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Bulletin d’information du bcpf

BAD’NEWS Juillet 2019 - N°30

Sommaire • CRJ de Fougères • Résultats jeunes • Bilan de la saison N2, R1 et R3 • Bretagne jeunes et seniors • Seb champion • Le meilleur simple du monde

Ça y est ! Enfin ! C’est le jour « J » tant attendu. D’Day comme diraient des Rosbifs. « Les sanglots longs des violons de l’automne, blessent mon cœur d’une langueur monotone» « Messieurs, faites vos jeux » « Les carottes sont cuites » « Je n’aime pas la blanquette de veau » Le jour de la grande finale de TDP est arrivé. Après huit étapes qualificatives âprement disputées le temps est venu d’en découdre à Justy afin de décerner les titres de champion du pays de Fougères 2019. La tension est à son comble, la fièvre envahit les supporters mais il y en a qui ne bronchent pas et savent rester zen. Prenez-en de la graine.

• Une reconversion réussie • Le nouveau partenaire • Le match du trimestre • Et beaucoup beaucoup d’autres infos essentielles ...


Une reconversion réussie Lors du dernier CRJ de Fougères, Isabelle est devenue la reine des pâtes bolo. Certes, c’est Christian qui les a concoctées, mijotées, cuisinées avec amour en suivant l’ancestrale recette transmise chez les Ledru depuis des générations, mais c’est Isabelle qui les a distribuées généreusement et avec talent aux jeunes sportifs en quête d’un réconfort gastronomique. On comprend mieux maintenant pourquoi elle a décidé de passer la main à Nadia pour les photos. Quand on a goûté une fois aux pâtes bolo de Christian, on ne peut plus s’en passer.

Circulez, y a rien à voir Christian est un homme aux multiples talents. Ses pâtes bolo, ses petits fours apéro et son vin chaud au Coin…. (Oups, avec l’enchaînement de toutes ses terminaisons en « o », j’ai failli vendre la mèche) lui ont fait une réputation de fin cordon bleu. Son passé de badiste est connu de tous. Sa façon de gérer la logistique lors des soirées N2 en conduisant son équipe de bénévoles avec efficacité et bienveillance, aurait fait de lui un parfait DRH. Et pourtant, en le regardant avec son sifflet à la bouche, on se demande s’il n’a pas raté sa vraie vocation.

TDJ de Tremblay by Jean-Mickael Trente-huit jeunes compétiteurs d’Ille et Vilaine et de la Manche ont répondu présents à l’invitation du Badminton Club du Pays de Fougères pour participer au tournoi départemental organisé ce dimanche 17 mars dans la salle multisport de Tremblay. Pour certains, c’était leur première compétition départementale, pour d’autres, des habitués des joutes dominicales aux quatre coins du département, c’était une opportunité de se confronter aux autres jeunes badistes. Beau succès pour ce tournoi du BCPF « délocalisé » à Tremblay. Côté résultats, en poussin promotion, Louis Grous du BCPF remporte le tableau « poussin promotion ». Marius Bernard de l’Union Badminton Club de la Baie (la Manche) termine deuxième et Maxence Rolland du BCPF troisième. Calvin Yang du Badminton Club de Gosné s’impose dans le tableau poussin espoir en disposant en finale de Teliaw Harnois du BCPF. Les demi-finalistes Jules da Silva du FIB et Nathan Lepeltier du BCPF complètent le podium. Dans le tableau « benjamine espoir », pour sa première compétition départementale, Isaline Heudes Sorin du BCPF, ira jusqu’en finale où elle s’inclinera face à Anna Tennière du Cormier Volant Saint Aubin. Pour Alexia Lemarié et Lilou Daburon du BCPF le chemin s’arrêtera en demifinale. En benjamin espoir, Elouann Renaudon de Gosné s’impose en finale contre Kristen Henry du BCPF. Romain Guilloche de l’Union Badminton Club de la Baie et Gaspard Crucq du BCPF sont demi-finalistes. En benjamine élite, en remportant tous ses matchs, Léa Martin du BCPF s’impose facilement dans une poule unique devant Clémentine Bodin du FIB et Cassandre Canu de l’association Le Volant Enchanteur de Montfort. Pour Lenny Hubert du BCPF, encore poussin et engagé dans le tableau benjamin élite, les compétitions se suivent et se ressemblent. Lenny ne laisse aucune chance à ses adversaires. Dans une poule unique de cinq joueurs, Lenny remporte tous ses matchs. Alexandre Douillard du FIB se classe deuxième, Clément des Abbayes troisième et Maël Rousseau quatrième.

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France UNSS Depuis sa création en 2012, la section scolaire sportive badminton du Lycée Jean Guéhenno de Fougères a toujours participé à la phase finale du championnat de France UNSS. Champion d’Ille et Vilaine et de Bretagne 2019, l’équipe de Jean Guéhenno s’est déplacée cette année jusqu’à Lille pour affronter les meilleurs badistes français en quête de titre de champion de France UNSS. Privés de Tifenn et d’Eline (rupture des ligaments croisés) les fougerais ont fait de leur mieux et ont terminé la compétition en se classant à la très respectable dix-septième place. Après tout, comme le dirait un célèbre baron : « L’important, c’est de participer » même si tout le monde préfère gagner.

Super Antoine On savait que ce jour allait arriver tôt ou tard. On en était sûr, c’était juste une question de timing. Et voici qu’au meilleur moment de la saison, lors des barrages pour le maintien, Antoine était enfin prêt, il a retrouvé de bonnes sensations sur le terrain et nous a sorti le grand jeu. Alors que tout au long de la saison, malgré des matchs accrochés et des combats parfois titanesques, Antoine n’a réussi à gagner qu’un seul match sur les dix disputés (le double homme avec Killian face à l’équipe de Concarneau), le voici vainqueur de ses cinq matchs lors de la seule journée de barrages. Les deux simples remportés en trois sets et les trois mixtes avec Myriam dont celui « en or » comptant pour le maintien. Il fallait avoir les jambes et surtout le mental pour réussir un tel exploit. Sacré Antoine ! S’il continue sur sa lancée, on va bientôt le revoir en N2. C’est en tout cas tout le mal qu’on lui souhaite.

Gildas fait le clown Faire rire les autres est un don. C’est aussi une bénédiction pour ceux qui bénéficient de la présence d’un clown dans leur environnement. Car le rire possède des vertus inouïes. Il permet d’évacuer le stress et réduit la douleur. Les anticorps présents dans notre organisme augmentent avec le rire. Cela peut paraître une évidence mais le fait de rire aide à positiver. Ceux qui arrivent à rire d’euxmêmes acceptent beaucoup mieux leurs erreurs. On a du mal à y croire, mais le rire améliore la circulation sanguine et l’oxygénation du cœur. Bref, il faut rire dans la vie et faire rire les autres aussi souvent que l’on peut. Chaplin disait qu’une journée sans rire est une journée perdue. Alors, merci Gildas pour tes pitreries clownesques. Ça nous fait du bien de rire avec toi.

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Céline au taquet Alors que Chloé découvrait ce dimanche 31 mars la compétition régionale en participant à son premier Circuit Régional Jeunes, pour Céline ce fut un tout autre baptême, celui de bénévole débutant engagé à la buvette de Justy Specker. Entre deux sandwichs, croque-monsieur, crêpes, boissons et pâtes « bolo », Céline a bien tenu la baraque, sans s’affoler, sans perdre le nord en accueillant tout le monde chaleureusement avec sourire. On dirait qu’elle a fait ça toute sa vie. Merci Céline et ne t’inquiète pas, quelque chose me dit que tu n’as pas fini avec le bénévolat.


Qui va à la chasse… La nature a horreur du vide. Elle le comble comme elle le peut par les moyens mis à sa disposition. Les nombreuses mauvaises herbes de nos jardins peuvent en témoigner amplement. Ainsi, en l’absence de Patrice parti à la pêche aux moules, moules, moules ou peut-être chercher du romarin dans son jardin, on n’en sait rien, tonton Marc, responsable de la compétition, a pris le relais sans hésitation. Nous voici, le temps d’un après-midi, en présence d’une famille recomposée de badminton. C’est aussi ça, l’esprit de bad. Ne jamais laisser quelqu’un seul au bord de la route ou dans une salle de sport en plein tournoi. On a déjà vu des vies basculer pour moins que ça. Ça aurait pu virer au drame ce samedi à Tremblay si le tonton Marc n’avait pas été là, parole de Jean-François.

Relax Max ! Le stress et la tension sont indissociables de la compétition. Chacun les vit à sa manière en essayant de les dompter, de trouver des astuces pour les apprivoiser le mieux possible, parfois même les transformer en sources d’énergie positive. Mais lorsque le dernier point est joué, les dés sont définitivement jetés et la pression retombe quasi instantanément. On quitte alors le terrain de bad avec la satisfaction d’un devoir accompli ou la frustration d’un gâchis et on peut enfin souffler un peu en profitant tout simplement d’un instant de détente entre amis badistes. Tout en sachant que cela ne va pas durer longtemps, au moins jusqu’à la prochaine échéance qui vient toujours plus vite qu’on le pense. Il va falloir se transformer à nouveau en vrai loup en oubliant le doux agneau qui sommeille en nous. Raison de plus pour profiter à max de ces courts instants de relaxe.

Premier tournoi… …première victoire Louis s’en est pas mal sorti pour son premier tournoi départemental et pourtant il y avait du lourd, du solide en face, à commencer par Joris le guerrier plongeant sur tous les volants, le show-man s’encourageant bruyamment, rugissant comme un tigre allant dévorer sa proie, serrant le poing à chaque point le rapprochant de la victoire. Mais il en fallait bien plus pour déstabiliser Louis qui a su rester calme, concentré, lucide, appliqué sur chaque point et aussi sur le point d’être déshydraté. Car, il faut bien le souligner, ce dimanche 21 avril, Louis n’avait guère soif d’autre chose que de la victoire.

Victorieux de Joris en trois sets bien disputés (17-21 21-13 21-17) et premier de sa poule, Louis se dirigea vers la demi-finale bien méritée. Son adversaire du jour, Eliaz, l’attendait de pied ferme pour en découdre. C’était un joueur puissant, usant et abusant des smashs et des dégagés de fond. Et là encore, il fallait batailler dur, il fallait trouver la parade pour se sortir de la panade. Louis a su adapter son jeu en variant bien ses coups (coup droit, contre, saut, attaque, défense). Il a joué avec ses armes et sa tête en s’appuyant sur son mental et sur son fan club constitué pour l’occasion de sa maman et ses grands-parents. Il est arrivé au bout de son coriace rival, toujours en trois sets avec un petit relâchement au milieu de la partie (21-15 13-21 21-16). Il ne restait plus que la finale, contre son pote Joris. Le parfum de la revanche et la promesse d’un beau spectacle planaient dans la salle omnisport de Saint Brice. Hélas, après un premier set à sens unique (21-05 pour Louis) Joris a dû abandonner sur blessure en offrant ainsi à Louis sa première victoire dans un tournoi départemental.

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Bretagne Jeunes by Isabelle Les week-ends se suivent et se ressemblent pour les jeunes badistes du pays de Fougères. Après le championnat d’Ille et Vilaine, dix jeunes du BCPF avaient rendezvous ce week-end du 9/10 mars avec le Championnat de Bretagne qui avait lieu à Saint-Jacques de la Lande. Pour ce championnat, la catégorie Junior était présente, avec des jeunes qui naviguent bien souvent depuis plusieurs années sur les compétitions adultes. Trois juniors défendaient les couleurs du BPCF et ils ramènent tous au moins une médaille de bronze. Dans une poule très relevée avec plusieurs joueuses classées N1 / N2, Youna remporte un match en simple et en mixte associée à Victor. En double dame, associée à Clémence Briand de Guichen, elle atteint la demi-finale et obtient donc une belle médaille de bronze. Killian imite Youna en remportant 1 match en simple et en mixte avec sa partenaire Erell Marquer de Guichen. Il gagne une médaille de bronze en double homme avec Victor. De son côté, Victor ramène deux médailles de bronze, en double avec Killian et en simple. Une fois de plus, c’est dans la catégorie minime que le BCPF a été le plus représenté avec cinq joueurs. En double dames, Elina et Camille Allaire de Maure de Bretagne manquent de très peu deux matchs de poule en s’inclinant en trois sets. Natty en simple et en mixte avec Brieuc Jegou du Badminton Club de Kemperlé ne sort pas de poule. Elle remporte un match en double avec sa partenaire Léonie Ferrand de Quévert. Le double 100% BCPF Alexim / Raphaël remporte un match et ne sort pas de poule. Idem pour Raphaël en simple Marco décroche le titre de vice-champion de Bretagne en double homme avec Charly Perrin de Guichen. Ils remportent tous leurs matchs de poule ainsi que la demi-finale et ne perdent qu’en finale contre la paire N°1 française dans leur catégorie minime Baptiste Labarthe / Matthéo Justel. En simple, Marco ramène une médaille de bronze en chutant en demi-finale contre le N°2 français Matthéo Justel. En mixte, avec sa partenaire Ninon Retho de Guichen, Marco manque de très peu la finale. En s’inclinant contre la paire N°1 Européenne Herveline Crespel / Baptiste Labarthe en 3 sets (21-17 / 1021 / 16-21) Marco se contentera d’une nouvelle médaille de bronze. Dans la catégorie benjamines, Léa était la seule représentante du BCPF et c’est avec une médaille de bronze autour du cou remportée en double mixte avec Pablo Perrin de Guichen qu’elle revient de ce championnat. En simple et en double dame avec Romy Hure de Guichen elle remporte un match ce qui ne lui permet pas de sortir de poule. Et enfin, chez les poussins, Lenny récidive après le triplé au championnat d’Ille et Vilaine, il devient ce week-end le triple champion de Bretagne n’ayant perdu aucun match cette année dans sa catégorie, alors qu’il n’est que poussin première année. En simple, il domine les débats jusqu’à la finale où il rencontre enfin un peu d’opposition. Il s’impose tout de même en deux sets (21-19 21-14) face à Aodren Houtin de Guichen. Idem en double mixte où, associé à Wijdane Meftah de St Jacques, Lenny ne lâche aucun set à ses adversaires. C’est en double homme que Lenny entretient un brin de suspens en concédant, en finale, le seul set du week-end. Avec son partenaire Aodren, il décroche le troisième titre de champion de Bretagne en disposant en trois sets (17-21 21-6 21-12) de la paire Lenzo Le Coq (Quévert) / Léo Cordelier (FIB).

