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FEMMES ! À VOS CHAUDRONS Ma lutte contre le lobby féministe d'état

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FEMMES ! À VOS CHAUDRONS Ma lutte contre le lobby féministe d'état Copyright © GILBERT CLAES Dépôt légal- Bibliothèque et Archives nationales du Québec 2012 ISBN 978-2-924124-00-0 Design de la couverture ; G. Claes Distribution par l’auteur : gilbert.claes@oricom.ca Tous droits de traduction et d’adaptations réservées. La reproduction d’un extrait quelconque de ce livre par quelque procédé que ce soit, tant mécanique qu’électronique, en particulier par photocopie, est strictement prohibé sans l’autorisation écrite de l’auteur. 3


Du même auteur Mémoire, an 2004. Un vide à combler SOS le CSF démaquillé* SOS la violence démaquillée. Dossier sur la désinformation statistique* *Avec la participation de Jacques Tremblay

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Gilbert Claes

FEMMES ! À VOS CHAUDRONS Ma lutte contre le lobby féministe d'état

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REMERCIEMENTS Je tiens à remercier Colette Durocher, ma compagne, qui m’a écouté durant toutes ces années. Merci pour ses encouragements et son ouverture d’esprit. Je remercie les centaines de gars qui m’ont documenté et partagé leurs vécus avec moi. Merci à Alain Lesage pour m’avoir inculqué la discipline de toujours trouver les sources fiables. Merci à Aurélien Lessard pour m’avoir écouté durant mes périodes difficiles. Leur soutien positif et dévoué m’a soutenu à travers l’immense tâche de coucher sur papier mon implication auprès des pères éloignés de leurs enfants. Je remercie André, Julien, Serge, Lise, Jean-Claude, Georges, Normand, Laurent et tous ceux par leur soutien, m’ont permis de tenir le cap dans ce monde qu’est le bénévolat. Je remercie, Nathalie Jalbert pour avoir consacré son temps à la correction de ce premier document et, de m’avoir conseillé de l’imprimer. Enfin, je remercie Lise Bilodeau pour son support financier. Sans son appui, ce livre aurait finit par s’endormir à jamais sur un disque dur.

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Le désert est mon royaume, j’y milite en toute liberté.

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13 février 2012 Ma lutte contre le lobby féministe d'état Pourquoi écrire? Lorsque tu visites un salon du livre à Montréal, cela te convainc de tes chances de faire un succès. En fait, aucun. Disons plutôt un flop devant autant d’écrivains, tous rêvant de devenir la prochaine vedette du monde littéraire et finir en sirotant un dry martini au bord de la piscine du Royal Nassau Beach Hôtel. Pour moi, ce fut simplement pour le plaisir de relever le défi. On a passé une partie de mon existence à me rabaisser avec mes fautes et mon français exécrable. Plus particulièrement mon prof de secondaire. Si je réussis, je lui ferai un doigt d’honneur… dans ma tête. En réalité je ne lui en veux pas. Le divorce, malgré ses souffrances, a bien quelques côtés positifs. Pour entreprendre le défi d’écrire un livre, j’ai accepté de m’isoler de la ville de Québec et de la population, et surtout des appels téléphoniques des pères en détresse souffrant de l’absence de leurs enfants. On m’offrait le grand air, pourquoi refuser ? Sylvain, un membre de l’organisme, m’offrait l’hébergement, nourriture et remboursait mes dépenses pour garder sa maison, le temps de son voyage en Thaïlande pour une période de six semaines. St-Adelme, vous connaissez ? C’est dans la campagne, à sept kilomètres de Matane. Et Matane se trouve à six heures de route à l’est de Québec. Trois heures de vol des plages chaudes de la Floride. Oui, je sais, je n’aime pas l’hiver, une autre occasion d’être grognon. Dans la vie, il faut sauter sur des occasions. Souvent ce sont des croisées de chemins, celui-ci loin de tout, tout blanc … de neige, déjà en début de novembre. Très pittoresque ce village, une église, une dizaine de maisons, un dépanneur-bureau-de-poste-dépositaire d’alcool, et probablement le bureau à cancan du village. Il y a aussi un casse-croûte-poste d’essence. J’y ai déjà fait connaissance avec Harnold, le pompiste, mari de la cuisinière-propriétaire des lieux. Cela commence bien, un autre se faisant gouverner. Ce peut-il que l’épidémie féminine soit rendue jusqu'à dans les terres ? À suivre. Cette semaine je vais prendre un café. J’irai à pied. L’endroit où je vais demeurer, se trouve à moins de deux kilomètres de là. C’est une immense maison, doubles garages, face à un lac à truites, au bord du rang 6. La façade, tout en vitre côté nord, avec une splendide vue sur le lac, les champs et la forêt. L’intérieur de mon refuge est tout en bois lambrissé. Au centre, se trouve un escalier en spirale reliant les trois étages. Cet escalier tout de bois sera un peu le centre d’attraction de mon havre de paix pour les six prochaines semaines. La maison fut construite pas un millionnaire amateur de chevaux, puis revendu et revendu au propriétaire actuelle, membre du club des papas divorcés et heureux gagnant du week-end sur deux. Le foyer situé au rez-de-chaussée et le poêle à bois au premier étage furent un baume pour moi. J’aime la chaleur, au risque de voir fondre les cordes de bois rangées au rez-de-chaussée et dans le garage. Je

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chauffe et chauffe. Il manque une plage de sable et quelques belles-filles en jstring. Le bonheur sera complet, ou presque. Faut que j’écrive. En attendant, j’admire la nature secouée par un vent latéral toujours présent dans ce coin de campagne. Au plus fort des rafales, toute la maison geigne. Construite avec un toit cathédral, assis dans le fauteuil du salon je scrutais le plafond en me demandant si cette maison allait résister ou les vitres allaient éclater en milles morceaux. Incroyable comment l’inconnu peut lentement incruster des peurs inutiles et injustifiées ! Autre particularité des lieux, il y a des télévisions ici et là, dans le bureau au premier étage, un autre dans la chambre principale et enfin un coin cinéma-maison au rez-de-chaussée. Le hic, il y a un seul poste qui entre ici : Radio Canada. Je suis sur, sur, sur que je vais écrire ! Rien d’autre à faire, excepté de nourrir le foyer et le poêle à bois. J’oubliais, plus je suis gardien d’une chatte, d’une chienne, deux poules, un coq et des mulots. Comme activités, je suis gâté, miaou veut dire nourriture, miaou miaou, cela presse, et rorrroron, merci. La chienne, lorsqu’elle me voit, se roule les quatre pattes en l’air, soumise. Enfin, une qui a compris. Avec la soumission on obtient tout. Oups ! Me voilà parti, le macho! En prime, j’ai droit avec sa soumission à des coups de queue et une flopée de poil. Oui, c’est la période pour ces grosses bibittes à poil de se débarrer des surplus et de m’en faire cadeau pour décorer fauteuil, chandail et pantalon noir. Côté esclavage, wouff wouf, sortir la chienne, et 2 minutes plus tard j’ai droit à un autre wouf pour ouvrir la porte et rentrer la chienne et ce, deux fois par jour. Moi et la chienne Farouche, une Labrador d’un âge assez avancée comme moi, avons un point commun : nous n’aimons pas le froid. Le reste de la journée, devant le foyer, elle passe son temps à dormir. Une vraie vie de chienne ! Me voilà à la porte de mes 60 ans, entreprenant un défi de taille, plusieurs en fait. Écrire quelque chose, moi cancre en français, Belge encore en culotte courte comme Tintin transporté par bateau dans les années 55, dans ce pays détestant ses hivers longs, mais longs, mieux que cela, toujours trop longs. Vous voilà au courant, je n’aime pas le froid. Comme je déteste l’hypocrisie, le mensonge et la manipulation verbale de ces patronnesses gestionnaires de propagandes féministes ! Comment j’en suis arrivé là ? Non, pas au Québec, mais mon combat contre le féminisme intégriste. Faut appuyer fort sur le mot intégriste. Sinon, j’aurai droit, avant le prochain paragraphe, à une avalanche de critiques ou à des accusations de propos haineux. Tout a commencé par le commentaire de mon avocate, dont je ne saisissais pas le sens. Oui, je suis un de ces papas frustrés d’avoir été condamnés à la parentalité de fin de semaine. Cette avocate, grande et bâtie comme un homme, m’expliquant au téléphone que toucher une personne, même du petit doigt, peutêtre considéré comme une agression. Mon visage en point d’interrogation, elle continue, « tout contact physique non désiré est légalement une agression et est passible de prison ». Mon visage devient une exclamation en caractère gras souligné... Puis après cette courtière en droit, me laisse sur mon questionnement.

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À vrai dire, je ne savais pas de quoi elle parlait. J’étais accroché à ce téléphone public, dans un coin du centre d’achat de la Capitale. Autour de moi, le fond sonore de l’immense casse-croûte fast-food pour gens en rupture de temps ou solitaires comme moi. Je voulais savoir, oui savoir pourquoi je subissais la rupture de ma famille et qu’aux yeux de ceux qui me sont si chers, je ne valais pas plus qu’un torchon usé. J’ai consulté cette avocate référée, par je me souviens plus qui, pour régler un divorce. Dans mon esprit, une spécialiste en droit familial réglait les problèmes légaux concernant la rupture, et comme des milliers de pères, je lui ai fait confiance. Voilà, l’entrée en matière des droits des pères… potentiellement violents, et des droits des minorités, incluant la majorité de la population : les femmes. Comme entrée dans le monde des féministes, ce fut tout un courant d’air assez « fret » merci, moi qui déteste le froid. – Bébert ! – Oui Julien. – Toi écrire ! Il y a des milliers d’écrivains, «y» crèvent tous de faim. Tu vas crever de faim, alors pourquoi écrire ? Écrire et informer le gens. Il faut avoir le coco fêlé, surtout une tête comme la mienne avec une population de poil de cheveux en voie de disparition…. totale. Oui, je suis chauve, enfin presque. Je me rase le coco et cela me donne un genre tout en économisant sur les coupes de cheveux et le shampoing. Une perte de clientèle pour les coiffeurs pour hommes. Avez-vous déjà remarqué le nombre de salons de coiffure pour femmes ? Je demeure dans le quartier de Saint-JeanBaptiste à Québec, trois rues au nord de la rue Saint-Jean vers la basse ville, à deux pas des quelques bars de rencontre pour ceux qui fréquentent seulement leur propre sexe. C’est un quartier pauvre se transformant graduellement en quartier de condo pour jeunes professionnels. À mi-chemin à pied du nouveau quartier des affaires de Québec, situé autour du parc autrefois appelé le « trou ». Des corporations de prestige s’installent graduellement dans la Basse-Ville, changeant petit à petit la rue St-Joseph en un nouveau quartier de restaurants chics. Tous les matins, je fais ma petite marche, l’été seulement, pour chercher mon pain frais. La rue St-Jean offre un choix de boulangeries : pain blanc, brun, 6 – 12 céréales, farine entière, aux pommes, aux noix, chocolatine, pain du bûcheron, etc. Selon mon humeur, cela me donne l’occasion de marcher d’un bout à l’autre de cette rue commerciale. Humer les odeurs, regarder les trois «quêteux» du coin et les nouveautés des boutiques. Dernièrement, j’ai calculé le nombre de salons de coiffure pour femmes, je vous le suggère de faire aussi dans votre coin, c’est surprenant. En 1996, toujours dans la «guéguerre» de mon divorce, je consulte une pseudopsy (spécialiste du Reiki) afin de m’orienter dans mon désarroi face à ma vie de divorcé à 50 ans. Pour moi, le ciel venait de s’écouler et, la terre de s’effacer dessous de mes pieds. J’avais perdu mon emploi, mes enfants, ma maison, ma femme, bref tous les éléments alimentant le moteur de ma vie. Ne sachant pas par

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où commencer, j’ai besoin d’aide, de support et surtout de conseils d’experts. Me voici dans un bureau au deuxième étage, probablement la plus petite chambre de cette maison neuve située dans Neufchâtel. Face à face avec une femme, jolie (j’étais en manque de relation sexuelle et probablement affective, qui ne le sera pas ?) – «Monsieur Claes, c’est à vous de trouver les solutions ». Coût de ce conseil, 65 $. Puis, en conclusion, elle me dit : – Je quitte pour 3 semaines je prends des vacances. Je fais quoi moi, là-dedans? J’ai besoin de conseils, pas dans 3 semaines, pas la semaine prochaine, mais bien maintenant. Cela avait pris tout un effort pour piler sur ma vanité et mon orgueil, et avouer mon désarroi. La semaine suivante, je lui téléphone pour prendre un rendez-vous discret, eh oui! J’étais en manque, pis elle était jolie. Maintenant que j’écris cela, je me souviens nullement de quoi elle avait l’air. Ouiais ! J’étais en manque. – Alors, tu l’as eu cette sortie ? – Non, hélas, il n’y a pas eu de rendez-vous galant. Deux semaines plus tard, sur les conseils d’un confrère de mon ex-travail, je devais avoir l’air d’un zombi avec des yeux de poisson mort. Je contacte le CLSC local, et leur fais part de mon état … suicidaire. La jeune demoiselle pas plus de 22 ans m’explique le processus. – On donne 12 rencontres étalées sur autant de semaines, d’une heure chacune, après vous devriez consulter un psychologue privé. J’ai de la place pour vous. Après on évaluera l’urgence de vos cas. Il y a une liste d’attende de …. ! Merde ! La même semaine, je me pointe dans le gros CSLC de Charlesbourg, et je demande de rencontrer un homme, sti ! Bien, me voilà dans un micro-bureau avec ce barbu, style communautaire-gauchiste-des-années-60. Je lui explique mon problème et la situation dans laquelle je nage : Pas de femme, pas d’enfant, pas de boulot, pas d’argent, pas d’aide de la famille, pas fort le moral, pas, pas et pas… – Je suis dans la merde et je cherche à m’en sortir. Par où dois-je commencer ? Connaissez-vous une association d’entraide pour hommes pour des cas comme moi ? Il fit un effort physique, et consulte sur la tablette du haut en arrière de lui un petit paquet de dépliants. – Hum ! Je n’ai rien ici qui correspond à votre situation. Laissez-moi votre numéro de téléphone, je communique avec vous. Dix jours plus tard... coup de téléphone… – « Monsieur Claes, hélas, je n’ai rien trouvé. » Le c…… ! Aujourd’hui, je sais qu’il existait quatre groupes : AMEF, l’entraide masculine enfant famille, l’Autonhommie et Parents-unis.

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# La naissance. Je me branche sur le web. Ceci se passe en 1996, encore dans le balbutiement d’internet. Je fais une recherche sur les mots-clés suivants : pères-séparés, divorce, pension alimentaire pour enfants, garde partagée. Je finis par trouver sur le site du gouvernement du Québec une commission parlementaire sur les pensions alimentaires pour enfants et une autre sur un projet de loi sur la médiation familiale. J’imprime les 250 pages sur papier troué avec l’imprimante à ruban. Les 50 dernières pages ont eu des spasmes respiratoires. Tant pis, je me contente des 180 pages lisibles et des 20 dernières essoufflées au bord d’une crise cardiaque. Je m’attèle à la lecture… Ah progrès quand tu nous tiens ! J’y trouve un nom : Aurélien Lessard de Québec. Je fouille dans les pages blanches de Québec : 5 Lessard. Au troisième appel, je tombe sur une femme, assez sèche. – Il ne vit plus ici. – Avez-vous son numéro de téléphone où je peux le rejoindre ? Je finis par le contacter, et c’est un peu grâce à lui qu’aujourd’hui je suis dans cette soupe qu’est la condition masculine. En passant, la femme au ton sec, c’était son ex. Il s’ensuivit une série de réunions dans un café de Québec, des gars en détresse, des gars qui veulent s’organiser, bref des hommes avec un point commun : ils veulent être présent dans la vie de leurs enfants. Comme c’est presque devenu une tradition entre les gars, une scission s’ensuivit, et ce groupe fut scindé en deux. Le litige : le président était un avocat. Un conflit d’intérêts aux yeux de plusieurs. On avait mis de côté ce père et ses problèmes de contacts avec sont fils. C’est dur le monde des hommes ! Les réunions continuèrent au McDonald de Sainte-Foy, dans un local pour non-fumeurs (nous sommes en 1996) qu’on appelle l’aquarium. C’est là que je fondis avec deux autres gars, l’organisme ALPE-Québec, l’association pour les liens père-enfants de Québec. – Allo, Télé Vox. Je suis le président de l’association pour les liens pèreenfant. J’aimerai faire une émission sur la situation des papas divorcés. – Allo, Télémag, j’aimerai participer à une émission sur les pères séparés. – Bonjour, TQS, Je défends la cause des papas avec des droits de visite. J’aimerai participer à l’émission Sexe et confidence1. – Bonjour, est-il possible de rencontrer le député ? Ce fut mon voyage de pèlerin. «Don Conquichucotte», vous connaissez ? Un par un, je contacte tout ce qui bouge à Québec. Durant cette année, je me suis lancé à fond pour faire connaître notre association, trouver un local, en faire la promotion, animer les soirées, répondre au téléphone et partir un magazine de 16 pages. Puis, une campagne mondiale pour la journée de la fête des pères : La campagne mondiale des ballons mauves. L’idée était super : Le même jour, la même heure partout dans le monde, des papas lanceront des ballons mauves en Lors d’une émission de »Sexe et confidence» Louise-Andrée Saulnier, en 2002, j’ai déclaré sur le réseau de télévision TQS, qu’à partir du jour où on cesserait de détruire nos petits garçons, il y en aurait pour deux générations à réparer les dégâts. Personne ne m’a contredit.

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signe d’amour pour leurs enfants. Cela a bien marché la première fois. Via le web, j’ai reçu des réponses des quatre coins du Canada, des États-Unis, de l’Australie et de la France. Le jour de la fête des pères. Un dimanche ensoleillé agréable à mon cœur et corps, naturellement. Ce n’est pas l’hiver. A 8 heures du matin, le téléphone sonne. – Bonjour, je suis ….. de Radio Canada, radio, l’émission …… pouvez-vous me parler de votre campagne ? La voix pâteuse et à moitié endormi. Comme dans un nuage, je lui réponds. En ces temps, je ne connaissais rien du dossier des pères, des fausses accusations, de l’aliénation parentale, des lois, des projets de réforme de la loi du divorce et du féminisme, sauf que j’aime mes enfants. Ils me manquent, et la vie n’avait un sens que s’ils étaient avec moi. Papa de fins de semaines équivalait à une forme de punition. Je citais souvent cela comme exemple, j’allume l’interrupteur le vendredi soir. Alors je suis un parent. Le dimanche soir, je ferme le courant. Je ne suis plus un papa. L’échange dura quelques minutes. J’ai oublié tout ce que j’ai dit. Dring ! Dring ! Un autre appel. – Bonjour, ici Caroline Gaudreault de RDI de Radio Canada, peut-on vous rencontrer et vous interviewer? – Beu ! Ouai! La veille, j’avais envoyé un communiqué de presse aux médias, annonçant qu’à 14h nous allions lancer des ballons mauves en face du parlement du Québec, en signe d’amour des pères à nos enfants. La même chose était annoncée par un groupe d’Ottawa, de Toronto et de Calgary. Même d’aussi loin que la Floride, du Texas, et enfin, de la France. Nous voilà sur la carte des médias ! Bien sûr, ce ne sont pas des groupes avec des milliers de membres. Reste qu’enfin pour une fois les gars s’organisent. Je finis l’entrevu avec la radio. Douche, rasage et brossage des dents. Au diable le déjeuner ! Dring ! Dring ! – Ici Télé-4, notre, car est en route. Êtes-vous disponible pour une entrevue ? – Radio Canada, m’a déjà contacté…. Prenez un numéro. Dring ! Dring ! – Ici TQS. Pourriez-vous vous déplacer pour une entrevue en direct à l’heure du midi ? Pour cette journée, Jordan, un de mes fils, est avec moi. C’est un superbe dimanche chaud comme je les aime. Il a 9 ans. Mickaël, son frère, je me souviens plus pourquoi, ne peut être avec nous. L’entrevue avec RDI a lieu sur le balcon plein de fleurs avec Véronique. Ce fut très cool et sans agressivité contre la mère de mes enfants, juste exprimer la souffrance et l’amour pour mes enfants. Pendant que le caméraman filmait ici et là pour remplir le visuel du reportage, il me demande de prendre une pose devant

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l’ordi, et Jordan prit place sur mes genoux. Voilà qu’il tape sur le clavier… je t’aime papa. Il n’en fallut pas plus au caméraman d’en faire un clip. Entretemps, Mickaël arrive. Sur le stationnement devant la maison, il y a le camion de reportage de Radio-Canada et celui de TVA. Une attraction pour les voisins. La journaliste de TVA, très jeune et doit avoir à peine 21 ans. Nous sentions, comme chaque année, le besoin de fêter le retour du soleil. Elle est vêtue d’une robe légère, rouge…. – Oui, Bébert, tu étais en manque…. Elle fit son entrevue. Je sentais que c’était sa première entrevue. Un dimanche de la fête des pères, on envoie les nouvelles journalistes, si ce n’est pas la stagiaire en probation. – Vos parents sont-ils divorcés ? Elle avoue qu’elle aussi a vécu récemment la rupture de ses parents. Le plus traumatisé était son frère. Le reste, je ne m’en souviens plus, mais je la vois encore cette jeune fille dans cette fine robe rouge, presque transparente. Mickaël, aujourd’hui a 24 ans, s’en souvient encore. Une fois les cars de reportage partis, Jordan et moi nous dirigeâmes vers TQS, et je finis la quatrième entrevue en moins de quatre heures. Le reportage de RDI passa aux vingt minutes durant 2 jours. Juin est une période aride en nouvelles ! Le lendemain, Jordan fut la vedette de son école. Hélas, sa mère réussit à le sensibiliser à ne plus aller devant les caméras, parce qu’il fut la risée de son école. Oh guéguerre et vengeance sur le dos des enfants ! Triste ! Un an après, je donnai ma démission au conseil d’administration de l’AlpeQuébec. – Bébert ! – Quoi, Julien ! – Je viens de lire un article dans le Journal de Montréal qui t’intéressera sûrement. Sous le titre de « Le temps de changer ? Parce qu'un gars, ça ne pleure pas.» C'est ce qu'on nous a toujours dit. C'est peut-être pour cette raison que le gouvernement ne répond pas aux divers regroupements qui veulent aider les hommes en crise.Tes demandes de rencontres avec les ministres de la Santé et de la Justice se multiplient pour tomber dans la filière 13. – Et moi, Julien, j’en ai une autre, celle de ma féministe adorée : «Mythes et faits sur la détresse des hommes.» 2 « Des femmes tuées par des conjoints, c’est tellement fréquent que c’en est devenu banal. Et toléré. Cela n’émeut pas autant que la "détresse" d’un homme qui grimpe sur le pont Jacques-Cartier, et quand on s’en émeut, c’est davantage pour s’attarder sur la "détresse" des meurtriers que sur le sort de leurs victimes, femmes et enfants. Vous 2

Marie Plourde Le temps de changer ? Le Journal de Montréal 11/05/2006 14h20

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savez sans doute que ces actes extrêmes ont parfois d’autres motivations que la détresse, notamment un désir de contrôle et de pouvoir. Le temps de changer, oui : le temps de renoncer aux clichés et aux préjugés. » Micheline Carrier, éditrice du site féministe Sisyphe. # L’entraide pour hommes. – En hébergement temporaire chez moi, Julien, un homme d’affaires divorcé, avait dans la Beauce une vitrerie assez prospère, sauf qu’il avait bâti son entreprise avec un minimum de scolarité. Commerce en croissance, augmentation du personnel, multiplication des problèmes de gestion, bref, il dut affronter des employés plus scolarisés et informés sur leurs droits. Le « staff » après des relations houleuses entre le patron et les employées, se relocalisèrent dans d’autres entreprises, et certains créèrent leur propre entreprise avec l’expérience acquise, et…. la clientèle de Julien. Sa vitrerie passa au feu, et ferma définitivement faute de revenu. Mais, comme on dit souvent en terme québécois, il était « merdeux ». Il gagna le gros lot, un beau million de dollars. En moins de temps, la mafia lui proposa d’ouvrir un bar restaurant… Achat de bateau, dépenses extravagantes, le bloc de papier monnaie fondant comme neige au soleil du printemps. – Bébert, tu oublies, j’ai payé une paire de sein à ma femme. – Oui, julien et tu tombas dans le racket du jeu en espérant que ta chance reviendrait. – Oui, maudit alcool pour noyer la déprime. Cela finit par un divorce et toute la merde d’une rupture comprenant des jeunes enfants, le droit de garde et les accusations de violences. Cette bataille pour garder le contact avec mes trois enfants fut récompensée par un hébergement forcé de trois mois dans un de ces refuges pour hommes : la prison. Julien, suite à des accusations de son ex d’avoir peur d’être violentée et d’avoir violé une ordonnance de maintenir la paix, fut récompensé d’un séjour au club med d’Orsainville. Il devait respecter une distance de 300 mètres entre lui et son ex. Chose des fois impossible à respecter lorsque tu vas chercher tes enfants. Puis, la police l’avait suivi lorsqu’il sortit du bar, lieu de la machine à sous, situé à 200 mètres de son ancienne résidence. J’observai la scène de mon appartement à Loretteville, Julien, un verre dans le nez, arrivant avec sa voiture usagée dans le stationnement, suivi de deux auto-patrouilles feux clignotants. Puis, Julien se faire bousculer à la mode de Miami-vice, les bras sur le capot de la voiture, les jambes écartées par quatre malabars de policier. Je maudissais de ne pas avoir une caméra pour filmer l’action. Un classique pour beaucoup de gars rencontrés à l’Après-rupture. « Un 810, ne signe jamais cela tu te prives pendant un temps indéterminé de l’un de tes droits le plus fondamentaux : Ta liberté. » – Lors d’une émission de radio à Québec, je fus invité à commenter le phénomène des pères. La première fois, parce qu’il y a toujours une première. J’explique la situation de ces hommes qui doivent affronter le système judiciaire. La première demi-heure de l’émission ne provoqua pas

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une ruée sur le téléphone. Faut bien apprendre ce qu’est la radio, À la deuxième période : – Gilbert, met un peu plus de mordant, me dit Josée. Bon me voilà un peu plus agressif. Je mets un peu plus de mordant dans mes propos. Drôle de monde la radio ! Voilà, les lumières se mettent à clignoter. – Allo, ici 93,3. Josée t’écoute… Le reste de l’émission se passe normalement. Rien pour faire un succès ou faire lever les fesses de nos politiciens. Un mois plus tard, toujours à l’émission de Josée, cette fois-ci, j’y mets le paquet: exemple de cas, phénomène généralisé, situation pathétique, la souffrance des enfants, le suicide des hommes, les fausses accusations, l’emprisonnement des gars supposément violents, le féminisme et son pouvoir. L’émission devait durer une demi-heure. – Bebert, une demi-heure ? – Attends. Au bout de 5 minutes, ça flashait sur le téléphone... Douze lignes en tout. – Allo, ici Josée, je t’écoute ! Voilà, c’est parti, mon kiki. Le monde se réveille, enfin. Les gars sortent de l’ombre et s’expriment. Le plus surprenant fut le nombre de femmes appuyant les revendications des papas. Wouah! – Allo, Ici Josée, je vous écoute. Une étudiante en droit de l’université, – Le monsieur de la radio a raison. Le féminisme est présent partout. Je ne veux pas me nommer. Nous sommes obligés d’étudier le féminisme pour passer notre droit. Ce n’est pas un cours ordinaire, mais un vrai endoctrinement. – Allo ! Josée, je t’écoute. Un appel en direct du refuge pour hommes d’Orsainville. – Josée, bravo pour ton émission, Gilbert ! Tu me reconnais ? Plus de 50% des gars en prison pour moins de 6 mois le sont pour bris de mandat de paix. La plupart sont des pères comme moi. Nous sommes une bonne douzaine qui veut parler à la radio et exprimer notre vécu. L’animatrice en fut tellement bouleversée, qu’elle obtint la permission de prolonger l’émission de 30 minutes. – Bébert, c’était moi…. le gars en prison. Tu disais : « mais il reste beaucoup à faire, l’égalité n’est pas encore atteinte pour toutes les femmes. » – Julien, pour continuer leur « combat » ce petit bout de phrase se retrouve maintenant partout où les femmes ont atteint la parité avec les hommes. Je te cite un passage : « Oui, mais les pères divorcés? Dans les faits, environ 80 % des cas de séparation et de divorces se règlent à l'amiable et les pères laissent à la mère, dans la très grande majorité des cas, la garde des enfants. Les pères interdits de voir leurs enfants sont des exceptions. Et, parmi les

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pères qui crient à la discrimination, combien d'hommes violents? » FrançoisDupuis-Déry, Alternatives, vol. 12, No 9, juin 2006 – Tzé qui lui ? – Vois-tu Julien, l’univers est rempli de personnages de très colorés à trop « con-taminés » au dogme féministe. Ce gars, a écrit un livre sur la condition des hommes : Les masculinistes. – Bébert, serait-ce l’art de généraliser, sens unique du genre féminin ? Où vastu me parler d’une guéguerre entre les sexes ? – De la crainte de « tomber » enceinte des années 1960, à la liberté sexuelle d’aujourd’hui avec le droit «mon corps m’appartient » du mouvement féministe, nous avons ouvert la porte à une manne en or pour les marchands de la liberté sexuelle. De la commercialisation des moyens contraceptifs, au soutien à l’avortement libre, en passant par de l’insémination des femmes ménopausées. On ne peut que constater un fait : la facture est refilée aux contribuables. De l’option maternité et travail, en obtenir les deux, et en plus, un support financier de l’état ou du conjoint qu’on déleste, il y a un pas de franchi. Tout obtenir, le pain, le beurre, la vache, le lait et l’argent, sans restreindre l’un au profit de l’autre. – Ce que femme veut…. ! – Julien, nous aimons tous nos femmes, hélas ! Et on constate que le féminisme a créé la discrimination positive pour les inciter au travail. Maintenant que c’est fait, elles réclament des mesures pour un retour, pas tout à fait, aux activités que la nature leur a imposé : la maternité. Il faut leur octroyer d’autres avantages face à une réalité que les hommes ont compris depuis des millénaires : il est très contraignant de faire les deux, le travail et la famille. L’État leur accorde maintenant des avantages, disons des compensations financières pour la reproduction humaine. Il faut aussi les aider à s’occuper des enfants et conserver leur emploi. Bref, ne rien perdre. « Conclusion? Ce n'est ni en prônant un retour aux valeurs conservatrices ni en payant les femmes pour qu'elles enfantent que le problème de dénatalité sera résolu. C'est en permettant aux femmes de conjuguer aisément travail et famille que ces dernières ne se verront plus pousser à faire un choix déchirant entre celui d'avoir les enfants qu'elles désirent et celui de poursuivre leurs ambitions sur le marché du travail. En d'autres termes, la solution à la dénatalité passe par un renforcement des mesures de conciliation travail-famille. » Sophie Mathieu, doctorante en sociologie à l’Université de Carleton – As-tu une idée comment elles vont faire cela ? – # Ce que femme veut…. L’élimination graduelle de l’Église et l’expulsion des péchés, et de ses préceptes ont influencé les jeunes couples dans leurs décisions de procréer 3 . L’enseignement de comportements sexuels répréhensibles il y a quelques 3

Fertilité _ le recours à la FIV va s'accroître.Pdf - population et société France Arnaud Règnier.pdf

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décennies, est maintenant enseigné sous le couvert du comportement égalitaire et de l’élimination des stéréotypes4. Même dans les cours de français, via le MEL (ministère de l’Éducation et loisirs), les féministes ont trouvé un moyen de « normaliser » dans l’esprit des jeunes, les orientations sexuelles, telles que l’homosexualité, le lesbianisme et la bisexualité. Après tout, mon corps mon choix ! Le capitalisme, si souvent dénoncé par nos féministes, influence nos jeunes à s’établir économiquement avant d’avoir des enfants avec, pour incidence, le premier enfant naît vers 28-30 ans. Quant aux hommes, curieusement depuis plusieurs années, leur taux de production spermatozoïdes est en baisse, et ce presque mondialement. « Au ban des accusés », les facteurs chimiques comme les pesticides, les solvants et le tabac. Ce qu’on n’a pas encore pointé, sauf dans un article ici et là, souvent relégué dans la colonne des faits insolites, est le déversement des résidus d’œstrogènes dans les eaux usées. Peut-on filtrer tous les résidus chimiques de millions de femmes utilisant la « pilule »? Et la recycler en eaux potable ? A-t-on des études allant dans cette direction? – Julien, puisqu’on est parti avec des citations, j’en fais une autre : « Are TV exec feminist and movie execs sexist? Nope. It all comes down to money. The key to huge opening weekends for movies is young men: they’re a lose the most likely to give a film repeat business. As a result, say (Elisabeth) McGoverne, “parts in movies for women tend to be less interesting, more the young girls friend.’ On the other hand, she adds, ‘TV advertisers are going after the women, and women have the need to see themselves reflected in interesting, dimensional characters» 5 – Si je comprends bien, ce n’est qu’une question de fric ? Atteindre les femmes, c’est plus payant. – Julien, cela fait bientôt 15 ans que je lis des articles et des recherches sur le mouvement féministe. J’en viens à me poser beaucoup de questions sur les effets négatifs du féminisme et de leurs discours mensongers sur la situation des hommes. Exemple : le nombre d’emplois masculins au gouvernement est en chute depuis les 20 dernières années. Qui s’en inquiète ? Plus de 70% des emplois futurs au sein du gouvernement québécois seront accaparés par la gent féminine. Quelles en seront les conséquences ? – Bébert, je ne vois rien de négatif dans l’arrivée des femmes sur le marché du travail. Elles représentaient à peine 35% de la population au travail il y a 40 ans. C’est une bonne chose, que les femmes aient leur liberté économique. – Qui veut obtenir cette liberté économique ? Les femmes ou le système économique ? La question du siècle : sommes-nous (hommes et femmes) manipulés à deux fins, premièrement : celui d’être dominés en exploitant le mouvement féministe « Orientation 1 – Pour la promotion de modèles et de comportement égalitaires- Objectif 1.1Favoriser une socialisation non stéréotypée des jeunes. » Plan d’action 2007-2010 Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait. Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. 5 page 11 Misandry in Popular Culture 4

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comme étant le dogme du siècle ou, deuxièmement : celui de l’utilisation de cette capacité de dépenser des femmes, conséquence essentielle de l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail ? Mentionné par Catherine Young dans son livre « Spreading Misandry : The Teaching of Contemps for Men in Popular Culture », victimiser un pan de la population pour arriver ensuite en tant que sauveur de ce pan de la population, est vieux comme le monde. Étrangement, malgré le niveau d’éducation de la nouvelle génération, personne ne s’en offusque. Mais vieux comme le monde, sont les moyens de représailles utilisés auprès de ceux osant critiquer ouvertement l’establishment en place, plus sournoisement, celles détenant le vrai pouvoir. – Personne n’ira au front dénoncer ce genre de pouvoir. Un, personne ne le croira; deux, ses semblables lui déconseilleront et n’y trouveront aucun intérêt personnel. – Bébert, tu es paranoïaque ! Dans le rapport de l’Institut de la statistique Québec (ISQ), « État du marché du travail au Québec : le point 2007 »6 démontre que la grande majorité des emplois créés, le sont pour les femmes. Dire autrement, il y a perte d’emploi de nature masculine. «En 2006, les dépenses en biens de consommation furent essentiellement influencées par le 1,5 milliards de dollars versés pour l’équité salariale i ». Une fois, tout l’argent dépensé en biens futiles, les chiffres et données sont éloquents : la stagnation économique viendra remplacer le microboom économique. L’émergence de cette stagnation se reflètera dans - les emplois des secteurs de services, domaines hautement féminins. Le secteur manufacturier, lui, est en déclin accéléré, lieu significatif de pertes d’emplois masculins. Une croissance du chômage est à prévoir et les séquelles de l’oisiveté sur les hommes. Autre incidence : la compétition mondiale. Le coût de la maind'œuvre n’est plus compétitifs versus les marchés asiatiques, les Philippines, l’Inde, et maintenant, la Chine. J’ai souvent mentionné lors de mes interventions en onde qu’il y a actuellement un transfert massif financier d’un sexe à l’autre. Soit de l’homme vers la femme. Le nombre de ruptures conjugales avec enfants de moins de 12 ans est en forte croissance depuis la réforme de la loi du divorce en 1989. On constate dans les années suivant cette réforme, que les projets de loi sous l’étiquette «égalité ou équité », ont pénalisé les hommes directement dans leur portefeuille. Les groupes http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/remuneration/pdf2008/etatMarcheTravail.pdf « Les femmes connaissent une baise importante de leur taux de chômage. Fig 7 page 21- La croissance annuelle de la rémunération horaire est souvent plus élevée chez les femmes que chez les hommes depuis 2000, figure 9, page 24. « En 2007, les femmes bénéficient de la création de 67 300 emplois, tandis que les hommes profitent de 19 000 nouveaux emplois. Cela rejoint la tendance observée de 2000 à 2005 alors que la plupart des nouveaux emplois profitaient aux femmes. En 2006, la situation était exceptionnellement à l’inverse ; les nouveaux emplois se répartissaient presque également entre les hommes et les femmes. Ainsi, en 2007, la part des femmes dans l’emploi total augmente, passant de 46,9 % à 47,6 % tandis que celle des hommes diminue, de 53,1 % à 52,4 %. ». « Les femmes obtiennent plus des trois quarts des nouveaux emplois » Page 16 6

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féministes nous bombardent pendant des années et avec leur fameux « les femmes gagnent 70 % des salaires des hommes.» Ce chiffre peut comporter une réalité sociale, mais se sera toujours influencé par le privilège des femmes de procréer et de donner le sein aux bébés. Accomplir les deux demande une réduction de temps, soit à la famille, soit au travail. Les hommes ont donné toute la latitude aux mères de s’occuper de leurs enfants en bas âge. Il est culturel pour les hommes d’en retirer une forme de fierté de nourrir et de protéger sa famille. Une obligation sociale inculquée depuis des millénaires. Si des femmes veulent pénétrer le monde des hommes, elles devront en respecter les règles. Règles écrites et non écrites, auxquelles les hommes ont fini par y adhérer. Vouloir changer ces règles, sous des lunettes roses, en utilisant le concept « je suis une victime de l’Histoire, j’ai des droits et les autres des obligations ». Ce type d’approche provoquera la répulsion envers les adeptes de ce concept, et sera ignoré par la gent masculine, et tout autant par une majorité de femmes. – Oh ! Que c’est mignon de t’entendre philosopher ! – Julien, réfléchi un peu. L’arrivée massive sur le marché du travail des femmes instruites, a provoqué dans les milieux d’affaire, une frénésie de sollicitation auprès de cette nouvelle clientèle fortunée et sensible à la consommation7. Il suffit de regarder les annonces publicitaires à la télévision et sur les panneaux réclames, pour découvrir à quel point les femmes sont sollicitées. Au niveau politique, que ce soit lors de la dernière élection américaine, française et canadienne, on parle abondement du vote des femmes. Même si le genre féminin vote davantage qu’après avoir obtenu le droit de vote l’intérêt des femmes pour la politique reste limité, même en 2008. Sous la pression des groupes féministes, et ce, pour répondre aux recommandations de la Conférence de Beijing 95 8 , les gouvernements ont débloqué des millions de dollars pour « inciter » les femmes à aller en politique. Le Québec fait bonne figure avec son million annuel. « À égalité pour

Salon de la femme avril 2009 : « Les femmes... ont dépensé 2 milliards $ pour des produits de soins personnels (Étude de la CCTFA). Contrôlent 83 % des dépenses du foyer*; achètent 92 % des marchandises emballées*; achètent 65 % de toutes les nouvelles voitures et influencent 80 % de tous les achats de véhicules (STRATEGY, The Canadian Marketing Report, John Gray, février 1999); gèrent 700 000 entreprises au Canada, soit environ le tiers de toutes les entreprises (Canoe Money, Robert Brehl, janvier 1999) » 8 Rapport de la quatrième conférence mondiale sur les femmes. Beijing, 4-15 septembre 1995: « Mettre en place un système éducatif attentif aux différences de traitement entre les sexes afin d’offrir à chacun les mêmes possibilités en matière d’études et de formation et d’assurer la participation égale des femmes à la gestion de l’éducation ainsi qu’à l’élaboration des politiques et à la prise de décisions » 7

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décider9 ». Les thèmes des projets subventionnés sont des fois éloquents. J’en cite quelques-uns10 : «Le pouvoir au féminin ; se former pour une implication égalitaire ; une pour toutes et toute pour une IX : En route vers les élections municipales ; Pour réaliser l’égalité ; élections 2009 ! En route vers la parité ; la grande ascension vers l’égalité ; femmes et pouvoir Phase 10 ; le pouvoir à croquer III ; Ensemble, au sommet» – Bébert, tu as peut-être raison, mais ce que femme veut, « bin » Dieu doit l’accepter! – Julien, sur le site de la Fédération des femmes du Québec, on y retrouve le « ce que je veux, vous devez me l’accorder ! » Et ce, à chaque fois avec l’argent des autres. Le gouvernement du Québec a versé 1 870,000 $ (récurrents) pour les années financières 2000-2001 à la Marche des femmes. En plus, en vertu de la loi 160, suite au conflit de travail impliquant la Fédération dans infirmières et infirmiers du Québec, 11, 554 219 $ ont été versés à des organismes communautaires. Selon les ententes, 50% fût versée à des organismes entièrement féminins. De la Marche du Pain et des Roses, cela s’est modifié en un organisme La Marche des femmes, donc subventionnée annuellement depuis. « Le 26 mai 1995, 850 femmes ont chaussé leurs souliers et ont marché vers Québec avec 9 demandes. Elles réclamaient du gouvernement québécois des changements visant l’amélioration de leurs conditions économiques. Pendant 10 jours, les marcheuses ont reçu un appui massif de la population. Le 4 juin 1995, après 200 km de route parcourue, près de 20 000 personnes les attendaient à Québec pour appuyer leurs demandes. La Marche « Du pain et des roses » a marqué l’imaginaire des Québécoises et Québécois. En plus de gagner le cœur de la population, le mouvement des femmes du Québec a obtenu plusieurs réponses positives du gouvernement. » Fédération des femmes du Québec – Bébert, je trouve cela normal l’implication des femmes dans leurs revendications. Après tout, elles ont vécu la discrimination pendant des siècles. – Discriminées ! Tu viens de me dire : ce que femme veut, Dieu le veut. Si ce dicton existe, il doit y avoir un fond de vérité ? Je te cite leurs demandes, et des demandes il y en a beaucoup. En voici quelques exemples : Un système de perception automatique des pensions alimentaires avec retenues à la source. Cela fut accordé 15 jours avant la « Marche », le 11 mai 1995, question pour nos politiciens de bien paraître devant l’électorat rose. « À égalité pour décider est un programme d’aide financière visant à accroître le nombre de femmes dans les postes de décision des instances locales et régionales et à réduire les obstacles qui empêchent les femmes de participer pleinement à l’exercice du pouvoir. » Programme et prix- À égalité pour décider - Culture Communication et Condition féminine 10 Projets subventionnés 2008-2009 À égalité pour décider –Culture Communication et Condition féminine 9

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L’accès aux services et aux programmes de formation générale et professionnelle, avec soutien financier adéquat, pour toutes les femmes, et ce, en vue de leur insertion ou réinsertion au travail : accordé. Elles voulaient une place au sein des Conseils d’administration, parce qu’elles n’y sont pas majoritaires en nombre : accordé. Elles voulaient protéger leur maternité, retraite préventive : accordé. C’était fatigant de retourner sur le marché du travail après un accouchement : elles recommandent un congé parental : accordé. Trop fatiguant de s’occuper des enfants, elles demandent le partage des tâches ménagères : accordé. Elles veulent plus d’argent pour s’occuper du nouveau-né : accordé. Elles veulent des bénéfices lors d’un divorce : partage des biens : accordé. Elles veulent maintenir le même rythme de vie que durant le mariage par une pension alimentaire : accordé. Elles veulent s’occuper des enfants et recevoir du fric : prestation fiscale pour enfant et exemption fiscale des pensions alimentaires : accordé. Elles arrivent sur le marché du travail, trop ardu de grimper les échelons salariaux, elles demandent l’équité avec les hommes : équité salariale : accordé. Elles veulent percer des emplois traditionnellement masculins, Concourt Chapeaux les filles : accordé. Le mot femme est absent de la Charte des droits et liberté, faut l’inclure : accordé. Elles veulent une ministre de la Condition féminine : accordé. Elles veulent que la pension alimentaire pour enfant ne soit pas considérée comme un revenu : accordé. Elles veulent faire partie des conseils d’administration sans effort, et ce, par une loi11 : accordé. Elles demandent l’augmentation du salaire minimum : accordé. L’avortement doit être assumé financièrement par tous les citoyens : accordé. La procréation assistée doit être reconnue comme un service de santé : accordé. – Ber….. – Julien, je n’ai pas fini. Elles voulaient qu’on se souvienne d’elles. Elles ont obtenu :La journée « La campagne contre la violence envers les femmes » tous les 25 novembre ; la Journée de l’Égalité, le 17 avril marque la date d'entrée en vigueur d'une des dispositions sur l'égalité (article 15) de la Charte canadienne des droits et liberté ; du 25 novembre au 6 décembre, 16 Projet de loi 107, 2008 : « Le projet de loi prévoit que les deux tiers des membres devront se qualifier comme administrateurs indépendants et qu'au moins le quart des membres devra être issu de la communauté universitaire. Par ailleurs, le conseil d'administration devra être constitué en parts égales de femmes et d'hommes. » Projet de loi 110 - 2008« Le conseil doit par ailleurs être constitué en parts égales de femmes et d'hommes. Lorsque le nombre de membres du conseil est impair, la présence du directeur général comme membre d'office n'est pas prise en compte dans ce calcul. »

