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Benjamin DELAUNAY

Portfolio Architecture


Première et dernière de couverture : L’œuvre escalier du Musée gallo-romain de Lyon. Photographie personnelle, octobre 2016.


SOMMAIRE :

Curriculum Vitae

4

Projets d’architecture

8

Compléments

50

Écrire une pensée

54


BENJAMIN DELAUNAY

ÉTUDIANT ARCHITECTE

(P.F.E validé)

30 rue Verte, Appt 89, 59650 Villeneuve d’Ascq Né le 23 juin 1993 06.62.58.18.78 benjidel.bd@gmail.com Permis B, véhicule personnel https://www.linkedin.com/in/benjamin-delaunay-905521152/

COMPÉTENCES LOGICIELS Autocad Pack Office Revit Sketchup Suite Adobe

LANGUES

ŃŃŃŃŃŃŃŃŃ ŃŃŃŃŃŃŃŃŃ ŃŃŃŃŃ ŃŃŃŃŃŃŃ ŃŃŃŃŃŃŃŃ

Français Anglais Espagnol Latin

Langue d’origine Niveau B1 Niveau A1

Créer, présenter et suivre un projet, mettre en place une cohérence, travailler en groupe. Étudier un site, son environnement et un contexte. Faire des recherches et avoir un regard analytique sur des corpus (bâtiments, villes…) et des références. Maîtrise de différentes techniques de dessin : crayon, fusain, aquarelle, pastels… et bases en photographie. Culture du chantier et du domaine de la construction. Aptitudes aux travaux manuels : maçonnerie, carrelage, peinture, entretiens et utilisation d’outillages divers.

CENTRES D’INTÉRÊT Cuisine Dessin, peinture et photographie, arts, expositions, cinéma et littérature Patrimoine et Tradition Recherche et Innovation Voyages (Allemagne, Angleterre, Belgique, Espagne, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Suisse)

PRIX Lauréat du Prix CILAC Jeune Chercheur - décembre 2016

PUBLICATIONS Delaunay (B.), « Le Skydôme, la lumière naturelle au service de l’architecture », in Cilac, Patrimoine Industriel, n°70, juin 2017, p. 60-61. Verfaillie (B.), « Le BIM (et la coopération) à l’épreuve du réel », in La Chronique du BTP, n°5249, juillet 2017, p. 6-7. Gac (J.), « De l’école au chantier », in Compagnon du Devoir, n°267, octobre 2017, p. 5-6.

4


FORMATION 2015-2018

Master d’Architecture École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille

2017

Mention Recherche Mention Très Bien École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille

2015-2016

Mémoire d’initiation à la recherche Mention Très Bien École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille

2011-2015

Licence d’Architecture École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille

2011

Diplôme du Baccalauréat Scientifique spécialité Mathématiques Mention Très Bien Lycée Raymond Queneau d’Yvetot

EXPÉRIENCES PROFESSIONNELLES 2017-2018

Chargé de recherche au Laboratoire Conception-Territoire-Histoire-matérialité (LACTH) École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille

2015-2017

Moniteur informatique École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille

2017

Initiation au BIM avec chantier, en collaboration avec les Compagnons du Devoir École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille

2016

Scénographie du Salon International des Métiers d’Art Stade Bollaert de Lens

2016

Concours de crèche et Opérations préalables à la réception d’un chantier de logements étudiants Agence CABAN de Roubaix (2 mois)

2012-2016

Facteur, été 2012, juin 2014 à janvier 2015 et août 2016 Secteur d’Yvetot

2013

Stage en agence d’architecture Cabinet DEHAYS de Bolbec (1 mois)

2012

Stage en entreprise de maçonnerie Entreprise Monnaie de Bolleville (1 mois)

2010

Soutien scolaire à des étudiants de Terminale L en mathématiques

2009

Travail d’été chez un particulier - peinture, entretien

EXPÉRIENCES COMPLÉMENTAIRES & BÉNÉVOLAT 2017

Participation au Concours Prix des Espoirs de l’architecture BNP Paribas

2015-2017

Bénévole - Secrétaire puis Trésorier de l’association étudiante Archipel École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille

