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Bulletin d’information du bcpf

BAD’NEWS Avril 2019 - N°29

Sommaire • France Seniors • Résultats jeunes • France Parabad • Y a pas que le bad dans la vie.. • Perdu de vue - Seb • Le meilleur double du monde • Une reconversion réussie • TDP jeunes et seniors • Le match du trimestre • Et beaucoup beaucoup d’autres infos essentielles ...

Lenny, Natty, Marco, Léa, Raphaël, Elina et tous les autres jeunes badistes du BCPF continuent à porter les valeurs du club : investissement à l’entraînement, combativité et fair-play en compétition, participation à la vie associative, solidarité, ouverture et acceptation des différences. Par leurs excellents résultats sportifs et un comportement exemplaire sur le terrain et en dehors, ils témoignent aux quatre coins de la Bretagne, et au de-là pour certains, de la qualité de la formation badistique proposée par le BCPF à ses jeunes licenciés.


Tournoi de Redon by Mickael Ce dimanche du 10 février avait lieu le tournoi simple benjamin/minime/cadet et junior de Redon. Cinq joueurs du BCPF avaient fait le déplacement. En benjamin espoir, Kelian Landry sort de poule sans trop de difficultés. Il passe les demies sans encombre et se qualifie pour la finale où il chutera de peu (19-21 / 16-21) face à Antonin Saint Jalmes de Saint Nazaire Badminton, qu’il avait battu lors des poules. En minime élite, il y avait juste une poule de quatre. Pour sa première apparition en élite, Alexim gagnera un match sur les trois. Les cadettes fougeraises se sont déplacées en force !! Chloé, Loélia et Violette se sont retrouvées dans la catégorie « cadette/junior élite » dû à un manque de participantes. Chloé, dans une poule de quatre sortira première avec trois victoires. Elle passera les demies en remportant le match contre Loélia (21-17 / 21-17) et finira par s’incliner contre Pauline Eichwald, junior première année de Guipry-Messac (17-21 / 17-21), qu’elle avait aussi battu lors des phases de poules. Violette et Loélia étaient dans une poule de trois. Elles se rencontreront lors d’un match très disputé 19/21 21/17 20/22 où Loélia en sortira vainqueur. Sortant toutes les deux de poule, Loélia s’inclinera en demi-finale face à Chloé et Violette sera stoppée par Pauline Eichwald également en demi-finale. Bravo à nos jeunes !!!

Et glou, et glou… Qu’est-ce qu’il est essentiel à faire à la pause entre les deux sets de badminton : boire de l’eau ou les paroles du coach ? Sans hésitation : « les deux, mon capitaine ! ». Car si l’eau hydrate nos cellules, tissus, muscles et articulations, la parole nous réconforte et tente d’apporter des solutions. Les deux sont importants. L’eau est un élément essentiel de la vie et du corps humains constitué à 60% de ce précieux liquide. Mais la soif de l’homme ne peut pas être apaisée juste par le H2O. Il lui faut bien plus qu’un verre d’eau même avec le pastis et les glaçons. Et puisque le temps de pause est compté, il ne faut pas traîner. Heureuse est celle qui sait faire deux choses en même temps : écouter le coach et boire un petit coup en passant.

Y a de la vie à Parigné Le BCPF Parigné est une association historique du BCPF. Les parignéens étaient parmi les premiers à se lancer dans l’aventure badistique à l’échelle du pays de Fougères en faisant partie des membres fondateurs du BCPF. Après une belle saison 2017/2018 et la montée en D3, l’équipe une de Parigné souffre quelque peu cette année mais ne lâche rien et reste toujours en cours pour le maintien. Côté jeunes, l’association tourne plutôt bien. Neuf de ses jeunes badistes participent régulièrement aux journées du Trophée de Pays.

Moi, j’ai un rêve Licenciée à la Vitréenne Badminton, Estelle est investie à fond dans le badminton. Dynamique, positive, souriante, elle ne ménage pas sa peine pour faire vivre la Vitréenne. Animer des plateaux mini-bad, créneaux jeunes ou adultes, accompagner des jeunes sur des stages et compétitions, encadrer le « bad adapté », mobiliser des bénévoles, participer aux diverses réunions jusqu’à la Ligue de Bretagne – rien ne lui fait peur. Là où on a besoin d’elle, là où personne n’a le courage de relever un défi et mouiller la chemise, la-voilà, notre superwoman avec sa cape, ses « super powers » et son dynamisme. Mais si le badminton est sa grande passion, son dada comme dirait Omar, elle rêve secrètement depuis longtemps de participer un jour à l’émission « Danse avec les stars ». Et pour être prête le jour « J » elle s’entraîne assidûment à faire des arabesques, soubresauts et pirouettes sous le regard complice de son chorégraphe et maître de badminton.

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Y a un temps pour tout Être jeune compétiteur de badminton demande du temps. Les entraînements (plusieurs fois par semaine), les stages (plusieurs fois par an) et les compétitions (les week-ends) remplissent amplement le temps de jeunes mordus du volant. « Et l’école dans tout ça ? » se demandent les parents qui gardent les pieds bien sur terre en sachant pertinemment que l’on ne peut pas vivre aujourd’hui du badminton qui reste avant tout un sport amateur. Quand on veut réussir dans la vie, il faut mener de front les obligations scolaires et la pratique du badminton. Il n’y a donc pas de temps à perdre car tout se joue à travers sa bonne gestion. Lorsqu’Eline et Youna participent à une compétition, elles arrivent à rentabiliser tous les temps libres entre les matchs. Dans le « brouhaha » des gradins chauds comme la braise, elles réussissent à se détacher du spectacle badistique pour réviser les maths et la physique. Entre les deux « olas » de supporters, elles se concentrent sur la science de la vie et de la terre. Juste après les étirements en attendant le match suivant, elles révisent l’anglais (give, gave, given) et l’allemand (Kann ich ein Bier haben, bitte?). C’est exigeant mais il est possible de concilier l’école et le badminton. Il faut juste être motivé et apprendre à bien gérer son temps.

Les triplettes de Bonabry C’était un samedi soir vers six heures et demi à Bonabry. Trois connaisseurs de badminton se sont donné RDV pour suivre la rencontre BCPF vs Guichen. Unis par le même désir de voir gagner leur équipe, tendus par l’enjeu de la rencontre, ils sont restés silencieux, observateurs attentifs des hostilités entre les fougerais et les guichennais. Tout en suivant les matchs sur le terrain, ils se demandaient à l’intérieur quoi dire et comment faire pour aider les potes de Daniel à remporter la victoire précieuse pour le maintien. Mike cherchait un moyen pour rebooster les troupes menées 1-4 à la pause. Lenny profitait du spectacle en rangeant soigneusement dans un coin de la tête les coups magiques de Thomas. Ça peut toujours servir lors d’un tournoi. Nathan n’avait d’yeux que pour sa crêpe et pour Constance. Et comme souvent il lui a porté chance. Il l’a aidé, ni vu ni connu, à gagner ses deux matchs. Trois connaisseurs, trois supporters, chacun à sa manière.

Double à Laillé by Erwann Les jeunes du BCPF se sont déplacés encore en force au tournoi double benjamin/minime/cadet de Laillé. Onze joueurs du club étaient présents. Pour leur 1ère participation à un tournoi départemental, la paire Gaspar Crucq et Kelian Landry (benjamin 1ere année) s’est bien défendue dans une poule de 3, mais n’a pas réussi à sortir de poule. La paire Lenny Hubert et Houtin Aodren de Guichen évoluant également en benjamin espoir remporte le tournoi. Ils n’en finissent pas de nous surprendre !! En minime élite, Elina et sa partenaire de double Camille Allaire se hissent en finale mais s’inclinent hélas en 3 sets. La paire Raphaël Dherbilly / Alexim Landry se retrouve en minime élite dans une poule unique de 5. Pour cette première participation ensemble à un tournoi, ils ne réussiront pas à remporter de victoires. En cadet espoir, Owen Godard et Hugo Saubert remporteront deux matchs sur quatre dans une poule unique de 5. Surclassés en cadet élite, Marco Marie et son partenaire Charly Perrin de Guichen remportent le tournoi. Violette Rebillon et Chloé Durand gagnent un match en cadettes élite. Ce tournoi s’est passé dans la bonne humeur et une bonne ambiance entre les joueurs et les parents accompagnateurs.

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Mars et ça repart On a tort parfois de croire qu’un badiste est un être insouciant, batifolant dans les airs avec les papillons et les volants. Certes, il y a l’ivresse de la victoire qui le rend aérien, maître de la gravitation. Mais dans la vie d’un badiste, qu’il soit haut comme trois pommes ou voûté comme un vétéran, il y a aussi des moments de fatigue intense, de remise en question, de déception et de solitude. Il a beau être entouré de ses amis qui tentent de lui remonter le moral, il se sent parfois affreusement seul face à lui-même et à ses défaites. Et il lui faut du courage pour qu’il renaisse de ses cendres et reparte à nouveau affronter la vie. Ça s’appelle la résilience. C’est ainsi que l’homme se construit.

Just do it. Tout est parti d’un constat corroboré par des années d’observation et d’expériences scientifiques des badistes fougerais, comme quoi, soi-disant, les filets de badminton ne se monteraient pas tout seul. Info ou intox ? « Fake news » ou news tout court ? Peu importe. Quoi qu’il en soit, il fallait y trouver rapidement une solution pour pouvoir jouer au badminton. A première vue, monter un terrain de bad ne semblait pas très compliqué. Mais en y regardant de plus près, on s’est vite rendu compte que c’était une vraie responsabilité. Il ne fallait pas faire n’importe quoi sinon les poteaux se retrouvaient de travers et les filets n’étaient pas droits. Alors quand il a fallu s’y mettre et assurer cette tâche délicate, ça ne se bousculait pas au portillon. Seuls Jean-Marie et Jérôme ont répondu « présent » comme un seul homme. Depuis, tous les lundis soirs, dans le froid, sous la neige ou dans le brouillard, ils montent les terrains qui serviront à l’entraînement de leurs amis de badminton.

Lenny fait son festival à Bourges by Erwann En ce début d’année bien chargée pour les jeunes badistes du Badminton Club du Pays de Fougères, Lenny Hubert avait coché sur son agenda le très réputé « International Youth Tournament » de Bourges. Plus de 300 jeunes joueurs venus de toutes les régions de France mais aussi de l’Allemagne, la Belgique, du Luxembourg et du Pays Bas se sont affrontés le week-end du 26/27 janvier sur les tapis verts du Pôle Espoir Badminton de Bourges. Pour sa première participation à l’événement d’une telle envergure, le fougerais engagé dans la catégorie poussin (U11) décroche deux trophées – en simple et en mixte.

En simple homme, avec un seul sortant par poule, en évoluant sur le grand terrain alors que d’ordinaire le terrain de poussins est réduit en longueur, Lenny « déroule » en phase de poules. Après avoir éliminé successivement Ylan Leger (N° 32 français), Raphael Tell (N° 11) et ensuite Léon Phan (N° 22) en demi-finale au terme d’un combat long de 43 minutes, Lenny s’impose en finale face à Mady Sow (N° 14) de l’Association Sportive Noiséenne de Badminton (93) au terme d’un match marathon disputé en trois sets 20-22 21-19 18-21. En mixte « improvisé » pour l’occasion, avec sa partenaire Lyzéa Pelle-Manceau du Badminton Club Guérétois situé dans la Creuse, après un début un peu compliqué soldé par la perte du premier set, Lenny et Lyzéa réalisent un parcours sans fausse note en remportant la finale également en trois sets 21-12 15-21 21-19 face à une paire du Top 10 français : Lubin Le Floch du Badminton Saint Sébastien (44) associé à Celia Rigot de Savigné Les Volants (72).

