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Octobre 2013

Le guide gratuit des sorties Ă La RĂŠunion


20h samedi 5 octobre à

e à 21h vendredi 11 octobr

iembe nathalie nat au kabardock café

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à 21h samedi 12 octobre

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à 21h samedi 19 octobre

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k e à 21h au kabardoc vendredi 25 octobr luc donat au théâtre samedi 26 octobre

à 21h sur les quais samedi 7 décembre

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ÉDITO Larg pa lo kor ! Non, les intellos ne sont pas des chiffes molles, ni d’insupportables snobs pontifiants et dédaigneux de toute activité associée au port du short. Et non, n’en déplaisent à ceux qui égrainent en pouffant les perles de certains footballeurs (dont le fameux «la routourne va tourner» de Ribéry), les sportifs ne sont pas forcément de crasseux incultes. L’opposition entre le corps et l’esprit entretenue par ces stéréotypes ne sert le plus souvent, d’un côté comme de l’autre, qu’à justifier d’une coupable paresse physique ou cérébrale : «Je ne fais pas de sport, c’est pour les cons» / «J’ai pas envie de voir ce truc, c’est prise de tête.» À L’Azenda, nous pensons que la culture est un sport extrême. C’est un slogan amusant. C’est aussi une façon de récuser les étiquettes fainéantes. Et c’est pourquoi, durant ce mois où l’actualité sera forcément rythmée par cette fascinante folie qu’est le Grand Raid, il sera dans ces pages beaucoup question du corps, dans tous les sens. Corps féminin étrange et manipulé dans Bodybuilding, étonnant spectacle de marionnettes invité pour le festival Tam Tam ; corps social en révolte avec Frédéric Nevchéhirlian, qui a fait des textes les plus coléreux de Jaques Prévert de belles chansons rock ; corps amoureux qui s’affaisse sous les coups des mots durs lancés lors des ruptures dans Clôture de l’amour, magistral duo de théâtre ; corps intoxiqué et poétique hanté par l’alcool et les souvenirs avec l’immense Nathalie Natiembé, dont le nouvel album, Bonbon Zétwal, sort enfin ces joursci ; corps athlétique projeté dans les airs périlleux avec les beaux spectacles de cirque de Karanbol et de Tourné-Viré ; corps du texte ravagé enfin, avec les nouveaux auteurs de l’argot pétaradant du 21e siècle (lire p.10). Alor larg pa lo kor mounwar ! Nous espérons que ce magazine à lire en diagonale ou comme des fous nourrira tous vos appétits, et vous donnera envie de courir en tous sens vous divertir et vous cultiver ! Bisou ! L’Azenda N°90 d’octobre 2013

Mensuel culturel gratuit. Liste des points de distribution du magazine disponible sur www.azenda.re

L’EQUIPE

Directeur de la publication : Sandrick ROMY Chargée de clientèle : Davina Robert Rédacteur en chef : François GAERTNER Directeur artistique : Freddy LECLERC Rédacteurs : Isabelle Kichenin, Nicolas MILLET, Aurore LE BOURDON, François Manificat, Félix Hoareau Relecture : Don Corleone & les Zit Remedy Comptabilité : Isabelle MALENS Impression : Scanner

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C’est l’argent qu’il reste dans les caisses du dispositif Tournée Générale 4 mois après son lancement. P. 9

C’est le nombre de projets différents proposés par l’infatigable Teddy IafareGangama dans le cadre d’une carte blanche au Théâtre Canter. P.24

C’est le nombre de films projetés durant la 3e Nuit du court métrage, le marathon cinéphile de Champ Fleuri. P.33

L’éditeur décline toute responsabilité quant aux erreurs éventuelles. Contactez les lieux avant de vous y rendre pour confirmer que l’information annoncée est toujours bonne. Quel que soit le procédé, toute reproduction intégrale ou partielle des pages, informations, visuels, publiés tant dans la présente publication que sur le site internet www.azenda.re, est interdite.

NOUS CONTACTER

Mail : redaction@azenda.re / Tél. : 0262 33 22 69

COMMUNIQUER VOS DATES DANS L’AGENDA Mail : contact@azenda.re / Tél. : 0262 33 22 69

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Mail : davina@azenda.re / Tél. : 0692 60 55 12


«Aujourd’hui, ce sont les corps des mannequins qui dessinent le corps des femmes.»

illustration : Freddy Leclerc

Eric Domenicone et la Cie La Soupe reviennent sur Tam Tam avec Bodybuilding, un poème visuel sur le corps féminin et sa libération. Entretien. P.38

RETOUR VERS LE FOUTAN Grèn Sémé s’offre une cure de jouvence avec Kadok, concert-spectacle autoparodique et décomplexé. P.28

6 Actus / 8 Temps de Parole de l’Opposition / 10 Sur le web / 12 Le Guide Micheline / 14 Débrief / 16 Pipelette / 20 Musiques / 33 Théâtre / 42 DVD / 44 Livres / 46 Disques / 48 Nou sa va ! / 47 Agenda / 62 À la loupe / 64 Expositions / 66 À la niche

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Résurrection

Rock circus

Danse des ventres

Jacques Prévert revient d’entre les morts pour un dialogue badin avec Nevchéhirlian, qui a fait de ses poèmes des chansons rock et rebelles.

Tourné-Viré à St-Benoît, Karanbol à St-Leu : d’un bout à l’autre de l’île, le cirque et le rock sont à l’honneur.

L’évènement théâtre du mois est Clôture de l’amour, ou la lutte finale d’un couple. On l’a vu, on vous raconte. 7


rapide tour d’horizon de l’actualité du mois © Burty Makeena

ACTU

Voyage voyage

Maurice, Madgascar, Les Seychelles : ces artistes réunionnais qui partent à la rencontre des publics de l’Océan Indien avec le soutien de La Région.

Il y a quelques mois, la 3e édition du IOMMA (Indian Ocean Music Market) se tenait à Saint-Pierre, en marge du Sakifo. Marché des musiques dédié aux professionnels de l’Océan Indien, ce salon permet de renforcer les liens et la coopération entre les producteurs, les artistes et les festivals. Parmi les retombées indirectes de ces rencontres, dans la continuité d’un programme d’échanges culturels initié en 2012 entre les 7 pays de la zone, plusieurs artistes réunionnais ont aujourd’hui l’opportunité de se déplacer sur des festivals à Maurice, à Madagascar et aux Seychelles. Le mois dernier, L’Azenda a ainsi pu suivre l’excellent auteur, compositeur et interprète Fabrice Legros, le saxophoniste Luc Joly et le tromboniste Arnaud Denjean sur la 2e édition du Ernest Wiehe Jazz Festival dans l’île sœur. L’occasion pour les deux derniers de se frotter à la crème des jazzmen mauriciens dans 8

un big band créé pour le festival, et pour le premier de faire connaître ses nouvelles compositions au-delà de nos rivages. Voulus et financés par le Conseil Régional, et notamment son vice-président chargé de la culture, Jean-François Sita, avec le soutien de fonds européens, ces échanges ont pour objectif de permettre l’émergence de talents locaux à l’échelle internationale en leur ouvrant accès aux scènes de nos voisins. Dès début octobre, le guitariste Jozéfinn et le producteur électro et DJ Seb Amori pourront ainsi goûter aux parfums de la Grande Île lors du Madajazzcar, où ils vont présenter des créations originales réalisées avec des musiciens malgaches et sud-africains. Pour en savoir plus sur ces alléchantes collaborations, restez branchés sur www.azenda.re : L’Azenda sera sur place pour tout vous raconter !


D’arrache pied au plancher En octobre, toute l’équipe de la Cerise est déférée au parquet ! Dès la fin des réjouissances organisées dans le cadre du Festival Tam Tam, le 17, le café culture de Saint-Paul fermera ses portes pour travaux, et ce pendant une dizaine de jours. La raison : le plancher se dérobe sous les pieds des habitués, et la boisson n’a rien à voir là-dedans, puisque les lames du parquet se font la malle. La réouverture, plancher neuf, est prévue dès le mardi 29 octobre, à temps pour accueillir les Mardis de l’Impro. Et le 1er novembre, ne loupez pas le retour du grand Rit, qui présentera en live son super album Western Hip-Hop (mais ça, on en reparle tout bientôt sur le web !).

Larzan napi ! Quatre mois après son lancement, le dispositif Tournée Générale est déjà à sec. Imaginé pour permettre aux groupes locaux de tourner dans les cafés dans des conditions professionnelles, le projet porté par le PRMA est prévu pour payer la différence entre ce que les bars sont capables d’investir sur un concert, et la somme requise pour permettre aux musiciens de toucher un cachet syndical. Les 600 cachets provisionnés au départ ont donc tous été alloués. C’est plutôt bon signe, dans la mesure où le dispositif a rapidement été adopté par les artistes et les lieux (on comprend bien pourquoi). Reste à savoir si la prochaine enveloppe permettra de développer le système sur la durée, ou s’il devra continuer de fonctionner par à-coups avec des fonds rapidement épuisés, auquel cas la règle du «premier arrivé, premier servi» pourrait donner lieu à une amusante course au concert lorsque le cash afflue. Il faudra attendre janvier prochain pour que la tirelire soit de nouveau remplie. On ignore encore comment elle sera garnie.

Un café culture à Saint-Benoît ? Voilà quelques temps que l’association ACTER planche sur le projet, dans un grand est où l’offre culturelle reste rare si on la compare aux autres micro-régions réunionnaises. Avant de se lancer dans un lieu propre, qui pourrait accueillir le public tout au long de l’année avec une programmation régulière, la fougueuse équipe s’installera le temps d’un week-end dans le Jardin Maurice Ferrol pour la durée du festival Tourné-Viré (voir p.32). Ateliers slam, rencontres professionnelles, café-concert de Gautier le vendredi soir, improvisations théâtrales : les 25 et 26 octobre, le Tourné-Viré Culture Club préfigurera l’esprit et l’ambiance d’un lieu que nous aimerions bien sûr voir naître le plus tôt possible !

Remaniement Les Electrodocks (7 décembre) ont revu leur programmation ! Annoncée en début d’année, Miss Kittin ne viendra finalement pas. Et on ne perd pas au change, puisqu’elle est remplacée par deux poids lourds de l’électronica française : Yuksek et l’immense Etienne de Crecy ! Et ça c’est du gros youpi sauce gribiche ou on s’y connaît pas ! 9


humeur

Le temps de parole de l’opposition, par françois gaertner

Hugo Boloss Où l’on apprend que la langue française fout le camp, mais où l’on s’en bat les steaks ma gueule, vu qu’on se tape des barres énormes.

doigts. Depuis quelques mois, par peur de Wesh ma gueule depuis avril y a des vieillir, je balbutie de mauvaise grâce une keumis gravos qui bouyavent le céfran poignée de modernismes timides, mais comme des gros vénères de la quéquette grammaticale c’est des gros chauds de l’argot dans des correspondances confidentielles, comme l’homme virile fier de sa crasse pour SMS toi-même tu sais y a rien qui les arrête qui assumer un point noir est une affaire bim bam ils attrapent Flaubert en levrette d’honneur s’enferme dans la salle de bains par les rouflaquettes ils y mettent sa misère pour tamponner son visage rude du bout vla les moldaves rageux du bouli qui d’un index honteux avec la crème déboulent YOLO dans l’dico rien à foutre ils nikent tout… c’est des de jour de madame.

gros chauds Pourtant, si comme moi Avant de poursuivre plus de l’argot SMS vous faites partie des loin cette chronique, il me paraît utile de confesser toi-même tu sais réactionnaires arthritiques céans mon amour de la y a rien qui les de la linguistique, je ne saurais trop vous conseiller la syntaxe vieille école : il arrête lecture de deux ouvrages parus m’arrive de faire des rêves tout récemment et susceptibles de érotiques avec Marguerite racheter à vos yeux le dialecte cancre et Yourcenar et Victor Hugo comme un foufou ordurier des narvalos de l’internet. Le premier sous la Coupole, j’ai si longtemps abhorré est une BD : George Clooney, une histoire les émoticônes, MDR et autres acronymes vrai. C’est le trip absurde d’un super héros hilares et décérébrés de la société du craspouille gavé au double cheeseburger qui LOL que par automatisme, je fais toujours se lance à la poursuite d’une Tortue Ninja partie des ringardos coincés qui mettent braqueuse de banques. Foldingue et farcie trois plombes à taper des exclamations de grosses fautes, dessinée directement au désuètes de type «Inénarrable !» avec deux

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© Auréline Diby

feutre par ce qui semble être un pré-ado mongolien amateur de mangas et d’Art Brut, George Clooney est presque inexplicablement délicieux. L’autre est un recueil de pastiches dont l’idée est née sur Tumblr : Les boloss des belles lettres. Deux jeunes amateurs de poilade y fracassent les grands classiques de la littérature française dans une série de résumés navrants où même Hugo, mon chéri barbichu, passe à la casserole avec ses Misérables : «hugo boss il t’a pondu le roman fleuve du 19eme siècle magueule plus long que long une grosse teub de black ravagé du ciboulot du kilomètre de kiff avec des prolos crasseux qui ramonent de la schnek dans le tiéquar featuring Jean Valjean». Et c’est édité chez J’ai Lu.

Y a pu d’respect ma pauv’ dame. Tant pis, tant mieux. Toute proportion gardée, les petits marteaux qui ratiboisent l’orthographe à la scie circulaire rappellent un peu Céline, la profondeur en moins. Et l’antisémitisme. Louis Ferdinand l’ignoble, ce tritureur d’argot mal famé qui travaillait la charogne du vieil idiome à tonton à grands coups d’obscénités. On trouve chez ces jeunes fumistes la même hystérie libératoire de l’injure, le même goût du dégueulasse, associés à un puissant second degré, l’antimatière du sérieux. Ils ont le mérite d’ôter de la bouche des grosses quenelles qu’ils parodient la langue vivace du 21e siècle, qui mérite des auteurs un peu mieux cérébrés que le fan moyen de Justin Bieber et les commentateurs Youtube. 11


le débrief

on y était, on vous raconte

Mother City Blues Bâtard cité

BY NIGHT Petit bras

Kaloo Bang La bonne surprise

Je trouvais l’idée couillue : ouvrir la saison du Palaxa avec un documentaire sur Cape Town vue par 3 MCs. Une façon d’aborder la musique dans son rôle d’acteur sociétal, voire politique. Une façon aussi de nous inscrire dans cet hémisphère sud en mutation. Et l’initiative était belle : carton plein chez les scolaires qui n’associaient l’Afrique du sud qu’à la coupe du monde de foot et découvraient les notions d’Apartheid et les inégalités sociales et raciales persistantes chez nos voisins. Et moi, j’ai été plus que touchée par la réalité sud-africaine des MCs de Cape Town Effects. Il m’a parlé, leur blues du bâtard, frère de sang de notre batarsité péi.

St-Denis voulait profiter des Journées du Patrimoine pour offrir à tous une soirée d’artistique émulation. Étaient donc conviés en place publique des plasticiens locaux, et même quelques esprits pointus des arts contemporains sudafricains, hollandais et parisiens, pour des performances et des conférences éparpillées entre le Grand Marché et l’Hôtel de ville. Las ! Le public bouda l’occasion. L’équipe municipale parut même un peu seule en son fief, où concerts et happenings (la plupart franchement modestes) ne réunirent qu’une poignée de curieux souvent dubitatifs. Seule Victoire de la soirée : la statue trônant sur sa Colonne, jusqu’où une grue hissait des riverains pour un bref tête-à-tête. Pas de quoi réveiller Pompidou donc, tout ça manquait franchement d’envergure.

J’avais pris ma place juste pour emmener mon fils voir Sean Paul. Autant dire que je faisais partie de ceux que l’annulation de sa venue à une semaine du jour J et le refus du festival de nous rembourser avaient passablement énervés. On voulait voir une star du ragga, et à la place on allait se retrouver devant le seul fils inconnu de Bob Marley, qui joue du reggae plan plan. Mais du dancehall, on a fini par en avoir, et du fait maison s’il-vousplaît : la bonne surprise de la soirée a été le Tropikal Mix, avec des petits jeunes locaux vraiment super, notamment les New Generation ! Pour ce qui est de l’ambiance, je pense n’avoir jamais reniflé autant de zamal de ma vie, mais c’était sympathique et agréable. Mention spéciale à Mokoomba, beaucoup d’énergie, musique au poil et très bon moment.

isabelle K.

françois G.

isabelle M.

