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AzurMusic n°9 - Décembre 2008 EDITO En cette fin d’année, les spectacles se font plus rares, Noël oblige. Nous en avons cependant sélectionné 4, dans des styles complètement différents : Asian Dub Foundation, Marc Antoine, Têtes Raides ou Stacey Kent, il y en aura pour tous les goûts. Notre focus sera logiquement à un groupe qui s’est construit tout seul, par le bouche à oreilles, et sans l’appui des medias. Désormais arrivé au top, le groupe Tryo fait le plein partout. Belle revanche pour ce groupe qui a toujours privilégié l’associatif parfois bancal aux grosses machines commerciales… Après avoir rempli le Nikaïa de Nice l’an dernier, ils sont de retour à la Palestre. Du côté de notre section humour, Gad Elmaleh viendra nous présenter son dvd, « Papa est en haut », et répondra à nos questions. Enfin, pour ce dernier numéro de l’année, nous nous sommes intéressés aux comédies musicales en préparation pour 2009. Depuis l’avènement du Roi Soleil, un public de plus en plus nombreux attendait impatiemment les nouveaux spectacles musicaux. Et bien, est-ce le fait du hasard, mais l’année 2009 sera prolifique, presqu’à outrance. Nous nous intéresserons plus précisément aux trois mastodontes que sont Rabbi Jacob, Mozart et Cléopâtre. Le succès est-il du au talent ou à un marketing très bien huilé ? Bonne lecture et bons concerts ! (Patrice Bouchon)

SOMMAIRE p 4 : News p 6 : Têtes Raides - Stacey Kent p 7 : Marc Antoine - Asian Dub p 8-9 : Focus sur... Tryo p 10 : Agenda p 12-13 : Gad Elmaleh en interview p 14-15-16 : Comédies Musicales p 18 : The Dø - Francis Cabrel p 19 : Abonnement / Jeux

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Le magazine AzurMusic est édité par l’association Ivoire Music 156 Corniche des Oliviers. Villa 23. 06000 Nice Tel : 06 73 05 34 64 - Email : azur@ivoiremusic.fr Directeur de Publication & Rédacteur en Chef : Patrice Bouchon Ont participé à ce numéro : Flora D., Alexandra Grolier, Christophe Stel, Damien J., Hervé C. Photos : Serge Poirot, Fred Santos, Alain Hanel Photo couverture : Tryo (DR) Régie Publicitaire : Ivoire Music - 06 73 05 34 64 Imprimé par Ya-K (Nice) ISSN : en cours Dépôt légal à parution Tirage : 10 000 exemplaires. Distribution : Alpes-Maritimes et Monaco

Retrouvez le magazine AzurMusic dans les Alpes-Martimes : à la sortie des concerts, dans les Fnac et les points de vente billetterie spectacles... La rédaction ne peut pas être tenue pour responsable du contenu des encarts publicitaires. Toute reproduction, même partielle, du contenu du magazine est interdite.


:: News :: News :: News :: News :: Les Découvertes du Printemps de Bourges : pré sélections... Parmi les 366 dossiers de candidatures venus des quatre coins de la région, un jury de professionnels sélectionné 8 groupes qui se produiront lors des auditions régionales : Vendredi 12 Décembre à l’Affranchi (Marseille) : RPZ (hip-hop) / So Rhum vs Mash Puppit (electro) / UrbanSwing SoundSystem (hiphop) / Kabbalah (world) Samedi 13 Décembre à l’Omega Live (Toulon) : Oh Tiger Mountain (rock) / Lily of The Valley (rock) / The FK Club (electro) / Lu&Nl (electro) Ces concerts sont gratuits sur invitations à retirer dans les Fnac... Appel à candidature : Talents Nuits du Sud 2009... Les « Talents Nuits du Sud » ont pour vocation de distinguer et de favoriser des groupes de musiques de qualité, originaux dans leur recherche artistique qui sont à un moment important de leur carrière et ont besoin d’une reconnaissance professionnelle pour construire leur projet. Les dossiers de candidature pour l’édition 2009 doivent être envoyés avant le 16 février à : Festival NUITS DU SUD – Place du Grand Jardin – 06 140 VENCE. Chaque dossier doit être impérativement composé de : • Un bulletin d’inscription obligatoire signé (disponible sur le site) • Une bio/ programme des concerts sur l’année 2007/2008 • Un exemplaire de l’album ou maquette contenant au minimum 3-4 titres originaux (mp3 ou Cd) Plus d’infos sur www.nuitsdusud.com Eths à la Salle 700 : concert déplacé au 20 Décembre... Le concert de l’excellent groupe métal Eths, qui devait se dérouler le 7 Novembre à la Salle 700 du Nikaïa a été déplacé au Samedi 20 Décembre, même endroit, même heure. Mais que ceux qui avaient acheté leur billet se rassurent : les billets sont valables pour cette nouvelle séance. En plus, les parkings seront ouverts. Vous pourrez enfin vous garer pour aller voir un concert dans cette salle... Crous : Appel à candidature Musiques de RU... Le CROUS de Nice-Toulon organise la présélection régionale du tremplin musical étudiant « Musiques de RU ». Ce concours est ouvert aux groupes dont au moins la moitié des menbres sont étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur français. Tous les genres musicaux sont acceptés. A gagner : une première partie de concert et un enregistrement en studio au Théâtre Lino Ventura, des tournées dans les CROUS, une scène ouverte à la Rock School Barbey, des bons d’achat en matériel de musique.... Envoyer une maquette (3 à 6 compos uniquement sur CD) et le formulaire d’inscription avant le 16 janvier 2009 à l’adresse suivante : CROUS de Nice-Toulon - Service Culturel 18 avenue des Fleurs 06050 Nice cedex 1 Renseignements : www.crous-nice.fr (rubrique culture)


