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LE QUOTIDIEN HIER T’ÉTAIS OÙ? CE SOIR TU FAIS QUOI?

LE QUOTIDIEN DES BARS EN TRANS / JEUDI 09 DÉCEMBRE 2010 / #1

« Adolescent, je m’habillais tout le temps en rouge » MY LITTLE CHEAP DICTAPHONE - page 2 « Au collège, t’es bon en cours ou en sport. On a choisi la musique » THE OCTOPUS - page 3 « On aime se détruire le cerveau avec des amplis 200 watts ! » AQUA NEBULA OSCILLATOR - page 4

INCROYABLES TALENTS entre un comptoir, une paire d’enceintes, un nœud de câbles et un public chauffé à blanc qui une fois vaincu en redemande encore comme un gladiateur qui demanderais luimême à ce qu’on l’achève. Les vrais talents, ils sentent la sueur, ils sont à bout de forces une fois le concert fini et tremblent encore quand les guitares rendent leur dernier soupir. Le vrai talent c’est le larsen qui vous vrille les tympans et crée un pont vers l’artiste,

le groupe, le DJ ou le MC. C’est le manque que l’on ressent quand le son s’arrête et qui vous pousse chaque année à revenir remplir les arrières salles des bars rennais transformant chacun en un tout tourné vers un seul désir, une seule passion : le live, le vrai. Une fois que vous l’aurez vécu, vous le saurez. Vous saurez que Michel le camionneur en lycra qui jongle avec des tronçonneuses enflammées et Cynthia l’apprenti

Lââm qui rappe en verlan n’ont vraiment pas grand chose à voir avec le talent. Ni avec la passion. Ni avec le live. Et encore moins avec les Bars en Trans. À DEMAIN. MARC AUMONT

Directeur la publication/ LE : Yann Hamon / Coordination Marc Aumont#1 / Maquette et mise en page : Benjamin Le Bellec / Rédacteurs : Eleves de l’IEP de Rennes / Photographes : Eleves de MJM Design JEUDI 09deDÉCEMBRE QUOTIDIEN DES BARS: EN TRANS Directeurs de publication : Armel Talarmain, Philippe Le Breton et Bruno Vanthournout

© Nastasia Payet

Ouais, ok vous allez vous dire « c’est quoi cette année les Bars en Trans ? t’as vu v’la titre de la une ? ». Bon, ok on a un peu joué la provoc, histoire de vous titiller les neurones tant qu’il est encore temps. Parce qu’en fait les incroyables talents, ils ne sont pas sur les chaînes de télé dans les émissions vite faites mal faites qu’on vous sert à longueur d’année. Les talents, les vrais ils sont ici. Dans les bars. Coincés

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MY LITTLE CHEAP DICTAPHONE « ...adolescent, je m’habillais tout le temps en rouge... »

Comment est né votre idée d’un opéra-pop ? Comment cet album s’est-il construit autour de la vie de Brian Wilson ? L’idée était de proposer quelque chose d’un peu différent, plus qu’un simple concert, recréer une atmosphère particulière. C’est pour cette raison qu’on s’est entouré de professionnels pour composer une pop plus symphonique. Pour ce qui est de Brian Wilson, l’idée était de prendre un artiste torturé, en lutte contre ses démons intérieurs. Les étapes psychologiques de la vie d’un artiste, c’est quelque chose de très fascinant je trouve. L’esthétique du groupe est-elle importante, avec les couleurs noires, blanches et rouges notamment que l’on retrouve chez votre autre projet Hollywood Pornstars ? Je pense que c’est la caractéristique du groupe comme je l’ai dit de proposer un univers fort, et le nôtre est fortement

© le-hiboo.com

Pour commencer, pourriez vous nous décrire un peu l’actualité de My Little Cheap Dictaphone aujourd’hui ? Je pense qu’on peut parler de nouveau départ pour le groupe, puisqu’on vient de sortir un deuxième album assez différent du premier. C’est une sorte d’opéra-pop sur la vie de Brian Wilson, où on essaye d’intégrer des arrangements symphoniques, des vidéos, ce genre de choses.

inspiré par l’estéthique 50s, le noir & blanc de cette période. C’est une esthétique que l’on aime mettre en avant dans nos spectacles. On aime toucher à tout, que notre musique puisse être reliée au spectacle, au divertissement, à la photographie, à la vidéo. Quels sont les groupes qui vont ont influencés dans cette voie particulière ? Les Flaming Lips par exemple ? Oui c’est un groupe qu’on aime beaucoup, on aime leur côté théâtral. On aime aussi beaucoup Mercury Rev, David Bowie également. Quel est l’artiste dont vous admirez la carrière et avec lequel vous aimeriez collaborer sur un futur album ? J’aimerais beaucoup collaborer avec Tom Waits, c’est un artiste que je trouve

extrêmement intéressant, mais ça reste du domaine du rêve… Ça me paraît vraiment idéaliste.

actuel, Ghinzu ? Est-ce pour vous justifié ? Pas tellement, je pense qu’on fait des choses très différentes. Peut-être étaitce un peu plus le cas pour le premier album, mais l’opéra-pop est très éloigné du rock abrasif de Ghinzu.

