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©Tous droits réservés

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We will break down the walls Couverture - Fabio Da Silva - Wallie © Gabriel Renault ⬆Thomas Lescoute - F/S Shove It à l'ombre © Nistyprod


@lilou_sk8 by @_zac_sk8_

@ju.hoareau by @gabsouche

@pierre.mht by @antoine92p

@anthony.gth by @marie_lourioux


Siluns est une marque au concept bien par�culier, peux-tu nous en dire plus ? Alors, effec�vement, le concept est inédit, enfin pour le moment nous ne l'avons vu nulle part. Pour faire gros, cʼest très simple, chacun de nos visuels sont des idées proposées par la communauté, notre seul rôle est de choisir une idée qui peut "rendre" bien parmi celles proposées. On se laisse le droit de l'interpréter graphiquement et de la proposer sur nos produits, bien-sûr : on met en avant la personne qui a eu lʼidée en plus de la réaliser ! L'aspect communautaire est prépondérant dans votre communica�on, comment cela se passe pour gérer toutes ces idées de la communauté ? Pour le moment, on passe par Instagram, cʼest le moyen le plus simple, on poste des « concours » sur notre compte (@siluns.v), on laisse les gens proposer leurs idées, voter et en liker quelquesunes pour les faire ressor�r (même si on prend bien le temps de toutes les lires). On parle Skate sur votre site, forcément, on en parle ici aussi. Parlez-nous skateboard ? Plutôt Street ou Park? Bien sûr quʼon pra�que, on est à 100 % dans le street. Notre démarche en tant que marque consiste à u�liser au maximum la créa�vité et lʼinven�vité. Entre nous, quoi de plus créa�f que de sʼapproprier un espace urbain à la base conçu pour autre chose que le skateboard ? Cʼest extrêmement grisant de se rendre compte des mul�tudes de façons dont il est possible d'u�liser un agencement d'éléments urbains. On parle aussi musique, c'est quoi vos styles ? Vous avez des musiciens / producteur dans votre équipe ? Pas de musiciens ou producteurs dans l’équipe, mais on a un jeune ar�ste à me�re en avant : Crazy M, vous le trouverez facilement sur Youtube. Il supporte Siluns dans ses clips. Nous aimons le Rap Américain de manière générale. Nous écoutons du Drake, du Chief Keef, en passant par 21Savage ou encore Post Malone, Trippie Red, X, Lil uzi vert, Smokepurp etc. Nous ne délaissons pas le Rap français (francophone), on en écoute aussi énormément: le dernier album de Nekfeu, excellent ! Nous adorons Loud, rappeur Canadien qui est, selon nous le plus américain des rappeurs francophones… En fait nous écoutons trops de Rap, il faudrait en parler pendant des heures !

Finalement, vous êtes assez secrets, vous me�ez en avant votre communauté, vous êtes un collec�f d'ar�stes ? Un crew de skaters ? Ce�e ques�on est clairement la plus difficile à aborder pour nous. Ceux qui nous suivent depuis un moment savent que nous sommes assez secrets. Comme on l’a déjà dit en radio, on veut vraiment éviter de se montrer et de faire quoi que ce soit qui ra�ache la marque à nous (en tant que personne). Notre objec�f, c'est en quelques sortes, que la marque nous survive. Qu’on puisse la léguer à quelqu’un de compétent. Qui saura la faire vivre. Dans le meilleur des mondes : que la marque soit reprise par sa propre communauté ! Le concept de la marque communautaire jusqu'au bout (rires) ! Merci pour ces mots, maintenant je vous laisse la parole ! Déjà les remerciements, à vous Be�er Than a Fanzine, pour ce�e entrevue. Cela fait très plaisir de voir que Siluns est digne d’intérêt pour un magazine Cross-over comme le vôtre. Merci à la communauté, c’est grâce à vous que le projet grandit aussi vite, qu’il touche autant de personnes et qu’il nous ouvre de nouvelles portes comme paraître dans la presse. Bien sûr, merci à toutes les personnes qui nous ont envoyées des photos avec du Siluns simplement grâce à une pe�te annonce sur notre Instagram ! Cela fait plaisir de voir ce genre d’acte, qui confirme que nous sommes bien une marque communautaire. Nous aimerions dire à toutes les personnes qui voudraient collaborer : marques, médias, créateurs, bou�ques... N’hésitez pas à nous contacter, nous serions ravis de discuter avec vous, nous sommes déterminés à grandir ! Interview réalisée par Guillaume, tous droits réservés, les photographies sont la propriété exclusive de leurs auteurs et de Siluns.

@siluns.v https://siluns.com


"Motorhead on Crack", voilà qui sonne comme une sacrée promesse !

Il faut parfois regarder en arrière, pour mieux se projeter vers l'avant.

The Devil's Reject , groupe venant des terres Autrichiennes. Du même nom qu'un film, écrit et réalisé par un gars, qui s'appelle Zombie et qui lui aussi fait du Rock... Vous me suivez ? Clairement ce groupe est un héritage. Celui du Punk-rock à la "Motorhead" ! Grosses valves, gros son, esprit D.I.Y.. On branche et on joue : fort et vite.

D'entrée avec "Fascistna�on" le ton est donné. Empruntant au meilleur du Punk-rock à roule�e actuel et surtout passé, l'album file comme un Layback dans un bowl trop waxé un soir d'été.

Durant moins de 17 minutes, l'album fait dans le direct, le simple : opéra�on coup de poing. N'a�endez pas ici le répit ou la baisse de régime sur du �tre plus "introspec�f". Ici ça sent la salle de concert, la bière bon marché, le bourbon, la transpira�on et les oreilles qui bourdonnent. Sacrée gifle que ces �tres, déjà datant d'une paire d'années, que nous avons eu le plaisir d'apprécier sur gale�e noire, intemporelle. Au final l'artwork en dit long sur le contenu : c'est méchant, fortement imprégné de la culture underground et surtout ça sent l'envie de tout créer soi-même ! Pour faire "Cliché", si tu aimes le Skateboard, la moto, les guitares qui ronflent, les voix par�culièrement rocailleuses : ce disque est fait pour toi ! La bande son de ton Skate-trip en Europe de l'est ! Un bonheur n'arrivant jamais seul, le groupe nous a gra�fié depuis, d'autres sor�es tout aussi intéressantes, bien qu'un poil moins intense dans l'expérience. Enfin c'est ainsi que pour ma part, je l'ai vécue!

