Page 1

Brochure d’information don d’ovocytes couples lesbiens

Nous aimerions faire appel à votre collaboration Certaines femmes connaissent une ménopause précoce en raison d’un caprice de la nature ou d’un problème médical. Pour elles, l’utilisation d’ovocytes représente le dernier recours possible pour tomber enceintes. La demande d’ovocytes est cependant largement supérieure à l’offre et il existe une longue liste d’attente de plusieurs années. Certaines tentent de trouver une solution en partant elles-mêmes à la recherche d’une donneuse, mais cela n’est pas vraiment évident. Non seulement elles doivent alors faire leur « outing » et révéler un problème délicat, mais les donneuses doivent par ailleurs répondre à différentes conditions et se montrer prêtes à subir une stimulation hormonale et une ponction ovocytaire. En tant que couple lesbien désireux d’avoir un enfant, vous devez vous aussi faire appel à un donneur, mais il s’agit pour vous d’un don de sperme et non d’ovocytes. Vous pouvez vous adresser sans problème à une banque du sperme et votre demande peut être satisfaite assez facilement. Depuis peu, la technique actuelle permet de congeler des ovocytes, tout comme le sperme. Il est donc possible de créer une

banque d’ovocytes et d’aider ainsi les femmes n’ayant pas d’autre solution pour tomber enceintes. Nous voulons autant que possible sensibiliser le public à ce problème. Nous avons donc également pensé aux couples lesbiens qui viennent dans notre Centre pour une insémination de sperme de donneur. Vous comprenez sans doute parfaitement ce que signifie le fait de dépendre d’un don pour pouvoir réaliser un désir d’enfant. Nous espérons par conséquent que certaines d’entre vous, tout comme ce donneur de sperme anonyme qui a pu répondre à vos attentes, pourront elles aussi envisager de faire un don d’ovocytes. Nous aimerions donc faire appel à votre collaboration et espérons que vous prendrez notre demande en considération, afin de répondre également au souhait le plus cher d’autres femmes – et hommes – moins chanceux. Vous vous sentez concernée ? N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour une demande d’information sans engagement. Merci d’avance ! Drs Tom Coetsier, Isabelle Meire et Nele Van Renterghem


En quoi consiste le don d’ovocytes à une banque ? Des ovocytes non fécondés peuvent être cédés anonymement par une donneuse à une banque d’ovocytes. Ces ovocytes sont conservés congelés et octroyés ultérieurement à une receveuse. La receveuse est une femme qui dispose d’un utérus en bon état de fonctionnement, mais présente des problèmes de fabrication d’ovocytes (ménopause précoce) ou ne produit pas d’ovocytes appropriés. Après la décongélation, les ovocytes sont fécondés avec le sperme du partenaire. Un ovocyte fécondé sera ensuite transféré chez la femme traitée afin qu’elle puisse tomber enceinte.

À quels critères une donneuse d’ovocytes doit-elle satisfaire ?

éventuelles d’une stimulation hormonale sont également évaluées. Une analyse sanguine est réalisée afin d’exclure un certain nombre de maladies infectieuses (hépatite B, hépatite C, CMV, VIH et syphilis). Un examen génétique (analyse chromosomique, porteuses du syndrome X fragile et de la mucoviscidose) doit aussi être effectué. L’analyse sanguine visant à détecter les infections doit être renouvelée trois semaines avant la ponction ovocytaire ainsi que le jour de la ponction. Le psychologue discute avec vous et votre partenaire des aspects psychiques liés au don d’ovocytes et de votre motivation. Vous serez également invitée, en tant que donneuse, à répondre à un test standard visant à évaluer les différences en matière de personnalité et les pathologies.

Les conditions suivantes s’appliquent au don d’ovocytes :  La donneuse doit idéalement être âgée de moins de 35 ans et, dans tous les cas, de moins de 38 ans.  La donneuse ne peut être porteuse d’une maladie héréditaire et/ou infectieuse.  La donneuse doit arrêter de fumer pendant le traitement.

Contrairement aux consultations en cas de don connu, les entretiens organisés à l’occasion d’un don anonyme ne requièrent pas obligatoirement la présence de votre partenaire éventuel.

Comment la procédure se déroule-t-elle en pratique ?

Le psychologue examine les raisons pour lesquelles vous souhaitez devenir donneuse et tente d’évaluer l’impact psychique potentiel d’un don. La question de l’anonymat entre également en ligne de compte. Vous devrez accomplir un test de personnalité standard portant sur les différences en matière de personnalité et les pathologies, qui sera ensuite interprété par Psypunt, un cabinet de psychologues agréés.

