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EN DEPLACEMENT POUR LE TRAVAIL Repenser le bagage.

Bertrand BESNARD


EN DEPLACEMENT POUR LE TRAVAIL Repenser le bagage.


SOMMAIRE Introduction: L’importance du nomadisme dans la société occidentale. I-LES NOMADES MODERNES

1. Qui sont les nomades modernes? 2. Annexe. Le TGV de demain. 3. La personnalisation du voyage. 4. Quelques nomades modernes. 5. L’exemple de la “ business person ”. II-CHEZ SOI, AVANT DE PARTIR

1. Quelles sont les principales fonctions qui définissent l’habitat? 2. Quelles sont les fonctions secondaires qui définissent le chez soi? 3. Annexe. La constuction du chez soi. 4. Pourquoi partir de chez soi? Par envie ou par nécessité? III-LE TOURISTE D’AFFAIRES

1. L’efficacité avant tout. 2. Annexe. La place des marques de bagages d’affaires sur le marché. 3. Un secteur en pleine expansion. 4. Des services particuliers pour des besoins spécifiques. IV-LE DEPART

1. Qu’est-ce que l’on emporte? Partir avec l’esprit tranquille. 2. Annexe. Questions posées sur le site internet d’Air France et sur celui d’iDTGV. 3. Qu’a-t-on besoin de retrouver au point d‘arrivée? 4. Annexe. Voyager en Europe. 5. Annexe. Les avantages de la classe affaire.

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V-LES BAGAGES PENDANT LE TRAJET

1. Les trois fonctions d’ancrage du bagage: racine, sécurité et lien social. 2. Le sac à dos / le sac à main. 3. Le sac de voyage / la valise à roulettes. 4. La sacoche d’ordinateur. 5. Les combinaisons de sacs. 6. Les problèmes liés aux bagages durant le trajet. 7. Les usages détournés du bagage. 8. Les malles. 9. Les bagages type business. VI-L’ARRIVEE, LA DECOUVERTE

1. Appréhender un nouveau cadre de vie. 2. Le boom des résidences d’affaires. 3. L’espace meublé et standardisé. 4. L’habitat restreint. 5. La deuxième fonction du bagage. 6. Un objet qui relie deux espaces.

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VII-UN OBJET UTILE AUX HOMMES ET FEMMES D’AFFAIRES POUR HABITER ET CIRCULER

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Bibliographie Crédits photographiques Remerciements

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INTRODUCTION

“ La spatialité de l’existence est mouvement et pas enracinement. ”

Citation de Jean Marc BESSE. La terre et l’habitation humaine: la géographie phénoménologique. Editions Ousia, Bruxelles, 1997


L’importance du nomadisme dans la société occidentale.

Depuis 30 ans, les déplacements de personnes ont augmentés de 40%. Le trajet moyen parcouru par un individu en une journée a été multiplié par cinq, l’équipement automobile a doublé, et les déplacements en vacances ont augmenté de 50%. Contrairement aux idées reçues, les moyens de communication augmentent les échanges et la mobilité. Chaque jour, 350000 personnes traversent la gare St Lazare, 60000 traversent celle de Juvisy et 120000 prennent le métro à la station Opéra. Ce sont en tout 9000000 de personnes qui utilisent chaque jour les transports en communs mis à disposition par la RATP dans l’agglomération parisienne. (source: Transit(s) city. Blog de François Bellanger)

La mobilité ne cesse d’augmenter. De plus en plus les gens sont amenés à bouger. Ils se déplacent pour aller travailler, pour visiter leurs « proches », pour découvrir des endroits, pour faire leurs courses etc. Ils vivent leur vie en se déplaçant. Les transports deviennent de plus en plus performants, et les distances se raccourcissent en même temps que la durée des trajets. Des services sont mit en place pour que les voyageurs soient occupés durant le voyage. La SNCF le fait par exemple avec l’iDTGV, qui propose des spectacles ou des ambiances afin d’offrir du confort à ses usagers. L’objectif de ces offres étant d’éviter que le voyageur subisse les tracas et les difficultés dues au voyage. Celui-ci part de chez lui avec quelques affaires, en emportant ce que la capacité de son bagage et ses bras lui permettent. Ce sont les affaires dont on aura besoin lorsque l’on arrivera à bon port ainsi que les affaires personnelles que l’on garde près de soi pendant le transit pour se rassurer. On appelle ces voyageurs les NOMADES MODERNES.

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I-LES NOMADES MODERNES


I.1. Qui sont les nomades modernes?

Un nomade moderne consulte son Palm dans un aĂŠroport.

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Selon les définitions du Petit Robert, dictionnaire de langue Française, le nomadisme concerne une personne ou un groupe de personnes qui n’a pas d’établissement, d’habitation fixe. Il renvoie à ce qui est errant, parfois instable, à la mobilité et à la migration. On dit d’une personne qu’elle est nomade lorsque sa vie est faite de déplacements continuels. C’est la caractéristique de tout individu n’ayant aucun ou plusieurs domiciles fixes, qui se déplace et n’entre pas dans la catégorie des forains. Lorsque l’on parle d’un appareil nomade, on décrit généralement un objet de taille réduite qui permet la consultation et l’échange d’informations, sans rattachement à une installation fixe. (téléphones, ordinateurs portables, agendas, répertoires électroniques …).

L’informatique nomade est utilisé par le travailleur nomade qui utilise ce type de technologie pour rester professionnellement actif en toutes circonstances, lors de ses déplacements. « Permettre à l’internaute de rester connecté loin de chez lui ». Le nomadisme est le contraire de ce qui est fixe, sédentaire. Les nomades modernes sont toutes les personnes qui se déplacent continuellement et ce quelles que soient leurs motivations. Ce phénomène concerne un très grand nombre d’individus aujourd’hui.

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I.2. Annexe. Le TGV de demain.

« Après avoir longuement interrogé des dizaines de milliers de voyageurs, la SNCF veut intégrer leurs rêves dans le cahier des charges de ses futurs TGV, afin de faire revivre “l’imaginaire du voyage en train”. Convaincue que la grande vitesse ferroviaire fera l’Europe de demain, une Europe où les transports seront libéralisés, la SNCF s’appuie sur son expérience. Elle veut aussi aller plus loin, en imaginant “le TGV qui fera la différence dans ce nouvel espace concurrentiel”. On devrait en avoir un premier aperçu dans deux ans.[…] Ces enquêtes ont permis de définir “trois imaginaires”, résume Mireille Faugère: le voyageur “flèche” entend voyager efficacement: aller rapidement du point A au point B, tout en restant connecté à son environnement de travail; le voyageur “bulle” profite du voyage pour “récupérer du temps pour lui” et faire une pause; le voyageur “fusée”, enfin, “veut quelque chose qui soit excitant” pour “vivre intensément le temps de transport”. On devrait retrouver ces profils dans trois types d’aménagements, correspondant à autant d’ambiances. La SNCF parle d’”espaces de vie”. Les voyageurs “bulle”, 60% des répondants, se retrouveront dans le “cocon”: c’est “un train où

Article de Jean LIOU Après avoir consulté les voyageurs, la SNCF veut mettre du rêve dans le TGV de demain. Publié le 22/11/2009. AFP

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tout va bien”, note Mme Faugère. Ils y seront chouchoutés. Les autres apprécieront les “quartiers”: un espace à partager avec leur famille et leurs amis. “Avec les voitures de 1e classe de TGV Pro, on a déjà des petits quartiers d’affaires”, poursuit-elle. Le concept TGV Family destiné aux familles -- mais où la moitié des voyageurs sont sans enfants -- en est aussi une configuration. Ces espaces seront progressivement généralisés, au gré des achats et des rénovations. Mireille Faugère va loin, puisqu’elle évoque le concept de “TGV 2041” (trente ans après le trentième anniversaire du TGV, inauguré entre Paris et Lyon en 1981). Elle compte mettre des designers à contribution. Et aussi “faire imaginer aux enfants d’aujourd’hui ce qu’ils veulent pour TGV 2041, puisque ce sera le leur!” »


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I.3. La personnalisation du voyage.