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Alors, double ou mixte « Avec Elodie, on s’entend super bien en double. Elle prend le devant et moi je reste derrière » résumait Lucie au sujet de leur excellente prestation en double dame lors de la rencontre D5 contre Pacé. S’entendre bien sur le terrain, trouver une place qui nous convient, avoir le rôle bien défini correspondant à nos points forts, c’est une recette qui semble bien fonctionner alors, pourquoi s’en priver ? On ne change pas l’équipe ni la formule qui gagne. Quitte à transformer le double dame en mixte mais cela, c’est une autre affaire.

Couteau suisse Voilà un duo de coachs plutôt complémentaire. L’un, sans être joueur de haut niveau possède l’expérience du terrain raquette à la main. Il a déjà transpiré à grosses gouttes, est passé par le doute, a vécu la défaite face à un réel adversaire. L’autre a beaucoup voyagé, a étudié la science d’entraînement sur tous les continents, a potassé tous les bouquins, a visionné toutes les vidéos disponibles sur YouTube et ailleurs. L’un, de la décontraction et de la relation a fait son fonds de commerce, sa carte de visite. L’autre ne jure que par les profiles psychologiques. L’un est capable de proposer des stratégies complexes, l’autre se remet à des fondamentaux qui ont fait leurs preuves. Chacun apporte ce qu’il a de plus précieux, de meilleur. C’est prodigieux d’avoir les deux assis ensemble sur les chaises de coach du même côté du terrain. On dirait un duo parfait, comme un couteau suisse, capable de palier à toute situation, à tout problème à une seule petite condition : qu’ils arrivent à parler d’une même voix et à regarder dans la même direction.

Le Match du trimestre by Daniel

Daniel /Ronan vs Lamirault/Heude

Lors de la 7ème journée de N2, le pays de Fougères recevait le leader Caen. A cette occasion, notre double homme, composé de Ronan (Monfort) et Daniel (Roszczypala) affrontait une paire mieux classée, deux joueurs N1 : Baptiste Lamirault et Gaëtan Heude. La tâche s’avérait ardue, d’autant plus difficile que les doubles hommes fougerais manquaient souvent de stabilité et que Caen n’avait pas perdu un seul double homme de l’année. Néanmoins le challenge fut relevé. Dès l’entame du match, la tension s’installa. Avec les quatre joueurs hésitants, prenant leurs marques, cherchant à bien rentrer dans la partie, aucune paire ne se détacha d’entrée de jeu. C’est à quelques points de la pause que Daniel et Ronan montrèrent un visage plus confiant, plus serein, et un jeu maîtrisé leur permettant de prendre l’avantage jusqu’à mener 11-7. Petit coaching mais la tactique restait simple : contrôler l’avant du court, et n’utiliser le jeu rapide que dans les situations fortement favorables. De retour sur le terrain, nos deux joueurs affichaient toujours autant de concentration. S’entendant bien sur leurs placements et contrôlant l’intensité des échanges contre des adversaires en manque d’inspiration, ils prirent progressivement le large : premier set remporté par le pays de Fougères 21-14. Au changement de côté, il s’agissait pour les locaux de continuer de la même en manière tout en restant préparé à un changement de stratégie adverse. Dans la première partie du deuxième set Lamirault et Heude commencèrent à apporter quelques variations mais grâce aux contres efficaces créés par Ronan et aux zones tactiques trouvées par Daniel, le pays de Fougères parvenait à conserver une courte avance à la mi-set. Toutefois, plus l’avance est courte, plus la conclusion est délicate. Alors que les Caennais étaient de retour dans la partie, la pression s’empara du match et pesa particulièrement sur les épaules de Daniel. Après quelques timidités de notre double, Lamirault/ Heude prirent le dessus, menant 17-16. Mais alors que le joueur fougerais le plus expérimenté traversait un passage à vide, les Caennais se trompèrent de tactique en jouant au maximum sur Ronan, d’ordinaire moins régulier. Mais ce n’était pas le bon jour pour essayer de le faire plier. Installé solidement comme les remparts d’un château fort, usant de défense croisées, Ronan réussit à désorganiser la paire adverse, Daniel lui n’ayant plus qu’à assurer ses coups. Le pays de Fougères repassa en tête et l’emporta 21-14 21-19.

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TDP senior Les seniors, eux-aussi, ont leur Trophée de Pays qui a été mis en place dès la création du BCPF. Bien avant les compétitions promotionnelles dont tout le monde parle aujourd’hui avec beaucoup d’intérêt, les badistes du pays de Fougères avaient la possibilité de participer à une compétition de proximité. Dans ce championnat par équipe, dès le commencement l’accent a été mis sur la convivialité et la rencontre entre les licenciés du même club repartis dans les différentes associations membres du BCPF. Six équipes sont engagées pour cette édition 2018/2019 de Trophée de Pays : Saint Etienne, Fougères, Tremblay, Livré, Saint Jean sur Couesnon et Parigné. A miparcours, après les cinq journées de la phase « aller » du championnat, on peut dire que c’est l’équipe de Tremblay qui se présente comme le candidat sérieux à la victoire finale. Cela dit, on est qu’à la moitié des hostilités et tout le monde reste en course pour se qualifier pour la demi-finale.

Et la tête, alouette… Eh ! Oh ! Les gars ! C’est bien beau tout ça mais il ne vous manque pas quelque chose pour faire du badminton ? Vérifiez bien ! Checkez donc la liste du badiste en piste, fichtre ! Les baskets sont bien à leur place lacées comme il faut avec le double nœud magistral pour une sécurité maximale. C’est tellement facile de se prendre les pieds dans le tapis qu’il vaut mieux prendre toutes les précautions afin d’éviter des chutes et des commotions. Les joggings saillants, moulants, de toutes les marques et couleurs donnant à nos sportifs un air de professionnels reposent bien en évidence sur les hanches plus ou moins amples de nos athlètes du dimanche. Les maillots de bad personnalisés ou pas, mis au repos depuis une semaine dans un placard sur la troisième étagère du bas sont ravis de prendre l’air au COSEC de Fougères. Les bras, les jambes et les têtes sont bien présents et pourtant on a comme une impression qu’il manque encore quelque chose d’important pour faire du badminton. C’est là que tout le monde se prend la tête. Mince alors, on a oublié nos raquettes.

Il faut de la tenue En enfilant le costume de coach lors d’un tournoi de badminton, on se doit d’enfiler également sa tenue. Car, comme le stipule le « Code de conduite des conseillers, entraîneurs et éducateurs » établi par la FFBad : « … les joueurs qui prennent la place et assurent le rôle d’un conseiller sur le terrain lors d’un tournoi autorisé par la FFBad doivent s’habiller de façon appropriée soit en portant la tenue de l’équipe (ou des vêtements de sport), soit en portant un tee-shirt, un polo, une chemise ou un chemisier, et un pantalon long ou une jupe. Les tenues inappropriées comprennent (entre autres) les jeans, le port de tongs ou de sandales, les bermudas et shorts de bain. C’est au juge-arbitre qu’il revient de décider si la tenue est appropriée ou non. » Si la plupart des intéressés ont bien compris le message, certains se laissent la liberté d’interpréter à leur manière le « Code de conduite » n’ayant aucunement peur d’être ridicule.

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Hissez haut… Le monde se présente à nous différemment en fonction de l’endroit d’où on le contemple. Un alpiniste n’a pas la même vision du monde qu’un plongeur en eaux profondes. Pas plus d’ailleurs qu’un patron du CAC 40 ou un mineur au charbon dans le Chti nord. Pour comprendre le monde dans lequel on vit, on a besoin de changer de temps en temps d’angle de vue. « Mets-toi à ma place et tu verras les choses différemment » on a l’habitude de dire à celui qui a du mal à nous comprendre. Parfois il nous faut prendre de la hauteur pour y voir plus clair, pour relativiser notre douleur, découvrir pourquoi on est sur terre. « Je suis le roi du monde » s’écria Léo sur la proue du Titanic avant de sombrer dans les eaux glaciales au large de Terre-Neuve dans l’océan Atlantique. Gare aux effets secondaires du melonite. A un moment ou à un autre de notre vie, on est tous quelque part des naufragés d’un Titanic. Du haut d’une chaise d’arbitre, sans Kate mais avec son pote, ses trophées et ses titres, Lenny contemple le monde du badminton tout en restant conscient que le chemin qui mène vers les sommets est encore long, très long.

BCPF vs Caen Tout près du bonheur Lors de la septième journée du championnat N2, l’équipe du BCPF recevait les Normands du Conquérant Badminton Club de Caen et accessoirement leader de notre poule. Au match aller, les fougerais se sont inclinés 1-7 en ne remportant qu’un seul match, le simple de Thomas. Sans se faire d’illusions et en reconnaissant la valeur de l’équipe adverse, l’objectif fixé pour le match retour était de faire mieux. Tout a bien commencé avec la victoire du double homme Daniel / Ronan en deux sets 21-14 21-19 face à la paire Gaëtan Heude (N1) / Baptiste Lamirault (N1) suivi de la victoire du double dame Mélanie / Constance en trois sets 14-21 21-15 25-23 contre la paire Anais Lelong / Monika Radovska en sauvant plusieurs volants de matchs. BCPF 2 – Caen 0. On n’aurait jamais imaginé un tel scénario. Il ne manquait alors plus qu’un point pour empocher le bonus défensif et plus que deux pour le match nul qui serait un véritable exploit.

Après les doubles, place aux simples : Youna vs Lison Mesnil-Perret (N1) et Thomas vs Antoine Bébin (N1). Pour Youna la marche est trop haute. Thomas résiste comme il peut mais face à la régularité et le physique d’Antoine il ne peut pas faire grande chose. Les deux simples tournent à l’avantage de Caen. 2-2 à la pause. Rien n’est gagné, certes, mais rien n’est encore perdu. Les deux simples restants démarrent après la pause. Si pour Constance qui s’attaque à la « montagne » Radovska la mission semble quasiment impossible, Ronan a une carte à jouer face à Gaëtan Heude. Ronan nous fait rêver, au moins durant les deux tiers du match. Après avoir remporté le premier set et fait de la résistance jusque dans les ultimes volants du deuxième set, Ronan s’incline finalement en trois sets 21-16 20-22 14-21. BCPF toujours 2 – Caen 4.

Il reste deux mixtes à jouer et ça part plutôt mal pour le BCPF avec la perte du premier set pour le mixte 1 Mélanie / Thomas et également pour le mixte 2 Manon / Daniel. Si le mixte 2 n’arrive pas à trouver de solution face à la paire Bébin / Heudi, Mélanie et Thomas réussissent à égaliser à une manche partout en ravivant chez les supporters l’espoir d’un troisième point synonyme de bonus défensif. On s’y met tous à y croire. Le troisième set est équilibré. Les deux paires se rendent coup pour coup. Mélanie et Thomas jouent bien jusqu’à cette petite fébrilité à 19-19 qui permet aux Normands de passer devant et de conclure. BCPF 2 – Caen 6. Dommage, ça sera pour la prochaine fois.

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Le bad et plus si affinité… Plusieurs membres du « collectif élite sénior » du BCPF ont décidé de profiter du déplacement au tournoi national de Saint Nolff pour passer du temps ensemble. C’est bon pour entretenir la cohésion du groupe. Installés confortablement dans un gîte à une dizaine de kilomètres de Saint Nolff, Ronan, Tifenn, Myriam, Eline, Victor, David, Justine, Patricia et Zbig ont passé un excellent week-end rythmé par le badminton et la détente au coin du feu. Un « Time’s Up » d’anthologie a permis de mesurer l’étendue de la culture générale de nos jeunes champions. Certains ont découvert à cette occasion l’existence de Paul McCartney et de Jean Gabin. D’autres ont pu exprimer leur talent de mime, n’est-ce pas Eline ? Victor a même réussi à remporter la première partie de belote de sa vie. Le moral des troupes a été parfaitement entretenu tout au long du week-end par Patricia auteur d’un grand écart gastronomique entre les lasagnes d’Italie et les pancakes de son pays natal. Bref, tout le monde a pris beaucoup de plaisir à être ensemble. Une escapade très réussie, à renouveler absolument.