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jours «d’activitisme» contre la violence envers les femmes ; le Mois de l’histoire des femmes ; octobre ; la journée des femmes, le 8 mars ; la journée internationale des femmes rurales, le 13 octobre ; la journée commémorative de l'affaire «Personne», le 4 novembre. Et leur symbole québécois de la violence envers le féminisme, la tuerie de la polytechnique le 6 décembre. Pas mal, non ? Et le 1er janvier 2000, nos féministes adorées déclaraient sur la place publique le siècle de la femme et ce, après avoir crié sur toutes les montagnes la décennie de la femme. Et aujourd’hui, dans un mémoire déposé en commission parlementaire sur le Budget, elles réclament «l’Équité fiscale horizontale et verticale pour les femmes.12». Puis en octobre 2012 ce sera la Journée mondiale des filles. Comme tu dis, Julien, elles vivent toute une discrimination. – Bébert, pourquoi as-tu une telle rancune envers les femmes ? Se peut-il que tu n’aies pas réglé tes problèmes personnels ? – Julien, tu es à côté de «la track.» Non ! Tu as peut-être raison sur un point. C’est celui du besoin des hommes. Après la modification de la Loi du divorce en 1989, le taux de divorces à augmenté d’une façon très significatif. La garde des enfants était accordée presqu’exclusivement aux mères. Souvent, sous les conseils de leurs avocats, les papas se faisaient dire qu’ils n’avaient aucune chance d’obtenir plus de temps avec leurs enfants sauf, la recette classique : une fin de semaine sur deux. Alors en bons parents, nos hommes ont demandé la présomption de la garde partagée qu’elle soit incluse dans la loi : refusé. Puis, il y a eu l’affaire Tremblay. – Oui, je me souviens c’était le cas du père (futur) refusant que sa copine se fasse avorter. Il me semble, Bébert, que le droit à l’avortement est primordial pour l’égalité des femmes, et leur corps leur appartient. Les femmes ont le droit d’avorter en cas de violence ou en cas de viol. Si les hommes demandent une opposition à l’avortement, c’est qu’ils veulent contrôler les femmes. Et maintenant un projet de loi fédérale C-15013, établissant que c’est un acte criminel pour un homme d’inciter directement ou indirectement un avortement non désiré. – Julien, dans le cas de Tremblay comme tu dis, nos féministes sont montées aux barricades et elles ont sorti de leur sac la poutine usuelle : la violence conjugale. Le monsieur était violent. Point à la ligne… tous les hommes sont violents. Il suffit de lire leurs discours sur la polytechnique. Les hommes sont tous des violents. L’affaire est classée, les hommes s’ils demandent un droit d’opposition à l’avortement, il sera refusé. Des gars demandent l’égalité et ils Mémoire rédigé dans le cadre des consultations prébudgétaires 2010-2011 sur le retour à l’équilibre budgétaire et les grandes orientations économiques Février 2010. CSF. p 15 13 La Cour suprême du Canada a reconnu dans l’arrêt Dobson c. Dobson que «a grossesse représente non seulement l’espoir des générations futures mais également la continuité de l’espèce. L’on ne saurait imaginer phénomène humain plus important pour la société ». http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?Language=F&Parl=40&Ses=3&Mode =1&Pub=Bill&Doc=C-510_1&File=24 Visité le 11 décembre 2010 12

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veulent un ministre de la condition masculine: refusé. Ils veulent s’organiser et demandent des subventions gouvernementales pour la défense de leurs droits: refusé. Ils demandent des subventions pour créer leurs propres réseaux d’hommes violentés: refusé. – Bébert, des hommes violentés, cela n’existent pas. Ce sont les femmes qui subissent la violence. Afin de mettre en place un service d’aide aux pères, combien de fois j’ai rempli des foutus questionnaires pour obtenir un soutien financier ? – Trop souvent ! # La guerre des nerfs : le fric. La semaine passée, nous avons reçu la visite d’une dg d’un organisme communautaire de la région de Rouyn. Durant la conversation, elle mentionne la situation d’un organisme communautaire de sa région, et avec quelle facilité cet organisme, pour finir son année budgétaire, a obtenu le 20 000 $ manquant de l’Agence de santé de son comté. Et sur le même sujet, elle nous raconta comment la dg d’un autre organisme, fortement subventionné, se payait de petits extras ici et là. Il n’y a rien de surprenant pour moi. En 2001, je fais cette réflexion avec le président du CA de l’Après-rupture : – « Si on dit que les groupes d’hommes ne reçoivent pas autant de subventions de l’Etat, comparé à ceux des groupes de femmes, il faudra en faire la preuve.» Guy, un de nos administrateurs de l’Après-rupture se mit au travail, et il cumula une liste d’organismes ayant une connotation féminine ou ne regroupant que des femmes, ou gérés par des femmes. Une fois sa recherche terminée, via l’accès à l’information, j’envoyai à 50 ministères et organismes gouvernementaux la demande d’information sur le financement des 890 organismes cités. La liste recto verso sur 2 colonnes, faisait une douzaine de feuilles. – Bébert, « quossé » donne de déranger des fonctionnaires avec une telle liste ? Je la trouve exagérée. – Il faut connaître la Loi à l’information14. C’est un outil très puissant, mais il faut respecter le processus et les délais, c’est-à-dire cinquante demandes, cinquante délais, autant d’accusés de réception en théorie, sauf qu’en pratique, un nombre assez élevé d’organismes n’a pas répondu. Il a fallu leur envoyer par courrier certifié la lettre indiquant n’avoir rien reçu. J’ai encore des boîtes pleines d’informations ainsi obtenues sur des organismes dont nous soupçonnions une forme quelconque de détournement des fonds publics ou de mauvais usage des subventions reçues. – Tu es loin de l’entraide auprès des pères ! Dans ma tête, nous devions faire la preuve de ce déséquilibre. Un travail de moine et titanesque avec les moyens et la disponibilité des bénévoles. Mon Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels. L.R.Q., chapitre A-2.1 14

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objectif de base restait de démontrer, chiffres à l’appui, le déséquilibre financier entre les groupes d’aide pour les hommes et ceux des femmes, une forme subtile de discrimination tolérée et encouragée. Cela porta fruit, en 2006, après son élection, la Ministre Courchesne, alors ministre des Relations avec les citoyens, publia un rapport sur les organismes communautaires. Sur le site web Emploi et Solidarité sociale 15 : « Profils régionaux sur le soutien financier » mit à la disposition du public les sommes versées aux organismes communautaires, par région, par comté et par ministère. Un profil par région administrative, soit 17 en tout. Qui sont les principaux bénéficiaires des sommes versées ? Dans le rapport, « Profil régional – soutien financier du gouvernement du Québec en matière d’action communautaire – Capital-National » on mentionne : « Une proportion de 80 % des personnes qui travaillent au sein des organismes communautaires sont des femmes.» Et plus loin : « Par ailleurs, selon les analyses du Secrétariat à l’action communautaire autonome du Québec 23, 62 % du budget des organismes communautaires est consacré aux dépenses salariales (incluant les avantages sociaux), alors que 38 % de leur budget est consacré aux frais généraux. À partir des renseignements relatifs au budget des organismes communautaires et de ces observations, on peut évaluer pour l’ensemble du Québec, que la masse salariale dans les organismes communautaires est de plus de 521 millions de dollars. Ces salaires sont réinvestis dans chacune des économies locales par les salariées et salariés du secteur communautaire. De plus, une portion importante des frais généraux est retournée, par des achats de produits et de services, dans l’économie locale.» Page 59 – En bref, tu me dis que le gouvernement verse des salaires pour qu’ils soient retournés dans l’économie locale ? – En effet Julien, ce sont des assistéEs de luxe. Selon une étude publiée en septembre 2003 par la Table nationale des corporations de développement communautaire, le salaire horaire moyen est de 13,03 $. Selon la même étude, la semaine typique compte 34 heures, et les emplois sont occupés sur une période de 52 semaines. Ces paramètres permettent donc d’établir que le salaire annuel moyen est de 23 037 $. Afin de tenir compte des avantages sociaux, on majore de 10 % le salaire annuel, ce qui le porte à 25 340 $. » – Ber ! Je trouve le salaire normal, raisonnable et pas si élevé comparé à d’autres secteurs. – Salaires moyens! Ce ne sont pas les données observées tout le long de mon enquête. Le salaire moyen d’une dirigeante se situe à plus de 50 000 $ dès « Un aperçu du soutien financier apporté aux organismes communautaires par le secteur philanthropique est également présenté dans chacun des profils.» http://www.mess.gouv.qc.ca/sacais/action-communautaire/profils_regionaux/index.asp

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que les revenus totaux de l’organisme dépassent le 250 000 $. Faire une moyenne, c’est fausser la réalité. Un nombre important d’organismes communautaires existent à temps partiel, un ou deux soirs semaine. « Faire vivre » une organisation avec une subvention de moins de 50 000 $/an, ne justifie pas le maintien d’une ressource rémunérée à plein temps. Les refuges pour femmes reçoivent en moyenne, pour 2009, entre 550 000 $ et 650 000 $ par an. Le nombre d’«employéEs rémunéréEs » entre 40 000 $ et 80 000$ est fréquent. Rien dans tous les rapports « Profils régionaux » en fait mention. Cela ouvre la porte aux jérémiades des lobbyistes professionnels du communautaire en manque de financement… perpétuel. – Pourquoi mets-tu un E majuscule ? – Julien, c’est une nouvelle tactique de nos féministes, adeptes de l’égalité. Elles insèrent un E majuscule pour inclure les femmes. C’est subtil. Un gros E pour représenter la gent féminine et en plus, elles imposent une nouvelle forme grammaticale. – Ce que femme veut…. ! # Le partage de la richesse. De 2001 à 2006, j’avais pris l’habitude de fouiller dans le rapport annuel de certains organismes la colonne dépenses et revenus gouvernementaux. Si c’est de l’économie sociale d’éduquer leurs membres sur l’ « empowerment », donner des sessions sur l’estime de soi, l’auto-défense et autres cours souvent discriminatoires, parce qu’offerts en exclusivité aux femmes16, etc. Sans compter une ribambelle d’organismes de défense de droit, dont leur économie sociale est de marteler le gouvernement pour qu’il leur verse davantage de dollars. J’oublie, les autres organismes supportant les petits pauvres du Tiers monde. Puis la petite « mafia » visitant leur député pour lui déposer une mise en garde : « sinon s’i n'acquiesce pas à cette demande, le groupe a promis de revenir le visiter pour qu'il leur explique sa position17. » Ou le lendemain des élections fédérales : «Des représentantes de groupes de femmes à travers le pays lancent un vigoureux message au nouveau Parlement: les femmes vous

Le Coffre « Favoriser l'intégration des femmes à l'emploi dans des conditions améliorées notamment par la mise sur pied de services d'aide à l'emploi adaptés à leurs besoins. » C.O.F.F.R.E.T. Centre d'orientation et de formation favorisant les relations ethniques traditionnelles en 2008, le MICC leur a versé 157 617 $ pour un revenu total de 230 500$. Les revenus provenant de sources gouvernementales s’élèvent à 228 300 $ . 2 postes sont rémunérés entre 39 999 $ et 79 999 $ (source Revenu Canada année 2007) 17 « Les militantes de Rose du Nord visitent Daniel Petit » par Denis Fortin. Charlesbourg Express, 4 juin 2008. « Le député fédéral de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, Daniel Petit, a reçu le 20 mai dernier la visite surprise d'un groupe de huit militantes du Regroupement des femmes sans emploi du nord de Québec (Rose du Nord). Ces dernières voulaient lui faire connaître leur position sur la Loi C-484, la Loi sur les enfants non encore nés victimes d'actes criminels » 16

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observent. Ignorer l'enjeu de l'équité salariale est l'un des nombreux gestes qui ont fâché les femmes» 18 – Toute une économie sociale! – Cher Julien, il y aura une économie à faire en sabrant dans ces parasites accrochés aux mamelles de l’État, et que nos élus s’attaquent plutôt à créer la richesse. À force d’envoyer des lettres ouvertes sur le manque de ressources adaptées pour les pères en difficultés, puis sur le financement, en particulier, les organismes de pression féministes et les refuges pour femmes violentées, le Journal de Québec finit par publier, sous la plume de Jean-Jacques Samson un article « L’association des plumés 19 » sur les sommes versées aux organismes communautaires du comté de la députée en place Agnès Maltais. « Quant aux libéraux de Jean Charest, ce sont de purs masochistes. Ils financent des milliers de groupes et d'associations de la filière de la gauche sociale pour organiser la lutte contre le gouvernement libéral, qu'ils associent de façon démagogique au néolibéralisme et à une droite sauvage. »…..« Les centrales syndicales et les organismes communautaires s'étaient regroupés dans un Réseau de vigilance pour la santé démocratique du Québec. Ceux-ci prétendaient constituer une «opposition citoyenne» au gouvernement Charest, dont ils ne reconnaissaient pas la légitimité. Ils ont fait beaucoup de vacarme et Jean Charest a été effrayé. Depuis, les budgets sont reportés à l'aveugle sur le pilote automatique. » «   Ces  organismes  sont  le  plus  souvent  subventionnés  au  niveau  «  national  »,  et  pour  chaque  filiale  régionale  qui  répand  le  message  concocté par le bureau central. Les dédoublements foisonnent par ailleurs  dans  cette  industrie  du  lobby  social :  de  nombreux  organismes  représentent les mêmes clientèles, sur le même territoire. Une partie des  fonds  publics  est  alors  dilapidée  dans  des  salaires  aux  permanents,  la  location de bureaux, lʹachat dʹéquipements ou de services nécessaires à la  «vie associative», selon le jargon du milieu.  » Michel Hébert dans le Journal de Québec, le 4 janvier 2007 publiait : « Québec à versé 635 M $ à 5 072 organismes communautaires - Et le budget gonfle sans cesse. «Certains de ses collègues du Conseil des ministres estiment qu’«une révision», sinon un ménage, s’impose dans cette nébuleuse dont le budget gonfle sans cesse. Mais (Mme Courchesne) elle résiste. «Ces organismes accomplissent, selon elle, un travail «indispensable» auprès de la population ».

Source : Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne http://www.egalitedesfemmes.ca/ ) Ottawa 18 nov 2008 19 1 juin 2007 « L’association des plumés » Journal de Québec. 18

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Mme Durocher et moi, on s’est fait dire la même chose lors de la rencontre avec l’attaché du ministre de la Santé, grand amateur de thon : « ces organismes jouent un rôle important dans la société ». Ce à quoi répondit Mme Durocher : « cheap labor ». Après l’envoi de la liste des OSBL subventionnés à tout ce qui bouge (un peu) à Québec, la radio 93,3 de Québec m’appelle à 7h15 du matin pour une entrevue radiophonique à 8 h sur le sujet. Pas de grandes réactions du public après l’entrevue, comme quoi l’ère de Duplessis est bien incrustée dans l’esprit de la population : c’est le gouvernement qui paie, c’est bien correct. Vive la redistribution des dettes sur la prochaine génération ! –

Vive le partage de la richesse….!  #

Communautarisme Le local de l’après-rupture est logé dans un centre communautaire de Loretteville. Loretteville est une petite localité de banlieue de la ville de Québec, et adjacente au village Huron : Wendake. Je demeure à Loretteville, à deux pas de la piste cyclable. Cette piste passe à côté du centre communautaire. Mon appartement, un 4 ½ est situé au deuxième d’un duplex rénové depuis peu. Il y a du tapis dans les deux chambres, une cuisine salle à manger et salon en espace ouvert. Balcon en avant et en arrière, idéal pour prendre du soleil et écouter la nature chanter au printemps. La chambre principale, fait la moitié de l’appartement. Du côté est se trouve mon lit, au centre mon bureau avec tout l’équipement informatique et mes piles de documents. L’autre partie de la chambre, loge ma commode antique, le classeur ainsi que la grosse photocopieuse, un don d’un père bénévole. Je reçois à l’occasion un père dans ce lieu. Lui assis sur une chaise de bois, moi dans le fauteuil, don de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Aussi surprenant que cela puisse paraitre, le gars ne voit rien de ce qui m’entoure. Il vit dans sa bulle à problèmes. Je lui aurais demandé, si j’avais une moustache, il aurait été incapable de répondre. Pour me rendre au bureau de l’organisme, je prends la piste cyclable. Cela me donne une occasion d’améliorer mon cardio, tout en regardant les superbes filles en patins à roues alignées, surtout lorsqu’elles sont légèrement vêtues d’un short raccourci au maximum. C’est bon pour le moral du macho ! Pendant la première année d’existence de l’Après-rupture, je prends mon bâton de pèlerin pour rencontrer les députés des environs, et aussi la ministre de la famille. En ce temps-là, nous ne sommes pas encore de gros méchants masculinistes. Pour moi, mon objectif de base consiste à instaurer un réseau d’entraide pour les pères en situation de rupture. – –

Alors, tu  as  bien  reçu  de  l’argent  des  impôts  et  taxes  des  contribuables !  Bien sûr ! 

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Le bureau du député de Loretteville se trouve à moins de 5 minutes du centre communautaire où nous avons notre local. En fait, c’est deux locaux, de 9 pieds par 10, séparés par une porte adjacente et capitonnée. J’avais demandé qu’elle le soit, afin de préserver l’intimité lors des rencontres personnelles. Je me rends chez le député, avec la ferme intention de le convaincre sur la nécessité d’une ressource d’aide pour les pères. Oh combien de fois l’ai-je dit ! –

Bonjour, le député est‐il là ?  Pendant que j’attends dans la micro salle d’attente, face à moi, la secrétaire compile une liasse de chèques, probablement pour le communautaire du comté. Surpris de la hauteur que cela faisait, plus haut qu’un verre ou une tasse de café (format géant), je lui demande mi-sérieux, mi-drôle : –

Vous «zavez» un chèque pour moi ?     Trois jours après, mon député me remet un chèque du Ministère de la Famille. Séance de photo…svp ! C’est pour l’Histoire ! Durant cette période, de 1998 à 2002, nous étions de sages bénévoles au sein de la communauté locale. Bien sûr, petit à petit, des dénonciations et des plaintes apparurent dans le décor. Je t’en réserve quelques paragraphes plus loin. Michel Kelly-Gagnon, tout nouveau président du Conseil du patronat, souligne dans une lettre ouverte les sommes versées aux « groupes d’action communautaire et qui s’en servent plutôt pour faire de l’activisme politique 20».Ses propos : « Je sais que plusieurs personnes dans le milieu des affaires et dans la population en général, partagent mes préoccupations. Ils devraient pouvoir les exprimer sans risquer d’être faussement accusés d’attaquer les organismes communautaires dans leur ensemble. » En moins de 15 jours, il dut « se la fermer » et « jouer » son rôle de président du Conseil du patronat. «[…] il n’a pas été nécessairement appuyé de tous ses pairs et son projet de lettre a été court-circuité par des membres du CPQ, lorsque cette lettre a été envoyée au journal La Presse. Kelly-Gagnon a dû refaire une version édulcorée de sa première attaque, le caractère hargneux envers les groupes communautaires qu’il avait exprimé précédemment lui a amené nombre de critiques virulentes, notamment dans les rangs de son Conseil. Le CPQ n’a pas l’habitude de la controverse, il est avant tout un lobby, avec une perception à peu près égale dans les médias avec les centrales syndicales. » Auteur inconnu « Avis aux membres du Conseil du patronat du Québec (CPQ) qui ne l'auraient pas remarqué, votre nouveau président, Michel Kelly-Gagnon a entrepris en votre nom un nouveau combat. Il invite le gouvernement à «couper leurs subventions» aux groupes communautaires qui contestent

« Du communautaire à la politique » Michel Kelly-Gagnon, président du Conseil du patronat du Québec. La Presse, samedi 27 mai 2006 page A27 20

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des politiques et des projets. » Michel Venne Le Devoir, dimanche 29 octobre 2006. P. A7 Patronat et société « À l’évidence, Monsieur Kelly-Gagnon amorce sa présidence à la tête du Conseil du patronat en cassant du sucre sur le dos des groupes communautaires, qu’il considère comme un vulgaire lobby concurrent du sien. Mais ils sont là pour rester, solidement enracinés dans la collectivité, élément incontournable et précieux du "modèle québécois". On aurait pourtant espéré d’un personnage public occupant de si hautes fonctions qu’il s’attaque plutôt à des adversaires déclarés d’un développement économique respectueux de notre société. » Daniel Lamoureux, coordonnateur du Comité aviseur de l’action autonome. 31 mai 2008 sur le site de Cybersolidaire. Bébert, tu ne vas pas t’attaquer au communautaire ? Leur rôle dans la société québécoise est essentiel. Les organismes aident et soutiennent les citoyens de quartier. Les femmes sont des actrices de l’évolution sociale en donnant l'impulsion à des changements sociaux positifs et à des progrès en matière de droits humains bénéficiant à tous. Les femmes continuent à faire l'objet de violences et de discriminations ; elles sont particulièrement touchées par la pauvreté, la dégradation de l'environnement, la maladie, et sont souvent prises pour cibles lors de conflits armés, ou au nom de traditions culturelles ou religieuses. Les femmes défenseur(es) des droits humains, en particulier, sont fréquemment attaquées en raison de leurs actions visant à protéger les droits d'autres femmes. Julien, tu es en train de «rosir», encore un peu, je te nomme président de la fédération des femmes. As-tu bouffé des hormones ? Aucune chance, elles n’acceptent pas des hommes au sein de leur CA. Tu sais le communautaire a reçu 666 625 581.18 $ et ce pour 4 964 organismes en 2007. (5 085 OSBL et 794 678,742 $ en 2009). Lors de la dernière visite sur le site Web : Portrait du soutien financier gouvernemental 21 , le total des subventions versées à 5 009 organismes communautaires, le 4 mars 2008, était de 727 millions d’excellents dollars canadiens,22 Il est facile d’imaginer, avec leurs Réseaux, leurs Tables, leurs collectifs, leurs Comités, leurs Groupes, leurs Regroupements de groupe et leurs Fédérations, si un article porte ou peut ou pourrait porter préjudice à leur « économie » sociale, l’auteur de l’article se fera crucifier sur la place publique via un communiqué transmis via CNW dans les 6 prochaines heures. Julien, je suis prêt à m’attaquer au financement des organismes communautaires. Ce sera le sujet de mon prochain roman. Peut-être un roman, comme celui de la banque du Vatican.

Portrait du soutien financier gouvernemental : http://142.213.167.138/bd_recherche/portrait/formreporg.asp 22 Le 10 décembre 2009 à 17 :36, il était de 794,678,742.18$ pour 5085 organismes. 21

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T’as de l’ambition, mais cela servira à quoi au juste ? Personne n’ira dépenser un 14,99 $ pour lire comment ses impôts et taxes sont utilisés et rendent service à la communauté. – J’en fais un pari. Regarde le vérificateur général du Québec, dans son rapport daté du 4 novembre 200823, il souligne l’absence de vérification auprès des organismes communautaires ayant reçu des subventions gouvernementales. « Nos travaux ont mis en lumière plusieurs déficiences, dont les principales sont énumérées ci-dessous : Les sommes distribuées en appui à la mission globale est accordé sur une base continue et elles sont reconduites d’année en année pour la quasi-totalité des organismes, avec une certaine indexation. Le MSSS et les agences vérifiées n’effectuent pas de réévaluation systématique et périodique du montant accordé à chaque organisme en fonction de ses réalités, donc de ses besoins réels et de son offre de services. » – Pas un seul mot sur le sujet dans les médias. Tu vas perdre ton temps. # La fin… De 1998 à 2006, malgré de nombreux échanges avec le député de mon comté et la ministre de la Famille pour obtenir un financement récurrent de l’organisme, l’organisme se déclarer forfait avec un compte de téléphone en souffrance de 2 000.00 $. 2005, j’abandonne la ligne 800 sans frais, fautes de fonds. Pour beaucoup d’hommes cette ligne téléphonique, était un contact pour laisser leur trop-plein, demander conseil et souvent pleurer tout en conservant l’anonymat. Il s’ensuivit une période assez houleuse entre les responsables du centre communautaire et le président de l’organisme. Faute de fonds récurrents, je finis par fermer le local et déménager mes outillages gentiment entreposés dans le sous-sol du centre. En déménageant de Loretteville vers Québec, mon député devint celui du comté d’Agnès Maltais. Connaissant son affiliation à certains groupes de son quartier, je me suis dit : «mon chien est mort». J’obtins ma confirmation quelques années plus tard lors d’une rencontre en tête à tête. Les hommes ne souffrent pas ! N’est-ce pas ? 2005, la dernière année de la ligne téléphonique 800 sans frais, je reçois entre 3 et 5 appels par jour, 7 jours par semaine. Début 2006, je décroche complètement de l’aide auprès des pères. La force, la patiente d’écouter et, surtout, l’absence de ressources pour me soutenir et offrir du soutien à ces gars n’étaient plus là. J’écoute les gars avec leur problème de contact avec leurs enfants, leur difficulté de comprendre le système juridique, souvent en situation de pauvreté, si ce n’est pas au bord du suicide. Les dossiers sont lourds, très complexes. Je prends conscience de ma limite dans le comportement psychologique de ces êtres humains. Dans un rapport dans Le Quotidien du 22 mai 200724 parle de divorce et de dépression en ces termes : http://www.vgq.gouv.qc.ca/publications/rapp20082009/Rapport2008-2009-T1.pdf Rapport du Vérificateur général du Québec à l’Assemblée nationale pour l’année 2008-2009 23

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« Les hommes et les femmes ayant divorcé ou s'étant séparés étaient plus susceptibles que ceux qui étaient demeurés en couple de déclarer une baisse de soutien social. Tel était le cas chez 19 % des hommes et 15 % des femmes qui n'étaient plus avec leur conjoint, tandis que chez les hommes et les femmes qui l'étaient toujours, les chiffres correspondants étaient 6 % et 5 % respectivement. Des travaux de recherche donnent à penser que la perte de la garde des enfants ou un changement en ce qui a trait aux responsabilités parentales constitue l'un des aspects les plus stressants de la vie d'un homme à la suite d'une rupture. Selon l'analyse des données de l'ENSP, 34 % des hommes dont l'union s'est brisée résidaient avec au moins un enfant de moins, comparativement à 3 % des femmes. » # Le sexisme unisexe. Lorsqu’en 1995, mon couple « prit une débarque », j’étais le parfait candidat au suicide. Je suis sorti de l’abîme grâce à mon bénévolat auprès de mes semblables. Rien de tel que d’avoir devant soi le reflet de soi-même. Le niveau de résilience varie chez chaque individu. Merci à papa et maman de m’avoir soutenu durant cette période de noirceur… intense. Ce n’est pas le cas pour tous ceux qui traversent le désert de la solitude après une rupture affective et l’effondrement de leur famille. Malgré les études démontrant les risques de suicide du côté des hommes, et, plus particulièrement ceux en âge de subir une rupture conjugale avec de jeunes enfants, les médias ont, chaque année, soulevé ceux des moins de 20 ans. Pourtant, la majorité des suicides masculins le sont entre 35-50 ans. Pourquoi vouloir ignorer ou étouffer ce fait? Avis scientifique : Nicole, Genevièvre, Julie, Sylvianne, Anne, Johanne, Louise, Claire, Marthe, Marie, Caroline, une autre Nicole, Lyne, Chantale, autre Marthe, Jasline, une autre Louise, Ginette, Marie-Claude, quelques moutons égarés : Guy, Christian, Serge, Luc et Daniel. Voici les experts-es sur les suicides des hommes. Mise en page Isabelle, Claire, Marie-France et Marie-Josée. Document : Avis scientifique sur les interventions efficaces en promotion de la santé mentale et en prévention des troubles mentaux, Développement des individus et des communautés. 25» Trouvez l’erreur. En voici le contenu : Limite de l’avis :

Rupture conjugale et dépression subséquente – Michelle Rotterdann – « Les données proviennent de la composante longitudinale de l’Enquête nationale sur la santé de la population (cycles de 1994-1995 à 2004-2005) et couvrent uniquement la population à domicile. » Statistique Canada 2007 25 http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/789_Avis_sante_mentale.pdf Visité le 7 févier 2012. Avis scientifique sur les interventions efficaces en promotion de la santé mentale et en prévention des troubles mentaux. Mai 2008 24

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« Mentionnons d’entrée de jeu que le suicide ne sera pas traité dans le présent avis. Comme le suicide constitue un problème important au Québec, cette problématique a déjà fait l’objet de plusieurs documents d’orientation au Québec. La stratégie d’action face au suicide (1998) présente entre autres les principales mesures, incluant celle en prévention, à mettre en place au Québec. Aussi, l’INSPQ (2004) a publié un avis scientifique concernant la prévention du suicide auprès des jeunes. Enfin, l’action face au suicide est également inscrite dans le Plan d’action en santé mentale 2005-2010 : la force des liens au MSSS. » page 13 Il y a quand même un peu d’espoir. Dans une présentation de Lorraine Deschênes (encore une femme) de la direction de la Santé mentale, on y retrouve dans sa présentation une «intervention auprès des hommes». Et pour ne point être sexiste, on rajoute «et des jeunes». Et «un coordonnateur au MSSS pour la santé des hommes». – Ah enfin ! Tsé qui le gugusse?26 Lors d’un tête-à-tête avec la ministre de la Justice, madame Linda Goupil, sur la question du sexisme dans le domaine de la famille et, plus particulièrement celui des pères en situation de rupture, me répondit : – Monsieur Claes, il n’y a pas de sexisme au sein du gouvernement... J’avais préparé le coup. De mon sac, je sors la toute dernière étude financée avec l’argent de ceux qui gagnent 30% de plus que les femmes. – Madame Goupil, regardez la photo sur ce document sur les hommes. On y retrouve 4 jeunes filles n’ayant pas encore connu la maternité. Pas un seul homme sur la liste des auteurs. Pourtant c’est une étude sur la situation des pères séparés. Expliquez-moi ce sexisme? Son attachée, sortie du bureau, et quelques minutes après, revient avec quelques prospectus. – Monsieur Claes, nous ne faisons pas de discrimination. Constatez par vousmême. Sur les dépliants «de la famille», on y voit la photo d’un homme et d’une femme. – Madame Goupil, et après, vous pensez que par cette photo, vous réglez le problème de la discrimination? Quatre ans plus tard, toujours pas de changement. Faut-il en vouloir à ces politiciens ? Il suffit de compter le nombre d’étudiants inscrits en science sociale. Un gars pour 20 filles, si ce n’est pas plus souvent un gars (égaré) sur 35 filles. Pendant ce temps, on continue d’encourager les « fifilles » d’aller dans les domaines de Génies et d’Informatiques, « …parce que l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas encore atteinte ». Prévenir le suicide au Québec Cegep- 25 mai 2005 http://www.fedecegeps.qc.ca/36_evenements/prev_suicide/prevenir_le_suicide_au_quebec_cegeps. ppt?PHPSESSID=9c5141b969d358635ceae133616d9389. 26

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Qui est le gugusse ? Je te résume un chapitre sur le sujet. Rappelle-moi à l’ordre, c’est le dossier Rondeau. Le 24 septembre 2008, le Conseil de la famille sortit : « L’engagement des pères » Rapport 2006-2008 sur la situation et les besoins des familles et enfants ». Je reçus le rapport écrit le 19 octobre. Le Devoir avait déjà une copie en main depuis le 23 septembre, et ce, pour « pondre » un article dépeignant subtilement une image négative des pères. « Rapport du Conseil de la famille et de l'enfance - les pères sont de moins en moins présents auprès de leurs enfants 27». À lire le texte d’introduction sur le Conseil de la Famille. Je ne sais pas si on veut insinuer par ce texte les bienfaits du féminisme : « Le double mouvement qui a incité les femmes à occuper la sphère publique par leur participation massive au marché du travail a amené les hommes, de leur côté, à occuper une plus grande place dans la sphère domestique. Dans le sillage des grandes évolutions sociales, comme le mouvement d’émancipation des femmes et la démocratisation des relations familiales, nos attentes envers les pères se sont diversifiées. Ces phénomènes ont été accompagnés par une plus grande fragilité des unions conjugales, par l’augmentation des unions libres et par la décroissance des mariages, une tendance particulièrement vigoureuse au Québec. » Je décode l’énoncé : « a amené les hommes, de leur côté, à occuper une plus grande place dans la sphère domestique», cela veut dire que grâce au féminisme, les hommes occupent maintenant la « sphère domestique»? C’est subtil. Répété à l’infini, on conclurait : les hommes ne se sont jamais occupé « de la sphère domestique ». En bref, sans la femme, point de paradis possible. Je crois entendre un sermon du curé. Cette fois-ci, la nouvelle religion est le féminisme. La vérité, le gouvernement du Québec a tout mis en œuvre pour « envoyer», les femmes y compris les mères, sur le marché du travail. A-t-on enrichi le noyau familial? Où a-t-on provoqué graduellement l’effritement de la famille traditionnelle ?28 « Rapport du Conseil de la famille et de l'enfance - Les pères sont de moins en moins présents auprès de leurs enfants ». Le Devoir 24 septembre 2008: « Bien que l'implication des pères auprès des enfants ait des effets bénéfiques avérés, le temps qu'ils passent auprès d'eux est en baisse depuis dix ans parce qu'ils consacrent de plus en plus de temps au travail et aux déplacements pour s'y rendre. » 28 Note : « Au Québec, depuis 1991, on observe une baisse de la proportion de la population adulte légalement mariée et parallèlement, une augmentation de celle vivant en union libre. Ce changement dans la répartition de la population selon l’état matrimonial a été l’une des principales transformations qu’a connues la population québécoise au cours des dernières années. Depuis vingt ans, celle-ci connaît déjà une augmentation substantielle des proportions de familles monoparentales avec enfants de moins de 18 ans et de la population de 15 ans et plus vivant seule. En fait, vivre seul au Québec est plus répandu chez les femmes que chez les hommes, ce qui s’explique en grande partie par le fait que celles-ci survivraient à leur mari et que, contrairement à elles, les hommes se remarient plus souvent après le décès de leur conjointe. De plus, on constate que si la proportion de familles monoparentales observée au Québec est comparable à la moyenne canadienne, pour les personnes seules, le Québec enregistre la proportion la plus élevée au sein des provinces canadiennes. Institut national de santé publique »- Conditions démographiques et culturelles, 10 mars 2006 27

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La dichotomie dans ce genre de discours est flagrante. D’un côté, on souligne que les hommes prennent une place plus grande auprès de leur enfant, et dans le texte du Devoir « Les pères sont de moins en moins présents auprès de leurs enfants », on insinue le contraire. Il faudra que les «fifilles» se mettent sur la même longueur d’onde. Une telle contradiction leur fait perdre toute crédibilité. En fait, je me pose la question : le 20e siècle fut une période de croissance économique, de développement scientifique et d’exploration extraordinaire. Estce grâce à l’arrivée du féminisme ou selon l’ajustement de l’économie du marché ? C’est certain, qu’on me réponde : « c’est grâce à l’arrivée des suffragettes vers la fin du 19e siècle ». Ce qu’on ne dit pas, les suffragettes doivent leur existence à leur conjoint fortuné. Un petit groupe d’hommes syndiqués, quelque part en Angleterre, permis aux femmes de ces mêmes syndicalistes d’utiliser leurs locaux. Ce fut encore un homme qui leur insuffla les bases du mouvement et ce, assis sur le concept à la mode, le marxisme. Du côté de l’Angleterre, au début de siècle 1909-21, « SexDisability Repeal Act » - promut le droit aux femmes d’occuper tous les postes au sein du gouvernement. Du côté des États-Unis, plus récemment, The VAWA Act 29 fournit aux groupes féministes quelques milliards de dollars pour la promotion de la «violence envers les femmes». Ici au Canada, c’est sous le régime Trudeau qu’on doit la nomination d’hommes à la responsabilité de la condition des femmes : Marc Lalonde fut délégué à la Situation de la femme de 1974 à 1979. Puis sous le Nouveau parti démocrate, David Macdonald de 1979 à 1980 et, enfin, Lloyd de 1980 à 1981. Quelles furent les conséquences de l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail, puis, sur les enfants et leur éducation? « De plus, l’accroissement de l’autonomie économique des femmes a modifié les modèles familiaux et les relations des parents avec les jeunes. L’école se voit ainsi confier une partie des responsabilités en matière de garde d’enfants, de socialisation, d’éducation citoyenne ou de santé. L’école est ainsi davantage appelée à jouer un rôle supplétif et à offrir un milieu de vie ancré dans sa communauté. » L’évolution des valeurs et des aspirations. Conseil Supérieur de l’éducation- Plan stratégique 20072011

The Violence Against Women Act of 1994 (VAWA) http://www.gpo.gov/fdsys/pkg/BILLS109hr3402enr/pdf/BILLS-109hr3402enr.pdf Visité le 6 février 2012 Is a United States federal law. It was passed as Title IV, sec. 40001-40703 of the Violent Crime Control and Law Enforcement Act of 1994 HR 3355 and signed as Public Law 103-322 by President Bill Clinton on September 13, 1994. It provided $1.6 billion to enhance investigation and prosecution of the violent crime perpetrated against women, increased pre-trial detention of the accused, imposed automatic and mandatory restitution on those convicted, and allowed civil redress in cases prosecutors chose to leave unprosecuted. Joe Biden, démocrate en fut un défenseur des organismes tel que le Legal Momentum et The National Organisation for Women. 29

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Je reçois tout juste un courriel de Walter sur un article signé sous le pseudonyme d’Angry Harry 30 . En quelques images, il résume les conséquences de la mouvance sociale sur la cellule familiale. En l’espace de quelques années, le gouvernement du Québec (et bien d’autres) a réussi à sortir de la maison les « mères au foyer » pour les envoyer travailler à « enrichir la collectivité ». Pourtant, « au sein des provinces canadiennes, c’est au Québec que l’on retrouve la plus forte proportion de la population vivant sous le seuil de faible revenu en 2001 (19,1 %) et ce, malgré la diminution enregistrée au cours des dernières années »31. Doit-on faire une corrélation entre la féminisation de la société québécoise et l’accroissement de la pauvreté, même si l’accroissement des femmes sur le marché du travail à doublé en l’espace de 30 ans32? Quel est le lien entre cette féminisation sociale et le taux de suicide des hommes ? Enfin, pourquoi un stress aussi élevé auprès des femmes si, en théorie, le travail devait procurer aux Québécoises l’accès à plus de confort?33 Qui furent les premières militantes? Des femmes de la haute bourgeoisie s’emmerdant royalement de l’absence de leur mari. Avaient-elles des besoins 30 The models are based on information contained in Appendix B of Suffering Patriarchy, by Robert Lindsay Cheney Jr. The models mention the term "parens patriae". That literally means "parent of the country" 31 Analyses thématiques- Institut national de santé publique. Dernière mise à jours le 10 mars 2006 32 « Le rapport révèle aussi que la croissance a été particulièrement spectaculaire dans les niveaux d'emploi des femmes qui ont de très jeunes enfants. En 2004, 65 % des femmes ayant des enfants de moins de trois ans avaient un emploi, soit plus du double du chiffre enregistré en 1976. De même, 70 % des femmes dont le plus jeune enfant avait entre trois et cinq ans effectuaient un travail rémunéré en 2004, comparativement à 37 % en 1976. De plus, la part des femmes monoparentales occupant un emploi a augmenté de façon spectaculaire au cours des trois dernières décennies. En 2004, 68 % des mères seules avaient un emploi, alors que ce chiffre était inférieur à 50 % en 1976. » Le Quotidien- mardi 7 mars 2006 – Statistique Canada 33 Item. « De manière générale, le portrait de l’état de santé psychosociale ou mentale des Québécoises et des Québécois n’est pas très reluisant. Ainsi, la proportion de la population ayant vécu un épisode dépressif majeur semble être en hausse depuis 1996-1997. De plus, on ne perçoit pas de diminution significative de la mortalité par suicide. En fait, depuis 2000, on assiste à un retour au niveau de mortalité par suicide observé au cours des années 1980 et ce, suite à la légère hausse de celle-ci durant les années 1990. Enfin, depuis une vingtaine d’années, l’écart très marqué de mortalité par suicide entre les sexes persiste. En effet, la mortalité par suicide chez les hommes demeure 3 à 4 fois plus élevée que celle chez les femmes. Sur les plans canadien et international, le Québec fait aussi piètre figure, car il affiche non seulement le taux de mortalité par suicide le plus élevé du Canada, mais aussi un des plus élevés du monde industrialisé. Seuls les taux de mortalité du Japon et de la Finlande excèdent celui du Québec. De plus, mentionnons qu’en 2003, au sein de la majorité des provinces canadiennes, le Québec affiche la plus forte proportion de la population éprouvant un stress quotidien élevé. »

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financiers? Non, elles œuvraient dans l’éducation, la médecine et la politique. Politiquement, le parti Libéral de l’Angleterre et presque tous les autres partis politiques depuis est en mode flirt avec les groupes de femmes militantes. Que ce soit de l’Angleterre34, terre de naissance des suffragettes où Barack Obama35 avec son élection aux États-Unis ou, plus proche, le parti souverainiste québécois36 et le parti Libéral. # La politique et les femmes. « Il faut en finir une fois pour toutes avec ces supposées qualités spécifiques de l'un ou l'autre sexe. La politique demeure un terrain d'affrontement, de compétition, où la quête du pouvoir implique la trahison, la feinte, l'esquive, la manipulation. Une femme politique qui se refuse à ces pratiques a peu d'avenir. Et cet argument pourrait vraisemblablement s'étendre à l'ensemble des secteurs d'activité Loin de nous l'idée que la politique soit réservée aux seuls cyniques et arrivistes des deux sexes. Mais force est d'admettre que les femmes qui aspirent à gouverner ou gouvernent ne sont pas différentes de leurs confrères mâles. Et si ces qualités dites féminines avaient plutôt découlé 34

“At the great meeting of his party at the Albert Hall, December 10, 1909, after indicating his own continued opposition to women's suffrage, Mr. Asquith said: " Nearly two years ago I declared on behalf of the present Government that in the event, which we then contemplated, of our bringing in a Reform Bill, we should make the insertion of a suffrage amendment an open question for the House of Commons to decide (cheers) . Our friends and fellow- workers of the Women's Liberal Federation (cheers) have asked me to say that my declaration survives the expiring Parliament, and will hold good in its successor, and that their cause, so far as the government is concerned, shall be no worse off in the new Parliament than it would have been in the old. I have no hesitation in acceding to that request (cheers). WOMEN'S SUFFRAGE A SHORT HISTORY OF A GREAT MOVEMENT BY MILLICENT GARRETT FAWCETT, LL.D. 3535 “The pressing questions for Barak Obama: Will Women get a fair choice in his cabinet?” Pge 10 The Globe and mail – 11 novembre 2008. 36 « Pauline Marois nous conduira à l’indépendance par Andrée Ferretti », écrivaine- 14 nov 2005 sur le site de Sisyphe. « Sa stratégie de 2004 : Pauline Marois avait proposé un plan de match pour la souveraineté, qu'elle avait publié dans le journal La Presse, le 20 avril 2004. Son plan de match était en quatre quarts, comme au football. Premier quart : l'élection du Bloc québécois pour défendre les intérêts du Québec à Ottawa (le Bloc a gagné 54 des 75 sièges du Québec à l'élection fédérale de juin 2004). Deuxième quart : un projet de société pour gouverner le Québec. Selon Pauline Marois, le Parti québécois devait renouveler son programme social-démocrate pour offrir une solution de rechange au gouvernement Charest. Un gouvernement du Parti québécois aurait également fait la démonstration de la nécessité, pour le Québec, de contrôler ses impôts, ses lois et ses traités internationaux. Troisième quart : un mandat pour préparer la souveraineté. Pauline Marois proposait d'une part la formation d'une assemblée constituante qui aurait rédigé un projet de Constitution d'un Québec souverain, et, d'autre part, la création d'un ministère de l'Accession à la souveraineté, qui aurait mis en place les mesures de transition. Quatrième quart : un référendum sur la souveraineté. Ce référendum aurait présenté un projet de pays incarné dans une Constitution et muni d'un plan gouvernemental de transition vers la souveraineté. » Plan de match pour la souveraineté 26 juin 2007 – Radio Canada =En profondeurBiographie Pauline Marois Une souverainiste de la première heure