Vues intĂŠrieures du TGV Est Paris Strasbourg. Design Christian Lacroix et MBD. (Le comptoir, le bureau et un compartiment de quatre places.)

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Les compagnies de transport, cherchent à individualiser le voyage, de sorte à ce que le voyageur ait le choix de ses activités. Ces compagnies cherchent à répondre aux besoins spécifiques des usagers afin que ceux-ci puissent s’occuper, et ainsi rentabiliser un temps qui était autrefois considéré comme perdu. La Sncf par exemple compte expérimenter des voitures aménagées de sorte à donner lieu à des « espaces de vie ». Elles auront chacune leurs caractéristiques et spécificités. Ainsi la distinction sera faite entre le voyageur « flèche » qui voyage rapidement en restant connecté à son environnement de travail, le voyageur « bulle » qui profite du voyage pour se ressourcer et le voyageur « fusée » qui aborde le voyage comme un moment excitant et intense.

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I.4. Quelques nomades modernes.

Parmi ces différents types de voyageurs, les « nomades modernes », on trouve: -Les étudiants, en chambre universitaire la semaine et de retour au foyer familial le week-end. -Les internes. -Les personnes qui exercent plusieurs professions et pratiquent le multi-salariat (un salarié pour plusieurs employeurs, un temps complet à partir de plusieurs temps partiels) ce qui implique une multitude de lieu de travail. -Les fulls time Rvers, retraités qui vendent leur maison pour partir sur les routes en camping car. Ce ne sont que quelques exemples car la liste pourrait être longue. L’un des exemples les plus représentatifs est celui des agents commerciaux, vendeurs représentants placiers ou tout simplement «  business person » .

Publicités de la SNCF pour l’abonnement étudiants TER et l’abonnement TGV Pro.

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I.5. L’exemple de la “business person”.

Elle est le trait d’union entre l’entreprise pour laquelle elle travaille et les clients. Homme ou femme de terrain, elle rencontre régulièrement les clients de l’entreprise, elle prospecte également en parallèle. Ce genre de profession exige une grande mobilité et une disponibilité sans faille. Habituée des transports, elle doit sans cesse se déplacer entre divers endroits pour être présente à des rendez vous. Pour travailler efficacement, elle a besoin de transporter du matériel notamment un ordinateur portable, un téléphone, un agenda et des dossiers. Son apparence doit être soignée car elle véhicule l’image de l’entreprise aux clients. Elle recherche avant tout la praticité, l’efficacité et la sécurité. Son ordinateur doit être protégé et ses dossiers sécurisés. A tout moment, elle doit pouvoir sortir ses

outils de travail afin de constituer un espace de dialogue avec leur interlocuteur. (Source: Le panorama du tourisme d’affaires réalisé par Bénédicte de SEZE) Voyons à présent comment se découpe de manière générale le voyage de ces personnes qui migrent régulièrement entre divers endroits.

Un groupe de “business persons” en brainstorming.

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II-CHEZ SOI, AVANT DE PARTIR


II.1. Quelles sont les principales fonctions qui dÊfinissent l’habitat?

Une personne se repose.

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Sommeil, hygiène et alimentation. A la maison, l’individu s’inscrit dans un groupe. Un groupe qu’il fréquente au quotidien. Le chez soi n’est pas seulement un abri, une adresse ou un espace familial. C’est le lieu ou cet individu est lui-même. Il doit s’y sentir bien et y trouver son confort. Chacun a sa manière de l’habiter. On y exerce nos habitudes, répète nos actions, comme pour se construire petit à petit. La sphère de l’habitat est l’espace dans lequel ont lieu tous les rites et toutes les habitudes qui rendent une personne unique.

Dès que l’un d’entre eux est perturbé, les autres le sont aussi, et la santé de l’être est mise en danger. Pour satisfaire ces besoins, on retrouve généralement dans chaque habitat un lit, un meuble de cuisine, une salle de bain ou une douche et des sanitaires. Ces différents éléments sont parfois réunis dans la même pièce, c’est le cas par exemple de certaines chambres d’hôtel, des chambres d’étudiants, ou des chambres en résidence universitaire.

Même si tous les individus sont différents, il existe des besoins qui restent généraux, comme par exemple les besoins de sommeil, d’hygiène et d’alimentation.

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II.2. Quelles sont les fonctions secondaires qui définissent le chez soi?

Travailler, ranger et se distraire. Le chez soi est un concept très complexe à analyser, tout d’abord parce qu’il porte en lui un aspect fortement subjectif. La valeur réfléchie est portée par le pronom personnel « soi  », alors que la préposition « chez » fait référence « à l’intérieur de ». Ceci veut clairement dire que le chez soi est propre à chacun, et donc que personne en dehors de nous ne peut le remettre en question. Ce concept fait référence à l’intime et au privé, à ce qui personnel. L’intimité est définie par Emmanuel Lévinas, philosophe Français d’origine Lituanienne comme étant ce « Territoire à partir duquel le sujet mesure à la fois son identité et sa disponibilité à l’égard du monde. » Il a ainsi possibilité d’en moduler la porosité, et a le choix de se mettre ou non en rapport avec le monde extérieur. Il régule sa disponibilité à autrui et la contrôle.

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Chaque personne étant différente, le designer n’a pas vraiment de rôle à jouer sur l’aspect subjectif du chez soi. Quelqu’un pourra se sentir bien dans l’obscurité et le silence alors qu’une autre personne préférera la lumière vive et le bruit. Cependant, on ne fait pas que dormir, manger et se laver lorsque l’on est chez soi. Ces trois paramètres ne suffisent pas a amener le confort et le bien être à l’intérieur de l’habitat. Les notions de confort et de bien être viennent de positions, de rapports entre le corps et l’espace, et de la manière dont les objets sont agencés dans le lieu de vie. On pourra alors travailler, lire, se distraire, regarder la télévision et ranger. Il est donc nécessaire d’exercer des activités autres que les activités primordiales car celles-ci nous permettront de mieux vivre. Ce sont ces activités que l’on a besoin de pratiquer quelques part pour s’y sentir bien.


Une personne famille.

passe

du

temps

en

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II.3. Annexe. La constuction du chez soi.

On peut donc s’interroger sur l’importance de l’ordre et du rangement dans la notion de confort. Certaines personnes aiment avoir une organisation qui leur est propre, une sorte de chaos où elles seules s’y retrouvent, peut être pour protéger leur intimité. D’autres privilégieront la piste du « chaque objet a sa place ».

« Le chez-soi se construit dans la durée des gestes et dans des pratiques matérielles et symboliques qui aboutissent à un modelage et à un ordonnancement de l’espace qui font sens pour le sujet et qui ainsi contribuent à la construction de soi et à son identification au lieu habité. Ce n’est pas dire que seule la sédentarité, l’enracinement ou l’immobilité font accéder à l’appropriation du chez-soi. Mais la répercussion de l’œuvre « construire un chezsoi  » sur le sujet habitant, souvent modeste et obscure, sur le sujet habitant, constitue le sens profond de l’appropriation, qui est ainsi intimement liée à la durée. »

Citation de Perla SERFATY GARZON. En mouvement: le chez soi à l’épreuve des mobilités. Editions Bayard presse Canada. 2006.

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« Les arbres ont des racines, les hommes et les femmes ont des jambes. Avec lesquelles traverser l’idiotie barbelée des frontières, visiter, séjourner en hôtes dans le reste de l’humanité. C’est la peur ou la haine qui délivrent ou refusent les visas. Je me suis senti plus ou moins chez moi partout ou l’on m’a accordé une table de travail. » Le départ du domicile peut être un acte volontaire ou imposé. Il est volontaire dans le cas d’un départ en voyage, ou bien quand une personne s’en va faire ses études à l’étranger par exemple. Il est contraint quand elle est expulsée de chez elle ou quand elle doit se déplacer pour le travail.