Jacques & co On a l’habitude de voir dans les gradins toujours les mêmes têtes lors de nos soirées N2 : les « ultras » du virage sud avec leurs vuvuzelas d’enfer, les « Bad’boys » du virage nord équipés de fumigènes, sans oublier le collectif de la Gaule Fougeraise « Les thons du badminton » munis de leurs rouleaux PQ prêts à être lancés sur les tapis verts. Il faut admettre qu’il n’est pas facile de faire venir des nouveaux supporters et pourtant le badminton offre toujours un spectacle de grande qualité. Alors, lorsqu’on aperçoit des nouveaux visages dans les gradins de Justy, cela nous fait chaud au cœur. On reprend du courage à continuer à nous battre pour faire connaître ce sport spectaculaire qu’est le badminton. Bienvenue alors à Jacques, Antoine, Juliette et Arnaud qui ont découvert le badminton lors de la septième journée du championnat. Mention spéciale pour Jacques qui a bien compris que le sport sert avant tout à rencontrer les autres. L’être relationnel et sociable qu’il est, s’est déplacé à Justy pour le bad mais aussi pour nouer des liens et pécho quelques 06 au passage : « Ben quoi, on a droit quand même de faire connaissance. »

En bref Après la grisaille hivernale, le soleil de printemps met tout le monde dans la bonne humeur, qu’ils soient petits ou grands. Ne faites pas attention à la photo prise en août dernier. Peu importe que la date de péremption soit dépassée depuis le temps. Le soleil n’a pas changé depuis de millions d’années et il produit toujours les mêmes effets secondaires sur les humains qui rayonnent à leur tour dans les pages du bulletin.

Il reste encore du boulot Ils sont inarrêtables. Après le début de la saison sans trop de réussite (quatre défaites en cinq matchs), le double homme commence à prendre ses marques et à remporter ses matchs. La paire Daniel / Ronan reste sur deux victoires consécutives. Face à la paire Corentin Alvarez / Sébastien Bourbon de Lillebonne, en trois sets 21-18 / 1821/ 22-20 avec un peu de suspens comme d’habitude. Et ensuite à domicile contre la solide paire Gaëtan Heude (N1) / Baptiste Lamirault (N1) de Caen. Cette fois-ci en deux petits sets sans trembler. Alors qu’on s’est tous mis à rêver d’une longue série de victoires, notre double s’inclina malheureusement en deux petits sets (13-21 13-21) face au double Vincent Guillou / Aymeric Mispelaere du FIB.

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Championnat de France 2019 by Daniel

Cette année, parmi les vainqueurs on trouve de tout : des nouveaux, des revenants, ou les mêmes que l’an passé. Retour sur les cinq titres de champions de France décernés à Rouen début février dernier.

Simple dame : première victoire pour Marie Batomene

Simon en patron à Elven by Ronan

Pour son premier titre de championne de France, Marie Batomene (23 ans) a largement dominé l’édition 2019. Ne concédant aucun set de la compétition, elle remporte l’ultime match 21-11, 21-17 contre Yaëlle Hoyaux. Attendant ce titre depuis quelques années, la joueuse d’Aulnay-sous-Bois n’a pu cacher son émotion et son soulagement, lançant sa raquette pour célébrer sa victoire et écopant d’un carton jaune anecdotique une fois le match terminé.

simple homme : et de 9 pour Leverdez N’ayant plus remporté la compétition depuis 2015, Brice Leverdez était de retour cette année et fermement décidé à reprendre sa couronne. Tête de série numéro 3 du tournoi, il écarte un à un les jeunes prometteurs tels que Merklé et Popov. En finale, il rejoint celui qui avait mis fin à son règne : Lucas Corvée. Leverdez s’impose 21-8, 24-22 notamment grâce à ses atouts offensifs, et décroche à 32 ans un 9ème titre de champion de France. double mixte : deuxième titre consécutif pour Delrue/Gicquel

Les champions en titre Delphine Delrue et Thom Gicquel ont dû batailler ferme pour l’emporter. Leurs adversaires Audrey Mittelheisser/Ronan Labar n’étaient vraiment pas loin, ils se sont accrochés jusqu’au bout du troisième set, revenant de 20-15 à 20-19 mais ont fini par céder 21-19. A seulement 20 ans, Gicquel et Delrue s’offrent un deuxième titre de champions de France.

double hommes : troisième titre consécutif pour Maio/Kersaudy

Les deux paires favorites du tournoi se sont retrouvées en finale. C’est Maio/ Kersaudy qui l’emportent au mental contre Gicquel/Labar au terme d’un match extrêmement serré : 18-21 21-18 21-18. Julien Maio et Bastien Kersaudy réalisent la performance de remporter trois titres consécutifs de champions de France en double hommes.

double dames : Un deuxième sacre pour Delrue/Palermo La finale du double dames s’annonçait prometteuse, opposant deux paires qui réalisent de très bons résultats sur la scène internationale : Ann Tran et Emilie Lefel (19ème paire mondiale) et Delphine Delrue et Léa Palermo (27ème paire mondiale). A l’instar des deux autres finales de double, le match fut disputé. A l’issue d’une rencontre sous haute tension (16-21 21-15 21-15), Palermo et Delrue s’adjugent le titre, leur deuxième après celui remporté en 2016.

Inspirez… Expirez…. Tant que nos équipementiers ne trouvent pas de système de séchage et de refroidissement intégré directement au manche de la raquette, il va falloir faire avec les moyens du bord en soufflant énergiquement, entre les points, sur la raquette qui nous chauffe la main. Youna l’a compris et le fait très bien. En plus, cela permet de travailler la respiration et donc exerce un effet apaisant sur le badiste au moment du service. Comme quoi, un petit geste anodin de rien du tout peut faire la différence en fin de set, par exemple, lorsque le stress nous bouffe les nerfs. Quand on veut mettre toutes les chances de son côté, il ne faut rien négliger et profiter de toutes ces astuces qui peuvent nous aider à gagner en sérénité.

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Ce week-end du 2/3 mars avait lieu le tournoi national de Flame 56 à Elven. Simon, Ronan et Victor avaient fait le déplacement. En simple série R4, Simon s’impose contre Victor en demi-finale et ira chercher ensuite une très belle victoire en finale. Ronan, en simple N, remporte un match mais ne sortira pas de sa poule. Le dimanche, en double homme, Victor et Emmanuel Mehat de Redon ne sortirons pas de poule. Dans le tableau N, Simon et Ronan remporteront leurs deux matchs de poule mais s’inclineront en quart de finale face aux futurs vainqueurs du tournoi.


Elle a tout essayé A genoux, à plat ventre ou suspendue en l’air, Constance a testé pour vous toutes les positions possibles et imaginables pour pratiquer le badminton et elle en a conclu les choses suivantes. Chacune présente des avantages et des inconvénients. Le tout, c’est de s’en servir avec un bon discernement. D’abord et d’une, s’envoler dans les airs permet de piquer le volant plus facilement et donc d’accélérer le jeu et se mettre en position d’attaque. Mais attention à l’atterrissage et à la dépense d’énergie. Car, multiplier les décollages au cours d’une partie use considérablement la mécanique qui finit par s’épuiser peu à peu. D’où l’importance de la position « carpette ». Lorsqu’on est allongé par terre, ce n’est pas pour rien faire ou attendre des jours meilleurs. C’est pour faire le plein d’énergie, pour recharger les batteries. Une micro-sieste peut s’avérer salutaire quand il ne nous reste plus rien sous le capot. Et quand rien ne va vraiment plus, quand on a déjà mis un genou à terre ou lorsqu’on se sent carrément à genoux, il reste encore la prière. Des miracles, ça arrive tous les jours et pas uniquement à Lourdes.

Lydie arbitre Sur sa carte badistique de visite XXL (trésorière du club, responsable de la pratique « bad adapté » du BCPF, membre de l’OSL de Fougères, investie dans la commission « Bad pour tous » du Codep, membre du CA du Comité Sport Adapté), Lydie avait encore trouvé de la place pour y ajouter des compétences et responsabilités nouvelles. Elle va vous dire qu’elle est débordée, que Yannick, son doux et tendre, a besoin d’elle pour terrasser un chantier et des dragons depuis que Saint Michel a rangé ses ailes. Et là voilà partie pour une nouvelle aventure, celle de l’arbitrage. Car lorsqu’on a besoin d’elle, Lydie répond toujours : « présente ! » Elle est partie ainsi le week-end du 9/10 février au CIJ de Ploemeur pour suivre une formation d’arbitrage dont elle nous donne quelques nouvelles : « La formation était très sympa même si stressante au départ. Il y a beaucoup de choses à apprendre car c’est très codifié. Je pensais avoir une grande goule mais, à priori, il va falloir que je parle encore plus fort. Il ne reste plus qu’à officier maintenant pour passer fin mai « arbitre accrédité » (premier niveau) et « arbitre certifié » l’année prochaine ». Investie à donf, comme dans tout ce qu’elle entreprend, Lydie n’est pas à l’abri du surmenage. Alors, si vous l’entendez dire à table en plein milieu du repas : « poulet rôti, vingt secondes, poulet rôti, vingt secondes », ne vous inquiétez pas. Ça passera. Ce sont des effets secondaires. C’est juste entre le premier et le deuxième plat. Au dessert, ça disparaîtra.

Un mixte prometteur Si le mixte Alexime / Elina marche si fort, c’est parce que nos jeunes n’ont pas attendu le TRJ de Saint Aubin pour se mettre à jouer ensemble. Certes, c’est leur première compétition officielle ensemble mais depuis des mois déjà ils s’apprécient et travaillent à fond aux entraînements. C’était sûr que ça allait payer un jour ou l’autre. En tout cas à Saint Aubin ils ont fait des matchs sérieux en faisant même douter certains mixtes plus expérimentés 20-22 au deuxième set contre Natty (N°12 breton) et Brieuc Jegou de Kemperlé (N°15). Ils se sont fait plaisir à jouer ensemble. Alors vivement d’autres compétitions pour que l’on puisse apprécier leur progression.

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Homo ludens Le jeu fait partie de la nature humaine. L’homme préhistorique déjà, ayant horreur de s’ennuyer, a inventé le jeu de survie dans le milieu hostile, une sorte de « Koh Lanta » sans Denis Brogniart et le buffet froid hors caméras. Il a mis aussi au point avec les prédateurs du coin le premier cache-cache de l’histoire de l’humanité. Après donc « l’homo erectus », « l’homo sapiens », « l’homo faber », il semble légitime de parler de « l’homo ludens ». Le jeu est une activité indispensable au développement psychique de l’homme. Et dans l’immense univers des jeux, il en existe de toutes sortes et couleurs. Il y en a avec des règles complexes comme les échecs, avec des cartes et figurines à gogo mais on y trouve aussi des jeux tout simples comme « chi-fou-mi » ou « je te tiens tu me tiens ». D’ailleurs, peu importe la complexité des règles ou la richesse des accessoires. La seule chose qui compte vraiment c’est prendre du plaisir en jouant. Il en faut peu pour faire un jeu : dix doigts de la main et quelques copains.