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du rôle qui leur était jadis attribué dans la société traditionnelle ? La discrétion, la modestie, la délicatesse, la réserve, la douceur correspondaient à l'image de la mère et de l'épouse telle qu'on la souhaitait. La femme moderne, décomplexée, affranchie, ambitieuse, parfois en quête de pouvoir, a fracassé cette image de la féminité. La nondifférenciation des sexes dans l'espace public est devenue une réalité de l'époque. La féminité et la masculinité, bien malin celui qui peut les définir de nos jours. » Denise Bombardier Le Devoir, 7 septembre 2008. « Les femmes et la politique » C’est surprenant de « surfer » dans le passé sur le Web et lire la mouvance féministe dans la sphère politique cent ans plus tard. Cela n’intéresse qu’une infime partie des femmes. Au Québec, certains gourous de la science politique ont découvert à travers les gènes, une particularité manquante aux femmes : la politique. C’est la raison du financement par le gouvernement d’un programme éducatif afin d’encourager le sexe féminin à s’impliquer davantage en politique. Un million de dollars par an... ce n’est pas la fin du monde, mais cela aide. Je cherche encore dans un esprit d’égalité, le programme équivalent pour le genre masculin. J’ai exploré l’histoire des suffragettes. On y retrouve souvent un papa riche ou un mari bien nanti, soutenir financièrement leurs ambitions « féministes ». Au Québec, graduellement, les papas et riches maris37 furent remplacés par l’État … providence. – Bébert, n’est-ce pas équitable que les gouvernements aident nos femmes ? Elles vivent une discrimination dans presque toutes les sphères économiques. Prends par exemple les domaines des sciences ou celle des nouvelles technologies de l’informatique. – En effet. C’est le gouvernement du Québec, avec l’arrivée du web finança une bibliothèque virtuelle féministe à coups de 330 000$ et plus, grâce au Fond de l’autoroute de l’information. 38 Autres documents sur ce fameux avancement des femmes :

37 Un cas parmi tant d’autres. Celle d’une des premières suffragettes : « Elizabeth Garrett, he following year she married James Anderson, a successful businessman and the financial adviser to the East London Hospital.” http://www.spartacus.schoolnet.co.uk/WandersonE.htm 38 Programme d’aide au développement de services et de contenus sur l’inforoute, " concours 1998 ", qui s’est terminé le 5 mars 1998. http://www.assnat.qc.ca/FRA/confpresse/2000/000628DC.HTM Conférence de presse de M. David Cliche, ministre délégué à l'autoroute de l'information et aux Services gouvernementaux. Annonce d'un nouveau volet du Fond de l'autoroute de l'information Le mercredi 28 juin 2000

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« Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes examine le rapport du Canada ». Dans ce document, on mentionne : « Au Canada, les femmes ont dépassé leurs homologues masculins en ce qui a trait à l'obtention d'un diplôme d'études secondaires, et les jeunes femmes sont plus susceptibles que les jeunes hommes à amorcer et à terminer des études postsecondaires. Ces fortes tendances en matière d'éducation ont aidé les femmes à faire des gains sur le marché du travail. Au cours des dernières décennies, la proportion de femmes possédant un diplôme universitaire s'est accrue de façon spectaculaire. En 2001, 15% des femmes âgées de 15 ans et plus avaient un diplôme universitaire, comparativement à 3% en 1971 ». – Mais il reste beaucoup à faire39. L’égalité n’est pas encore atteinte pour toutes les femmes. – Julien, définitivement, mon prochain bouquin portera sur le financement du communautaire. Que penses-tu comme titre : Le partage du cochon ? Le féminisme a provoqué l’effondrement du mariage religieux et de la natalité au Québec. Pas si dur de le dire. Dans un Québec rose, cela ne se dit pas. Mais à quel point le Québec est rose ? Lors du lancement de l’Autoroute de l’information en 1997, devinez qui se trouvait parmi le communautaire en première ligne pour obtenir des fonds ? En voici un extrait : « Le grand carrefour des femmes sur Internet À l'été 1997, le Centre de documentation sur l'éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF) recevait le feu vert du Fonds de l'autoroute de l'information (FAI) pour réaliser le projet Internet au féminin, qui permettra la création d'un site carrefour pour les femmes du Québec et de toute la francophonie. Sept regroupements d'organismes œuvrant sur la question de la condition féminine sont partenaires du projet, en plus des autres groupes qui vont collaborer de près ou de loin. On parle, en tout et partout, de plus de 600 groupes impliqués dans le projet. Le site Internet au féminin va donc va donc offrir un large éventail de thématiques qui intéressent les femmes. Internet au féminin logera à la Maison Parent-Roback, l'édifice du Vieux-Montréal que viennent d'acquérir douze groupes de femmes et qui sera, sans jeu de mots, la maison mère du mouvement des femmes au Québec. Le projet souhaite disposer de son propre serveur pour l'hébergement du site, afin que le projet puisse jouir d'une pleine autonomie. La Maison Parent-Roback, actuellement en rénovation, sera pourvue de tout le câblage nécessaire au branchement des groupes qui y logeront. Internet au féminin s'installe donc en terrain sûr, ce qui permet d'envisager la pérennité du projet avec optimisme. » Réactions de la Fédération des femmes du Québec à la stratégie gouvernementale d'intégration des personnes immigrantes : Des pas en avant pour les femmes immigrantes, mais beaucoup reste encore à faire ! Correspondante : Fédération des femmes du Québec. Publié le : 30/10/2008 à 21h25 http://netfemmes.cdeacf.ca/les_actualites/lire.php?article=12203

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Pour construire ce site féminin, elles furent bénéficiaires d’un petit 330 000 $, et plusieurs centaines de milliers de dollars les années subséquentes. Un contact d’Ottawa, un de mes pairs, me mentionna, sous le sceau du secret, que ce groupe avait obtenu jusqu’à 980 000 $ de soutien financier pour leur réseau. Un puissant outil de promotion sous la rubrique d’ « éducation aux adultes ». Aujourd’hui, selon leur site, 691 groupes féministes ont cartographié ; 6 333 articles d’actualités féministes consultés, etc., etc. On y retrouve les organismes communautaires féministes, les chercheuses, les associations provinciales, les refuges pour femmes, les Centres de femmes, les Tables, les réseaux, bref, le petit monde discriminé du puissant lobby féminin40. Comme à l'accoutumée, le projet de l’Internet au Féminin s’est construit sur la sacro-éternelle complainte de la discrimination et du manque de fond pour s’informatiser 41 . Deux personnes se retrouvent souvent à l’avant-plan dans l’information (TIC) du Web : Sharon Hackett42 et Nicole Nepton43. Grâce à ces deux personnages, des milliers de femmes de tous âges bénéficient probablement de l’usage des courriels sur les sites de rencontres44. Quand aux groupes féminins, ils auront de beaux sites donnant l’impression au navigateur de visiter une organisation fantastique, puissante et bien incrustée dans son milieu communautaire. Chercher qui est l’auteur des textes ou du site, relève du monde virtuel. Beaucoup d’associations avec pignon sur rue, auront 13 personnes et des fois plus, sur le conseil d’administration. Quelques bénévoles, un gros « staff » lucrativement bien rémunéré et un nombre de membres dans le top des secrets45. Presque à coup sûr classé en tant qu’organisme de bienfaisance. Elles bénéficient

http://netfemmes.cdeacf.ca/les_ressources/bottin/index.php « Soixante-dix pour cent des groupes québécois du répertoire étant branchés, ce répertoire vise à renforcer et à fa Les facteurs les plus marquants de ces recherches sont les suivants :Les groupes manquent de fonds, ce qui serait nécessaire pour l'achat du matériel informatique requis pour se brancher à Internet ; -Au travail et à la maison, les femmes disposent de moins de temps libre que les hommes pour explorer les usages possibles des nouvelles technologies de la communication ; Les groupes de femmes insistent sur le fait qu'un appui financier pour s'équiper et maintenir une connexion efficace sur le Web est essentiel pour faciliter le réseautage entre les groupes. » http://netfemmes.cdeacf.ca/documents/nticfemmes.html 42 Tech san violence http://www.techsansviolence.net/ 43 3W♀ Cybersolidaires.org http://www.cybersolidaires.org/ 44 http://www.sexebook.com/ Sexebook est hébergé par IWEB à Montréal et édité par la société CDC-WEB basée aux États-Unis. Réseau Contact http://www.reseaucontact.com/ cyberpresse.quebecrencontres.com 45 Rapport du vérificateur général du Québec – 2008-2009, page 51 « Le nombre d’organismes soutenus financièrement par ce programme a augmenté de façon spectaculaire : en 1973, on dénombrait une trentaine d’organismes et, en 2007‑2008, il y en avait près de 3 400. Au cours de cette même période, les sommes versées sont passées de moins de un million de dollars à près de 400 millions. Notons qu’en 2001‑2002, il y a eu 3 010 organismes subventionnés qui se sont partagé 256 millions de dollars. » 40 41

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comme bonus des avantages fiscaux pour ses activités, tel que « sortir les femmes de l’isolement et travailler sur l’estime de soi 46». L’art de reformuler les mots : « rassembler les femmes et les éduquer au féminisme » # L’Histoire se répète. Je finis de faire ma toilette matinale puis comme un accro, je m’assois devant l’écran de mon ordi et fais un tour d’horizon des principaux sites médiatiques du Québec, France et puis, ceux anglophones. Il est 6 :30 am le 5 juin 2000. J’observe les arrivages matinaux dans ma boîte de courriels. Allez-up ! On «delete» les pubs sur viagra, les invitations à des sites de cul, les invitations d’une «pôvre» femme riche du Nigéria… Puis un courriel de Gwen, la fondatrice de Real Women, contenant un document attaché : «La présence des groupes de droite antiféministes aux Nations Unies ». Je le lirai plus tard. En attendant, je vais à la pêche sur Google, avec le mot clef «Beijing 95». Qu’est Beijing 95 ? C’est le terme donné à la quatrième conférence mondiale des femmes tenue à la ville de Beijing en Chine communiste. J’estime que ce fut le moment du siècle et l’apogée du mouvement des femmes. Les organisateurs ont réussi un tour de force en tordant les bras des grands leaders du monde de libérer leurs épouses de l’esclavage du néo-paternalisme à faire un discours devant leurs sœurs féministes. Hilary Clinton y fit un discours sur le contrôle de la natalité par le party communiste en place : un enfant par famille. Son message a-t-il eu un effet sur les Chinois ? En fait, 5 000 déléguées chinoises triées par le party communiste ont plutôt fait l’éloge du progrès des femmes chinoises. Aux commentaires émis par Hilary, Chen Muhua, représentant officiel du party communiste chinois, s’est dit trop occupé pour répondre aux questions des journalistes. Il est passé 8h30. Je me fais mon déjeuner classique : deux œufs bacon, café expresso et une tranche de mon pain préféré. Celui que j’ai fait moi-même la veille. Lorsqu’on est financièrement un peu… beaucoup … serré, c’est une économie de 2,50 $ par jour, puis il est plus nourrissant. La misère quotidienne de vivre avec peu d’espace économique a des bons côtés. Il faut savoir exploiter ses avantages, dont la plus riche est celle d’avoir du temps. Qui dit «le temps, c’est l’argent», je suis donc riche, et je n’ai même pas besoin de déposer mes économies en banque ou dans des fonds spéculatifs. Je finis tranquillement mon café, lorsqu’on cogne à ma porte. – Salut André, viens prendre un café. Je te raconte mes dernières trouvailles sur le web. – T’es pas encore dans la recherche sur le féminisme ? Item : « Par ailleurs, les organismes communautaires ont accès à d’autres sources de financement : subventions du gouvernement fédéral ou des municipalités, aide des fondations publiques ou privées (dont Centraide), financement interne (soupers-bénéfice, lave-autos, vente de divers articles, etc.). » 46

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André doit avoir dans les 70 printemps bien sonné. Il a fait plusieurs recherches sur l’équité salariale, ses dérives et ses effets sur la société québécoise. C’est en faisant ses recherches dont il prit connaissance du féminisme québécois. Son livre, en fait il en a écrit plusieurs, mais ceux sur l’équité salariale ne lui a rien rapporté, tant financièrement que socialement. Aujourd’hui il fait partie du club des «méchants masculinistes», tout comme les Serge, Yvon, Yves, Jean-Claude, Remy, Benoit, Andy, etc. Je viens de relire les recommandations de la quatrième conférence mondiale des femmes. Dans la déclaration de Gro Harlem Brundtland. Première ministre de Norvège, je vais te lire quelques lignes : «Il n’y a pas aujourd’hui un seul pays dans le monde, pas un seul, où les femmes et les hommes aient des chances égales d’épanouissement. C’est pourquoi nous devons quitter Beijing et retourner dans les bidonvilles des mégapoles du tiers monde, aller chez les paysans aux marches des déserts africains et dans les villages indiens des forêts d’Amérique latine, rentrer chez nous pour y faire évoluer les valeurs et les attitudes. Mais il faudra aussi aller ailleurs : dans les conseils d’administration, dans les banlieues aisées d’Europe et d’Amérique du Nord, dans toutes les bourgades de chez nous, dans les cabinets de nos gouvernements, au Siège de l’ONU. C’est là qu’il faut que les choses changent. Au nord comme au sud.» – Allez mes frères (sœurs), enseignez la vérité ! Réagis André. – Attends, la meilleure s’en vient, et confirme ma théorie : tout est une affaire de capitalisme, celui-là que les groupes communautaires du Québec dénoncent. «Nous pensons toutes que l’éducation des femmes est indispensable. Le Rapport sur le développement humain de cette année le déclare sans ambages : les dividendes économiques de l’investissement dans l’éducation des femmes se comparent tout à fait à ceux de l’éducation des hommes. Mais le rendement social de l’éducation des femmes est bien supérieur à celui de l’éducation des hommes. La scolarisation des jeunes filles est une clef du développement.» – Comme tu dis, l’Histoire se renouvelle constamment. Après le catholicisme, voilà le féminisme. «L’amélioration de la condition féminine et une planification familiale bien conduite sont les clefs de l’abaissement des taux de fécondité. Le dangereux système "trop d’enfants, trop tôt, trop tard et trop souvent" est aussi dangereux pour la survie des bébés et des enfants» Et dans ce même discours, elle critique le régime chinois : «Nous n’en voulons pour preuves que l’illustration tragique que l’on qualifie en termes voilés de "sélection sexuelle prénatale", et que la négligence dont meurent les filles «nouveau-nées.» Politique d’un seul enfant par couple, en priorité les garçons. Les garçons ne peuvent concevoir des enfants. Voilà ce que le party communiste chinois visait. Avec les milliards de bouches à nourrir, ils ont pris un virage 42


dangereux, dont on commence à peine de voir les conséquences. La première, une chute drastique de la démographie des pays économiques. Un lourd fardeau fiscal pour les prochaines générations. # L’Art subtil rose. Les Nations unies et autres organes pour le mouvement des femmes. « There are already several UN bodies which focus on issues affecting women, including the UN Development Fund for Women (UNIFEM), the UN Population Fund (UNFPA), Division for the Advancement of Women (DAW), Office of the Special Adviser on Gender Issues (OSAGI) and the International Research and Training Institute for the Advancement of Women (INSTRAW).» Et UNICE. Le 2 juillet 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies a voté à l’unanimité la création d’une nouvelle entité, afin d’accélérer les progrès en réponse aux besoins des femmes et des filles à travers le monde. Et elles ont obtenu un petit budget de 500 millions US pour promouvoir l’égalité des sexes, accroître les opportunités et lutter contre la discrimination partout dans le monde. Couvrir la période de l’après-guerre, celle de la Deuxième Guerre mondiale, à aujourd’hui remplirait plusieurs volumes épais comme le parlement. L’incitatif de mes recherches sur les Nation-Unies et les femmes fut le rapport « La présence des groupes de droite féministe aux Nations-Unies 47 », un document financé avec les taxes des citoyens et citoyennes au coût de 25 000 $, puis celui du « The United Nations Children’s fund : Women or children first ?48 » et enfin Beijing 9549. Quelque temps plus tard, il y a eu au coût de 77,000 $, «La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes» Pierrette Bouchard et avec l’appui de Condition féminine Canada50. Combien de recherches sont financées par l’État afin de contrer toute montée de la droite, ou plus particulièrement l’émergence des groupes de pères séparés de

« Ce document s’inscrit dans un projet de recherche plus vaste qui veut analyser les discours et les stratégies de certains États et groupes qui se réclament d’une religion lorsqu’il est question des droits des femmes aux Nations Unies. Ce projet de recherche bénéficie d’une subvention de recherche stratégique du volet « les femmes et le changement » du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada1. Cette recherche est menée en partenariat avec le Réseau œcuménique des femmes du Québec. » Page 4 - La présence des groupes de droite anti-féministes aux Nations Unies, Rapport rédigé par Anick Druelle sous la direction de Marie-Andrée Roy, Denise Couture et Anita Caron Institut de recherches et d'études féministes- Université du Québec à Montréal, juin 2000 48 “United Nation Children’s Fund: Women or Children?” Octobre 2008 BY Douglas A. Sylvia, Ph.D. 49 The United Nations Fourth World Conference on Women. Beijing, China- Septembre 1995. “Action for Equality, Development and Peace” Plateform for Action 50 La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes- Pierrette Bouchard, Isabelle Boily et Marie-Claude Proulx. «(Mars 2003) Ce rapport repose sur l'analyse des discours sur la réussite scolaire selon le sexe dans les médias. Les auteures soutiennent qu'un plus grand nombre de garçons que de filles éprouvent des difficultés à l'école, et ce, dans de nombreuses sociétés industrialisées, y compris le Québec et le reste du Canada.» 47

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leurs enfants ? La première à ma connaissance fut le travail d’Anick Druelle, sous la direction de Marie-Andrée Roy, Denise Couture et Anita Caron du centre de recherches et études féministes de l’université de Québec à Montréal. Sorti en juin 2000, intitulée «La présence des groupes de droites anti-féministes aux Nations Unies». On y cite la liste des organismes jugés anti-féministes, autant du Canada que des États-Unis, une stratégie souvent utilisée et bien connue de la « gaugauche »socialiste. Cela me surprend toujours la manière on déforme des propos pour t’envoyer, d’un simple trait de plume, dans l’abîme de l’enfer. Une de mes positions sur la procréation, c’est une action devant impliquer les deux sexes, plus particulièrement le droit à la reproduction humaine. J’estime, en tant homme, avoir un droit de regard sur cette procréation. De la même manière qu’un avortement, cela doit impliquer le «géniteur». Si on continue d’accepter le droit à la procréation humaine comme un pouvoir exclusif à la femme, nous avons un gros problème d’égalité. Pire, le pouvoir de la survie humaine se retrouve exclusivement dans les mains de la femme. « Les droits fondamentaux des femmes comprennent le droit d'être maîtresses de leur sexualité, y compris leur santé en matière de sexualité et de procréation, sans aucune contrainte, discrimination ou violence, et de prendre librement et de manière responsable des décisions dans ce domaine. » (Programme d’action, 4ièm Conférence mondiale des femmes, Beijing 1995. par. 96). J’ai toujours maintenu cette position, et même devant la journaliste de ARTV 5 qui, elle en déforma le sens. C’est quelques années plus tard, dans un pamphlet, intitulé «La percée de la mouvance masculine en Occident 51 », que mon nom apparaîtra. «Gilbert Claes, de l’association québécoise « L’après-rupture » déclare lui aussi qu’il est injuste que les femmes aient la haute main sur les questions liées à la procréation. Myriam Tonelotto a enfin montré qu’en dernier ressort, les hommes souhaitant interdire un avortement à une femme étaient capables de demander l’aide tactique et surtout juridique de groupes anti-avortement ». p.20 Dans les faits, il y a eu un seul cas, celui de l’«affaire Tremblay». Son excopine devant l’ordre de la cour courra se faire avorter aux États-Unis. Fin de l’affaire. Tremblay quitta le Québec et étrangement, fut accusé régulièrement d’avoir des relations violentes, et finit par perdre son bronzage dans une prison. Pire encore, suite aux questions biaisées de la «journaliste» Tonelotto, j’avais mentionné quelques cas aux États-Unis où lorsqu’une faillite consécutive d’un divorce, un homme avait tué le juge. Cela avait même fait la une dans les https://oooutilsfeministes.wordpress.com/2011/09/08/la-percee-de-la-mouvance-masculiniste-enoccident-derniere-version/ Visité le 7 février 2012 La percée de la mouvance masculiniste en Occident (Hélène Palma) Publié par oooutilsfeministes ‫ ڄ‬septembre 8, 2011 51

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médias. Je lui disais qu’à ignorer la souffrance des gars, et continuer à refuser de mettre en place des services d’aide aux pères, un jour cela explosera. Voilà mes propos déformés comme une menace. «Dans un documentaire diffusé en 2005 sur Arte, In Nomine Patris, Myriam Tonelotto, réalisatrice, était parvenue à faire sortir Gilbert Claes, membre de l’Après-Rupture (groupe de pères divorcés québécois) de ses gonds. Ce dernier avait déclaré devant la caméra que si les pères n’obtenaient pas ce qu’ils souhaitaient, des choses graves, comme le meurtre d’un juge par exemple, se produiraient». p.5 C’est subtil… comme les écrits restent. Il est évident que ces propos seront recopiés et rerecopiés, pour finir comme une vérité. Un jour, j’aurai à ma porte un huissier avec une convocation pour propos haineux et incitation à la violence. Les faits sont que, depuis 2005, aucun juge ou avocat ne fut attaqué. L’auteure de ce pamphlet : Helène Palma, compagne de route de notre Martin Dufresne national. En conclusion, elle dit : «[…] pour les hommes, le divorce est une catastrophe puisqu’ils se retrouvent du jour au lendemain à devoir assumer seuls des tâches domestiques et parentales qu’ils négligeaient jusque-là et à payer pension alimentaire et prestation compensatoire. Du point de vue financier, pratique et affectif, le divorce ne les arrange évidemment pas. Ces groupes sont donc activement à la recherche de moyens efficaces de l’empêcher. Parmi ces moyens figurent les conditions de la garde des enfants après le divorce : la résidence alternée, décriée par de nombreux médecins, contraignants, permettant un contrôle rapproché de l’exconjointe, est l’une des manières de dissuader les femmes de partir. » Ici, au Canada et au Québec, l’État continue de soutenir les groupes sociaux dans leurs campagnes pour le partage des tâches ménagères52. Les hommes ne changent pas assez souvent les couches et ne passent pas la balayeuse. Un tel discours ne va nulle part. Il ne fait qu’alimenter la victimisation de la femme et accuser les hommes de tous les maux des femmes. Mais lorsqu’un père demande la garde partagée, il est mieux d’être outillé pour prouver devant le juge qu’il est aussi un bon parent. Encore là, souvent le juge, du haut de son pouvoir discrétionnaire, jugera pour le bien-être de l’enfant, que la mère est la mieux placée pour lui offrir une stabilité. Forcer l’enfant à vivre une semaine chez son père puis, chez sa mère est trop traumatisant. Mais le forcer à se lever à 6 heures du matin pour vivre le restant de la journée dans une garderie, c’est bon pour sa socialisation. Quant à la construction de son identité, la figure masculine, il aura le choix avec le chauffeur d’autobus, le concierge de l’école ou un des nouveaux conjoints de sa mère. # 52

Programme de soutien à des projets issus de la communauté en matière de conciliation travailfamille, Ministre Famille et Ainés du Québec décembre 2010. http://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/Famille/travail-famille/programme/Pages/communautes.aspx

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Pauvreté Dans ce rapport, et comme à chaque année lors de la journée sur la pauvreté, on souligne la pauvreté des enfants. À cela, je réagis fortement. Comment peut-on classer un enfant dans la catégorie de pauvre? Ici au Québec, il me semble que le travail des enfants de moins de 12 ans est interdit et à partir de 12, il risque, comme beaucoup d’entre nous l’ont fait, à livrer des journaux. Puis, tant qu’il est à l’étude, on limitera le temps consacré au travail à plus ou moins 15 heures par semaine. Dans de telles conditions un « enfant », ne peut s’enrichir, mais restera dans un niveau de pauvreté. L’absurdité dans ce genre d’énoncé « enfant pauvre» n’est qu’un leurre pour soutirer davantage de dollars des programmes sociaux venant en aide aux familles, mais plus particulièrement aux mères dites «monoparentale». Les données de 2006 chiffrent leur nombre à 362,825, soit 16,7% des familles.53 – Bert.. c’est énorme ! – Whoo ! Elles ne sont pas toutes pauvres. Dans le mémoire déposé devant la commission parlementaire sur l’adoption ouverte54, la Fédération des familles monoparentales, je cite : «… le taux de faible revenu était de 25,7 % chez les familles monoparentales, comparativement à 6,5 % chez les couples avec enfants. En décembre 2008, on comptait 38 373 familles monoparentales au Programme d’aide sociale. Les chefs de ces familles représentaient 17,1 % de l’ensemble des adultes prestataires et 50,5 % des chefs de familles monoparentales au Programme d’aide sociale présentent des contraintes temporaires à l’emploi. La principale raison invoquée (77,0 %) est la présence d’enfants à charge de moins de 5 ans (incluant les grossesses). – C’est énorme. 50% ? Me lance André. – Elles n’ont qu’à ne pas divorcer ! De nombreuses fois, lors de forum sur la famille, je soulignais la subtilité de ce mot monoparental. En fait, c’est créer dans l’esprit de l’enfant qu’il est orphelin d’un parent, dans la majorité des situations de son père. Si ce n’est pas une forme d’aliénation parentale, dites-moi alors, c’est quoi ? Me voilà à Trois-Rivières pour un symposium sur la famille. Une première grâce au bénéfice d’être administrateur au sein de la Confédération des Organismes familiaux (COFAQ). Je suis à mes débuts en tant, que participant et j’ouvre toutes grandes mes oreilles. Lors d’un atelier sur les pères séparés, la chercheuse explique le résultat de sa recherche. À première vue, je dois avouer qu’elle exprime des conclusions proches des miennes. Toujours aussi curieux, je lui pose la question :

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Source : Observatoire de la participation des femmes au développement régional en Estrie Données tirées du recensement 2006 – Statistique Canada. 54 Loi modifiant le Code Civil et d’autres dispositions législatives en matière d’adoption et d’autorité parentale. Février 2010

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Très intéressant votre recherche. J’aimerai savoir le nombre de personnes qui ont été suivies pour votre recherche ? La question piège ! Je sais qu’il est extrêmement difficile de rejoindre les hommes, plus particulièrement les pères séparés. – Le groupe ciblé constituait 45 pères…. – Je m’excuse, mais avec un si petit nombre de personnes, vous faites des statistiques tout en convertissant vos données en pourcentage. Je doute qu’une recherche avec un si petit nombre ait une valeur scientifique, surtout venant d’une équipe de recherche. – C’est une recherche qualificative et non pas une recherche quantitative. Bon, j’avais compris. Sa recherche, même si elle est proche d’un constat, n’a aucune valeur scientifique. Cinq minutes plus tard, lors de la deuxième présentation sur la précarité des familles monoparentales, du fond de la salle, un autre participant lève le doigt. – Combien de personnes comprenait votre groupe cible ? – 15 – J’imagine l’effet que cela fit dans la salle…. Dans le rapport soumis au rapporteur des Nations Unies de la trente-quatrième session « Examen des rapports présentés par les états parties en application de l’article 44 de la Convention. Daté du 27 octobre 2003. » On souligne le phénomène nouveau de la pauvreté des enfants tout en exprimant ses inquiétudes touchant les mères célibataires55. Et voilà, pauvres enfants, exit le papa, ils sont nés d’une mère célibataire. Hélas ! On oublie que dans le passé, ces « mères célibataires », furent dans un contexte de guerre, dont la période s’étale sur plusieurs décennies. Dans ces régions, souvent, le Tiers monde, les pères sont absents parce qu’ils sont 6 pieds sous terre ou engagés dans une milice quelconque. À une époque où les mesures sociales étaient inexistantes, l’environnement social réprimandait la mère célibataire. Une situation qui forçait trop souvent la fille-mère à quêter ou utiliser l’enfant pour obtenir des sous, et ou la mère à se prostituer. Souvent en dernier recourt, à déposer l’enfant dans une crèche gouvernée par des religieuses. Peindre une image négative de la « fille-mère » de ce temps était un « avertissement » aux dangers et conséquences d’élever un enfant seul. Aujourd’hui, la modernité a transformé la fille-mère en une mère monoparentale, cela se digère mieux. # « Le Comité réaffirme la préoccupation qu’il avait précédemment exprimée face au phénomène nouveau de la pauvreté des enfants, et partage les inquiétudes exprimées par le Comité sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes quant aux changements économiques et structurels constatés dans le pays et à l’aggravation de la pauvreté parmi les femmes, qui touchent particulièrement les mères célibataires et d’autres groupes vulnérables, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur les enfants. » CRC1C!83!Add.5 - 894e et 895e séances 17 septembre 2003 55

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Le modèle idéal La Suède est souvent citée par nos féministes québécoises comme le pays idéal ayant atteint l’égalité. Dans le document « Mortality, severe morbidity, and injury in children living with single parents in Sweden: a population-based study56’, on souligne les conséquences pour les enfants d’être élevés par un seul parent. Quelles sont les balises ou les signaux envoyés à nos jeunes filles des dangers de se retrouver « mères célibataires et de subvenir seule aux soins de l’enfant» ? Moi, je n’en vois 57 plus, mais j’observe de plus en plus dans les textes sur le sujet que d’élever seul des enfants avec le support étatique soutenant la « mère célibataire » à traverser les « manques » financiers, sont choses normales. Avec la nouvelle vague de lesbiennes désirant des enfants, et tout aussi les groupes homosexuels, la littérature s’inscrit dans les droits des personnes et sur la Charte des droits et libertés. S’y opposer, c’est se faire traiter d’homophobe, rétrograde, si ce n’est pas de masculiniste. Parler des enfants nés d’un projet parental 58 est aussi une autre absurdité enchâssée dans le Code civil. Des enfants conçus artificiellement avec un Ringbäck Weitoft, Gunilla- Umeå University, Faculty of Medicine, Public Health and Clinical Medicine2003-06-10- Résumé / Abstract “Background Growing up with one parent has become increasingly common, and seems to entail disadvantages in terms of socioeconomic circumstances and health. We aimed to investigate differences in mortality, severe morbidity, and injury between children living in households with one adult and those living in households with two adults. Methods In this population-based study, we assessed overall and cause-specific mortality between 1991 and 1998 and risk of admission between 1991 and 1999 for 65 085 children with single parents and 921 257 children with two parents. We estimated relative risks by Poisson regression, adjusted for factors that might be presumed to select people into single parenthood, and for other factors, mainly resulting from single parenthood, that might have affected the relation between type of parenting and risk. Findings Children with single parents showed increased risks of psychiatric disease, suicide or suicide attempt, injury, and addiction. After adjustment for confounding factors, such as socioeconomic status and parents' addiction or mental disease, children in single-parent households had increased risks compared with those in two-parent households for psychiatric disease in childhood (relative risk for girls 2.1 [95% Cl 1.9-2.3] and boys 2.5 [2.3-2.8]), suicide attempt (girls 2.0 [1.9-2.2], boys 2.3 [2.1-2.6]), alcohol-related disease (girls 2-4 [2.2-2.7], boys 2.2 [2.0-2.4]), and narcotics-related disease (girls 3.2 [2.7-3.7], boys 4-0 [3.5-4.5]). Boys in single-parent families were more likely to develop psychiatric disease and narcotics-related disease than were girls, and they also had a raised risk of all-cause mortality. Conclusions Growing up in a single-parent family has disadvantages to the health of the child. Lack of household resources plays a major part in increased risks. However, even when a wide range of demographic and socioeconomic circumstances are included in multivariate models, children of single parents still have increased risks of mortality, severe morbidity, and injury. 57 Conclusions - Growing up in a single-parent family has disadvantages to the health of the child. Lack of household resources plays a major part in increased risks. However, even when a wide range of demographic and socioeconomic circumstances are included in multivariate models, children of single parents still have increased risks of mortality, severe morbidity, and injury. Page 1 Mortality, severe morbidity, and injury in children living with single parents in Sweden: a population-based study -Gunilla Ringbäck Weitoft, Anders Hjern, Bengt Haglund, Måns Rosén. THE LANCET • Vol 361 • January 25, 2003 • www.thelancet.com 58 Loi instituant l’union civile et établissant de nouvelles règles de filiation. Projet de loi no 84 (2002, chapitre 6) Sanctionné le 8 juin 2002. « Ce projet de loi crée une nouvelle institution, 56

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homme/femme absent de sa vie. Peu d’études existent sur les « incidences », le nombre étant trop restreint et la loi trop récente. Fin du débat. Le Canada, avec toutes ses mesures sociales, même si c’est un minimum, offre au parent seul des sommes, et ce juste assez pour vivre. La Loi sur la solidarité sociale parle du « dernier recours », toute somme supérieure sera déduite. Sauf… le Québec, état féministe, considère le premier 1,000$ de pension alimentaire pour enfant comme non imposable. Actuellement, les campagnes « la discrimination envers les femmes » encouragent les groupes de pression à continuer de mener un combat… « […] que toutes les sommes reçues en tant que pension alimentaire pour enfant ne soient pas déduites de leur chèque aide sociale», loi 394 59 présentée par Lisette Lapointe la femme de Parizeau, un séparatiste notoire. Je vois mal, une « pôvre » mère recevoir 10 000 $ net d’impôt par mois de pension alimentaire pour son enfant et recevoir en plus une allocation de dernier recours, plus les allocations fiscales pour enfants et autres avantages pour jeune enfant60. Lors des commissions parlementaires sur la loi facilitant la perception des pensons alimentaire61, Mme Claudette Mainguy 62 avait soulevé ce fait, celui de la l’union civile, pour les personnes de même sexe ou de sexe différent qui souhaitent s’engager publiquement à faire vie commune et à respecter les droits et obligations liés à cet état. Il établit, au Code civil du Québec, les conditions de formation, de célébration, de publicité et de dissolution de cette union ainsi que ses conséquences civiles portant, entre autres, sur la contribution aux charges du ménage, la résidence familiale, le patrimoine familial, la prestation compensatoire, l’obligation alimentaire et la vocation successorale. Il permet aux nouveaux conjoints d’établir entre eux, par contrat, un régime d’union civile soumis aux mêmes règles que celles des régimes et contrats matrimoniaux. Il prévoit, en l’absence d’un tel contrat, que le régime de la société d’acquêts s’applique. Il crée un nouvel état civil et charge l’officier de l’état civil de dresser et de modifier les actes exigés et d’en assurer la publicité. Le projet de loi modifie, en outre, le Code civil, afin d’ajouter de nouvelles règles en matière de procréation assistée et de préciser les règles d’adoption en ce qui concerne les parents de même sexe. Le projet de loi modifie également le Code civil et d’autres lois afin qu’y soit reconnu le nouveau statut des personnes liées par une union civile qui auront les mêmes droits et les mêmes obligations que les personnes liées par le mariage. De plus, il rend applicables, non seulement aux personnes liées par une union civile, mais également aux conjoints de fait, de même sexe ou de sexe différent, des dispositions qui visent certaines situations de vie commune. Ces dispositions portent, notamment, sur le consentement pour autrui aux soins requis par l’état de santé, sur des conflits d’intérêts ou causes d’inhabilité et sur les témoins non contraignables. » http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=5&file=2002C 6F.PDF 59 Loi 304/2008. « « 4.2.1. Les pensions alimentaires pour l'entretien d'un enfant ne sont pas incluses dans le revenu aux fins de l'admissibilité financière à l'aide juridique. ». et « Dans tous les cas où les revenus d'une personne sont considérés pour l'application ou l'administration d'un programme de la Société, les pensions alimentaires pour l'entretien d'un enfant ne doivent pas être incluses dans ses revenus. ». 60 « M. Mainguy (Claudette): Oui. Par rapport aux 17 000 $ de la mère de famille, ça inclut les prestations pour enfants. Les 17 000 $ incluent les prestations fédérales et l'allocation unifiée. Elle a juste, juste, juste ce qu'elle avait, ou à peu près, à l'aide sociale, sauf qu'elle n'est plus sur l'aide sociale. » Consultations particulières sur le projet de loi n° 186 21 mai 1998 61 « Cette situation touche principalement les familles nombreuses, puisque les pensions alimentaires sont souvent au moins égales ou dépassent celles de l'aide sociale. Conséquemment,

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subrogation par le ministère des sommes versées. Et lors d’une réunion du Comité de suivi63, j’étais présent par curiosité. N’étant pas membre de ce comité, mais voulant observer son évolution, voilà que la question est posée : – Pourquoi le ministère saisit la pension alimentaire pour enfant, si elle est au départ défiscalisée ? Ce fut une période de réactions qui demeurera longtemps dans mes souvenirs. Un vrai échange de sourds s’ensuivit. Le représentant de la justice s’écrie : – Mais l’argent sert et doit servir pour le soutien de l’enfant, et c’est dicté par jugement. Le représentant du Revenu : – Écoutez, moi mon rôle consiste à percevoir et verser l’argent au parentgardien selon le jugement. Pis, le représentant du Ministère de la Solidarité sociale réagit en disant : – La loi est claire là-dessus, on verse une aide financière dans les termes du dernier recours, tout ce qui dépasse le montant considéré comme dernier recourt doit être soustrait. Modifiez alors la loi du dernier recourt. Et c’est ce qui arriva. Dans un premier temps, les mamans avec un enfant de moins de six ans furent exonérées du premier 1 000 $. Puis finalement, cédant au lobby féminin, le premier 1 000 $ quel que soit l’âge.64 Un soir, une femme me contacta pour m’offrir son aide aux pères séparés. Toujours ouvert à toute forme de bénévolat, j’accepte de la rencontrer chez elle. Elle avait un logement au deuxième étage d’une maison ancestrale située dans le quartier du vieux Sillery. Pour y accéder, il y avait un escalier de service sur le côté menant directement à la cuisine. L’intérieur était décoré modestement avec des meubles sans style, probablement d’une certaine époque. Après les présentations, je l’ai écoutée sur la description de sa situation personnelle. Elle était grande et mince, assez agréable à regarder, mais pas une beauté à mettre sur le calendrier des pièces de moto. Âgée dans la trentaine avancée, elle était mère d’une fille de 10 ou 12 ans. Elle en avait la garde partagée et vivait de l’aide sociale. Sa formation dans le domaine de la santé devait en théorie lui permettre de retrouver un emploi rémunérateur. Selon elle. Elle était en dépression et cette famille de cinq personnes doit vivre avec environ 17 000 $ par an. La mère est excessivement mal à l'aise de devoir vivre avec l'argent qui ne lui est pas destiné. Elle est découragée et demande comment s'en sortir. » Claudette Mainguy -Commission permanente des affaires sociales Le jeudi 21 mai 1998 - Consultations particulières sur le projet de loi n° 186 62 Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec 63 http://www.justice.gouv.qc.ca/FRANCAIS/publications/rapports/rapp-comp-fix.htm Rapport complémentaire du Comité de suivi du modèle québécois de fixation des pensions alimentaires pour enfants. 64 « Depuis le 1er janvier 2006, l’exemption de 100 $ par mois permise pour revenu de pension alimentaire est étendue à l’ensemble des familles avec enfants, sans égard à l’âge de l’enfant. Cette somme s’ajoute aux montants de prestation de base, d’ajustements pour enfants, l’allocation supplémentaire pour enfant d’âge préscolaire, de besoins spéciaux et d’exemption de revenu de travail accordés dans le cadre du programme d’assistance-emploi. » Réponse du Gouvernement aux revendications de la Marche mondiale des femmes 2005. 6 septembre 2000. Page 9

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incapable de retourner sur le marché du travail. Elle m’expliqua sa situation versus le gouvernement. Elle avait une garde partagée et vivait de l’aide sociale tout en recevant une pension alimentaire pour sa fille. Cette pension était coupée du montant de sa prestation. Au début, je ne connaissais absolument rien aux problèmes vécus par cette catégorie de parents. Puis, au fil des recherches sur la pension alimentaire pour enfants, les débats antérieurs en commission parlementaire sur la subrogation des pensions alimentaires par le MSSS du temps, et les échanges avec les autres militants, j’acceptai de l’aider. Alain, un père de Montréal actif dans le nouveau réseau de pères divorcés, avait une approche pro-enfant. Son argument devant le groupe de Montréal (GEPSE) était une occasion pour les militants de se regrouper et faire un front commun avec la cause «Savary», nom de cette mère divorcée. La position des gars de Montréal était la suivante : « la pension alimentaire pour enfant ne doit pas servir à l’enrichissement de l’ex. » Ma position et celle d’Alain étaient « la pension appartient à l’enfant et doit servir à son éducation, sa survie, etc. ». Aux fils des réflexions, je finis par proposer : « la pension alimentaire n’appartient pas au gouvernement, ni à la mère. Si la mère est sur le dernier recours, la pension alimentaire devrait être versée dans une fiducie à son nom, jusqu’à sa majorité ou au moment que le parent gardien ne soit plus sur l’aide sociale ».J’avais discuté de ce problème avec quelques députés, plus particulièrement avec le député de mon comté. Étrangement, lorsque je lui disais : « le gouvernement vole et appauvrit les familles monoparentales », il ne me crut pas. Sauf pour me dire qu’il allait s’informer pour valider mes dires sur la subrogation de la pension alimentaire pour enfant. Jamais je n’ai eu de suivi. Silence complet. En décembre 2009, suite à un jugement de la Cour d’Appel, le gouvernement devra rembourser un petit 9 millions $ à des étudiantes recevant une pension alimentaire. Cette pension était déduite du calcul de l’aide financière, déduction du premier 1 200$ de pension versée. Une porte ouverte pour la prochaine étape : considérer la pension alimentaire des enfants comme non déductible de l’aide du dernier recours. On sera quitte pour avoir des parents sur l’aide de dernier recours, vivre avec un revenu total de plus de 10 000$ par mois. Le parano au début (et encore aujourd’hui), j’émis des doutes sur l’usage de ces sommes subrogées. Lors des premières rencontres avec Savary, nous échangions sur comment établir un plan de match pour sensibiliser l’opinion publique et influencer les décideurs politiques. Puisque le nerf de la guerre est le fric, il fallait dans un premier temps en obtenir pour s’équiper d’un fax. Son intention était d’envoyer à tous les intervenants, les médias, les députés et les syndicats, une lettre type. L’achat d’un fax fut notre premier objectif. Il nous fallait un donateur. Elle avait un bon contact personnel avec son médecin de famille. Son bureau étant situé à quelques immeubles de chez elle. Nous le rencontrâmes pour lui « soutirer » un peu d’argent. J’appris une chose : il était le premier médecin du Québec à importer le Ritalin, et avec beaucoup de regret en constatant avec quelle légèreté

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les médecins recommandent aujourd’hui du Ritalin aux mamans trop occupéesfatiguées-d’une-journée-de-travail. Il fut le premier à «promouvoir » la médicamentation. Cela se passait il y a 20 ans. # Rites médicales – Ber, le phénomène du Ritalin serait-il une autre conséquence de l’arrivée des femmes sur le marché du travail ? Les mères ont-elles encore l’énergie, au retour d’une dure journée de labeur, pour s’occuper de leur enfant ? Les professeurs, tronqués de leur pouvoir de discipline, se sont tournés vers la médication pour rendre amorphes et obéissants les petits gars pleins d’entrain. Positivement, je vois poindre une prise de conscience sociale par des experts sur les effets pervers d’une telle médication. Dans un texte de Michel De Muelenaere, Le Soir, 22 novembre 2007, suite au rapport commandé par le gouvernement belge65, le malaise général exprimé par de nombreux pères : « Le contre l'hyperkinésie utilisé à tort et à travers ? Le délégué aux droits de l'enfant le craint. » « Le chiffre ferait pâlir d'envie n'importe quel responsable commercial. Entre 2005 et 2006, les ventes de médicaments destinés au traitement des TDA/H, « troubles déficitaires de l'attention avec ou sans hyperactivité », ce que l'on appelle rapidement l'hyperkinésie, ont crû de 54,6 %. Le nombre de doses journalières, informe l'Inami, est passé de 1,7 à 2,7 millions. Le nombre de patients à qui l'on a prescrit du Concerta (Janssen) et surtout de la Rilatine (Novartis) est quant à lui passé de 15.117 à 20.063 ; une croissance de 32,7 %. Cette évolution n'est pas isolée. Entre 1998 et 2004, elle atteint 340 %. » Que fait le Québec ? Dans un article publié en 2004 : « La consommation de Ritalin a doublé en cinq ans66 » « Selon une enquête publiée dans nos pages durant la fin de semaine, c’est ici que les enfants de 0 à 17 ans ingurgitent le plus de ce médicament au pays. Toutes proportions gardées, ils en consomment trois fois plus qu’en Colombie-Britannique. »