2012-2013

Bénévole - Association étudiante Archistock École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille

2009-2010

Bénévole - Participation à l’élaboration du journal communal Mairie de Foucart

2004-2010

Cours de dessin

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PROJETS D’ARCHITECTURE : La maison Truman

8

Maison individuelle avec équipement, Gand Licence 3, ENSAPL, 2015

Coucy Régénération

14

CIAP, ateliers, musée dans une cité médiévale, Coucy-le-Château Master 1, ENSAPL, 2015

Cité artisanale St Gérard

22

Programme mixte dans une église désacralisée, Wattrelos Master 1, ENSAPL, 2016

Le BIM à l’épreuve du réel

30

Conception numérique collaborative et chantier, Lille Master 2, ENSAPL, 2017

Révéler le Musée Jeanne d’Aboville

38

Réhabilitation/extension d’un musée, La Fère PFE, ENSAPL, 2017

7


La maison Truman Voir, donner à voir, être vu

8


Ce semestre propose de lier un équipement à un logement par l’activité professionnelle ou la situation particulière de l’habitant. Sur plusieurs sites étroits aux contextes très différents de la ville de Gand, il nous est demandé, à partir d’une réflexion conceptuelle très onirique, de choisir l’emplacement du futur projet et de concevoir cet édifice. L’homme qui doit vivre ici est Truman, le personnage principal du film Truman Show, avec sa femme et leur enfant. Il est alors question de proposer un édifice dans lequel rien n’est secret et où chacun peut voir les autres, aussi bien dans la relation dehors/dedans que dedans/dehors. Critique cinématographique, Truman vit aux regards de tous, à la limite de l’exhibitionnisme. L’équipement est alors un lieu très ouvert, où la plupart des surfaces sont faites de miroirs. L’escalier, lieu fédérateur de l’habitation, est un élément central et mis en scène de façon à dévoiler tous les espaces en un simple coup d’oeil par l’intégration de miroir, de verre et par son dessin particulier. Pour aller au bout de cette idée du « tout est vu », l’ensemble de la structure est visible ainsi que les différents flux comme les gaines, les canalisations, etc. Des références appuient la conception particulière de ce bâtiment comme : le tableau du Caravage, Narcisse de 1957, l’escalier aux miroirs de l’appartement de Coco Chanel à Paris, ou encore la House K-Meulestede de De Vylder Vinck Taillieu en Belgique.

Semestre 6 - printemps 2015 - L3 - ENSAPL Enseignant : François Andrieux Travail individuel 9


Plan R+1

Plan RdC

10


Plan R+3

Plan R+2

11


Alignements et fragmentation du front à rue

Le premier niveau libère des vues et l’escalier régit l’ensemble de l’habitation 12


Rêver Bureau S’aérer

Apercevoir

«S’isoler»

7HUUDVVH Voir

&KDPEUHSDUHQWDOH

Ecrire

Penser

Regarder

«Fuir»

