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Écoutez, je vous mets au défi de faire un reportage sur la violence envers les hommes. Pas la violence physique, les gars sont programmés depuis des siècles de souffrir physiquement, mais explorez la violence psychologique. C’est un domaine dont on ne parle pas. Sauf si cela concerne les femmes. « […] the nature of the system which then denies that men may ever be victims, which works on the premise that men are intrinsically evil and women are intrinsically good »239 Dans le groupe, plusieurs hommes ayant subi de la violence physique de la part de leur conjointe n’ont jamais déposé de plainte. Il existe dans le cercle des hommes une peur d’avoir l’air ridicule ou de se faire traiter de femmelette. En Angleterre, Amen, un des rares groupes d’hommes violentés, en 1998, fit une conférence sur le sujet : «The Silence is over», une première sur ce sujet tabou. Le conférencier alla plus loin en comparant la mouvance sociale des femmes et le communisme. « As its victim, Solzhenitsyin gradually came to understand that the entire blame for the statewide apparatus of terror and destruction could not be laid at the feet of one man, Stalin. It was only possible because that one man had the active co-operation of other government leaders, party officials and members, the secret police, military forces and prison services, the major social and cultural institutions and the ordinary Soviet citizens. All had become corrupted or had sunk into submission and all shared in the responsibility and guilt, including Solzhenitsyin himself, as he slowly came to realise. But what made the sheer scale of cruelty and destruction possible, was that all these willing collaborators found themselves justified in the actions they performed. They were not committing evil deeds, but rather were taking steps that they perceived to be good in terms of the reigning ideological construction ». – Faire une conférence sur le sujet au Québec serait-il un suicide, Gilbert ? Me demande Jean. – Devine ? Ce qui fait mal au gars, c’est la violence verbale et psychologique. Ne pouvant pas réagir devant cette violence sans être accusés d’être eux mêmes violents et risquer de perdre définitivement les quelques « droits d’accès » à leurs enfants, les gars se réfugient dans le silence. À l’occasion, un gars pète une coche. Il fera les nouvelles avec un gros titre : « un autre drame familial» et la fédération des maisons d’hébergement pour femmes violentées, s’en servira pour aller sucer encore quelques millions supplémentaires du gouvernement. Et notre Martin Dufresne, compilera dans sa liste, le nom d’une autre femme tuée par un homme. Ou on lira sur le site des Chiennes de gars, la citation célèbre : « Le féminisme n’a jamais tué personne…» – Un mouvement social ne tue personne. Ce sont ses pratiques et ses adeptes qui tuent. Au risque de m’attirer les foudres de l’enfer, que dire des avortements, de la pilule du lendemain. N’est-ce pas un droit de femme ? Un

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«The Silence is over» John Waters- Conférence du groupe AMEN, Angleterre 1998.

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Femmes, à vos chaudrons  

L’objectif premier de ce livre était de dénoncer les dérapages du féminisme d’état. Mais après mure réflexion, cela m’a semblé plus judicie...

Femmes, à vos chaudrons  

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