Page 129

jugements pour l’égalité des minorités et de l’égalité des femmes Des militants dont leur principale revendication concerne l’égalité parentale ? À la fin de ma présentation, je conclus : – - « Seriez-vous prête à nous aider? » Ce vieux pieu, je l’ai souvent dit, sans grand résultat concret. Lorsque je demande cette aide à l’ex-juge L’Heureux-Dubé, alors membre du conseil d’administration de la Maison de la justice, j’obtiens le même genre de réponse depuis mon engagement dans cette cause : – « Le service de la Maison de la justice est de première ligne : celle de fournir de l’information, faire de l’éducation populaire et d’offrir un service de référence. On n’y donne pas d’opinion juridique, La Maison à un rôle d’écoute et de diagnostic… » Bref, pas grand-chose, sinon de référer un client « potentiel » à une avocate débutante. Nous écoutons gentiment l’exjuge faire sa plaidoirie sur l’évolution du droit de la famille, de la famille traditionnelle, au fait que maintenant les deux parents travaillent souvent à l’extérieur du foyer. Quant au meilleur intérêt de l’enfant, c’est l’obligation des cours de justice d’y veiller. Dans mon for intérieur, et probablement aussi auprès des militants, la notion de bien-être de l’enfant, nous savons par nos expériences personnelles ce que cela signifie. – Quant au 20 pour cent des parents se disputant la garde des enfants devant les tribunaux, « […] ce sont les faits mis en preuve» qui guident les juges quand vient le temps de statuer. «Dans ces dossiers, je n'ai jamais vu de parti pris d'un juge au cours de ma carrière de 30 ans», a-t-elle dit. – Bin, coudon! Un juge ne ment pas, mais interprète ce qu’il veut bien entendre ! On appelle cela : « le pouvoir discrétionnaire». Lors de la dernière tentative de réforme de la Loi du divorce, bill C-22, (2002) suite aux pressions de la magistrature, il fut inséré dans l’art. 16,2 la description de la notion du « bien-être de l’enfant ». 12 points décrivant ce que les juges pratiquaient dans leur enceinte depuis des lunes. Michel Tétrault dans son livre « Droit de la famille », 2e édition publiée en 2003, ciblait les critères devant guider les juges sur la question de la garde des enfants : Les décisions concernant l’enfant et les critères du meilleur intérêt. Comme toujours, ce n’est ni blanc ni noir, on nage dans une zone grise où il est possible d’interpréter ce que le bienêtre de l’enfant doit être. En bref, un juge avec un dossier devant lui, le xième de la journée, prendra une décision mettant un enfant dans une condition pour les

129

Femmes, à vos chaudrons  

L’objectif premier de ce livre était de dénoncer les dérapages du féminisme d’état. Mais après mure réflexion, cela m’a semblé plus judicie...

Femmes, à vos chaudrons  

L’objectif premier de ce livre était de dénoncer les dérapages du féminisme d’état. Mais après mure réflexion, cela m’a semblé plus judicie...

Advertisement