l’endroit ? Alexandre : Oui, j'y pense sérieusement, c'est quand même un petit peu la honte non ? Beyonder : Merci de nous avoir consacré un peu de ton temps.

Guild-Mag n°8 - été 2004 Retrouvez la fine équipe du Guild-Mag ainsique les précédents numéros sur le Forumverse : www.forumverse.net

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