Issuu on Google+

LAM : PARC DU MUSéE D’ART MODERNE, ART CONTEMPORAIN ET ART BRUT DE LILLE MéTROPOLE AWP


LAM : PARC DU MUSéE D’ART MODERNE, ART CONTEMPORAIN ET ART BRUT DE LILLE MéTROPOLE LIEU Villeneuve d’Ascq, France TYPE Aménagement des abords du Musée, parc de sculptures, patios, place d’entrée MAÎTRISE D’OUVRAGE LMCU, Lille Métropole Communauté urbaine+Association des Amis du Musée MAÎTRISE D’OEUVRE AWP (Mandataire) Sechaud & Bossuyt (Ingénierie) Observatoire I (Eclairagiste) équipe AWP Marc Armengaud, Matthias Armengaud, Alessandra Cianchetta (Associés AWP) A. Abbruzzese, E. Fontal, F. Frigau, A. R. Garcia, N. Gonzales, D. Perez (équipe AWP) SURFACE 4,2 ha COÛT 1,7 M € HT CONCOURS 2006 LIVRAISON 2010 IMAGES © AWP, Yves Marchand & Romain Meffre, Anna Positano


DESCRIPTION du projet

Le Musée d’art moderne, né de la donation Geneviève et Jean Masurel faite en 1979 à Lille Métropole, abrite des collections d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut. Afin d’accueillir et mettre en valeur les collections d’art brut, Manuelle Gautrand a réalisé des travaux d’extension du bâtiment originel du musée, signé Roland Simounet. Le Musée a été édifié au cœur d’un parc ouvert au public dans lequel se déploie une importante collection de sculptures. La découverte de ces œuvres, dans le cadre verdoyant de l’un des parcs les plus fréquentés de la métropole lilloise, suscite, au rythme d’une promenade libre, une rencontre privilégiée avec l’art où l’intelligence, la rêverie et la surprise du visiteur sont préservées. CONCEPT PAYSAGER La vision originelle de Roland Simounet est réinterprétée dans une perspective sensible et contemporaine. Le parc du Musée est principalement un parc de sculptures, un espace dégagé qui doit laisser des champs de visibilités importants et cadrés depuis l’entrée du Musée ou les fenêtres des salons intérieurs. Le point de départ de ce projet est le sol : son épaisseur, sa topographie potentielle et son rapport à l’eau. Le site, qui date de la création de la Ville

nouvelle de Villeneuve d’Ascq dans les années 60, est constitué de nombreux remblais. Cette topographie artificielle est aujourd’hui devenue une caractéristique étonnante pour la Métropole. Ce projet est donc une mise en scène des sols, mais aussi une articulation des différents types de paysages qui appelle à l’émergence d’une architecture forte et à une richesse des relations entre la nature et les jardins présents. Des espaces ont été aménagés pour des programmations temporaires afin de maintenir un ensemble dynamique: jardiner l’espace comme les salles du musée. PRINCIPES La distribution spatiale de l’intervention en quatre parties souligne la structure existante et reste fidèle au cadre initial, mais aussi facilite la relecture de ce parc dans ses éléments fondamentaux: 1/ Un nouveau parvis d’entrée, véritable pièce urbaine, seuil de raccordement du parc à la ville et à la métropole. Le parti pris consiste à simplifier et à rendre lisible les circulations des personnes et à marquer l’accès au Musée par la création d’une place inclinée. Il s’agit de combiner un espace de mobilité (accès du parking, des bus, desserte locale, accès pompier) avec un espace de seuil, véritable parvis (lieu d’orientation, d’information sur le Musée).


Pour cela, la topographie est largement remodelée afin d’obtenir une continuité visuelle et piétonne depuis les zones d’accès principales. L’espace public est composé selon un calepinage de sol en béton sablé comme des tapis légèrement inclinés et striés qui soulignent les axes de circulation. Ces lignes permettent de créer de légers effets d’illusions d’optique tout en gardant un espace totalement dégagé, prêt à recevoir des foules ou évènements temporaires. Suivant les parcours de déambulation, une collection d’arbres et arbustes vient guider le visiteur, les bancs et le mobilier urbain complètent le dispositif. On retrouve dans le choix des essences et la géométrie de l’intervention le même principe qui guide le reste de l’intervention : une volonté d’harmonisation et de simplification globale des espaces extérieurs pour laisser apparaître la singularité des sculptures ou des bâtiments.

