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Bulletin d’information du bcpf

BAD’NEWS

Janvier 2019 - N°28

Sommaire • Bilan de mi-saison N2/R1/R3 • Résultats jeunes • Merci aux bénévoles • Y a pas que le bad dans la vie.. • Perdu de vue - Christophe • Portrait de Kento Momota • Et si on méditait...

Visages

2018

du bcpf

• Le bad et la philo • Le match du trimestre • Et beaucoup beaucoup d’autres infos essentielles ...


Fougeraise un jour… Ça fait toujours un peu drôle de retrouver Sophie vêtue d’un autre maillot que celui du BCPF. Native de Fougères, formée au club et pensionnaire du CREPS de Dinard durant plusieurs années, Sophie évolue aujourd’hui à l’Union Sportive de Lillebonne, l’adversaire de l’équipe N2 du BCPF. On a du mal à s’y faire, certes, mais cela ne nous empêche pas d’apprécier ses qualités sportives. Son badminton alliant toujours l‘efficacité et la grâce du geste badistique est une vraie régale pour les nombreux connaisseurs de badminton du pays de Fougères. On aime Sophie, c’est évident, mais ce n’est pas une raison Mike de la coacher en plein milieu de la rencontre du BCPF contre Lillebonne. Maintenant, si c’est juste pour se remémorer le bon vieux temps où Sophie était le fer de lance du BCPF, cela se comprend. Des voyages dans le temps, permettant d’oublier les années qui passent et nos cheveux blancs, mais seulement un court instant.

Compet’ or not compet’ Sans se prendre pour Jeanne d’Arc ou Whoopi Goldberg, on entend parfois ici et là des voix qui disent que les badistes du pays de Fougères sont principalement adeptes de la pratique « loisir » du badminton, que la compet’ ne fait pas partie de l’ADN des fougerais. D’où la question : Le BCPF est-il un club de compétiteurs ? Tout dépend de ce qu’on entend par la notion de « compétiteur ». Si on considère qu’être compétiteur c’est faire partie d’une équipe engagée dans un championnat D, R ou N, alors le BCPF, avec ses 54% de compétiteurs (selon Badiste) n’a rien à envier aux autres grandes écuries du badminton breton. Pour comparaison, les Manchots de la Rade de Brest possèdent dans leurs rangs 51% de compétiteurs, Rostrenen 51%, FIB 50%, Saint Jacques 56% et Guichen 60%. Qu’en est-il de l’esprit compétitif de nos troupes lorsqu’il s’agit de participer aux tournois privés ou compétitions fédérales ? En regardant les states des vingt fougerais les mieux classés toutes catégories confondues (Top10 hommes et Top10 femmes) on constate que depuis le début de la saison, ils ont participé aux 68 tournois. Certes, c’est un peu moins que nos amis de Guichen (71), du FIB (81) ou de Saint Jacques (86) mais un peu plus que les costarmoricains de Rostrenen (54). En affinant encore un peu plus notre étude, on s’aperçoit que ce sont surtout nos jeunes compétiteurs qui tirent les states du BCPF vers le haut. Les vingt meilleurs jeunes du club totalisent depuis le mois de septembre 81 tournois alors que pour la même période, nos seniors n’ont participé qu’à 13 tournois. Un grand coup de chapeau à nos jeunes compétiteurs qui sillonnent inlassablement et par tous les temps les campagnes bretonnes. Et à ce jeu, ce sont Léa et Victor qui sont les plus forts. Avec leurs huit participations aux divers tournois, ils remportent la raquette d’or du plus grand compétiteur du BCPF de cette première partie de saison. Ils sont suivis de très près par Marco, Raphaël, Natty et Owen qui comptabilisent six tournois chacun. Bravo à tous et bon courage pour la suite de la saison.

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Circuit Interrégional Jeunes 1 by Isabelle 7 jeunes du BCPF affrontaient les meilleurs joueurs de la Bretagne et du Pays de la Loire lors du 1er Circuit Interrégional Jeunes (CIJ) de Vern sur Seiche du 29 et 30 septembre. En catégorie Poussin, Lenny Hubert n’a pas tremblé lors de sa 1ère compétition au niveau interrégional, et comme pour le régional, il n’a laissé aucun set à tous ses adversaires. Il revient de Vern avec 3 trophées - simple, double et mixte. En catégorie Benjamin, pour une première participation au CIJ, Léa Martin était sélectionnée dans les 3 tableaux simple, double et mixte avec Clément Des Abbayes. Pas de victoire pour nos benjamins mais une très bonne expérience. Quatre fougerais ont été sélectionnés en catégorie Minime. Elina Morel qui découvrait, elle aussi, le niveau interrégional, ne parvient pas à sortir de poule. Natty Marie, plus habituée à ce genre de compétition sorte de poule et atteint le 1/4 en double. Raphael Dherbilly remporte un match en simple et perd ensuite son deuxième match de poule contre Tom Germain, le vainqueur du tournoi. Pensionnaire du Campus d’Excellence Sportive de Dinard, Marco Marie était également de la partie. En mixte, malgré un très beau match, il perd en 1/2 finale en 3 sets contre les vainqueurs du tournoi. En simple Marco fait un sans-faute jusqu’à la finale où il s’incline face à Tom Germain de Spay dans la Sarthe. Il s’impose par contre en double homme avec son partenaire Charly Perrin de Guichen.

Thomas vainqueur à Rostrenen 4 joueurs du BCPF se sont déplacés pour le tournoi national de Rostrenen. Thomas s’impose en simple N2 en gagnant tous ses matchs en 2 sets. En double hommes N1 avec Cédric Lejean du FIB Saint Grégoire, Thomas perd en demi-finale. Dans le même tableau, Ronan et Simon ne sortiront pas de poule malgré leur victoire contre la tête de série 2 et 4 volants de match dans leur deuxième rencontre. En simple N3, Ronan ne sortira pas de poule et Simon ira jusqu’en finale où il chutera face à Nicolas Latimier. Constance ne sortira pas de poule en simple série 2 malgré 3 sets contre la vainqueur. De même, en double dames où elle perd ses 2 matchs en 3 sets.

Ca progresse vite Comme elle enchaine des volants et exercices à l’entraînement, Léa enchaine également cette saison d’excellents résultats sportifs : victoire au TRJS2 espoir, victoire au tournoi de Lamballe, demi-finale à Trégueux et finaliste au TRJS1. Il serait donc temps qu’on fasse plus ample connaissance avec Mlle Martin, avant qu’elle ne devienne star du badminton avec une limousine, des gardes du corps et des interviews triés sur le volet. Dans la vie, on imagine Léa comme une élève studieuse, appliquée comme le sont d’ailleurs toutes les filles. Quand elle a un peu de temps libre, elle écoute cetainement de la bonne musique ou s’évade en lisant un bon livre.

Le badminton lui a tout de suite plu et elle est devenue aujourd’hui une compétitrice confirmée. La baston, le défi, la compétition, elle aime ça. Alors on lui souhaite pour les années à venir de décrocher beaucoup de trophées, de coupes et de médailles.

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EN bref

« Rien ne sert de courir il faut partir à point ». C’est le conseil que Laurence donne à tous ceux qui, comme elle, veulent tenir la distance dans la pratique du badminton. Partie en douceur mollo mollo, Laurence est toujours là et renvoie de plus en plus de volants.


Le match du trimestre by Daniel

Legros/Roszczypala D. vs Coudrais/Cazalets

Nous sommes samedi 15 décembre 2018 au gymnase de Bonabry, Fougères. L’équipe de N2 reçoit le club de Guichen BDC dans une rencontre capitale entre deux équipes luttant pour le maintien. Alors que le pays de Fougères est malmené, 4 à 2, et que Constance bataille en simple, est lancé l’ultime match de la rencontre : le mixte 2. Plutôt équilibré sur le papier, il oppose nos représentants, Daniel (Roszczypala) et Manon (Legros), à Charlotte Coudrais et Nathan Cazalets. Le duel est engagé. Et ça commence mal. Les visiteurs jouent bien, sont plus agressifs, contrôlent mieux l’avant du court, ont le temps de fixer, et prennent rapidement plusieurs points d’avance sur la paire fougeraise. A la pause, Guichen mène 11 à « je sais plus trop combien mais en tout cas pas beaucoup ». En manque de repères sur le court, Daniel et Manon savent qu’il va falloir repartir avec plus d’agressivité. Malgré quelques améliorations sur la seconde moitié de la manche, la perte du premier set 21-9 sonne comme une déroute.

