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Bulletin d’information du bcpf

BAD’NEWS Octobre 2019 - N°31

Chers licenciés, partenaires et amis du BCPF, C’est reparti pour une nouvelle saison de badminton pleine d’enthousiasme, de suspense et de joie, espérons-le. La politique du club ne change pas avec toujours ce même objectif de former un maximum de joueurs de bon niveau en accompagnant le mieux possible chaque licencié dans son projet sportif. Un fait marquant de ce début de saison est le retrait volontaire de Michael Erabit de certaines missions au club. Il s’occupera désormais uniquement des meilleurs jeunes, de la section scolaire et de l’équipe Nationale 2.

Pour continuer à se développer et à former de nouvelles générations de badistes, le BCPF vient de recruter Joris Messé, un ancien de la Maison malgré son jeune âge. Il y aura encore des matchs de haut niveau à Fougères puisque l’équipe N2 repart pour une nouvelle saison. Pour faire découvrir cette pratique de haut niveau à un maximum de personnes, les soirées N2 à Justy Specker seront gratuites. N’hésitez pas à venir voir au moins une fois dans l’année. Pour vous, joueurs, le BCPF fera de son mieux afin que vous puissiez pratiquer le badminton à votre niveau lors des entraînements, animations ou rencontres inter-associatives. Tous cela avec envie, plaisir et convivialité.

Sommaire • Résultats jeunes • Ronan le mytho • Y a pas que le bad dans la vie • TDP jeunes - Finale • Joris is back

Bonne saison à tous ! Jean-Mickael, président du BCPF

• Perdu de vue • Prepa Physique 2019 • Le match du trimestre • Et beaucoup beaucoup d’autres infos essentielles ...


Tournoi national de Château-Gontier by Erwann

Pour le dernier tournoi de la saison, nos jeunes badistes du BCPF se sont déplacés à Château-Gontier Inscrit en benjamin A (élite), Lenny commencera le tournoi avec un match relativement facile face à Benjamin Moussay (D7) puis il retrouve une vieille connaissance du FIB, Roman Guibal Fromont (D7). Cette fois il ne tombera pas dans le piège d’un long et usant match comme lors de la dernière confrontation. Lenny l’emporte en 2 sets : 21/16 21/13. Lors de son dernier match de poule, il affronte Léandre Lemonnier (R6) de la Sarthe. Malgré un match magnifique, il cèdera en 3 sets (21/15 19/21 16/21). Place à la demi-finale où il rencontre pour la première fois Oscar Hannoun (R6) qu’il n’arrivera jamais à mettre en difficulté. Il s’incline en 2 sets : 21/13 21/19. En minime B le BCPF était représenté par Enzo et Alexim. Enzo remportera son premier match en 3 sets et s’inclinera en 2 sets sur le second. Pour Alexim, les poules se passent bien et il remporte ses 2 matchs en 2 sets. Nous aurons donc droit à une demi-finale 100% BCPF. C’est Alexim qui prendra la direction de la finale où il chutera malheureusement face à un joueur (D8) en 3 sets. Très belle prestation. Notre benjamine Léa Martin était engagée dans le tableau minime A très relevé. Elle commence par la tête de série 1 et vainqueur du tournoi, Flora Mias (R6). Elle ne trouvera pas de solution. Pour son second et dernier match, suite à un forfait, Léa se relance bien et nous montrera tout son talent pour rivaliser avec Louna Lechat(R6) où elle s’inclinera (21/1821/14). Ce tournoi était l’occasion de mettre la barre très haut à nos jeunes afin de préparer la saison prochaine et de leur donner un maximum de confrontation. Ils nous ont tous montré leur détermination et leur volonté sur le terrain. Bravo à tous.

Finir la saison en beauté Pour leur dernier tournoi de la saison Ronan et Simon se sont déplacés le 13 / 14 juillet à Orléans où se déroulait la quatorzième édition des Plumes d’Orléans organisé par le CTLO. En Simple homme, Ronan se hissera jusqu’en demi-finale où il perdra contre le vainqueur du Tournoi Clément Petit, licencié aux Volants de Cergy Pontoise et qui avait précédemment éliminé Simon en poule. Mais nos deux compères prendront leur revanche le lendemain en remportant la finale du double homme 21/18 – 21/16 contre lui et son comparse Arif Rasidi.

Même pas peur… « Affronter des adversaires du même âge et de la même taille, c’est on ne peut plus banal » se disait Maël, benjamin première année en montant fièrement sur la deuxième marche du podium du Trophée de Pays catégorie cadet. « C’est trop facile, ça manque de style, de fantaisie et d’ambition. S’attaquer au plus grand, plus robuste, plus puissant que soi, est bien plus intéressant, ma foi. Le faire douter, le faire sortir de ses gonds en lui infligeant une correction, c’est bien plus marrant. Montrer à ce grand gaillard que ce n’est pas la taille qui compte mais le palpitant qui bat en dedans ». Ainsi, comme David défia autrefois Goliath avec son lance pierre, Maël a réussi à faire trembler ses grands adversaires.

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Soirée bénévole

Après une saison 2018/2019 bien remplie, ponctuée par les rencontres N2 à domicile, les tournois, les Trophées de Pays et diverses animations, les bénévoles du BCPF se sont donné RDV à Saint Ouen des Alleux chez Yannick et Lydie. Rien de tel pour finir la saison en beauté qu’une petite soirée conviviale autour d’une table bien garnie partagée entre amis. L’idée n’est pas très originale, certes, mais n’en déplaise au célèbre et irréductible village gaulois, en vrais Bretons (mise à part quelques Bretons d’adoption) nous aussi, on a le droit d’organiser notre festin final pour clôturer le chapitre 2018/2019 de notre histoire. En l’absence de la traditionnelle bataille de poissons pas frais, jugée inappropriée par les dames en robe de soirée, l’animation était assurée par Myrtille, une belle petite chèvre blanche qui n’a pas hésité à se joindre à la fête. Les sangliers et la cervoise ont été remplacés par des mets succulents et variés apportés par les convives. Un jeu de Mölkky a rassemblé les jeunes générations de bénévoles éprouvant un besoin vital de se dépenser autrement qu’en sirotant juste le « petit Jésus » allongé confortablement dans une chaise longue.

France Jeunes 2019 by Isabelle Trois jeunes badistes ont représenté le BCPF au Championnat de France qui s’est déroulé du 30 mai au 2 juin aux Pontsde-Cé. Dans la catégorie benjamine, Léa affrontait pour son premier match la tête de série N°1 des qualifications, Thaïs Cecconi d’Antibes, classée tout de même R6 en simple. Après un début difficile, le stress de cette première participation au France prenant le dessus, elle se libère dans le deuxième set qu’elle remporte 21-17. Malheureusement, dans le troisième, la pression revient et le match lui échappe de peu. Une très belle expérience et c’est sûr qu’on la reverra au France l’année prochaine. Dans la catégorie minime, Marco Marie était aligné dans les trois tableaux, directement en phase finale. En mixte minime associé à Ninon Retho de Guichen, pour le premier match de la compétition, ils s’inclinent contre les têtes de série 1 du tableau et futurs vice-champions de France, Floriane Nurit et Arthur Wakhevitsch de la Ligue Occitanie. En simple, Marco remporte le premier match sans difficulté et le voilà en route pour le huitième de finale, où il affrontera le N° 5 français Anthony Gourdon de Chambly. Après un début de match du tonnerre menant jusqu’à 13 à 8, il commet alors un peu plus de fautes, à ce niveau- là cela ne pardonne pas, et Marco laisse filer son adversaire en quart de finale. En double homme associé à son partenaire de toujours, Charly Perrin de Guichen, après un réveil difficile et un premier set perdu, ils remportent leur premier match et atteignent le quart de finale. L’enjeu du prochain match est important car il correspond à une médaille. Après avoir mené 19 - 16 et avoir eu un volant de set, ils perdent finalement 23-25. Ils rivalisent d’égal à égal jusqu’au milieu du deuxième set mais laissent finalement échapper la victoire. Dommage, d’autant plus que le double en face se hissera jusqu’en finale et finira avec une médaille d’argent.

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Dans la catégorie Junior, Youna Godard était qualifiée directement dans le tableau final en simple. Avec un tirage difficile pour son premier match Camille Gaugain de Dives sur Mer et la tête de série 5/8. Youna l’accroche mais perd malheureusement en deux sets et s’arrête en seizième de finale. RDV est déjà pris pour l’année prochaine. Un grand bravo aux trois fougerais qui continuent d’emmagasiner de l’expérience.


C’est parti, mon kiki… Lorsqu’un badiste quitte le BCPF pour aller jouer dans un autre club, cela ne nous laisse pas indifférent. Tout un tas de sentiments mitigés traversent alors notre esprit à commencer par celui de la tristesse de voir s’en aller un membre de notre famille badistique du BCPF. Un départ, c’est la fin d’une histoire. Tout a une fin dans la vie, me direz-vous, même la vie elle-même. Moi, je n’aime pas les fins ni toutes ces choses qui arrivent un jour sournoisement, sans prévenir, couper le fil fragile de notre existence. Je voudrais qu’une histoire soit sans fin, et tant pis pour les happy ends et vive le suspense. Je voudrais qu’une histoire continue encore et encore. C’est impossible ? D’accord, d’accord mais c’est triste comme le départ de Marco et Natty. Après la tristesse vient la déception, parfois la colère. Voir partir celui ou celle à qui on a transmis sans compter durant de nombreuses années tout notre savoir-faire nous rend quelque peu vénère. On se pose aussi des questions : Avons-nous fait tout ce qu’il fallait pour accompagner le mieux possible le projet sportif du jeune champion ou avons-nous failli à un moment ? Se pointe en dernier, timidement, sans fanfaronner, le sentiment du devoir accompli et, petit à petit on se résigne à accepter l’inévitable, le départ de ceux qui faisaient durant des années partie de notre vie et qui ne le feront plus. La vie est un mouvement permanent. Se mouvoir est vital, il n’empêche, s’émouvoir en est tout autant. On est donc ému de voir partir Marco et Natty qui ont fait leurs premiers pas en badminton dans les salles du pays de Fougères. Nous avons assisté à la transformation de leurs bouilles d’enfants en frimousses d’adolescents. Nous avons vu leurs mollets de grenouilles doubler (tripler ?) de volume. On s’est apprivoisé mutuellement, on a tissé des liens et on a du mal à s’imaginer à présent les voir évoluer sur le terrain de bad avec un autre maillot que celui du BCPF. Ça nous fera drôle mais ainsi va la vie. Bonne chance à Marco et Natty pour la suite de leur carrière badistique.

Je voudrais bien…. ….mais je ne peux point. Sandrine est une femme très, très, très occupée. Prise un week-end sur deux (c’est elle qui me l’a dit) et la moitié des vacances scolaires (c’est la formule d’usage), elle a à peine le temps d’aller voir jouer l’équipe de basket à Justy alors qu’elle voudrait tant et cela depuis longtemps soutenir la N2 du BCPF. Manque de pot, ça tombe toujours le week-end où elle est prise par le boulot, à croire que la fédé le fait exprès pour l’empêcher d’aller voir les petits gars du BCPF. Vraiment pas de bol Anatole. Conscients de son agenda de ministre, nous avons donc fixé le jour de la finale du Trophée de Pays un jeudi dans la soirée et qui plus est à Parigné pour lui éviter tout déplacement superflu. On est comme ça au BCPF. Quand on peut rendre service, on n’hésite pas. Du coup, soutenue par ses filles, Sandrine a pu supporter Laurent son mari de badiste et par la même occasion ses potes de l’équipe du TDP de Parigné. C’est d’ailleurs grâce à ses conseils avisés que Murielle a pu s’imposer face à Marie au terme d’un match à suspense disputé en trois sets. Et c’est ainsi, avec Sandrine aux petits soins sur la chaise de coach et dans les gradins, que l’équipe de Parigné a fini par remporter le Trophée de Pays. Quant à la N2, elle attendra encore un peu pour voir Sandrine dans les gradins de Justy.

