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No 12 | décembre 2011

3e année | 4 parutions par année

Option H

daNs cette éditioN PoNt-rouge Un grand projet mixte pour la Praille Quelle politique immobilière pour Lausanne ? L’interview de Grégoire Junod L’architecte du mois Laurent Geninasca

GENEVA BUSINESS AREA

Le pont est symbolisé par la superposition du carré rouge et du nom du projet. La signature du logo est placée à gauche pour éclairer le carré qui devient l’élément central du logo. C’est un élément extrêmement fort et reconnaissable qui peut-être décliné facilement sur une multitude de supports (signalétique, circulation, print, web…).

PONT ROUGE


sommaire

Option H PONT

Créer Le DéBaT, mÊme LorsQU’iL DéraNGe L’édito de Jean-Jacques morard ROUGE

GENEVA BUSINESS AREA

Le pont est symbolisé par la superposition du carré rouge et du nom du projet. La signature du logo est placée à gauche pour éclairer le carré qui devient l’élément central du logo. C’est un élément extrêmement fort et reconnaissable qui peut-être décliné facilement sur une multitude de supports (signalétique, circulation, print, web…).

PONT ROUGE

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QUeLLe poLiTiQUe immoBiLière poUr La ViLLe De LaUsaNNe ? L’interview de Grégoire Junod

DroiT DU BaiL Caractère abusif du loyer initial : qui porte le fardeau de la preuve ?

L’arChiTeCTe DU mois Laurent Geninasca

appreNDre poUr eNTrepreNDre Les séminaires et cours de la sViT school

L’éCoNomie immoBiLière s’orGaNise présentation du sViT romandie


édito

Joyeuses Fêtes !

Jean-Jacques morard Président du SVIT Romandie

La grande famille du SVIT a terminé son année en fanfare. D’abord, le séminaire organisé par la SVIT School le 23 novembre dernier, consacré à la bulle immobilière, a provoqué un débat animé au sein de la profession mais également dans les médias romands et alémaniques. Une nouvelle fois, on a pu constater que l’avis des praticiens ne recoupe ni celui des économistes ni celui des autorités de surveillance des marchés financiers. Dans le désordre, il y a ceux qui s’inquiètent, ceux qui dédramatisent et ceux qui serrent d’ores et déjà la vis. L’avenir dira qui avait raison. Ensuite, le 12 décembre dernier, le SVIT Romandie a fait salle comble avec sa conférence-débat sur la politique du logement dans la capitale vaudoise. A cette occasion, le nouveau Municipal lausannois Grégoire Junod a pu mettre un point sur les « i » du mot « immobilier ». Dans cette livraison d’immobilia.info, vous pourrez lire une interview dans laquelle ce dernier résume sa position et ses principaux arguments. Quelles seront les conséquences de cette politique volontariste sur les projets concrets de la cinquième plus grande ville de Suisse ? Encore une fois, l’avenir le dira. Avec ces deux manifestations, le SVIT est resté fidèle à la mission qu’il se donne depuis ses débuts : créer le débat, même lorsqu’il dérange, sur tous les aspects qui comptent dans l’économie immobilière. Le nombre croissant de nos membres et l’intérêt toujours grandissant que rencontrent nos manifestations sont autant d’encouragements à poursuivre sur cette voie. Et je m’engage, au nom du Comité du SVIT Romandie, à jouer encore ce rôle d’agitateur d’idées en 2012. Au terme d’une année riche d’activités – la nouvelle version iPad de cette lettre d’information n’étant pas la moindre de nos fiertés –, il me reste à vous souhaiter à toutes et à tous de très belles Fêtes et une année 2012 remplie de succès dans vos vies professionnelles et privées. Très bonne lecture à toutes et à tous,


actualité

GENEVA BUSINESS AREA

Le pont est symbolisé par la superposition du carré rouge et du nom du projet. La signature du logo est placée à gauche pour éclairer le carré qui devient l’élément central du logo. C’est un élément extrêmement fort et reconnaissable qui peut-être décliné facilement sur une multitude de supports (signalétique, circulation, print, web…).