Vous êtes très prolifiques musicalement parlant. Quel était l’intérêt pour vous de passer de My Little Cheap Dictaphone aux Hollywood Pornstars? Rupture ou continuité des projets ? On est toujours ouvert à l’exploration de nouvelles voies musicales. Sur mon autre projet Hollywood Pornstars, l’idée est plus celle d’un divertissement rock, assez brut. Ce sont deux voies que j’aime conserver.

Du coup, y’a-t-il des groupes qui vous inspirent actuellement en Belgique ? Il y a Dan San qui est signé chez JauneOrange, le label que j’ai créé, et qui jouera également aux Bars en Trans cette année. Et puis il y a aussi un nouveau groupe que j’aime beaucoup, The Experimental Tropic Blues Band, qui est très proche du style de John Spencer Blues Explosion.

Votre album a recu beaucoup de critiques très positives vous comparant notamment à l’emblème du rock belge

Quelle place accordez vous respectivement au

PLAN

live et au studio ? Je pense qu’il s’agit de deux choses très différentes, j’aime l’idée de ne pas se donner de limites en studio, surtout pour notre nouvel album. On a parfois des morceaux qui comportent plus de 250 pistes, avec parfois une cinquantaine d’instruments différents par morceaux ! En live, on se sert plus des ordinateurs pour synchroniser tout ces instruments avec les vidéos.

voir My Little Cheap Dictaphone en concert en quelques mots ? Eh bien je pense que si le public veut voir quelque chose d’original, un concertspectacle qui change de l’ordinaire ou bien veut se déconnecter du réel pendant un petit moment, My Little Cheap Dictaphone est sans doute ce qu’il vous faut !

Pourquoi avoir choisi le pseudonyme de Redboy ? C’était lorsque j’étais adolescent, je m’habillais tout le temps en rouge, et de manière assez simple, je me faisais appeler «Redboy», c’est resté.

LE MUSEUM CAFÉ JEU.09 DEC. 20h - 8 € + APPLAUSE +VISMETS

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PROG DU SOIR 1 LE BAR’HIC 20h 24, Place des Lices 5 €

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LE MUSEUM CAFE 20h

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LE PAPIER TIMBRE 19h

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12, Rue Duhamel 8 €

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39, Rue de Dinan 3 € 9 LA PLACE 20h 7, Place du Champ Jacquet 5 €

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LE SAMBRE 20h 34, Rue d’Antrain 5 €

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www.barsentrans.com

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Du 9 au 11 décembre, retrouvez l’actualité des Bars en Trans sur Radio Campus Rennes (88.4), Alter1fo. com, Tv Rennes, la Ferarock, Canal B (94.0) et sur

rue de Brizeux

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The Elektrocution The Octopus

2 LE CHANTIER 20h Grand Pianoramax feat MikeLadd Niamato Orchestra 18, Carrefour Jouaust 3 € Fortune DJ Set 3 EL CUBANACAN 20h Anakronic Electro Orkestra 26, Av. du 41ème régiment 5 € Gipsy Sound System (Dr Schnaps) d’infanterie 4 LE DEJAZEY 20h Axel and The Farmers Eldia 54, Rue de Saint-Malo 5 € 5 LULU BERLUE 17h Tahin Maria Flase 2, Boulevard de la Liberté 0 € 6 LE MONDO BIZARRO 20h Jack of Heart Aqua Nebula Oscillator 264, Av. Général Patton 5 €

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Propos receuillis par Gautier Cobat

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LE VIEUX ST-ETIENNE 20h 43, Rue de Dinan 0 €

Mesparrow Fredrika Stahl Causette - Apero P.O.U.F Dissonant Nation Sarah W_Papsun Contreo Duo

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JEUDI 09 DÉCEMBRE / LE QUOTIDIEN DES BARS EN TRANS #1


KYRIE KRISTMANSON «...je suis beaucoup plus à l’aise lorsque je compose et que je chante toute seule...»

© D.R

Vous êtes originaires du Canada mais pourtant vous semblez très proche de la France. Est-ce un pays que vous aimez ? Oui beaucoup, je pense que c’est un pays qui m’a énormément marquée. Lorsque j’avais 18 ans, j’ai découvert la musique médiévale française, c’était vraiment un énorme coup de coeur, la première forme de chansons profanes qu’étaient les chansons d’amour des troubadours. Du coup, je suis partie faire mes études à Lyon dès que je l’ai pu. C’est à partir de là que j’ai rencontré mon label actuel No Format et des artistes très talentueuses comme Emilie Loizeau notamment. Vous avez déjà rencontré le public rennais ? Non jamais, j’ai déjà visité un peu la Bretagne, je suis déjà allée à St Malo mais je ne suis jamais venue à la rencontre du public rennais.

arrivée à ce style musical minimaliste, parfois a capella ? Je pense que c’est la manière la plus spontanée et naturelle pour moi de composer. Il n’y a pas besoin d’artifices, d’arrangements de guitares. Je peux travailler sur ma voix, Comment en êtes vous aller directement à l’essentiel

en privilégiant la mélodie. Vous avez joué avec des groupes avant ou préférez pour l’instant porter vos projets en solo ? J’ai participé à un groupe de rock lorsque j’avais 16 ans. C’était génial, c’était

un univers très excentrique et je m’amusais beaucoup en chantant avec eux, mais je me suis vite rendue compte que j’étais incapable d’écrire des chansons pour un groupe. Je suis beaucoup plus à l’aise lorsque je compose et que je chante toute seule.

