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Chroniques ancestrales et projets d’avenir


EDITORIAL une bd pour tordre le cou aux idées reçues... L’université est aussi une école de l’entrepreneuriat et de l’innovation. C’est en premier lieu le message que veut faire passer la Maison de l’Entrepreneuriat de l’Université de Grenoble à l’ensemble des jeunes et étudiants à travers cette bande dessinée. N’oublions pas que beaucoup d’entrepreneurs et de forces vives des entreprises, qu’elles soient petites ou grandes, sont issus des établissements universitaires. Ce message s’adresse principalement aux jeunes et aux étudiants de toutes les filières et, au-delà de ces derniers, à leurs enseignants et aux personnes qui les encadrent. C’est la raison pour laquelle nous avons opté pour un support ludique et sympathique, sans pour autant réduire l’importance du sujet. De plus, parler d’entrepreneuriat c’est aussi l’occasion d’ouvrir des perspectives et de susciter des échanges. Par cette BD nous voulons, d’une part, démystifier la relation université-entreprise, et d’autre part, insister sur ce que peut apporter l’entrepreneuriat en matière de professionnalisation des parcours et d’insertion professionnelle des jeunes. Plusieurs des idées reçues sont illustrées ici pour leur tordre le cou ou du moins pour lancer un débat constructif. En effet, devenir entrepreneur n’est pas génétique et n’est pas lié à une condition sociale. Entreprendre n’est pas non plus exclusivement réservé aux diplômés des filières technologiques ou des écoles de commerce. Un grand nombre de jeunes et d’étudiants ont démontré ces dernières années que ces idées reçues n’ont plus lieu d’être et c’est leurs parcours et leurs succès réels qui sont racontés dans cette BD. Enfin, former les étudiants en entrepreneuriat et les soutenir dans la réalisation de leurs projets, signifie aussi leur assurer les meilleures conditions de réussite. Dans cet esprit, la Maison de l’Entrepreneuriat de l’Université de Grenoble propose des actions à la fois pédagogique, d’accompagnement et de suivi dont les modalités sont détaillées à la fin de cette BD et sur son site Internet : www.entrepreneuriat-grenoble.org. Malek BOUHAOUALA Directeur de la Maison de l’Entrepreneuriat de l’Université de Grenoble Maître de Conférences – Université Joseph Fourier

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Histoires préhistoriques et réalités d’aujourd’hui

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Miki et les Pierres roulantes

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Présentation du projet « Le jardin collectif »

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Fred et les navettes à quatre pattes

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Présentation du projet « H2rent »

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Berta, Tzi, Zeda et les aides fumantes

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Présentation du projet « LC Mobility »

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Greg, un cœur d’or dans un âge de pierre

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Présentation du projet « Atidma » Informations sur l’économie sociale et solidaire

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Driss et Nico, les rois de la plage

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Présentation du projet « X-plug »

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Léna, Tania et les piqûres d’outre-terre

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Présentation du projet « MAMA » Informations sur le dispositif « Envie d’agir »

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Informations sur la Maison de l’Entrepreneuriat

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miki et les pierres roulantes

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Quelle que soit l’ère...

la musique passe par le jardin collectif

Miki interroge Fabrice Dos-Santos, Créateur du Label musical «Le Jardin collectif»

