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Les fonds européens dans le Gard de 2000 à 2006

Le mot du préfet du Gard

Répartition des aides en Languedoc-Roussillon et dans le Gard par types de fonds européens

P

lus de cinquante ans après sa création, l’Europe reste trop souvent pour nos concitoyens lointaine et déshumanisée. Or, l’Europe est une réalité vivante, proche de nous. Nous la vivons de plus en plus au quotidien et sur nos territoires, de nombreux projets voient le jour grâce à l’impulsion et à l’aide données par l’Union Européenne. Ce document veut porter témoignage de l’engagement de l’Europe dans le développement de nos territoires. Au travers de quelques exemples, la solidarité européenne se manifeste concrètement et donne l’image d’une Europe ouverte sur l’avenir, soucieuse des équilibres et des réalités sociales. Dominique Bellion

Source PRESAGE - Chiffres arrêtés au 27/03/07

Total FEDER 254 841 726 E

Total FSE 3 167 524 E

Total FEOGA 5 084 833 E Total FEDER 93 500 855 E

Gard 32%

Total FEOGA 35 526 990 E

Languedoc - Roussillon

Total FSE 24 369 197 E

Juin 2007

Languedoc-Roussillon

Les fonds européens dans le Gard

Gard

Evolution des aides européennes depuis 2000 dans le Gard

Répartition par cantons des subventions européennes attribuées dans le Gard

L’union européenne conduit depuis 3 décennies une politique de soutien économique des régions les moins favorisées, dans un objectif de réduction des écarts de richesse. Elle a développé pour cela les fonds structurels pour financer, avec les Etats, les collectivités territoriales et des partenaires privés, des projets locaux, dans le cadre de programmes pluriannuels.

100

Total FSE 3 167 524 E

Total FEOGA 5 084 833 E Total FEDER 93 500 855 E

80

Fonds européens Cumuls montants 60 FSE Cumul montants

40

FEOGA Cumul montants 20 FEDER Cumul montants 0

2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Source PRESAGE - Chiffres arrêtés au 27/03/07

FEDER : Fonds Européen de Développement Régional FEOGA : Fonds Européen d’Orientation et de Garantie Agricole FSE : Fonds Social Européen

e

100 000 - 500 000 500 000 - 1 000 000 1 000 000 - 6 000 000 + de 6 000 000

L’Europe s’engage en Languedoc-Roussillon pour 2007-2013 Pour la période 2007 / 2013, le Gard bénéficiera, au même titre que les autres départements de la région, de fonds européens destinés à l’objectif «compétitivité régionale et emploi» : ces fonds (FEDER et FSE) seront mobilisés pour renforcer l’attractivité et la compétitivité des territoires. - Le Languedoc-Roussillon bénéficiera de 270,4 M€ de FEDER pour trois axes majeurs : • innovation et synergies entre recherche et production • environnement et prévention des risques • désenclavement (technologies de l’information, intermodalité des transports) et équilibre des territoires. - Dans ce même objectif, l’Europe encouragera l’emploi et la formation dans la région grâce au FSE, à hauteur de 160,4 M €. - Enfin, le développement rural sera mis en œuvre à travers un volet national et un volet régional. Le LanguedocRoussillon disposera de 104,7 M€ de fonds FEADER (fonds européen agricole pour le développement rural). Aujourd’hui, le Gard dispose de nombreux atouts : expérience en matière de prévention des risques naturels et technologiques, savoir-faire dans les domaines des biotechnologies et de l’agro-alimentaire, dynamisme des pôles de compétitivité, attractivité géographique, vitalité démographique, carrefour de voies de liaison, patrimoine culturel et touristique, productions agricoles spécifiques, etc … Il saura les valoriser pour tirer le meilleur parti des orientations prioritaires du programme à venir.

www.gard.pref.gouv.fr - www.languedoc-roussillon.pref.gouv.fr - www.europedirectplr.fr

Juin 2007

Réalisation : Préfecture du Gard - DAI/MIDEPE et BCI - Directeur de publication : François Demonet - Conception Couleurs du Sud 04 67 99 37 48 • Imprimé sur papier écologique Label PEFC

Millions % 120

L’Europe s’engage dans le Gard 2000-2006

Le programme 2000/2006 a permis au Languedoc-Roussillon et notamment au Gard, d’intervenir en priorité en faveur des zones en difficultés économiques, des zones rurales en développement, des quartiers urbains et des territoires affectés par des crises économiques (industrielles ou agricoles) et des catastrophes naturelles (inondations, sécheresse, …). 316 millions d’euros ont été déployés pour notre région durant cette période, constituant un véritable effet levier pour l’économie locale. Grâce aux 102 millions d’euros injectés dans son économie, le Gard a su tirer pleinement profit de la solidarité européenne. L’Europe a su favoriser l’émergence de secteurs d’activités diversifiés, qui ont généré des centaines d’emplois (tels que le pôle mécanique d’Alès ou les entreprises de biotechnologies à Nîmes). Grâce à une collaboration forte avec les institutions locales, l’Europe a contribué à l’éclosion de services de proximité concourant à une meilleure qualité de vie sociale (crèches, revitalisation des quartiers sensibles, points multi-services ruraux). Elle a permis d’accompagner une économie agricole en mutation (mutualisation des moyens de production, développement de filières adaptées aux spécificités locales, protection des milieux naturels). Enfin, l’union européenne a su être présente pour aider le département face à des situations d’urgence. Elle a contribué à la reconstruction du Gard après les inondations, dans le souci de favoriser une politique volontariste de prévention et de développement durable. Outre l’impact financier, l’intervention de l’Europe continue de susciter auprès des porteurs de projet et des institutions une nouvelle dynamique de travail et une synergie au bénéfice des territoires gardois.

SOMMAIRE Page : 2 Présentation - Mot du Préfet 3 Carte des opérations emblématiques dans le Gard 4 L’Europe accompagne le développement économique L’Europe répond aux situations d’urgence 5 L’Europe contribue aux efforts de cohésion sociale 6 L’Europe concourt à la valorisation du territoire 7 L’Europe participe au désenclavement et au développement des zones rurales 8-9 Deux acteurs du développement local témoignent 10 Les fonds européens dans le Gard de 2000 à 2006 L’Europe s’engage en LanguedocRoussillon pour 2007-2013


Les fonds européens dans le Gard de 2000 à 2006

Le mot du préfet du Gard

Répartition des aides en Languedoc-Roussillon et dans le Gard par types de fonds européens

P

lus de cinquante ans après sa création, l’Europe reste trop souvent pour nos concitoyens lointaine et déshumanisée. Or, l’Europe est une réalité vivante, proche de nous. Nous la vivons de plus en plus au quotidien et sur nos territoires, de nombreux projets voient le jour grâce à l’impulsion et à l’aide données par l’Union Européenne. Ce document veut porter témoignage de l’engagement de l’Europe dans le développement de nos territoires. Au travers de quelques exemples, la solidarité européenne se manifeste concrètement et donne l’image d’une Europe ouverte sur l’avenir, soucieuse des équilibres et des réalités sociales. Dominique Bellion

Source PRESAGE - Chiffres arrêtés au 27/03/07

Total FEDER 254 841 726 E

Total FSE 3 167 524 E

Total FEOGA 5 084 833 E Total FEDER 93 500 855 E

Gard 32%

Total FEOGA 35 526 990 E

Languedoc - Roussillon

Total FSE 24 369 197 E

Juin 2007

Languedoc-Roussillon

Les fonds européens dans le Gard

Gard

Evolution des aides européennes depuis 2000 dans le Gard

Répartition par cantons des subventions européennes attribuées dans le Gard

L’union européenne conduit depuis 3 décennies une politique de soutien économique des régions les moins favorisées, dans un objectif de réduction des écarts de richesse. Elle a développé pour cela les fonds structurels pour financer, avec les Etats, les collectivités territoriales et des partenaires privés, des projets locaux, dans le cadre de programmes pluriannuels.