Dessine-moi un volant

Charade qui peut… Mon premier est un article défini Mon deuxième peut être de terre ou à soie Mon troisième est la traduction bretonne de « Jour » Mon tout est 9 fois champion de France (Solution à la page 9)

N’ayant pas la prétention d’être un journal d’investigation, qu’Elise Lucet nous en garde, Bad’news ne cherche pas à dévoiler dans ses pages quelconques scoops ou réMon premier est le contraire de coloré vélations. C’est donc une première. Vous tenez dans vos mains un numéro exceptionnel. On respire mon deuxième Grâce à nos reporteurs présents aux quatre coins du département, nous allons vous Mon troisième est pris pour exemple donner une info capitale qui risque de bouleverser la vie des millions de fans d’Antoine Mon quatrième peut être un boulevard ou une allée et de son blondinet sidéral - Le petit prince existe, nous l’avons rencontré. Depuis sa Mon tout est un double dames classé 27ème mondial disparition dans le désert (à la page 108) il a pris quelques centimètres et surtout, il s’est trouvé un frère. Par contre, fini l’horticulture, les roses sous cloche, l’élevage de (Solution page 9) moutons et le tourisme interplanétaire. Les petits princes gardent bien leurs pieds sur terre. Ils se sont reconvertis dans le badminton. Et à la place d’avoir des couchers de soleil pour seule distraction, ils regardent à présent voltiger dans les airs les volants.

Même pas froid…

Alors qu’en cette période hivernale la plupart des créneaux du pays de Fougères se dépeuplent dangereusement, les membres du collectif « bad adapté » du BCPF ne lâchent rien en s’adaptant parfaitement à la fraîcheur de nos salles de badminton. Quitte à mettre un bonnet et des gants s’il le faut ou une bouillotte chaude sous le maillot. Et puis, il y a aussi un bon échauffement qui peut vous redonner des couleurs. Quand on aime, on ne compte pas les degrés Celsius de nos équipements.

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Mime qui peut… Il n’y a pas que Mime qui mime. Il y a aussi Tifenn, Patricia et Eline et pourtant c’est un art difficile, le mime. S’y aventurer en ignorant totalement ses règles et codes d’usage peut s’avérer un long et périlleux voyage. Certes, mimer le cowboy solitaire sur sa Jolly Jumper peut sembler simple à faire, alors que mimer un président, Bolsonaro ou Mitterrand, c’est une autre chanson. Il est toujours passionnant d’explorer de nouveaux horizons, seulement, il faut avoir du cran pour tenter une telle aventure et ne pas avoir peur du ridicule. Et alors, qui sait, en le faisant on trouvera peut-être un nouveau talent, un nouveau mime comme Eline.

Un supporter fidèle Dans la vie, Julien est un homme fidèle. Ça ne fait aucun doute. Fidèle tout d’abord à sa moustache qu’il porte fièrement depuis des années en faisant de l’ombre à José Bovet. Il est fidèle aux entraînements du lundi soir au COSEC de Fougères même si cela lui fait faire des kilomètres. Il est fidèle et inconditionnel du championnat de France Parabadminton qu’il ne raterait pour rien au monde même s’il faut traverser la France entière pour s’y rendre. Il est fidèle depuis toujours à son sponsor la mutuelle « Harmonie ». Sans oublier sa douce et tendre Ophélie qui l’accompagne régulièrement le samedi soir à Justy. Alors, c’est tout naturellement que Julien est devenu supporter fidèle de la N2 et de la galette saucisse par la même occasion. Tout près des tapis verts et toujours prêt à pousser un encourageant « Alleeer Thomaaaaas », Julien est un supporter fidèle qui ne ménage pas sa peine pour soutenir la N2 mais aussi pour améliorer le comportement de son ami Zbig, pas tout à fait prêt à devenir le supporter modèle.

En bref A peine découvert l’univers du badminton, Juliette s’y est engouffrée spontanément, raquette à la main, à Justy, derrière les gradins. Il n’y a pas de temps à perdre quand on veut aller de l’avant. C’est la philosophie de la nouvelle génération. Juliette n’a pas tardé à embaucher son papa Arnaud. Il faut battre le fer tant qu’il est chaud.

TDP jeunes Une soixantaine des jeunes badistes du pays de Fougères et de Vitré participent cette saison au Trophée de Pays. Le TDP est un championnat de pays qui se déroule en huit étapes réparties tout au long de la saison et qualificatives pour la grande finale qui aura lieu cette année le 15 juin. Toutes les catégories d’âge sont présentes. Ça va du mini-bad (6/7/8 ans) jusqu’au cadet (14/15 ans). Les joueurs viennent principalement des associations du BCPF mais il y a également quelques jeunes de Vitré. Toutes les associations du BCPF sont représentées. C’est le BCPF Fougères qui arrive en tête avec 20 jeunes badistes, suivi de près par le BCPF Livré (10 jeunes) et le BCPF Parigné (9 jeunes). Si le Trophée de Pays rencontre toujours autant de succès, c’est en grande partie grâce à l’investissement et au charisme bienveillant de Marc qui a su donner à ce championnat du pays une dimension à la fois sportive et conviviale. Merci à lui.

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Championnat d’Ille et Vilaine de badminton by Erwann

5 titres et 2 finales pour le BCPF Les jeunes badistes brétilliens se sont retrouvés le premier week-end de mars à Goven pour truster les titres de champion d’Ille et Vilaine. Douze fougerais ont été sélectionnés pour y participer et ils en reviennent avec cinq titres de champion d’Ille et Vilaine, deux titres de vice-champion et plusieurs podiums. Sur les vingt titres possibles toutes catégories confondues, les cinq reviennent au BCPF. Malgré de très bons matchs en simple, Lola, Zoée et Alexim ne sortiront pas de poule. Le mixte cadet Violette / Owenn atteindra le quart de finale. Ça sera la même chose pour Elina en simple dame minime. Violette et Chloé réaliseront une très belle surprise en simple en se hissant jusqu’en demifinale où elles chuteront toutes les deux, sans démériter, contres des joueuses de niveau national.

Notre seule représentante dans la catégorie benjamine, Léa, réalise la perf du week-end en se hissant en simple jusqu’en finale. Associée à Romy Huré de Guichen, elle atteindra la troisième place en double dame ainsi qu’en mixte avec son partenaire Pablo Perrin de Guichen. En catégorie minime où le BCPF avait pas moins de sept sélectionnés, Marco s’adjugera deux titres de champion d’Ille et Vilaine - en simple et en double homme associé à Charly Perrin de Guichen, ainsi qu’un titre de vice-champion en mixte avec sa sœur Natty. Engagée également en double dame Natty ne sortira pas de poule et malgré une bonne prestation en simple, son chemin s’arrêtera en quart de finale. Raphael décrochera deux podiums en se hissant en demi-finale en simple et en double associé à Alexim. En mixte, avec Noa Perrier de Guichen, il cèdera en quart de finale. Et enfin, habitué aux grands RDV, inarrêtable et insatiable Lenny, devient le poussin le plus titré d’Ille et Vilaine en s’imposant dans les trois disciplines : en simple, en double avec Aodren Houtin de Guichen et en mixte avec sa partenaire Wijdane Meftha de Saint Jacques de la Lande Bravo à tous les jeunes pour ces très beaux résultats.

Joker de luxe

Halte aux idées reçues Avec ma tendinite et mes béquilles, je voudrais aborder brièvement un thème qui me tient particulièrement à cœur : le sport et la santé. Ne dit-on donc pas couramment et avec une certaine jouissance juvénile : « Le sport c’est la santé » ? Permettez-moi, au point où j’en suis, d’en douter un peu. D’ailleurs, je voudrais bien entendre ici à ce sujet l’avis de la famille Schumacher ou celui des proches d’Ayrton Senna ou encore celui de la famille Casartelli qui se recueille tous les ans au col de Portet d’Aspet où Fabio a trouvé la mort. Le sport c’est la santé, dit-on, mais il faut le pratiquer avec modération ou l’éviter carrément. Il y a des gens qui sont payés pour ça alors pourquoi se donner autant de mal à se faire mal.

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Entre un job au Liban et la découverte de l’Amérique du Sud avec sa cousine Marina, notre globe-trotteuse de Juju a fait une courte escale dans le pays de Fougères. Badiste dans l’âme et solidaire avec ses potes du BCPF, elle n’a pas pu rester insensible à nos soucis d’effectifs en régionale. C’est donc spontanément qu’elle a accepté de prêter main forte à l’équipe régionale 1. Sa présence a permis à la jeune équipe R1 de remporter une précieuse victoire 7-1 contre les Morbihannais de Ploemeur et de limiter la casse 3-5 contre Saint Jacques.


S’échauffer autrement Quand on est supporter de badminton sorti aux aurores dominicales de son lit douillet pour être parachuté dans une salle à l’autre bout du département, on a besoin d’un petit café noir bien chaud pour démarrer la journée. Quand on est badiste sorti aux aurores de son lit chaud douillet pour affronter ses semblables, on s’échauffe différemment, raquette à la main ou sans raquette mais plutôt en mouvement sur le terrain de badminton. Ça, c’est pour des badistes ordinaires mais pas pour des badistes exceptionnels. Il semblerait qu’à force de fréquenter Fabrice et son petit noir lors des journées du championnat régional, Tifenn et Myriam aient succombé à son charme, pas celui de Fabrice mais de son compagnon avec un morceau de sucre et un nuage de lait dedans.

Lilou secrétaire Marc est le seul capitaine à bord du bateau TDP. Cela implique un sacré boulot d’organisation, de communication, de gestion des matchs et même de DJ agrémentant les après-midis TDP par une playlist soigneusement choisie. Il faut aussi une bonne dose d’anticipation pour préparer le goûter qui clôture les après-midis. En considérant que chaque jeune mange deux parts de quatre-quarts, combien faut-il en acheter pour nourrir trente-six joueurs affamés ? Il faut bien calculer sinon il en manque et on ajoute à la frustration des matchs perdus celle des estomacs mal remplis. Et le café pour les parents ? Qui s’en occupe ? C’est Marc, évidement ! Il est tellement occupé et pris qu’il n’a même pas le temps parfois d’aller aux toilettes. Alors, avec ses lunettes « secrétaire de direction », ses jambes croisées sous le bureau à la perfection, son maniement de la souris et sa maîtrise d’informatique, son look impeccable et son maquillage (oups ! pardon ! il ne fallait pas que Patrice le sache), Lilou a décidé d’aider le grand Marc dans la gestion de sa boutique badistique.

Une reconversion réussie Gilles était investi corps et âme dans le badminton. Joueur, père des jeunes badistes prometteurs, bénévole engagé, président de Saint Ouen des Alleux, membre du bureau du BCPF, Gilles consacrait beaucoup de temps et d’énergie au badminton. Tout en accompagnant le projet du haut niveau du BCPF (montée en N2, section scolaire, entraînements élites), il défendait avec beaucoup de conviction la vision d’un club ouverts à tous quel que soit leur niveau de pratique du badminton. « Le bad pour tous », c’était sa raison de vivre, son credo. Mais après avoir passé de nombreuses années à se cailler les miches dans les salles de sport, à stresser dans les gradins ou sur la chaise de coach, à gérer les lendemains d’entraînement difficile marqués par les petits bobos et les grandes courbatures, Gilles aspirait à une activité plus cool, plus paisible, plus détendue. Souple comme le nouveau Code du Travail d’Emmanuel, il opté tout naturellement pour le yoga et plus précisément pour le yoga ashtanga réservé à ceux qui en veulent, à ceux qui sont prêts à dépasser les limites de leur souplesse. Il se disait : « Voilà une activité qui détend. Adieu le stress et les courbatures. Je vais enfin pouvoir souffler au sens propre comme au figuré ». Ainsi, depuis trois ans déjà, à raison de deux fois par semaine, Gilles exécute des postures du chien museau face au ciel, du grand angle, da la chandelle, du poisson, de l’arbre, du chien tête en bas, de la tortue et j’en passe en des meilleures. Il a réellement gagné en souplesse. La gestion de la respiration n’a plus de secret pour lui et il s’est tellement détendu qu’il a dû changer toute sa garde-robe. Seules les courbatures le poursuivent encore. C’est le prix à payer pour retrouver la souplesse de ses jeunes années.

