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Et si on décrochait la lune

Pessa'h Sur les ailes 5770 de l'aigle Page 2

Une table dressée Page 6 sur quatre continents Des hommesPage 2

saints et Pour un face à face valeureux avec D.

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La clef des cieux

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Une table dressée sur A

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vant la fête de Pessa’h, le peuple juif tout entier se met à la tâche : préparer la plus belle des fêtes pour montrer au ToutPuissant la force de Ses décrets. On nettoie, on cherche le ‘hamets et on ouvre notre porte au prophète Elie. C’est la nuit de toutes les libérations, nuit du seder durant laquelle on invite les pauvres à notre table. Une table, qui, nous allons le découvrir, peut parfois s’étendre sur quatre continents…

Pessa’h approche et les communautés du monde entier s’affairent inlassablement afin de trouver toute trace de ‘hamets. On tire les lits, on pousse les armoires, on passe chaque pièce au peigne fin. La cuisine est, bien sûr, l’objet de soins particuliers et rien n’est laissé au hasard. Puis vient le temps des achats. Les magasins d’alimentation sont bondés. Armées d’une liste, les ménagères doivent se frayer un passage entre les rayons. Il faut faire le « plein » de provisions et ne rien oublier. La matsa, le vin et le jus de raisin sont achetés à profusion.

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Mais certains n’ont pas le bonheur de connaître ces préparatifs. Certains n’ont pas le bonheur de passer un seder dans la joie. Ils ne peuvent ni déguster les plats traditionnels qui l’accompagnent ni offrir, pour la fête, un nouvel ensemble à leurs épouses. Certains doivent se contenter de peu, parce qu’ils n’ont presque rien. Cela, David Lévy le savait. Et c’est pour cela que cette année, il ressentait une gêne. Il en fit part à sa femme qui abonda dans son sens : comment honorer la première prescription de la Hagada qui invite toute personne dans le besoin à venir


vivre ce jour pleinement que s’il pouvait aider une famille dans le besoin, avec les moyens dont il disposait. Alors seulement, il aurait la conscience tranquille.

Notre Maitre Hagaon Rav Yosseph Chalom Elyachiv Chlita :

La réaction de David est celle de nombreux d’entre nous. Nous souhaitons agir, mais nous ne savons pas toujours comment.

Héros d’un jour Veille de Pessa’h 5769, 2009. Jérusalem. Ariel sort du supermarché. Il est troublé par un spectacle étonnant : une voiture garée à quelques mètres de lui, semble descendre la rue en marche arrière. Inquiet, il s’approche en courant davantage et est encore plus surpris lorsqu’il découvre qu’aucun conducteur ne se trouve dans le véhicule… En quelques secondes, il analyse la situation : les freins ont lâchés et la voiture va se précipiter contre l’immeuble en bas de la côte, à un mètre de là. Son regard se pose alors sur le mur que la voiture va percuter. Avec effroi, il constate qu’une poussette s’y trouve. La maman de l’enfant cherche quelque chose dans son sac. Absorbée quelques instants par cette recherche, elle ne remarque rien.

"Tous les donateurs au Vaad Harabanim mériteront des délivrances"

Notre Maitre Hagaon Rav Aaron Leib Steinman Chlita :

Il ne faut qu’une seconde à Ariel pour se lancer vers la poussette afin de sauver l’enfant, qui va se faire broyer par la voiture dont la vitesse augmente à vue d’œil. Il étend son bras vers la poussette qu’il réussit par miracle à écarter mais reçoit un choc terrible à la main. Il se rend immédiatement aux urgences. Les médecins ne sont pas très optimistes. Ariel souffre de plusieurs fractures, nécessitant une opération et la pose d’une broche. Tous ces événements ont lieu juste avant Pessa’h et Ariel, hospitalisé, ne peut assister au seder à la maison, avec les siens. Mais il ne sait pas encore ce qui l’attend. Cet homme droit et courageux, véritable héros d’un jour, travaille dur dans une boulangerie pour subvenir aux besoins de son épouse et de leurs quatre enfants.