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Une coupe bien méritée Quand on a travaillé dur toute une longue saison comme Laurence, on a le droit, ça va de soi, à une petite récompense. Une coupe, par exemple, ferait bien l’affaire. Installée confortablement sur l’étagère juste entre la photo de Johnny et celle d’Éric, son frère, la coupe rappellera à Laurence tous les efforts consentis de la saison : chaque goutte de sueur tombée par terre, les courbatures du mardi matin, chaque mètre parcouru à l’échauffement, tous ces volants ramassés par terre avec une souplesse légendaire, tous ces coups de raquette traversant l’air de la Chattière à la rencontre incertaine d’un volant rebelle et j’en passe et des meilleurs. Chaque travail mérite un salaire qu’on soit badiste ou footballeur.

TDP jeunes – finale Devenir champion du pays de Fougères n’est pas une mince affaire. Seuls les plus braves, les plus tenaces, les plus assidus, les plus forts mentalement y arrivent car le chemin qui mène vers les lauriers de la victoire est long et semé d’embuches. Il faut tout d’abord se plier aux exigences d’un circuit de huit étapes réparties tout au long de la saison. Peu importe les noces d’or de papi et mamie, l’anniversaire de notre meilleur ami ou le voyage scolaire à Miami il faut être présent le jour de chaque étape, sinon y a des points qui vous échappent. Savoir tomber malade au bon moment de l’année, placer une grippe entre les étapes trois et quatre et une rhinopharyngite entre les quatre et cinq est essentiel pour garder toutes ses chances de se qualifier pour la grande finale. 57 jeunes de six associations du BCPF, des mini-bad aux cadets ont participé aux huit étapes qualificatives. Arrivé enfin le jour de la finale, les choses sérieuses peuvent commencer. On n’a plus le droit à l’erreur face à des adversaires qui ne pensent qu’à une seule chose : devenir coûte que coûte champion du pays. 30 joueurs les plus réguliers se sont retrouvés ainsi dans la salle de sport de Tremblay pour en découdre. Aucun match n’était facile, beaucoup étaient âprement disputés, indécis jusqu’aux derniers coups de raquettes. Il y a eu des poings serrés, des bras levés au ciel en signe de victoire, des cris de joie et quelques larmes de déception. Il y a eu des « battles » des coachs et des encouragements de supporters. Tous les jeunes ont démontré un bel esprit de compétition et une attitude fair-play à toute épreuve. Félicitation aux champions du pays 2018/2019 : Néo en mini-bad, Anaëlle et Nathan chez les poussins, Alexia et Kélian en benjamin, Gwendal en minime et pour finir Léopold en cadet. RDV en septembre pour une nouvelle édition du Trophée de Pays.

Livré au top

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C’est l’association de Livré qui a été récompensée cette année par la coupe de l’asso la plus dynamique du pays de Fougères au niveau des jeunes. Parmi les 57 jeunes qui ont participé à la saison 2018/2019 au Trophée de Pays, douze pratiquent le badminton à Livré sur Changeon. Cette belle fréquentation du TDP témoigne de la vitalité du BCPF Livré et de l’investissement de ses bénévoles qui encadrent tout au long de la saison des entraînements jeunes à Livré. Merci donc à Jean-Louis et Marc pour leur engagement associatif.


C’est mon bébé… Joris is back C’est une bonne nouvelle pour démarrer la saison 2019/2020 qu’est celle du retour de l’enfant du pays au bercail. Après une longue période de formation universitaire à Tarbes où il est devenu spécialiste de la préparation mentale et de la cargolade, Joris vient de rejoindre l’équipe technique du BCPF en tant que salarié du club. Le disciple de Mike, le petit scarabée devenu grand et indépendant, le padawan libéré de l’influence de son maître jedi, Joris est prêt aujourd’hui à imprimer sa marque de fabrique, son style, sa vision de la formation des jeunes générations de badistes fougerais. Formé au club où il a fait ses premier pas à l’âge de huit ans, Joris côtoyait les meilleurs jeunes badistes bretons. Il est devenu

Ah ! Il tient à sa coupe notre Jean-Mi président. Il la chérit, la bichonne, il en est fier et il a raison. Inspirée de nos amis footeux et de leur coupe de France, la coupe du BCPF est une compétition unique dans le monde badistique. Comme au foot, elle permet tous les ans depuis quatre ans l’émergence de petits poucets qui arrivent parfois à bousculer les grands favoris. Et puis, elle permet de préserver la bonne dynamique associative en fin de la saison lorsque les interclubs ont terminé leur championnat.

champion de Bretagne en mixte et double chez les cadets en 2009 et en double chez les juniors en 2010. Il a fait partie des effectifs des équipes régionales et nationale du BCPF. C’est pour vous dire qu’il connaît la musique badistique sur le bout des doigts, sans oublier ses talents culinaires et son fameux « roulé à la confiture » dont les anciens nous parlent encore larme à l’œil, les soirs d’hiver devant le feu de cheminée. Durant de nombreuses années, il était également, aux côtés de Mike, son mentor, coach bénévole au sein du club entraînant petits et grands. Aujourd’hui, il revient au BCPF et nous en sommes très heureux. Il aura pour missions le secteur animation, le TDP jeunes, le collectif « bad adapté », les scolaires et la recherche de nouveaux partenaires. Bon courage Joris. Tu as du pain sur la planche.

Lenny for ever Une journée sans lire est une journée perdue. Une « quatre fromages » sans fromage est un outrage, une ignominie à la « rital-gastronomie ». Un bulletin sans un mot sur Lenny est un bulletin inachevé, incomplet, pas fini. Et que peut-on dire de notre champion en ce début de saison ? Qu’à son âge de neuf ans il a déjà réussi à se faire un nom. Désormais, quand les jeunes badistes de sa catégorie le voient dans leur poule, ils ont tout simplement les boules. Ils savent qu’ils vont passer un mauvais quart d’heure, ou plus s’ils résistent, avant de mettre le genou par terre. Mais de l’autre côté car il y a toujours un autre côté comme le revers de la médaille, comme il existe cet autre côté de la tartine où se trouve le beurre et la confiture, ça motive les challengers dont les motivations sont on ne peut plus claires : réaliser la perf de la saison en battant Lenny lors d’une compétition. Et ils sont motivés à donf, s’entraînent comme des oufs et ça les rend vénères de voir toujours Lenny vainqueur. Alors, souhaitons à tous bon courage et le que le meilleur gagne comme le veut le célèbre adage.

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Y a pas que le bad dans la vie… Justine fait partie du collectif « national » du BCPF depuis plusieurs saisons. Formée au club, la native de Saint Sauveur des Landes impressionne les connaisseurs de l’art badistique par sa vitesse de déplacement sur le terrain et ses qualités physiques hors norme. Elle n’est jamais essoufflée, jamais au bout du rouleau, jamais épuisée par le combat badistique. Sa souplesse légendaire nous a offert à de nombreuses reprises des grands-écarts d’anthologie et des sauts périlleux de toute beauté. C’est du grand art, de la grâce sur le terrain de bad. Justine est faite pour le bad, là-dessus il n’y a aucun doute possible. Elle a pourtant une autre grande passion dans sa vie, celle pour les voyages et la découverte d’autres cultures de la planète Terre. Mais vous ne la trouverez pas dans les voyages organisés par les différents tour-opérateurs. Justine prend son sac à dos, le « Guide routard » et « Lonely Planet », et avec sa cousine Marina elle se lance comme le célèbre Génois à la découverte du nouveau monde. « J’ai toujours eu envie et depuis longtemps d’aller en Amérique du Sud. Pourquoi ? Elle m’attirait par sa culture, ses paysages, ses habitants. On a économisé avec Marina pendant plusieurs années et un jour, on est parties. Sans itinéraire précis. On ne savait même pas par quel pays commencer. En fait, on a regardé les trois pays (Pérou, Equateur et Bolivie) et on a décidé de commencer par la capitale la moins chère en terme de billet d’avion. C’était Lima, donc il fallait revenir à Lima en fin de voyage. Une fois sur place, on est parties au feeling, à la rencontre des gens. Pour l’hébergement, on a fait pareil sans calculer d’avance. Pour la bouffe, pareil. Ce n’était pas difficile. Dans chaque village il y a ce qu’ils appellent un « mercado », un petit marché des fruits et légumes et il y a toujours un petit coin où ils font de la restauration, même dans un tout petit village, donc tu n’as pas besoin de te soucier d’où tu vas manger et où tu vas dormir. Il y a toujours un habitant pour t’héberger. Et nous, on avait en plus tout ce qu’il fallait sur notre dos (une tente, un réchaud, un duvet, un matelas…) donc au pire, on pouvait camper. » Ce n’était pas trop dur d’improviser la route à deux ? Chacun a ses envies, ses centres d’intérêts… « On se connait bien avec Marina, on sait qu’il n’y aura pas de problème. On est capables toutes les deux de faire des concessions. On ne va pas se prendre la tête pour des bricoles, on connaît très bien nos goûts. En plus pour la famille, c’est plutôt rassurant de nous voir partir ensemble. On ne sait jamais ce qui peut arriver. »

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Ce n’est pas faux car même quand on est à deux, on n’est pas à l’abri d’une mauvaise surprise, d’un pépin (même le bref) dont sont remplis la plupart des fruits pourtant si succulents, si jolis. « Tu ne crois pas si bien dire. On partait beaucoup en trekking. C’est une randonnée sauvage de quatre cinq jours avec tout sur le dos, la toile de tente et toute la nourriture. Les sacs étaient très lourds. On se ravitaillait en eau dans la rivière. C’est une vraie aventure. Tu te retrouves seul dans la nature, sans réseau et s’il y a un pépin tu ne peux compter que sur toi-même. Et justement, ça nous est arrivé plusieurs fois en altitude que Marina ait un peu de mal avec la respiration. Et puis une fois, c’était notre deuxième trekking, au troisième jour, on passe le col à plus de quatre mille mètres d’altitude, il ne reste plus qu’à descendre et Marina se foule la cheville une fois, deux fois, trois fois…La cheville est tordue, on est à trois kilomètres du campement, Marina ne peut plus avancer. Je prends son sac à dos et, pour corser le tout, il se met à pleuvoir. C’était encore la saison des pluies. On est trempées de chez trempées et nul part où camper. Un grand moment de solitude. On a fini par trouver un pan de rocher pour nous abriter. Visiblement, c’était un endroit fréquenté par des vaches sauvages donc un peu aplani, par contre il y avait des bouses de vaches partout. On a réussi à planter tant bien que mal la toile de tente et on a creusé des sillons partout autour pour empêcher l’eau d’entrer. On a changé les fringues. J’ai frotté la cheville de Marina en mettant de la lavande et le lendemain matin on a réussi à descendre au village. »


