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VITRINE DE L'ARTISAN, VALORISATION DU SECTEUR DE L'ARTISANAT AUPRÈS DE LA JEUNESSE

Besace Echos

Trimestriel P 919576 Juillet - Août - Septembre 2018 Bureau de dépôt : Bruxelles X


SOMMAIRE 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12.

Présentation des 10 lauréat(e)s Vitrine de l'Artisan 2018 Focus sur les jeunes artisan(e)s : Anaïs, Nicolas et Kathleen Un trio d'apprentis prometteur En visite dans les ateliers des lauréat(e)s 2018 Carte blanche : Alexandre et l'esprit d'entreprendre Artisans Wallons 2.0 Génération Zéro watt : Remise des prix Générations en jeu, la fin d'une belle aventure ! Associ'Actif : Regards croisés commune, formateur et ASBL Handistand : Quand les enfants du Brabant wallon se mettent en situation de handicap

ÉDITO Une des spécificités de notre ASBL est de sensibiliser les jeunes au milieu des artisans et des indépendants et à ses valeurs. Pour rappel ce secteur est le plus important de notre tissu économique et trop de jeunes ont encore trop de préjugés notamment en ce qui concerne les métiers manuels. Autre nouvelle initiative intergénérationelle, de nombreuses rencontres entre jeunes et résidents de deux maisons de repos. Quelle expérience humaine pour tous ces acteurs au départ de jeux de société en commun. Nous la reconduirons certainement. Dans l'attente, très bel été. Philippe Jadot Administrateur délégué

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10 lauréat(e)s, 10 talents, 10 personnalités Une vitrine pour des artisan(e)s talentueux(ses)

Depuis 2006, le concours national « La Vitrine de l'Artisan » vise à mettre en évidence des artisan(e)s belges de qualité, à promouvoir l'artisanat auprès du grand public et cherche à susciter des vocations auprès des jeunes. Chaque année, un comité sélectionne un panel de 10 ambassadeurs du secteur. Cette année encore le choix fut difficile. 10 lauréat(e)s ont été élu(e)s parmi plus de 230 inscriptions !

Dominique Vieren - Mien Kaba

C’est dans un ancien café "In de Grote Pint" près de Bruges que Dominique Vieren crée des sacs à main et accessoires en cuir sur mesure. L'atelier Mien Kaba permet de faire tous les choix, du type de cuir utilisé, au design du sac. La réalisation est toujours unique et Dominique collabore avec d'autres artisans ou artistes, ce qui conduit à des co-créations fascinantes.

Erika Vanvuchelen – Grazense speculaas

À Grazen, Erika Vanvuchelen s’est spécialisée dans la confection de différents types de spéculoos d'excellente qualité, élaborés de façon artisanale et locale. La biscuiterie Grazense Speculaas fournit ses produits locaux dans la grande distribution.

Lennart Van Uffelen – Functionality Kills the Fun

Dans son atelier partagé du centre d'Anvers, Lennart Van Uffelen (Functionality Kills the Fun) imagine et fabrique des meubles en bois et en métal. Grâce aux technologies modernes et aux réseaux sociaux, Lennart partage son travail avec le monde entier. Il n’hésite pas également à utiliser l'expertise et les capacités d’autres artisans.

Pierre- Yves Smits – Dr. Clyde’s Distillery

Historien de formation, PierreYves met à l’honneur des alcools ayant un fort ancrage historique comme le Rhum, le Gin ou encore l’Absinthe. La Dr.Clyde’s Distillery reprend l’idée de microdistillerie comme il y en avait aux XVIIIe et XIXe siècles et se distingue en produisant des spiritueux de A à Z, de façon traditionnelle.

Sander Miesse – M Knives

À Courtrai, Sander Miesse, alias M Knives, s’applique à fabriquer des couteaux de façon traditionnelle, d'une qualité telle qu'ils durent toute une vie. En travaillant à la main, un contrôle de qualité strict peut être effectué à chaque étape de la production. Chaque couteau qu’il confectionne est un projet unique.

Carmelo Cushera - Cushera Belgium

Poussez la porte de la cordonnerie de Carmelo Cuschera à Mons, entrez dans son univers et découvrez un artisan cordonnier qui confectionne des chaussures, des sandales, des tongs et des derbies sur-mesure.