Citation de Georges STEINER et Antoine SPIRE Barbarie de l’ignorance.(entretiens sur France culture) Editions Le bord de l’eau. Novembre 1998

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II.4. Pourquoi partir de chez soi? Par envie ou par nécessité?

La différence entre le départ voulu et celui par nécessité est importante car elle joue énormément sur l’état d’esprit de cette personne qui laisse son domicile derrière elle.

parfois être ressenti comme un épreuve. Elle a tendance dans ce cas à regarder en arrière plutôt qu’à se projeter. Elle aura donc besoin d’objets qui lui rappellent son environnement quotidien.

-Dans le premier cas, elle va de l’avant, prends la décision et gère donc l’événement. Elle est optimiste et indulgente. Le matériel qu’elle aura a disposition durant son déplacement importe moins car elle garde en tête un objectif, celui d’arriver à destination et de s’installer. Son départ symbolise la liberté et le renouveau. L’action du départ satisfait un besoin de changement, de mouvement.

Lorsque certaines personnes sont amenées à quitter temporairement leur domicile pour le travail, elles laissent derrière elles leur famille. Ce n’est pas vraiment comme si elles partaient contre leur gré car elles le font pour gagner leur vie mais il est certains que partir travailler est moins jouissif que de partir en vacances.

-Si la personne est contrainte, si elle ne part pas de son propre gré, elle est perturbée dès le départ, et l’éloignement du foyer peut

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Partir au travail / en vacances.

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III-LE TOURISTE D’AFFAIRES


III.1. L’efficacité avant tout.

Le touriste d’affaires entre deux voyages.

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La clientèle du tourisme d’affaires, homme ou femme est sujette à un nombre considérable de déplacements. Comme on l’a vu précédemment, les rendez vous avec les clients, les présentations et le travail en général nécessitent une mobilité constante. Les « business persons  » représentent une cible importante pour les fabricants de bagages car elles consacrent environ 30% d’un mois de salaire pour protéger leurs affaires. A tel point même que certaines marques se sont spécialisées pour satisfaire les besoins de ces personnes aux contraintes spécifiques. C’est le cas par exemple de TUMI ou PIQUADRO. Les autres marques, sans en faire leur ligne directrice ont aussi dans leur catalogue des produits similaires.

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III.2. Annexe. La place des marques de bagages d’affaires sur le marché.

Les marques de Luxe parmi lesquelles on retrouve Edmond Goyard, Louis Vuitton et Emile Hermès dominent le marché de la maroquinerie et de la bagagerie. Viennent ensuite les marques dites haut de gamme. On y retrouve entre autres Lancel et Longchamps. Les marques « middle range » ou moyenne gamme sont Samsonite, Delsey, Mandarina Duck, Tumi ou Piquadro. On constate que les marques spécialisées dans l’équipement des touristes d’affaires sont placées dans cette dernière.

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LUXE / HAUTE DE GAMME / MOYENNE GAMME.

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III.3. Un secteur en pleine expansion.

Si l’on devait rapprocher les touristes d’affaires d’une des trois catégories de voyageurs mises en avant par la Sncf dans le premier chapitre, ce serait sans hésiter celle des voyageurs flèches. Leur objectif est de ne pas perdre de temps durant les phases de transit d’un endroit à un autre en restant connectés à leur environnement de travail. -Le tourisme professionnel représente environ 20% des activités touristiques en France avec une croissance de 3% par an. (source: Club Français du Tourisme d’Affaires Réceptif de Maison de la France). -1500 hôtels ont développé un service « affaires ». -80% des réunions d’entreprises déroulent dans un hôtel urbain.

se

Publicité pour l’offre “City aparthotel” de la chaine “Adagio”.

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Publicité de la chaine “Louvre Hotels” pour son offre aux touristes d’affaires.

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III.4. Des services particuliers pour des besoins spécifiques.

On appelle tourisme d’affaire un secteur qui prends en considération les services liés au tourisme: -HEBERGEMENT -RESTAURATION -ACCUEIL -TRANSFERTS -LOISIRS Tout en ne perdant pas de vue l’aspect professionnel du déplacement: -PROSPECTION DE CLIENTELE -CHANTIERS -NEGOCIATIONS -RENCONTRES -ETUDES -FORMATIONS -VISITES TECHNIQUES -SIGNATURES DE CONTRATS

-Congrès dans la salle Antoine Labelle du Hilton Hôtel Montréal/ Laval. -Foire de l’horlogerie à Bâle.

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Le tourisme d’affaire est découpé en quatre secteurs: -Les congrès et conventions d’entreprise. -Les foires et les salons. -Les Incentives (weekend de motivation), séminaires et réunions d’entreprises. -Les voyages d’affaires individuels. Ces voyages regroupent les déplacements individuels ou en petits comité dans un but strictement professionnel. Ils impliquent des rendez vous dans d’autres villes. La destination est imposée par la localisation d’une entreprise ou d’un secteur d’activité. Le voyageur dans ce cas là n’a généralement que peut de temps à consacrer à ses loisirs.

Image publicitaire de l’agence Promovacances pour les Incentives (weekend de motivation).

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IV-LE DEPART


IV.1. Qu’est-ce que l’on emporte? Partir avec l’esprit tranquille.

Généralement, lorsque l’on change de chez soi on vide partiellement un espace pour en remplir un autre. La préparation et l’organisation rationnelle des objets et affaires que l’on emporte permet de partir avec l’esprit tranquille. Cela facilite aussi le bon déroulement de la migration. Ce qui est important, tant au moment de l’emballage que du déballage est de favoriser la circulation des objets. Ceci est valable bien sûr si on prépare son voyage. Des choix sont alors à faire entre divers objets, ou affaires car tout ne rentre pas dans la valise. On ne peut pas emporter nos meubles, l’intégralité de la penderie, la collection de livres et les affaires pour travailler.

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Le contenu du sac d’un touriste d’affaires dans le cas d’un voyage de 3 jours. (Vêtements + ordinateur).

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IV.1. Qu’est-ce que l’on emporte? Partir avec l’esprit tranquille.

Un voyageur chargé se déplace dans une gare.

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Voici une liste de paramètres qui obligent la personne en déplacement à limiter le nombre de ses sacs: -La force musculaire du voyageur. -Le gabarit des valises. Plus elles sont larges et plus il est difficile de circuler dans les allées des trains par exemple. De plus, les bagages doivent rentrer dans les paniers et compartiments prévus à cet effet dans les transports afin de laisser de la place libre pour les autres. -Le poids des valises. En fonction des compagnies aériennes, le poids réglementaire du chargement est compris entre 20Kg et 30Kg. -L’attention de la personne qui porte ses bagages. Plus il y a de sacs, et plus la personne est distraite. Elle ne sait plus où donner de la tête et passe son temps à compter ses sacs, de peur d’en avoir oublié un sous un siège ou dans un espace d’attente.

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IV.2. Annexe. Questions posées sur le site internet d’Air France et sur celui d’iDTGV.

Air France: Quels sont le poids et les dimensions autorisés d’un bagage à main ? Votre bagage à main ne doit pas dépasser 55 cm en hauteur, 35 cm en longueur et 25 cm en largeur. Le poids maximum varie en fonction de votre classe de voyage. En cabine Voyageur, vous pouvez transporter un bagage à main et un accessoire (ordinateur portable, appareil photo, etc.) pour un poids total de 12 kg. En cabines Affaires et La Première, vous pouvez transporter une pièce supplémentaire, pour un poids total de 18 kg. Quels sont le poids et les dimensions autorisés des bagages de soute ? Le poids maximum de vos bagages de soute, ou « franchise », dépend de votre destination et de votre classe de voyage. Quel que soit le type de franchise (au poids ou au nombre de bagages), les dimensions des bagages de soute ne doivent pas dépasser 158 cm en hauteur, en longueur et en largeur.