Concerts à venir... Banco pour les Têtes Raides.... Entre musique, poésie, théâtre et peinture, les Têtes Raides prouvent depuis déjà 20 ans leurs talents d’artistes complets en enchaînant albums, tournées, et manifestations diverses. Leur musique rappelent souvent les rythmes entêtants du cirque et des fanfares, mais c’est dans leurs textes qu’on retrouve toute leur essence. Artistes politiquement engagés, leur message est souvent transmis sur le ton de l’humour noir, portés par la voix grave de Christian Olivier. Au départ, le groupe compose dans l’électrique et affirme ses influences rock/punk. Mais l’arrivée de la violoncelliste Anne-Gaëlle Bisquay les fait changer de direction. Ca sera même le plus grand tournant musical de leur carrière. Naît alors leur 3ème album, « Les Oiseaux » qui laisse place à une musique décalée... Pour accompagner les multiples grattes, on retrouve chez les Têtes Raides des touches de cuivres, de violon, de contrebasse, de flûtes, d’accordéon, et parfois même de piano. Le départ de Jean-Luc Millot fin 2007 marque la nouvelle ère du groupe qui engage Caroline Géryl pour assurer la relève à la batterie. Arrivera-t-elle à faire ses Mercredi 10 Décembre - 20h30 preuves au sein d’une formation si complice ? DécouvronsThéâtre Noga Croisette (Cannes) le on the road… (Flora D.) Tarif : 25€

Stacey Kent de retour à Nice...

Si vous n’avez pas pu assister au concert de Stacey Kent l’été dernier au Nice Jazz Festival, pas d’affolement… Une seconde chance vous est offerte puisque la chanteuse, dont le talent rivalise avec celui de Billie Holiday ou Anita O’Day, revient à Nice, pour notre plus grand plaisir. Avec un amour particulier pour notre pays, puisque Stacey se passionne pour la littérature française dès son plus jeune âge, elle rend hommage à la langue de Molière sur l’album The Boy Next Door, sorti en 2003, qui comprenait deux titres en français : « Que reste-t-il de nos amours ?» et « Que feras-tu de ta vie ? ». L’hexagone attend toujours avec impatience ses passages Stacey Kent au NJF 2008 ©Flora D. scéniques depuis. Son nouvel opus, « Breakfast on the morning tram », a été produit par son époux, Jim Tolimson (saxophoniste qui l’accompagne aussi sur scène). Il est sorti en septembre 2007 et a été certifié disque d’or trois mois plus tard. Il constitue un réel tournant dans la carrière de Stacey Kent qui change de peau, de style, et de groupe ! Ses nouveaux musiciens créent un échange, et les mélodies prennent des tournures encore plus jazzy que sur ses précédents opus. On retrouve un nouveau clin d’œil à la France avec deux morceaux signés Gainsbourg, « Ces petits riens » et « La saison des pluies », et d’autres merveilles de sensibilité comme « The Ice Hotel » ou encore « So Romantic ». En live, la belle mélancolique transmet une émotion particulière, donnant la chair de poule à un public toujours conquis. p6 Un beau moment de douceur et de légèreté... (Flora D.)

Samedi 6 Décembre - 20h30 Palais de la Méditerranée (Nice) Tarif : de 31€ à 34 €


... Concerts à venir Marc Antoine : le prodige R’n’B C’est le numéro 1 des ventes R’n’B en France. Après quelques brillantes apparitions en ouverture de Vitaa et des Boyz II Men (où toute la salle se levait pour lui), Marc Antoine fut révélé au grand public par son single « Tant besoin de toi ». Suave et accrocheur, la chanson est l’un des titres fétiches de son répertoire, l’une des premières que le canadien a écrites, il y a une dizaine d’années environ, et conservées précieusement depuis. Pas de doute, il était devenu, en quelques mois, une figure incontournable de la scène R’n’B francophone. La preuve, son premier album Comme il se doit a été certifié disque d’or quelques mois après sa sortie, avec plus de 80 000 exemplaires vendus. Marc Antoine chante la passion, le doute, la fierté et les ruptures glaciales avec une chaleur et un style rares, qui redonnent de l’âme au R&B francophone. Son défaut ? Il est diffusé sur des radios que je n’écoute plus depuis que j’ai dépassé 16 ans… (AG)