Pennywise, Bad religion et tant de noms illustres vous viendront forcément à l'esprit aux écoutes de "The hand That hits" ou encore "Rich Kids on stupid a�tudes" dont on devine aisément la référence patronymique. Cependant, empreint de beaucoup de modernité: breaks, produc�on très ne�e, voix hurlées parfois à la limite du Hardcore. Amplify sont des perfec�onnistes, du punkrock certes, mais tout de même. Oscillant entre passé glorieux sous vagues / béton et présent pêchu poli�sé / énervé , Deadlines est un excellent ou�l de mo�va�on pré- & postsession. Certains seront sensibles à la poche�e de Michel Vigo par�culièrement réussie : simple mais éloquente, parfois le contraire de la musique qu'elle représente. Pas dans le propos mais dans la richesse des composi�ons. Amplify n'est pas un groupe à part, il est simplement excellent et procurateur de fortes envies roulables.

Vous trouverez sur la page d'à côté quelques mots échangés avec le groupe !

Sans conteste une grande découverte pour ma part !

h�ps://amplifyasturiespunkrock.bandcamp.com

h�ps://thedevilsrejects1.bandcamp.com

h�ps://michelvigo.com/


Le projet semble s’être mis en place rapidement, qu’est-ce qui a permis la naissance d’Amplify et comment vous êtes-vous développés ? Oui, on a commencé l’aventure il y a bientôt deux ans maintenant, je connaissais déjà Carlos (Guitare) et Pablo (Ba�erie) de l’école, j’ai connu Victor (Lead Guitare) plus tard. À l’époque nous faisions déjà par�e de plusieurs groupes donc on partageait la même scène, par la suite on a commencé a pas mal traîner ensemble pendant six ans, jusqu’à qu’on ait la bonne idée commune de monter ce groupe, voilà l’histoire, rien de très spectaculaire. Vous venez de sor�r Deadlines sur le label Melodic Punk Style, qu’avez-vous à nous dire dessus ? On l’a enregistré en septembre dernier au studio Kollapse avec Ivàn Ferro, un mec tranquille qui a les moyens de te faire sonner très bien ! "DEADLINES", le �tre de l’album parle directement du manque de temps, le fait que le temps ne soit plus assez de ton côté pour ra�raper les choses. Nous avons choisi ce �tre pour deux raisons : pour la première tu pourras remarquer que les lyrics sont bien centrés sur la merde mondiale actuelle, donc la deadline c’est comme ce Mantra qui te répéterait « on a plus vraiment le temps de vivre, ni de réparer les conneries engendrées par l’humain ». Pour l’autre raison, c’est que j’ai emménagé à Glasgow en octobre et lorsque nous avions parlé d’enregistrer un disque nous nous é�ons fixés un délai de quatre mois avant de le sor�r... Tu vois la deadline s’approcher, tu comprends le délire ? (Rires) D’une manière plus générale le disque semble vouloir dépeindre une certaine détresse humaine... Je verrais plus ça comme un genre d’appel du style « allez les amis, il faut changer les choses », mais a�en�on, quand je parle de changer les choses, ce n’est pas par�r avec une mini-guérilla me�re le feu au parlement... Je parle de changements à plus pe�te échelle : la première chose à changer est intérieure. Bien sûr tu ne pourras jamais changer ton pays et encore moins le monde si tu ne penses pas pouvoir changer toi-même.

Comment avez-vous ressen� le fait de jouer en dehors de votre pays natal ? Pour nous c’était vraiment comme avoir a�eint notre rêve ul�me. Nous jouons tous du punkrock dans des groupes depuis des années, le fait de franchir une fron�ère étrangère pour la toute première fois c’était une expérience inoubliable ainsi qu'un véritable enjeux. Nous espérons que le show a été apprécié, car pour nous, cela représentait vraiment quelque chose, muchas gracias ! Votre style musical se ra�ache directement à toute l’essence skatepunk 90’s Epitaph et autres, mais aussi au hardcore mélodique plus "moderne" à la "Propagandhi". J’ai l’impression que c’est un style par�culièrement apprécié, tout au moins encore en vie, en Espagne ai-je juste ? En effet, depuis quelques temps de très bons groupes émergent et gagnent en popularité. Pour citer les plus célèbres : Blowfuse, Adrenalized, Bates Motel, ou encore les Spin-off de Valence. Il y a aussi Bladders, No Nipples et Weak de Madrid… Dans notre ville nous avons aussi de très bons groupes : les Flashback qui chantent en Espagnol, ou encore des groupes qui chantent dans le patois de notre région. Chose qui me parait importante puisque l’État veut faire disparaître ce�e langue. Ce�e dualité est source de conflits poli�ques pour officialiser à nouveau ce langage, les gars de Misiva sont à fond dans ce�e lu�e. Encore une intersec�on entre punk rock et poli�que... J’aime parler de nos groupes locaux comme ce bon groupe de crust-punk : Dumange qui prépare un album pour très bientôt. L’avenir pour Amplify ? NO IDEA… (rires) Notre seul but est de jouer le plus possible, de préférence dans de nouveaux lieux. Niveau musique, on vient de sor�r Deadlines… On ne va pas s’arrêter d’écrire pour autant… Peut-être un album plus sérieux l’année prochaine. Mais pour le moment le seul plan est de jouer, d’aller le plus loin possible et bien sûr rencontrer du monde ! Propos recueillis par Nino, tous droits réservés.

A M P L I F Y


Un peu de riffs et solis piqués par-ci par-là au Classic Rock de darons (influence déjà bien présente sur leur album/EP précédent : Couch paru en 2014. Du groove et des sonorités de la décennie 90, on pensera en tête de liste à Fishbone et autres living colours. Ici plus que jamais des influences marquées par l’âge d'or du Rock Indépendant, estampillées "Grunge" comme Soudgarden et The Smashing Pumpkins. Dès son intro « Dreams » Blowfuse nous mets dans notre zone de confort : punk rapide mélodies Blowfusèsques, refrain aussi catchy, que les flips de Chad Muska. A�en�on : bridge au caramel super sweet, on sent bien le groupe totalement libéré en studio. Quatre ans d’écoute et seulement trois albums ce quatuor estampillé skatecore/Punk old school a su m’emballer-peser avec ses mélodies aussi variées, qu'influencées. Lancés à fond la caisse au début de leur carrière comme une espèce de revival RKL : Prods, looks, mélodies, clips enfantés comme jamais par Epitaph version 1994. Blowfuse a emmené un vent de curiosité vers lui perme�ant aux quatre jeunes Barcelonais de jouer sur de très bonnes dates au côté de Pennywise, Good Riddance, Satanic Surfers. Aujourd’hui toujours aussi bouillants et proposant des presta�ons lives proche d’un saut d’Evel Knievel chaque soir, Blowfuse nous happe dans sa spirale. Celle marquée par les Nine�es. Ce nouvel album marqué par une diversifica�on des influences musicales ne déroge pas à la règle. Serais-je donc pleinement objec�f durant ce�e chronique ? Oui et non, dans un sens Blowfuse est un groupe au talent de composi�on et à l’énergie communica�ve indéniable. D’un autre côté " Daily Ritual" m’a déstabilisé de par les nombreux errements musicaux dont il est pourvu. Résultat explosif d’une fusion entre tout ce que les 90’s ont pu offrir, les Barcelonais l’ont digérés et intégré dans leur patrimoine géné�que à savoir : du Punk-rock de skatouze comme on en faisait à la pelle à l‘époque, ici plus précisément : RKL, Good Riddance, etc.