« L'étude a montré que 4,3 millions de jeunes Américains ont déjà absorbé le puissant analgésique Vicodin pour planer. Un adolescent sur dix aurait même déjà essayé des médicaments comme le Ritalin, habituellement prescrit aux enfants hyperactifs pour renforcer leur concentration. Il est frappant que moins de la moitié des adolescents, environ 48 %, considéraient l'utilisation de ces médicaments comme dangereuse. L'étude a aussi révélé que les adolescents se procuraient surtout ces médicaments dans la pharmacie de leurs parents. » SÉNAT DE BELGIQUE Bulletin 3-46 SESSION DE 2004-2005 Question n.3-2670 6 mai 2005 66 M-F Bornais et Sébastien Ménard - Journal de Montréal 29/11/2004 10h17 65

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« En lien avec l’inconfort des gars à l’école Signe qu’ils ne sont pas à l’aise dans l’école d’aujourd’hui, les gars sont de loin les plus grands consommateurs de Ritalin. L’enquête du Journal indique que les garçons sont de quatre à cinq fois plus nombreux que les filles à prendre quotidiennement un médicament de la famille des méthylphénidates. «Ça montre encore une fois que les filles répondent mieux aux exigences de l’école d’aujourd’hui que les garçons», pense le professeur Jean-Marie Honorez, de l’UQAM. «Elles sont plus à l’aise dans ce système féministe qui oblige les garçons à parler beaucoup, alors qu’ils n’aiment pas ça, et qui réduit la compétition alors qu’ils en ont besoin», avance le spécialiste.(Pédiatre Gilles Julien) »67 Que fit le gouvernement du Québec, dont le ministère de l’éducation ? Il publia en 2000 un plan d’action68 : « - Renseigner la population sur ce qu’est le déficit de l’attention/hyperactivité et sur les conséquences qu’il entraîne pour les jeunes visés et leurs parents; - Assurer la mise à jour des connaissances du personnel des réseaux scolaires, de la santé et des services sociaux au sujet de ce trouble et des interventions appropriées; - Suivre de près les fluctuations de la consommation de médicaments prescrits pour contrer ce trouble afin d’intervenir, si nécessaire. » # Le requin Avec le 200 $ de don de ce médecin, elle acheta un télécopieur et commença sa campagne. Je dois avouer, lorsque les femmes s’engagent dans une cause, elles y vont à fond. En comparaison avec les gars, c’est un lieu de confrontation et de compétition où l’égo des uns et des autres est souvent en première ligne. Lors d’une visite chez elle, quelques jours plus tard, je découvrir des piles de papiers et le fax fonctionnant à plein régime. Elle reçut des appuis des syndicaux, de plusieurs groupes communautaires, de la Fédération des femmes et des Familles monoparentales. Du côté des hommes, une rencontre fut organisée à Trois-Rivières Cela tourna en queue de poisson. Ma proposition tout comme celle d’Alain, ne fut pas retenue. Peu de temps après, Christiane finit par trouver un jeune avocat pour déposer un recours collectif. Dans le fond du restaurant Chez Ryna, situé à Sainte-Foy, une salle privée fut réservée pour l’occasion. Nous avions une vue splendide sur le pont de Québec. La salle était comble. Une La consommation de Ritalin a doublé en cinq ans- M-F Bornais et Sébastien Ménard - Journal de Montréal 29/11/2004 10h17 68 « Le but de sensibiliser la population à ce problème en donnant de l’information sur le TDAH, sur ses conséquences pour l’enfant et son entourage ainsi que sur les interventions et les ressources pertinentes. » Trouble de déficit de l’attention/hyperactivité= Agir ensemble pour mieux soutenir les jeunes. 2000 67

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trentaine de personnes étaient présentes, autant de femmes que d’hommes. J’assistais pour la première fois de ma vie à une assemblée d’information sur le sujet. Les trois avocats présents nous en expliquèrent l’ABC du recours collectif. Des questions furent posées comme « Quels sont les chances d’un tel recours ? » « Quels en sont les coûts ? ». Je compris qu’il fallait faire accepter le recours par le système juridique et, une fois accepté, les avocats auront un compte chèque en blanc jusqu’à une hauteur de 200 000$. Je fais mon apprentissage du commerce de la justice. Sur l’équipe des avocats, il y avait un père de famille sensible à notre cause, encore aux études suite à une réorientation de carrière vers le droit. Je l’approchai plus tard pour former le conseil d’administration de l’Après-rupture. Qu’arriva-t-il à ce recours collectif ? Un différent entre le bureau d’avocats et la volonté de Christiane Savary mit fin au recours. Il fit la nouvelle, puis finit par tomber dans l’oubli. Encore aujourd’hui, la Fédération des femmes du Québec et les familles monoparentales font du lobbying pour que toutes les pensions alimentaires ne soient pas déduites d’aucun programme gouvernemental. Ce que la Fédération des femmes du Québec (FFQ) fit lors des études prébudgétaires 2010-201469. Durant la période de la mise en place de la perception, des pensions alimentaires et naturellement à la lecture de tous les jugements passés impliquant des enfants70, le Ministère de la Solidarité sociale découvrit des petits pots aux roses. Des papas devant leur ex vivant de la Sécurité du Revenu, versaient directement à la mère un certain montant pour s’occuper des enfants. – Bin ! Berbert, ils agissent en pères responsables, quel est le problème ? – La petite maman, sachant que chaque dollar supplémentaire perçu sera déduit de son chèque de dernier recours, optât pour la bouche cousue et empocha le cash reçu du papa. Puis vint le temps des « toutounes macoutes ». À la lecture du jugement de cette petite maman, qu’elle était en droit de recevoir une pension alimentaire, le ministère des « pauvres », leur envoya une gentille lettre, leur demandant de rembourser les montants reçus. Dans la majorité de ce genre de cas, la petite maman avoua…. n’avoir jamais reçu un sou. Fin de l’obligation de rembourser les sommes perçues. Nos « toutounes » se tournent alors vers le papa pour lui exiger de verser les pensions alimentaires pour enfants depuis que la maman se trouve sur le dernier recour. Le gentil papa, alors, devient le gars méchant qui ne s’occupe pas et ne respecte pas le jugement. La correspondance, comme beaucoup de lettres écrites par le Ministère du Revenu, « Vous avez 10 jours pour rembourser la somme de.. » et souvent cela se situait à plus de 10 000 $. Visite 69 « Des finances publiques saines pour protéger nos valeurs : le retour à l’équilibre budgétaire en 2013-2014 » Consultations prébudgétaires : le gouvernement sert une vieille recette rétrograde et sexiste Mémoire déposé par la Fédération des femmes du Québec, le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) et L’R des centres de femmes (L’R) http://www.ffq.qc.ca/pub/Memoire-consultation-pre-budget2009-final.doc 70 Loi sur La perception alimentaire, Règlement sur la , R.Q. et Loi facilitant le paiement des pensions alimentaires

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chez l’avocat, « Oui mon bon gars, je peux vous arranger cela, ce sera un coût minimum de 5 000 $ ». Et le gars devenu féroce, sinon complètement écrasé paya pour une deuxième la ?& ??%$ de pension alimentaire au percepteur de Revenu Québec cette fois-ci. Durant cette période de chasse ouverte aux mauvais garnements, je reçus les complaintes de la nouvelle conjointe, me demandant de les aider et du ?& ?%$ gars trouvant dans mon oreille une occasion pour se défouler… avant de payer une deuxième fois. Les premières années de l’application de la loi sur la perception, le Ministère du Revenu publiait les données en détail : le nombre, les montants, les mauvaises créances, etc. Curieux comme à l’habitude, je voulais savoir combien de pensions alimentaires pour enfants étaient subrogées et versées directement dans les coffres du trésor. La première année, ce fut 26 millions $ et des poussières. Les autres années, tant que l’information fut possible d’obtenir, 25 puis 20 millions de dollars. La dernière recherche fut veine, toutes les données sont depuis quelques années incluses dans le rapport de l’Agence du Revenu. Dans le « Rapport 2009-10, […[ 19 millions furent transférés au Ministère de la Solidarité.) Seul un accès à l’information me procurera le détail des cas de perceptions subrogées. Durant cette période de cueillette d’informations sur le flux des pensions alimentaires, je fus surpris d’obtenir du support (moral) de femmes proches du pouvoir. Dire qui, serait de mettre leur emploi en jeux, sinon de subir une forme d’harcèlement subtile d’une des louves en place sous l’égide de la Condition des femmes. Par cette loi, peu de jeunes sont au courant de l’introduction graduelle de l’État dans la gestion de la famille au moment de la rupture du couple avec enfant. – Ber ! Juste au moment de la rupture ? – Cher Julien, voici un extrait de la recherche «Pour agir : comprendre les solidarités familiales» : «Après des décennies de changement accéléré des modes de vie et des mentalités, les termes du contrat familial se sont profondément transformés. Si la famille est d’abord associée au registre de la vie privée et de l’affectif, une part croissante de ses fonctions est partagée ou assumée par d’autres institutions, entre autres le réseau éducatif, les services sociosanitaires, le marché du travail. Les principes démocratiques d’égalité, de liberté et de respect du pluralisme des valeurs et des modes  de  vie  guident  maintenant  toutes  les  actions  législatives et politiques dans le champ familial. »  – Est-ce assez clair ? Je constate maintenant que «Les principes démocratiques d’égalité, de liberté et de respect du pluralisme des valeurs et des modes de vie guident maintenant toutes les actions législatives et politiques dans le champ familial.» Faut-il comprendre qu’il y a ingérence de l’État, jusqu'à dans la vie du couple, de la

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famille et de toutes ses entités ? Et ce, sous une idéologie comme l’égalité et la liberté. – Où se trouve ma liberté ? – Dors sur tes oreilles on prépare une autre loi d’ingérence étatique : le droit de mourir en dignité. En bref, l’euthanasie et le suicide assisté. – Bert…. C’est proche du communisme ! – Beu noonnn ! « Pour l'application du paragraphe 3º du premier alinéa de l'article 5 de la Loi, les renseignements qui doivent être transmis au ministre sont les suivants: 2° la date de naissance du débiteur, son numéro d'assurance sociale, son sexe, le nom à la naissance de sa mère et sa langue de communication ; 3° l'adresse de résidence du débiteur, son adresse postale si elle diffère de la première, ainsi que le numéro de téléphone où il peut être rejoint à sa résidence et, le cas échéant, à son travail; 4° les sources de revenus du débiteur et leurs montants. Les renseignements exigés au premier alinéa doivent faire l'objet d'une déclaration sous serment par le créancier et le débiteur alimentaires. D. 1531-95, a. 8. 9. Pour l'application du paragraphe 4º du premier alinéa de l'article 6 de la Loi, les renseignements qui doivent être transmis au ministre sont les suivants: 1° à l'égard du jugement: a) le numéro du dossier au greffe de la Cour supérieure; b) la date du jugement; c) lorsque le jugement révise un jugement antérieur, une mention de ce fait, la date ainsi que le numéro du dossier au greffe de la Cour supérieure de ce dernier jugement; d) lorsque le jugement accorde au débiteur une exemption en vertu de l'article 3 de la Loi, une mention relative à l'obligation de constituer une fiducie ou de fournir une sûreté; e) lorsque le jugement prévoit la suspension de l'exécution de l'ordonnance alimentaire, les dates de début et de fin de cette suspension; 2° à l'égard de la pension: a) la date de fin de versement de la pension, s'il en est une; b) la fréquence des versements établie en vertu du jugement; c) tout renseignement contenu au jugement et relatif à l'indexation de la pension; 3° à l'égard des arrérages, l'absence ou la présence dans le jugement d'un taux d'intérêt et, dans ce dernier cas, le taux d'intérêt déterminé;

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4° à l'égard de l'existence dans le jugement de conditions particulières relatives, notamment: a) au paiement de la pension; b) au calcul des intérêts; c) au calcul et au paiement des arrérages; 5° l'assujettissement du jugement aux conditions et formalités de la Loi sur l'exécution réciproque d'ordonnances alimentaires (L.R.Q., c. E-19). D. 1531-95, a. 9. 10. Pour l'application du paragraphe 1º du premier alinéa de l'article 99 de la Loi, les renseignements et documents qui doivent être fournis au greffier sont les suivants: 1° ceux prévus au premier alinéa de l'article 7; 2° la date d'exigibilité et le montant de la pension mentionnés dans le jugement dont l'exécution est demandée; 3° l'indice d'indexation de la pension mentionné au jugement, le cas échéant; 4° une copie du jugement. – Tzé ti assez simple ? Pourquoi une loi sur la perception des pensions alimentaires? Nos féministes québécoises 71 , dont le groupe des familles monoparentales, sous l’égide de la Fédération des femmes du Québec et appuyée par le Conseil du Statut de la femme et du Secrétariat de la condition féminine, voulaient absolument d’une loi pour sécuriser plusieurs de leurs membres et, comme à l'accoutumée, pour « l’élimination de la pauvreté des mères monoparentales.72» # Notre Martin Dufresne « national »…….. – Julien, tu ne le connais pas… encore ! Ce zozo est présent dans tous les dossiers des pères séparés depuis l’existence du groupe GEPSE à Montréal. Yves, le directeur m’avait donné une description du personnage. Habillé tout en noir avec un large chapeau, faisant les cent pas devant le local du GEPSE. Et depuis, il dénonce avec sa consœur Hélène Palma, une féministe se déclarant maître de conférences. Ces deux comparses ont dénoncé sur toutes les tribunes les revendications des pères séparés : la garde partagée et l’aliénation parentale.

71 Dans la liste des demandes féministes lors de la Marche des pains et des roses : « Demande : Un système de perception automatique des pensions alimentaires avec retenues à la source. – Gain : Adoption d’une loi sur la perception automatique des pensions alimentaires le 11 mai 1995, à la suite du travail acharné des groupes de femmes depuis dix ans. » 72 « Par ailleurs, selon le Conseil du statut de la femme2, seulement 45 % des pensions alimentaires étaient payées régulièrement. De plus, 83 % des débiteurs en défaut avaient des revenus d’emploi et une grande part des pensions étaient impayées davantage pour des raisons personnelles, comme la colère, la rancune ou le désir de vengeance, que pour des raisons économiques.. » La perception des pensions alimentaires CAIJ Collection de droit. Chapitre V- Droit de la famille. Pierre Gamache Page 229

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Le zozo, dans un documentaire73, mentionne : « les pères paient très rarement leur pension alimentaire, ici au Canada, ce n’est que 20% des pères qui paient leur pension alimentaire au complet ». Ce sont avec de telles énormités qu’un message finit par passer dans l’esprit du législateur 74 , et auprès des députés espérant obtenir quelques votes supplémentaires pour les maintenir au pouvoir. – Tu devrais lire le torchon qu’Hélène Palma fait circuler : «La percée de la mouvance masculiniste en Occident» Dans le rapport annuel du ministère de la Justice 2007-200875, il est cité à la page 42 un paragraphe significatif sur les enjeux financiers des pensions alimentaires : «La Conférence de La Haye de droit international privé a adopté, le 23  novembre  2007,  la  Convention  sur  le  recouvrement  international  des  aliments destinés aux enfants et à dʹautres membres de la famille. Près de  70  États  ont  participé  à  la  négociation  de  ce  nouvel  instrument  international,  dont  le  Canada,  la  Chine,  les  États‐Unis,  le  Japon,  la  Russie,  plusieurs  pays  dʹAmérique  latine  ainsi  que  la  Communauté  européenne.  La  nouvelle  convention  vise  à  améliorer  et  à  moderniser  le  système  international de recouvrement des aliments au bénéfice des enfants. Elle  crée  notamment  un  cadre  de  coopération  administrative  efficace  et  économique  entre  les  pays  contractants  en  vue  de  lʹobtention,  de  la  modification,  de  la  reconnaissance  et  de  lʹexécution  des  décisions  relatives aux obligations alimentaires. La convention est appelée à jouer un rôle majeur sur la scène internationale dans un proche avenir, en raison du nombre élevé de familles séparées et de situations où débiteurs et créanciers alimentaires vivent dans des pays différents et sont aux prises avec un grave problème de recouvrement de pension alimentaire (à l’échelle mondiale, le montant de ces pensions est évalué en milliards de dollars)». Assis dernière mon bureau, si on peut appeler cela «mon bureau», un espace de 7pieds x 10pieds, je reçois un appel de l’extérieur du pays d’une personne désirant me rencontrer pour faire un reportage sur les pères séparés. Arte TV In Nomine Patris de Myriam Toneltto et Marc Hansmann Mars 2005 Dans le quotidien de la justice, les juges accordaient une pension alimentaire selon le cas par cas. Les différences entre les jugements, influença le législateur à imposer une table de calcul selon le revenu des parents. GC 75 http://www.justice.gouv.qc.ca/FRANCAIS/publications/administ/pdf/rap0708.pdf Rapport annuel de gestion 2007-2008 «Le rapport annuel de gestion 2007-2008 fait état des résultats obtenus principalement au regard des objectifs poursuivis dans le Plan stratégique 2007-2010 ainsi que dans la Déclaration de services aux citoyens, et pour lesquels des actions déterminantes ont été accomplies au cours de la dernière année. Il marque une étape importante, soit la première année de la réalisation du Plan stratégique 2007-2010 du Ministère. Ce rapport comprend également le Rapport annuel de gestion 2007-2008 du Bureau des infractions et amendes.» 73 74

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Bonjour je vous appelle de la France. Je fais une recherche pour un reportage d’ARTV 5 sur les pères séparés. Seriez-vous disponible ? Surpris sur le coup, j’accepte. Heureux comme con. Voilà que le débat des pères séparés prend une envergure internationale. Youpi ! Deux ou trois semaines plus tard, je reçois un appel de la «journaliste». – Monsieur Claes ! – Oui. – Mon équipe et moi sommes de passage à Québec pour un reportage à NewYork sur l’élection du nouveau président des Etats-Unis. Êtes-vous disponible ? – Oui, quand ? – Ce matin. En 1996, lorsque nous avions démarré ALPE-Québec, il n’y avait absolument pas ou très rarement d’articles sur la condition de ces hommes. Ce fut à force d’envoyer des lettres ouvertes et de contacter les médias de toutes les tribunes, qu’un semblant de prise de conscience sur un nouveau phénomène social fit son chemin. Lorsqu’en 2004, je reçus cette offre, j’avais accumulé assez d’information sur la mouvance sociale féministe et le nouveau mouvement des pères séparés, tel que le F4J, pour affronter n’importe quel journaliste. Ce sera une autre occasion de faire passer un message. Ce coup de téléphone de cette femme76 désirant passer avec son équipe chez moi, sera un autre pas en avant pour la cause. Une fois devant moi, cette jeune dame, feuille en main, le caméraman et le preneur de son, toujours dans mon «bureau» exigu, me posa une série de questions, tout en me convainquant qu’elle était aussi pour la garde partagée, pour la cause des pères et contre le féministe radical, etc. Je suis tombé dans le panneau, comme tous ceux que cette personne a interviewés au Québec, à Londres, à Paris, à Bruxelles et à Bonn. Je fus tellement mis en confiance que j’en oubliai de demander ses papiers et coordonnées, sauf sur un bout de papier, un nom et un (faux) numéro de téléphone. Lorsque j’appris l’existence de ce documentaire sur Arte TV « In Nomine Patris » et le montage de la fille « chaperon rouge » et du pédophile déguisé en grand-mère pour donner une image négative des pères séparés demandant la garde partagée, m’a réaction fut: «je me suis fait piéger ». Les jours suivants, les gars de Paris et de la Belgique intentaient une action contre ARTE TV, sans résultat, sauf pour se faire démolir sur des sites web comme Sisyphe77 et par les « tientien » Dufresne78 et Micheline Carrier. J’avais Son vrai nom est Myriam Tonelotto, une « cinéaste » « Au piège de la famille, les néomachistes » Dans un vidéo elle mentionne : « ce n’est pas un documentaire fiction, cela ne m’intéresse pas,….. alors en documentaire je vais créer une petite fiction… » http://tvbruits.org/videorm/InNominePatris.ram 77 Dimanche 27 mars 2005- « In Nomine Patris ou le lobby des pères revanchards » Micheline Carrier sur son site Sysiphe.org 78 « Martin Dufresne est traducteur, chercheur et militant antisexiste. Animateur pro-féministe du Collectif masculin contre le sexisme (créé en 1979), il s'intéresse particulièrement au backlash masculiniste qui tente de convaincre la société que les mesures revendiquées par les femmes et 76

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envoyé une lettre au producteur et essayé de contacter la personne m’ayant interviewé. Son numéro était un faux, tout comme son nom. Plus tard, lors du visionnement du documentaire à Québec, j’appris le nom de la personne et de son penchant féministe. Nous avoir menti à tous, était, à mon sens, vicieux. Nous avions tous eu notre leçon. L’objectif du documentaire était-il de nous cataloguer comme des « subversifs, méchants pères » ? Je crois que oui. Il suffira de lire les articles concernant « la vengeance des pères » sur ART TV (effacés depuis) ou l’article « In Nomine Patris ou le lobby des pères revanchards»79. # L’arène politique Lors de la période de consultation en commission parlementaire sur « Le modèle de fixation des pensions alimentaires pour enfants » 80 , des chiffres provenant d’une source américaine citant l’appauvrissement de 37%des femmes au moment divorce, fut souvent mentionné 81 . Il fallait connaître comment le Québec fonctionnait le PQ au pouvoir pour faire « avaler » un projet de loi par une consultation populaire pour en obtenir l’appui, plus particulièrement une loi donnant des avantages réclamés par les groupes de pression féministes. Pour faire accepter la loi de la perception des pensions alimentaires, il fallait convaincre la tribune que seulement 40 % des hommes paient leurs pensions alimentaires 82 . Pour ce faire, la ministre du temps, Louise Harel, présenta en commission

leurs avancées constituent une " discrimination " infligée aux hommes ou induisent chez eux une " détresse ". Avec quelques allié-es, il assure un travail de veille face aux tactiques du mouvement international de la condition masculine et des " droits des pères " qui tente de faire réformer à l'avantage des hommes sexistes la législation et les politiques en matière de violence conjugale, de pensions alimentaires, de privilèges paternels, etc. Il a publié une monographie " Limites et risques de l'approche psychologisante auprès des batteurs de femmes " et des articles dans la revue Nouvelles questions féministes : " Masculinisme et criminalité sexiste ", " Autorité parentale conjointe : Le retour de la loi du père " et, avec Rudolf Rausch, " Face aux conjoints agresseurs : La danse avec l'ours ", et a participé au film " In Nomine Patris : Ce que veulent les mouvements de pères ", que diffuse le CMCS au Québec. » Réseau Québécois d’action pour la santé des femmesPour une approche globale et féministe de la santé. 4 février 2008 79 http://sisyphe.org/spip.php?article1627 dimanche le 27 mars 2005 80 Commission permanente des affaires sociales Le mardi 3 septembre 1996 81 « Toutes les études les plus sérieuses, les plus fouillées ont démontré que le parent non gardien baisse de revenu, dans l'année de la rupture, de 37 %, tandis que le parent... Excusez-moi, c'est le contraire. Le parent gardien baisse son niveau de revenu de 37 %, tandis qu'en tout moment le parent non gardien maintient son niveau de vie comparable, même, il augmente légèrement, de 4 %, mais à aucun moment il ne baisse en bas du niveau de vie qu'il avait avant. Alors, je vous sens pleine de compassion pour le parent non gardien, mais je ne pense pas, en tout cas par les études qu'on a, que c'est lui qui est mal pris. » Louise Harel. Commission permanente des affaires sociales Le mardi 3 septembre 1996 - Consultations particulières sur le document intitulé «Modèle de fixation des pensions alimentaires pour enfants» 82 Selon les chiffres de 1985, aucun chiffres connu malgré les 20 000 jugements de divorces et séparation de corps la moitié dans le district de Montréal. Six pensions alimentaires sur dix sont versées. Monsieur Thériault, directeur de perception pension alimentaire affirme «selon un sondage maison un taux de récupération de 70% des cas». Radio Canada http://archives.radiocanada.ca/societe/famille/dossiers/894-5442 /

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parlementaire 83 et dans les communiqués, que plus de 55% des pensions alimentaires n’étaient pas versées. Cela fonctionna, jusqu’au jour Yves Ménard alors président du GEPSE à Montréal, confronta Harel sur la provenance de ce chiffre. Un ou une fonctionnaire avait compilé, ceux qui étaient en retard d’un jour et plus, ceux qui avaient perdu leur emploi, ceux sur le dernier recours et même ceux qui étaient morts. Hélas, cela n’arrêta pas le train, il fonçait à toute allure vers la période de vote. # Depuis plus d’une heure que j’écoute au bout du téléphone l’histoire de la vie d’un autre gars qui s’est fait prendre dans la tempête d’un divorce houleux. – Oui je te comprends (la phrase classique) mais tu devras vivre avec cela. Vouloir à tout prix changer un système en place, modifier les lois et règlements, oublie cela. Règle ton dossier selon les procédures existantes et, s’il te reste un peu d’énergie pour corriger des dérapages sociaux et judiciaires, viens t’impliquer et n’espère pas voir un changement avant l’arrivée de tes cheveux blancs. Fais le pour la prochaine génération. Combien de fois j’ai dit cela ? Des centaines de fois. Presque tous enfourcheront un cheval de calèche et iront combattre les moulins. Les pauvres ! Un combat contre Goliath. # Violence… toute une industrie mensongère. Tout comme cette génération d’hommes travaillant des 90hrs semaine pour nourrir la famille et donnant à la mère l’occasion de vivre sa retraite avec ses enfants à 30 ans, se voit obligé d’acheter la moitié de la maison dont il en avait payé la totalité. Un beau signal à la nouvelle génération. Professeur Stephen Baskerville 84, le dit clairement : « se marier et avoir des enfants est une loterie où les chances sont une sur deux d’être séparé de ses enfants et de payer pension, verser la moitié des gains inscrits pour la retraire, tout en étant obligé de vendre la maison si durement épargnée.» Qui sont les pauvres dans de telles situations de rupture ? Bien, voyons, la femme ! «Elles vivent de la discrimination, sont des victimes du patriarcat, du néo-libéralisme, des méchants hommes », etc. Un message répété sans fin depuis les 40 dernières années ne peut qu’être une vérité. Une vérité propagée depuis les organes des Nations Unies et reprise par les pays signataires de ses conventions. “Louise Harel, lors de la commission parlementaire sur la fixation des pensions alimentaires, le 3 septembre 1996 : « Je pense qu’il faut regarder une réalité qui est justement celle de motiver, d’encourager, d’inciter les pères à être des pourvoyeurs. On a beaucoup dévalorisé le fait d’être pourvoyeur. Je pense qu’il faut revaloriser ça dans notre société. » 84 Do Not Marry, Do Not Have Children, Stephen Baskerville, Ph.D 11-14-2007 http://mensnewsdaily.com/2007/11/14/”And yet I cannot, in good conscience, urge young men to marry today. For many men (and some women), marriage has become nothing less than a one-way ticket to jail. Even the New York Times has reported on how easily? The divorce court leads to a jail cell,? Mostly for men. In fact, if I have one urgent piece of practical advice for young men today it is this: Do not marry and do not have children.” 83

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La convention et la déclaration les plus exploitées sont : la « Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes85 » et la « Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes86 ». Depuis et ce, tranquillement, on voit apparaître dans certains textes gouvernementaux87le mot « toutes » s’inscrire dans : « pour l’élimination de « toutes » formes de violences envers les femmes ». Cela inclut selon la Déclaration : « La violence à l'égard des femmes s'entend comme englobant, sans y être limitée, les formes de violence énumérées ci-après »: a) La violence physique, sexuelle et psychologique exercée au sein de la famille, y compris les coups, les sévices sexuels infligés aux enfants de sexe féminin au foyer, les violences liées à la dot, le viol conjugal, les mutilations génitales et autres pratiques traditionnelles préjudiciables à la femme, la violence non conjugale, et la violence liée à l’exploitation ; b) La violence physique, sexuelle et psychologique exercée au sein de la collectivité, y compris le viol, les sévices sexuels, le harcèlement sexuel et l'intimidation au travail, dans les établissements d'enseignement et ailleurs, le proxénétisme et la prostitution forcée ; c) La violence physique, sexuelle et psychologique perpétrée ou tolérée par l'État, où qu'elle s'exerce. Ici au Québec, nos femmes n’étant pas assez violentées, il fallut découvrir d’autres formes de violence : la violence émotive88 ; la violence économique89 ; la http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw/text/fconvention.htm « Dans son préambule, la Convention reconnaît explicitement que "la discrimination généralisée contre les femmes existe toujours" et souligne qu'une telle discrimination "viole les principes de l’égalité des droits et du respect de la dignité humaine". D'après l’article premier de la Convention, on entend par discrimination "toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur le sexe dans les domaines politique, économique, social, culturel et civil ou dans tout autre domaine". La Convention réaffirme le principe de l’égalité en demandant aux Etats parties de prendre "toutes les mesures appropriées, y compris des mesures législatives, pour assurer le plein épanouissement et le progrès des femmes en vue de leur garantir l'exercice et la jouissance des droits de l'homme et des libertés fondamentales sur la base de l'égalité avec les hommes » 86 http://www2.ohchr.org/french/law/femmes_violence.htm « Article premier: Aux fins de la présente Déclaration, les termes "violence à l'égard des femmes" désignent tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. » 87 Rapport et recommandations à la suite des auditions tenues dans le cadre de la consultation générale sur le document intitulé : vers un nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes : « Orientation 5 : l’élimination de toutes les formes de violence subies en raison du sexe » 88 « La violence sociale, c’est entre autres refuser à une personne espace ou intimité, la traiter en servante, contrôler ses agissements, ses relations et ses déplacements, l’empêcher de voir famille et amis, lui imposer une tenue vestimentaire et1ou des comportements. » Centre des ressources militaires de la région de la capital national. 89 « La violence économique La violence la plus méconnue- La violence économique se manifeste par des comportements et des actions qui empêchent une personne d’accéder à sa liberté économique. Encore une fois, cette forme de violence peut-être utilisée de façon implicite ou explicite. Voici quelques exemples : 85

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stérilisation génitale ; la stérilisation forcée ; le féminicide ; la traite des femmes à des fins économiques et sexuelles ; l’exploitation sexuelle ; la marchandisation et l’objectification du corps ; la pornographie, et enfin la violence sociale90. Puis. Amnesty International91 va plus loin en désignant les « signaux d’alarme ». – Tiens, en voici un autre, le programme ViRAJ92 : qui s’adresse aux jeunes : «La violence est définie de façon générale comme tel : tout comportement ayant pour effet de nuire au développement de l’autre, en compromettant son intégrité physique, psychologique ou sexuelle.» Puisque la violence n’a qu’un sexe, je me suis amusé à reproduire les descriptions de la violence selon l’autre sexe : Les comportements ci-dessous peuvent tous se manifester au cours du cycle de la violence. Elle crie, vous injure, vous accuse, vous insulte, vous humilie ; Elle adopte des attitudes menaçantes ; Elle fait pression sur vous en vous culpabilisant ; Elle vous force à prendre des décisions contre votre gré ; Elle ne vous donne pas ou pas assez d’argent pour le ménage ; Elle manipule les enfants ; Elle prend des décisions importantes sans vous consulter ; Elle vous tourne en ridicule devant d’autres personnes ; Elle dit du mal de votre famille et de vos amis ; Elle ment ; Elle est excessivement jalouse ; Elle ne respecte pas ce qui a été décidé ; Elle n’assume pas sa part de responsabilité ; Elle nie ou minimise ses actes violents ; Elle prétend qu’elle est violente par votre faute ; elle s’oppose à ce que vous travailliez à l’extérieur ; Elle vous reproche vos dépenses ; Elle consomme des drogues et boit trop d’alcool ; Elle menace de se suicider ou de se faire du mal ;

* Interdire ou fortement déconseiller à sa conjointe de travailler à l’extérieur du foyer ; * Contrôler le budget de sa partenaire et/ou saisir en tout ou en partie les revenus ou les papiers importants passeport, carte d'identité, etc.) de sa conjointe ; * Ne pas partager avec justesse le budget familial et/ou refuser de dépenser de l'argent lors d'occasions spéciales ; * Contrôler les dépenses pour les besoins essentiels : vêtements, nourriture, frais nécessaires pour le bien-être des enfants, etc. » Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec. 2004-2005 90 « La violence émotive, c’est entre autre crier, intimider, laisser croire à une personne qu’elle est folle/stupide, l’insulter, lui donner des surnoms, la blâmer, contrôler ses émotions » http://www.mfrc-ncr.org/documents/fam_violence_fr.pdf 91 http://www.amnestyinternational.be/doc/article.php3?id_article=3417#outil_sommaire_0 92 2e édition révisée Programme de prévention de la violence dans les relations amoureuses chez les jeunes et de promotion des relations égalitaires Guide d’animation 2009

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Elle menace de dire ou de faire des choses qui auraient des conséquences fâcheuses ; Elle vous empêche de rendre visite à des amies, des parents ; Elle contrôle vos appels téléphoniques ; Vous devez avoir son autorisation pour vous rendre dans certains endroits, elle vous en interdit d’autres ; Elle profère des menaces contre vous ou d’autres personnes ; Elle arrive à l’improviste ou vous appelle sans cesse au téléphone ; Elle vous surveille ; Elle refuse de s’en aller quand vous le lui demandez ; Elle utilise sa supériorité physique pour vous faire peur ; Lors de disputes: elle vous bloque le passage ; elle crie; elle conduit la voiture brutalement; elle s’attaque à des choses auxquelles vous tenez; elle frappe des objets ; les jette autour de lui; elle recourt à la violence contre vous ; contre vos enfants ; contre les animaux domestiques; elle bat ; donne des coups de poing ; vous immobilise ; vous mord ; Elle vous traite de manière déshonorante et avilissante ; Elle vous contraint à accepter des relations sexuelles; Elle vous viole ; Elle utilise des armes ou en porte constamment sur elle. – Bébert tu n’es pas sérieux ? Je suis violenté ! – Tu ne peux pas être violenté, mon Julien ! T’as des couilles, donc tu n’es pas le bon sexe. Cela ne concerne que les femmes. Prendre au pied de la lettre ces définitions : les hommes sont alors majoritairement violentés. Hélas, Osez le dénoncer, c’est du tabou et cela risque provoquer une levée de boucliers de la part des groupes de pression féministes pour dire et redire : «[…] que la violence physique est majoritairement le fait des hommes.» Et la violence envers les hommes, ce n’est pas systémique. – Bér! Systémique??? – Tu ne savais pas, il existe un système en place portant la violence exclusivement envers les femmes. «La violence des femmes envers leur conjoint existe bel et bien, elle n'est cependant pas comparable, ni en importance, ni en gravité, à celle des hommes envers leur conjointe. 93» – C’est vrai Bébert. Selon les médias, on nous informe depuis plus de 40 ans, qu’une femme sur quatre est violentée et 51% des femmes sont agressées sexuellement avant d’atteindre 16 ans. – Je te corrige Julien, c’est 99,9% des femmes qui sont agressées, violentées. Relis la description des cas de violence. – L’absurdité est tellement flagrante : «Dans la littérature scientifique, il est reconnu que les femmes peuvent effectivement exercer de la violence envers leur conjoint. Par 93

Questions et réponses - Violence faite par les femmes. Institut de la Santé publique

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contre, même si les auteurs s'entendent pour dire que ce type de violence existe, le phénomène demeure encore peu connu et peu documenté.94» – Hier j’ai découvert une autre définition de la violence, celle des psychologues : «Violence (psychobiologie) : La notion de "violence" correspondrait à une représentation subjective et culturelle des phénomènes liés à l'agression. Le problème individuel et social majeur est qu'en raison de la grande plasticité des processus cognitifs quasiment tout comportement, attitude ou situation peut être subjectivement perçu comme "violence", assez souvent à tort, tout en ayant des effets négatifs réels sur le psychisme et la dynamique sociale. Afin de remédier à ce problème quasi inextricable, il est proposé de lutter activement contre les croyances individuelles subjectives et dysfonctionnelles. 95» – Bébert, en voici une nouvelle : la violence ergonomique. «Dans un premier temps, cette étude portant sur les effets des agresseurs ergonomiques, ceux qui sont le plus fréquemment rencontrés (40% des réclamations acceptées), confirme ce qu'un grand nombre d'études dans plusieurs autres pays avaient déjà démontré : plusieurs conditions de travail ont une influence négative sur les issues de grossesse.»96 – Ouf ! Le quotidien le Haut du Maroc publie 10 janvier 2011 une enquête sur la violence envers les femmes. La recherche fut financée par UN FEM des NationsUnies. Dans ce rapport, il est cité : « […] sur le 9 millions de Marocaines, 6 millions sont violentées.» Et une autre définition de violence est citée : « […[ la violence psychologique, ce définie comme étant tout acte qui consiste à dominer ou à isoler une femme, ainsi qu’à l’humilier ou à la mettre mal à l’aise.» – Mal à l’aise !?!?! – Ouf ! Depuis plusieurs décennies, les fonds de recherches sociales sont essentiellement axés pour des projets ayant pour thème la violence envers les femmes. La documentation sur la violence féminine, lorsqu’elle sort du placard comme le documentaire « Pied de biche97 », sera par tradition féministe, critiqué.

Item : «Qu'est-ce qu'on sait de la violence exercée par les femmes envers leur conjoint?» http://psychobiologie.ouvaton.org/glossaire/txt-p06.20-11-glossaire.htm 96 Le Conseil du patronat et la maternité (opinion) La Presse, 29 décembre 2010. Signé par une douzaine de Ph.D et M.D. Jessica Riel, M. Sc. biologie, doctorante en ergonomie, Université du Québec à Montréal,Anne-Renée Gravel, M. Sc. relations industrielles, doctorante en Relations industrielles à l'Université du Québec en Outaouais, Étudiante au certificat en ergonomie à l'Université du Québec à Montréal,Nancy Côté, M.Sc. sociologie, doctorante en Sciences humaines appliquées, Université de Montréal, Professionnelle de recherche, Équipe RIPOST 97 «Cette violence n'est pas anodine. Par les témoignages de femmes agresseures et d'hommes et femmes victimes, Pied-de-Biche révèle la face cachée de la violence conjugale.» Pied-de-biche. 2005. Les productions Équinoxe inc. 94 95

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Et en moins de deux, dans une émission de radio 98 et à la télévision, on soulignera : « Il reste que les victimes de violence continuent d’être, dans la majorité des cas, des femmes. Au Québec, chaque année, de 15 à 20 femmes sont assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint.» – Tu en veux des réactions ? Prenons celle de nos féministes d’Etat, la Gazette des femmes avec l’article : « Unisexe, la violence99 » : « Ça fait 20 ans qu’on entend parler des femmes victimes. Parler des femmes violentes, c’est nouveau, plus sensationnel. Après la mode de “Ces femmes qui aiment trop”, après celle de [Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus] voici la mode de [Ces femmes violentes !] » – Un sujet à la mode ! Dois-je en dire plus du ton avec lequel on envoie le message ? # Suicide, pshht! Ce matin, je fais le tour des nouvelles activités « sauces sales » de la communauté sociologique et de la santé des Québécoises et Québécois. On annonce un colloque dans mon patelin pour le 4 novembre 2005, la Journée annuelle de santé publique (JASP) au centre des congrès de Québec. J’avais déjà assisté en 2001 à un colloque du JASP à Montréal. – Jean-Claude, je veux être présent cette année au JASP ? Jean-Claude, le président de l’Après-rupture, un « chêne », rien ne lui fera changer d’idée, surtout s’il s’agit d’argent. – Kest-ce cela ? Une autre affaire pour gaspiller l’argent des contribuables ! – Regarde, dans la liste des conférences et des ateliers, la sénatrice Anne Cools sera conférencière-invitée dans un atelier sur la garde partagée. Rien ne fit changer sa position, c’était du gaspillage. Je n’étais pas d’accord avec lui. Si, à chaque fois, on ne saute pas sur une telle occasion, rien ne changera. Il faut être présent et communiquer ses positions qui elles seront inscrites dans le compte-rendu de l’atelier et risquent d’être utilisées par un étudiant d’une maîtrise quelconque sur la mouvance sociale. Étant membre du conseil d’administration de la Confédération des organismes familiaux du Québec ( COFAQ ), j’utilise leur pouvoir économique pour me faire payer mon entrée. – Pourriez-vous m’expliquer comment peut-on jouer son rôle de père si on voit ses enfants une fois pendant deux jours chaque quinze jours? La question fut posée à ce juge retraité venu faire son discours sur les dossiers matrimoniaux. Juste avant, et ce pour la première fois dans ce genre d’atelier sur http://www.radio-canada.ca/audiovideo/pop.shtml#urlMedia%3D/Medianet/CBF/DimancheMagazine200512111108_3.asx Le reportage de Léo Kalinda Radio-Canada Dimanche magazine 99 http://www.gazettedesfemmes.org/recherche/?F=recherche&idt=10134&affart=3725 Unisexe, la violence? Andrée Poulin Gazette des femmes, vol27, no 3, Novembre 2005, p.15-21 98

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la famille, des hommes, pères de famille, se lèvent pour exprimer leurs émotions. Ils communiquent enfin ! Ce fut assez pour voir se lever des femmes et quitter la salle. – C’est une bonne question. Je ne peux vous répondre, mais vous avez raison. Être à votre place, je crois que j’aurais quelques difficultés à remplir mon rôle en tant que parent. – Alors pourquoi condamnez-vous les pères à un droit de visite au quinze jours ? Ma réponse fut cinglante. Son silence tout aussi. À ma sortie, je « tombe » sur la présidente du Conseil de la Famille. – Madame Nicole Boily, un plaisir de voir ici. Avez-vous assisté à la conférence de la sénatrice Anne C. Cools ? – Vous voulez dire à la salle des hommes frustrés ? – Mme Boily, ce sont des pères, des parents frustrés d’être exclus de la vie de leurs enfants, sinon réduits à des droits de visite…… Elle fut sauvée par la cloche… La reprise des autres conférences lui donna l’occasion de disparaître dans la foule. Moi, je fus laissé sur ma faim, celle de ne pas pouvoir « communiquer » avec la présidente du Conseil de la famille. Novembre 2005, je ne peux résister de ne pas y aller. Coût de participation : 225 $. Avec tout le soutien financier du gouvernement inexistant, il fut hors de questions de débourser quelque montant que ce soit. Le compte bancaire roule avec beaucoup de zéro, mais aucun chiffre devant le zéro. – Allo, Jean, as-tu du fric pour me payer l’entrée ? – Allo Pierre, veux-tu faire une contribution … ? Non ! Bon, je comprends, tu n’as pas un rond. – Allo monsieur le député, on veut participer au JASP. Pourriez-vous nous soutenir financièrement ? Non ! Votre budget discrétionnaire est à sec, je vois. – Allo, Bill Gates….. Il est 9 heures du matin, je demeure à deux pas du Palais des congrès. Je me faufile dans la foule, après les inscriptions. Je n’ai jamais vu un « toto » se faire expulser parce qu’il n’avait pas de carte d’identification. Le « toto » sera moi. J’arrive sur place, les « inscriptrices » sont parties. Je me dirige vers la grande salle, café et croisant en main, écoutant l’animateur donnant la liste des ateliers. « Le soutien social des hommes suicidaires et leurs demandes d’aide 100 » par François Gagnon directeur adjoint du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie ( CRISE )101. Cela m’intéresse. Lors des rencontres avec les pères au local de Loretteville, je leur posais souvent la question : – « As-tu déjà pensé au suicide ? » http://www.inspq.qc.ca/aspx/docs/jasp/presentations/2005/JASP2005-SuicideHommesChagnon.pdf 101 http://www.inspq.qc.ca/aspx/fr/jasp.aspx?sortcode=1.55.58.62.69.73 100

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Dans presque tous les cas, la réponse est « oui »102. Cela me surprend tellement lorsqu’un gars me dit non, il faut que je lui pose toute une série d’autres questions. La résilience, cette capacité des humains de rebondir face à une épreuve, varie d’un cas à l’autre. Il y a, d’un côté, ceux qui n’ont plus de colonne vertébrale et, de l’autre, ceux qui se tiennent raides comme un chêne. J’écoute attentivement le conférencier et les intervenants assis derrière la table, devant une salle pleine à craquer. Le sujet de la conférence : « Le suicide des jeunes hommes au Québec de Daniel Dagenais ». Bon, OK. Les jeunes se suicident, et les autres ? Ceux dans la tranche d’âge 35-50 ans ? Le groupe le plus touché se trouve dans la tranche 39-49 ans, ils sont les plus susceptibles de vivre une nouvelle orientation de vie, que ce soit par la perte d’emploi, un divorce ou d’une rupture familiale. Pourtant, les études sur le suicide d’hommes suite à une rupture avec jeunes enfants, sont rares, sinon presque inexistantes. Exception des jeunes en mal d’homophobie. L’héritier des sommes disponibles pour la recherche se limite à un seul : Michel Dorais de l’université Laval. Pour les autres cas, j’aimerais que l’on me réponde pourquoi si peu d’études du côté francophone ? Pourtant, du côté anglophone, on retrouve facilement des recherches universitaires sur le sujet : « Although separated and divorced people made up 10 per cent of the population of Ontario that year, they accounted for 25 per cent of the suicides. » Desmond Ellis, York University 2006 Je me dis en moi-même : « Doudou, tranquille, Gilbert. Écoute et prends des notes, cela te servira pour compléter ta connaissance sur le sujet. » Types sociétaux de suicide- Morphologie moderne – Nécessité de centrer la morphologie – Phénomène récent – Amplification de la surmortalité masculine «normale» propre à la société industrielle – La crise de la famille ( ah, enfin ! ) – la spécialisation des hommes comme pourvoyeurs au Québec- déficit radical de socialisation – Identités masculines consciemment «pathologiques»- Exclusion des pères de l’éducation des enfants…. Ouf ! « Les hommes qui ne s’adaptent pas aux nouvelles réalités sociales telles que l’égalité entre les femmes et les hommes sont sujets au suicide. Étant incapables de s’ajuster et désirant conserver leurs attitudes machistes, sont plus vulnérables lorsqu’il a perte de pouvoir sur leur conjointe.103 » Plus que j’écoute ce spécialiste, plus je me demande comment vais-je traduire son bla-bla d’intellectuel en pratico-pratique.