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Mercredi, aussi… « Ras le bol ! On dirait qu’il n y a que le groupe du lundi soir qui existe sur la planète Bad adapté du BCPF alors que nous, les badistes du mercredi, on s’entraîne aussi. Mince, alors ! » Ce cri du cœur a été entendu par la rédaction de Bad’news qui va de ce pas réparer cette insupportable injustice. Tous les mercredis soir au COSEC de la Chatière, il y en a qui font le bad à fond les gamelles. Ils n’ont rien à envier à ceux du lundi. Rangés bien sagement entre le mardi quelques fois gras et le jeudi toujours de l’Ascension, les badistes du mercredi s’entraînent tout le temps en révisant les coups techniques : amorti, block, dégagement, smash et autres lift et lob. Ils ne connaissent pas le lundi de Pâques ni celui de la Pentecôte. Ils travaillent sans relâche leur technique et leurs déplacements et ils méritent toute notre considération. Chapeau bas les petits gars !

C’est pas l’homme qui prend le bad, c’est le bad qui prend l’homme, tatatin. Il est en effet difficile de résister à l’appel des sirènes du badminton. On a beau accompagner notre gamin au tournoi poussin / benjamin, c’est plus fort que nous. Lorsqu’un terrain se libère on choppe une raquette, on s’incruste direct et on s’empresse de montrer à tous ses mioches débutants qui c’est encore le plus fort, qui c’est encore le patron. Peu importe la tenue vestimentaire choisie avec soin pour se donner un air respectable : le pantalon en velours noir, les mocassins à glands, la chemise blanche du dimanche et la cravate, on y va quand même. Et on transpire comme un âne mais on prend notre pied. Que l’on soit petit ou grand, poussin ou vétéran, impossible de résister à l’appel du badminton.

Tous au bad

Ciao, Ciao bambino… Après deux saisons passées au BCPF à apprivoiser le badminton et les badistes qui vont avec, Alexandre nous quitte pour d’autres projets, d’autres horizons. Lesquels ? Qu’est-ce que j’en sais, moi ? Qu’est-ce qui peut être dans la vie plus important que le badminton ? Faire le tour du monde à pédalo en solitaire et à reculons, voilà un projet qui séduirait beaucoup de monde. Ou alors, en bon altermondialiste dégoûté par la mondialisation, la consommation, la pollution et la hypo succion, il pourrait devenir éleveur de chèvres sur le plateau du Larzac ou des moutons de « prés salés » dans la Baie. Ça aussi, c’est un bon projet. Et pourquoi ne pas se consacrer entièrement au jeu de fléchettes dont Alexandre est, paraît-il, grand amateur ? Quoi qu’il en soit et peu importe la destination, Alex s’en va. Sortez donc vos kleenex pour notre « ex » salarié et dites-lui « adieu ». Merci Alexandre pour ta gentillesse, ta bonne humeur et ton investissement au sein du club. On gardera plein de bons souvenirs de ce temps passé avec toi.

Au bad masqué, ohé, ohé… Après le cavalier masqué qui a surgi dans la nuit, voici le badiste masqué venu participer incognito au tournoi de Tremblay. Nous connaissions les coups masqués dont se servent les grands champions (Thomas en est spécialiste) pour mettre leurs adversaires dans le vent, mais un badiste masqué, c’est nouveau et plutôt intrigant. Dans nos têtes, des questions se bousculent soudainement. Porter un masque sur un terrain de bad, est-ce un atout ou un inconvénient ? Un badiste masqué, masque-t-il son jeu plus facilement ? Masqué, parce que…Masqué, pourquoi ? Des questions sans réponse ; Des investigations qui n’avancent pas. L’affaire se corse et s’enlise, à moins qu’il agisse juste d’une petite halte sur le chemin du Carnaval de Venise.

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Seb champion Ce dimanche 28 avril, pour sa première compétition officielle chez les vétérans, Sébastien a décroché le titre de champion de Bretagne catégorie V1 tableau D en double homme avec Nicolas Destais en s’imposant face à la paire de Saint Jacques de la Lande. Ils ont « traversé » la Bretagne en large et en long nos braves vétérans pour pouvoir savourer leur titre de champion. Déjà en poule, ils ont disposé en deux petits sets des badistes de Redon (535) et de Quévert (22). En quart de finale, ils s’imposent face au double de Sarzeau (56), puis en demi face à celui de Moréac (56). La finale est une affaire 100% brétilienne entre les fougerais et les Jacquolandins. Comme quoi, sans quitter la salle de sport de Chateaubourg, on peut devenir champion de Bretagne tout en visitant l’une des plus belles régions de France.

Marc sur tous les fronts Au Trophée de Pays, le coach Marc assure avant tout le bon déroulement de la compétition n’intervenant pas du tout au coaching et privilégiant l’autogestion de jeunes badistes. Après tout, c’est normal étant donné que ce sont les copains du même club qui s’affrontent généralement sur le terrain. Mais lorsque ses protégés s’aventurent sur une compétition départementale où ils croisent le fer avec des joueurs d’autres clubs, c’est une autre affaire, c’est une autre musique. Marc est alors présent sur tous les fronts pour encourager, conseiller, corriger ce qui est corrigeable, modifier en douceur ce qui semble modifiable, remonter le moral s’il est remontable. Ainsi, infatigable, il passe avec la bonne parole d’un terrain à l’autre, Marc l’apôtre. Et tous les jeunes sont contents de le voir, parole de JeanFrançois.

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Il l’a fait ! C’est un véritable exploit digne de « Guinness world records » que vient d’accomplir Antoine lors de la dernière journée du championnat régional. Il ne s’agit pas là bien entendu du record du nombre des chouquettes gobées dans la même matinée, le record qui lui appartient d’ailleurs depuis plusieurs saisons avec les 32 chouquettes homologuées dévorées en un petit quart d’heure juste avant le début de la compétition. Il s’agit ici d’un record unique dans son genre. C’est un exploit à la fois humain et sportif. Dans sa longue carrière badistique, Antoine est le seul joueur du BCPF, du Grand Ouest et même de l’Hexagone qui peut se vanter d’avoir joué et surtout d’avoir gagné au moins un match avec tous les Roszczypala. Avec Thomas et Daniel en championnat national, avec David en tournoi régional, avec Simon en équipe régionale et pour terminer, avec Myriam, en remportant le mixte en or comptant pour le maintien de R1. Bravo Antoine ! Il te reste encore le dernier chalenge à réaliser pour passer à la postérité : gagner un match avec le vieux Zbig lors d’une compétition officielle. Mais ça, c’est plus qu’un défi. C’est un miracle qu’il faudrait accomplir.


Un somme et ça repart Un court instant de répit pour Kélian entre deux matchs intenses, deux coachings éprouvants. Le repos du juste ou juste un peu de repos pour un badiste qui a fourni beaucoup d’efforts ? Cela se passe de commentaire et il n’y a que William et son roi Danois qui sont capables dans des circonstances pareilles de trouver des mots justes, alors, laissons les faire : « Eh bien, Que le daim blessé pleure sa douleur, Que le cerf épargné joue, vagabonde, Les uns dorment car les autres veillent, Ainsi va le monde ». Hamlet, Acte III, scène 2 Traduction extrêmement libre.

Le match du trimestre by Daniel

Antoine/Myriam VS Desmots-Chacun/Suaudeau Nous sommes le 7 avril 2019, à Ploemeur. C’est la journée de classement. Le jour J pour notre équipe de Régionale 1, son ultime opportunité de défendre ses chances pour le maintien. 6ème et donc dernier de sa poule, le pays de Fougères affronte Quimperlé, 5ème de l’autre groupe du championnat. Menés 4-3, nous parvenons à recoller à 4-4 grâce à la victoire du mixte composée d’Antoine Bourges et Myriam Roszczypala. L’espoir est entretenu, mais la tension n’a pas le temps de retomber car les deux équipes doivent être départagées. Le public (ainsi que le règlement) réclame un vainqueur. Il faut alors disputer un « match en or ». Mais quel match ? Chaque capitaine élimine un match tour à tour jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un et finalement c’est le mixte qui est retenu. Myriam et Antoine sont de nouveau alignés. Ils sont opposés à une paire différente du match précédent : Pierre Suaudeau et Kathell Desmots-Chacun. Sous une ambiance mêlée de crispation, d’espoir et de détermination, commence le mixte en or, match du trimestre. Dès les premiers points, un style de jeu rapide s’installe. A un moment d’une telle tension, et dans une pareille situation où les échanges sont soutenus avec beaucoup de vitesse, il est certain que la paire qui aura le plus de contrôle prendra l’avantage. C’est ce que Myriam et Antoine parviennent à faire pour se détacher et mener de deux petits points à la pause à 11. Ils s’accordent sur des choix tactiques très simples, afin de conserver le maximum d’énergie pour gagner le duel mental. Solides en défense, bien en jambes, concentrés et très à l’aise sur les petits smashs pas piqués du tout, ils conservent leur avance et prennent le premier set. Le deuxième est sous tension maximum. C’est très équilibré. Les deux paires se rendent coup pour coup et des regards rageurs se croisent, alors que les membres des équipes sur le banc donnent de plus en plus de voix. 5-5, 8-8, 10-10, 13-13, aucune équipe ne parvient à prendre plus d’un point d’avance. Mais à 15 partout, l’issue du set va prendre une direction apparente. On ne saura jamais si c’est grâce à la qualité du service, à la pression du match, ou à un rayon de soleil dans les yeux, mais les Quimperlois enchaînent deux fautes grossières en retour de service. 17-15 pour le pays de Fougères, et les joueurs trouvent la petite bouffée d’air qu’il fallait. Ils conservent leur avance jusqu’à 20-17. Myriam a alors l’opportunité de plier le match mais manque malencontreusement un volant facile. Toutefois, ce coup de raquette dans le vide, (en plus d’avoir certainement ventilé Antoine pour lui donner un petit coup de fraîcheur supplémentaire) n’affectera pas le résultat. Le point suivant est rapidement remporté. Belle victoire d’Antoine et Myriam qui sauve l’équipe de la relégation, et qui nous prouve que parfois, les joueurs du pays de Fougères ont du mental.

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Qui ne saute pas… …n’est pas fougerais Que serait une équipe sans ses supporters ? Pas grande chose, me diriez-vous et vous auriez raison. D’ailleurs, on reconnaît une grande équipe à la qualité de ses supporters, à quelques exceptions près, car il y a toujours des cons exceptionnels pour confirmer la règle. S’il est vrai qu’au BCPF nous avons toujours autant de mal à déplacer les foules pour les rencontres N2 (ce n’est pourtant pas faute d’essayer), il faut reconnaitre qu’au fil des saisons, petit à petit, s’est constitué un vrai cop de supporters. Ils sont fidèles, passionnés, vibrent avec leur équipe et sont capables de la suivre dans ses déplacements à Guichen, FIB ou Sartilly. Certains s’équipent en sifflets, vuvuzelas, casseroles et autres engins troublant le sommeil des honnêtes gens. D’autres usent et abusent de leur voix jusqu’à son extinction pure et simple. Beaucoup ne font qu’encourager les nôtres, quelques-uns prennent un malin plaisir à chambrer les autres. Il y en a qui applaudissent à tour de bras, d’autres qui tapent des pieds à tout va. Les plus sensibles qui stressent facilement n’osent pas regarder les points décisifs et se retirent à la buvette ou ailleurs en guettant le cri de joie libérateur. Il y a aussi ceux qui commentent chaque point, qui ruminent dans leur barbe les points donnés à l’adversaire, qui passent par toutes les émotions mais qui sont toujours là pour le pire et surtout pour le meilleur. Il y a des styles et des profils, comme dirait Mike, très différents mais ensemble, ils font bloc derrière leur équipe, ils sont solidaires et n’ont qu’une chose à dire : Allez, Fougères !!!