En vous écoutant, on pense parfois à des groupes contemporains comme les ‘Kings of convenience’. Est-ce que vous vous reconnaissez dans cette comparaison ? Vous vous sentez proche de certains groupes ou artistes ? Kings Of Convenience, pas trop, je ne connais pas du tout. De manière générale, je suis très intéressée par les univers particuliers, les voix qui osent beaucoup de choses. A ce titre j’aime beaucoup PJ Harvey, Sinead O’Connor, Patti Smith, Sophie Hunger avec qui j’ai déjà joué et qui est vraiment géniale sur scène. J’aime aussi beaucoup la chanson française, Serge Gainsbourg et Brel notamment. Je suis très heureuse de travailler avec le label No Format, parce que cela me permet aussi de ne pas subir la pression des maisons de disques et de pouvoir vraiment faire ce qui me plaît. C’est important pour moi d’avoir pu enregistrer mon

premier album sans avoir eu à faire de compromis. Avez-vous des nouveaux projets en attente pour la suite ? Il y a l’enregistrement de mon second album qui est en cours, mais aussi d’autres projets, par exemple nous avons travaillé cet été avec la Junior School of New York sur un arrangement pour quatuor à cordes de mon premier album, ce qui est vraiment fantastique. Mais sinon, les prochains mois seront plus consacrés à mon premier album. La tournée d’Origins Of Stars reste ma priorité pour l’instant. Propos receuillis par Simon Reyburn

LE PAPIER TIMBRE JEU.09 DEC. 19h - 5 € + MARIE FLORE

THE OCTOPUS «...au collège, t’es bon en cours ou en sport. On a choisi la musique...»

Pourquoi avoir choisi des pseudonymes ? L’idée vient d’un groupe dont on est proche, Billy Bullock and the Broken Teeth, c’est eux qui ont lancé l’idée de se donner des pseudos, un peu à l’américaine. Quelles sont vos principales influences ? Dans les groupes actuels, il y a surtout The Datsuns et

Mc Fly qui nous inspirent. Pour ce qui est des groupes moins récents, on peut citer Led Zep. Y a-t-il un groupe dont vous admirez la carrière ? Pas un groupe en particulier mais plutôt un personnage. On est des grands fans de Jack White, on le trouve vraiment intéressant. C’est incroyable d’avoir réussi dans autant de formations, tout en sachant que c’était toujours des succès. Il a un bon esprit et un style hors du commun. Vous avez un bar préféré à Rennes ? En fait on ne connait pas Rennes si bien que ça. J’ai simplement le souvenir d’une folle nuit dans un bar à strip tease. Enfin, il n’y avait pas vraiment de strip -teaseuse, disons que je me suis improvisé strip-teaseur d’un soir…Par contre, on a hâte de jouer au Bar’Hic, dont on a eu de très bon échos.

© D.R

Pourriez vous nous parler un peu de la façon dont est né The Octopus ? Tout a commencé au collège, c’est venu petit à petit. On n’avait pas forcément le projet de monter un groupe au début. Au collège, soit t’es bon en cours, soit t’es bon en sport. Comme on était mauvais dans les deux on a décidé de faire de la musique. C’est comme ça qu’on a commencé à jouer ensemble. C’est seulement après plusieurs répétitions que l’idée de monter un groupe, de faire des concerts, de composer des morceaux, nous est venue.

Et c’est comment de jouer du rock en Bretagne actuellement ? C’est plutôt marrant. Votre meilleur souvenir de concert ? Le meilleur, ça serait un concert quand on avait 14-15 ans au Café de la Pente, dans le centre de la Bretagne. On nous avait

VENEZ SOUTENIR LES GROUPES DECOUVERTS SUR SFR JEUNES TALENTS

Ce soir dés 17h à Lulu Berlue

TAHIN MARIA FLASE (Rennes / Cold-pop lyrique)

donné un peu à boire, on n’avait pas l’habitude à l’époque, c’était la folie sur scène, on s’est déchainé comme jamais. D’après le public, on se serait cru dans les 70’s, un compliment qui nous a marqué.

en quelques mots ? Rock, sueur, énergie, défouloir.

Comment décrire un concert de The Octopus

Le mot de la fin de The Octopus ?

Euh... Merci ?

Une question qu’on ne vous pose pas assez selon vous? «Vous voulez un verre ?»

Propos receuillis par Raphaël Chapalain

LE BAR’HIC! JEU.09 DEC. 20h - 5 € + THE ELEKTROCUTION

www.wbm.be

WALLONIE BRUXELLES M USIQUES présente les Artistes de Wallonie et de Bruxelles aux Bars en Trans

JEU. 9 DEC. Le Museum Café, 12 rue Duhamel 20h30

APPLAUSE

www.myspace.com/weloveapplause

21h30

MY LITTLE CHEAP DICTAPHONE www.myspace.com/mylittlecheap

22h30

VISMETS

www.myspace.com/thevismets

(Rennes / Rock)

Plus d'infos sur www.sfrjeunestalents.fr

JEUDI 09 DÉCEMBRE / LE QUOTIDIEN DES BARS EN TRANS #1

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JACK OF HEART

Présent sur la scène musicale depuis déjà quelques années, comment le groupe s’est-il créé? Jack Of Heart est né l’été 2006, avec la volonté de transmettre au public les sensations les plus fortes possibles, et les pulsions que l’on ressentait à ce moment-là. Votre parcours musical atypique, vous a amené à jouer à travers le monde : Nul n’est prophète en son pays ? Ce n’est sans doute pas à nous de répondre à cette question ! Malgré tout, nous ne nous plaignons pas de l’accueil François!! (ndlr : à prononcer ‘franssoué’). Le fait de jouer à l’étranger a t’il influencé vos compositions ? Certainement, mais nous vivons quand même dans un pays où nous disposons d’œuvres musicales majeures et internationales. Je ne pense donc pas qu’il y ait besoin de voyage pour réellement être inspiré par l’étranger. L’étranger est d’abord un rêve, un mythe, un mystère, une grande source d’inspiration...