PONT ROUGE

La vertu urbaine de PONT-ROUGE Avec le canton de Genève et la commune de Lancy, les CFF vont créer à la Praille un nouveau quartier mixte d’ici à 2017. Edgar Bloch

Le projet Pont-Rouge, c’est la porte d’entrée du PAV, le projet qui va changer le visage de Genève d’ici à dix ans. Situé à la Praille, anciennement nommé SOVALP, le secteur Pont-Rouge s’étend sur 97’000 m2 autour de la gare de Lancy-Pont-Rouge. C’est le deuxième plus important projet urbanistique pour les CFF, derrière celui de Zürich Hauptbahnhof. « C’est le plus grand aménagement connexe au CEVA, future liaison ferroviaire reliant Genève à Annemasse », confie Yves Jacot, chef de projet de CFF Immobilier. Les travaux de ce tronçon ont d’ailleurs débuté à mi-novembre.


En deux mots, le projet développé par les CFF, propriétaire du terrain, en partenariat avec l’Etat de Genève, prévoit que 122’000 m2 soient affectés à des activités autour de la gare, comprenant des bureaux, des magasins et des lieux de loisirs et qu’au minimum 57’000 m2 seront consacrés à des logements, dont le nombre devrait avoisiner 550. Enfin, 5’000 m2 sont dédiés aux équipements publics. Ainsi une école sera construite par le Canton et la commune de Lancy. « Nous nous appliquons à travailler avec les autorités et le voisinage pour parvenir à mettre sur pied des espaces publics cohérents », poursuit notre interlocuteur. Il y a six ans, l’aménagement de ce périmètre a fait l’objet d’un concours d’idées et d’un mandat d’études parallèles. A l’unanimité, le jury avait retenu le projet de l’équipe Workshop, pilotée par le bureau Strata architecture à Carouge, comprenant notamment des ingénieurs civils, des acousticiens, des ingénieurs en circulation et des experts immobiliers. Un concours d’architectes portant sur les cinq bâtiments du secteur a été lancé le 1er avril 2011, avec une procédure prévue en deux phases. La première, qui vient de se terminer, a mis en concurrence une vingtaine de bureaux d’architecture. Les résultats sont attendus en janvier. « A cette date, un avant-projet sera engagé pour se terminer fin 2012. » Yves Jacot déroule le calendrier. Le projet de construction est prévu pour 2013 et la délivrance des permis de construire l’année suivante. Viendra le temps des soumissions précédant le temps du premier coup de pioche pour le début du chantier en 2015. « Notre objectif consiste à mettre en service une partie des bâtiments en même temps que l’ouverture de la ligne du CEVA, attendue à mi-décembre 2017. » Bien sûr que des impondérables ne peuvent être exclus. Un recours de l’ASLOCA a été déposé. Celle-ci se plaint du manque de logements sur la surface prévue aux activités. « Les recherches menées dans le cadre du développement ont démontré que ce n’est pas adéquat à cet endroit », affirme Yves Jacot. Mais c’est la seule opposition observée pour un projet de cette envergure. Selon les prévisions de Citec Ingénieurs Conseils SA, mandataire de service spécialisé dans la modélisation des réseaux de transport, on s’attend à 50’000 mouvements par jour autour du site dès 2030. A titre de comparaison, ils s’élèvent actuellement à 115’000 à Cornavin. On en oublie presque que le site s’articule autour d’une gare. « Celle-ci constitue certes un élément important, un peu à l’instar du chauffage dans une maison. En définitive, c’est quand même la maison qui tient le rôle essentiel. Dans le projet Pont-Rouge, c’est la qualité urbaine. »


On s’attend à 50’000 mOuvements par jOur autOur du site dès 2030.


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122’000 m2 serOnt affeCtés à des aCtivités autOur de la gare.


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interview

« Les investisseurs sont les  bienvenus s’ils respectent certaines règles » Entré en fonction à la Municipalité il y a quelques mois, Grégoire Junod, en charge du logement de la Ville de Lausanne, explique sa stratégie immobilière, en particulier pour l’écoquartier des Plaines-du-Loup, dans le cadre du projet Métamorphose.