102 Selon une enquête auprès «de 7 671 hommes ayant eu recours aux services du Centre de prévention du suicide de Québec durant l’année 2006 révélait que 60 % d’entre eux vivaient une rupture conjugale.» SOS Rupture- Masculinité et Société. Janvier 2010 103 « Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es. » L’emprunt des stratégies normatives en prévention de la toxicomanie est-il pertinent en prévention de l’obésité ? JASP 2005 François Lagarde, M.A., expert-conseil en marketing social et en communication, et professeur associé, Département d’administration de la santé, Université de Montréal

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«Les corrélations insèrent explicitement le suicide dans un contexte où sa spécificité, comme phénomène juxtaposé à d’autres phénomènes, prend un sens qui alors ne concerne plus directement le suicide, mais marque son appartenance à des conditions plus générales. Ainsi posée, l’orientation de l’explication (le lien entre la variable dépendante et les variables indépendantes) est en quelque sorte réversible. Souligner par exemple que l’écart entre les hommes et les femmes quant à la scolarité postsecondaire corrèle très fortement avec les taux de suicide masculins revient à établir que les deux phénomènes appartiennent à un même ensemble qu’il s’agit toujours d’interpréter, au terme des corrélations. Il n’est pas suffisant d’insister sur le fait qu’une corrélation n’est pas une « cause » afin d’atténuer son effet postulé dans l’esprit du lecteur (qui sait par exemple que si beaucoup de suicides suivent une rupture amoureuse, trop de ruptures amoureuses n’aboutissent pas à un suicide pour que celles-ci acquièrent un déterminisme causal). La corrélation de diverses variables avec le phénomène du suicide, figé à l’état de variable dépendante, dégage en fait des homologies de signification.» Là, le gugus m’a perdu. Ou bien j’ai perdu le fil. Voilà qu’il dit : « […] on ne peut rien faire si un homme a décidé de se suicider. » Bin quoi ! Doit-il porter une jupe en plus ? «L’adhésion au rôle masculin traditionnel augmente le risque du suicide par son effet sur les facteurs de protection et de risque». – Excusez-moi, mais je ne suis pas en accord avec votre énoncé, dis-je, la main en l’air pour prendre la parole. – Depuis 1996, je fais de l’écoute pour les pères en situation de rupture et de mon observation, les gars avec des idées suicidaires, sont des gars qui n’ont plus de colonne vertébrale. Ils sont majoritairement des hommes roses, éduqués par leur maman, et ce, dans l’absence du père. Il faut aller en amont du phénomène, et il est présent dans les sociétés où les hommes sont graduellement remplacés par les femmes dans une approche féministe. Le Québec bat le record, qu’on analyse la féminisation du Québec, on y trouvera une des conséquences sur les suicides de gars ? Silence dans la salle… j’avais frappé un mur... celui du tabou : oser accuser le féminisme des maux des hommes. Le conférencier repart avec le même discours, il faut que les hommes s’adaptent et apprennent à dialoguer. Je fulmine ! Les hommes ont créé une société moderne, ils ont structuré des lois pour protéger les plus faibles, les handicapés, les femmes, etc. Je me demande comment l’ont-ils fait sans se communiquer ? # Les adeptes Dans le corridor, pendant le brunch, je vois Michel Lavallé. Il est entouré d’une demi-douzaine d’hommes, style moumounes. Zzzzzzz comme des bourdons ! – Salut Michel, quoi de neuf avec le dossier des hommes au MSSS ?

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Pareil à lui-même, il fait partie de ceux qui «communiquent». Oups ! , avec ses semblables. Autour de lui, une demi-douzaine de gars excités de trouver le seul porte-parole des hommes au gouvernement. Trois d’entre eux cherchent des hommes pour faire une entrevue. Le gouvernement leur a octroyé 150 000$ pour faire un documentaire. # L’art de résoudre un problème. – Bonjour, je suis Gilbert Claes, de l’organisme L’Après-rupture J’ai quelque chose à dire sur la problématique masculine. Et c’est parti. Caméra, microphone et questions sur les hommes. J’y vais de mon discours usuel. – Les groupes d’hommes ne peuvent s’organiser parce qu’il n’y a pas de volonté politique à subventionner ces organismes. Et tant qu’il existera au sein du gouvernement la discrimination positive pour les femmes et leur financement outrancier, rien ne changera. De plus, il faut abolir le Conseil du statut de la femme et les autres organes sexistes au sein du gouvernement. La caméra roule…. Cela ne sera jamais publié, je parie un 5 $. En effet, jamais entendu un mot sur ce reportage. Un autre 150 000 $ de nos impôts gaspillé. – Bonjour, j’ai entendu votre remarque sur la situation des pères séparés. Je suis à la recherche de cas pour un projet de recherche. Voici ma carte est-il possible de se rencontrer ? – Certainement. Mme Véronique Lapaige Van Trimpont, belge en plus, linguistique et médecin psychiatre, est à la recherche d’un sujet pour obtenir un fond financier sur la question des pères divorcés. Elle avait présenté «Impact du suicide d'un patient chez le professionnel soignant104. » On se fixe un rendez-vous dans un resto belge de la rue Saint-Denis, à Montréal. Il faut être engagé pour se déplacer de Québec à Montréal. Le restaurant ne paie pas de mine. Je suis un peu déçu de l’ambiance, plus fast-food que resto belge et enfin des frites surgelées MCain. Je « déballe » tout ce que j’avais observé et ma propre conclusion sur une des origines du phénomène. Une semaine plus tard, n’obtenant pas de réponse, je lui téléphone, pour me faire dire que son directeur de recherche lui avait suggéré de se diriger vers la violence envers les femmes, domaine où les fonds sont plus accessibles. – Bébert, je te l’avais dit, les hommes sont violents. Si on veut changer le monde et la mentalité machiste, il faut s’attaquer au côté violent de l’homme. Car tous les hommes ont un potentiel de violence en eux. Une société égalitaire passe par l’abolition des stéréotypes, et ce, dès le niveau primaire et même dès la garderie. Tu ne sembles pas croire qu’il faut aider les hommes à exprimer leur émotion par la parole autrement que par des formes ou actes violents ? http://www.aqps.info/activ/col/2006/programme.html - Du trauma au suicide dans la vie professionnelle État de stress post-traumatique d’origine professionnelle et phénomène suicidaire : le cas des ingénieurs de locomotive du Québec 104

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Utopie ! La réalité est tout autre. Des féministes logées à New-York et travaillant aux Nations-Unies, ont déclaré : «[…]...l’avancement du féminisme doit s’accompagner de la participation des hommes et de l’élimination de toute forme de violence envers les femmes. » « Malgré le fait que le changement radical du rôle assigné à la femme ait également un impact direct sur la remise en question des rôles des hommes traditionnellement définis, ces derniers sont encore les grands absents dans la construction de ce nouvel ordre social. La collaboration de l’homme est nécessaire si l’on veut en finir avec la division traditionnelle entre l’espace productif pour l’homme et reproductif pour la femme, et dénoncer les inégalités et les conséquences néfastes pour la vie des femmes. Faute de quoi le progrès n’est pas possible ou devient insoutenable. CORESPONSABILITÉ ET NOUVELLES MASCULINITÉS. » Les femmes ne peuvent pas entendre ce que les hommes ne disent pas. The European Men pro Femenist Network 105 – Ce genre de discours, on l’entend quotidiennement sur le taux d’échec scolaire des garçons. On persiste à imposer aux garçons la lecture, la nonviolence et l’élimination des stéréotypes sexuels, tout en coupant dans les activités physiques. Souvent remplacées par la philosophie, au bonheur des futurs adeptes d’ésotérisme, et on passe à côté de la fonction masculine dans l’écologie humaine. – Écologie humaine ??? – Changer la nature des sexes est une erreur. Elle aura des conséquences à long terme. Rares sont les intellectuelles, aujourd’hui, osant dénoncer les modifications sociales imposées par l’agenda de la Quatrième conférence internationale des femmes.106 # L’avenir des p’tit gars Le 17 mars 2009, le financier Jacques Ménard de la BMO, dans un communiqué de presse, annonce un « Un chantier national engageant toute la société québécoise pour contrer le décrochage scolaire ». La firme McKinsey a prêté son concours afin d’aider le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaire, à concevoir un plan d’intervention107. Ce matin, je reçois par courriel du Ministère de l’Éducation et loisir ( MELS ), « Le dernier numéro de Virage est en ligne ! Instruire. Socialiser, qualifier ensemble. Le mot de la présidente : « Enfin, le Plan d’action sur la lecture à l’école se poursuit. Dans cette foulée, le Ministère a mis sur pied un camp d’été portant sur la http://www.europrofem.org/contri/2_07_fr/fr-masc/21fr_mas.htm Visité le 22 janvier 2012 Recommandation # 25. Encourager les hommes à participer pleinement à toute action favorisant l’égalité RAPPORT DE LA QUATRIÈME CONFÉRENCE MONDIALE SUR LES FEMMES Beijing, 415 septembre 1995 107 http://www.leseffetsdudecrochage.com/pdf/Rapport_Menard.pdf 105 106

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lecture à l’écran. Ce camp, qui sera accessible pour le personnel scolaire au cours de l’été 2009, a été offert aux professionnels du Ministère. L’équipe de Virage a assisté à cette première. » Et sur le site Web du MELS, on retrouve : « Les rapports égalitaires à l'école : l'affaire de tous Cette volonté s’inscrit dans la politique en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait, laquelle s’accompagne d’un plan d’action ( 2007-2010 ). En effet, la politique gouvernementale stipule que « la liberté de choix des femmes comme des hommes doit reposer sur l’égalité des droits, des responsabilités et des possibilités ». Des formations adaptées à la réalité actuelle Deux sessions de formation sont offertes : l’une, Rapports égalitaires : agir en leur faveur, s'adresse aux gestionnaires, et l’autre, Rapports égalitaires au quotidien : agir pour contrer ce qui les compromet, est destiné au personnel enseignant et au personnel des services complémentaires. Ces formations permettent de développer une culture de l’égalité grâce à une socialisation des jeunes non stéréotypée et à une mise en commun des efforts à fournir pour y arriver ».108 Je ne suis pas parano, mais quand même. Encore une fois, l’agenda de nos chères féministes est présent. « Le Plan d’action sur la lecture à l’école : du nouveau109 ». Il est bien connu dans les milieux de l’enseignement, l’attrait pour la lecture est un domaine plus féminin que masculin. Le cerveau des garçons n’est pas identique aux filles, et le retard de son développement se situe entre 2 et 4 ans comparé aux filles. Malgré cela, les gestionnaires du MELS insistent pour développer la lecture auprès des garçons. Doit-on s’étonner qu’ils soient turbulents. Une turbulence à contrôler par le Ritalin, – Ce n’est pas une drogue, Bébert, mais bien un moyen pour aider le jeune à être plus attentif. Cela améliore la mémoire, la concentration. Contrôle la frustration…. – Justement la frustration, les pauvres, majoritairement des garçons. Sommesnous en train de modifier des comportements propres à un sexe, les mâles, pour les adapter à une philosophie d’un mouvement social sexiste à la mode ? Le méthylphénidate est un stimulant prescrit dans le traitement du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) et de la narcolepsie (besoin incontrôlé de dormir). Il augmente l'attention et diminue l'agitation chez l'enfant et l'adulte facilement distraits, impulsifs et hyperactifs. Ce médicament est contre-indiqué en cas d’anxiété, de tension, d’agitation, d’hyperthyroïdie, de Les rapports égalitaires à l'école : l'affaire de tous Hiver 2009- programme Virage Ministère Éducation, loisir et Sport.http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/virage8/index.asp?page=rapportsEgaligaires 18 mars 2009 109 http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/virage8/index.asp?page=planactionA Virage 18 mars 2009 108

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troubles du rythme cardiaque associés à une fréquence cardiaque rapide, d’angine de poitrine sévère ou de glaucome. Le méthylphénidate est également déconseillé chez les personnes ayant une allergie établie ou soupçonnée au médicament ou à ses ingrédients. – Et ce « médicament » est considéré comme une drogue en Belgique. – Et ce n’est pas tout. – Le méthylphénidate ne doit pas être prescrit à des enfants de moins de six ans puisque son innocuité et son efficacité dans ce groupe d'âge n'ont pas été établies. Malgré toutes ces mises en garde, l’augmentation des prescriptions du Ritalin est simplement phénoménale et ce, au Québec. 110 « Près de 29 millions de pilules de la famille du Ritalin ont été distribuées au Québec sur une période de 12 mois qui a pris fin le 31 octobre. Il s'agit d'un bond de trois millions de comprimés en un an seulement. » « Même si aucune étude n'a démontré un lien de cause à effet, on a signalé des cas d'arrêt de la croissance (absence de gain de poids ou d'augmentation de la taille) chez des enfants traités pendant longtemps par des stimulants semblables au méthylphénidate. Par conséquent, dans le cas des patients qui ont besoin d'un traitement de longue durée, il faut surveiller attentivement la croissance. On recommande également de prévoir des fenêtres thérapeutiques (périodes sans médicament) c'est-àdire de ne pas administrer le médicament les fins de semaine et pendant les congés scolaires, conformément aux directives du médecin. » # Chapeau les fifilles. – Bonjour, mon nom est Gilbert Claes Je suis directeur régional de l’organisme l’Après-rupture, un organisme venant en aide aux pères avec des droits de visite auprès de leurs enfants. J’aimerai rencontrer le ministre de l’Éducation. Est-ce possible ? – C’est à quel sujet ? – Le bulletin scolaire de leurs enfants. Cela se passe en 1999. Nous voilà dans une salle de réunion du ministre. Nous, cela signifie Martin, un psychothérapeute et membre du CA, Mme Gauvin, une mère célibataire et, enfin, moi-même. De l’autre côté de la table, trois femmes et une preneuse de notes. Notre objectif par cette réunion est de faire valoir le droit des pères d’obtenir tous les documents scolaires de leurs enfants. – Monsieur Claes, ils ont le droit d’obtenir le bulletin. – Si l’école applique le règlement, et ce n’est pas toujours le cas. Ils doivent faire la demande, et la commission scolaire effacera les coordonnées de la mère sur le bulletin. Notre demande concernant les autres documents, tels que les activités de leurs enfants. Sur ce, la preneuse de notes quitta la salle, à la recherche de quelque chose. Le Québec champion du Ritalin. Journal de Montréal le 18 décembre 2009. Recherches du professeur Gérald Boutin, de l'UQAM, 110

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Puisque nous sommes ici, j’aimerai souligner le taux d’échecs scolaires des garçons. Expliquez-moi la raison de votre « Concours Chapeau les filles » et l’absence d’un programme identique pour les garçons ? C’est du sexisme ! – On vous comprend, monsieur Claes, mais voyez-vous…. Et c’est reparti pour le « gnagna usuel » du discours des femmes victimes des méchants hommes du siècle passé. – Je me fous des filles. Elles ont l’appui de tout un système. Moi, ce qui nous concerne, ce sont les garçons. Avec plus de 30% d’échecs, avec un enfant sur trois éduqué dans la jupe de sa mère, loin de l’autorité et du rôle du père. Nous exigeons des mesures pour maintenir le lien père-enfant durant la période d’éducation. Actuellement, nos membres doivent se battre, année après année, pour obtenir de l’information sur leurs enfants. – Je comprends. C’est à votre enfant de rapporter les informations sur les activités de l’école... – Les enfants ne sont pas des boîtes à lettres. Je n’ai pu m’en empêcher, et vlan ! – Revenons à ce concours sexiste, « Chapeau les filles ». Allez-vous faire quelque chose pour contrer les échecs scolaires ? – Vous avez raison, mais vous savez…. La revoilà partie ! Entretemps, arrive la preneuse de notes avec en main, un document. – Monsieur Claes, nous avons contacté le contentieux, et voici l’avis concernant le bulletin pour les enfants de familles séparées. – Cela, nous le savions depuis plus d’un an. Le hic, ce n’est pas appliqué et respecté par beaucoup d’écoles. On vous demande d’informer par un avis, cette procédure à toutes les commissions scolaires. Trois mois plus tard, je reçois une copie de l’avis envoyé aux commissions scolaires… le 20 juin 1999. – Hein, juste à la fermeture des écoles… l’encre de la télécopie sera évaporée pour le retour en classes en septembre ! , s’exclama Julien. # Domination, dominé ? En 2000, une journaliste, Karine Champagne, me contacte pour faire une émission sur les pères séparés. Je l’ai mise au défi de faire une émission sur la violence envers les hommes. Ce dont elle fit le 16 mars 2000 avec son reportage à TVA: « La violence faite aux hommes par des femmes : elle ne laisse pas de marque, mais elle laisse des traces ». Après quelques recherches, je découvre d’autres formes de violences : la destruction de la propriété ou un mauvais traitement des animaux domestiques, la négligence et l'abandon111. Dans tous ces types de violence, même le fait de se Comité d’action du premier ministre pour la prévention de la violence familiale. « Au sujet de la violence familiale » Site web officiel de Prince Edward Island. 111

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suicider peut être perçu comme une forme de violence psychologique. Bon ! Le gars se suicide parce que sa blonde l’a laissé pour aller vivre une relation bisexuelle. Dans ce cas, la « blonde » vivrait-elle une violence psychologique ? Sur le site de la Fédération de Ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec112, on y retrouve de beaux « bouquets de fleurs ». Comme, « […] bouder, l’indifférence, le silence, une exigence excessive par rapport aux tâches ménagères, prendre des décisions pour l’autre.. » « Ne pas partager avec justesse le budget familial et/ou refuser de dépenser de l’argent lors d’occasions spéciales ». La meilleure est celle-ci : « […] faire de fausses accusations.» Je dois alors conclure, que 20 % des hommes ayant vécu une rupture conflictuelle ont été violentés ! Un homme sur cinq ! Entre mes amis, j’énonce le concept de la violence : Je suis une femme, je souffre. Si je souffre, c’est que je suis une victime de violence. En tant que victime de violence, j’ai droit à une compensation. Puis, si je suis une victime, il me faut un agresseur. Richard Cloutier professeur titulaire de la faculté des sciences sociales de l’Université de Laval. Sa présentation en 2007 sur Le risque masculin 113 , mentionne une forme symbolique de la domination, en citant Pierre Bourdieu, De la domination masculine114. « La femme qui est plus grande physiquement que son homme sera dévalorisée, parce que son conjoint ne la domine pas. Elle a un conjoint de moindre valeur, donc, elle est dévalorisée. » «Bourdieu, citant abondamment Virginia Woolf, « Ce n’est pas par hasard que, lorsqu’elle veut mettre en suspens ce qu’elle appelle magnifiquement « le pouvoir hypnotique de la domination. », Virginia Woolf ( 3 ) s’arme d’une analogie ethnographique, rattachant génétiquement la ségrégation des femmes aux rituels d’une société archaïque : « Inévitablement, nous considérons la société comme un lieu de conspiration qui engloutit le frère que beaucoup d’entre nous ont des raisons de respecter dans la vie privée, et qui impose à sa place un mâle monstrueux, à la voix tonitruante, au poing dur, qui, d’une façon puérile, inscrit dans le sol des signes à la craie, ces lignes de démarcation mystiques entre lesquelles sont fixées, rigides, séparés, artificiels, les êtres humains. Ces lieux où, paré d’or et de pourpre, décoré de plumes comme un sauvage, il poursuit ses rites mystiques et jouit des plaisirs suspects du pouvoir et de la domination, tandis que nous, « ses » femmes, nous sommes enfermées dans la maison de famille sans qu’il nous soit permis de participer à aucune des nombreuses sociétés dont est composée sa société . » Voilà la vision féministe, le pouvoir par le mâle autoritaire et disciplinaire est un monstre en plumes reléguant les femmes au foyer. La perception de la relation http://www.fede.qc.ca/formesViolence.html http://www.fss.ulaval.ca/cms/cms/conference/fss/RisqueMasculin/risqueMasculin.html 114 http://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/BOURDIEU/10801 LA LUTTE FÉMINISTE AU CŒUR DES COMBATS POLITIQUES. De la domination masculine 112 113

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homme-femme des professeurs et autres gugusses des sciences sociales, ne me surprend pas trop si ce n’est pas de quelques anthropologues féminins. D’un côté, l’inconscience humaine dirige le choix de sa reproduction ; d’un autre côté, chez les femmes, la nécessité de choisir le mâle le plus fort, afin de garantir la survie de ses enfants. Enfin, le mâle doit s’affirmer dans sa force afin de copuler avec la femelle et ainsi garantir une lignée plus forte. Ce qu’on veut modifier, et c’est déjà fait, le droit à la femelle de choisir le mâle le plus fort, et en plus, le droit de tuer l’enfant à naître par simple caprice. Par les nouvelles lois législatives sur le divorce, en prime, on offre en plus à la femme, le droit d’éduquer ses enfants en exclusivité. – Moyennant une pension alimentaire pour ses enfants, pour elle, et un support financier de l’État… le tout non imposable, me dit Jean, qui vient de se joindre à Julien. – Pire, ce pouvoir féminin accapare maintenant toutes les sphères éducatives, de la garderie à l’enseignement supérieur, et maintenant le pouvoir d’État. Où se trouve cette domination par le mâle monstrueux décoré de plumes comme un sauvage ? – Bin mon Bébert, là tu te trompes. L’égalité n’est pas encore dans la sphère politique et dans le monde de la finance. La nécessité de choisir le mâle le plus fort sera graduellement remplacée par la technologie de reproduction. Comme des animaux de luxe, on inséminera des femmes reproductives avec un élément épuré des maladies héréditaires et enrichies de caractère égalitaire. Entre temps, les pays ayant atteint cette forme d’inégalité envers les mâles et l’égalité pour les femmes, verront leur taux de reproduction diminué, à un tel point pour survivre qu’ils devront importer des humains des régions où l’inégalité entre les sexes n’est pas leur priorité. # Oh souvenir ! Pour être proche de mon plus jeune, après ma séparation en 1997, je fais du bénévolat à son école comme suppléant en informatique au niveau primaire. J’aurai bien aimé continuer. Hélas ! Souffrant d’acouphène, je passe mon temps à faire répéter les questions des jeunes. C’en est frustrant. L’enseignante ne savait pas à quoi servait une souris, et sa peur de détruire ou de faire une mauvaise action se reflétait auprès des jeunes. Alors, elle enseigne l’informatique comme on enseigne le français : de A à Z, et personne ne peut déroger à cette procédure. Les jeunes garçons y allaient rondement en pitonnant et explorant toutes les touches et les fonctions des icônes. Leur crainte de faire des erreurs n’existe pas, et ils avancent dans leurs connaissances à un rythme accéléré. Les filles…. la peur de se tromper… et l’obligation de bien suivre ce que la maîtresse dit de faire… c’était l’attitude flagrante de la moyenne des filles. Vint ma période en tant que suppléant. Je dis aux jeunes gars de plonger, de tester et de s’amuser à faire des dessins, de chercher des images et de les mettre dans des textes… le trip des gars. Les filles, elles c’est l’écriture. La prof, c’est 76


la panique. Je ne suis pas l’ordre de la formation. Les petits gars ont fini par trouver ça plate de n’être plus libre d’explorer la puissance de l’ordi. On peut comprendre pourquoi les gars décrochent et que les filles réussissent mieux en écriture. Elles adorent «communiquer». Une anecdote, lorsqu’un petit gars avait trouvé comment faire quelque chose, ils se la partageaient (pas les filles), et leur trip était de me montrer qu’ils avaient découvert quelque chose que je ne n’avais pas encore montré. Ce fut une très belle expérience. Les jeunes dégagent tellement d’ondes positives. Je me souviens (péniblement) de la journée passée au palais de justice de Québec pour mon propre divorce. J’avais lu, écrit, compilé arguments et textes de loi, bref, je me défendais seul. N’ayant pas les moyens de me payer un avocat, en plus, cela allait à l’encontre de mon principe : dépenser de l’argent, quand il est possible de régler le litige entre les deux belligérants. Dans le passé, j’ai vécu plusieurs brisures affectives. Il faut laisser le temps de soigner la blessure et la cicatrisation est proportionnelle à la résilience de chaque individu. Assis dans le « box » de la partie adverse, j’écoute mon ex manipulant les faits pour me faire paraître comme le pire des individus. – Monsieur le juge, ce n’est pas vrai, c’est de l’interprétation..! – Monsieur Claes, restez assis. Vous aurez la parole lorsque ce sera votre tour. Dis la juge. À la nième accusation, je regarde mes notes, mes papiers, mes arguments…. Bon, je mets tout cela en ordre, sur une pile, m’enfonce dans mon fauteuil d’accusé et me croise les bras. Je suis déboussolé. Par où vais-je commencer ? L’interrogatoire de mon ex dure des heures. Vers la fin de la journée, je suis moralement détruit par cette femme, la mère de mes enfants que j’ai tant aimée. Lorsque fut le temps de parler, je lance la serviette. Autant d’insinuations à relever, à contredire. Dire ma version des faits n’aura servi à rien, je suis bien un mort en larmes. Fin de cette horrible expérience. # Jugements Lorsque les jugements devinrent accessibles via le web115, je pris l’habitude de lire les jugements en droit de la famille. Oui, à la lecture de ces jugements, on retrouve souvent un homme qui subvenait aux dépenses de la famille, incluant sa femme. Par jugement, il sera condamné à continuer à subvenir aux besoins de sa famille selon, cette fois-ci, à cause des lois en vigueur et par ordonnance. Dans ces jugements, l’objectif des juges, entre autres, est d’équilibrer les revenus des deux parents dans un esprit d’égalité. En bref, le gars devra continuer à subvenir aux frais de son ex et de ses enfants, sans avoir le « bénéfice » d’une femme à la maison. J’ai lu des jugements où l’ex-mari, parce que grâce à son labeur, était devenu riche, mais devait maintenant continuer à payer à son ex une pension alimentaire de quelques milliers de dollars par mois. J’en faisais une 115

Jugement.qc.ca, LexUm, IIJCAN

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satire. Pour ce montant-là, il peut se payer une femme de ménage, une travailleuse du sexe de luxe et le chauffeur. – Mais, Bébert, il doit bien y avoir des jugements ordonnant à la femme de verser une pension alimentaire et ce, sur le concept de maintenir un train de vie identique avant la rupture ? – Whouhahahah ! Jean, je suis MDR (mort de rire) – Bin quoi ? – Elles sont pas folles les fifilles, dans ces cas elles ne divorcent pas. # Garde partagée pour l’amour de nos enfants. Lors du dépôt de mon mémoire sur le projet de loi 93116, Pierre Reid, député libéral du comté d’Orford, me posa plusieurs questions, dont une sur la discrimination systémique. Ce mot m’horripila. Ça sentait une nouvelle forme de marketing comme dans les années 68-70, avec la discrimination positive. Je lui réponds : « Il y a une discrimination systémique existant dans tous les domaines, et même auprès des hommes, elle existe. Mais, systémique, écoutez, je regarde, je pourrais toujours arriver... Bon, il y a une culture dans le milieu juridique où on va défendre le plus faible et, taper sur la tête du plus fort. Les juges ont toujours été plus sévères vis-à-vis les hommes, et je pense qu'on est habitué à ça, il faut le vivre. Et, dans la condition sociale entre hommes, il va y avoir quand même, de la nature, un élément naturel : d'être un peu plus sévère vis-à-vis les hommes. C'est systémique, ça, c'est un système, c'est systémique. Le Titanic a coulé, on a dit : « les femmes d'abord, les enfants après et les hommes en dernier ». C'est un système, ça. Si on amène l'égalité aujourd'hui, puis qu'il y a un bateau qui coule, qu'est-ce que les hommes vont dire ? Bien, écoutez, nous sommes tous égaux, allez-y, démerdez-vous. » Mme Harel y alla avec une anecdote de son petit-fils qui aime faire la cuisine pour souligner la mutation homme femme dans la société. Elle, la féministe, sérieusement avoua : «[….]je pense, là, qu'à la mobilisation solidaire des hommes pour qu'il y ait des ressources misent à leur disposition. Je suis convaincu qu'on est tous prêts à soutenir ce type de ressources, parce que la société évolue, il y a des mutations dans les rapports hommes femmes. C'est sûr que çà a des incidences et c'est sûr que, parfois, il faut accompagner ces mouvements-là de changements majeurs.» En conclusion, le président de cette commission, M. Kelly Clot le débat ainsi :

116 http://www.assnat.qc.ca/fra/38legislature1/projets-loi/publics/07-f063.pdf Projet de loi no 93 Loi modifiant la Charte des droits et libertés de la personne. Présenté par Madame Christine St-Pierre, Ministre de la Culture, des Communication et de la Condition féminine. 2007- « Ce projet de loi modifie la Charte des droits et libertés de la personne afin d’affirmer expressément que les droits et libertés énoncés dans la Charte sont garantis également aux femmes et aux hommes. »

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«Alors, sur ce, il me reste de dire merci beaucoup pour votre contribution originale aux travaux de la commission. Ça prend un certain courage, la dissidence.» Original ! À quoi servent ces commissions si la dissidence demande un « certain courage ». Exprimé autrement, ce n’est pas un lieu pour s’opposer aux dictats des féministes en place. Je ne crois pas avoir l’intention, dans un futur rapproché, de déposer un autre mémoire. Enfin, il ne faut pas dire jamais, j’y prends un certain goût et l’expérience de faire son citoyen démocrate devant les députés socialistes du Québec, m’amuse beaucoup. Puis chaque mémoire me permet de remplir mes temps libres à la recherche. Que ce soit sur la condition des hommes, le suicide assisté, l’euthanasie, l’analyse différenciée ou l’adoption d’enfants. Cela aura été la cinquième fois. La première « Le Comité mixte spécial sur la garde et le droit de visite des enfants » le 2 avril 1998 117 . J’avais fait une intervention en réaction à Paul Forset : « J'ai une autre question. Tous les groupes ont semblé recommander que la garde partagée soit présumée en cas de séparation et de divorce, dans le but général d'accorder plus de pouvoirs aux pères. Comme vous le savez, chaque province a adopté sa propre loi sur les relations familiales, le Québec a le Code civil, et la Loi sur le divorce s'applique à l'ensemble du pays ; notre comité peut uniquement recommander de modifier la Loi sur le divorce. Il ne peut pas donner des ordres aux provinces. Comment recommandez-vous que l'on modifie la Loi fédérale sur le divorce pour aller dans le sens que vous proposez, à savoir reconnaître davantage l'égalité des pères et leur attribuer davantage de pouvoirs? Quelles seraient les modifications que vous aimeriez que l'on apporte à cette loi ? » J’étais un novice innocent. « J'aimerais ajouter, en me rapportant à la question de M. Paul Forseth, qu'il faudrait souligner un principe qui est à la base de tout : c'est le droit naturel des parents, reconnu par toutes les nations. L'enfant a le droit de grandir en présence de ses deux parents. Il n'y a aucune loi qui peut abolir ce droit. Dans n'importe quel pays, que ce soit au niveau fédéral ou au niveau provincial, il faut s'orienter dans cette direction : un père est un père et une mère est une mère. Le législateur devrait travailler dans cette optique, afin d'éliminer tous les aspects d'une loi qui peuvent faire surgir ou provoquer des conflits entre parents.

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http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=1033027&Language=F&Mode =1&Parl=36&Ses=1

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Si, à tous les niveaux, on travaillait dans cette optique, on éliminerait en partant un ou des problèmes. Souvent, quand on élabore une loi, on travaille à partir de cas d'exception. Je pense que la loi ne doit pas s'appuyer sur des cas d'exception, mais sur des principes fondamentaux, et ceux-ci sont déjà écrits dans les droits universels de l'enfant. » Dans ce temps, j’adossai le principe de la garde partagée, 50-50. Mais depuis, malgré ces inconvénients, cela demeure la meilleure des pires des solutions. J’ai réorienté ma position vers une ligne plus dure, mais cela, j’en reparlerai plus loin. « Si on ramène la situation à sa plus simple expression, on peut dire qu'il y a un père et une mère, et qu'ils sont égaux. S'ils sont égaux, mathématiquement, c'est 50-50. Lorsqu'il y a des enjeux, c'est lorsqu'on change les rapports mathématiques à 20, 30, 49, 48. Si on simplifie et qu'on transmet le message à tous les parents que ce soit dorénavant 50 p. 100, et non pas 49 ou 51 p. 100, si, à la base de toutes les décisions et de toutes les formes de calcul, on se dit qu'il y a deux sexes, qu'il y a un homme et une femme, un père et une mère, et que le rapport est de 50-50, on éliminera peut-être beaucoup de problèmes. Ma réflexion personnelle est : envoyons un message à la prochaine génération. S’il y a rupture avec enfants, ces jeunes seront avertis qu’ils devront élever leurs enfants dans un esprit d’égalité du temps de garde. Cette commission entendit des centaines de témoignages (500 en tout118). Au court des années de 1995-2000, les études sur les conséquences du divorce étaient une denrée rare. La sortie de Judith Wallerstein "The Unexpected Legacy of Divorce", provoque un remous parmi les « louves » du féminisme. «[...]she has not conducted scientific sampling or rigorous "doubleblind" methodologies to ensure correction for any researcher bias. This means in turn that it's somewhat risky to interpret her findings and assume that they apply across a broader cross-section of children. It also means that, despite Wallerstein's unquestioned professionalism, her very humanity is a variable that, again of necessity, has most certainly colored the conclusions she reaches. » C’est la période de la prise de conscience des pères québécois demandant la garde partagée. Les arguments contre la garde exclusive, sont les conséquences de ce type de garde auprès des enfants. Wallerstein, même si son échantillonnage est limité, le Conseil de la famille en arrive à la même conclusion comme dans un

Annexe 1 Liste des témoins, Rapport du Comité. « Pour l'amour des enfants, Rapport du Comité mixte spécial sur la garde et le droit de visite des enfants. En 1997, le Parlement a constitué le Comité mixte spécial sur la garde et les droits de visite des enfants en vue d'analyser et d'examiner les enjeux entourant les droits de garde et de visite et de trouver de meilleurs moyens pour que les décisions prises lors du divorce des parents aient des suites constructives pour les enfants. Le Comité a permis aux Canadiens de s'exprimer sur un sujet qui les touche de près. Son rapport constitue une importante étape dans le traitement des problèmes auxquels font face les enfants lorsque leurs parents divorcent. 118

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autre article de la revue Clin d’œil « Que sont devenus les enfants du divorce ? »119 « Children experience divorce differently from their parents, and on different schedules. By and large, divorcing spouses go through a period of high conflict and intense pain during the divorce process. The pain continues for years after divorce, but healing is usually more or less complete within three years after divorce. Wallerstein's research indicates that this just isn't true for children. The effects of the divorce for children may continue for decades. The children in Wallerstein's study complained bitterly about being forced to disrupt their lives to spend time with the non-custodial parent. They wanted to see the other parent but felt that all the arrangements were made for their parents' convenience and not theirs. One young woman in Wallerstein's study was so. The children Wallerstein studied were more likely to struggle with drugs, alcohol, and sex. Fully half the children she studied were involved in serious abuse of alcohol and drugs, some as early as age 14. And they tended to become sexually active early, particularly the girls. » Les effets sur les enfants du divorce, dont j’ai obtenu la conclusion d’un père américain condamné à six mois de prison, c’était en 1998. Durant cette période, il fit une recherche exhaustive à travers les statistiques gouvernementales, sur le type familial des adultes en milieu carcéral. Son résultat se trouve dans une de mes dix boîtes entassées au sous-sol. De mémoire, cela ressemble à la conclusion du Conseil de la famille: Les effets les plus fréquents du divorce sur l’enfant : La peur de l’échec ; Les relations autodestructrices ; Le sentiment de solitude et la peur de l’abandon ; La crainte du changement ; Une mauvaise estime de soi ; La perte de confiance ; La difficulté à nouer des liens sociaux et affectifs ; L’importance accrue des valeurs familiales ; Une attention particulière aux sentiments des autres ; Un rapprochement avec les frères et sœurs ; Un refus irrépressible de baisser les bras sans fournir d’effort.120 Nous sommes en 2008 ! Lors d’une rencontre privée avec le député de Charlesbourg et ministre de la Santé, je formule le vœu pieux de « réduire le taux de divorce de 1% par année et ce, à chaque année pour les 10 prochaines années ». Clin d’œil 23 mars 2007. Par Emmanuelle Plante. Que sont devenus les enfants du divorce ? « Les enfants adultes du divorce, comment triompher de l’héritage de la rupture de vos parents » Jeffrey Zimmermann et Elisabeth S. Thayer, traduction de Renée Thiverge. 23 mai 2006. Édition Beliveau 119 120

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Oh, que j’étais innocent ! Revenons aux échanges de cette commission fédérale. Mme Lucie Pépin amène la question de la distance entre les deux parents : « Quand il y aura une distance à parcourir, qui devra la parcourir? C'est ce que je vous demande. » Aujourd’hui, les gars connaissent bien cette stratégie : déménager assez loin de l’ancienne résidence ou de celui du père. Résultat : elle obtient un jugement contenant les paragraphes commençants par : « Pour le meilleur intérêt de l’enfant… », et on cite comme jurisprudence le jugement Gordon c. Goetz121 ou de Moge. Le cas où la mère s’en va à l’autre bout du monde avec son nouveau conjoint 122 . L’argument des juges : si la mère est heureuse dans sa nouvelle relation affective, cela bénéficie au bien-être de l’enfant. Fin de la discussion. La meilleure réponse vient de mon vieil ami, Laurent Prévost : « Je vais répondre à cette question. Je suis père et récemment séparé de ma femme. J'ai trois enfants et j'en ai la garde à 50 p. 100. Je trouve cela merveilleux. Nous habitons le même village, comme plusieurs autres divorcés de mon village. Ce qui est bon pour les enfants, c'est qu'ils sont 50 p. 100 du temps chez nous et 50 p. 100 du temps chez leur mère. Pour leur équilibre, c'est parfait. C'est pour mon équilibre à moi, pour celui de la mère et pour celui des enfants. » « C'est la concession à faire quand on se sépare ; il faut demeurer le plus près possible l'un de l'autre et surtout préserver le milieu scolaire de l'enfant, où il passe quand même entre 75 et 80 p. 100 de son temps d'activité. C'est le compromis qu'il faut accepter. » Le deuxième mémoire fut lors du Sous-comité sur l’équité fiscale pour les familles canadiennes avec des enfants à charge, du comité permanent – 14 mai 1999 123 . Plusieurs membres ont accepté de préparer ce mémoire, et même un ancien journaliste, lui aussi « victime » de la fiscalité après un divorce. Il y avait quatre points qu’on avait développés :

No de greffe 24622 Droit de la famille Mère désirant déménager en Australie ‑‑ Demande de modification de la garde par le père ‑‑ Les tribunaux d'instance inférieure ont‑ils commis une erreur en permettant que l'enfant déménage en Australie avec la mère? ‑‑ Principes régissant une requête en modification de l'ordonnance de garde ou d'accès liée au changement de résidence de l'enfant par le parent gardien ‑‑ Loi sur le divorce, L.R.C. (1985), ch. 3 (2e suppl.), art. 17(5), (9). http://csc.lexum.umontreal.ca/fr/1996/1996rcs2-27/1996rcs2-27.html 122 Le cas de David Goldman. Elle quitta les États-Unis pour un cours séjours chez ses parents. Jamais elle ne retourna aux USA. Entre temps elle demanda le divorce, se remaria et mourut quelques temps après. L’enfant avait alors 4 ans. Le père, se bat depuis pour avoir la garde de son fils, maintenant âgé de 9 ans. Brazil Custody Case: David Goldman Awaits Decision le décembre 2009, Jordan Yerman http://www.nowpublic.com/world/brazil-custody-case-david-goldmanawaits-decision-2543100.html Note: après 5 ans de bataille juridique il obtint la garde de son garçon. 123 http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=1039601&Language=F&Mo de=1&Parl=36&Ses=1 121

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1. le crédit pour l'équivalent de conjoint, lorsqu'un parent a une garde partagée et débourse une pension alimentaire; 2. La prestation fiscale pour enfants à charge, qui est déterminée et versée selon un barème excessif et discriminatoire; 3. les frais juridiques non déductibles pour celui qui fait une demande de modification au niveau de la pension alimentaire ou de la garde des enfants, tandis que celui ou celle qui subit cette modification peut les déduire; 4. la pension fiscalisée déduite du revenu brut aux fins de calcul de contribution à un régime d'épargne enregistré. Paul Szabo ( Mississauga-Sud, Lib. ) souleva un chiffre, qu’aujourd’hui je serai mieux équipé pour y répondre. Il mentionna que : - « [… mon avis 75 p. 100 de ces ruptures sont le résultat de violence familiale, de toxicomanie, d'adultère... Cela représente 75 p. 100 des raisons des ruptures familiales d'après Statistique Canada » Je lui répondis : « Je crois que les ruptures sont plutôt un comportement de société. C'est maintenant quelque chose qu'il faut subir. On ne peut pas éliminer le divorce. Toutefois, étant donné qu'il y a autant de couples qui se séparent, l'orientation primaire et la plus importante des parents sont quand même la sécurité et le bien-être de leurs enfants. « Lors d’une rupture, il y a l’aspect de la sécurité financière. Je pense que la majorité des pères, autant durant l’union qu’après l’union, sont très conscients qu’il faut sécuriser les enfants financièrement. C’est pour cela qu’on est ici, devant le comité. Nous voulons vous faire remarquer que lorsque le couple se sépare, les deux parents s’appauvrissent, comme vous l’avez mentionné. » « Il faut ramener une forme d’équité en nous aidant davantage. Traditionnellement, pendant des siècles et des siècles, l’homme a toujours été le pourvoyeur et le défendeur de sa famille. Il faut maintenir cette notion. L’égalité des sexes a amené une notion d’égalité où chacun partage tout à 50-50 ; quand ça ne va plus, on s’en va. Les ruptures ne sont pas toujours attribuables à la violence. Il y a souvent des questions d’adaptation, de comportement et d’individualisme. » Puis, on me pose la question… piège : « Que suggérez-vous ? » « Si j’ai bien compris votre question, vous me demandez si l’État doit accepter une telle charge fiscale. Je dois vous dire que ce n’est pas mon problème. Comme père, je suis presque sûr que mes deux fils se retrouveront séparés un jour et seront obligés de payer une pension alimentaire. Mon problème est de faire en sorte qu’au niveau de la fiscalité, il y ait équité et que les pères ne soient pas traités comme des exclus de la société. » Oh que j’étais innocent ! #

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Mémoires Le troisième mémoire fut présenté pour le « Comité permanent de la justice et des droits de la personne » le 7 juillet 2003. Sur le projet de loi fédéral de réforme de la Loi du divorce C-22. Un projet de loi mort au feuilleton. Le mémoire ne prit jamais le chemin d’Ottawa, malgré tous les efforts investis, autant par la petite gang du Québec et ceux du reste du Canada. Grâce à un père impliqué dans le parti libéral, je suis invité à participer à une réunion électorale dans le comté de Paul Martin. Une occasion, une autre, de passer un message sur la situation des pères. J’avais préparé une lettre adressée personnellement au futur Premier ministre du Canada. En quelques mots, je soulignais l’inégalité entre les sommes versées aux groupes de soutien pour les femmes et les hommes. Et, surtout, l’usage que les groupes de pressions féministes en font. – Oh que tu es…. – Ouhai ! J’ai compris, n’en remets pas plus, s.v.p. ! Puis, celui de la « Consultation pré-budgétaire 2004-2005 » présentée au Centre des Congrès de Québec, devant le ministre des Finances, Yves Séguin. Le temps alloué pour préparer ce mémoire fut de courte durée. Comme à chaque fois, je prends la plume et accouche d’un document de 16 pages. Le tout revu et corrigé par Jean-Claude. J’y vais avec le discours usuel des pères séparés, mais aussi d’une série de recommandations ciblant plusieurs ministères. Une fois devant la commission, j’entreprends la lecture du mémoire et, à ce moment, JeanClaude prends la parole et fout le bordel du côté de la commission, principalement du côté de Séguin. Les propos de JC, se résument ainsi : « Moi, je vais régler votre déficit, coupé dans le communautaire et le financement des groupes de femmes ». Je n’appuyais pas son approche, surtout devant ceux qui ont la main sur le portefeuille et la distribution des bonbons au peuple. Puisque JC est le président, je ferme ma « trappe ». La réplique de Séguin : « Les femmes sont encore discriminées et violentées, elles ont encore besoin de plus d’argent ». Juste avant la présentation de notre mémoire, une de ses attachées politiques m’avertit sur le penchant proféministe de son ministre. Sa réaction nous le confirma. Quand aux recommandations… elles sèchent quelque part sur une tablette de la bibliothèque de l’Assemblée. Fin mars 2004, le temps des impôts et celui de la préparation du budget annuel du gouvernement du Québec. Une première pour le ministre Yves Séguin. Élu député Libéral en 2003, il devint ministre des Finances la même année. Dans un article de la Presse, il annonçait une baise d’impôt pour les familles avec enfants.