100

Total FSE 3 167 524 E

Total FEOGA 5 084 833 E Total FEDER 93 500 855 E

80

Fonds européens Cumuls montants 60 FSE Cumul montants

40

FEOGA Cumul montants 20 FEDER Cumul montants 0

2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Source PRESAGE - Chiffres arrêtés au 27/03/07

FEDER : Fonds Européen de Développement Régional FEOGA : Fonds Européen d’Orientation et de Garantie Agricole FSE : Fonds Social Européen

e

100 000 - 500 000 500 000 - 1 000 000 1 000 000 - 6 000 000 + de 6 000 000

L’Europe s’engage en Languedoc-Roussillon pour 2007-2013 Pour la période 2007 / 2013, le Gard bénéficiera, au même titre que les autres départements de la région, de fonds européens destinés à l’objectif «compétitivité régionale et emploi» : ces fonds (FEDER et FSE) seront mobilisés pour renforcer l’attractivité et la compétitivité des territoires. - Le Languedoc-Roussillon bénéficiera de 270,4 M€ de FEDER pour trois axes majeurs : • innovation et synergies entre recherche et production • environnement et prévention des risques • désenclavement (technologies de l’information, intermodalité des transports) et équilibre des territoires. - Dans ce même objectif, l’Europe encouragera l’emploi et la formation dans la région grâce au FSE, à hauteur de 160,4 M €. - Enfin, le développement rural sera mis en œuvre à travers un volet national et un volet régional. Le LanguedocRoussillon disposera de 104,7 M€ de fonds FEADER (fonds européen agricole pour le développement rural). Aujourd’hui, le Gard dispose de nombreux atouts : expérience en matière de prévention des risques naturels et technologiques, savoir-faire dans les domaines des biotechnologies et de l’agro-alimentaire, dynamisme des pôles de compétitivité, attractivité géographique, vitalité démographique, carrefour de voies de liaison, patrimoine culturel et touristique, productions agricoles spécifiques, etc … Il saura les valoriser pour tirer le meilleur parti des orientations prioritaires du programme à venir.

www.gard.pref.gouv.fr - www.languedoc-roussillon.pref.gouv.fr - www.europedirectplr.fr

Juin 2007

Réalisation : Préfecture du Gard - DAI/MIDEPE et BCI - Directeur de publication : François Demonet - Conception Couleurs du Sud 04 67 99 37 48 • Imprimé sur papier écologique Label PEFC

Millions % 120

L’Europe s’engage dans le Gard 2000-2006

Le programme 2000/2006 a permis au Languedoc-Roussillon et notamment au Gard, d’intervenir en priorité en faveur des zones en difficultés économiques, des zones rurales en développement, des quartiers urbains et des territoires affectés par des crises économiques (industrielles ou agricoles) et des catastrophes naturelles (inondations, sécheresse, …). 316 millions d’euros ont été déployés pour notre région durant cette période, constituant un véritable effet levier pour l’économie locale. Grâce aux 102 millions d’euros injectés dans son économie, le Gard a su tirer pleinement profit de la solidarité européenne. L’Europe a su favoriser l’émergence de secteurs d’activités diversifiés, qui ont généré des centaines d’emplois (tels que le pôle mécanique d’Alès ou les entreprises de biotechnologies à Nîmes). Grâce à une collaboration forte avec les institutions locales, l’Europe a contribué à l’éclosion de services de proximité concourant à une meilleure qualité de vie sociale (crèches, revitalisation des quartiers sensibles, points multi-services ruraux). Elle a permis d’accompagner une économie agricole en mutation (mutualisation des moyens de production, développement de filières adaptées aux spécificités locales, protection des milieux naturels). Enfin, l’union européenne a su être présente pour aider le département face à des situations d’urgence. Elle a contribué à la reconstruction du Gard après les inondations, dans le souci de favoriser une politique volontariste de prévention et de développement durable. Outre l’impact financier, l’intervention de l’Europe continue de susciter auprès des porteurs de projet et des institutions une nouvelle dynamique de travail et une synergie au bénéfice des territoires gardois.

SOMMAIRE Page : 2 Présentation - Mot du Préfet 3 Carte des opérations emblématiques dans le Gard 4 L’Europe accompagne le développement économique L’Europe répond aux situations d’urgence 5 L’Europe contribue aux efforts de cohésion sociale 6 L’Europe concourt à la valorisation du territoire 7 L’Europe participe au désenclavement et au développement des zones rurales 8-9 Deux acteurs du développement local témoignent 10 Les fonds européens dans le Gard de 2000 à 2006 L’Europe s’engage en LanguedocRoussillon pour 2007-2013


La communauté d’agglomération du Grand Alès-en-Cévennes a conduit depuis une dizaine d’années, avec l’appui de l’Europe, la réhabilitation d’une friche industrielle. Elle a développé un pôle d’activités innovant qui regroupe des équipements et des entreprises de la filière mécanique sportive. Des organismes de formation et des structures de recherche et développement y participent pleinement. Dix circuits sont dédiés essentiellement aux essais pour le besoin industriel. Ce pôle dispose également de 5 000 m² de pépinière d’entreprises et ateliers relais et de 2 000 m² de locaux de services communs. 19 entreprises sont installées sur le pôle et 59 gravitent autour (soit plus de 900 emplois directs). Coût total* : 6 004 814 € - Europe : 1 798 898 €

L’EUROPE RÉPOND AUX SITUATIONS D’URGENCE TOTAL : 5,3 M€ - 306 dossiers Un groupement d’agriculteurs se protège contre les inondations : l’ASA du Domaine de l’île Saint-Georges à Vénéjan

Entreprise Cezanne Préfecture du Gard Claudine Arnaud

Opérations d’envergure (aide européenne > 1 M €)

Zones éligibles aux aides européennes

Opérations remarquables

Port Camargue - Grau du Roi Requalification du port de plaisance Europe : 1 066 142 €

QUELQUES OPÉRATIONS EMBLÉMATIQUES DANS LE GARD

TOTAL : 102 M€

1750 dossiers

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Page 6 Page 6

Page 9

Société Coudène - St Christol les Alès Relocalisation et extension suite aux inondations Europe : 1 119 575 € + 1 531 065 €