Observer

Partager

&KDPEUHGX¿OV Grandir

Passer

Lire

Voir Se montrer

Perturber

Partager

Séjour Distinguer

&XLVLQH Etre vu

Contempler

Se détendre

Créer

(WXGLHU

Exposer Distinguer

Equipement : bureau du critique Jardin

Travailler Critiquer

Accueillir

Synthèse fonctionnelle autour de l’escalier

La structure poteau-poutre laisse une grande liberté pour le remplissage 13


Coucy Régénération Mise en valeur d’une cité médiévale

14


La cité fortifiée de Coucy a marqué l’histoire des Hauts de France et des seigneurs de Coucy. Par la construction d’un somptueux château et d’un donjon monumental culminant à 54m de haut, Enguerrand III exprime sa puissance vis à vis du pouvoir royal dès le XIIIème siècle. Viollet-leDuc le renforça au XIXème siècle par une imposante ceinture métallique mais la ville est durement bombardée pendant la Première Guerre mondiale. Finalement, Coucy se reconstruit doucement dès les années 20 mais en perdant les caractéristiques de son tissu urbain. Il nous est demandé de concevoir un Centre de l’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP) accompagné de logements et d’équipements (atelier de couture, de sculpture, forge) pour les bénévoles et pour les démonstrations, ainsi que de disposer un musée lapidaire et un lieu de stockage pour les manifestations médiévales de la cité. Peu reconnue, les interventions ont pour but de dynamiser la commune, ce pour quoi elles sont installées dans l’ancienne ville et dans l’enceinte du château, de manière à proposer un parcours de découverte et à mettre en valeur les points d’intérêts existants. L’hospice, clinique pour personnes agées, comprend alors le CIAP, les logements et l’administration. Il fait face à une place qui est conservée et valorisée par l’ajout des équipements dédiés aux bénévoles. Le mur d’enceinte du château est quant à lui souligné par le musée, l’accueil et la salle pédagogique. Cela renforce le franchissement par une sur-épaisseur et requalifie la porte existante qui ne servait plus. Une bibliothèque reliée à la mairie s’ajoute au programme pour sensibiliser et renseigner, et la salle polyvalente peu utilisée comprend alors un auditorium.

Semestre 7 - automne 2015 - M1 - ENSAPL Domaine : Histoire, théories et projets Enseignant : Gilles Maury Travail individuel 15


16


Plan RdC des interventions

17


Cafétéria

Local poubelle

Laverie

Atelier pédagogique Atelier pédagogique

Réserve muséale

Locaux techniques

La cafétéria et des ateliers pédagogiques profitent du RdJ de l’hospice réhabilité

Volumes et interactions autour de la place de l’hospice

18


Salle multimédia Salle de travail

Archives

Bureau Bureau

Bureau

Tisanerie

Salle de réunion

Bureau AMVCC/GREC

Le R+1 de l’hospice réhabilité est dédié à l’administration et aux salles de travail

Façade arrière de l’hospice réhabilité

Relations entre l’atelier de sculpture, la forge et l’école.

19


Extension de l’atelier de couture permettant l’exposition des costumes médiévaux

Coupe du musée associé à la fortification

20


Façade du nouvel atelier de couture unifié

Insertion autour de la porte du Maître Odon

Élévation de la porte du Maître Odon 21


Cité artisanale St Gérard Conversion de l’église St Gérard de Wattrelos

22


Un grand nombre d’églises sont aujourd’hui vides. Une partie de celles-ci sont désacralisées et dans un état avancé de délabrement, ce qui pose la question du devenir de ce patrimoine spécifique. Silvany Hoarau a acquit l’église St Gérard de Wattrelos en 2017 après avoir acheté l’église St Louis de Tourcoing en 2011. Celui-ci a rénové et réhabilité cette dernière pour proposer un lieu d’exposition avec une cafétéria et des salles de réunion ainsi que quelques logements. Pour continuer à faire avancer les réflexions sur ce type d’édifice, le projet St Gérard est de concevoir une cité artisanale avec ateliers, bureaux et salle de co-working ainsi que d’implanter un estaminet et des logements pour les jeunes en formation. Après une phase de relevé, et avec l’apport théorique d’un livre compagnon, l’étude du contexte urbain et du programme a permis d’envisager la requalification du parvis et la réhabilitation de l’église. L’estaminet et les ateliers sont ainsi en lien avec la ville pour dynamiser le quartier. Les habitants retrouvent alors le lieu de rassemblement qu’ils avaient perdus par la fermeture de l’édifice. Le clocher, signe et symbole, est occupé par le bureau de Silvany, l’espace de repos et offre une salle panoramique. Le chœur reste un lieu chargé de sens puisqu’on y trouve le grand escalier qui emmène du faire au savoir. L’ensemble des activités implantées dans l’église sont en co-visibilité pour que les jeunes en formation soit toujours en lien avec le faire et/ou le savoir. Cela est possible par la création d’un vide intérieur qui occupe en partie l’espace de la nef, éclairé zénithalement par une grande verrière.