F.D.S. : Après un BAC ES j’ai fait 4 ans d’études en Langues Etrangères Appliquées à l’université Stendhal. A l’issue de cette maîtrise de langues, j’ai effectué un stage au Bureau Export de la musique française à Paris qui a pour but de promouvoir les artistes français à l’étranger. Cette première expérience et ma pratique de la musique dans un groupe depuis 2000 ont été déterminantes dans la création du label même si c’est arrivé plus tard. Cela m’a permis d’appréhender et de mieux comprendre le milieu musical français et notamment le travail des maisons de disques. J’ai également été en stage pendant 6 mois chez Universal Music France au département Nouveaux Médias, dans le cadre d’un DESS informatique double compétence (que j’ai pu entreprendre grâce à un premier travail de 1 an chez Hewlett Packard). Ce stage m’a donné l’occasion de rester en contact avec un réseau de connaissances déjà acquises au Bureau Export et m’a notamment permis d’améliorer ma compréhension d’aspects relatifs à la communication et à la diffusion dans le développement professionnel des artistes. Tu es passionné de musique ? F.D.S. : Oui, tout à fait. C’est ma passion de la musique et le fait d’avoir joué dans un groupe de rock avec lequel nous avons beaucoup tourné en France qui m’ont permis d’acquérir le plus de compétences en terme de promotion et production d’artistes : la production d’un album, la recherche de financements, la communication évènementielle, le démarchage de concert, etc. Même si nous travaillions en étroite collaboration avec un label dit « indépendant », nous faisions beaucoup de choses par nous-mêmes. Quand l’idée de créer une activité a-t-elle germé ? F.D.S. : Après la sortie du 3e album de notre groupe, nous avions déjà monté une structure associative pour avoir un cadre légal, et le groupe n’étant plus actif depuis 2008 nous avons décidé de mettre à profit les fonds de l’association pour travailler en tant que label sur le projet d’autres groupes. Cette transition et l’idée de monter un label se sont donc presque imposées naturellement.

© http://www.levetchristophe.fr

 Quel a été ton parcours avant de créer ce Label ?

Quelle est l’activité principale du Jardin collectif ? F.D.S. : Une activité de promotion d’artistes français et/ou étrangers, la plupart du temps autour de la sortie d’un album, cela consiste en plusieurs choses : - Le démarchage d’une distribution nationale, - La promotion et la diffusion dans tous ses aspects : Contacts presse, radios, partenariats sur les plateformes internet et communautaires, - La communication : rédaction des plans de communications et mise en place de rétro planning pour la sortie d’albums par exemple, - La gestion des relations avec tous les acteurs participant aux activités ci-dessus. Quel bilan peux-tu faire de ton activité et quelles sont les perspectives ? F.D.S. : Le bilan est satisfaisant puisque l’association s’est à la fois fait une place en tant qu’acteur culturel, label musical indépendant, et se développe pour élargir son champ d’applications et ses activités. Il faut désormais nous employer à faire mieux connaître l’association, afin qu’à terme l’association Le Jardin Collectif trouve sa juste place au milieu du réseau des acteurs musicaux français. Aujourd’hui nous sommes en pleine phase de développement mais nous restons dans un cadre associatif, et nous sommes encore une petite structure. Le but dans le moyen terme, en plus de l’activité de production et de promotion de nouveaux artistes afin d’étoffer notre catalogue, serait de pouvoir créer un emploi à temps partiel ou à plein temps.

Association Le Jardin Collectif lejardincollectif@yahoo.fr http://lejardincollectif.com/

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Fred et les navettes Ă quatre pattes

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De l’âge de la pierre à l’âge des moteurs…