La relève est en marche A Parigné, on pratique le badminton de père en filles et ce n’est certainement pas Patrice, Lilou et Anaëlle qui nous diront le contraire. Mais depuis peu, on y pratique également le bad de père en fils. En effet, Sylvain a réussi à transmettre à Maël sa passion pour le badminton. Désormais, vous risquez de les croiser ensemble sur le trophée de Pays ou sur un tournoi départemental car, comme son père, Maël a aussi l’âme d’un compétiteur. Ainsi, coaché et soutenu par son père, il découvre des joies, des peines et le stress de la compétition. Serait-il aussi doué, aussi tactique, aussi mobile, aussi intraitable sur le terrain que son père ? Il est beaucoup trop tôt pour le dire et bien malin celui qui serait capable aujourd’hui de prédire l’avenir badistique de Maël. En tout cas, tout se joue dans la tête, Sylvain en est convaincu. Il a acquis et expérimenté cette certitude dans son passé footballistique et aujourd’hui il la transmet et la partage avec Maël : « Avant toute chose, il faut avoir confiance en soi, il faut y croire. A partir de là, tout devient possible ». Guidé ainsi par son père, il ne peut que réussir dans le badminton et dans la vie, Maël.

Natty Baby-sitter

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A part le badminton, bien évidemment, il existe de nombreuses activités que l’on peut pratiquer lors d’un tournoi. On peut, par exemple : jouer aux cartes avec les copains, se plonger dans un livre ou réviser ses cours, participer au concours du plus grand dévoreur de crêpes au Nutella, aller sur la toile pour profiter des jeux en ligne, faire de la corde à sauter, ou tout simplement glander dans les gradins car s’ennuyer à petite dose serait bénéfique, paraît-il, pour l’équilibre et le développement des jeunes badistes. Et puis, quand on est une fille sérieuse (mais pas trop quand même), quand on aime inventer les histoires et les raconter aux autres, quand on adore rire et jouer avec les camarades, quand on n’a pas froid aux yeux et quand on s’appelle tout simplement Natty, on peut aussi faire du babysitting le temps d’un après-midi.  

En bref

Moi aussi, je veux gagner des coupes et des médailles. Je veux que la foule m’acclame et que les journalistes fassent les pieds et les mains pour décrocher un entretien. En attendant, je m’entraîne et je progresse sans me mettre la pression et sans stress.


Merci Laurent

Ça fait un moment déjà que Laurent a raccroché sa raquette de badminton sur le mur de son salon. Il a rangé soigneusement dans un coin de l’hémisphère gauche de son cerveau les souvenirs de tous ses doubles disputés en championnat départemental. Il a mis dans les cartons ses coupes, a transformé en porte-clef son dernier volant en plumes et à présent, il profite d’une paisible retraite de badiste loin des agitations et des passions du terrain de badminton. Et pourtant, il lui arrive encore régulièrement de donner un coup de main lorsqu’on a besoin d’aide pour organiser un événement. On le retrouve alors à la table de marques, disponible, gentil, avenant, souriant, Laurent tout simplement. C’est du pur bénévolat, du bénévolat gratuit de chez gratuit comme on n’en fait plus aujourd’hui. Merci Laurent.

Président un jour… …président tous les jours Regarde Jean-Mi, c’est la fin de la saison qui pointe son bout du nez à l’horizon. Tu le vois, hein ? Tu vas pouvoir souffler un peu enfin, lâcher tes réunions, le Conseil d’Administration et les bilans. Y a ton jardin qui t’attend surtout maintenant que tu es devenu avec tes hectares de terre le plus grand propriétaire terrien du pays de Fougères. Et puis, il y a la première dame qui patiente depuis des mois pour faire un petit tour à vélo avec toi. Alors, Jean-Mi, prends du bon temps, même si tu sais pertinemment qu’un président ne lâche jamais vraimen t et même la nuit dans son lit il rêve de la nouvelle saison, de titres de champion, de sponsors encore plus généreux et surtout de licenciés heureux, tous sans exception. On ne décroche jamais vraiment quand on est président.

Le bad à fond Yolande ne fait pas les choses à moitié. Lorsqu’elle taquine le volant à Tremblay, Antrain ou ailleurs dans le pays de Fougères, elle y va « franco », directement, sans retenue, sans calculer. Elle met son cœur à l’ouvrage et elle y met le paquet. Tous les coups techniques y passent : drive, rush, slice, spin et même le tendu. Avec toutes les voiles dehors, Yolande n’y va pas par quatre chemins et elle y met les bouchées doubles. Elle n’y va pas de main morte, donne tout et à contrario du lion qui rugit dans sa cage, Yolande rougit de plaisir sur le terrain de bad. C’est tout à fait son droit de pratiquer le bad haut en couleur.

Aller plus haut La remise des trophées et des médailles est une occasion pour glisser un message aux sportifs qui montent sur « la boîte ». On peut se limiter à un simple et impersonnel «Bravo ! », « Good job », « Félicitations ! » ou bien, profiter de ce moment de proximité avec le champion pour lui adresser un message personnalisé. Et quand on est un habitué du protocole comme Christophe, on sait trouver les mots qu’il faut. « Tu sais Marco, la prochaine fois, tu devrais monter sur cette marche-là, la plus haute. Elle est faite pour toi. Bien sûr, il y a d’autres prétendants, d’autres joueurs qui la convoitent mais toi aussi, tu as tout pour y arriver. Tu dois y croire et continuer à t’entraîner. On se donne RDV la saison prochaine pour la remise du trophée de vainqueur. »

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Même pas une ride Il ne s’agit pas ici bien évidement de Jean-Louis qui reste jeune, svelte et qui, veuillez m’excuser l’expression, « pète » la forme du matin au soir. Forcément, combinés ensemble : le sport, l’étiopathie, les voyages et les légumes bios d’Annie Bertin, permettent de traverser le temps sans en prendre une ride. Ce dont il s’agit ici, c’est en fait le maillot collector avec le logo historique du BCPF que certains traitent, ou devrais-je dire mal-traitent d’une tapette à mouches. Ce même maillot que Jean-Louis ne sort que pour les grandes occasions et qui a complétement éclipsé, éclaboussé de sa classe tous les survêts de la salle de sport de Chateaugiron. Le championnat de Bretagne vétérans était une occasion en or pour aérer cette pièce de collection. Jean-Louis espérait secrètement l’amener jusqu’en finale. Hélas, il faudra remettre cette belle résolution pour la prochaine édition.

Heigh-Ho, Heigh-Ho… …ça va être chaud ! D’un pas décidé tel un gladiateur se dirigeant vers le Colisée, Rapha en mode machine de guerre avance concentré vers sa demi-finale du Circuit Régional Jeunes. Ses armes : trois raquettes Babolat, une bouteille d’eau Evian riche en sels minéraux et son courage, sa conviction qu’à domicile, il est trois fois plus fort, trois fois plus grand et surtout imbattable. Il marche tout droit et ne regarde personne. Ce n’est pas le moment de croiser le regard d’un supporter qui doute, d’un parent qui tremble ou d’un coach en panne d’inspiration. Il ne pense à rien Raphael sauf peut-être qu’il est le meilleur. La demi-finale l’opposa à Mathis Rault-Garguin du Foyer Laïque de Saint Marc (FLSM) de Brest. Et pour un combat, c’en fut un, surtout le premier set perdu par Raphael de peu 21-23. Le deuxième était plus compliqué et s’est soldé par une défaite 14-21. Il faut dire que notre jeune combattant de la première heure a dû batailler dur déjà en poule en réalisant des matchs en trois sets. Les efforts consentis en poule ont laissé des traces dans l’organisme du jeune champion qui s’est vu contraint d’arrêter son parcours en demi-finale.

Nouveau partenaire Pas de traque avec Kertruks La BCPF est une association loi 1901 à but non lucratif. Le financement de ses actions est assuré en partie par les subventions publiques et en partie par les partenariats privés. Dans la conjoncture actuelle marquée par la baisse des dotations, le rôle des partenariats et des sponsorings devient de plus en plus important, voir vital. C’est donc avec joie que nous accueillons notre nouveau partenaire le groupe Kertrucks représenté par Mickael au moment de la signature du contrat de partenariat. Ce rapprochement entre le BCPF et le groupe Kertrucks n’est pas le fruit du hasard. En effet, les deux partagent les mêmes valeurs et la même philosophie du service de qualité proposé à ses usagers, comme nous l’explique Mickael : « J’associe le dynamisme du groupe Kertrucks au monde du sport, et plus particulièrement au badminton. Le badminton est un sport où l’on respecte ses adversaires et l’entourage, contrairement à certains sports ! Le groupe Kertrucks est très attentif sur la façon de traiter ses clients et collaborateurs, soucieux du bien-être de ses équipes !! La rapidité, la précision, le dépassement de soi sont des qualités essentielles dans le badminton et que nous recherchons dans notre secteur d’activité, nous sommes des prestataires de services. Il faut être rapide quand nous sommes appelés en dépannage pour un véhicule en panne ou accidenté sur la voie publique, « le temps est compté dans le monde du transport ». Être précis dans nos diagnostics sur des technologies qui n’arrêtent pas d’évoluer…. Se dépasser pour viser une position de leader dans nos activités et nos marchés en se faisant connaître au plus grand nombre. Le même défi partagé par le groupe Kertrucks et le BCPF. »

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Vivement la reprise by Eline

Cela fait déjà 7 mois que je me suis blessée à l’issue d’une compétition à Ploërmel, mais aussi que ma passion pour le badminton s’est mise en pause. Trois mois après ma blessure je me suis fait opérer à la clinique St Laurent du ligament croisé mais aussi du ménisque. Le badminton m’a beaucoup apporté dans ma vie. J’ai pu faire de belles rencontres que ce soit au club, mais aussi dans les différentes compétitions à laquelle je participais. Mais ce sport m’a aussi permis d’avoir de plus en plus confiance en moi et de me fixer des objectifs, de profiter tout en jouant avec le sourire. C’est donc avec un très grand regret que j’ai quitté les terrains ce 17 novembre 2018. Or, je n’ai pas pu m’empêcher de me rendre sur des tournois, que ce soit pour mes frères, mes amies ou les jeunes du club. Je me suis toujours portée volontaire pour les coacher et les conseiller. Et malheureusement, j’étais présente quand Tifenn s’est blessée lors de son match en N2 (petite pensée pour Tifou). Depuis quelques mois j’ai lâché mes béquilles et attelle, maintenant je me recentre sur ma rééducation et mon renforcement musculaire. Récemment, j’ai repris la course à pied sur tapis, le vélo et la natation. Pour moi, reprendre les sports en ligne est déjà une petite victoire. En ce qui concerne le « bad », je reprendrais normalement en septembre avec des objectifs mais surtout une envie de revanche sur tout ce que j’ai loupé cette année. Pour finir, ma blessure n’a pas été qu’un point négatif pour moi. Elle m’a permis d’ouvrir les yeux sur beaucoup de choses et d’en ressortir plus forte avec une rage de jouer mais aussi de gagner, tout en faisant attention ! J’en profite pour remercier ma famille, mes amies, mais aussi toutes les personnes qui ont été derrière moi pendant cette période compliquée car grâce à eux j’ai toujours gardé espoir.

Papa scorer

Pendant que Céline gérait d’une main de maître la vente des crêpes à la buvette, ne pouvant pas rester à rien faire, Fabrice s’est porté volontaire pour devenir scorer. « Mais attention », a-t-il précisé en se préparant à la tâche, « je veux bien scorer pour donner un coup de main, mais c’est moi qui choisis le match et le terrain. Tant qu’à faire, je préfère encore scorer celui de ma fille». Sans expérience dans le scoring mais avec beaucoup de bonne volonté et surtout une grande envie d’être au plus près de sa fille, Fabrice s’en est sorti pas mal du tout en prouvant qu’il était tout à fait faisable de scorer en joignant l’utile à l’agréable.

Il n’est jamais facile de coacher son enfant Il n’est jamais facile de se faire coacher par son père Coach – Réfléchis un peu Nathan ! Utilise ta tête. Tu joues tout sur sa raquette. Fais le bouger, fais les quatre coins. Sois plus malin et regardemoi quand je te parle, enfin. Nathan – Qu’est-ce qu’il me soule, le paternel.

Coach – Regarde ! Si tu joues le volant sur son revers au fond, à chaque fois c’est le point gagnant.

Nathan – Si c’était aussi simple que ça… Coach – Tu le tiens, tu l’as, alors ne baisse pas les bras. On est avec toi !

Coach – Et surtout, n’oublie pas, tu ne lâche rien, tu te bats.

Nathan – Reste calme Nathan, ne bronche pas.

Nathan – J’en ai marre à la fin. Il n’a qu’à prendre la raquette le paternel et on verra bien.

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Pour toi, public… Certains sportifs ont besoin de leur public pour se transcender, pour sortir le meilleur d’eux-mêmes. La remontada de Liverpool 4-0 à domicile face à Barcelone en demi-finale de Ligue de Champion en est un exemple tout frais. Le public qui fait corps avec ses joueurs est capable de les porter jusqu’à la victoire. Les joueurs de la N2 retrouvent, eux-aussi, un supplément d’âme lorsqu’ils défendent les couleurs du BCPF à domicile soutenus par leurs supporters et leurs fans. N’est-ce pas Thomas ?