La rece�e Blowfuse est donc par�ellement respectée tout du long de l’album, même si les morceaux ont tendance à baisser le tempo comparé aux autres albums. Accrocheurs et mélodiques : « Bad Thoughts » véritable morceau ovni de l’album entre du vieux Soundgarden et Living Colour. Plaisir audi�f mais, pas que... Niveau clip le groupe se targue d’une iden�té visuelle réelle et réussie. « Angry John » ; « Grand Golden Boy » sont de véritables hymnes, le très influencé Dog Eat Dog. « Ou�a My head » nous montre que quand il s’agit de groove ça ne plaisante pas non plus. Certains morceaux sont cependant un peu trop orientés Indy-Rock 90’s à mon goût, comme « Sunny Daze » ou « A thousand Miles ». Ils auraient tendance à me rappeler du Pearl Jam période bien MTV, qui à mon sens n'est pas forcément fla�eur. Men�on spéciale à « Change Your Mind » qui, selon moi s’avère être le plus efficace de l’album. Blowfuse nous a offert là un bel effort produit par Arnold Lanni (Simple Plan... (Wesh Morray)) et Masterisé des mains de Brian « Big Bass » Gardner (avec à son compte nombre important de groupes). Ceci explique la vision du groupe, qui a voulu prendre un tournant plus typé «Rock». Le binaire va s’effacer vers un vrai travail de groove de et de mélodie, certes Punk-rock. Influencé dans un spectre plus large allant de la musique Funk, au Grunge en passant par le Pop-rock et même le Hard-rock. Effort notable et tout de même réussi dans son ensemble. h�ps://blowfuse.bigcartel.com


Votre « Spirale » semble gagner en notoriété t pe�t à pe�t à travers l’Espagne et l’Europe. Comment vous sentez vous au sein de ce�e scène punk rock ? Ressentez-vous ce même sen�ment d’urgence qu’au tout début du projet ? Pour tout avouer nous sommes plus qu’excités de la tournure qu’a pris le groupe depuis peu… Il y a plus de 10 ans se lançait l’aventure, se dire qu’aujourd’hui elle est loin de se terminer c’est un sen�ment revigorant. Ces derniers mois nous é�ons en train de traverser l’Europe, faire des rencontres tous les soirs, se rendre compte que de plus en plus de fans sont là pour nous supporter. C’est la vie rêvée pour les gamins que nous é�ons. On ne compte pas s’arrêter là, on est déjà en train de se pencher sur nos prochaines tournées en territoire conquis comme inconnu ! Je ne dirais pas que nous percevons le groupe de la même manière que lorsque nous é�ons gamins, certains gestes, certaines choses sont devenues notre rou�ne. Être un groupe sur la route est quelque chose d’intense (rires). A�en�on, par là je ne veux pas dire que nous ne prenons plus de fun, nos plus belles histoires et anecdotes sont fortement liées à ce groupe ! Lors de vos débuts vous-vous présen�ez comme un groupe skatepunk sur lequel RKL avait laissé une empreinte indéniable. Mais avec la sor�e de votre nouvel album (« Daily Ritual »), vous-vous êtes ouverts à de mul�ples influences rafraîchissantes qui vous rapprochent d’avantage de groupes comme Dog Eat Dog ou encore Fishbone, comment sont venus ces changements dans votre son et comment y avez-vous travaillés ? C’est un changement qui est venu naturellement, chaque disque était pour nous une expérience à vivre différemment, nous ne voulions pas fouler de nouveau le sol du punk rock comme nous l’avions fait sur nos disques précédents. Nous nous é�ons donc fixé un précepte : celui de tout se perme�re lors de la phase de composi�on, d’y aller sans limites. Ps : On est toujours aussi fan de RKL.

Pensez-vous avoir franchi un cap avec ce nouvel album? Je n’en suis pas si sûr… En tant que musiciens oui. On a donné notre meilleur et on a li�éralement ouvert nos cœurs pour ces morceaux. Une chose est sûre, ces sessions d’enregistrement ont été les plus enrichissantes et instruc�ves de toute l’histoire du groupe. Vous avez mis plus d’un an à sor�r cet album, que s’est-il passé durant ce�e période postenregistrement ? La procédure d’enregistrement a été en effet bien plus longue que toutes celles que nous ayons connues. Par�culièrement pour les voix ainsi que tous les pe�ts arrangements de fond. Nous avons voulus me�re le paquet sur les voix pour cet album et pour la première fois nous avons tout doublé. Nous avons travaillé avec 3 ingés différents sur le mix, pour finalement au bout d’un certain temps n’en choisir qu’un seul dont le travail nous convenait mieux. Nous ne voulions pas sor�r l’album aussitôt qu’il serait terminé, c’est pourquoi nous avons avant tout réfléchi à quels morceaux feraient de bons singles/clips. Je vois vous partagez l’affiche avec de très bons groupes, quels ont étés vos sen�ments lorsque vous avez commencés à fouler de grosses scènes avec ces groupes que vous respec�ez adolecents ? Ou même d’avoir l’opportunité de jouer au Punk in Drublic à Vitoria. Une fois de plus, c’est une expérience enrichissante : commencer à fréquenter ces musiciens qui t’ont mo�vé à t’épuiser sur ton instrument ado, à t’exprimer par les sen�ments musicaux ça n’a pas de prix. C’est aussi quelque chose qui t’apporte beaucoup d’espoir : voir comment ces gens à leur âge plutôt vieillissant con�nuent à n'en avoir rien à foutre, vivent dans leur passion et s’en amusent, et au final se sont construits… ça m’impressionne.