Mercredi 10 Décembre - 20h00 Théâtre Lino Ventura (Nice). Tarifs : 22€/19€

Asian Dub Foundation : l’événement C’est véritablement l’événement rock-electro de cette fin d’année : la venue d’Asian Dub Foundation à Nice, à l’initiative de l’association Imago. Pourtant, ces anglo indopakistanais ont dû se battre pour arriver à se faire reconnaître dans leur pays. En cinq albums et des concerts à travers le monde, les Asian Dub Foundation ont réussi à s’imposer comme un groupe phare de la scène asian beat. Avec leurs sonorités métissées qui combinent avec brio jungle, rythmes ragga, riffs ©Rod Doyle de guitare, lignes de basse indo-dub et résonances de sitars et de musiques indotraditionnelles, les Asian Dub ont trouvé, avant tout le monde, la recette miracle : rock, ambiances indiennes, hip-hop, techno et dub. « J’aime penser qu’il y a une raison au fait qu’Asian Dub Foundation tourne avec des groupes comme Primal Scream, Radiohead ou les Beasties Boys » explique le guitariste du groupe, Chandrasonic. « Les rythmes dans nos chansons viennent de la scène électro mais notre musique a toujours été avant tout portée par des guitares lourdes, des mélodies fortes et beaucoup de chants. C’est cela qui nous a toujours permis de sortir du lot, spécialement de ce qu’on appelle « l’Asian Underground ». Le démarrage fut assez compliqué. Le premier album n’arrive pas à convaincre leurs compatriotes britanniques. Des textes politisés et engagés interprétés par des pakistanais sont en effet à l’opposé de la brit-pop. Les Asian Dub s’exportent. Ce qui leur donnera l’occasion sera de peaufiner leurs sets électro-électriques brûlants et d’acquérir cette puissance et énergie scéniques qu’on leur connaît. Ce n’est qu’en 98, après une tournée avec Primal Scream qu’ils sont enfin reconnus à leur juste valeur... Lundi 8 Décembre - 20h30 (Damien J.) Théâtre Lino Ventura (Nice). Tarif : 21,70€ p7


Focus sur : Tryo... Lorsqu’on suit Tryo, c’est généralement depuis leurs débuts, du temps où ils se produisaient dans de petites salles, se faisant connaître « de bouche à oreilles » grâce à leur style unique. Leur succès mérité s’est fait petit à petit. D’abord passages fréquents dans le milieu parisien oblige, où les jeunes branchés découvrent alors de très talentueux musiciens doublés d’auteurs ultra-réalistes qui dépeignent notre pays avec une ambiguïté choisie : des rythmes reggae et donc, par définition, enthousiasmants et chaleureux, sur des textes viscéraux. Tryo devient très vite pour ce public en attente de vérité et d’orientation, la « voix » de la raison. On retrouve déjà sur leur premier album, Mamagubida (sorti en 1998) de petits chefs d’œuvre comme « L’Hymne de nos campagnes » qui ne sera diffusé sur les ondes qu’à partir de 2005 (NDLR : la radio NRJ était si fière d’annoncer « le dernier Tryo ». Ca a fait rire tous les fans !), « Yakamonéyé », « Babylone », ou encore un morceau d’actualité : « La Crise »… La musique de Tryo « C’est Du Roots », un retour aux racines du ragga-muffin et de la culture jamaïcaine, servie par des guitaristes qui ont dû tomber dedans quand ils étaient petits tellement leurs solos et riffs sont brillants et à l’image de ces influences. Le 2ème album, Faut qu’ils s’activent (2000) continue sur le chemin engagé du premier en réalisant un tableau de « Paris, ville lumière que tout le monde nous envie (…) 300 salles de concerts, 2 millions d’gens pour l’public, avec ça y’a d’quoi faire dans l’arnaque artistique, les artistes se laissent faire, j’te parle même pas du public… ». On partage de plus en plus leur univers, leur poésie, avec des morceaux comme « Cinq sens » ou « La Mer ». Et ça continue sur le 3ème volet de leur ouvrage, Grain de sable, dans les bacs en 2003 avec « Sortez-les », qui raconte le quotidien télévisé qu’on propose aux français: « Allez séquestrez nos esprits et souriez, tout est permis ! Tirer vers le bas, ma télévision adore ça… » ! Mais venons-en à nos moutons (et ses « Nouveaux bergers »)… Le 1er septembre 2008 naît un 4ème opus, Ce que l’on sème, plus médiatisé que les précédents puisque le clip du titre phare, « Toi & Moi », marche pieds nus sur nos écrans, régulièrement. Le groupe en est alors au summum de son art, fidèle à lui-même, gardant son empreinte si particulière avec ces 3 voix si différentes : Celle de Guizmo, la plus frappante, presque tout droit sortie d’un dessin animé, à la fois rieuse et rageuse. Celle de Mali, suave et réconfortante. Et celle de Manu, coquine et souriante. Ces trois derniers ont pour habitude de signer chacun une partie des textes et musiques, p8