Au changement de côté, les coachs Mike et Mélanie pointent la nécessité d’écarter d’avantage le jeu et les joueurs se rendent à l’évidence qu’il va falloir être plus entreprenant. La reprise est annoncée et ça démarre bien mieux. Le combat est enfin installé. Manon prend plus l’initiative au filet et Daniel occupe mieux l’espace que dans le premier set. Le pays de Fougères mène 11-8 à la pause. Dans le même temps, Constance remporte son simple et l’écart est réduit à 3-4. Les derniers locaux sur le terrain, comme l’ensemble du public, entrevoient alors plus clairement l’espoir d’un match nul. Mais par la suite l’écart ne se creuse pas. Les deux paires se rendent coup pour coup. Charlotte pose toujours beaucoup de difficultés à l’avant du court. Nathan entretient l’incertitude de chaque échange. Manon est plus en confiance au filet et Daniel parvient à mieux construire ses attaques. Tendu jusque au bout, le second set est remporté sur le fil : 21-19. Vient alors l’ultime set. L’objectif : maintenir la tactique en ajoutant quelques variations et en gommant les petites erreurs. Daniel et Manon entament la dernière manche avec l’ascendant psychologique. Mais leurs quelques points d’avance sont remontés. Un retour gagnant qui fait du bien et ils mènent par la plus petite marge à la mi-set, 11-10. Et c’est alors que la différence est faite. A la reprise, les quelques variations de Manon font des dégâts. Passant de trajectoires courtes à d’autres plus longues et tendues la paire de Guichen perd souvent l’attaque et Daniel s’assure de ne pas la perdre. Sous la pression, les visiteurs ont du mal à maîtriser leurs lobs et font plusieurs fautes de longueur. L’écart est fait et le pays de Fougères mène 20-14 (« ou 13 je ne sais plus trop »). Mais les adversaires n’abdiquent pas, restent concentrés et se donnent les moyens de croire en une éventuelle remontée. Après d’excellentes défenses et un bon travail au filet, ils remontent à 17-20. La pression monte... Et un service dans le filet vient libérer le public, Manon, Daniel et toute l’équipe. Peut-être pas la plus belle façon de terminer un match mais la victoire est bien là. La rencontre se termine sur un match nul qui permet à l’équipe de N2 d’être toujours en course pour le maintien.

Y a de la joie… Voilà à quoi ressemble une responsable de la buvette N2 heureuse. Il reste à savoir les raisons de cette joie intense. Serait-ce une affluence record à la buvette en ce début de saison 2018/2019 ? Serait-ce la réussite de ses fameux toastes apéritif dont le monde entier nous envie la recette ? Serait-ce la 100 000ème galette saucisse vendue depuis la création de l’entracte ? Ou peut-être tout simplement les résultats éclatants, comme son sourire, de ses enfants ? Car, pour ceux qui ne le savent pas, Patricia n’est pas que la patronne de la restauration, elle est avant tout mère de quelques champions de badminton.

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Comme un poisson dans l’eau Ceux qui connaissent bien Jean-Marie, savent que c’est un sportif aguerri pratiquant avec succès de nombreuses disciplines : ex-basketteur, champion de France de basket adapté; cycliste empruntant tous les jeudis matin les pistes cyclables de pays de Fougères ; footballeur, avant-centre donnant des sueurs froides aux gardiens des équipes adverses ; tennisman à l’aise aussi bien au fond de court qu’au filet ; rugbyman n’ayant pas peur d’aller au charbon ; cavalier expérimenté chevauchant avec élégance au coucher du soleil son fidèle Tornado. La liste est longue, tellement ses expériences sportives sont multiples et variées. Mais son appétit pour les activités sportives reste intact. Insatiable, toujours prêt à se lancer dans une nouvelle aventure, à relever un nouveau défi, Jean-Marie a rejoint cette saison le collectif « Bad adapté » du BCPF et ma foi, il s’y sent déjà comme un poisson dans l’eau. Jean-Marie a vite pris ses marques sur un terrain de bad et il taquine le volant avec beaucoup d’adresse en confirmant ses prédispositions pour la pratique du sport quel que soit la discipline. C’est Gildas, notre champion du monde de Fougères, qui a des soucis à se faire.

Kento Momota by Daniel

patron du simple homme la Thomas Cup (championnat du monde par équipe masculine) en 2014. Dès 2015, il devient le premier japonais à remporter un tournoi du Super-Series, en l’occurrence celui de Singapour.

L’actuel numéro 1 mondial de simple homme s’appelle Kento Momota. Il a 24 ans, est japonais, mesure 1mètre 74 pour 70 kilos, et fait partie de ces joueurs que tout le monde n’aime pas jouer : les gauchers. Sa carrière internationale a pris son envol alors qu’il n’avait que 20 ans, lorsqu’il apporta son concours à la victoire du Japon à

EN bref Maël aime tous les sports de raquette et il traverse les frontières qui les séparent avec une décontractante facilité. Savoir réceptionner un service de tennis, ça peut toujours servir au badminton. Ce c’est qu’on appelle des compétences transversales.

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Alors que sa carrière était plus que bien partie, Momota est exclu de l’équipe nationale du Japon et suspendu de compétitions en raison de sa participation à des jeux illégaux dans un casino clandestin. Il reprend la compétition en mai 2017 et devient rapidement un des meilleurs joueurs du monde. En 2018, il enchaîne les succès contre les joueurs les mieux classés, notamment lors de l’édition de la Thomas Cup. Tout le monde y passe : Axelsen, Chen Long, Lee Chong Wei... Et en août 2018, alors qu’il n’est encore « que » à la 6ème place du classement mondial, Momota remporte le championnat du monde en grand favori. L’occasion d’asseoir son hégémonie basée sur une patience à toute épreuve, une défense à rendre fou et une énorme capacité d’accélération. Il prend la place de numéro 1 en septembre 2018. Au cours de la saison 2018, il montre un ratio impressionnant : 74 victoires contre seulement 8 défaites. Kento Momota ne va pas être facile à déloger, mais il devra faire face à d’autres jeunes gros potentiels qui sont déjà parmi les tous meilleurs mondiaux, tout particulièrement le chinois Shi Yuqi.

TDP, c’est parti ! by Marc Le samedi 17 novembre s’est déroulée la deuxième étape du Trophée de Pays Jeunes du BCPF. 31 jeunes étaient présents sur les 6 terrains de la salle de St Brice en Coglès. Des nombreux matchs ont été très accrochés et se sont terminés au troisième set. Félicitations à tous les jeunes et mention spéciale pour les quatre Vitréens venus participer à notre journée TDP.


Ça bosse Les séances de badminton adapté ne sont pas uniquement des moments de franche rigolade ou des occasions de rencontre entre amis heureux de se retrouver ensemble. On s’y amuse certes, mais on y améliore aussi sa manière de pratiquer le badminton. Le coach Alexandre prend très à cœur sa mission de faire progresser ses protégés. Les séances sont bien structurées avec un déroulement bien défini (échauffement, exercices, jeu libre). Après un échauffement en bonne et due forme, tout le monde écoute attentivement les consignes du coach pour les mettre ensuite en pratique sur le terrain. On apprend ainsi des gestes techniques indispensables à la bonne pratique du badminton : service, dégagé, amorti… On y apprend aussi des règles du jeu dont l’apprentissage est loin d’être prioritaire pour des badistes qui revendiquent leur liberté d’expression sur le terrain. Après l’effort vient le réconfort. Les entraînements de bad adapté réservent une part importante au jeu libre qui termine la séance. Grâce à ce savant équilibre entre le boulot et la détente, tout le monde s’éclate et progresse en même temps.

Circuit Interrégional Jeunes 2 Le week-end du 8/9 décembre avait lieu à Le Loroux Botreau en Loire Atlantique la deuxième étape du Circuit Interrégional Jeunes (CIJ) de la saison. Sept jeunes du BCPF avaient fait le déplacement. Ils en reviennent avec trois coupes et deux médailles de bronze. En poussin tableau double, Lenny associé à Aodren Houtin de Guichen Bourg des Comptes remportent le tournoi pour la 2ème fois consécutive avec une petite frayeur en finale (premier set très serré gagné 21-19, puis un gros coup de mou dans le deuxième set perdu 9-21, et une courte victoire au troisième 21-19. En mixte, associé à Wijdane Meftah de St Jacques des Landes, Lenny remporte le tournoi sans stress en ne laissant aucun set à ses adversaires. Surclassé de 2 années en simple (benjamin 1ère année), Lenny manque de très peu la demi-finale en s’inclinant sur le fil au troisième set 20-22 contre l’un des finalistes. En benjamine tableau simple, Léa Martin gagne un match mais en perd deux autres avec des scores très serrés comme 21-23 et 19-21. En double dame, avec sa partenaire Romy Hure de Guichen, elles ne sortent pas de poule et en mixte avec Pablo Perrin également de Guichen, ils atteignent le quart de finale. Minime première année, Alexim Landry perd ses matchs en simple en manquant de très peu la perf du jour (18-21 au troisième set) contre un joueur avec 2 classements au-dessus de lui. Chez les minimettes, Elina Morel ne sort pas de poules en simple et en double. C’est aussi le cas de Natty Marie qui manque de réussite en simple et en mixte, par contre elle se hisse en demi-finale du double associée à Léonie Ferrand de Quévert en ratant de très peu la finale, 22-24 au deuxième set. En constante progression, Raphael Dherbilly hausse son niveau de jeu et réussi à arriver jusqu’en demi-finale du simple après avoir remporté ses deux matchs de poule au mental 24-22 au 3ème set du premier match, 22-20 au 3ème set du 2ème match. Marco Marie en simple ne tremble pas et remporte le tournoi sans laisser aucun set à ses adversaires. Il gagne ainsi son ticket pour la prochaine étape du Circuit Elite Jeune (CEJ) qui aura lieu les 11, 12 et 13 janvier 2019 au Badminton Club Chambly dans l’Oise. En double, surclassé en cadet avec Charly Perrin de Guichen, ils ne sortent pas de poule, et en mixte, surclassé également en cadet et associé à Kathell Desmots-Chacun de Quimperlé, ils finissent en quart de finale.