"Le Vaad Harabanim distribue la Tsedaka à des milliers de familles de la meilleure façon possible"

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partager le repas, le « ha la’hmania » que l’on doit prononcer dans la langue du pays afin que tous puissent le comprendre ? Hanna, son épouse, comprenait le souci de son mari et admirait sa volonté d’authenticité. Cette année, il ne voulait plus que le problème reste sans réponse. David avait décidé d’y remédier mais ne savait pas comment s’y prendre. Fallait-il, comme dans les temps passés, attendre qu’une personne dans le besoin se présente à la synagogue afin de pouvoir l’inviter ? A l’époque, c’était le gabaï (bedeau) qui avait la charge de placer les itinérants et les colporteurs, les nécessiteux de toutes sortes dans des familles d’accueil afin qu’ils profitent d’un seder digne de ce nom. Mais de nos jours, la pauvreté est cachée. Certains manquent de tout, et personne ne le sait. Comment parvenir jusqu’à eux ?

La pauvreté, de nos jours, est cachée David s’imagine le soir du seder. La nappe blanche est placée sur la table. Toute la famille est réunie et on attend encore des invités. Les enfants sont au comble de la joie. Chaque membre de la famille se sent comme un prince dans un domaine r o y a l . Tout y

concourt : la solennité du moment, le nouvel aspect de la maison, transformée en véritable palais de Pessa’h, les beaux vêtements achetés pour la circonstance, la propreté irréprochable de chaque pièce… Sur la table dressée, le plateau avec le maror et le ‘harrosseth sont prêts. Bientôt, on commence la lecture de la Hagada : c’est Odélia qui va chanter « Ma nichtana ». Elle a appris le texte depuis plusieurs semaines et s’impatiente déjà sur sa chaise. Du haut de ses quatre ans, elle est radieuse et gênée avant même d’avoir commencé à entonner le célèbre chant. David ouvre la Hagada. Avant tout, il invite tous les nécessiteux à sa table avec le « Ha la’hmania » : « Voici le pain pauvre que nos pères ont mangé en Egypte. Quiconque a faim, vienne et mange. Quiconque est dans le besoin, vienne célébrer Pessa’h. » David sent alors un pincement au cœur. Ses tentatives ont été vaines et il n’a pas réussi à inviter à sa table ceux qui en ont besoin. Comment savoir qui est nécessiteux ? Hanna ressent la même sensation de malaise. Elle sait que son mari est taraudé par une question sans réponse : a-t-il accompli, comme il se doit, cette mitsva importante, introduction de la Hagada ? A t-il rempli son rôle sur terre ? Pessa’h n’est-elle pas la fête de la liberté ? La liberté pour tous, qui permet de nous soustraire à tous les esclavages : de l’asservissement physique sous le règne de Pharaon jusqu’à celui provoqué par la misère. Pessa’h et le seder ne sont-ils pas des moments opportuns pour aider notre prochain à se libérer de ses chaînes, qu’elles soient physiques ou matérielles ? David savait qu’il ne pourrait

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Il envoie des bons chez les familles qui permettent d’effectuer des achats à prix réduits. Ainsi, on peut remplir son caddy, comme tout le monde, et réjouir les enfants en les faisant participer à des courses « normales ». Arrivé aux caisses, on ne paye que dix pour cent du prix des produits choisis. Toute personne qui connaît des difficultés financières peut donc aller faire ses courses sans se sentir différent. Deuxième initiative : le Vaad Harabanim envoie trois sortes de paniers directement chez les différentes familles concernées, chacune selon ses besoins. La première catégorie de panier est destiné au seder. Il contient de la viande, du vin, du jus de raisin, des matsoth, de la laitue, des légumes, de l’huile, des noix, des dattes, du liquide vaisselle et de la farine de matsa. La seconde catégorie de paniers contient tout ce qui est nécessaire à la préparation du seder et des repas de Yom tov. Quant à la troisième, elle propose les produits pour toute la fête. En offrant un ou plusieurs paniers aux pauvres d’Erets, par l’intermédiaire du Vaad Harabanim, vous soutenez des familles dans la détresse. Et vous réalisez l’idéal de la Hagada en ouvrant votre porte à tous, sans limitation géographique. Grâce à votre don généreux, vous conviez à votre table tous ceux qui souffrent, si lointains et si proches à la fois. En offrant un panier, vous ouvrez votre porte aux déracinés, aux victimes d’injustices, aux malades et aux miséreux. Par la magie de la tsedaka, votre maison est ouverte à tous et les pauvres, réunis en cette nuit transfigurée, sont attablés à votre table, heureux et souriants. Par votre geste, par votre don, vous avez ouvert la porte à tous ceux-là et aussi à Eliahou hanavi qui entre et vous apporte les délivrances et toutes les bénédictions. Il protège les donateurs et prépare une protection avant même que le mal n’arrive. Nombre d’entre eux en ont fait l’agréable expérience. L’un des témoignages étonnants reçus au Vaad Harabanim concerne justement les préparatifs de Pessa’h. La voici.