Harry et Riny Geuns – Bandonéon

Depuis 1960, il n'y a plus d'approvisionnement en pièces de bandonéon, petit instrument à soufflet offrant des possibilités sonores et musicales particulières. Harry et Riny Geuns fabriquent donc les pièces nécessaires dans leur propre atelier. La construction d'un bandonéon nécessite la connaissance de plusieurs disciplines, telles que la transformation du bois, des métaux, du carton, du cuir...

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FOCUS sur Anaïs, Kathleen et Nicolas Découvrez plus en détail trois jeunes candidat(e) s : Anaïs, Kathleen et Nicolas. Trois lauréat(e)s qui, à seulement 30 ans, se sont lancé(e)s dans la grande aventure de l'entrepreneuriat.

Anaïs Gaudemer COKOA - PATISSERIE FLORALE Derrière cette histoire nappée de chocolat se cache une architecte paysagiste passionnée de pâtisserie depuis la tendre enfance, rêvant de donner vie à ses inspirations sucrées. Après avoir entrepris des études d’architecture du paysage et obtenu son diplôme, Anaïs Gaudemer se tourne vers ses premières amours et étudie l’essence de la pâtisserie aux côtés du chocolatier Marc Ducobu.​ Après une année d’apprentissage, elle décide de retourner dans le milieu du paysage et travaille 4 ans dans un grand bureau Bruxellois (Art&Build). C’est finalement en septembre 2015 que le projet Cokoa pointe le bout de son nez, et Anaïs ouvre ainsi la première pâtisserie florale à Bruxelles. Cokoa est une pâtisserie florale proposant une large gamme de douceurs sucrées ; de la biscuiterie aux macarons, des cakes aux pièces montées fleuries, avec comme produit phare, l’entremet floral. Cokoa puise ses ressources dans des domaines aussi variés que l’art floral, le design, la peinture, la photographie culinaire, et surtout le paysage et ses inépuisables richesses.

Kathleen Guérisse GENERAL GUERISSE – STYLISTE MODELISTE Derrière le Général Guérisse se cache une créatrice belge, encore rêveuse et aventurière. Kathleen est une styliste de 31 ans basée à Sibret. C'est dans le petit atelier installé dans sa maison que Kathleen reçoit ses client(e)s sur rendez-vous.

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Elle réalise principalement des robes de mariée, de soirée... selon leurs envies, du style classique au plus extravagant. Que vous soyez plutôt timide et réservée ou une grande extravertie, Kathleen est capable de concevoir la tenue de vos rêves! Ses atouts ? Son écoute, sa passion, son humour et le fait que toutes les étapes de la création - du croquis au produit fini – soient réalisées par ses petites mains. De fil en aiguille, Kathleen s’est construit un univers féérique. Pendant son temps libre, elle aime collaborer avec différents artistes du monde entier pour créer des photographies représentant son monde imaginaire. C’est grâce à cette image reconnaissable que la marque Général Guérisse a réussi à se différencier ! Qui a dit que la magie n’existait pas ?

Nicolas Cloos : ADVITAMPIERRE TAILLEUR DE PIERRE Baigné depuis tout petit dans le cadre de la rénovation familiale d’une très ancienne ferme, c’est assez naturellement que Nicolas Cloos se passionne pour l’histoire, la beauté et le respect des vieilles pierres. Après un passage peu passionnant sur les bancs de l’université, Nicolas entreprend cinq années de formations multiples : maçon d’abord à l’IFAPME en Belgique, pour les bases, puis tailleur de pierre en France. Revenu en Belgique, Nicolas est engagé par une entreprise de restauration de patrimoine. Il y restera trois ans. C’est en 2014 qu’il crée son entreprise « AdVitampierre sprl », dont les activités sont essentiellement centrées sur l’alliance entre le bâti traditionnel, son histoire, les aspects écologiques et les considérations durables actuelles. Ces activités l’amènent sans cesse à rechercher le contexte historique de chaque projet, à trouver les bonnes informations techniques, à innover et à créer sur mesure pour aboutir à une restauration harmonieuse et équilibrée. Cela requiert de développer constamment les compétences intellectuelles, manuelles et techniques de l’équipe, et à faire appel selon les besoins à un outillage numérique innovant pour répondre pleinement aux objectifs fixés pour chaque projet confié à AdVitampierre.