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R3 à la mi-saison L’équipe R3 du BCPF a dû faire face lors de la première partie de la saison au roulement des effectifs la privant parfois de ses titulaires montés prêter main forte en divisions supérieures. Si on ajoute à cela la blessure d’Eline et son indisponibilité dans les mois à venir, la R3 devrait batailler dur cette saison pour assurer son maintien. En attendant, après les trois journées de championnat, la R3 occupe la cinquième place de sa poule avec 11 points obtenu grâce à la victoire 8-0 face à Auray accompagné d’un bonus offensif. Comme en R1, le bateau R3 est maintenu à flot par les bons résultats de ses titulaires filles : 6/8 pour Coleen et 5/8 pour Eline. Les messieurs tournent aux environ de 30% de victoires. Arrivé cette saison en R3 notre pôliste Marco s’intègre bien dans l’équipe et se familiarise petit à petit avec les exigences d’un championnat senior.

Bonne route Kessy A avoir trop le nez dans le guidon du badminton, on oublie parfois l’existence d’autres disciplines sportives tout aussi fréquentables. Mais quand on est jeune comme Kessy on a envie de découvrir d’autres sports, de se lancer d’autres défis, on a envie de bouger. Le changement et le mouvement font partie intégrante de la vie : comme la naissance et la mort, l’acné de l’adolescence ou la constipation passagère, la calvitie précoce ou la vaisselle à faire. Mais est-ce que ça vaut vraiment la peine de laisser ceux qu’on aime pour aller faire rouler le ballon sur son nez ou faire de l’athlé ? La réponse est difficile mais quoi qu’il en soit, ce n’est jamais facile de partir et de quitter ceux qui ont partagé avec nous un bout de chemin. Alors pour adoucir ce moment déchirant, Kessy a organisé un petit goûter d’adieu entre amis de badminton. Un mars (ou une fraise tagada) et ça repart.

Resserrer les liens Ça fait un moment déjà que nos amis et partenaires de Groupama cherchaient un moyen original pour communiquer à leurs clients et sociétaires les liens qui les unissent au Badminton Club du Pays de Fougères. Après une réflexion commune le choix a été porté sur l’affichage du maillot officiel de l’équipe N2 dans toutes les agences de Groupama du pays de Fougères. La remise des maillots à nos partenaires a eu lieu début septembre lors de la première journée N2 à domicile.

Tous ensemble Que l’on évolue en Trophée de Pays, en championnat départemental ou national, nous sommes tous licenciés au même club et, par-dessus tout, des frères badistes devant l’Eternel qui flirte, parait-il, avec des volants perdus dans le ciel. Alors il est normal qu’après leur match les jeunes joueurs viennent partager leur joie ou déception avec leurs supporters.

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Donnez-leur à boire Le BCPF a participé cette année à l’animation « jardins féeriques » proposée par la ville de Fougères durant la période des fêtes de fin d’année. Dans un chalet situé au jardin public de Fougères baigné par des lumières de toutes les couleurs, les bénévoles du BCPF ont assuré pendant trois soirées la vente de boissons aux nombreux visiteurs venus flâner à la tombée de la nuit en profitant de la magie de Noël. Avec son ingrédient secret, le vin chaud de Christian a été unanimement reconnu la meilleure boisson chaude de la quinzaine même si son chocolat chaud a également suscité quelques émois chez les visiteurs de moins de dix ans. Outre la vente de boissons, les trois soirées ont été aussi une occasion pour promouvoir le badminton. Dommage que nous n’ayons pas saisi cette opportunité pour offrir aux nombreux promeneurs quelques invitations pour la N2. C’est une idée à garder sous le coude pour les jardins féeriques de l’année prochaine.

Hauts plumés Cet événement est passé presque inaperçu. Aucun titre dans les grands journaux, pas d’intervention dans le 20h chez de la Housse, même pas une petite annotation dans le journal officiel, pas de commentaires sur les réseaux sociaux et pourtant ce n’est pas tous les jours qu’on distribue des plumes à des visages pâles. Alors saluons comme il se doit nos trois prodiges : Natty, Lenny et Clément qui ont validé haut la raquette leur passe-bad, synonyme d’une grande maîtrise de la technique et de la culture badistiques. A l’instar des « hauts gradés » de la grande muette, ils deviennent ainsi les « hauts plumés » du BCPF. Bravo à tous les trois et toute notre reconnaissance pour le travail accompli par nos cadres techniques.

Bad’night 2018 La soirée Bad’night 2018 a rassemblé une trentaine des jeunes badistes et leurs familles. Comparée aux années précédentes, peu de pères Noël et autre lutins ont répondu présent à l’invitation de Ronan. Seul Jean-Mickael a revêtu sa tenue et son bonnet rouge. Si l’événement devient de moins en moins costumé, la compétition elle-même continue à être rude et sans merci tellement l’esprit de la gagne plane sur cette soirée de fin d’année. Après des matchs à couteaux tirés et un suspens jusqu’au bout de la nuit, l’équipe Errera composée de Violette, Clémentine et Gabriel remporte la compétition et inscrit ainsi son nom au palmarès des grands gagnants de ce tournoi mythique. Bravo à tous les participants et merci à Ronan pour avoir réussi à maintenir la tradition de ce tournoi convivial de la veille des vacances de Noël.

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N2 – bilan à la mi-saison La première phase du championnat N2 vient de se terminer avec la réception de Guichen-Bourg des Comptes. Au terme de cinq rencontres, dans une poule « à deux vitesses » on identifie clairement à présent la tête et la queue du peloton. Il y a ceux qui ont les moyens et les effectifs pour se projeter vers une éventuelle montée en N1 – FIB, Caen et l’Union de la Baie, et puis les autres qui vont lutter pour le maintien – Lillebonne, Guichen et le BCPF occupant la quatrième place de sa poule avec 11 points au compteur en capitalisant une victoire, un nul et trois défaites. Sur le plan individuel, ils sont trois à se partager le meilleur ratio matchs joués/matchs gagnés avec 50% de résultats positifs. Il s’agit de Manon, Constance et Thomas qui remportent cinq matchs sur dix. Associée avec Daniel, Manon gagne à trois reprises en mixte et à deux reprises en double avec Constance sa partenaire de toujours. Thomas prouve qu’il est un joueur polyvalent en ramenant des points à la fois en simple (3/4) et en mixte (2/4). C’est en mixte que Daniel nous prouve une fois de plus tout son talent de fin tacticien (3/5).

On attend toujours la première victoire de Ronan qui nous montre de belles choses à chacune de ses sorties en réalisant des parties à suspens, en trois sets (6 matchs sur 9). Il lui reste encore un palier à franchir. On sent que cela ne va plus tarder maintenant. En tout cas nous sommes prêts à fêter ça, le champagne est déjà au frais. La petite dernière de la team N2, Youna avait fort à faire en assurant tous les simples 1 de cette première partie de la saison. Elle s’est retrouvée souvent face à des adversaires plus expérimentées et mieux classées qu’elle. Elle s’est bien battue en poussant certaines au troisième set et même si l’exploit n’était pas au rendez-vous, Youna a fait le plein d’expérience du haut niveau. Plutôt prometteur pour la deuxième partie de la saison. La blessure de Simon nous a obligés à modifier la compo de base en tentant des associations plus ou moins efficaces et gagnantes. Le retour de Simon courant janvier 2019 devrait être un atout supplémentaire dans la lutte pour le maintien.

Reviens vite Eline Comme un oiseau fauché en plein vol ; comme une rose cueillie juste avant d’éclore ; comme un papillon pris dans le filet d’un collectionneur ; comme un rayon de soleil emprisonné par les nuages avant d’atteindre la planète Terre ; l’ascension badistique d’Eline a été stoppée net cet automne par une vilaine blessure du genou droit touchant les ligaments et le ménisque. Pas de bol Anatole ! L’étoile montante du badminton fougerais, le pilier de l’équipe R3 du BCPF avec un impressionnant taux de réussite en simple, Eline sera, hélas, absente des terrains de badminton au moins jusqu’à la fin de la saison. En attendant, armée de patience et de béquilles, elle s’occupe comme elle peut en gardant toujours un pied (le gauche en l’occurrence) dans le badminton, en se rendant utile à la table de marques ou en suivant les exploits de ses copines et de se son petit frère Alexime. On a hâte de la revoir à nouveau sur un terrain de bad.

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Le retour tant attendu de Mélanie nous a fait du bien. Après une reprise difficile face au FIB, Mélanie nous a rassurés par sa belle prestation lors de la cinquième journée contre Guichen en remportant le mixte 1 en deux petits sets. Ça laisse envisager de belles choses pour la suite du championnat.


Victoire et finale à Laillé by Erwann Malgré le temps humide, froid et sombre, les jeunes du BCPF ont bravé toutes les conditions pour aller affronter les meilleurs jeunes d’Ille et Vilaine à Laillé. Lenny surclassé en benjamin Elite arrive à sortir de poule premier après un gros second match, le voilà plein d’énergie pour poursuivre avec un 1/8 et un 1/4 expédié en 2 sets, place à la 1/2 face à son copain/adversaire Noa (sur ses terres), comme d’habitude ils nous gratifient d’un gros match en 3 sets remporté par Lenny. Lors de la finale, il retrouve Lucas du FIB contre qui il perdra en 2 sets mais sans démériter après cette grosse journée. Léa en benjamine élite sortira de poule avec une petite frayeur sur le 2ème match qu’elle remporte en 3 sets. Une 1/2 finale rondement maîtrisée et place à une énorme finale qu’elle finira par gagner en 3 sets (21/18 au 3ème), bravo à la championne qui réalise perf sur perf au fur et à mesure de la saison.