Notre Maitre Hamekoubal Rabbi David Abouh'atseira Chlita :

"Je connais personnellement des milliers de personnes qui ont été délivrées de leurs détresses grâce à la Tsedaka au Vaad Harabanim"

Notre Maitre Hagaon Rav Haim Kaniewski Chlita :

"Il est évident qu'en donnant au Vaad Harabanim de tout son cœur, on mérite de grands miracles"

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Mais à cause de ce terrible accident, il ne retrouve pas l’usage de sa main. La société qui l’emploie le licencie et lui verse des indemnités. La situation est dramatique. Pourtant, Ariel ne regrette rien. Il a fait son devoir et malgré les souffrances qu’il endure, est fier de ce qu’il a fait. Sara chercha donc un emploi. Mais elle savait qu’il y avait peu d’espoir. Jusqu’à son accident, Ariel avait été la seule source de revenus. Car Sara avait souffert, dans l’enfance, de problèmes respiratoires dont elle portait encore des séquelles. Ses cordes vocales étaient endommagées et, régulièrement, elle perdait l’usage de sa voix. Ce handicap ne lui permettait pas de trouver un travail et durant plusieurs mois, Ariel, Sara et leurs quatre enfants vécurent avec l’argent des indemnités versés par l’entreprise d’Ariel. Et le futur ?

Un imbroglio administratif L’assurance de la voiture reconnut les dommages provoqués par l’accident mais renvoya le dossier au Bitoua’h Leoumi (la sécurité sociale israélienne) en prétextant que les indemnités devaient être versées par ce dernier. Celui-ci, à son tour, incrimina l’assurance et l’accusa de ne pas remplir son contrat. Au milieu de cet imbroglio, Ariel et sa femme ne savaient plus quoi faire. Le compte en banque était désormais vide et la procédure engagée s’annonçait longue et parsemée d’embûches. L’assurance et le Bitoua’h Léoumi se renvoyaient la balle et il fallait s’armer de patience et surtout d’un bon avocat afin de voir la fin du tunnel. Mais qui allait payer tous ces frais, se demandaient, jour et nuit, Ariel et Sara ? Ils n’avaient plus de quoi nourrir leurs

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enfants et étaient emplis d’amertume. La procédure engagée est loin d’être terminée. Avant Pessa’h, Ariel est particulièrement déprimé. Il ne sait pas comment faire pour payer les achats nécessités par la fête. A des milliers de kilomètres, David lui tend la main mais ne sait pas comment l’aider. N’estce pas un homme comme Ariel que nous voudrions tous recevoir durant le seder ? N’est-ce pas cet homme courageux et des milliers d’autres personnes telles que lui, submergées par les tribulations de la vie, que nous voudrions convier à notre table ? N’aimerions-nous pas illuminer l’ensemble du peuple juif par notre générosité ?

Des milliers d’invités Cette année, le Vaad Harabanim va continuer son œuvre grâce à son action de Pessa’h. Afin de réaliser la mitsva de « kim’ha depis’ha » (littéralement « farine de Pessa’h », allusion à la nourriture ou à l’argent que l’on a l’habitude de donner aux pauvres pour préparer Pessa’h »), l’Association de tsedaka propose d’offrir des paniers à des familles dans la tourmente financière. La valeur numérique de « kim’ha » et « pis’ha » est de 149 chacun, dont la somme donne la valeur de 298, qui est également celle de « ra’hamim », la clémence divine. Lorsqu’on agit envers les pauvres, Hachem exerce sur nous Son attribut de miséricorde. C’est pourquoi le Vaad Harabanim, dans le souci de toujours mieux aider les nécessiteux tout en donnant du mérite aux donateurs, a mis en place une structure originale. Son action, avant Pessa’h, assure le confort psychologique des nécessiteux. Il a mis en place deux initiatives parallèles :


Veuillez remplir le coupon ci-joint et le renvoyer au Vaad Harabanim

Notre Maitre Hagaon Rav Reouven Elbaz Chlita Ñ

Votre invité pour le soir du Seder Je souhaite offrir un panier :

Pour le soir du seder (d'une valeur de 100 euros) pour _____ familles

Pour le Yom Tov (d'une valeur de 150 euros) pour _____ familles

"C'est un grand mérite de prendre part à l'action du Vaad harabanim qui sont present dans toutes les villes d'Erets".

Notre Maitre Hagaon Rav Yehouda Adess Chlita :

Pour toute la fête (d'une valeur de 300 euros) pour _____ familles

Quiconque a faim, vienne et mange.

