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© Karine Bauzin

édito

En route pour la rentrée!

Ça y est! Les vacances sont terminées et les enfants ont repris le chemin de l’école, de la crèche ou de la maman de jour. Les parents quant à eux ont repris celui du travail, au bureau ou… à la maison. Avec la rentrée, les mêmes questions reviennent: quelles activités parascolaires leur proposer? Faut-il se limiter à une ou en choisir plusieurs? Comment les enfants vont–ils s’en sortir cette année? Et peut-être allons-nous découvrir qu’ils sont précoces? Chaque parent met sans le vouloir une forme de pression sur leurs petites têtes blondes. Qu’il s’agisse de l’école, du football ou du piano. Pour y pallier, pourquoi ne pas faire avec eux un peu de yoga ou de sophrologie? Aucun parent n’échappe aux héros et stars de la cour d’école ou de la crèche… Certains de nos enfants en font même une obsession. Est-ce pour autant préoccupant? Dans ce numéro, babymag.ch vous apporte quelques pistes de réflexions et des idées pour répondre au mieux à ces questions et à ces problématiques. Parce qu’il n’y a pas de vacances ni de rentrée pour les petits maux de la grossesse, nous vous proposons quelques remèdes naturels, faciles à préparer, pour jeter aux oubliettes ces petits tracas incommodants. Toute l’équipe babymag.ch vous souhaite une bonne rentrée!

Stéphanie Hémar-Nicolas, responsable rédaction

ÉDITEUR Quorum SA Rue des Bains 35 Case postale 5615 1211 Genève 11 www.quorum-com.ch info@quorum-com.ch RÉDACTION Promoédition SA Rue des Bains 35 Case postale 5615 1211 Genève 11 Tél.: +41 22 809 94 60 Fax +41 22 209 94 00 RESPONSABLE RÉDACTION Stéphanie Hémar-Nicolas s.hemarnicolas@promoedition.ch

ONT COLLABORÉ À CE NUMÉRO Jessica Cymerman, Ghislaine Dulier, Elaéra, Isabelle Gazania-Haas, Odile Habel, Flora Jannot, S.C. Martin, Patricia Parquet, Sara Wagner MISE EN PAGE Atelier Promoédition Directrice artistique: Ewa Lopienska

DIFFUSION / ABONNEMENTS abo@promoedition.ch PRODUCTION Maryse Avidor SECRÉTARIAT DE RÉDACTION Lorenzo Romano

MAQUETTE Jérôme Isard / Kerosene Cover

PUBLICITÉ Promoguide SA Rue des Bains 35 Case postale 5615 - 1211 Genève 11 Tél.: +41 22 809 94 55 Fax +41 22 209 94 99

MARKETING Marie Jaffal m.jaffal@promoedition.ch

CHEF DE PUBLICITÉ Aby Wane a.wane@promoguide.ch

La rédaction décline toute responsabilité envers les manuscrits et les photos qui lui sont soumis. Tous droits réservés sauf accord de l’éditeur. Photos: © DR sauf mention contraire Couverture: © Karine Bauzin Un chaleureux merci à Coiffeur chez Louise (Genève), Galerie Branca (Genève) Figue Bazar (Genève) Pied à terre (Genève)

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© Karine Bauzin

Sommaire N°

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août-septembre 2016

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news Le plein d’idées

URS O C N CO ESU Q È 10 CH AUX CADE N

A G R O M ER!

GNCHF 50.À GvaA leur de

d’une

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© Nicole Bökhaus - Cirque Knie

livres Les coups de cœur de babymag.ch pour votre bibliothèque

12

interview Famille Knie

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grossesse Soigner les petits maux au naturel

p. 12 - interview

19

papa 9 mois dans la tête de futurs papas p. 19 - papa

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éducation Haut potentiel: des petits génies ?

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psycho Comment parler de la mort à un enfant?

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31

bien-être Méditation, yoga, sophrologie… Quels bénéfices pour nos enfants?

p. 31 - bien-être

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culture En famille au musée

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shopping Pour les parents trendy

p. 40 - santé

40

vie quotidienne Au secours, mon enfant se prend pour un super héros

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développement De 0 à 6 ans, on les occupe comment ?

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clic-clac L’atelier photo

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p. 43 - développement

évasion Destinations et sorties family friendly en Suisse et ailleurs

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il était une fois… Un conte à lire en famille p. 58 - il était une fois…

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© Nicole Bökhaus - Cirque Knie

interview

Géraldine Knie:

«Pour mes enfants, c’est d’abord l’école!» Sur les routes huit mois par an, le cirque Knie dispose de sa propre caravane-école. Avec enthousiasme, Géraldine Knie raconte la rentrée des classes de ses deux enfants sur fond de spectacles et de paillettes. Propos recueillis par Odile Habel

Comment se passe la rentrée scolaire au cirque Knie? C’est un moment important comme pour toutes les familles. Notre caravane-école accueille cinq enfants de la maternelle au secondaire. Il y a notamment mes deux enfants, Chanel, 5 ans, Ivan, qui va avoir 15 ans, et leur cousin Chris Rui, 10 ans, le fils de Franco (ndlr: Franco Knie jr). Les enfants suivent le programme officiel du canton de Saint-Gall avec une institutrice qui reste plusieurs années avec nous.