se déplacer autrement avec H2RENT

fred INTERROGE Jean-François Cottin, créateur et gérant de la société H2RENT

Jean-François Cottin

Quelle est l’activité principale de H2RENT et qui sont ses principaux clients ? J.-F. C. : La vente et la location de véhicules électriques est l’activité principale de H2RENT. Nous nous adressons aux particuliers, aux collectivités et aux grandes entreprises. Peux-tu me décrire ton parcours ? J.-F. C. : Après un DUT Génie Thermique à Grenoble (IUT1-UJF), j’ai poursuivi des études d’ingénieur en Allemagne. à mon retour en France, j’ai repris des études : Master Administration d’Entreprise (UPMF - IAE Grenoble). J’ai ensuite travaillé pendant 5 ans comme chargé d’affaires export dans une entreprise de conseil dans le secteur des énergies nouvelles. J’ai démarré la préparation de mon projet de création d’entreprise en 2004 et j’ai créé H2rent, dont je suis gérant, en mai 2005. Pour quelles raisons as-tu décidé de créer ton entreprise ? J.-F. C. : Pour promouvoir des produits et services qui n’existaient pas sur l’agglomération grenobloise et contribuer au changement des modes de déplacement pour diminuer l’impact de la pollution urbaine liée au transport individuel. Quels ont été les obstacles et les soutiens que tu as rencontrés ? J.-F. C. : Les obstacles principaux ont été l’absence de marché et son manque de visibilité pour les partenaires financiers, ainsi que des difficultés pour trouver un prestataire en assurance. Au niveau des soutiens, j’ai pu compter sur mon associé de départ, mon réseau familial et toute une logistique d’appui local. En quoi les formations que tu as suivies t’ont aidé ou donné envie de créer ? J.-F. C. : Le caractère pluridisciplinaire des enseignements que j’ai reçus ont été un atout pour démarrer et développer mon entreprise : formation technique, scientifique, en gestion et en ressources humaines.

Quelle est l’activité principale de H2RENT et qui sont ses principaux clients ? J.-F. C. : Notre activité principale est la vente et la location de véhicules électriques (Scooters, solex, vélos à assistance électrique, trottinettes. Le vélo électrique est un moyen de déplacement plus aisé que la bicyclette de ville classique car iI permet pour des distances intra urbaines assez courtes de se déplacer sans faire trop d’efforts, l’assistance électrique pouvant soulager des jambes un peu lourdes ou des articulations douloureuses. Nous nous adressons aux particuliers, aux collectivités et aux grandes entreprises. Ils peuvent bénéficier d’aides publiques prévues pour l’achat de moyens de transport propres. Quelles sont les perspectives ? J.-F. C. : La croissance du chiffre d’affaires est conforme à mes prévisions et j’ai donc été obligé d’agrandir la surface de vente. J’envisage de recruter un responsable d’atelier mécanique et je souhaite également renforcer la force de vente et proposer de nouvelles offres commerciales.

H2RENT Véhicules Propres vente et location de véhicules électriques 22, quai de France - 38000 GRENOBLE Tél. : 04 76 17 21 15 www.h2rent.com

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Berta, Tzi, Zeda et les aides fumantes

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Pas un os dans l’organisation...

tout est prévu avec LC MOBILITY

notre premier emploi : créatrices de l’entreprise LC Mobility !

Julie Pouchoy et Isabelle Leclerc

l’idée à l’origine de LC Mobility

L’activité de LC Mobility L’activité de départ, sous la marque « Stud and Go », était de proposer des services aux étudiants étrangers de Grenoble. Pendant la première année plus de 70 étudiants étrangers ont été accueillis. « Nous nous occupons de toutes les démarches telles que l’obtention de la carte de séjour, l’inscription à la CAF, l’ouverture d’un compte bancaire, l’affiliation à la sécurité sociale, … Nous assurons également la recherche de logements. » Les créatrices de LC Mobility Julie Pouchoy et Isabelle Leclerc sont deux anciennes étudiantes de l’IAE de Grenoble (Université Pierre Mendès France) qui ont profité de leur stage de M2 Entrepreneuriat pour se lancer dans l’aventure, c’était en Février 2008. Elles ont 23 ans toutes les deux et sont co-gérantes de la société LECHOY (propriétaire de la marque LC Mobility), SARL au capital de 5000 €. Les clients de LC Mobility Après un an d’existence, l’activité a évolué pour répondre aux besoins du plus grand nombre : les étudiants étrangers mais aussi les étudiants français, les doctorants, les chercheurs et les familles. Afin de répondre aux besoins de cette nouvelle clientèle, les créatrices ont décidé de faire évoluer le nom commercial et de devenir LC Mobility. « Le bilan de cette première rentrée universitaire nous a permis de tester notre offre et de nous montrer que ce service répondait à un réel besoin. Depuis le début de la création de notre structure, nous avons su saisir des opportunités en adaptant nos services à une cible que nous n’avions pas prévu de toucher auparavant : les doctorants et les chercheurs. Notre activité est en perpétuelle évolution et adaptation en fonction des besoins identifiés. Enfin, les structures publiques (universités, gouvernement) commencent à s’intéresser à ce type d’activité, ils ont euxmêmes identifié un manque en terme d’accueil en France et travaillent actuellement sur ce sujet par l’intermédiaire d’atelier de réflexion. ».