2 groupes / 7 questions / 14 réponses

AQUA NEBULA OSCILLATOR

Vous vous revendiquez d’une mouvance psyché, quelle est pour vous la définition du psychédélisme ? Nous n’en avons pas. Le psychédélisme est une poésie, un tableau dans lequel vous donnez la définition que vous voulez…

fini pour Noël. Le boulot de studio est le témoin d’un morceau à un instant T et la recherche des arrangements et mixes absolus est une des parties les plus intéressantes et diversifiées de la musique, selon nous. Quel est votre regard sur la scène Française actuelle ? Nous la trouvons diversifiée... Relativement riche, ….. zzzzzzzzzzzzz … RBBRBRBRBRB… Je crois que je ne vous entends plus … BBRBRBRBRBR ZZZZ… Fin de la transmission.

« Le psychédélisme est une poésie » Celle que chacun veut voir, comme dans n’importe quel morceau de JOH par exemple ...

Présent sur la scène musicale depuis déjà quelques années, comment le groupe s’est-il créé? Tout ce que je peux te dire c’est juste que chaque musicien ayant joué dans Aqua Nebula Oscillator répond au même critère : avoir une bonne gueule, en avoir rien à foutre de tout, et aimer se détruire le cerveau avec des amplis 200 watts à lampes poussés à fond. Et aussi : savoir jouer en mi et aimer les chambres d’échos ! « That’s the holy secret ! » hé hé hé !

Propos receuillis par Votre parcours musical Simon Reyburn atypique, vous a amené à jouer à travers le monde : LE MONDO BIZARRO Nul n’est prophète en son ? JEU.09 DEC. pays Nous n’avons jamais eu en20h - 5€ vie d’être prophète de quoi + JACK OF HEART que ce soit ! Nous ce qu’on + AQUA NEBULA veut c’est juste que ce soit OSCILLATOR la jungle, ouvrir toutes les cages, laisser sortir tout le monde, foutre les gens chiants sur une île ou les envoyer dans l’espace et faire la fête ! « Nobody spoil my fun ! » (Sky Saxon).

En vous écoutant, on pense à plusieurs groupes des années 60, (Velvet, Stooges, ) est-ce un héritage que vous revendiquez ? Oui, c’est un fait. Ce sont de beaux héritages … Maintenant nous ne nous les revendiquons pas spécialement ! Avez-vous un album en préparation ? si oui comment voyez vous le travail de studio ? Notre second album sera

Le fait de jouer à l’étranger a t’il influencé vos compositions ?

Pour les influences ce n’est pas vraiment une histoire de pays. Nous on est fans de musiques qui ont un message de liberté, d’ouverture de soi, de perte du moi, de transe, de distortion et de truc bien barrés surtout ! Vous vous revendiquez d’une mouvance psyché, quelle est pour vous la définition du psychédélisme ? Psyché = freedom ! Faire ce qu’on veut, s’exprimer sans avoir peur de choquer, dire ce qu’on a à dire la tête

« Psyché = freedom ! » haute, se faire une propre idée de la réalité, sans écouter toutes les fausses informations qu’on nous inculque depuis qu’on est nés! Pour cela il faut avoir un esprit de guerrier! En vous écoutant, on pense à plusieurs groupes des années 60, (Velvet, Stooges) est-ce un héritage que vous reven-

De manière générale, on peut considérer qu’il existe deux grandes catégories d’outsiders : il y a d’une part les artistes inclassables qui composent en empruntant à beaucoup de genres différents des éléments spécifiques et qui réussissent (plus ou moins bien) à l’intégrer dans un univers unique et personnel. Et il y a les artistes inclassables qui ne peuvent pas se cantonner à un seul univers, aussi loufoque soitil. Olivier Leroy, initiateur du projet Contreo Duo appartient à cette dernière catégorie.. Pianiste de formation, ancien membre de divers

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diquez ? Velvet, The Stooges, 13th Floor Elevator, Silver Apple, MC5, Guru Guru et des centaines de groupes malheureusement méconnus. Ça en devient presque une religion! Nos goûts musicaux commencent à l’âge de pierre et finissent en 1977. Avez-vous un album en préparation ? si oui comment voyez-vous le travail de studio ? Le troisième album va sortir en automne prochain après le travail en studio. Enfin, dans nos caves, avec nos amplis et notre son, des vieux micros. On veut tout jouer en live en 10 jours pour l’énergie et la cohérence. On rajoutera les voix ensuite. « Raw, simple and good ! » Quel est votre regard sur la scène Française actuelle ? Le seul bon groupe que je connaisse c’est Aluk Todolo (le groupe du batteur d’Aqua Nebula). Il y a aussi certains groupes du label de Pan European qu’on aime bien. Le reste on ne connait pas trop. On est un groupe autarcique, et nos goûts musicaux sont assez ancestraux! Propos receuillis par Jerome Caldier