Edgar Bloch

La pénurie de logements est préoccupante à Lausanne. Un mot sur cette situation insatisfaisante. l La pénurie est très forte depuis 2001. Le taux de logements vacants était alors de  0,4 %, il a aujourd’hui chuté autour de 0,1 %. Cette situation provoque une explosion  des prix à la location et à la vente. Ces cinq dernières années, le prix des loyers a  grimpé de 12,5 %, 4 à 5 fois plus que le coût de la vie. Sur le marché de la vente,  la même tendance se confirme avec une hausse des prix de l’ordre de 60 % dans  le même laps de temps.  Les besoins sont donc généraux ? l Oui. Si l’on admet que chaque ménage ne devrait pas consacrer plus de 25 %  de son revenu net pour un toit, le loyer médian des nouveaux logements mis sur  le marché à Lausanne devrait se situer autour de 230 francs le m2, soit à moins  de 2000 francs par mois pour un 100 m2. Un quart de la population, de condition plus modeste, ne peut payer plus de 170  francs le m2 pour un appartement. Enfin, un dernier quart est, lui, en mesure de  contribuer à des loyers de plus de 275 francs le m2, voire d’accéder à la PPE. Ces  chiffres sont des ordres de grandeur, mais ils donnent une bonne photographie  des revenus et des moyens de la population lausannoise. Quelle doit être la politique municipale ? l L’essentiel de ce qui se construit sur le marché privé est destiné à de la PPE ou des appartements chers. La Ville de Lausanne doit donc jouer un rôle correctif sur les  parcelles qui lui appartiennent et veiller à répondre aux besoins de la population.  Dans le cadre du programme « 3000 logements », en cours de réalisation, nous  n’y sommes pas trop mal parvenus : le loyer moyen des nouveaux appartements  se situe justement autour de 230 francs le m 2. Et quel est l’objectif pour le futur écoquartier des Plaines-du-Loup dans le cadre du projet Métamorphose ? l Nous tenons à garantir une mixité sociale et voulons construire pour toutes les  couches de la population, des milieux aisés aux plus modestes. Toutefois, au vu  des prix de la construction, la vraie difficulté et le véritable enjeu consistent à  proposer une offre suffisante à la classe moyenne qui ne peut profiter des mécanismes d’aide à la pierre.


Vous voulez donc construire moins cher ? l Dans la mesure du possible, oui. Mais c’est difficile, car les exigences énergétiques élevées de l’écoquartier pèsent aussi sur le prix. Nous voulons surtout une  offre de logements qui soit fondée sur les coûts, sans rendements excessifs et sans  pression spéculative. A Zurich ou Bienne, le taux de logements d’utilité publique  est de l’ordre de 25 %. En moyenne, le logement d’utilité publique offre des loyers  de 20 à 25 % inférieurs à ceux du marché libre, tout en garantissant des rendements  raisonnables aux investisseurs, le plus souvent des coopératives. Une telle politique n’exclut-elle pas certains investisseurs ? l Tous les investisseurs seront les bienvenus, pour autant qu’ils respectent certaines  règles, notamment en termes de limitation des rendements et de contrôle des loyers  sur la durée. La Ville de Lausanne doit garder un œil sur le développement immobilier des parcelles qui lui appartiennent et qu’elle remet en droit de superficie. Allez-vous développer des moyens d’incitation à l’égard des investisseurs privés ? l Dans le marché actuel où le sol est si rare, ce n’est pas nécessaire. On constate  d’ailleurs aujourd’hui que des investisseurs institutionnels s’intéressent à créer  des sociétés d’utilité publique. Une telle évolution me réjouit beaucoup. Dans le cadre de Métamorphose et de l’écoquartier, nous serons en effet particulièrement attentifs aux questions de rendement et de contrôle des plus-values  pour garantir des loyers raisonnables, mais aussi en raison d’un autre aspect dont  tout le monde n’a pas conscience : le développement immobilier du quartier devra  financer des investissements publics colossaux (équipements sportifs, écoles, routes,  parking, etc.). Lausanne songe d’ailleurs à la création d’une société publique de  valorisation et de développement. Les fameux trois tiers (un tiers subventionné, un tiers contrôlé, un tiers libre) seront-ils respectés ? l Il faut plutôt raisonner en termes de loyers cibles : un tiers de logements pour les  milieux modestes, un gros tiers pour les classes moyennes, et le troisième tiers en  locatif ou PPE pour des catégories sociales plus aisées. Il faut d’abord définir quels  milieux nous souhaitons attirer en direction des Plaines-du-Loup, puis choisir les  investisseurs en fonction du programme retenu. La Municipalité, appuyée par le  Conseil communal, souhaite, par exemple, qu’un tiers des terrains soit réservé à  des coopératives d’habitation. Elle entend cependant laisser la place ouverte aux  investisseurs, dans le cadre évidemment des règles évoquées plus haut.