Quand on pense Blowfuse, on pense généralement à un délire 90’s jusqu’au-bou�ste. Musicalement, visuellement comment avez-vous travaillé cet aspect ? Pour nous c’était un moyen d’expression évident, les 90’s ont toujours eu un gros impact sur nous étant donné que nous sommes de ce�e généra�on (rires). Mais en tant que personnes autant que musiciens nous avons pompés certains trucs à des ar�stes venants de décennies antérieures. Nous avons toujours pensé que les clips tout comme les artworks sont parmi les choses les plus importantes et fédératrices pour un groupe. J’ai envie de te dire que maintenant et plus que jamais les vidéoclips et les photos promo sont les meilleures armes qu’un groupe peut développer. Êtes-vous toujours à balle de skate ou du moins toujours intéressées par ce qu’il se passe de ce côté là? A-t-il été ou est il toujours une grosse source d’inspira�on pour votre musique ? Il y a quelques temps nous nous sommes retrouvés confrontés à un terrible dilemme : le skateboard ou la musique ? Maintenant on en rigole plus qu’autre chose mais à l’époque ce�e sépara�on a été terrible et lorsque nous é�ons kids jamais nous aurions pensé que cela pourrait arriver... J’ai eu de mul�ples fêlures ou entorses à la cheville dûes au skate, j’ai dû au bout d’un moment choisir entre avoir mal ou jouer de la ba�erie (rires). Mais il nous arrive encore de skater entre nous à la cool pour rigoler, et bien sûr pour la plupart d’entre nous on suit de près ce qu’il se passe de ce côté là !

SKATEBOARD Cours Stages Sorties

Vos lyrics tournent toujours autant autour de la maladie mentale, des troubles psycho�ques, de l’anxiété, pourquoi n’être jamais réellement sor� de ce type de champ dans vos lyrics ? Nous avons toujours voulus ressor�r quelque chose de vraiment honnête au travers de nos lyrics. C’était le même délire lorsque nous é�ons ados : c’était crier à la face du monde et montrer qu’on kiffait le skate. Dans « Daily Ritual », c’est un point sur notre vie à tous, nous nous sen�ons prêts à parler de nos peurs, de nos pensées, de nos sen�ments douloureux. C’est simplement un sen�ment de spontanéité et de vérité, ce qu’il se passe à l’intérieur est plus profond et important que ce qu’il se passe à l’extérieur. Si vous aviez 3 choses à choisir qui définiraient le mieux l’esprit Blowfuse que seraient-elles ? On s’iden�fie parfaitement à ce�e mixité des styles qui s’est développée dans les 90’s : cela correspond à une véritable chute des barrières entre des styles plutôt codifiés pour l’époque et l’appari�on d’une nouvelle ère musicale. Ce qui nous a�re le plus dans l’aspect visuel véhiculé par les 90’s aussi bien dans le ves�mentaire que dans l’art c’est ce�e pale�e de couleurs flashy propres et iden�fiables à ce�e époque. Ah oui et bien sur, les cartoons !

Propos recueillis par Nino, tous droits réservés.

Montpellier et alentours Cours de Septembre à Juin

rouelibre.skateboard@gmail.com rouelibre-skateboard.fr


Soyons clair : les sor�es "Françaises" qualita�vement au niveau de ce qu'a pu proposer un Ray Cappo durant sa longue carrière ne sont point légions ! Pourtant ici, je me retrouve face à cet E.P. nommé "son of the modern age".

Les renégats Basques sortent ce�e année un effort plus que propre. Pour ceux qui ont plusieurs trains de retard, Adrenalized, c’est un genre de skatepunk nouvelle école: ultra-technique, riches en cassures et aux harmonies vocales.

Second EP pour les posi-kids de Black Mantra aux influences aussi large que variées. L'idée c'est qu'en écoutant cet E.P. vous retrouverez absolument tout ce qui a fait le succès du Krishna-core dans les 90'. Vitesse de Youh of Today, mélodies chiadées au possible tel un Shelter (oui je vous l'ai dit c'est du Ray Cappo dans le style).

En gros NoFX / Satanic Surfers, avec des par�es guitares ultra shréddées, le tout avec un zeste de thrash old school en mode Kreator.

A�en�on loin de l'ersatz bas de gamme, ici Black Mantra apporte son originalité au Hardcore Game : enfant des temps modernes, on croirait entendre au loin certains relents de Pennywise période Unknown Road sur "XXX" ou autres "outerspace" par exemple. Alors maintenant que la ville a brulée? Une produc�on impeccable, cela au final est l'adage de notre temps. Le poten�el d'un groupe, voilà ce que ce�e chronique devrait souligner : un E.P. hors du temps, qui souligne la grande qualité ar�s�que de ce groupe. Sans vouloir jouer les rabats-joie : mauvais endroit, mauvais moment. Black Mantra en 1993 sor� de Portland : succès assuré, largement mérité, cul�fié à outrance. Ce disque est un joyau, un vent de fraîcheur Hardcore dans le paysage actuel. J'a�end la suite avec une impa�ence non-feinte. h�ps://blackmantrahxc.bandcamp.com

L’exode : qui�er ses repères, les obliga�ons, les schémas sociaux banalisés. Les morceaux se situent dans la con�nuité de ceux de « Tales From the last Genera�on » c’est à dire Mélo-Mélanco-Punk . Musicalement il s’agit d’un croisement entre Atlas losing Grip et Satanic Surfers. Adrenalized cul�ve cependant son côté unique: l’influence Thrash ultra présente. Produc�on ultra-moderne, ba�erie « sous stéroïdes », la rece�e ne dévie pas : affinée à l’extrême. Opera�on Exodus est tout en émo�on: prenantes et intenses. « The story to believe », « See the world crumble » sont deux roller-coaster d’efficacité. Seul �tre en basque de l’album « Gezurra Ari Du » (Feat. Gorka - Berri Txarrak) . « Sorry For the Hit » véritable ode aux kilomètres de route laissés derrière les comparses de Donos�a. Un album possédant donc un ensemble de morceaux de haute-volée. Mélodies mélancoliques, paroles cyniques empreintes d’espoir. Oscillant sur certains morceaux à la limite du Hardcore et du Thrash. Semblerait-il que ce�e Opera�on Exodus soit aussi une opéra�on réussie ! h�ps://adrenalized.bandcamp.com


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CHRIST EST MORT POUR NOS PÊCHÉS


"On naît seul, on vit seul, on meurt seul. Et même quand on baise on est seul. Seul avec sa chair, seul avec sa vie qui est comme un tunnel qu'il est impossible de partager. Et plus on est vieux, plus on est seul face à quelques souvenirs d'une vie qui se détruit au fur et à mesure. Une vie, c'est comme un tunnel. Et à chacun son pe�t tunnel. Mais au bout du tunnel, il n'y a même pas de lumière. Il n'y a plus rien. Même la mémoire se décompose avant la fin. Les vieux le savent bien."