Un jour viendra… Quel plaisir de retrouver cette saison Antoine en tant que titulaire de l’équipe R1 du BCPF. Finie l’intermittence du spectacle badistique, place au CDD renouvelable à souhait. Nous en avons rêvé depuis plusieurs saisons. Il y en a même qui ont allumé un cierge ou deux à Saint Léonard pour que le miracle tant attendu s’accomplisse. J’ai les noms mais je les garde pour moi. Et maintenant, ça y est ! Antoine est de retour, Alléluia ! Il enchaîne des matchs et des rencontres. L’appétit de badminton (et de chouquettes) est toujours là. La détermination pour aller chercher la victoire est bien présente. L’esprit de camaraderie reste intact mais Tonio est toujours à la recherche de bonnes sensations, celles qui étaient autrefois les siennes, celles qui l’ont conduit aux sommets de son art badistique. Antoine est revenu, il n’y a plus qu’à attendre que les sensations reviennent elles aussi. En tout cas, nous on y croit dur comme fer.

Nadia et ses mousquetaires Galette des rois à Saint Etienne Pour bien démarrer l’année 2019, les badistes de Saint Etienne ont transformé un créneau d’entraînement en un événement convivial associant le badminton et la galette des rois. En fin de soirée, les matchs amicaux opposant les différentes équipes de Saint Etienne ont laissé la place à la dégustation des galettes des rois. La soirée a regroupé à peine une dizaine de badistes. Comme quoi, quand il fait froid, même la galette des rois n’arrive pas à faire venir des badistes dans nos salles de sport. Quand on est mère de trois garçons qui aiment le badminton, on n’a pas vraiment le choix, on devient badiste soi-même, comme Nadia. Et après tout, quoi de mieux pour la vie d’une famille que de partager la même passion ? Les années filent tellement vite, les enfants grandissent et ce temps passé ensemble à faire du badminton ou à se les cailler dans des salles austères aux quatre coins du département resteront à jamais comme un temps béni, comme le cadeau de la vie et je sais de quoi je parle mes amis.

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merci aux bénévoles Bénévoles du BCPF Une fois n’est pas coutume, en cette fin d’année propice à des rétrospectives saluant les résultats accomplis par nos sportifs, l’équipe de Bad’news a décidé de mettre à l’honneur l’engagement des nombreux bénévoles du BCPF. C’est l’hommage à tous ceux qui, d’une manière régulière ou occasionnelle, mettent leurs compétences au service du badminton dans le pays de Fougères. On ne pourra pas tous les citer mais à travers ces quelques portraits on voudrait leur dire à tous un grand merci et les assurer de la valeur immuable de leur don car, comme disait mon ami Antoine : « Et si l’on peut te voler ce que tu reçois, qui détient le pouvoir de te voler ce que tu donnes ? »

Logistique N2 Christian & Co Cinq fois dans la saison l’équipe 1 du BCPF reçoit à domicile. C’est un beau pléonasme. Comme si on pouvait recevoir à l’extérieur. Quand on reçoit, c’est toujours chez soi à moins d’habiter comme Bernard chez sa copine, bref, ces soirées de gala mobilisent la présence des nombreux bénévoles répartis dans les différents secteurs d’activité. La préparation de la salle est coordonnée depuis plusieurs saisons par Christian, l’homme capable de vous transformer une simple salle d’entraînement en une arène où les badistes gladiateurs armés d’’une seule raquette et de leur courage se défient sans merci sous les regards médusés des spectateurs, hélas, toujours trop peu nombreux. Christian est soutenu par une équipe de fidèles compagnons du devoir badistique qui ne ménagent pas leur peine afin d’offrir aux joueurs et spectateurs le plus beau cadre possible pour un spectacle haut en couleurs. Et ils n’ont pas de temps à perdre nos installateurs lorsqu’il faut dérouler les tapis, les fixer soigneusement au sol, déplacer les gradins mobiles, accrocher des panneaux publicitaires, ramener des chaises d’arbitre, préparer la table de marques. C’est tout un art, toute une organisation. Comme toute compétition badistique qui se respecte, les journées N2 nécessitent une table de marque de qualité et la nôtre est carrément remarquable. Alexandre, Loann, Simon, Florent et bien d’autres encore assurent parfaitement ce service.

Le précieux coup de main Même un super-coach-man comme Mike, capable de vous distribuer en une minute des centaines de volants tout en dressant votre profil psychologique « action type » en vous ventant la gamme des produits disponibles (et pas chers) dans sa boutique « Bad&shop », ne peut pas assurer à lui seul la progression de nos jeunes compétiteurs. La formation, c’est une histoire d’équipe. Dans beaucoup d’associations ce sont des badistes bénévoles qui mettent la main à la pâte. Chez nous au BCPF, Loann fait partie de ces coaches bénévoles qui améliorent notre taux d’encadrement. Il anime régulièrement des séances individuelles et propose aux jeunes des écoles de bad et élites des ateliers à thème pour les accompagner dans leur progression badistique.

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merci à tous les A la buvette Avec l’instauration de l’entracte lors des rencontres N2 à domicile, les spectateurs et supporters peuvent enfin investir la buvette sans rien rater du spectacle badistique offert par les joueurs de deux équipes. Revers de la médaille – l’augmentation de la fréquentation de la buvette a imposé à notre service restauration une présence plus importante et un choix plus large de denrées alimentaires. Ainsi Patricia et sa brigade se décarcassent tout au long de la saison comme le père Ducros pour accueillir, nourrir et étancher la soif des supporters locaux et ceux de l’équipe adverse. Mais leur mission ne s’arrête pas là. A l’issue de chaque rencontre, les courageux marmitons préparent le traditionnel, l’unique, l’inimitable pot de l’amitié « made in BCPF » qui rassemble les officiels, les bénévoles et les joueurs de deux équipes.

Ailleurs La vie du BCPF ne se limite pas aux seules journées N2. Des bénévoles, il en faut aussi ailleurs. Sur les TDP et les plateaux techniques, par exemple. C’est le domaine de Marc qui affectionne tout particulièrement le travail avec des jeunes badistes du BCPF. Grâce à son expérience de plusieurs années, Marc est devenu aujourd’hui le grand manitou des d’jeuns. Il maitrise tous les aspects du développement du badminton auprès des jeunes et comme Christian, lui aussi a su s’entourer des bénévoles disponibles et prêts à donner un coup de main au club.

Reines des sandwichs Faire un sandwich jambon beurre ordinaire ou avec quelques tranches de tomates, une feuille de salade et du Leerdammer, c’est tout un art, tout un savoir-faire que Karine et Pascale utilisent à bon escient pour nourrir les badistes bretons lors de la journée R1 à domicile. C’est une tâche simple, anodine, qui ne paie pas de mine et pourtant capitale lorsqu’on accueille chez nous l’élite régionale. Merci Karine et Pascale.

Ça va flasher Nous vivons dans une société où l’image instantanée tient une place très importante. Il est loin ce temps où il fallait attendre plusieurs semaines, voire mois, pour avoir enfin son portait peint par la main d’un artiste dont tout le monde s’arrachaient les services. Il est bien loin ce temps où le récit des exploits des chevaliers se transmettait oralement d’une génération à l’autre. Aujourd’hui, on se balade tous avec nos smartphones, nos boîtes à images, toujours prêts à dégainer pour immortaliser une rencontre, un plat dans un restaurant ou une manif des Gilets Jaunes qui dégénère. Même les émissions de radio cherchent à faire de la télé en proposant à leurs auditeurs de les suivre sur Internet. L’image tient une place importante et ce n’est pas notre bulletin ou les quelques 32000 photos disponibles sur notre site qui vont contredire cette réalité. On est dedans et cela jusqu’au cou. On l’assume d’ailleurs et on est vraiment fières de réussir à constituer de telles archives de la vie associative. Seulement, pour avoir des images il faut des photographes et bien que tout le monde soit équipé et capable, rares sont ceux qui s’y engagent et assument consciencieusement ce service d’utilité associative. Merci donc à Nathalie, le « number 1 » de la photo du BCPF qui est l’auteur de la majorité des photos que vous pouvez visionner sur le site du club et qui illustrent depuis des années Bad’news.

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bénévoles du bcpf Scorer La présence des scorers lors des journées N2 est une obligation inscrite dans le règlement du championnat. C’est un service extrêmement utile pour les joueurs présents sur le terrain mais aussi pour les spectateurs désirant suivre l’évolution du match. Mais scorer les matchs de ses potes du club est bien plus qu’une simple obligation règlementaire. Se retrouver en première ligne, à un pas du terrain, sentir la respiration, parfois le doute des joueurs, partager avec eux la joie de la victoire ou la frustration de la défaite, c’est une expérience unique dans la vie d’un jeune joueur de badminton. Merci à nos jeunes scorers qui contribuent à leur manière à la réussite des soirées N2.