...Focus sur : Tryo généralement assurée en majorité par Guizmo. Mais c’est (Christophe) Mali qui s’impose sur carrément 50% de l’opus cette fois-ci. Les pieds dans le plat, ils nous chantent « j’pensais avoir gagné mes 35h, je suis l’infirmière, je suis l’instituteur, 40 élèves par classe, les urgences qui n’ont plus de place, les heures sup’ ça nous connait, on n’a pas le choix et on les fait… Mais qui a voté pour travailler plus ? Pour gagner plus ? »… Ca, c’est dit !.. En live, le quartet (n’oublions pas Danielito aux percus) est passé par le mode intimiste, puis par leur tournée acoustique et à coups d’cirque, s’accompagnant de la troupe Les Arrosés, pour se produire par la suite avec la section cuivres de Mister Gang et Les Ogres de Barback. Mais que nous réservent-ils pour ce 4ème circuit ? Découvrons-le avec ce retour à La Palestre, la première salle de la région où le groupe s’est produit (ça devait être en 99, si mes souvenirs sont bons…). Samedi 12 Décembre - 20h30 (Flora D.) La Palestre (le Cannet). Tarif unique : 28 €

Tryo en quartet...


Agenda : Décembre 2008 Jeudi 4 Décembre : SYD MATTERS. Forum Nice Nord (Nice). 17€ Samedi 6 Décembre : LORIE. Palais Nikaïa (Nice). ANNULE Samedi 6 Décembre : STACEY KENT. Palais de la Méditerranée (Nice). 34€ Lundi 8 Décembre : ASIAN DUB FOUNDATION. Théâtre Lino Ventura (Nice). 21,70€ Mercredi 10 Décembre : Marc ANTOINE. Théâtre Lino Ventura (Nice). 22€ / 19€ Mercredi 10 Décembre : TETES RAIDES. Théâtre Noga Croisette (Cannes). 25€ Jeudi 11 Décembre : THE BLIND BOYS OF ALABAMA. Opéra Garnier (Monaco). 38€ / 43€ Vendredi 12 Décembre : TRYO. La Palestre (Le Cannet). 28€ Vendredi 12 Décembre : FREEMAN. Palais Nikaïa - Salle 700 (Nice). 13€ Vendredi 12 D��cembre : CARMINA BURANA. Palais des Festivals (Cannes). De 32€ à 42€ Mercredi 17 Décembre : LOANE. Forum Nice Nord (Nice). 17€ Jeudi 18 Décembre : « THE FLY » Eric TRUFFAZ / Sly JOHNSON. Palais Nikaïa - Salle 700 (Nice). 15€ Samedi 20 Décembre : KANA (+ De la Colline). MJC Picaud (Cannes). 10,70€ Samedi 20 Décembre : LORD OF THE DANCE. Palais Nikaïa (Nice). De 34,50€ à 59€ Samedi 20 Décembre : ETHS. Palais Nikaïa - Salle 700 (Nice). 15,70€ Samedi 10 Janvier : BREAK THE FLOOR. Palais des Festivals (Cannes). De 12€ à 15€ Jeudi 22 Janvier : CROQUE MONSIEUR. Acropolis (Nice). de 41€ à 55€ Mardi 27 Janvier : Anne ROUMANOFF. La Palestre (Le Cannet). de 32€ à 37€ Mar 27 + Mer 28 Janvier : LE MONDE DE NEMO. Palais Nikaïa (Nice). de 23,60€ à 44€ Vendredi 31 Janvier : JULIEN CLERC. Palais Nikaïa (Nice). De 40€ à 45€ Mercredi 4 Février : GOJIRA. Salle du Canton (Monaco). Vendredi 6 Février : Murray HEAD. Palais de la Méditerranée (Nice). 32€ Samedi 7 Février : SHOWDANCE. Acropolis (Nice). De 35€ à 43€ Locations : Fnac, Carrefour, Géant, www.fnac.com, Virgin, Auchan, Cap 3000, E.Leclerc, Cultura, www.ticketnet.fr