11 septembre / Palaxa

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14 septembre Saint-Denis centre

27 septembre, Nordev


Le guide Micheline

Les lieux où aller, par Micheline Le Bonbec

Pour snacker à la new-yorkaise…

Pour faire un barbecue à la brésilienne…

Pour boire un coup au bistrot…

Le 16

Le Barquas

La Compagnie

Si vous ne connaissez pas encore le bagel, ce sandwich rond avec un trou au milieu, directement importé de New York, allez vite découvrir ceux de Will et David à Saint-Pierre. Au 16, tout est fait maison (le pain, les gâteaux…et même le thon, oui monsieur) et les sandwichs sont confectionnés devant vous. Bien garnis, les bagels peuvent être chauds, froids ou végétariens. À 4,80€ le dwich - 5,80€ pour le plus cher – on peut même s’offrir une part de cheesecake ou de carrot cake en dessert.

Ce nouveau bar-resto spécialisé dans la cuisine brésilienne caliente tombe à pic avec l’arrivée de l’été. On y goûte la churascaia, la brochette from Rio, présentée sur une épée d’un mètre de long et servie directement dans votre assiette (formule à volonté à 35€ pour les affamés, 20€ pour deux passages) : ça change des merguez trop cuites de Gégé. On arrose le tout avec un cocktail à base de cachaça, et on s’y croirait !

La Compagnie, c’est un « bistrot chic », certes, mais un bistrot toujours, avec son esprit sympa et détendu. La Bretonne que je suis y a particulièrement apprécié la formule sardines et tartines au beurre salé. Les prix sont un brin élevés (5€ le verre de vin, 14€ l’assiette de tapas et entre 15€ et 23€ le plat) mais la cuisine y est à la fois simple et raffinée, et le lieu est suffisamment convivial pour se faire pardonner.

16, rue Rodier à Saint-Pierre 06 93 13 63 99 Ouvert du lundi au samedi midi et soir. « Le 16 » sur Facebook pour toutes les infos sur le bagel de la semaine et les soirées spéciales (notamment tous les 16 du mois). 14

Port de Plaisance de Saint-Gilles-les-Bains 02 62 32 06 20 Salades entre 12 et 15€. Cocktails 10€. Ouvert du mardi au dimanche de 7h à 0h30.

34, rue de la Compagnie à Saint-Denis 02 62 94 27 70 Ouvert du mardi au samedi.


Samedi 12 octobre

20h00

Stephanie thazar

Concert

Stéphanie Thazar, artiste réunionnaise, mélangeant modernité et métissage, nous présentera son dernier album sorti en 2012 You say, toujours dans une musicalité soul avec des instruments traditionnels. ©DR

Tarif unique : 8€

Mercredi 16 octobre

15h00

Moi MeS parentS Cie aCta

Théâtre

Ils ont de la chance les enfants. C’est une grande spécialiste, Mme Toto, LE docteur Françoise Toto, qui vient aujourd’hui les rencontrer. Spécialiste en quoi ? En enfants pardi, et en parents aussi par la même occasion. Assistée de son fidèle disciple Isidore et grâce à des exemples très imagés, elle leur expliquera tout sur ces drôles de gens que sont les parents. ©DR

Tarif unique : 5€

Vendredi 25 octobre

20h00

M’otherS ColleCtif aléaaa

Danse

3 femmes. Elles pourraient être vos sœurs, vos amies, vos mères. A quelle époque ? Peu importe... M’others questionne un sujet intemporel et universel sur la relation à soi, à l’autre. Sur scène, ces 3 femmes partagent des moments de vie et chaque personnalité se révèle. Fragiles, complices, singulières. Initiatrices de M’others, les chorégraphes et danseuses Edith Château et Nelly Romain partageront la scène avec Soraya Thomas. Trois femmes fortes, trois interprètes à l’engagement total... Trois mères également. Cette nouvelle pièce sera accompagnée d’une création musicale de Kwalud. ©JM Lacaze

Partenaires : DACOI, Conseil Régional, Conseil Général, Mairie de Saint André, salle Guy Alphonsine, le Séchoir. Soutiens : Résidences de création : à la Salle la Gare, LESPAS, Théâtre du Grand Marché

tarif : 13€/8€ INFOS REZA

02.62.46.59.83 www.monticket.re


sur le web

WWW.AZENDA.RE L’actu culturelle à La Réunion, en continu

À quoi sert la «coopération régionale» ? Reportage sur le Madajazzcar, festival de jazz malgache (1er - 12 octobre) où le guitariste Jozéfinn et le DJ Seb Amori présenteront des créations issues d’échanges avec des artistes de la Grande Île.

Que devient Éric Languet ?

À quelques semaines de la première représentation d’une création menée avec la sud-africaine Robyn Orlin pour le festival Total Danse, le directeur de la compagnie Danses en l’R nous parle de ses projets en cours, avec le punk filiforme Costa notamment, qu’il fera bientôt danser dans une nouvelle pièce.

Comment fabrique-t-on du maloya électronique ? Pour la sortie de son premier album, Ensemble (lire notre chronique P.47), et avant une tournée métropolitaine qui s’annonce fort bien, le compositeur électro Labelle nous raconte sa musique, son processus créatif.

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Merci qui ?

Chaque semaine, gagnez vos places pour assister à des spectacles en consultant l’onglet «Des places à gagner» sur le site de l’Azenda !

Les réponses aux vraies questions sont sur www.azenda.re

Que faire pendant la Semaine Créole ?

Chaque année, la Journée Internationale de la langue et des cultures créoles (le 28 octobre) ouvre à La Réunion une Semaine Créole riche en festivités et en initiatives. Le programme complet, ville par ville, et toutes les animations rassemblées dans un dossier spécial.


Rendez-vous

Rencontre au long cours, par isabelle Kichenin

Nathalie Natiembé Débit d’émotion

C’est devant une petite case en tôle, dans un chemin du Cap Marianne à Saint-Paul, qu’on a retrouvé Nathalie Natiembé en plein tournage du clip de Bonbon zétwal, titre phare de son nouvel album dans les bacs ce mois-ci. Toute en générosité et en digressions, la punkette du maloya évoque la scène, ses démons, ses souvenirs, ses hommes, sa musique. Un débit d’émotion aux allures de montagnes russes. Âmes insensibles s’abstenir. à lire sur www.azenda.re

En concert

©DR

• Le 11 au Kabardock • Le 18 dans la cour de Léspas

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Pipelet te

DU LIPSTICK ROUGE ET DES IDÉES, PAR ISABELLE KICHENIN

Banana pschit Il y a des mois comme ça où même la magie de Trois tambours un lion ou l’émotion de Mother city blues ne suffisent pas à calmer tes ardeurs. Haut les mains, peau de lapin. La pipelette en mode vénère.

Il y a donc des gens qui retweetent tout ce qui contient le mot « banane ». Si je te jure. J’ai découvert ça un samedi où j’avais le motdièse vénère sur les réseaux sociaux, rapport à une histoire de singe. Bon, je ne vais pas y revenir, monter encore sur mes grands cabris : il l’a pas dit - juré craché - le Directeur des Affaires Culturelles qu’on était des « singes qui pensent  ». Et j’en suis fort soulagée dis donc. Parce qu’une phrase comme ça, écrite dans le journal en plus, ça méritait au moins quelques tweets indignés à mot-dièse « banane », non ? – Oui, je sais, on dit hashtag mais je trouve mot-dièse plus élégant. – Donc voilà, avec mes potes on s’est indignés sévère. Certains, comme Alex Sorres et Sergio Grondin, ont affiché une photo de singe comme profil Facebook. Et puis on a observé, un peu intrigués, ceux qui ne s’indignaient pas. Ou pire : qui s’indignaient de notre indignation, alors que les propos n’avaient pas encore été démentis. Ah ? Et pendant ce temps-là, de l’autre côté de la mer (et chez nous aussi, hein), des millions 18

de fachos s’indignaient parce qu’un mec allait être jugé. Il a fait quoi pour mobiliser autant d’énergie en cette période de passivité extrême ? Il a buté un type dans le dos. Et surprise ! Qui est-ce qui a liké la page Facebook de soutien à ce pov’ bijoutier niçois victime d’un voleur ? Ah, toi aussi ça t’en bouche un coin de trouver des potes parmi ses fans ? Les mêmes peut-être qui peuvent voir associer les mots « Réunionnais » et « singes » sans broncher ?

Il y a donc des gens qui retweetent tout ce qui contient le mot « banane » Allez, laissez-moi manger ma banane et m’indigner la bouche pleine. Mon pote ce mois-ci c’est Brel : « Ça me fait peur, les gens prudents, les gens précautionneux, ils ont plus d’avenir que de présent, ils sont assis, ils se croient debout. C’est effrayant, non? »


2013 / Photo © droits réservés

Musique

Baster 30 an | 18 et 19 octobre

un pilier de la musique réunionnaise Prévoyez confettis, sourires béats et regards brillants, après le TEAT Champ Fleuri, le groupe légendaire de Thierry Gauliris souffle au TEAT Plein Air trente bougies d’une superbe carrière. Pas besoin d’être un « marmay lontan » pour s’en réjouir ! 30 AN APRÈ NOU LÉ TOUZOUR KONTAN DANSS IN TI “SÉGA-A” EK ZOT. KAN LÉ DOSS, LÉ DOSS POU TOUTE BON. KONTINIÉ KONM SA MÈM ! _ TEAT PlEin Air Vendredi 18 et samedi 19 octobre à 20h


25 octobre 20h

Nevchéhirlian chante Prévert Piton St-Leu

Le Séchoir

10€ (2e partie : Teddy Iafare Gangama, cf. P.24)

illustration : Freddy Leclerc

musique


Faites tourner les tables ! L’Azenda ressuscite Jacques Prévert le temps d’un tête-à-tête avec Fred Nevchéhirlian, le rocker prolétaire qui a fait de ses poèmes querelleurs des chansons colériques.

L’inconscient ! L’an passé, Frédéric Nevchéhirlian a réveillé la colère du grand Prévert en mettant en musique quelques uns de ses textes les plus politiques et violents dans un bel album, Le soleil brille pour tout le monde ? Ce disque de rock tout en finesse, plein de rage rentrée, a le solide mérite d’éclairer d’une lumière rouge et nouvelle l’œuvre d’un poète trop souvent réduit à l’inventaire et aux récitations d’école primaire. Mais on ne trouble pas impunément le juste repos des trépassés. Debout les morts ! Pour la peine et pour la Toussaint, L’Azenda ressuscite Jacques Prévert pour un entretien badin et forcément surréaliste entre l’auteur et son musicien. Morceaux choisis. Prévert : «Excuse-moi si je te tutoie. Je dis « Tu » à tous ceux que j’aime». Il paraît que tu vas réveiller ma tendre colère à La Réunion avec un concert au Séchoir le 25 octobre ?

Nevché : Oui, je vais jouer les chansons que j’ai écrites à partir des textes que m’a confiés ta petite fille, Eugénie, qui t’a connu et qui m’a beaucoup parlé de toi. Et toi Jacques, je te tutoie donc aussi, voyages-tu beaucoup pour écrire tes poèmes ? Prévert : Pour te dire la vérité, ce sont les femmes qui m’inspirent le plus. J’ai, à ce sujet une anecdote amusante : «Un jour. Et c’était déjà hier. Sur la plateforme de l’autobus. Je regardais les femmes. Qui descendaient la rue d’Amsterdam. Soudain à travers la vitre du bus. J’en découvris une. Que je n’avais pas vue monter. Assise et seule elle semblait sourire. A l’instant même elle me plut énormément. Mais au même instant. Je m’aperçus que c’était la mienne. J’étais content.»

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D’un geste lent, Jacques rallume la clope, qui pend négligemment à sa lèvre inférieure. Il commande une tournée, lève son verre comme s’il allait trinquer, et ajoute :

rythme, le souffle, la voix. Mais tout cela, qu’est ce que j’en sais... J’écris des textes que j’appelle poèmes mais ne me demande pas ce que c’est, j’en sais rien.

«Chacun sa méthode… Moi, je travaille en dormant et la solution de tous les problèmes, je la trouve en rêvant». Quelle est ta méthode d’écriture à toi ?

Prévert : Ce sont des poèmes engagés, tout comme les miens. Je dis toujours : «Moi j’aime les moutons, les bouchers tuent les moutons, alors moi je tue les bouchers». Mes textes sont écrits avec rage mais avec une sorte de détachement. Il me semble te reconnaître un peu dans cette douce violence. Ai-je raison ?

Nevché : Je n’en ai pas, quand ça me vient, parfois je n’écris pas pendant quelques temps, même si j’ai l’idée d’une phrase, je la garde dans un coin de ma tête. Puis je passe à l’écriture quand je sens que je vais pouvoir aller plus loin. En fait je me retiens beaucoup d’écrire, cela permet aussi de garder le désir intact. Je rêve beaucoup aussi. Et toi ?

Nevché : Et bien oui, depuis que j’ai découvert tes textes les plus violents, qui dénoncent l’exploitation de l’homme par l’homme, la bourgeoisie provocante… Mais je n’aime pas le terme de douce violence. J’ai eu l’intuition qu’il me fallait dire tes textes tranquillement et sans emphase. Mais ils ne sont pas doux, ni tendres et c’est pour cela que je les ai choisis. Ils disent ce que je pense mais c’est toi qui les a écrits, c’est plus facile pour moi car tu es un grand poète très reconnu. Ta parole a plus de poids que la mienne.

Tu fais le vieux con Jacques

Prévert : «La poésie, c’est ce qu’on rêve, ce qu’on imagine, ce qu’on désire et ce qui arrive souvent (…) La poésie, c’est un des plus vrais, un des plus subtils surnoms de la vie». Mais la poésie, c’est aussi la rigueur et je crois avoir un jour écrit que «quand l’art est de rigueur, l’art est nié». à mon époque, j’ai pourtant beaucoup appris de la rigueur des surréalistes, notamment d’André Breton, même si je me suis élevé contre son autoritarisme. Explique-moi un peu la rigueur de cette forme de poésie qu’est le slam.

Nevché : Je ne sais pas si l’on peut parler de rigueur. Le slam pour moi n’est pas une forme de poésie, c’est une soirée au cours de laquelle des poètes viennent dire des textes a cappella. Je ne me sens pas slameur dans l’absolu, sauf quand je participe à une soirée slam. Pour le reste, il me semble que cela a à voir avec la poésie, le 22

Prévert : Ah, comme tu te sers de moi, resserremoi donc un verre. Tu me dois bien ça… Le regard de Prévert s’égare un moment dans un vide contemplatif, dont il ressort après quelques minutes, avec au coin des yeux les rides amusées qui décorent si bien les sourires en coin. Tiens, j’ai une blague ! Quelle est «la différence entre un ouvrier et un intellectuel ? L’ouvrier se lave les mains avant de pisser, l’intellectuel


après.» Tu sais mon ami, je suis issu d’un milieu petit bourgeois trop dévot, mais j’ai toujours été entouré d’artisans, auxquels je me suis identifié, notamment mon ami Roro, un garçon boucher d’Orléans. En tant que poète, te considères-tu plutôt intellectuel ou artisan ? Nevché : Je ne sais pas, ma situation est inverse à la tienne, mes parents sont des ouvriers, ma mère a été femme de ménage et mon père cuisinier. J’ai été à l’université pour faire des études. L’idéal serait d’être un artisan intellectuel ou le contraire, un intellectuel artisan. Prévert : Tu n’es pas que poète, tu es aussi musicien. Tu pourras peut-être confirmer cette idée que j’ai eue, un jour, il y a longtemps : «L’amour de la musique mène toujours à la musique de l’amour.» As-tu déjà aimé follement ? Nevché : Oui, bien sûr. Un éclair de malice éclaire soudain le visage du vieux poète d’une lueur grivoise. Prévert : L’amour, c’est toujours mieux de le faire ! «Fesse, queue, doigt, advienne que pourra !», disais-je quand j’étais jeune. Alors, mon garçon ! À choisir, tu prendrais quoi ? Nevché : Allons Jacques, nous ne sommes pas tout seul, je te répondrai en off. Prévert : Il faut savoir garder ses croyances pour soi. Mais défendre avec ferveur ses idées ! «Travailleurs, attention. Demain nous saurons sur qui nous tirerons». Es-tu, comme moi, un militant discret, mais colérique, de l’anticapitalisme ? Nevché : Oh que oui ! Mais je me fais de moins en moins discret. J’ai sorti un clip cet été sur mon site internet, la chanson s’appelle «Rendeznous l’argent». Je crois qu’elle va te plaire !

