Page 1

Freud et la circoncision, chronique d'un traumatisme inconscient1 Le prépuce de Sigmund, s'il n'eût été coupé, toute la découverte psychanalytique en eût été accélérée. (d'après Blaise Pascal)

L'exemple de Sigmund Freud montre que la circoncision n'empêche pas les fils d'avoir des envies incestueuses, inconscientes et parfois conscientes, sans pour autant causer de tort à leur père. Il reconnaissait la bisexualité de la pulsion sexuelle. Il ne s'agit certes pas d'une prise de position en faveur de l'homophilie qu'il rangeait au nombre des perversions mais d'un constat de la nature de la pulsion, de son indifférence par rapport à l'objet. Adversaire de la circoncision, il a à son encontre des réactions timides et sa croyance que l'autosexualité serait névrotisante témoigne à la fois de son état de circoncis et de sa culpabilité de l'autosexualité. Etant circoncis, il en ignore la moitié des jouissances au point de prôner l'abstinence comme méthode contraceptive2. Ses croyances en matière d'anatomie sexuelle témoignent d'une ignorance qui va jusqu'au mépris des organes de l'autosexualité, le tabou des tabous. D'un côté, il qualifie le clitoris d' "organe inférieur" : "… le prototype de l'organe inférieur, c'est le petit pénis réel de la femme, le clitoris." 3,

De la part de celui qui a découvert les testicules de l'anguille mâle, ce jugement de valeur à l'opposé de la réalité est particulièrement aberrant. Dénigrant l'organe phallique et autosexuel féminin, le malheureux circoncis semble jaloux. Car tout au contraire, le clitoris est le prototype de l'organe de plaisir, sans aucune autre fonction puisque, à la différence du pénis, il ne participe ni de la miction ni de la reproduction. Considérer comme inférieur un organe purement sexuel présent chez tous les mammifères est inadmissible. Comment un organe de pur plaisir pourrait-il être considéré comme inférieur ? C'est parce qu'il considère l'autosexualité inférieure, névrotisante et déraisonnable qu'il considère son organe le plus spécifique comme inférieur. Il est ainsi victime du refoulement massif de l'autosexualité de la culture judaïque. Il est malheureux que l'autosexualité soit névrotisante pour un circoncis. Ce n'est pas étonnant mais ne saurait être généralisé à la partie intacte de la population. La grande erreur de Freud est qu'il considère la fonction phallique, érotico-érectile, comme masculine : "Compte tenu des activités auto-érotiques et masturbatoires, on pourrait poser comme thèse que la sexualité des petites filles a un caractère entièrement masculin." 4 La version anglaise de cet article est citée dans l'article "Circumcision controversies" de Wikipedia (note 54) : https://en.wikipedia.org/wiki/Circumcision_controversies 2 Roudinesco E. Préface de Correspondance Sigmund Freud – Anna Freud, 1904 – 1938. Paris : Fayard ; 2012. p. 12. 3 Le fétichisme. 1927. p. 131. 4 Freud S. Trois essais sur la théorie de la sexualité. 1


La mutilation sexuelle de Freud explique sa conception dissymétrique, phallocentrique, de la sexualité. Son affirmation selon laquelle la petite fille souffrirait d'être privée de pénis paraît être une projection sur la femme de sa propre envie inconsciente de vagin. De l'autre côté, comme tous les circoncis dans l'enfance, Freud méconnait la réalité et la nature féminine du prépuce : "En effet, l'homme n'a qu'une seule zone sexuelle prédominante, un organe sexuel, tandis que la femme en possède deux : le vagin – proprement féminin – et le clitoris, analogue au membre masculin." "La femme est plus bisexuelle que l'homme à cause de son clitoris analogue au pénis." 5

comme si le prépuce n'avait pas, mise à part l'érectilité, une symétrie fonctionnelle absolue avec le clitoris, symétrie incluant les contractions orgasmiques isolées et indéfiniment répétitives que la plupart des circoncis ignorent. Ceux qui n'ont pas de prépuce ne peuvent deviner sa valeur de deuxième organe sexuel, féminin, de l'homme, un très pratique et très érogène minivagin de poche. – Sa propre fille fut la principale victime de sa fausse théorie selon laquelle l'autosexualité serait névrotisante. Elle lui écrivit que, comme il le désirait, elle combattait son autosexualité. – Cependant, à son entrée dans la vie adulte, Sigismund Freud retranche une syllabe de son prénom. Ceci peut être interprété comme prendre, consciemment ou inconsciemment, le contrepied d'Abraham et comme un rejet de la circoncision et du judaïsme. Ses réflexions sur la circoncision concernent ses répercussions individuelles et collectives. Freud et les conséquences individuelles de la circoncision La pensée de Freud sur la circoncision est faite d'une alternance de progrès et de régressions. – En 1912, il rapproche la circoncision de la castration : "Lorsque nos enfants entendent parler de la circoncision rituelle, ils se la représentent comme équivalente à la castration." 6 5 Sur la sexualité féminine. 1931. Paris : PUF ; 1995. O.C. XIX. 12, 2 ème §. 6 Totem et tabou. 1912. Paris : PUF ; 1998. O.C., XI, p. 373, n. 1.