Les perspectives de LC Mobility Dès la prochaine rentrée universitaire, les services de LC Mobility seront disponibles à Lyon. Le site Internet : disponible en français, anglais, chinois et espagnol. Les nouveaux Services (partenariat avec l’Alliance Française pour les cours de français, accompagnement pour les premiers achats, partenariat pour la location de véhicule)

LC Mobility 55A avenue Léon Blum 38100 Grenoble Tél. : 06 85 80 71 97 www.lc-mobility.com

jeunes

les et l’entrepreneuriat En 2007, les jeunes créateurs de moins de 25 ans (6,5 % des jeunes créateurs) sont estimés à 20 900, les 25/30 ans à 48 300 (15 % des créateurs), les 30/35 ans à 54 700 (17 % des créateurs). Ils sont un petit nombre à créer à la sortie de leurs études (2,7 % de l’ensemble des créateurs selon l’enquête SINE 2006). 8 000 créateurs se sont lancés à la sortie de leurs études, sur les 124 000 jeunes créateurs de moins de 35 ans en 2007. Plus des 3/4 sont issus de l’enseignement supérieur. A noter que les jeunes femmes étudiantes ont investi largement la création d’entreprise en 2006 puisqu’elles sont la moitié des étudiants créateurs (contre 29 % en moyenne de toute création). Parmi les étudiants créateurs, la moitié a créé dans les services aux entreprises. Les 2/3 ont choisi la forme de l’entreprise individuelle du fait du type d’activité exercée et des faibles capitaux investis. 47 % ont réuni moins de 2 000 € de fonds pour démarrer. Les familles sont particulièrement présentes lors des créations d’entreprises par les étudiants : 37 % ont bénéficié de l’appui de leur famille pour monter leur projet, contre 23% sur l’ensemble des créateurs. 1/3 affirme n’avoir rencontré aucune difficulté marquante pour monter leur projet.

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Sources : INSEE, APCE, OPPE

« J’ai trouvé l’idée lors d’un voyage au Québec » explique Julie Pouchoy, l’une des créatrices. « Dans le cadre d’un stage universitaire à Montréal, j’ai fait appel à une société proposant ce type de service. Cet organisme a été primordial dans le choix de ma destination et dans l’impulsion d’effectuer un séjour à l’étranger. Etant donné le nombre d’étudiants étrangers à Grenoble (environ 7000) et les difficultés liées au logement et aux démarches administratives, ce type de structure me paraissait tout à fait pertinent pour cette ville ».


Greg, un coeur d’or dans un âge de pierre

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Loin des cavernes mais toujours près du coeur…

l’économie sociale et solidaire GREG INTERROGE TANIA BUSTOS, créatRICE de la SCOP SARL ATIDMA

L’équipe ATIDMA

Comment as-tu eu l’idée ?

T.B. : Au départ, j’ai étudié la philosophie en Allemagne où j’ai vécu 7 ans avant de revenir vivre en France. Après une période de chômage, j’ai repris des études à l’université Stendhal et obtenu un DESS LEA Traduction spécialisée (Allemand-Espagnol) (l’équivalent du MASTER 2 aujourd’hui). Pendant mes études j’ai été la trésorière de l’association « Langues et cætera », sorte de junior entreprise du master de traduction. C’était ma première expérience à la fois de gestion d’une structure et de traduction pour des clients. L’idée a fait son chemin à partir de là. Pourquoi la création plutôt que le salariat ?