Un trio d'apprentis prometteurs Ils sont trois à représenter fièrement le secteur de l’apprentissage de métiers artisanaux. Trois à avoir envie de partager leur passion et leur détermination à s’épanouir en tant qu’artisans et à vivre de leurs mains. Découvrez les trois Apprentis 2018 de la Vitrine de l’Artisan !

Maarten Vandebeeck, 20 ans, apprenti boucher-traiteur à Hasselt

Dès son plus jeune âge, Maarten s’est montré passionné par le domaine de la nutrition. Issu d'une famille d'agriculteurs possédant plusieurs bovins laitiers et pratiquant des activités agricoles, il a plus d’une fois assisté avec intérêt à l’abattage de lapins, dindes, poulets ou pigeons à la ferme de sa grand-mère où il passait tout son temps. Pour lui, il a toujours été très clair qu’il pratiquerait une profession artisanale, un travail manuel. Son choix n’est donc pas surprenant. Maarten a fait des études en boucherie puis une année de spécialisation en gastronomie hôtelière à Coxyde, un parcours dont il est très fier jusqu’à présent. Cette dernière année il s’est attaché à développer l’aspect écologique de son métier artisanal en prêtant beaucoup plus attention au respect pour le produit et pas seulement à la dégustation de celui-ci.

Aubin Dascotte, 24 ans, apprenti cordonnier à Soignies

Depuis toujours sensible aux belles choses, c'est seulement à 21 ans que l'artisanat lui est apparu comme un beau projet professionnel. Et le métier qu’il a choisi s'est révélé plus proche de lui qu’il ne le soupçonnait ! C'est chez son oncle Paul Dascotte, à Soignies, qu’Aubin a découvert le métier de cordonnierbottier, souvent confondu avec le multi-service. Mais le véritable travail du cuir a été pour Aubin une révélation. Il est littéralement entré dans un monde encore inconnu : la création, le travail d’une matière noble, le contact avec une clientèle variée, … Seul problème : la formation à ce métier n'existe plus. Il a donc fallu réouvrir une formation à l'IFAPME pour qu’il puisse se former dans un cadre légal et réglementé. Deux ans plus tard et un diplôme en main, Aubin est engagé par son oncle dans un projet ambitieux et unique de fabrication de chaussures sur mesure. La population semble vouloir se tourner vers les fabrications locales. Dans ce contexte, ce projet a certainement un bel avenir devant lui. La Vitrine de l’Artisan est une belle opportunité pour Aubin : la reconnaissance d'un choix de vie qui en vaut la peine et dans lequel il compte bien se faire une réputation.

Argo Dashyan, 24 ans, apprenti maroquinier à Bruxelles

Argo a grandi dans une famille qui compte en son sein de nombreux artisans : tailleurs, cordonniers, bijoutiers. Son choix de devenir artisan maroquinier s’est donc fait naturellement. C’est un métier qui lui permet de créer de beaux objets à partir d’un matériau noble qu’est le cuir. Il a la chance d’allier la création à la technique, d’imaginer quelque chose avant de le concevoir de ses propres mains. Chaque nouveau projet devient une opportunité d’apprendre. Le cuir est une matière vivante qui demande que l’on s’adapte à lui. Entouré d’enseignant(e)s passionné(e)s qui lui ont appris les techniques traditionnelles de la haute maroquinerie, c’est grâce à leurs compétences qu’il a la possibilité de se perfectionner de jour en jour. Il suit actuellement une formation en maroquinerie à l'Institut Jeanne Toussaint et effectue en parallèle un stage chez NIYONA, un studio de design et de maroquinerie basé à Bruxelles.