Semestre 8 - automne 2016 - M1 - ENSAPL Domaine : Histoire, théories et projets Enseignants : Olivier Brasse, Gilles Maury, Alexandre Morais Travail individuel 23


C C'

C

24


B B'

Ateliers A

Accueil

Outils partagés

A A'

Outilthèqu lth u ue e

B

Réaménagement du parvis en lien avec l’estaminet et les ateliers 25


Fin XVIIIème

1892

1907

1908-1912

2011

Février 2012

2016

Saint Gérard de Majella, patron des apprentis

Construction de l’église Saint Louis à Tourcoing par Louis Croïn

L’abbé Lémire souhaite remodeler le quartier du Touquet de Wattrelos

Construction de l’église Saint Gérard à Wattrelos par Emile Croïn, fils de Louis Croïn

Rachat par Silvany Hoarau de l’église Saint Louis

Fermeture de l’église Saint Gérard après plusieurs mois d’inoccupation

Procédures de rachat par Silvany Hoarau de l’église Saint Gérard

Ateliers Formation

Administration

Public

Imbriquer les différents programmes en soulignant l’édifice

Accroche du plancher aux colonnes

La verticalité est accentuée par l’ascenseur, la toiture est redéfinie 26


B'

A

A'

B

Au R+1, le presbytère accueille des chambres et l’ancienne chappelle des salles de travail

Le clocher est un lieu privilégié, tout comme le chœur où prend place l’escalier principal 27


28


Conception détaillée des façades sud et nord 29


Le BIM à l’épreuve du réel Du projet au chantier

30


Ce semestre a été l’occasion d’appréhender les nouveaux outils disponibles pour l’architecte (le BIM, la maquette numérique, l’impression 3D, etc.), mais aussi de se confronter aux différentes phases du projet, de l’esquisse à la réalisation in situ, et à la communication. En collaboration avec les compagnons du devoir, nous avons interrogé la réhabilitation des maisons de l’ère industrielle dites « 1930 ». Peu isolées et énergivores, la rénovation énergétique est un point clé de notre travail. Cela s’accompagne d’études culturelle et sociologique mais aussi de l’analyse des usages domestiques contemporains. Nous avons ainsi proposé une double peau intérieure qui permet de conserver la façade sur rue tout en améliorant l’isolation et les qualités d’habitat. Les fosses sceptiques étant inutilisées par l’arrivée du « tout-à-l’égout », il n’est plus nécessaire de conserver les pièces humides dans les extensions. Elles sont alors ramenées vers la rue, par le réaménagement du rez de chaussée et la suppression d’une chambre (possible car 80m² correspond plutôt à un T4). Cette transformation se fait en différentes phases jusqu’à une rénovation totale par l’ajout d’une sur-épaisseur extérieure côté jardin. Pour étudier l’ensemble de l’installation, notre équipe s’est séparé en quatre groupes mais en relation étroite les uns avec les autres : coordination, cloison, plancher, fluides et faux plafond. Un panorama global de matériaux, caractéristiques, techniques, savoir-faire, a alors été constitué pour concilier au mieux les problématiques du projet et obtenir une réponse cohérente et efficace. La préfabrication et la confrontation du numérique à la réalité du chantier nous a permis de questionner et modifier notre approche architecturale de la réhabilitation.

Semestre 9 - printemps 2016 - M2 - ENSAPL Domaine : Matérialité Enseignant : Adrien de Bellaigue Travail d’atelier (5 personnes) 31


Le relevé est essentiel à la compréhension et à la conception 32


Zone de transition

Partie haute ◆ Extraction VMC ◆ Ventouse chaudière Partie basse ◆ Lumière ◆ Vues filtrÊes

HA = 89 HL = 248 Jardin d'eau 5.05m²

LL

Forme Non Standard Baignoire

HSP 258

SL

BAS

Transat

Bain / Douche

SDB 5.01m²

HSP 258 TolÊrance ◆ Adaptation ◆ EtanchÊitÊ à l’air

WC 1.85m²

Faux-plafond ? Chauffe eau thermodynamique (Ă la place de la VMC) ?