Vraiment ?! Vraiment!!

"Nous sommes sur le terrain et nous voyons les fruits de l'action du Vaad harabanim. Vous faites, littéralement, revivre des familles".

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Sortir de ses gonds… M. et Mme C. ont six enfants et s’apprêtaient à fêter le seder. Un dur labeur avait précédé ce moment tant attendu. La maison resplendissait de propreté et plus aucune miette de pain ne se trouvait dans ce sanctuaire de Pessa’h. Les étagères de la cuisine étaient recouvertes et tout avait été scrupuleusement cachérisé. Tous les achats étaient faits. La fête allait être accueillie dans la joie et le plaisir du travail accompli. Comme chaque année, la veille de Pessa’h, M. C. avait adressé un don au Vaad Harabanim et avait offert un panier pour la fête. Sur ces entrefaites, M. C. avait démonté le réfrigérateur et devait réinstaller la porte. Mais il ne parvint pas à accomplir cette opération délicate correctement, bien que la porte fût remise sur ses gonds et que rien n’en paraissait. Durant yom tov, la porte sortit de ses gonds et tomba. Quelle ne fut pas la surprise de toute la famille en entendant un bruit sourd et violent dans la cuisine ! Chacun commenta l’incident et M. C. posa la porte en attendant la fin de la fête et la venue du réparateur. Dès la fin de Yom tov, il appela un réparateur et lui expliqua l’urgence de la situation : comment faire sans réfrigérateur ? Le technicien vint immédiatement et constata, désolé, qu’il ne pourrait fournir les pièces nécessaires avant deux semaines. « Deux semaines ? » s’exclama M. C. Mais c’est impossible, nous ne pouvons pas rester sans frigo durant deux semaines ! » « Je vous comprends » lui répondit le réparateur. Mais je ne peux rien y faire : c’est une marque d’importation et nous ne

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disposons pas des pièces nécessaires en stock. Il faut que je commande de nouveaux gonds et il y a deux semaines de délai. Je peux passer la commande à partir de demain ». M. C. était consterné. « D’ici demain, on verra ! » dit-il tristement. Fallait-il commander un nouveau frigo ? Pour une si petite période, c’était engager des frais exagérés. Fallait-il emprunter un petit frigo d’appoint ? C’était impossible : on ne peut stocker tout ce dont a besoin une famille de huit personnes dans un petit réfrigérateur. ‘Hol hamoed. M. C. ne se laissa pas abattre par cette mauvaise nouvelle et proposa de partir en excursion pour se changer les idées. Sur le chemin vers le jardin botanique, il aperçut une camionnette estampillée de la marque de son frigidaire. « C’est une chance ! » dit-il à sa femme. Je vais demander au conducteur de cette camionnette s’il peut m’aider » poursuivit-il tout en se garant. Mme C. était dubitative. Il fallait vraiment un hasard ou une chance extraordinaire pour que cet homme puisse leur trouver une solution. Elle observait son époux de la vitre de la voiture et constata qu’il avait avec le conducteur de la camionnette une discussion animée. Les doutes de Mme C. étaient infondés. Lorsque son mari revint, quelques minutes plus tard, un grand sourire aux lèvres, il expliqua triomphalement à sa femme : « Figuretoi que ce monsieur vient de récupérer un réfrigérateur du même modèle que le nôtre. Ce sont des personnes qui viennent de partir à l’étranger qui le lui ont laissé et il l’a récupéré pour les pièces détachées. Il est prêt à venir tout à l’heure pour réparer le nôtre. Et saistu à quel moment cette famille a appelé pour donner ce frigo ? Le même jour que celui où nous avons fait un don au Vaad Harabanim !!! D.ieu est grand » dit-il enthousiaste. « Que ce soit pour les petites ou les grandes choses,


c’est seulement lorsqu’ils retrouvèrent la Présence divine, avec le don de la Thora, qu’ils revinrent au degré de pureté et de sainteté que les Patriarches avaient atteint. Avant de parvenir au Mont Sinaï, le peuple entier devait accomplir une ascension progressive jusqu’au jour du « matan Thora ». Durant cette période initiatique de 49 jours, du second jour de Pessa’h jusqu’à celui de Chavouoth, les échelons furent montés un par un. Des balises aidaient les enfants d’Israël à ne pas se perdre dans les méandres de la progression spirituelle. Les miracles de la mer des joncs et les nuées accompagnatrices leur permirent d’enraciner la foi au plus profond d’eux-mêmes. La manne et les puits de Myriam constituaient des secours puissants, dans le désert aride, d’où ils devaient régulièrement lever le camp. Chaque jour, ils se purifiaient davantage. Chaque homme se sentait comme un ‘hatan qui allait retrouver sa fiancée. L’état de conscience était supérieur : il s’agissait bien là de la « génération de la connaissance ».