CONTREO DUO

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© D.R

REPEAT AFTER ME !

groupes hindi-rock, moitié du duo Olli & Modo, puis de Olli & the Bollywood Orchestra et également chanteur lyrique contre-ténor, le jeune musicien rennais passionné de world music accumule les projets musicaux inclassables. Cette fois pourtant, il a décidé de s’éloigner encore plus de son parcours musical. Le projet Contreo Duo est donc quelque chose de profondément singulier, l’idée de base étant de moderniser le chant lyrique, de le faire voir à travers le prisme original du format pop. Depuis 10 ans main-

tenant, le projet a grandi, a connu des succès majeurs notamment au dernier festival des Vieilles Charrues, alors qu’il était accompagné pour l’occasion de l’Orchestre de Bretagne. Devant l’impossibilité de faire rentrer un orchestre symphonique dans un bar aussi grand soit-il - Contreo Duo se meut l’espace de trois soirées en une formation toute autre, un trio chant piano et guitare inédit, mais, sans aucun doute, tout aussi virtuose.

LE VIEUX ST-ETIENNE JEU.09 DEC. VEN.10 DEC. SAM. 11 DEC. 19h - Gratuit

Raphaël Chapalain

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JEUDI 09 DÉCEMBRE / LE QUOTIDIEN DES BARS EN TRANS #1


CE SOIR...

MESPARROW

EL CUBANACAN

Originaire de Tours, Marion Gaume, alias Mesparrow aurait pu tout aussi bien venir du Canada, ou même d’Islande, comme en témoigne son univers désertique et déserté, ses chansons épurées, et son timbre de voix à la fois rauque et doux. MeSparrow, moineau atypique dans l’univers musical français est avant tout une artiste singulière par le travail impressionnant sur la technique vocale et

l’intégration de boucles de voix dans ses morceaux. Deux éléments qui la rapprochent de chanteuses comme Camille ou encore Claire Diterzi. Un moineau épris de liberté musicale parti s’installer deux ans à Londres pour prendre le temps de développer sa musique et d’enregistrer un maxi avec Matthieu Fays (batteur d’Ez3kiel). Côté inspiration, Mesparrow tisse des liens avec les univers de Billie Holiday, de Marianne

+

Ce soir, si vous entrez au Cubanacan, vous n’en sortirez plus. Vous serez retenus en otage par une bande de fous furieux des platines, terroristes de la world musclée qui tabasse. Et voilà comment ça va se passer. Les membres d’Anakronik Electro Orkestra vont amener avec eux leur univers trip-hopelectro-world et vous y entraîner progressivement, sans que vous vous en aperceviez, au détour d’un envol clarinesque, toujours soutenu par les platines. Il est fort probable que vous soyez alors bien moins attachés à votre enveloppe corporelle... que vous délaisserez totalement Jérôme Caldier avec le Dr Schnaps. Vous ferez alors cap sur les LA PLACE Balkans... en passant par JEU.09 DEC. l’Inde, et la Méditerranée, d’ un soundsystem 20h - 5 € autour toujours emporté. Et si FREDRIKA STAHL votre corps se met à bouger en rythme, à se balancer frénétiquement dans tous les sens et à se délester de ce qui vous pèse... ne vous inquiétez pas, c’est normal. De quoi, donc, se réchauffer les oreilles,

GRAND PIANORAMAX © D.R

aussi originale, il y a plusieurs manières de se laisser séduire par la musique de Grand Pianoramax. On peut d’abord en admirer les constructions complexes, et se réjouir du groove incandescent qui habite chacune de leurs compositions. On peut également s’extasier devant l’extraordinaire mélange des genres que réalisent les deux musiciens, explorant et exploitant toutes les possibilités offertes par le clavier, du piano le plus classique au synthé 8-bit le plus abrasif en passant par

devant la scène, devant le bar, ou devant les deux, au choix. Ce qui vous a été mitonné là au Cubanacan, ce n’est finalement rien de moins qu’une soirée qui (re)donne de l’énergie, à ne plus savoir qu’en faire, sinon à retourner dans les bars les jours suivants ! On ne dira pourtant pas que «the place to be», ce soir, c’est ici. Il ne faudrait pas que ça s’ébruite.

Solène Vadé

EL CUBANACAN JEU.09 DEC. 20h - 5 € + THE GIPSY SOUND SYSTEM (Dr SCHNAPS)

LE SAMBRE

FEAT MIKE LADD

Derrière le projet Grand Pianoramax se cachent deux instrumentistes d’apparence plutôt contradictoires. En effet, il est peu fréquent de voir un pianiste collaborer de manière aussi surprenante avec un percussionniste. Néanmoins, lorsque le résultat est dans nos oreilles, on se dit qu’il a sacrement bien fait, ce Dominik Burkhalter de venir construire ses rythmiques bancales autour des arpèges de Léo Tardin. Mais passé cet émerveillement devant une découverte