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Gideon/Sukamuljo Le meilleur double hommes du monde

by Daniel

C’est la sensation du moment, un double homme spectaculaire, une paire au jeu déchaîné composée de Marcus Fernaldi Gideon et Kevin Sanjaya Sukamuljo. Leurs fans indonésiens les ont surnommés les « Minions » en référence aux petits monstres d’un dessin animé connu. Et s’ils ne sont pas d’une taille impressionnante (1m68 et 1m70), ils sont armés d’une explosivité à toute épreuve, d’une incomparable maîtrise du jeu rapide et d’un caractère bien trempé. Des atouts similaires c’est une bonne chose, mais un bon double c’est aussi la complémentarité. En l’occurrence, Gideon (27 ans) apporte la stabilité nécessaire au double. Plus régulier que son partenaire, il excelle en défense et est celui qui canalise l’énergie débordante de la paire. Sukamuljo (23 ans) est le fougueux. Doué d’une grande créativité, il sème sans cesse le doute chez l’adversaire en jouant de coups surprenants, d’angles improbables. L’association de ces deux jeunes joueurs n’a pas traîné à faire des étincelles. Ils sont numéro 1 mondiaux depuis bientôt deux ans et conservent une large avance sur la paire numéro 2. Ils ne sont pas loin de rafler tous les Superseries qui se présentent à eux. Cependant il leur manque les titres de champions du monde et olympiques à leur palmarès. Ils seront certainement les grands favoris à Tokyo l’année prochaine.

Quelle énergie ! Les enfants s’ennuient le dimanche. Le dimanche les enfants s’ennuient, alors que Lydie ne s’ennuie jamais. Lydie est une femme d’action. Tel l’inépuisable lapin Duracell avec de l’énergie à revendre, elle est sur tous les fronts. Mais puisque l’appétit vient en mangeant, Lydie enchaîne de nouvelles activités et de nouveaux engagements. Le dernier en date est celui au Comité Départemental d’Ille et Vilaine de Badminton où elle est devenue membre de la commission « Bad pour tous » en charge du développement du badminton. La commission réfléchit sur des événements et tournois pouvant booster le badminton, comme par exemple : une coupe interclubs féminin, un tournoi mixte jeunes / vétérans, un tournoi double avec les paires composées d’un joueur licencié et l’autre non ou encore un tournoi de célibataires en partenariat avec Meetik. Toutes les idées sont bonnes à étudier. Quant à Lydie, il lui reste encore un peu de temps libre donc d’ici peu elle se trouvera à coup sûr une autre occupation, un autre défi, j’en suis convaincu.

Les premiers pas Quand on est petit, à moins d’être né avec une raquette dans la main comme Lenny, on a besoin d’un plus expérimenté, d’un plus « grand » que soi pour apprendre à jouer au badminton. Mais tous les « grands » ne savent pas forcement comment s’y prendre et ils manquent parfois de patience pour transmettre aux petits l’art du badminton. Et sans patience, point de connaissances. On dit même que « patience passe science », autrement dit, l’obstination et la volonté obtiennent plus de résultats que les connaissances. Il ne faut pas oublier non plus l’importance de la relation établie entre l’enseignant et l’apprenant. Elle est la clef de voûte d’un apprentissage réussi. Les premiers pas dans la vie, dans un sport ou dans n’importe quel autre domaine ne peuvent se faire que s’il existe une relation de confiance établie préalablement. Loann semble bien parti pour donner envie au petit de taquiner le volant et peut-être même faire du badminton.

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Le stage d’hiver Une vingtaine de jeunes badistes du BCPF et de Vitré ont participé aux stages d’hiver proposés par Michael et Alexandre. Ils auraient pu enfiler leurs combinaisons et partir aux sports d’hiver faire du ski, du snowboard, des raquettes ou une bataille de boules de neige. Ils auraient pu s’envoler avec KLM, Air France étant comme d’habitude en grève, aux Canaries ou à Hawaï pour y chercher du soleil. Ils auraient même pu rester vautrés dans le canapé devant leur poste de télévision à suivre les aventures d’Homer Simpson ou de Corneil et Bernie. Que nenni ! Ils sont venus à Bonabry avec la ferme intention de perfectionner leur badminton. Ils ont enchaîné des shadows, des multi-volants et des routines à n’en pas finir mais aussi de fous-rires et des moments de camaraderie. Trois jours d’effort intense et de détente entre amis.

Jamais deux sans trois Lorsque Justine s’est blessée en se déchirant les ligaments croisés du genou, nous étions tous très compatissants en nous disant : « Ce sont des choses qui arrivent quand on pratique le badminton. Ce sont les risques du métier ». Au bout de quelques jours personne n’y pensait plus. La vie a repris son cours normal. On est passés aux choses ordinaires, « boulot, métro, dodo » des parisiens. Et puis, Eline nous a refait le même coup. Sur la forme, ce n’était pas très originale, mais sur le fond, ça changeait tout. Une sorte de « serial killer » de genou s’est mis à planer au-dessus des têtes et des raquettes des badistes du pays de Fougères. Depuis la rupture des croisés d’Eline, il y avait comme une « peur sur la ville » et les campagnes d’ailleurs aussi. Le soir, à la tombée de la nuit, on entendait se murmurer dans l’air au son de « Don’t Stop ‘Til You Get Enough » de Michael Jackson : « Les croisés, à qui le tour ? « Jamais deux sans trois ». Ce vieux dicton en apparence innocent a changé de camp, il est devenu menaçant. Et on a commencé à se regarder en se demandant tremblant : « C’est qui le suivant ? » Certains ont même préféré arrêter le badminton jusqu’à ce que la troisième victime se manifeste en offrant à la médecine sur un plateau d’argent ses ligaments. Le suspens a duré plusieurs mois et puis, ce samedi 23 février lors de la huitième journée de nationale, nous avons eu le dénouement de l’histoire. Ce sont les ligaments croisés du genou droit de Tifenn qui ont rendu l’âme lors du simple dame, et ça a fait mal. Tiens bon Titi ! On est avec toi ! Ce n’est qu’un mauvais moment à passer et tu verras, on en revient toujours plus fort.

Sosie or not sosie? Nous aurions tous à travers le monde, sept personnes qui nous ressemblent parfaitement. Si l’on reste réaliste, un sosie est avant tout une légende. Le terme est né par association avec Sosie, un personnage dont le dieu Mercure tatonga deux cornes prenait l’apparence dans une pièce de Molière. Alors, mythe ou réalité ? Selon le généticien Andy Langaney, les sosies au sens génétique, c’est à dire à l’ADN identique ne peuvent être que les vrais jumeaux. Des chercheurs australiens ont voulu vérifier si ces « on-dit » avaient un fondement. Ils se sont demandé si les visages humains étaient uniques. Après avoir étudié 3982 personnes, ils ont conclu que la réponse à cette question était probablement « oui ». Selon leur étude, partager 8 traits physiques distinctifs avec une autre personne est de l’ordre d’une chance sur cent mille milliards. Même si on se contente de 4 traits, on reste à une chance sur dix millions et pourtant je suis persuadé qu’on a tous vécu au moins une fois dans notre vie cette étrange expérience de croiser le sosie d’un homme célèbre ou tout simplement de notre voisin de palier. En tant qu’êtres humains, nous ne cherchons pas forcément la copie conforme de quelqu’un. Certains traits particuliers ou une ressemblance indescriptible suffisent amplement à nous interpeller. C’était le cas au tournoi de Saint Nolff où nous avons croisé le sosie de Benjamin. Je vous laisse vous rendre compte par vous-mêmes.

fernanda maria gonzales el gordo

pedro miguel de cacerola

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A bras ouverts

Le collectif « bad adapté » continue de grandir d’année en année. Nous sommes loin de nos modestes débuts avec Julien et Jérôme, les deux pionniers du badminton adapté dans le pays de Fougères. Le groupe s’étoffe et emplit de plus en plus la salle du COSEC de son joyeux vacarme, d’éclats de rire, des cris de victoire et des soupirs d’efforts consentis tous les lundis soirs. Les trois terrains mis à disposition sont pleins à craquer et pourtant, il semblerait qu’il reste encore de la place. Plus on est nombreux, plus on s’amuse. En tout cas Arnaud en est persuadé et prêt à vous accueillir à bras ouverts.

Un duo de choc Voici le duo de choc, le binôme qui cartonne samedi soir à Justy. Décidément, le courant passe bien entre Nathan et Christine. Ils ne se quittent plus. A la billetterie ou au rangement, Nathan et Christine font une belle équipe ensemble. C’est bien connu, quand on s’entend bien avec son ou sa camarade, réaliser les tâches même les plus ingrates, c’est de la rigolade.

Y a pas que le bad dans la vie… Daniel est tombé dans la marmite badistique à l’âge de 9 ans. Aujourd’hui, ça fait donc plus de quinze ans qu’il taquine inlassablement le volant. Il a démarré à Saint Etienne, est parti ensuite à Fougères et au CLE (Centre Labélisé d’Entraînement) de Rennes où il a côtoyé des futurs champions de France comme Bastien Kersaudy par exemple. Il a enchaîné les titres de champion de Bretagne : benjamin (2006), minime (2007), en simple A (2012), en double N avec Thomas (2016) et en simple N (2017). Très jeune, il a intégré l’équipe N3 du BCPF encore avec Nicolas Destais et Arnaud Hingant. Rejoint rapidement par Thomas et Margaux, cette N3 nouvelle génération a vécu une aventure extraordinaire pendant la saison 2012/2013 couronnée par la montée en N2 avec, à la barre de ce vaisseau, Daniel le capitaine heureux. C’est pour vous dire à quel point Daniel et le badminton ont été liés durant ces quinze années et pourtant, depuis quelques années Daniel a « épousé » une autre passion, celle de la musique. C’est arrivé comment ? C’était quoi le déclic ? Une rencontre ? Un chagrin d’amour ? Un coup de foudre pour un artiste, un groupe ? « Je ne crois pas avoir eu de déclic soudain. Je pense que j’avais depuis longtemps envie de faire de la composition mais n’ayant aucun bagage en théorie musicale, je m’en sentais incapable. Puis j’ai fini par me résoudre à y consacrer du temps, tout en sachant qu’il allait falloir être patient pour être content de mes compositions. » Inspiré par Queen, Pink Floyd, les Beatles, Leonard Cohen, Rover, The Last Shadow Puppet et Radiohead, son groupe préféré, Daniel est un artiste interprète. Il écrit ses textes et sa musique, fait ses arrangements et enregistre ses maquettes. Autodidacte et homme-orchestre. « Oui en effet, j’écris des chansons. Je le fais d’une manière assez intimiste, écrivant seul la musique et les paroles, puis en enregistrant des maquettes dans ma chambre, avec les moyens du bord. Mon premier et seul vrai instrument, c’est la guitare. J’ai commencé il y a une dizaine d’années sur la vieille guitare classique de ma mère. Globalement, j’ai un niveau technique assez moyen mais c’est l’instrument qui m’est indispensable pour composer. Il peut arriver que je me serve d’un piano, mais ne le maîtrisant pas vraiment, c’est seulement pour des choses très simples ou pour travailler les mélodies. Je compose également des parties batterie, basse, synthé etc. sur mes maquettes mais pour cela je suis obligé de passer par des sons générés par un logiciel. »