HAUT

Porte crĂŠĂŠe

Porte crĂŠĂŠe Porte Ă reboucher

+ 2.90

CONCEPTION DE LA PAROI

Panneaux (opaques) â—† Etanches ou hydrofuges â—† IdĂŠalement perspirant â—† L 60 x 4 x 260 cm â—† Solides (autre que placo) â—†,GpDOHPHQWDVSHFWĂ€QLSDVGHSHLQWXUH â—† PlutĂ´t lĂŠger / vissable â—† Panneaux de type enduit ? Remplissage â—† Isolant : thermique / acoustique â—† Se tient â—† Inertie mais lĂŠger â—† Respirant â—† RĂŠgulation hygrothermique -> Brique Chaux/Chanvre ? H 25 x L 50 et ĂŠp. mini 4 cm.

LÊgende : Plein Transparent Cadre ◆Trame gÊnÊrale 60 cm (60 cm = mesure courante des panneaux dans le bâtiment) ◆ A remplir / A plaquer ◆ PrÊfabriquÊs en atelier ◆ En bois ? ◆ Assemblage ? ◆ TolÊrance Cadre de 60 cm

Opalescent

Traverse haute â—† Retrouver une horizontale â—† RĂŠgler / Ajuster la hauteur â—† Maintien haut des cadre â—† Fixation ?

VMC Faux-plafond â—† VMC â—† Passage rĂŠseaux â—† Eclairage â—† DĂŠmontable â—† Panneaux vissĂŠs ? â—† Type panneau ? â—† Structure ?

Passage 294

271

230

Assemblage mural ◆ RÊpartition des charges sur la maçonnerie ◆ Jeu / TolÊrance Forme Non Standard Baignoire 23

TolĂŠrance

Plancher surÊlevÊ ◆ RÊseaux - Alimentation - Eau / ElectricitÊ - Evacuation ◆ DÊmontable ◆ Nature ? ◆ Structure ? ◆ RÊsistant à l’eau

Poutre basse â—† En un morceau â—† 8 x 23 (7.5 x 22.5) cm bois â—† Supporte la nouvelle paroi â—† Supporte le plancher surĂŠlevĂŠ

Les prÊmices du projet, l’esquisse des rÊflexions 33




  

 





































  

Construire une paroi : éléments constitutifs (Revit), porte et exemple de feuille de débit 34


HA = 89 HL = 248 Jardin d'eau 5.05m²

LL 20 A

LED

LED

20 A

SL

EU

EV

FUMISTERIE

AIR VICIE

SDB 5.01m²

EC

EF

AIR NEUF

EC

EF

WC 1.85m²

EC EU

EV

AIR NEUF

EF

FUMISTERIE

FUMISTERIE

AIR VICIE AIR VICIE

EC

EF

AIR NEUF

EC

EF

Réflexion sur les flux et leurs concrétisations 35




/HSURWRW\SHÀQDODpWppSURXYpSDUOHELDLVGHOD'PDLV

pJDOHPHQWYLDO·XVDJHGHO·LPSUHVVLRQ'

Les outils utilisés : prototype, maquette, dessin, numérique, imprimante 3D 36


Le chantier : la rĂŠalisation du projet 37


Révéler le musée Jeanne d’Aboville Réhabilitation/extension

338 8


Le musée Jeanne d’Aboville souffre aujourd’hui de diverses détériorations et d’une faible fréquentation malgré la qualité des œuvres exposées. Cela s’explique par son statut municipal et par la ville et son histoire. En effet, après le départ des militaires à la fin du XXème siècle, la Fère est entrée en léthargie, les commerces ont fermé et la population a été divisée par sept. La ville, exclusivement tournée vers une politique militaire, n’a aucune industrie, ce qui entraîna la chute de son économie. Il est donc intéressant de présenter une démarche qui s’appuie sur les contextes urbains et historiques pour faire reconnaître le musée. Celui-ci s’ouvre alors sur la ville et le cœur d’ilot, pour intéresser les visiteurs et les inviter à entrer, par le réaménagement urbain et les nouvelles percées. Des espaces intermédiaires : l’escalier, la galerie et le porche, mettent l’exposition à distance pour protéger les tableaux tout en permettant des interactions avec l’extérieur. Cela permet également de rendre perceptible le patrimoine de la Fère et de proposer des parcours de découverte. Conçu comme un hotel particulier, le parcours fonctionne comme une séquence, on passe de pièces en pièces. Ce principe scénographique est conservé et thématise l’exposition. La lumière et la couleur ainsi que les matériaux ont été travaillés pour dynamiser la visite ponctuée de moments de repos pour permettre aux visiteurs de se reconcentrer. Une salle de documentation et une bibliothèque sont ajoutées au programme pour appréhender la collection de plusieurs manières et lui conférer d’autres usages (lecture, atelier, recherche), et un programme annexe permet de redonner une place aux instances sociales de la ville et d’apporter des revenus au musée par la création de logements dans une maison délaissée.