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En visite dans les ateliers des lauréat(e)s 2018… ....transmission, partage et conseils Afin de revaloriser les secteurs de l’artisanat et des métiers manuels auprès de la jeunesse, l’ASBL Besace se donne pour mission, à travers le concours La Vitrine de l’Artisan, de mettre en lumière le travail d’hommes et de femmes passionné(e)s et ayant envie de transmettre leur savoir et leur savoir-faire. Au fil des ans, La Vitrine de l’Artisan tient à maintenir et renforcer l’aspect pédagogique du concours. C’est pourquoi, au cours de cette treizième édition, notre équipe a emmené plus d’une centaine de jeunes à la rencontre des artisan(e)s lauréat(e)s lors de la visite de leurs ateliers. Grâce à ces ambassadeurs et ambassadrices du secteur, des élèves de tous âges ont pu témoigner de la richesse et de la diversité des métiers de ce secteur et de l’importance de les valoriser. Que ce soit à Bruges, à Bruxelles ou à Sibret, qu’ils aient 10, 15 ou 20 ans, tous les jeunes conviés aux visites d’ateliers se sont montrés curieux, attentifs et émerveillés par les multiples possibilités qui existent de vivre de sa passion. Au cours de ces rencontres, élèves et professeurs ont pu manipuler des peaux tannées avec soin, tester le tranchant de lames de couteaux finement aiguisées, savourer de délicieuses pâtisseries, tester les sonorités d’instruments à musique farfelus ou encore goûter des élixirs 100% belges. Des visites interactives et riches en découvertes, dynamisées par la spontanéité des élèves et par l’engouement des artisan(e)s à parler de leur métier et à donner des conseils. Un moment particulièrement marquant ? Voir les étoiles briller dans les yeux des apprentis pâtissiers de l’école Emile Gryson, fièrement vêtus de leurs tabliers pour l’occasion, lorsqu’Anaïs Gaudemer leur a proposé de déguster ses entremets floraux, made in Cokoa… Mais les jeunes ne sont pas les seuls à être atteints par le virus de la passion de nos lauréat(e)s. En effet, les membres du comité de sélection du concours se font toujours un plaisir d’être présents lors des visites des ateliers et de dispenser eux-aussi leurs conseils éclairés. De nombreux élu(e)s locaux(ales), bourgmestres, échevin(e)s, député(e) s, ravi(e)s de mettre en valeur le secteur artisanal de leur commune ont également fait le déplacement. Encore un pari gagné pour la Besace, dont l’un des objectifs quotidiens est de montrer des exemples positifs aux jeunes, pouvant leur donner envie de se lancer dans des formations manuelles.

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CARTE BLANCHE

Alexandre et l'esprit d'entreprendre Alexandre Toft-Nielsen, 32 ans est « Retail Operations Manager Monobrands Benelux » pour la marque de vêtements Diesel. Il n’a pas peur de se définir comme un ancien cancre et estime qu’il n’était pas fait pour l’école. Pourtant il occupe depuis plusieurs années un poste à hautes responsabilités au niveau européen. Il nous a raconté son parcours jalonné de succès mais aussi de dévouement, inspirant pour une jeunesse se sentant parfois incomprise face au système scolaire et professionnel actuel. Après avoir hésité plusieurs années, entre des études en marketing, en arts, et enfin en commerce extérieur, Alexandre décide, à 24 ans, que l’école n’est pas faite pour lui. "Je ne réussissais que les matières qui m'intéressaient, et elles n'étaient pas nombreuses !" Il ne considère cependant pas ces quelques années « perdues » comme un échec, car elles lui ont permis de rencontrer des personnes intéressantes, de faire de nombreuses expériences, et d’apprendre énormément sur lui-même. Il décide à cette époque d’augmenter le nombre d’heures qu’il consacre chaque semaine à son job d’étudiant, en tant que vendeur dans un magasin Diesel, enseigne italienne bien connue. En quelques mois, il passe au poste de superviseur de magasin, puis part à Anvers pour assister la gestion d’un magasin de cette même filiale. Ambitieux, il s’intéresse à la marque, au produit qu’il représente. Il apprend à se vendre lui-même en développant sa flexibilité et en affirmant sa personnalité. Rapidement, on lui propose de manager l’ouverture d’un nouveau magasin à La Haye. Suite à cette expérience positive, il revient à Bruxelles où il prend la tête des opérations commerciales de l’entreprise en Belgique. Une position un peu délicate, car il se retrouve alors à un niveau hiérarchique supérieur à celui de la personne qui l’avait engagé quelques années auparavant. Sa solution pour éviter les conflits et malentendus  ? La communication  !  