Page 7

Page 7

Page 5

Page 7

Page 8

Le Cratère - théâtre d’Alès Diffusion théâtrale en milieu rural Europe : 1 138 305 €

Installée sur le parc scientifique Georges Besse à Nîmes, Cezanne conçoit des systèmes d’analyse médicale basés sur des techniques immunologiques, dont le principe de mesure repose sur la technologie TRACE (fluorescence). Ses produits ont permis des avancées significatives en particulier pour le dépistage précoce de la trisomie 21 et des septicémies. Particulièrement innovante, elle consacre plus de 16% de ses ressources à la recherche. Associée à de nombreux laboratoires, elle est active dans le pôle de compétitivité ORPHEME. Elle a lancé un nouvel automate miniaturisé et compte adapter la technologie TRACE pour des usages en mode ambulatoire. La société est passée en 6 ans de 23 à 84 salariés, malgré l’inondation qui l’a gravement touchée en 2002. C’est à cette occasion que l’Europe est intervenue, pour l’aider à se relocaliser et à redémarrer rapidement son activité. Dans ses nouvelles installations de 2 800 m², l’entreprise a produit plus de 7 M de tests en 2006 et est désormais présente dans une quarantaine de pays.

Lors de la crue du Rhône de décembre 2003, les terres agricoles de l’ile Saint-Georges ont été inondées suite à la rupture de la digue. Le niveau de l’eau a atteint jusqu’à 4,5 m. Les cultures ont été dévastées. L’association syndicale autorisée (ASA) qui regroupe 21 propriétaires exploitants agricoles, cultivant sur 310 ha des arbres fruitiers, des produits maraîchers et de la vigne, a sollicité une aide européenne pour financer le curage des canaux et des fossés, ainsi que l’achat de cellules électriques destinées à la sécurité de la station d’assainissement. Sans ces fonds, la continuité de l’activité agricole aurait été compromise. Les 30 emplois permanents, les 200 emplois saisonniers, ainsi que l’activité de la coopérative f r u i t i è r e n’auraient pu être maintenus. Coût total* : 120 000 € - Europe : 60 000 €

Coût total* : 3,3 M€ - Europe : 410 037 € 4

*Coût retenu pour le calcul de l’aide européenne.

Comment l’Europe intervient-elle dans un village des Cévennes ? Le village des PLANTIERS a connu le mouvement d’exode rural, au milieu du XIXème siècle, puis à nouveau à partir des années 1970, et est ainsi passé de 1400 à 230 habitants. L’enjeu consiste maintenant à renverser la tendance, et pour cela attirer des habitants nouveaux, réintroduire de l’activité et valoriser notre remarquable patrimoine. Pour cela, il faut investir, et l’Europe apporte souvent la contribution qui va permettre de boucler le budget d’une opération qui nous tient à cœur. Cela signifie-t-il que tous vos projets n’auraient pas vu le jour sans une intervention des fonds européens ? C’est indéniable. La commune n’aurait pas pu réaliser en quelques années le raccordement à l’eau potable et à l’assainissement de hameaux excentrés, la rénovation d’une vaste maison de maître pour en faire un centre de 12 gîtes, l’implantation d’une station d’épuration intégrée à l’environnement, la revitalisation de commerces, et la maison de l’eau de la vallée Borgne. Sans l’Europe, il aurait fallu faire des choix, renoncer à des projets ; or, chaque opération est un maillon de la dynamique de revitalisation qui a été engagée. Parlez-nous de la maison de l’eau de la vallée Borgne : Un ancien moulin hydraulique, au cœur du village, s’est trouvé en vente. Le conseil municipal ne pouvait se résoudre à ce qu’il soit transformé en résidence secondaire, et probablement dénaturé. Un dialogue avec le parc national des Cévennes a débouché sur un superbe projet : une maison de l’eau, composante de l’éco-musée de la Cévenne, qui offre aux visiteurs un parcours de sensibilisation aux thématiques de l’eau. Les éléments de patrimoine présents à l’intérieur (meules, outils), mais aussi sur les terrains extérieurs (béal) et la scénographie ludique et pédagogique permettent de comprendre l’importance, la puissance et la fragilité de l’eau dans la région. Mais il fallait trouver les financements : nous avons mobilisé nos partenaires (Etat, région, département, communauté de communes, parc national des Cévennes). Parmi eux, l’Europe a apporté 77 000 € pour les aménagements, sur un montant de 148 000 €, puis 60 000 € pour l’accessibilité et la scénographie, sur 239 000 €.

Mairie des Plantiers Photo Vincent Decorde

Pôle mécanique d’Alès

La reconversion d’un bassin minier de 90 ha en plateforme technologique liée aux sports mécaniques : le pôle mécanique d’Alès

Francis MAURIN, maire des Plantiers : «l’obtention des aides européennes est toujours une aventure... mais elle vaut la peine d’être tentée»

Mairie des Plantiers Photo Vincent Decorde

Ville de Nîmes Aménagement du parvis des arènes (AEF) Europe : 1 200 000 €

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Page 4

Ville de Nîmes Plateforme intermodale de la gare Europe : 4 285 863 €

SENIM - Nîmes Extension du parc d’activités technologiques G. Besse Europe : 1 577 350 €

Commune de Comps Reconstruction de la digue suite aux inondations de 2002 Europe : 2 120 000 €

Sté SIKA France - Aramon Relocalisation suite aux inondations Europe : 1 033 088 €

Sté Owens Corning - Laudun Réhabilitation suite aux inondations Europe : 2 000 000 € Page 4

CEA Marcoule - Bagnols/Cèze Centre de culture et de tourisme scientifique Europe : 1 876 000 €

Etat 2x2 voies entre Nîmes et Alès - RN 106 Europe : 16 075 904 €

L’EUROPE ACCOMPAGNE LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

Page 4

Communauté d’agglomération d’Alès Réalisation d’un centre nautique Europe : 2 064 755 €

TOTAL : 49,8 M€ 917 dossiers

Une entreprise en pointe dans le secteur du diagnostic médical : Cezanne à Nîmes

3

TÉMOIGNAGES

Est-il facile d’obtenir une subvention de l’Europe ? Vous savez, toute recherche de subvention est un parcours du combattant. Une petite collectivité a besoin de plusieurs co-financeurs, qui ont chacun leurs priorités et leurs règles d’attribution. Il faut donc les solliciter l’un après l’autre, et suivre les dossiers tout au long de la procédure. Mais ce n’est pas plus difficile de faire appel aux crédits européens qu’aux autres, car dans tous les cas, l’instruction se fait au niveau local. Il y a toujours moyen de dialoguer et de répondre rapidement aux questions des services instructeurs. En fin d’opération, je présente toujours aux financeurs le résultat tangible des efforts qui ont été consentis en partenariat et je coopère activement aux procédures de contrôle mises en œuvre pour s’assurer de la bonne utilisation de l’argent public. Pour le maire d’un village de 300 âmes, l’obtention d’aides, européennes ou locales, est toujours une aventure, et il faut être un peu fou pour s’y lancer… Mais c’est une aventure qui vaut la peine d’être tentée. Venez aux Plantiers ; vous constaterez par vous-mêmes que les investissements réalisés ont amené des visiteurs, des emplois, et des habitants. La population est repartie à la hausse, et le village accueille en été plus d’un millier de personnes. 9