Semestre 10 - automne 2017 - PFE - ENSAPL Domaine : Histoire, théories et projets Enseignants : Olivier Brasse, Amélie Fontaine, Gilles Maury (référent) Travail individuel 39


ROUTE

Révéler le musée 40


Les contextes urbains : maillage patrimonial, espaces vacants et frontières

La requalification du parvis et du cœur d’ilot orientent les visiteurs 41


Le musée est ouvert sur la ville par des « vitrines » pour attiser la curiosité mais conserve un caractère précieux 42


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L’escalier appelle et l’extension prolonge les lignes de l’existant depuis le parvis

L’extension crée une cour intérieure et offre une nouvelle façade 43


Toit zinc noir Chéneau Luminaire intégré

Poteau acier 10x15cm

Conduit de chauffage

Séquence d’entrée

Finesse et légèreté du volume d’accueil

L’existant est consolidé et ré 44


Développé d’une des salles du musée. L’ambiance est propice à la comtemplation des Natures mortes

hablité pour répondre à des usages plus contemporains. La façade arrière s’ouvre largement sur la cour et le square 45


46


La galerie : un entre-deux ouvert sur l’ilot présentant l’histoire de la ville 47


COMPLÉMENTS : Résidence Segel, Lautner, Malibu, 1976 - 1979

50

Appropriation et restitution au rotring d’une maison remarquable Licence 1, ENSAPL, 2012

La Chaise

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Design et fabrication d’une chaise Licence 3, ENSAPL, 2013

Structures gonflables

53

Workshop, Roubaix 2016

ÉCRIRE UNE PENSÉE : Le skydôme, la lumière naturelle au service de l’architecture

54

Mémoire d’initiation à la recherche, ENSAPL, 2015-2016

Aldo van Eyck, de la critique à la pratique phénoménologique ?

56

Article, ENSAPL, 2016

Révéler le Musée Jeanne d’Aboville

57

Rapport du projet de fin d’études, ENSAPL, 2017

49


RĂŠsidence Segel, Lautner, Malibu, 1976 - 1979 2012, L1, Dessin codĂŠ, rotring

50


51


La Chaise 2013, L3, atelier Design

Ce travail consiste à fabriquer une chaise avec des produits communs et peu onéreux, voir à recycler certains matériaux. Le design proposé doit répondre à une série d’interrogations concernant le prix, la sensation au toucher, l’ergonomie, l’esthétique et la fabrication. Cette chaise combine une fine plaque en acier inoxydable avec une structure en bois, faite à l’aide d’une planche et d’un tréteau. Le bois assure la stabilité alors que la plaque, par sa finesse, suit les formes du corps une fois la personne assise. 52


Structures gonflables 2018,Workshop, La Condition publique, Roubaix

Avec la participation de Graham Stevens, architecte spécialisé dans l’étude des environnements gonflables pour analyser les perceptions et les énergies. À l’aide de produits de la vie courante (sacs poubelles, bâche, couvertures de survie), nous avons réalisés plusieurs éléments comme des nuages dorés, une bulle flottante ou encore des tubes thermique, pour en étudier leurs propriétés.

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Écrire une pensée Diverses productions écrites Le skydôme, la lumière naturelle au service de l’architecture. Mémoire d’initiation à la recherche (172 pages), réalisé sous la direction de Catherine Blain et Éric Monin, pour le séminaire « Archéologie du projet », domaine Histoire. Année universitaire 2015-2016, ENSAP Lille. Lauréat du Prix Cilac Jeune Chercheur. Ce séminaire propose une approche spécifique de l’architecture par l’étude d’un produit de la croissance des Trente Glorieuses.