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Elle vit complètement au rythme du cirque et elle conduit elle-même sa caravane. Les horaires d’école sont les mêmes que dans toutes les écoles de 8 heures à midi et de 13 heures à 16 heures. La caravane-école représente un investissement financier très important mais je ne peux pas me passer de mes enfants. J’ai besoin de les avoir près de moi. Mon père et mon oncle avaient été pensionnaires au collège à Berne ce qui avait été extrêmement douloureux pour eux à vivre. A la fin de chaque week-


grossesse

Soigner les petits maux

au naturel

Pendant neuf mois, la femme enceinte vit une révolution dans son corps. Des troubles physiologiques et émotionnels bouleversent cette période. Des experts nous éclairent sur des remèdes naturels et efficaces pour lutter contre les petits maux au quotidien et s’épanouir pleinement en attendant bébé. Par Patricia Parquet

«U L

ne femme enceinte doit être accueillie et suivie c om me u ne i mp ér a trice»(1). Cette phrase des temps anciens résonne de manière toujours forte dans notre société moderne. La grossesse est vécue de man ière di fférent e pour chaque femme, en fonction de ses antécédents et l’état de santé de ses organes. Carole Prost, naturopathe, conférencière sur la santé naturelle et Yannick Bizien, praticien de médecine chinoise à Lausanne et enseignant à l’Institut Liang Shen de Médecine Chinoise à Genève, livrent des conseils

faciles à mettre en œuvre pour soigner des troubles, des douleurs, au naturel. A chaque mal, son remède.

Stopper les nausées

Frais, râpé, en décoction, le gingembre a naturellement des propriétés anti-nauséeuses. Pas question de s’en priver. A boire avec du citron, trois tasses par jour, conseille Carole Prost, naturopathe. Yannick Bizien nous livre sa recette d’infusion gingembredattes. «Mettre dans une casserole l’équivalent d’un pouce de gingembre (retirer au préalable la peau) et

trois dattes, coupées en morceaux dans un demi-litre d’eau. Faire bouillir 10 minutes à couvert. Le réserver dans un thermos et le boire tout au long de la journée».

Etre en forme

«Le pollen frais est un trésor pour la femme enceinte» recommande Carole Prost. Une cuillère à soupe le matin, avant le petit déjeuner, pure ou dans une compote de pommes, pendant deux à trois mois. Et si cela ne suffit pas, des ampoules d’eau de mer. Il s’agit de plasma marin isotonique (1 à 2 ampoules par jour sur 2 à 3 mois).

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papa

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9 mois dans la tête de futurs papas

Attendre un enfant est une grande aventure, toujours belle, mais dont le chemin peut être fait de doutes et d’angoisses. Si la maman est aux premières loges, il ne faudrait pas oublier l’autre personne dont la vie va être bouleversée: le papa. Et ça se vit comment, exactement, la vie de futur papa? Par S.C. Martin

O L

n fait le point avec Géraldine Vadon, sage-femme et maman, et quatre jeunes papas, ravis qu’on leur laisse enfin la parole.

On ne nait pas papa, on le devient

«Le passage de l’état d’homme à l’état de père nécessite une véritable transition, un temps de gestation mentale. Ce processus de paternité qui réclame un travail psychique complexe est étroitement dépendant des événements réels qui jalonnent la grossesse jusqu’à la naissance comme l’échographie, la révélation du sexe de l’enfant, l’accouchement lui-même et la rencontre avec l’enfant de

chair. Il est également dépendant de la place que la mère accorde au père mais aussi du désir du père d’occuper cette place et d’investir l’enfant» rappelle la psychologue Agnès Moreau dans son article De l’homme au Père (éditions Eres). Plus simplement, comme nous le dit Géraldine Vadon, sage-femme, «il faut que les mamans laissent aux hommes le temps de devenir pères». Une femme sent une vie grandir en elle; pour un homme, la grossesse se déroule essentiellement sur le plan psychologique.