Famille de bad Il existe différentes façons pour parler de transmission d’un savoir-faire au sein d’une même famille. « Tel père, tel fils » on a l’habitude de dire. Ceux qui préfèrent les expressions animales diront : « Les chiens ne font pas des chats » et ils auront raison. Les végans, de plus en plus nombreux parmi nous, resteront dans leur domaine de prédilection en affirmant haut et fort qu’une pomme ne tombe jamais très loin d’un pommier. Cela est valable d’ailleurs pour une poire, un abricot, une prune, une noisette et même un gland. Enfin, moi je préfère dire tout simplement que chez les Ferrand le badminton coule dans les veines ou, si vous voulez, qu’il se promène, à l’aise Blaise, dans les gènes des futurs champions et c’est cela le plus important.

CRJ de Fougères by Erwann Ce dimanche 31 mars se déroulait la dernière manche du Circuit Régional Jeunes. Six joueurs du BCPF : Lenny, Léa, Natty, Raphaël, Marco et Violette ont été sélectionnés dans le tableau « élite ». Seule Chloé a défendu les couleurs du BCPF chez les espoirs. Les élites jouaient à la salle Justy Specker de Fougères et les espoirs à Janzé. Ne pouvant compter que sur ses propres ressources mais bénéficiant d’un soutien inconditionnel et des conseils de ses meilleurs supporters, sa famille, Chloé passa la phase de poules difficilement, avec une victoire et une défaite. Ceci lui ouvrit les portes de la demi-finale quelle remporta haut la main. Grâce à cette victoire, elle se hissa en finale pour le premier CRJ de sa carrière. Malgré toute sa détermination, Chloé s’inclinera face à Marion Epivent de Saint Brieuc et finira sur la seconde marche du podium. En élites, Lenny remporta ses trois matchs de poule en benjamin alors qu’il n’est que poussin première année. En demi-finale, après être passé par toutes les émotions, il gagna son match en trois sets, 22/20 au troisième. Il s’inclinera ensuite en trois sets en finale face à Lucas Cordelier du FIB. En benjamine, après avoir perdu le premier match en deux sets, Léa remporte son deuxième 20/22 23/21 21/19 ce qui lui permet de sortir de poule. En remportant son troisième match en deux sets, Léa obtient sa qualification pour la demi-finale. Elle gagne ensuite sa demi-finale face à une joueuse classée R6 et finit par s’incliner en finale face à Louane Turpin de Châteaubourg, la même adversaire qui l’avait déjà battue en poule. Raphaël remporta ses trois matchs de poule en minime et s’offrit le luxe de sortir premier de poule. Il s’inclinera malheureusement après ce beau parcours en demi-finale.

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Marco, surclassé en cadet, gagna en deux sets ses deux matchs de poule sur trois et s’inclinera finalement en demi-finale en deux sets bien disputés (18-21 21-23) face au cadet deuxième année Raphael Chenu de Quévert, futur vainqueur de la compétition. Violette et Natty ne sortiront pas de poule malgré une victoire en deux sets pour Natty et un joli combat en trois sets (20/22 21/11 19/21) pour Violette. Bravo à tous les fougerais pour ces trois finales et deux demies. Et merci aux bénévoles pour l’organisation de ce CRJ Elites à Fougères !


Nadia photographe La famille Hubert est à fond dans le badminton. Champions sur le terrain de bad mais aussi champions d’engagement bénévole, Lenny, Enzo, Erwann et même Rudy n’hésitent pas à se rendre disponibles et à s’investir là où on a besoin d’eux. Nadia a justement répondu à l’appel de détresse lancé par Isabelle « saturée » par la prise de photos. Formée sur le tas, Nadia a pris très à cœur ce nouveau service d’utilité communautaire, enfin, plutôt associatif. Merci à elle. L’image est devenue aujourd’hui incontournable, elle est la clef d’une communication réussie. Sans image point d’info, que ce soit au Bad’news ou dans les journaux. Avis donc aux amateurs de photo (ils se reconnaîtront, j’en suis sûr) : Faitesvous violence et prenez des photos lorsque vous êtes sur un tournoi. Ne soyez pas égoïstes, pensez aux autres. Alors, comme dirait Enrico photographe : Prenez, prenez, prenez ! Dieu vous le rendra.

Gauche droite, gauche droite… Depuis tout petit Arnaud rêve de pouvoir défiler un jour sur Les Champs Elysées, le 14 juillet par exemple, devant monsieur le président de la République, TF1 et les chaînes publiques. Mais défiler au pas avec la Légion Etrangère ou avec la Garde Républicaine lorsqu’elle ne monte pas sur ses grands chevaux, ça ne s’improvise pas. Les militaires et même ceux de Géorgie passent de longues heures d’entraînement pour être prêts le jour « J ». Alors Arnaud s’est mis au travail d’arrache-pied, c’est le cas de le dire. Gauche droite, gauche droite… Arnaud et Gilles s’éclatent. On lève les genoux bien hauts et on se tient bien droit. De la tête haute et on regarde bien droit devant soi. Un tour de la salle, puis deux, puis trois. Ça ne rigole pas. Au bout d’une longue saison d’entraînement, Arnaud est enfin prêt à descendre les Champs Elysées. Il n’y a plus qu’à trouver la tenue et des chaussures qui tiennent la distance, car cinq kilomètres de Champs Elysées à pied, ça use, ça use, ça use les souliers. Bien habillé et chaussé comme jamais, Arnaud est dans le starting-block pour tenter sa chance. Et si jamais ça ne marche pas pour le 14 juillet, il pourra défiler un autre jour, et pourquoi pas un samedi avec les gilets jaunes. Il faut bien qu’elles servent à quelque chose toutes ces heures d’entraînement.

Petit à petit… …on devient moins petit Depuis dix ans l’équipe une du BCPF évolue au niveau national (d’abord N3 et ensuite N2) et nous en sommes extrêmement fiers. Et à deux exceptions près (Jean-Charles formé à Saint Hilaire et Marie à Saint Servan) tous les joueurs qui ont porté le maillot du BCPF ont grandi et ont été formés dans le pays de Fougères. Nous sommes de plus en plus uniques dans le paysage badistique des clubs ayant une équipe en championnat national. Rien que dans notre poule de N2, nos voisins de l’Union Badminton Club de la Baie (UBCB) s’octroient les services de deux Bulgares, Caen fait appel à une Lettonne, FIB récupère adroitement des badistes qui viennent étudier à Rennes, Guichen prospecte dans les petits clubs des environs en offrant aux jeunes prometteurs de meilleures conditions d’entraînement. Et je ne vous parle même pas de nos amis costarmoricains et de leur légion étrangère. Comment sont payés tous ces mercenaires dans un sport qui, jusqu’à la preuve du contraire, reste amateur ? Question à ne pas poser. Bref, tout cela pour vous dire que le BCPF revendique son identité d’un club du pays, attaché à son territoire et fier de ses jeunes compétiteurs. Ceux qui évoluent aujourd’hui en équipe nationale ou régionale, ont commencé un jour leur vie de compétiteur en participant au Trophée de Pays. Avis aux amateurs ! A Gaspard, Louis, Joris, Léa, Maël, Lola, Hugo, Elina, Lilou et tous les autres : avec le talent et beaucoup, beaucoup de travail tout devient possible. Si vous êtes motivés, mordus, prêt à souffrir, rien ne peut vous empêcher d’y arriver. Alors, ne lâchez rien ! Le BCPF a besoin de vous !

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Mots mêlés by Corentin

S M E O T B L E R L C S

R E U C E E T E V I R D

I E R U N N N Y C F O E

E T V V I E E D O T I G

U L R E I A F O U H S A

Q L F O R C T E P B E G

A I L S M S E A D O B E

T K H T U A S C R L H M

T S L I C E O N O U S E

A S M A S H K C I U U N

C O N T R E K A T P R T

G N O L E C I V R E S T

Retrouvez dans ce bulletin 22 coups techniques (en bleu) et identifiez les dans la grille. Les mots peuvent être positionnés de façon horizontale, verticale, diagonale et dans les deux sens

Les 23 lettres restantes de la grille formeront respectivement le nom des 4 villes qui organiseront les prochains Championnats de France, Championnats du Monde, Jeux Olympiques et Thomas Cup : …………………… ………………………………… …………………………………

Lilou fait son cinéma Lilou secrétaire du grand manitou du Trophée de Pays, c’est déjà fait. Place maintenant à Lilou assistante de réalisateur. Curieuse, ouverte, « touche à tout », elle ne manque pas de ressources ni d’ambition notre Lilou. Faire du cinéma, c’est quand même autre chose que faire rentrer les résultats dans le Bad+ ou annoncer les matchs sans écorcher les noms des joueurs. Le cinéma, ça vous fait voyager, sans parler de la célébrité et bien sûr du pognon. Un jour, qui sait, elle finira peut-être derrière la caméra et ce jour-là, elle se souviendra avec tendresse et émotion de ses premiers pas dans le monde du septième art. Pour le moment, elle apprend en assistant Sylvain et demain… Que será, será Whatever will be, will be The future’s not ours to see Que será, será What will be, will be

Graines de star… …du septième art Ils sont nombreux ces sportifs reconvertis dans le septième art. Johnny Weissmuller, nageur médaillé d’or aux JO, devient le premier Tarzan du cinéma parlant, ce qui lui vaut d’inventer le célèbre cri. Éric Cantona, footballeur à Manchester United qui est en train de bâtir une carrière de comédien longue, durable et de plus en plus fournie en bons films et bons rôles. Membre de l’équipe de plongeon de Grande-Bretagne, Jason Statham est aujourd’hui connu pour ses rôles musclés dans les films d’action. Ils ont bien réussi devant les caméras, alors Thomas et Mélanie se sont dit « pourquoi pas nous » et ils ont accepté de tourner pour la ville de Fougères. Les premiers essais ont eu lieu à Justy Specker. En attendant de les voir sur le grand écran ou sur la petite lucarne, on vous conseille d’aller vite vous procurer quelques autographes ou selfies avant qu’ils ne deviennent de grandes stars inaccessibles du showbiz.

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Supporter concentré Qui est le plus concentré pendant un match de badminton : les joueurs sur le tapis vert ou les supporters ? On a envie de répondre en claquant nos bottes comme un soldat devant son supérieur : « les deux, mon capitaine ! » Mais en regardant Mathilde hypnotisée par ce qui se passe sur le terrain de double Thomas / Daniel, notre cœur pencherait en sa faveur. Car, suivre un match de badminton exige de supporter une concentration intellectuelle extrême. Il n’y pas de temps pour d’autres occupations. Pas de temps pour appeler les grands parents ni pour faire du shopping sur sarenza.com. Pas de temps pour prendre un RDV chez le coiffeur ni pour tricoter un pull-over. Pas de temps pour s’extasier : « Ô mon Dieu, que c’est beau ce qu’ils font ! » ni de réciter « Les sanglots longs des violons ». Pas de temps pour réviser le Code Pénal ni pour se pencher sur la question de l’existence des trous noirs. Pas de temps à rien faire si ce n’est qu’être un supporter concentré ou un concentré de supporter.

Du beau spectacle Il y avait beaucoup de beaux duels lors du tournoi poussin / benjamin de Tremblay mais celui qui a véritablement enflammé le public c’était le match opposant Lenny (coaché par Erwann, son redoutable stratège de père) à Clément (soutenu par Henri, le fin tacticien paternel). D’ailleurs, les supporters ne s’y sont pas trompés en écourtant leur temps d’apéro et en différant à plus tard leurs besoins urgents afin de ne rien rater du spectacle. En effet, les jeunes champions nous ont montré toute l’étendue de leur talent et de leur savoir-faire : de beaux gestes techniques(kill, feinte, revers), d’interminables échanges, de l’engagement, de l’acharnement sur chaque point, chaque volant. Nombre de parents n’en revenaient pas que nos petits gars hauts comme trois pommes soient capables de jouer à ce niveau-là. Peu importe le résultat de la confrontation. Ce qui compte vraiment, ce sont les sensations, le plaisir que Clément et Lenny ont offert aux spectateurs. « C’est que du bonheur » s’exclama l’un d’eux, fan de Patrick mais avant tout émerveillé par Clément et Lenny.

Le phénomène Tai Tzu Ying by Daniel Tai Tzu Ying, c’est une joueuse taïwanaise de 24 ans, originaire de Kaohsiung et spécialiste du simple dame. C’est surtout la joueuse de tous les records : recordwoman du nombre de semaines passées à la première place mondiale (de décembre 2016 à aujourd’hui), recordwoman du nombre de victoires consécutives sur le circuit international (31), deuxième joueuse de l’histoire à dépasser les 100 000 points au classement. Bref, elle règne sur le simple dame depuis 3 ans.