Prévert : «Quand la morale fout le camp, le fric cavale derrière» ! Nevché : Ahahahah ! Prévert : Il m’arrive de penser, d’où je vous regarde, que vos jeunes devraient se révolter avec vigueur, mais ils semblent bien résignés. «Souriez, jeunes gens. Votre fosse est fraîchement creusée…» De mon temps, la jeunesse était vivante. Celle d’aujourd’hui a l’air foutue, n’estce pas ? Nevché : Ah non ! Pas d’accord avec toi. Tu fais le vieux con Jacques, tout n’était pas mieux avant. Jacques Prévert se renfrogne, et son visage égayé par l’alcool retrouve la placidité boudeuse et solitaire captée par tant de vieilles photographies dans un Paris aujourd’hui disparu. Sa voix se teinte de lassitude. Prévert : Je suis vieux, c’est vrai. Et célébré partout. La carte postale en noir et blanc du grand poète. Mais «L’étoffe des héros est un tissu de mensonge». J’ai toujours eu sainte horreur des institutions, et voilà que la République a baptisé des collèges et des lycées de mon nom. On me récite même dans les écoles primaires. À mon grand dam, suis-je vraiment devenu classique ? Nevché : Non Jacques, pas classique. Mais le public aime ta poésie, tu as su parler aux gens. Et ce qu’ils aiment chez toi, c’est que tu n’es pas classique justement. Prévert : «J’ai fait le tour. La boucle est bouclée.» Je te laisse à présent. Bon vent Névchéhirlian. Nevché : Merci Jacques, à bientôt ! FH 23


musique

Teddy Iafare-Gangama

GANGAMARATHON Concert au Séchoir, carte blanche au Théâtre Canter, et un projet de collaboration fonnkèr avec deux musiciens sud-africains : plus tenace qu’un grand raider, Teddy Iafare-Gangama est partout !

Impossible de lui échapper. Bibe industrieuse de la galaxie kréol, Teddy Iafare-Gangama tisse une toile dense entre les disciplines et où qu’on regarde, il est là, présence tranquille mais déterminée. Auteur de récits créoles pour les enfants, son Tigouya adapté par les experts marionnettistes du Théâtre des Alberts est devenu un classique du spectacle jeunesse réunionnais, et il présente lui-même sur scène Les Ogres de Barbara, dernier livre paru auquel il a lui-même donné une suite musicale. Fonnkézèr, il est aussi l’auteur de recueils de poèmes pleins de nostalgie et d’images tendres, qu’il édite lui-même, et qu’il a lui-même mis en musique dans un album autoproduit l’an passé : Isi Anndan. Performer enfin, il défend ce disque de spoken word funky en live lui-même. Si vous avez lu attentivement, vous remarquerez que ce paragraphe contient 5 fois «lui-même» et une fois «auto». Il est comme ça, Teddy. Pugnace, il avance en pratiquant le fé ou minm (équivalent réunionnais du Do It Yourself). Si on peut lui reprocher un déficit de présence sur scène, où il peine encore à trouver le relâchement nécessaire pour habiter pleinement ses textes, il faut lui reconnaître 24

un courage méritoire devant le travail, et une ferveur salutaire pour sa langue, qu’il tricote avec un vrai talent d’auteur. Le mois d’octobre sera l’occasion de découvrir son œuvre polymorphe, puisqu’en plus d’un concert en 2e partie de soirée au Séchoir (le 25 octobre, après Nevchéhirlian, voir pages précédentes), le Théâtre Canter a eu l’idée de lui accorder une carte blanche du 22 au 29 octobre. Y seront présentés son live, Tigouya et Les Ogres de Barbara. Ce sera aussi l’occasion de découvrir Fonnkèr & Poetry une création originale imaginée en collaboration avec un duo de musiciens sud-africains, King et Mbijana, la chorégraphe Florence Boyer et la chanteuse Amélie Burtaire. FG

Isi Anndan live

25 octobre 20h > St-Leu > Le Séchoir Piton > 10€ En 2e partie de soirée 26 octobre 20h > St-Denis > Th. Canter > 15€

Tigouya

24 octobre 17h > St-Denis > Th. Canter > 5€

Les Ogres de Barbara conte musical

26 octobre 14h > St-Denis > Th. Canter > 5€

Fonnkèr & Poetry

22 octobre 19h > St-Denis > Th. Canter > 5€


LES

BAMBOUS COMPLÈTEMENT À L’EST !

TexTe lauréaT des Journées de lyon des auTeurs 2009

de ThéâTre

SAINTE DANS L’INCENDIE

de Laurent Fréchuret - Théâtre de l’incendie

VENDREDI 4 OCTOBRE MARDI 8 OCTOBRE

Tarifs : 2 à 13 € - tout public dès 15 ans - durée : 1h05

20H30 19H30

Formation : Laurence Vielle et Laurent Fréchuret dirigeront un atelier les 5 et 6 octobre. Renseignements et inscriptions au 0262 50 38 63

* Spectacles en partage avec Le Festival TAM TAM - www.tamtam.re

POLAR PORC

de & par Serge Boulier - cie Bouffon Théâtre

SAMEDI 12 OCTOBRE1h

17H

Tarifs : 2 à 13 € - Tout public dès 5 ans - durée :

TWIN HOUSES E MERCREDI 12 OCTOBR : 1h

Visuel Sainte dans l’incendie photo © G. Cittadini Cesi

cie Mossoux Bonté

19H30

Tarifs : 2 à 13 € - Tout public dès 15 ans - durée

LA NOUVELLE CLAMEUR

Scène ouverte

invités : STÉPHANIE THAZAR & LAMBIANS KRÉOL

SAMEDI 19 OCTOBRE

entrée libre et gratuite

20H

avec la participation de la Région Réunion, la DAC OI, le Département de la Réunion, la Ville de Saint-Benoît

direction : Robin Frédéric 2, rue jean moulin - 97470 st-benoît billetterie@lesbambous.com

www.lesbambous.com INFOS 0262 50 38 63


musique 24 octobre 20h

Trio T St-Denis

Palaxa

Gratuit

Attention, création ! Dans le cadre de la Somèn Kréol, le Palaxa accueille trois des plus grosses voix de L’Océan Indien : la Malgache Talike Gelle, le Mauricien Éric Triton, et notre Tiloun national. Beko, maloya et blues : ensemble sur scène durant près de deux heures, dans un esprit de partage, ces trois grands artistes de la galaxie créole iront puiser dans tous les répertoires pour un concert à trois voix inédit et chaleureux. Et en plus, c’est gratuit !

Kafmaron

© DR

31 octobre 20h St-Paul Léspas 12€

Retenez bien ce nom, vous en entendrez sans doute parler dans les mois qui viennent : Kafmaron appartient à une nouvelle génération de musiciens réunionnais pour qui le mot mobilité n’est plus synonyme de Bumidom, d’arrachement et d’humiliation culturelle, mais de possibilités et d’enrichissement. Dans le même esprit que des musiciens comme Sayaman, Kafmaron greffe une culture world ouverte et positive sur les rythmes du maloya, et fait évoluer le blues des esclaves vers une fusion volontaire (ici, avec la samba surtout). Une nouvelle tête à surveiller.

Les Florilèges en musique Le Tampon

Place de la Libération

2€

© Balkan Tekelioglu

11 - 20 octobre

La grande fête florale du Tampon est chaque année l’occasion d’installer un podium sur la Place de la Libération pour des concerts et des spectacles quasi gratuits. Pendant 10 jours, pour 2€ par soir, vous pourrez voir entre autres Zanmari Baré, Ousanousava, New Generation & Msylyrik, 26

ou Sofy Mazandira. Les grands invités cette année sont par ailleurs les loustics de la Sinsemilia, les affolés du reggae français qui chantaient il y a 10 ans «Tout le bonheur du monde», et qui joueront deux soirs, le mardi 15, où ils partageront la scène avec Alex Sorrès, et le jeudi 17, avec le Kolektif Sud.


illustration : Freddy Leclerc

musique 11 octobre 20h

k ad ok St-Denis

Téat Champ Fleuri

14€

Retour vers le foutan Kadok, de Grèn Sémé

Autoparodie, thérapie de groupe et quête amusée de l’âme créole : le quintet fougueux du maloya évolutif se met en scène dans un concert-théâtre polisson. 28


Spectacle hybride où le concert se fond dans le théâtre, Kadok est une comédie de mœurs sur le parcours et l’identité d’un groupe réunionnais en pleine explosion : Grèn Sémé. Sur scène, entre les morceaux de leur tour de chant, Carlo de Sacco et ses camarades de déconne jouent des saynettes inspirées de leur vie quotidienne, de leurs tranches de rigolade, de leurs débats internes parfois houleux sur la répartition des droits d’auteurs («le premier motif de dispute dans un groupe, hors infidélités conjugales»), ou sur les réactions de spectateurs glanées au fil des rencontres, et dessinent par ellipses un autoportrait bourré de dérision. Carlo De Sacco : «Je voulais casser la structure du concert, la succession de chansons et d’applaudissements, et emmener les gens dans un voyage, avec un début et une fin. Et je voulais aussi casser l’image de l’artiste, cette icône austère et sérieuse, pour retrouver la fraîcheur et la naïveté de l’enfance.» Entamée il y a un an avec une une ébauche intitulée Valal, cette cure de jouvence autoparodique a été menée avec la complicité du comédien Nicolas Givran, qui a très vite mis le groupe sur la piste de la comédie : «Au début sur scène, on était raides et pincés, on essayait de jouer les pros, alors qu’en vrai, Grèn Sémé, c’est une vraie bande de cabris marrons, les gars font rien que la merde ! Quand il a vu ça, Nicolas nous a tout de suite dit : voilà, faut faire la merde sur scène aussi !». Mais au-delà de la foire au moucatage et de la private joke, Kadok est aussi une manière pour Carlo et ses camarades de conjuguer une identité plurielle, de trouver un équilibre entre leur naturel buissonnier, l’ambition artistique et poétique d’un

répertoire volontiers profond, et la rigueur rendue nécessaire par le succès : «Je vois comment ce milieu peut vite te ragouler. Faire l’important, enchaîner les concerts sans savoir pourquoi, gérer tensions autour des droits Sacem… Je ne voulais pas glisser dans un système. Je voulais devenir vieux sans être adulte, comme chantait Brel. Ça veut dire évoluer sans se perdre. Kadok est une façon d’avancer tout en restant nous-mêmes.»

en vrai Grèn Sémé, c’est une vraie bande de cabris marrons Plus loin, à travers l’introspection amusée, Grèn Sémé alimente un sous-texte satyrique qui touche à des enjeux culturels sensibles : «Par exemple, on se moque des zorèy dans le maloya…» Lorsqu’il aborde ce point, le regard de Carlo s’éclaire d’une malice spéciale. Né à La Réunion, mais de parents étrangers, il évoque en riant les regards obliques qu’on lui lance dans les kabars lorsqu’il assied ses blanches fesses sur un rouleur. Et prend le parti d’en rire. «Quand on aborde directement ces questions, les gens sont d’abord dérangés. Et puis il y a un soulagement. Ça fait du bien à tout le monde. Le rire permet de dédramatiser des sujets de fond.» En détournant l’énergie comique de l’autoparodie et de l’anecdote pour déminer un champ identitaire explosif, Grèn Sémé pratique un moucatage thérapeutique dont les bienfaits pourraient s’avérer miraculeux, à la fois pour eux, et pour nous tous. Leur comédie musicale créole fraye dans des eaux idéales, à la fois claires et profondes, salées comme il faut, et agitées d’une houle gaillarde. fg 29


musique 12 octobre 20h

Fréquences péi maloya St-Denis

Palaxa

12€

Patrick Manent, Kréolokoz et 7PO : trois approches du maloya, une même ferveur, et une même vitalité. Pour sa nouvelle soirée thématique Fréquences Péi dédiée aux musiciens locaux, le Palaxa ouvre sa scène à des artistes trop rarement invités sous les projecteurs. Du très bon !

Jim Fortuné Le Port

Kabardock

10€ / 5€

Comme le temps file ! On ne compte plus le nombre d’années passées à attendre le premier album de ce chanteur à part, au jeu de guitare pincé si atypique et à la voix tendue et fragile comme un fil. Et voilà qu’il sort enfin. Comme de juste, Jim le présentera à la maison au Kabardock, qui le soutient depuis longtemps, avec raison. C’est aussi l’occasion de retrouver la SMAC du Port en configuration caféconcert, enfin rouverte après de longs travaux !

Sanseverino Le Port Le Tampon

Kabardock 25€ / 20€ Th. Luc Donat 28€ / 22€

© DR

25 octobre 21h 26 octobre 20h

Sortez les lassos et les charrettes de pionniers, le roi du swing facétieux, Sanseverino, débarque au galop avec dans les sacoches un Honky Tonk véloce qui fleure bon le saloon et la trève du trappeur ! Très influencé par la country américaine, ce nouvel album joyeux et malin prouve que la chanson française peut toujours compter sur cet agité la mèche pour faire péter la dynamite.

Zanmari Baré + Lo Griyo 31 octobre 20h

St-Leu

Le K

15€ / 12€

Mon premier est le maloyèr préféré de L’Azenda, et bientôt du monde entier (oui oui). Zanmari Baré, c’est de l’émotion condensée, de la poésie douloureuse qui râpe le palpitant et qui s’accroche à l’âme. Mon second est le trio le plus inventif de la scène réunionnaise actuelle, avec leur mélange d’électro, de jazz, de trips gnawi et de maloya. Mon tout est sans doute la meilleure soirée musicale du mois. À noter : Lo Griyo sera par ailleurs sur la petite scène des Badamiers au Téat Plein Air le 16 octobre, à 20h (14€).

30

© Le poulailler

19 octobre


LES

COMPLÈTEMENT À L’EST !

BAMBOUS

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hors les

murs -

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cie 21° Circus

SAMEDI 26 OCTOBRE

cie BAM

cie Les Pieds sur Terre

WILLY GOODWOOD

VENDREDI 25 OCTOBRE

19H30

Tout public dès 5 ans - durée : 35 mn

DANS L’AXE SAMEDI 26 OCTOBRE

17H

Tout public dès 6 ans - durée : 55 mn

cie Cirquons Flex

cie Cirquons Flex

DOBOUT AN BOUT VENDREDI 25 OCTOBRE

16H

Tout public dès 6 ans - durée : 55 mn

DE L’AUTRE COTE 20H

SAMEDI 26 OCTOBRE

Tout public dès 10 ans - durée : 55 mn

avec la participation de la Région Réunion, la DAC OI, le Département de la Réunion, la Ville de Saint-Benoît

18H

Tout public - durée : 55 mn

direction : Robin Frédéric 2, rue jean moulin - 97470 st-benoît billetterie@lesbambous.com

www.lesbambous.com INFOS 0262 50 38 63

Visuel Do bout an bout photo © Vinvent «c@tus» Vanheck

SpectacleS en partage avec le feStival tourné viré et Karanbol

AURELIEN


cirque

Karanbol & Tourné-Viré : deux festivals, une programmation

Batteleurs et rock’n’roll Une programmation, deux temps forts ! D’un côté Karanbol, l’évènement cirque du Séchoir, et de l’autre Tourné-Viré, le festival bénédictin des arts. Ils ont choisi de faire tronc commun en partageant une partie de leurs spectacles.

À une semaine d’intervalle, Le Séchoir et Saint-Benoît accueilleront cette année les mêmes spectacles de cirque. Une initiative qui réjouira les sédentaires rebutés par l’idée de faire un demi tour de l’île pour profiter des acrobaties et autres fantaisies des compagnies Cirquons Flex et BAM, qui revigorent le cirque à tonton à coups de guitare et de rock’n’roll.