– En 1916, en pleine guerre, il échafaude son optimiste théorie historique faisant de la circoncision un progrès par rapport à la castration qu'auraient pratiquée les primitifs : "Il ne me semble pas douteux que la circoncision, …, est un équivalent de la castration et vient en prendre le relais."7

Cette théorie semble surtout l'émanation de l'angoisse de castration d'un circoncis cherchant inconsciemment une justification à la circoncision sans la condamner sérieusement. Dans les mêmes réflexions, if fait le lien évident entre la circoncision et la punition de l’autosexualité mais le situe soit dans les rêves soit chez les primitifs : "… ce qui est particulièrement remarquable, c'est la représentation de l'onanisme, ou plutôt de sa punition, la castration, par la chute ou l'arrachage d'une dent, parce qu'on trouve un pendant en ethnologie, ce que ne savent sans doute que très peu de rêveurs. Il ne me semble pas douteux que la circoncision pratiquée chez tant de peuples, est un équivalent de la castration et vient en prendre le relais. On nous rapporte d'ailleurs qu'en Australie, certaines tribus primitives procèdent à la circoncision comme rite de puberté (pour la fête marquant l'entrée de la jeunesse dans l'âge d'homme), tandis que d'autres tribus, bien qu'habitant tout près des premières, ont remplacé cet acte par l'extraction d'une dent." 8

Il est évident que l'arrachage d'une dent ne symbolise ni la circoncision ni la castration mais bien la mort (la partie pour le tout). L'arbre de la circoncision cache à Freud la forêt de la mort. La terreur instaurée en système politique par les tyrannies n'est pas la menace de castration mais bien la menace de mort. Il n'en va pas différemment dans les rêves. – De même, sa condamnation de 1933 ménage les susceptibilités de la communauté israélite puisqu'elle ne concerne que... les Anglo-Saxons : "... l'angoisse de castration est un des moteurs les plus fréquents et les plus forts du refoulement et par là même, de la formation des névroses. Des analyses de cas où ce ne fut pas la castration mais bien la circoncision qui fut pratiquée chez des garçons comme thérapie ou comme punition de l'onanisme (ce qui ne fut pas rare dans la société angloaméricaine) ont donné la dernière certitude à notre conviction."9

C'est la première affirmation de Freud que la circoncision est un commencement de réalisation de castration et donc une menace de castration, non verbale certes mais bien réelle, angoissante et traumatisante. N'étant pas étendue à la circoncision à la naissance, cette critique reste faible.

7 Leçons d'introduction à la psychanalyse. 1916-17. Paris : PUF ; 2000. O.C., XIV, p. 170. 8 Leçons d'introduction à la psychanalyse. 1916-17. Paris : PUF ; 2000. O.C., XIV, 170. 9 Nouvelles conférences d'introduction à la psychanalyse. 1933. Paris : PUF ; 1995. O.C., XIX, p. 170.


– En 1936, confortant sa théorie de 1916 mais régressant par rapport à sa condamnation de 1909, il formule son aberrante théorie de la circoncision comme castration symbolique et soumission au père : "La circoncision est le substitut symbolique de la castration que le père primitif avait jadis infligée à ses fils... et quiconque adoptait ce symbole montrait qu'il était prêt à se soumettre à la volonté du père... "10

En disant que la circoncision n’est pas une alliance mais une soumission, Freud rejoint Maïmonide : "… le père à qui ce commandement est imposé."

Mais il ne dit pas que la circoncision est une sujétion de toute la famille au groupe sociétal, aux grands-parents en particulier, sous peine d'être exclu et déshérité, et que si donc la circoncision est une alliance, c’est entre le père et le grand-père, contre le fils. Ce faux pas témoigne de la profondeur du traumatisme de la circoncision chez Freud. Considérer une torture mutilatrice comme symbolique est scandaleux. Les circonciseurs se soumettent au prix de soumettre leurs enfants par une violence inhumaine. Cette effarante pensée est caractéristique du déni de la réalité profondément ancré chez les circoncis. Freud ne relève pas que la circoncision est une menace de castration et de mort particulièrement odieuse, non une soumission consentie mais une sujétion par la terreur. Alice Miller ne dit-elle pas que le traumatisme provoque la paralysie de la pensée ? On peut dire que sa fausse théorie de la circoncision comme progrès par rapport à une castration antérieurement pratiquée a empêché Freud, jusqu'en 1933, de formuler le fait que la circoncision est avant tout une façon extrêmement féroce d'interdire l’autosexualité. Il n'était cependant pas loin de la solution dans ses réflexions de 1916 où il rapproche d'une part les concepts de castration et de circoncision, d'autre part les cauchemars de perte d'une dent, cauchemars de mort qui témoignent d'une lourde réprobation sociale de l’autosexualité (voir la citation ci-dessus). Mais il continue à penser la circoncision comme une castration symbolique plutôt qu'à la fois une castration réelle et une menace de castration totale et de mort destinée à prévenir et à interdire l’autosexualité par la terreur. Ces ambiguïtés, cette incapacité à condamner franchement l'antique coutume, sont caractéristiques du clivage de la pensée généré par le traumatisme de la circoncision. Inconsciemment, affectivement, le circoncis se croit castré et proteste vivement contre l'affligeante mutilation, mais, intellectuellement, il estime l'atteinte négligeable. Du coup, sa condamnation reste incertaine. On peut penser que vivant au milieu de circoncis, Freud, comme Mahomet, n'ose pas condamner ouvertement la circoncision et qu'il emploie pour ce faire des moyens détournés.