Votre nouvel EP Abrazos y cadenas vient de sor�r, ça annonce l'album ? Non, c'est simplement un EP comportant trois �tres que nous voulions publier sans a�endre un album, accompagné d'un clip vidéo. Votre musique est mélodique et prenante, quelles sont vos influences ? Principalement le Punk-rock et le hardcore Espagnol. Notre ancien groupe NUMMEN jouait uniquement du punk-rock. Suite à ce�e expérience nous voulions un truc plus agressif : ainsi est né Santa Matanza.

"À chaque skatepark que je vais rider, je partage avec vous mon expérience."

On écoute pas mal de sons : Punk, Hardcore, Metal, Rap. Tu veux des groupes? Soziedad Alkoholika, Non Servium, Los muertos de cristo, Segismundo Toxicómano, Reincidentes, Rancid, Agnos�c Front, Habeas Corpus, KOP... Actuellement on ressent une forte énergie dans votre scène : Santa Matanza, Amplify, Adrenalized, Blowfuse ... L'Espagne a toujours eu une tradi�on Punk depuis les années 80, que ce soit au Pays Basque, en Catalogne ou même Madrid. Malheureusement ici en France on entend peu de groupes Espagnols, c'est pareil chez vous ? Non, on écoute pas mal de trucs Français : Brigada Flores Magon, Los tres puntos, The Chameleons Vous êtes un groupe poli�sé, à quel point estde important dans vos vies ? Le système est très injuste, nous u�lisons le Hardcore et nos chansons pour faire entendre notre voix.

Photos, vidéos, infos utiles... 350 Skateparks visités depuis 2010

Vous êtes des skaters ? Non aucun de nous ne skate malheureusement ! En tout cas un grand merci pour ce�e interview. Merci BTF et les Français qui écoutent du PUNK / METAL /HARDCORE

@jackspots h�ps://www.jackspots.fr


Avec ses 9 �tres lancés en moins d’une vingtaine de minutes, l’expérience n’est clairement pas à la décontrac�on : D-beat comme il se doit, riffing brise nuque qui te donne envie de gonfler les joues dès que ça part (« systema�c death »), hardcore dépecé et brillamment chao�que (« Joy of life »), mélodie distordue et arrogante sur « Distorted Dreams »… Avec Good To Feel, Candy est venu remuer un peu le hardcore avec une démarche brui�ste, en contrepar�e se perme�ant d'y intégrer un bon riffinng. Que demander de plus ?

Si vous n’avez jamais entendu parler de Candy préparez vous bien à ce qui va débarquer dans vos oreilles, si grande folie vous prends de vous projeter dans ce « Good To Feel ». Premier LP tout en chaos dans ses moindres coutures pour ce tout jeune groupe originaire de Richmond Virginie. Premier détail, choquant, dès son « Good To Feel » éponyme servant aussi d’ouverture : « Qui a branché une pédale de disto sur ma sono ? ». Ici les ambiances noise crissantes à tendances harsh ont été autant travaillées que la composi�on, ce�e impression de vrombissement morbide qui pèse sur la produc�on intégrale de l’album, apporte, d’une certaine manière, ce qu’il manquait rela�vement à Candy sur ses efforts précédents : une iden�té, brute mais palpable. De l’artwork aux fini�ons dans la produc�on, l’obscène est à sa juste place. Candy donne l’impression d’avoir affaire a une version cradée et assumée d’un groupe de hardcore. Qui saurait paraître simple sans toutes ses couches de crasse. Punks dans leur démarche, ce jusqu'au bout, Candy c’est avant tout l’audace d’aller là où les autres ne vont pas : droit au but.

Le chant aussi saturé que l’ensemble de la produc�on donne vraiment un aspect à bout de souffle à l’ensemble. De même manière qu’un morceau comme « Panic Is On », mid-tempo au riffs démoniaques, fait apparaître en moi un sen�ment étrange, comme si la méchanceté devenait tangible durant deux minutes et quarante-et-une secondes. L’intro déstabilisante de « Burning water » avec ses cris issus de snuffs-movies, passés à la distorsion ne trompe pas : l’album va piocher dans tout ce que l’obscénité humaine offre. Avec une outro très étrange nommée « Bigger Than Yours », où une pop song très enjouée se joue dans le lointain, sous un amas d’effets harsh noise et autres distorsions. Donnant ainsi une toute autre forme à la chanson, devenant alors presque oppressante. Le constat est, que Candy est parvenu à offrir une expérience unique mais non totalement dépaysante. Punk, hardcore et noise font la paire, transportent vers des ressen�ments troubles et instables. Candy c’est donc ce bonbon un peu trop acidulé, qui a de quoi faire vriller de toutes les manières possibles. Certains décrient cet aspect trop brui�ste, d’autres le saluent. Le fait est que j’en suis un très bon ienclit. Qu’est ce que ça fait du bien de ressen�r. h�ps://candygonnadie.bandcamp.com


FAMILIA

Fabio Da Silva - Wallie - Gabriel Renault


Seb simon - Noseslide- Gabriel Renault


DĂŠborah - Rockslide / air - Instagram


D.I.Y PLEASURE

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Depuis quelques temps en France, on peut quand même le dire, les skateparks se démocra�sent et se perfec�onnent, et les villes prennent pe�t à pe�t conscience de l'importance des structures de glisse. Pas mal de raisons à ça : pour suivre l'effet de mode, en prévision de la demande avec le skate aux JO, ou peut-être parfois -quand même- par réelle passion, elles y me�ent plus de soin et d'argent. Résultat : de plus en plus de (très) gros projets, des parks plus adaptés à nos pra�ques, mieux réalisés. Évidemment, ce n'est pas encore le cas partout, mais on tend à s’approcher de l’idéal que beaucoup de riders recherchent. Et pourtant, on va parler ici d'un skate complètement différent, un peu plus “nature", qui existe depuis toujours et con�nuera d’exister : le DIY. La caverne : l'introuvable

Mar�gues, un des beaux projets de ces dernières années Je viens d'un bled de campagne, où mes potes et moi on skatait des bouts de tro�oirs avec un peu de bougie, en se disant "putain c'est dingue, ça glisse". Et on était fous, avec rien. On se construisait des modules tous pétés, et on kiffait. Alors oui, on kiffait sûrement d'une part parce qu'on était pe�ts, c'est sûr, mais aussi parce qu'on évoluait dans un environnement qu'on n'avait pas choisi, et auquel on a dû s'adapter. On a skaté avec ce qu'on pouvait, avec nos moyens, et avec le recul c'est ce�e sensa�on qui est géniale et qu'on peut parfois oublier voire ne jamais vivre en ne ridant que des parks parfaits. Bon bien sûr, ce qu’on avait c'était le niveau zéro du DIY, et comme je peux comprendre que vous ayez envie d'un peu mieux qu'un bout de tro�oir waxé, on va plutôt parler de ces parks DIY construits par des pe�tes mains de gens passionnés, avec les moyens du bord, mais qui rappellent pour autant ce�e sensa�on de glisse "authen�que". Parce que DIY, faut-il le rappeler, ça veut dire "Do it yourself", soit "fais-le toimême". Ce sont des spots souvent très atypiques et très personnels... et c'est selon moi quelque chose que n'importe quel skateur/rider devrait expérimenter ! Alors pour vous donner envie de (re)tester ça, voici des récits de quelques sessions DIY dont je me souviendrai...