Bénévole discret Parmi des qualités les plus citées du parfait bénévole (être solidaire, posséder une bonne capacité d’écoute, faire preuve d’empathie…) on oublie souvent une et non la moindre, celle qui donne à son service le parfum d’une vraie gratuité. Il s’agit de la discrétion. « Serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire » disait un certain JC bénévole à ses heures perdues il y a quelques 2000 ans. Didier fait justement partie de ces bénévoles discrets qui ne font pas de bruit, qui ne se la racontent pas. Il fait juste ce qu’il faut, se trouve à l’endroit où on a besoin de lui et il aide le plus simplement à porter, rouler, ranger, déplacer sans attendre les applaudissements, sans donner des interviews et sans poster sa photo sur Facebook lorsqu’il a fini de rouler un tapis. Sacré Didier !

Rudy bénévole Comme il n’y a pas d’âge pour apprécier à sa juste valeur et bien sûr sans modération une Häagen-Dazs vanille noix de macadamia, il n’y a pas non plus d’âge pour devenir bénévole comme en témoigne cette photo prise lors de la J3 de N2. Car dans le bénévolat, ce n’est pas seulement la taille ou la force de bras qui compte. Ce sont aussi, et même avant tout, la disponibilité et l’envie d’aider. Qu’on soit petit ou grand, c’est la taille de notre cœur qui fait de nous des êtres capables de donner gratuitement aux autres.

Bénévole anonyme Dans la grande panoplie des divers services bénévoles du BCPF, il y en a un complétement à part dont la gratuité est exemplaire au vu de l’anonymat de la personne qui l’effectue. On voudrait, une fois de plus, exprimer toute notre gratitude à celui ou celle qui donne la vie (quel beau service) à notre boule de poils préférée. C’est une mission difficile sans trahir l’identité de ce bénévole en or. Alors, sans vendre la mèche, permettez-moi juste de lui remettre d’une manière symbolique un « Smashy d’or » pour l’ensemble de son œuvre. Etre Smashy n’est pas donné à tout le monde. Le faire à fond en donnant le meilleur, inonder de sa bonne humeur Justy Specker, nouer un lien fort avec les supporters, épater la galerie avec son revers, il faut le faire. Alors merci à notre Smashy et à la personne qui lui donne vie.

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merci aux bénévoles Joueurs et bénévoles On parle souvent de leurs exploits sportifs individuels ou collectifs, mais les joueurs de la N2 savent aussi mettre la main à la pâte quand cela est nécessaire. Loin de se prendre pour des stars inaccessibles du volant, les jeunes joueurs de la N2 ont la capacité, une fois la rencontre terminée, à se transformer en simples bénévoles. Au dernier coup de raquette, quand le jeu s’arrête, quand le score et le sort sont définitivement scellés, les joueurs changent de casquette. Tout le monde se sent concerné, tout le monde aide comme il le peut. C’est dans l’ADN du BCPF de former de bons joueurs mais aussi des hommes et femmes citoyens capables de s’engager demain et de donner gratuitement de leur énergie et de leur temps.

Président bénévole Etre bénévole est un engagement qui demande de la disponibilité et du temps. Mais quand on est président d’une association on ne compte plus le temps, ni l’énergie non plus d’ailleurs. On les dépense sans compter à tout va comme s’ils étaient inépuisables comme nous, autrefois. Etre président te bouffe tout ton temps tonton; remplace les soirées « Ligue de Champion » par des CA et réunions. Même en vacances doigts de pied en éventail, tu y penses dans ta tête, tu y travailles. Comme une épicerie fine dans le XIIIème tu es « open » 24 sur 24 heures et sept jours de la semaine. Jamais un saut d’humeur, jamais de parole de travers, toujours prêt à bien faire et de bonne humeur. C’est peut-être pour cela que les gens ne s’y bousculent pas en trouvant des milliers d’excuses, des tonnes de raisons pour laisser aux autres les joies et les « emmerdes » d’être président. Alors, il faut saluer Jean-Mi comme il se doit pour son « boulot » bénévole à plein temps d’être président.

Fidèle au poste Il existe différentes typologies de bénévoles. En fonction de la durée de l’engagement, par exemple, on retrouve dans nos associations des bénévoles ponctuels, d’un jour et ceux qui s’inscrivent dans la durée. Nous ne sommes pas tous appelés à coordonner ou à prendre des décisions. C’est ainsi qu’il y a des bénévoles dirigeants et des bénévoles dirigés qui donnent du corps aux décisions prises en amont. Si on prend en compte l’étendue de leurs activités, on distingue facilement des bénévoles polyvalents et ceux qui se spécialisent dans l’accomplissement d’un service précis. Après avoir été notre Saint Bernard approvisionnant en eau potable des sportifs en pleine compétition ; après avoir effectué de nombreux scorings, et quelques plats de pâtes, il semblerait que Christine ait trouvé une place de choix qui lui va comme un gant. Depuis plusieurs journées N2 elle gère en effet la billetterie et la boutique du BCPF en faisant preuve à la fois de rigueur et d’une grande qualité d’accueil indispensables pour un tel service.

Trésorière en or On a beau être une association loi 1901 à but non lucratif, on a besoin de sous comme tout le monde pour faire avancer le schmilblick associatif. Sans tune on ne pourra pas décrocher la lune. Sans argent, pas de volants. Sans pépettes, pas de compètes. Sans un kopeck on est à sec, donc pas de discothèque, pas de voyage à la Mecque ni de steak au barbec, mec. Un sou est un sou et il faut en prendre soin. Au BCPF c’est Lydie, notre trésorière, qui veille au grain du soir au matin.

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Bénévoles de l’ombre Dans la grande famille des bénévoles du BCPF il y a de la place pour tout le monde y compris pour des bénévoles invisibles. Dans la discrétion et quasi l’anonymat, Valérie et Simon accomplissent des tâches d’utilité associative en contribuant à la réussite de Bad’news. Si vous ne trouvez que très peu de fautes d’orthographe dans le bulletin, si son contenu est toujours politiquement correcte, c’est parce que Valérie a lu et a re-lu les textes en y apportant des indispensables corrections. Si vous arrivez à comprendre des phrases à rallonge sans en perdre le fil conducteur, c’est parce qu’elle a placé ici et là des points et des virgules qui leur donnent du rythme, qui les structurent. Si le bulletin est agréable à lire, si les affiches communiquent bien, c’est parce que Simon y a mis du sien. Il y a laissé sa touche personnelle, sa marque de fabrique, qu’il y a laissé exprimer son talent et sa sensibilité en réalisant une mise en page qui lui ressemble.

Parlons peu, parlons bien… L’homme est un être de parole, un « parlêtre » disait Jacques. Mais en cherchant trop le mot parfait, l’adjectif qui colle au plus près de la réalité, on finit par la noyer cette réalité, par l’ensevelir sous une épaisse couche de synonymes, d‘oxymores, d‘énumérations ou autres périphrases. Alors qu’il suffit parfois juste une expression du visage pour faire passer le message. Voici donc la première interview économe en mots de notre bulletin. Question : Comment ça s’est passé pour la R3 lors de cette première partie de la saison ?

Question : Penses-tu qu’il soit possible, avec beaucoup de travail et un peu de réussite, que la R3 finisse mieux la saison qu’elle ne l’a commencée ?

La D5 de Saint Etienne Dans la joie et la bonne humeur, la D5 de Saint Etienne poursuit son chemin vers le…maintien. Et oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, il y en a qui se plaisent là où ils sont et ils sont prêts à se battre pour continuer à y être. Ça vous surprend ? Pas moi. Regardez un hêtre. Il est content d’être hêtre et à aucun moment de son existence il ne se mit à rêver de devenir un chêne liège de Provence.

Des mauvaises langues diront que cela manque d’ambition, d’envergure, que c’est de la « loose ». Peu importe ! Tant que les plaisirs de jouer et d’être ensemble restent intacts, ils vont continuer nos Stephanais à se battre sans rien lâcher sur le terrain ni à la troisième mi-temps où ils expriment tout leur talent, pour rester en D5, évidemment.

Ça se déplace, Ignace ?

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Le déplacement au badminton est capital. Qu’on soit petit ou grand ; ZZ-topesque ou rasé de près ; poussin sorti de l’œuf ou vieux briscard né en 49 ; qu’on s’entraîne à Fougères, St Etienne ou Livré ; debout fier comme un paon ou sur ses quatre roues chauffées à blanc, on travaille tous le déplacement. Avec le déplacement, on n’en fait jamais trop et il faut en avoir sous le capot, comme Serge et Julien, pour ne pas lâcher le morceau. En avant toutes, et puis en arrière. Une fois, deux, trois, tant qu’il y a de l’essence dans le moteur. Les roues surchauffent sur le bitume, mais il n’y a pas de temps pour changer de pneumatique. Ici, c’est pire qu’en Formule 1, mais Serge et Julien ne lâchent rien. Y a pas d’autres solutions, d’autre choix, le badminton, c’est comme ça.