T.B. : Après mes études et un congé maternité, comme je ne pouvais pas trouver du travail comme traductrice salariée à Grenoble du fait de mes langues, j’ai décidé de créer ma propre association, « D’un Monde à l’Autre », pour créer mon emploi. Après deux ans et demi d’activité, l’association s’est transformée en SCOP SARL (ATIDMA : Association de Traducteurs et d’Interprètes D’un Monde à l’Autre). Une SCOP c’est quoi ?

T.B. : Une SCOP (société coopérative ouvrière de production), c’est une société dont le capital appartient majoritairement aux salariés. Les décisions sont prises collectivement selon le principe coopératif «une personne = une voix», indépendamment du montant de capital détenu. J’ai fait le choix de la SCOP parce qu’une association peut être transformée en SCOP et aussi parce que tous les associés peuvent être salariés, y compris le gérant. Nous bénéficions donc de la couverture sociale du régime des salariés et cotisons aux caisses des organismes sociaux (urssaf, retraite, etc.). Dans une SCOP, on gère le projet d’entreprise ensemble et le gérant est élu par les associés-salariés. L’objectif premier d’une SCOP n’est pas de faire du profit mais d’assurer d’abord la pérennité des emplois. Tu as eu besoin d’argent pour démarrer ?

T.B. : J’ai démarré mon projet de SCOP avec presque rien, juste mon ordinateur personnel et ma formation en poche. J’avais envie de m’en sortir et la capacité de frapper à toutes les portes pour trouver les informations nécessaires au démarrage d’une activité. Aujourd’hui, nos perspectives sont plutôt bonnes, notre chiffre d’affaires est en progression et nous sommes 6 salariés. ATIDMA 13 Rue de l’Abbé Vincent 38600 Fontaine www.atidma.fr

Les entreprises de l’économie sociale et solidaire mettent l‘Homme et la société au cœur de l’économie : la personne et l’objet social priment sur le capital Cependant, l’entreprise de l’économie sociale et solidaire est avant tout une entreprise : elle produit des biens et des services, mais elle n’a pas pour objectif l’enrichissement individuel. C’est une entreprise collective dont les valeurs rejoignent celles de la république « liberté, égalité, fraternité » : l’adhésion est libre et volontaire, sa gestion est démocratique, elle applique un système de non lucrativité ou de lucrativité réduite (réserves impartageables, majorité des excédents non redistribuables), elle guide ses actions sur des principes de solidarité et de responsabilité sociales et environnementales. Pour garantir ces principes et valeurs elle relève de statuts juridiques qui lui sont propres : associations, coopératives, mutuelles, fondations… 2,1 millions de salariés, soit près de 10% des salariés du privé Les associations représentent plus des 3/4 des salariés de l’économie sociale et solidaire en France (78,1 %). Selon la famille juridique, les effectifs salariés moyens par établissement varient dans une fourchette de 1 à 6, avec 10 salariés par association et 59 salariés par fondation (beaucoup de fondations gèrent des établissements médico-sociaux). L’ÉDUCATION, LA SANTÉ, L’ACTION SOCIALE, LES ACTIVITÉS FINANCIÈRES ET L’ASSURANCE REGROUPENT LA MAJORITé des effectifs L’économie sociale et solidaire est massivement présente dans les activités financières et dans l’assurance (252.130 salariés, plus du tiers des emplois de ces secteurs en France, sous formes coopératives et mutualistes) et fortement dans l’éducation – santé – action sociale (1.292.403 salariés, 3 emplois sur 10 du secteur, sous formes associatives et mutualistes). Plus d’info sur : www.scop.org www.cncres.org www.cress-rhone-alpes.org

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driss et nico, les rois de la plage

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D’une mer à une autre...