Ce spot, il est à Marseille. Alors ok, mais Marseille, c'est grand. J'avais commencé par une recherche sur internet. Comme souvent, l'adresse de ces spots DIY n'est pas divulguée en ligne. Pour les dénicher, il faut connaître des locaux ou... chercher longtemps. Ce�e fois, j'étais dans le 2ème cas. Le spot est situé dans un vieux hangar, et j'avais mis plus de 2h à localiser l'emplacement sur Google maps, en croisant les informa�ons de plusieurs sites, et en analysant les quelques images proposées sur youtube. C'était long, mais ça avait quelque chose d'excitant. J'ai pris ma voiture pour aller au lieu que j'avais iden�fié, absolument sans cer�tude. En arrivant je traverse une propriété privée, en général, c'est pas forcément la bonne route... Je poursuis mon chemin dans les collines, 10, 15 minutes, et là, un hangar. Déjà les gars, l'excita�on à la vue du hangar, c'était ouf. Il avait l'air de ressembler à celui de mes recherches. Je rentre, et je vois le park. Wow. Il était sale et pas très entretenu, mais j'avais l'impression d'être face à un putain de trésor.

La Caverne - Marseille

@jackspots h�ps://www.jackspots.fr


Le washington street : le professionnel

The Flower shop DIY : le mythique

Déjà, me�ez-vous dans le contexte, j'étais aux states. Pour ce park, l'excita�on était un peu différente : ce n'était pas une ques�on de secret d'adresse, puisque le park est tellement connu que plus personne ne cherche à le cacher. Ici, c'était plus la sensa�on d'arriver sur un lieu mythique, créé par des skateurs avec les moyens du bord. Et quand vous voyez le park, c'est un sacré choc.. La surface du park est énorme, les courbes sont gigantesques. Quelques minutes après mon arrivée, un type débarque : il était là pour ne�oyer et cleaner le park, et il a fait ça pendant toute ma session. Donc non seulement les types ont créé d'eux-mêmes un lieu ridé par les skateurs du monde en�er, mais ils arrivent en plus à s'organiser pour le maintenir en bon état. Un bel état d'esprit.

Les states toujours. Ce DIY du Flower Shop, je l’avais vu passer dans plusieurs magazines et vidéos, sans même savoir où il se situait. C’est pendant mon voyage à San Francisco que j’ai vu qu’il s’agissait d’un des DIY de la ville, alors je n’ai pas hésité. Seulement voilà, les vidéos que je regardais quand j’étais ado commencent à dater maintenant (est-ce que c’est pas ça qu’on appelle la vieillesse ?), et il semblerait que le spot ne soit plus autant ridé qu’avant. Sur le sol, des bombes de peintures, quelques chaises, bref, ça sentait plus vraiment le skate. Et pourtant, quelle atmosphère. C’est fou comme ces endroits DIY peuvent m’inspirer sans pour autant me faire systéma�quement kiffer niveau skate. Parce que ce�e fois j’ai quand même bien galéré. Mais être face à ces courbes et ces installa�ons créées dans ce pe�t espace, imaginer les sessions, l’ambiance, c’est dingue. J'ai dû y rester une bonne heure, et je me demande si j'ai fait beaucoup mieux qu'un kickflip. En flat.

Washington street - San diego

Flower Shop DIY - San Francisco Alors franchement, essayez de vous me�re ou de vous reme�re au DIY ! Cherchez-les autour de chez vous, parlez-en... créez-en même ! Mais en tout cas testez ce�e sensa�on de rider un endroit plus naturel, “pas prévu pour”, parce que ça change...et que vous risquez fortement de kiffer.


Premièrement laisse moi te dire que j'adore Safe State, concrètement je vous ai découvert via Straight & Alert, alors merci de répondre à ces quelques ques�ons ! Peux tu nous présenter Safe State ? Je m'appelle Phil mais tout le monde m'appelle Pomschdi et je chante pour Safe State. Nous (Safe State) sommes une bande de gars de Zürich - Suisse. Nous avons tous joué dans des groupes avant de faire ce projet (Notre ba�eur Ricky jouait pour un groupe appelé Cataract et Florus jouait pour Coldburn). Le Youth crew est un mouvement qui connait des hauts et des bas, aujourd'hui on constate une certaine résurgence en Europe, on pourrait même parler de stabilité ! Tu as raison, je ne sais pas ce qui le fait encore apparaître dans les tendances. Pour moi personnellement, je pense que c'est l'une des formes les plus pures et les plus anciennes du Hardcore. Simple mais groovy en même temps et il y a généralement un message de prudence derrière. Pourtant vous pouvez le trouver partout dans le monde et c'est génial. Bien sûr, personne ne réinvente la roue de nos jours, mais les gens essaient toujours de la maintenir et de faire quelque chose de posi�f avec leur temps. Youth Crew et Straight edge fonc�onnent toujours ensembles, vous êtes un groupe SxE ? Aujourd'hui ça veut dire quoi être Straight Edge ? Dans notre groupe nous sommes trois Straight Edge et deux membres qui ne le sont pas, mais ils sont végétariens / Vegan. Nous n'avons pas de problèmes si vous l'êtes ou si vous n'êtes pas Straight Edge. Cependant, nous avons une chanson de Straight Edge Song nommée "Control" qui traite de l'abus d'alcool dans ma famille. Je suis Straight Edge depuis presque 17 ans et j'ai maintenant 32 ans. J'ai vu des gens aller et venir, mais ce n'est pas grave. J'ai trouvé beaucoup de gens sur ce�e planète qui partagent les mêmes valeurs que les Straight Edge. Mais j'ai aussi vu et rencontré des gens qui ne partagent pas les mêmes valeurs et ce même s'ils étaient Straight Edge. Pour être honnête qui suis-je pour juger? Je trouve ça cool que les gens vivent Straight Edge parce que la plupart du temps vous avez un terrain d'entente pour construire une ami�é. Pour moi, cela représente la liberté de choix et la conscience de soi et de son environnement, mais Straight Edge signifie plus pour moi que le XXX.