2/ Une nouvelle topographie : redessiner le paysage existant. Il s’agit, par une intervention minimale, de mettre en valeur les sculptures et la lisibilité des parcours. En s’appuyant tant sur l’architecture que sur les pentes existantes, nous avons souligné certaines déclivités pour venir renforcer les perspectives, délimiter certains épisodes spatiaux, tout en laissant l’espace très ouvert. La trame de cette sculpture topographique/tectonique est celle de l’adduction d’eau dans le sens de la pente, pour drainer au mieux le bas du terrain et pour mieux mettre en valeur des séquences spatiales, dans un dialogue perspectif entre jardin visible et jardin invisible. Ce tapis est le réceptacle de différents flux : nous reprenons le travelling existant pour le prolonger et créer une transversale d’est en ouest, grâce à la création de deux ouvertures à l’est, intégrant le parc à la plaine voisine.


La Végétation : les traitements végétaux confrontent des compositions mono espèces et de nouvelles collections végétales. Le bosquet historique de peupliers ainsi que la plus part des arbres et arbustes existants sont conservés et mis en valeur. L’ensemble est d’un vert volontairement assez neutre pour faire ressortir les sculptures et l’architecture des sols : seules quelques graminées et vivaces aux tons vertsgris apparaîssent selon les saisons. 3/ La création d’un nouveau rapport avec l’eau et la conception d’une promenade fluviale marquée de haltes aux géométries angulaires. Au sud du parc, le jardin anthropisé fait place à une nature plus sauvage : le long de l’eau, une promenade de sculptures est installée selon un nouvel axe est-ouest reliant des chemins interrompus depuis le parc du Héron. Paysage simple et rustique, peuplé de hautes

herbes aquatiques (equisetum), en transparence et en mouvement. Dans certains recoins, des pièces extérieures accueillent des sculptures permanentes ainsi que des installations temporaires. Des seuils intermédiaires, placettes en béton noir, à la géométrie angulaire, sont placés avec des bancs, espaces conviviaux ou de repos/halte/rêverie. 4/ La création de trois micros jardins : une intensification paysagère, des points de jonctions entre les bâtiments Simounet et Gautrand. Les différentes parties du projet sont renforcées grâce à trois lieux particuliers : le patio central : - espace entre le musée existant et son extension, - le micro patio au centre de l’extension, - un jardin en terrasse au premier étage de l’existant. Ces lieux sont abordés avec la même intention tout en variant les effets liés à la taille et au positionnement.


Crédit photo : Gregori Civera

AWP agence de reconfiguration territoriale

PROFIL DE L’agence AWP (Marc Armengaud, Matthias Armengaud, Alessandra Cianchetta) Basée à Paris et Bâle (AWP-HHF), l’agence de reconfiguration territoriale AWP, lauréate des Naja 2006 décernés par le ministère de la Culture et de la Communication et du Palmarès des Jeunes urbanistes 2010 organisé par le ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, conduit depuis 2003 des projets de maîtrise d’oeuvre et des études stratégiques (architecture, paysage, urbanisme), principalement pour la commande publique et la recherche, en France et dans le monde. Nos projets d’édifices et d’espaces publics proposent de nouvelles formes d’habitabilité qui reconfigurent les relations entre public et privé, intérieur et extérieur, symbole et usage. Ces projets articulent les échelles dans l’espace mais aussi dans le temps. Les thèmes fondateurs sont les éléments (l’air, l’eau, la nuit), la mobilité, et les limites (vivant/virtuel, low-tech/hi-tech, ville/campagne). Les réalisations existantes ou en cours démontrent la volonté de donner à habiter des espaces qui racontent leur environnement pour en conserver les traces après l’édifi cation. En ce sens, nous proposons des bâtiments «vivants», doués de mémoire et de sensations, afin de relever le défi du temps et des changements d’usage. Les projets de recherche et d’expérimentation pour des architectures temporaires et mobiles sont conduits en partenariat avec des institutions académiques et culturelles, des entreprises et des collectivités territoriales, et donnent lieu à des expositions, publications, enseignements et expérimentations. Notre méthodologie interdisciplinaire correspond à une créativité en réseau, réunissant architectes, designers, artistes et chercheurs du monde entier. AWP développe actuellement une étude stratégique pour le plan guide des espaces publics de La Défense, ainsi que le Jardin de l’Arche, un espace public icônique long de 800 m, situé directement à proximité de la Grande Arche de La Défense, ainsi qu’une série de folies et émergences (culture & loisirs). ACTIVITés Architecture / Urbanisme / Design / Architecture du paysage / Espace public / Recherche urbaine et prospective www.awp.fr