Taï Tzu Ying, c’est aussi un style de jeu, une capacité à réaliser tous les coups qu’on aimerait être capable de faire et une aptitude à en créer d’autres dont on ignorait l’existence. Réputée pour son jeu d’attaque, la taïwanaise fascine de par sa vitesse de déplacement, la puissance de son smatch, la qualité de son revers, et ses fixations autant redoutables qu’imprévisibles. Taï Tzu Ying, c’est pour certains, la meilleure joueuse de simple de dame de tous les temps. Mais si son immense talent est incontestable, l’empreinte qu’elle laissera sur l’histoire s’élargira à mesure que son palmarès s’étoffera. Les titres de championne du monde et de championne olympique lui manquant jusque à présent, on lui souhaite de ne pas souffrir du « syndrome Lee Chong Wei », à savoir traverser les années à la première place mondiale, mais ne jamais parvenir à mettre la main sur ces deux sacres. La question est en suspens, Tai Tzu Ying, ayant annoncé songer à mettre fin à sa carrière à l’issue des prochains jeux olympiques.

Etre tout ouïe Lorsqu’on est en train de perdre un match de bad ou la tête pour un damoiseau ou une demoiselle, il nous arrive d’avoir de drôle de réactions, incontrôlables parfois, inattendues très souvent et dont nous avons quelques fois honte quand la tension retombe. Il y en a qui s’arrachent les cheveux, pleurent, se roulent par terre (plutôt rare mais on l’a déjà vu faire). Certains joueurs jettent même leur raquette sur le sol comme si c’était sa faute que l’on soit tombé sur un joueur plus fort que nous. Maël sait parfaitement bien que s’énerver, ça ne sert à rien. Il faut juste réfléchir calmement et écouter le coach qui tente de nous insuffler la bonne solution. Maël a une façon bien à lui de réagir dans ce moment-là. Sans excès ou agitation, il reste bien calme et d’un geste discret de la main, il vérifie tout simplement si son oreille reste bien à sa place. Cela est très important pour pouvoir écouter les consignes de son coach maman.

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Savoir donner L’instinct paternel est de plus en plus présent chez les mâles modernes. Fini le temps où le père ne faisait que gagner sa vie en travaillant du matin au soir tous les jours de la semaine pour nourrir tant bien que mal sa famille. Les pères d’aujourd’hui consacrent davantage de temps à leur famille et aux enfants. Ils leur donnent bien plus que de l’argent. Ils les nourrissent d’affection. Parfois, quand les enfants ont grandi et ont quitté le nid et que les petits tardent à venir, le trop plein d’affection a besoin de s’exprimer en dehors de la maison et du cadre familial. Du coup, ces pères en perte de repères, seuls comme Black sans Decker, ont ce besoin primaire de prendre dans leur bras tous les enfants qui gambadent sur Terre. C’est un réflexe salutaire qui leur permet de soulager le trop plein d’affection et d’éviter d’exploser comme un ballon ou un 747 en plein vol.

Ainsi font font font… La saison 2018/2019 a été marquée par le mouvement constant dans nos effectifs en régionales et nationale. Blessures, indisponibilités, obligations familiales, grippes passagères tombées au mauvais moment, tendons coupés et ligaments rompus nous ont obligé à effectuer des nombreux remplacements et permutations de nos joueurs titulaires. C’est ainsi que Tifenn a rejoint l’équipe N2 lors de son déplacement au FIB pour le compte de la septième journée du championnat. Joueuse de simple, Tifenn a logiquement accepté d’assurer le simple dame face à Camille Yvenat. Un match qui s’annonçait difficile sur le papier. C’est donc sans trop de pression que Tifenn a fait ses débuts en N2 en tentant crânement sa chance. Après un premier set timide perdu sans appel 21-07, n’ayant plus rien à perdre, Tifenn a lâché les chevaux au deuxième en restant au contact 11-08 jusqu’à la pause. Mais si Tifenn, en vraie guerrière habituée à des longues et serrées confrontations, a bien tenu le coup, son genou, hélas, n’a pas supporté la pression et ses ligaments croisés ont carrément cédé sous le poids de la responsabilité, alors que l’exploit pointait déjà son petit bout de nez. C’était donc un bref passage pour Tifenn en équipe nationale. Et maintenant, une longue période de convalescence s’annonce.

Lire pour grandir… On ne dira jamais assez l’importance de la lecture dans le développement et la construction identitaire d’un enfant. Certes, le sport est important mais la lecture est fondamentale pour le développement des enfants. Que ce soit d’un point de vue intellectuel, psychologique ou relationnel, les bienfaits de la lecture, notamment celle réalisée par les parents, sont nombreux. En plus de lui apporter un nouveau vocabulaire et des connaissances, la lecture éveille la curiosité de l’enfant pour le monde qui l’entoure et l’aide à se familiariser avec des sujets de société. Lire peut avoir des bienfaits thérapeutiques sur les enfants, les aider à faire face à des situations compliquées et à franchir certains obstacles, dans leur vie présente et future. Cela développe aussi leur imagination, qui joue un rôle dans la réussite scolaire. Einstein disait : “Si vous voulez que vos enfants soient intelligents, lisez-leur des contes de fées. Si vous voulez qu’ils soient encore plus intelligents, lisez-leur encore plus de contes de fées”. » Alors quand une maman trouve le temps entre deux matchs, trois câlins et un jambon beurre pour lire un livre à son champion de badiste, cela nous émeut profondément. Et lorsque des jeunes sportifs arrivent à se libérer de la pression de la compétition pour se plonger dans un livre, cela force notre admiration.

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En bref

Recharger ses batteries

Entre deux matchs du Trophée de Pays, Isaac s’accorde un instant du répit. Mais ne vous fiez pas à ses jambes croisées et cette pose bien décontractée. Isaac se prépare mentalement dans sa tête pour la suite de la compète. C’est le calme avant la tempête.

Lorsqu’on n’a plus de jus, quand nos batteries sont à plat et qu’on se sent au bout du rouleau, il faut faire quelque chose pour retrouver la forme et reprendre du poil de la bête. Il existe des solutions variées adaptées à toutes les bourses et styles de vie. On peut se rendre au soleil, à Malaga ou ailleurs, pour emmagasiner de la vitamine D en se prélassant sur le sable fin face à la mer avec Calo et Passy son frère. On peut aussi faire le plein d’énergie en suivant une cure hyper-vitaminée renforcée par la dose quotidienne de Spiruline et d’Aloé Vera. Une bonne retraite en solitaire coupé du monde extérieur afin de se recentrer sur son intérieur et retrouver le sens de la vie, est une démarche qui séduit de plus en plus de monde. Mais pourquoi chercher des solutions compliquées, coûteuses et chronophages alors qu’au fond, tout est aussi simple, si évident et surtout à portée de main. Recharger les batteries dans les bras de son père est bien plus agréable et beaucoup moins cher.

Bon boulot, Gilles ! Avec l’arrivée de Gilles en début de saison, les entraînements du bad adapté ont pris une autre dimension. Le niveau des séances est montée d’un cran et pas uniquement à cause de son look branché à mi-chemin entre un prophète et un éducateur. On voit bien qu’il sait où il va et lorsqu’il donne le « la » d’une manière claire, charismatique, tout le monde est prêt à le suivre, et tout le monde y va, car Gilles connaît la musique. Il pourrait demander à ses ouailles de badistes de marcher sur l’eau, non mais allô quoi, marcher sur l’eau cela ne leur posera aucune question.

En attendant, Gilles a révolutionné le temps de l’échauffement. Avec lui, on ne s’échauffe pas seulement les muscles, ceci n’importe qui peut le faire. Comme Maurice, Gilles pousse le bouchon bien plus loin. L’échauffement mental, inspiré directement par le maître Yoda et ses Jedis, il fallait y penser. Ainsi, les sportifs du lundi et du mercredi, en plus de leurs muscles et articulations, échauffent leurs méninges et, cerise sur le gâteau, ils révisent leur schéma corporel par la même occasion : tête, épaules, genoux, chevilles, tibias, ventre… Alors que la force soit avec eux. Dans la pratique du badminton tout se joue dans la tête. Comme diraient nos amis Suisses de la vallée de l’Emme, une région à l’est du canton de Berne, assis en admiration devant une meule de 90 kg : L’emmental est fondamental.

Ça ira mieux demain… Hélas, on ne gagne pas à tous les coups Patrice. C’est triste mais c’est ainsi. On aurait aimé pouvoir lever les bras au ciel chaque fois en signe de victoire. En attendant, il nous arrive quelques fois de les lever par désespoir. Perdre, fait partie de la vie. Je le dit avec l’indifférence de façade car moi aussi, j’ai horreur de perdre au bad. Heureusement, il existe des remèdes efficaces pour se remettre de nos déceptions : la troisième mi-temps et la douche, évidemment. Ce n’est pas pour se laver d’une transpiration, même abondante, qu’on a inventé la douche après la compétition. C’est pour se purifier d’une frustration d’avoir été nul face à notre adversaire alors qu’au fond, on le sait pertinemment, on est le meilleur badiste sur Terre.

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50%

CHEZ MIKE

MIK’hair

Depuis toujours Mike nous impressionne par la vivacité et la fécondité de son esprit capable de sortir pas moins de trente-cinq idées révolutionnaires par seconde, les unes plus géniales que les autres. Autrefois, c’étaient surtout des idées badistiques et il y en a eu qui ont fait avancer le club et le badminton. A cette époque, Mike était une vraie locomotive du BCPF en poussant toujours plus loin le schmilblick associatif. Mais depuis qu’il est devenu, après avoir validé sa formation « Action Type », « the profiler » diplômé, Mike consacre de plus en plus de temps et d’énergie à ses projets. On dirait qu’aujourd’hui le cœur n’y est plus. Et quand le cœur n’y est plus, la tête a également tendance à être ailleurs, probablement dans ses projets d’entrepreneur. Par conséquent et suite à sa demande, la réduction de son temps de travail au BCPF à 50%, semblait la seule solution pertinente. C’était la meilleure chose à faire car, comme dirait Mathieu : « …là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ». Le monde appartient aux audacieux et on n’a aucun doute sur la réussite de Mike entrepreneur. En attendant, on rêve déjà de ce futur équipement polyvalent sur Fougères où, sans changer d’endroit, on pourrait changer des plaquettes de frein de notre voiture et faire corder nos raquettes en jouant au badminton sans aucun engagement après avoir laissé repasser au Mike-pressing nos chemises tout en dégustant une bonne bière ou peut-être même croquer un morceau sans oublier de récupérer en passant notre panier de légumes bio à la coop Mik’écolo. C’est un sacré projet.

Bilan des régionales Deux équipes du BCPF évoluaient cette saison en championnat régional : la R1 et la R3. Deux équipes, deux destins différents. A l’issue de cinq journées de championnat (dix rencontres), les deux équipes se sont retrouvées sensiblement dans la même situation. La R1 comptabilisait 21 points (deux victoires / huit défaites) et se classait à la dernière place de sa poule. Avec les 19 points honnêtement gagnés (deux victoires / huit défaites), la R3 faisait nettement mieux en occupant l’avant dernière place de sa poule. On se dirigeait donc logiquement vers les barrages pour le maintien pour nos deux équipes régionales. C’est un exercice que nous affectionnons particulièrement au BCPF et dont nous commençons à avoir une certaine maîtrise à force de le pratiquer régulièrement. C’est la R1 qui a réussi à tirer son épingle du jeu en remportant, grâce au mixte en or d’Antoine et Myriam, le match comptant pour le maintien face à l’équipe de Kemperlé. En s’inclinant 3-5 face à Lanester, la R3 a compromis ses chances de maintien parmi les élites régionales. Cela dit, avec le traditionnel jeu de chaises musicales de fin de saison, il n’est pas impossible que la R3 soit repêchée comme c’était déjà le cas la saison précédente. On croise les doigts. La saison 2018/2019 n’a pas été facile pour nos équipes régionales : blessure d’Eline, absences fréquentes des joueurs montés donner un coup de main dans les divisions supérieures. Nos jeunes se sont battus avec leurs armes et courage et on leur dit un grand merci pour leur capacité d’adaptation et leur disponibilité. RDV la saison prochaine en espérant que d’ici là, nos effectifs soient rétablis et au complet.

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Cinq fois par terre… …six fois débout Au milieu des cris de victoire, d’un crépitement des saucisses transpirant sur le grill, des rires d’enfants jouant aux cartes, des encouragements des supporters, des annonces des matchs au micro, de la musique s’échappant à notre insu de nos IPhones (c’est bruyant une compétition de badminton) se jouent dans l’indifférence quasi générale des petits drames personnels qui font mal. Je ne devrais pas dire « petits ». Ce sont en réalité des tsunamis dévastateurs, des fins du monde qui ébranlent des jeunes athlètes. Perdre n’est jamais facile et il faut avoir une sacrée estime de soi pour ne pas sombrer comme le Titanic ou le PSG à Barcelone. Une capacité à prendre du recul permet à l’esprit de se rappeler que finalement ce n’est qu’un jeu, qu’après tout, ce n’est que du badminton. Ça fait du bien d’avoir dans ce moment-là auprès de soi quelqu’un qui nous aide à essuyer nos larmes, à sortir la tête de l’eau et à se mettre débout à nouveau. Cinq fois par terre, six fois debout. Voilà la seule résolution pour rester en vie après une défaite ou un tsunami. Il n’y en pas d’autres. On tombe tous un jour ou l’autre. A chaque fois que l’on se relève, on est plus fort.