La communauté d’agglomération du Grand Alès-en-Cévennes a conduit depuis une dizaine d’années, avec l’appui de l’Europe, la réhabilitation d’une friche industrielle. Elle a développé un pôle d’activités innovant qui regroupe des équipements et des entreprises de la filière mécanique sportive. Des organismes de formation et des structures de recherche et développement y participent pleinement. Dix circuits sont dédiés essentiellement aux essais pour le besoin industriel. Ce pôle dispose également de 5 000 m² de pépinière d’entreprises et ateliers relais et de 2 000 m² de locaux de services communs. 19 entreprises sont installées sur le pôle et 59 gravitent autour (soit plus de 900 emplois directs). Coût total* : 6 004 814 € - Europe : 1 798 898 €

L’EUROPE RÉPOND AUX SITUATIONS D’URGENCE TOTAL : 5,3 M€ - 306 dossiers Un groupement d’agriculteurs se protège contre les inondations : l’ASA du Domaine de l’île Saint-Georges à Vénéjan

Entreprise Cezanne Préfecture du Gard Claudine Arnaud

Opérations d’envergure (aide européenne > 1 M €)

Zones éligibles aux aides européennes

Opérations remarquables

Port Camargue - Grau du Roi Requalification du port de plaisance Europe : 1 066 142 €

QUELQUES OPÉRATIONS EMBLÉMATIQUES DANS LE GARD

TOTAL : 102 M€

1750 dossiers

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Page 6 Page 6

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Société Coudène - St Christol les Alès Relocalisation et extension suite aux inondations Europe : 1 119 575 € + 1 531 065 €

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Page 7

Page 5

Page 7

Page 8

Le Cratère - théâtre d’Alès Diffusion théâtrale en milieu rural Europe : 1 138 305 €

Installée sur le parc scientifique Georges Besse à Nîmes, Cezanne conçoit des systèmes d’analyse médicale basés sur des techniques immunologiques, dont le principe de mesure repose sur la technologie TRACE (fluorescence). Ses produits ont permis des avancées significatives en particulier pour le dépistage précoce de la trisomie 21 et des septicémies. Particulièrement innovante, elle consacre plus de 16% de ses ressources à la recherche. Associée à de nombreux laboratoires, elle est active dans le pôle de compétitivité ORPHEME. Elle a lancé un nouvel automate miniaturisé et compte adapter la technologie TRACE pour des usages en mode ambulatoire. La société est passée en 6 ans de 23 à 84 salariés, malgré l’inondation qui l’a gravement touchée en 2002. C’est à cette occasion que l’Europe est intervenue, pour l’aider à se relocaliser et à redémarrer rapidement son activité. Dans ses nouvelles installations de 2 800 m², l’entreprise a produit plus de 7 M de tests en 2006 et est désormais présente dans une quarantaine de pays.

Lors de la crue du Rhône de décembre 2003, les terres agricoles de l’ile Saint-Georges ont été inondées suite à la rupture de la digue. Le niveau de l’eau a atteint jusqu’à 4,5 m. Les cultures ont été dévastées. L’association syndicale autorisée (ASA) qui regroupe 21 propriétaires exploitants agricoles, cultivant sur 310 ha des arbres fruitiers, des produits maraîchers et de la vigne, a sollicité une aide européenne pour financer le curage des canaux et des fossés, ainsi que l’achat de cellules électriques destinées à la sécurité de la station d’assainissement. Sans ces fonds, la continuité de l’activité agricole aurait été compromise. Les 30 emplois permanents, les 200 emplois saisonniers, ainsi que l’activité de la coopérative f r u i t i è r e n’auraient pu être maintenus. Coût total* : 120 000 € - Europe : 60 000 €

Coût total* : 3,3 M€ - Europe : 410 037 € 4

*Coût retenu pour le calcul de l’aide européenne.

Comment l’Europe intervient-elle dans un village des Cévennes ? Le village des PLANTIERS a connu le mouvement d’exode rural, au milieu du XIXème siècle, puis à nouveau à partir des années 1970, et est ainsi passé de 1400 à 230 habitants. L’enjeu consiste maintenant à renverser la tendance, et pour cela attirer des habitants nouveaux, réintroduire de l’activité et valoriser notre remarquable patrimoine. Pour cela, il faut investir, et l’Europe apporte souvent la contribution qui va permettre de boucler le budget d’une opération qui nous tient à cœur. Cela signifie-t-il que tous vos projets n’auraient pas vu le jour sans une intervention des fonds européens ? C’est indéniable. La commune n’aurait pas pu réaliser en quelques années le raccordement à l’eau potable et à l’assainissement de hameaux excentrés, la rénovation d’une vaste maison de maître pour en faire un centre de 12 gîtes, l’implantation d’une station d’épuration intégrée à l’environnement, la revitalisation de commerces, et la maison de l’eau de la vallée Borgne. Sans l’Europe, il aurait fallu faire des choix, renoncer à des projets ; or, chaque opération est un maillon de la dynamique de revitalisation qui a été engagée. Parlez-nous de la maison de l’eau de la vallée Borgne : Un ancien moulin hydraulique, au cœur du village, s’est trouvé en vente. Le conseil municipal ne pouvait se résoudre à ce qu’il soit transformé en résidence secondaire, et probablement dénaturé. Un dialogue avec le parc national des Cévennes a débouché sur un superbe projet : une maison de l’eau, composante de l’éco-musée de la Cévenne, qui offre aux visiteurs un parcours de sensibilisation aux thématiques de l’eau. Les éléments de patrimoine présents à l’intérieur (meules, outils), mais aussi sur les terrains extérieurs (béal) et la scénographie ludique et pédagogique permettent de comprendre l’importance, la puissance et la fragilité de l’eau dans la région. Mais il fallait trouver les financements : nous avons mobilisé nos partenaires (Etat, région, département, communauté de communes, parc national des Cévennes). Parmi eux, l’Europe a apporté 77 000 € pour les aménagements, sur un montant de 148 000 €, puis 60 000 € pour l’accessibilité et la scénographie, sur 239 000 €.