10 L'homme Moïse et la religion monothéiste. 1936. Paris : Gallimard ; 1986. p. 223-24.


– Ce n'est qu'après un long cheminement qu'il publia, un an avant sa mort, sa pensée la plus élaborée sur la circoncision : "Les résultats de la menace de castration sont multiples et incalculables ; ils affectent toutes les relations d'un garçon avec ses pères et mères et par la suite avec les hommes et les femmes en général." 11

avec la note de bas de page suivante qui affirme discrètement que la circoncision est aussi une menace de castration : "(1) …La coutume primitive de la circoncision, un autre substitut de la castration, ne peut être comprise que comme l'expression d'une soumission à la volonté paternelle… "

Freud et les conséquences collectives de la circoncision Freud a condamné à plusieurs reprises la circoncision à cause de ses répercussions sur la psychologie des masses : – Sa condamnation de 190912 est la plus franche. Il dénonce le barbare sacrifice humain du rituel israélite en approuvant la réprobation des enfants non juifs : "... les petits garçons entendent dire que les Juifs ont quelque chose de coupé au pénis – un morceau du pénis, pensent-ils – et cela leur donne un droit de mépriser les Juifs."

Cette remarque est à rapprocher de l'histoire du bonnet de Jacob Freud, jeté à terre par un chrétien. Le père de Freud ramassa son bonnet sans rien dire. Freud fut fortement marqué par cette agression faisant allusion à la circoncision. Il en tire la leçon en justifiant, chez les enfants non juifs, l'infantilisme des adultes qui méprisent les juifs au lieu de s'apitoyer sur leur sort. Cette condamnation de la circoncision serait plus puissante si Freud avait signalé qu'on dit cela aux enfants difficiles pour les menacer de la même chose ; il s'agit d'une menace de castration. Mais Freud écrit : "pensent-ils", comme s'il doutait du fait que le prépuce est une partie essentielle du pénis. Il semble se dissimuler à lui-même que la circoncision est à la fois une castration partielle et une menace de castration. – L'emploi du terme "unheimlich" dans son texte de 1910 : "Parmi les coutumes par lesquelles les Juifs s'isolèrent, celle de la circoncision a produit une impression déplaisante, inquiétante (unheimlich), qui s'explique sans doute parce qu'elle rappelle la castration redoutée... "d'après 13,

11 Abrégé de psychanalyse. 1938. Paris : PUF ; 1978. p. 60-62. 12 Le petit Hans. 1909. Paris : PUF ; 1993. O.C., X, p. 31, n. 1.

13 Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci. 1910. Paris : PUF ; 1993. O.C., X, p. 121, n. 2.


témoigne de la détresse projective d'un circoncis se penchant sur sa propre circoncision. L'étrangeté renvoie à la psychose, à l'hallucination. Pour la conscience de Freud, le signe de prétendue identité devient celui d'une perte de toute identité dans un monde d'aberration. - En 1936, il reprend l'idée de Spinoza pour formuler une condamnation ferme : la circoncision génère l'antijuifisme : "L'hypothèse selon laquelle nous pouvons aussi chercher ici une racine de ces haines des Juifs (judenhasses) qui émergent de façon si primaire et génèrent des comportements si irrationnels chez les occidentaux, me paraît incontournable. La circoncision est inconsciemment assimilée à la castration."14

Les erreurs et symptômes de Freud dus à sa circoncision - Il est très probable que sa condamnation de l'autosexualité comme névrotisante, est due à son ignorance des plaisirs procurés par le prépuce. – Sans doute était-il encore imprégné de la pensée judaïque. En effet, vers la fin de sa vie, dans un discours que, souffrant, il fera prononcer par sa fille, il affirme, en réponse à l'antijuifisme de Jung, sa croyance en une supériorité des Juifs en matière de spiritualité15. Ce rappel inconscient de la prétendue supériorité du circoncis a bien failli coûter la vie à Anna – la seule de la maisonnée de Freud à avoir été arrêtée par la gestapo, très probablement pour avoir prononcé en public cette bévue. Nous sommes en présence d'un paradigme de l'arrogance involontaire des circoncis. – Sa façon de décorer son appartement évoque à nouveau son regret inconscient de la perte de son prépuce : s'il était très fier de sa collection de statues – ithyphalliques – dont les plus belles pièces trônaient sur son bureau, il s'évertuait à recouvrir de tissus divers les autres éléments de son intérieur : "Chez lui, tout devait être recouvert de quelque chose. Les meubles, les murs, le divan furent "chargés de lourds tapis persans, de coussins, de tentures… " 16