Willygoodwood

De l’autre côté

Une funambule légère, un acrobate virevoltant et un guitariste amateur de disto bien râpeuse : le trio de la compagnie BAM dresse des ponts entre comédie rétro, smurf et punk garage dans une chorégraphie enlevée et spectaculaire où l’humour le dispute à l’époustouflant.

Un portique de 8m de haut, deux allumés aériens qui défient les lois de la gravité, et au sol le slammeur-rocker Fred Nevchéhirlian (voir P. 22), témoin de leurs vertigineux échanges, qui met en paroles et en musique leur ballet périlleux. À St-Leu

À St-Leu

19 octobre 17h > Terrain de Volley > Gratuit

18 & 19 octobre 20h > Le K > 18€

NB : les représentation seront suivies d’une création inédite en collaboration avec les compagnies réunionnaises Cirquons Flex et Les Pieds sur Terre.

À St-Benoît 26 octobre 18h > Place de la Savane > Gratuit

À St-Benoît 25 octobre 19h30 > Place de la Savane > Gratuit

sur www.azenda.re

32

RETROUVEZ LES PROGRAMMES COMPLETS Tourné-Viré : les 25 et 26 octobre à St-Benoît Karanbol : Du 17 au 19 octobre à St-Leu


théâtre 17 & 18 octobre 20h

Tambour, la soumission St-Denis

Téat Champ Fleuri

14€ (surtitré en français le 18)

Auscultation du couple sans tabou, regard dur sur les violences conjugales à La Réunion, la dernière pièce de la compagnie Kèr Béton s’inscrit dans une mouvance dramatique actuelle où la langue créole se frotte à des sujets graves au travers du prisme du fait divers (on pense notamment à Kok Batay, de Sergio Grondin).

Les jeunes 24 octobre 19h 25 & 26 octobre 20h

St-Denis St-Denis

Grand Marché Grand Marché

«L’attribut des jeunes aujourd’hui, c’est indéniablement la guitare électrique.» Mouais. À l’heure du smartphone et de la multiplication des écoles de DJ, dans notre île où le dancehall devient la norme, les prémices de cette pièce orchestrale sur le

projection 22 octobre 19h

18€ 18€

phénomène des «bébés rockers» apparu dans les années 2000 avec des groupes comme les BB Brunes sont assez contestables. Mais ne vous laissez pas décourager par cette apparente inactualité, car le travail du metteur en scène David Lescot mérite qu’on s’y attarde. Entre le concert de rock et la comédie sociale sur l’adolescence et l’industrie musicale, Les jeunes s’inscrit dans une œuvre hybride et militante où théâtre, musique et lutte des classes s’entremêlent toujours avec intelligence. On suit ici la confrontation de deux jeunes groupes de rock en pleine explosion - des filles d’un côté, des garçons de l’autre - en observant comment leurs idéaux radicaux et leur rage de vivre se trouvent noyés dans le cirque commercial des gloires éphémères. Comédie initiatique et grands riffs de guitare : ça promet !

La 3e Nuit du Court Métrage St-Denis

Téat Champ Fleuri

Petits films, grandes idées ! Le court métrage est un art d’une richesse et d’une variété extrême, où le loufoque percute le poétique, l’absurde ou le terrible. Pour sa 3e édition, cette longue soirée vous propose un vaste panorama de ce genre bien barré. 27 courts métrages venus du monde entier

18€

et répartis en deux catégories : la première partie de soirée est consacrée à des films d’animation ; la seconde rassemble le meilleur de la sélection du Festival International de Clermont Ferrand. Au total, 3 heures de projection foutraque pour les stakhanovistes d’un cinéma bref et bien frappé. 33


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théâtre 28 & 29 octobre

CLÔTURE DE L’AMOUR St-Denis

Téat Champ Fleuri

24€

LA DANSE DES VENTRES Haro sur le pathos ! Pascal Rambert range les violons au Téat Champ Fleuri, en mettant en scène Clôture de l’amour, un face-à-face homérique entre deux amants, livrés sur le théâtre de leur carnage. A huis-clos, ce couple dépèce, la rapière à la main, ce moment radical où l’amour harmonieux se transforme en fatras dissonant. Un haka passionnel et viscéral.

La rupture amoureuse sert l’inspiration du dramaturge Pascal Rambert depuis la mise en scène de John & Mary en 1992, jusqu’au plan séquence de son court métrage Car Wash, ainsi qu’en 2008, dans Libido Sciendi, une pièce interdite aux mineurs, mettant en scène les ébats sexuels d’un jeune couple, et qu’on pourra voir le mois prochain dans 36

le cadre du festival Total Danse. Dans ses œuvres, il s’extrait de tout procédé narratif et renonce aux poncifs moralisateurs de la fable. Il appréhende ses spectacles comme des performances, en portant attention aux transformations du réel, auquel il donne voix et corps.


à plat ventre !

possède néanmoins une force théâtrale si Dans Clôture de l’amour, Grand Prix de élevée qu’elle ne laisse personne indifférent. littérature dramatique en 2012, Rambert Elle dépasse la psychologie facile et éprouve métamorphose une séparation banale en la rage indicible, ainsi que les tortures tacites scène de ménage épique, bordée d’un dissimulées dans le discours amoureux. monologue construit en dyptique, entre Rambert entretient un rapport organique à une elfe guerrière et un orque magicien, la langue, et sert du Cassavetes dans une incapables de sauver leur monde. Le texte, émotion pas forcément invitée, mais qui écrit spécialement pour les deux comédiens monte malgré tout crescendo au fil de la Stanislas Nordey (l’orque) et Audrey Bonnet bataille. (l’elfe), témoigne de la violence de deux identités adeptes du lynchage verbal. D’un Le corps fait diction côté, Stan, l’homme à la froideur sanguinaire, Rambert décrit alors comment, avec leurs dont le corps sec est là, en toute objectivité pattes-d’oie et leurs pertes, le cerveau et frontale, impuissant à aimer encore, et dont la pensée ne marchent décidément pas la bouche aigre exprime, de manière offensive droit. Il écrit une pièce autant dramatique et précise, les raisons de la rupture et la que chorégraphique, dans laquelle les mort de son désir. De l’autre côté, Audrey, mots assassins tirés à partir d’un corps, la femme, qui flanche et cane devant la viennent s’écraser comme une projection sauvagerie de l’assaut, impose ensuite holographique sur celui qui les son pouvoir de destruction avec écoute. Les comédiens dégagent placidité, en rentrant dans ce moment avec brio des expressions « son intérieur à lui, pour le radical obsédantes sonnant comme dévitaliser… ». des vortex à l’intérieur où l’amour de leurs ventres, dont les harmonieux Dans ce décor se transforme mouvements invisibles contemporain aussi s’invitent opinément sur en fatras tragique qu’une chambre la scène. Ce spectacle dissonant de torture, les comédiens représente une danse des nerfs expulsent leurs vocables acérés dont les postures, inspirées du travail de manière lyrique et rythmée, où chorégraphique de Pina Bausch, assimilent chaque mot devient un monde abouti dynamique des corps et dynamique des mots. et plein. A tour de rôle, les personnages De l’expression déclamatoire de leur jeu débobinent une tirade fleuve quasi ampoulée, ressort aussi du culot chez Audrey Bonnet, et qui procède de reprises et de variations, du matamore chez Stanislas Nordey, tout dont la structure, proche de la conversation comme chez Pascal Rambert, « une façon quotidienne, illustre la difficulté de quasi clownesque de faire des moulinets et communiquer. Certes, la partition de Rambert de s’auto-caricaturer en preneur de tête », propose parfois inutilement du Heidegger et ce qui rend le spectacle aussi attachant que de la tragédie surdosée, frôlant la « NDE » magistral. (Near Death Experience) d’Eurydice, mais elle FH 37


arts vivants

bodybuilding - festival tam tam

corps étranger Poème visuel sur le fantasme d’un corps cybernétique invulnérable, Bodybuilding est un trip chorégraphique à base de prothèses et de projections vidéo. Réflexions autour de l’ovni du festival de marionnettes Tam Tam avec son metteur en scène, Éric Domenicone.

Éric Domenicone connaît bien La Réunion. Invité plusieurs fois sur le festival Tam Tam avec sa compagnie La Soupe, il a également mis en scène le Tigouya du Théâtre des Alberts, les aventures du margouillat qui voulait voir la mer. Mais sa dernière création n’a rien d’un conte pour enfants, ni d’une randonnée initiatique. Dans Bodybuilding, l’une des curiosités les plus intrigantes du nouveau Tam Tam, il met en scène la comédienne et marionnettiste Delphine Bardot dans une chorégraphie surréaliste où le tango, les prothèses de jambe et les fantasmes dérangeants d’un corps féminin recomposé s’entrechoquent. Entretien. Pouvez-vous présenter brièvement Bodybuilding ? Bodybuilding raconte la naissance et la construction d’un corps de femme en utilisant des prothèses et des éléments de mannequins. On joue à la fois sur la réalité 38

de ce corps, qui est présent sur scène à travers Delphine, et sur sa mythologie, en représentant les différentes étapes de l’évolution anatomique d’un être humain dans certains mythes anciens, où l’on nous raconte qu’avant d’avoir deux bras et deux jambes, l’homme est passé par d’autres configurations, d’autres essais, avec quatre jambes, pas de bras, trois seins, deux têtes, etc. Bodybuilding associe la chorégraphie d’un corps humain à des prothèses et des bouts de mannequins. Est-ce encore vraiment de la marionnette ? Le corps humain est la première des marionnettes. Et les marionnettes sont à la fois des prothèses qu’on articule, et des mannequins : les premières marionnettes étaient des représentations sacrées du corps, des objets rituels, qu’on retrouve par exemple dans des sépultures. Donc l’association


© David Siebert

du corps et de prothèses sur scène est complètement marionnettique, si l’on peut dire. Vous avez choisi de placer la pièce sous l’égide d’Hans Bellmer, que les nazis accusaient de faire de l’art dégénéré, et qui a conçu avec ses poupées les premières marionnettes érotiques et bizarres. Pouvezvous nous parler un peu de lui ? Hans Bellmer est surtout connu pour avoir réalisé dans les années 40 et 50 un travail de photographie sur des poupées, qu’il

transformait. Il leur ajoutait des membres, en enlevait, les sexualisait. Il y a quelque chose de malsain et de fascinant dans ses images, qui ont été tout de suite accueillies par le mouvement surréaliste. Nous avons essayé de nous inspirer de l’inquiétante étrangeté des poupées de Bellmer, en laissant de côté l’aspect malsain. Ce qui nous intéresse chez lui, ce n’est pas son histoire ou l’érotisme un peu tordu de ses œuvres, mais le fait qu’il présente des corps qui peuvent être vus comme mutilés et diminués, ou plutôt réduits à l’essentiel, débarrassés du superflu. 39


Vous parlez de corps diminué. Bodybuilding peut-il être vu comme une réflexion sur le handicap ? Pas du tout. Il n’y a pas de rapport. Nous avons envisagé la prothèse comme une possibilité, une augmentation, et jamais comme le marqueur d’une diminution physique. Bodybuilding est l’histoire d’une émancipation : progressivement le corps éclaté qui est montré va trouver son humanité. Malgré le côté un peu morbide de certaines images et l’influence de Bellmer, Bodybuilding est une histoire très positive. Ce qui est intéressant, c’est que nous n’avons pas cherché à forcer le propos, il est venu tout seul. Au début, Delphine amenait des prothèses, des objets, on rapportait des éléments extérieurs et on essayait de construire des monstres, d’illustrer le délire d’un corps augmenté. Mais on s’est rendus compte que techniquement, elle ne pouvait pas tenir debout avec tous ces rajouts. Pour pouvoir se redresser sur ses jambes, en équilibre, et commencer à danser, il fallait qu’elle se débarrasse de toutes les choses qui l’entravent. C’est intéressant parce que ça va dans le sens de ce qu’on pense : pour être libre, un être humain doit être lui-même, simplement, sans les artifices, sans les rêves d’augmentation, qui le parasitent. On parle souvent du contrôle des consciences, de la pensée unique. Nos corps sont-ils pour vous aussi un enjeu de contrôle social ? 40

Oui, absolument. C’est quelque chose dont on s’est rendu compte en cours de travail. Lors des premières répétitions publiques, les réactions de la salle ont été très conventionnelles, hors de propos. Les gens nous renvoyaient principalement au statut de la femme, à l’exposition du corps féminin, parce que Delphine donne sur scène l’impression d’être nue (elle porte un collant couleur chair, ndlr), et parce qu’elle crée des images qui rappellent des photos, des tableaux, des scènes de films connus. Et on a réalisé que le public projetait sur ce travail quelque chose qu’on n’avait pas anticipé, et qui relevait d’un réflexe social, d’une manière de voire le corps un peu conditionnée. Donc malgré nous, ça fait partie des thèmes qui se sont intégrés progressivement à Bodybuilding.

les marionnettes sont à la fois des prothèses qu’on articule, et des mannequins

Vous parlez du mannequin comme de «la vitrine d’une humanité sous contrôle». Pourquoi ? Il y a dans le mannequin une perfection souhaitée, auquel le corps des femmes doit aujourd’hui s’identifier. Au départ, les mannequins étaient des supports techniques


conçus pour ressembler au corps féminin afin que les couturiers puissent tailler des vêtements appropriés. Et puis les formes du mannequin se sont elles-mêmes stylisées, dépassant leur fonction de support vestimentaire. Les vêtements ont changé de forme avec eux, ils ont cessé d’épouser le corps des femmes, et ont commencé à le contraindre à ressembler aux mannequins pour lesquels ils ont été conçus. Et aujourd’hui, ce sont donc les mannequins des vitrines qui dessinent le corps des femmes. La marionnette est un peu le fantasme ultime de la société du soupçon : elle est toujours manipulée, dans l’ombre, par une force dissimulée qui tire les ficelles. Pensez-vous que cet aspect est à prendre en compte dans l’évolution de la discipline, et dans votre travail ? Oui. De plus en plus, il y a une volonté de transparence chez les marionnettistes : on montre la technique de manipulation, on ne cache plus le truc, on essaye de dissiper le soupçon, et de passer au-delà. Dans les 3/4 des spectacles actuels, les manipulations sont à vue. Au final on responsabilise le spectateur, qui est libre de regarder ce qu’il veut : la marionnette, ou ce qu’il y a derrière, les fils et le manipulateur. Et on se rend compte que le spectateur regarde quand même le manipulé, et prend un réel plaisir à regarder les autres se faire manipuler. Dans ce sens, la marionnette a en effet beaucoup de choses à nous dire sur le besoin de transparence et notre rapport à celle-ci. Entretien : FG

Tam Tam

9 - 15 octobre > St-Paul > Léspas

Depuis 4 ans, le Festival des Arts de la Marionnette fait revivre à La Réunion l’esprit du Tempo d’antan en invitant les meilleures compagnies de théâtre visuel pour une semaine festive et conviviale à Léspas Leconte De Lisle. Inutile de vous le survendre : toujours archi-comble, ce temps fort de la ficelle et du castelet est très attendu par les enfants et leurs parents, donc pensez à réserver vos places dès que possible. À noter : c’est l’immense Nathalie Natiembé qui clôturera le festival le 16 octobre avec un concert gratuit qui tombera à point pour fêter la sortie de son génial 4e album, Bonbon Zétwal (voir p. 47).

sur www.azenda.re

PROGRAMME COMPLET ET RÉSERVATIONS Pass à 24€ ou 30€ pour 3 ou 5 spectacles 41


The Bling Ring Le style Sofia Coppola se distingue par une lenteur hypnotique et distante dont on parvient mal à savoir si elle relève de l’élégance ou de la superficialité. The Bling Ring est un début de réponse. Le sujet creux (des ados riches cambriolent des maisons de célébrités pour le kiff), le casting hype (Emma Watson, la grosse fayote de Poudlard devenue bombe sexuelle), et le scénario tiré d’un fait-divers à paillettes : tout ça est bien joli, mais derrière le glacis glamour 19€99 du phénomène de société, ce cinéma planant manque un peu d’intérêt.

