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Je l’avais rencontrée lors de l’inauguration 179 de la Maison de la Justice de Québec le 30 janvier de la même année. Ce nouveau service pour rendre accessible la justice aux citoyens est situé dans les anciens locaux de la ville de Québec juste en face de la bibliothèque Gabrielle Roy. Les locaux sont richement décorés de moulures de plâtres des années 50, de moulures de bois dorées, d’équipements informatiques dernier cri et une réceptionniste, pour un total de 3 personnes. Le bureau du directeur général fait quatre fois la grandeur du local de l’Après-rupture, j’en salive ! ( La Maison de la justice fut fermé le 21 janvier 2006 ). Le lieu de démocratie judiciaire aura duré trois ans. Madame l’Heureux, depuis sa retraite en tant que juge de la Cour suprême, est présidente du Conseil d’administration de la Maison de la justice, tout comme l’organisme le Centre de l’Action bénévole de Québec dont je suis un des administrateurs. Lorsque j’ai vu ce petit bout de femme, cheveux grisonnants, faire son discours avec la clique politique du parti québécois : Maltais, Brouillet et Jutras, je me suis juré de l’aborder un jour pour l’inviter à rencontrer des représentants des groupes de pères séparés. Dans ma tête trottait comment la provoquer ainsi que sa curiosité pour qu’elle accepte mon invitation. Il fallait voir cela, lui présenter ma main tout en la tenant fermement pendant que je me présente : – « Madame L’Heureux, Gilbert Claes. Je représente un des groupes de pères séparés, conséquence de plusieurs de vos jugements de la Cour Suprême ! » Elle connaissait parfaitement bien les groupes de pression de pères séparés, étant souvent vertement critiqués pour ses jugements devenus des jurisprudences en matière familiale. Tels les jugements Gordon c. Gordon et Bracklow c. Bracklow. Sans oublier les réactions sur le jugement Steve Ewanchuk et son acquittement par le juge albertain McLung. Il ne m’en faut pas plus pour créer un débat national sur le féminisme et son pouvoir. Dans une conférence180 donnée par la sénatrice Lucie Pépin, deux passages me laissent perplexe : « Au Canada, il y a longtemps que les stéréotypes destructeurs de la femme rusée et tentatrice et du pauvre homme à la merci de ses pulsions hormonales sont considérés comme inacceptables et injustes. C’est, comment il se fait qu'une décision unanime de tous les juges de la Cour suprême puisse être transformée en conspiration féministe visant

Extrait de la conférence de presse : « MINISTRE JUTRAS ANNONCE LA CREATION DE LA MAISON DE JUSTICE DE QUEBEC QUEBEC, le 21 nov. /CNW Telbec/ - Le ministre de la Justice et Procureur général du Québec, monsieur Normand Jutras, a annoncé, aujourd'hui, en présence de l'Honorable Claire L'Heureux-Dubé, juge retraitée de la Cour suprême, et du maire de Québec, monsieur Jean-Paul L'Allier, la création de la MAISON DE JUSTICE DE QUEBEC. Elle sera située dans le quartier Saint-Roch à Québec. Nouvelle approche, ce projet pilote a comme objectif de rapprocher les citoyennes et les citoyens et le système de justice. La MAISON DE JUSTICE DE QUEBEC offrira de l'information sur les services de justice existants et une référence d'appoint pour solutionner des problèmes de nature juridique. » 180 http://sen.parl.gc.ca/lpepin/index.asp?PgId=802 Les agressions sexuelles - L'arrêt récent de la Cour suprême du Canada-Interpellation-suite du débat le 20 Avril, 1999 179

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Femmes, à vos chaudrons  

L’objectif premier de ce livre était de dénoncer les dérapages du féminisme d’état. Mais après mure réflexion, cela m’a semblé plus judicie...

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