PROFILE DES ASSOCIés ALESSANDRA CIANCHETTA Alessandra est l’une des associées de l’agence AWP et dirige AWP-UK. Elle travaille sur de nombreux projets et concours qui articulent toujours une multiplicité d’échelles et une dimension internationale: du grand territoire au mobilier urbain, en passant par le bâtiment, l’espace public, le jardin ou l’infrastructure. Parmi ses projets récents, la conception d’un espace public iconique étendu sur 800 m et ponctué de folies pour les Jardins de l’Arche, juste à côté de la Grande Arche de La Défense et du nouveau stade Arena 92, le plan guide pour les espaces publics de La Défense à Paris, ainsi qu’une série de petits bâtiments culturels et de loisir et de folies dans le parc des bords de Seine à Carrière-sous-Poissy. Parmi ses projets significatifs, le Pavillon Lanterne, à Sandnes, Norvège, nominé au prix Mies van der Rohe en 2009, le parc pour le musée d’Art moderne, art contemporain et art brut de Lille Métropole, le parc multimodal de Santa Maria del Pianto (métro ligne 1) et l’aménagement des espaces publics de l’aéroport de Capodichino pour la ville de Naples (avec Rogers, Stirk, Harbour & partners), ainsi qu’une place publique pour la gare grande vitesse de Florence (avec Foster & Partners). Elle a été commissaire et scénographe d’expositions pour des institutions culturelles majeures: le COAC à Barcelone, la Fondazione Adriano Olivetti à Rome, la Galerie moderne et contemporaine de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine et le Pavillon de l’Arsenal à Paris, entre autres. Membre du Design Review Panel, commission d’évaluation de qualité des projets pour le Borough de Newham, Londres depuis 2007, elle est co-auteur des livres sur l’architecture et le paysage: Park Güell (GG, Barcelona 2002); Alvaro Siza: Private Houses (Skira, GG, Milan 2004) et Nightscapes (GG Barcelona 2009). Professeur invité à Colombia University GSAPP The Shape of Two Cities / New York-Paris programme spécial depuis 2012, professeur invité au Master “Extraordinary Landscapes” Naba/Politecnico di Milano, jury invité à l’Université Carleton d’architecture et d’urbanisme à Ottawa, pour laquelle elle dirige actuellement un DSA de théorie et design, Alessandra donne régulièrement des conférences dans des universités et centres d’architecture dans le monde entier. Lauréate des Nouveaux albums de la Jeune Architecture, Naja 2006, décernés par le ministère de la Culture et de la Communication et du Palmarès des Jeunes urbanistes PJU 2010, organisé par le ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, elle a étudié l’architecture à Rome (La Sapienza), Madrid (ETSAM) et Barcelone (ETSAB), suivi des études approfondies en critique et projet avec Josep Quetglas, Universitat Politecnica de Catalunya, Barcelone et des études de recherche (“Waterfront regeneration, Barcelona 1992–2004”) avec le soutien de l’Université de Sheffi eld, Royaume-Uni. Après avoir collaboré avec José Antonio Martinez Lapeña & Elias Torres à Barcelone et avec Franco Zagari à Rome, elle crée AWP en 2003. MARC ARMENGAUD Associé fondateur d’AWP, Marc est aussi responsable des projets de recherche et d’expérimentation de l’agence (expositions, publications, conférences, études stratégiques…). Il a notamment dirigé de nombreuses études interdisciplinaires et des travaux de recherche sur les nouvelles formes d’espaces publics, les communautés temporaires et les mobilités nocturnes, pour le ministère de la Culture et de la Communication et pour l’Institut pour la Ville en Mouvement, PSA. Parmi les projets récents, il conduit, pour le groupe Suez Environnement des études stratégiques territoriales autour des enjeux de l’eau, «le grand Paris de l’eau» visant à défi nir une prospective à grande échelle pour se placer dans la continuité critique des visions urbaines et dans les relations entre espace publics et infrastructures «habitables» ainsi