Putain de sa race… Quand l’émotion nous déborde sur le terrain de badminton ou ailleurs d’ailleurs, notre langage a curieusement tendance à déborder, lui aussi, du cadre rigide posé par les convenances et politesses d’usage. Et pour un sport inventé par des « Britishs » very à cheval sur les codes sociaux et la « gentleman attitude », cela fait comme une tache bien grasse sur le beau plastron blanc de la haute société de South Gloucestershire. Il n’empêche, rares sont les gros mots qui s’échappent de la bouche d’un badiste enragé par ses contre-performances ou la chance insolente de son adversaire. Au contraire, à quelques exceptions près, les badistes rivalisent d’inventivité et de créativité pour donner à l’expression de leur frustration un contenu à la fois puissant et politiquement correcte. On entend alors ici et là les cris du désespoir : « je joue comme une brêle » ; des conseils de bon sens : « arrête de faire des fautes, merde ! » ; des encouragements : « bouge un peu, feignasse ». Mais pour Jean-Louis bercé par la poésie d’Yves Jamait, sensible aux vers de Batlik et non insensible aux verres de Maison La Mauny de 30 d’âge, il fallait trouver quelque chose d’original, d’unique, de personnel. C’est ainsi, à la surprise générale, qu’est né « Bordel d’Adèle ». « On ne s’y attendait pas du tout » avoueront ensuite ses camarades de bad surpris par la violence glaciale de cette expression hors de commun. « On ne l’a pas vue venir. On l’a prise de plein fouet en pleine gueule un jeudi soir à Bonabry. Bordel, why not, mais pourquoi d’Adèle ? En hommage à celle qui est morte au rayon charcuterie chez Edouard ? Ou plutôt celle qui braille au téléphone ? Et pourquoi pas «Crotte Charlotte » ou « Nase Anastase » tant qu’on y est ? Des questions qui resteront sans réponse à moins que l’intéressé lui-même y apporte davantage de lumière.

Youna en N2 Avec l’absence prolongée de Justine et le retour progressif en douceur à la compétition de Mélanie, Youna est devenue cette saison titulaire en l’équipe N2. Une promotion, certes ; une reconnaissance de sa progression, évidemment ; un signe de confiance du staff à son égard, bien entendu ; mais également une grande responsabilité et un vrai challenge qu’est celui d’affronter des joueuses évoluant pour la plupart depuis plusieurs saisons en championnat N2. Alors quelquefois « stressée comme une bille » ; parfois malade et fiévreuse ; souvent marquée par l’effort ; de temps en temps frustrée par le manque de réussite ; de temps à autre dégoûtée par les volants traitres s’envolant impunément hors du terrain ; Youna essaie faire de son mieux. Elle ne se pose pas de questions et va direct au charbon avec courage et abnégation. Le reste, les victoires et les lauriers de la gloire viendront avec un peu de patience et beaucoup de travail.

Good job René Je ne sais pas vous mais moi je trouve que ces deniers temps les articles de la Chronique concernant le BCPF retracent vraiment bien la physionomie des rencontres N2. Pour bien rendre compte d’un événement, la moindre des choses c’est d’y être présent et de préférence jusqu’au coup de sifflet final. C’est la base du travail journalistique. René est toujours présent quand la N2 joue à domicile et il lui arrive même de l’accompagner à l’extérieur comme c’était le cas à Sartilly lors de la J4 du championnat. Mais si être au cœur de l’événement c’est déjà pas mal, cela n’est pas suffisant.

Faut-il encore comprendre les tenants et les aboutissants, le fameux « QQOQCCP » - Quoi, Qui, Où, Quand, Comment, Combien et Pourquoi. René n’hésite pas à questionner le coach, le capitaine et les autres joueurs pour s’approcher au plus près de la vérité. Et puis, afin de mieux sentir les tensions, mieux partager les perfs et les déceptions, René a su créer des liens avec les joueurs, le staff et quelques fidèles supporters. Mettre ensuite tout sur le papier n’est au final qu’une formalité. Bon boulot René.

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Même pas peur Minime deuxième année et pensionnaire du Campus d’Excellence Sportive de Dinard, Marco a rejoint cette saison l’équipe R3 du BCPF. Le plus jeune du collectif, Marco n’a eu aucune difficulté à s’intégrer dans un groupe dont la moyenne d’âge avoisine les 18 ans. Avec ses qualités techniques et sa condition physique affûtée à Dinard, Marco s’est vu confier rapidement la responsabilité du simple 1. Il en remporta deux sur quatre face aux seniors souvent plus grands, plus robustes que lui en confirmant par la même occasion une évidence badistique : ce n’est pas la taille qui compte sur le terrain de bad. A ces deux belles victoires en simple, il a ajouté deux autres en double homme en nous confiant au passage : « Affronter des grands ne me fait plus peur. Ça me fait des nouvelles expériences et me permet aussi de ne pas rencontrer toujours les mêmes joueurs ».

Yes, I can ! Quand on suit, ne serait-ce qu’un peu, les résultats de nos équipes régionales et nationale, on ne peut pas s’empêcher de remarquer le nombre impressionnant des matchs disputés en trois sets (46 sur 136 matchs, un match sur trois depuis le début de la saison) et très souvent perdus sur le fil au troisième set avec des scores très serrés jusque dans les ultimes coups de raquette : 24-26 pour le SH2 de Loann, 2628 pour le SD1 de Tiffen, 21-23 pour le SH2 de Killian et le double homme Daniel / Ronan. Cela prouve d’une part que nos joueurs font jeu égal avec leurs adversaires et ceci est plutôt rassurant. Mais en même temps, on voit que les matchs en trois sets tournent clairement à l’avantage de nos adversaires qui montrent davantage de calme et de sérénité dans ces moments tendus. Les states parlent d’elles-mêmes : 4 matchs gagnés sur 14 en N2 (28,5%), 4 sur 17 en R1 (23,5%) et 4 sur 15 en R3 (26,6%).

D’où vient cette fébrilité, cette fragilité chez nos joueurs ? Le BCPF est un club formateur, c’est incontestable. Nous savons transmettre à nos jeunes joueurs le difficile art du maniement de la raquette. On leur enseigne des kills, drives, brushs, spins, slices, reverse slices et autres coups magiques qu’ils finissent par exécuter avec l’aisance d’un Axelsen ou d’un Momota au sommet de leur art. Ils maîtrisent sur le bout des doigts la tactique du double et du mixte, la grande diagonale et le côté distal de leurs adversaires. Ils savent tout faire (ou presque), le geste est beau, la chorégraphie parfaite, l’attitude fair-play exemplaire et pourtant quand on les voit aborder certains matchs on a l’impression qu’ils manquent cruellement de confiance en eux. Je ne peux pas m’empêcher de penser ici à Montaigne en voyant nos jeunes avec leurs têtes bien pleines du savoir badistique mais pas suffisamment bien faites pour affronter l’adversité et les stress qui les minent. Il est temps peut-être qu’on s’interroge au BCPF sur notre façon de leur apprendre la positive attitude « Yes, I can ». Certes, chacun a son histoire, son tempérament, mais avons-nous (éducateurs, coachs, parents) fait tout ce qu’il fallait pour cultiver chez nos jeunes ce sentiment de valeur, de grandeur ? Quant à la gestion du stress responsable du manque de lucidité, de la baisse d’énergie et des fautes à répétition, il ne manque pas de techniques et d’astuces performantes pour retrouver plus de sérénité, de calme afin d’améliorer la gestion de ce money-time qui nous apporte actuellement beaucoup de frustration. Et pourquoi pas la méditation ?

Ça fait du bien

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Il n’y pas de honte à se faire du bien surtout quand on a mal. Et quand on a mal, un seul réflexe - Saint Bernard. Il est toujours prêt à jaillir de son tube pour embaumer ce qui souffre, ce qui se contracte comme le majeur des gilets jaunes face à Manu et son gouvernement, ce qui se tend comme des relations diplomatiques au Moyen Orient, ce qui s’enflamme comme les passions à l’approche d’un PSG - l’OM. Mais pour le faire sortir de sa tanière, il faut saisir le Saint Bernard d’une manière ferme, autoritaire. Il ne reste ensuite plus qu’à l’étaler sur le corps souffrant de l’athlète avec douceur et tendresse en dissimulant entre les deux coups de Saint Bernard un petit message subliminal : « Je suis ton père ».


Et si on méditait ? by Patricia De ma place de spectatrice je regarde avec beaucoup de plaisir un match de badminton. Chaque match est un moment unique d’exploit physique, de technique parfois très maîtrisée, de mouvements ressemblant bien des fois à une chorégraphie de toute beauté et, bien sûr d’un tas d’émotions. Quelques fois, au cours de certains matchs, il me semble qu’un joueur n’affronte pas seulement un adversaire mais deux : celui en face et lui-même. Le deuxième étant aussi, voire plus redoutable que le premier. Depuis peu j’ai découvert la méditation en pleine conscience, la pleine présence à soi et à l’extérieur de soi. Cette pratique régulière m’apporte beaucoup et je ne peux que la recommander à tout un chacun, et pourquoi pas à des sportifs. D’abord situons cet art de vivre. La méditation en pleine conscience est enseignée depuis 2500 ans. Fondée sur l’amour, la compassion, la vérité et l’altruisme, cette pratique amène à la bienveillance envers soi et envers les autres. « Méditer, c’est rester présent, rien de plus, » disait le maître Jon Kabat-Zinn.* Accessible à tous (certains exercices sont proposés dès la maternelle dans des écoles en France), la médiation pratiquée régulièrement, même 10 minutes par jour, apporte une multitude de bienfaits sur la santé physique et mentale : réduit le stress et l’anxiété, favorise l’attention, régule l’humeur et les émotions, développe la concentration, diminue les réactions impulsives et développe l’estime de soi et la confiance en soi. Méditer permet de mieux connaître nos modes de fonctionnement, notamment de l’esprit, mais également nos réactions automatiques liées à l’émotion, pour nous ouvrir à de nouveaux choix. Ça y est, vous êtes partant ? Voici un exercice très simple et passe-partout pour commencer : pendant trois respirations, pleinement ressenties, nous relâchons les tensions du corps et de l’esprit. Nous redevenons plus tranquilles et plus libres. Cela pourrait être utile sur le terrain au 3ème set à 20/19, n’est-ce pas ? *La Pleine Conscience d’Elisabeth Couzon, ed. Eyrolles

Ommmmm… Alors que l’on vient à peine d’évoquer l’idée de la méditation en voici un qui n’a pas attendu le top départ pour se lancer en solitaire à la découverte de son intérieur. Rapha, pionnier de la méditation, on aura vraiment tout vu cette saison. Il va aller loin ce gosse. Il est vraiment précoce.