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Il citait un retour d’impôt de 1 400$ à 4 350$ selon le revenu et le nombre d’enfants. Sur un de ses propos, je n’ai pu me retenir. – Retenir… ?!??! – Bien oui, Jean ! Va pour les familles encore constituées d’un père, d’une mère et des enfants vivant ensemble ! Mais chez les parents séparés, l’homme, dans la grande majorité des divorces, n’a pas la garde des enfants, donc ils ne peuvent bénéficier des « bonbons » pour les monoparentaux. En plus, les gars se retrouvent fiscalement reconnus comme célibataires sans enfants à leur charge. Leur taux d’imposition est plus élevé, donc ils paient plus d’impôts. Pierre Grimbert, comme beaucoup d’autres qui suive le dossier, a toujours clamé qu’une forme de transfert financier se fait d’un sexe vers l’autre. Devine qui est la poire dans le verger ? – Oui, mais les femmes s’appauvrissent lorsqu’elles divorcent. – … n’ont pas à divorcer ! J’écris une lettre ouverte intitulée : « Et les pères, monsieur Séguin ? 124 » Puis, je l’envoie dans le « pipe-line » des médias et sur différents sites web. Une sur le CMAQ ( Centre des médias alternatifs du Québec ) publia mon texte. La réaction de la « gaugauche» féministe, comme à l’habitude, se fit sentir immédiatement. Ce site est un lieu de libre parole et de liberté d’expression, sauf pour les commentaires des « masculnistes » ou tous ceux portant une critique sur le féminisme. Dans ce cas, quelques femmes, appuyèrent les propos de ma lettre ouverte. Il fallait déduire ; parmi les lectrices, il y avait des nouvelles conjointes. Leur nouveau conjoint, en règle générale, a des enfants d’une première union, et vit avec un revenu tronqué d’une pension alimentaire. Pour ces nouvelles conjointes, une baisse d’un certain train de vie, comparé avec les couples célibataires sans enfants. – La pauvreté des monoparentales ? – En plein dans le mille. Et devine qu’a fait CMAQ ? « Article refusé pour tenue de propos sexiste et misogyne. » Et mon « Martin Dufresne national » d’afficher sur son site web :

« Et les pères, monsieur Séguin ? Mars 31, 2004. Extrait: « Ce parent « oublié » dans le budget Séguin, est un débiteur masculin à 96% de l’ensemble des pensions alimentaires versées aux familles dites « monoparentales », soit un versement mensuel moyen de 400$, après impôt. Une manne pour le gouvernement, puisqu’il a déjà collecté plus de 2 milliards en l’espace de 5 ans, dont plus de 60 millions furent subrogés par le ministère de la solidarité sociale et versés directement dans les coffres du trésor. Ce même parent « oublié » versera mensuellement en moyenne 375$ de plus en impôt en tant que «célibataire ». Son rôle parental sera réduit, comme les 80% de « parents célibataires », à un contact avec ses enfants de 4 jours par mois tout en assumant les coûts reliés à ce genre de « droits » de visite. Aujourd’hui, on apprend dans le budget Séguin, que les parents « célibataires » n'auront droit qu'à l’ignorance crasse et encrassée des décideurs politiques, en nous annonçant que seule la personne assumant principalement les soins et l’éducation de son enfant aura droit à une demande de paiement au soutien des enfants. Le parent débiteur restera sur sa faim, et aura droit à l’indexation annuelle de la charge financière de ses enfants, sans aucune compensation ni réduction d’impôt. Il aura rejoint ceux qui gagnent supposément 30% de plus que les femmes. » 124

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« 31 mars - Et les pères, monsieur Séguin? Par Gilbert Claes (un moron antiféministe de l’Après-Rupture) » – Qu’a-t-il de spécial ce Dufresque, Ber. ? – Pour souligner ses trente ans, le Conseil du statut de la femme a rendu hommage (CSF), le 24 mai 2003, à treize hommes du Québec qui se sont illustrés par leur soutien aux luttes des femmes pour l’égalité. Lise Payette, communicatrice et ex-ministre, a présidé à cet hommage qu’elle a qualifié de "femmage", un moment fort marqué par la bonne humeur et un brin d’émotion. Parmi les roses, nous retrouvons Dufresne, pour avoir dénoncé depuis plus de 20 ans toutes les formes de violence et les résistances masculines. # Autre mémoire Le quatrième mémoire dans le cadre d’une consultation générale à l’égard du document intitulé « Vers un nouveau Contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes 125 ». Cette fois-ci, j’ai trois mois pour préparer un mémoire sur ce fameux « contrat du siècle ». J’ameute toute la gang pour qu’ils fassent leur devoir et soient présents à cette commission. Pour la première fois de l’histoire, les gars seront présents et prêts à affronter nos féministes d’Etat. Et le cinquième sur le « Projet de loi 93 ». C’est probablement le dernier mémoire de ma part déposé en commission parlementaire. Quels sont les résultats des toutes ces commissions? Juste un brin d’herbe de plus sur le gazon de la planète du genre humain. # L’Organe Wendy Wright 126 , lors d’une conférence du Conservative Women's Network Luncheon 127 , décrit très bien comment les groupes féministes ( et beaucoup d’autres ) font avancer leur agenda en utilisant comme tremplin les Nation-Unies. Ici au Québec, comme des mémères incapables de se prendre en main : elles se référeront aux dictées de l’organe principal pour les femmes des Nations-Unies, le CEDAW128. ( Depuis juillet 2010, UNWOMEN ) Et comme en France, elles finissent par pondre ( toutes en cœur ) un plan triennal 129 en 10 actions, Liste des mémoires déposés: http://www.assnat.qc.ca/fra/37legislature1/commissions/cas/depotegalite.html 126 Wendy Wright, President of Concerned Women for America (CWA), 127 CWA President Wendy Wright at The Heritage Foundation , août 2006 “Wendy Wright, President of Concerned Women for America (CWA), recently spoke at the Conservative Women's Network Luncheon hosted by the Clare Boothe Luce Policy Institute and The Heritage Foundation. Ms. Wright spoke about the United Nations, the social feminist agenda, and the repercussions felt around the world as a result.” 128 http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw/ Division for the Advancement of Women, department of economic and Social Affairs 129 « Le 19 octobre 1999, à la 54e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, les représentants de la République dominicaine et 74 États membres présentent un projet de résolution visant à faire du 25 novembre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard 125

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comprenant 12 objectifs, 10 mesures, 24 cibles et autant de « Je vous salue Marie » pour chaque objectif, cible, action et but à atteindre. Étrangement, la France et le Canada auront « pondu » ce X nième plan d’action triennale à quelques mois d’intervalles. Pour revenir sur le comment font les organismes non gouvernementaux pour promouvoir leurs revendications ? En 2005, la Fédération des Femmes du Québec130 s’est promenée un peu partout avec un drap cousu de vieux bouts de tissus pour promouvoir une ( autre ) « Charte mondiale des femmes pour l’humanité131 ». – C’est bien, elles recyclent la guenille dans une action sociale à caractère mondiale, et ce, pour l’égalité entre les femmes et les hommes, me dit Jean, avec un sourire d’une oreille à l’autre. – Et cela, avec l’argent des contribuables132. Cette façon de faire 1- de pondre une charte ( on ne peut rien contre la vertu ), 2- organiser quelques manifestations 133 en défrayant les frais de transport des manifestantes ; 3- faire beaucoup de publicité et enfin, la promouvoir134 au sein

des femmes » Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité- France 24 août 2008 130 La FFQ fut accréditée comme ONG en 2000 « Le Méchanisme National dans la Province du Québec au Canada a établi un groupe intergouvernemental qui se rencontre deux à trois fois par an. Le groupe examine conjointement comment les hommes et les femmes sont affectés différemment par leurs politiques et programmes dans chaque département. De plus, le groupe partage les informations et les ressources » Beijng + 5- Global Forum, « Les mécanismes nationaux pour une égalité entre les sexes" 131 http://www.csn.qc.ca/CondFem/charte-mmf2005.pdf «Adoptée le 10 décembre 2004 au Rwanda, la Charte mondiale des femmes pour l'humanité propose de construire un monde où l'exploitation, l'oppression, l'intolérance et les exclusions n'existent plus, où l'intégrité, la diversité, les droits et libertés de toutes et de tous sont respectés. La Charte aura jusqu'ici traversé 18 pays des Amériques, avant de poursuivre son périple à travers l'ensemble des régions du monde (38 autres pays)» Site de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec-21 nov2008 132 La Fédération des femmes du Québec a déclaré un budget de 900 000 $. En 2008, 3 ministères leur ont versé pour un total de 97,774 $ de subvention ( MCCVF – MESSS- MICC) la différence vient des cotisations de leurs membres, eux aussi subventionnés à plus de 90%) 133 “En proclamant le 25 novembre "Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes", l’Organisation des Nations unies (ONU) invitait les gouvernements et les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là des activités destinées à sensibiliser l’opinion publique à ce problème. Depuis, en France, cette célébration est marquée par un nombre croissant de manifestations, impulsées tant par le ministère que par le réseau déconcentré du SDFE, ses partenaires institutionnels et les associations qui militent dans ce domaine. » http://www.travailsolidarite.gouv.fr/espaces/femmes-egalite/navigation-bloc-1/reperes-historiques/journee-pourelimination-violences-envers-femmes-25-novembre.html Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité- France 24 août 2008. 134 Condition féminine Canada Beijing+10- Fiches de renseignements Les femmes et les conflits armés. « Le Canada a créé et préside le groupe « Amis des femmes, de la paix et de la sécurité » dont le siège est à New York. Cette coalition de 27 États, de représentantes et représentants d'organismes de l'ONU et d'organismes non gouvernementaux discute des priorités aux fins de la mise en oeuvre et du dynamisme de la Résolution 1325. » http://www.swccfc.gc.ca/pubs/b10_factsheets/factsheet_9_f.html

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des Nations-Unies par les militantes en place 135 . Qui, elles, seront présentes à chaque atelier pour influencer et promouvoir une charte pondue par leurs sœurs féministes. En excluant l’autre sexe, tout en criant sur tous les toits l’égalité des femmes. L’égalité entre les sexes finira par être inscrite dans une résolution136. Et voilà, c’est parti. Cette résolution finira par être un texte à caractère « dictatorial » par le biais d’une convention ou un protocole137. À la signature protocolaire de ce nouveau papier symbolique pour « l’avancement des femmes », nos chefs politiques seront présents pour la déclaration officielle138 et, enfin, pour la séance de photo traditionnelle. Ces moumounes de politiciens devront maintenant, tous les 4 ans, se rapporter au rapporteur officiel139 tout en 135 Ce que vous pouvez faire : influencer sur la politique ; créer un réseau de sensibilisation et de partage d’information; « Organiser des campagnes de rédaction de lettres qui visent les principaux donateurs, demandant une augmentation des fonds d’appui aux femmes militantes, et leur participation dans les processus de paix formels et ou informels • mettre sur pieds un groupe chargé d'écrire aux médias et envoyer chaque semaine/mois des articles et lettres aux journaux mettant en exergue le rôle des femmes dans les processus de paix et de sécurité. »Comprendre la résolution 1325 des Nations Unies sur les femmes… Préparé par le Groupe de Travail des ONG sur les Femmes, la Paix et la Sécurité http://www.fciex.org/telecharger/liens/comprendreR1325t.pdf 136 La ligue internationale pour la paix et la liberté, la Ligue 1325 : « Le 31 octobre 2000, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté a l’unanimité la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité. L’adoption de la résolution fut historique et exemplaire pour les raisons suivantes : * C’est la première fois à travers la résolution 1325 que le Conseil de Sécurité aborde l’impact unique et disproportionné des conflits armés sur les femmes, reconnaît la mauvaise utilisation et la sous-évaluation de la contribution des femmes dans la prévention et la résolution des conflits, le maintien et la consolidation de la paix. Elle met aussi l’accent sur l’importance de la participation, sur un même pied d’égalité, des femmes en tant qu’agents de paix et de sécurité.; * En tant que résolution du Conseil de Sécurité, la 1325 est effectivement une loi internationale qui, en fait, lie tous les États membres ; * Les groupes de la société civile, particulièrement les organisations de femmes, ont joué un rôle d’instrumentalisation et de premier plan dans l’adoption de la résolution 1325, surtout par le biais de leurs efforts de plaidoirie et leur participation dans la rédaction de la résolution. 137 « L’importance accordée par les États membres, les organismes des Nations Unies et la société civile à la mise en oeuvre de la résolution, plus particulièrement à l’échelle nationale, est de plus en plus notable. Le groupe d’États membres appelés « Amis de la 1325 », dirigé par le Canada, continue de jouer un rôle de catalyseur dans la mobilisation de l’action intergouvernementale en faveur de la résolution. » Conseil de sécurité 29 octobre 2009, Rapport du secrétaire général.. Page 6 http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=S/2008/622&referer=http://unhq-appspub01.un.org/lib/dhlrefweblog.nsf/dx/27102008125815PMMVANST.htm&Lang=F 138 Fourth World Conference on Women : Action for Equality, Development and Peace 4-15 September 1995 – Beijing, China. http://www.un.org/womenwatch/daw/beijing/govstatements.html Représentant le Canada, l’Honorable Sheila Finestone. Secrétaire d’état (multiculturalisme) (Situation de la femme). “Three years ago, Canada embarked on its preparations for this Conference. We did so in the spirit of inclusiveness and collaboration with women's organizations and the many sectors in Canadian society--human rights groups, academics, labour--who are partners in the movement towards equality. We provided support to facilitate consultation and information exchange among women's organizations. We established mechanisms to assist us in setting priorities and in addressing our areas of critical concern.” 139 « Obligation de présenter des rapports http://www2.ohchr.org/english/bodies/cedaw/docs/AnnexeI_fr.pdf B.1 En ratifiant la Convention ou en y adhérant, les États parties s’engagent, en vertu de l’article 8, à présenter un rapport sur les mesures d’ordre législatif, judiciaire, administratif ou autre qu’ils ont

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répondant à l’Observatoire de l’égalité, aux questions concernant ce qu’ils n’ont fait ou pas fait pour « l’avancement des femmes ». Si le chef d’État n’a rien ou pas fait assez, il risquera, disons, qu’il sera crucifié sur la place publique par toutes ces Gestapos du pouvoir rose.140 Et elles sortiront un article comme : « Réalisation des droits humains des femmes: le Canada échoue l’examen » « Cette instance de suivi des traités des Nations Unies est formelle: le Canada a encore des problèmes importants à résoudre », explique Leilani Farha, experte en droits de la personne et membre du comité de direction de l’AFAI. « La pauvreté des femmes est un problème central au Canada. Le Comité a conclu que les taux d’aide sociale sont trop faibles pour permettre aux femmes de pourvoir à leurs besoins et ceux de leurs enfants. Des femmes et des filles vivent dans la rue au Canada et beaucoup de femmes ne peuvent pas se loger de manière adéquate et sécuritaire dans un des pays les plus riches au monde. » «….. Le Canada a ratifié la CEDEF en 1981. En 2008, quelle excuse pourrait-il invoquer pour justifier son échec à réaliser entièrement les droits des femmes ? »141 La dernière promenade des « marcheuses » du 15 octobre 2010, nos féministes adorées, dans un communiqué, exigent du gouvernement du Canada d’adopter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones….. sans condition142. La veille, le 14 octobre, le bureau de la ministre de la Condition féminine, Madame Christine St-Pierre, fut squatté par une douzaine de « fifilles », exigeant une réponse aux slogans de la Marche mondiale des femmes : « On a assez étiré

adoptées pour donner effet aux dispositions de la Convention et sur les progrès réalisés à cet égard, dans l’année suivant l’entrée en vigueur de la Convention dans l’État intéressé, puis tous les quatre ans, ainsi qu’à la demande du Comité » directif concernant l’établissement des rapports destinés au Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes 140 « Demande instamment aux États membres de faire en sorte que les femmes soient davantage représentées à tous les niveaux de prise de décisions dans les institutions et mécanismes nationaux, régionaux et internationaux pour la prévention, la gestion et le règlement des différends; prie instamment les États membres d’accroître le soutien financier, technique et logistique qu’ils choisissent d’apporter aux activités de formation aux questions de parité, y compris à celles qui sont menées par les fonds et programmes compétents, notamment le Fonds des Nations Unies pour la femme, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et autres organes compétents;….. » 141 http://netfemmes.cdeacf.ca/les_actualites/lire.php?article=12415 Alliance canadienne féministe pour l’action Internationale http://www.fafiaafai.org/files/CEDEF_note_documentaire_20_C92EE.pdf 142 Extrait du 15 octobre 2010: « Il est extrêmement important que les femmes de différentes nations fassent preuve de solidarité entre elles. C’est pourquoi, en appui aux luttes de nos sœurs autochtones, nous avons décidé d’intégrer dans nos demandes l’adhésion du Canada à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones », explique Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec et porte-parole de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes.»

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l'élastique ». Il paraît que l’élastique de leur soutien-gorge a perdu de son élasticité.143 # Le fanatisme Jean est un père séparé, actif depuis les années 1990. Il m’a toujours soutenu par de petites contributions. Mais combien énorme lorsque le budget de fonctionnement se situe en deçà de quelques centaines de dollars par an. Il fait partie maintenant de F4J ( Father for Justice ). À travers les communications de téléphone arabe, je constate, oh combien ! La compétition entre les gars est toujours présente. Trop de chefs indiens et pas assez d’Indiens tout court. Puis, il n’y a pas de financement. Peut-être inconsciemment, militer et quêter du fric affecte leur égo ou leur fierté. Deux éléments absents des groupes féministes, car elles, elles quêtent, sucent, exigent et siphonnent du fric…. Pour promouvoir leur religion. – Ne t’en fais pas, Bébert, toutes les religions doivent leur survie au fric. Sans cela, il n’y pas d’église. Remarque l’Église catholique ; plus personne ne fréquente leur lieu de culte. Conséquence, ils placardent les portes et fenêtres avec des affiches : « à louer ». Je suis fasciné par les thèmes utilisés pour promouvoir le dogme féministe. Exemple : « National Machineries as Catalysts for Gender Mainstreaming ». Mignon n’est ce pas ! Le Canada par la voie de Condition féminine Canada, y exprimait l’espoir dans un petit groupe du Québec, dont le but serait d’influencer les politiciens dans l’approche de l’analyse différenciée selon le sexe144. Le Québec aussi fait de la pub pour une « Charte mondiale des femmes pour l’humanité » , fortement soutenue par la « gaugauche » et le mouvement syndical145. La journée de manifestation pour cette xième charte des femmes devant le parlement de Québec…. – Gilbert, pas encore cette charte ? – Bien sûr, il faut en parler… c’est avec vos taxes et impôts qu’elles se paient une autre campagne de promotion. – Pour les femmes !, s’exclame Jean. Le slogan pour cette marche fut ;« On assez étiré l’élastique» Lucie Marchessault Lussier, Status of Women Canada, Canada. “I am part of Status of Women Canada, directing a small team in one Province, Québec. In the hope of influencing other regional federal Departments in using Gender-based analysis not so much in their policies, as these are more often than not prepared in the national offices, but to have them examine their programs and how their clientele is affected by “neutral" policies and programs, we set up an interdepartmental group to do so. We have been meeting 2-3 times a year for the past two and a half years, giving information, sharing experiences, having resource persons addressing this issues of health, work and employment policies, etc.” 8 février 1999 145 « Une initiative de la Fédération des femmes du Québec, la Marche Mondiale des femmes est devenue un mouvement incontournable. Site web de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec. http://femmes.ftq.qc.ca/modules/nouvelles/nouvelle.php?id=137&langue=fr Site web de la Confédération des syndicats nationaux. http://www.csn.qc.ca/CondFem/charte-mmf2005.pdf 143 144

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Je prends ma caméra. Je serai le premier à publier l’événement sur le site de Pageau, ( Gars content ). Puis une bonne promenade de la haute ville vers le port me fera du bien. Me voilà à la ligne de départ de cette « manif ». Située à Place de la France, en face de la Traverse de Lévis. Je regarde tout ce monde se préparer pour la « grande marche » vers l’Assemblée nationale du Québec. Des camions, probablement loués, sont stationnés pour transporter le kit de la parfaite manifestante. Je dois avouer les « fifilles » sont bien organisées : boite à lunch, brassards, responsables de trafic, coordonnatrice de directions, chanteuses et meneuses d’ambiance. Le tout est supporté par la CSN, la FTQ, la SPIIQ et autres mouvements syndicalistes. Puis, arrive l’étoffe se dirigeant avec toute la chorale vers le parlement. Caméra. Clic ! Clic ! Une autre sur la chef scoute équipée d’un haut-parleur et brassard vert logo SPIIQ, clic ! Plus loin, des militantes dessinent de beaux dessins à la craie sur l’asphalte. Clic ! Clic ! Comme un japonais en visite. Clic ! – Bin ! Les fifilles s’amusent ! En avance sur le défilé, assis sur le rebord de ciment entourant le parlement, une femme style « gros bras féminins » en protège l’accès. Le stand pour recevoir les chanteuses de micro portatif et un orchestre sur podium pour animer le troupeau était érigé devant le Parlement. Je regarde les premières brebis bêlant la « tune » de la journée, lorsqu’une jeune dame m’aborde. – Êtes-vous monsieur Claes ? – Oui ! – Vous savez, je ne suis pas contre la garde partagée ; je suis moi-même séparé. Elle se souvient de moi, je suis l’un deux masculinistes ayant visité le bunker du mouvement féministe à Montréal. Elle essaie de me convaincre du bien-fondé du féminisme et des bénéfices que les hommes en retireront. Ma moutarde, comme à l’habitude, prit d’assaut mon nez. – Vous savez être exclusive et avez toujours un double langage. Vous vous croyez comme les sauveteuses de l’humanité, mais en fait vous ciblez seulement les femmes comme les seules victimes et proclamez l’égalité entre les femmes et les hommes. Les hommes sont exclus de votre discours, sauf pour les accuser de victimiser les femmes par un certain patriarcat, un néolibéralisme et un capitalisme excluant les femmes du pouvoir. Moi, je crois que tout ce discours n’est qu’une raison pour siphonner du fric aux gouvernements. » – !?!?! – Mon ambition, c’est de vous couper vos vivres.

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Il y eut bien un échange plus élaboré, j’en ai retenu ce bout. Trop exaspéré par cette approche mielleuse, je me lève avant l’arrivée du restant du troupeau. Ma caméra me fait signe d’épuisement d’avoir emmagasiné ce mouvement social. Quelque temps après, dans un texte sur Sisyphe, il parait que des masculinistes avaient défoncé le local du 110 rue Ste-Thérèse, le bunker du mouvement des femmes. Double langage ! # L’égalité de fait… En 2006, une commission des affaires sociales mit sur pied une consultation « Vers un nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes » 146 . Plus de 107 mémoires 147 furent déposés, dont celle d’André Gélinas pour l’Après-rupture. Durant toute la période suivante l’annonce de la consultation publique, j’observais, via le réseau web, les pro-formats « suggérés » envoyés à tous les organismes communautaires pour « sensibiliser » le gouvernement à la nécessité de « l’égalité de fait pour les femmes ». Sur la centaine de mémoire, quatre étaient des associations de pères séparés 148 et naturellement celui de notre Dufresne national sous son organisme fictif : « Collectif masculin contre le sexisme. » Le reste des mémoires sont des groupes de pression féministes fortement subventionnés par le gouvernement. À cette commission des Affaires sociales, la présentation du mémoire de la sociologue Francine Leduc fut extraordinaire lorsqu’elle dit, « je suis déconnecté du discours féministe ». Puis vint la période de questions. Mme Courchesne, ministre de la Condition féminine prit le « crachoir » pour monologuer longuement sur l’historique du Mouvement des femmes et qu’il y a toujours dans notre société une discrimination systémique, qu’elle partage personnellement. « Bien sûr il y a des problèmes auprès des hommes, mais cela relève des problèmes sociaux. » Et voilà, allez voir ailleurs pour régler vos problèmes, cela ne la concerne pas. Juste avant, elle dit : « Je suis ministre de la Condition féminine ». «[…] il y a eu bien des gens qui sont venus dire devant cette commission : Attention! Attention ! « La nouvelle politique en matière d’égalité entre les femmes et les hommes trace la marche à suivre pour les 10 prochaines années. Elle est la réponse aux consultations menées en 2005 sur l’Avis du Conseil du statut de la femme titrée vers un Nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes » Communiqué de presse du 17 décembre 2006. Par Mme Carolle Théberge, ministre de la Famille, des Ainés et de la Condition féminine. 147 http://www.assnat.qc.ca/FRA/37legislature1/commissions/CAS/egalite/rapport-egalite-final.html 148 Pères Séparés Inc, L’Après-rupture, Coalition pour la défense des droits des hommes du Québec, Accès à L’égalité parentale. Rapport final Décembre 2006. Rapport et recommandations à la suite des auditions tenues dans le cadre de la consultation générale sur le document intitulé : vers un nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes. 146

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Parce que la discrimination systémique, c’est une chose Il y encore des la discrimination dans notre société.. » « Je suis ministre de la Condition féminine, pas autre chose. » La f… ! Elle est ministre des Relations avec les citoyens. Mais comme une mise en garde, « Il ne faut pas tomber dans les définitions… » Parce que Mme Leduc avait mentionné dans son mémoire 149 qu’elle est féministe et masculiniste. Voilà, encore une fois, la bibitte féministe appartient aux femmes, pour les femmes, et il faut défendre cette bibitte, sinon on devient un paria. L’apothéose fut lorsqu’elle parla du fameux Rapport Rondeau, même pas publié et sans couverture. Francine, les bras en l’air, secouant le rapport 8 ½ x 11 broché et, de l’autre le document de l’Avis du Conseil du Statut de la femme en couleur et couverture rigide. Quelque temps après, sur le site du ministère de la Santé enterré quelque part dans le dédale du leur site web, on retrouva le rapport Rondeau « Les hommes : s’ouvrir à leurs réalités et répondre à leurs besoins 150 » avec la première couverture en couleur, disponible seulement en PDF. Au moment où je révise mon texte, 6 ans après le dépôt de ce rapport, aucune action n’a été prise par le MSSS. Le 3 mars 2009, Louise Lemieux, journaliste du Soleil, sous le titre «Condition masculine : les hommes se mobilisent» 151 cite Gilles Rondeau «pleurnichant» une entrevue avec le ministre de la Santé, Gilles Côté. Je lui souhaite bonne chance. La condition masculine n’intéresse personne au MSSS. Quelque temps plus tard, pour éteindre le feu et réduire au silence ces «belligérants de la condition masculine», le ministre de la Santé annonce, au galop, entre deux conférences de presse, qu’il débloque 750 000$ pour la condition des hommes. 650 000$ récurrent pour la recherche. Le reste pour étudier la pertinence d’ouvrir un refuge pour les hommes. Les heureux gagnants de ce lot : probablement les membres de CRI-Viff, ( Centre de recherche sur la violence envers les femmes et les enfants ), Centre dont Gilles, Rondeau auteur du fameux rapport Rondeau, en fait partie. Le plus drôle là-dedans, il référa une autre lettre en date de mars 2010, adressée au ministre de la Santé pour obtenir le plan d’action pour la santé des hommes. Un document égaré sur une déchiqueteuse… par accident. Grâce aux fonds publics, les salariées des maisons de femmes, leur petite gang 152 , le Relais-femmes et beaucoup d’autres, ont exorcisé, par tradition http://www.assnat.qc.ca/FRA/37legislature1/commissions/CAS/egalite/rapport-egalite-final.html http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2004/04-911-01rap.pdf 151 http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/200903/03/01-832930-conditionmasculine-les-hommes-se-mobilisent.php Visité le 9 février 2012-Le Soleil Louise Lemieux. Le 3 mars 2009 Condition masculine : les hommes se mobilisent 152 http://www.maisons-femmes.qc.ca/publications/Analyse_rapport.pdf Extrait : page 2 « Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine; Chaire d’Étude ClaireBonenfant sur la condition des femmes – Université Laval; Conseil d’intervention pour l’accès des 149 150

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féministe, le Rapport Rondeau, le démon, en publiant : « Analyse du Rapport en matière de prévention et d’aide aux hommes, les hommes, s’ouvrir à leurs réalités et répondre à leurs besoins ou comment fabriquer un problème. 153 » « Même si, dans sa lettre adressée au ministre de la Santé et des Services sociaux, le président du comité soutient que son « argumentation devait s’éloigner de toute forme de militance », l’analyse des biais méthodologiques et idéologiques du rapport démontre que son équipe et lui ont fait le contraire. De même, malgré son insistance sur le fait que son comité de travail a « été chargé par le ministère de tracer un portait des besoins des hommes et d’établir des priorités d’action à leur égard », l’introduction rappelle explicitement les pressions politiques exercées par le milieu [le lobby masculiniste] pour que le ministère se décide à former un groupe de travail : « cet engagement [du ministère] donnait suite à plusieurs pressions du milieu » Si Gilles Rondeau espère obtenir quoi que ce soit, ce sera quelques bonbons financiers en se prosternant devant l’Église féministe154. Et il sera certainement récupéré par quelques organismes d’aide aux hommes violents155.

femmes au travail; Fédération de ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec; Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec; Fédération des femmes du Québec; Institut de recherches et d’études féministes (Université du Québec à Montréal); Le Regroupement de femmes de l’Abitibi-Témiscamingue; L’R des Centres de femmes du Québec; Relais-femmes; Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale; Réseau québécois d’action pour la santé des femmes; Regroupement Naissance-ReNaissance; Regroupement des femmes de la Côte-Nord; Regroupement des groupes de femmes de la région 03 (Portneuf-Québec-Charlevoix); Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel); Table des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles Table des groupes de femmes du Bas Saint-Laurent » 153 http://www.maisons-femmes.qc.ca/publications/Analyse_rapport.pdf Décembre 2004. 154 C’est ce qui arriva. Avec la subvention obtenue, un colloque «international de chercheurs» se tiendra le 9-10 et 11 mars 2011 : «Perspective futures en intervention, politique et recherche sur les hommes et les masculinités. 9-10-11 mars 2011» organisé dans une vision féministe. 155 Décembre 2011, un regroupement fut créé, après une vingtaine de rencontres. Les principaux contributeurs à la mise sur pied du regroupement ont été les organismes suivants : Daniel Blanchette le DG de CAHO à Joliette, et et président d’À cœur d’hommes; André Beaulieu, le DG d’AutonHommie à Québec; Claude Boissy et Serge Brin d’Amour, DG et prés de Chez-nous entre hommes de Drummondville; Gilles Rondeau du groupe de recherches Masculinités et Société; Christine Fortin du Carrefour Familial Hochelaga; Manuel Prats de la Maison Oxygène; Jean Lefebvre, DG de MomentHom à Sherbrooke; Raymond Villeneuve DG du Regroupement pour la Valorisation de la Paternité (RVP); François Camus, DG du Réseau Hommes Québec; Yves Gariépy, DG du Réseau Qajak Network; Yvon St-Hilaire, organisateur communautaire de la Table Nord-côtière sur les réalités masculines. Leur mission : Regrouper des organismes communautaires à but non lucratif intervenant en santé et bien-être des hommes afin de favoriser la mise sur pied, le financement et la qualité des services pour le mieux-être des hommes et de l’ensemble de la population.

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À la lecture du document « Comment fabriquer un problème », j’envoi un courriel à un psy dans ce sens : « Miroir, miroir dit moi qui je suis, afin que je puisse t’accuser de tous mes maux ». # 5 novembre 2005, enfin! En fin ! Le début ! Après des mois d’attente, la poule vient d’accoucher : « Vers un nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes ». Tout un œuf ! Maintenant, il s’agit de préparer l’omelette en cassant une fois pour toutes la coque de cette immense escroquerie intellectuelle du dogme féministe sur l’égalité. Combien de dentiers se sont brisés sur ce mouvement social du XXe siècle? – Cher JC, la complaisance de la majorité doit avoir une limite, et la majorité doit se doter d’un frein à cette débauche philosophique. – Combien d’heures avons-nous philosophé sur la question ? – Pas assez ! Maintenant, « Vers un nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes », on retrouve dans tous les rapports annuels des ministères, un paragraphe sur les cibles à atteindre pour l’égalité de fait (des femmes). Les ministères de la Santé, de l’Éducation et de la Solidarité sociale, affichent plus de 65% d’employés féminins, et ce, même dans les postes-cadres. Comme quoi, on n’a pas encore remplacé le « pousseur » de balai par une femme, sinon l’égalité de fait n’est pas encore atteinte. Avec la logique inébranlable de JC, il fallait être bien ferré pour l’argumentation. Au fil du temps, j’ai fini pas apprécier ce chêne « sexagénaire ». Nous avions exploré et encore exploré, et se pendant des heures, comment provoquer le changement, sinon dénoncer la manipulation des organismes citant des chiffres gonflés à bloc. Avec les moyens à notre disposition, c'est-à-dire aucun. Faut être con ou illuminé pour grimper la montagne érigée depuis un siècle. Depuis l’apogée du mouvement féministe vers les années 1960, ce mouvement d’idéologies nées dans la foulée des suffragettes des socialistes intellectuelles rouges, ne finit pas de me surprendre. Il faut aimer les femmes, je dirais même les adorer, pour tolérer un tel excès de nombrilisme. Si ce n’est pas cette phobie dans les pleurs d’être exclue du pouvoir des hommes. Et pour finir, l’utopie de vouloir changer le monde à leur image. Karl Marx et ses disciplines seraient contents de son œuvre ; lui aussi voulait changer le monde. Le 12 avril 2005, en commission parlementaire sur l’Avis, « Vers un nouveau contrat social pour l'égalité entre les femmes et les hommes », ce fut au tour de l’Après-rupture de présenter son mémoire. Nous sommes trois, André Gélinas à ma gauche, Jean-Claude Boucher à ma droite. Le président de la commission est Russel Copeman, député de Notre-Dame-de-Grâce à Montréal. En arrivant à ce

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haut lieu de blabla, je ne pus me retenir de mentionner mentalement: « Nous sommes une gang d’hurluberlus dans une fosse aux lionnes. » JC, prit le crachoir et démarra avec une anecdote sur le cas de père arrêté pour violence conjugale. Juste avant, JC. nous avait avisés qu’il ferait la présentation. Connaissant JC, je craignais un débordement. C’est ce qui arriva. Depuis le début des travaux de la commission, je suivais en direct les présentations des mémoires sur internet, la commission étant diffusée en direct sur le web. J’avais compris le temps alloué pour présenter notre opinion est de 15 minutes. C’est court. L’excellent mémoire, écrit par André, comportait 60 pages. Le mémoire oral, lui, en contenait 26 pages. J’écoute JC, raconter le cas pathétique du père. Dans ma tête, je me dis : « le voilà parti ! Ce n’est pas ce que les membres veulent entendre. C’est des opinions sur le projet de l’égalité de fait ». Je regarde du coin de l’œil, la réaction de la nouvelle ministre Courchesne et des autres députées, autant du côté de l’opposition que de son côté. Voilà, c’est mon tour à prendre la parole. JeanClaude a fini sa présentation. Il espère faire pleurer l’auditoire avec son cas pathétique. Les députés en ont vu d’autres. « Ils s’en crissent comme l’an quarante », me dis-je dans ma tête.. « Puis il y a bien une chose importante dès le départ que je veux mentionner, nous faisons une nette distinction entre le féminisme, qui est une doctrine qui a ses bons et moins bons aspects, le mouvement féministe, c'est-à-dire le groupe de pression qui, comme tout groupe de pression, cherche à influencer en fonction de ses propres intérêts et à ce titre doit s'attendre à être contesté par d'autres groupes, et les femmes, avec lesquelles nous entretenons généralement des rapports cordiaux. C'est bien important pour nous de faire une distinction entre ces trois aspects, comment on reconnaît la position des femmes, le féminisme et le mouvement. D'entrée de jeu, nous remettons sérieusement en cause la démarche entreprise par la ministre Courchesne pour six raisons. Globalement, nous sommes déçus que le gouvernement ait raté l'occasion de réviser sa politique en instituant un processus qui place vraiment les hommes et les femmes sur un pied d'égalité. Nous avons cru, à un moment donné, que cela était l'intention de la ministre alors que circulait la rumeur de la création d'un conseil de l'égalité, une instance forcément paritaire, mais nous avons rapidement constaté que le lobby féministe l'a fait reculer au point où toute opération ne semble devoir conduire qu'à la consolidation de ce lobby. » Ma présentation siphonne déjà 8 minutes… André continue la suite… et au bout des 20 minutes accordées, le président fait son intervention… « Excusez-moi, M. Gélinas, mais on est déjà rendu dépassé 20 minutes. Je vous invite à conclure. » Pourtant, André devait connaître la procédure et les règlements régissant le temps, mais refila la suite à JC. Lui refile :

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« Il reste 2 pages, continue André. » André prit la mouche, interprétant qu’on ne lui laissait pas la parole. « Ça ressemble à un débat qui a eu lieu sur l'équité salariale à RadioCanada. On m'a empêché de l'exposer, mais on a permis à la présidente, Rosette Côté, de parler pendant un quart d'heure. C'est merveilleux, ça ressemble... C'est évidemment la trame qui se poursuit. Je ne comprends pas. Vous avez fini à 12 h 45 ― j'étais là, j'étais présent ― et vous avez permis à ce groupe là de continuer pendant un quart d'heure. Et là, moi, il me reste deux petites pages et vous refusez. » Il fallut que je ramène la discussion, sinon on n’allait nulle part. Me dis-je. – « Bon. Écoutez, M. le Président, je vais conclure pour pouvoir continuer le processus démocratique de cette commission ». – Pourquoi nous citer les propos échangés lors de cette commission, Gilbert ?, me demande Julien – C’est un moment historique, à mon point de vue. Pour la première fois, qu’on y présente une forme d’opposition et de critique envers le féminisme. C’est « kkchoze »! Écoute le reste. L’intervention de la ministre Courchesne : « J'apprécie, aujourd'hui, le ton. J'apprécie, aujourd'hui, le choix des mots et du vocabulaire. Mais une chose est certaine, je suis, et ça, il faut le comprendre, je suis la ministre responsable de la condition féminine. ... Pourquoi êtes-vous si diamétralement opposés et pourquoi le faites-vous en oubliant toute cette histoire du Québec, cette histoire des institutions, mais en oubliant l'histoire des femmes du Québec surtout et la difficulté qu'elles ont eue et que certaines ont toujours à pouvoir vivre dans cette société juste et égalitaire ? Gélinas prit la parole : « Et, quand vous avez la maîtrise d'une situation, on a l'impression que vous évacuez les hommes. La violence conjugale, c'est devenu une affaire de femmes seulement. Pourtant, les auteurs de cette soi-disant violence, ils doivent être concernés, mais ils ne sont pas là. Vous avez reconduit la Politique sur la violence familiale, mais il y avait trois hommes et 12 femmes ou 14 femmes. Ils ne sont pas là. Et pourtant, ici, vous avez des gens qui essaient de s'occuper des hommes violents, qu'on dit violents. Mais, dans les documents que vous avez produits dans votre reconduction de la politique, il n'y a aucune référence à l'étude de Denis Laroche sur la violence conjugale, la plus grande étude jamais menée au Canada et au Québec sur la violence conjugale, qui dit que ce n'est pas ce qu'on dit depuis des années, que ce n'est pas vrai que ce sont uniquement les hommes qui sont cause de violence conjugale. Jamais il n'en est mention dans vos documents. Alors, c'est pour ça que je vous dis: On peut, après être, exacerbés à l'occasion parce que c'est...» Et le monologue continua ……

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« Ça fait 30 ans que le discours féministe est dominant au Québec. Vous devez le reconnaître. Il n'y a jamais eu de position d'hommes, hoministe. Avez-vous un groupe de pression d’hommes ? Il n'y en a pas. Il y a quelques petits sites Internet. On leur tape dessus en disant : C'est effrayant, ce qu'ils disent là-dedans. Il n'y a même pas de groupe, il n'y a même pas d'encadrement, il n'y a pas d'organisme gouvernemental qui s'occupe des hommes. Alors, vous avez un guichet unique depuis 1973, avant même les entreprises, puis, nous autres, on n'a rien. » Mon nez se met à piquer… il doit être jaune moutarde de Dijon. J’avais préparé le coup de la tournure qu’aurait ce débat. Connaissant la position de Courchesne et ses commentaires sur la condition masculine. Devant moi, bien étalée, la Charte des droits et libertés, j’embarque dans ce débat. « Je veux souligner quelque chose qui m'interpelle profondément. M. le président, la ministre qui parle est responsable de la Condition féminine, et je lui ai posé plusieurs fois des questions dont je n'ai jamais obtenu une réponse. Mais là, j'ai vu, ce matin, que nous avons une ministre qui représente la Condition féminine et qui a un titre : « Ministre des Relations avec les citoyens ». Si j'ai bien compris ce qui se dit ici, en commission, c'est qu'on a une ministre qui ne veut pas représenter l'autre moitié des citoyens, qui sont les hommes. Parce qu'elle a bien dit : Je suis ministre représentant la Condition féminine. Les hommes sont exclus. Et cette forme d'exclusion là, ça nous irrite énormément. Puis j'ai le droit. Et permettez-moi. Je vous ai entendue deux fois lors des introductions, ici, depuis que la Commission siège. Moi, je vais vous rappeler à l'ordre quelque chose, même si ça peut être irritant. Dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, à l'article 3, ils disent : « Toute personne est titulaire [de] libertés fondamentales, telles la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d'opinion, la liberté d'expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d'association ». Écoutez, vous m'interpellez deux fois. On sait très bien. On s'est déjà rencontrés, on a eu une conversation, je vous ai laissé la porte ouverte qu'on est prêts à dialoguer. Invitez-nous. » La revoilà partie en patinage politique. « Messieurs, je veux juste préciser, M. Claes, que la partie relations avec les citoyens, toujours dans cette perspective gouvernementale, a un mandat très défini. J'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer, et ce mandat très défini ne veut pas dire que la ministre des Relations avec les citoyens est responsable de tous les types de relations avec tous les types de citoyens. Cet aspect de relations aux citoyens regroupe, par exemple, les services de Communication-Québec, les services de curatelle publique, d'Office de protection du consommateur, de Commission des droits de la personne, de Commission d'accès à l'information, du Directeur de l'état civil. Le vocable «relations avec les citoyens», là, ce n'est que ça que ça veut dire. Oui, dans la défense des droits, et c'est 98


pour ça que vous êtes devant nous, sous ce vocable de liberté d'expression. Oui, vous avez entièrement... et c'est le lieu pour vous exprimer, et ça, c'est évident. Mais je vous ai dit aussi, et je l'ai dit publiquement : quand on est ministre responsable de la Condition féminine, ça ne veut pas dire qu'on peut être responsable aussi de la condition masculine….. On ne sexualise pas du tout sur les actions à prendre ou en catégorisant les uns ou les autres. On donne les statistiques et des femmes violentées et des hommes violentés. Si vous relisez attentivement le plan d'action, vous allez voir que les statistiques et les données sont à l'intérieur de ce plan d'action. Et je crois qu'il faut le dire, que, l'an dernier, 1 million de dollars ont été investis pour les centres qui s'occupent des hommes violentés ; cette année, 1 million de dollars. Vous allez me dire...» La revoilà avec le dogme féministe : la violence ! Je maugrée, je maugrée, grgr, gtrrre ! « Oui. Attendez, je vais terminer, monsieur, et le président vous laissera la parole. Vous allez me dire : comparativement à ce qu'on donne aux femmes violentées ? C'est vrai, il y a un écart immense. Mais, vous savez, il y a 30 ans, il y a 40 ans, il y a 50 ans, les femmes, quand elles n'étaient pas ici, quand elles n'étaient pas en fait nulle part, qu'elles ne gagnaient pas de salaire, qu'elles ne pouvaient même pas signer un contrat, un bail, ne pouvaient avoir aucun engagement juridique, n'étaient pas constituées comme une personne légale dans notre société, elles n'en avaient pas, d'argent non plus. » Colette, ma copine, assise en arrière de nous, regarde la scène. Un bout de papier voyage pendant ce temps, d’un député à l’autre, allez savoir de quoi s’agit-il ? Chaque député des deux sexes. Y va de tout son temps alloué, sans nous poser une seule question. Une réprimande à peine dissimulée du fait qu’on a osé, oh malheur ! S’opposer et critiquer le féminisme. Encore un peu, Satan faisait son apparition. L’Avis fut accepté comme tel et une loi fut mise en place pour un « nouveau contrat social », contrat où les hommes devront se plier aux exigences féministes. Et ce, jusqu’au ministère de l’Éducation, avec un autre plan d’action : « Pour que l'égalité de droit devienne une égalité de fait 156» et « Plan d'action ministériel 2007-2010, Ministères de l'Éducation, du Loisir et du Sport ». – Tsé fou comme nos fonctionnaires pondent des plans d’action ! On sera quitte en 2010 de voir apparaître un autre plan d’action : « Pour l’égalité économique des femmes 157». Le plus étrange dans ces documents, ce sont certaines recommandations pour les hommes : exemple : « ( Le MCCCF se http://www.mels.gouv.qc.ca/cond-fem/pdf/PlanAction2007-2010_EgaliteDroit.pdf Visité le 8 février 2012. Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait-Plan d’action ministériel 20072010-24 pages 157 http://www.scf.gouv.qc.ca/index.php?id=72 156