que le commissariat d’une exposition sur la nuit métropolitaine pour le Pavillon de l’Arsenal. Marc collabore régulièrement à la revue D’Architectures et est l’auteur de nombreux ouvrages et essais sur l’architecture et la perception du territoire, entre d’autres: Nightscapes (GG Barcelona 2009), L’Estuaire est une région bien intéressante, (dans Revue 303, pour la Biennale de l’Estuaire, 2009), Corps à corps de la perception et du territoire, (ENSAPM, 2009), Espaces invisibles (publics)(dans le catalogue Voies publiques, Pavillon de l’Arsenal, 2006), Drawing movements in the dark(dans: Nat Chard, drawing indeterminate architecture, Springer, 2005). Professeur Associé à l’École d’architecture de Paris-Malaquais 2009, dans le département “Ville, Architecture et Territoire”, il dirige des studios de théorie et recherche, et organise des workshops interdisciplinaires et des colloques. Marc est régulièrement invité à donner des conférences et est professeur invité dans les universités d’architecture du monde entier. Lauréat du Palmarès des Jeunes urbanistes PJU 2010, organisé par le ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, il a étudié la philosophie à la Sorbonne (DEA, la Sorbonne 1, 1994) avant d’entreprendre des études de doctorat en architecture (Université Paris-Est) et de fonder, en 2003, AWP. MATTHIAS ARMENGAUD Membre fondateur et gérant d’AWP, Matthias conduit depuis 2003 des projets d’architecture, de paysage, d’urbanisme et design en France et dans le monde (Scandinavie, Italie, Suisse, Chine…) pour des espaces publics, des équipements culturels, des infrastructures et des études stratégiques. Il travaille actuellement sur le projet d’étude stratégique pour le développement du plan guide des espaces publics de La Défense pour Defacto, sur le projet de définition d’une image directrice des espaces publics et des mobilités pour le secteur PAV Praille-Acacias-Vernets, 230 ha, ainsi qu’au développement du secteur «Étoile», Genève sud, Suisse pour l’État de Genève ainsi qu’ à la construction de la station d’épuration d’Évry et du centre d’art de Bois-le-Roi, France. Il collabore fréquemment avec Dominique Perrault DPA (projets de musées, ports, tours) et ADP (agence d’architecture – Aéroports de Paris) tant en France qu’à l’étranger. Fondateur du label «Troll» et chef de projet pour des études sur la mobilité nocturne, avec l’Institut pour la Ville en Mouvement, et les municipalités de Rome, Copenhague, Malmö, Paris, Bruxelles, Barcelone, Helsinki, Rome, Toronto et Belgrade, il est également le directeur fondateur de MTMA, agence de tendances urbaines et consultant sur le thème de la ville de demain pour de nombreuses institutions. Actuellement, professeur associé à l’ENSA Versailles et professeur invité (expert) à l’École d’ingénieurs et d’architectes de Fribourg, Suisse, Matthias a participé à des conférences et des jurys dans des nombreuses écoles d’architecture (EPFL, Lausanne (2009), ENSA Versailles (2008), Master «Paysages extraordinaires» Politecnico di Milano (2006- 07-08), Elisava Barcelone (2005), École d’architecture de Marne-la-Vallée (20032005), entre autres) et est co-auteur de l’ouvrage Nightscapes (GG Barcelona 2009). Lauréat du 1er Prix, forum des jeunes architectes, Étude urbaine de Thessalonique, 2000, du Prix d’urbanisme Tony Garnier de l’Académie Française d’Architecture, 2001, des Nouveaux albums de la Jeune Architecture, Naja 2006, par le ministère de la Culture et de la Communication et du Palmarès des Jeunes urbanistes PJU 2010, organisé par le ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Matthias a étudié l’architecture et le paysage à l’ENSA-Versailles avant de fonder, en 2003, AWP.


LAM : PARC DU MUSéE D’ART MODERNE, ART CONTEMPORAIN ET ART BRUT DE LILLE MéTROPOLE AWP press@awp.fr

25, rue du Henry Monnier - 75009 Paris - FRANCE Tel : 33 (0)1 53 20 92 15


LaM parc de sculptures (FR)