La découverte d’un nouveau pays, d’une nouvelle culture passe nécessairement par les différents sens. Les paysages nous en mettent plein la vue, l’accent local chatouille nos oreilles et la gastronomie locale avec ses plats typiques enchante nos palais. « Ils ont pas mal des spécialités mais la base de tous les plats ça va être d’abord du riz et après, en second, ça sera la pomme de terre, le maïs ou les lentilles et de la viande à tous les repas. C’est incroyable ! Parce que, quand tu vas au marché, il y a une telle variété, une telle richesse de fruits et légumes et pourtant quand tu vas manger dans une restauration tu auras toujours du riz, une patate et de la viande mais jamais de légumes. À se demander ce qu’ils en font. Sinon, il nous est arrivé plusieurs fois de cuisiner français, enfin, comme ils cuisinent sur des plaques, on a souvent fait des crêpes. Ils les ont adorées. » Loin des sentiers battus, Justine préfère se plonger au cœur de la vraie vie de vrais gens du pays. Elle fait des rencontres qui lui réservent parfois quelques surprises. « Je veux surtout être loin du tourisme parce que si tu pars avec une agence, tu peux être sûr que tout va être organisé. Je préfère rencontrer des gens du pays. En cherchant un hébergement, de bouche à oreille, on s’est retrouvées justement pour trois jours dans une communauté indigène d’Amazonie en Equateur à vivre dans une cabane et à pratiquer les activités quotidiennes des gens du village. On a pu préparer et goûter du poisson cuit dans les feuilles de banane plantain. C’était délicieux, une vraie tuerie. Les femmes ont l’habitude de faire de la céramique, du coup on l’a fait avec elles. Les hommes et les femmes ne se mélangent pas, ils ont chacun leurs propres occupations. Ce sont les femmes, par exemple, qui préparent la boisson qu’elles appellent la « chicha ». On ramasse d’abord les feuilles de yucca, maïs ou manioc, on les cuit, les pile et ensuite toutes les femmes du village se mettent autour d’une grosse marmite à mâcher les feuilles cuites, les recrachent ensuite dans la marmite. Elles répètent l’opération pendant une heure. La mixture épaisse fermente et devient une boisson. On a tout fait comme les autres et on a même goûté le breuvage qui avait le goût du vinaigre, absolument imbuvable et je mâche mes mots. Dans une autre tribu que nous avons pu visiter, j’ai goûté à « l’Ayahuasca ». C’est une boisson hallucinogène faite à base de lianes dont la consommation est accompagnée par un rite chamanique, la méditation et le jeûne deux jours avant son utilisation. Je l’ai testé toute seule car Marina ne voulait pas le faire. J’ai pris un bon demi-litre de cette boisson également absolument imbuvable. La plupart des gens la vomissent, moi, j’ai tout gardé et j’ai plané pendant trois, quatre heures. » Voyager, ça vous enrichit, ça vous ouvre l’esprit. On reçoit tellement qu’on a envie, à notre tour, de donner ne serait-ce quelques jours de notre temps. Lorsque l’occasion se présente, Justine n’hésite pas à s’investir dans les projets locaux en partageant ses compétences. « On savait avant de partir en Amérique du Sud qu’il y avait une communauté d’Emmaüs au nord du Pérou. C’est là qu’on a décidé avec Marina de faire du volontariat. Marina dans le centre de rééducation créé par la communauté pour accueillir les pauvres et moi à l’école du village. C’était une école située en plein milieu des rizières et donc souvent inondée. C’était encore les grandes vacances et il y avait tout à refaire, à repeindre avant le début de l’année scolaire. A la rentrée, j’avais un projet pédagogique d’une animation scientifique, j’ai bricolé du matériel avec les moyens du bord mais finalement j’ai passé tout mon temps à aider les enfants à s’adapter à l’école. Il y a un lien très fort entre la mère et son enfant là-bas. Les femmes allaitent longtemps (deux à trois ans) et la séparation au moment de la rentrée scolaire est très, très dure. La première semaine de la rentrée est un vrai déchirement pour les mères et leurs enfants. Pour ne rien arranger, l’institutrice procède d’une façon plutôt radicale qui ne facilite pas sa tâche. C’était en tout cas une expérience assez originale. » Après son périple en Amérique du Sud, Justine pense déjà à son prochain « trip ». Elle voudrait cette fois-ci voyager différemment en exerçant moins d’impact sur l’environnement. Un tour du monde à vélo avec les panneaux solaires serait une idée qui devrait lui plaire. Je suis sûr que désormais vous ne regarderez plus Justine de la même manière. Chapeau bas, demoiselle !

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BCPF dans le vent La Fédération Française de Badminton (FFBad) a lancé la saison dernière un appel à projet intitulé : « Territoires FFBad ». Cet appel à projets, qui sera reconduit d’une saison à l’autre, a pour objet de mobiliser les initiatives des territoires et de les valoriser. A terme, ces bonnes pratiques doivent bénéficier à l’ensemble du badminton français. Les deux thématiques retenues pour cette première édition étaient la valorisation du bénévolat et les pratiques innovantes. Au total, la FFBad a reçu dix-huit candidatures : dix dossiers clubs, quatre dossiers comités et quatre dossiers ligues. Cinq candidatures ont été sélectionnées par le jury dont celle du BCPF pour son projet d’inclusion des personnes en situation de handicap mental et psychique. Outre la reconnaissance éternelle de la FFBad (ce qui en soi est déjà quelque chose) les lauréats bénéficieront d’une aide financière pour la mise en place et la réussite de leurs projets.

Coach JL Fin tacticien de double, Jean-Louis trouve toujours, à quelques rares exceptions près, comment faire pour faire déjouer ses adversaires. En plus de sa capacité d’observation, de son fameux coup d’œil, Jean-Louis est doté d’un sixième sens qui lui permet de repérer le maillon faible de l’équipe en face. Ainsi, après avoir posé un diagnostic pertinent ne souffrant aucune contestation, il propose des solutions efficaces. Comme tous les grands spécialistes de n’importe quel domaine, de la physique quantique aux rites initiatiques des Pygmées des Iles Marquises, Jean-Louis possède son créneau de prédilection, son domaine de compétence ciblé, bien étroit – le double dames. Va savoir pourquoi… Lorsqu’on le lui demande, Jean-Louis n’hésite pas à éclairer nos lanternes en nous expliquant des raisons profondes de son choix : « Je t’en pose des questions, moi ? Je coache qui je veux, voilà ! » Merci pour ton explication Jean-Louis, c’est beaucoup plus clair ainsi. Guidé ainsi par son père, il ne peut que réussir dans le badminton et dans la vie, Maël.

Du

changement au BCPF Saint Etienne

Un vent de changement soufflait en début de juillet à Saint Brice en Coglès où se sont réunis le temps d’une Assemblée Générale les badistes coglais afin de faire le bilan de la saison écoulée. Tous les aspects de la vie associative ont été scrutés et évalués avec attention (l’animation, l’accueil des nouveaux arrivants, la gestion des équipes, l’évènementiel, la communication…) dans une ambiance animée marquée par la vraie remise en question et la ferme volonté d’aller de l’avant. Suite à la démission de Benoît de ses fonctions de président, l’Assemblée a procédé à l’élection du nouveau bureau qui présente une parfaite parité hommes / femmes. C’est Noémie qui devient nouvelle femme forte du badminton coglais. Elle sera secondée par Jean-Mickael en personne en tant que le vice-président. Nicolas et Arnaud, respectivement trésorier et trésorier adjoint, s’occuperont des finances. Lucie et Déborah assureront le secrétariat. Une équipe d’animation a également été mise en place pour redynamiser la vie associative. Merci à Benoît d’avoir assuré la charge de la présidence durant la saison 2018/2019 et bon courage à la nouvelle équipe.

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Perdu de vue… Je le croyais plus perdu que ça notre Jérôme et finalement, en préparant ce petit mot, je me suis rendu compte que j’avais tort et qu’il était toujours bien présent raquette à la main dans nos salles de sport. Mieux encore, il est devenu une parfaite illustration de l’esprit BCPF et de sa culture interassociative : licencié à Fougères, s’entraînant à Fougères et à Saint Brice et jouant en équipe D2 à Tremblay. Par contre, il est vrai qu’on le voit beaucoup moins ces derniers temps aux soirées N2 à Justy.

« Je ne viens plus en N2 parce que je n’ai pas beaucoup de temps le week-end. J’entraîne une équipe de filles en handball en pré-national deux fois par semaine (mercredi et vendredi). Par contre, quasiment tous les week-ends j’ai les matchs. Il m’arrive aussi de superviser une partie des joueuses qui jouent en championnat départemental et les jeunes que j’ai libéré pour le moins 18 ans. » Mais si on ne le voit que très rarement supporter la N2 à Justy, Jérôme n’a pas raccroché sa raquette. Il continue toujours de taquiner le volant à l’entraînement et en compétition. « Je fais aujourd’hui un à deux entraînements par semaine à Saint Brice et je joue en équipe D2 à Tremblay. J’étais super content de reprendre des entraînements de compétiteurs départementaux avec Mike la saison dernière. Les tournois, ça repart aussi, avec Gaëtan. Fanny aussi voudrait faire les tournois de mixte. Il m’arrive aussi de venir voir jouer des potes des autres équipes de Saint Etienne. Je m’entends super bien avec Eddy, Charlène et je suis content de venir les voir jouer et coacher quand ils ont besoin de moi, comme c’était le cas à la finale du Trophée de Pays. » Arrivé au BCPF en 2008 avec Nicolas Destais, Jérôme a joué dans les différentes équipes du pays de Fougères : en D1 de Fougères, en régionale, ensuite en D2 de Saint Etienne avec son pote Sylvain et aujourd’hui en D2 à Tremblay. En dix ans, il a vu le BCPF changer avec la diminution du nombre des associations et l’apparition des nouvelles compétitions internes comme la coupe du BCPF dont il ne tarit pas d’éloges. « Je trouve ça cool d’avoir mis en place la coupe du BCPF. Je trouve la formule des plateaux super conviviale. Jouer un seul set oblige à te mettre tout de suite dans le bain et ne pas rater l’entame du match. Les rencontres de coupe permettent de voir les gens que tu ne rencontres quasiment pas dans la saison. Moi, je suis super content d’y aller, de participer à la coupe. En plus, c’est un truc après le championnat. Je trouve ça super intéressant, ça nous permet de jouer plus. Ce que j’aime le plus, c’est la partie mélange, brassage avec les équipes et les joueurs que je ne connais pas. On a joué les jeunes cadets du BCPF à un moment. On a joué des vétérans. Ce sont des personnes que je ne croise jamais dans l’année. Sur la coupe, tu mélanges tout le monde. » A quarante ans, ce passionné de « Lanfeust » et autres BD « d’héroic fantasy », lecteur attentif de manga culinaire « Food Wars », fan d’Eminem et de la bonne cuisine ne s’imagine pas arrêter sa carrière badistique si tôt.

« Dans dix ans, je vais probablement continuer de jouer sur les créneaux loisirs. En fait, je ne me suis jamais projeté loin dans mon avenir badistique. Je ferai sûrement des tournois avec Gaëtan, Fanny ou d’autres qui voudront de moi. Je continuerai la compétition mais pas pour avoir des résultats mais plus pour le côté convivial. Jouer en vétéran ? Pourquoi pas. » RDV donc dans dix ans pour faire un nouveau bilan.

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Comme tous les ans à l’approche de la période estivale, les membres du collectif « Bad adapté » du BCPF se sont donnés RDV pour un tournoi clôturant la saison sportive 2018-2019. C’était une occasion de réunir sur le même évènement des badistes évoluant tout au long de l’année sur différents créneaux d’entraînement. Dans un esprit convivial où les exploits sportifs laissaient une large place aux défis personnels de se dépasser ou, parfois, tout simplement de renvoyer le volant de l’autre côté du filet, ce tournoi de fin de saison a été un vrai temps fort du collectif « Bad adapté ». À ce jeu, il n’y avait que des gagnants et chacun a amplement mérité sa coupe ou sa médaille. La fin de saison, c’est aussi l’heure du bilan. Le collectif « Bad adapté » du BCPF ne cesse de progresser en terme d’effectifs. Depuis ses modestes débuts il y a quatre ans déjà, le collectif s’est bien étoffé. Il accueille aujourd’hui plus de trente licenciés répartis sur trois créneaux hebdomadaires (lundi et mercredi soir au COSSEC, mardi matin au gymnase de Paron) encadrés par des éducateurs sportifs spécialisés dans l’encadrement de personnes en situation de handicap mental et/ ou psychique. Nous avons organisé également cette année une journée de sensibilisation au handicap pour les jeunes du collège Pierre de Dreux de Saint Aubin du Cormier. Un petit regret de ne pas pouvoir finaliser notre tournoi partagé faute de participants. Fidèle à sa devise « Bad pour tous », le BCPF poursuit ainsi cette ouverture au monde du handicap. C’est un exemple assez unique dans le paysage associatif du pays de Fougères.