ça glisse toujours avec XPLUG

driss interroge Vincent Del Medico, co-créateur de XPlug

Quelle est ta formation ? V. D. M. : Je suis actuellement en 3ème année d’élève ingénieur en électronique à l’Ecole Phelma de Grenoble INP (ex ENSERG) et je passe mon diplôme à la fin de cette année universitaire. Peux-tu me parler du projet XPlug ? V. D. M. : C’est un produit innovant dont les caractéristiques principales doivent rester confidentielles. Ce que je peux en dire c’est qu’il s’adresse au marché des sports de loisir aquatique et tout particulièrement du surf. Grâce à notre produit, les pratiquants pourront progresser mieux, et surtout plus vite qu’auparavant. Pour ce faire, nous allons embarquer un module utilisant des technologies très récentes. D’où vient l’idée ? V. D. M. : Lors de ma première année d’école d’ingénieur j’étais membre de l’association d’électronique de l’ENSERG. C’est là que j’ai rencontré Anthony Créteur, co-porteur du projet, qui était venu chercher des compétences techniques pour développer un boitier électronique permettant de donner l’heure et la température de l’eau sur une planche de surf. Nous avons sympathisé et décidé de développer le projet ensemble. Comment as-tu fait avancer ce projet ? V. D. M. : En deuxième année d’Ecole, un module optionnel « Création d’entreprise, création d’activité » était proposé par la Cellule Entreprise et Innovation de Grenoble INP. J’ai choisi ce module, qui m’a permis d’avancer dans les différentes étapes de maturation du projet et de formaliser un plan d’affaires. Ce document de synthèse nous a permis, mon associé et moi, d’intégrer ensuite Grenoble Alpes Incubation (GRAIN), structure de détection et d’accueil de projets de création d’entreprises à caractère innovant (projets issus ou liés à la recherche publique).

Photo à légender

Tu travailles donc en équipe, as-tu une fonction particulière ? V. D. M. : Je travaille avec mon associé sur tous les aspects du projet mais, de part ma formation, je suis plus particulièrement spécialisé dans le domaine technique, en charge de la conception et du développement des produits. Comment fais-tu pour mener de front tes études et ton projet ? V. D. M. : J’ai joué sur les rattrapages (2ème session pour certains enseignements). C’était en quelque sorte un moyen pour moi « d’étaler » mes études et donc de gagner du temps. Sans regret, j’ai gagné sur les 2 fronts. A quel stade en est le projet aujourd’hui ? V. D. M. : Dans un projet innovant, il ya de nombreux aspects à prendre en compte : par exemple les aspects techniques et de protection de l’innovation, ou encore la définition de la clientèle cible pour un produit qui n’a pas d’équivalent sur le marché. Il nous faudra encore une année pour finaliser le projet et créer l’entreprise qui commercialisera le produit.

Contacts XPLUG anthony.creteur@xplug.fr yann.creteur@xplug.fr vincent.delmedico@xplug.fr

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LÊna, tania et les piqueres d’outre-terre

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Une tradition sans âge...

Tous pour la médecine de MAMA Mathilde Bouteiller et Pauline Le Marc’hadour, à l’initiative du projet MaMa : Médecine d’Ailleurs, Médecine d’Avenir ?

