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Septembre-Octobre-Novembre 2014

Moi INTERVIEW

Sport et diabète : rien n’est impossible Pharmacie principale : Quand as-tu dÊcouvert que tu souffrais d’un diabète de type 1 ?

D’un point de vue mÊdical, comment te prÊpares-tu pour une compÊtition ?

Quand j’ai participÊ à ma première course longue distance (70 km), je ne symptômes typiques de la maladie : je savais pas ce que je devais prendre avec maigrissais, je n’avais pas d’appÊtit, moi. C’est à ce moment-là que j’ai rÊalisÊ j’avais toujours soif‌ Quand le dia- que j’avais besoin d’aide, et j’ai rencongnostic est tombÊ, on m’a tout de suite trÊ mon mÊdecin actuel, qui est spÊciaadmise aux soins intensifs. Je ne com- liste en diabète et sport. A cette Êpoque, prenais pas bien ce que j’avais. Quand en Espagne, ils n’avaient pas non plus OÜLQŹUPLªUHPÜDGLWTXHMÜDOODLVGHYRLUPH beaucoup de connaissances sur le sujet, faire des piqÝres tous les jours, je me je suis devenue un peu leur cobaye. On DWHVWGLۍUHQWHVGRVHVGÜLQVXOLQHSRXU suis mise à pleurer. voir comment rÊagissait mon corps, etc. Et puis, en s’entraÎnant, on se mesure Cela a ÊtÊ dur pour toi de grandir soi-même. Même pendant les compÊtiavec le diabète ? tions, je prenais toujours avec moi un $XGEXWMHYR\DLVVRXŰULUPHVSDUHQWV papier et un stylo pour noter mon Êtat. SOXV TXH MH QH VRXŰUDLV PRLPPH /D SULRGH OD SOXV GLųFLOH D W OÜDGR- Que faut-il prendre en considÊration lescence. A cet âge-là, on ne veut pas pour combiner diabète et sport ? suivre les règles ou qu’on nous dise ce qu’il faut faire. Mais une semaine avant /DFOFÜHVWOÜDXWRVXųVDQFHWRWDOH4XH mes 18 ans, le mÊdecin m’a fait hospita- ce soit au niveau du matÊriel, de l’expÊliser parce que je ne contrôlais pas ma rience ou de la connaissance. Tu dois maladie. Il m’a dit :  Ca, c’est le diabète, avoir avec toi tout le matÊriel dont tu et ça, c’est ce qu’il peut t’arriver si tu ne peux avoir besoin. Et puis l’expÊrience fais pas attention. Ça, c’est ta vie . Je personnelle est Êgalement prÊcieuse, il suis sortie de l’hôpital la veille de mon faut se connaÎtre soi-même, et connaÎtre anniversaire, et tout avait changÊ. A VRQGLDEªWH(QŹQWXGRLVFURLUHHQWRL partir de là, le diabète a fait partie de ne pas douter. ma vie et tout est devenu plus simple. Bea : J’avais 10 ans. Je prÊsentais les

A 33 ans, Beatriz Garcia BerchÊ a une vie bien remplie. Ce qui ne l’empêche pas de faire aussi du sport dans son temps libre. Et pas n’importe lequel.  Bea  a participÊ à l’une des compÊtitions les plus exigeantes qui existe, The 4 Deserts Race Series. Quatre courses dans l’annÊe, 250 km et sept jours de compÊtition par course dans les endroits les plus reculÊs de la planète : le dÊsert d’Atacama (Chili), le dÊsert de Gobi (Chine) et le Sahara (Egypte). En novembre, elle embarquera pour l’ultime Êtape : l’Antarctique. Et Bea est aussi‌ diabÊtique. Joanna Szymanski

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Après cela, es-tu devenue protagoniste de ta propre maladie ?

Quand on souffre de diabète, est-il important d’avoir une activitÊ physique ?

Au contraire ! J’ai tellement intÊriorisÊ le diabète que je ne me disais plus :  Je suis diabÊtique . Je pensais :  Ça, c’est ma vie, et en plus je suis diabÊtique . J’ai eu la chance de pouvoir prendre mes dÊcisions sans penser au diabète.

Oui, c’est très important. L’activitÊ physique rÊduit les besoins du corps en insuline, lui permet d’être plus actif. De plus, les diabÊtiques doivent faire attention à leur cœur, et on prend soin de son cœur en faisant du sport. Même


Photo : Fabrice Crettenand

Ma santĂŠ

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Septembre-Octobre-Novembre 2014

Moi les enfants diabÊtiques doivent continuer à faire de l’exercice. Mais il est important que l’entraÎneur ou l’entraÎneuse connaissent l’existence de la maladie et que l’enfant ne ressente pas le besoin de se cacher. La maladie oblige-t-elle à faire beaucoup d’efforts ou de sacrifices dans la vie ?

Si tu contrôles bien ta maladie, qu’elle est suivie par un mÊdecin, il n’y a pas de problèmes. Le diabète t’oblige à mener une vie saine, rien d’autre. Elle te pousse à bien manger, à faire de l’exercice, à te contrôler. Le GLDEªWH D DXVVL GHV HŰHWV VHFRQGDLUHV ELHQ V½U 7X peux avoir des problèmes cardiaques, des problèmes de vue‌ c’est pour ça qu’il faut avoir une bonne hygiène de vie. Mais la vie est trop courte pour penser constamment à la maladie. Quel message voudrais-tu faire passer aux personnes diabÊtiques ?

Je donnerais le même conseil aux personnes diaEWLTXHV HW DX[ QRQGLDEWLTXHV  SURŹWHU GH OD YLH chaque jour. La vie n’est pas parfaite, mais elle est merveilleuse ! Tu as la chance de vivre, et si tu regardes autour de toi, tu verras que tout le monde n’a pas cette chance.

KITS DIABĂˆTE : QUE CONTIENNENT-ILS ? Seule dans le dĂŠsert, Bea a toujours avec elle deux kits diabète, avec tout le matĂŠriel mĂŠdical dont elle a besoin pour contrĂ´ler et gĂŠrer sa maladie. On y trouve : – Un glucomètre et ses piles de rechange. – Des bandelettes pour analyser le sang. – Un autopiqueur et ses aiguilles (permet de crĂŠer la goutte de sang Ă mettre ensuite sur une des bandelettes que l’on insère dans le glucomètre pour connaĂŽtre le taux de glucose dans le sang). – Deux stylos injecteurs avec leurs aiguilles. Un des stylos contient de l’insuline basale, dont le corps a besoin pour vivre. L’autre contient l’insuline rapide, qui permet d’Êviter les pics de glucose. – Du glucagon (une injection Ă  faire soi-mĂŞme en cas de forte baisse du glucose ou Ă  faire par quelqu’un d’autre en cas d’Êvanouissement).

AnxiÊtÊ, tension nerveuse ? SEDATIF PCŽ en cas d’Êtats anxieux

et de tension nerveuse : avant un examen, un entretien d’embauche ou lors d’une surcharge de travail‌

Disponible en comprimĂŠs.

Ceci est un mÊdicament. Demandez conseil à votre spÊcialiste et lisez la notice d’emballage.

8 BOIRON SA

Plan-les-Ouates

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