© D.R

Faithfull, ou encore de Björk, et nous livre une forme particulière de chant a capella, entre jazz, soul, et harmonies pop. Le tout avec cette justesse sur le fil, cette fraîcheur enfantine nous narrant tour à tour des histoires de bons sentiments, des jeux d’enfants et des rêves juste un peu amers. Plus qu’une artiste originale, Mesparrow se révèle musicienne aguerrie, performeuse de talent, et bien évidemment chanteuse impressionnante. Jeudi soir à la Place, on peut compter sur un public envoûté.

l’inévitable Moog vintage. Le tout pour délivrer cet électro-jazz progressif, ce funk pâle mâtiné de hiphop qui sert de véritable tapis rouge aux voix subtiles et sauvages de Black Cracker, Mike Lad ou encore Spleen sur certains titres. Il ne fait donc nul doute que la performance que s’apprête à donner Grand Pianoramax au Chantier (justement en présence de Mike Lad) ce jeudi s’annonce déjà comme un événement marquant du festival, en raison de la faculté - déjà reconnue aux quatre coins du monde - du duo berlinois à nous transporter dans un univers à la fois sombre, original, fascinant et irrésistiblement dansant.

+

Jeudi au Sambre, il va y avoir des sauts, des cris, de l’enthousiasme et douze artistes sur scène … Honneur aux demoiselles pour ouvrir la soirée. Les POUF (Petite organisation ultra féminine) sauront à coup sûr chauffer la salle avec leur énergie débordante et parfois quelques fausses notes Raphaël Chapalain (voulues). Mais c’est surtout leur show complet qui nous LE CHANTIER plongera dans un univers JEU.09 DEC. atypique et réjouissant. voyage en charmante 20h - 3 € Un compagnie, mais pas de NIAMATO ORCHESTRA tout repos ! Le public des + FORTUNE DJ SET Bars en Trans est souvent un défi pour les artistes.

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FOCUS SUR

Avec ces trois chanteuses, ce seront aux spectateurs ! Les Dissonant Nation seront plus classiques, mais leur vitalité saura elle aussi enchanter le Sambre. Le trio se place dans la lignée des pro-britishs, les rythmes se répétant pour faire décoller le public qui suivra sans aucun doute les musiciens tant leur passion transpire de leurs concerts. Craindre les Bars en Trans ? Certainement pas ! Les trois jeunes hommes ont su dû demander à Pacovolume (avec qui ils ont joué) comment il avait séduit le public rennais l’an dernier. Le dernier groupe, lui aussi

énergique et pop-rock, arrive de Paris mais regarde vers l’outre-Manche. Sarah W. Papsun, ce sont six artistes aux notes précises, aux sons enjoués et percutants. Il faudra juste se laisser porter par les longues intros, puis les voix posées et graves. Un régal pour terminer en beauté cette soirée au Sambre. Marc Bonneau

LE SAMBRE JEU.09 DEC. 20h - 5 € + APERO P.O.U.F + DISSONANT NATION

À PARTIR DU

15 DÉCEMBRE

JEUDI 09 DÉCEMBRE / LE QUOTIDIEN DES BARS EN TRANS #1

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REPORTS

Le billet de Fortune.

Ah les Trans, déjà 15 ans qu’on y vient. Au début en tant que simples spectateurs et maintenant comme participants, mais l’envie et l’excitation sont toujours les mêmes. Le groupe étant en partie breton, pour nous, monter à Rennes début Décembre, ça a toujours été très important. On en profitait pour venir voir les potes étudiants, faire une razzia de disques chez «Rennes Musique» et découvrir la programmation de l’année. 15 ans, ça nous ramène au milieu des années 90 à l’aube de l’explosion de l’électronique. L’annulation des Beastie Boys en 94 au Liberté, voilà le premier souvenir : payer une place pour Offspring et

L7, la soirée ne commençait pas tout à fait comme prévue. Elle se terminera en anarchie gigantesque place St. Michel, des gens s’accrochant les uns aux autres afin d’arracher une caméra de surveillance. Bienvenue à Rennes ! Quand on en vient au sujet Bar en Trans, nos histoires respectives sont synonymes de « première fois « : en 2000 eut lieu au Latitude le premier concert rennais d’Abstrackt Keal Agram, ce qui permis au groupe d’être programmé aux Transmusicales l’année suivante. Et en 2007, nous fîmes notre premier concert rennais avec Fortune à La Contrescarpe, quelques mois avant de revenir jouer à L’Ubu.

VIS MA VIE DE BENEVOLE FAITES ENTRER LA STAGIAIRE

...

Prénom : Pierre Age : 28 ans Job : saisonnier

Prénom : Audrey Age : 24 ans Job : étudiante

«Moi j’ai toujours fait la fête pendant les Trans. Dans la rue, les bars, devant les concerts. Pour moi c’était le passage obligé du mois de décembre, le rendez-vous à ne pas rater. On sélectionnait en dernier les concerts qui nous intéressaient en passant devant les bars... C’est une amie bénévole qui m’a convaincu de tenter ma chance. Je n’ai absolument aucune idée de ce qui m’attend et ne sais pas du tout ce qu’on va me demander ! Ça ne me fait pas trop flipper parce que je sais que je vais faire un max de rencontres, encore plus que si j’étais festivalier ! C’est ça que je suis venu chercher et ce que je cherchais quand je venais en tant que spectateur : faire la fête en rencontrant de nouvelles têtes et de nouveaux groupes !»