Une erreur clinique due à sa circoncision – Sa grave erreur d'interprétation dans le cas de l' "Homme-Loup" (un de ses patients) a consisté à projeter sur le patient une "menace de castration" qui avait été partiellement réalisée sur le corps de l'analyste mais que ce dernier déniait pour luimême. Les termes de la domestique du patient enfant : 14 L'homme Moïse et la religion monothéiste. 1936. Paris : Gallimard ; 1986. p. 184. 15 Yerushalmi Y. Le Moïse de Freud. Paris : Gallimard ; 1993. p. 107-108.

16 Roudinesco E. L'analyse, l'archive. Paris : Bibliothèque nationale de France ; 2001. p. 20.


"Les enfants qui font cela (autosexualité), il leur vient à cet endroit une blessure." 17,

font référence à une punition d'ordre biologique, une punition de la nature, non des humains. La circoncision est une lourde menace de castration, aggravée par un commencement de réalisation, la prédiction mensongère de la domestique du patient de Freud n'a rien à voir ; ce n'est qu'un mauvais sort qui a tourmenté l' "Homme-Loup" jusque très tard dans sa vie. De la part d'une adulte aimée, ce fut de plus un vœu ou une menace de perte de l'amour et d'exclusion, et donc de mort. La conséquence en est l'abandon de l’autosexualité par l'enfant. Des années après la fin de l'analyse, la multiplication des atteintes dermatologiques sur le nez de l' "Homme-Loup" démontrera de façon éclatante que Freud a été incapable de lever l'envoûtement. Freud a projeté son propre fantasme de castration sur son patient qui ne pouvait pas être guéri après une interprétation aussi éloignée de la réalité de la première répression de sa sexualité. Cette erreur ruine le mythe de l'analyse transculturelle. Elle révèle à quel point Freud, peu avancé dans ce point particulier de son autoanalyse, était impuissant à faire la part des choses entre son patient chrétien et lui-même. Dans l'Europe du début du vingtième siècle, seuls les garçons israélites subissaient une torture mutilante en guise de menace de castration destinée à réprimer l’autosexualité. Or s'il aborde la question de la circoncision en plusieurs endroits de son œuvre, Freud n'a jamais formulé de son vivant cette évidence que la circoncision, loin d'être une castration symbolique, est une menace de castration tout particulièrement sévère puisque consistant en une castration partielle, certes, mais bien réelle. La prédiction de la nounou ne ressemblait que de très loin à une aussi féroce menace mais son caractère de vérité biologique est très inquiétant, pour l'enfant comme pour l'adulte. Erreurs théoriques Nombre des théories de Freud sont affectées par ses phantasmes et croyances infantiles inconscients concernant la circoncision. – Sa théorie du complexe d'Œdipe est biaisée, par projection sur l'œuvre de Sophocle, de son propre fantasme de circoncis qui l'amène à substituer une menace de castration inexistante chez Sophocle à la menace de mort seule présente dans Œdipe. Cette erreur généralise les phantasmes de castration – fréquents chez les circoncis comme il le signale18 – en un "complexe de castration" qui serait intimement lié au complexe d'Œdipe alors que la menace présente dans ce dernier, identique pour la fille et le garçon, est une menace de mort fantasmée par l'enfant. Il projette sur le mythe de Sophocle l'idée d'une punition paternelle par la castration. Que Freud transforme en une affaire de castration la métaphore de l'aveuglement, imaginée par Sophocle pour nous faire comprendre l'existence d'un processus psychique inconscient, est le comble d'une… cécité issue d'une angoisse de castration due à la circoncision. 17 Extraits de l'histoire d'une névrose infantile. 1918. Paris : PUF ; 1988. O.C., XIII, p. 21. 18 Nouvelles conférences d'introduction à la psychanalyse. 1933. Paris : PUF ; 1995. O.C., XIX, p. 170.


