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omme, 36 ans, Niçois, marié, père de deux petites filles, chimiste de formation et informaticien de profession.

Comment avez-vous découvert le jeu de rôle ?

Tout commence avec Warhammer, cadeau inattendu de mes parents pour l’anniversaire de mes treize ans, qui me lance dans la grande épopée du jeu de rôle. Il y a eu ensuite, plus ou moins dans l’ordre, Star Wars, le Jeu de rôle des Terres du Milieu (JRTM pour les intimes), Vampire, Agone et Nephilim. Ces jeux, parmi tous ceux que j’ai pu tester, ont réellement marqué ma vie de rôliste.

Comment pratiquez-vous le jeu de rôle ? Je joue entre amis, une soirée par semaine, la moitié du temps comme meneur de jeu et l’autre moitié comme joueur. Nous jouons soit chez un ami, soit chez moi. Nous avons tous plus de trente ans. L’ambiance autour de la table est plus à la détente qu’à l’immersion. Lorsque je masterise, les scénarios tiennent sur une demi-page A4, pour laisser un maximum de liberté aux joueurs. Hormis le club jeu de rôle que j’avais monté dans mon lycée, je n’ai jamais fait partie d’un club et je ne suis jamais allé à une convention. Avec Mana Earth, je sors de ma grotte, en quelque sorte. Ce que j’aime dans le jeu de rôle, c’est d’abord la convivialité et l’imaginaire, et ensuite l’évolution du personnage.

Qu’est-ce que le jeu de rôle a changé dans notre vie personnelle/professionnelle ? Le jeu de rôle m’a permis de rencontrer une bonne partie de mes amis. Mes loisirs sont bien perçus par mon entourage (quand c’est ton père qui t’offre ton premier livre, ça part bien…). Dans l’informatique, le jeu de rôle est plus connu que dans d’autres domaines, en parler ne m’a jamais causé de problème.

Chroniques d’Altaride – Janvier 2015

Je ne joue pas en couple car ma femme n’est pas du tout attirée par les jeux de rôle. Je ne me rappelle plus si elle a essayé une fois. Lorsque nos parties se déroulent à la maison, elle nous écoute un peu en bouquinant dans le canapé, avant de se tirer au calme dans la chambre. Elle n’a jamais ressenti le besoin de se joindre à nous. Ce n’est pas pour autant qu’elle voit d’un mauvais œil empli d’incompréhension ma pratique du jeu de rôle ou le temps que j’ai pu passer à concevoir Mana Earth.

Êtes-vous plutôt joueur, meneur ou auteur ? Je suis plutôt meneur à 75%, joueur à 25%, et auteur à 100% (si si, refaites le calcul, vous allez voir c’est possible). Qu’est-ce que je préfère entre jouer, mener ou écrire ? Question difficile à laquelle j’aurais bien du mal à répondre. J’aime bien jouer, lorsque la manière dont le meneur dirige la partie n’est pas trop éloignée de la même. Je peux être assez exigeant voire peut-être désagréable lorsque je juge certaines décisions ou événements illogiques ou trop directifs. J’apprécie particulièrement le rôle de meneur – par lequel j’ai découvert le jeu de rôle – surtout lorsque les joueurs ont du répondant et de l’imagination. Mes scénarios, souvent très schématiques, laissent une grande part de liberté, élément qui au fil du temps a pris une place considérable dans ma pratique du jeu de rôle. J’ai fait dix ans de jeu de rôle par mails - en tant que joueur et meneur - et cela a profondément changé ma conception du jeu. D’une certaine manière, peut-être inconsciemment, j’ai essayé de retrouver cet état d’esprit de liberté et d’interprétation, dans Mana Earth. L’écriture ? Elle pourrait être détachée du jeu de rôle, je pense. J’aime écrire, depuis toujours. C’est ainsi. Il y a de grandes chances que mon prochain grand projet ne soit pas un jeu de rôle... peut-être un roman.

Portrait de rôliste

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Chroniques d'Altaride n°032 janvier 2014 la mémoire  

Bonne année ! On démarre 2015 avec un numéro des Chroniques d’Altaride consacré au thème de la mémoire. Rappelez-vous, le jeu de rôle, c’est...

Chroniques d'Altaride n°032 janvier 2014 la mémoire  

Bonne année ! On démarre 2015 avec un numéro des Chroniques d’Altaride consacré au thème de la mémoire. Rappelez-vous, le jeu de rôle, c’est...

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