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propose d’encourager les hommes à être davantage présents dans certains secteurs d’activités, tels l’éducation à l’enfance, l’enseignement primaire, les soins de santé et les services sociaux ». Pour le reste, on éduquera les jeunes garçons aux partages des tâches ménagères sous la rubrique : « Favoriser la répartition des responsabilités familiales 158 » et éliminer les stéréotypes par « Favoriser une socialisation non stéréotypée des jeunes ». Dans le plan d’action, on y va dans « […] toutes les sphères d’éducation, de la garderie à l’université. » – Et les féministes continueront de se plaindre de vivre dans un monde patriarcal. S’exclame André. Journal La Presse du 12 novembre 2008 : « Métallurgie : les filles à la rescousse159 ». Juste le titre est porteur d’un message : sans les filles pas de salut. Les gars, allez vous assoir. Les filles arrivent à la rescousse, vous ne servez pas à grand-chose. C’est des fois subtil un titre, mais s’il se répète quotidiennement. On peut en imaginer les effets pervers sur la condition des hommes, et organiser des conférences comme celui de La Presse et Radio Canada : « Comment ça va les hommes ?160». J’avais réagi en envoyant un courriel au journaliste, comme ceci : « Entre 25 - 32 ans, selon les statistiques, la femme « procrée » son premier enfant. Si on continue « d’encourager » les filles à des métiers non traditionnels ( comme le concours Chapeaux les filles ), un, l’employeur devra faire face à une réalité, celle de voir partir en congé de maternité une employée formée depuis 6 à 12 mois. Deux, socialement, le nombre d’enfants par famille se situe en dessous du renouvellement de la main d’œuvre, un phénomène actuel et futur. Trois, lorsqu’un milieu très masculin est « envahi » par la gent féminine, la caste masculine n’a plus l’attirance pour les hommes, donc moins d’intérêts à cette catégorie d’emploi. Quatre, un homme de nature est physiquement plus « équipé » pour travailler dans des conditions difficiles, et ce, jusqu’à un âge avancé. Cinq, en déplaçant les femmes vers une catégorie d’emploi à caractère masculin, on crée une pénurie dans les emplois traditionnellement féminins. » Je lis ce matin une sortie de Courchesne : « Il faut revaloriser le métier d'enseignant et il faut aussi qu'on puisse attirer davantage d’hommes. » Le journaliste, dans son article161, souligne : « Il y avait 13 000 hommes - une baisse de 2 000 en quatre ans - parmi les profs permanents des écoles primaires et secondaires publiques en 2005-2006. Quant aux femmes, elles étaient 40 000, formant 76 % des effectifs. » Le même jour, la ministre Courchesne dépose deux Orientation 3 « Vers des meilleures conciliations des responsabilités familiales et professionnelles. » page 17 Pour que l'égalité de droit devienne une égalité de fait - Plan d'action ministériel 2007-2010 159 Philippe Mercure. La Presse 12 novembre 2008. Métallurgie : les filles à la rescousse. 160 Les conférences La Presse et Radio Canada 15 novembre 2006- Hôtel Hilton Montréal. 161 Marie Allard, 12 novembre 2008- La Presse « Québec veut embaucher 2400 prof » 158

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projets de loi pour obliger la parité dans les Conseils d’administration des Cégeps. – Je te le dit, mon Bébert, les « fifilles » savent s’organiser. – Mets-en ! Lors d’une visite au bureau de Me Pierre Tanguay du ministère de la Justice à Sainte-Foy, dans l’ascenseur, j’écoute les propos des quatre personnes, probablement des profs ou des gens du syndicat de l’enseignement. Ils discutent des conséquences de l’épidémie d’accusations d’agressions sexuelles sur les filles. L’un dit qu’il va quitter l’enseignement pour un autre métier, ne pouvant plus être à l’aise avec ses étudiants et craignant quotidiennement d’être accusé d’agression physique. « Comme prof d’éducation physique, tous les jours, j’encourageais mes élèves par une tape sur l’épaule ou sur les fesses. Aujourd’hui, je suis distant, et les élèves le ressentent. » . Faire une liste des accusations par des élèves envers les profs, il y en a plusieurs en attente de justice. Même innocentés, ces profs ne retourneront pas dans le même milieu d’enseignement, créant un vide et en période d’élection, une occasion de faire des promesses : « Québec veut embaucher 2400 profs si elle est réélue. » (Mme Courchesne). Quelque temps plus tard, dans un communiqué de presse le syndicat de l’enseignement, annonçait la création d’un fonds de défense pour les professeurs grâce à une nouvelle cotisation de leurs membres. Dans les mois suivant cette annonce, le nombre d’accusations baissa radicalement. Étrange ! # Exclusif l’exclusivité Sous la recommandation d’un membre, je reprends, encore une fois, mon bâton de pèlerin. Cette fois-ci, pour chercher un peu de financement pour le colloque, organisé sous le chapeau de la Fondation Gilbert Claes. Visite au député de Vanier. Une copie dans une chemise avec les documents de la conférence, les coordonnés des invités, le lieu, la date, le budget et l’objectif pour le député. – Voilà, j’ai ici toutes les informations concernant le colloque. Le titre de cette activité s’intitule : « Pères d’aujourd’hui, actualisons la condition masculine ». Notre objectif : « Cette journée de conférences constitue un moment privilégié pour échanger des connaissances, des expériences et des réflexions sur la problématique des hommes et des pères. Les échanges entre les participants permettront de faire le point sur les différents contextes et d'en évaluer l'impact sur les hommes et les femmes. » Je sentis une ouverture sur cette condition paternelle du député et de son attachée politique. – Écoutez, je suis conscient qu’en tant que député à l’opposition, en plus comme parti politique de l’ADQ, vous avez un budget restreint et votre budget discrétionnaire est inexistant, juste assez pour les organismes communautaires de votre comté. J’ai fait ma propre recherche. Il ya 30

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organismes dans votre comté et ils reçoivent 5 millions. Ce que je demande, c’est un appui pour m’ouvrir des portes en utilisant votre pouvoir de député comme levier. – M. Claes, je suis intéressé par votre approche et votre colloque, mais je dois prendre le temps de réfléchir. Vous savez M. Claes, si on finit par savoir que si je soutiens un projet comme le vôtre, le lendemain j’aurai un groupe de femmes avec des pancartes devant mon bureau. Jamais je n’ai reçu une cenne ou un appui de ce député sans couilles. Toujours à la recherche de fonds pour supporter les coûts du projet de colloque, Mme Durocher et moi allons rencontrer notre députée de comté, lesbienne avouée, Agnès Maltais. En arrivant à son bureau, son écran d’ordi affiche le site web de l’Après-rupture. J’avais démissionné il y a plus d’an : c’était en mars 2006. Tout de suite, la députée-lesbienne nous fit une mise en garde à l’effet qu’elle ne soutient pas les groupes masculinistes et qu’elle est une féministe. Je sentais ma moutarde Dijon envahir mes poils de mes narines. Arguments et explications sur la réalité des pères, les conséquences, la question d’égalité et son exclusion lorsqu’il est question de garde d’enfant, rien ne la fit osciller d’un iota pour ouvrir son gousset de cette députée-lesbienne-féministe. – Whoo ! Tu l’as en estime ? C’est ta députée en plus. – Pis ! Je n’ai pas voté pour elle. Le colloque devait avoir lieu au Royal Plaza Hôtel de Québec. L’hôtel est situé face à Radio Canada et à moins de trois minutes de TQS. Les conférenciers : Pauline Houle sur les fausses paternités ; Murray A. Strauss sur « Gender Synmetry in Partner Violence in World Perspective »; Katherine Young et Paul Nathanson « From Public Shame to Sytemic Discrmination against Men » ; Serge Ferrand « La machine à broyer les hommes ». Comme conférencière invitée : l’ex-juge Andrée Ruffo « De la responsabilité de protéger à l’intervention ». Et enfin Diane Bouffard animatrice de radio. Un mois et demi avant, la date, nous voyons apparaître un peu partout des affiches sur une conférence à Montréal, la même date et sur le même sujet : « Comment ça va les hommes ? 162 » Conférences annuelles de Radio Canada conjointement avec La Presse. Coût : 125 $ et moins. En bon québécois, on dit : « mon chien est mort ». Nous avons fixé le coût d’entrée ( repas du midi inclus ) à 399 $. Affronter la grosse machine publicitaire de la Presse et Radio Canada, moi petit zozo de Québec, aucune chance. On prend la difficile décision d’annuler le colloque un mois avant. Colette absorbe les frais de réservation : 2 000 $. C’est un immense trou dans son portefeuille. « Comment ça va les hommes ? », dans la liste des conférenciers: Ariane Émond, la féministe ; William Pollack, auteur de « Sauvons nos fils de la masculinité », Gilles Rondeau fondateur et Gilles Tremblay membres du Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux http://systart.net/gowebpost/Clients/ConfMont/09102006.html mercredi le 15 novembre 2006 Hôtel Hilton de Montréal 162

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femmes, ainsi que Daniel Welzer-Lang et Rose-Marie Charest, présidente de l’ordre des psychologues du Québec. Le « pôvre » prof. Elzer-Lang163 est la cible en 2005, « D’allégations de faits préoccupants et récurrents dont un certain nombre d’étudiantes et d’étudiants faisaient état en dénonçant les comportements de cet enseignant-chercheur à leur égard. Il indiquait : « Plusieurs témoignages écrits et oraux font état de situations de harcèlement sexuel, de harcèlement moral, d’abus d’autorité et d’atteinte à la dignité des personnes de la part de cet enseignant-chercheur de l’université » En réaction, Daniel Welzer-Lang dépose une plainte pour diffamation contre les auteurs des allégations diffusées par l’Association Nationales des Études féministes164. En moins de temps qu’une télé-transportation du capitaine Kurk de Star Treck, sur le site de notre féministe provinciale Sisyphe, un article 165 est publié pour soutenir financièrement les petites « fifilles » des Études féministes de Toulouse. Le prof est naturellement débouté de sa plainte. Il paraît que l’article est justifié. Le gars est violent, selon l’Association européenne contre les Violences faites aux femmes au travail. Encore en décembre 2011, il est la cible d’attaques : « Nous accusons DWL d’opposer les victimes entre elles. » ou « Alertée sur le parcours ambivalent du personnage, l’association LesBienNées a interpellé le forum de l’IRTS la veille et demandé l’annulation de la conférence.» – Oh, bin, cou don ! Les biens nées !!!! – Doit-on s’étonner que les hommes aillent mal ? Naturellement le tout fut une coïncidence ? Le 2 décembre 2008, le Secrétariat à la Condition féminine organise un colloque inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale « Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait », adoptée en 2006. Le titre du colloque « Un conseil : ça prend des ELLES ! ». C’est mignon et on ne peut pas traiter de sexiste cet événement. « Ce colloque au coût de 35$, vous sera remboursé si vous participez, ainsi que les frais d’hébergement et de déplacement166.» Cela me frustre de lire ce genre de condition de participation après avoir fait le tour de ces prêtresses de l’égalité. Et personne ne réagit. Je peux comprendre les propos de certains, comparant ces personnes au régime nazi. C’est ce qui arriva lors de la présentation du mémoire de l’Après-rupture. –

Quoi, tu l’as sur le cœur cette présentation…?

http://w3.cers.univ-tlse2.fr/annuaires/fiches_indivi/permanents/Daniel_Welzer_Lang.htm Procès en diffamation contre les huit femmes qui ont dénoncé les agressions sexuelles d’un universitaire Le 8 mars 2007. Sur le site de l’Association européenne contre la Violence faites aux femmes au travail. http://avft.org/article.php?id_article=309 consulté le 26 octobre 2010. 165 Procès en diffamation intenté par Daniel Welzer Lang à l’ANEF 29 mars 2007 http://sisyphe.org/sisypheinfo/spip.php?breve24 consulté le 26 octobre 2010 166 « Chaque bulletin d’inscription doit être accompagné d’un chèque de dépôt de 35 $, à l’ordre de QVC-Inscript/Colloque SCF et daté du 2 décembre 2008. Ce chèque est exigé afin de garantir votre présence au colloque et vous sera remis à votre arrivée sans avoir été encaissé. » Dépliant : Un conseil ça prend des Elles 2 décembre 2009. 163 164

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Sur le nez… il est jaune m….. depuis ! Et si tu y tiens, voici la suite. Le monologue de Coppeman, président, pas neutre, de cette commission sur l’égalité de fait. « Moi, j'ai une question à vous demander. J'ai reçu, comme beaucoup d'autres parlementaires, des communications de L'Après-rupture, incluant celle datée du 5 décembre 2004, qui est une lettre ouverte signée par Jean-Claude Boucher, de Saint-Pie ― je ne sais pas si c'est M. Boucher, président de L'Après-rupture ― dont le titre est la grande fête du 6 décembre, dont l'objet cité en titre était le féminazisme et le 6 décembre. Cette communication se terminait avec une citation d'Adolph Hitler, de Mein Kampf, qui, j'imagine, est utilisée selon vous pour illustrer votre point de vue sur la propagande. Tout ce que je peux vous dire, messieurs: en tant qu'homme et en tant que parlementaire, en tant que Québécois et Canadien, je trouve assez ironique que vous vous présentiez ici, devant cette commission parlementaire, à la veille du 60e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz où, et on le sait fort bien, pendant cette période 1939-1945, plus de 30 millions de personnes ont perdu leur vie, incluant 6 millions de civils qui ont été tués exclusivement et uniquement à cause de leur appartenance religieuse. Vous pouvez peut-être trouver l'utilisation du mot «féminazisme » et des citations d'Adolph Hitler importantes pour vous. Je vous dis : Ça me dégoûte, ça me révolte. Et malheureusement ― je ne parle que pour moi-même ― ça discrédite beaucoup votre organisation.» – Le con ! Il n’a rien comprit au message. Juste pour en faire une interprétation. Je connais son penchant pour le mouvement féministe et son agenda. Je l’ai écouté à quelques reprises lors des rencontres des organismes familles. Mais, là, il nous assomme avec son propos. Que vient faire le dossier des juifs dans ce débat ? Sur le site web de l’Après-rupture, il y avait une page : opinion du lecteur et en rouge, il est mentionné : les propos n’engagent que l’auteur, etc. Il y a une traduction de Peter Zohra167, un auteur anglophone vivant en Australie. Un de ses textes fut traduit en français par Gérard Levesque. lui vit au Japon. En gros, l’article dit qu’il y a une similitude entre les stratégies employées par le féminisme et le régime nazi pour manipuler la population. Je ne comprenais pas la réaction du président de la commission. Sur le mot féminazi, le plus drôle dans cela, l’expression fut utilisée par la ministre de la Condition féminine du Yukon, lorsque, par courriel, elle a reçut une mise en garde d’un groupe de pression féministe168. – Hein ! C’est vrai ?

Sex, lies & Feminism, by Pter Zohrab 1999 et 2000 Women's Work: Done- By Penni Mitchell | August 15, 2002 http://rabble.ca/news/womenswork-done Visit. le 25 janvier 2012 167 168

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Oui, et elle perdit sa job en moins d’un quart de tour. N’oublie pas Jean,  nous vivons dans une société supposée patriarcale.  Je serai plus nuancé en le comparant aux tactiques de l’Église catholique. L’Église condamne à l’excommunication tous ceux qui s’opposent aux dogmes de l’église. En construisant des églises dans tous les villages, le catholicisme ( et les autres religions ) instaure des « obligations » à la vie participative et sociale des citoyens. Le féminisme utilise les mêmes tactiques en créant des « niches de chiennes de garde » un peu partout, comme dans les 17 régions administratives, les divers centres de formation, les CLD, les CRÉ et autres bibittes administratives créatrices d’emplois féminins169. Nos féministes d’État excluent les hommes ( sauf comme les adeptes du Ruban blanc170) et les gugusses comme Dufresne, s’ils n’adhèrent pas aux objectifs du xième plan d’action, aux 24 objectifs, aux 63 actions et à la prière :« je suis une victime du patriarcat et du néo-libéralisme», etc., et pour que l’égalité entre les femmes et les hommes devienne un fait.171 – Qu’arrive-t-il par la suite ? – Coppeman ? Il perdit ses élections. # Le Don Quichuchotte Dans mes débuts en 1996, lorsque je fondis avec deux autres pères l’ALPE Québec, je fis le tour de tous les députés de la région de Québec pour obtenir quelques sous, en général un gros chèque de 200 $. Une fois dans Vanier, là où nous avons nos rencontres, je rencontre la députée de ce comté. C’est le début de ce que j’appelle « prendre le bâton du pèlerin ». Tout en attendant dans la salle de cent pas exigüe comme un placard, je feuillette les communiqués de presse de la députée. Une fois dans son bureau, son attaché de presse présent pour prendre des notes, écoute mes explications, mes arguments et mes besoins financiers. Après un semblant d’ouverture, elle finit par un « M. Claes, mes fonds de tiroir sont vides ». J’ouvre ma grande gueule et sors les communiqués cueillis dans la salle d’attente:

169 Ministère Culture, Communication et Condition féminine « Saviez-vous que... Le Secrétariat à la condition féminine soutient et coordonne un réseau gouvernemental de responsables de la condition féminine dans plus de trente ministères et organismes. » 170 Ministère Culture, Communication et Condition féminine : « Saviez-vous que... aujourd'hui, plus de 150 pays ont adopté le ruban blanc, symbole universel de paix, pour appuyer la cause de la violence faite aux femmes. » Sur le site http://www.whiteribbon.ca « La Campagne du ruban blanc est la campagne la plus importante au monde organisée par des hommes qui cherchent à mettre fin à la violence faite aux femmes. Reconnus comme oeuvre de bienfaisance au Canada, nous poursuivons notre travail grâce au bénévolat et aux contributions financières provenant de particuliers et d'organismes divers » 171 Le 6 janvier, le gouvernement du Québec lance une nouvelle consultation sur l’égalité de fait. Le plan d’action alliait 15 ministères et organismes responsables d’action et 12 collaborateurs : comprenait 7 instruments de gouvernance et 63 actions. Le tout avec une enveloppe budgétaire de 180 M$. Bilan de l’action gouvernementale en matière d’égalité. Entre les femmes et les hommes 2007-2010.

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Bin là, vous allez m’expliquer les 10 000 $ versés à l’organisme XXX et les 20 000 $ versés à un autre organisme XY et les 3 000 $ versés à ABC. Tous des organismes à senteur de femme et aucun à un groupe de genre masculin ? » Rien pour me faire aimer, mais à la différence qu’elle a peut-être pour la première fois devant elle un gars qui ne s’abaisse pas à genoux pour licher une crotte. Elle me l’avoue lors de ma deuxième rencontre avec elle, cette fois-ci, sans l’attaché patte molle. Au bout de compte, j’obtiens l’usage de la Villa Cataraqui172 pour annoncer l’ouverture de l’organisme ALPE-Québec auprès des médias. Deux journalistes se pointent, et l’attaché-patte-molle de la députée avoue sa surprise de la présence d’autant de journalistes. C’était mieux que leur moyenne au bâton. – As-tu fini par avoir quelques sous ? – Non ! La députée a perdu ses élections. # La petite vie d’un bénévole Durant mes échanges avec les pères à travers le monde, je fus mis en contact avec Stéphane Ditchef, militant depuis plus de vingt ans pour la cause des pères à Paris. Il est invité à participer à un colloque sur la médiation familiale à Québec par le Centre Iris. Je lui offre le gîte tout comme à son copain, Pascal Cazé, du nord de la France, au bord de la frontière Belge. Après avoir entamé une formation en tant que médiateur professionnel, les deux hommes s’orientent vers la médiation familiale dans leur région respective. Stéphane a la charge de coordonner le colloque, tout en donnant une conférence sur la situation des pères séparés en France. Il donne, en plus, un coup de main à Linda Bérubé et à son équipe d’IRIS. Après qu’elles aient écouté le zig, c'est-à-dire l’auteur de ce livre faire une conférence enflammée sur la question des pères séparés de leurs enfants et de l’inégalité entre les mères et les pères. C’est ma première conférence devant un public. Oh que c’est loin ! Stéphane, juste avant moi, à fait sa conférence sur un ton accusateur envers ces mères séparant les enfants de leurs pères. Le mot féministe n’est pas encore dans mon vocabulaire, sauf que, des jugements obtenus des membres, j’observe bien un parti prix des juges, la « pôvre » femme, le méchant bonhomme. Lors de cette journée, pour mousser l’association Alpe-Québec, j’achète une poche de pommes de l’Île d’Orléans. À chaque pomme je mets une languette de

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http://www.ville.quebec.qc.ca/publications/docs_arrondissements/stefoysillery/sfsi_histoire_racont er_Sillery.pdf «Le domaine Cataraqui Dans les années 1830, James Bell Forsyth, un marchand de bois d’origine écossaise, fait construire un cottage sur son domaine. Il le nomme Cataraqui en souvenir de son lieu de naissance, sur des terres appelées Katarokwen (correspondant à Kingston, Ontario) par les Iroquois.»

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papier, « L’Après-rupture, association pour les liens père-enfants ». Lors des pauses café, sachant les femmes délaissent le café pour les fruits, je mis sur la table les pommes étiquetées. Après avoir écouté le zig, moi, juste avant la pause, donner une conférence enflammée sur l’inégalité entre les mères et les pères lorsque vient le temps de régler la question de garde des enfants. Ce fut instructif, d’observer le comportement de ces femmes, vilaines pommes, coupables de faire de la pub pour ces irresponsables machos. Je regarde les femmes lire le tout petit bout de papier, et ensuite, l’arracher pour le jeter dans la poubelle d’un geste plein de dédain et brusque, ne laissant aucune équivoque sur leur degré de frustration. Le mur de brique commence à s’élever devant l’intolérance à nos demandes parentales, somme toute, très légitimes. À la fin de la journée, Pascal, Stéphane et moi, ramassons les boîtes de dépliantes et autres affiches, lorsqu’on découvre, sous une table, quelques grosses boîtes pleines de collants SOS violence conjugale. Devinez ce qui est advenu de ces boîtes ?... Le séjour de Pascal et de Stéphane chez moi est une belle expérience, tant culinaire que sur le mouvement des pères en France. Stéphane avait apporté quelques bouteilles de vin et du fromage. Écœurant… que c’est bon ! Nous avons eu droit à ses tartes aux pommes, reconnues par tous ceux qui l’ont fréquenté. Vivant à Paris avec un maigre revenu, pas de voiture, il apprit à bien manger et à s’éloigner des biens de consommation. Aujourd’hui, comme lui, je fais quotidiennement mon pain, mais pas encore les tartes. De tous les militants que j’ai connus, il est le seul qui s’est constitué une base de données sur les journalistes pro-hommes ou anti-hommes. Récemment j’appris il fait de la médiation son gagne-pain. Son cas ? Il a été condamné à payer une pension alimentaire à sa fille, et jamais durant toutes ces années, il ne peut pendre contact avec elle. En réaction, il se met en mode de pauvreté, ce qu’on appelle du côté anglophone, « deadbeat dad ». En France, une loi permet de recourir à la récupération des pensions alimentaires impayées sur une période de 10 ans, même si l’enfant est depuis majeur et autonome. Je souhaite qu’il ait repris ses liens avec sa fille depuis. Dans le conseil d’administrateur d’ALPE-Québec, il y a un « twit » qui n’aime pas mon profil. Je pressens un blâme à mon sujet, essentiellement sur le nombre de pages publiées dans le petit mensuel. Il veut le réduire à huit au lieu de seize pages, prétextant le coût trop élevé et les moyens restreints de l’organisme. En vérité, les frais sont assumés globalement par les commandites. Je supporte, ici et là, la distribution dans les bacs à journaux de la ville de Québec et des environs. Cette année là, pour la deuxième fois, j’organise la campagne des ballons mauves. Je situe l’activité sur les Plaines d’Abraham. Mon ambition est de distribuer 1 000 « hot dog » gratuits. C’est tout un défi. Trouver les commanditaires, pour les saucisses Salaison Brochu à Saint-Henri ( merci encore ). Puis avec ma Toyota Tercel, j’achète les pains hot-dog ( 1000 pour 60 $ ). Mille pains hot-dog, qu’il ne faut surtout pas empiler, étant trop frais, ils s’écraseraient. J’aurais aimé avoir des tortillas à la place. Pourquoi sur les 107


plaines? Roch, le président de l’organisme, tient absolument au lancement des ballons, comme la première fois, devant le parlement. Cette envolée a un signe symbolique, et devant le parlement, c’est l’endroit pour envoyer un message au gouvernement. – Un dimanche, devant le parlement ! !!!! – Ensoleillé en plus. Oui mon Julien, le président c’est lui qui dirige. Ma position sur cette journée des pères, n’a jamais changé, c’est une journée pour exprimer l’amour que l’on a pour nos enfants, et vice-versa. Je tiens mordicus aux Plaines. En cette journée, il y a quatre activités pour les enfants, une occasion en or pour rejoindre le maximum de monde. En plus, j’obtiens, grâce à un membre des Forces canadiennes, une tente afin de loger la cuisine. Jeudi précédent l’activité, je reçois un appel de Natrel, m’offrant gratuitement 1 200 contenants de lait et chocolat au lait ( gros gros merci ! ). – M. Claes, c’est avec plaisirs que nous donnons 1 200 contenants de lait au chocolat de nos produits Moustache. Avez-vous un endroit où nous pouvons vous livrer cela ? On me demande où livrer cela et m’indique ce qu’il faut pour les garder au frais. – Pas de problème ! Ouais, pas de problème. Savez-vous combien cela représente en volume, 1 200 contenants de lait ? Une palette ! Je dois confirmer le lieu de livraison avant vendredi midi, nous sommes jeudi après-midi. Panique ! Au secours. Je regarde mon frigidaire, demande aux autres le cubage de leur frigo, non, c’est impossible, faut trouver une solution. Je communique avec les hôtels, avoisinant les plaines, sans succès. Un gars me suggère les cuisines de la Cargaison militaire sur les plaines. Pour ceux qui ne connaissent pas la chaîne de commandement, j’en étais un. J’ai appris une chose très simple de toutes ces années de bénévolat : demandez, demandez et demandez. On finit toujours par obtenir de l’aide. Vendredi matin très tôt, je reçois l’autorisation de déposer les contenants aux cuisines de la Cargaison (merci, merci, merci !). Natrel avisé, le camion se pointe et moi aussi. Je m’imagine décharger 1 200 contenants et les emmagasiner dans le frigidaire de l’armée, par paquet de 10. Seul ! Les gars de la cuisine sont des chics types ( thanks boys !) . C’est la palette au complet qui est placée dans leur frigo de la cuisine. Il restera à récupérer les contenants le dimanche pour la fête des pères. Ouf ! Mais, pas au bout de mes peines. On est samedi. – Monsieur, ici la responsable des activités des Plaines d’Abrahams. Je vois ici, sur les détails de votre activité, que vous donnerez des hot-dog ? – Oui. J’ai obtenu la permission, et cela date de plus d’un mois. Il y a-t-il problème ? – Vous n’avez pas de permis pour faire de la nourriture, pour des repas chauds. L’usage de bonbonnes à gaz requiert un permis et cela doit être distribué par un traiteur. – !?!?!??!? 108


Madame, des hot-dog, cela ne se mange pas froid, pourquoi ne pas nous avoir informés ? – Ce n’est pas moi qui vous ai autorisé….. – On se calme… une autre tuile. – Je peux vous recontacter, on trouvera une solution. Panique ! On ferra des hot-dog stimmés. Reste à trouver l’équipement qui fonctionne à l’électricité. – Dring.. Louez-vous un kit pour faire des hot-dog « stimmés » ? Bon ! Merci. – Dring, avez-vous un kit pour … ? Non… – Dring, je veux un kit pour « stimmer » 1 000 hot-dog demain. Tous loués ! – Dring. Grrr. Je suis en sueur, …. dog ? Oui ! Ouf ! – Est-ce gros ? J’ai une Toyota Tercel. – Non, cela ne rentre pas…. $% ?&*(? – Allo, mademoiselle, on ferra des hot-dog « stimmés ». Quoi ?!? Cela me prend un permis pour distribuer de la nourriture ! Zillll-vooos plait, il me reste 20 heures avant l’activité, une petite exception, de ma voix la plus moelleuse. Ah, Oui, Merzi ! Euh, y a-t-il une prise de courant à l’endroit où vous m’avez assigné ? – Non ! Je dois toute ma gratitude à Laurent. Il sort son camp-wagon, sa génératrice et s’installe à côté de la tente. Cinq minutes après, nous recevons la visite des gardiens du parc. Avec nos plus beaux sourires, j’explique l’activité, la cause des papas, etc. Oui, entre gars, la solidarité existe. Ils acceptent de faire une exception aux règlements, tout comme les militaires de la cuisine, ceux qui installent la tente et les commanditaires. Ce n’est pas toujours le cas de nos semblables. Enfin ! En l’espace d’une heure trente, 989 hot-dog sont distribués, 1 000 contenants de lait « Moustache » et une centaine de dépliants de l’organisme. Nous avons placé une cruche en plastique pour ramasser des fonds, total de dons : 63,25 $, toute une générosité ! Roch, à 13h :30 quitte le parc avec quelques gars et des ballons, pour faire le lancement devant un Parlement vide. J’insiste pour le faire à 14h00, au parc, et ce devant les centaines d’enfants présents. N’étant pas le président de l’organisme, Roch Turcotte maintient sa position, celle de faire un geste politique, et il doit être fait devant le Parlement. Pour moi, c’est un message d’amour pour tous les enfants, surtout pas une action politique. De plus, il y en a beaucoup de pères présents là où nous sommes. C’est le début de la fin de poursuivre mes actions dans un tel climat. Deux semaines plus tard, je donne ma démission de ce premier organisme. Je prends six mois de réflexion et j’analyse comment fonder la prochaine association. Qui seront les fondateurs, leurs profils, leurs points communs et leurs engagements. Mon ambition, et ma motivation est de créer une ressource pour les gars, les pères qui comme moi, n’ont pu trouver une aide adaptée à leur situation. # L’élaboration d’un conseil d’administration…. masculin.

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En 1998, Droit de parole est ma première intervention à une émission de télévision. Je suis invité à émettre mes opinions sur la question de l’adoption d’enfants par des homosexuels. Étant très pro-famille, j’ai une position ferme sur le sujet, mais encore trop peu informé sur les pour, les contre, l’évolution de la société et les puissants groupes de lobby. Nous sommes assis sur des chaises en plastique recouvertes de tissus blancs, sur 4 rangées en estrade. L’animatrice Anne-Marie, Dussault, dirige le droit de parole selon la réaction de l’auditoire, c'est-à-dire nous. Avant l’émission, le régisseur nous dit : « N’hésitez pas à intervenir et émettre votre opinion, n’attendez pas qu’on vous donne la parole, intervenez. ». Jeunot dans ce monde de show-biz, j’exprime à peine mon point de vue. Comme un bon élève d’école, on m’indique de lever la main lorsque je veux dire quelque chose. Alors, assis sur cette chaise de plastique recouvert de tissus blancs, la main en l’air, j’attends mon droit de parole. Par après, j’ai découvert qu’il est de coutume de remplir l’estrade avec des habitués de ce genre d’émission. Durant ce débat, il y a un homme d’un certain âge, à son discours on l’étiquetterait homophobe, mais son argument sur la famille et les valeurs familiales rejoignent ma position. Après la fin de l’enregistrement, je l’accoste pour obtenir ses coordonnés. JC, sera le premier homme pour la constitution du conseil d’administration. – Jean, as-tu lu ce jugement qui permet la rétroactivité d’une pension alimentaire ? – Oui, le con, il n’a pas avisé son ex qu’il s’est remarié et que son revenu a doublé. En «to ka », son ex recevra 28,000$ répartis sur 5 ans, même si les enfants sont autonomes depuis 4 ans. Je prends contact avec Martin grâce à Linda d’Iris. Martin est un psychothérapeute d’origine suisse, père et divorcé, son ex étant aussi psychothérapeute. Maintenant j’ai un psychothérapeute pour mon CA. Une petite anecdote. . Plus tard, lors d’une rencontre avec le juge en chef de Québec pour sensibiliser la magistrature sur les difficultés des hommes, du manque de ressources et de notre projet sur la coparentalité, voilà que notre bon juge cite un cas pour expliquer la problématique des litiges entre conjoints. – « J’ai eu devant moi deux psychothérapeutes incapables, malgré leur formation, de s’entendre….» Martin a dû sourire jaune ; le psy c’était lui et sa femme. En tout cas, le juge ne laisse rien paraître ou simplement ne se souvient plus de la binette des deux tourtereaux. Suite à cette rencontre avec un juge de la Cour de Québec, Martin me raconte avec un brin d’humour comment il apprend l’infidélité de sa femme. Sans entrer dans les détails, disons que l’amant oublia un élément protecteur dans l’endroit à protéger. La vie contient parfois des anecdotes loufoques. Toujours à la recherche d’une équipe, Jean-Claude rencontré à Droit de Parole représente l’intransigeance, le gars qui ne plie pas, bref, le chêne pour diriger l’équipe. J’ai le psy, le chêne, il me manque le comptable et l’avocat. Martin, dans sa clientèle, a un fiscaliste, broyé financièrement par son ex et par son avocat ayant trouvé une bonne poire pour se payer quelques bons voyages ici et

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là. Georges a perdu plusieurs dollars, il ne veut pas dire combien, sauf : « c’est dans les 7 chiffres ». Son obsession est de prouver la manipulation d’un certain document par l’avocat de son ex. Selon lui, l’avocat a falsifié des documents en reproduisant une signature. Sa guerre, à lui, est d’en faire la preuve et après intenter un procès contre l’avocat, et récupérer une partie de son argent. Georges a un cœur d’or. Lors d’une réunion de l’Après-rupture à Loretteville, celle du mardi soir, nous avons un père, peu éduqué, simple comme individu et vivant du dernier recours. Il vit dans le village de Wendake, proche de son ex. Son amour pour elle est incommensurable, c’est la plus fine, la plus belle femme du monde. Combien de fois, lors de ces réunions, nous l’écoutons parler de sa belle. Il se crée parmi les participants une forme de respect pour lui. Jamais une once d’agressivité, simple dans ses propos et pas un gramme de vengeance. C’est lors d’une de ces réunions que Georges lui demande de l’accompagner à sa voiture. Il vient de faire l’épicerie chez Cosco et lui remet le tout. Avec le temps, on découvre chez les personnes que l’on côtoie, des gens avec des côtés insoupçonnés. Vous auriez dû voir les yeux brillants du gars ! Plus tard, un mandat de paix émis contre lui pour qu’il ne s’approche pas à plus de 300 pieds de la résidence de sa belle et fine ex. Le côté loufoque, ils vivent dans le village de Wendake. C’est petit, les maisons sont collées les une contre les autre et, lui, il demeure au bout de la ruelle, elle au début. Pour le pauvre gars, il est obligé de faire un grand détour pour respecter le mandat de paix. Les six mois de réflexion sur l’objectif de l’organisme à fonder m’ont dirigé vers la création d’un organisme offrant de la formation sur la coparentalité. Avec Martin, le psy, il aborderait les éléments et les réactions humaines d’une rupture, tout en indiquant des pistes de solutions. Georges le fiscaliste, abordera tout ce qui touche et affecte l’économie du couple, que ce soit les modifications fiscales, ou comment s’ajuster pour éviter de perdre ses culottes. Il me manque le côté légal. Normand apparaît dans le décor suite à la cause Savary. Normand est père d’une jeune fille. Pour payer ses cours en droit de la famille, il travaille le soir comme aide bénéficiaire dans un hôpital. Enfin, j’ai un avocat. Il reste à mettre tout ce monde sur la même longueur d’onde et constituer une assemblée de fondation et l’élection des membres du CA. L’Après-rupture, ateliers pour les liens père-enfants, sera sur les rails. Pourquoi, ateliers pour les liens pères-enfants ? Lorsque j’ai donné ma démission auprès d’Alpe-Québec, j’étais tellement en c… je voulais utiliser le même acronyme. En remplaçant association pour atelier, j’avais atteint mon but. Avec le temps, la poussière tombée, l’Après-rupture symbolise mieux la situation des pères… après la rupture. Enfin, à l’assemblée de fondation, nous sommes plus d’une vingtaine. J’ai loué un local dans un centre communautaire à quelques coups de roues de bicyclette de chez moi. Ce centre tout de bois, une ancienne manufacture de chaussures, a des locaux genres 10 pieds par 10 pieds à un peu plus grand. À côté de la pièce centrale, il y a un local réservé pour les réunions. Avec une capacité maximale de 111


vingt personnes, un côté est vitré, probablement pour savoir qui est en réunion. Comme toute assemblée de fondation, les paramètres de qui et qui seront les membres du conseil, sont déjà planifiés. Nous voici, tous autour de la table, certains assis le long du mur, et comme à l'accoutumée, il y a toujours un ou deux gars qui se sentant dans l’obligation de faire les avocats du diable, argumentent, argumentent et encore argumentent. Viens le vote. Comme un membre a une bonne expérience de ce genre d’assemblée, il se propose comme secrétaire ( ouf ! ) et un autre comme président d’assemblée ( re-ouf ! ). Le tout se déroule au-delà de mes espérances. Je suis nommé président, et mes piliers, Normand, Jean-Claude, Martin, Georges et Gérard. Gérard est un retraité de la Croix Rouge. Plus tard, Laurent, Guy et Serge rencontré lors d’une autre émission Droit de parole, rejoignent le conseil. Lors de cette deuxième émission de Droit de parole, je suis invité à commenter sur un jugement de la Court Suprême concernant l’agression sexuelle d’une fille en tenue provocante. Et celui du cas de Rozon accusé d’agression sexuelle d’une fille voulant obtenir un emploi. Selon les dires, elle voulait le rencontrer après son travail au Casino de Charlevoix. La rencontre a eu lieu dans sa chambre d’hôtel à 2 heures du matin. Il a plaidé coupable d’avoir mis sa main sous son chandail, sur le « sexe » de la dame, sa poitrine. Elle avait dit non. Rozon a figé et n’est pas allé plus loin. Elle sort de la chambre d’hôtel et, oh hasard ! Il y a du monde dans le corridor. Une occasion en or pour crier au viol. Cela a fait un tapage dans les médias, le tout bien orchestré par les groupes de pression féministes. Doit-on s’en étonner, de qui furent ces groupes ? Non. Madame la ministre de la Justice et de du temps, madame Goupil, dut, elle aussi, réagir, et ce, en Chambre de l’Assemblée nationale par ces propos: « Cette présentation m'amène donc à faire part à la population de ma décision dans cette affaire. En tant que ministre de la Justice et Procureur général du Québec et, après analyse, j'arrive à la conclusion qu'il n'y a pas de motif pour porter en appel ce jugement de la Cour supérieure. Ma responsabilité ministérielle m'oblige à prendre une décision en fonction de la règle de droit. Aucune pression sociale ou politique ne doit entraver cette décision. Je tiens à rappeler que, en première instance, nous nous sommes opposés à ce que M. Rozon puisse bénéficier de quelque absolution que ce soit. Le juge nous avait d'ailleurs donné raison. Cela dit, le juge Béliveau en a décidé autrement. […[ En tant que femme et ministre responsable de la Condition féminine, je constate que l'ampleur qu'a prise ce dossier dans la population et la réaction de certains groupes, notamment de groupes de femmes, montrent la grande préoccupation de la société québécoise face aux agressions sexuelles. Cet événement qui, au fil des jours, a fini par occuper beaucoup d'espace dans notre quotidien, révèle que la société ne tolère plus ces situations et qu'elle sera toujours de plus en plus vigilante. Cet événement s'ajoute à ceux qui ont transformé les individus,

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nos institutions, autant administratives, publiques que judiciaires, à l'égard de la violence faite aux femmes, et ce, sous toutes ses formes. » Puis, notre ministre responsable de la moitié de la population, encourage à dénoncer l’autre moitié par ses paroles : « Enfin, j'encourage celles et ceux qui ont réagi dans ce dossier à continuer d'agir et de dénoncer toute forme de violence exercée envers les femmes. » En réaction à une question sur le « port de deux chapeaux, celui de la ministre de la Justice et de la Condition féminine, elle répond : « Bien, je vous dirais qu'au contraire, ça va peut-être surprendre des gens, mais je suis très à l'aise par rapport à la décision qui a été prise parce que, d'abord, je suis fière d'être femme et je considère que d'être à la fois ministre de la Justice et ministre responsable de la Condition féminine, ça a des éléments très positifs. D'abord, je vous dirais que, comme femme, nous avons une façon de voir les choses, de régler les différends qui est différente, et cela, je vous dirais que... pensez à la médiation familiale, à la concertation, nous avons des approches qui sont différentes. Et je peux vous dire que comme ministre responsable de la Condition féminine, je suis heureuse qu'on ait pris le temps d'expliquer tout le processus judiciaire, parce que ça aurait été une insulte à l'intelligence des femmes de penser qu'on aurait pu aller en appel parce que je suis ministre responsable de la Condition féminine.» Plus loin, elle mentionne : « …. Parce que la justice, elle n'a pas de sexe. La justice, elle est là en fonction de la règle de droit qui existe. Et de porter le chapeau de la Condition féminine, je pense que ça intrigue davantage les autres que moi-même, personnellement. Je peux vous dire que, aujourd'hui, pour moi, ce n'est pas difficile. C'est difficile parce que c'est une première entrevue officielle. Ce n'est pas parce que je porte les deux chapeaux» 173 Lorsque je prends connaissance de toute cette affaire, j’étais aussi membre du conseil d’administration de la COFAQ ( Confédération des organismes familiaux ). Sur le dossier de Rozon, quelqu’un du CA, mentionne les comportements presque pédophiles de Rozon, comme quoi, le téléphone communautaire fonctionne comme celui des Arabes. Sur le coup, je n’y porte pas plus d’attention. Selon les commérages, Rozon a agressé une mineure et il a l’habitude de le faire lors d’entrevues. En relisant les propos de Goupil, comme dans le cas de Nathalie Simard, cela confirme la puissance de ces perpétuelles frustrées issues de ces groupes sociaux. Avant d’aller à Droit de parole, je contacte le bureau d’avocats représentant Rozon. Je fais le voyage Québec Montréal dans ce seul but ; chercher les faits. La secrétaire du bureau de son avocat, tout en cherchant le jugement, m’explique le ridicule de l’affaire. Rozon, admit d’avoir mis sa main sous le chandail de cette 173

http://www.assnat.qc.ca/FRA/conf-presse/1999/990322LG.HTM

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femme174. Le juge devant cet aveu n’eut pas d’autre choix de le condamner. Avec cette condamnation, il lui fut restreint de voyager à l’extérieur du pays. Rozon a passé outre les recommandations de son conseiller juridique de ne pas plaider coupable. Une fois le jugement déposé, c’est là qu’il prend connaissance de l’aspect criminel de ce dossier et des restrictions de voyager. C’est après explications devant un autre juge qu’il est libéré des restrictions. Pour qu’un homme de renom fasse un tel débat médiatique et même politique, il me semble que cela devrait éclairer un peu sur la magouille féministe en place au sein du gouvernement. Mme Goupil, je l’ai connue avant qu’elle se lance en politique. Je siégeais au Comité de suivi de la médiation familiale en tant que représentant des groupes de pères séparés. Elle, avocate, jolie en plus, représentait le Barreau. Intelligente, prompte à sortir ses griffes, elle me semble de prime abord loin d’une féministe acharnée. Lorsqu’elle gagne ses élections et qu’elle est nommée Ministre de la Justice… et de la Condition féminine, Alain et moi avons écrit une lettre ouverte aux médias : « Une ministre à deux chapeaux ». À la lecture de son intervention en Chambre, je me demande si cela a porté des fruits. Quatre ans plus tard, lorsqu’elle perd ses élections dans le comté de Lévis, le lundi suivant, nous recevons un beau chèque de 40 000$ signé de sa main. C’est le seul « gros » montant que l’Après-rupture reçu pour un projet spécifique. Ce projet consiste en un projet pilote de formation en quatre volets auprès des bénévoles : les aspects juridiques; les aspects économiques; les aspects émotifs, et enfin, le nouveau rôle parental après une rupture conjugale. Deux semaines plus tard, je lui téléphone à son bureau d’avocats de Lévis pour la remercier. – « Monsieur Claes, dans tous les groupes (d’hommes) vous êtes le seul qui fait quelque chose de concret pour aider les hommes.» C’est flatteur, et vrai. La conversation prend une autre tournure lorsqu’il est question de nos positions sur la condition masculine et le féminisme. Je présume dans ses propos un engagement dans ce dogme. C’est dommage, j’aurai aimé travailler avec elle pour trouver des pistes de solutions à ce que les pères vivent une fois séparés de leur progéniture. J’imagine que c’est difficile pour elle de vivre ce genre de sentiment, n’étant pas divorcée et avec une belle carrière devant elle. Me revoilà dans les studios de Canal Vie pour l’émission Droit de paroles. La question est de savoir si « un non est un non » et combien de « non » il faut dire avant que cela soit un « non ». Je suis à nouveau assis en rang d’oignons sur la chaise en plastique recouvert d’un tissu blanc. Jean-Claude est de la partie, lui aussi. Nous nous mettons d’un commun accord : intervenir fermement sans donner l’impression que nous nous connaissons. Malheureusement, on nous place côte à côte. Encore une fois, le régisseur nous explique qu’il ne faut pas Un jugement daté du 2 mars 1999, Rozon c. R., C.S. (no. 750-36-000087-993), la Cour supérieure accueillait un appel sur sentence rendue par la Cour du Québec (no. 750-01-006391989) dans une affaire d'agression sexuelle. 174