Schéma trouvé sur le site d’Air France.

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iDTGV : Suis-je limité en quantité de bagages ? Vous pouvez gratuitement.

emporter

2

bagages

-Si vous emportez plus de deux bagages, il vous faudra payer un supplément de 35 € par bagage (sur le site iDTGV dans “Mes options de voyage”), dans la limite de 2 bagages supplémentaires par personne. -Si vous n’avez pas payé ce supplément lors de votre réservation, la régularisation vous coûtera 45 € à bord.

dans une housse de 1,20m x 0,90m au maximum, une paire de skis, un monoski ou un snowboard, un sac contenant un animal domestique « de petite taille ») ; ou -Un bagage à main par Voyageur et un bagage 50cm x 50cm x 50cm ; ou -Un bagage à main par Voyageur et un instrument de musique.

-Les bagages gratuits par personne ne pourront excéder : -Deux bagages à main (valises, sacs à dos, sacs de voyages) par Voyageur ; ou -Un bagage à main et un objet par Voyageur (une poussette d’enfant, un fauteuil roulant, une bicyclette dont les roues démontées sont rangées ensemble dans une housse spéciale de 1,20 x 0,90m maximum, une planche nautique rangée

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IV.3. Qu’a-t-on besoin de retrouver au point d’arrivée?

Photographie d’un appartement hôtel mis à disposition des touristes d’affaires par “Appart’city”.

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Partir du domicile, c’est changer de cadre de vie pour une durée plus ou moins longue. On emporte généralement les petits objets qui tiennent compagnie comme l’appareil photos, le téléphone portable, le lecteur Mp3 que l’on garde près du corps car ils valent cher et sont utiles lors du déplacement. On emporte aussi des vêtements et des sous vêtements, les médicaments et les affaires de toilette spéciales que l’on range dans la valise à roulette ou dans le sac de voyage.

vivre. Il est possible avec peu de mobilier de définir des zones. Au sein d’une seule et même pièce par exemple, on dormira mieux si l’espace de travail est éloigné du lit car le travail et le sommeil seront séparés géographiquement. Les rangements sont aussi importants, si les affaires sont classées, on ne perd pas de temps à constamment chercher l’objet dont on a besoin.

On sait cependant que l’on pourra trouver sur place du savon, des produits d’entretiens etc. On n’a donc pas besoin de les amener. Tous le monde a besoin de rester propre, de manger et de dormir. On est donc à peu près sûr de pouvoir trouver à l’arrivée de quoi faire cela. Il n’est pas sûr par contre que l’on ait partout a disposition les éléments de mobilier qui sont trop lourds à transporter tels qu’un canapé, une chaise ou une table. Ceux-ci permettent tout de même à n’importe qui de s’installer, de mieux

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IV.3. Qu’a-t-on besoin de retrouver au point d’arrivée?

Dans le cas du touriste d’affaire, toutes ces considérations sont à prendre au degré supérieur. Lorsqu’il voyage, celuici recherche avant tout l’efficacité et la sécurité. Le contenu de son bagage est très simple. Il se déplace pour travailler, donc il emporte se outils de travail. Les petits bagages trolley que les hommes et femmes d’affaire gardent près d’eux sont des stations de travail mobiles. Ils y rangent leurs dossiers, leurs ordinateurs portables et embarquent dans le train ou l’avion pour un trajet d’une à deux heures. Un trajet aérien de deux heures permet de se rendre partout en Europe dans un rayon de 1500 Km. Toujours en contact avec leur environnement de travail, il travaillent dans le train ou l’avion avec leurs ordinateurs et leurs téléphones portables.

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Type d’environnement de travail:

9

15

12

39

25

Bureau en ligne

Là ou est posé l’ordinateur portable

Bureau partagé

Bureau personnel

Bureau séparé dans un open space

Travailler en déplacement:

40

12

7

Installations du client

6

13

3

Autres transports publics

Avion Train

Chambres d’hotel

19

Ferry

Voiture

Source: Etude Steelcase. “Le bureau du salarié”. Office et culture n°7. Mars 2008.

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IV.4. Annexe. Voyager en Europe.

AMSTERDAM

Le Havre

Rennes

Strasbourg

PARIS Le Mans

Bâle

Belfort Dijon

Angouleme

Geneve

Lyon

Milan Chambéry

Bordeaux

Zurich

BERNE Lausanne Padoue

Turin Marseille

Irun

Nice

Bologne

Perpignan

Barcelone MADRID

Naples

Malaga

Les lignes de construites ou 2025 en Europe.

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ROME

TGV qui seront améliorées d’ici


1h 2h 3h

TRAIN REGIONAL

1h

2h

AVION

Distance par heure parcourue train rĂŠgionnal et en avion.

en

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IV.5. Annexe. Les avantages de la classe affaire.

Salon Eurostar Business Premier de Waterloo station Ă Londres. Design Philippe Starck

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Afin que les hommes et femmes d’affaires perdent le moins de temps possible et qu‘ils abordent leur voyage sereinement, les compagnies aériennes et ferroviaires comme par exemple Eurostar leurs proposent une classe spéciale nommée dans le cas présent « Business Premier ». Cette classe offre aux voyageurs un certains nombre de services: -Billet avec une grande souplesse (échanges et remboursements sans frais et illimités aux guichets dédiés, bornes de retrait et dans les agences de voyages agréées Sncf ). -Accès réservé et délai d’enregistrement réduit. -Accès aux salons Business Premier dans les terminaux de Londres, Paris et Bruxelles, avec Wifi, collations et magazines. Le bagage du touriste d’affaire est donc

réservé à contenir des éléments en rapport avec sa profession. Il n’est cependant pas obligé de travailler sans arrêt. Et il est même bénéfique pour lui de changer d’activité, de se reposer ou de faire du sport afin de souffler, de s’aérer la tête. La partie suivante porte sur l’attitude du voyageur vis-à-vis de son bagage durant le trajet, toujours en partant du général pour arriver à la cible, le touriste d’affaires.

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V-LES BAGAGES PENDANT LE TRAJET


V.1. Les trois fonctions d’ancrage du bagage: racine, sécurité et lien social.

En se basant sur l’étude d’un déménagement, on peut analyser la phase de transition afin de déterminer le territoire minimal de l’individu. On observe alors qu’il y a d’un coté ce qui est nécessaire, et de l’autre ce qui est primordial aux yeux de la personne qui se déplace. ( Ces deux notions peuvent varier en fonction des personnes.) Pendant le déplacement des affaires, la personne concernée se rassure en gardant près d’elle les objets de l’intime afin de se construire un « espace privé ». L’individu se déplace ainsi avec un concentré de sa vie incarné par quelques objets tels que des papiers personnels, des objets de valeurs marchande ou affective, des bibelots, des souvenirs de famille ou des papiers de voyage pour « retrouver son chemin ».

Une personne marche accompagnée de ses sacs, dans lesquels sont répartis les objets en fonction de leur importance.

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Lorsqu’une personne circule ainsi entre deux endroits en gardant certains objets près d’elle, elle transporte sa mémoire qui se fonde sur des repères matériels. Ces objets de l’intime assurent trois fonctions d’ancrage: -Une fonction de racine, lien dans le passé. -Une fonction de sécurité, d’adaptation ou ancrage flottant, identitaire et physique. -Une fonction de lien social.

L’ordre des fonctions d’ancrage dépendra du voyageur et dans le cas de l’homme et de la femme d’affaire, la fonction de lien social primera sur la fonction de sécurité qui ellemême prendra le pas sur la fonction de racine, lien avec le passé. “ J’habite là ou je suis. ”

Dans le cas d’une migration de durée plus ou moins longue d’un lieu vers un autre, ce sont les bagages qui assurent ces trois fonctions d’ancrage. La personne place ce qui est primordial à ses yeux dans son sac à dos ou dans son sac à main, et range ce qui est nécessaire dans son « gros sac ».