Bretagne senior 2019 Ah ! Kervignac ! Son dolmen de Tri-Men-de-Castello, sa Chapelle Notre-Dame de la Clarté à Locadour du XVIème siècle, son boulodrome couvert homologué compétitions internationales et surtout son championnat de Bretagne. Dans une salle chauffée à blanc par les encouragements des supporters et le soleil généreux de cette fin de printemps, sept fougerais ont tenté de rivaliser avec les meilleurs badistes bretons. Avec un sortant par poule, le championnat de Bretagne est une compétition exigeante qui ne laisse aucune marge d’erreur aux sportifs qui s’y aventurent. Engagée en simple dame tableau N, Youna perd ses deux matchs de poule. Idem pour Thomas qui s’est retrouvé dans une poule avec deux joueurs de la N1 de Guichen. Associé à Benjamin Venisse de Guichen, Ronan ne réussit pas non plus à sortir de poule. Ça cartonne par contre pour le BCPF en double homme où le club est représenté dans les trois tableaux : Loann / Samuel Hochard en D, Victor / Killian en R et les frères Roszczypala en N. Les doubles BCPF font un parcours sans faute en remportant tous leurs matchs de poule. Ils poursuivent sur la même lancée en demi-finale et se qualifient, non sans quelques frayeurs, en finale. Hélas, les trois doubles s’inclinent lors de cette ultime confrontation pour le sacre régional. Ça, c’est le verre à moitié vide. Youpi ! Nous sommes vice-champions de Bretagne en double et cela dans les trois tableaux : D, R et N et ça, c’est le verre à moitié plein. Après une partie très équilibrée et incertaine jusqu’au bout (22-24 18-21), Loann et son partenaire Samuel Hochard de Maure de Bretagne s’inclinent face à la paire Samuel Premont de Saint Jacques / Yvan Riant de Mordelles. Killian / Victor cèdent également en deux sets (17-21 19-21) face à Louka Le Coq de Saint Brieuc et Grégoire Bodin (FIB). Et pour finir, dans le tableau national, Thomas et Daniel perdent en deux sets (11-21 18-21) contre le double 100% N1 de Guichen Ronan Gueguin / Baptiste Azais Davy.

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CEJ 3 Maromme by Isabelle

premier podium National pour Marco ! Le week-end du 23-24 mars 2019 avait lieu à Maromme la troisième manche du Circuit Elite Jeunes de la saison. A cette compétition, les meilleurs jeunes nationaux s’affrontent dans les trois catégories : benjamin, minime et cadet. Marco Marie, dans la catégorie minime, seul représentant du BCPF, était du voyage avec la ligue de Bretagne. En simple, Marco a opposé une belle résistance à ses adversaires. Tout d’abord, face à Axel Bastide du Badminton Club Oullins situé dans la métropole de Lyon et Top 10 français, Marco ne cédera qu’au terme d’une bagarre longue de 44 minutes, en s’inclinant en trois sets 21-14 19-21 21-18. Le deuxième match face à Matys Duru de Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne fut également très accroché 14-21 21-19 14-21. Malgré ses deux belles prestations, Marco ne sort pas de poule. En double, avec Charly Perrin, son partenaire habituel de Guichen, ils atteignent la finale contre les frères Marie Elie et Marie Elohim Aissi de Strasbourg et Top 10 français. Après un premier set compliqué (08-21), le deuxième est davantage accroché (18-21) mais cela ne suffit pas pour renverser la tendance. C’est donc une belle 2ème marche du podium et une médaille d’argent qui s’offre à eux, et pour Marco, un premier trophée au niveau national.

Une aide précieuse Attentif observateur du championnat N2, Julien s’est rendu compte que depuis quelques saisons l’équipe une du BCPF avait quelques difficultés à rivaliser avec les autres équipes renforcées, pour la plupart, par la présence de joueurs étrangers. Il a bien senti que le moment est venu pour passer à la vitesse supérieure. Et puisque, dans le monde du badminton Julien avait beaucoup de relations, il s’est dit tout simplement : « Il faut faire quelque chose. Je vais les aider en activant mon réseau ». Aussitôt dit, aussitôt fait. Il a sorti son Galaxy dernier cri et a passé la soirée suspendu à son portable, même qu’Ophélie commençait à avoir quelques doutes sur la nature de ses coups de fil. Au bout d’une heure et demie, il a lâché entre deux appels : « Ca y est ! La machine est lancée. Je suis devenu le recruteur officiel du BCPF. De toute façon, il fallait faire quelque chose. Ça ne pouvait plus attendre ». Il ne reste plus maintenant qu’à trouver des moyens pour assurer la rémunération des futures recrues. Mais là encore, point d’inquiétude. Le carnet de Julien est plein à craquer des 06 qui pourront nous dépanner. C’est ça d’être un homme de relations.

Etre bien entouré L’homme est un être de relation. Il tisse tout au long de sa vie des liens qui le nourrissent, le protègent et lui permettent d’avancer. Pour le sociologue Pierre Bourdieu, ce réseau de relations est un capital social. Il n’y a pas que l’argent dans la vie. Etablir une relation au sein d’un réseau est considéré comme un investissement. Ne dit-on pas : « Investir une relation » ? On procède tous à des investissements relationnels selon une stratégie fondée sur l’anticipation rationnelle. Par exemple : si moi, je fais quelque chose pour toi, j’attends en retour que tu me rendes la pareille, qu’à ton tour tu me renvoies l’ascenseur au moment venu. Pour réussir dans la vie, le capital social est devenu aujourd’hui presque plus important que l’argent. Il y a tellement de projets qui n’aboutiraient jamais sans relations. Il est capital d’être bien entouré dans la vie. Erwann l’a bien compris.

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L’important, c’est la bonne humeur Le bad, ça se pratique avec une raquette et un volant. C’est le strict minimum syndical qu’on soit badiste en France, en Chine ou au Sénégal. Avoir des chaussures de salle, cela nous semble capital et pourtant il y a des pays à travers le monde où les badistes jouent pieds nus et ça ne les empêchent pas de prendre leur pied, nu évidemment. Un short, des survêts, sans oublier l’inséparable bouteille d’eau, complètent l’équipement d’un badiste qui se respecte. Mais le plus important, l’essentiel, qu’on soit débutant ou compétiteur, reste les copains et une bonne dose de bonne humeur.

Tournoi minime/cadet St Brice Avis de recherche Z’avez pas vu l’volant ? Ah bon bon bon bon bon. Où est donc passé ce volant ? Je le cherche partout. Où est donc passé ce volant ? Il va me rendre fou. Où est donc passé ce volant ? Oh yeah ! Ça y est je le vois. Veux-tu venir ici ? Je n’le répéterai pas. Veux-tu venir ici ? Je ne te taperai plus. Veux-tu venir ici ? Oh yeah ! Il est reparti. Mais il va revenir Lilou et il va falloir être prête avec ta raquette pour ne pas être obligée d’aller à nouveau le chercher.

Alors que la plupart des jeunes normalement constitués s’adonnaient en ce dimanche de Pâques à la traditionnelle chasse aux œufs, quelques irréductibles mordus du volant se sont donnés RDV à la salle multisports de Saint-Brice pour un tournoi de badminton. Ils étaient une trentaine venus principalement du pays de Fougères mais aussi de Vitré, Bruz, Saint-Jacques de la Lande ou encore d’Avranches. L’organisation de l’événement était assurée par le président Jean-Mi en personne entouré par la famille Saubert et la famille Godard venue en force et présente dans tous les secteurs clefs : Youna à la table de marques, Thiery à l’apéro et Owen au coaching. Côté résultats, Louis Barbier s’impose dans le tableau cadet espoir après avoir battu Joris en finale. En cadet élite, la victoire revient à Marvin Séguin de l’Union de la Baie. Owen, le seul représentant du BCPF dans ce tableau finit cinquième. Chez les minimes, Alexis Garreau Damas de la Bouëxière gagne le tableau élite et Thomas Le Gall de l’Union de la Baie remporte le tableau espoir. Chez les filles, c’est Louane Turpin de Châteaubourg qui s’impose en minime élite. Léa Martin du BCPF se hisse à la troisième place. Chez les cadettes, Chloé et Violette défendent crânement leurs chances. Chloé s’arrêtera en demi-finale en s’inclinant face à sa copine du club, Violette, qui perdra ensuite en finale contre Mélanie Pilorget de Romillé.

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N2 – bilan de la saison by Constance Début de saison compliqué pour l’équipe car on enchaîne quatre défaites d’affilée contre Lillebonne (USL), Caen (CBCC), Saint Grégoire (FIB) et la Baie (UBCB), avec un seul point défensif. On se reprend sur la 5ème journée contre Guichen où l’on va chercher l’égalité. Un coup du destin va nous permettre de gagner plus de points que prévu car un problème de carte d’identité dans l’équipe une de Guichen, va donner des pénalités à leurs deux équipes et donc nous gagnons alors 8-0 sur le tapis vert. Après cet événement à notre avantage, nous reperdons 3 rencontres. La fin de saison est plus efficace puisque nous finissons sur deux rencontres nulles 4-4, contre l’Union de la Baie alors que nous perdions à l’aller 1-7, et contre Guichen (où nous gagnons un match sur WO). Nous finissons quatrièmes de la poule, ce qui est plutôt un bon résultat compte tenu du déroulement de la saison avec une certaine irrégularité au niveau de nos performances. Durant toute la saison, 40% de matchs ont été gagnés. Le tout est de faire mieux l’année prochaine. Les résultats individuels varient d’un membre de l’équipe à l’autre. Mélanie, la doyenne, après son retour gagnant suite à son heureux événement l’année passée, termine la saison avec 33% de victoires (4 matchs gagnés sur 12). Nous aurions quand même aimé la voir en simple dame 1, mais c’était peut-être un peu tôt. Rendez-vous l’année prochaine, elle sera certainement davantage prête. Youna, seulement 25% de victoires (3 matchs remportés sur 12) mais cela est logique car elle jouait le simple dame 1, avec du gros niveau en face. On peut tout de même souligner, tout au long de la saison, son engagement et sa détermination sur le terrain. Je sais par expérience que c’est assez démotivant de perdre trop fréquemment contre des joueuses très fortes, notamment étrangères. On lui souhaite bonne chance pour les Championnats de France jeunes. Manon 57% de victoires dont 75% en 2 sets. Un beau pourcentage de victoires, pour quelqu’un qui a diminué les entraînements et les compétitions au profit de ses études. C’est d’ailleurs le meilleur pourcentage en termes de victoire de l’équipe. Thomas 50% de victoires, toujours à fond, il gagne 75% de ses doubles hommes.

Daniel, l’homme d’expérience de l’équipe, a 55% de victoires et avec 45% de matchs en 3 sets. Quand on aime le badminton et le spectacle, on ne peut pas s’empêcher de « traîner » un peu sur le terrain. Daniel fait partie des meilleurs ratios victoires/défaites de l’équipe. Ronan 25% de victoires avec tout de même 45% de matchs en 3 sets. Avec Ronan, le suspense est garanti jusqu’au bout. Merci à lui pour son rôle de capitaine et pour les arbitres qu’il a dégotés pour nous cette année. Et le meilleur pour la fin, je rigole ! Je termine la saison avec 40% de victoires (4 simples et 4 doubles dame) et je suis prête à en découdre l’an prochain !

Un demi-match au compteur pour Tifenn (allias Tifou) qui s’est blessée alors qu’elle nous prêtait main forte lors de la rencontre contre le FIB . Encore merci à elle, en espérant qu’elle se remette vite de sa blessure et qu’elle ait tout de même gardé un bon souvenir de cette (première) expérience en N2.