L’interview : Gad Elmaleh... A l’occasion de la sortie du dvd de son nouveau spectacle, «Papa est en haut» , Gad Elmaleh, l’un des comiques préférés des français, se confie... « Papa est en haut » est un titre qui peut paraitre énigmatique pour qui n’a pas vu le spectacle. A quoi fait-il référence ? Ce titre fait référence à la chanson qu’on connait « Colas mon petit frère », que j’analyse pour mon spectacle. « Papa est en haut qui fait des gâteaux, maman est en bas qui fait du chocolat ». Moi je la trouve un peu absurde cette chanson, si on l’analyse, c’est assez surréaliste. Pourquoi papa est en haut, pourquoi ils ne seraient pas tous les deux dans la cuisine ? Il y a vraiment quelque chose d’énigmatique autour de cette berceuse, ça m’a fait rire. « Papa est en haut », au delà du titre de la berceuse, c’est une image sur le succès, et c’est un message adressé à mon fils. C’est lui qui a été mon point d’inspiration et ce spectacle lui rend hommage. Il parle de l’éducation, de la transmission et du fait d’être jeune père, la filiation. C’est une manière de lui dire que papa est en haut, il est sur le fronton de l’Olympia, il a du succès mais il est quand même là. C’est ce que je lui dis tout le temps. Dans cette chanson, c’est « Papa est en haut et papa est aussi en bas, il n’y a pas de soucis, ne t’inquiète pas je suis là ». Tous les sketchs qui concernent ton fils, ils sont à 100% vécus, ou il y a du fictif ? Tous mes spectacles partent de points autobiographiques. Dans « Décalages », je parlais du parcours géographique que j’ai fait avant mon parcours artistique, du Maroc à Paris. Dans « La vie normale », c’était pareil. C’est là que j’ai crée Chouchou et Coco. Dans « L’autre c’est moi » est apparu le Blond, parce que je vivais en France des choses comme ça, sur la différence. A un moment donné, quand j’étais bien en France, que je me suis vraiment mis dans cette vie, je me suis mis à observer la vie, comme tout le monde. Non plus comme quelqu’un qui vient d’ailleurs, mais comme un citoyen qui regarde la vie. Je suis entré dans des analyses très pointues du quotidien. Ce qui me passionne le plus, c’est le petit détail de la vie quotidienne. Pour revenir à cette question sur l’enfance et le père, c’est autobiographique, je suis un papa, j’ai vécu ça. J’ai vécu les galères et les joies et j’aime bien casser les attentes qu’on a. Parce qu’on s’attend à des « violonades » sur le père… Non, c’est difficile aussi. Donc oui, il y a une grande partie autobiographique. Comment s’est passé le processus d’écriture ? Pour ce spectacle, et comme pour tous mes autres spectacles, j’ai beaucoup écrit en jouant les précédents. C’est une technique que j’ai développé non pas par assurance mais par manque de confiance d’écrire quelque chose sans le tester. C’est très agréable. Quand je jouais « L’autre c’est moi », je tentais des vannes et des petits bouts de ce spectacle là. Il n’y a rien de mieux. Il n’y a rien de tel, tu essaies les choses et tu sais tout de suite si ça marche. Si ça ne marche pas tu corriges, tu peaufines. Le live est formidable pour ça. Justement, dans les bonus du dvd, on te voit écrire quelque chose sur un petit bout de papier pendant le sketch. C’est ça ta méthode ? Rajouter des choses liées à l’impro ? Oui, tous les soirs. Quand c’est dans des petites salles, que c’est fait de manière très conviviale et décontractée avec 50 personnes, je me permets même de prendre des notes pendant le spectacle devant eux. Ça ne me gêne pas du tout. Après, quand tu fais une grande salle, tu ne vas pas te mettre à noter parce que ce n’est pas pro. Il y a même des soirs où j’ai demandé l’avis du public. J’aime beaucoup l’interaction, ça me donne la possibilité de sortir du spectacle. Parce que l’artiste qui te dit que tous les soirs il a envie de jouer le même texte pendant des années… Moi je n’y crois pas. Il le fait, mais moi j’ai envie de m’amuser aussi, il n’y a pas que le public qui s’amuse. J’ai envie de prendre du plaisir. Et si j’en prends, je sais qu’ils vont kiffer.


...L’interview : Gad Elmaleh Aucun de tes sketchs n’est basé sur l’actualité politique ou sociale, contrairement à d’autres humoristes. C’est pour te différencier ? Moi c’est l’humain qui m’intéresse beaucoup. Peut être que si au niveau politique, j’observe un comportement, une manie, quelque chose dans le parler, ça va être plus de l’ordre de l’imitation. Mais ça ne m’intéresse pas beaucoup la dénonciation politico-sociale. Il y en a qui le font très bien. Moi ce qui m’intéresse c’est vraiment l’humain. De la même manière, il n’y a aucune histoire salace, ou des choses qui descendent au dessous de la ceinture… Oui, je n’aborde pas le sexe. Sur scène, on est un peu le prolongement de ce qu’on est dans la vie. Dans ma vie, à part dans la stricte intimité, je n’ose jamais faire des blagues un peu crues ou des trucs un peu chauds. Ce n’est pas moi. Lorsque tu entres sur scène on dirait une rock star, une bête de scène… Oui, complètement. C’est vrai, c’est physique, « Me voilà ! », j’ai besoin de ça, que ça soit solennel. On éteint les lumières, ça crie, la lumière arrive. J’ai besoin de ça, c’est comme ça que je vois le show. C’est comme ça que quand je vais voir des shows j’ai des frissons, c’est comme ça que je suis au spectacle. Et je veux que les gens soient au spectacle. Je ne veux pas arriver sur de moi, « Bonsoir », sans musique, sans rien parce que ce n’est pas bien. Ce n’est pas parce qu’on a un spectacle et que la salle est remplie qu’on ne doit pas donner du show. Les gens veulent du spectacle. Et du coup, tu sors dans quel état physique ? Très éprouvé tous les soirs. Ce qui est bon à la fin d’un spectacle, c’est qu’on a un sentiment de plein et de vide en même temps. Je me suis rempli par les rires et je suis vidé. J’ai l’impression d’avoir fait du sport. En même temps, on dit des choses tous les soirs, on lâche des choses qui nous sont soit pesantes, soit gaies et agréables. On fait un petit pied de nez à ce qui nous arrive dans la journée. Je suis le même mec qui dans la journée a eu peut être un problème familial, des joies avec un pote ou une grande déception. On est le même mec le soir qui fait rire. Donc tout ça va ensemble. Et bizarrement, ce n’est pas parce que tu as eu les plus belles journées que tu as le meilleur spectacle. Et vice versa. Il y a plus du versa que du vice, mais bon… (Patrice Bouchon)