Mairie des Plantiers Photo Vincent Decorde

Pôle mécanique d’Alès

La reconversion d’un bassin minier de 90 ha en plateforme technologique liée aux sports mécaniques : le pôle mécanique d’Alès

Francis MAURIN, maire des Plantiers : «l’obtention des aides européennes est toujours une aventure... mais elle vaut la peine d’être tentée»

Mairie des Plantiers Photo Vincent Decorde

Ville de Nîmes Aménagement du parvis des arènes (AEF) Europe : 1 200 000 €

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Ville de Nîmes Plateforme intermodale de la gare Europe : 4 285 863 €

SENIM - Nîmes Extension du parc d’activités technologiques G. Besse Europe : 1 577 350 €

Commune de Comps Reconstruction de la digue suite aux inondations de 2002 Europe : 2 120 000 €

Sté SIKA France - Aramon Relocalisation suite aux inondations Europe : 1 033 088 €

Sté Owens Corning - Laudun Réhabilitation suite aux inondations Europe : 2 000 000 € Page 4

CEA Marcoule - Bagnols/Cèze Centre de culture et de tourisme scientifique Europe : 1 876 000 €

Etat 2x2 voies entre Nîmes et Alès - RN 106 Europe : 16 075 904 €

L’EUROPE ACCOMPAGNE LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

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Communauté d’agglomération d’Alès Réalisation d’un centre nautique Europe : 2 064 755 €

TOTAL : 49,8 M€ 917 dossiers

Une entreprise en pointe dans le secteur du diagnostic médical : Cezanne à Nîmes

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TÉMOIGNAGES

Est-il facile d’obtenir une subvention de l’Europe ? Vous savez, toute recherche de subvention est un parcours du combattant. Une petite collectivité a besoin de plusieurs co-financeurs, qui ont chacun leurs priorités et leurs règles d’attribution. Il faut donc les solliciter l’un après l’autre, et suivre les dossiers tout au long de la procédure. Mais ce n’est pas plus difficile de faire appel aux crédits européens qu’aux autres, car dans tous les cas, l’instruction se fait au niveau local. Il y a toujours moyen de dialoguer et de répondre rapidement aux questions des services instructeurs. En fin d’opération, je présente toujours aux financeurs le résultat tangible des efforts qui ont été consentis en partenariat et je coopère activement aux procédures de contrôle mises en œuvre pour s’assurer de la bonne utilisation de l’argent public. Pour le maire d’un village de 300 âmes, l’obtention d’aides, européennes ou locales, est toujours une aventure, et il faut être un peu fou pour s’y lancer… Mais c’est une aventure qui vaut la peine d’être tentée. Venez aux Plantiers ; vous constaterez par vous-mêmes que les investissements réalisés ont amené des visiteurs, des emplois, et des habitants. La population est repartie à la hausse, et le village accueille en été plus d’un millier de personnes. 9


L’EUROPE CONTRIBUE AUX EFFORTS DE COHÉSION SOCIALE TOTAL : 12,6 M€ - 39 dossiers La redynamisation d’un centre commercial en déclin : le Carré Saint-Dominique à Nîmes

SENIM

Le centre commercial Saint-Dominique, dans le quartier du Chemin–bas-d’Avignon à Nîmes, classé en zone urbaine sensible, était peu accessible, mal agencé et de ce fait, de moins en moins fréquenté. Dans le cadre de son projet de renouvellement urbain, la ville a décidé de le restructurer en profondeur (redistribution des surfaces du supermarché et des 15 boutiques, extension, ouverture vers l’extérieur). Cette opération, financée par les fonds européens, Projet architectural a un double objectif : maintenir des services marchands dans un quartier en voie de revitalisation et assurer une cohérence de l’offre commerciale. Au final, l’opération devrait permettre de maintenir une quarantaine d’emplois qui étaient menacés. Coût total* : 3 574 626 € - Europe : 600 000 €

L’intercommunalité au service de la petite enfance dans la Vaunage Communauté de communes du Pays de Sommières

Agir pour la petite enfance dans un secteur rural comme la Vaunage, c’est mettre à la disposition de 35 enfants de 3 mois à 4 ans, à Calvisson, une structure de 370 m² ouverte aux 16 communes de la communauté du pays de Sommières … mais c’est aussi créer un lieu de coordination et de conseil au service des assistantes maternelles officiant dans une cinquantaine de villages, et d’assistance aux parents pour leur trouver une solution de garde en toutes circonstances. L’Europe a soutenu et accompagné cette démarche ambitieuse et créatrice de 10 emplois, portée par la belle vitalité de l’intercommunalité dans ce secteur. Coût total* : 853 461 € - Europe : 123 498 €

La ville du Grau-du-Roi a aménagé, en collaboration avec le Rotary Club de la baie d’AiguesMortes, une des plages du Boucanet, déjà équipée d’un poste de secours, pour permettre l’accès au sable et à la mer des personnes à mobilité réduite. Aménagements spécifiques (parking, chemin d’accès à la plage, sanitaires, abri solaire), équipements pour la pratique de sports (tirs à l’eau, handipédalos), accompagnements humains : tout a été mis en œuvre pour que chacun puisse goûter aux plaisirs de l’eau dans une ambiance ludique et sécurisée. Coût total* : 112 169 € - Europe : 56 074 €

Mairie du Grau du Roi

«Handiplage» au Grau du Roi

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L’EUROPE CONCOURT À LA VALORISATION DU TERRITOIRE TOTAL : 2,8 M€ - 69 dossiers

La société « La Fabrique » mène au cœur du village cévenol de Saint-Laurent-le-Minier, une activité de création de dessins animés de notoriété internationale. Dans ce cadre-là, elle accueille de nombreux réalisateurs et graphistes et diffuse largement les films dont elle a la responsabilité. Parallèlement à cette activité, l’association éponyme mène des activités d’animation et d’éducation au cinéma sur l’ensemble de la région. Elle propose des ateliers de formation et d’initiation au dessin animé en milieu scolaire (1 500 élèves concernés en moyenne par an), des expositions d’œuvres originales, un festival du film d’animation. Pour ses projections, il est nécessaire qu’elle dispose de copies de films en bon état. Ceci a été permis grâce aux fonds européens. Ainsi ont été restaurés une dizaine de films sélectionnés pour leur valeur artistique et pédagogique, destinés à être diffusés dans le cadre d’un véritable projet d’éducation par l’image.

Préfecture du Gard – Valérie Pichot

L’éducation à l’image à travers la découverte de courts-métrages d’animation

Coût total* : 44 538 € - Europe : 22 007 €

Préfecture du Gard – Valérie Pichot

La valorisation d’un produit du terroir : l’oignon doux des Cévennes En 2003, l’oignon doux des Cévennes obtient l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC). Des financements peuvent aider les producteurs et la tradition familiale est déjà bien ancrée : Jean-Yves Eyral abandonne son emploi de menuisier et se lance dans la production d’oignons doux à St-André-de-Majencoules. Il agrandit l’exploitation et construit avec l’aide financière de l’Europe un bâtiment de stockage de 200 m². Son prochain investissement : une peleuse d’oignons. M. Eyral est aujourd’hui convaincu de son choix. Agrandir son exploitation ? Sans problème ! Coût total* : 37 840 € - Europe: 5 676 €

L’Europe s’engage en faveur du littoral

Total : 3 M€ - 16 dossiers

Le littoral représente pour le Gard un atout économique et environnemental majeur, mais est aussi un territoire fragile et en mutation. Ces 3 M€ ont bénéficié au littoral gardois pour des opérations de préservation et d’aménagement durable des espaces naturels, de développement économique et d’équipement d’infrastructures adaptées à la demande touristique en pleine évolution. A titre d’exemple, ont été financées : • la protection de la plage de l’Espiguette contre les submersions marines, • la desserte fluviale des Salins du Midi, • la requalification du port de plaisance de Port Camargue. 6