«Je connaissais déjà les Bars en Trans même si ça ne fait pas très longtemps que je suis installée à Rennes. J’ai déjà été bénévole lors d’autres festivals et j’avais adoré l’ambiance dans l’équipe, les rencontres. Là j’ai eu l’occasion de me présenter grâce à une amie qui s’était inscrite. J’ai pas hésité un seul instant ! En tant que spectatrice j’avais trouvé que c’était assez dingue. Là je me demande ce qui m’attend en tant que bénévole ! J’ai pas vraiment eu le temps de creuser la programmation, on verra bien ! Je viens surtout pour faire de nouvelles rencontres et vivre une expérience.»

TAHIN

Prénom : Isabelle Age : 22 ans Job : stagiaire « J’ai choisi de faire un stage au festival Bars en Trans, car c’est un évènement qui me correspond, une ambiance intimiste, une proximité avec les artistes. J’avais aussi envie de voir l’envers du décor d’une organisation comme celle-ci, un festival à taille humaine. Personnellement, si j’avais quelque chose à conseiller dans la programmation, c’est d’aller voir Mesparrow, c’est une musique pure, qui me touche, c’est quelque chose qui me parle. »

© D.R

MARIA FALSE

© D.R

Contrastée. C’est l’adjectif qui revient sans cesse quand on tente de décrire la pop de Tahin. Locaux de l’étape, les rennais se produiront ce jeudi dans le cadre de l’opération SFR Jeunes Talents. La voix suave et chaude qui rappelle un peu le Phœnix des débuts ou certaines production anglaises, constitue la colonne vertébrale des compositions du groupe. Une ossature fragile et douce, souvent

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mélancolique, autour de laquelle prennent vie des arrangements glacés où prédominent les claviers. Sur certains morceaux (I’m Your Savior Today) les guitares prennent des allures new-yorkaises et l’on sent que les influences venues des grand frères Vampire Week-end ou Fool’s Gold ne sont pas entièrement digérées, mais le mélange fonctionne diablement bien. L’ensemble forme un

tout cohérent douillet et lumineux qui devrait ravir les amateurs de pop inspirée et entêtante.

LULU BERLUE JEU.09 DEC. 17h - Gratuit + MARIA FALSE

JADIS ILS SONT VENUS JOUER CHEZ NOUS

Dans un registre plus rock que Tahin, Maria False délivre un rock sans chichis plutôt efficace. La voix est maîtrisée et lorgne souvent du côté des Smashing Pumpkins dans un registre plus mélodique. Les guitares plutôt massives et mises en avant sur des tempos enlevés donnent au rock de Maria False un côté dansant qui doit être terriblement efficace sur autoroute. Pour adoucir le

déluge de saturations, les claviers se font aériens et apportent plus d’ampleur à l’ensemble des titres. Un mélange bien rôdé qui devrait faire mouche ce jeudi soir à Lulu Berlue.

LULU BERLUE JEU.09 DEC. 17h - Gratuit + TAHIN

LILLY WOOD & THE PRICK CARMEN MARIA VEGA GUSH PUGGY JULIE DOIRON REVOLVER HUGH COLTMAN SLIIMY JIL IS LUCKY LA CHANSON DU DIMANCHE ZONE LIBRE VS CASEY NAIVE NEW BEATERS BARBARA CARLOTTI THOMAS VANDENBERGHE ALISTER BEN’BOP MINITEL ROSE PHOEBE KILLDEER SYD MATTERS FLORIAN MONA DJ ZEBRA PETER VAN POEHL ANAIS ADRIENNE PAULY JUSTICE MADEMOISELLE K YELLE STUCK IN THE SOUND RENAN LUCE SAMY DECOSTER TETE JAVA LE PEUPLE DE L’HERBE LES HURLEMENTS D’LEO SERGENT GARCIA -MASTON VILLA MICKEY 3 D JEANNE CHERHAL SVINKELS THE SERVANT UNCOMMONMENFROMMARS STUPEFLIP LUKE LA PHAZE SANSEVERINO FEIST ....

BARS EN

TRANS

JEUDI 09 DÉCEMBRE / LE QUOTIDIEN DES BARS EN TRANS #1


REPORTS CARAVELLE AU SAMBRE

Pas d’à priori pour ces pré Bars en Trans, on nous a promis du rock avec Caravelle, on en a eu, et du bon. Ça démarre sur les chapeaux de roue dans une ambiance intimiste, sur la scène souterraine du Sambre ce mercredi. Influencé par My Bloody Valentine ou encore Sonic Youth selon leurs dires, on a retrouvé chez Caravelle une prestation dissonante et explosive. La démarche scénique du chanteur aux cheveux crépus assez originaux et sa voix platonique semblent apporter une dimension qui va au-delà d’un rock détonnant. Le

contraste entre le batteur caustique et son chanteur est d’ailleurs saisissant. Quand l’un nous emmenait par sa voix, l’autre martyrisait énergiquement sa batterie, plein d’entrain. Dès la deuxième chanson le pull tombait, à la 4 ème, ce fut la chemise. Et lorsque les aléas du live vinrent titiller la guitare qui ne crachait plus un son, au batteur de répondre, molestant ses toms « moi le son, ça va », et c’était reparti. Il serait cependant réducteur de résumer cela à deux membres tant la deuxième guitare apportait en profondeur ainsi que la