Bossons 2’189 habitants 1’351 emplois

Bois-Gentil / Cassinettes 3’475 habitants 290 emplois

Ancien-Stand 961 habitants 200 emplois Plaines du Loup Existant: 95 habitants 486 emplois Supplémentaires: 6’500 habitants 3’500 emplois

Quartier Existant: 6’720 habitants 2’327 emplois Future: 13’220 habitants 5’827 emplois


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Droit Du bail

loyer initial abusif : la traduction en français du Commentaire SVit porte ses premiers fruits en Suisse romande.

AnAïs nAescher

Me Peter Burkhalter a été mandaté pour écrire un avis de droit sur le thème du fardeau de la preuve du caractère abusif du loyer initial. Ces efforts ont été soutenus par Me Isabelle Salomé Daïna qui s’est étroitement penchée sur cette question, notamment en s’appuyant sur la jurisprudence et la doctrine suisse alémanique. Cet avis pourrait remettre en question la charge du fardeau de la preuve.


Ce thème fait actuellement l’objet de débats en Suisse romande, notamment depuis que la Chambre des recours du Tribunal cantonal a rendu un arrêt en octobre 20081 dans lequel il attribuait le fardeau de la preuve du caractère abusif du loyer initial au locataire qui le contestait. La charge du fardeau de la preuve est supportée par la partie qui allègue un fait dont elle entend déduire un droit. Dans le cadre d’une contestation du loyer initial, c’est ainsi au locataire de supporter le fardeau de la preuve étant donné qu’il souhaite obtenir une modification du loyer. Le Tribunal fédéral confirme cet avis. Selon lui, le fardeau de la preuve dans le cadre d’une contestation du loyer initial incombe au locataire, cela n’excluant toutefois pas que la partie adverse – soit le bailleur – doive y collaborer et fournir les éléments qu’elle seule peut détenir. Cette jurisprudence ne concerne néanmoins que les cas où la contestation se fonde sur les motifs du rendement étant donné que le bailleur est le seul à détenir les pièces nécessaires à la preuve. Le caractère abusif d’un loyer s’apprécie quant à lui exclusivement en comparant les loyers pratiqués pour les objets semblables situés dans la localité ou le quartier. Il est généralement nécessaire de disposer de 5 éléments de comparaison présentant les mêmes caractéristiques que le logement litigieux quant à l’emplacement, la dimension, l’équipement, l’état et l’année de construction. Le locataire est ainsi amené à présenter des objets de comparaison en vue de prouver le caractère abusif du loyer convenu par rapport à ceux du quartier. Par les motifs invoqués, le locataire détermine le cadre du débat judiciaire. Dans le cas où le locataire ne mentionne pas de motifs de contestation, le cadre du débat judiciaire est alors déterminé par les motifs invoqués par le bailleur. Ce dernier ne peut se prévaloir d’autres motifs de hausse que ceux qui figurent sur la formule officielle. Le locataire a toutefois le choix de porter l’examen du loyer initial sur d’autres motifs que ceux invoqués par le bailleur. Il ne manque à l’heure actuelle pas grand-chose afin d’aboutir à une jurisprudence commune sur cette question controversée. Cet avis de droit a ainsi pour but d’éclaircir la jurisprudence actuelle et de mettre cette dernière sur la bonne voie afin de pouvoir combler cette lacune juridique. L’avis de droit peut être consulté en tout temps sur le site du SVIT Romandie ou en cliquant sur la pastille ci-dessous.