L’EUROPE PARTICIPE AU DÉSENCLAVEMENT ET AU DÉVELOPPEMENT DES ZONES RURALES TOTAL : 5 M€ 214 dossiers

Une filière à encourager : la production de fromages labellisés

M. Bruno Gaubiac

En 1999, Bruno Gaubiac opte pour l’agriculture biologique et lance un élevage de chevrettes : il vend le lait à une fromagerie voisine. En 2004, il crée à Bernis sa propre unité de production. A la tête d’un cheptel de 76 caprins, il construit une chèvrerie comprenant une salle de traite et une fromagerie financée par les fonds européens, où sont fabriqués les pélardons classés en AOC et autres fromages de chèvre. Aujourd’hui, son exploitation est viable et monte en puissance: l’emploi d’une personne pour le seconder a été conforté. Coût total* : 44 386 € - Europe : 6 658 €

Mairie de Soudorgues

Un multiple rural pour permettre le maintien de services de proximité Soudorgues n’a pas fini de séduire… Il aura fallu pas moins de 5 financeurs et surtout la volonté de ses habitants, pour relever le défi de réhabiliter les 700 m² d’une vieille bâtisse acquise par la commune en 2003 et gérée par une association. Les fonds européens ont permis l’aménagement, en rez-de-chaussée, d’un espace commercial approvisionné par les producteurs locaux et d’un espace multimédia. Un atelier a été spécialement conçu pour une potière céramiste. A l’étage, 4 logements sociaux ont été aménagés. Depuis le dernier recensement, Soudorgues a déjà gagné 40 habitants, 5 agriculteurs se sont installés et le ratio résidences principales/ secondaires s’est inversé. Tout laisse à penser que l’école ne fermera pas de sitôt. Coût total* : 231 138 € - Europe : 93 385 €

l’Europe s’engage en faveur du tourisme Total : 5,7 M€ - 98 dossiers Des prestations plus diversifiées et d’un niveau de qualité accru : voilà comment a été envisagé le développement de l’activité touristique dans le Gard entre 2000 et 2006. Ces 5,7 M €, ont notamment permis de : • développer des activités nouvelles de type tourisme de découverte économique, culturelle et scientifique, • améliorer le nombre et la qualité des hébergements, • moderniser les équipements touristiques existants (offices de tourisme, lieux d’accueil dans les sites naturels…)

l’Europe s’engage en faveur de la culture Total : 2,2 M€ - 6 dossiers Faciliter l’accès à la culture pour tous et partout : c’est dans cet objectif que l’Europe a apporté sa pierre à la politique culturelle conduite dans le Gard entre 2000 et 2006. 2,2 M€ de crédits européens ont ainsi été investis, pour de multiples opérations, parmi lesquelles on peut citer : • l’aménagement d’une voie d’accès pour les personnes handicapées au pont du Gard, • la construction d’une école de musique à Alès, • la réhabilitation d’un lieu de formation à l’art du cirque à Sommières, • un programme pluriannuel de diffusions théâtrales en pays de Cévennes. 7


Jean JOUVE, président de l’OPMHLM de La Grand’Combe : «sans l’intervention des fonds européens, la rénovation du quartier Trescol aurait été moins ambitieuse»

Office public HLM de la Grand Combe

Pouvez-vous décrire votre projet et préciser son originalité/sa spécificité ? Ce projet a vu le jour en 2001 dans le cadre de la requalification du quartier d’habitat social de Trescol, comprenant 379 logements construits dans les années 60. Le projet global comprend la démolition de 140 logements, la réhabilitation de 239 autres, l’aménagement des espaces extérieurs, la remise à niveau des équipements publics et de sécurisation. Cette action a également été menée dans le cadre d’une opération pilote de déconstruction, avec revalorisation des déchets et en utilisant la main d’œuvre locale dans un souci d’insertion par l’activité économique (15 personnes). Grâce aux aides attribuées, les habitants du quartier ont supporté une faible augmentation de loyer et ont même bénéficié d’une diminution de leurs charges de chauffage. L’Europe vous a attribué 278 490 €. En quoi ces fonds vous ont-ils aidé ? Ils ont permis de réaliser une opération globale d’ampleur qui, sans les fonds européens, aurait été réduite à des travaux moins ambitieux, avec un impact moins fort sur la diminution des charges (rendue possible par l’emploi de matériaux et de technologies générateurs d’économies). Les locataires ont-ils conscience que l’Europe a permis l’aboutissement de ce projet ? Oui, car ils ont bien perçu que les loyers avaient peu bougé (moins de 5 E d’augmentation du m2 en 4 ans), malgré l’ampleur des travaux.

Avant

Office public HLM de la Grand Combe

Après

Quels impacts directs ou indirects ? En termes d’emplois créés, par exemple : 15 emplois ont été nécessaires pendant la durée du chantier, puis 5 emplois ont été pérennisés. Un commerce de proximité s’est également installé pendant 2 ans, générant 3 emplois et un autre va le remplacer d’ici peu. L’Europe tient à ce que toutes les opérations financées répondent à trois impératifs : la création d’activité, l’égalité hommes/femmes, le développement durable. Dans lequel de ces principes votre projet s’inscrit-il le plus ? Pourquoi ? Le développement durable est celui qui caractérise le plus notre projet : l’OPMHLM a adopté une méthode de déconstruction sélective, apportant une plus-value environnementale et sociale (limitation des nuisances du chantier, filières de valorisation et d’élimination des déchets,…). L’accent a également été mis sur la pérennité des matériaux utilisés et sur la participation active des locataires à la mise au point du programme de travaux. Enfin, les nouveaux équipements (chauffage, prises électriques, isolation thermique de la couverture, …) ont tous été choisis en fonction de leurs performances au regard du développement durable.

TÉMOIGNAGES 8


La communauté d’agglomération du Grand Alès-en-Cévennes a conduit depuis une dizaine d’années, avec l’appui de l’Europe, la réhabilitation d’une friche industrielle. Elle a développé un pôle d’activités innovant qui regroupe des équipements et des entreprises de la filière mécanique sportive. Des organismes de formation et des structures de recherche et développement y participent pleinement. Dix circuits sont dédiés essentiellement aux essais pour le besoin industriel. Ce pôle dispose également de 5 000 m² de pépinière d’entreprises et ateliers relais et de 2 000 m² de locaux de services communs. 19 entreprises sont installées sur le pôle et 59 gravitent autour (soit plus de 900 emplois directs). Coût total* : 6 004 814 € - Europe : 1 798 898 €

L’EUROPE RÉPOND AUX SITUATIONS D’URGENCE TOTAL : 5,3 M€ - 306 dossiers Un groupement d’agriculteurs se protège contre les inondations : l’ASA du Domaine de l’île Saint-Georges à Vénéjan