Ciel, je vais être Père

Comme Géraldine le rappelle: «Chaque papa est différent, tous s’investissent donc différem-

ment. Mais, souvent ils ont du mal à réaliser tant que rien ne se voit!». «Je l’avoue aisément, même avec la meilleure volonté du monde, je ne pouvais réaliser ce que ma femme vivait les premières semaines» avoue Pierre Emmanuel, expert-comptable, papa de Louise, 17 mois. Le fameux décalage du 1er trimestre: alors que la maman ressent, le papa ne peut qu’imaginer. Et cela peut engendrer de fortes tensions, d’un côté comme de l’autre! «Ses envies de sucré à 21h? Je ne lui en ai passé aucune. Je reconnais, pour moi, cela tenait du caprice. Avec le recul je regrette. Pour bébé n°2, je courrais les pâtisseries!» avoue Joël, artisan, papa de Baptiste

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psycho

Comment de 9 mois dansparler la tête la de mort à unpapas enfant? futurs Parler de la mort à un enfant est sans doute l’une des tâches les plus difficiles qu’un parent peut avoir à accomplir. Et pourtant, la bonne attitude peut permettre à l’enfant de trouver dans l’épreuve des repères essentiels. Et des raisons de croire que la vie continuera, autrement. Par Ghislaine Dulier

LI

l arrive régulièrement qu’au cours de stages de développement personnel, des participants racontent, avec une émotion incroyablement intacte après tant d’années, un traumatisme d’enfance lié à la perte d’un être cher… Ou plutôt à la façon dont ils l’ont vécu. En écoutant leur récit, on découvre comment quelques mots, selon qu’ils sont prononcés ou pas, permettent ou non d’intégrer le choc et de s’en relever. Et, devant la profonde tristesse de ces personnes, on se dit que ça vaudrait la peine d’apprendre à parler de la mort à nos enfants. Pour l’enfant, déjà perdu dans sa peine, écrasé par un vertigineux sentiment d’abandon, toute atti-

tude dénuée de compassion ou d’attention peut se transformer en blessure indélébile. Les violences morales, bien qu’involontaires dans la plupart des cas, sont variées: l’obligation de voir le corps du défunt, celle d’aller aux obsèques ou au contraire l’interdiction de s’y rendre, les questions restées sans réponses, la non reconnaissance du chagrin…. Toutes restent profondément ancrées dans l’esprit et le cœur de l’enfant.

D’abord faire le point avec soi-même

La maladresse, la peur, la culpabilité des adultes sont la plupart du temps à l’origine de ces

rendez-vous ratés, tout comme l’incapacité à gérer leur propre désespoir. D’où l’intérêt de se poser d’abord la question à soimême. En effet, il est plus facile de parler de la mort si nous avons nousmêmes apprivoisé cette idée… Marie de Hennezel (2) rapporte que beaucoup d’entre nous évitent de prononcer le mot «mort». Peur irrationnelle, superstition… Il y a quelques années, le mot «cancer» provoquait le même rejet. Il est normal de ne pas adhérer à l’idée de notre finitude. Cependant, cette réticence ne doit paralyser ni notre parole ni notre capacité d’action. Prenons le temps d’une introspection afin de savoir où l’on en est:

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bien-être

Méditation, yoga, sophrologie… Quels bénéfices pour nos enfants?

Depuis quelques années, les enfants, même les petits, sont «stressés». Pression à l’école et à la maison, compétitions sportives, attentes des parents, les enfants sont «under pressure». D’où vient ce stress, comment aider nos enfants, quelles sont les clés pour qu’ils soient plus zen? Propos recueillis par Jessica Cymerman

L

e stress, c’est la combinaison de ce que les autres et nous-mêmes attendons de nous et de ce que nous sommes capables de faire. L’anxiété peut venir de l’école, du divorce des parents, du cours de judo, du tournoi de tennis, du spectacle de danse, du moment où l’enfant «doit» devenir propre, des bonnes notes qu’il «doit» avoir… Si on ajoute à tout cela les emplois du temps de ministre des enfants qui n’ont par-

fois plus guère le temps de jouer, de s’ennuyer ou de se détendre tout simplement car trop pris par leurs activités périscolaires, on obtient des gamins sous haute pression. Parfois le stress n’est pas évident à reconnaître, mais il y a toutefois des signes et symptômes qui ne trompent pas: une humeur changeante, du mal à s’endormir, des cauchemars, une perte d’appétit, du mal à se lever le matin, des pipis au lit qui reviennent,

des maux de ventre… Certains enfants envoient des signaux physiques, d’autres ont des problèmes de concentration ou de dialogue. Les plus jeunes peuvent prendre de nouvelles habitudes comme se mettre à sucer leur pouce, se toucher les cheveux sans cesse, faire des caprices pour rien, etc. Pour réduire le stress, le dialogue est une aide importante. Passer plus de temps avec les enfants est également un facteur de mieuxêtre. Mais pas n’importe quel temps!

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Le magazine suisse des jeunes parents

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