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On découvre ceci lors d’un retour de Rimouski. JC, Carl et moi sommes convenus d’aller à Rimouski pour régler le cas d’un bureau satellite de l’Aprèsrupture. Nous avons reçu des plaintes concernant le bénévole et son agressivité verbale auprès du CLSC et de sa députée. Plusieurs de ces propos écrits envoyés par courriel dépassent la limite permise. Le CA a approuvé la décision de fermer le compte bancaire et en même temps, de rencontrer le responsable du CLSC du coin, la députée et un journaliste d’un média local. Lors du retour, on s’arrête pour luncher. J’en profite pour visiter le CLSC situé juste à côté du restaurant pour expérimenter comment les hommes sont reçus. Au poste de la réception, il y a une feuille 8 ½ x 11, « Criez après moi, c’est de la violence ». Je crois qu’il y a mention que la sécurité sera avisée. Ou quelque chose de ce genre. Cela commence bien ! – Bonjour, je désire rencontrer quelqu’un, je vis une rupture difficile. – Il y a personne de disponible. Laissez-moi vos coordonnés, on communiquera avec vous. – Ben, c’est que c’est urgent. Combien de temps devrais-je attendre ? – Il y une personne qui communiquera avec vous dans l’après-midi. Mon cadran solaire m’indique 11h00. – Je comprends, mais je suis de passage, et il faut que je rencontre une personne immédiatement. Le tout dit avec un ton au bord des larmes. – Monsieur, écoutez, il y a beaucoup de monde, il s’agit de quoi au juste, j‘informerai le responsable, mais tout le monde est occupé présentement, laissez vos coordonnées… Moutarde…. Sur les bancs de la salle d’attente, trois personnes moisissent en attendant leur tour. Je fais demi-tour et retourne au resto finir mon club sandwich avec JC et Carl. Toujours dans le même village, il y a un CLE ou CLD. On décide d’aller fouiner un peu. Comme toujours, les murs sont garnis d’affiches sur la violence… envers les femmes, cours prénataux, dépistage du cancer du sein, rencontres au centre des femmes. Mais pour les hommes, niet. Il y avait une douzaine de postes d’ordinateur libres et pas un seul chat dans ce local. Nous, trois maniaques d’informatique, on s’accapare chacun un poste. Après quelques essais pour afficher le site web de l’Après-rupture, on obtient comme résultat : « Vous n’avez pas l’autorisation d’accès à ce site, un responsable sera avisé ». – Carl, viens voir cela. En effet, après plusieurs tentatives, le site web de l’Après-rupture est bloqué par le webmestre du CLD local. Plus tard, on fait une vérification sur plusieurs autres lieux gouvernementaux. Il en ressort que les lieux gérés par le ministère ou les agences de la santé considèrent ce site au même niveau qu’un site de cul. On fait plusieurs tests pour savoir si d’autres sites de groupes de pères sont aussi « bannis », et même les sites haineux comme ceux de Solinas, Martin Dufresne avec son anti-masculiniste et quelques sites très à gauche avec des propos pas trop flatteurs envers le gouvernement en place. Ben non ! Ils ne sont pas bloqués. 191

Femmes, à vos chaudrons  

L’objectif premier de ce livre était de dénoncer les dérapages du féminisme d’état. Mais après mure réflexion, cela m’a semblé plus judicie...

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