http://www.svit.ch/fileadmin/ user_upload/SVIT_Romandie/ PDFs_SVIT/Le_fardeau_de_la_ preuve_du_caract%C3%A8re_abusif_du_loyer_initial.pdf

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www.svit-romandie.ch

arrêt du 1er octobre 2008 du tribunal cantonal vaudois, S. c/C.M.S et M.S, 439/i.


architecture

Laurent Geninasca s’intéresse à La reLation qui Lie un projet à son environnement toute prise de position contient une histoire, comme dans un scénario de film. c’est elle qui donne du sens au projet et offre une plus-value au niveau du ressenti.

Edgar Bloch

« L’architecture est à l’image de celui qui la produit. » En compagnie de son associé  Bernard Delefortrie, Laurent Geninasca l’a rappelé, il y a quelques jours, lors de  l’inauguration de l’exposition et de la publication Singulier Pluriel *, à l’Institut  d’histoire et de théorie de l’architecture à l’EPF de Zurich. « Tous les projets que  nous y exposons sont à la même échelle pour souligner la variété des programmes  auxquels nous avons fait face. A titre d’exemple, le chalet de mon associé prend   place dans les toilettes du stade », souligne l’un de ses concepteurs, qui a contribué  au projet de la Maladière, à la fois bâtiment et écrin, devenue image de référence  de Neuchâtel.


La rencontre avec son partenaire a débuté en 1989, où après avoir décroché le  premier prix pour l’hôpital de Neuchâtel, il l’invite « à venir fêter sa victoire ». S’ensuit  un long processus sinueux, marqué de collaborations fugaces, qui ne débouchera  qu’en 1996, année où les deux compères décident, enfin, serait-on tenté de dire,  de créer le bureau Geninasca Delefortrie. « Ce besoin de s’associer, d’échanger entre deux personnalités d’origine, de culture  et de nature différentes – suisse et belge –, démontre l’envie partagée de dépasser  ses propres convictions, en prenant le temps », a expliqué Laurent Geninasca à  Zurich. En chiffres, le résultat est probant. Après quinze ans d’un travail commun qui a  débouché sur 104 projets et 43 réalisations, l’enseigne compte 25 collaborateurs,   dont 18 architectes. Dernier signe de cette reconnaissance grandissante, Geninasca  Delefortrie a été le seul bureau suisse retenu pour participer au mandat d’étude  parallèle pour l’agrandissement de l’aéroport de Genève pour 300 millions. Par  ailleurs, Laurent Geninasca nous confie avoir remporté ce printemps, en compagnie  d’un bureau français, le projet de construction de l’hôpital Riviera/Chablais : montant 250 millions. C’est aussi la récolte d’honneurs, une double distinction romande  d’architecture récoltée en 2007 et 2011, des prix obtenus en Allemagne et en Belgique ou encore en 2008 un très honorable 28ème rang au classement BauNetz qui  départage les meilleurs architectes du monde entier selon le nombre d’articles  publiés sur leurs réalisations. UNE CERTAINE LIBERTÉ D’ÊTRE À NEUCHÂTEL Apparemment, s’établir au pied du Jura est loin de représenter un obstacle à la  renommée. « Pour de jeunes architectes, il est sans doute plus facile de se lancer dans  une petite ville, où il y a moins de concurrence et où l’on peut se faire connaître  plus rapidement. Le risque de la petite ville, c’est aussi de se laisser enfermer  par une forme de notabilité locale, de s’embourgeoiser, et aussi d’être étiqueté à   l’extérieur comme un architecte provincial. Nous avons heureusement pu dépasser  cette situation et acquérir une véritable reconnaissance. A partir de là, j’ai le sentiment qu’être installés à Neuchâtel nous donne une certaine liberté par rapport  aux chapelles qui peuvent exister dans les grandes villes où tout le monde s’épie »,  note Laurent Geninasca dans sa monographie. Les choses n’allant pas toujours de soi, la démarche des deux associés se veut  proactive. Tant pour le concept du projet d’Expo.02 que pour le stade de football où,  après avoir bien réfléchi, ils convainquent le responsable de la ville de l’époque,  un certain Didier Burkhalter, de la nécessité de le coupler avec des commerces  pour réaliser un bâtiment multifonctionnel. 