Prévoyez-vous de sor�r de nouveaux �tres, peutêtre un LP ? Ou dans la longue tradi�on des groupes de YC, un EP ? Notre nouvel album est actuellement en cours de mixage et nous espérons avoir un 12" d'ici la fin de l'année ! J'en suis très content ! Vous avez joué au Deez nuts / Terror, comment c'était de jouer avec ces légendes "Hardcore" ? (rires) Bien assez drôle, mon tout premier spectacle "Hardcore" a été Terror, Blacklisted et Donnybrook en 2004 dans ma ville natale de Zoug. C'était un spectacle amusant et c'est cool de voir que Sco� est toujours aussi fort après toutes ces années. Je trouve impressionnant d'apporter ce�e énergie tous les jours. Ce jourlà, il était très malade et la rumeur disait que la tournée serait complètement annulée, puis peut-être que le show durerait seulement 15 minutes, puis 20 minutes. À la fin, ce type a tué un set de 45 minutes et il était li�éralement en train de mourir (rires). "Chapeau" oui, c'est cool bien sûr, mais je trouve les shows en pe�ts comités beaucoup plus agréables pour être honnête. Nous allons jouer Takeover Fest, qui est un fes�val que moi et mes amis organisons et une fois l'album sor�, nous allons essayer de nous concentrer sur plus de week-ends et peut-être 1-2 tournées. Nous travaillons tous ensemble et certains d'entre nous sont papa, alors nous essayons d'équilibrer le temps libre travail-famille, mais nous sommes sérieux sur ce projet qui est cool pour moi personnellement. La Suisse n'est pas vraiment loin de nous, écoutezvous des groupes français ? Vous allez perdre un de mes groupes préférés en novembre. Harm Done est et sera l'un de mes groupes préférés et il y a de très bons gars derrière ce groupe. Grâce à eux et à Alexis, nous avons pu sor�r notre premier disque sur les puissants Straight et Alert Records. J'ai toujours honoré ce�e ami�é que nous avons. J'aime beaucoup The Worst Doubt, les trucs lourds ! Jetez une oreille (NDLR : En chro dans BTF2)!

Safe STATE


Ici à BTF nous sommes impliqués dans le hardcore et le skateboard, l'un d'entre vous est impliqué dans le skateboard ? Je ne peux parler que pour moi-même et je Skatais à l'époque. Flip " Sorry " était la meilleure Tape de skate que je connaisse. Cependant de nos jours je ne skate plus mais j'ai toujours une Zero de Jamie Thomas dans ma cave. D'après ce que je sais, aucun des autres gars ne fait du skateboard. Pensez-vous que le Hardcore est en train de devenir un gros business, comme on peut le voir : réunion shows, réédi�ons de disques... Si vous regardez ce que les agences de booking font payer pour certains groupes de nos jours, comment elles traitent les promoteurs et les gens qui essaient de faire bouger les choses, vous pouvez voir que c'est devenu une entreprise. Mais d'un autre côté : les gens prêchent toujours "faites ce que vous aimez comme travail" Soyons honnêtes, combien de groupes se font vraiment beaucoup d'argent avec le Hardcore ? C'est marginal. C'est encore une scène musicale et un genre très accessible. Quant aux Reunion-shows, certains groupes le font pour l'argent et d'autres parce que cela les démangent, après des années de faire un "final cut". Parce qu'ils ont disparus sans adieux ou parce que certains veulent simplement repar�r en tournée avec leurs meilleurs amis. Vivre et laisser vivre. En ce qui concerne les réédi�ons de disques, je suis totalement pour. Je suis un grand collec�onneur de vinyles, donc je suis content si je peux ajouter un nouveau disque à ma collec�on. Ces mots sont à vous! Merci encore pour les éloges que nous avons reçus de votre part et merci de faire cela, de prendre votre temps . Je suis très excité par le nouvel album, j'espère voir et rencontrer beaucoup de nouvelles personnes dans un futur proche grâce à ce�e musique ! Merci encore. Propos recueillis par Guillaume, tous droits réservés.

Le punk noyau dur à tendance bande de jeunes (Hardcore Youth crew pour les posers) est un genre qui a su, quoi qu’on en dise, s’affiner et prendre sa place, comme il se doit, au sein de la scène hardcore interna�onale. Si bien qu’on le retrouve même là où on l’y a�ends lemoins... Safe State sont Suisses. De die Stadt von Zürich pour être précis. Effectuent le punk hardcore avec l‘aisance des cainris. Straight edge dans l‘âme et les revendica�ons, cet EP enchaine les �tres de manière rapide et fluide. Tous les codes du youth crew sont ici au rdv pour un alignement parfait desplanètes : Caisse claire dansante, prod cer�fiée à l‘ancienne, choeurs de gang pour affirmer leur é�que�e "crew", riffs punkisés comme il faut, et bien évidemment les alternances rythmiques toukatouka. Dans la veine DYS ou encore Ten Yard Fight, on reconnait de suite les influences du groupes et leur envie d‘en découdre dans une symphonie de larsens. Point étonnant que Straight and Alert se soit chargé de la distribu�on du skeud après tout... Bref, tout est respectueux du genre on se doit de le reconnaitre, Safe State (plutôt raccord comme nom pour un groupe Suisse) nous gra�fie d‘une bonne entrée en jeu mais mériterais de s‘affirmer d‘avantage à l‘avenir. Transi�on évidente vers le fait qu‘un nouvel album est à parraitre pour très bientôt et qu‘on espère le mieux pour eux. Surtout voir ce que ça donne en live, histoire de break down quelques walls (mais surtout pas le edge) ! h�ps://safestatehc.bandcamp.com/