– Sa deuxième grande erreur théorique due à sa circoncision réside dans l'absence du concept de refoulement de l'autosexualité alors qu'il parle facilement de refoulement de l'homophilie. Cette erreur est grave puisque la répression et le refoulement de l'autosexualité sont justement responsables de l'homophilie. – Sa fausse théorie du "roc de la castration", deus ex machina d'un soi-disant impossible à analyser, est similaire (le seul roc, c'est la mort). Il s'agit en fait du roc de la circoncision : l'impossible à analyser pour lui. – De même, ses deux fausses théories du "penis neid" et de la masculinité de la libido résultent de son traumatisme de circoncis et de son inexpérience de la jouissance "féminine" procurée par le prépuce. D'un côté il projette sur les femmes son propre manque de prépuce, de l'autre il est incapable de concevoir l'existence d'une libido bisexuelle. Jean-Thierry Maertens."19 a signalé l'existence d'une envie inconsciente d'utérus chez l'homme, symétrique de l'envie inconsciente de pénis chez la femme. Freud n'en a pas pris conscience. Ce biais culturel provient d'un déni inconscient de sa propre circoncision. La question reste entière de savoir si ce vœu inconscient d'utérus ou de pénis ne serait pas une conséquence symptomatique banale de la répression de l’autosexualité. – Freud est parvenu, très tardivement dans son Abrégé de psychanalyse posthume, à l'idée que la circoncision est une menace de castration. Aussi, il n'a jamais pu formuler le fait qu'au niveau collectif, la circoncision est une menace d'extermination (théorie du génocide20). Traumatisme de la naissance ou traumatisme de la circoncision ? (Freud et Rank tous deux dans l'erreur) Freud, et Rank à sa suite, croyaient à un traumatisme de la naissance. Winnicott a contesté la chose et l'on peut effectivement penser, avec ceux qui ont pu "revivre" leur naissance, que celle-ci est une expérience de plaisir analogue à la descente dans le bas de laine des pompiers, sauf si elle est suivie par les traumatismes de la coupure prématurée du cordon ombilical, de la circoncision ou du sevrage imposé. Otto Rosenfeld et Sigmund Freud ayant tous deux été victimes de la circoncision, on peut penser que, pour eux, le traumatisme de la naissance n'est qu'un théorie écran d'un traumatisme bien réel. Si Freud eut raison de dénoncer chez Rank la substitution du traumatisme de la naissance au complexe d'Œdipe, il ne faut pas oublier que le traumatisme de la circoncision est un obstacle au bon franchissement de l'oedipe. 19 Le corps sexionné. Paris: Aubier; 1978. P. 42. 20 Bertaux-Navoiseau M.


Cinq rêves de Freud sur la circoncision "Je crois que si je n'ai pas poursuivi l'analyse de mes propres rêves aussi loin que celle des autres, la cause n'en est que rarement la timidité à l'égard du sexuel. Le fait est, bien plus souvent, qu'il m'eût fallu régulièrement découvrir le fond secret de toute la série de rêves, consistant dans mes rapports avec mon père qui venait de mourir." 21

La psychanalyste Wendy Colman22 a découvert que la circoncision de Julius, le jeune frère de Freud alors âgé d'un an et demi, est la clé de deux de ses rêves : "Mon fils, le myope"23 et le rêve de la maison de santé 24. Elle est restée timide dans ses interprétations et nous y ajoutons deux autres rêves célèbres dont nous allons voir qu'ils abordent le même sujet: la monographie botanique et le père mort. "Mon fils le myope" "A cause de certains événements survenus dans la ville de Rome, il faut mettre les enfants en "lieu sûr ; on le fait. La scène est alors devant un portail, une double porte à l'antique (la "Porta "Romana" de Sienne, comme je le sais dans le rêve). Je suis assis au bord d'une fontaine, très "déprimé, presque en larmes. Une figure féminine – une domestique ou une religieuse – em-"mène deux garçons et les remet à leur père…, qui n'est pas moi. Le plus âgé des deux est "évidemment mon fils aîné, je ne vois pas le visage de l'autre ; la femme qui emmène le garçon "lui demande de lui faire un baiser d'adieu. Elle se distingue par un nez rouge. Le garçon refuse "de l'embrasser mais lui dit en faisant au revoir de la main : "AUF GESERES", et à nous deux "(ou à l'un d'entre nous) : "AUF UNGESERES". J'ai idée que la seconde formule indique une "préférence."

La grande trouvaille de Colman est d'avoir vu que la domestique qui tend les enfants au père accomplit le rituel qui précède la circoncision : la remise du fils au père par la mère, à travers le seuil de la pièce dont Colman rapproche le portail du rêve. Orthodoxe, elle associe circoncision, castration et aveuglement. Alors que le rêve commence par parler d'un danger pour les enfants : "… il faut mettre les enfants en lieu sûr… " ,

Freud nous signale l'événement de la veille déclencheur du rêve : "… un ensemble confus de pensées suscitées par la représentation d'une pièce : "Das neue "Ghetto"… la question juive, le souci de l'avenir des enfants… " , 21 Freud S. Lettre à André Breton du 6 décembre 1932 22 "The scenes themselves which lie at the bottom

of the story:" Julius, circumcision, and the castration complex. Psychoanalytic review, 1994 81 (4), 603-25. 23 La science des rêves. 1900. Paris : PUF ; 2003. O.C., IV, p. 310, 490-3. 24 La science des rêves. 1900. Paris : PUF ; 2003. O.C., IV, p. 381.


