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Debout dans le corridor, à la fin de cette réunion aux « propos musclés », je fais remarquer à Courchesne le temps alloué qu’il nous reste pour cette rencontre. – Madame Courchesne, il me reste 15 minutes,. . Je me souviens de lui avoir dit, le plus sérieusement du monde : – Madame Courchesne, jamais en tant que citoyen devant un représentant élu par le peuple, je ne me suis jamais senti aussi négativement visé. Mais, je peux comprendre, votre manque d’expérience de la vie politique, et je laisse la porte ouverte pour une deuxième rencontre et, cette fois-ci, qu’elle soit plus constructive. – Faut être culotté pour dire cela à une ministre. Bert. Me dit Jean. Le suivi de cette rencontre passera maintenant par ce fameux Gilles Descôtaux, attaché politique du ministre de la Famille. C’est ce que je fais dès la semaine suivante, par une demande de rencontre. – Et je suis tombé dans le piège du « apportez-moi vos documents ». – # Le filtre Lors du premier échange suivant cette rencontre avec la dame Courchesne, Descoteaux me renvoie à la SACA pour les demandes de soutien financier. Nous sommes à notre cinquième demande de soutien auprès de cet organisme. Les quatre précédentes nous sont refusées. La première parce qu’on n’est pas choisi. La deuxième parce que nous faisons de la défense des droits, la troisième parce que nous ne faisons pas de défense des droits, la quatrième, elle nous est tout simplement refusée. Plus tard, on nous expliqua qu’une erreur s’est glissée dans l’envoi du type de lettre. Bref, n’importe quoi, pour justifier les refus. La première fois que j’ai fait une demande de subvention, c’est auprès du Ministère de la Santé. L’excuse du refus : l’organisme n’avait pas les 24 mois requis. En fait, nous avions 23 mois et quelques jours. Nous avions utilisé notre droit de contestation et 3 mois plus tard, dans une belle lettre, on nous avise que la décision du refus n’était pas de leur ressort. Après quelques recherches, ce fameux comité de « sélection » des subventions est formé de gens du milieu communautaire et du député local. Cela m’a toujours intrigué, Qui du milieu communautaire avait déposé une plainte sur les rencontres entre pères séparés de leurs enfants organisées au local communautaire de Loretteville? Il parait que nous « montions la tête des gars contre les femmes ». Ce type de plainte anonyme dès la première année, fut très efficace. L’organisme a obtenu un soutien financier pour payer le salaire (minimum) à trois personnes pour une période de 6 mois. Évidemment, au moment de renouveler l’entente, elle nous est refusée selon l’article x paragraphe Y du règlement local Z. Pour l’un de nos bénévoles psychothérapeutes sans emploi, je me suis débattu pour renouveler malgré tout son contrat. 7$ de l’heure pour un autre 26 semaines. Les conditions sont claires et fermes : il doit faire son temps à l’organisme, même s’il n’y a pas de « clients », ce qu’il refuse. Fin de la subvention à l’emploi

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Femmes, à vos chaudrons  

L’objectif premier de ce livre était de dénoncer les dérapages du féminisme d’état. Mais après mure réflexion, cela m’a semblé plus judicie...

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