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Chaque artiste a sa propre manière de travailler, de créer, de donner corps à ce qu’il ressent. « Je puise mon inspiration un peu partout, je crois. C’est un processus très inconscient. Dans la grande majorité des cas je compose d’abord la musique et j’écris les paroles en fonction de ce qu’elle m’inspire. Je pense que la musique parle déjà à elle seule, donne le ton, oriente le morceau vers une ambiance, un sentiment particulier. Les paroles viennent apporter une lecture plus complexe à la chanson et le chant permet d’incarner la mélodie. Le temps d’écriture d’une chanson est extrêmement variable. Ça peut me prendre seulement quelques heures comme plusieurs semaines. Une fois la chanson terminée, je la fais écouter à ma copine Mathilde. Elle est également la seule personne qui me donne son avis et me conseille sur les projets en cours. » Inspiré surtout par des artistes anglophones, Daniel s’est tourné naturellement vers la langue de Shakespeare pour exprimer ce qu’il ressent. L’anglais est aussi l’une de ses langues maternelles et cela ne doit pas être totalement sans conséquences. « Toutes mes chansons sont en anglais en effet. La principale raison est sûrement culturelle. Depuis tout petit je suis fan de groupes de rock anglophones. Sans doute par mimétisme, l’anglais s’est imposé assez naturellement. Je songe à écrire en français sur des projets à venir. Cela m’amènera sûrement à composer de manière légèrement différente, en particulier les mélodies. » Lorsqu’on lui demande de définir le style de sa musique, Daniel aime bien parler de « rock mélancolique ». Que raconte-t-il dans ses chansons ? Quels en sont ses thèmes de prédilection ? « La plupart de mes textes restent métaphoriques et sujets à interprétation. Sans rentrer dans le détail, j’écris principalement des chansons mélancoliques. Donc je vais être plus à l’aise à aborder des thèmes assez sombres comme l’absence, la solitude, les regrets, les angoisses qu’on peut ressentir. Je touche aussi assez régulièrement à des sujets plus sociétaux, en tout cas sur le comportement des hommes en société, mais je suis assez loin de faire de la chanson engagée. Et il m’arrive quand même aussi d’écrire des textes optimistes. » Confiné dans son studio d’enregistrement improvisé, Daniel n’a pas encore osé aller jouer et chanter devant un vrai public. Un pas difficile à franchir ? « C’est vrai, ce n’est pas encore arrivé. C’est une étape assez terrifiante. Ça nécessitera du travail et de l’entraînement, mais ce serait bien de la franchir pour avancer. Jusque-là, j’ai toujours abordé la musique d’une manière très intime. Mais en effet je pense à me rapprocher d’autres musiciens, c’est une des finalités principales de la musique, de jouer à plusieurs. C’est aussi un vrai pas à franchir, qui m’obligera à travailler mon niveau d’interprète. » Avec sa maîtrise en droit public en poche, comme beaucoup de passionnés, Daniel rêve de pouvoir vivre un jour de sa passion. En attendant, il écrit et compose et vous pouvez d’ores et déjà découvrir et apprécier ses chansons sur sa page soundcloud, soit le lien suivant :

https://soundcloud.com/user-765534938

La D4 de Livré

Un badiste vous manque…

Onze équipes seniors du BCPF évoluent cette saison dans les diverses divisions du championnat départemental et parmi eux, la D4 de Livré. C’est une équipe alliant l’expérience, la fougue olympique du double présidentiel Mika / Fabien, l’extraordinaire capital génétique de Corinne, la maîtrise totale de toutes les ficelles du métier badistique de Martine, l’engagement sans faille sur le terrain de Remi, le fair-play exemplaire de Nathalie(s), le sens tactique de Laetitia sans oublier la jeunesse de Paul. Et même si la bataille pour le maintien s’annonce rude cette année, même si la première victoire de la saison se laisse attendre, le moral des troupes est au beau fixe et le légendaire sens de l’hospitalité des badistes de Livré reste intacts. C’est malheureux à dire et ça va sûrement faire de la peine au grand blessé du genou gauche mais il faut se rendre à l’évidence, les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis que Zbig ne joue plus, la D5 de Sant Etienne gagne toutes les rencontres. Le constat est terrible mais les statistiques sont formelles. L’équipe se retrouve à la quatrième place de sa poule, avec trois victoires et à trois petits points du premier. Si elle continue ainsi à engranger des points et des victoires, elle va se retrouver en ballotage favorable pour la montée en D4. De quoi ravir le capitaine Cyrille. Cela dit, ne nous emballons pas. Il reste encore quatre journées à disputer et tout peut basculer dans un sens comme dans l’autre. Comme quoi, un seul estropié vous manque et tout devient possible pour la montée.

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TDJ de La Bouëxière by Isabelle En parallèle du tournoi adulte de St Nolff avait lieu le tournoi départemental jeunes en simple organisé par l’Espérance Sportive La Bouëxière Badminton. Douze fougerais ont fait le déplacement et ils étaient en forme puisqu’ils en reviennent avec 4 victoires. Maël Rousseau gagne 1 match, mais ce n’est pas suffisant pour sortir de poule En minime élite Lola et Zoé ne sortent pas de poule malgré de belles choses montrées sur le terrain. En cadet élite, Loélia et Chloé gagnent un match chacune, mais ne sortent pas de poule. Engagé en minime espoir, Alexim Landry sort de poule, mais s’incline en deux sets (12-21 19-21) en demi-finale. La même chose pour Gwendal Aussan en minime promotion. Il sort de poule mais s’incline ensuite 15-21 19-21 en demi- finale. Les quatre victoires sont à mettre à l’actif de : Violette en cadet élite, Natty en minime élite, Léa en benjamin élite et Kelian qui remporte son tournoi en simple benjamin promotion.

Imperturbable Lorsque Thierry regarde le match de sa fille rien ne peut détourner son attention de ce qui se passe sur le terrain. J’en ai fait l’expérience. Impassible, coupé du monde entier, Thierry reste dans sa bulle les yeux rivés sur Youna. Il n’en perd pas une miette. Même sa respiration est callée sur la sienne tellement il suit chacun de ses mouvements, chacun de ses coups. On dirait qu’aucune émotion ne se lit sur son visage. Pas de joie intense quand Youna prend l’avantage. Pas de déception non plus lorsque les volants s’envolent hors du terrain de temps en temps. Pas d’émotion, vous en êtes sûr ? Au moins à l’extérieur car en dedans, derrière la « sphinx attitude » ça doit être autre chose, évidemment. Rien ni personne n’est capable de troubler sa concentration. Le ciel bleu sur lui peut s’effondrer et la terre peut bien s’écrouler. Peu importe qu’Elvis ait ressuscité, que le Vésuve soit sur le point d’exploser, que les soldes aient commencé, qu’En Avant Guingamp ait éliminé le PSG. Il s’en fout du monde entier à l’exception de ce qui se passe sur le terrain N°3 où sa fille se bat. Sacré papa !

Lauren sauve l’honneur

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Depuis quelques saisons déjà, on a l’impression que le badminton breton se trouve sur la pente descendante. Certes, la Bretagne reste une terre de badminton. Avec ses 7088 adhérents (source Badiste), le Codep 35 est toujours premier département de France en nombre de licenciés. Nous sommes champions de formation et nos jeunes présents au championnat de France ramènent des titres et des médailles. Mais quand ils grandissent, quand ils passent « seniors », ils s’en vont ailleurs en monnayant leur talent aux clubs plus offrants. Aucune équipe bretonne n’évolue aujourd’hui en Top12. Il y en a deux en N1 : Guichen qui trime pour assurer le maintien et la « légion étrangère » de Rostrenen. Depuis la noninscription des Manchots de la Rade de Brest, il ne reste plus que trois équipes en N2. Fière de ses effectifs « maison », le BCPF ne peut viser que le maintien. C’est aussi le cas de la N2 de Guichen. Il y a nos amis du FIB qui ne manquent pas d’ambition mais la montée en N1 n’est pas encore acquise cette saison. Là où on n’est pas trop mauvais, c’est le para-badminton avec Faustine et deux petits nouveaux : Anthony et Lenaïg. C’est donc comme un révélateur que le championnat de France 2019 senior a montré les faiblesses du badminton breton. Deux joueurs licenciés en Bretagne à peine ont atteint le tableau final du championnat : François Labarthe (Guichen) et Martin Boiveau (Rostrenen). Elles étaient cinq chez les filles : Romane Cloteaux-Foucault (FIB), Juliette Wattebled (FIB), Edwige De Colnet (Rostrenen), Camille Yvenat (FIB) et Lauren Fontaine (Guichen). Et c’est justement Lauren qui sauve l’honneur en rentrant à la maison avec une médaille autour du cou. Elle est de bronze mais elle vaut de l’or. Obtenue en double dame après n’avoir perdu qu’un seul match, en demi-finale face à la paire Léa Palermo / Delphine Delrue devenue champion de France, cette belle médaille de bronze est la seule et unique médaille pour la délégation bretonne. Elle a en plus une saveur bien particulière pour Lauren car c’est une médaille gagnée en double avec Audrey, sa grande sœur.


Echauffement On a beau être fer de lance de l’équipe régionale, il semblerait qu’on n’est pas tout à fait au clair avec le concept de l’échauffement. Rester débout devant une cheminée, est-ce vraiment la meilleure façon de s’échauffer, Tifenn ? Certes, c’est très agréable, ça détend, ça fait du bien aux vieux os mais est-ce réellement la meilleure manière de préparer ses muscles et articulations à l’effort soutenu des gestes répétitifs de longs échanges de badminton ? Je n’en suis pas sûr du tout. Comment faut-il faire alors ? Où trouver des infos nécessaires pour apprendre l’art délicat de l’échauffement ? Inutile de les chercher dans les médias. Il n’y en a que pour le réchauffement climatique alors que l’échauffement badistique bien maîtrisé et surtout régulièrement réalisé réduit considérablement le nombre de blessures et accidents et le trou de la Sécu par la même occasion. Personne n’en parle sauf nous au Bad’news. C’est pour vous dire à quel point on prend soin de vous, veinards. Alors, pour tous ceux qui désirent apprendre à s’échauffer comme il faut, une seule adresse, un seul nom : Lucie. Toute décontractée et souriante qu’elle soit, Lucie ne plaisante pas avec l’échauffement. Elle le fait à fond en prenant tout son temps. Tout le monde l’attend pour faire des volants, elle ne se précipite pas, elle fait son échauffement. Le Juge Arbitre est prêt, elle échauffe ses ischio-jambiers. Les arbitres mesurent la hauteur du filet, elle passe aux poignets. Les Andalous font « Olé ! », elle prend soin de ses mollets. Les paparazzis règlent leurs appareils, elle attaque les orteils. L’ambiance générale s’emballe, elle enchaîne avec les cervicales. Les journalistes échauffent leurs stylo bille, il reste encore les chevilles. Deux jours plus tard elle est enfin fin prête notre athlète. L’échauffement demande du temps mais ce n’est jamais du temps perdu lorsqu’il peut nous éviter des accidents et blessures.

Qui c’est le plus fort ? D’une année sur l’autre, le niveau de jeu des compétiteurs du TDP monte et nous assistons avec bonheur à des matchs serrés, à des empoignades badistiques de haute volée où chaque joueur se dépasse, se transcende pour aller chercher de précieuses victoires et des points pour une qualification pour la finale. Avec sa récente victoire au tournoi de la Bouëxière et sa finale perdue de peu à Redon, Kélian semblait largement favori dans sa confrontation avec Gaspard. Il a remporté le premier set et filait tout droit vers la victoire. C’était sans compter sur le coaching de Maëlle qui a su rebooster son frère et le conduire vers la victoire. Alors, qui c’est le plus fort ? Sur le terrain, on verra en juin lors de la finale. Mais sur la chaise de coach, c’est évidemment Maëlle.

« Comme j’aime » d’Owen Parmi les différents régimes alimentaires qui envahissent les espaces publicitaires de nos écrans de télévision, on retrouve surtout des formules riches en fruits, légumes et viandes dites maigres. Cela manque cruellement d’originalité alors que tout près de nous, il y en a qui mettent au point des régimes révolutionnaires et personne n’en parle. Le régime « Comme j’aime » d’Owen est basé sur les viennoiseries et autres « cochonneries » riches en lipides et glucides. Owen le pratique assidument depuis des années et se porte à merveille. Avant de proposer sa formule au grand public, Owen a besoin de la perfectionner encore en la testant sur ses potes cobayes prêts à se sacrifier pour la science. Enfin, se sacrifier en gobant des chips, des pizzas ou des pains au chocolat… On a déjà vu des sacrifices plus difficiles que celui-là.