Photo à légender

Le projet Deux étudiantes en 5ème année de médecine, Mathilde Bouteiller et Pauline Le Marc’hadour, ont eu envie de favoriser une meilleure connaissance des médecines alternatives et d’ouvrir le dialogue avec la médecine classique. « Nous n’avons jamais bénéficié d’une formation sur les thérapies courantes en médecine traditionnelle. Nous voulons, sans avoir l’ambition de les maîtriser, être en mesure d’en connaître les principaux fondements et sensibiliser d’autres étudiants à ces médecines alternatives : les aspects techniques, culturels et les implications pratiques». Elles ont monté un projet pour financer une expérimentation de 9 mois en Asie (Chine, Inde, Népal et Vietnam) à la découverte des médecines traditionnelles, initiative qu’elles ont pu réaliser grâce à l’obtention d’une année de césure dans leurs études. « Nous avons découverts de grands hôpitaux entièrement dédiés à la médecine traditionnelle, leur taille a été une surprise pour nous ». De retour depuis le 1er mai 2009, elles prévoient de partager leur expérience par des conférences, des expositions photo, un guide, qui sera distribué gratuitement à la faculté de médecine, et leur site internet (http://projet.mama.38.free.fr/). Les financements Le projet a pu être réalisé grâce à différentes aides, notamment une subvention de Grenoble Université par le dispositif de soutien aux initiatives étudiantes “Etonnez-vous ”, destiné à encourager les projets associatifs. Les deux étudiantes ont également obtenu une bourse de 4000  € du dispositif Envie d’agir - Défi jeunes. « Nous avons découvert le dispositif Envie d’Agir au Pôle Jeunesse. Nous avons pris contact avec la direction départementale de la jeunesse et des sports de l’Isère qui instruit les dossiers de candidature et avons rencontré à plusieurs reprises une conseillère, qui nous a accompagnées dans nos démarches et aidées à remplir notre dossier. Ce processus a été pour nous un parcours professionnalisant de présentation de notre projet, de rédaction d’une lettre de motivation et de contact avec des partenaires. Notre dossier a été retenu pour une présentation orale de notre projet que nous avons faite à Lyon, devant le jury régional qui attribue les subventions Envie d’agirDéfi jeunes.  Le jury a décidé de nous accorder 4000 € de subvention ».

Envie d’agir, un programme national, deux dispositifs complémentaires. Envie d’agir est le premier programme national de soutien aux initiatives des jeunes. Il fédère deux dispositifs complémentaires pour aider les jeunes à passer de l’idée au projet et répondre à la diversité de leurs besoins : •  Envie d’agir - Projets jeunes : dispositif départemental, il s’adresse aux 11-30 ans, et soutient les premiers projets, individuels ou collectifs, présentant un caractère d’intérêt général, d’utilité sociale, d’animation locale... La bourse peut atteindre 1 000 €. • Envie d’agir - Défi jeunes : dispositif régional, il est destiné aux 18-30 ans, et vise à aider tous les projets qui présentent un caractère de défi personnel ou professionnalisant et qui ont un impact sur le projet de vie des jeunes. La bourse peut atteindre 6 000 €.

Envie d’agir, mode d’emploi Vous avez une idée de projet ? Envie d’agir vous intéresse mais vous ne savez pas à qui vous adresser ni comment procéder ? Envie d’agir, c’est avant tout un accompagnement personnalisé et de proximité. Pour bénéficier de cet accompagnement, vous devez suivre les étapes suivantes : - Prendre contact avec le réseau Envie d’agir - Constituer un dossier de candidature - Présenter votre projet devant un jury Envie d’agir - Réaliser votre projet - Rendre un rapport d’activité - Accéder au jury national Envie d’agir

Pour en savoir plus DDJS de l’’Isère 11, Avenue Paul VERLAINE 38034 GRENOBLE CEDEX2 Tél : 04 76 33 53 63 (32) www.ddjs-isere.jeunesse-sports.gouv.fr www.enviedagir.fr

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tion ? Projet de créa ndre ? re Envie d’entrep Soif de défi ?

La Maison de l’Entrepreneuriat est là pour aider les étudiants des établissements universitaires grenoblois à développer leur esprit d’initiative, à faire émerger des idées de projets et à encourager leur approfondissement. À la fois lieu d’accueil, centre de ressources et d’expertise, elle dispose de toutes les informations utiles à la mise en œuvre des projets et de nombreux contacts avec des entrepreneurs et des professionnels de l’accompagnement.