Avant le début du traitement, vous devez vous rendre chez le gynécologue et le psychologue du Centre de fertilité en vue d’un entretien. Le gynécologue vous donne des informations médicales sur le traitement, procède à un examen clinique et examine vos antécédents médicaux personnels et familiaux. Vous serez invitée à compléter un questionnaire standard. Nous veillons spécialement à exclure les facteurs de risque associés à des problèmes génétiques et des maladies sexuellement transmissibles. Les contre-indications

En quoi consistent les entretiens avec le psychologue ?

Contrairement aux consultations en cas de don connu, les entretiens organisés à l’occasion d’un don anonyme ne requièrent pas obligatoirement la présence de votre partenaire éventuelle. La donneuse ne doit présenter aucun trouble de la personnalité


manifeste et être avant tout motivée par des sentiments altruistes (désir d’aider).

où la ponction ovocytaire sera réalisée, indépendamment de votre cycle menstruel.

En quoi consiste exactement le traitement médical?

L’évolution de la stimulation est suivie au moyen d’une échographie et, éventuellement, d’analyses sanguines. Ce suivi permet de déterminer le nombre d’ovocytes qui se développent et, surtout, le moment où ils arrivent à maturation. Lorsque les follicules ont atteint un diamètre d’environ 20 mm, les dernières étapes de la maturation ovocytaire peuvent être mises en œuvre au moyen d’une dernière injection hormonale. Cette injection doit être effectuée à un moment fixé au préalable, la ponction ovocytaire se déroulant 35 à 40 heures après l’injection. L’injection est en général administrée en soirée, entre 20 et 24 heures, étant donné que la ponction ovocytaire est réalisée un jour et demi plus tard, le matin.

Les étapes essentielles de ce traitement sont :  la stimulation ovarienne ;  la ponction ovocytaire.

Stimulation ovarienne Théorie Les probabilités de réussite d’un traitement FIV dépendent, entre autres, du nombre d’ovocytes obtenus par traitement. Afin de susciter le développement de plusieurs ovocytes (en moyenne une dizaine), les ovaires doivent être stimulés. Dans cet objectif, on administre des hormones (gonadotrophines) exerçant un effet temporaire sur l’organisme sous la forme d’injections quotidiennes pendant environ deux semaines. Les inconvénients à long terme semblent peu probables et aucun effet indésirable n’a à ce jour été constaté. Cette stimulation est généralement combinée avec un autre type d’injection, qui permet de dissocier la croissance des ovocytes et le contrôle exercé par l’organisme à cet égard. Sans cette dissociation, l’organisme déclencherait à un moment donné une ovulation avant l’exécution de la ponction ovocytaire. Avant la stimulation proprement dite, une pilule (contraceptive) doit généralement être prise pendant une quinzaine de jours. L’objectif est de favoriser un état basal des ovaires, ce qui assure ultérieurement une croissance plus uniforme des follicules (petites poches de liquide contenant les ovocytes situées dans l’ovaire). Cela présente en outre un avantage pratique : la durée de la prise de la pilule peut être prolongée ou raccourcie afin d’adapter la date estimée de la ponction ovocytaire. Vous pouvez ainsi choisir vous-même la semaine

Pratique Un schéma de stimulation détaillé comportant toutes les instructions utiles pour assurer le bon déroulement de la stimulation vous sera remis avant le début du traitement. Vous recevrez aussi tous les médicaments à ce moment. Les injections commencent en général à être administrées environ cinq jours après l’arrêt de la pilule. Vous pouvez choisir librement la personne qui administrera ces injections. Vous pouvez décider de les effectuer vous-même ou faire appel à un infirmier indépendant, à votre médecin généraliste ou à un service de soins infirmiers à domicile par l’intermédiaire de la mutualité. En cas d’extrême urgence, vous pouvez aussi vous adresser au service des urgences de l’AZ Sint-Lucas, où cette injection peut également être effectuée. Les injections doivent de préférence être administrées le soir, l’heure précise se révélant moins importante à cet égard (n’importe quand entre 16 et 24 heures). Seule la dernière injection doit être administrée à une heure