Le Dôme - Marseille : 9 & 10 Juin 2009 Zénith Oméga - Toulon : 12 Juin 2009 Grimaldi Forum - Monaco : 13 & 14 Juin 2009


Comédies Musicales : le marketing roi... Vous rappelez-vous des « Enfants du Soleil » ? C’était une comédie musicale promise à un bel avenir. Didier Barbelivien (star des années 80) en avait écrit la musique, et la création se faisait au Dôme de Marseille (terre d’accueil des pieds noirs, thème central du spectacle). Le buzz grandissait, et la production locale invitait la presse au spectacle. Mais j’avais piscine, donc j’ai décliné l’offre. Bien m’en a pris, car à peine 3 semaines plus tard, on avait déjà oublié ce qui devait être la super nouvelle comédie musicale à la française, mais qui, en fait, fut un flop. Je ne jugerai pas la musique, je n’en ai jamais rien écouté. Par contre, d’un point de vue marketing, c’était assez faible et l’intrigue pas assez « fédératrice ». Et c’est là où je veux en venir : aujourd’hui, le succès d’une comédie musicale dépend uniquement du marketing (pub dans le metro ou abribus, buzz sur le web, radio partenaire) mis en place. Peu importe la qualité des chansons, de toute façon elles seront si souvent matraquées en radio ou en tv que l’on finira bien par aimer. Il y a encore quelques années, on montait le spectacle, on le jouait pendant quelques mois à Paris, et juste avant la tournée province, on sortait l’album (pour que les provinciaux connaissent les paroles des chansons par cœur, et puissent chanter pendant le spectacle, si si). Puis, après la tournée, on (re)sortait l’album rempli de bonus et le dvd. C’était le marketing type « Notre Dame de Paris » ou « Romeo et Juliette ». Mais en seulement dix ans, les choses ont radicalement changé. Aujourd’hui on trouve un chorégraphe surmédiatisé (Kamel Ouali au hasard), une paire de producteurs connus, des noms qui parlent au grand public, et une radio partenaire qui co-produit le spectacle. On enregistre l’album (rempli des titres choisis par la production et la radio, qui ne se trompe jamais…) avant de monter le spectacle. Et on commercialise le disque. Si ça se vend, on continue. Si le disque reste au fond des bacs, le projet s’arrête. C’est le marketing type « Roi Soleil », qui avait décidé de faire de Christophe Maé une star bien avant qu’il ne soit lui-même au courant. Bref, on met la charrue avant les bœufs... En cette fin d’année, un petit tour d’horizon de ce qui nous attend en 2009 s’impose...

Rabbi Jacob il va danser ! avec Ilan Zaoui (gauche) et Eric Métayer (centre)


...Comédies Musicales : le marketing roi Les Aventures de Rabbi Jacob

Au Palais des Congrès (Paris) depuis le 16 Septembre, et en tournée à partir du 15 Janvier 2009. Production : Charles Talar (qui avait produit « Notre Dame de Paris » et « Cendrillon ») Musique : Vladimir Cosma (qui avait déjà écrit la musique du film originel) Le premier single (« Le Rabbi Muffin ») est interprété par McSolaar Mise en scène : Patrick Timsit Chorégraphie : Najib Guerfi, Ilan Zaoui Distribution : Eric Métayer (Victor Pivert), Marianne James (Germaine Pivert)... A l’inverse des autres spectacles, celui-ci mise clairement sur le rire et la bonne humeur. Exploitant à fond le souvenir que le public peut avoir du film avec De Funès, ce spectacle réutilise ses fameuses répliques (« Salomon, vous êtes juif ? », «Cher Levy, cher cacher», « Attention, Rabbi Jacob il va danser », « il te dira vouiii »…) et ses situations cocasses (dans l’usine à chewing gum, dans la synagogue de la Rue des Rosiers, au mariage de sa fille...). Le projet a mis 6 ans à voir le jour. A noter que pour coller le plus possible à l’ambiance, il y a deux chorégraphes : Najib Guerfi pour la partie moderne, et Ilan Zaoui pour la partie traditionnelle hassidique. C’est d’ailleurs lui qui avait crée et enseigné à De Funès la chorégraphie originelle (La Danse des Rabbis) pour les besoins du film.