La der de der

La victoire est au bout Remporter un tournoi de badminton nécessite une certaine endurance. Les matchs se suivent, on accumule de la fatigue physique et mentale. On doit faire face aux courbatures, s’adapter aux différents styles de jeu, résister à la pression lorsqu’on entre dans la phase d’élimination directe (quart, demie et la finale). Il faut aussi supporter les supporters, surtout ceux de notre adversaire. Et quand il faut encore en plus passer par des étapes qualificatives pour pouvoir disputer la phase finale, comme c’est le cas au Trophée de Pays, cela devient carrément un vrai et éprouvant marathon. Ça n’a pas été simple pour Kélian qui a fini tout de même par décrocher son premier titre de champion du pays chez les benjamins. Il est passé par des moments de doute, de résignation, de « je ne sais pas où j’en suis » et « je ne sais pas comment je vais m’en sortir ». Heureusement qu’il était bien soutenu et coaché par Eline qui n’a jamais douté de la capacité de son petit frère badiste à décrocher la victoire. Parfois, on a juste besoin de savoir qu’il y a quelque part quelqu’un qui croit en nous pour réussir à déplacer des montagnes ou gagner une finale de TDP, par exemple.

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D3 Fougères by Sylvie La D3 du BCPF Fougères termine la saison en 4ème position sur 11 avec 4 victoires, 4 défaites et 2 matchs nuls. L’équipe, bien qu’étant très juste en effectif a su relever le défi de terminer en haut du tableau, dans la joie et la bonne humeur ! Merci à tous les membres de l’équipe : Axelle, Valérie, Monique, Alizée (malheureusement blessée dès la première rencontre), Violette (qui nous a quittés pour jouer à plus haut niveau), Marc, Jean-Louis, Jérôme, Mickaël. Merci aussi aux joueurs qui, prêtés par leur gentil capitaine sont venus nous dépanner.

Un peu d’escalade Parmi ses différents équipements, la salle de Saint Jean sur Couesnon possède un imposant mur d’escalade. On ne peut pas le rater. Il remplit toute l’aile droite de la salle. Le mur est plutôt joli avec un fond ocre et les différents accessoires de toutes les couleurs pour grimper. Il donne envie de s’y aventurer même quand on n’est pas un alpiniste chevronné. Moi-même, j’y ai déjà pensé alors que chaque fois que je monte quelque part je tombe comme une prune trop mûre. Bref, tout ceci pour vous dire que malgré son côté très attrayant, le mur n’a pas réussi à séduire et même pas à capter l’attention de Marion qui a préféré d’escalader...suspense, un placard. Drôle d’idée ! Que voulez-vous, quand l’envie d’escalader vous prend, on escalade ce qui nous tombe sous la main. Ça ne se commande pas, l’envie d’escalade. Ça nous échappe et hop, on grimpe, peu importe l’obstacle. Ça peut être un poney shetland quand on s’appelle Coralie ou un Harley Davidson quand on se nomme Christophe. Pour Marion, c’était le placard. On respecte son choix. Cela ne nous regarde pas comme diraient deux inconnus, journalistes sportifs autrefois. Mais savoir grimper ce n’est pas tout, ce n’est pas tout...Faut-il encore savoir descendre sur terre. Car chaque fois que l’on prend de la hauteur, que l’on soit une hôtesse de l’air ou un « stand-upper », il faut faire attention à la chute en retrouvant la terre. Et on ne peut pas toujours compter sur ses copains du badminton pour amortir le choc. Alors, fait gaffe Marion et souviens-toi : pas d’escalade sans camarades.

Depuis son entrée en compétition départementale il y a quelques années déjà, l’équipe D3 d’Anthony, dit « Le Guerz » fait preuve d’une belle dynamique sportive. La progression est constante. Après deux saisons en D5, l’équipe accède à la division supérieure (D4). Au terme de deux saisons en D4, les compères d’Anthony récidivent pour se hisser en D3. Aujourd’hui, ils entament la deuxième année en D3. Serait-ce la saison de la montée en D2 ? Nous le saurons dans quelques mois. Il faut dire que le protocole mis en place est bien ». Une saison pour découvrir, pour comprendre et apprendre et une autre pour monter. C’est extrêmement simple et terriblement efficace pour ces compétiteurs dans l’âme à l’instar de Nico et Vanessa, deux « winners » qui ont horreur de perdre, même à l’entraînement. Mais les résultats sportifs, ce n’est pas tout. Si l’équipe reste quasiment stable depuis toutes ces années (il y a juste Cyril qui est arrivé la saison dernière), c’est parce qu’il y règne une ambiance de franche camaraderie entretenue avec succès par la bonne humeur du capitaine Anthony. Par contre, pour lever la coupe du BCPF, il va falloir encore attendre un peu.

La D3 de Guerz

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Merci Henri… …bon courage Nathalie Un grand chamboulement, que dis-je, un véritable tremblement de terre badistique d’une magnitude 8,5 au moins vient de secouer le BCPF en ce début de saison 2019/2020. Après quinze ans de loyaux et fidèles services, après 364 rencontres (le chiffre est très approximatif) gérées d’une main de maître, notre inusable, inoxydable, infatigable, inimitable (j’en ai encore plein mais je m’arrête là) Henri quitte la responsabilité du Trophée de Pays. « Et oui, ça fait déjà quinze saisons que je suis responsable du Trophée de Pays. Le moment de passer la main est donc venu. Pendant quinze ans, j’ai connu des centaines d’adhérents et je ne garde que de bons souvenirs. Je suis peut-être celui qui en a connu le plus avec Mike que je salue et remercie au passage pour les coups de mains qu’il m’a parfois donnés. Merci aussi à Martine ma secrétaire. Le Trophée a changé un peu, les capitaines sont toujours aussi motivés, parfois même un peu trop par la gagne mais l’ambiance n’a pas vraiment changé et les adhérents prennent toujours beaucoup de plaisir à participer au Trophée de Pays. » Henri se barre à la pêche au bar, veinard. Il se fait la malle aux Baléares. Il se fait la belle avec Michelle sa belle. Mais il ne file pas à l’anglaise sans dire au revoir, bien au contraire. Henri a bien choisi le moment et il a tout prévu pour le bon fonctionnement de son ex-Trophée de Pays. « Je m’en vais car j’ai trouvé une perle rare, une remplaçante jeune, dynamique, enthousiaste, motivée en qui j’ai entièrement confiance, sinon je ne lâcherais pas maintenant. Nathalie apportera sans doute quelques idées nouvelles surtout au niveau de la com et toi, mon petit Zbig, tu seras comblé, tu pourras enfin remplir tes Bad’news comme tu le souhaites. Ambiance, convivialité et sérieux seront les principaux atouts de Nathalie. Pour ma part, je continuerai à jouer dans le Trophée, enfin, si Nathalie veut bien, car je lui ai aussi confié le rôle du capitaine d’équipe. J’ai tout expliqué à Nathalie. Je suis sûr qu’il n’y aura pas de problème. Je vais l’épauler un peu au début, puis elle saura très bien se débrouiller seule. » Licenciée depuis six ans au BCPF Livré et admirative de l’engagement bénévole d’Henri, Nathalie n’a pas hésité un seul instant lorsqu’Henri lui a proposé de reprendre la responsabilité du Trophée de Pays. « J’ai accepté tout d’abord car Henri gère le TDP comme un chef mais aussi parce que c’est très convivial et qu’à chaque rencontre c’est un immense plaisir de jouer grâce à une très bonne ambiance autant sportivement qu’amicalement et j’adore ça. J’adore mon métier d’assistante maternelle, j’aime les moments en famille, la convivialité, les nouveaux défis et l’organisation. J’espère juste être à la hauteur et faire aussi bien qu’Henri tout en développant des outils de communication (site internet, réseaux sociaux…) afin de mieux informer les adhérents. » Un GRAND merci à Henri pour toutes ses années d’engagement bénévole et bonne chance à Nathalie.

Bon anniv Maël !

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Un anniversaire, ça se fête d’abord en famille, avec les cousins et cousines, les grands parents, les tatas et les tontons mais aussi avec ses copains de badminton. Et même quand cela tombe le jour de la grande finale du Trophée de Pays, on ne peut pas faire « fi » de quelques bonbecs au goût de « reviens-y ». Tant pis pour l’alimentation saine et équilibrée des futures champions qui craquent tous comme un seul homme face à la tentation. Mais attention mes poussins, oups, pardon, mes benjamins au contrôle antidopage. Il est de plus en plus intransigeant, détectant fraises tagada, carambars, dragibus et autres bonbons.


Bon appétit Valérie ! Parmi les droits fondamentaux de l’être humain on oublie souvent celui de pouvoir manger tranquillement sans être dérangé, sans être épié par le premier connard de paparazzi venu en quête d’une grimace plus ou moins photogénique. Valérie n’a rien dit en mangeant son brownie mais voici ce que j’ai pu lire dans son regard entre les deux bouchées de son brownie dinatoire : « On a tous le droit d’aimer son repas ou pas, de manger chaud ou bouffer froid. On a tous raison d’cuisiner sans oignons, d’oser dire non au parmesan. On a tous le droit de changer sa vie, de quitter l’ennui et de manger un brownie. » Tu as bien raison Valérie

Bêêêêê…. Deux techniques de dressage bien différentes se sont chalengées lors de la soirée « bénévoles » dans le domaine des Monfort. D’abord Youna, avec son autorité naturelle et son charme indéniable, a essayé d’apprendre à Myrtille comment se tenir correctement à table. Un défi de taille relevé avec courage mais sans trop de résultats, dommage. Le duo familial Nathan / Constance a tenté d’apprendre à Myrtille quelques pas de danse. Et pour mettre toutes les chances de leur côté, ils ont choisi de faire danser la biquette sur un air bien connu de « Savez-vous manger des choux », sensé évoquer à Myrtille quelques souvenirs savoureux et doux. L’astuce était bien trouvée, cependant, après quelques pas de danse, Myrtille a lâché l’affaire ne voyant aucun chou à l’horizon. Malgré donc des débuts très prometteurs, on déclare match nul entre les dresseurs.

Bien joué !

Lorsqu’un match de badminton se termine, il est d’usage de saluer son adversaire en reconnaissant tout simplement la qualité de sa prestation. Une poignée de main accompagnée d’un « bien joué » est à la fois le strict minimum et le protocole en vigueur. C’est bref, précis, concis, sans tralala ni superflu. Ce n’est pas le moment de s’éterniser sur le terrain ? Quand on s’tire, on ne raconte pas sa vie dirait Tuco s’il était badiste. On doit laisser la place à d’autres combats, à d’autres gladiateurs qui attendent impatiemment pour descendre dans l’arène. La démarche est plus ou moins facile en fonction du résultat du match. Quand on gagne, le fameux « bien joué » passe comme une lettre à la poste. Entendre « bien joué » de la bouche de notre adversaire alors qu’on a fait que de la m….sur le terrain passe beaucoup moins bien et on a quelques doutes sur la sincérité du message. Le problème ne se pose guère quand on est adepte du bad adapté. Ici, il n’y a que des gagnants et le protocole de la fin du match est un moment choisi pour se faire réellement quelques compliments.