La Marque des Anges V’là les angelots robustes bien burinés : Gégé Depardiov, l’oligarque moscovite bouffi de l’exil fiscal, fait équipe avec Joey Starr dans un polar ésotérique adapté de J-C. Grangé, l’auteur des Rivières Pourpres. Mais ouais, ambiance gros tontons, testostérone et sauciflard ma couille ! La confrontation des deux machos ne parvient pas, cependant, à racheter un scénario cousu de fil à paupiettes.

19€99

Only God Forgives

Né quelque part

Après le chef-d’œuvre Drive, Nicolas Winding-Refn retrouve le king des beaux gosses mutiques, Ryan Gosling, pour une grosse vengeance mafieuse à Bangkok en mode MMA zéro blabla : de la boxe thaï, des arcades fendues, du sang partout et toujours cette caméra virtuose qui va chercher la beauté vénéneuse cachée sous la fange 19€99 et les dépravations. Kickboxer, version auteur.

Parisien, Jamel Debbouze retourne dans le village de son père en Algérie pour sauver la maison familiale. Ce retour au pays sert de prétexte à une comédie dramatique un peu habituelle sur fond de choc des cultures, d’aventure humaine et de bons sentiments. Mais dans bons sentiments, il y a bon, et la pastille douce-amer passe sans 19€99 provoquer de grimaces. Moment léger, casting attachant.

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La sélection de Par François Gaertner

Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia Légende du Nouvel Hollywood des années 70, Sam Peckinpah était un homme rugueux qui n’hésitait pas, en plein tournage, à fumer des joints et tâter du goulot, parfois un peu trop. Ce comportement lui valut d’ailleurs l’une des rares crises de rage du très professionnel Charlton Heston, qui promit un jour de le pourfendre au sabre de cavalerie sur le plateau du western Major Dundee, avant de finalement voler à son secours quand les producteurs du film essayèrent de le virer à cause de dépassements de budgets, qu’Heston consentit même à couvrir en renonçant à son cachet. L’anecdote illustre les relations ambivalentes qu’entretenait Sam le Sanglant, comme on le surnommait alors, et l’industrie hollywoodienne. Et 30 ans après sa mort (crise cardiaque à 59 ans), ce bougre continue de faire controverse. Considéré tantôt comme un génie, tantôt comme un vulgaire provocateur imbibé et toxicomane, il est l’un des premiers à avoir montré au cinéma une violence radicale et réaliste, perturbante, parfois malsaine, dont les plus fameux exemples sont La Horde Sauvage et Les chiens de paille. Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia est le 10e long-métrage de Peckinpah en tant que réalisateur.

C’est surtout le dernier film qu’il a écrit lui-même, et peut-être le seul sur lequel il a eu les coudées franches. Road trip aviné et volontiers sordide à travers le Mexique, ce film pétaradant conte l’odyssée d’un barman désabusé qui espère décrocher la prime offerte par un patron de cartel à quiconque lui rapportera la tête d’un lieutenant félon. Posé une bonne partie du film sur le siège passager, ce trophée accompagne le glissement du héros tragique dans la folie, et se charge à mesure que l’histoire s’enfonce dans le désespoir et l’hyper violence d’une puissance symbolique extrême, au point de remplir l’espace psychologique tordu dessiné par Peckinpah. 19€99 Accuelli par des huées à sa sortie, ce chef-d’œuvre bizarre a même eu l’honneur douteux, en 78, de figurer dans la liste des 50 plus mauvais films de l’histoire publiée par le critique américain Harry Medved. Il a pourtant eu une influence énorme sur un certain nombre d’auteurs contemporains comme Robert Rodriguez (Desperado et Sin City, dont l’une des scènes fait référence à Peckinpah) ou Quentin Tarantino. Poème triste et chahuté sur la condition humaine, Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia est l’une des aventures les plus noires et les plus atypiques produites par le cinéma américain. 43


Plonger

L’Esprit de l’ivresse

Christophe Ono-dit-Biot, Gallimard (444 p.)

Loïc Merle, Actes Sud (290 p.)

Le directeur des pages culturelles du Point revient avec un quatrième roman. Celui qui a obtenu le prix Interallié pour Birmane (2007) propose cette fois-ci une histoire d’amour terrible, comme seule la littérature peut en offrir. Dans un style fluide, jouant de phrases névrotiques et lancinantes, Ono-dit-Biot nous dit combien, à notre époque, 24€15 il est difficile d’aimer.

Dans ce premier roman, le jeune auteur né en 1978 convoque trois destins pour nous parler des banlieues. Dans un lyrisme non dénué de grâce, Loïc Merle évoque le désenchantement d’un travailleur social, d’une jeune féministe et du Président. Convaincus d’abord, ils finiront par l’être, mais en deux mots. Loin de la polémique, Merle dépeint merveilleusement les 24€73 lendemains de rêves qui ont souvent un goût d’après-cuite.

En même temps, toute la terre et tout le ciel Ruth Ozeki, Belfond (500 p.)

Voilà un bel objet littéraire, qui n’est pas sans rappeler la prose de Murakami. Le protagoniste du livre, une romancière répondant au nom de Ruth, retrouve, sur une plage, un sac échoué contenant le journal intime de Nao, emporté par un tsunami. Dès lors, une idée émerge dans la tête de Ruth : et si elle, la romancière, avait le pouvoir de changer le destin de Nao avant d’arriver à la fin 25€30 de cet écrit qui l’émeut tant ? 44

Au revoir là-haut Pierre Lemaitre, Albin Michel (576 p.)

De très loin, le meilleur livre du mois : dans un style maîtrisé, Lemaitre propose un roman à la structure impeccable. Roman des lendemains qui déchantent, l’écrivain et scénariste compose la grande tragédie de cette génération perdue des soldats de 1914, et prouve de façon définitive, que « pour le commerce, la guerre présente 25€88 beaucoup d’avantages, même après. » Absolument admirable !


La sélection de Par Arthur Navarc

Bourbon Rock : Une autre histoire de la musique à La Réunion Thomas Arcens & Vincent Pion, Le Corridor bleu (192 p.)

La rentrée littéraire réunionnaise se fait sous le signe du rock’n’roll avec le livre remarqué que deux journalistes du Quotidien, Thomas Arcens et Vincent Pion, consacrent à une musique oubliée de notre île : le rock bourbon. L’Azenda n’étant guère adepte du copinage, il n’en reste pas moins laudatif lorsqu’il aime : c’est le cas avec ce livre, dont la publication s’est faite à l’initiative de notre collaborateur Nicolas Millet, qui signe également la couverture et la mise en page de cet étonnant ouvrage. Car pour la première fois, un livre se propose de parler d’un rock à la marge, le rock péï. C’est cette aventure alternative étonnante, riche mais méconnue, que nous font revivre les journalistes, depuis Narmine Ducap ou les SuperJets dans les années 60 jusqu’à Warfield ou Thermoboy aujourd’hui. En évoquant cinquante ans de rock, et en privilégiant surtout les trois dernières décennies, les auteurs nous font (re)découvrir près de soixante-dix groupes. À n’en pas douter, le nom de certains

d’entre eux rappelleront de bons souvenirs aux amateurs, tels celui des mythiques Cocotiers Bleus qui accompagnèrent la talentueuse Élise, ou de Nazca, groupe de hard-rock mené par Blanc-Blanc, qui vient d’ailleurs tout juste de se reformer.

25€30

Voilà donc un ouvrage essentiel qui enrichit la bibliographie de l’histoire musicale réunionnaise. D’autant plus que la toute première partie, essentiellement historique, est passionnante et riche d’anecdotes, avec en point d’orgue les raisons de la non-venue de Bob Marley sur notre île.

Le livre, illustré d’une bonne centaine de photos, la plupart signées Mikael Thuillier, nous fait ainsi découvrir un pan musical méconnu de notre île, à l’image de ce Johnny Halliday au kayamb ou du groupe Fun in the Sun, looké à la Bowie et posant sur une plage de sable noir. Le tout préfacé par le mythique Little Bob et accompagné d’un CD d’une vingtaine de titres. Le texte s’achève enfin par une longue interview de Pierre Macquart, un des acteurs qui a propulsé ce genre musical sur les scènes réunionnaises. On en redemande !

45


écouté Arctic Monkeys

Birdy

AM

Fire within

5e album déjà pour le quatuor de Sheffield, désormais installé en Californie et attendu au tournant après le mitigé Suck it and see. Trois singles plutôt bien troussés avaient été dévoilés sur l’année écoulée, dont l’excellent R U mine ? à l’occasion du Record Store Day 2012. Sur cette galette, les Monkeys calment le jeu et le tempo, usant massivement de chœurs qui amènent à leurs compos une touche psychédélique plutôt rafraîchissante. Gourou officieux du groupe depuis quelque temps, Josh Homme reste très discret (invité sur 2 morceaux, pas les plus réussis) mais cet apaisement est peut-être un effet dû aux psychotropes, dont on sait le leader 16€99 des Queens Of The Stone Age grand amateur…

On nous la présente comme «la nouvelle Adele», on pourrait ajouter «sans la maturité ni le talent». L’adolescente britannique nous conte ses tracas sur un canevas pop/lounge d’une mièvrerie navrante, constitué la plupart du temps d’un piano seul, parfois renforcé par une vague guitare sèche, une batterie mollassonne ou quelques cordes larmoyantes. La production est horrible (d’autres diront impeccable), la voix, au potentiel a priori énorme, est bidouillée pour en gommer la moindre aspérité, on sent la grosse pression du label pour réitérer le carton inattendu de son 14€99 premier album (plus d’1,5 million de copies tout de même). Adele, reviens !

Placebo

Danyèl Waro

Loud like love

Kabar

Placebo, c’est quand même une paire de sacrés bons disques sortis à l’aube de l’an 2000, mais c’est aussi un lustre qui n’a cessé de pâlir depuis lors, la faute au grand cirque rock’n’roll (perte de spontanéité, tournées à rallonge, changement de line-up). Aujourd’hui, Loud like love paraît donc dans un anonymat relatif… et cela ne devrait pas changer beaucoup au vu de son contenu. Le trio anglais creuse le sillon mélancolico-romantique qui lui est cher, sans brio particulier, se contentant d’enchaîner ballades insipides et soubresauts rock moyennement convaincants. Clairement 17€99 pas leur meilleur cru.

Le maloyèr de Bwarouz sort son premier véritable live, une hérésie étant donnée l’importance qu’a toujours eue la scène dans son parcours. Logiquement, ce disque prend des allures de best-of et fait la part belle aux classiques que sont désormais Laviyon ou Adekalom, proposés ici dans des versions survitaminées, mais n’oublie pas pour autant les morceaux plus récents (Véli, Alin). Capté en métropole au printemps 2012, Kabar parvient à remarquablement retranscrire l’intensité des prestations de Waro et sa bande. Un inédit, Tinn tout, a cappella déchirant 16€99 et magnifique, clôture cet indispensable témoignage scénique du héraut maloya.

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La sélection de Par François Manificat

15€99

14€99

Nathalie Natiembé

Labelle

Bonbon zetwal

Ensemble (sortie est le 20 octobre)

Quatre longues années auront été nécessaires à la «punkette du maloya» pour donner forme à l’après-Karma, jusqu’ici mètre-étalon de son impeccable discographie. Pas grand chose à voir ici avec le maloya, musicalement parlant, mais c’est bien le même esprit de générosité qui habite ce nouvel effort. Entre l’omniprésence des claviers, Rhodes ou Moog, base mélodique de l’essentiel des titres, et l’utilisation ingénieuse d’overdubs et de delays, ces nouvelles compositions portent clairement la «griffe» Costa. La section rythmique est irréprochable, la basse groove à souhait et le jeu de batterie lorgne régulièrement vers des breaks jungle/drum’n’bass qui apportent une fraîcheur certaine. Habilement agencé, l’album monte en puissance au fil de l’écoute et, après une accalmie passagère sur la sublime Ilha Marine, tutoie les sommets dans sa seconde moitié. La triplette Flakdolo / Nwar 72 / X Parano synthétise assez justement l’orientation prise par Natiembé et son groupe : une fusion décomplexée de rock, de reggae et de funk, à la fois inventive, mélodieuse et poétique. Grand disque.

Fascinant univers que celui construit par Jérémy Labelle au fil de ces treize fresques sonores. Son credo? Réconcilier musiques traditionnelles et modernité électronique. Certes, il n’est pas le premier à explorer cette voie, mais sa sensibilité et son approche de la composition le distinguent indéniablement de la masse. L’alchimie est vraiment réussie, on se laisse embarquer près d’une heure durant dans un périple onirique au confluent des cultures africaines, indiennes et occidentales. Fait remarquable, l’album ne contient aucun sample d’instrument traditionnel, Labelle recréant lui-même ces sonorités typiques. Les voix sont utilisées avec parcimonie, ce qui permet à l’auditeur de s’immerger pleinement dans le mille-feuille ternaire concocté par le producteur dionysien. Notons le superbe travail sur l’artwork, signé Kid Kreol & Boogie. On termine l’écoute comme on émerge d’un rêve, envahi d’une douce torpeur. Merci pour le voyage.

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nou sa va !

Lékip l’Azenda livre sa sélection p our le mois à venir

Week-end du 25 et 26 octobre

Tourné Viré

Téat Cham Fleuri

Parce que c’est gratuit dobout an bout, juste de l’autre côté plein dans l’axe : bref, une virée vers le cirque à l’est, ça me semble tout goodwood !

Parce que Carlo de Sacco et ses camarades forment une équipe de sympathiques casseurs le kui, et que ce faux documentaire théâtral sur la vie du groupe m’a tout l’air d’être le truc le plus drôle du mois.

Samedi 26 octobre

Vendredi 25 octobre

Saint-Benoît

1

Koté Manouche,

ère

partie de Sanseverino

Le Tampon

Parce que connaissant ces zicos, pas impossible qu’ils “manouchent” quelque chose avec Sanseverino à Luc Do ou la veille au Kabardock. Au pire, rattrapage dans l’un des 5 bars où ils passent gratos ce mois ci !

Du 14 au 17 octobre (11h)

Sucre, rhum et caramel Saga du Rhum à St Pierre

Parce qu’une visite gustative sur cette thématique, ça me semble être un bon plan pour me cultiver le palais et le gosier.

sandrick 48

Vendredi 11 octobre

Kadok, de Grèn Sémé

Nevchéhirlian Le Séchoir Piton

Parce qu’entendre les textes engagés de Prévert transformés en pièces de rock rageur, c’est du miel pop dans les oreilles de tout gauchiste mélomane et littéraire qui se respecte (attention, le premier qui dit «bobo» gagne une intégrale de Sardou).

Lundi 28 octobre

Clôture de l’amour Téat Champ Fleuri

Parce que j’aime les textes tendus, les écritures nerveuses et les règlements de compte, et que la pièce de Pascal Rambert est, dit-on, magistrale sur tous ces points.

françois G.

Vendredi 11 Octobre

Les Inouïs du Printemps de Bourges - Finale Kerveguen

Parce que ces sélections régionales sont toujours l’occasion de découvrir ou de revoir les meilleures jeunes groupes réunionnais en activité.

Samedi 12 Octobre

La Colonie de Vacances

Base ULM de Cambaie

Parce que chacune de ces formations «poutre» sévère individuellement, alors qu’est-ce que ça va donner en concert quadriphonique !