et fait l'association entre myope et cyclope, qu'il relie à une perte de la "bilatéralité". Nous pousserons cela jusqu'à la perte de la bisexualité et de la féminité résultant de la circoncision. Ni Freud ni Colman ne signalent que le puits, au bord duquel est assis le rêveur, symbolise la mère. Colman souligne que le nez rouge de la femme évoque le sang de la mutilation. Mais elle ne voit pas que le refus de l'enfant d'embrasser la femme et l'inversion de la formule d'au revoir expriment le grand désir du rêve : ne pas revoir les criminels et, selon le début du rêve, franchir les portes du ghetto pour échapper à la circoncision. En associant la Porta Romana de Sienne avec un asile d'aliénés, Freud nous livre à son insu son sentiment profond sur la circoncision. Il rapproche aussi "geseres" de "gesaüert" ("levé"), qui renvoie à l'érection dont Colman signale qu'elle est un préalable, provoqué par le mohel, à la circoncision. "Ungeseres" montre que le rêveur préfère la flaccidité à la circoncision ! Sans malheureusement que le père de la psychanalyse ait pu en prendre conscience, ses associations évoquent fort justement la perte due à la circoncision ; la comparaison entre circoncision et perte d'un œil (myopie, cyclope) est très proche de la réalité biologique dans laquelle la perte de la lèvre du gland est en partie comparable à celle de la paupière de l'œil. Ces associations envisagent cette perte comme une perte symbolique de la féminité-bisexualité. Le : "Mon fils, le myope" du tout début d'un rêve qui assimile la circoncision avec la perte d'un œil et prône l'enfermement des circonciseurs, est donc à traduire par : "Mon frère, le circoncis". "La maison de santé" "Le lieu est un mélange de maison de santé privée et de plusieurs autres locaux. Un domes-"tique apparaît et me demande de venir pour un interrogatoire. Dans le rêve, je sais que "quelque chose a disparu et que l'interrogatoire a lieu parce qu'on me soupçonne de m'être ap-"proprié l'objet. L'analyse du rêve montre qu'interrogatoire a un double sens et signifie aussi "examen médical. Conscient de mon innocence, et de ma fonction de médecin consultant dans "la maison, je suis tranquillement le domestique. A une porte, un autre domestique nous reçoit "et dit en me désignant : "Pourquoi l'amenez-vous? C'est une personne respectable." J'entre "alors seul dans une grande salle où se trouvent des machines, ce qui me fit songer à la gé-"henne avec ses instruments infernaux de punition. Je vois un de mes collègues étendu sur un "appareil, il aurait toutes les raisons de remarquer ma présence, il ne le fait pas. On me dit en-"suite que je peux partir. Mais je ne trouve pas mon chapeau et, en fin de compte, ne peux pas "m'en aller."

Ce rêve est une répétition du rêve "Mon fils le myope". En effet, la maison de santé, un enfer cette fois-ci, est la synagogue dont le rêve précédent nous a appris que Freud la considère comme un asile d'aliénés. Freud fait l'objet d'une enquête ; il est soupçonné d'avoir été complice de la torture de la circoncision de son frère, que le rêveur assimile fort justement à un vol. En fait, sa conscience lui reproche de n'avoir rien


fait pour s'opposer à la torture-mutilation de Julius. Il rapporte l'évènement de la veille qui a provoqué le rêve : il n'a pas retrouvé son chapeau rangé par une domestique. C'est là un des éléments à décharge de l'enquête : lui-même privé du "chapeau" de son gland, il n'est pas coupable. Mais circoncis ou pas, il est coupable… d’autosexualité ! Le deuxième élément à décharge est qu'il est médecin, et donc membre éminent de la communauté juive. L'inconvénient est qu'en tant que tel, il n'a pas intérêt à "partir" et ne peut pas matériellement: quitter la communauté. Ses deux alibis étant invalides, il doit rester en enfer. "La monographie botanique"25 Freud rêve avoir écrit la "monographie d'une plante" : "Le livre est devant moi, je tourne précisément une page où est encarté un tableau en couleur. "Chaque exemplaire contient un spécimen de la plante séchée, comme un herbier."