Salut Medhy ! Ce qui serait cool c’est d’avoir une pe�te présenta�on! Alors Coali�on ça part d’une idée avec un pote, avec qui je roulais dans les 90 - 2000. On s’est lancé comme défi de faire un roulement « Made In France » , on a bossé durant une année en�ère sur le concept. On a décidé de me�re des bagues en Titane sur tous nos roulements ! Suite à tout ça : prototype final en décembre 2015. On a une vingtaine de riders dans le team, on est surtout présents dans les shops Français. On a cinq shops à l’étranger pour le moment. Niveau concept on est aussi dans l’idée qu’on doit proposer un prix intéressant, c’est pourquoi nous avons étudié le marché Allemand et les principales marques américaines. Si tu veux, pour grossir le trait on s’est demandé comment on peut faire au moins aussi bien à tarif égal ou voire mieux et moins cher ! Ce toujours grâce à notre idée de bague en Titane. Donc tu prends le contre-courant de ce qui se fait actuellement : Made in France donc plus cher ! Les Skaters doivent pouvoir avoir accès à de la qualité au meilleur prix. Tu as vu les tarifs pra�qués sur le matériel ? Sur un skate on dépasse facilement les 200 €. Les roulements ce n’est clairement pas la par�e à négliger, on le sait tous, c’est au moins aussi important que la roue en elle-même. On propose en plus un truc vraiment polyvalent, dans le team il y a des mecs branchés street mais aussi d’autres plutôt branchés Skate-park. Malheureusement on n'a plus de Fille dans le team, à grands regrets ! On a de la chance d’avoir un team Pro, aussi bien senior que junior. Quand tu vois Joseph Garbaccio, Noah Francisco ou encore Max Berguin, je peux te dire que ça envoie du très lourd ! Le jeune c’est Noah Cohen, il rivalise avec des plus âgés que lui, c’est assez incroyable ! D’ailleurs merci à sa maman qui s’occupe des déplacements sur les contests !

Ne penses-tu pas qu'aujourdh'ui on se retoruve justement avec beaucoup de jeunes skaters qui ne rident que pour les contests ou faire une vidéo Instagram? Clairement! Aujourd'hui tu peux dire qu'il y à trois grandes catégories de riders. On a les compé�teurs : Fédéraux et Contest pur. De l’autre côté on à les « Thrashers » ce qui vont vraiment être à fond dans la pra�que street, avec tout ce qu’on peut voir aujourd’hui (Downhills , Slappys). Après tu as encore d’autres, sur les contests, qui eux sont là juste pour faire le best tricks : ce sont souvent des gars en street. On a un panel de profils qui est ultra large! Mais c'est ultra intéressant. Coup de gueule : J’aimerais bien faire avancer les choses, en France on a peu de belles compé��ons. Même si cela tend à s'améliorer malgrès des orga parfois peu scrupuleuses. Le souci c’est le cumul des compé��ons : plusieurs le même jours ! Alors tu imagine le/la rider (euse) qui roule pour la Fédé, qui suggère donc la compé��on fédérale et en même temps avec son sponsor qui lui dit d’être sur un autre contest. Imagines le casse tête si en plus il y a un autre contest avec un gros prize money, car oui certain(e)s essayent d’en vivre. On peut par exemple prendre le Checklist de l’année dernière qui s’est fait en même temps que les championnats ! Le cadre fédéral c’est super : tu es encadré. Mais, clairement faut développer la communica�on entre les acteurs. Réussir à avoir un vrai truc carré, qui ne pénalise pas les Skaters (-euses). Après le Skateboard c’est au final un sport assez « jeune » dans l’histoire , les premières boards ce sont les années 50/60. Il va falloir se poser les bonnes ques�ons à l’avenir.


Le skate a connu des pics d’interêts et systéma�quement des retours en force. Ce, malgré le Roller, le BMX et plus près de nous la tro�ne�e, le skate a toujours été présent. Ce qui me gonfle c’est que le public non-aver� pense que si tu as plus de 45 ans et que tu veux débuter le skate : tu es un enfant qui va faire un château de sable. Le Skate c’est une expression ,c’est un art, c’est créer avec ce que tu as sous la main à un instant « T ». On sent un paquet d'influences chez toi , la musique les vidéos de skate... Qui sont tes héros ? Ray Barbee ! Frankie Hill ! Des mecs avec un style de fou! J’ai eu l’occasion de voir Natas à Paris, lorsqu’il ont vidé les bassins et c’était incroyable ! J’ai toujours eu une a�rance pour la « Bones Brigade », mon team préféré, j’adore Powell-Peralta , même si ma vidéo préférée c’est la « Streets on Fire » de Santa Cruz. T’imagines tous les mecs de ce�e époque étaient des musiciens ! Guerrero , Barbee… Moi j’ai été très influencé par la musique de mes parents : Disco / Funk. Mon père organisait des soirées. J’ai adoré le reggae, mais pas Bob Marley, plutôt Black Uru, Gladiators. Quand j’ai commencé les sports de glisse j’ai écouté Van Halen etc… À 16 ans je suis devenu organisateur de soirées donc j’ai écouté pas mal de House. Si j’ai besoin de me mo�ver en ce moment j’écoute The Drama Kings, c’est un ancien skater « Popy » qui fait ça. Dans le casque : Marilyn Manson. Après tu as les « classiques » : Suicidal Tendencies, Body Count… Je suis pas fidèle en musique je le reconnais : Pavaro�, Dalida, Mylène Farmer, Iggy Pop. Chaque moment de ma vie possède sa bande son ! Tu sais que personne ne me cite jamais les Beas�e Boys ! Pourtant je suis à peu près certain que vous écoutez tous ça ! C’est vrai ! INXS aussi ! Faut pas oublier le skater sur la poche�e de leur album « Kick », c’était un peu devenu la bande son des sessions à l’époque !

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Rédac�on : Sanchez Guillaume Nino Flores Con�buteurs : Lucas Sibra Tibo From jackspots Simone X Vengeance Medhy Sozzi Photographes contributeurs : Gabriel Renault Basile Marion Pierre Antoine Lalaude Nicolas Rouque�e Stéphane Zane�e Thomas Jandeau Nisty Prod. Axel Niqueux Yann Chochman Joseph Gobin Merci à Siluns, Coali�on Bearings, Useless pride records, Netbor Clothing, Youman Skateboards, Bud Skateshop, Amplify, le crew FCK Wax, Thomas Lescoute, Adi, Tibo la planche Narbonnaise, Modified skateboards, Greg de chez Distrolu�on, drone griptape, Patrice, Medhy, Blowfuse les gens de Carca, Albi, Toulouse, Paris, Partout Blowfuse, Amplify, Fabio, les Doodees et les riders qui se sont prêtés au jeux. BTF ne serait rien sans ses contributeurs et les riders qui s'explosent chaque jour sur des spots incroyables. Merci à VOUS. Contacts : be�erthanafanzine@gmail.com @be�erthanafanzine Les propos n'engagent que leurs auteurs, Les photos sont la propriété des photographes cités. Ne pas jeter sur la voie plublique.

Propos recueillis par Guillaume, tous droits réservés.

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Better Than a Fanzine Issue 03  

#skateboard #punkrock #hardcore #skatepunk

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