En bref Mélanie est contente de retrouver l’ambiance des rencontres N2 et ça se voit. Nous aussi, on est heureux de la retrouver souriante, dans son élément. On est ravis de constater qu’elle a retrouvé la pêche au moment de la compo mais aussi sur le terrain et c’est cela qui est le plus important.

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Âmes sensibles… …s’abstenir. Les supporters du BCPF ne s’ennuient jamais lorsqu’ils viennent soutenir leur équipe. Ils en ont pour leur argent. Comment ? Grâce aux joueurs de la N2 dont l’une de grandes qualités est de proposer au public des matchs pleins de suspens, très souvent en trois sets et au résultat incertain jusqu’au dernier coup de raquette. C’est un exercice que les fougerais affectionnent et maitrisent parfaitement. Le public en raffole et en redemande à chaque rencontre. La cerise sur le gâteau, c’est quand il y a des volants de match à concrétiser ou à sauver. Ce sont des moments d’extrême tension pour les joueurs mais aussi pour leurs supporters qui stressent comme des billes. Les visages se ferment. Les fronts se perlent d’une rosée soudaine. Les ongles se font ronger à la vitesse grand « V » comme des épis de maïs cuits à la vapeur. Le temps s’arrête. Les jeux sont faits, rien ne va plus. Il faut avoir le cœur bien accroché pour supporter son équipe et le stress qui va avec. Nous avons réussi à éviter les crises cardiaques jusqu’à présent mais pour combien de temps encore ?

France Parabad by Lydie

Je pense, donc je joue au bad On aurait tort de croire que la pratique du badminton, c’est uniquement une affaire de muscles. La tête y joue un rôle tout aussi important dans l’intégration des consignes du coach, dans le choix de la stratégie sur le terrain sans oublier la gestion de la carrière de notre sportif badiste. Alors, un petit instant de réflexion n’est pas de trop lorsqu’on se met, comme Agnès, sérieusement au badminton.

Cette année, le Championnat de France Para-badminton a été organisé les 20/21 janvier 2019 par CLTO Badminton Orléans. Julien et Sylvie y ont fait le déplacement, accompagnés par notre super woman Lydie devenue experte dans l’art de la logistique. Le niveau para-badminton monte d’année en année et des nouveaux joueurs défient les tenants des titres à l’image du mixte Lenaïg Morin / Antony Chayé finalistes face à la paire Lucas Mazur / Faustine Noël. Le sacre du Brestois Anthony Chayé face au N°1 mondial Lucas Mazur en est aussi un bel exemple. Il y avait une ambiance de folie tout au long du week-end, des rencontres à vous couper le souffle et le spectacle toujours aussi grandiose. Dans cet esprit, la rencontre double hommes Lucas Mazur/ Meryll Loquette catégorie SL4 SU5 contre Fabien Maurat / Charles Noakes catégorie « petite taille » fut une démonstration du genre. Difficile donc pour nos fougerais de se faire une place au milieu de tous ces champions mais Sylvie pour son dernier championnat nous a remporté 2 beaux matchs. Un en simple dame et un en mixte associée à son partenaire de toujours Matthieu Thomas. Et surtout, elle a décroché le « sparadrap d’or », le prestigieux trophée réservé à ceux qui vont bien plus loin que juste mouiller leur chemise. Ils donnent de leur personne en produisant à chacune de leurs apparitions sur le terrain un show unique. Pour son dernier championnat de France (l’heure de la retraite a parait-il sonné) Sylvie a réussi à obtenir une blessure par match. C’est un record unanimement salué par le staff médical, les officiels et les joueurs. Quant à Julien, engagé en double homme, lui aussi a voulu à sa manière laisser son empreinte sur cette édition 2019. Croyant avoir fini ses matchs de poule, emporté par un besoin soudain de propreté avant la sortie au restau le soir, Julien est parti tranquillement à la douche en zappant complétement le dernier match de poule et cela malgré de nombreux rappels de la table des marques. Bien que petite, la délégation fougeraise n’est pas passée inaperçue lors de ce championnat de France.

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En bref

La pratique du badminton n’est pas contradictoire avec la lecture. Lorsqu’on est en compétition, on arrive toujours à trouver le temps pour se distraire, pour s’amuser avec les copains ou, par exemple, pour lire le bulletin dont la vocation reste inchangée : divertir et informer.

Alors, on danse… Le monde appartient aux audacieux, à ceux qui se lèvent tôt et qui se retroussent les manches, sauf quand ils sont en T-shirt, pour aller au charbon. La vie passe tellement vite, à peine le temps de savoir qu’il est déjà trop tard… Il faut donc prendre son destin en main. Il faut devenir acteur, scénariste, réalisateur de sa vie pour ne rien regretter quand tout semble fini. Et même quand on est comme Gildas champion du monde de Fougères, il faut continuer à s’entrainer, à se battre pour rester le meilleur. Alors, fini les bras croisés, enfin, sauf si on a envie de danser le Kazatchok avec les amis.

Mots-mêlés : France 2019 by Corentin

Retrouvez dans cette grille les prénoms et noms des sept champions France de Badminton 2019 : Les mots peuvent être positionnés de façon horizontale, verticale, diagonale et dans les deux sens Les lettres restantes de la grille formeront une phrase de 34 lettres : ........................................................................................................ ........................................................................................................

_____ ________ Simple homme

_______ ________ Double homme

_____ ________ Simple dame

______ ____ Double homme

___ _______ Double dame

________ ______ Double dame et Double mixte

____ _______ Double mixte

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Il fallait juste y croire « Merde, j’aurais dû le faire en deux sets. Je n’y arriverai plus. Je n’ai plus de jus » disait Patrice quelque peu abattu en venant voir ses coéquipiers à l’issue du deuxième set perdu de peu. Pourtant la situation semblait loin d’être désespérée. Certes, il y avait la frustration de la perte du deuxième set. Il y avait de la fatigue mais rien n’était perdu. Marqué par l’effort et la déception, on a tendance de voir le verre à moitié vide et on oublie facilement tout ce qu’on a produit de bon sur le terrain. On ne se souvient plus du premier set gagné haut la main ni de tous ces coups qui ont fait mal à notre adversaire. Et on se sent seul, terriblement seul. Heureusement les potes de l’équipe sont là pour nous dire des mots doux, pour nous remonter le moral. Pas besoin des conseils tactiques, il faut juste être là pour redonner la foi à celui qui d’un seul coup s’est mis à douter de tout. « Yes, you can ! C’est toi le meilleur ! Tu peux y arriver, tu peux le faire ! Nous, on y croit. On croit en toi. » C’est ce qu’on fait Lucie, Ronan et Elodie pour rebooster leur ami. Patrice est revenu sur le terrain pas moins fatigué, peut-être même pas plus serein mais certain qu’il n’était pas tout seul, que toute l’équipe était derrière lui et à plusieurs il est beaucoup plus facile de gagner son simple. Ce qu’il a fait en tremblant quand même un peu. Point par point, smash après smash, il a fini par s’imposer en trois sets, à bout de forces mais avec une joie immense et un peu d’émotion pour avoir su se dépasser, oublier la fatigue, avoir eu le courage d’y croire comme ils ont toujours cru en lui, ses potes de D5. Alors Patrice, que cela te serve de leçon. Tout seul, on n’est rien mais à plusieurs on se voit pousser des ailes. We toujours believe, que you can fly.

Grand écart Tifenn est la spécialiste du grand écart. Elle aurait fait une gymnaste magnifique probablement si elle n’avait pas croisé la route du badminton. Aujourd’hui, le grand écart, elle le pratique sur le terrain de bad et c’est un vrai régal pour ses fans qui la soutiennent à chacune de ses apparitions. Hélas, même en l’exécutant avec grâce et légèreté certaines, cela n’est pas toujours suffisant pour empêcher le pauvre volant de s’écraser par terre. Il voudrait pourtant bien rester en l’air un peu plus longtemps pour admirer la souplesse de Tifenn mais il avait du mal à résister aux charmes de la gravitation qui l’attirait inéluctablement vers la terre. On a beau parfois faire tout notre possible en tentant des plongeons et grands écarts. Le volant s’en moque. Il ne veut rien savoir. Il nous échappe, nous fausse compagnie, nous laisse bouche bée et un peu frustré de ne pas pouvoir le jouer.

« The profiler » Depuis des semaines, que dis-je, des mois, peut-être même des années, Michaël nous partage sa passion pour l’être humain et plus précisément pour la complexité de son fonctionnement psychologique. Je ne dois pas être très loin de la vérité en disant qu’en se prêtant au jeu des tests psychomoteurs, 99,9% des badistes du pays de Fougères se sont vu attribuer tel ou tel profile psychologique. Passionné par le sujet, en y croyant comme en arme suprême du développement personnel, Michaël a rêvé d’acquérir de solides bases en la matière. Aujourd’hui, ça y est, c’est fait. Il vient d’achever sa formation « Action Types ». Il est passé d’un « apprenti profiler » en herbe à un « action-typiste » certifié prêt à nous profiler de la tête aux pieds et pour notre bien, bien évidement. Une nouvelle page s’ouvre dans sa manière d’appréhender la formation badistique de nos jeunes fougerais. Espérons que ces nouvelles compétences lui permettent de garder l’esprit d’ouverture, de curiosité, de questionnement personnel indispensable dans un travail avec l’humain.

Les jeunes de Livré Livré est une vraie terre de badminton. Les badistes de Livré aiment tellement leur sport que même de longs mois des travaux de rénovation de leur salle n’ont pas réussi à éteindre leur enthousiasme et leur motivation pour continuer à se retrouver afin de pratiquer le badminton et « jouir » de la troisième mi-temps. Ah ! Les troisièmes mi-temps à Livré…C’est une véritable institution, c’est un label, une appellation d’origine protégée connue dans toute L’Ille et Vilaine. Les badistes de Livré forment une authentique famille de badminton pour la plus grande satisfaction du président Fabien. Un autre signe de la bonne santé du BCPF Livré, ce sont les nombreux jeunes qui s’entraînent toutes les semaines sous le regard attentif et bienveillant de Marc et de Jean-Louis. Et ils sont motivés les jeunes livréens et n’hésitent pas à se lancer dans la compétition, à commencer par le Trophée de Pays où ils expriment tout leur talent. Continuez ainsi les gars ! La N2 vous attend !

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Perdu de vue Et si je vous disais : Seb Avenel… Qui ne connait pas ce bon vivant, très accueillant et toujours prêt à déconner, à vous faire rire, à vous sortir une blague de derrière les fagots ? Sébastien était l’un des pionniers du badminton dans le pays de Fougères, investi à la fois sur le terrain en tant que joueur mais aussi en tant que bénévole derrière son ordinateur. Pendant des longues années, il partageait la prépa physique du début de saison et les entraînements des meilleurs badistes fougerais. Ex judoka, il nous impressionnait par sa souplesse, ses qualités physiques et sa gestion du stress en compétition. Imperturbable quoi qu’il arrive et gardant le sourire dans la victoire comme dans la défaite. En participant avec l’équipe N3 de Thomas, Margaux, Mélanie, Justine et Daniel l’aventure extraordinaire des playoffs, il a apporté sa contribution à la montée en N2. Il a joué en régionale en apportant son expérience à des petits jeunes Simon, Ronan et Constance. C’était une époque riche en événements et Sébastien était toujours prêt à donner un coup de main. C’est ainsi que l’on le retrouvait souvent à la table de marques en compagnie de Marie. Ah ! Marie ! C’était pendant longtemps sa partenaire d’entraînement. Il y a peu de gens qui le savent, mais avec ses qualités de comédien, sa naturelle jovialité et sa bienveillance, Sébastien était aussi la première incarnation de notre boule à poil de Smashy. C’est lui qui a lancé sa carrière et depuis on ne l’arrête plus. Si aujourd’hui, on le croise moins souvent à Justy qu’avant, c’est parce qu’il est davantage présent à Saint Jean sur Couesnon, dans son association de toujours dont il est président. Après avoir foulé les tapis verts de la N2 et les parquets de la régionale, Sébastien se contente aujourd‘hui de taquiner le volant à Tremblay, en D1 avec son pote Rossi.

rappel à l’essentiel Pendant que le monde entier, y compris le monde badistique, court derrière les résultats et les trophées, les membres du collectif « bad adapté » nous ramènent à l’essentiel en affirmant haut et fort que le plus important reste toujours et encore de prendre du plaisir en pratiquant le badminton avec des amis.