Pin-pon, pin-pon… Sur un tournoi bien pensé, bien organisé il n’y a pas de place à l’improvisation lorsque survient une blessure en plein milieu de la compétition. Il faut alors agir sans tarder pour secourir la victime. Au BCPF, surentraîné et rapide comme l’éclair le service d’urgence gère la situation avec empathie et un certain savoir-faire. Lorsqu’un accident se produit sur le terrain, pas besoin de faire venir l’hélicoptère. L’infirmière Cathy intervient comme une urgentiste quasi professionnelle en prodiguant au blessé les premiers soins nécessaires. Par contre, en ce qui concerne l’évacuation du blessé, on n’a rien trouvé de mieux qu’un estropié pour évacuer un autre estropié. La perfection n’est pas de ce monde. Il est clair que l’on peut toujours s’améliorer.

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Poulidor un jour… Pour la deuxième fois de sa jeune carrière de capitaine, Eddy a réussi à amener son équipe jusqu’à la finale du Trophée de Pays. La première fois, en 2018, à Livré, cela s’est soldé par un échec. Alors, après avoir vécu la Bérézina à Livré, Eddy s’est juré de ne plus jamais revivre ce genre de naufrage collectif. Cette fois-ci, ça sera aux autres, en l’occurrence à l’équipe de Parigné, de mordre la poussière. Eddy a donc mis tout en œuvre ce jeudi 4 juillet pour ramener la coupe à la maison et surtout éviter à ces protégés une nouvelle déconvenue. En bon capitaine averti (on sait bien qu’un capitaine averti en vaut deux), Eddy a décidé de renforcer la cohésion d’équipe en apportant une attention toute particulière aux tenues vestimentaires de ses ouailles. Il a fait venir Jérôme, le coach expérimenté capable non seulement de prodiguer de précieux conseils tactiques mais aussi de transmettre aux joueurs stressés par l’enjeu de la rencontre la confiance et la décontraction nécessaires pour réussir la finale. Et tout cela sans aucune substance illicite et sans même un bon « Redemption Song » du grand Bob. En établissant sa composition d’équipe, Eddy a mis l’accent sur la complémentarité des doubles en associant l’expérience avec la jeunesse (Elodie / Quentin), la puissance et la finesse (Clément / Marion), le maillot blanc avec le maillot rouge (Ronan / Eddy), les baskets fuchsia et les lacets roses (Marie / Elodie). Quel fin stratège ce capitaine ! Dans sa causerie d’avant la rencontre, il a évoqué tous les grands noms du badminton coglais à commencer par celui de Jean-Mi, afin de galvaniser ses troupes en leur transmettant de la « grinta », de la rage de vaincre. Il a même été question d’un compte un peu spécial aux Iles Caïmans en cas de victoire. Il a fait venir un photographe pour immortaliser la victoire tant espérée. Enfin, bref, Eddy a tout essayé, hélas ça n’a pas été suffisant et il est légitime à présent de se poser la seule et unique question qui s’impose d’ailleurs naturellement sur son lien de parenté avec un certain Raymond.

Lenny découvre les Tops by Erwann Après un tournoi international à Bourges en cours d’année, Lenny Hubert (poussin 1) vient de passer trois nouvelles journées à Bourges à batailler sur le « TOP Avenir Benjamin » organisé par la FFBaD. Ce top avenir accueillait les meilleurs benjamins première année avec deux intrus, dont Lenny, qui étaient poussins 1 cette saison. Simple et double au programme. Les trois jours se déroulaient en phase de poule de quatre. Ensuite les premiers en simple avec les filles benjamines 2 mixées avec les garçon benjamins 1 et les deux poussins. Malgré un manque d’entraînement ces derniers temps, Lenny remporte un match sur les trois proposés et finit troisième de poule. Après un nouveau tirage comprenant tous les troisièmes et quatrièmes de poule et six matchs de simple plus tard, Lenny finit le weekend cuit de chez cuit (en témoigne sa longue sieste du retour) mais très heureux de cette douzième place sur seize joueurs sélectionnés et invités à ce TOP. En double, associé à son partenaire Léon Phan, ils iront tous les deux titiller les meilleurs benjamins nationaux. En parallèle des benjamins, les minimes jouaient leur sélection à la « Danish cup » (Coupe d’Europe des U15). Quelques représentants bretons étaient présents sur des matchs âpres et disputés de haute volée. Au final, c’était une très très belle expérience pour Lenny qui a permis de dégager des pistes de travail technique, tactique qui serviront de base lors des prochains entraînements qui auront lieu dès la rentrée. En attendant, direction les vacances bien méritées pour notre jeune champion.

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Allez Axel !!! Quand on peut compter sur le soutien de ses grands-parents prêts à faire 61km et 200m (la distance qui sépare Tremblay de Granville d’après « Google Maps ») pour voir jouer leur petit fils, ça vous donne des ailes, n’est-ce pas Axel ? Ça vous donne la pêche, la patate et même la frite. Du coup, on donne tout sur le terrain. On s’arrache, pas les cheveux, évidemment, mais on se magne le c.. et on se bat jusqu’au bout. On ne baisse pas les bras quand papi et mamie sont là. On fait de notre mieux et le reste, gagner ou pas, devient secondaire. Car ce qui compte vraiment dans le sport et dans la vie, c’est de faire de belles rencontres, se faire de bons amis et faire plaisir à ceux qu’on aime, à ceux qui ont quitté leur Manche tôt le matin pour soutenir leur petit-fils Axel.

Le match du trimestre by Daniel

Victor et Killian contre Degrés/Le Drogou

Nous en sommes aux demi-finales du championnat de Bretagne, à Kervignac, dans le 56. Il est 10 heures, il fait gris dehors, chaud dedans, et la température n’est pas près de descendre avec l’entrée en scène de Victor Reichert et Killian Bizien. Les deux jeunes joueurs du pays de Fougères sont déterminés, ont des chaussures cirées, les raquettes aiguisées, une coupe fraîche et stylée, chacun, et vont défendre leurs chances face à une paire plus capée, Maël Le Drogou/Simon Degrés, pour tenter d’atteindre la finale du double homme R. Le premier set est très accroché, et très tendu. Systématiquement, la paire qui prend l’attaque remporte le point. Les deux duos se rendent coup pour coup mais au final, Victor et Killian tiennent le choc, virent en tête au meilleur et dernier moment pour l’emporter 24-22. Début du deuxième set et on repart sur les mêmes bases. La tactique reste inchangée. Des deux côtés, on applique la stratégie du passage en force (en s’autorisant quelques finesses). Et ça marche à peu près pareil des deux côtés, si bien que le set est tout autant disputé que le premier. Mais cette fois, la pression change d’épaules, et Le Drogou/Degrés n’ayant plus rien à perdre, ils sont plus judicieux dans le money time et l’emportent 22-20.

Arrive enfin le dernier set. Killian et Victor doivent effacer au plus vite la déception de ne pas avoir conclu ce deuxième set. Malgré une légère frustration lisible sur leurs visages, nos challengers paraissent calmes, concentrés, presque coachables. La première partie de set est dominée par leurs adversaires qui mènent 11-8 au changement de côté. Tout espoir reste encore permis. Mais dès la reprise, ça se corse. Victor et Killian se font rapidement distancer 12-18.

On sent alors toute l’énergie qu’ils déploient, toute la force mentale à laquelle ils font appel pour rester dans le match, pour se dire que malgré un déficit de 6 points, rien n’est perdu. L’espoir est fragile, mais de sa braise, il est ravivé en feu grâce au point suivant : un rallye qui tourne à l’avantage des adversaires, jusqu’au plongeon totalement imprévu (et resté inexpliqué par la science) de Killian qui parvient à remettre un volant, en cloche, et dont la trajectoire semble l’emmener en dehors des limites du terrain. Tout le monde s’arrête pour le regarder tomber...sur la ligne. 13-18 et c’est reparti. Kiki et Vivi reprennent du poil de la bête. Killian excelle sur les attaques et le jeu tendu. Victor joue de sa malice en réalisant des blocs précis. Grâce à leurs forces complémentaires, ils remontent sur leurs adversaires et ne lâchent plus le morceau, jusqu’à la victoire. Victoire : 24-22, 20-22, 23-21.

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Tremblay s’offre la coupe by Jean-Mi

Depuis quatre ans, la coupe du BCPF a pour objectif de prolonger la saison de compétition après la fin des interclubs. Dix-neuf équipes, des jeunes aux vétérans, des loisirs aux meilleurs compétiteurs départementaux, ont participé cette saison à l’épreuve. La coupe s’est déroulée sous forme de plateaux regroupant quatre équipes devant se défier mutuellement lors d’une même soirée. La finale a eu lieu dans la salle de Saint Jean sur Couesnon. Quatre équipes se sont qualifiées pour la finale : la D2 et D3 de Fougères, la D3 de Saint Etienne et la D1 de Tremblay. Après la victoire de la D2 de Fougères la saison passée, c’est la D1 de Tremblay qui s’impose cette année en remportant les trois rencontres de la finale. Bravo à Sébastien, Frédéric, Justine, Amélie, Damien, Jérôme, Camille et Fanny.

Y a de la vie… « Les photos posées sont ennuyeuses à mourir ». C’est la conclusion d’une étude scientifique menée par les chercheurs suisses de l’Institut « Image et Société » de Zurich entre juin 2006 et octobre 2012. Douze mille six cent quarante photos ont été analysées et les chercheurs ont constaté plus de trois cent vingt décès par ennui suite au visionnage desdites photos. D’ailleurs, comme pour confirmer les résultats de l’étude, trois membres de l’équipe ont rendu l’âme durant l’enquête. Comme quoi, être chercheur est un métier à risque même quand on n’est pas un adepte de l’orpaillage. Alors, heureusement que parfois dans cette monotonie des photos bien cadrées, bien léchées comme il faut, surgit une étincelle d’inattendu, un brin de fantaisie qui nous permet de croire qu’avant être immortalisées, les personnes sur la photo ont bel et bien été vivantes.

Vive la complémentarité Collègues de travail, Marion et Clément se retrouvent ensemble à pratiquer le badminton. Ils sont même devenus en l’espace d’une saison le redoutable double mixte de l’équipe du Trophée de Pays d’Eddy Le Conquérant. Et oui, avec tout le respect que l’on doit à sa conquête d’Angleterre, Guillaume n’a pas le monopole d’être le seul et unique conquérant de la planète. Le mixte Marion / Clément, c’est une fois de plus une histoire de complémentarité qui s’exprime sur un terrain de badminton. L’énergie débordante de Marion, sa fougue olympique, sa façon d’y croire et de se battre jusqu’au bout se marient à merveille avec la force tranquille de Clément jamais en pétard, jamais vénère ou alors juste un petit peu contre lui-même lorsque le volant a une fâcheuse tendance à atterrir hors du terrain.

Choisir le bon moment

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Le débriefing après le match fait partie des grandes traditions du badminton et du sport en général. Mais analyser à chaud la prestation de son poulain pas encore tout à fait « apaisé » après sa défaite ou planant dans les airs à cent à l’heure après la victoire, n’est pas forcément la meilleure chose à faire. Il y en a pourtant, et je ne citerai pas ici de noms, qui s’entêtent, qui insistent en croyant bien faire alors que le joueur n’est pas toujours très réceptif et que le coach lui-même manque du recul nécessaire pour trouver des mots justes et la bonne manière de les dire à son joueur. Ils étalent leur science badistique en essayant d’éviter à l’avenir à leur champion de reproduire les mêmes erreurs. C’est une démarche tout à fait louable même si le timing est plutôt discutable. C’est très positif dans le fond, il faut juste choisir le bon moment.