A son insu, il nous révèle quelques unes de ses pensées sur la circoncision. "Botanique" venant à la place de sexualité, la monographie en question semble être un livre sur l'organe sexuel masculin. La veille du rêve, il lit dans une vitrine le titre d'un livre sur une fleur, le cyclamen, fleur préférée de sa femme, celle qu'elle lui reproche de ne pas lui offrir assez souvent. Il passe d'une fleur, quelque chose à offrir, à quelque chose qui peut être planté. Mais comment ne pas lire dans ce "Zyclamen" – que Freud emploie de préférence à "Alpenveilchen" – non pas le "signifiant" cyclamen, mais le mot avec toutes ses connotations, dont le radical cycle (le cercle, l'anneau) ? Suivent diverses associations d'idées dont celle de l'arrachage évoque précisément la circoncision. Celui des pages d'un livre par Freud enfant et sa jeune sœur – une scène que Freud qualifie de souvenirécran sans voir qu'il s'agit de la circoncision. Celui des feuilles d'un artichaut (la fleur favorite de Freud) rassemble les deux images du gland et du prépuce. La première de ces associations rassemble les idées d'anniversaire et d'absence d'amour (le même phénomène se produit chez le docteur Olievenstein, cf. notre étude). Dans ce qu'il appelle un "plaidoyer passionné en faveur de ma liberté d'agir à ma guise, de vivre ma vie comme il me plaît.", Freud s'élève contre la rigueur du judaïsme, la circoncision est très indirectement critiquée sous la forme d'un auto-reproche : le prix élevé des fantaisies de Freud. Car le prépuce est la corolle du phallus mais il ne peut l'offrir à sa femme puisqu'il en a été privé. Son livre est un hommage aux mutilés qui y trouveront une image en couleur de leur prépuce, voire le prépuce lui-même embaumé et enchâssé. Le livre du rêve fait aussi allusion à la monographie écrite par Freud sur la coca et ses vertus analgésiques. Si bien que les acharnés de la circoncision devront au moins anesthésier leurs pauvres victimes.

25 La science des rêves. 1900. Paris : PUF ; 2003. O.C., IV, p. 205-213.


Enfin, écrire un livre n'est pas arracher mais coller ensemble des pages. Nous en arrivons au principal vœu réalisé par le rêve : recoller, restaurer le prépuce de Freud, c'est-à-dire l'instrument de la sexualité infantile, laquelle est, avec l'inconscient, sa grande découverte. "Le père mort" "Ces choses défendues "Vers lesquelles tu te traînes "Et qui seront à toi "Lorsque tu fermeras "Les yeux de l'oppression." Léo Ferré

Il faut lire ce rêve dans la lettre à Fliess du 2 novembre 1896 26, plutôt que dans "La science des rêves" qui omet un détail majeur qui seul permet l'interprétation. Sigismund – et nous lui rendons à dessein son prénom de "bris" – voit en rêve une affiche : "ON EST PRIÉ DE FERMER LES YEUX",

avec la certitude qu'il faut prendre l'expression aux deux sens, propre et figuré. Il écrit à son ami : "J'ai tout de suite reconnu l'endroit : c'est la boutique du coiffeur où je vais tous les jours."

Freud reconnaît tout de suite le lieu précisément parce que c'est un endroit où, dans la vie, il ne va jamais : la synagogue. Il n'y est allé que le jour de sa circoncision, scène dont le souvenir est à jamais gravé dans son inconscient, d'où le sentiment de réalité éprouvé par le rêveur. La boutique du coiffeur est un lieu réservé aux hommes, comme celui de la circoncision. On y manie des lames et on y trouve des fauteuils, comme pour la circoncision où il faut nécessairement le fauteuil du parrain qui tient l'enfant et un fauteuil vide, celui d'Élie. Comment ne pas associer la paupière des yeux et la lèvre préputiale ? Si bien que l'affiche prend valeur d'exhortation à recalotter le gland et à protester contre la circoncision dont nous savons par ailleurs que Freud la réprouve. Comment serait-il possible de fermer les yeux du défunt s'il avait été privé de ses paupières ? Cela serait également impossible sans fermer les yeux sur la circoncision dont le père est responsable. Mais le rêve assure parfaitement sa fonction de gardien du sommeil ; il fait sarcastiquement semblant de passer sous silence la faute du père bien davantage que celles que se complaît à se reprocher l'endeuillé. En fait, le rêveur se réjouit du décès de son bourreau avec une ironie mordante et se félicite de ne pas lui avoir offert un enterrement de première classe. L'enterrement du père étant une excellente occasion de 26 Naissance de la psychanalyse, lettre n° 50. Paris : PUF ; 1956. p. 151.


manifester contre celui du prépuce du fils, le vœu réalisé par le rêve est de protester contre la circoncision, publiquement et par voie d'affichage. C'est le deuxième rêve de Freud au sujet de la circoncision où il voit une feuille de papier (prépuce-parchemin) avec une image dans le premier, une phrase écrite dans le deuxième. C'est un rêve répétitif – preuve d'un traumatisme grave – dans lequel il revit et transcende l'horreur de sa mutilation en la dénonçant publiquement mais en rêve... Les plus hardis y verront un rêve de parricide œdipien. Le rêve du "papier d'aluminium froissé" "Ce que vous savez de meilleur, vous ne pouvez pas le dire aux enfants." 27