exacte planifiée en fonction de l’heure à laquelle la ponction ovocytaire sera réalisée. Avant le début du traitement, nos infirmiers vous communiqueront toutes les informations utiles pour l’autoadministration d’injections sous-cutanées. Une première échographie de contrôle, à planifier au moment de l’élaboration du schéma de stimulation, sera réalisée après environ une semaine d’injections. Comme vous le savez peutêtre, l’échographie est un examen vaginal indolore d’une durée d’environ cinq minutes. Ce type d’examen doit en moyenne être réalisé deux ou trois fois pendant les deux semaines de stimulation. La plupart des femmes qui subissent une stimulation hormonale ne sentent absolument rien. Les effets secondaires éventuels sont généralement modérés et temporaires : sensation de ballonnements, élancements dans le bas-ventre, maux de tête ou fatigue.

Ponction ovocytaire (aspiration folliculaire, pick-up) Théorie Pour une ponction ovocytaire, vous devez rester quelques heures dans notre Centre de fertilité. Cette procédure consiste à introduire sous contrôle échographique une fine aiguille à travers la paroi vaginale jusqu’aux follicules afin de prélever le liquide folliculaire contenant les ovocytes. En règle générale, ce type d’intervention est pratiqué dans le cadre d’une anesthésie appelée « sédation consciente ». Cela signifie que vous recevez sous perfusion un produit anesthésiant exerçant une action analgésique puissante susceptible de vous faire somnoler, mais que vous restez consciente et que vous continuez à suivre ce qui se passe. Cette sédation est associée à l’injection d’un anesthésique local au niveau du site de piqûre dans la paroi vaginale.

L’injection proprement dite dure environ un quart d’heure, en fonction du nombre d’ovocytes. Après la ponction, vous devez rester deux heures sous surveillance médicale, ce qui permet d’exclure toute complication aiguë. Pratique La détermination à l’échographie du moment où les ovocytes sont arrivés à maturation permet de fixer la date de la dernière injection et de la ponction ovocytaire. La ponction ovocytaire est toujours réalisée le matin, à partir de 8 heures pendant la semaine et d’ordinaire un peu plus tard le week-end. La patiente doit se présenter à jeun (sans avoir mangé ni bu depuis la veille à partir de minuit), accompagnée ou non de sa partenaire, une demi-heure avant la ponction prévue à l’hôpital de jour du Centre de fertilité (Rue 7). Vous devez apporter tous les formulaires de consentement dûment complétés et signés le jour de la ponction. La ponction dure environ une demi-heure. Après la ponction, vous devez rester environ deux heures en observation dans la section « recovery » de notre hôpital de jour de la Rue 7. Vous pourrez ensuite rentrer chez vous. Le gynécologue passera vous voir afin de s’assurer que tout va bien et de confirmer que vous pouvez repartir. Attention : étant donné que vous avez reçu un produit anesthésique, vous ne pouvez conduire un véhicule ce jour-là. Vous ne pouvez pas non plus rester seule au cours des premières 24 heures. Certains saignements vaginaux peuvent se manifester les premiers jours suivant la ponction ovocytaire. Ces saignements sont normaux et s’interrompent en général naturellement : il s’agit de pertes sanguines provenant des petits trous effectués dans la paroi vaginale.


Les manifestations de douleurs légères à modérées dans le bas-ventre sont également normales – jusqu’à un certain point – à la suite de la ponction et vous pouvez sans problème prendre des antidouleurs (de préférence du paracétamol, par exemple Perdolan®, Dafalgan®). Plus le nombre d’ovocytes prélevés est élevé, plus les ovaires sont gonflés et plus les douleurs au bas-ventre risquent d’être importantes. Il est normal que ces douleurs soient plus aiguës le soir, surtout le premier jour, car l’effet des analgésiques administrés s’est alors totalement dissipé. Vos menstruations surviendront environ deux semaines après la stimulation. Nous vous invitons instamment à vous présenter en vue d’un contrôle échographique des ovaires après les menstruations, afin que nous puissions nous assurer que tout est rentré dans l’ordre.