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Ronan le Mytho Comment j’ai inventé le badminton ! Depuis sa création il y a huit ans (que le temps passe vite), Bad’news a accueilli toute sorte d’expressions écrites et toutes sorte de journalistes et chroniqueurs. Au BCPF c’est « Bad pour tous » et « Bad’news open à tous ». C’est donc avec une grande joie que nous accueillons notre nouveau collaborateur, Ronan le Mytho, qui vous fera voyager dans son univers pour le moins bien personnel. « Je vais te raconter comment j’ai inventé le badminton. C’était dans les années 1940, je devais avoir 6 ou 7 ans. A l’époque j’étais cow-boy et comme la majorité des cow-boys bretons, je faisais surtout de l’élevage de poulets. Je passais donc mes journées à cheval, à courser mes poules, pour les attraper au lasso, les relâcher, les attraper de nouveau au lasso etc. Une technique qui permet de stresser la bête pour qu’elle produise du bon lait. Cependant, un de mes poulets, que j’avais appelé Bradley, ne se laissait pas facilement dompter. Un jour, à force de vouloir échapper au lasso, il a fini par s’envoler. C’est d’ailleurs ce jour-là que j’ai inventé l’avion, mais c’est une autre histoire. Bref, ce poulet Bradley, a continué à s’envoler, tous les jours, pour à chaque fois traverser la route et se réfugier chez mon voisin Milton. Ce dernier, merci pour son honnêteté, me renvoyait systématiquement le poulet pour ne pas qu’il s’échappe. Toute sa vie, Brad (j’ai fini par lui donner ce diminutif) passait de chez moi à chez Milton, cet aller-retour, c’était sa raison d’être. Un jour malheureux, Brad, nous a quitté à la suite d’une indigestion causée par un steak de vache folle. Triste comme jamais, je me sirotais du pinard dans ma ferme pour alléger le chagrin. Et c’est là que j’ai eu l’idée de rendre un dernier hommage à ce poulet volant. J’ai attrapé quelques plumes du défunt volatile, les ai attachées à mon bouchon de pinard, suis sorti dans ma cour, et ai propulsé la réplique de Brad chez mon voisin. Répondant à l’appel, sensible à cet hommage, Milton me l’a renvoyée. On a attrapé une bouteille de pinard chacun et on a commencé à faire des échanges pour honorer la mémoire de ce gaillard parti trop tôt. Un sport était né. Je décidai de lui donner le nom des deux protagonistes qui ont contribué à sa naissance : le Brad-Milton ! Avec le temps, les raquettes ont remplacé les bouteilles, on a mis un filet, et le nom s’est un peu dégradé pour devenir Badminton. Mais bon c’est quand même moi qui l’ai inventé ! »

J’ai ga-gné… C’est une grande responsabilité que celle de ramener à la table de marques la feuille de match une fois celui-ci est terminé. Cette charge revient au vainqueur qui s’en acquitte en manifestant, la plupart du temps, une certaine satisfaction du devoir accompli. Le plus difficile reste de contenir sa joie, d’éviter de fanfaronner car, d’après le code de badminton établi par Morgan et Bartholomew, en ce délicat moment de la remise de feuille de match à la table de marques, la sobriété reste de rigueur. Il faut donc éviter de sauter de joie au plafond, d’abord parce que la plupart de nos salles de sport, bien que non homologuées, possèdent tout de même une certaine hauteur sous plafond et ensuite, parce que ça ne se fait tout simplement pas. Faire trois fois le tour de la salle avec le drapeau français sur le dos passe aussi relativement mal. Imiter « Lightning Bolt » («l’Éclair» ou «la Foudre») mimant un éclair ou une flèche tirée depuis un arc imaginaire ne correspond pas non plus aux valeurs du badminton. Un badiste doit trouver un juste milieu. Il peut être content mais pas trop. Cela s’appelle avoir « le triomphe modeste ». Il faut admettre que certains réussissent cet exercice mieux que d’autres.

Ô capitaine, mon capitaine ! Après avoir assuré brillement le maintien, Coralie a pris en fin de la saison dernière la décision d’abandonner le capitanat de la D5 de Saint Etienne pour pouvoir se consacrer davantage à sa vie de famille (être une jeune maman demande du temps) et aux travaux d’aménagement de sa maison : peinture, tapisserie, plomberie, électricité sans oublier les réunions « Tupperware », une autre distraction. En effet, elle en avait marre d’être capitaine et d’encourager constamment ses troupes à venir à l’entraînement alors qu’il n’y avait qu’Elodie qui était vraiment motivée à donf. En plus, il fallait toujours être exemplaire, jamais un mot de travers, jamais un coup de mou, ça en faisait beaucoup. Coralie a pris donc ses distances avec le badminton mais ce n’est pas pour autant qu’elle en a coupé les ponts. Bien au contraire. Depuis que Cyrille a pris le relais, elle veille quand même au grain à distance en soutenant par intermittence ses ex-coéquipiers.

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Ah, c’est dommage… Dominateurs tout au long de la saison (47 points, 8 victoires, 1 nul, 1 perdu), les coéquipiers de Franck de la R3 de la Bouëxière sont passés complétement à côté de leurs barrages pour l’ascension en R2. Franck a fait de son mieux en s’inclinant en simple après une longue bataille en trois sets mais en remportant le mixte avec Syane, également en trois sets. Malheureusement, ses coéquipiers ont sombré sous la pression de l’enjeu de la rencontre. Syane (N3) a craqué en simple face à une joueuse classée R4, Nolwenn (R4) perd contre une joueuse R5 et pour finir, le double dame Lylou (N2) / Nolwenn (R4) échoue face à une paire R5/R4. Ah, ils auraient dû y aller, ils auraient dû le faire, crois-moi. On a tous dit : «Ah, c’est dommage, ah c’est dommage, ça sera p’t’être pour la prochaine fois. Heureusement que Constance avec sa bonne humeur et sa gaité naturelle était là pour remonter le moral à Franck.

Ça va swinguer Lenny et Erwann sont de vrais passionnés de badminton. Ils chatouillent le volant plusieurs fois par semaine et n’hésitent pas à passer leurs dimanches à faire de la compétition dans des salles de sport mal ou pas chauffées du tout. Mais le badminton ne remplit pas à lui seul leur vie de sportif et ils sont tout à fait ouverts aux autres disciplines sportives. Ils sont prêts à tout, même à quitter la salle de sport et à remplacer la raquette de badminton par un club de golf. Et les voilà sur le Green avec Tiger Woods à enchaîner des putts, tee shots, slices, lobs et autres chips en swinguant sur une autre musique que badistique. Quand on est un vrai sportif, on est aussi à l’aise à la natation synchronisée, au waterpolo qu’au badminton. Chez les Hubert, on est sportif polyvalent de père en fils.

Peut mieux faire… Le double homme le plus expérimenté du pays de Fougères, constitué de deux hommes d’affaire se connaissant par cœur, s’entraînant toujours assidûment, a tenté sa chance au championnat de Bretagne vétérans. Pas de réussite pour nos fougerais Christophe et Jean-Louis qui, malgré tous leurs efforts ne sont pas sorti de poule. Si pour Christophe, la frustration de la défaite a été effacée aussi vite que la mousse sous la douche, pour Jean-Louis, ce n’était pas la même histoire. En vrai cartésien fan de René depuis son adolescence, trouvant à tous les maux une explication logique, Jean-Louis avait besoin de comprendre la ou les raisons de cette élimination prématurée. Il a essayé à tête reposée d’analyser les circonstances et divers facteurs humains, matériels et environnementaux présumés responsables de sa contre-performance. « Le parquet était bon, pas trop glissant. La lumière juste comme il faut. Le coaching de Nicolas quelque peu détendu mais pertinent. L’eau dans la gourde était fraîche. Le partenaire a fait de son mieux. Le petit dej’ toast œufs bacon préparé par Valérie le matin même était parfait, comme je l’aime. L’ambiance dans la salle était correcte. Certes, il y manquait quelques fans mais j’avais mon maillot fétiche porte bonheur acheté 12 francs quand Christophe était encore président du BCPF. La voix du speaker annonçant les matchs n’était pas trop grasseyante, enraillée par les festivités de la veille. Bref, après avoir tout passé au peigne fin, je ne vois qu’une seule chose qui aurait pu nous empêcher de gagner : l’horaire trop matinal de la compétition. Je dois être plutôt du soir que du matin » a conclu Jean-Louis soulagé par ce diagnostic. « Ils n’ont qu’à organiser le prochain championnat vétérans en nocturne et on verra qui c’est le plus fort ».

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Cool coaching by Erwann Le temps de coaching est relativement court au badminton. On est loin d’un quart d’heure accordé à la mi-temps aux joueurs de foot ou de plusieurs temps morts dont disposent aisément les coachs de handball ou volley-ball. Au badminton, il faut réagir vite, il faut aller à l’essentiel sans perdre de temps. Ça ne sert à rien d’improviser de longs discours et d’inventer des stratégies complexes. On a à peine le temps de démarrer notre intervention que l’on entend déjà : terrain deux, vingt secondes, terrain deux, vingt secondes ». Du coup, pour certains, ce temps de coaching peut s’avérer stressant. Pas pour Erwann apparemment. A l’aise Blaise ! Il garde toute sa décontraction naturelle lorsqu’il doit aller coacher. Enfin, il préfère quand même rester assis pour la simple raison, comme il dit : « Si je m’assois et que je réfléchis, la solution se présente d’elle-même ». On dirait qu’on a déjà entendu ça quelque part…

Place aux femmes ! Le badminton est un sport mixte, on en est fier et on y tient absolument. C’est un sport qui respecte parfaitement la parité hommes / femmes en compétitions par équipe. Que ce soit au niveau départemental ou en Top12, une équipe de badminton est composée à minima de trois filles et trois garçons. Cette parité, on la retrouve normalement également à la troisième mitemps, même si côté animation certaines prennent plus de place que d’autres apparemment. Comme disait Lydie un soir après l’entraînement du mardi : « Mixité ? D’accord ! C’est propre au badminton mais à condition que ce soit moi qui ai le dernier mot. On n’a pas fait pour rien tous ces mouvements de contestation, toutes ces battles pour la place de la femme en société pour qu’aujourd’hui je laisse les bonshommes animer la troisième mi-temps. C’est qui le patron ? » A voir les têtes des gars bien sages, on dirait qu’ils ont compris le message.

Bad +3 Avoir deux jeunes badistes à la maison, c’est déjà une belle réussite dont peuvent se vanter les Godard, les Daburon, les Cruq, les Lepeltier, les Dherbilly, Les Marie et Les Hubert (en attendant l’arrivée de Rudy). Mais en avoir trois, c’est un vrai exploit. La famille Landry vient de rejoindre le cercle très restreint de familles dont au moins trois enfants pratiquent le badminton. Et mis à part les Roszczypala qui sont hors compétition, les Landry sont la seule famille avec trois jeunes badistes à la maison : Kélian, Alexim et Eline.

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Circuit Elite Senior Les frères Roszczypala s’imposent en série 2 Mis en place par la Fédération Française de Badminton en 2016, la Circuit National Elite senior est devenu en trois ans le rendez-vous incontournable des meilleurs joueurs français. Le Circuit se décline en six étapes réparties sur l’ensemble du territoire national dont l’une, la sixième, en Bretagne. Elle a justement eu lieu le week-end du 13/14 avril à Saint Jacques de la Lande. Quatre licenciés du Badminton Club du Pays de Fougères ont participé à cette dernière étape de la saison. Engagées dans le tableau simple dame série 2, Youna Godard et Constance Ledru ne réussissent pas à sortir de poule. Pas de chance pour Thomas Roszczypala associé en double mixte à Margaux Jovelin son ex-partenaire du club, actuellement licenciée à Boulogne Billancourt, qui après avoir réalisé un excellent début de tournoi, se voit contraint d’abandonner suite à la blessure de sa partenaire. En revanche, le double familial Thomas / Daniel Roszczypala « déroule » avec une déconcertante facilité en remportant tous leurs matchs de poule. Les fougerais disposent ensuite en quart de finale et en vingt-cinq petites minutes (21-18 21-11) de Clément Allain / Théo Vaur (Top 10 junior français). Thomas et Daniel retrouvent davantage de résistance en demi-finale où, au terme d’un match à suspense, ils finissent par s’imposer en trois sets (17-21 21-10 21-13) face à la paire Bastien Chailloux (Orléans) / Valentin Mottet (Bourges). En finale, les fougerais sont opposés à une paire formée de Lalaina Ramanana-Rahary et Calixte Courbon, pensionnaires du pôle France, membres de l’équipe de France U17 et habitués aux grandes compétitions internationales. Thomas et Daniel font valoir leur expérience et, après une première manche tendue, ils finissent par s’imposer en deux sets 23-21 21-15 en trente-deux minutes.

En travaux… Tout le monde s’accorde à dire que dans la courte histoire du BCPF les mixtes étaient traditionnellement les points forts de l’équipe une du club. Ils enregistraient sur certaines saisons jusqu’à 100% de victoires. Il existe indiscutablement au BCPF une vraie culture, un vrai savoirfaire en mixte. A une époque, pas si lointaine que ça, la composition de nos mixtes ne variait guère. On retrouvait toujours Daniel et Mélanie en mixte 1 et Thomas et Margaux en mixte 2. Dans des styles très différents, les deux mixtes étaient redoutables d’efficacité. Avec le départ de Margaux et l’absence de Mélanie, nos mixtes de N2 ont subi quelques modifications. Cette saison par exemple, Thomas a joué neuf mixtes avec trois partenaires différentes : Constance (1 match), Youna (2 matchs), Mélanie (6 matchs). Pour Daniel, ça a été moins mouvementé, un match avec Mélanie et neuf matchs avec Manon. Le ratio de victoires n’est pas si mauvais que ça (45% de victoires, 9 mixtes gagnés pour 11 perdus) mais il faudra certainement un peu plus de temps pour que notre arme fatale de mixte soit à nouveau opérationnelle. Considérons la saison 2018/2019 comme une période de rodage. Le meilleur reste à venir.

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Comme des pros

Qui m’aime, me suive… « Ne quitte jamais des yeux le volant lorsqu’il voltige dans les airs librement avant de faire une escale au filet ou se poser dans le fond. Suis son trajet patiemment, pointe-le avec ton doigt, ajuste tes petits pas, place-toi au bon endroit, afin de le jouer comme il se doit là où ton adversaire ne l’attend pas » disait le coach à son petit gars. Lui, la tête perdue dans les nuages, le coude levé en salut militaire, les pieds dansant par terre, avait du mal à suivre les conseils. Quand on est haut comme trois pommes, quand on est tout petit bonhomme, c’est une sacrée gymnastique. Les cervicales en prennent un coup, les jambes vacillent perdant le rythme de la musique et on finit par rater le plus important : le RDV de la raquette avec le volant.