Mozart Opéra Rock

Au Palais des Sports (Paris) à partir du 22 Septembre 2009. En tournée en 2010. Production : Dove Attia - Albert Cohen Musique : Jean-Pierre Pilot, OIlivier Schulteis, Rodrigue Janois & Willaim Rousseau Mise en scène : Olivier Dahan (« La môme ») Distribution : Mikelangelo Loconte, Claire Pérot, Maeva Meline, Mélissa Mars... Symbolise parfaitement les abberations du « marketing roi ». Voici le seul spectacle dont on ne sait presque rien, à part qu’il sera à l’affiche en Septembre 2009 à Paris, que Virgin Radio sera partenaire et que le spectacle est produit par le tandem Attia-Cohen. (« Les Dix Commandements », « Autant en emporte le vent », « Le Roi Soleil »...) La campagne d’affichage a débuté durant l’été : la France entière a été tapissée de cette affiche noire (simplement affublée du logo de la radio partenaire), mais on n’en a pas encore entendu une note (ou si peu). Pas étonnant, le casting vient à peine de se terminer, et certains titres ne sont pas finis d’être composés ! Bref, on tâte le terrain un an avant, histoire de faire monter le buzz progressivement. Fin Septembre 2008, Dove Attia a réservé le Palais des Sports pour une mini avant première : 4 titres ont été interprétés devant une salle remplie de coiffeurs. Objectif : créer le buzz dans les salons de coiffure ! Original mais l’efficacité reste à prouver. Fin Octobre, la troupe était invitée sur la radio partenaire pour y interpréter quelques titres, dans l’indifférence quasi générale… Le premier single, interprété par une belle brochette d’inconnus (mais tous agguéris à la scène) s’intitule « Tatoue moi ». Il est sorti le 30 Octobre.


Comédies Musicales : le marketing roi... Cléopâtre - La dernière Reine d’Egypte

Au Palais des Sports (Paris) à partir du 29 Janvier 2009. Au Palais Nikaïa de Nice les 13 & 14 Novembre 2009. Production : Jackie Lombard & Jean-Claude Camus (qui avait produit « Ali Baba ») Musique : divers artistes (voir ci-dessous) Mise en scène & Chorégraphie : Kamel Ouali Distribution : Sofia Essaïdi (Cléopâtre), Christopher Stills (César)... C’est sans nul doute le poids lourd des comédies musicales de 2009, soutenu par Nrj et Tf1. Sans doute est-ce pour cette raison qu’elle est produite par l’inédite association de deux très gros producteurs français : Jackie Lombard (représentante française du puissant Live Nation : Rolling Stones, Madonna, S.Wonder, L.Richie, Depeche Mode et bientôt U2...) et Jean-Claude Camus (Hallyday, Maé, Willem, Pagny, Sardou, Jarre...) Dans Cléopâtre, tout repose clairement sur Kamel Ouali, sérieusement mis en avant dans la communication (voir cicontre), à tel point qu’on ignore même qui en a composé la musique. On sent d’ailleurs le marketing sur le site officiel du spectacle : « Universal Music et Mercury ont mis leur expertise au service du projet Cléopâtre et accompagnent chacun des choix artistiques des producteurs du spectacle et de Kamel Ouali pour en assurer le succès ». Accessoirement, les auteurs et compositeurs sont Lionel Florence, Patrice Guirao, Benoit Poher et Fabien Dubos (du groupe Kyo) ainsi que Souad Massi, Laure Milan, Vegastar et Davide Esposito. Bref, la maison de disques a monté un « pool » de compositeurs, et leur a confié la mission d’écrire le projet. Le rôle titre a été confié à Sofia Essaïdi, une ancienne de la Star Ac’ , qui selon les premiers témoins, transcende le rôle de la plus grande Reine d’Egypte par son charisme. Et campant le rôle de César, nous retrouvons Christopher Stills, fils de Véronique Sanson et Stephen Stills. Dominique Magloire (remarquée dans « Autant en emporte le vent ») joue la prêtresse Charmion. L’album est sorti fin Août, précédé du single « Une femme d’aujourd’hui », et suivi de « Une autre vie ». Fin Septembre, le spectacle a été présenté aux professionnels et à la presse. A l’époque où tout ce qui passe à la tv est obligatoirement bien, je vous engage sérieusement à faire le tri. Les spots tv n’ont jamais rendu fabuleux un spectacle médiocre, comme a pu le prouver le flop de certaines comédies musicales en France, de « Ali Baba » aux « Misérables», en passant par « Cendrillon �� (présentée à grand renfort de milliers d’euros au Midem il y a quelques années...). De même, on juge la qualité d’une chanson par l’émotion qu’elle procure à la première écoute, et non pas au matraquage des médias... Rappelons-nous simplement que d’autres spectacles misent moins gros et ont quand même du succés : « Le Roi Lion » (qui cartonne dans le Monde entier), ou « Je m’voyais déjà » (spectacle de Laurent Ruquier sur la vie d’Aznavour, promis à un bel avenir), par exemple. A suivre... (Patrice B.)