Extrait de l’introduction : « Les toitures-terrasses doivent être percées, alors ouvrons-les. L’espace doit être couvert et isolé, protégeons-le. La lumière doit baigner les intérieurs, proposons une couverture perméable au soleil. Cela est un bon moyen d’exprimer comment la coupole éclairante peut être qualifiée de manière simpliste. Le skydôme serait alors tout à la fois un " trou " dans la toiture, du même ordre que l’oculus, mais fermé, à l’image de la cour couverte ou de la verrière. Néanmoins, ses caractéristiques ne permettent pas de le ranger dans la même catégorie que le shed, le lanterneau en verre… Comment arrive-t-il à se positionner comme le produit à utiliser ? L’utilisation de la matière plastique, où le dôme est fait d’une seule pièce, étanche, et la préfabrication en série en font un produit à part. Les publicités de la marque Skydôme disent du produit qu’il permet " la lumière la plus belle du monde avec le matériel le meilleur du monde "1. Elles présentent également que l’utilisation du skydôme peut se faire quasiment partout, sur tous types de constructions, et qu’il est " le complément normal de l’architecture contemporaine : bâtiments industriels, administratifs, locaux professionnels, halls de ventes,… aménagement ou modernisation de couloirs, dégagements, escaliers sombres, combles… "2 Ainsi, le skydôme serait la meilleure solution, face aux sheds et aux lanterneaux en verre. Quelles propriétés font de lui un produit d’une grande efficacité, pour répondre aux problèmes particuliers d’éclairages ? Sa fabrication, son coût, son transport, sa légèreté et l’étanchéité améliorée qu’il permet sur les toits-terrasses, tout comme la large gamme de modèles standards que les marques développent, semblent être l’identité de sa réussite. » 1 Publicité Skydôme, in Le Moniteur des Travaux publics et du bâtiment, n°32, août 1962, p1., extraite de http://www.skydome.eu/ skydome/historique.php. (consulté le 03-01-2016) 2 Publicité Skydôme, in Techniques et Architecture, n°5, 1966, p.147.

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Organisation rationnelle de la toiture de l’usine Ducellier de Brassac. S.i., photographie, « Publicité Skydôme », in Techniques et Architecture, n°5, 1968, p.40.

Espace intérieur de l’usine Ducellier. S.i., photographie, « Publicité Skydôme », in Techniques et Architecture, n°5, 1968, p.40.

Vue aérienne de la station de métro République Beaux-arts à Lille. Capture personnelle, Google maps 3D, 24-05-2016.

Les lanterneaux comme surprises et repères. S.i., photographie, in Saint-Pierre Raphaëlle, Villas 60-70 en France, Editions Norma, Paris, 2013, p.98.

Application d’une des couches de résine pour une coupole « Ultralight ». /DIHXLOOHSODVWLTXHHVWGpSRVpHGDQVODSUHVVHSRXUOHVRXIÁDJH SIH, photographie, n.d., issue des archives de l’entreprise. Capture personnelle, Colas (groupe), Skydôme : la marque générique du lanterneau, 7 juillet 2015, extrait de https://www.youtube.com/ watch?v=UKTj0FsfXyE. (consulté le 09-05-2016)

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Aldo van Eyck, de la critique à la pratique phénoménologique ? Article (3 pages), pour le cours « Hypothèses phénoménologiques », de Vincent Ducatez. Automne 2016, ENSAP Lille.