« C’est notre côté entrepreneur », relève notre interlocuteur. Nous nous inscrivons  toujours dans une démarche contextuelle. Devant un projet, nous nous intéressons  à la fois au programme demandé – un stade, une usine, un immeuble d’habitations,  etc. – et au site dans lequel celui-ci s’inscrit. L’architecture n’est pas intéressante  pour elle-même, mais par sa relation à son environnement. » LA CONTRADICTION ENTRE UN PROGAMME ET UN CONTEXTE Dans l’esprit du Neuchâtelois, chaque lieu possède une signification différente.  Toute prise de position sur un projet de sa part et de celle de son associé contient  une histoire, comme dans un scénario de film qui met en lien le programme et le  site. C’est elle qui donne du sens au projet et offre une plus-value au niveau du  ressenti.  La contradiction qui peut déboucher entre un programme et un contexte n’est pas  si facile à lever. Ce défi est apparu, par exemple, pour la salle triple de sport de  Riveraine, sise derrière la Maladière et proche de l’ancien port. Par son implantation, son orientation et sa volumétrie compacte, le projet s’inscrit de manière à  rééquilibrer le site. Son enveloppe extérieure perpétue l’esprit du lieu : les éclairages  zénithaux apparaissent comme des coques de bateaux inversées, le bardage en  bois équarri rappelle les hangars alentour, alors que la façade d’entrée dégage  un caractère institutionnel.  La même logique a prévalu pour la rénovation de l’IDHEAP, à Chavannes-prèsRenens. La conversion de ce bâtiment industriel et quelconque dans la banlieue  lausannoise en un institut prestigieux n’allait pas de soi. « Nous avons gommé les  défauts du bâtiment d’origine, sans le renier, et l’avons réinterprété d’une manière  contemporaine pour le rendre précieux. De plus, nous avons proposé un dispositif  intérieur, à mi-chemin entre le bureau paysager et le bureau individuel qui offre aux  chaires de cette institution un caractère unique », explique Laurent Geninasca. Toutefois, on aurait tort de ne voir ce bureau porter ses efforts que sur les réalisations d’importance. « Les petits projets peuvent se révéler grands », précise-t-il.  Par exemple, la passerelle de 30 mètres de long, construite sur les gorges de  l’Areuse, proche de Boudry, sculpture organique, ondulant pour mieux entrer en  écho avec une nature exceptionnelle fait aujourd’hui référence dans le monde  de l’architecture.

www.gd-archi.ch * geninasca delefortrie architectes. Singulier Pluriel, alberto alessi, infolio editions.


Nous avoNs gommé les défauts du bâtimeNt d’origiNe, saNs le reNier, et l’avoNs réiNterprété d’uNe maNière coNtemporaiNe pour le reNdre précieux.


la coNversioN de ce bâtimeNt iNdustriel et quelcoNque daNs la baNlieue lausaNNoise eN uN iNstitut prestigieux N’allait pas de soi.


Nous avoNs proposé uN dispositif iNtérieur, à mi-chemiN eNtre le bureau paysager et le bureau iNdividuel qui offre aux chaires de cette iNstitutioN uN caractère uNique.


« il N’était pas questioN de gommer l’histoire, mais de traNsformer uN bâtimeNt iNstitutioNNel usuel eN uNe sorte de graNd loft du savoir » (citatioN tirée de siNgulier pluriel).


la passerelle de 30 mètres de loNg, coNstruite sur les gorges de l’areuse, sculpture orgaNique, oNdule pour mieux eNtrer eN écho avec uNe Nature exceptioNNelle.


pour la salle triple sports de riveraiNe, sise derrière la maladière, par soN implaNtatioN, soN orieNtatioN et sa volumétrie compacte, le projet s’iNscrit à rééquilibrer le site.