En plus de ses qualités naturelles de team leader, Alexandre estime que c’est son envie de toujours réussir ce qu’il entreprend qui l’a amené à progresser rapidement. Selon lui, l’important est de croire en soi et de se donner les moyens d’arriver à ses objectifs. « J’ai toujours l’envie d’apprendre et de transmettre mes connaissances. »

«  L’important, c’est d’ouvrir le dialogue, de donner à chacun sa place et de traiter tout le monde avec le même respect. » Il a fait de nombreux sacrifices pendant plusieurs années : des horaires surchargés, des déplacements hebdomadaires, l’apprentissage du néerlandais qui représentait pour lui un gros effort, … mais ceux-ci ont payé. Quelques années plus tard, Alexandre est l’un des dix responsables européens de la marque. Il aménage dorénavant ses horaires un peu plus comme il lui sied, mais fait toujours autant de déplacements. Il estime avoir acquis un bagage important et se sent prêt à créer son entreprise à lui, à taille plus humaine, pourquoi pas en développant sa propre ligne de vêtements. Ses conseils à la jeunesse désabusée par le monde du travail ? Toujours voir les aspects positifs de son métier, développer de l’intérêt pour ce qu’on fait, et se fixer des objectifs concrets, à court terme. « Il faut savoir se satisfaire de petites victoires. » Selon lui, ne pas avoir de diplôme et ne pas être fait pour le système scolaire ne signifie pas qu’on est moins bien que les autres, tous les chemins sont possibles vers la réussite, mais il faut travailler dur. « Il est préférable de poser des questions et de reconnaitre ses faiblesse, que de se planter tout seul. »

L’ esprit d’entreprendre en trois mots  ? Volonté, professionnalisme et communication. 7


Un volet régional wallon pour soutenir les artisan(e)s particulièrement actif(ve)s sur les réseaux sociaux a vu le jour grâce au soutien de la Wallonie. De juin à septembre, une vingtaine d’artisan(e)s wallon(e)s qui utilisent le numérique seront mis(es) en évidence auprès du grand public. Une valorisation des savoir-faire wallons via une présence sur les réseaux sociaux et qui se clôturera par une formation perfectionnante. L’objectif est d’accélérer la transformation numérique des artisan(e)s par la sensibilisation, le diagnostic et l’accompagnement au numérique et à ses opportunités.

Le projet Juqu’au 15 juin, les artisan(e)s sélectionné(e)s sont invité(e)s à relever le défi de créer des posts sur Facebook de qualité qui visent à engager au maximum leur communauté. Cette phase permettra non seulement aux artisan(e)s d’imaginer des posts originaux, mais également de vérifier via l’interface la portée des publications et ainsi évaluer le moment où leur audience est la plus réceptive. À l’issue de ce mois de défis, chaque artisan(e) sélectionnera un seul post qui aura été particulièrement engageant et le soumettra au comité organisateur. Ce comité choisira dix artisan(e)s qui seront récompensé(e)s pour la recherche, la qualité, l’originalité et le taux d’engagement de leur post. Ces dix artisan(e)s remporteront une vidéo de promotion qui sera diffusée du 1er au 10 septembre lors d’une vaste campagne de promotion de l’artisanat wallon. Chaque jour, une capsule vidéo sera diffusée sur les réseaux sociaux ce qui permettra une promotion qualitative et originale du projet. Le 12 septembre, tous(tes) les artisan(e)s retenus bénéficieront d’une formation de haut niveau à Liège sur différents réseaux (Facebook, Linkedin et Instagram) qui leur permettra d’améliorer leur “Know how” en la matière. Cette journée de formation donnée par Xavier Degraux, formateur réseaux sociaux, sera l’aboutissement du projet et permettra un échange entre les artisan(e)s. Un Facebook live en présence du Ministre Pierre-Yves Jeholet sera organisé afin d’échanger et discuter autour de l’importance d’être présent sur les réseaux avec les participant(e)s, le formateur, les organisateurs et le ministre. Retrouvez toutes les présentations des artisan(e)s 2.0 et les vidéos sur www.facebook.com/vitrinedelartisan

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Retour sur la remise des prix Génération Zéro watt 2017-2018s Le concours École zéro watt a fait peau neuve cette année en devenant cette année le défi « Génération zéro watt ». Un nouveau nom qui s’accompagne d’une ouverture aux écoles germanophones de Wallonie grâce à la participation d’un nouveau partenaire, la Coopérative Courant d’air (Elsenborn). Un projet soutenu conjointement par le SPWDGO4 et le programme européen LEADER. Du 19 octobre 2017 au 19 mars 2018, les enfants ont relevé le défi de faire un maximum d’économies d’énergie au sein de leur établissement.