Entreprise Cezanne Préfecture du Gard Claudine Arnaud

Opérations d’envergure (aide européenne > 1 M €)

Zones éligibles aux aides européennes

Opérations remarquables

Port Camargue - Grau du Roi Requalification du port de plaisance Europe : 1 066 142 €

QUELQUES OPÉRATIONS EMBLÉMATIQUES DANS LE GARD

TOTAL : 102 M€

1750 dossiers

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Société Coudène - St Christol les Alès Relocalisation et extension suite aux inondations Europe : 1 119 575 € + 1 531 065 €

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Le Cratère - théâtre d’Alès Diffusion théâtrale en milieu rural Europe : 1 138 305 €

Installée sur le parc scientifique Georges Besse à Nîmes, Cezanne conçoit des systèmes d’analyse médicale basés sur des techniques immunologiques, dont le principe de mesure repose sur la technologie TRACE (fluorescence). Ses produits ont permis des avancées significatives en particulier pour le dépistage précoce de la trisomie 21 et des septicémies. Particulièrement innovante, elle consacre plus de 16% de ses ressources à la recherche. Associée à de nombreux laboratoires, elle est active dans le pôle de compétitivité ORPHEME. Elle a lancé un nouvel automate miniaturisé et compte adapter la technologie TRACE pour des usages en mode ambulatoire. La société est passée en 6 ans de 23 à 84 salariés, malgré l’inondation qui l’a gravement touchée en 2002. C’est à cette occasion que l’Europe est intervenue, pour l’aider à se relocaliser et à redémarrer rapidement son activité. Dans ses nouvelles installations de 2 800 m², l’entreprise a produit plus de 7 M de tests en 2006 et est désormais présente dans une quarantaine de pays.

Lors de la crue du Rhône de décembre 2003, les terres agricoles de l’ile Saint-Georges ont été inondées suite à la rupture de la digue. Le niveau de l’eau a atteint jusqu’à 4,5 m. Les cultures ont été dévastées. L’association syndicale autorisée (ASA) qui regroupe 21 propriétaires exploitants agricoles, cultivant sur 310 ha des arbres fruitiers, des produits maraîchers et de la vigne, a sollicité une aide européenne pour financer le curage des canaux et des fossés, ainsi que l’achat de cellules électriques destinées à la sécurité de la station d’assainissement. Sans ces fonds, la continuité de l’activité agricole aurait été compromise. Les 30 emplois permanents, les 200 emplois saisonniers, ainsi que l’activité de la coopérative f r u i t i è r e n’auraient pu être maintenus. Coût total* : 120 000 € - Europe : 60 000 €

Coût total* : 3,3 M€ - Europe : 410 037 € 4

*Coût retenu pour le calcul de l’aide européenne.

Comment l’Europe intervient-elle dans un village des Cévennes ? Le village des PLANTIERS a connu le mouvement d’exode rural, au milieu du XIXème siècle, puis à nouveau à partir des années 1970, et est ainsi passé de 1400 à 230 habitants. L’enjeu consiste maintenant à renverser la tendance, et pour cela attirer des habitants nouveaux, réintroduire de l’activité et valoriser notre remarquable patrimoine. Pour cela, il faut investir, et l’Europe apporte souvent la contribution qui va permettre de boucler le budget d’une opération qui nous tient à cœur. Cela signifie-t-il que tous vos projets n’auraient pas vu le jour sans une intervention des fonds européens ? C’est indéniable. La commune n’aurait pas pu réaliser en quelques années le raccordement à l’eau potable et à l’assainissement de hameaux excentrés, la rénovation d’une vaste maison de maître pour en faire un centre de 12 gîtes, l’implantation d’une station d’épuration intégrée à l’environnement, la revitalisation de commerces, et la maison de l’eau de la vallée Borgne. Sans l’Europe, il aurait fallu faire des choix, renoncer à des projets ; or, chaque opération est un maillon de la dynamique de revitalisation qui a été engagée. Parlez-nous de la maison de l’eau de la vallée Borgne : Un ancien moulin hydraulique, au cœur du village, s’est trouvé en vente. Le conseil municipal ne pouvait se résoudre à ce qu’il soit transformé en résidence secondaire, et probablement dénaturé. Un dialogue avec le parc national des Cévennes a débouché sur un superbe projet : une maison de l’eau, composante de l’éco-musée de la Cévenne, qui offre aux visiteurs un parcours de sensibilisation aux thématiques de l’eau. Les éléments de patrimoine présents à l’intérieur (meules, outils), mais aussi sur les terrains extérieurs (béal) et la scénographie ludique et pédagogique permettent de comprendre l’importance, la puissance et la fragilité de l’eau dans la région. Mais il fallait trouver les financements : nous avons mobilisé nos partenaires (Etat, région, département, communauté de communes, parc national des Cévennes). Parmi eux, l’Europe a apporté 77 000 € pour les aménagements, sur un montant de 148 000 €, puis 60 000 € pour l’accessibilité et la scénographie, sur 239 000 €.

Mairie des Plantiers Photo Vincent Decorde

Pôle mécanique d’Alès

La reconversion d’un bassin minier de 90 ha en plateforme technologique liée aux sports mécaniques : le pôle mécanique d’Alès

Francis MAURIN, maire des Plantiers : «l’obtention des aides européennes est toujours une aventure... mais elle vaut la peine d’être tentée»

Mairie des Plantiers Photo Vincent Decorde

Ville de Nîmes Aménagement du parvis des arènes (AEF) Europe : 1 200 000 €

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Ville de Nîmes Plateforme intermodale de la gare Europe : 4 285 863 €

SENIM - Nîmes Extension du parc d’activités technologiques G. Besse Europe : 1 577 350 €

Commune de Comps Reconstruction de la digue suite aux inondations de 2002 Europe : 2 120 000 €

Sté SIKA France - Aramon Relocalisation suite aux inondations Europe : 1 033 088 €

Sté Owens Corning - Laudun Réhabilitation suite aux inondations Europe : 2 000 000 € Page 4

CEA Marcoule - Bagnols/Cèze Centre de culture et de tourisme scientifique Europe : 1 876 000 €

Etat 2x2 voies entre Nîmes et Alès - RN 106 Europe : 16 075 904 €

L’EUROPE ACCOMPAGNE LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

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Communauté d’agglomération d’Alès Réalisation d’un centre nautique Europe : 2 064 755 €