Le face à face avec D.ieu Le compte de l’omer retranscrit l’émotion particulière qui nous étreint avant de recevoir la Thora. Semblables aux enfants d’Israël après la sortie d’Egypte, nous avons conscience des miracles. Grâce à une sensibilité renouvelée, nous pouvons voir l’intervention divine dans l’histoire. Histoire du peuple juif en général et histoire personnelle en particulier. Qui n’a pas assisté à

des prodiges dans sa vie de tous les jours ? Qui ne peut témoigner de l’attention particulière dont nous gratifie Hachem ? Cette lucidité, nous l’acquérons par le compte des 49 jours : au fur et à mesure que l’on se rapproche de Chavouoth, on accède à un nouvel état de conscience. Grâce à cette clairvoyance, nous tendons à ressembler à cette génération du désert, qui fut si proche d’Hachem et qui mérita le plus beau des cadeaux, la Thora éternelle. Nos prières sont de plus en plus intenses et vraies. Cette période est propice pour que nos voix, comme un cri dans le désert, puisse percer les cieux et interpeller le Tout-puissant. Pourquoi la fête de Chavouoth est-elle également appelée « Atsereth », qui signifie « fin » de la période entre Pessa’h et Chavouoth ? Car d’après Na’hmanide, tous les jours qui séparent Pessah’ de Chavouoth sont considérés comme un grand ‘hol hamoed. Ces 49 jours sont donc destinés à la prière et sont privilégiés pour un rapprochement avec D.ieu, grâce au face à face qui eut lieu, il y a plus de 3000 ans. Des envoyés spéciaux, Talmidé ‘Ha’hamim dont le souci premier est le bien de tout le peuple juif, se rendront sur les lieux saints du judaïsme afin de prier pour votre santé, pour votre parnassa et pour vos enfants. Ils iront sur la tombe de Chimon Bar Yo’haï à Méron, sur celle de Rabbi Méïr Baal Hanes à Tibériade et au Kotel, vestige du Temple vers lequel nous nous tournons chaque fois que nous appelons Hachem pour notre salut.

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15 nissan 2448. Un peuple, composé de 6 millions d’hommes, esclaves depuis 210 ans, sort la tête haute du pays de son oppresseur. L’Egypte, la puissance la plus importante de l’époque, a capitulé devant la puissance du protecteur des Juifs, le Saint Béni soit-Il. Le monde est en état de choc. Bientôt, les enfants d’Israël vont recevoir la Thora, ce qui constitue l’événement historique le plus important depuis la création du monde. Le second jour de Pessa’h, le décompte commence jusqu’à Chavouoth : 49 jours pour recevoir la Thora, 49 degrés d’ascension spirituelle, 49 jours de prière. Perspective.

Durant des centaines d’années, les Juifs, asservis, durent faire face aux tortures les plus cruelles et aux sévices les plus barbares. Héroïques, ils restèrent intègres et ne trahirent pas leur identité. Peu d’entre eux souhaitaient s’assimiler à l’oppresseur. Pourtant, l’existence sous le joug de Pharaon était tragique. Les nourrissons arrachés à leurs mères, étaient sauvagement assassinés devant elles afin d’être utilisés comme briques pour la construction des villes royales. Les hommes devaient, outre leur tâche harassante de construction, s’occuper de bêtes sauvages qui les dévoraient sans pitié. Les femmes, exténuées, étaient obligées d’accomplir les travaux des champs sous un soleil de plomb. Les larmes coulaient sur les joues des oppressés. L’espoir de sortir un jour de cet enfer était mince. Mais Hachem avait promis. Hachem souffrait avec eux. Hachem ne les avait pas oubliés. Le « kour habarzel », le creuset de fer dans lequel les Juifs étaient plongés, devait leur permettre de devenir autres. Autres pour reconnaître la puissance de D.ieu et comprendre les miracles représentés par les dix plaies, autres pour sortir d’Egypte avec la foi chevillée au corps, mené par Moïse. La liberté acquise au prix fort, par des esclaves défaits de leurs chaînes par leur pouvoir d’espérance, allait devenir nouvelle. Grâce à leur abnégation, les enfants de Jacob allaient découvrir la liberté d’être sous le joug divin, chaque jour de leur vie.