Citation de Mario VARGAS LLOSA dans Le dictionnaire amoureux de l’Amérique Latine. Editions Plon.2005.

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V.2. Le sac à dos / le sac à main.

-Le sac à mains “ le pliage ” Longchamps. -Le sac à dos “ Pak R ” Eastpak.

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Le sac à dos et le sac à main sont des objets très répandus. Ayant la même fonctions que leurs ancêtres besace, musette, cartable baluchon ou sacoche, ils servent avant tout à transporter des objets en les gardant relativement proches du corps. La définition du dictionnaire Petit Robert est la suivante: « Un sac est un contenant formé d’une matière souple pliée, assemblée et ouvert seulement par le haut. » Les affaires que l’on retrouve généralement à l’intérieur de ceux-ci sont tout d’abord les papiers d’identité, l’argent, les lunettes, le maquillage dans le sac à main, un agenda, des stylos, de quoi prendre des notes, un téléphone portable, un lecteur Mp3, un appareil photo, un ou plusieurs livres et de temps à autres de la nourriture. L’avantage de ces deux types de sacs est qu’ils sont faciles à manier, on peut à tout instant y trouver ce dont on a besoin, les ouvrir et les refermer sans difficulté.

Leur inconvénient principal découle de leur fonction. Ils renferment en effet un condensé de vie. Si le ou la propriétaire oublie malencontreusement son bien quelque part, ou si on lui dérobe, c’est l’embarras le plus total. La sensation de perte d’identité se fait instantanément ressentir. Un autre inconvénient dépends lui du type de sac que l’utilisateur possède. Certains sacs n’ont pas de rangements intérieurs, ce ne sont que de grandes poches avec bretelles ou anse. Il n’est par rare de se perdre dans son sac, et de chercher pendant un temps interminable ce que l’on a besoin. C’est surement la raison pour laquelle certains voyageurs plébiscitent les sacs de randonnée aux multiples poches lorsqu’ils partent en vacances.

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V.3. Le sac de voyage / la valise à roulettes.

Le sac de voyage et la valise à roulettes sont utilisés lors de déplacements qui impliquent un séjour. On y met les vêtements, les sous vêtements, et les choses trop lourdes à porter sur le dos dans le cas de la valise à roulettes. Cette dernière est d’ailleurs beaucoup plus pratique à utiliser que le sac de voyage que l’on est obligé de porter. En effet, on ne porte la valise à roulette que pour franchir les obstacles. La tâche se révèle d’ailleurs souvent éprouvante et compliquée. Ces types de bagages sont beaucoup plus gros que le sac à dos et le sac à main. Une fois que l’individu a rempli ses gros bagages, il n’y touche plus jusqu’à l’arrivée. Il est très rare que le sac soit ouvert pendant le voyage, le voyageur ne le fait, lors d’un moment de doute que pour vérifier que certaines affaires importantes n’ont pas été oubliées. Leur contenance permet de déplacer le nécessaire d’un endroit à un autre.

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C’est d’ailleurs là toute la différence avec le bagage d’une « business person  ». Celle-ci doit pouvoir instantanément et ce à n’importe quel moment de son trajet pouvoir accéder aux affaires qu’elles transporte avec elle. Il existe plusieurs types de sacs de voyage, certaines personnes préfèrent protéger leurs affaires en investissant dans un contenant rigide alors que d’autres n’utiliseront qu’un sac souple à roulettes dans lequel elles jetteront leurs affaires avant de partir. En bagagerie, on trouve aussi des petits sacs pour partir en week-end que l’on rajoute sur la poignée du grand sac à roulette en cas de long déplacement.

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V.3. Le sac de voyage / la valise Ă roulettes.

Deux parties: un grand espace vide et un petit espace pourvu de rangements.

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-Le système de trolley. -Les rangements séparés accessibles par l’extérieur du bagage.

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V.4. La sacoche d’ordinateur.

-Une sacoche d’ordinateur de la marque “ Case logic ”. -Le sac à dos “ Hudson ” de la marque “ Eastpak ”.

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L‘ordinateur portable s‘est propagé très vite dans les foyers. Il n’est pas rare de voir que tous les membres d’une famille sont équipés pour travailler, jouer, ou correspondre avec leurs connaissances. L’offre qui est faite met à disposition des ordinateurs déplaçables, portables et des netbook. Ces appellations dépendent de la taille et des capacités des machines. Bien entendu, il est assez fréquent que ces objets soient déplacés. Lors de voyages notamment, on peut constater qu’en plus du sac à dos et de la valise à roulette, le nomade porte en bandoulière son ordinateur. Il le range parfois dans son sac à dos (ex: Hudson de la marque Eastpak) ou dans sa valise, mais c’est un choix qui est fait au détriment d’autres affaires.

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V.5. Les combinaisons de sacs.

Plusieurs combinaisons de sacs sont plébiscitées par les voyageurs: - Sac à dos+valise à roulette ou sac de voyage. - Sac à dos+sac à main+valise à roulette. - Vient parfois s’ajouter à cela une sacoche d’ordinateur. Celle qui est la plus évidente parait être celle qui consiste à emporter avec soi un sac à dos et une valise à roulettes. Le sac à dos est assez grand pour contenir tous les objets de valeurs ainsi que les objets qui occuperont le voyageur durant son périple. Le sac à main peut venir en complément, mais il n’est pas vraiment pratique quand il s’agit de tirer la valise. Il embarrasse, contraint les mouvements et une des anse glisse sans arrêt.

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Pour une question de poids, il vaut mieux privilégier la valise à roulette au sac de voyage. L’effort est moindre quand on traine la valise, comparé à son port sur de longues distances, quand il faut traverser une gare par exemple ou monter des escaliers.


et / ou

+

ou

+( ) Schéma des différentes combinaisons de sacs plébiscitées par les voyageurs en général.

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V.6. Les problèmes liés aux bagages durant le trajet.

-La largeur des allées dans les transports. -Les oblitérateurs automatiques.

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Lors de la phase de transition, il faut constamment faire face à des obstacles: marches, tourniquets, allées entre les sièges etc. La valise à roulette très pratique sur un terrain plat se révèle fort difficile à manœuvrer quand il faut la porter pour prendre les escaliers ou circuler entre les voyageurs par exemple.

Il faudrait, pour régler ces problèmes d’hygiène et de résistance trouver des matériaux plus légers et moins salissants que ceux employés actuellement, et renforcer les parties qui souffrent pendant le trajet.

D’autres problèmes que ceux uniquement liés au poids et au gabarit se font aussi ressentir. Le sac se salit par exemple lorsqu’on le pose au sol, les textiles s’imprègnent. Certaines parties de celui-ci sont par ailleurs très vulnérables, c’est le cas par exemple de la poignée du dessus qui doit pourvoir résister à un poids d’une trentaine de Kg et du dessous du sac qui frotte parfois sur le coin des marches dans les escaliers.

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V.7. Les usages dĂŠtournĂŠs du bagage.

Une femme attend son avion assise sur son bagage.

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En observant les voyageurs, on remarque aussi que quand ils attendent leur train ou lorsqu’il n’y a plus de place dans celui-ci, ils s’asseyent sur leur bagage. C’est une technique pour se ménager une place, un espace personnel en cas de forte affluence. Les espaces pour ranger les bagages dans les trains ne sont pas toujours adaptés et la valise devient rapidement un lourd fardeau. On essaye de la placer dans l’allée sans gêner les passagers, ou sous son siège sans qu’elle dépasse, mais c’est toujours peine perdue. Il arrive aussi que les usagers des transports posent leurs manteaux et leurs petits sacs sur la plus grosse de leur valise. Ils se libèrent ainsi de tous les objets qu’ils portent en marchant. Le voyageur se décharge temporairement de tous ses sacs et s’accorde un instant de répit.