Extrait : « Son intérêt pour le cadre de vie des usagers, la fin des diktats liés au pouvoir de la mécanisation et du maniérisme sur l’homme, lui permet de définir des projets voulant se réapproprier le réel, le quotidien vécu et vivant des habitants dans leur manière d’habiter le monde. Pour lui, cela passe tout d’abord par une compréhension du temps. En effet, l’état actuel de l’art détient un passé, un contexte, qui a fait que rien ne soit possible indépendamment de ce qui a existé. Cependant il ne faut pas se complaire dans la copie, ni, a contrario, mettre un point d’honneur à vouloir faire évoluer l’état présent : " Il est évident que cette immense expérience [le monde comme habitat de l’homme] de l’environnement ne pourra être recueillie dans le présent que si nous faisions précipiter tout le passé : l’ensemble de l’effort humain. Ce n’est pas là faire preuve d’une étroite indulgence ni vouloir faire marche arrière : il s’agit simplement d’être conscient de tout ce qui existe dans le présent - […] soit la projection du passé vers le futur via le présent qui se crée. […] Ceci est, à mon avis, le seul antidote au modernisme et l’utopisme sentimentaux ; de même qu’à un rationalisme, un fonctionnalisme et un régionalisme trop courts. […] Il m’est arrivé d’entendre qu’un architecte ne saurait être prisonnier de la tradition dans une époque de changement. Il me semble qu’un architecte ne doit être prisonnier de rien. Et qu’en aucun cas il ne doit être prisonnier de l’idée de changement. "1 [...] Ainsi, par son positionnement vis-à-vis de l’architecture, Aldo van Eyck reprend les principes d’une méthode phénoménologique, qui vise à sortir du visible pour appréhender ce qui nous entoure sans jugement de valeur. Ce qui reste, l’essence, serait alors l’élément de base constitutif de la véritable mise en œuvre de la construction de l’architecte. »

1

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Van Eyck Aldo, «L’intérieur du temps», in Recueil de textes, Le sens de la ville, Eds du Seuil, Paris, 1972, pp.91-93.


Révéler le Musée Jeanne d’Aboville Rapport du projet de fin d’études (69 pages), domaine Histoire, théories et projets, encadré par Olivier Brasse, Amélie Fontaine et Gilles Maury (référent). Automne 2017, ENSAP Lille.

Extrait de la seconde partie : « En montant l’escalier, le lieu tend à être plus accueillant par l’élargissement des espaces. La salle d’exposition temporaire sur la gauche offre une lumière naturelle et l’écorché d’un tableau, motive l’imagination. Comme l’a dit Pingusson, en explicitant le " donné à voir " et " l’espace supputé " comme correcteur : " [L’espace supputé] suscite en nous un besoin de découvrir ce qui est encore caché, un intérêt, une curiosité vers un espace annoncé, conçu dans un rapport voulu, et cohérent avec l’espace regardé […], en extrapolant du connu à l’inconnu. "1 À droite, le bureau de l’administration du musée et la verrière sont en mauvais état, la structure du sol détériorée ne permet plus l’accès à ce qui était l’espace pédagogique il y a peu et oblige le personnel à se tasser dans un recoin du bureau déjà restreint. Cela est dommage, la salle verrière offrant une clarté sans précédent dans le bâtiment, une ouverture sur le paysage de l’ilot mais également un point de fuite ; le regard s’élève, tout en embrassant le jardin et les construction. Cette pièce apaise. [...] Un cocon meurtri, un bâtiment prostré, voici ce qui est malheureusement donné à la première visite. Il est difficile d’imaginer que se trouve en ces lieux une très belle collection de peintures hollandaise et flamande, exceptionnelles pour certaines, simplement superbes pour les autres. Cet atout, et le personnel bienveillant, ne font qu’un plus grand contraste avec le musée, qui mérite d’être rénové et de trouver un rayonnement culturel intéressant. Par une rénovation, il pourrait révéler sa splendeur et jouer réellement son rôle de coffre précieux, protégeant les œuvres et les mettant en valeur. Le musée devra également " s’ouvrir " pour suivre la démarche précisée ci-dessus. Il est important qu’un échange se crée, qu’il attire pour ses œuvres tout en phagocytant l’histoire de la ville. Il pourrait ainsi gagner en dynamisme et en lisibilité par ce rayonnement, sachant qu’il profite d’un positionnement avantageux dans la ville. » Pingusson Georges-Henri, L’espace et l’architecture, d’après ses cours de gestion de l’espace de 1973-1974, Editions du Linteau, Paris, 2010, p. 84.

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Benjamin DELAUNAY benjidel.bd@gmail.com 06.62.58.18.78

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