Sans eau et sans nourriture Les Juifs devaient se couper de la culture égyptienne et se débarrasser de l’impureté dans laquelle ils avaient baigné durant tant d’années. Ainsi, l’exil dans lequel ils avaient vécu ne cessa pas du jour au lendemain et

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Des bénédictions personnelles Grâce à la générosité de dizaines de milliers de donateurs à travers le monde, le Vaad Harabanim permet aux personnes en détresse de voir le bout du tunnel. C’est le sens de l’intervention de Rav Sitruk qui souligna l’importance de la tsedaka dans le peuple juif tout au long de l’histoire. Cette solidarité permit à travers les âges de sauver les plus démunis et d’aider des milliers d’enfants à retrouver une vie normale. Ce combat, comme l’ont prouvé les participants, est celui de nombreux Juifs. En effet, le public n’est pas resté indifférent lorsqu’il a été question de prendre en charge des familles en difficulté et la solidarité propre à notre peuple s’est exprimée largement. Youval Taïeb, venu d’Israël, a touché les cœurs grâce à ses mélodies et ses textes empreints d’emouna. En fin de soirée, la projection du film dans lequel les Grands de notre génération bénissent tous

les donateurs de l’Association a encouragé les participants à s’impliquer davantage au sauvetage de leurs frères. Rav Aharon Leib Steinmann, Rav Yossef Chalom Eliachiv, Rav David Abou’hatsera, Rav Reouven Elbaz, Rav Yaakov Ades et Rav Azriel Auerbach ont chaleureusement adressé leurs bénédictions aux participants de la soirée. D’autres Rabbanim, n’ayant pu faire le déplacement, ont envoyé des lettres de soutien enthousiastes. De nombreuses personnes ont, quant à elles, demandé des bénédictions personnelles aux Rabbanim présents. Une lettre écrite et signée de la main de Rav Steinman, de Rav Eliachiv et de Rav Lefkovitch, a été offerte à un grand donateur alors que tous les participants recevaient un cadeau de remerciement. Mais au dire de tous, le plus beau cadeau fut de pouvoir aider, chacun à la mesure de ses moyens, ceux qui sont dans le besoin, pour construire, ensemble, un monde de ‘hessed.

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Soirée de gala du Vaad Harabanim

Au cœur de l’action Une soirée, le 7 février dernier, a été l’occasion de réunir les bâtisseurs d’un édifice immense et éternel. Qui sont-ils ? Que cherchent-ils ? Un point commun les rassemble : l’amour de l’autre. Réunis pour soutenir une seule et même cause, ces « associés » participent activement, chaque année, à l’activité d’une grande entreprise, celle du ‘hessed. Cette « entreprise », c’est le Vaad Harabanim.

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Aider les personnes en détresse nécessite une énergie et un dévouement extrême. C’est pourquoi les bénévoles du Vaad Harabanim n’épargnent aucun effort afin de soulager la souffrance de leurs frères. Dans chaque ville, dans chaque quartier, des délégués visitent des malades, apportent un soutien matériel et moral aux veuves et aux orphelins, se soucient des besoins de chacun et comblent les attentes de tous. En amont, les Rabbanim constituent des dossiers, prennent des renseignements sur les familles en difficulté afin que l’argent des donateurs parvienne à ceux qui en ont vraiment besoin. « Notre action sur le terrain s’effectue sur plusieurs plans mais nous restons concentrés sur notre objectif afin qu’elle soit le plus efficace possible. Notre réseau de bénévoles ressemble un peu aux milliers de veines qui irriguent le cœur. Sans elles, aussi petites et « anodines » soient elles, l’organe vital ne pourrait fonctionner. Les fonds dont nous disposons grâce à la générosité du public sont le cœur de notre association et les bénévoles qui agissent sur le terrain afin de soulager tout Juif qui souffre ressemblent aux artères. » Rav Gerlitz sait de quoi il parle : cette année, grâce à ses efforts et à ceux des autres acteurs du Vaad Harabanim, ce sont plus de 15 000 familles soutenues, 105 fonds spéciaux créés et 8000 bons d’achat distribués. L’Association aide tous ceux qui doivent affronter les vicissitudes de la vie et qui ne sont pas toujours armés pour les traverser. Le 7 février 2010, au Palais de la Porte jaune, vous avez été nombreux à soutenir le Vaad et à apprécier son travail. Lorsque les centaines de participants ont rempli la salle de fête dans une ambiance chaleureuse et conviviale, les responsables et Rabbanim présents ont compris que l’adhésion était totale. Des hommes et des femmes de tous les horizons se sont retrouvés autour du projet commun du Vaad Harabanim. Vers 21h15, le Roch Yechiva d’Atereth Israël à Jérusalem, Rav Barou’h Morde’haï Mizra’hi chelita, venu spécialement d’Erets pour cette occasion, est arrivé sous les acclamations. Ovationné par l’assistance, et a été accueilli par le chant traditionnel qui salue l’arrivée des Rabbanim. Tous se sont levés devant ce grand de la Thora qui expliqua, durant la soirée, son implication au sein de l’Association et le pourquoi de son importance fondamentale, aujourd’hui, en Israël. D’autres Rabbanim firent également honneur au Vaad : Rav Massaoud ‘Hamou, Rav Ye’hiel Brand, Rav Haïm Zvi Rosenberg et Rav Yossef Haïm Sitruk.