Dans d’autres cas de figure, l’individu assis en position d’attente sur un siège placera sa valise à l’horizontal devant lui afin d’y poser ses pieds ou son journal, toujours dans le but de se détendre. Certaines parties du sac de voyage sont donc peur être à modifier, afin de mieux répondre à ces utilisations détournées. Le sac de voyage contient en fait le condensé de vie privée nécessaire à la personne qui le transporte. A l’intérieur de celui-ci sont placés ses points de repères. Il n’a néanmoins pas besoin de l’ouvrir pour en faire usage.

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V.8. Les malles.

Les malles sont des bagages de luxe qui furent très prisés aux alentours de 1850. Les maisons Louis Vuitton, Emile Hermès et François Goyard en furent les fabricants les plus reconnus. Elles étaient utilisées par les personnes aisées dans les trains ou sur les paquebots. Il existait plusieurs types de malles, et leur nom dépendait de leur forme et de leur contenu. Malles bombée, plates, cintrées, valise, wardrobe, commodes ou cabines. Elles permettaient de transporter d’un endroit à un autre un contenu bien précis. Chaque objet que le propriétaire décidait d’emmener avait son conditionnement propre. De nos jours peu de personnes utilisent encore des malles, mais le principe est encore d’actualité. Garder avec soit un certains type d’objet car on en aura besoin au point d’arriver. Ne pas faire de différence entre le contenu et le contenant, mais plutôt s’occuper des interactions entre le contenu et l’extérieur du contenant.

Malle armoire Louis Vuitton.

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Malle lit Louis Vuitton.

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V.9. Les bagages type Business.

Les bagages type business ne sont pas conçus de la même manière que les autres bagages. La clientèle du tourisme d’affaire ayant des besoins spécifiques, il est normal que des compartiments spéciaux fassent leur apparition. Tous les bagages de cette gamme sont équipés de protection pour ordinateur portable. C’est l’instrument de travail le plus important, et il faut bien évidement le protéger. Dans un sac muni de roues, il faudra éviter que les chocs de celles-ci contre les marches et les trottoirs n’endommagent l’appareil à l‘aide de renforts. On trouve aussi des compartiments pour les dossiers et les affaires de change en fonction de la durée de la mission. Comme les autres bagages, il y a des normes concernant les dimensions et les systèmes de fermeture. Les serrures TSA sont des serrures que les douaniers peuvent ouvrir à l’aide d’un pass. Si ça n’est pas le cas, ils peuvent en fonction du cas refuser le bagage ou bien le détruire.

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De nouvelles normes sont entrées en vigueur concernant ce qu’on appelle le CHECKPOINT FRIENDLY. Toujours concernant les passages de douanes, la partie arrière du bagage, celle qui contient généralement l’ordinateur ne doit pas être recouverte de métal. L’ouverture se fait généralement sur le haut du bagage qui est découpé en deux parties minimum. Une partie renforcée aux dimensions de l’ordinateur que l’on peut ouvrir rapidement, et une partie aux dimensions supérieures dans laquelle on peut ranger les autres affaires que l’on emporte.


Le sac “ Alpha ” de la marque “ Tumi ”.

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V.9. Les bagages type business.

DÊtails d’un bagage type business.

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Si on compare un bagage type business à un bagage simple pour le voyage, on retiendra qu’il est plus petit en moyenne, qu’une grande partie de sa contenance est réservée au matériel de travail et que son utilisation est faite non seulement en déplacement mais aussi en rendez vous. Lorsqu’on achète un bagage on achète du vide ( citation de Steeve Virassamy designer spécialisé dans la bagagerie ), l’organisation des éléments n’a pas beaucoup d’importance, le but étant de pouvoir transporter le maximum de choses possible. Dans le cas de la « business person » , l’agencement intérieur du sac a beaucoup d’importance, car il lui permet d’exécuter des gestes familiers rapidement, pour sortir ce qu’elle veut sans le chercher. Ceci est valable pendant le voyage mais aussi à l’arrivée de la personne.

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VI-L’ARRIVEE, LA DECOUVERTE


VI.1. Appréhender un nouveau cadre de vie.

« Le propre de l’errance revient à inscrire les lieux dans des espaces sans fins, ou tout reste à faire, ou la marque vient équilibrer le manque. »

-La manière d’appréhender le lieu dépend de l’état d’esprit dans lequel la personne est partie de chez elle. -Elle peut se sentir libérée, laisser derrière elle toutes les contraintes embarrassantes du quotidien, ou au contraire, elle est peut être terrifiée à l’idée de se retrouver confrontée à un univers face auquel elle n’a pas de contrôle. Il n’y a pas de lieux type, il n’existe pas d’endroit où une personne se sentira forcément bien. Le confort total est un idéal, une représentation. L’homme peut si on lui en donne les moyens, s’adapter à un espace qu’il ne connaît pas. L’urgence du départ implique parfois que le voyageur ne se soit pas renseigné sur sa destination. Il n’aura donc pas forcément d’endroit à lui au début. Le touriste d’affaire s’organise souvent au dernier moment. Son planning est connu mais il part parfois de chez lui dans la précipitation. Ses voyages se ressemblent tous, et qu’il soit à Paris ou à Berlin, sa chambre est similaire et les installations qui l’entourent le sont aussi.

Citation de Patrick BARRES. Expériences du lieu: architecture, paysage, design. Editions Archibooks. 2008.

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VI.2. Le boom des résidences d’affaires.

Là encore qui dit besoins spéciaux dit services spéciaux. Ainsi a-t-on pu constater depuis quelques temps le boom des résidences d’affaires urbaines appelées aussi appart’ hôtel. Celles-ci permettent de vivre autrement un séjour d’affaires. Elles mettent à disposition des usagers des logements meublés dotés de services hôteliers (restauration, spa, salles de fitness…). Le client peut y vivre pour une durée qui va selon les cas de quatre jours à huit mois. Le marché se porte très bien et les installations sont en pleine expansion, notamment vers Londres, Barcelone, Bruxelles, Varsovie, Budapest et Prague. Voici une énumération des services que proposent ces chaines de résidences hôtelières urbaines: -Des rangements, une cuisine équipée, la télévision, le téléphone, l’accès à internet, la possibilité de se réunir, de travailler au calme, l’accueil permanent, le linge de toilette, les lits impeccables, le ménage hebdomadaire, le petit déjeuner, la laverie, le coffre fort…

Le centre d’affaires de La Défense à Paris.

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Ces résidences au-delà de leurs services présentent certains avantages non négligeables comme par exemple leur proximité des infrastructures, des transports et des centres d’affaires. En France, 22500 appartements sont destinés aux déplacements professionnels. Même dans ces cas là, le client devra se construire un territoire provisoire, afin de protéger sa personne. Il utilisera à ce moment ses bagages pour signaler sa présence et construire son environnement.


Son ĂŠquivalent Postdamer Platz.

Berlinois,

la

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VI.3. L’espace meublé et standardisé.

-Une fois arrivée, la personne vide son sac pour en sortir les affaires importantes, prendre ses marques et commencer à s’installer. -C’est généralement dans un espace déjà meublé, vide ou standardisé que la personne arrive. -Il lui est difficile d’y faire ses marques. En éparpillant ses affaires, elle essaye tant bien que mal de se faire une place mais la tache est compliquée. De nos jours, beaucoup d’intérieurs se ressemblent, quand on séjourne à l’hôtel, on a de forte de chances de dormir dans la même chambre à Paris qu’à Hong Kong. Les dimensions de la pièce sont les mêmes, et les meubles sont identiques. On peut se poser les questions suivantes: -Le lieu ou l’on va résider doit-il forcément nous être familier pour que l’on s’y sente confortablement installé?