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Accueil, café et croissants

9.00

Construire un site Internet de dernière génération, compatible iPhone et iPad Christian Berlovan Directeur | Procab studio

9.45

Réaliser une documentation de vente professionnelle en trois clics de souris Nicolaas Wertenbroek Fondateur | Immoserver

10.30 Utiliser un CRM pour gérer ses contacts et ses mandants de manière efficace Patrick Maillard Directeur | Immomig SA 11.00 Pause 11.45 Quel portail pour annoncer vos objets ? Bertrand Mingard Directeur Régional | homegate.ch Cédric Rochat Sales Director Romandie | ImmoScout24 Christophe Ravel Directeur commercial | Groupe ImmoStreet Robert de Heer Head of operations | home.ch

Les courtiers l’ont tous compris : dorénavant, leur terrain de jeu, c’est Internet. Aujourd’hui, en effet, dans l’écrasante majorité des cas, la recherche d’un bien immobilier se fait sur le web. D’où la nécessité absolue de construire son propre site et de maîtriser parfaitement les outils électroniques tels que portails, moteurs de recherche, CRM, tablettes et smart-phones. Des instruments parfois très sophistiqués qui ont pour caractéristique commune d’évoluer sans cesse. Dans ces conditions, pour rester dans le coup, il est indispensable de régulièrement mettre à jour ses connaissances. Avec ce séminaire consacré aux techniques les plus pointues et les plus récentes du marketing immobilier, les courtiers pourront acquérir un savoir-faire précieux et directement utilisable dans leurs relations quotidiennes avec leurs contacts et leurs mandants.

Ce séminaire est organisé en partenariat avec l’Institut pour le droit suisse et international de la construction de l’Université de Fribourg.

Public cible

12.45 Déjeuner Google & Cie : quelle stratégie sur les moteurs de recherche ? 14.00 Tout savoir sur le référencement naturel Diego Artieda Online Marketing Manager - Search Marketing Expert | Virtua SA 15.00 Tout savoir sur les liens sponsorisés Stéphane Perino Directeur | Agence Virtuelle SA

Courtiers, gérants, architectes, ingénieurs, propriétaires privés et institutionnels, experts immobiliers, promoteurs immobiliers, régisseurs, avocats, notaires, fiduciaires, experts fiscaux, experts comptables, banquiers et tous les professionnels de l’immobilier qui veulent approfondir leurs connaissances du marketing immobilier.

Prix du séminaire CHF 550.– (+TVA) CHF 350.– (+TVA) pour les membres du SVIT Romandie Sont compris : présentations des conférenciers sous format électronique, accueil café-croissants, pause café et repas de midi. Les inscriptions aux séminaires de la SVIT School se font désormais exclusivement sur

16.00 Fin

www.svit-school.ch/inscription

Sponsors

http://www.homegate.ch

L’avenir de l’immobilier passe par Internet

http://www.swisscaution.ch/fr/accueil

Par souci de lisibilité, nous utilisons le masculin générique, mais il va de soi que ce document s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes.


cours

Cours d’introduction à l’économie immobilière

Le Cours d’introduction à l’économie immobilière est le point de départ d’une carrière dans l’immobilier. Il propose aux participants une formation générale complète et leur permet d’acquérir les bases fondamentales en matière de gérance, de droit, d’expertise, de courtage, de marketing et de comptabilité. Son but est d’abord de donner une vue d’ensemble de l’économie immobilière à ceux qui débutent dans le domaine, soit au terme de leur apprentissage, soit après une réorientation professionnelle. Plus de détails

http://www.svit-sres.ch/fr/svit-sres/cours/cours-dintroduction-a-leconomie-immobiliere.html

Session printemps 2012 - du 1er février au 25 avril 2012 (6 journées de formation) Inscription en ligne http://www.svit-sres.ch/fr/svit-sres/cours/cours-dintroduction-a-leconomie-immobiliere/inscription-en-ligne.html


cours

Cours menant aux Brevets fédéraux Module gérance conduisant au Brevet fédéral de gérant/e d’immeubles Mai 2012 – septembre 2013

Module estimation conduisant au Brevet fédéral d’expert en estimations immobilières Automne 2012 – printemps 2014

Module courtage conduisant au Brevet fédéral de courtier en immeubles printemps 2013 – automne 2014

Module promotion conduisant au Brevet fédéral de promoteur immobilier Automne 2013 – printemps 2015

Félicitations aux 14 candidats de la SVIT School ayant obtenu leur brevet fédéral de gérant d’immeubles en décembre 2011. Pour la deuxième fois, la SVIT School se distingue par un taux de réussite aux examens fédéraux supérieur à la moyenne.