Jeudi 31 Octobre

Lo Griyo + Zanmari Baré Le K

Parce que je brûle d’impatience de découvrir sur scène Mogador, l’excellent dernier disque du trio voyageur. Parce que Zanmari Baré.

françois M.


agenda

o ctobre 2013

VENDREDI 4/10 8h 18h 18h 18h30 18h30 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h30 20h30 20h30 21h30 22h 22h

St-Pierre Jardins de la Plage St-Denis Téat Champ Fleuri St-Gilles Villèle St-Leu Rondavelle Trois Bassins Grande Ravine St-Pierre Long Board Café Etang Salé Le Floralys St-Leu Parc 20 Décembre St-Leu Le 211 L’Ermitage Coco Beach St-Gilles Téat Plein Air St-Gilles Le Mex St-Paul La Cerise St-Denis Th. Grand Marché St-Denis Téat Champ Fleuri St-Denis Palaxa St-Denis KTDral St-Denis Les Pot’irons St-Denis Bar A Cas St-Denis Eglise Chaudron St-Denis Pasta e Vino St-Denis Mercure Creolia St-Benoît Les Bambous Le Tampon El Latino Le Port Th. Sous les Arbres St-Pierre 3 Brasseurs St-Denis Les Récréateurs St-Pierre Ô Pub à Tapas

SAMEDI 5/10 9h 11h 16h 16h 16h 17h 18h 18h30 19h30 20h 20h 20h 20h 20h

St-Pierre Jardins de la Plage Piton St-Leu Le Séchoir St-Denis Téat Champ Fleuri Piton St-Leu Le Séchoir Le Tampon Médiathèque L’Ermitage Coco Beach St-Leu Rondavelle St-Leu Bras Mouton St-Leu Iloha Le Tampon Eglise Chatoire St-Pierre Skate park St-Leu Parc 20 Décembre St-Gilles Téat Plein Air St-Gilles Le Paille en Queue

CONCERT

THÉÂTRE

DANSE

Athéna, salon du livre (animations, spectacles) • gratuit Grèn Sémé «Kadok» (répétition publique) • gratuit voir p.28 Fest. Tam Tam : La galère (marionnettes) • gratuit Jam session • gratuit Prins Rouz (kabar masqué, Cie Ibao) • gratuit Family Orchestra (salsa) • gratuit Hocine B (pop, chanson) • gratuit Tumbao (salsa) + Tricodpo (chanson créole) • gratuit Airzik (rock métissé) • gratuit Le Complex de Zik (rock) • gratuit Rokia Traoré (world) • 14-28€ DJ Planet • gratuit Electric Electric + Riske Zéro + Pluto Crevé (noise, rock) • gratuit Chéri concentre-toi s’il vous plaît (Cie Rouge Bakoly) • 4-18€ Vortex (Cie Non Nova) • 9-18€ Les Inouïs du Printemps de Bourges (pré-sélection) • gratuit Anthony Noya (pop) • gratuit Rock the casbah : Bertel (mix pop,rock) • gratuit DJ Franky • gratuit La chanson française... (chœur de la Réunion) • 8/12€ Dîner-concert avec Hot Cotton Show Set • 29€ ACH fashion show (défilé, cocktail,…) • 50€ Sainte dans l’incendie • 2-13€ Free Jam (world) • gratuit Esquisse Nougaro (théâtre, musique) • 6/9/12€ Jean-Claude Maître (guitare) • gratuit Clandestine (house, minimal) • 5€ Mounawar (m’godro, fusion) • gratuit à la loupe P.62

Athéna, salon du livre (animations, spectacles) • gratuit Fest. Tam Tam : Piccoli sentimenti (marionnettes) • 5-10€ L’après-midi d’un Foehn (1 autre séance à 19h) • 9-18€ Fest. Tam Tam : Piccoli sentimenti (marionnettes) • 5-10€ Transe mêlée (Cie Maloya Métiss) • gratuit DJ Django (house) • gratuit Rondalounge : Vodooman (house) • gratuit Prins Rouz (kabar masqué, Cie Ibao) • gratuit Affair Affair (reprises) • gratuit La chanson française... (chœur de la Réunion) • 8/12€ Pneu + Golgot VR + The Circle-A (noise, rock) • gratuit Zadig 2.0 + Zong (electro, dub, rock) • gratuit Rokia Traoré (world) • 14-28€ Dîner-concert avec Tropical Latino (salsa) • 55€ 49


agenda

20h 20h 20h 20h 20h 20h 21h 21h 22h 22h

o ctobre 2013

St-Gilles Le Mex DJ Planet • gratuit St-Paul La Cerise Soirée combo salsa • gratuit Le Port Kabardock Les Inouïs du Printemps de Bourges (pré-sélection) • gratuit St-Denis Les Pot’irons Tricodpo (chanson créole) + DJ La Poussière (mizik lontan) • 5€ St-Denis KTDral Zaza show (one woman show) • gratuit St-André Maloya Café Koté Manouche (swing, jazz) • gratuit St-Leu Sixbar Valentin Jolicœur (sono mondiale) • gratuit Ste-Marie Le Madison Soirée clubbing, thème oriental St-Denis Les Récréateurs Dubstep Run : 1 f***ing year party ! (dubstep) • 5€ St-Pierre Ô Pub à Tapas Coulèr Péï (maloya) • gratuit

DIMANCHE 6/10 9h 12h 17h 17h 17h 17h 18h 18h 18h 19h 19h30 20h 20h30 21h 21h

St-Pierre Jardins de la Plage Athéna, salon du livre (animations, spectacles) • gratuit Petite-Ile Palm Hotel Donato (variété) • gratuit Petite-Ile Palm Hotel Sunday @ sunset : DJ Nayah + guests (electro) • gratuit La chanson française... (chœur de la Réunion) • 8/12€ Saline les B. Chapelle St-Gilles Place de l’Eglise Fest. Tam Tam : La galère (marionnettes) • gratuit Le Port Th. Sous les Arbres Aurélien (cirque, Cie 21° Circus) • 6/9€ St-Leu Rondavelle Papier Tigre + Tukatukas + Thermoboy (rock) • gratuit Saline les B. Varangue du Lagon Art Bis (musique créole) • gratuit L’Ermitage Coco Beach DJ Greg (salsa) • gratuit St-Pierre Little Italy No Mad (reprises) • gratuit L’Ermitage Ronda. Cobis Hocine B (pop, chanson) • gratuit St-Pierre Le Five Tumbao (salsa) • gratuit St-Leu Namasté Koté Manouche (swing, jazz) • gratuit L’Ermitage La Gueule de Bois Zool (rock) • gratuit St-Leu Sixbar Don’t disturb the DJ : Jon Kommodor (minimale) • gratuit

LUNDI 7/10 17h

St-Denis

KTDral After work • gratuit

MARDI 8/10 17h 17h30 18h 19h 19h30 20h 20h 20h 20h 20h 20h30 20h30

50

La Saline St-Denis St-Pierre St-Gilles St-Benoît St-Paul St-Denis St-Denis St-Denis Ste-Clotilde Le Port St-Denis

CASE barrage Fest. Tam Tam : La galère (marionnettes) • gratuit Les Récréateurs Soirée jeux • gratuit Ô Pub à Tapas Ô Pub à Salsa (cours & dancefloor) • gratuit Kazbar Donato (variété) • gratuit Les Bambous Sainte dans l’incendie • 2-13€ La Cerise Zaza show (one woman show) • gratuit Téat Champ Fleuri Vortex (Cie Non Nova) • 9-18€ Les Pot’irons Valentin Jolicœur (mix et vidéo) • gratuit Bar A Cas Kiz’ on Blue (intiation kizomba) • gratuit Théâtre Canter Les Vwadhéva (quatuor vocal) • 10/12€ Th. Sous les Arbres Johnny got his gun • 6-12€ Case Constellation La Chouette (visite curieuse de St Denis, lecture nocturne) • 6€


agenda

o ctobre 2013

MERCREDI 9/10 17h 19h 19h 19h30 20h 20h 20h 21h

St-Paul Léspas St-Pierre Ô Pub à Tapas St-Denis Les Récréateurs St-Gilles Hôtel Le Récif St-Pierre Les Sal’ Gosses St-Denis Les Pot’irons St-Denis Bar A Cas St-Paul Léspas

CONCERT

THÉÂTRE

DANSE

Fest. Tam Tam : 2 spectacles voir p.38 Tropikôpub (cours rudea, kizomba & dancefloor) • gratuit Funky Terrasse : Karl Hungus (rare grooves, soul, funk) • gratuit Hocine B (pop, chanson) • gratuit Harm’n’Blues (blues) • gratuit Boogie nights : Bernard Ollivier (mix disco) • gratuit Z & T (chanson, folk) • gratuit Fest. Tam Tam : Tricodpo (chanson créole) • gratuit

JEUDI 10/10 14h 18h 19h 20h 20h 20h 20h 21h 21h

St-Paul St-Denis L’Ermitage St-Gilles St-Gilles St-Denis Ste-Marie St-Denis St-Denis

Léspas Fest. Tam Tam (7 spectacles) voir p.38 KTDral Oktoberfest : Dubstep Run + Narbomix +... (electro) • gratuit La Marmite Dîner-concert avec Tapok (séga) à la loupe P.62 Raisin de Mer Z & T (chanson, folk) • gratuit Le Mex Scène ouverte • gratuit Les Pot’irons DJ Vague (house, minimal) • gratuit 3 Brasseurs Jean-Claude T’ & Annick (jazz, variété) • gratuit Les Récréateurs Koté Manouche (swing, jazz) • gratuit Free Jam (world) • gratuit Le St-Hubert

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agenda

o ctobre 2013

VENDREDI 11/10 11h 14h 14h30 17h 17h30 18h 18h30 19h 19h 19h30 19h30 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h30 21h 21h 21h 21h30 22h

Piton St-Leu Le Séchoir L’après-midi d’un Foehn (2 autres séances à 14h30 et 16h) • 5-10€ Le Tampon Scène Chandelle Sentier Musical des Hauts + Marie Clency (séga) • 2€ voir p.26 St-Paul Léspas Fest. Tam Tam (7 spectacles) voir p.38 St-Pierre Bassin Plat Tropical Underground : Fur Coat + Nakadia +… (electro) • 13/15€ St-Gilles Casino Fest. Tam Tam : Motus (marionnettes) • gratuit voir p.38 St-Denis KTDral Oktoberfest : Les Presque + Nico & Les 109 +... • gratuit St-Leu Rondavelle Smoky Peppers (blues) • gratuit St-Denis Les Récréateurs Transe mission (transe, jusqu’à 5h!) • 3€ St-Denis Les Pot’irons Café syndical des journalistes • gratuit Le Tampon Place Libération Thierry Jardinot + Téat Lo Kèr (humour) • 2€ voir p.26 Etang Salé Le Floralys Tumbao (salsa) • gratuit Le Tampon Théâtre d’Azur Antigone • 10€ Triple XXX (funk) • gratuit St-Pierre Long Board Café St-Leu Le 211 Mothra Slapping Orchestra (rock’n’roll) • gratuit Kermayé (séga) • gratuit L’Ermitage Coco Beach St-Gilles Le Mex DJ Planet • gratuit Jean-Claude T’ & Annick (jazz, variété) • gratuit B. Canot Ti Boucan St-Denis Téat Champ Fleuri Grèn Sémé «Kadok» (concert-théâtre) • 7-14€ voir p.28 St-Denis Palaxa Kabay party : New Generation + Msylyrik +… (dancehall) • 15/18€ St-Denis Les Pot’irons Spank ! : Corvec + Kwalud (hip-hop) • gratuit Hocine B (pop, chanson) • gratuit Le Tampon El Latino St-Pierre Kerveguen Les Inouïs du Printemps de Bourges : la finale • gratuit St-Leu Sixbar Dubitative Sound6tem (reggae) • gratuit Le Port Kabardock Café Nathalie Natiembé (maloya, rock) • 10/15€ St-Pierre 3 Brasseurs Affair Affair (reprises) • gratuit Ulicoys (rock) • gratuit St-Pierre Ô Pub à Tapas

SAMEDI 12/10 11h 14h 14h 14h 17h 17h 18h 18h 18h30 18h30 19h 19h 19h30 19h30 20h 20h 52

Piton St-Leu Le Séchoir Le Tampon Scène Chandelle St-Paul Léspas St-Paul En déambulation St-Paul Débarcadère St-Benoît Les Bambous St-Leu Rondavelle St-Gilles Chez les filles St-Denis KTDral Ste-Suzanne Médiathèque Grands Bois Calbanons St-Paul Expobat Petite-Ile Palm Hotel Le Tampon Place Libération Petite-Ile Le Fangourin Le Tampon Théâtre d’Azur

L’après-midi d’un Foehn (2 autres séances à 14h30 et 16h) • 5-10€ Skoloband (jazz, rock) + Endemik (seggae) • 2€ voir p.26 Fest. Tam Tam (8 spectacles) voir p.38 Fest. Tam Tam : Macao & Cosmage en rue (marionnettes) voir p.38 Fest. Tam Tam : La galère (marionnettes) • gratuit voir p.38 Fest. Tam Tam : Polar Porc (marionnettes) • 2-13€ voir p.38 Rondalounge : Sal Paradise (house) • gratuit Saïfah (soul, reggae) • gratuit Oktoberfest : Les Salauds + Les Ébénistes + DJ Bertèl +... • gratuit Soirée et conséquences (Cie Entre-Temps) • gratuit Bagdad Fantaisie (ciné-concert) • gratuit Festival Zouk : Matt Houston + Luc Leandry + … • 20€ Affair Affair (reprises) • gratuit Zanmari Baré + Ma-Zok (maloya) • 2€ voir p.26 Mickaël Pouvin avec Charlie Dubois (variété) • 10€ Antigone • 10€


agenda

20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 21h 21h 22h

o ctobre 2013

St-Leu Rondavelle 46 L’Ermitage Coco Beach L’Ermitage Métis Café St-Gilles Maison H. Lafay St-Gilles Le Paille en Queue St-Gilles Le Mex St-Denis Palaxa St-Denis Barachois St-Denis Les Pot’irons St-Denis Les Récréateurs St-André S. Guy Alphonsine St-Leu Sixbar St-Paul Base ULM St-Pierre Ô Pub à Tapas

CONCERT

THÉÂTRE

DANSE

Donato (variété) • gratuit DJ Flow Di Funck me I’m famous • gratuit La Tipica del 974 (latino) • gratuit Combattant(s) de tunnel (Cie Inventaire) • 5€ Ad Libitum (jazz) • gratuit DJ Planet • gratuit Patrick Manent + 7PO + Kreolokoz • 8-12€ voir p.30 Jazz ô Barachois : Sund’Ri Feeling • gratuit MOFK + Malabarbouille + DJ Bertèl (rock) • gratuit Sapoak (electro) • 5€ Stéphanie Thazar (maloya, soul) • 8€ DJ Mad (electronica, techno) • gratuit La Colonie de Vacances (noise, rock) • 10/15€ Maloya Attitude (maloya) • gratuit

DIMANCHE 13/10 10h 12h 12h 14h 14h 17h 17h 17h 18h 18h 18h 18h30 19h 19h30 21h

St-Denis Les Récréateurs Brocante + «Drink’n’draw» avec Le Cri du Margouillat (17h30) • gratuit Déjeuner-concert avec Dawar (maloya) • 15-25€ Pl. des Cafres Chez Ti’Rose St-Joseph Auberge des Crêtes Déjeuner-concert avec Ousanousava (maloya, séga) • 35€ Maséré + Innocence (séga) • 2€ voir p.26 Le Tampon Scène Chandelle St-Paul Léspas Fest. Tam Tam (6 spectacles) voir p.38 Petite-Ile Palm Hotel Sunday @ sunset : DJ Nayah + guests (electro) • gratuit Saline les B. La Bodega 974 Kaplawsé (maloya, reggae) • gratuit L’Ermitage Coco Beach DJ Tomahawk (deep house) • gratuit St-Pierre Café de la Gare Donato (variété) • gratuit Saline les B. Varangue du Lagon Sakyroots (reggae, seggae) • gratuit St-Gilles Maison H. Lafay Combattant(s) de tunnel (Cie Inventaire) • 5€ St-Leu Rondavelle Sofy Mazandira (afro-maloya) • gratuit St-Pierre Little Italy Oslo’s Revenge (musique improvisée) • gratuit Le Tampon Place Libération Soirée nostalgie : M-A & H-C Moutou + M.Picot +... • 2€ voir p.26 St-Leu Sixbar Don’t disturb the DJ : Jon Kommodor (minimale, techno) • gratuit

18 Petit boulevard de la Plage St-Pierre > 0692 82 09 95 du lundi au vendredi de 9h à 2h samedi & dimanche de 17h à 2h > restauration jusqu’à 1h tous les soirs > ts les dimanches et mardis : soirée karaoké

Programme oCtobre 2013 vendredi 4 : concert family orchestra + ParticiPation de rhUm havana cadeaux à gogo !! vendredi 11 : concert triPle X vendredi 18 : concert rUn soUl mUZiK vendredi 25 : soirée Belge moules frites à volonté + concert hat’mosphère samedi 26 : soirée Belge moules frites à volonté

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agenda

o ctobre 2013

LUNDI 14/10 14h 14h30 17h 18h30

Le Tampon Scène Chandelle St-Paul Léspas St-Denis KTDral Le Tampon Place Libération