TOTAL : 49,8 M€ 917 dossiers

Une entreprise en pointe dans le secteur du diagnostic médical : Cezanne à Nîmes

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TÉMOIGNAGES

Est-il facile d’obtenir une subvention de l’Europe ? Vous savez, toute recherche de subvention est un parcours du combattant. Une petite collectivité a besoin de plusieurs co-financeurs, qui ont chacun leurs priorités et leurs règles d’attribution. Il faut donc les solliciter l’un après l’autre, et suivre les dossiers tout au long de la procédure. Mais ce n’est pas plus difficile de faire appel aux crédits européens qu’aux autres, car dans tous les cas, l’instruction se fait au niveau local. Il y a toujours moyen de dialoguer et de répondre rapidement aux questions des services instructeurs. En fin d’opération, je présente toujours aux financeurs le résultat tangible des efforts qui ont été consentis en partenariat et je coopère activement aux procédures de contrôle mises en œuvre pour s’assurer de la bonne utilisation de l’argent public. Pour le maire d’un village de 300 âmes, l’obtention d’aides, européennes ou locales, est toujours une aventure, et il faut être un peu fou pour s’y lancer… Mais c’est une aventure qui vaut la peine d’être tentée. Venez aux Plantiers ; vous constaterez par vous-mêmes que les investissements réalisés ont amené des visiteurs, des emplois, et des habitants. La population est repartie à la hausse, et le village accueille en été plus d’un millier de personnes. 9


Les fonds européens dans le Gard de 2000 à 2006

Le mot du préfet du Gard

Répartition des aides en Languedoc-Roussillon et dans le Gard par types de fonds européens

P

lus de cinquante ans après sa création, l’Europe reste trop souvent pour nos concitoyens lointaine et déshumanisée. Or, l’Europe est une réalité vivante, proche de nous. Nous la vivons de plus en plus au quotidien et sur nos territoires, de nombreux projets voient le jour grâce à l’impulsion et à l’aide données par l’Union Européenne. Ce document veut porter témoignage de l’engagement de l’Europe dans le développement de nos territoires. Au travers de quelques exemples, la solidarité européenne se manifeste concrètement et donne l’image d’une Europe ouverte sur l’avenir, soucieuse des équilibres et des réalités sociales. Dominique Bellion

Source PRESAGE - Chiffres arrêtés au 27/03/07

Total FEDER 254 841 726 E

Total FSE 3 167 524 E

Total FEOGA 5 084 833 E Total FEDER 93 500 855 E

Gard 32%

Total FEOGA 35 526 990 E

Languedoc - Roussillon

Total FSE 24 369 197 E

Juin 2007

Languedoc-Roussillon

Les fonds européens dans le Gard

Gard

Evolution des aides européennes depuis 2000 dans le Gard

Répartition par cantons des subventions européennes attribuées dans le Gard

L’union européenne conduit depuis 3 décennies une politique de soutien économique des régions les moins favorisées, dans un objectif de réduction des écarts de richesse. Elle a développé pour cela les fonds structurels pour financer, avec les Etats, les collectivités territoriales et des partenaires privés, des projets locaux, dans le cadre de programmes pluriannuels.

100

Total FSE 3 167 524 E

Total FEOGA 5 084 833 E Total FEDER 93 500 855 E

80

Fonds européens Cumuls montants 60 FSE Cumul montants

40

FEOGA Cumul montants 20 FEDER Cumul montants 0

2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Source PRESAGE - Chiffres arrêtés au 27/03/07

FEDER : Fonds Européen de Développement Régional FEOGA : Fonds Européen d’Orientation et de Garantie Agricole FSE : Fonds Social Européen

e

100 000 - 500 000 500 000 - 1 000 000 1 000 000 - 6 000 000 + de 6 000 000

L’Europe s’engage en Languedoc-Roussillon pour 2007-2013 Pour la période 2007 / 2013, le Gard bénéficiera, au même titre que les autres départements de la région, de fonds européens destinés à l’objectif «compétitivité régionale et emploi» : ces fonds (FEDER et FSE) seront mobilisés pour renforcer l’attractivité et la compétitivité des territoires. - Le Languedoc-Roussillon bénéficiera de 270,4 M€ de FEDER pour trois axes majeurs : • innovation et synergies entre recherche et production • environnement et prévention des risques • désenclavement (technologies de l’information, intermodalité des transports) et équilibre des territoires. - Dans ce même objectif, l’Europe encouragera l’emploi et la formation dans la région grâce au FSE, à hauteur de 160,4 M €. - Enfin, le développement rural sera mis en œuvre à travers un volet national et un volet régional. Le LanguedocRoussillon disposera de 104,7 M€ de fonds FEADER (fonds européen agricole pour le développement rural). Aujourd’hui, le Gard dispose de nombreux atouts : expérience en matière de prévention des risques naturels et technologiques, savoir-faire dans les domaines des biotechnologies et de l’agro-alimentaire, dynamisme des pôles de compétitivité, attractivité géographique, vitalité démographique, carrefour de voies de liaison, patrimoine culturel et touristique, productions agricoles spécifiques, etc … Il saura les valoriser pour tirer le meilleur parti des orientations prioritaires du programme à venir.

www.gard.pref.gouv.fr - www.languedoc-roussillon.pref.gouv.fr - www.europedirectplr.fr

Juin 2007

Réalisation : Préfecture du Gard - DAI/MIDEPE et BCI - Directeur de publication : François Demonet - Conception Couleurs du Sud 04 67 99 37 48 • Imprimé sur papier écologique Label PEFC

Millions % 120

L’Europe s’engage dans le Gard 2000-2006

Le programme 2000/2006 a permis au Languedoc-Roussillon et notamment au Gard, d’intervenir en priorité en faveur des zones en difficultés économiques, des zones rurales en développement, des quartiers urbains et des territoires affectés par des crises économiques (industrielles ou agricoles) et des catastrophes naturelles (inondations, sécheresse, …). 316 millions d’euros ont été déployés pour notre région durant cette période, constituant un véritable effet levier pour l’économie locale. Grâce aux 102 millions d’euros injectés dans son économie, le Gard a su tirer pleinement profit de la solidarité européenne. L’Europe a su favoriser l’émergence de secteurs d’activités diversifiés, qui ont généré des centaines d’emplois (tels que le pôle mécanique d’Alès ou les entreprises de biotechnologies à Nîmes). Grâce à une collaboration forte avec les institutions locales, l’Europe a contribué à l’éclosion de services de proximité concourant à une meilleure qualité de vie sociale (crèches, revitalisation des quartiers sensibles, points multi-services ruraux). Elle a permis d’accompagner une économie agricole en mutation (mutualisation des moyens de production, développement de filières adaptées aux spécificités locales, protection des milieux naturels). Enfin, l’union européenne a su être présente pour aider le département face à des situations d’urgence. Elle a contribué à la reconstruction du Gard après les inondations, dans le souci de favoriser une politique volontariste de prévention et de développement durable. Outre l’impact financier, l’intervention de l’Europe continue de susciter auprès des porteurs de projet et des institutions une nouvelle dynamique de travail et une synergie au bénéfice des territoires gardois.

SOMMAIRE Page : 2 Présentation - Mot du Préfet 3 Carte des opérations emblématiques dans le Gard 4 L’Europe accompagne le développement économique L’Europe répond aux situations d’urgence 5 L’Europe contribue aux efforts de cohésion sociale 6 L’Europe concourt à la valorisation du territoire 7 L’Europe participe au désenclavement et au développement des zones rurales 8-9 Deux acteurs du développement local témoignent 10 Les fonds européens dans le Gard de 2000 à 2006 L’Europe s’engage en LanguedocRoussillon pour 2007-2013

financements européens gard 2000-2006  

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