négligent : il n’avait pas noté le nom de famille de Pin’has, l’avait oublié et n’avait aucun moyen de le retrouver. Il ne lui restait que le sentiment amer de sentir sa confiance abusée. Il lui semblait que Pin’has avait profité de sa gentillesse.

sur le bord de la route afin de lui demander : « Quoi, c’est vous qui m’avait prêté 150 dollars il y a deux ans ? Depuis, je n’ai eu de cesse de vous chercher. J’ai refait plusieurs fois le trajet dans l’espoir de vous apercevoir mais en vain. Je ne savais pas comment faire pour vous retrouver. » Des mois passèrent. Le jour de Pourim, comme M. G. était époustouflé. « Comment ça ? C’est moi à son habitude, M. G. fit le trajet en taxi afin qui vous ai cherché ! J’ai inlassablement appelé de rejoindre sa famille pour le festin. Il ne put sur votre portable sans recevoir de réponse. J’ai s’empêcher de repenser à Pin’has et à son laissé des dizaines de messages et vous ne m’avez aventure de l’année passée. jamais rappelé. » « Je vous comprends, répondit Pin’has. Mais je n’y suis Encore un an plus tard, il descendit pour rien. Trois jours après vous To u t e s de chez lui d’un pas alerte. Il était avoir emprunté l’argent, on très en retard car il avait aidé les histoires m’a volé mon téléphone. J’y un jeune ‘hatan à réunir la que nous publions avais inscrit votre numéro somme nécessaire à son et je n’avais aucune autre sont véridiques. mariage. trace de vous. Je n’avais Incroyables mais vraies, donc aucun moyen Juste en bas de chez lui, elles sont l’apanage de tous de vous joindre ! Je il aperçut une affiche suis vraiment confus du Vaad Harabanim. ceux qui sont en contact avec de cet incident Une idée bizarre le Vaad Harabanim. Elles sont le imprévisible. Voici les traversa son esprit et il récit des expériences que vous 150 dollars ! » Pin’has se dit : « Si je retrouve lui tendit la somme les 150 dollars que j’ai avez vécues et tenu à nous faire avec un grand sourire prêtés il y a deux ans parvenir. Merci à vous tous, pour et s’excusa encore au chauffeur de taxi, je votre participation active à pour ce regrettable promets de les donner contretemps. au Vaad Harabanim. » la diffusion des miracles Il avait conscience quotidiens prodigués M. G. lui expliqua qu’il allait de l’absurdité de cette immédiatement reverser cette par la main divine. promesse. En effet, il n’y avait somme au Vaad Harabanim, aucune chance qu’il retrouve conformément à la promesse qu’il cette somme. avait faite. Grâce au Vaad Harabanim, j’ai été témoin d’un véritable miracle et j’ai Il attendit plusieurs minutes devant chez appris une leçon pour la vie : il faut toujours juger lui. Le son des klaxons mêlés aux musiques de son prochain positivement, le « caf ze’houth ». Pourim rendait la rue particulièrement joyeuse. Des enfants, déguisés en clown, en Cohen Gadol, en princesse ou en policier, riaient et couraient, ivres de bonheur. M. G. était heureux. Il avait pu aider un jeune ‘hatan et profitait de l’ambiance « pourimesque » qui régnait. Il héla enfin un taxi et s’engouffra à l’intérieur. Comme l’année précédente, il ne put s’empêcher de repenser à sa mésaventure. Il en fit même part au chauffeur en maugréant contre sa malchance. Ce dernier se retourna soudainement, et regarda en face M. G. Il s’arrêta alors