BCPF Saint Jean Nouvelle équipe Un coup de fatigue Sébastien ? L’entraînement était trop dur ou c’est plutôt l’usure et la lassitude d’un bénévole investi depuis de nombreuses saisons ? Des années de présidence à Saint Jean sur Couesnon, ça use, ça use, ça use le bonhomme. Heureusement, la relève est déjà en marche. Un groupe de licenciés réuni autour de Jérôme se mobilise pour reprendre le flambeau et ils ne manquent pas d’idées ni de projets pour la nouvelle saison comme nous l’explique Jérôme : « On veut renouveler l’équipe du Trophée de Pays qui avait été initiée par Lydie et qui a très bien marché la saison dernière. On va certainement maintenir le créneau jeunes avec Jean-Philippe de l’Ospac. Les enfants ont été hyper assidus et re-signent quasiment tous pour la nouvelle saison. Des séances d’initiation devraient nous permettre de faire découvrir le badminton à plus des personnes. On a besoin également de renouveler notre matériel, d’acheter des raquettes d’enfants et adultes pour les mettre ensuite à la disposition des personnes venues découvrir notre sport lors des séances d’initiation. En terme de nombre de licenciés, on va essayer de maintenir la dynamique en espérant de susciter de nouvelles vocations pour le badminton. Un grand effort de communication est prévu en ce début de saison : présence sur les différents forums associatifs, la com au niveau des écoles et via le bulletin des rives du Couesnon. On va communiquer davantage en essayant de se faire mieux connaître au niveau de la commune et du canton. Pour ma part, j’ai commencé le badminton il y a une dizaine d’année à Saint Jean avec Pierre Morel, Anthony et d’autres. C’était une période assez dynamique, on faisait beaucoup de tournois départementaux, il y avait une bonne équipe de bénévoles. Je voudrais que l’asso de Saint Jean retrouve le même prestige qu’elle avait auparavant. Aujourd’hui, tout est à reconstruire. On va le faire avec nos moyens. Il y a des gens motivés, contents de venir jouer à Saint Jean. Il y a un noyau de bénévoles qui se forme, donc tous les espoirs sont permis. » Alors, Sébastien, tu peux enfin profiter tranquillement d’une retraite présidentielle bien méritée, Jérôme et son équipe veillent au grain.

Et un café, un… Lilou continue à nous étonner par son esprit volontaire et sa disponibilité. Elle est toujours partante pour tenter des expériences nouvelles et variées. Elle n’a peur de rien Lilou et quand on besoin d’elle, la voilà qui arrive pour nous donner un coup de main. Dans le feuilleton « Lilou touche à tout » on le retrouve cette fois-ci au service de livraison du café à domicile, le fameux « café hut du bad ». C’est un service cinq étoiles avec un grand sourire et un touillage inclus. Car quand Lilou rend service, c’est toujours avec un grand sourire. On a parfois envie de lui demander de l’aide rien que pour le voir ensoleiller un instant de note vie. Tiens Lilou, ça te dirait de déposer cette petite valise à la buvette ?

L’invincible D1 L’équipe D1 de Tremblay a remporté cette année la coupe du BCPF. C’est un collectif soudé composé de vieux et expérimentés briscards qui ont su s’adapter parfaitement à leurs adversaires. Les années passent et ils sont toujours là sans kilos en trop, sans genouillères, en évitant adroitement les pièges des blessures. Ça force le respect. Mais si la D1 a été carrément irrésistible lors de cette édition 2018/2019 de la coupe, c’est en grande partie grâce à sa botte secrète, à son meilleur supporter, à son porte-bonheur toujours présent lors des matchs importants en demie et en finale.

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Prépa 2019 La préparation physique 2019 a été un très bon millésime. Comme tous les ans, le programme concocté par le coach Mike a tenu toutes ses promesses. IL y en avait pour tous les goûts et toutes les sensibilités : en salle de sport raquette à la main et sans raquette, sur la piste d’athlétisme en fractionnant et re-fractionnant à volonté, à la salle de musculation et bien sûr, cerise sur le gâteau, sur la plage de Chênedet transat, crème solaire et peu d’élastique pour sauver les apparences. En l’absence des « anciens » de la N2 (Daniel devenu parisien pour des raisons professionnelles, Thomas parti en séjours handi avec l’Adapei, Mélanie en plein effort sur sa chaise longue), c’est Antoine qui s’est retrouvé le vétéran de la promotion 2019. Avec son nouveau statut, il avait particulièrement à cœur de montrer à tous ces jeunes sortis de l’œuf que malgré son âge avancé, 27 ans tout de même, il était toujours capable de courir aussi vite qu’à 20 ans et qu’un gainage ne lui faisait pas plus peur que ça. Le gainage justement, parlons-en un peu. C’est un moment de souffrance pour certains, un exercice pénible pour d’autres mais pour Loann, c’est un pur moment de bonheur. Faire la chaise avec une rondelle de 10 kg sur les genoux demande une certaine concentration. Ce n’est pas le moment de faire des pitreries clownesques ou autres déconnades sauf quand on s’appelle Coleen (Coco pour les intimes) qui garde quoi qu’il arrive sa bonne humeur communicative. Après son périple sac à dos / rangers en Amérique du Sud, Justine nous est revenue en pleine forme et a enchaîné la prépa « calmos tranquillos compañeros ». Ce ne sont sûrement pas quelques tours de piste ou séances de gainage qui allaient mettre à mal son endurance physique éprouvée lors des ascensions de La Cordillère de Andes et de ses cols à plus de 4000m d’altitude. Jouer à la ba-balle, tout le monde peut le faire. Mais jouer avec un ballon de 2kg assis qui plus est sur ses fesses les jambes croisées en l’air est une autre affaire. Constance en a fait l’expérience et elle s’en souviendra un certain temps. Manon n’a rien perdu de son sérieux. Gabriel a pu réaliser tranquillement tous les exercices sans chercher pour une fois à montrer qu’il était meilleur que son petit frère, ce qui reste d’ailleurs encore à prouver. Sans Ronan trop occupé à livrer des esquimaux dans le grand Ouest, Simon a dû travailler pour deux afin de préparer au mieux le double de la N2. Les petits deniers, Léa et Louis, ont bien suivi le groupe. Louis affiche clairement ses intentions pour la nouvelle saison : progresser plus encore pour pouvoir challenger les meilleurs jeunes badistes départementaux de sa catégorie. Quant à Léa qui n’en finit pas de nous étonner, après une belle participation au championnat de France, elle continue tout simplement sur sa lancée en préparant sérieusement ses premières échéances régionales de la saison.

Je rêve aussi…

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Scorer un match n’est pas toujours une activité très dynamique. Cela dépend bien évidemment du match, de son enjeu et de l’ambiance qui l’accompagne. Lorsqu’il s’agit d’une confrontation décisive pour le maintien en N2, on est bien plus impliqué, bien plus concerné que lorsqu’il n’y a pas d’enjeu. Alors, on se détache, on part, en se met à voyager dans notre tête à travers les continents et les planètes. Et bien malin qui saura prédire notre retour sur terre. On ne sait pas très bien où est partie Léa. On espère seulement qu’elle sera de retour parmi nous avant la fin de la compétition.


« Bad bug » Lorsque Marc s’absente ne serait-ce qu’un court instant en quittant sa table pour « x » raisons que je n’évoquerai pas ici par pudeur, cela crée une sorte de « bug badistique », un « bad-bug » disent les spécialistes. Sans Marc, la table n’est plus de marques. Elle est de quoi ou de qui alors ? Elle peut être de multiplication, seulement, il faut qu’il y en a au moins deux. Si encore elle était ronde, on pourrait se mettre à table pour en discuter, pour en débattre d’une manière constructive. Mais puisqu’elle est carrée, on l’a dans le baba et il faut admettre avec toute l’objectivité et l’impartialité dont jouit cette réflexion philosophique : la table n’est plus de marques sans Marc. Le règlement fédéral concernant l’organisation des tournois de badminton met l’accent dans son article neuf sur l’importance et le rôle indispensable d’une table de marques. Mais alors comment faire si la table se retrouve sans Marc ? Sur ce point, le règlement reste muet et il serait temps que la fédé se penche sur la question surtout si, avec l’âge, Marc quitte sa table de plus en plus fréquemment.

Welcome Adeline Ce n’est pas tous les jours qu’une badiste du niveau régional (R4/R4/N3) pose ses valises à Fougères. Saluons donc comme il se doit l’arrivée parmi nous d’Adeline qui sera un renfort précieux pour les compétiteurs fougerais de haut niveau. En attendant de la voir sur les terrains de bad avec le maillot du BCPF raquette à la main, nous avons pu déjà admirer sa dextérité, son coup droit et son dégagé de fond lors de la mémorable partie de « Mölkky » chez les Monfort.

Mardi aussi…

Le BCPF a ouvert mardi matin son troisième créneau réservé à la pratique du badminton adapté. Le créneau a lieu dans la magnifique salle de Paron, la seule à Fougères capable d’offrir aux sportifs qui l’utilisent la possibilité de pratiquer leur discipline en parfaite harmonie avec les saisons. L’été, il y fait carrément chaud et l’hiver, on se les caille à mort. Mais il en faut bien plus pour décourager nos passionnés de badminton. Ils viennent de l’IME de Lécousse, de « Droit de Cité » et du SACAT de Paron et ils goûtent sans modération tous les mardis matins aux plaisirs du badminton. C’est Alexandre qui en a eu la responsabilité la saison passée et ce sera Joris qui poursuivra cette année.

Les mardis aussi, le badminton rime avec plaisir, le dépassement de soi et la bonne humeur. Le badminton adapté a le vent en poupe au BCPF. Si ça continue ainsi, bientôt on va manquer de créneaux, si cela n’est pas déjà le cas.

Y a pas que l’escalade dans la vie… Quand elle n’escalade par les placards, les buffets Henri IV et les commodes Louis XVI ; quand elle n’accomplit pas l’ascension vertigineuse des bibliothèques en chêne massif; quand elle ne se lance pas à l’assaut des étagères Fjâllbo d’Ikea ou des cuisines équipées de Morel, Marion pratique aussi avec beaucoup de plaisir le badminton. Simple, double ou mixte, tout lui va comme un gant à notre Marion qui s’adapte et donne tout pour faire gagner son équipe. Parfois ça marche, parfois pas, mais la question n’est pas vraiment là. Car, tant qu’elle continue à ensoleiller nos soirées de coupe ou de championnat, la partie est gagnée, peu importe le résultat.

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Accorder ses violons C’est le moment des confidences, badistiques bien entendu, entre Erwann et Clémence. Il est temps de mettre les choses au point, de s’accorder sur une stratégie commune avant que le bateau prenne l’eau et fasse naufrage. « Alors, tu restes devant ou c’est moi qui vais à l’abordage ? questionne Erwann pas très au clair avec le positionnement de Clémence. « Ça ne me gêne pas d’aller chercher au fond le volant » répond Clémence prête à faire des efforts. « Le fond, c’est mon point fort » ajoute-elle en insistant. « D’accord, mais c’est quand même un mixte qu’on est en train de jouer. Alors, assure plutôt devant et le fond, laisse-moi faire » tente de négocier Erwann patiemment. « Et qui va sur les côtés ? » demande Clémence en essayant de dévier le sujet de conversation. « A gauche, c’est moi qui m’en charge, tu prends la droite » conclut Erwann car la reprise est immédiate. Après cette mise au point de la stratégie, le mixte a déroulé tranquillement. Ce n’est jamais simple d’accorder ses violons quand il y a deux forts tempéraments qui relèvent le défi de jouer ensemble.

D4 Fougères by Florent Après sa montée en D4 au forceps l’équipe a eu une année pour le moins contrastée. Après une courte série de victoires elle enchaîna avec une régularité qui force l’admiration une longue série de défaites conclue par deux matchs nuls. Avec un parcours aussi chaotique l’équipe était dans l’obligation de gagner un play-down pour ne pas retourner en D5. Elle réussit à battre une équipe d’Etrelles diminuée pour sauver cette saison très particulière. La D4, ayant brillé Avant l’été, Se trouva fort dépourvue Quand le championnat fut venu : Pas une seule petite victoire Après son départ en fanfare. Elle alla crier famine Chez la D3 sa voisine, La priant de lui prêter Quelques joueurs pour subsister Jusqu’à la saison nouvelle. «Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l’Août, foi d’animal, Intérêt et principal. « La D3 n’est pas prêteuse : C’est là son moindre défaut. Que faisiez-vous au temps chaud ? Dit-elle à cette emprunteuse. - Nuit et jour à tout venant Je jouais, ne vous déplaise. - Vous jouiez ? j’en suis fort aise. Eh bien! perdez maintenant.