Risques liés au traitement Saignements : Comme dans le cas de l’ovulation naturelle, une petite quantité de sang provenant du follicule ponctionné se déverse dans la cavité abdominale. Ce saignement limité s’interrompt presque toujours automatiquement après la ponction. Un saignement ultérieur peut aussi se manifester au niveau du site d’introduction de l’aiguille. Dans des cas très rares (< 1/1000), une intervention chirurgicale doit être pratiquée pour interrompre les saignements. Infection : Durant la ponction, une aiguille est acheminée d’une zone non stérile (le vagin) vers une zone stérile (la cavité abdominale). Des bactéries sont donc immanquablement transmises dans cet environnement stérile. Normalement, le système immunitaire féminin est en mesure d’éliminer ces quelques bactéries, mais il peut arriver qu’une infection survienne dans des cas rares (risque

inférieur à 1/1000). Il importe donc de signaler systématiquement au médecin toute fièvre (> 37,5 °C) apparaissant chez la patiente au cours des premiers jours suivant la ponction. Cela nécessitera exceptionnellement un traitement antibiotique ou une intervention chirurgicale (endoscopie ou laparoscopie). Hyperstimulation : Le nombre d’ovocytes susceptibles d’arriver à maturation par cycle diffère largement d’une femme à l’autre. La quantité optimale oscille entre 10 et 20. Il arrive toutefois que la réaction des ovaires soit insuffisante. Dans d’autres cas, les ovaires peuvent au contraire réagir de façon plus intense que prévu et entraîner le développement de quelque 30 à 40 ovocytes. Cela se traduit par un gonflement important des ovaires et peut susciter divers symptômes (prise de poids, ventre gonflé, nausées et difficultés à respirer). Grâce à l’utilisation de schémas de stimulation modernes et à l’examen préventif de la sensibilité à la stimulation au moyen d’un test sanguin spécifique, le risque d’hyperstimulation proprement dite est inférieur à 1/1000. En clair, aucun élément n’indique que ce type de traitement pourrait avoir des conséquences sur votre état de santé ultérieur. Le traitement n’a aucune incidence sur votre fertilité, n’entraîne pas de ménopause prématurée et n’augmente pas votre risque de cancer. Si vous avez un doute ou que vous vous demandez si quelque chose est normal, n’hésitez pas à prendre contact avec nous via le « fertiphone » (fertifoon : 09/235.07.46). Ce numéro de téléphone vous permet de joindre un collaborateur du Centre de fertilité 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Personne ne vous repro-


chera d’avoir appelé : le simple fait que vous vous préoccupiez constitue une raison suffisante pour téléphoner, ne serait-ce que pour être rassurée.

Quel est le nombre de grossesses susceptibles de provenir d’une seule et même donneuse ? Le nombre de grossesses générées sur la base des ovocytes d’une donneuse spécifique dans la même région est limité afin de prévenir tout risque que des demi-frères et demi-sœurs s’engagent dans une relation sans connaître leur lien de parenté. Un nombre maximal de six receveuses par donneuse est légalement autorisé en Belgique.

Une indemnisation financière est-elle versée ? La banque de tissus prévoit une indemnisation de 500 euros par don. Ce montant est uniquement versé par virement bancaire au terme de l’ensemble du traitement. Il ne s’agit pas d’un montant versé pour les ovocytes, mais d’une indemnisation servant en partie à rembourser les tickets modérateurs à acquitter pour une échographie ou un examen de laboratoire (le coût total du traitement est estimé à 100 euros). Les 400 euros restants doivent être considérés comme une indemnisation pour les déplacements à l’hôpital, pour le temps consacré au traitement et pour la « douleur encourue ».

Comment nous joindre ? Vous pouvez prendre rendez-vous chez le médecin et le psychologue au +32 9 224 60 92 ou au + 32 9 222 99 22.

Conclusion Le don d’ovocytes n’est pas une procédure facile et nécessite un investissement physique et psychique important de la part de la donneuse. Beaucoup de couples cherchent néanmoins pendant de nombreuses années une personne qui accepterait de fournir cet effort, quelqu’un qui les aiderait à réaliser leur rêve le plus cher. Vous êtes peut-être cette personne ?

Responsable :

Dr Tom Coetsier

Membres de l’équipe : Gynécologues

Dr Tom Coetsier

Dr Nele Van Renterghem

Dr Isabelle Meire

Équipe de psychologues

Psypunt


www.azstlucas.be

Centre de fertilité AZ Sint-Lucas Groenebriel 1 – 9000 Gent tel. +329/224.60.92 – fax. +329/22406602 e-mail : Fertiliteit@azstlucas.be

Profile for Iny Cleeren

Brochure d’information don d’ovocytes couples lesbiens  

Centre de fertilité AZ Sint-Lucas

Brochure d’information don d’ovocytes couples lesbiens  

Centre de fertilité AZ Sint-Lucas

Advertisement