LA MAISON DE L’ENTREPRENEURIAT PROPOSE ET ORGANISE Des tables rondes de témoignages ouvertes à tous Ces tables rondes thématiques, se déroulant tout au long de l’année, permettent de faire découvrir les rouages et les enjeux de la création, quel que soit le secteur d’activité ou la forme qu’elle prend (association, entreprise, auto-entrepreneur, profession libérale, reprise...). Basées sur les témoignages de jeunes diplômés entrepreneurs, elles présentent la création d’activité comme un choix de carrière pour l’étudiant et corrigent certaines idées reçues.

Des concours «Entrepreneuriat» Chaque année trois concours sont proposés aux étudiants : Challenge de l’idée, Trophée de l’Entrepreneuriat et Prix du Jeune Entrepreneur Universitaire. Ils sont dotés de lots et d’aides financières.

Des modules de formation intégrés dans la majorité des cursus (ECTS) et un séminaire en résidentiel Plusieurs modules « entrepreneuriat » sont intégrés dans les maquettes des formations en Licence, Master et Doctorat. Ces unités d’enseignement (optionnelles dans la plupart des formations) sont valorisées en Licence et Master par des ECTS et en Doctorat par des crédits des Ecoles Doctorales. Un séminaire de formation en résidentiel « Les Masteriales » est également organisé chaque année pour les étudiants de niveau Master.

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Un centre de ressources et de conseil - Des entretiens individuels avec un conseiller en création d’activité  Les étudiants ont la possibilité de rencontrer un conseiller pour les aider à formaliser leur projet, les conseiller dans sa mise en œuvre et leur donner des contacts utiles. - Des documents d’informations sur la création et la reprise d’activité  Des magazines et ouvrages spécialisés en entrepreneuriat et des fiches professionnelles APCE qui présentent le mode d’emploi de la création ou de la reprise d’entreprise par profession. - Une aide à la création de juniorentreprises Un document méthodologique détaille la procédure de création d’une juniorentreprise et un conseiller de la Maison de l’Entrepreneuriat accompagne les étudiants dans les différentes étapes. - Un appui au Club d’Entrepreneurs Étudiants (IDEE) pour le développement des initiatives étudiantes  La Maison de l’Entrepreneuriat a initié la création de l’association étudiante IDEE, Initiative et Développement des Etudiants Entrepreneurs. elle propose de nombreux services aux étudiants intéressés par la conduite de projets : organisation de rencontres-débats, mise en réseau avec d’anciens étudiants devenus entrepreneurs, échanges internationaux, appui méthodologique, etc.

CHIFFRES-CLES L’entrepreneuriat en France (source www.apce.com) 327 396 créations d’entreprise en 2008 52 % des jeunes (18-24 ans) ont des dispositions pour créer une entreprise 61 % des étudiants jugent « attractive » l’idée de créer une entreprise 88 % des créateurs sont satisfaits d’avoir créé ou repris une entreprise (3 ans après le démarrage)

L’entrepreneuriat à Grenoble Université en 2009 3 000 étudiants/doctorants sensibilisés ou formés chaque année 55 modules « entrepreneuriat » dans les cursus de formation (ECTS) suivis par près de 1 700 étudiants 220 projets (simulation de créations d’activité) réalisés dans le cadre du Trophée de l’Entrepreneuriat 2009 16 dossiers de candidature (créations d’activité réelles) reçus pour le Prix du Jeune Entrepreneur Universitaire

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Producteur : La Maison de l’Entrepreneuriat de l’Université de Grenoble 1112 avenue Centrale - Carreau Rive Gauche - Bât. K 38400 Saint Martin d’Hères Tél. 04 76 82 84 96 - Fax 04 76 82 84 88 info@entrepreneuriat.grenet.fr www.entrepreneuriat-grenoble.org

www.labandedestinee.com

© Maison de l’Entrepreneuriat de l’Université de Grenoble : diffusion et reproduction interdites.

Scénario et réalisation : La Bande Destinée Dessin et couleur : Luigi Critone

BD Université de Grenoble  

Guide BD de 24 pages réalisé pour la maison de l'entreprenaurait de l'Université de Grenoble

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