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Santé !

Dans la vie mieux vaut être parfois seul que mal accompagné surtout quand on a envie de boire tranquillement son verre de rosé blotti dans un transat à l’ombre du soleil d’été. Fan de Brigitte Bardot depuis toujours et fervente supportrice de « 30 millions d’amis », Lydie a sa façon bien à elle de savourer son verre de rosé. Pour elle, rien ne vaut un petit mojito, un Jurançon bien frais ou même un Martini bien glacé partagé avec Myrtille, sa chèvre de compagnie.

En bref

Un apéro entre les mecs ? C’est dépassé ! Il faut vivre avec son temps. Le roi de la buvette, Jean-Mi président, a déjà choisi son camp. Bien entouré par quatre dames engagées corps et âme à la buvette du Trophée de Pays, il savoure son petit kir royal en ouverture des festivités dominicales, enfin, c’était un samedi midi mais compte tenu du menu cinq étoiles, le buffet valait largement celui des festivités dominicales.


Championnat vétérans by Valérie

La Vieille Garde, nom de l’équipe du BCPF Fougères, a un effectif très stable et resserré depuis plusieurs années maintenant : 3 filles, 3 garçons sur lesquels on peut toujours compter, ou presque ! (Merci à Florent pour ses dépannages qui lui ont permis de participer à la finale régionale inter-comités à Brest cette année). Le championnat vétérans compte 3 divisions V1, V2 et V3 et il faut avoir 40 ans pour pouvoir intégrer une équipe. Il a la particularité de ne pas comporter de simples dames car comme souvent dans les compétitions, les filles manquent à l’appel. Deux équipes vétérans pourraient être engagées sans ce problème… Mesdames, à vos raquettes ! L’équipe a fini 2ème de sa poule de 5 en V2, ce qui est conforme aux attentes des joueurs et qui reste l’objectif de cette nouvelle saison. En effet, le niveau en V1 est beaucoup plus relevé, plusieurs joueurs classés R y évoluant. Un des atouts des rencontres vétérans est sans conteste la convivialité de ses 3ème mi-temps. Ça donnerait presque envie de vieillir !

Finale TDP Parigné intraitable à domicile Clôturant la saison 2018/2019, la finale du Trophée de Pays adultes opposait cette année deux formations habituées de ce championnat du pays par équipe qui est la fierté du BCPF depuis sa création en 2003. Il s’agit des équipes de Saint Etienne en Coglès et de Parigné. Pour l’équipe de Saint Etienne, finaliste malheureuse de l’édition précédente, c’était une occasion de prendre sa revanche en démontrant tout simplement les progrès accomplis au cours de la saison écoulée. Pour Parigné, ayant l’avantage d’évoluer à domicile, c’était une opportunité, en cas de victoire, d’ajouter un autre titre à son palmarès déjà bien fourni. Sur le papier, la rencontre s’annonçait équilibrée et ouverte, et les deux premiers matchs (simples homme) disputés en trois sets en ont été la preuve on ne peut plus tangible. Laurent est allé au bout de ses forces en prenant le meilleur sur Ronan. Avec son expérience et sa légendaire ténacité, Manu a fait déjouer Quentin crispé, semble-t-il, par l’enjeu de la rencontre. Ce n’est pas tous les jours que l’on dispute la finale du Trophée de Pays. Cette tendance allait se confirmer tout au long de la soirée avec des matchs serrés, des empoignades acharnées, des défis physiques et mentaux bien engagés. Egalement très serrés, les deux simples dame tourneront à l’avantage de Parigné. Marie perd son match en trois sets contre Murielle coachée efficacement par Sandrine et Elodie s’incline face à la jeune Orianne. Et que dire du double homme, aussi en trois sets avec 30-28 au deuxième. Le score final, 7-1 en faveur de Parigné, semble plutôt sévère, ne reflétant que partiellement la physionomie de la rencontre. Bravo à l’équipe de Parigné. Quant aux vaillants badistes de Saint Etienne, il va leur falloir patienter une saison de plus pour inscrire leurs noms au palmarès de la compétition.

by Erwann

Corpo au BCPF

Certains licenciés du BCPF, les plus mordus, ceux qui n’en ont jamais assez, ont trouvé une astuce pour faire encore davantage de badminton et des compétitions. Ils ont créé une équipe corpo au sein de leur entreprise. Après un début de saison plutôt poussif, l’équipe a su se ressaisir et termine la saison avec 5 rencontres gagnées sur 10 ce qui la positionne à la quatrième place sur six. Le maintien est donc largement assuré. Merci à vous tous en espérant que tout le monde me suive l’année prochaine.

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Remotiver les troupes Après Laetitia, la présidente fondatrice du badminton Coglais ; après Benoît L, l’initiateur de la pratique compétitive ; après Jean-Michaël, le spécialiste incontestable de la convivialité et l’inventeur de la formule de champion à 5€ TTC ; après Benoît B, the initial « BB » du Coglais, c’est à Noémie de relever le défi de la présidence du BCPF Saint Etienne. Licenciée à Saint Etienne depuis cinq ans et fer de lance de la D3 de Guerz, Noémie nous confie avec une déconcertante simplicité sa vision des choses : « Je n’avais jamais prévu d’être présidente mais lors de l’AG il y avait des gens motivés et je me suis donc laissée tenter. C’est ma première expérience en tant que présidente d’une association. Jean-Mi m’a expliqué en quoi cela consiste. Ça n’a pas l’air d’être une tâche insurmontable. Et puis, il y a une bonne équipe de gens motivés avec moi, donc je pense que ça devrait le faire. » Côté objectifs pour la saison 2019/2020, Noémie a des idées plutôt claires et précises : « Retrouver une bonne dynamique associative, de la motivation et du plaisir à pratiquer le badminton ensemble. Je voudrais que les temps de jeu soient plus animés en proposant, par exemple, des mini-tournois pour que tout le monde joue avec tout le monde. On a besoin de retrouver le sens de l’accueil et mieux réussir à intégrer les nouveaux adhérents. Un autre point important sera la communication interne pour que tout le monde puisse être informé de ce qui se passe dans l’association. » L’envie de s’investir sur le plan local est indéniable chez la nouvelle présidente. En revanche, le grand BCPF avec ses équipes de haut niveau (R3, R1, N2), ses outils de communication (site internet, Bad’news, Facebook), ses animations (sortie IFB, TDP…) est pour Noémie une notion vague et plutôt lointaine. Vu la complexité du BCPF, cela n’a rien d’étonnant. Espérons que les choses s’éclaircissent au fil des mois. En attendant, on souhaite à Noémie bon courage pour ses nouvelles fonctions au sein du BCPF Saint Etienne.

Elle est chouette… …ma raquette Que l’on soit tailleur de pierres, jardinier, écrivain, musicien ou cuisinier, un outil de travail est le prolongement de notre main d’artisan. Pour le badiste, la raquette et la main ne font qu’un. C’est évident comme le bon vin accompagné de pain et de Boursin. D’où l’importance de savoir créer avec elle une relation de confiance, de s’apprivoiser mutuellement. Il faut parler à sa raquette tendrement et éviter de l’appeler tapette. Une raquette n’est jamais une tapette même si on peut avoir un doute en regardant l’ancien logo du BCPF. Et lorsqu’elle pette les plombs et son cordage par la même occasion, il faut prendre soin d’elle, lui parler gentiment comme à une amie qui a besoin que l’on s’occupe d’elle, qu’on lui pardonne tout même ses excentricités et son sur grip jaune fluo. Si vous ne savez pas faire, vous n’avez qu’à demander à Julien.

En bref

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Vincent ne plaisante pas avec l’échauffement et il a bien raison, Vincent. L’échauffement, surtout à partir d’un certain âge, c’est essentiel pour éviter les blessures, disent les sages. Alors, sous le regard éberlué de Mathieu, son camarade, Vincent prépare son corps musclé à l’effort soutenu du bad. Mais attention au claquage Vincent ! Ne va pas trop fort comme le moulin du meunier qui dort. Ce n’est pas le moment à quelques minutes du début de la rencontre de se blesser et laisser les copains seuls à se défendre.


Ronan le Mytho Comment je suis devenu champion du monde ? Je me demande bien qui sera champion du monde cette année, vu que je ne remets pas mon titre en jeu. Et oui c’est moi qui ai gagné l’an dernier. Je te raconte. Je te l’ai déjà dit, j’ai inventé le badminton dans les années 1940, à la suite du malheureux décès de mon poulet Bradley. J’avais inventé un sport certes, mais mon p’tit Brad, ce poulet volant, me manquait terriblement. J’ai décidé donc de créer une machine à son image : une machine volante. Mon truc à la base, c’est pas les sports de raquettes mais plutôt la gym’, en particulier le cheval d’arçon. Du coup, j’ai eu l’idée grandiose de bidouiller un de mes chevaux, d’arçon. Il m’a fallu bien des années. Mais en 2010, j’y suis parvenu. Mon œuvre a enfin vu le jour : le canasson d’arçon volant, à l’énergie hydraulique. Et oui je suis un visionnaire ! Franky Zapata par rapport à moi, c’est comme si un mec disait aujourd’hui à Gutenberg : « Eh gros, regarde j’ai inventé le stylo ». Bref, je fais plusieurs fois le tour du monde avec mon engin, jusqu’au jour J. Le 27 août 2018, survolant la ville de Kräfschtr au Danemark, je perds le contrôle de ma machine et je suis forcé à atterrir d’urgence (en gros je me crashe) à l’entrée d’une sacrée arène de sport. Je rentre dedans, dans le doute, histoire de voir s’il n’y a pas une réserve hydraulique qui traîne. Je traverse des petits couloirs et je me retrouve à l’entrée des courts, nez à nez avec une foule en délire. C’était l’heure de l’entrée des joueurs pour la finale du simple homme du championnat du monde : Lee Chong Wei contre Lin Dan. Je vois Lee Chong juste à côté de moi, il me regarde et il me dit : « Ce coup-ci, je te fume ». Un type lambda m’apporte une raquette. Et c’est alors que je comprends qu’étant le sosie parfait de Lin Dan, et ce dernier manquant à l’appel, retardé au vestiaire, on me confond avec lui. J’ai pas très envie d’usurper son identité, mais j’entends la foule scander mon nom : « Superdan ! Superdan ! ». Alors bon, je suis Lee Chong jusqu’au terrain pour en découdre.

Et c’est parti, premier set : « rien ne sert de courir ». Je fais appel à mes cours de boxe avec Mohamed Ali, qui me disait toujours : « Encaisse mon gros ! Encaisse ! Et prends-le par surprise ! ». Du coup j’assure le premier set : il le remporte 21-0. Deuxième set : « Tout arrive à point à qui sait attendre ». Je tente des trucs qui marchent moyen. Et à 0-20, (20 volant de matchs pour Lee Chong), je me souviens du lien si particulier que j’avais avec mon poulet Brad. Cette connexion m’a permis de développer un don de télépathie avec la volaille en tout genre. Je ressens alors la présence de l’ancien volatile, qui avant d’être un volant, était bien vivant, et s’appelait Viviane. J’entre en communication avec son esprit, et ça y est, je maîtrise Je sors mes meilleurs coups : river slice entre les jambes, smash croisé dans le dos, contre-amortis en faisant le poirier... Tout passe, tranquille, la bête m’obéit : je gagne le deuxième set 22-20. Troisième set : « On a assez attendu ». Je gardais cette carte dans la manche de mon Marcel au cas où : j’ai remarqué que Lee Chong avait un début de panaris au gros orteil gauche. 0-0, je sers, il lobe, et je sors un smash revers à 730 km/h direct dans le panard. Victoire 0-21, 22-20, 1-0 KO. Je m’éclipse une seconde pour laisser Lin Dan revenir en vainqueur sur le podium, ni vu, ni connu. Il m’a avoué que ce jour-là, il le sentait pas trop trop, et qu’il me devait une fière chandelle. Depuis, il a appelé son fils Ronang.