LA REMISE DES PRIX La remise des prix s’est tenue le mardi 29 mai au lac de la Gileppe. L’occasion pour le Ministre wallon de l’énergie, Jean-Luc Crucke, de féliciter et récompenser les enfants des écoles lauréates. Les résultats du défi en terme d’impact sur la consommation de l’école sont évalués grâce à deux indicateurs de performance: l’économie d’énergie (en %) et la sobriété énergétique (en kWh/ an.élève). Les prix ont été décernés aux écoles suivantes :

Prix de l’économie et du « coup de cœur » du jury

Ecole communale du Nord à Verviers : (42% d’économie)

Prix de l’économie

Ecole communale de Soumagne Vallée : (55% d’économie) Ecole communale de l’Est à Verviers : (40% d’économie)

Prix de la sobriété

Ecole communale de Donceel : (44 kWh/an.élève) Ecole communale de Waimes Centre : (55 kWh/an.élève) Une journée riche en activités pour les enfants, offerte par la Région wallonne : parcours accrobranche, visite guidée du barrage hydroélectrique et sentier didactique.

FOCUS sur Rachel Pryszlak, enseignante à l’école communale de Soumagne en 3ème et 4ème primaires Vous avez participé au projet Génération Zéro Watt. Pourquoi ? C’était un souhait de ma directrice. J’étais assez réticente et dans l’inconnu par rapport à cette thématique qui me faisait peur. Mais grâce aux activités proposées, ce fut au final un projet autant enrichissant pour les enfants que pour moi. À aucun moment nous ne nous sommes sentis seuls dans le projet. Qu’avez-vous mis en place durant ces mois de défi ? Nous avons sensibilisé et responsabilisé les autres classes. La commune est intervenue assez rapidement avec du matériel. Les néons ont été au fur et à mesure remplacés par du LED. L’éclairage inutile a été supprimé et enfin, nous avons vécu (et ça continue !) en permanence avec un interrupteur sur deux allumé ! Comment le comportement des enfants a-t-il évolué ? Positivement. C’était très important pour eux de comprendre les raisons d’économiser et les conséquences du gaspillage électrique. C’est pourquoi nous nous sommes également intéressés à la problématique du réchauffement climatique. La plus belle récompense est le pourcentage effectué, cela nous prouve que nos efforts ont payé. Qu’est-ce qui a fait la différence, selon vous, par rapport aux autres écoles ? D’où vient ce si beau score ? Je pense que nous étions une vieille école oubliée et énergivore. Nous ne faisions pas nécessairement attention, donc la moindre action d’économie a été porteuse.

ENVIE DE PARTICIPER À LA NOUVELLE ÉDITION 2018-2019 ? Le site internet www.generationzerowatt.be rassemble toutes les informations utiles.

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Générations en jeu, la fin d’une belle aventure ! Après 5 mois de rencontres intergénérationnelles, notre projet touche à sa fin. Ces échanges laisseront des traces indélébiles dans la tête des jeunes comme des résidents.

Une aventure humaine enrichissante pour tous ! Le projet « générations en jeu » s’est terminé en beauté le 18 mai dernier à l’Institut de la Sainte famille d’Helmet. Après six rencontres sur base de jeux de société et d’interviews croisées, les élèves de 3ème techniques sociales ont accueilli les résidents des deux maisons de repos schaerbeekoises « La Renaissance » et « La Cerisaie » dans leur école. Cet après-midi leur a permis de clôturer et de partager ce beau projet autour d’une exposition de leur expérience, d’un goûter et de jeux de société ! Cette aventure humaine fut très enrichissante pour tous. Elle a permis aux personnes âgées comme aux résidents de développer des valeurs telles que le partage, le vivre ensemble, l’accueil, le respect, la confiance,... Une belle manière de comprendre la place qu'occupe l'autre dans la société. Première rencontre intergénérationnelle basée sur les jeux de société : Inès, Ivon et Ismaël. « C’était chouette de rencontrer de nouvelles personnes et c’était intéressant d’entendre le ressenti de personnes âgées. » Inès, 17 ans. « Cela me remémore d’autres activités anciennes, quand je jouais avec mes enfants à UNO. » Ivon, 87 ans. « J’ai ressenti de la joie et de la bonne humeur durant cet après-midi, tout simplement. Cela me donne envie de revenir. Je n’aurais jamais pensé que cela se passerait comme ça. Ça fait du bien, on ne se rend pas compte. » Ismaël, 16 ans. Au delà de l’apport humain de cette expérience, ces échanges ont éveillé des vocations chez certains d’entre-eux, notamment pour Abdelmoumen, très engagé dans le projet ! « C’était tout naturel pour moi, j’ai découvert mon futur métier ». Abdelmoumen, 17 ans