N2 en balade Comme la saison précédente, l’équipe une du BCPF évoluant en championnat national se déplacera à travers le pays de Fougères en allant à la rencontre des licenciés des différentes associations. Les objectifs de ces déplacements sont toujours les mêmes : faire connaitre la pratique du haut niveau et créer des liens entre tous les licenciés du BCPF quel que soit leur niveau de pratique du badminton. L’intention est très claire : encourager les licenciés du BCPF à venir aux rencontres N2 à Fougères. Bien que très appréciées, ces soirées N2 n’arrivent pas, hélas, à faire venir davantage de nos licenciés dans les gradins de Justy Specker pour soutenir et applaudir l’équipe phare du club composée pourtant à 100% de jeunes sportifs formés au club.

Cause toujours… Parmi ses nombreuses qualités : bonne humeur quasi permanente, esprit de camaraderie, capacité d’accepter une défaite sans s’énerver, gentillesse, combativité sur le terrain de bad, application dans ses cours à l’école et j’en passe et des meilleures (la liste est loin d’être exhaustive), Natty en possède une qui lui permet facilement de se connecter à l’autre, de nouer des relations avec le monde entier. Elle n’est pas du tout timide, parle facilement avec tout le monde. Plutôt bavarde, Natty n’a pas la langue dans sa poche, de là à dire qu’elle a la langue bien pendue…

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Y a pas que le bad dans la vie… Natty est un as de la raquette. Du haut de ses 12 ans et déjà plusieurs années d’apprentissage du badminton, elle la maîtrise et la manie comme une pro. Elles sont devenues inséparables, des sœurs jumelles, Black & Decker, Charline & Vanhœnacker. Voulez-vous que je vous le dise, elles sont devenues comme cul et chemise. Mais quand l’hiver arrive, quand la neige blanchit nos barbes et nos campagnes, Natty nous rappelle ce vieux dicton emprunté aux chemins de fer : une raquette peut en cacher une autre. Alors Natty laisse de côté le badminton et son attirail (volant, short, filet et baskets) à l’exception de la raquette qui pour l’occasion change de casquette. Elle enfile sa combinaison rouge qui lui donne une belle allure et surtout double son volume. Elle met son bonnet rouge coiffé d’un pompon et part en expédition à travers des plaines blanches scintillantes de milliers d’étoiles et silencieuses comme le désespoir. Car même si on l’aime, il n’y a pas que le bad dans la vie, ce n’est pas moi, c’est Natty qui le dit : « L’année dernière, je suis allée au ski, j’ai essayé des raquettes au pieds et je trouve ça quand même plus difficile qu’une raquette à la main. En plus, c’est galère à mettre car ça tombe tout le temps alors que le badminton, tu prends ta raquette et tu es prêt. Quand on les utilise, ça craque sous les pieds et c’est rigolo !!! Et aussi quand on en fait, on voit des paysages magnifiques mais bon quand on fait du badminton on s’amuse alors j’adore les deux mais j’ai une préférence pour le badminton. »

Perdu de vue Badiste de longue date ; spécialiste du double peaufinant inlassablement son art badistique grâce aux multi-volants distribués généreusement par Mike lors des entrainements vétérans ; bénévole engagé ; jeune et vaillant pilier de « La Vieille Garde » ; Christophe était un supporter fidèle ne ratant que très rarement une occasion de soutenir l’équipe 1 du BCPF. Et puis un soir, c’était un samedi soir, j’en suis sûr, Christophe a disparu ou plus précisément, il n’est pas apparu dans les gradins de Justy Specker. Sa place est restée désespérément vide tout au long de la rencontre, et puis la rencontre suivante et celle d’après aussi. Un être vous manque et tous les gradins sont dépeuplés dirait Guillaume s’il était supporter du BCPF. Que s’est-il passé dans la vie de Christophe pour l’éloigner d’une manière aussi radicale des gradins de Justy ? Serait-il débordé pas ses activités professionnelles en cette période de réchauffement climatique ? En fan inconditionnel de Justine, aurait-il du mal à venir encourager l’équipe N2 privée de sa joueuse phare ? Serait-il allergique à la nouvelle couleur des gradins de Justy ? Tout le monde n’aime pas forcement l’orange. Aurions-nous fait ou dit quelque chose qui aurait froissé ce grand sensible ? On l’ignore. Quoi qu’il en soit, il nous manque ! Alors Christophe, si tu nous lis ou entends, reviens vite, sans toi, ce n’est pas pareil.

Le bad, c’est « comme ça » Il y a un tas de choses chouettes, « comme ça » dans la vie : une bain dans l’océan sous le coup de minuit ; une glace au caramel beurre salé sur la terrasse d’un café savourée entre amis ; une feuille de papier bulle qu’on peut éclater et ré-éclater à l’infini ; un plat de cannelloni ou des tortellini ; une émission de Laurence Bocolini ; un pot de Nutella vidé en catimini ; une rencontre du troisième type avec les ovnis ; un autostoppeur au bord de la National 338 à hauteur de Quevilly ; la fidélité jusqu’au dernier souffle de Clyde et Bonnie ; des jeunes mariés radieux sortant de la mairie ; les aventures d’Asterix d’Uderzo et de Goscinny ; « La vie est belle » de Roberto Benini ; la tchatche légendaire de Patrice Dherbilly sans oublier le badminton pratiqué entre amis, n’est-ce pas Christine ?

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Chapeau bas remplaçantes ! L’absence prolongée de Justine et l’indisponibilité ponctuelle de Mélanie ont bouleversé quelque peu en début de saison la constitution des équipes types du BCPF. Cette situation bien particulière a donné lieu à une forme de jeu de chaises musicales en obligeant certaines joueuses à effectuer des remplacements dans les divisions supérieures. Alors, même si la saison est loin d’être finie, on voudrait déjà dire merci à Camille, Loelia et Maena pour le coup de main qu’elles ont donné en R3 et R1. Ça n’a pas été facile pour elles d’affronter des adversaires souvent plus fortes et d’enchaîner des défaites et pourtant elles l’ont fait avec beaucoup de courage et de combativité. Elles ont fait de leur mieux tout en profitant de cette expérience pour progresser dans leur pratique du badminton.

Comme avant Pour certains, le temps semble s’arrêter. Les années passent et on les retrouve toujours à la même place, dans les gradins de Justy ou ailleurs en train d’admirer leurs enfants jouant encore et toujours au badminton. On dirait qu’elles n’ont pas bougé d’un pouce, assises côte à côte comme à la belle époque où tout était encore possible. Les sujets de conversation restent à peu de choses près les mêmes. Ça parle de cuisine, de confiture de mûres et de permaculture, du stress au boulot et des petits bobos qui avec le temps deviennent de plus en plus importants. Ça parle pour tuer le temps en attendant de pouvoir accompagner au badminton leurs petits-enfants.

R1 – bilan mi-saison Après trois journées et six rencontres du championnat régional, l’équipe R1 du BCPF se retrouve à la sixième place de sa poule. Au cours de ces premiers mois de la saison, les fougerais ont récolté 12 points en remportant une rencontre et en s’inclinant à cinq reprises avec tout de même deux bonus défensifs. En regardant à la loupe les prestations individuelles de la réserve du BCPF, on s’aperçoit que, comme la saison précédente, ce sont indiscutablement les filles qui tiennent la baraque R1. Malgré sa baisse de régime en simple à l’approche des fêtes de fin d’année, Tifenn reste l’élément essentiel de l’équipe avec 75% de matchs gagnés (9/12). Myriam n’est pas loin avec un taux de réussite avoisinant 60%. Chez les garçons, malheureusement, les résultats ne sont pas au RDV. La réussite fuit notre double homme (Antoine/Killian) pourtant fort sympathique (1 double gagné sur 6). Malgré un bon niveau de jeu et une technique impeccable, Victor a toujours autant de mal à garder son calme et sa lucidité dans des moments cruciaux ce qui le pénalise en terme de résultats largement décevants par rapport à son potentiel. Antoine n’a toujours pas retrouvé les jambes de ses 18 ans qui sont pourtant l’élément clef de son style de jeu. La combativité est bien là, le coup d’œil et la malice aussi, mais face aux adversaires exigeants et mieux physiquement, cela ne passe pas, du moins pour le moment (1/12). C’est Killian qui s’en sort le mieux en remportant quatre matchs lors de six rencontres. La deuxième partie de la saison s’annonce passionnante.