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Faut bien rigoler… « Plus il y a des fous, plus on rit », on me l’a toujours dit et j’y ai toujours cru jusqu’à ce mardi soir où je suis descendu, non pas dans mon jardin mais dans la salle de Saint-Jean pour assister à la finale de la coupe du BCPF. C’est là que j’ai vu Nathalie et Virginie se fendre la tirelire et se dilater la rate et j’ai enfin compris. Ce n’est pas la quantité de fous qui compte mais leur capacité à se marrer ensemble. Car à Saint Jean, ils ne sont pas très nombreux au fond (au milieu et devant non plus d’ailleurs) et pourtant, quand le courant passe bien, quand on est content de se retrouver pour faire du badminton, les fous rires ne sont jamais loin et la joie de vivre transpire sur les visages des joueurs comme la sueur.

La magie du badminton Le badminton est un sport magique qui procure aux joueurs sur le terrain et aux supporters dans les gradins des sensations intenses, uniques. Ceux qui l’ont pratiqué ne serait-ce qu’un court instant, peuvent en témoigner. Et dans l’art de la prestidigitation badistique, certains sont plus doués que d’autres, c’est évident. Tout le monde n’est pas David Copperfield. Il existe, dans ce vaste univers des domaines de compétences bien définis. Faire un tour de cartes n’est pas la même chose que faire apparaître ou disparaître un objet ou une personne. La qualité et le niveau du numéro dépend aussi des moyens que l’on y met. Sortir du chapeau un lapin (prix moyen €50 chez Truffaut) ou une joueuse ukrainienne de haut niveau (prix non communiqué par le magicien) lors de la dernière journée du championnat n’est pas la même chose. Dans cet art des apparitions, nos amis de Rostrenen n’ont pas fini de nous surprendre. Et après tout, ça sert à ça la magie. Après avoir réalisé, il y a quelques années déjà, la spectaculaire apparition d’un certain Kyrylo Leonov sur la liste des étudiants de l’IUT de Pontivy (y a pas que le bad dans la vie, il y a les études aussi), ils remettent ça la saison passée avec Yevhenia Paksiutova (joueuse de l’équipe N1 présente à la J7 et la J8) dont l’apparition en équipe N3 lors de la dernière journée du championnat en a surpris plus d’un. Un tour de magie que les coéquipiers de Thibault Kosior ont eu beaucoup de mal à applaudir. Résultat des courses, après avoir été leader de leur poule tout au long de la saison, l’équipe N3 de Saint Jacques s’est faite doubler sur le fil. Rostrenen participe aux play-offs et réussit à monter en N2. Sacrée magie du badminton. On a encore beaucoup de choses à apprendre au BCPF.

Sapé comme jamais… Ceux qui croyaient comme moi que Gaspard ne jurait que par Fila ont eu tort. Gaspard a plus d’un tour, enfin, plus d’un T-shirt dans son sac de sport. Des Nike, Forza, Adidas ou Lacoste jouent des coudes dans son sac de sport pour pouvoir goûter un jour aux plaisirs humides d’une compétition sur le dos de leur jeune champion. Des T-shirts, il y en a dans le sac de Gaspard à la pelle et personne ne manque à l’appel. Enfin, presque personne car en regardant bien, il y en a un qui lui manque visiblement. Celui de Dora l’exploratrice ? Pensez-vous ! Il s’en est séparé à la braderie des Angevines l’année passée. Peut-être celui de Super Mario en salopette rouge lançant un défi à son pote Luigi en pantalon vert ? C’est une fausse piste. Mario n’est plus sur la liste de ses T-shirts préférés depuis qu’on découvert que c’était en réalité Stanislas Marionowski, un pauvre plombier polonais sous-payé. Le T-shirt qui faisait défaut à la collection de notre ami Gaspard jusqu’à ce samedi 15 juin vers midi c’était celui du BCPF. Désormais, c’est chose faite. Il n’y a plus qu’à l’enfiler et continuer de progresser.

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Mots mêlés by Corentin

Les associations du BCPF et leurs présidents L L L T O U

E T E C E S S T O S O B P A

N R I H L E L N D R

E E V R E A R E B A I

V M N I P E E H E M G

A B E S L N G T R I N

N L I T E N U R T E E

E A B O A E O E R N

I Y A P K I F B A L

T E F H C T C E N H

Retrouvez dans cette grille le nom des six associations du BCPF, les noms de leurs présidents, ainsi que celui du président du BCPF : Les mots peuvent être positionnés de façon horizontale, verticale, diagonale et dans les deux sens

S A B P O E L I M E T J H I M D H O M

B A U A N N A E A M

E D R I A I C O R E

S A N E A U N E A

S E J S N L D

Les lettres restantes de la grille vous permettront de deviner le slogan du club Les blancs forment les espaces de la phrasemystère et les cases noires ne sont pas à prendre en compte.

Le « Sfumato » à la BCPF « Le flou caractérise la vie bien plus que le net » avait l’habitude de dire Boris Eltsine après avoir vidé une bouteille de Poliakoff, la célèbre mixture obtenue par une savante distillation de la patate. C’est le grand Léonard, le père de la Joconde qui a inventé le flou artistique appelé communément le « sfumato ». Il s’agit d’une technique picturale qui donne aux sujets des contours imprécis. D’autres artistes ont suivi le mouvement : Le Corrège, Titien, Vermeer et même Turner avec ses paysages maritimes remplis de brouillard. L’enfumage est toujours très utilisé en politique et dans certains temples du ballon rond. Au BCPF, nous aussi, on pratique le flou artistique. Je ne parle pas ici bien évidemment de notre projet club ni de la gestion des effectifs de nos équipes. Il s’agit plutôt de ces rares moments où, le verre de rosé à la main, on tente de refaire le monde ou, lorsqu’on n’y arrive pas, tout simplement de griller quelques saucisses.

CA dans les fleurs En bref

C’est quoi cette position Valérie ? Même s’il est vrai que parfois ça fait du bien d’étirer son dos, tout de même, en plein match c’est peut-être un peu trop, comme diraient nos amis Britishs : peut-être un peu « too much » au milieu du match. Cela déconcentre « a little bit » ton partenaire qui ne sait plus où se mettre ni quoi faire. Ce n’est pas toujours bon pour les affaires de faire sa séance du yoga sur le terrain.

Le Conseil d’Administration est une « institution » sérieuse. Pas de temps pour plaisanter, pour se raconter des blagounettes et les petits potins du coin quand il s’agit de réfléchir sur l’avenir du BCPF. Mais rien n’empêche les membres du Conseil de se choisir en endroit, un cadre le plus propice possible à leur réflexion. Et pour être « in » aujourd’hui, il faut vivre avec les saisons et respecter le « circuit court ». Finies donc les réunions du CA délocalisées en plein hiver aux Seychelles. Place aux jardins bucoliques pleins de fleurs, vielles pierres et fraîcheur en été et vive la pizzeria bien chaude et bien douillette au cœur de l’hiver.

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Prise dans le filet Le badminton et plus particulièrement sa discipline de double est avant tout un jeu d’attaque. Du premier coup de raquette, les joueurs cherchent à prendre l’attaque en essayant de la garder jusqu’à la fin de l’échange pour marquer le point. Chaque coup qui descend vers le sol (smash, kill, slice ou amorti) est un coup d’attaque. En position d’attaque, systématiquement, il y a un joueur qui se positionne dans le fond et l’autre qui prend le filet. Et nous y voilà ! C’est là que l’affaire se corse. Car, s’il est indispensable de prendre le filet pour garder l’attaque, faut-il encore faire attention à ne pas tomber dans les filets. Parfois on s’y embourbe et on se retrouve pris au piège comme un vulgaire maquereau ou une sardine trop serrée au fond de sa boîte. Et alors que l’on voudrait filer à l’anglaise on se retrouve à filer un mauvais coton. Comme dit la sagesse populaire : ce n’est pas toujours l’homme qui prend le filet, parfois c’est le filet qui prend l’homme, même quand c’est une femme. Du coup Virginie, telle est prise qui croyait prendre.

Naming au BCPF Le nommage ou la dénomination souvent désignés par l’anglicisme « naming » est une pratique spécifique qui consiste à attribuer le nom d’un sponsor à une enceinte sportive (exemple : le stade de Nice devient l’Allianz Riviera et celui de Lyon Groupama Stadium), à une compétition (l’Open GDF Suez en tennis) ou à une équipe (très pratiqué dans le cyclisme). Le BCPF s’est lancé aussi dans le naming à l’occasion de la finale du Trophée de Pays en remplaçant les numéros des terrains par les noms de ses partenaires. Ainsi, on a pu entendre tout au long du tournoi : « Sur le terrain Groupama, match N°35 catégorie benjamin… » ou encore « Sur le terrain Alfio, match N°27… » Il ne reste plus maintenant à étendre la pratique du naming à l’ensemble des compétitions organisées par le BCPF y compris les rencontres N2 à Justy.

Ça grimace… Une grimace est une contorsion du visage participant à la communication non verbale, éventuellement comme manifestation d’une douleur ou d’une émotion qu’il est plus rapide d’exprimer ainsi. Les grimaces volontaires sont utilisées pour renforcer un message, comme dans certaines moqueries ou pour leur effet comique. Il existe par ailleurs tout un tas de grimaces involontaires, naturelles, spontanées. Mais si la peur de tomber fait grimacer les pendus, qu’est-ce qui fait grimacer des badistes plutôt cools et détendus ? Seraient-ce des efforts surhumains consentis pour ramener le volant dans le terrain, le prix d’une crêpe caramel beurre salé ou plutôt la température de l’eau sous la douche ? La grimace a été aussi le sujet d’inspiration pour les artistes de divers horizons. Le sculpteur allemand Franz Xaver Messerschmidt, l’auteur des bustes grimaçants, a réussi comme personne à figer dans le métal la mobilité des traits et les distorsions grotesques d’un visage. C’est une vraie prouesse, c’est un art. Savoir bien grimacer est un art. Essayez et vous verrez ! La grimace a même son championnat du monde qui se tient tous les ans en Angleterre. Le championnat est ouvert à tout le monde alors, pourquoi ne pas tenter notre chance d’autant plus que certains d’entre nous ont pour cela de vraies prédispositions.

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L’équipe de la rédaction vous remercie rédacteur en chef

Ont collaboré à ce numéro :

Zbigniew Roszczypala

Mise en page : Simon Roszczypala

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Envoyez-nous vos remarques, suggestions, propositions d’articles à : bulletin@bcpf.fr

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Nadia Hubert Nathalie Ledru Isabelle Pannetier Zbigniew Roszczypala

Le nouveau partenaire du BCPF Le groupe Kertrucks vient de rejoindre la grande famille du badminton du pays de Fougères et nous en sommes très heureux. Bien implanté dans l’Ouest de la France, avec ses 700 employés répartis dans 44 agences, le groupe Kertrucks est spécialisé dans le domaine du négoce, de la maintenance et de l’ingénierie de service pour les véhicules industriels et utilitaires. De Brest à Saumur, de Vannes à Saint Malo, le groupe propose à ses clients un parc locatif de plus de 2250 véhicules. Le BCPF et le groupe Kertrucks partagent les mêmes valeurs : ambition, intégrité, fiabilité et cohésion et c’est donc tout naturellement qu’ils sont devenus partenaires.

Ce bulletin a été imprimé par nos soins. Ne pas jeter sur la voie publique.

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Bad'news 31  

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