Deux chambres d’hotel à deux endroits différents: un équipement similaire.

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-Si il est conçu autrement mais que les actions s’y déroulent de manière instinctives, le problème peut il être écarté? -Ne peut-on pas mettre à disposition de l’usager des objets faciles à transporter qui lui permettraient de s’adapter à tout type d’intérieur? Pour se sentir bien quelque part, l’homme doit prendre possession du lieu. Cette prise de possession ne se fait pas de manière automatique. Le ressenti joue beaucoup dans le comportement de l’individu vis-àvis de son environnement proche. Tous ses sens sont en éveil lorsqu’il découvre ce qui va devenir son logement. Une fois de plus, l’aspect subjectif intervient. Comment s’en défaire alors?

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VI.4. L’habitat restreint.

Après son trajet, la personne qui arrive enfin à bon port se situe face à une petite pièce dans laquelle elle est censée pratiquer toutes les activités du quotidiens. Ces activités sont non seulement le dormir, se nourrir et se laver, mais aussi travailler, se distraire et agencer l’espace de sorte à retrouver ses affaires facilement. Il n’y a pas d’autre solution, l’espace sera polyvalent. Les activités se chevaucheront dans l’unique pièce, variant en fonctions de l’heure de la journée. De plus, sans jardin, l’espace de vie se limite à la superficie de l’habitat.

-Andrea Zittel: Living Unit for Eileen and Peter Norton. 1994. -Citation de Franz KAFKA. Le procès. 1925.

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“ L’atteinte à la liberté de mouvement est le critère de l’entassement. ”


Même si dans l’espace d’accueil la circulation est minime, il faut éviter que les éléments de mobilier ne gênent les activités de l’habitant. Les obstructions qu’ils provoquent font ressentir l’enfermement. Dans les maisons Japonaises, les pourtours des pièces sont dégagés, les activités sont recentrées alors qu’en Europe, les meubles sont placés contre les murs. Les pièces Européennes semblent ainsi moins encombrées que les pièces Japonaises. Toujours dans la culture Japonaise, les pièces sont de manière générale polyvalente. On reste au même endroit alors que les activités changent. Ceci est possible en partie grâce à leur manière de découper leurs espaces. ceux-ci sont semi fixes, car leurs parois sont amovibles et leurs superficies malléables.

Les cloisons en papier que les Japonais utilisent permettent de diviser l’espace, et de découper les activités qu’ils y pratiquent. C’est bien là la preuve qu’ils ne pensent pas tant en terme d’espace mais davantage en terme d’activités. De plus, étant donné la superficie minime, l’habitant aura tout intérêt à construire son chez soi de manière verticale afin de libérer le plus d’espace possible au sol. Dans ces situations ou l’espace est réduit, l’habitant a tout intérêt à se servir d’objets multifonctions. Cela permet d’économiser l’espace et de centraliser les activités. Le bagage prends beaucoup de place lorsqu’on ne l’utilise pas. On pourrait peut être s’en servir autrement quand on ne circule pas avec afin qu’il ne parasite plus l’environnement.

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VI.4. L’habitat restreint.

Juan Pablo Naranjo et JeanChrsitophe Orthlieb (NOCC): Help me Darwin! 2008.

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Abraham & David Roentgen (Casulo): Mobile living furniture. 2007.

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VI.5. La deuxième fonction du bagage.

La valise vide prends deux fois plus de place que lorsqu’elle est pleine.

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-Le nouvel arrivant n’a à disposition que le contenu de sa valise. Le seul objet encombrant qu’il a pu apporter de son ancien lieu de vie est son bagage. -Les valises existantes ne servent qu’à transporter des choses. Une fois vide, elles prennent de la place et n’ont plus d‘utilité, mis à part peut être lorsque l’utilisateur va faire des courses ou va à la laverie. -C’est en fait le seul objet que l’utilisateur est obligé d’emmener avec lui. C’est regrettable puisqu’une fois la transition faite il ne sert plus à rien. Le voyageur qui a transporté tant bien que mal ses bagages a pris connaissance de ce qui va devenir sa nouvelle habitation. Une chambre simple et petite, dans laquelle il va devoir faire ses marques, trouver sa place. Pour cela, il doit vider ses valises et commencer à remplir l’espace, à en prendre possession.

Une fois qu’il aura sorti toutes ses affaires, il ressentira encore plus ce sentiment d‘oppression, car il aura encore moins de place pour lui. La valise sera le seul et unique objet encombrant qu’il aura pu amener avec lui. Vidée, elle prend au minimum deux fois plus de place que pleine car elle se dédouble. On a d’un côté le contenu, et de l’autre le contenant. Cette valise prends énormément de place, on essaye de la ranger quelque part ou elle ne gênera pas trop, dans un coin de la pièce, dans les espaces résiduels que peuvent être le dessus d’une armoire ou le dessous d’un lit mais rien n’y fait, sa présence se fait toujours sentir. La valise pourrait être ce meuble que l’on déplacera d’un endroit à un autre et qui nous aidera à nous approprier notre nouvel espace de vie.

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VI.5. La deuxième fonction du bagage.

Il faut penser à l’utilisation que l’on peut faire de ce volume vide quand on ne l’utilise pas en déplacement. -Il pourrait bien contenir des affaires en gardant sa forme initiale ou en se déployant pour présenter et mettre à disposition de l’habitant les objets qu’il utilise au quotidien. -Il serait peur être aussi envisageable de modifier ce volume vide afin qu’il prenne la fonction de meuble de rangement ou autre à l’intérieur de l’habitat. -Il pourrait tout aussi bien se diviser en plusieurs modules qui viendraient compléter le mobilier déjà présent. -On pourrait aussi imaginer que le gros volume de départ soit découpé en plusieurs volumes plus petits dont on se servirait pour des déplacements moins longs. (aller au travail, faire ses courses, laver ses affaires etc.)

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Dans beaucoup de foyers, on retrouve des meubles que l’on peut déplacer, avec des roulettes ou démontables facilement. Les propriétaires de ces meubles ne les déplacent que très rarement, pour le ménage ou bien quand ils reçoivent du monde à la maison. Quelqu’un qui part en camping emporte son espace de vie (tente), son lit (sac de couchage et tapis de sol), sa cuisine (réchaud, nourriture sous vide d’air, plaques électriques), ses meubles (chaises et tables pliantes) et sa salle de bain (douches solaires). Pourquoi est-ce qu’une personne qui part s’installer dans un endroit qu’il ne connait pas ne pourrait il pas emmener lui aussi de quoi s’adapter à son environnement, ou de quoi adapter son environnement à son comportement?


Image illustrant le déploiement de la tente “2 seconds” conçue par Quechua.

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VI.6. Un objet qui relie deux espaces.

La personne qui emménage doit s’investir dans son lieu de vie afin de retrouver ses habitudes. Elle doit se construire son intimité, frontière abstraite entre elle et le monde extérieur. Constitution de l’intime, création symbolique , acquisition d’un espace temps individuel, dont la mise à disposition permet non pas de vivre mais de mieux vivre. Cet espace est ressenti par la personne comme centre du monde. Elle retrouve en construisant cet espace de vie ce qu’elle avait laissé derrière elle en partant. En s’inspirant des principes que l’on trouve dans différents univers comme le camping, de schémas d’assemblage et de matériaux légers, il est intéressant de poser la question de la deuxième vie du sac de voyage et de son utilité lorsque son propriétaire ne se déplace pas.

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D’autant que celui-ci n’a pas toujours à sa disposition tous les éléments mobiliers dont il a besoin pour « vivre » correctement. Pourrait-on envisager de greffer au bagage des éléments qui seraient acheminés dans un premier temps lors du voyage, puis utilisés lors de la reconstitution d’un espace de vie?


Publicité pour la collection de meubles de camping Lafuma éditée en 1954.

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VI.6. Un objet qui relie deux espaces.

Dessin représentant la mobile” de Yona Friedman.