Sakyroots (reggae) + Josie & Christian (séga) • 2€ voir p.26 Fest. Tam Tam (7 spectacles) voir p.38 After work • gratuit Le Pain des Fous + Protonova + Warfield + Taboo • 2€ voir p.26

MARDI 15/10 14h 14h30 17h30 18h 18h 19h 19h30 20h 20h30 20h30

Le Tampon Scène Chandelle Teddy Beer (rap) + Tampon All Stars (rock) • 2€ voir p.26 St-Paul Léspas Fest. Tam Tam (7 spectacles) voir p.38 St-Denis Les Récréateurs Soirée jeux puis Ras Maron + invités (maloya) • gratuit Le Tampon Campus Univ. Conférence «Comment réguler les banques…» • gratuit Ô Pub à Salsa (cours & dancefloor) • gratuit St-Pierre Ô Pub à Tapas St-Gilles Kazbar Donato (variété) • gratuit Le Tampon Place Libération Sinsemilia (reggae) + Alex Sorres (hip-hop) • 2€ voir p.26 St-André S. Guy Alphonsine New Generation + DJ Weedness + Damae Mouv (dancehall) • 10€ Le Tampon El Latino Apéro jazz & chess (jazz & échecs) • gratuit St-Denis Case Constellation La Chouette (visite curieuse de St Denis, lecture nocturne) • 6€

MERCREDI 16/10 14h 15h 17h 18h 19h 19h 19h 19h30 19h30 20h 20h 20h 20h 21h

Le Tampon Scène Chandelle AMDP 97 Prod + Ti Greg Mighty Lion (reggae) • 2€ voir p.26 St-André S. Guy Alphonsine Moi mes parents (Cie Acta) • 5€ St-Paul Léspas Fest. Tam Tam : 2 spectacles voir p.38 St-Paul Quai Gilbert Conférence «La crise des dettes publiques…» • gratuit Tropikôpub (cours rudea, kizomba & dancefloor) • gratuit St-Pierre Ô Pub à Tapas La Poss. Bourbon Pointu Fonnkèr & Poetry (spectacle musical) voir p.24 St-Denis Les Récréateurs Funky Terrasse : Karl Hungus (rare grooves, soul, funk) • gratuit Le Tampon Place Libération Benjam + David Saman + JF Gang + Cliff Azor +... • 2€ voir p.26 St-Benoît Les Bambous Fest. Tam Tam : Twin houses (marionnettes) • 2-13€ voir p.38 L’Ermitage Hôtel Novotel Dîner-concert avec Baster (maloya, reggae) • 38€ St-Gilles Téat Plein Air Lo Griyo (fusion maloya) • 7-14€ St-Denis Les Pot’irons SelecTir (mix reggae, groove) • gratuit Ste-Clotilde Théâtre Canter Dominique Di Piazza Quartet (ballades jazz) • 12/15€ St-Paul Léspas Fest. Tam Tam : Nathalie Natiembé (maloya, rock) • gratuit

JEUDI 17/10 14h 16h 18h30 19h30 20h 20h 20h 20h 20h 20h 54

Le Tampon Scène Chandelle François Dal’s + 97 Gratt’ (séga) • 2€ voir p.26 St-André S. Guy Alphonsine Fonnkèr & Poetry (spectacle musical) voir p.24 St-Leu Le K Karanbol : Dans l’axe (cirque, Cie Les Pieds sur Terre) • 7-15€ Le Tampon Place Libération Sinsemilia (reggae) + Kolektif Sud (hip-hop) • 2€ voir p.26 St-Pierre Les Sal’ Gosses En Transit (chanson) • gratuit St-Gilles Le Raisin de Mer Zii covers, avec la chanteuse Ziia (soul, folk, world) St-Gilles Le Mex Scène ouverte • gratuit St-Denis Téat Champ Fleuri Tambour, la soumission (Cie Ker Béton) • 7-14€ voir p.33 St-Denis Les Pot’irons DJ Blaise + Al-1 (deep house, minimal) • gratuit St-Denis Les Récréateurs Les Poikés (rock) • gratuit


agenda

20h 20h 21h

St-Denis Ste-Marie St-Denis

o ctobre 2013

CONCERT

THÉÂTRE

DANSE

Bar A Cas We love music! (scène ouverte) • gratuit 3 Brasseurs Free Jam (world) • gratuit Le St-Hubert Bellinda Justine (maloya, jazz) • gratuit

VENDREDI 18/10 14h 18h30 19h 19h30 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h

Le Tampon Scène Chandelle Gall B + Sutrah (rock) • 2€ voir p.26 St-Leu Rondavelle Fabio Marouvin (afro-jazz) • gratuit St-Denis Les Pot’irons Café signes (rencontre en langue des signes) New Generation + GOK + KM David + … (ragga) • 2€ Le Tampon Place Libération Le Tampon Théâtre d’Azur Antigone • 10€ St-Pierre Long Board Café Run Soul (soul) • gratuit St-Leu Le K Carte blanche Karanbol + Willygoodwood (cirque) • 8-18€ St-Leu Le 211 Virus Eye (cold wave) • gratuit L’Ermitage Coco Beach Gautier (chanson métissée) • gratuit St-Gilles Téat Plein Air Baster (maloya, reggae) • 9-18€ St-Gilles Le Mex DJ Planet • gratuit St-Denis Téat Champ Fleuri Tambour, la soumission (surtitré en français) • 7-14€ St-Denis KTDral Rit (chanson, hip-hop) • gratuit à la loupe P.62 St-Denis Les Pot’irons Sauvage : Black Ben + Kwalud (afro, electro) • gratuit Jazzabana (jazz, bossa nova) • gratuit St-Denis Bar A Cas St-Denis Les Récréateurs Ti Rat & Rouge Reggae (reggae) • gratuit

voir p.26

voir p.32

voir p.33

• Ouvert tous les jours de 10h à 18h • Visites guidées à 10h, 11h, 14h,15h et 16h Chemin Frédeline 97410 Saint-Pierre

0262 35 81 90 www.sagadurhum.fr

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agenda

20h 20h30 20h30 21h 21h 21h30 22h

o ctobre 2013

St-André S. Guy Alphonsine Le Tampon El Latino Le Port Th. Sous les Arbres St-Leu Sixbar St-Paul Le Bernica St-Pierre 3 Brasseurs St-Pierre Ô Pub à Tapas

Destyn (maloya) Les 4 ans du El Latino : Smoky Peppers (blues) • gratuit Johnny got his gun • 6-12€ Ziloub (bass music) • gratuit Fonnkèr & Poetry (spectacle musical) voir p.24 Daf & co (variété) • gratuit Telo Miova (salegy) • gratuit

SAMEDI 19/10 13h 14h 15h 17h 17h 18h 19h 19h30 19h30 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 21h 21h 22h

St-Pierre O’Brother’S Koté Manouche (swing, jazz) • gratuit Le Tampon Scène Chandelle Tizbakok + Roots Messenger (reggae) • 2€ voir p.26 Piton St-Leu Le Séchoir Karanbol : Aurélien (cirque, Cie 21° Circus) • 5-10€ St-Leu Terrain de volley Karanbol : De l’autre côté (cirque) • 5-10€ voir p.32 L’Ermitage Coco Beach Sal Paradise (nu disco) • gratuit St-Leu Rondavelle Rondalounge : Nayah (house) • gratuit Dominique Di Piazza + Monika Limba + Harm’n’Blues • 10/12€ Etang Salé Croc Parc Le Tampon Place Libération Natty Dread + Progression + Nicaise Lartin +...• 2€ voir p.26 B. Canot Hôtel Boucan Canot Affair Affair (reprises) • gratuit Le Tampon Théâtre d’Azur Antigone • 10€ Saïfah (soul, reggae) • gratuit Riv. St-Louis Le Checker St-Leu Le K Carte blanche Karanbol + Willygoodwood (cirque) • 8-18€ voir p.32 St-Leu Yourtes en Scène Gautier chante Théophile L’Ermitage Métis Café Jazzabana (jazz, bossa nova) • gratuit St-Gilles Téat Plein Air Baster (maloya, reggae) • 9-18€ St-Gilles Le Mex DJ Planet • gratuit St-Denis Les Pot’irons Virus Eye (cold wave) + Lily Artshow (minimal) • 5€ St-Denis Les Récréateurs TBC - Danyèl Waro (maloya) St-Denis KTDral Théâtre d’improvisation • gratuit Ste-Clotilde Théâtre Canter Kiltir (maloya) • 10/12€ St-Benoît Les Bambous La nouvelle clameur : Stéph. Thazar & Lambians Kreol • gratuit St-Leu La Falaise Kilkil (punk-rock) • gratuit Le Port Kabardock Café Jim Fortuné (chanson, maloya) • 5/10€ voir p.30 St-Pierre Ô Pub à Tapas Matthieu Antaya (maloya) • gratuit

DIMANCHE 20/10 14h30 17h 17h 17h 18h 18h 18h30 19h 19h30 20h 21h 56

Le Tampon Scène Chandelle Radio-crochet avec l’orkes Sun Ocean (inscr. : 02 62 57 87 08) • 2€ Petite-Ile Palm Hotel Sunday @ sunset : DJ Nayah + guests (electro) • gratuit St-Pierre Place des Victoires Rémy Chaudagne + Waloo Quartet + Bellinda Justine (jazz) • gratuit Saline les B. La Bodega 974 Z & T (chanson, folk) • gratuit Saline les B. Varangue du Lagon La Tipica del 974 (latino) • gratuit L’Ermitage Coco Beach DJ Greg (salsa) • gratuit St-Leu Rondavelle Zarlor (maloya) • gratuit St-Pierre Little Italy Koté Manouche (swing, jazz) • gratuit Le Tampon Place Libération Ousanousava + Sofy Mazandira (afro-maloya) • 2€ voir p.26 L’Ermitage La Gueule de Bois Rit (chanson, hip-hop) • gratuit à la loupe P.62 St-Leu Sixbar Don’t disturb the DJ : Jon Kommodor (minimale, techno) • gratuit


agenda

o ctobre 2013

CONCERT

THÉÂTRE

DANSE

LUNDI 21/10 17h 20h

St-Denis KTDral After work • gratuit L’Ermitage Hôtel Novotel Hocine B (pop, chanson) • gratuit

MARDI 22/10 17h 17h30 18h 19h 19h 19h 20h 20h 20h30

Le Port Th. Sous les Arbres Chat’maron la disparu (jeune public) • 6/9€ St-Denis Les Récréateurs Soirée jeux • gratuit St-Pierre Ô Pub à Tapas Ô Pub à Salsa (cours & dancefloor) • gratuit St-Gilles Kazbar Donato (variété) • gratuit St-Denis Téat Champ Fleuri Nuit du court-métrage (27 films) • 9-18€ voir p.33 Ste-Clotilde Théâtre Canter Fonnkèr & Poetry (spectacle musical) • gratuit voir p.24 St-Denis Les Pot’irons Oslo’s Revenge (musique improvisée) • gratuit St-André S. Guy Alphonsine Chemin la misère (théâtre en créole) St-Denis Case Constellation La Chouette (visite curieuse de St Denis, lecture nocturne) • 6€

MERCREDI 23/10 19h 19h 19h 19h30 20h

St-Pierre Ô Pub à Tapas St-Paul Maison Serveaux St-Denis Les Récréateurs St-Gilles Hôtel Le Récif St-Paul Léspas

Tropikôpub (cours rudea, kizomba & dancefloor) • gratuit Fonnkèr & Poetry (spectacle musical) voir p.24 Funky Terrasse : Karl Hungus (rare grooves, soul, funk) • gratuit Hocine B (pop, chanson) • gratuit Jazz et autres musiques du monde (projection) • 3/5€

JEUDI 24/10 19h 19h 19h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 21h

L’Ermitage St-Denis Ste-Clotilde St-Pierre St-Gilles St-Gilles St-Denis St-Denis St-Denis St-Denis St-Denis

La Marmite Dîner-concert avec Max Lauret (séga) Th. Grand Marché Les jeunes (théâtre-concert) • 4-18€ voir p.33 Théâtre Canter Tigouya (jeune public) • 5/8€ voir p.24 Les Sal’ Gosses Smoky Peppers (blues) • gratuit Le Raisin de Mer Zii covers, avec la chanteuse Ziia (soul, folk, world) Le Mex Scène ouverte • gratuit Palaxa Trio T (Tiloun + Eric Triton + Talike Gelle) • gratuit voir p.26 Les Pot’irons Alex Roland (house) • gratuit Les Récréateurs Rit (chanson, hip-hop) • gratuit à la loupe P.62 Bar A Cas DJ Breadman • gratuit Le St-Hubert Matthieu Brillant (maloya, jazz) • gratuit

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agenda

o ctobre 2013

VENDREDI 25/10 13h30 18h 18h30 19h 19h30 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h30 20h30 21h 21h 21h 21h30 22h

St-Benoît Jardin M. Ferrol L’Ermitage Coco Beach St-Leu Rondavelle Ste-Clotilde La Fabrik St-Benoît Pl. de la Savane Le Tampon Théâtre d’Azur Le Tampon Médiathèque St-Pierre Long Board Café Piton St-Leu Le Séchoir St-Leu Le 211 St-Gilles Téat Plein Air St-Gilles Le Mex St-Gilles Cocoon Le Port Dodo Palmé St-Denis Th. Grand Marché St-Denis Téat Champ Fleuri St-Denis Les Récréateurs St-Denis Les Pot’irons St-Denis KTDral St-Denis Bar A Cas St-André S. Guy Alphonsine Le Tampon El Latino St-Benoît Jardin M. Ferrol St-Pierre Kerveguen St-Leu Soluna Kafé Le Port Kabardock St-Pierre 3 Brasseurs St-Pierre Ô Pub à Tapas

SAMEDI 26/10 9h 11h 14h 15h 16h 18h 18h 19h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 58

St-Benoît Ste-Marie Ste-Clotilde St-Benoît St-Benoît St-Leu L’Ermitage St-Benoît Le Tampon Le Tampon St-Leu L’Ermitage St-Gilles St-Gilles

Jardin M. Ferrol Duparc Théâtre Canter Jardin M. Ferrol Pl. de la Savane Rondavelle Lux* Stade de l’Ilet Th. Luc Donat Théâtre d’Azur Le Nez Rouge Métis Café Le Paille en Queue Le Mex

Tourné Viré : atelier slam & fonnkèr voir p.32 DJ set • gratuit Gainsbourg, du jazz dans la ravine • gratuit Rue Mérencienne… (sortie de Fabrik) • gratuit Tourné Viré : Dobout an bout +... (cirque) • gratuit voir p.32 Antigone • 10€ Candide (Cie Fanal Théâtre) • gratuit Hat’mosphère (reprises) + soirée belge • gratuit Teddy Iafare-Gangama + Nevchéhirlian • 5-10€ voir p.24 Grèn Sémé (maloya évolutif) • gratuit Wayo Fest. : Danyèl Waro (maloya) • 9-18€ DJ Planet • gratuit Natasha Z & T (chanson, folk) • gratuit Les jeunes (théâtre-concert) • 4-18€ voir p.33 Johnny Guichard : best of (humour) • 22€ El Hijo Diabolico (nueva cumbia) • gratuit Ker Faya Sound System (reggae, dub) • gratuit Vanessa (pop) • gratuit Funky concept by DJ Flow Di • gratuit M’others (Collectif AléAAA) • 8/13€ Rit (chanson, hip-hop) • gratuit à la loupe P.62 Tourné Viré Culture Club : Gautier + Broza Alex • gratuit voir p.32 Trio T (Tiloun + Eric Triton + Talike Gelle) + M’Toro Chamou • 6/10€ Sund’Ri Feeling (jazz poétique) • gratuit Sanseverino + Koté Manouche (jazz manouche) • 20/25€ voir p.30 Daf & co (variété) • gratuit Dubstep Run : DJ Ago + guests • gratuit

Tourné Viré : ateliers jeune public + Soubat pou out k voir p.32 Fête des Motards : démonstrations, concerts,… • gratuit Les Ogres de Barbara (conte musical) • 5/8€ voir p.24 Tourné Viré : Lo Kintet (théâtre d’impro) voir p.32 Tourné Viré : De l’autre côté + Dans l’axe +... (cirque) voir p.32 Rondalounge : DJ Ago (house) • gratuit Donato (variété) • gratuit Tourné Viré : Séga’El + M’Toro Chamou + Barth & Toulou voir p.32 Sanseverino + Koté Manouche (swing, manouche) • 22/28€ voir p.30 Antigone • 10€ Rit (chanson, hip-hop) • gratuit à la loupe P.62 Z & T (chanson, folk) • gratuit Smile (soul) • gratuit DJ Planet • gratuit


agenda

20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h30 22h

o ctobre 2013

St-Paul St-Denis St-Denis St-Denis St-Denis Ste-Clotilde Le Port St-Pierre

CONCERT

THÉÂTRE

DANSE

Expobat Wayo Fest. : Dom. Barret + B-Girls + Jaojoby + Cassiya • 12-18€ Th. Grand Marché Les jeunes (théâtre-concert) • 4-18€ voir p.33 Les Récréateurs Tikok Vellaye (maloya, séga) • gratuit Les Pot’irons Riske Zéro + Thee Orlando’s + Narbomix (rock) • 5€ KTDral Soirée salsa • gratuit Théâtre Canter Teddy Iafare-Gangama «Isi anndan» (fonnkèr) • 5-15€ voir p.24 Th. Sous les Arbres Les larmes de l’assassin (ciné-concert) • 6-12€ à la loupe P.62 Ô Pub à Tapas Concert surprise !