Tous les détails

http://www.svit-sres.ch/fr/svit-sres/cours.htmlt

Inscription en ligne

http://www.svit-sres.ch/fr/svit-sres/inscription-online.html

un bravo tout particulier à Gaël loriol, qui décroche les meilleurs résultats de toute la volée !


svit romandie Le SVIT Romandie est l’antenne romande de l’Association suisse de l’économie immobilière (SVIT Suisse). Créé en 2006, le SVIT Romandie compte aujourd’hui 120 membres et couvre l’ensemble des métiers qui constituent l’« économie immobilière » (gérances, experts immobiliers, promoteurs, courtiers, investisseurs, consultants, entreprises générales, facility management, banques, agents d’affaires, architectes, ingénieurs, avocats et notaires). Il offre ainsi une plateforme unique de réseautage entre partenaires potentiels.

missions principales du svit romandie Garantir la qualité dans les diverses pratiques professionnelles du domaine de l’immobilier ; Défendre les idées et les intérêts des professionnels de l’immobilier ; Proposer une formation de qualité pour garantir la relève.


agenda Découvrez la vidéo du SVIT-Plenum 2011 à Genève

SVIT Forum de Pontresina

2 - 4 février 2012

Assemblée générale

mai 2012


comité Les membres du Comité du SVIT Romandie ont pour ambition d’offrir progressivement aux membres romands les prestations déjà disponibles en Suisse alémanique et au Tessin.

Jean-Jacques Morard Président

Martin Dunning Vice-président

Lorenzo Pedrazzini Membre fondateur

Peter Burkhalter Membre fondateur

Stéphane Giacomini Membre fondateur

Olivier Forestier Membre fondateur

Yvan Schmidt Membre

Cédric Barde Membre

Marc Comina Secrétaire général

Karin Joergensen Joye Secrétaire générale adjointe

Johana Herrera Assistante


Un PeU d’Histoire BilanSvitRom_DEPLIANT.qxd:GABARIT_SUR_COUVERTURE.qxd

23.9.2008

14:19

Page 1

Association suisse de l’économ

LES DÉBUTS

Le Tessin rejoint l’association.

Zurichois et Bernois fondent le Schweizerischer Zentralverband der LiegenschaftenBerufsvermittler (ZLBV). L’association est née.

1933

LA QUALITÉ (DÉJÀ)

L’O

L’association met en place une formation qui débouche sur le titre d’Agent immobilier diplômé.

1934

LE JOURNAL

1935

L’a mem interna imm

1937

1941

1953

Lucerne, puis les autres cantons de Suisse centrale rejoignent l’association.

Une année après sa création, l’association se dote de son propre journal, le «LiegenschaftenBerufsvermittler». En 1946, il sera rebaptisé «Immobilia».

LA RÉFORME Le ZLBV révise complètement ses statuts et devient le Schweizerischer Verband der Immobilien-Treuhänder (SVIT).

Les deux Bâles et la Suisse orientale rejoignent l’association.

Soleure entre dans l’association.

Acte d’adhésion de Lucerne


www.svit-romandie.ch

Editeur responsable | Marc Comina Ont participé à ce numéro | Edgar Bloch, Jean-Jacques Morard, Anaïs Naescher, Karin Joergensen Joye, Johana Herrera Design graphique | Nicolas Tschanz, www.ceramiko.ch Relecture | Edith Grunberg Conception application et diffusion | www.bbhgraphic.com

Adresse | SVIT Romandie, Rue Centrale 10, 1003 Lausanne

immobilia.info No 12  
immobilia.info No 12  

Immobilia.info est la lettre d'informations du SVIT Romandie, l’antenne romande de l’Association suisse de l’économie immobilière (SVIT Suis...

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