DUB AU MONDO BIZARRO

bassiste, qui de sa voix enchanteresse alliée à celle toute en gravité du chanteur ne faisait qu’ajouter de la prestance au phénomène. Après cette prestation délectable tant au plan scénique que musical, on ressort emballé et on ne peut que se réjouir que ce ne soit que le commencement des bars en trans. Ça annonce du lourd pour la suite ! Simon Cannone

Avant goût du festival au Mondo Bizarro ! Avant que la Grand Messe ne commence aujourd’hui, l’association Bout40 nous a servi hier soir une mise en bouche plus qu’honorable. Miniman, Murray Man, Mc Pullish et le collectif Bout40 sont venus poser le son’ de la plus belle des façons : réussir à rassembler autant de monde, un mercredi soir, autour d’une soirée aussi pointue que fédératrice, ça méritait le respect. Basses puissantes, échos envoûtants, son arythmique, talent, les

bases d’un dub de qualité étaient toutes présentes. Si la soirée commence doucement, au fil des minutes, le public, conquis, rentre dans la danse. Les têtes bougent en cadence, la température monte d’un cran, quelques bras commencent à se lever. L’alchimie prend, purement et simplement. Spécialistes du style, amateurs arrivés à la dernière minute, peu importe, tous se rassemblent, emportés par une musique mêlant à la fois énergie et tranquillité. Concentrés, la tête basse, ou excités, les bras en l’air, tous semblent

communier. Au détour d’une conversation, les membres de l’association organisatrice de la soirée nous confient qu’ils avaient rarement vu autant de monde et une telle ambiance : le rassemblement attire de plus en plus, et l’on ose supposer que les Bars en Trans n’y sont pas pour rien. La mise en bouche nous a plus qu’ouvert l’appétit. Imaginez le plat de résistance... Gautier Cobat

DJ NO VICE & UNITE MAU MAU DAKUNT & STINJ AU COMBI BAR AU COMPTOIR BASQUE

Petite mise en bouche pour les Bars en Trans au Comptoir Basque : une ambiance déjà électrique alors que le festival n’a pas encore commencé. DJ No Vice fait alors son entrée : inutile de chauffer le public, qui semble avoir commencé la soirée bien avant ! Malgré le hip-hop bien construit du rappeur nantais, seul derrière son micro, les gens ne cachent pas leur impatience de voir Unité Maü

Maü se produire. Quand les 7 gars de Maü Maü débarquent sur le pavé de la place Ste-Anne, bardés de bonnets, gants et écharpes, on oublie le froid et on plonge dans leur musique. Les samples, profondément marqués par le hip-hop, témoignent aussi d’une ouverture musicale remarquable. En effet, combien connaissez-vous de groupes de rap citant Bob Marley ? Leurs textes

engagés et leur jeu de scène rythmé finissent d’emporter un public déjà conquis. «L’union fait la force, mais la misère nous divise» affirment-ils dès leur premier morceau : le ton est donné, la résistance est leur devise. Les bras se lèvent en même temps que le vent de la révolte prônée par le groupe, le Grand Soir est à portée de main, attendons les prochains jours pour confirmer la tendance ! Le Grand Soir, c’était aussi ce soir, mais vous n’avez pas tout raté, ça dure jusqu’à dimanche !

JEUDI 09 DÉCEMBRE / LE QUOTIDIEN DES BARS EN TRANS #1

Anaïs Pellé et Jêrome Caldier

Un avant goût des Bars en Trans’ : au menu du Combi Bar, deux DJ’s d’une vingtaine d’années prévus au dernier moment ont mixé toute la soirée. Dans une ambiance amicale bercée par des sons style tropical U.K soulignée par une vidéo d’animations projetée sur le mur du bar, Dakunt a dignement préparé le terrain. Malgré tout, les spectateurs n’étaient pas au rendez-vous sur le

dance floor : Dommage ! Néanmoins une atmosphère chaleureuse planait autour du comptoir. Le barman était surement le plus dansant de cette soirée tout en assurant les coktails. StinJ, quant à lui, a préféré une ambiance posée et planante… Ce qui à quelque peu calmé nos ardeurs. Comparé au premier DJ’ qui a largement chauffé la salle, StinJ n’a pas su amener cette énergie cres-

cendo et serait presque passé physiquement inaperçu. Marianne Monfort et Marion Lautrédoux

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! u v a s u o On v

Bars en Trans - Le Sambre - 22h33 - MJM Design

Infos, vidéos et jeux-concours sur labelmozaic.com et

Les lauréats 2010 en concert à Rennes aux Transmusicales et Bars en Trans : LADYLIKE LILY Vendredi 10 déc / UBU / 18h30

«Coup de coeur des Transmusicales»

Samedi 11 déc / Le papier timbré / 19h Dans le cadre des Bars en Trans

MANCEAU Vendredi 10 déc / Le Liberté L’Étage / 16h30 GARBO Vendredi 10 déc / Le Liberté L’Étage / 17h45

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CRCAM d’Ille-et-Vilaine, e, société coopérative à capital variable, établissement de crédit, société de courtage d’assurances dont le siège social se situe 4, rue Louis Braille – 35136 St-Jacques de la Lande – RCS RENNES 775 590 847.

JEUDI 09 DÉCEMBRE / LE QUOTIDIEN DES BARS EN TRANS #1


Quotidien des Bars en Trans 2010 #1