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Associ'Actif Herve Les jeunes soutenus par les autorités locales dans leur implication au sein de la vie associative de leur commune À Herve, la gestion des ASBL est aussi une affaire communale. Philippe Dumoulin, Echevin des Finances, de la Culture et du Commerce, met un point d’honneur à encadrer et accompagner les ASBL de la commune pour une bonne gestion. La législation change, les membres des comités également et il est important pour Philippe Dumoulin d’informer en continu toutes les personnes s’impliquant au quotidien de manière bénévole. Après avoir organisé avec la Besace trois formations Associ’Actif (formations sur la bonne gestion associative), la commune poursuit sur sa lancée et le retour des associations est très positif. La commune met également en place des réunions d’organisation avec différentes associations : comités de jeunesse, rhétos… Elle suit de près les mouvements de jeunesse tout au long de l’année : mise à disposition de locaux, collaboration lors de manifestations proposées par la Ville, suivi du rangement et de l’entretien des locaux,  … Elle a également édité une brochure à l’attention des associations reprenant tout ce qu’il faut savoir et faire lorsqu’elles organisent une manifestation (fête, kermesse, bal, pièce de théâtre, feu d’artifice, …).

cette réunion de rappel de leurs devoirs par rapport à la police, des attentes et exigences de la commune, de la prévention quant à la législation, sont autant d’informations assurant une organisation saine de leurs activités. Le président souligne qu’il est important pour les jeunes de se sentir concernés et de participer à ces formations. « On n’est pas toujours conscients des conséquences que peuvent avoir nos actions, comme vendre de l’alcool aux mineurs. Et le jour où on est face à une situation délicate, c’est souvent trop tard. » D’autre part, les questionnements des jeunes ne se situent pas toujours au même niveau que ceux des adultes. « On se soucie moins par exemple des informations personnelles et de la confidentialité, ce ne sont pas des questions que les jeunes se posent. » Même si l’information était un peu condensée, la formation Associ’Actif leur aura permis d’être plus attentifs à certains aspects, et le partenariat avec la commune les rassure dans la gestion quotidienne de leur ASBL.

Quentin Strijthagen, 21 ans, est président de la Jeunesse de Charneux. Une jeunesse qui s’implique de manière significative dans le village. « Nous organisons chaque année six soirées, une marche pour les villageois et la fête de Charneux qui draine plusieurs milliers de personnes ». Soirées, bals, courses tandem, concerts, joggings, … Autant d’événements qui demandent une coorganisation avec la commune pour éviter les dérapages. Pour Quentin,

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Handistand : quand les enfants du Brabant wallon se mettent en situation de handicap L’équipe de la Besace s’est déjà rendue dans une dizaine d'écoles du Brabant wallon grâce au soutien de la Province du Brabant wallon afin de sensibiliser les enfants de 5ème et 6ème primaires aux quatre types de handicap. Lors de notre passage, les élèves sont confrontés aux difficultés que des personnes porteuses de handicap (mental, physique, auditif ou visuel) peuvent rencontrer dans leur quotidien.

Durant ces animations, nous cherchons d’abord à faire prendre conscience aux enfants que, malgré nos différences, nous pouvons tous ressentir les mêmes choses, chacun ayant ses goûts et son identité propre, et qu’on ne se réduit pas à un handicap. Ensuite, les élèves, réceptifs, peuvent comprendre et appréhender le handicap au travers d’ateliers participatifs et de mises en situation de déficience visuelle, auditive, mentale ou motrice. Ils développent ainsi l’empathie, la solidarité et l’inclusion. C’est une très bonne expérience pour notre équipe de leur transmettre ces valeurs et nous avons hâte de continuer notre dans les autres écoles de la Province !

Découvrez ces moments de découverte et d'ouverture en images !

asbl@besace.be | www.besace.be | Tél : 02 500 50 70 Réalisé avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles et la Province de Liège

Suivez-nous sur

ÉDITEUR RESPONSABLE : PHILIPPE JADOT, AVENUE DE LA TOISON D’OR, 84-86 À 1060 BRUXELLES | GRAPHISME : XAVIER LEYS

Une animation qui favorise l’inclusion sociale

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