Le début de ce rêve, qui se termine en cauchemar, est de lecture vraiment directe mais les associations de Freud ne font qu'inconsciemment allusion à la circoncision. "Le vieux Brücke doit m'avoir imposé une tâche quelconque. Et – CHOSE BIEN ÉTRANGE cette tâche consiste dans la préparation de mon propre corps, bassin et jambes ; je vois cette partie de mon corps devant moi, comme dans la salle de dissection, sans cependant avoir la sensation que cette partie manque à mon corps, et sans le moindre sentiment d'horreur. Louise N… se trouve là et travaille avec moi. Le bassin est vidé, on le voit tantôt d'en haut, tantôt d'en bas, les deux aspects se mêlent. On aperçoit de grosses tubérosités couleur chair (qui me rappellent, dans le rêve, des hémorroïdes). Il fallait aussi en dégager soigneusement quelque chose qui était posé dessus et ressemblait à du papier d'aluminium froissé (note : allusion au livre de Stannius)…"

C'est le plus limpide des cauchemars de Freud au sujet de la circoncision ("préparation de la partie inférieure de mon propre corps"). Les épaisses protubérances de chair rouge" sont le sexe de Freud et le "quelque chose qui était posé dessus et qui ressemblait à du papier d'aluminium froissé" ne peut être que le prépuce "qui devait être soigneusement ôté". Freud insiste plusieurs fois sur l'étrangeté de ce rêve. L'événement de la veille qui a déclenché le rêve est justement "l'étrange roman dans lequel l'identité d'une personne est préservée à travers une série de générations étalées sur deux mille ans", si bien que cette association renvoie bien évidemment à l' "identité" juive, acquise au prix de la négation de l'identité de la personne humaine. Mais il pense aussi que le rêve "représente mon idée que peut-être les enfants obtiendront ce qui a été dénié aux pères", soit un souhait inconscient d'abolir la circoncision. Aussi, son principal commentaire : "La préparation de mon propre corps, qui m'est ordonnée (notre parenthèse : par Dieu) dans le rêve, est donc l'auto-analyse nécessaire dans la communication des mes rêves." 28

n'est qu'une rationalisation qui empêche précisément l'auto-analyse qui aurait consisté à voir que la soi-disant "préparation" (à la vie juive) "imposée" par "le vieux Brücke" (son 27 Une des associations de Freud à propos de ce rêve. 28 Une deuxième association de Freud.


propre père, Dieu) est sa propre circoncision. L'usage du terme "préparation" désigne le rituel nécessaire pour devenir un juif autorisé à se servir de son sexe (se marier). Les cinq rêves témoignent du traumatisme de la circoncision chez Freud. Ils sont des cris du cœur de ce qu'il n'a jamais osé dire, à savoir que la circoncision est une torture insensée. Conclusion Sa circoncision a traumatisé Freud : elle a causé ses fausses théories ci-dessus mentionnées, ce faisant elle lui a interdit de guérir complètement son plus fameux patient, Serge Pankejeff ("L'homme-Loup). Sa force de caractère lui permit cependant de se déclarer incapable "d'adhérer à des idéaux nationalistes"29 et de décliner les invitations d'approuver publiquement la création de l'état d'Israël que lui firent en 1930 Einstein 30 et l'Agence juive : "Il me semble qu'il aurait été beaucoup plus raisonnable de créer un foyer juif dans une terre "moins chargée de signification historique… Je constate avec regret que le fanatisme irréaliste "de notre peuple est en partie responsable de l'éveil de la méfiance des arabes. Je ne puis "trouver en moi l'ombre d'une sympathie pour cette piété fourvoyée qui fabrique une religion na-"tionale avec les restes du mur d'Hérode, heurtant les sentiments des populations indigè-"nes..."31.

Ces termes prophétiques réprouvent sévèrement le fanatisme, le colonialisme et le racisme sionistes. Découvreur du fait que les religions sont des symptômes de névrose collective et donc résolument agnostique, il interdit à sa femme, petite-fille de rabbin, l'accomplissement chez eux de tout rituel, ce qu'atteste Martin Freud : "... nos yeux d'enfants élevés dans une totale ignorance du rituel juif." 32

Freud n'a pas fait circoncire ses fils. La preuve s'en trouve dans les registres communaux de Vienne où le nom du mohel manque en face de ceux des trois fils de Freud (de même que pour Herbert Graf dont le père avait demandé conseil à Freud concernant l'éducation religieuse de son fils) 33. 29 Introduction à la traduction en hébreu de Totem et tabou. 1934. Cité par Gay P. dans Freud, une vie. Paris : Hachette ; 1991. p. 689, § 3. 30 Cité par Gay P. dans "Freud, une vie". Paris : Hachette ; 1991. 31 Lettre de février 1930 à Chaim Koffler. Freudiana 1973 : 19. 32 Freud, mon père. 1958. Paris : Denoël ; 1975. p. 13. 33 Bonomi C. The cut and the building of psychoanalysis. Reutledge, 2015. Introduction, p. 5. https://www.academia.edu/11050450/Introduction_to_THE_CUT_AND_THE_BUILDING_OF_PSYCHO ANALYSIS_Volume_1

Freud et la circoncision, chronique d'un traumatisme inconscient  
Freud et la circoncision, chronique d'un traumatisme inconscient