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Contorsionnistes du bad L’art d’être contorsionniste n’est pas réservé aux seules arènes du cirque, au plateau du Grand Cabaret ou de l’Incroyable Talent. Le contorsionnisme se pratique aisément dans des endroits et situations si peu probables. Des millions de Français expriment leur savoir-faire de contorsionniste en rentrant tous les mois dans leur budget écrasé par les loyers, l’alimentation, les charges, l’essence, le textile, les loisirs de leurs enfants, les soins médicaux, les remboursements bancaires et j’en oublie certainement. Des associations de défense des minorités autrefois invisibles (aujourd’hui plus ou moins visibles) font des pieds et des mains pour tordre le cou aux idées reçues discriminatoires et injustes. C’est une forme de contorsionnisme comme une autre. Des badistes, eux-aussi, avec leur souplesse et flexibilité légendaires savent se mettre en quatre pour épater la galerie, pour faire le spectacle. Je vous laisse plutôt admirer leurs exploits.

La compo gagnante La composition d’équipe est un point important lors d’une rencontre de championnat, qu’il soit départemental, régional ou national. Une bonne compo qui tente à exploiter les faiblesses de l’équipe adverse peut vous faire gagner la rencontre. Seulement, on ne connait par la compo d’en face et c’est bien là que le bât blesse ou, comme le dirait Idefix en visitant les Grandes Galeries de l’Evolution du Muséum National d’Histoire Naturelle, c’est là qu’est l’os. Faire la compo est un exercice de démocratie participative. Certes, le coach donne son point de vue mais ce sont les joueurs qui réfléchissent ensemble, qui pèsent le pour et le contre d’un mixte expérimental, qui tâtonnent et échafaudent des hypothèses et des scénarios plausibles afin que le ou la capitaine puisse trancher en connaissance de cause.

Mots mêlés by Corentin

Mots-Mêlés spécial Nationale 2 Retrouve dans cette grille les prénoms et noms des joueurs et coach de l’équipe de Nationale 2 du BCPF, ainsi que le nom des six clubs qui composent la poule du championnat.

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Santé ! L’alcool et le sport ne font pas bon ménage, c’est évident. N’empêche, le sport est un moyen de choix pour promouvoir des trésors du terroir et de la gastronomie locale. Il était donc archi-normal pour un tournoi se déroulant dans les vignes bordelaises d’offrir aux vainqueurs de la compétition un petit souvenir AOC du pays. C’est ainsi que notre jeune Marco a rempli la cave d’Isabelle en s’imposant dans le tableau mixte en compagnie de Kathell Desmots-Chacun de Quimperlé. Belle récompense à consommer tout de même avec modération.

Le bad et la philo Cette fois-ci, c’est le principe mondialement connu de Friedrich qui a capté notre attention : « Ce qui ne me tue pas, me rend plus fort ». Comme par hasard, cette affirmation est arrivée au même moment que l’immense découverte de Louis (environs 1855) qui allait révolutionner notre façon de nous soigner. Car le principe du vaccin est tout à fait semblable à la maxime de Nietzsche. On introduit dans le corps humain ou animal d’ailleurs, une petite dose de virus pour que le corps devienne plus résistant. D’après Freddy, les traumatismes et l’adversité peuvent être bénéfiques en accroissant la force morale de la personne qui les subit. Ce propos n’est pas étonnant de la part de quelqu’un qui se prit longtemps pour Napoléon. Mais, est-ce toujours vrai ? Bien souvent les échecs et les épreuves à répétition entraînent une perte d’estime de soi, de confiance en soi. Du point de vue de Charles, notre ami évolutionniste, ceux qui survivent le mieux aux malheurs sont les plus forts. Certes, mais il faudrait voir si ce sont les malheurs qui les rendent plus forts ou bien leur force innée qui leur permet de s’en sortir mieux que d’autres. La théorie de Freddy fonctionne bien pour les petits soucis mais alors que dire des deuils, maladies, harcèlement, abus, dépression, pauvreté… Avec les années, les événements négatifs peuvent se cumuler et, pour certains, leur ôter tout espoir en l’avenir. Car ce qui ne te tue pas sur le coup, peut te tuer à petit feu. Quel enseignement alors pour nous les badistes ? D’avoir mal à l’entraînement ou lors de la préparation physique ne peut faire que du bien ensuite sur le terrain. Succomber à une blessure, être condamné à l’éloignement des terrains de badminton pendant un certain temps est une épreuve, surtout quand on est passionné de bad, mais normalement on s’en sort et on revient plus fort qu’avant. Subir une défaite, ce n’est rien. En subir deux, trois ou plus encore, ça fait partie de tous les sports, de toutes les compétitions. Les défaites nous rendent plus forts même si pour certains trop de défaites peuvent remettre en question leur motivation. Mais Freddy a dit aussi quelque chose d’essentiel au sujet de la pratique du badminton : « Tu dois devenir le badiste que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même ». C’est évident, il n’y a pas qu’un seul badminton. Le badminton est l’expression de celui qui le pratique. Notre bad doit nous ressembler. D’ailleurs quand on vient supporter l’équipe N2 on remarque bien toutes les différentes expressions du badminton pratiqué par nos joueurs. C’est pour cela que certains se retrouvent plus facilement dans tel ou tel autre joueur. Nous sommes tous uniques et notre badminton doit l’être aussi.

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Tout est bien... ...qui finit bien

service civique 2018/2019

Le petit doigt de Simon m’a dit qu’il était presque guéri et qu’il ne tardera plus à serrer à nouveau une manche de raquette mise au repos depuis belle lurette, enfin, depuis deux mois et demi. Pour éviter d’autres déconvenues, Simon a pris les résolutions qui s’imposent. 7 secondes et 49 centièmes de plaisir (le temps de la coupe d’une tranche de saucisson et de sa consommation chronométré par Maître Pat Atipatata huissier de justice) pour deux mois et demi de galère, ça n’en vaut pas la peine. Donc plus de saucisson, plus de charcutailles à la coupe, aïe, ou alors seulement un petit bout de celui qui fait « knack knack » entre les doigts lorsque la qualité est là. Nous avons expérimenté la saison dernière les avantages et les bienfaits de la présence d’un service civique. Valentin était le pionnier du service civique au BCPF. Cette saison, c’est Ronan qui s’y colle en s’investissant dans les divers secteurs de la vie associative. Ainsi Ronan gère actuellement une partie du site internet du club. Il s’emploie également à la communication et à la coordination de certains évènements internes du BCPF.

Le retour de Gavroche La casquette gavroche a vu le jour à la fin du 19ème siècle en Europe et en Amérique du Nord. Malmenée pendant un certain temps, elle revient à la mode et occupe aujourd’hui la place du couvre-chef préféré de célébrités comme Johnny Depp ou Drew Barrymore. Sans être dingue de fringues, accro aux chapeaux ou « never zapping » sur les Reines de shopping, nous ne sommes pas insensibles au BCPF aux grandes tendances vestimentaires. La « fashion week », ça nous connaît. Alors quand Constance et Manon se transforment en Gavroche, c’est Victor qui jubile. Et pour que la fête soit complète il ne manque juste qu’une petite chansonnette : On n’est pas des basketteurs, C’est la faute à Voltaire. On ne joue pas au casino, C’est la faute à Rousseau. On fait du bad à Fougères, C’est la faute à Voltaire. On n’est pas des blaireaux, C’est la faute à Rousseau.

On joue à Justy Specker, C’est la faute à Voltaire. C’est là qu’on fait notre show, C’est la faute à Rousseau. On préfère les tapis verts, C’est la faute à Voltaire. Ça fait bien plus écolo, C’est la faute à Rousseau. La gagne est notre caractère C’est la faute à Voltaire. Ce n’est pas du pipeau, C’est la faute à Rousseau.

Lenny et Dany Jour après jour Lenny nous étonne par sa facilité d’apprentissage et sa rapidité de progression dans sa pratique du badminton. Il a vraiment du talent, ce petit qui va vite devenir grand. IL faut dire aussi qu’il s’entraîne sérieusement, qu’il écoute les consignes du coach et les met en pratique. Il apprend aussi beaucoup en regardant jouer les grands, ceux de la N2 et particulièrement Daniel dont il est fan depuis toujours. Chaque fois que cela est possible, Lenny est ravi d’échanger quelques volants avec Dany. Et nous, en spectateurs, on savoure ce moment de bonheur où le petit et le grand partagent la même passion.

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L’équipe de la rédaction vous remercie rédacteur en chef

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Mise en page : Simon Roszczypala

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Le nouveau partenaire du BCPF Pour votre plus grand confort, votre hôtel Ibis Rennes Cesson est situé à 10 minutes en voiture, du centre historique de Rennes, à proximité du centre sportif de Cesson Sévigné, accès direct aux rocades. Une réception ouverte 24h/24h, notre équipe vous accueille dans un espace moderne et design. Un espace travail est à votre disposition, avec accès WI-FI offert ainsi qu’un bar avec de nombreux produits. Toutes les chambres sont accessibles par un ascenseur et disposent d’une connexion Wi-Fi gratuite, d’une télévision à écran plat et d’une salle de bain privative. Nous disposons de 76 chambres dont 3 accessibles aux personnes à mobilité réduites. Un petit-déjeuner buffet composé de viennoiseries, céréales, pâtisseries, charcuteries, fromages, boissons chaudes et froides..., est servi chaque matin à l’Ibis Rennes Cesson. Un parking privé, gratuit et réservé à la clientèle de l’hôtel. Chaque jeudi soir : afterwork & concerts de 18h à 21h (hors vacances scolaires). Au plaisir de vous accueillir prochainement !

Ce bulletin a été imprimé par nos soins. Ne pas jeter sur la voie publique.

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