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“ville


La valise est un des objet les plus mobiles qui soit en cas de déplacement, et l’un des plus immobiles quand on ne l’utilise pas. En étudiant les abris d’urgence, le matériel de chantier, celui des manifestations évènementielles et des installations temporaires, on peut trouver des principes applicables à cet objet afin de lui trouver une seconde utilité. Il faut pour cela que les matériaux correspondent aux deux phases d’utilisation, à savoir à la fois à celle du transport et à celle de l’installation. Le bagage est mobile pendant le trajet, et doit être modulable dans l’habitat de sorte à rendre n’importe quelle action envisageable. Il pourra par exemple constituer un élément évolutif qui se transforme au gré de son propriétaire. En le rendant évolutif, on complexifie le module de base de sorte à ce qu’il puisse se modeler à son environnement.

L’objet devra donc être pensé de façon globale, en réfléchissant à la fois au transport et à l’habitat. Le propriétaire pourra construire son bagage en fonction de son lieu de destination, ce qui le rendrait aussi plus rapidement identifiable. Ce système pourrait être mit en relation avec les services d’un hôtel. “ Dans la ville mobile, les constructions doivent: toucher le sol en une surface minimum, être démontables et déplaçables, être transformables à volonté par l’habitant. ”

Citation de Yona Friedman. L’architecture mobile.1958.

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VII-UN OBJET UTILE AUX HOMMES ET FEMMES D’AFFAIRES POUR HABITER ET CIRCULER

?


Le projet.

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Mon projet consiste à revisiter le contenant que les hommes et femmes d’affaires emploient lors de ses déplacements. Sans supprimer sa fonction première, j’envisage de lui conférer une seconde fonction qui lui permettrait d’être utile dans l’habitation. Plutôt que de prendre de la place, et de rester inutile quand on l’a vidé, je donnerais à ce volume que l’on a l’habitude de déplacer, un moyen d’être utilisé en position fixe. Ceci est aussi bien valable pendant le voyage que quand la personne s’est installée chez elle.

Dans un premier temps on transporte, dans un deuxième temps, on étend, on range on classe, on fait ses marques. Pour cela j’utiliserais des techniques et des matériaux qui existent par exemple dans l’univers du camping, des expéditions, des habitats d’urgence, des éléments préfabriqués…). Il s’agit en fait de revisiter le principe des malles, autrefois utilisées par les personnes riches qui disposaient de porteurs, en les rendant modulables, et ce en fonctions des services offerts par la destination.

-Pendant le trajet, la valise fermée est parfois utilisée comme siège, repose pieds ou support d’autres objets. Je pourrais modifier sa forme afin que ces détournements soient davantage usités par les voyageurs. -A la maison, le contenant pourra être utilisé pour présenter, poser, ranger… Il constituera en fait un mobilier nécessaire, une base que l’on pourra habiller, agrandir, étoffer en fonction des besoins.

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BIBLIOGRAPHIE LIVRES:

-Chez soi: les territoires de l’intimité. Perla SERFATY GARZON. Editions Armand Colin. 2003. -L’appropriation. in Dictionnaire critique de l’habitat et du logement. Perla SERFATY GARZON. Paris. Editions Armand Colin. 2003. -Quand les français déménagent. Circulation des objets domestiques et rituels de mobilité dans la vie quotidienne en France. Dominique DESJEUX, Anne MONTJARET, Sophie TAPONIER. Paris. PUF. 1998. -Mobiliers nomades pour génération Passeport. Gérard LAIZE, François BELLANGER. Beaux-arts Magazine. 1998. -Expériences du lieu: architecture, paysage, design. Patrick BARRES. Editions Archibooks. 2008 -Objets synonymes. Jeremy EDWARDS. Editions jeanmichelplace / Design. 1996. -Non intentional design. Uta BRANDES et Michael ERLHOFF. Editions daab. 2006. -La dimension cachée. Edward T. HALL. Editions du Seuil. 1966. -Guide annuel des déplacements professionnels 2010. Publication du magazine Voyages d’affaires.2010. -Bodyscape Jong Jim KIM. Editions DAMDI. 2007. -Ultra design: La nouvelle génération de designers. Laura HOUSELEY et Christian DIEBOLD. Editions Thames and Hudson. 2009.

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DOCUMENTS PDF:

-Confort(s) la génération vautrée. Gérard LAIZE, François BELLANGER. Editions du VIA. 2005. -En mouvement: le chez soi à l’épreuve des mobilités. Perla SERFATY GARZON. Editions Bayard presse Canada. 2006. -Panorama du tourisme d’affaires. Bénédicte de SEZE pour le groupe de travail sur le tourisme d’affaires. Septembre 2002. -Expériences et pratiques de la maison In Home environments. Perla KOROSEC SERFATY 1985

SITES INTERNET:

-http://www.transit-city.com/transits/ -http://www.voyages-d-affaires.com/ -http://www.01informatique.fr/ -http://www.businesstravelshow.co.uk/ -http://www.lmpva.com/

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CREDITS PHOTOGRAPHIQUES

Brunoat flickr (p8) leonardodemetrius flickr (p12) hotel paris rive gauche flickr (p16) Nicolas Bets (p18) Hetson 24 Photobucket (p18) Itek alenski (p22/25) site internet de la MAIF (p29) Pdf Delsey (p32) magazine Voyages d’affaires (p36/37) site internet de Laval QuÊbec (p38) DMC Majorque OLX.fr (p39) northerncontinent flickr (p54) David Solomons fliquer (p72) site internet du groupe eseo (p84) site internet de travelizmo (p95)

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REMERCIEMENTS

Je tiens à remercier tous mes professeurs, et tout particulièrement mes tuteurs Hervé Bernard et Jean Gaide pour leurs conseils, leurs remarques et leurs corrections qui m’ont aidé à écrire ce mémoire. Merci à Steeve Virassamy ( designer freelance anciennement intégré au bureau de création de Delsey ) pour ses conseils et pour le temps qu‘il ma accordé. Merci aussi à Christelle Le Déan pour m’avoir fait une place dans son bureau dans lequel j’ai pu bénéficier de son expérience et de sa bonne humeur.

Merci à Hélène pour tous les bons moments, pour sa patience, son écoute, sa gentillesse et son sourire. Merci à mes amis, à la chambre 103, à Doston, Rafiki, La mûre, Tailly Tailly OH, Nicolas, Carole et Benjamin, pour les discussions, les relectures et tout et tout.

Merci à ma famille qui m’a toujours soutenu et encouragé dans mes choix, particulièrement à mes parents et à mon frère.

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BESNARD Bertrand bertrandbesnard@hotmail.fr www.bertrandbesnard.com 2009-2010 Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués Design de produits, Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Arts, Olivier de Serres

Michel TOURNIER dans la préface d’ Autoroute et paysage de Christian Leyrit et Bernard Lassus. Editions du demi-cercle, Paris, 1994: « La grande nouveauté de notre société, c’est que chacun de ses membres est à la fois nomade et sédentaire. Il s’agit de deux fonctions que chacun de nous assume selon le mois de l’année, le jour de la semaine, et même selon l’heure du jour. Les grandes migrations des départs en weekend ou en vacances et même les heures de sortie de bureaux et d’usines jettent sur les routes ou dans les trains des millions de gens dont le mode de vie relève pourtant de la sédentarité. L’habitation et la circulation sont devenues deux fonctions essentielles de la vie en société qui restent hélas en grande partie antagonistes. »

Profile for Bertrand Besnard

En déplacement pour le travail. repenser le bagage.  

Ce document est mon mémoire de fin d'étude accompagnant un projet de design produits. Il m'a permis de réunir un maximum d'informations afin...

En déplacement pour le travail. repenser le bagage.  

Ce document est mon mémoire de fin d'étude accompagnant un projet de design produits. Il m'a permis de réunir un maximum d'informations afin...

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