Franchir le pas Une maman, (ne me demandez pas son nom, je ne dirai rien même si on me privait d’écrire dans le bulletin) a rêvé depuis longtemps de se mettre comme sa fille au badminton. Elle en rêvait la nuit du lundi au samedi (dimanche, le jour du Seigneur elle avait d’autres choses à faire) mais n’osait rien dire en jalousant sa fille. Et puis un jour, au détour d’un Trophée de Pays, elle a pris son courage à deux mains et s’est saisie d’une raquette, enfin. C’était le premier pas, le plus difficile à faire. Il ne lui reste plus maintenant qu’à investir dans les baskets, prendre une licence au BCPF et goûter aux plaisirs que procure la pratique du badminton avec des amis ou pourquoi pas ses enfants.

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Homme et femme, il les fit Sous le terme asexué de badiste se cache en réalité deux entités bien distinctes, deux constructions psychologiques bien différentes, deux logiques, deux sensibilités, deux univers, deux planètes comme dirait John Grey pour qui les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus. Ceci n’est pas un scoop mais il est bon de se le rappeler lorsqu’on s’apprête à distiller quelques conseils au moment du coaching car on ne coache pas de la même manière badiste homme ou badiste femme. Il faut respecter leur différence. Toujours d’après John, la femme badiste a besoin d’attention, de compréhension, de respect, de dévotion, que l’on analyse ses sentiments, qu’on la rassure. Lors du coaching, il faut essayer de la comprendre, de l’écouter. Il ne faut pas chercher à tout prix la solution. Une femme stressée (la perte du premier set peut être une raison suffisante et valable d’être contrarié ou stressé) cherche moins à résoudre ses problèmes qu’à se soulager en les racontant à un interlocutoire capable de la comprendre. Alors qu’un homme badiste a besoin avant tout de confiance, d’appréciation, d’admiration, d’encouragement. Pour donner de la force à un homme, le secret est de ne jamais essayer de le faire changer. Un homme à qui l’on fournit l’occasion de montrer son potentiel donnera le meilleur de lui-même. « Montre-lui de quoi tu es capable ! » L’homme est heureux et prêt à se surpasser quand il sait que l’on a besoin de lui, que l’on compte sur lui. Si vous voulez approfondir votre connaissance du sexe opposé, il ne vous reste qu’à vous plonger dans le bestseller de John Grey « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus ».

Objectif Lune

Alors que « petit escargot portait sur son dos sa maisonnette », Juju porte avec fierté le maillot du BCPF. Elle le fait voyager sur son dos à travers la planète. En Irlande ou en Espagne, au Liban ou à Mayotte, jusqu’à la Cordillère des Andes, Justine fait la promo du badminton et du pays de Fougères. Comme « Michelle ma belle », ces deux-là, vont aussi très bien ensemble, très bien ensemble… Extrêmement rapide sur le terrain de badminton, Justine l’est tout autant lorsqu’elle traverse les océans et les continents. Bientôt, il n’y aura plus un seul endroit sur Terre où on ne connaîtra pas Fougères. Alors, il ne lui restera plus qu’à changer d’horizon, quitter la planète bleue et s’envoler vers les étoiles avec le Petit Prince et Buzz Astral. « Vers l’infini et au-delà ».

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TRJ double – 2 étape by Erwann

Le week-end du 2/3 février s’est déroulée à Saint Aubin du Cormier la 2ème et dernière étape régionale de double. Cinq joueurs du BCPF ont participé à ce TRJ presqu’à domicile. En poussin élite, Lenny remporte les 2 tableaux (double et mixte) avec une légère frayeur lors du 3ème match de poule unique en mixte où il perdra en 3 sets avec sa nouvelle partenaire mais sans conséquence sur le résultat final. En benjamine double dame, Léa et sa partenaire Romy Huré de Guichen sortent de poule avec une victoire et une défaite. Malgré une demi-finale équilibrée, leur parcours s’arrêtera là. En double mixte associée à Pablo Perrin de Guichen, ils feront un parcours presque parfait avec quelques frissons lors de la finale qu’ils remporteront tout de même en 3 sets, bravo ! En minime double, Natty associée à Léonie Ferrand (BCQ22) finiront troisièmes de leur poule unique avec 2 défaites et 1 victoire. En double mixte espoir, associée à Brieuc Jégou (BCK29), ils sortiront de poule et s’inclineront ensuite en demi-finale.

Associée à Camille Allaire en double dame minime, Elina réalisera de très beaux matchs sans toutefois pouvoir remporter la moindre victoire. En double mixte, associées pour la première fois sur un TRJ Alexim et Elina montreront de superbes choses et seront à deux doigts de faire l’exploit. Très prometteur pour l’avenir. Félicitations à tous et on attend la confirmation de ces bons résultats lors du prochain CIJ qui aura lieu à Ploemeur.

Jean Guéhenno roi UNSS de Bretagne Deux équipes de la section scolaire sportive badminton (3SB) du lycée Jean Guéhenno de Fougères ont participé au championnat UNSS phase départementale qui a eu lieu à Bain de Bretagne. L’équipe composée de Tifenn, Myriam, Youna, Killian et Victor a remporté le titre départemental en battant au passage l’équipe du lycée Jean Macé de Rennes avec Romane Cloteaux-Foucault et Aymeric Mispelaere, tous les deux membres de l’équipe N2 du FIB. L’équipe de Jean Guéhenno a remporté ensuite la phase régionale qualificative pour le championnat de France qui aura lieu cette année à Lille.

«Homo-Sociabilis» Si je vous dis que l’on vient au Trophée de Pays avant tout pour faire du badminton, ça n’étonne personne. Ça va de soi. C’est aussi évident que le jaune d’œuf au milieu du blanc. On peut aussi, éventuellement, venir au Trophée de Pays pour regarder jouer les autres ou pour échanger entre parents sur l’avenir de leurs champions. C’est une option qui se défend. Mais il y en a qui profitent de l’occasion pour faire de belles rencontres. « Les hommes sont faits les uns pour les autres » disait le grand Marc sur le champ de bataille à la tête des légions romaines. La vie est faite de rencontres et des liens que l’on a réussi à tisser avec les autres. Et après tout, ça sert aussi à ça le badminton.

Capri, c’est fini… Voilà ! La triste nouvelle vient de tomber : Nathan et le badminton c’est fini. Il a été happé par le ballon rond au grand désespoir du volant qui le croyait « branché » badminton. Fini le Trophée de Pays et la compet’, le gazon remplacera le tapis vert et le ciel bleu le plafond de Justy. Mais tant que Constance joue en N2, Nathan continuera à soutenir sa grande sœur et à donner un coup de main à Justy Specker. Et puis, Nathan et le BCPF ont grandi ensemble et ça crée des liens, forcément. Alors badiste ou pas, Nathan fera partie pour longtemps de la grande famille du badminton.

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Jean-Mi supporter Quand cela est possible ; lorsqu’il n’a pas de carrelage à poser dans sa salle de bain ou d’une serre à monter dans son jardin ; lorsqu’il n’est pas sur le pont pour assurer la promotion de la sole meunière au rayon surgelé de son super Super U ; lorsqu’il n’est pas invité à déguster des Ferrero Rocher chez l’ambassadeur ; lorsqu’il n’a pas de réunion ou de Conseil d’Administration ; bref, lorsqu’il a du temps, Jean-Mi aime bien venir soutenir ses troupes comme ici lors de la première journée du championnat régional ou même départemental. Un tel soutien ne pouvait qu’accroître la motivation de nos jeunes joueurs qui sont repartis de St Jacques avec une victoire et un bonus défensif.

Le bad et le Net Spectaculaire et télégénique, le badminton fait partie des sports très médiatisés dans les pays asiatiques où des millions de spectateurs ont la possibilité de le suivre à la télévision. Le badminton français ne bénéficie pas d’une telle couverture médiatique. TF1, RMC ou M6 ne se bousculent pas pour retransmettre des compétitions de badminton. Seule la chaîne « Equipe » propose du badminton à dose homéopathique à l’occasion des Internationaux de France. Mais les choses bougent. Dans un monde où l’info et la communication passent de plus en plus par Internet et les réseaux sociaux, avons-nous vraiment besoin de la télévision pour toucher le plus grand nombre de spectateurs ? Pas si sûr. Grâce à la nouvelle chaîne de badminton présente sur YouTube on peut suivre aujourd’hui gratuitement tous les grands tournois de badminton. Alors, n’attendez plus et allez voir sur https://www.youtube.com/user/bwf ! pour faire le plein d’émotions badistiques.

Tournoi de Saint Nolff Sept joueurs du BCPF étaient présents lors du Tournoi National organisé le week-end du 13/14 janvier par les Morbihannais de l’Ajoncs D’Or Badminton de Saint Nolff. Plus de 400 joueurs des catégories N2 à P12 ont participé à ce RDV annuel des badistes du Grand Ouest. Le tournoi s’est déroulé dans deux villes : Saint Nolff et Elven. En simple dame série 1, malgré des matchs très accrochés, Tifenn ne parvient pas à sortir de poule. Youna atteint la demi-finale où elle s’incline en allant jusqu’au bout d’elle-même face à Célia Frassin de Ujap Badminton de Quimper. En simple homme, Victor s’incline en quart de finale de la série 2 et Ronan en fait de même en perdant face au vainqueur en série 1. En double homme, la paire Victor / Kyllian s’incline en demi-finale de la série 3. Ronan associé à Nils Tostivint de UJAP Quimper sont également défaits en demi-finale en série 1. Le double dame Myriam / Tifenn ne sort pas de poule en série 1, tout comme Youna associée à Fanny Dauphin du FIB Saint Grégoire.

Le meilleur résultat du week-end revient au double mixte Myriam associée à son frère David licencié à Don Bosco Badminton de Nantes. Le mixte familial se hisse en finale de la série 3 mais finit par s’incliner en deux sets bien disputés face à la paire Thibault Jamin / Faustine Noël de Rennes Etudiants Club Badminton.

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L’équipe de la rédaction vous remercie rédacteur en chef

Ont collaboré à ce numéro :

Zbigniew Roszczypala

Mise en page : Simon Roszczypala

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PHOTOS :

Nathalie Ledru Isabelle Pannetier Zbigniew Roszczypala

Le nouveau partenaire du BCPF Pour votre plus grand confort, votre hôtel Ibis Rennes Cesson est situé à 10 minutes en voiture, du centre historique de Rennes, à proximité du centre sportif de Cesson Sévigné, accès direct aux rocades. Une réception ouverte 24h/24h, notre équipe vous accueille dans un espace moderne et design. Un espace travail est à votre disposition, avec accès WI-FI offert ainsi qu’un bar avec de nombreux produits. Toutes les chambres sont accessibles par un ascenseur et disposent d’une connexion Wi-Fi gratuite, d’une télévision à écran plat et d’une salle de bain privative. Nous disposons de 76 chambres dont 3 accessibles aux personnes à mobilité réduites. Un petit-déjeuner buffet composé de viennoiseries, céréales, pâtisseries, charcuteries, fromages, boissons chaudes et froides..., est servi chaque matin à l’Ibis Rennes Cesson. Un parking privé, gratuit et réservé à la clientèle de l’hôtel. Chaque jeudi soir : afterwork & concerts de 18h à 21h (hors vacances scolaires). Au plaisir de vous accueillir prochainement !

Ce bulletin a été imprimé par nos soins. Ne pas jeter sur la voie publique.

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