DIMANCHE 27/10 9h 12h 15h 17h 17h 18h 18h30 19h 20h 20h 21h

Ste-Marie Duparc Fête des Motards : démonstrations, concerts,… • gratuit Petite-Ile Palm Hotel Donato (variété) • gratuit Saline les B. La Bodega 974 Après-midi électronique : Sal Paradise + Objézéar +... • gratuit Petite-Ile Palm Hotel Sunday @ sunset : DJ Nayah + guests (electro) • gratuit Le Port Th. Sous les Arbres Ticoulitintin, le martin malin (chanson jeune public) • 6/9€ Saline les B. Varangue du Lagon Why Not Blues (blues) • gratuit St-Leu Rondavelle Trio T (Tiloun + Eric Triton + Talike Gelle) • gratuit Triple XXX (funk) • gratuit St-Pierre Little Italy L’Ermitage Coco Beach Rit (chanson, hip-hop) • gratuit à la loupe P.62 St-Paul Front de Mer Letoyo (reggae) • gratuit St-Leu Sixbar Don’t disturb the DJ : Jon Kommodor (minimale, techno) • gratuit

3èmes rencontres de théâtre amateur

SA M’AIM

31 octobre, 1 et 2 novembre 2013

Centre culturel Lucet Langenier Saint-Pierre JEUDI 31 OCTOBRE

19H Lorsque L’enfant paraît

SAMEDI 02 NOVEMBRE

15H30 spectacLe cLown

de Jacques Maincent - Cie Arnaud Productions

de Francine Barreau et les enfants

feat David Dore

de Don Duyns, mise en scène Nathalie Froment Cie Inventaire

21H15 spectacLe musicaL trYoLe

VENDREDI 01 NOVEMBRE

20H etes-vous prêts ?

De Olivier Martin - Mise en scène Olivier Martin avec Sabbatta - Cie Théâtrale Les 5 d’à côté

21H30 spectacLe musicaL : Le festin des idées noires

de Frédéric Vessiere

17H combattants de tunneL

19H spectacLe musicaL surprise 20H si feYdeau m’était conté

Mise en scène Olivier Martin - Cie Furiosa

21H spectacLe musicaL : Lao

info : http://samaim.voila.net réservation : 0692 65 50 39 59


agenda

o ctobre 2013

LUNDI 28/10 17h 20h

St-Denis St-Denis

KTDral After work • gratuit Téat Champ Fleuri Clôture de l’amour (de Pascal Rambert) • 12-24€

voir p.36

MARDI 29/10 17h30 18h 18h 18h15 19h 20h 20h 20h30

St-Denis St-Pierre St-Pierre St-Paul St-Gilles St-Paul St-Denis St-Denis

Les Récréateurs Soirée jeux puis Ras Maron + invités (maloya) • gratuit Ô Pub à Tapas Ô Pub à Salsa (cours & dancefloor) • gratuit Centre L. Langenier Conférence «La carte des Kerguelen établie en 1913…» • gratuit Léspas Conférence «Leconte de Lisle» • gratuit Kazbar Donato (variété) • gratuit La Cerise Les mardis de l’impro • gratuit Clôture de l’amour (de Pascal Rambert) • 12-24€ voir p.36 Téat Champ Fleuri Case Constellation La Chouette (visite curieuse de St Denis, lecture nocturne) • 6€

MERCREDI 30/10 18h 19h 19h 20h

St-Pierre St-Pierre St-Denis St-Paul

Centre L. Langenier Ô Pub à Tapas Les Récréateurs La Cerise

Bouroullec & Bouroullec (projection) • gratuit Tropikôpub (cours rudea, kizomba & dancefloor) • gratuit Funky Terrasse : Karl Hungus (rare grooves, soul, funk) • gratuit Café repaire • gratuit

JEUDI 31/10 17h 18h 18h 19h 19h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h 20h30 21h

L’Ermitage Coco Beach DJ Lan K - soirée Halloween • gratuit Saline les B. La Bodega 974 Elektrokution : Nayah + Ziloub + Papoune (electro) • gratuit St-Denis Ciné Lacaze L’étrange Noël de Mr. Jack + Vincent (projections) • 3/5€ St-Pierre Centre L. Langenier Festival Sa m’aim (1 pièce + concert Tryolé) • 5€/spectacle St-Denis Les Récréateurs La Nuit de Kal : 9 groupes de rock • 5/8€ à la loupe P.62 St-Pierre Les Sal’ Gosses Run Soul (soul) • gratuit Lo Griyo + Zanmari Baré (maloya) • 7-15€ voir p.30 St-Leu Le K St-Gilles Le Raisin de Mer Zii covers, avec la chanteuse Ziia (soul, folk, world) St-Gilles Le Mex Scène ouverte • gratuit St-Paul Léspas Kafmaron (maloya, samba) • 12€ voir p.26 St-Paul La Cerise Dièsepora (world) • gratuit St-Denis Les Pot’irons Agnesca + Sal Paradise (deep house) • gratuit St-Denis Bar A Cas So Watts #3 spéciale Halloween (electro) • gratuit St-Denis KTDral Kabar Halloween • gratuit Le Tampon El Latino Soirée Halloween : Wopos (seggae, reggae) • gratuit St-Leu Sixbar Sixbarloween 2 • gratuit

VENDREDI 1/11 20h 20h 20h 20h 20h 22h 60

Le Tampon St-Pierre L’Ermitage B. Canot St-Paul St-Denis

Théâtre d’Azur Centre L. Langenier Coco Beach Ti Boucan La Cerise Les Récréateurs

Antigone • 10€ Festival Sa m’aim (1 pièce & 1 spectacle musical) • 5€/spectacle Z & T (chanson, folk) • gratuit Ad Libitum (jazz) • gratuit Rit (chanson, hip-hop) • gratuit à la loupe P.62 Clandestine (house, minimal) • 5€


agenda

o ctobre 2013

SAMEDI 2/11

15h30 18h 19h 20h 20h 20h 20h30 22h 23h

St-Pierre Centre L. Langenier St-Leu Rondavelle St-Joseph Chez Zot Le Tampon Théâtre d’Azur St-Leu Iloha St-Paul La Cerise Le Port Th. Sous les Arbres St-Denis Les Récréateurs Lieu Secret -

CONCERT

THÉÂTRE

DANSE

Festival Sa m’aim (2 pièces & 2 spectacles musicaux) • 5€/spectacle Rondalounge (mix deep house & more) • gratuit Rit (chanson, hip-hop) • gratuit à la loupe P.62 Antigone • 10€ Donato (variété) • gratuit Tricodpo (chanson créole) • gratuit Maya Kamaty + Yaelle Trulès (maloya, folk) • 9/12€ Dubstep Run (dubstep) • 5€ Elisa Do Brasil + Basstenders (infos sur FB : Happy Zombies Party)

DIMANCHE 3/11

10h 10h 12h 16h 17h 18h30 21h

St-Leu Parc 20 Décembre 100 pur sang krump (démonstrations, initiation, spectacles) • gratuit St-Gilles Musée de Villèle Les rencontres alternatives (artisanat et création + concerts) • gratuit Pl. des Cafres Chez Ti’Rose Déjeuner-concert avec Rit (chanson, hip-hop) • 15-25€ St-Louis MADOI Fabrice Legros (maloya, jazz) • 5€ Petite-Ile Palm Hotel Sunday @ sunset : DJ Nayah + guests (electro) • gratuit St-Leu Rondavelle No Mad (reprises) • gratuit St-Leu Sixbar Don’t disturb the DJ : Jon Kommodor (minimale, techno) • gratuit

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agenda

à l a loupe

un nouvel album. En plus de ce déferlement bruyant, un concours de déguisement sera organisé, et des jeux émailleront une soirée définitivement flippante.

Tapok

Le jeudi 10 à La Marmite Voilà un moment qu’on n’entend plus parler de la petite troupe d’Arno Bazin, le grand collectionneur de musiques lontan et chanteur du groupe Tapok, avec lequel il vocifère un séga-blues volontiers tonitruant. Lassés de tourner dans les bars, les gaillards ne peuvent plus guère être vus qu’une fois par mois au restaurant La Marmite, à L’Ermitage, pour un dîner-concert au goût bien safrané. Ce mois-ci, ce sera le jeudi 10. Bon appétit ! Rit en tournée

L’homme quintet est très occupé, rapport à la sorte de son nouvel album, Western Hip-Hop. Après un bon mois de concerts en Métropole, il enchaînera dès son retour sur une tournée des cafés-concerts 62

Les dates : 18 : KTDral 20 : La Gueule de Bois 24 : Récréateurs 25 : El Latino 26 : Le Nez Rouge 27 : Coco Beach 1er : La Cerise 2 : Chez Zot

Nazca et la Nuit de Kal

Jeudi 31 aux Récréateurs - 8€ Pour la 3e année, Les Récréateurs profitent de la nuit d’Halloween pour une effroyable soirée rock, avec le line-up le plus terrifiant de La Réunion : About Blank, Cyatik, Sutrah, Knight of Heaven, Planck, Black Babouk, Nightmare For The Child, the Circle-A, et surtout les bouillants renégats du métal 974 : Nazca, de loin le plus ébouriffant groupe de hard rock que l’île ait produit, qui confirme un retour surprise et réjouissant sur les scènes réunionnaises après une décennie d’absence, retour qui devrait déboucher sur

©DR

©DR

réunionnais. Où que vous soyez, vous n’aurez donc plus d’excuses pour ne pas aller voir cet étonnant baladin et son hip-hop bluesy de lonesome cowboy !

Mounawar, live et ciné-concert

L’Anjouannais le plus funky de la planète sera le vendredi 4 octobre au Pub à Tapas pour un concert gratuit forcément électrisant. Et si vous ne l’avez toujours pas vu, courrez au Théâtre sous les Arbres le 26 pour assister à son ciné-concert tiré de la magnifique BD Les larmes de l’assassin, dessinée tout en crépuscules orangés par Thierry Murat à partir du livre d’Anne-Laure Bondoux. L’histoire d’un tandem improbable entre un assassin et un gamin dans la pampa chilienne (entrée : 12€).


expositions

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LA SAGA DU RHUM St-Pierre

Sucre, rhum et caramel - à l’occasion de la semaine du goût : visites sensorielles et gustatives du musée, ateliers gourmands, dégustation de produits artisanaux locaux. Du 14 au 17 octobre, tous les jours à 11h

Réuniopolis Champ Fleuri - Galerie du Téat

Entre passé virginal et futur hyper connecté, Alain Gernigon et Cristof Dènmont confrontent deux fantasmes sur La Réunion. Jusqu’au 29 octobre

Jef Privé

St-Leu - Hôtel Iloha

Tableaux : paysages impressionnistes et naïfs. Jusqu’au 9 novembre

Disparition - Gorg One St-Denis - Lola K 10

Peinture - Un regard sur les espèces animales éteintes ou en passe de le devenir, entre fantômes et chimères. Jusqu’au 9 novembre 64

Réunion Noir & Blanc Frédérique Gaumet St-Leu - Il était une fois

Photographies - Paysages de La Réunion. Jusqu’au 4 novembre

Regard sur le patrimoine Alain Baltz

St-Leu - Cons. Botanique des Mascarins

Aquarelles Jusqu’au 13 octobre

Diatomée & Électrons libres Aurellll Étang Salé - Atelier Aurellll’Art

Toiles et dessins inspirés par le monde des organismes microscopiques. Jusqu’au 31 octobre


expositions

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KOIF St-Denis - Lerka

Exposition collective autour de la symbolique de la coiffure (Kid Kréol & Boogie, Mégot, Dominique Ficot, Jean-Marc Lacaze, etc.) Du 21 octobre au 20 décembre

Richard Riani

St-Gilles - Chez Bobonne

L’Unité - Au cœur du soufisme indien

St-Denis - Ancien Hôtel de Ville

Série photographique d’Ousmane Lambat Jusqu’au 31 octobre

Chifoumi

Ste-Suzanne - Le Phare

3 Toiles géométriques et mythologiques. Jusqu’au 31 octobre

Installation d’objets détournés en rapport avec l’univers de l’enfance et du jeu. Jusqu’au 2 novembre

Marrons - Premières journées

WAX

4 Photographies mises en scène : La première journée d’esclaves marrons en fuite, interprétas par des poupées Barbie Black. «Le corps-objet s’humanise au contact de la liberté». Jusqu’au 31 octobre

2 Peintures de Richard Vildeman Jusqu’au 2 novembre

St-Joseph - Chez Zot

Les Yeux dans les yeux (Les Comores)

Le Port - Médiathèque B. Boulard

Portraits photographiques de Marie-Pierre Manecy. Jusqu’au 12 octobre

Le Tampon - Gallerie de la BU

Du Tibet à l’Inde : l’exil pour exister

St-Denis Médiathèque F. Mitterrand

1 Photographies d’Anne-Line Siegler Jusqu’au 27 octobre


à L A NICHE!

l’encyclopédie des genres obscurs, par françois manificat

Retrouvez la playlist sur www.azenda.re

Cette charmante appellation se veut un rassemblement des musiques dépressives (mais jolies), généralement interprétée sous forme de guitare sèche/voix. Percussions discrètes, banjo, piano voire cordes sont à peu près tolérés. L’artiste, ténébreux, mélancolique ou torturé selon les saisons, se lamente sur sa récente rupture amoureuse ou sur son dégoût du genre humain, autant dire que les sources d’inspiration sont intarissables… Et plus il est atteint dans sa chair, plus ses morceaux sont réussis ! Alors oui, ça évoque la plénitude des grands espaces nord-américains, des lacs gelés et des forêts immenses, mais ça reste d’une jovialité relativement limitée.

discographie sélective Leonard Cohen - Songs of Leonard Cohen (1968) Nick Drake - Five leaves left (1970) Vic Chesnutt - West of Rome (1992) Elliott Smith - Either/or (1997) Bonnie ‘Prince’ Billy - I see a darkness (1999) Iron & Wine - Our endless numbered days (2004) Sibylle Baier - Colour green (2006) Mariee Sioux - Faces in the rocks (2007) Bon Iver - For Emma, forever ago (2008) 66

Satyre à part, cela donne surtout une poignée de chansons d’une grâce inouïe, confirmant que les tourments de l’âme humaine constituent une mine d’or pour la créativité artistique. Dramatiquement, leur malaise est si réel que certains de ces songwriters commettent parfois l’irréparable, tels les géniaux Elliott Smith ou Vic Chesnutt cette dernière décennie. Comme pour les médicaments : respecter la dose prescrite, à éviter si vous avez le blues et ne pas mélanger avec l’alcool !

illustration : Freddy Leclerc

Folk à suicide


www..regionreunion.com

Anne Fontaine


L'Azenda d'octobre 2013  

Un numéro qui a du corps, dans tous les sens : social, athlétique, intoxiqué, linguistique, démembré, augmenté... Plus que jamais, L'Azenda...

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