Ce n’est pas parce qu’on pratique le badminton à la campagne entre le chou et le maïs que nos méthodes d’entraînement et de formation des jeunes sont désuètes ou dépassées. Ce sont des idées reçues, des clichés très loin de la réalité. C’est comme si on prétendait que les bretons boivent beaucoup de cidre, alors qu’en réalité ils apprécient tout autant la bière ou le calva. C’est trop facile et surtout trop réducteur. Bref, nous aussi à Fougères, on utilise des moyens modernes et sophistiqués pour former nos jeunes badistes. Equipé d’un logiciel spécialisé « Bad+moi+toi+desrésultats » permettant d’analyser en temps réel les performances du joueur sur le terrain, Sylvain est en train de collecter de précieuses informations pour le coaching (dans un premier temps) pour établir ensuite un programme d’entraînement personnalisé pour son joueur. Nous, on ne fait pas les choses à moitié à Fougères.

Une équipe à la hauteur Combien faut-il de bras pour ajuster la hauteur du filet de badminton ? Habituellement, pendant l’entraînement ou sur une compétition ordinaire une seule personne est capable de réussir un tel exploit. Mais en compétition officielle lorsque le JA Sébastien est aux manettes, tout doit être tip top caviar, l’organisation doit être parfaite. On sort alors le grand jeu en faisant venir les meilleurs, ceux qui connaissent les cotes par cœur et savent y faire. On ne recule devant rien quitte à rappeler en renfort le président, le chef de la logistique et le meilleur d’entre nous tous au filet, quand il faut aller chercher le petit amorti croisé de Zbig. Formé ainsi notre trio de choc, la sainte bad trinité équipée d’une règle et de deux bâtons, veillait discrètement lors de ce CRJ maison à ce que la hauteur des filets soit bonne. Tout s’est passé sans accroc. Ils ont assuré comme des pros leur délicate mission. Pour les filets, je n’en sais trois fois rien, par contre nos trois techniciens étaient carrément à la hauteur.

Le président et l’ex Que se racontent un « ex » et un président lorsqu’ils se rencontrent au tournoi de badminton ? - C’était quand même mieux avant. - Pas sûr, c’était différent. - On avait des projets et on y allait à fond. - Pas tout le monde, malheureusement. - On croyait changer le monde en mettant tout le monde au badminton. - Une idée qui se défend. - On refusait du monde, il n’y avait plus de place sur les créneaux. - Ça devait être beau. - Tous les deux, trois saisons, l’équipe une montait d’un cran, d’une division. - C’était un autre temps, moins d’étrangers, moins d’argent. - On rêvait d’une salle, d’un équipement rien que pour le badminton. - On en rêve toujours. Finalement, c’est comme avant avec en plus quelques cheveux blancs.

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Sacré numéro Mettre en place une table de marques de qualité nécessite la présence de diverses compétences. Vous me diriez : une seule personne polyvalente pourrait facilement accomplir cette mission. Détrompez-vous ! Chaque poste demande des compétences bien spécifiques. Annoncer un match au micro n’est pas la même chose que faire entrer les résultats ou réceptionner la feuille de match sans oublier le plus important : afficher le numéro du match à venir, sans se tromper du numéro et bien évidement en évitant toute confusion avec les numéros gagnants du tirage du loto de la veille. En plus, il faut le faire au bon moment, pas trop tôt ni trop tard. C’est tout un art que Léa a acquis à force de volonté et de travail pour pouvoir intégrer la meilleure table de marque du Grand Ouest.

Gaspard & Fila Babolat est le partenaire équipementier officiel du BCPF. Du coup, les joueurs de l’équipe nationale chaussent logiquement les très design et new-look baskets Babolat, ils enfilent les élégants et seyants survêts Babolat, se sèchent en sortant de la douche avec les douces serviettes molletonnées Babolat, réalisent des kils, drives et slice avec leurs raquettes Babolat, se protègent du soleil avec les très stylés casquettes Babolat, etcetera, et cetera… Mais quand on est, comme Gaspard, l’étoile montante du badminton fougerais, on peut se permettre d’avoir un sponsor bien à soi. Lequel ? Il avait l’embarras du choix. Il avait du mal à se décider et pourtant il a fini par en choisir un. Pour ceux qui avaient encore un doute sur l’identité du sponsor de Gaspard, je crois bien que le doute est désormais totalement levé. C’est très important de lever le doute quand le SSI se met à brailler. Si vous avez du mal à saisir, demandez donc à un ami pompier. Quant à Gaspard, il enfila Fila alors qu’il aurait pu sans complexe jouer en Yonex ou faire un strike coaché par Mike et habillé en Nike. Après tout, c’est son choix.

Ils ont des chapeaux ronds… Galette saucisse, je t’aime, j’en mange des kilos, et des kilos. Dans le pays de Fougères avec du lait Ribot ! Et si tu m’abandonnes, alors je mangerais des croque-messieurs, des sandwichs, les pâtes bolo de Christian, des chips et même des rillettes du Mans mais jamais des tripes de Caen ni des nems, car c’est toi, galette saucisse, que je t’aime.

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On l’a trou-vé…

Perdu de vue dans le dernier numéro de Bad’news, Gilles a été retrouvé sain, sauf et souriant comme d’hab dans les gradins de Justy à supporter l’équipe N2 de son ancien club. Ça faisait longtemps que l‘on ne l’avait pas vu parmi nous et on était heureux de constater qu’il n’a pas changé du tout. Il n’a pas bougé d’un poil. Toujours aussi fringant et sociable. Elle nous manquait sa bouille sympathique et sa façon très diplomatique de regarder le monde en essayant de ménager la chèvre et le chou. En vrai connaisseur du badminton pour l’avoir pratiqué durant de nombreuses années, Gilles a apprécié le spectacle N2 à sa juste valeur en compagnie d’Emmanuelle. Future badiste ? Pas sûr du tout mais impressionnée quand même par les jeunes virtuoses de la raquette sur les tapis verts.


Un badiste au tapis Lorsqu’un membre de l’équipage ou un passager tombe du navire et a besoin d’être secouru immédiatement, on s’exclame d’une voix forte : « Un homme à la mer ! » et on applique le protocole prévu pour une telle situation : on lance la bouée, on garde le contact visuel permanant avec la personne et on manœuvre l’embarcation de façon à pouvoir repêcher le « poisson ». Mais lorsqu’un badiste se retrouve au tapis par désespoir, parce que rien ne va plus, on n’a rien prévu pour lui venir en aide si ce n’est quelques applaudissements et un tonitruant « Allez Fougères » pour le remettre sur pieds à nouveau. Et d’habitude, cela est largement suffisant.

Owen est ces dames Chaque fois qu’elles ont besoin d’un coaching sur mesure, d’un conseil pertinent, d’un remplissage de bouteille d’eau vide, d’une stratégie gagnante ou tout simplement d’un encouragement, Violette, Chloé et Loëlia savent très bien qu’elles peuvent compter sur Owen. Owen est toujours prêt à rendre service, à rebooster ses camarades d’entraînement, à secourir une demoiselle en détresse avec ou sans tresses mais en plein stress. Est-ce une simple camaraderie sportive, une solidarité avec ses potes du club ou plutôt un besoin, somme toute naturel, de tester le pouvoir de son charme sur les dites demoiselles ? Pour le coup, la réponse n’est pas évidente du tout. Par contre, c’est qu’on peut affirmer avec certitude, c’est que nos trois jeunes demoiselles apprécient bien le coaching et la présence d’Owen.

La 2L du BCPF Vous connaissez certainement la célèbre 4L de chez Renault. Permettez-moi de vous présenter la toute nouvelle 2L (Lenny & Léa) du BCPF. La 2L du BCPF est dotée de quatre jambes motrices tout terrain lui offrant une mobilité exceptionnelle peu importe le revêtement, la résine, le parquet ou le tapis. Avec son moteur deux cylindres, la 2L est très économique et surtout très écologique, très propre en carburant essentiellement à l’eau, les bananes et l’envie de gagner. Malgré tout, c’est un véritable bolide de course capable d’atteindre 100 volants / heure en moins de trois échanges. C’est vous dire qu’elle en a sous le capot, la toute nouvelle 2L du BCPF.

Parcours citoyen by Lydie

Courant mars, le BCPF a co-organisé avec le Codep 35 une journée de sensibilisation au handicap dans le cadre de la construction d’un « Parcours Citoyen » des élèves du collège Pierre de Dreux de Saint-Aubin du Cormier. Quatre classes de troisième étaient concernées par cette immersion dans le monde du handicap à travers la pratique sportive du para-badminton. Trois ateliers étaient proposés à l’ensemble des élèves : un atelier fauteuil (6 fauteuils à disposition les 2 du club et 4 du Codep) animés par Yann; un atelier SL3 et SL4 où nous leur avons mis des attelles que j’ai récupérées chez les pompiers, avec Faustine en SL4 et Nicolas en SL3 et un atelier avec un bras bloqué pour la catégorie SU5 avec Sylvie. Tout le monde était ravi. RDV est pris pour l’année prochaine.

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The best West beard En marge de la compétition officielle consacrée aux meilleurs jeunes badistes bretons, s’est tenu ce dimanche 31 mars à Fougères un concours unique en son genre : « The West Beard Challenge » regroupant les plus beaux spécimens mal rasés (ou pas rasés du tout) de l’Ouest. Tout au long de la journée le jury d’experts de l’IBF (International Beard Federation) a sillonné les gradins de Justy et ses alentours en inspectant soigneusement tous les mâles présentant une quelconque pilosité. Tous les critères ont été pris en compte : la longueur, la tenue, l’épaisseur, la couleur, la brillance, les bouclettes et même son utilité potentielle lors des fêtes de fin d’année. Le verdict est tombé le soir. C’est Karl qui remporte le Trophée au grand dam de notre barbu « maison » qui espérait secrètement monter sur la plus haute marche du podium. Ça sera pour une autre fois.

Ocean’s 12 Simon et Ronan finalistes Privé de la compétition depuis le moins d’octobre 2018 à cause d’une rupture du tendon de la main droite, Simon se rattrape en enchaînant en cette fin de saison des tournois nationaux qui s’offrent aux badistes du Grand Ouest. C’est ainsi que Simon est parti à la conquête de la Baie de Saint Brieuc accompagné par Ronan, son partenaire de l’équipe nationale. Titulaire en N2, le double très prometteur Simon / Ronan a alterné cette saison de bons et de moins bons résultats. A Plérin, sans pression, les fougerais espéraient prouver leur talent. En effet, ils se sont « baladés » jusqu’à la finale ne laissant au passage aucun set à leurs adversaires. Trop sûrs d’eux, victimes d’excès de confiance ou d’un manque de concentration, Simon et Ronan laissent filer la victoire du tournoi en s’inclinant en deux sets (20-22 17-21) face à la paire Fabien Retière / Nathan Poussin du Cellier Ligné Union Badminton (LECLUB).

en bref

Fini le service long ? Vous avez sans doute remarqué que le service court revers, utilisé autrefois essentiellement en double, est devenu aujourd’hui quasiment incontournable également en simple. C’est un geste technique essentiel dont la maîtrise est indispensable pour éviter de se mettre en difficulté du premier coup de raquette. Alors, au boulot les as de la raquette pour l’apprivoiser aussi bien que Ronan.

Avec les téléphones portables de plus en plus sophistiqués et performants, tout le monde peut devenir aujourd’hui photographe. Paparazzi dans l’âme, Didier est justement de ceux qui sont tentés par les métiers de l’image. Mais un photographe peut en cacher un autre. Du coup, tel est pris qui croyait prendre.

Tel est pris... ...qui croyait prendre

O-là !

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Julien vient régulièrement aux soirées N2 à Justy. Il y a souvent de l’ambiance dans les gradins lors de ces journées à domicile mais cela ne satisfait pas tout à fait Julien. Il voudrait que la foule soit en délire, que les supporters enlèvent leur maillot comme au « Camp Nou »à Barcelone. Il rêve que les supportrices jettent leur lingerie fine sur les tapis verts comme aux concerts de Bruel. Mais, sage qu’il est, Julien sait que le badminton et le BCPF ne sont pas encore tout à fait prêts pour des telles manifestations de supporters. Alors, pour chauffer les gradins de Justy à la rentrée, Julien a décidé de travailler le lancement de « holà ». Il n’y a plus qu’à attendre la reprise du championnat.


L’équipe de la rédaction vous remercie rédacteur en chef

Ont collaboré à ce numéro :

Zbigniew Roszczypala

Mise en page : Simon Roszczypala

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Le nouveau partenaire du BCPF Le groupe Kertrucks vient de rejoindre la grande famille du badminton du pays de Fougères et nous en sommes très heureux. Bien implanté dans l’Ouest de la France, avec ses 700 employés répartis dans 44 agences, le groupe Kertrucks est spécialisé dans le domaine du négoce, de la maintenance et de l’ingénierie de service pour les véhicules industriels et utilitaires. De Brest à Saumur, de Vannes à Saint Malo, le groupe propose à ses clients un parc locatif de plus de 2250 véhicules. Le BCPF et le groupe Kertrucks partagent les mêmes valeurs : ambition, intégrité, fiabilité et cohésion et c’est donc tout naturellement qu’ils sont devenus partenaires.

Ce bulletin a été imprimé par nos soins. Ne pas jeter sur la voie publique.

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