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Un cœur en or M. G. a un cœur en or. C’est un homme actif dans le monde du ‘hessed. Il aide les nécessiteux de son quartier, prête de l’argent à ceux qui en ont besoin, aide les jeunes couples à trouver des appartements et à se meubler. Il est à l’écoute de tous et entretient des contacts qui lui permettent de rendre de grands services à de très nombreuses personnes. Le jour de Pourim, pour M. G. et sa famille, suit un rituel invariable. Avant de rejoindre sa femme au festin qui a lieu chez ses beaux-parents, M. G. règle de nombreuses affaires de ‘hessed et de tsedaka. N’est-ce pas un jour particulièrement indiqué pour s’occuper de la communauté et de ses besoins ? Vers 14 h, M. G. quitte son domicile pour se rendre chez ses beaux parents où l’attendent son épouse et ses enfants. Ce jour-là, il descendit de chez lui en retard. Par chance, il trouva immédiatement un taxi. Le chauffeur, un jeune homme d’une trentaine d’années, commença à discuter avec lui et lui fit part de ses petits soucis financiers. M. G. fit preuve, comme à son habitude, d’une grande compréhension et l’écouta patiemment tout en lui prodiguant de judicieux conseils. Pin’has, le chauffeur, se confia et, constatant l’amabilité de son interlocuteur, lui fit une demande inédite. « Monsieur », lui dit-il, « Je me permets de vous demander quelque chose d’un peu particulier. Nous ne nous connaissons pas mais je sens beaucoup de bonté en vous. C’est pourquoi, je vous demande un grand service. Pourriez-vous me prêter 1 5 0 dollars jusqu’à demain ? Pi n’h as avait l’air d’être un garçon

sérieux. Comme il l’avait expliqué à M. G., il travaillait depuis presque dix ans et n’avait que rarement été en découvert à la banque. Mais il avait eu quelques petits déboires pécuniaires, qui l’avaient poussé à lui demander cette somme. « Je vous promets que je vous les rends demain », ajouta t-il, lorsqu’il vit, en regardant dans son rétroviseur, le visage hésitant de M. G. Ce dernier était tiraillé : d’un côté, il avait envie de rendre service à ce jeune homme. C’était Pourim, un jour particulièrement propice aux actes de ‘hessed. Mais d’un autre côté, il ne connaissait pas Pin’has et n’avait aucune certitude quant à son honnêteté. Après quelques secondes de réflexion, M. G. sortit son portefeuille. Il était heureux de pouvoir accomplir cette mitsva. Et puis, finalement, ce n’était pas une très grosse somme. Pin’has semblait en avoir véritablement besoin et l’avait assuré que ce n’était que pour un seul jour. Le trajet prit bientôt fin et Pin’has tendit une main cordiale à son bienfaiteur qui descendit de la voiture de la meilleure humeur qui soit. Le lendemain matin, à 8h30, M. G. reçu un coup de fil de Pin’has. « Je pensais pouvoir récupérer les 150 dollars aujourd’hui mais en fait, ce ne sera que demain. Je suis vraiment désolé ». M. G. ne réagit pas à cette nouvelle et accepta sans sourciller. Un jour de plus ou de moins ne faisait pas vraiment de différence. Mais le lendemain, à la même heure, le même coup de fil se réitéra. M. G. se sentit vaguement mal à l’aise. Il ne pouvait rien faire de toute façon et devait prendre patience. « La mitsva n’en sera que plus grande », pensa-t-il. Le troisième jour, par contre, M. G. ne reçut pas de coup de fil. Après une semaine, il décida d’appeler Pin’has. Pas de réponse. Il essaya des dizaines de fois au cours des jours qui suivirent. Rien. M. G. se sentit floué. Il reconnaissait avoir été un peu

« Une promesse, un espoir, Histoires vraies reçues au Vaad Harabanim », 304 pages, publié grâce à la participation active de Rav David Weinberger de New York.

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Pour que les Grands de la Génération prient pour vous durant la fête de Pessa'h Je vous demande de prier pour : Prénom en hébreu _______________________ Prénom de la mère _____________________ Bonne santé Parnassa Enfants Mariage Réussite avec les enfants Succès Autre ____________________ Prénom en hébreu _______________________ Prénom de la mère _____________________ Bonne santé Parnassa Enfants Mariage Réussite avec les enfants Succès Autre ____________________

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49 Jours de prière au kotel, au kever Rahel et sur la tombe de rabbi Chimon bar Yohai

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