Vu et entendu... The Dø - Jeudi 13 Novembre

Francis Cabrel - Vendredi 14 Novembre

Enfin ! Merci et triple merci à The Dø qui nous a proposé un vrai show. Pas simplement un concert de province, non non, un show alliant musique, jeu de lumières, jeu scénique, humour… Retour sur cette soirée « différente ».

Francis Cabrel était en concert au Palais Nikaïa le 14 novembre dernier, pour y présenter son nouvel album, « Des roses et des orties », le tout parsemé de quelques-uns de ses tubes, toujours repris en cœur par un public charmé. Un rendezvous auquel les niçois ont répondu présents en masse…

Théâtre Lino Ventura - Nice

Quand, ce jeudi soir, j’arrive au Théâtre Lino Ventura, je tombe nez à nez avec Olivia, Dan et leur équipe. Ils sont tranquillement dans la rue ; discutant avec des fans et des amis. Comme quoi, on peut avoir ses chansons qui passent en boucle à la radio et rester accessible. Premier bon point. La première partie commence. Bof. Bon on passe… The Dø débarquent sur scène, et là, surprise, ils ne sont que trois : Olivia (chant, guitare, claviers), Dan (claviers, basse, chœurs) et un batteur qui avait sûrement pris option bûcheron au bac. Véritable star de la soirée, le batteur, dont la tenue de scène est une veste à capuche qu’il gardera durant tout le show, s’en donne à cœur joie. Musicalement, le premier album y passe en quasi intégralité. Le groupe teste même des nouveaux titres, dont certains n’ont même pas encore eu le temps d’être arrangés par le groupe, qui est en tournée depuis le début de l’année 2008. C’est donc Olivia qui s’y colle à la guitare acoustique. Dan, quant à lui, alterne entre basse et claviers (qu’ils jouent en se mettant par terre). Mais l’énorme point positif de ce show, c’est indubitablement le jeu de lumières. On sent que le groupe a vraiment travaillé ce spectacle, et ne se contente pas de débouler avec sa guitare et de chanter le single. La lumière crée une douce intimité sur les titres calmes, et sait rendre encore plus percussifs les titres rock. Bref, un très bon concert dans l’ensemble. L’album m’avait paru assez plat, mais le live rattrape tout. Mais pourquoi, oui pourquoi avoir construit le set de cette façon ? Alterner morceau rock qui envoie et ballade mielleuse peut être lourd, très lourd. Mauvais point. Surtout après « On my Shoulders » (dédicacée à l’équipe du Mas des Escaravatiers). Le public était (enfin) debout. Et tout le monde a frôlé le suicide et s’est rassis aussi sec aux premières notes de la chanson suivante. Dommage. (PB)

Palais Nikaïa - Nice

Si l’on fait abstraction des quelques blagues que Francis glisse entre les morceaux pour faire participer son public, en fermant les yeux on se retrouve presque comme à la maison, à écouter ses albums. Armé d’un ukulélé (sur « Samedi soir sur la Terre », qui ouvre le spectacle) ou de ses fidèles 6 cordes, Francis Cabrel arpège ses chansons d’amour, que ce soit l’amour d’une femme, d’une enfant, de l’humanité ou de la planète. En chantant ou en fredonnant, sa voix parfaitement juste ne prend pas plus de liberté qu’il n’en faut. Le son est pur et à l’image du chanteur : sobre et tranquille. Le public était à l’écoute ce vendredi soir, restant sagement assis (sur le rebord du Monde) pendant une bonne heure pour finalement se lever et rejoindre le bord de la scène sur « Télécaster », « Encore et encore » ou « Sarbacane », et s’impliquant encore plus pendant sa célèbre « Corrida ». L’échange en devient bien plus intéressant, Francis porte son public, et le public porte Francis qui se sent tout à coup beaucoup plus investi, trippant enfin avec ses excellents musiciens « multi-fonctions » qui jouent chacun de plusieurs instruments. Le guitariste se retrouve alors violoniste, tandis que l’accordéoniste enchaîne des accords de piano et des notes d’harmonica, le batteur attrape ses maracas pendant que le guitariste aux rastas dévoile sa Lap Steel Hawaïenne, et que son fidèle bassiste s’attaque à la contrebasse… Les morceaux les plus récents (« La robe et l’échelle », « Les cardinaux en costume », « Les hommes pareils » ... ) ont tout de suite été acceptés par ce public fidèle et se fondent au milieu des « anciens » pour en prendre le même chemin du succès. Un moment dépaysant qui fait oublier le quotidien, juste agréable à écouter… (Flora D.)


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