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attendre qu’on nous donne le droit de parole. « Bin tin ! » J’ai compris, j’oublie le doigt en l’air. Vient le temps de la parole. JC et moi on s’amuse comme des petits lardons. Cette fois-ci, au diable les bonnes manières enseignées dans ma jeunesse. ! Je démarre le débat : – Écoutez, un non peut-être un non, un noooooooonnnn, un nnnnon ou un non no ooooo nonnnn encore encore no no finissant en un oui ouiiiiiiiii ! Lequel des non est un non ? Encore faut-il deviner ou déchiffrer le sens du non qui n’est pas toujours le non qu’on s’attend à comprendre comme un non ou un oui. Pis encore là, un oui peut devenir un non quelques microsecondes après le oui pour redevenir un non. Non, mais des fois, c’est dur pour un gars croyant le non pour un oui. Faudra se brancher, car moi, dans ma vie, j’ai connu toutes de sortes de non qui veulent dire autre chose qu’un non. Et comme certaines femmes ne veulent pas assumer le oui, elles disent non. C’est au gars d’assumer le sens du non pour un oui, et si le oui n’est pas un non déguisé par la peur de dire non. C’est bien, mais dites-moi, tzé quoi un vrai non ? Jean-Claude repart de plus belle, et moi, sans attendre, je relance les arguments de Jean-Claude. On accapare la plate forme du débat durant toute la première demi-heure. J’ai compris le système d’un show, et c’est un show qu’on leur offre. La deuxième demi-heure, c’est évident, les deux larrons sont de connivence. L’animatrice, Anne-Marie Dussault à ma première attaque verbale... – « Monsieur Claes, vous avez assez dit ». Muselé je suis ! C’est à cette émission que je rencontre Serge Ferrand. Il est venu présenter sa BD, les Vaginocrate175. Serge explique son engouement pour ce pan de la société, lorsqu’il prend connaissance, à New York, de la publicité sexiste. À la fin de l’enregistrement, je prends contact avec lui et c’est le début d’une relation amicale pleine d’engagements pour la condition des pères et des hommes. # Quatrième mémoire. Jean, Julien et André en cœur me lancent : – Pas encore ce mémoire ! – Les gars, l’exercice d’écrire ce mémoire m’a ouvert les yeux sur la subtile manipulation des groupes de pression féministes pour faire avancer leur agenda. Alors, laissez-moi finir. Dans le document « Vers un nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes », déposé par le secrétariat du Statut de la femme de Québec en novembre 2004, à la page 30, il est exprimé : « les femmes gagnent 69,1% du salaire des hommes en 2001 ». Si c’est le cas, et même si cela l’est, pourquoi autant de salon de coiffure pour femme, pardon, salons unisexes? Une coupe de cheveux, 40 $, un brushing et coloration, cela va jusqu'à plus de 100$. http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/ferrand/ferrand.htm Lauréats 1999 (12e édition) Album francophone de l’année : Prix Humour : Serge Ferrand pour l'album Les vaginocrates 175

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Et des salons de coiffure dans le bout de rue de la St-Jean, il y en a quatorze, soit un à chaque 100 pas. Comment font-elles pour se payer des coupes de cheveux bleus, mauve, jaune, multi couleurs, des mèches frisées, tressées, etc, avec « 69,1% des salaires des hommes?» 77,9 % lorsqu’on considère uniquement les femmes et les hommes ayant travaillé toute l’année à plein temps pour un emploi identique? Dans le rapport de l’ISQ, État du marché du travail au Québec : le point 2007, il est démontré que la grande majorité des emplois créés sont pour les femmes176. Dire autrement, il y a perte d’emploi de nature masculine. En 2006, les dépenses en biens de consommation furent essentiellement influencées par le 2 milliards de dollars versés pour l’équité salariale177. Une fois tout l’argent dépensé en biens futiles, les chiffres et les données sont éloquents : la stagnation économique. De même que les emplois créés sont majoritairement dans les secteurs de services, domaine hautement féminin. Le secteur manufacturier lui est en déclin accéléré. Lieu significatif de pertes d’emplois masculins, une preuve que le coût de la main-d'œuvre n’est plus compétitif versus les marchés asiatiques : Philippines, Indes et maintenant la Chine. Pas surprenant de constater, le transfert de l’aéronautique de la construction des pièces Bombardier au Mexique, tout en conservant au Québec la RD. – Julien, dans ce coin de la rue St-Jean, le coiffeur pour hommes, te souvienstu de l’enseigne de néon bleu blanc rouge tournant lorsqu’il était ouvert ? Ce bon coin où les hommes pouvaient jaser avec le coiffeur des sautes d'humeur de leur ex, du match de hockey ou des conneries de leur député ? – Bien, il n’y en plus. – Si je veux me faire raser le coco ou la barbe, il faut que je consulte les pages jaunes. Sinon, c’est le salon multi sexe du coin, avec une coiffeuse au nombril bien décoré ou un coiffeur en amour avec ses semblables. Pas question de te défouler sur les femmes, on y parle de mode, de tendance, de couleurs et des nouveautés dans les produits naturels, si ce n’est pas un dialogue sur l’horoscope du jour. – En effet. Le féminisme convertit avec succès les tavernes en brasseries et les coiffeurs pour hommes en lieu de brassières. Me répond Julien. Je cite l’entrevue de William f. Bucley et Kenneth Minogue dans le The Ottawa Citizen du 2 février 2008 sur l’idéologie féministe et son exploitation dans l’évolution humaine. « How Civilizations Fall." Published in The New Criterion in 2001, it argues convincingly that radical feminism has undermined modern civilization, even as liberal feminism could be its salvation. In a manner similar to other barbarian invaders, or like Homo sapiens that replaced

Figure 9 État du Marché du travail au Québec : le point 2007 « La croissance annuelle de la rémunération horaire est souvent plus élevée chez les femmes que chez les hommes depuis 2000 » http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/remuneration/pdf2008/etatMarcheTravail.pdf 177 Item, pge 9 « Cette hausse est essentiellement soutenue par la forte croissance des dépenses de consommation, celles-ci stimulées par le règlement de l’équité salariale au Québec. Le paiement rétroactif d’environ 2 G$ au printemps dernier a influencé à la hausse les ventes au détail. » 176

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the Neanderthals, the radicals have sniffed out the weaknesses in the host civilization, Minogue says. In the 1960s, radical feminists led by Simone de Beauvoir, Germaine Greer, Betty Friedan and Kate Millet held that women should transcend the roles constructed for them by society, the most confining being wives and mothers. It was music to the ears of women newly graduated from the universities. Liberated by technology from crushing housework and unwanted pregnancy, they made one innovation, Minogue argues, that has been crucial to the West over the last half century. "They suppressed almost completely the idea that their project involved a transfer of power and operated entirely on the moralistic principle that their demands corresponded to justice. This new tribe entrenched identity politics, which Minogue characterizes as "an emerging form of fundamentalism." Women gained much confidence from this but they also saw the collapse of the feminine and the creation of "an androgynous (and manipulable) world." The modus operandi of feminization was the replacement of achievement by quotas. Its essential tools were moral rhetoric demanding (highly fluid notions of) justice and fertility control (it's "my body"!). Its citadel was the universities and its vehicles were equal opportunity officers and the media, Minogue writes. The coup de grâce? The Achilles heel of democracy assured that a small opportunistic group would prevail against a majority only marginally affected by its actions. Even if women are the same as men, they still aren't picking up the torch of innovation that made western civilization largely the achievement of white males. Truly accomplished and determined women have always made their mark, but they had the values of the western heritage backstopping them. "Liberal feminism," says Minogue, "emerged from the western tradition," which has always been open to talent. But while liberal feminists attempted separate institutions, and believed in the family and moral conduct, the radicals sought to pull down "tradition" and socalled socially imposed roles. In 2008, the chilling conclusion of Minogue's analysis of the radical feminist agenda is made even more apparent when you consider its sociobiological consequences: the mass infantilization of women no longer exercising any discretion over their bodies, and the creation of new fundamentalist identity groups awaiting the opportunity to finish a job made easier by declining fertility rates. Now, in Canada, it's boys' hockey, arguably the country's premier institution for channelling young male energies, for developing their moral and physical courage, and for helping them to define themselves as men.» # L’émergence de la conscience 117


Pierre Sauvageau, l’est un des premiers militants rencontrés au début de mon implication dans le mouvement. Il a un argument choc pour faire prendre conscience de la problématique masculine : « Tu renverses les rôles sexués, et regardes l’effet que cela produit chez les gens ». Prenons comme exemple un gymnase réservé exclusivement aux femmes. Maintenant, prenons le cas d’un homme contestant le refus d’en être membre à cause de son sexe. Quelle sera la réaction de nos féministes ? Prenons une société où la garde des enfants est majoritairement donnée aux pères, et les mères sont obligées d’entamer les procédures judiciaires pour faire respecter leurs droits parentaux. Ou une fédération des hommes refusant des membres féminins ? J’entends déjà les arguments : nous sommes tous égaux, mais différents. Rares sont ceux se souvenant les comportements jaloux des féministes des années 65-70 sur les hauts lieux des réunions masculines qu’étaient les tavernes. De mémoire, je me souviens de l’attaque en règle contre la taverne du Père Gédéon, coin St-Laurent et Crémazie. C’était l’endroit rêvé pour les gars, bonne bouffe, de la « draft » de qualité, une ambiance du tonnerre, et surtout, un haut lieu du 5 à 7 après une dure journée de labeur. Elle était populaire cette taverne, fréquentée par les hommes et réservée pour les hommes, elle fut une des premières cibles des féministes sur la discrimination envers les femmes. Je me souviens du tapage publicitaire que cela fit dans les médias : « Des femmes envahissent la Taverne haut lieu misogyne… ». Début du pouvoir féministe ? Ou la perte des couilles d’hommes? «22 juillet 1981« Une loi provinciale donne aux femmes le droit d’accès à la plupart des tavernes, car les débits établis avant 1979 conservent toujours le privilège de refuser l’accès aux femmes dans leur établissement. L’admission des femmes est finalement élargie à toutes les tavernes en 1986. » [Myles, Brian, in : Le Devoir, 22 juillet 1994] Où sont nos féministes dans les tavernes, en 2011 ? – Ber. En effet, les femmes ont envahi les lieux misogynes. Elles sont des fausses blondes sur des talons perchés, vêtue d'un soutien-gorge et d'une micro-culotte de couleur bleu bonbon178. Il a fallu que des mères chialent pour fermer les tavernes de ce haut lieu sexiste. Pourquoi ? C’est aussi l’arrivée de la discrimination positive et des femmes en pantalons au travail. En 1968, je débute à l’emploi d’Air Canada comme agent de réservation. Parmi nous, il y a des filles… en pantalons. Est-ce que nous en sommes affectés ? Non ! Mais certaines sont bien roulées et exploitent leurs charmes comme elles le font depuis toujours. Fin des années 60, je travaillai comme agent de réservation parmi une équipe mixte. Une d’entre elles, beau « pétard », a un look un peu trop « osé» et est la proie de mon regard. Après tout, je suis un homme et ce qui mérite d’être regardé n’est pas nécessairement un désir de copulation extrême. Mais je dois avoir ce genre de regard déshabillant, même si ce pantalon ne laisse aucun doute sur l’excellente qualité d’un corps taillé par un disciple de Rodin. Un jour, Francine 178

Poutine, poitrines et string- Chez l’père Gédéon. Le Devoir 19 novembre 2009-

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m’aborde franchement sur mon regard aux rayons X. Sans détour, je lui avoue son look un peu trop pute et qu’elle ne m’intéresse pas pour une séance de jambes en l’air, mais qu’elle à un «body» superbe. Le malentendu est réglé et, avec Maumau et Mona, nous sommes devenus pour les années suivantes des compagnons de voyage inséparables. Que de bons moments d’amitiés sans relation de couple et de sexe. Durant cette période, 1968-74, pour faire bénéficier des avantages reliés au travail au sein d’Air Canada, je fais reconnaître comme conjointe la femme avec qui je vis depuis plus d’un an. – Précurseur aux unions de fait? Me lance Jean. – Étant enfant de parents divorcés, le mariage et les liens reliés à ce genre de contrat pour la vie ne sont pas à mon ordre du jour. Faut-il se marier lorsqu’on est amoureux pour la vie ? Aujourd’hui, avec le recul et l’absence du pouvoir religieux, j’ai quelques doutes. Est-ce que les femmes sont moins bien payées que les hommes ? Pas dans le domaine de l’aviation, tous étant syndiqués. Durant ces années, l’économie roule à plein régime. Magasins et autres commerces de consommation ont un urgent besoin de personnel durant les heures de pointe, mais maintenir du personnel à plein temps est économiquement irréaliste. L’arrivée des mères baby-boomers disponibles et libres des obligations familiales est pour beaucoup de commerçants une occasion de création d’emplois à temps partiel. Et pour ces femmes, un revenu d’appoint. C’est le début de l’individualisme. La sortie à la messe du dimanche est remplacée par le magasinage dominical. Quelques années plus tard, le boom de la consommation crée l’émergence des centres d’achats. Enfin, il est permis de faire du shopping au chaud, à l’abri des intempéries, d’amener le jeunot faire un tour dans les manèges et de bouffer gras, dans le carrefour central, la Mecque du fast-food. Aujourd’hui, les magasins pour femmes dans ces centres surpassent amplement en nombre celui des magasins pour hommes, – Significatifs ! Qui consomment ? Et la stratégie de marketing organise même des lieux pour les hommes. – Quoi ? – Julien. Des fauteuils relax pour soulager leurs arthrites, des bancs entourés de fleurs artificielles. Il manque des coins pour jouer au fer à cheval ou à la pétanque. Tu devines, un homme suivant sa femme adorée dans les allées de vêtements pour femmes, ou attendant sur le banc devant la porte d’essayage ? Chérie, m’aimes-tu dans ceci et cela ? – Et lui de répondre : « combien ? » On a tous connu cela, les gars ! Lance André. # Pas sexiste la juge ?! En novembre 2003, j’organise une rencontre avec l’ex-juge de la Cour suprême, madame Claire l’Heureux-Dubé, et les pères militants de la province de Québec. 119


Je l’avais rencontrée lors de l’inauguration 179 de la Maison de la Justice de Québec le 30 janvier de la même année. Ce nouveau service pour rendre accessible la justice aux citoyens est situé dans les anciens locaux de la ville de Québec juste en face de la bibliothèque Gabrielle Roy. Les locaux sont richement décorés de moulures de plâtres des années 50, de moulures de bois dorées, d’équipements informatiques dernier cri et une réceptionniste, pour un total de 3 personnes. Le bureau du directeur général fait quatre fois la grandeur du local de l’Après-rupture, j’en salive ! ( La Maison de la justice fut fermé le 21 janvier 2006 ). Le lieu de démocratie judiciaire aura duré trois ans. Madame l’Heureux, depuis sa retraite en tant que juge de la Cour suprême, est présidente du Conseil d’administration de la Maison de la justice, tout comme l’organisme le Centre de l’Action bénévole de Québec dont je suis un des administrateurs. Lorsque j’ai vu ce petit bout de femme, cheveux grisonnants, faire son discours avec la clique politique du parti québécois : Maltais, Brouillet et Jutras, je me suis juré de l’aborder un jour pour l’inviter à rencontrer des représentants des groupes de pères séparés. Dans ma tête trottait comment la provoquer ainsi que sa curiosité pour qu’elle accepte mon invitation. Il fallait voir cela, lui présenter ma main tout en la tenant fermement pendant que je me présente : – « Madame L’Heureux, Gilbert Claes. Je représente un des groupes de pères séparés, conséquence de plusieurs de vos jugements de la Cour Suprême ! » Elle connaissait parfaitement bien les groupes de pression de pères séparés, étant souvent vertement critiqués pour ses jugements devenus des jurisprudences en matière familiale. Tels les jugements Gordon c. Gordon et Bracklow c. Bracklow. Sans oublier les réactions sur le jugement Steve Ewanchuk et son acquittement par le juge albertain McLung. Il ne m’en faut pas plus pour créer un débat national sur le féminisme et son pouvoir. Dans une conférence180 donnée par la sénatrice Lucie Pépin, deux passages me laissent perplexe : « Au Canada, il y a longtemps que les stéréotypes destructeurs de la femme rusée et tentatrice et du pauvre homme à la merci de ses pulsions hormonales sont considérés comme inacceptables et injustes. C’est, comment il se fait qu'une décision unanime de tous les juges de la Cour suprême puisse être transformée en conspiration féministe visant

Extrait de la conférence de presse : « MINISTRE JUTRAS ANNONCE LA CREATION DE LA MAISON DE JUSTICE DE QUEBEC QUEBEC, le 21 nov. /CNW Telbec/ - Le ministre de la Justice et Procureur général du Québec, monsieur Normand Jutras, a annoncé, aujourd'hui, en présence de l'Honorable Claire L'Heureux-Dubé, juge retraitée de la Cour suprême, et du maire de Québec, monsieur Jean-Paul L'Allier, la création de la MAISON DE JUSTICE DE QUEBEC. Elle sera située dans le quartier Saint-Roch à Québec. Nouvelle approche, ce projet pilote a comme objectif de rapprocher les citoyennes et les citoyens et le système de justice. La MAISON DE JUSTICE DE QUEBEC offrira de l'information sur les services de justice existants et une référence d'appoint pour solutionner des problèmes de nature juridique. » 180 http://sen.parl.gc.ca/lpepin/index.asp?PgId=802 Les agressions sexuelles - L'arrêt récent de la Cour suprême du Canada-Interpellation-suite du débat le 20 Avril, 1999 179

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à dominer le pouvoir judiciaire. Honorables sénateurs, je serais très heureuse que la Cour suprême soit envahie par des féministes.» Et avec le grand sérieux que nos chères féministes sont capables : «On a laissé entendre que le mouvement féministe exerce de l'intimidation auprès des juges et met en péril l'indépendance de la magistrature au Canada. J'ai de la difficulté à m'imaginer que le mouvement féministe intimide la magistrature.181» Claire l’Heureux-Dubé est née en 1927, dans un secteur pauvre de la ville de Québec. Il paraît que de son temps, les hommes flambaient leur paie à la taverne du coin au lieu de la remettre à la « cheffe » de famille pour nourrir les enfants. Tel a été une de ces remarques d’introduction lors de cette rencontre mémorable entre les militants paternels et cette ex-juge ardente militante des égalités des minorités, plus particulièrement celle des femmes. Si c’est le cas de sa famille, on sent dans ses propos une forme d’hostilité envers les hommes de cette période d’âge d’or des tavernes du coin. Cela ne l’a pas empêché de faire ses études au Monastère des Ursulines, Rimouski; au Collège Notre-Dame de Bellevue, Québec; à la Faculté de Droit de l'Université Laval en 1951 puis au Barreau du Québec en 1952. Elle est nommée juge à la Cour supérieure du Québec en février 1973, à la Cour d'appel du Québec en octobre 1979 et, enfin, à la Cour suprême du Canada le 15 avril 1987. Elle a été aussi membre de plusieurs associations familiales, et féministes. Lors de sa retraite, le 1er juillet 2002, des membres influents du Barreau du Canada182 ont organisé un souper d’adieu, et surtout pour la remercier d’avoir aidé les féministes et les groupes gais du Canada à obtenir plusieurs jugements en leur faveur. On lui doit plusieurs jugements sur le mariage entre deux « personnes » connues sous l’union civile et des jurisprudences pour l’égalité des femmes. S’il faut parler d’impartialité des juges de la Cour Suprême, l’Histoire jugera de ses positions bien ancrées pour la condition des femmes et son adhésion au mouvement féministe dont le dogme de l’égalité. Dans son discours d’adieu, la couleur de son appartenance ne laisse aucun doute. «J'aimerais rendre un hommage particulier au juge Dickson, mon juge en chef jusqu'à ce qu'il prenne sa retraite. Il a su allier le leadership intellectuel et le sens aigu du devoir et de l'excellence. Sa recherche de l'égalité, qui est particulièrement apparente dans ses opinions en droit de la famille et en droit du travail, est un aspect de ses jugements qui, à mon avis, n'a pas été suffisamment exploré jusqu'à maintenant. Il était un vrai féministe (n'a-t-il pas cité Catherine McKinnon?) qui croyait, tout comme moi, en l'idée « révolutionnaire» que les femmes ont droit au http://sen.parl.gc.ca/lpepin/index.asp?PgId=802 Les agressions sexuelles - L'arrêt récent de la Cour suprême du Canada-Interpellation-suite du débat- 26 janvier 1999 –Visité le 26 janvier 2012 181

182 http://www.samesexmarriage.ca/advocacy/dube.htm A Tribute to Madame Justice L’Heureux-Dubé- Souper en l’honneur de le juge Claire l’Heureux-Dubé- 6 mai 2002Equal Marriage for same-sex couple

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même respect, à la même considération et à la même justice que tout autre membre de la société…...» Et subtilement elle en remet : «Sur une note plus personnelle, je dirais que ma réputation de « grande dissidente» dans les médias (fortement exagérée, à mon avis, puisque 80 % des arrêts de la Cour sont unanimes) fait ressortir une caractéristique importante de notre système de justice. Une dissidence est une force positive qui favorise la collégialité, fournit à la collectivité juridique une  alternative, influence la  majorité  et,  si  lʹon  en  croit  ce  quʹen dit le juge en chef Hughes de la Cour suprême des États‐Unis:   [Traduction] Une dissidence dans un tribunal de dernière instance constitue un appel au mûrissement du droit, un appel à l'espoir qu'un jour la cour corrigera l'erreur que le juge dissident croit qu'elle a commise. René Char pour sa part a écrit : « Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni patience ni égards ». Et c'est George Bernard Shaw qui disait : « Tout progrès dépend de l'homme déraisonnable ». J'imagine qu'il aurait inclus une femme dans cette catégorie ! J'ai dit ce que j'avais à dire pour la défense des opinions dissidentes. Camus nous a fait le don de cette phrase magnifique : « La justice n'est pas seulement une idée, c'est une chaleur de l'âme ». J'ajouterais : la justice est le droit du plus faible et l'égalité est la conscience du droit. 183 ” Radio Canada, dans ses nouvelles du 28 juin 2002, pour annoncer son départ officiel en tant que juge de la cour suprême, souligne en ces mots : « ..One of Canada's greatest female legal pioneers retires from the Supreme Court of Canada this weekend at the age of 74. Madame Justice Claire L'Heureux-Dubé leaves the bench with a reputation as a crusader for women's rights and social justice.184» Lors de cette ouverture de la Maison de la justice, mon invitation à rencontrer des militants reconnus comme étant des « antiféministes » pique sa curiosité féminine, et c’est justement ce qui a dû prendre le dessus lorsque je l’ai provoquée sur la réaction négative des pères suite à ses jugements et probablement aussi sa vanité de juge. Je sens un brin de déception lorsqu’elle me réplique qu’on la juge mal et que c’est une occasion de corriger les mauvaises perceptions. J’ai grâce à cette franche approche obtenu d’elle un engagement à nous rencontrer. Il reste un autre défi et de taille : faire déplacer les militants de Montréal à Québec. La plupart de ces militants sont des bénévoles au sein de leur http://www.scc-csc.gc.ca/aboutcourt/judges/speeches/CeremonyCLHD_f.asp#N_1_ Allocution de l'honorable Claire L'Heureux-Dubé À l'occasion de la Cérémonie de départ pour sa retraite. Le 10 juin 2002 184 http://www.cbc.ca/story/canada/national/2002/06/28/dube020628.html Supreme Court justice L'Heureux-Dube retires 183

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organisme, et l’esprit de clocher est présent parmi ceux de Montréal tout comme ceux de Québec. La compétition demeure une particularité toute masculine entre nous, même si nous nous connaissons et que nous nous échangeons régulièrement nos points de vue. Le fait demeure, Montréal-Québec, aller-retour, c’est six heures de route et les frais ne sont pas remboursés par leurs associations, puisqu’ils ne sont pas subventionnés. Ceux qui le sont travaillent sur l’attitude des comportements des hommes violents et sous le concept pro-féministe: les hommes sont responsables de leurs comportements. Dans un article du Devoir daté du 19 mai 2005 intitulé « Le sexe fort », en réaction des commentaires de Serge : « C'est sous protection policière (!) que s'est tenu du 22 au 24 avril le 2e Congrès international Paroles d'hommes. » Michèle Asselin de la FFQ, a ce commentaire sur les problèmes des hommes : « La question n'est pas de savoir si les hommes aussi vivent des difficultés,….. C'est là une évidence, mais on ne doit pas porter la même attention à leurs problèmes qu'à ceux des femmes. "Parce que les hommes ne peuvent pas être discriminés en tant qu'hommes, ils ne vivent pas de problèmes en tant que groupe, mais en tant qu'individus. » D’un revers de la main, on balaie les groupes de défenses des hommes et on entame la litanie : « Donc, on s'oppose aux masculinistes qui nient que les femmes subissent de la discrimination à cause de leur sexe. De nombreuses statistiques témoignent que nous sommes absentes de nombreux lieux de pouvoir, que nous gagnons 70 % du salaire moyen des hommes et que les 2/3 des emplois à salaire minimum sont occupés par des femmes. » Ce ne sont pas ces associations de mâles rosés, celles exploitant le dogme féministe, qui oserait se joindre aux « masculinistes », pour se faire, après, crucifier sur la place publique et risquer de perdre leurs financements gouvernementaux.185 L’invitation à l’ouverture de la Maison de la justice, je l’ai eue grâce au fait d’être administrateur du Centre de l’Action bénévole, un organisme promouvant le bénévolat à Québec depuis le début des années 70. J’en profite pour prendre un rendez-vous avec le directeur général de la Maison de la justice en juin, afin de lui expliquer un peu notre mission et nos objectifs. Cela me surprend à chaque fois, lors d’une première rencontre, combien les gens sont sympathiques à notre cause, jusqu’au moment où je demande des gestes plus concrets et puis…comme des canards sur un lac après un coup de semonce…Je vous laisse deviner combien de gestes concrets seront accomplis par ces sympathisants décoratifs. C’est un échange très poli tout en étant instructif sur « comment on remise des fonctionnaires du gouvernement du En 2006, j’avais compilé les organismes d’aide exclusivement aux hommes, excluant les maisons de transition pour prisonnier en réintégration social, les subventions s’élevaient à 5 556 685,00 $ 185

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Québec ». Cet avocat presque à la retraite, deux ans avant sa mise hors circuit, a accepté le mandat de directeur général pour une période d’un an, soit la durée du projet de la Maison de la justice. Je salive sur la grandeur de son bureau et de son décor, moi qui ai un bureau de 3m x 3m incluant classeurs, chaises, bureau, imprimante, copieur et un fauteuil pour la visite. Après les baratins sur la garde partagée et les pauvres hommes en difficultés et sans ressources, il finit par m’offrir un paquet de dépliants sur les services offerts par la Maison. Bien sûr, oui monsieur, je les distribuerai volontiers et avec beaucoup de plaisirs. Il aurait fait la même chose avec mes dépliants, mais je n’en ai pas apporté. La vérité : on n’a pas renouvelé le dernier lot depuis plus de 3 ans. Notre publicité est exclusivement de bouche à oreille et par la promotion du site web et lors de nos interventions médiatiques. Ah, oui ! Nous sommes régulièrement invités à Télévision Quatre Saisons, Radio-Canada et TQS. Après une heure d’échange philosophique sur la société, la famille et la condition des hommes dans une société matriarcale, j’obtiens son autorisation d’utiliser la salle de conférence pour une rencontre avec l’ex-juge, mais sous condition que madame l’ex-juge accepte selon sa disponibilité. Le rendez-vous sera organisé lorsque la dame L’Heureux-Dubé sera de retour de son voyage en URSS où elle exporte ses techniques de jugement. Étrange, l’ex-pays communiste reçoit des leçons sur les bénéfices d’un disciple d’Engels. Par la suite, plusieurs échanges par courriel ont lieu entre le directeur général de la Maison de justice et moi. En vieux renard, je suis sur mes gardes, sachant par expérience les faux fuyants utilisés lorsqu’on ne veut pas donner de l’importance à un groupe aussi subversif que sont les papas séparés de leurs enfants. Tous les échanges sont par écrit et même les échanges téléphoniques sont confirmés par courriel. Naturellement arriva le fameux malentendu. La secrétaire échange avec madame Dubél’Heureux par courriel, elle prend ses messages par courriel en étant à l’extérieur du pays, et une date est fixée. Vient le temps de confirmer définitivement la date de la rencontre, pour me faire dire qu’on n’est pas au courant de la réunion ainsi que de la réservation de la salle… cela ne me surprend plus. Heureusement, j’ai conservé les échanges de courriels ! Vient le temps de motiver les gars de Montréal à venir assister à la rencontre. J’évalue au maximum 10 personnes ; la salle réservée au deuxième de la Maison de la justice peut contenir au maximum 12 personnes. La date fatidique est fixée au 12 novembre, 10 mois après la première rencontre. Beaucoup de courriels et d’appels téléphoniques pour inciter les militants et, comme à l'accoutumée, la moitié disent qu’ils viendront peut-être, l’autre moitié disent qu’ils ne peuvent pas venir. Le soir du 12 novembre, me voilà sur le coin de la rue St-Joseph et d’Abraham, en train d’attendre les gars de Montréal. Puis, arrive un gars de Québec, une petite voiture rouge pleine à craquer de gars de 200 lb et plus, et un autre et encore un autre et enfin Serge accompagné de Jean-Claude, et quelques minutes plus tard, Yves et son fils, Claude, et une bénévole. J’ai mon monde, les durs des durs, les militants pour la condition paternelle sont réunis. L’entrée au local se fait par la porte arrière du bâtiment. Ma crainte que des gars ne trouvent pas la porte s’est estompée en voyant d’autres arriver par l’arrière du bâtiment. 124


Ne prenant aucun risque j’avais colle des affiches sur la porte d’entrée à l’avant de la Maison de la justice et d’autres tout le long du bloc et sur la porte blindée de la sortie d’urgence et l’entrée de soirée en cette occasion. La réunion peut commencer, madame l’Heureux-Dubé est arrivée. Échanges de politesse et présentation des gars présents dans le hall de la Maison de la justice. La salle de réunion se situe au deuxième étage. En plus de ceux que j’avais invités, je suis surpris de voir arriver Lise Bilodeau et son conjoint, Pierre Grimber, de l’Association des nouvelles conjointes et Alain, un autre père de Québec. Nous sommes une quinzaine, plusieurs demeurent debout. Madame l’ex-juge assise au bout de la table, proche de la porte de sortie. L’expérience passée nous a enseigné comment les comportements sont influencés par la position des « coqs» autour d’une table. Grâce aux bons conseils de Colette, nous avons placé des cartons de ceux qui avaient confirmé leur présence, afin d’éviter le face à face des « argumenteux ». Je suis à la droite de l’ex-juge, face à Colette et Jean-Claude, à côté d’elle. Colette et moi avons convenu qu’elle écraserait le pied de Jean-Claude s’il déborde dans un de ses discours sur le communisme. Les autres se sont placés à gauche et à droite de la table, l’autre extrémité était prise par la caméra de Daniel. Il ne faut pas manquer cette occasion de mettre sur pellicule ce moment historique. Cela fera partie des archives de l’Après-rupture. Serge aussi capte avec sa caméra quelques moments pittoresques de cette réunion pour son projet de film sur la condition paternelle. Il est à sa troisième année de cueillette de données pour son projet. Il mérite une médaille pour sa persévérance. La réunion commence….. Pour cette réunion avec Claire l’Heureux-Dubé, j’ai préparé un texte t’introduction. Dès fois en me relisant, j’ai l’impression, après huit longues années, de radoter comme un vieux tellement je répète la même chose. Comme un menuisier, il faut se résigner à frapper plusieurs fois pour enfoncer le clou. La petite dame habituée à prendre le plancher, débute avec ses propres observations… féministes. Native du bas de la ville de Québec, elle a connu, dans sa jeunesse, les ( sic ) hommes gaspillant leur salaire en boisson, et ce, aux fameuses tavernes du coin. Je dois l’interrompre poliment pour faire mon introduction. Dans ma petite tête, je me suis juré de ne pas lui laisser la place et le contrôle de cette soirée. Je place les personnes présentes dans le contexte des pères et de leurs problématiques pour pouvoir bien diriger la discussion. Je sais

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que certains points de ce que j’allais dire, risquent de chatouiller l’ex-juge, surtout les propos de mon texte les ciblant comme sexistes. Je me doute, malgré un ordre du jour préparé à l’avance, qu’il y aurait des dérapages, sachant les « crottes sur le cœur» de plusieurs des pères présents. Le texte d’introduction à pour but de donner normalement le ton au débat. Personnellement, dans mon jugement de divorce, la fameuse jurisprudence Gordon c. Gordon fut citée à plusieurs occasions, et pas à mon avantage. J’ai une raison tout à fait personnelle de la confronter, malgré le fait, suite aux échanges entre certains membres du groupe, qu’il est stratégiquement suggéré d’essayer d’avoir son appui dans notre cause. Et ainsi, débute la lecture de mon texte : Permettez-moi au nom de l’Après-rupture de vous remercier d’avoir accepté de participer à cette rencontre avec des représentants de l’Après-rupture et ainsi que divers groupes provinciaux défendant les liens père-enfants. Au Québec, chaque jour, 50 enfants et plus seront séparés d’un de leur parent, la très grande majorité des cas, ce sera le père. Chaque jour des pères « arrêteront » de vivre dans un contexte de « droit de visite ou temps parental» une fois aux quinze jours. Chaque jour, on met en prison des hommes parce qu’ils veulent « voir » leurs enfants. Chaque jour, des hommes se suicident face au vide créé par l’éclatement de leur famille. Chaque jour des groupes, tels que le nôtre, dénoncent cette inégalité dans les droits des pères séparés de leurs enfants et, chaque jour, des groupes d’extrémistes d’un mouvement social pour l’égalité nous accuseront intentionnellement d’être des hommes violents. Vous êtes certainement au courant des données sur la monoparentalité et, dans 85 % des cas, la mère a obtenu la garde exclusive des enfants, réduisant le lien paternel à quelques visites mensuelles. Trop d’études d’experts ont mentionné les effets négatifs pour les enfants de vivre exclusivement sous la garde d’un seul parent. Tout en lui accordant plein pouvoir sur l’éducation quotidienne de l’enfant, le droit d’éloigner l’enfant de son autre parent, et le pouvoir de détruire l’ex-conjoint à travers leurs enfants, sans pénalité. Cette forme de destruction parentale, communément appelé le syndrome d’aliénation parentale, est un des fléaux qui nous guettent, nous, les pères dans la majorité des ruptures conflictuelles. Il est maintenant dans la culture populaire de se faire dire : « tu vas te faire laver », « la mère à tous les pouvoirs », « les juges sont sexistes». Si c’est rendu dans l’esprit du peuple ordinaire, c’est qu’il y a un gros brin de vérité. Aujourd’hui, des milliers de pères, et ce, à travers le monde, réclament le droit de participer à l’éducation de leurs enfants, mais à leur manière.

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Avant de  vous  retirer  de  la  Cour  suprême,  vous  avez  mentionné  « l’égalité sera la bataille du millénaire. »  Notre bataille à nous concerne justement le droit à cette égalité : au nom de tous nos enfants. Par cette rencontre, entre des « militants des pères séparés » et madame Claire l’Heureux-Dubé, ex-juge de la Cour suprême et fervente défendeur des droits à l’égalité, nous recherchons des voies et voix à une cause : celle de l’égalité dans l’éducation et le temps quotidien avec nos enfants. Seriez-vous prête à nous aider ? J’espère bien la coincer avec la dernière phrase. J’ai préparé un ordre de jour, comme à l’habitude toujours trop chargé. Un défaut de ma part. J’anticipe des participants une connaissance similaire à la mienne. – T’es pas un peu prétentieux, me dis Jean ? – Écoutes, après 10 ans de lecture sur le sujet, je peux le permettre. Hélas! Ce n’est pas toujours le cas. Plusieurs ont encore des comptes à régler avec eux-mêmes. Les trois premiers points à l’ordre touchent la grande majorité des cas rencontrés : les fausses accusations lors des ruptures conflictuelles, le non-respect des ordonnances en matière de visites et temps de garde et, enfin, le déménagement du parent gardien. Les deux autres plus pointus m’intéressent, parce qu’ils deviendront des points d’actualités d’ici un court laps de temps dans les mesures législatives, soit : le test d'ADN serait-il obligatoire... un jour ? Le dernier point comporte un piège, l'aliénation parentale : un syndrome masculin ou féminin ? Je savais, suite à des échanges avec des avocats familialistes, que ce comportement est majoritairement féminin. Cela explique les réactions virulentes des féministes envers le premier chercheur Richard Gardner sur ses conclusions. Les détracteurs de l’aliénation parentale rejoignent ceux étant contre le concept de la garde partagée. # L’obligation du mâle Né en 1931 dans le Bronx, à New York, Richard Gardner avait une expertise en psychanalyse enfantine (adult and Child Psychiatry). En 1992, il développe le concept de l’aliénation parentale. Ce concept est relativement assez simple à comprendre, même s’il est catalogué en trois niveaux. Cela demeure le comportement du parent éliminant subtilement l’autre parent, et ce, à travers l’enfant. Les séquelles sont bien documentées, quoique très récentes. La magistrature québécoise reconnaît depuis peu l’aliénation parentale, mais l’usage du terme clinique « syndrome » ne l’est pas. J’ai mis un dernier point à l’ordre du jour de cette rencontre avec l’« ex jujuge », mais en si peu de temps, je doute qu’il sera possible d’en discuter en profondeur. En citant des jurisprudences, j’envoie un signal de notre connaissance des jugements plus particulièrement celles influençant la magistrature telles que : Gordon ; Bracklow, Cavalier, Gosselin, Miglin et Moge, tous sur les questions de garde d’enfants, les obligations alimentaires entre exconjoints, le déménagement du parent gardien et de l’autorité parentale en garde 127


exclusive. Sur ce point, j’avais inscrit à l’ordre : l'autorité parentale un mythe ou une réalité ? La plupart des gars, maintenant papa de fin de semaine, connaissent le sens de cette question. Plusieurs déboursent de grosses pensions alimentaires sans possibilité d’obtenir ou de valider l’utilisation de la pension alimentaire est bien pour l’usage des enfants. Encore dans un jugement daté du 12 juin 2008, parce que le « pourvoyeur financier » est un joueur de hockey, les enfants en bas âge méritent une pension alimentaire de 5,775 $ par mois indexés. De quoi les nourrir avec une cuillère en or. En 1995, lorsqu’il est question d’établir un barème uniforme pour les besoins d’un enfant, les chercheurs sont confrontés à une réalité : d’une ville à l’autre, les coûts de base fluctuent, que ce soit l’hébergement, le transport, les frais d’éducation et les frais de santé. De plus, les directives données dans la recherche d’un taux uniforme comprennent les neuf besoins essentiels de l’enfant : alimentation, logement, communications, entretien ménager, soins personnels, habillement, ameublement, transport et loisirs. Peu de gens savent comment, dans les corridors du parlement fédéral, des groupes sociaux ont fait des pressions pour inclure un montant pour les besoins financiers de la mère « monoparentale » 186 . Durant plusieurs années, et encore aujourd’hui avec quelques soubresauts, quelques pères essaient, sans succès, d’établir, et ce, avec preuve, la manipulation des études aux profits des femmes. Que s’est-il passé en entre 95 et 97. Je doute qu’une personne bien placée a dû faire des pressions pour inclure ou justifier un montant supplémentaire dans le calcul, afin de contrer ladite pauvreté institutionnelle des femmes monoparentales. Puis, nos bons « jujuges » diront, sous la subjectivité d’égalité féministe, « la conjointe doit bénéficier du même style de vie que durant la vie commune ». Tout récemment, dans un jugement daté du 14 février 2008, un pauvre gars retraité de 79 ans en fauteuil roulant, impotent et vivant dans un centre de longue durée, doit verser à son ex-conjointe de 49 ans, peu instruite et sans emploi, une pension alimentaire de 2 500 $ par mois. – N’est-ce pas normal ? Après lorsqu’on est riche, en plus, il peut déduire la pension à son ex de son rapport d’impôt. Me dit Jean. – Le pauvre bougre verse en plus une pension alimentaire pour enfants de 460 $ par mois à une autre ex. Politiquement, il est rentable d’établir des mesures législatives pour soutenir les familles monoparentales et les femmes ; le contraire est un suicide électoral. L’indépendance économique des femmes se fait sur le dos des ex ou bien sur celui de l’état providence. Prends note, Jean, la pension pour enfant, n’est pas déductible de ton rapport d’impôt. De retour à la réunion avec madame la « jujuge » à la retraite. À cette rencontre avec l’ex-juge et les militants, je me demande à quel point compte-t-elle justifier devant ces hommes pour la condition paternelle ses http://www.fathersforlife.org/articles/report/formula.htm Visit. Le 10 février 2012- The Report, May 13, 2002, p. 52 The formula from hell A divorced dad uncovers a deliberate policy to drive separated parents farther apart - By CANDIS MCLEAN

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jugements pour l’égalité des minorités et de l’égalité des femmes Des militants dont leur principale revendication concerne l’égalité parentale ? À la fin de ma présentation, je conclus : – - « Seriez-vous prête à nous aider? » Ce vieux pieu, je l’ai souvent dit, sans grand résultat concret. Lorsque je demande cette aide à l’ex-juge L’Heureux-Dubé, alors membre du conseil d’administration de la Maison de la justice, j’obtiens le même genre de réponse depuis mon engagement dans cette cause : – « Le service de la Maison de la justice est de première ligne : celle de fournir de l’information, faire de l’éducation populaire et d’offrir un service de référence. On n’y donne pas d’opinion juridique, La Maison à un rôle d’écoute et de diagnostic… » Bref, pas grand-chose, sinon de référer un client « potentiel » à une avocate débutante. Nous écoutons gentiment l’exjuge faire sa plaidoirie sur l’évolution du droit de la famille, de la famille traditionnelle, au fait que maintenant les deux parents travaillent souvent à l’extérieur du foyer. Quant au meilleur intérêt de l’enfant, c’est l’obligation des cours de justice d’y veiller. Dans mon for intérieur, et probablement aussi auprès des militants, la notion de bien-être de l’enfant, nous savons par nos expériences personnelles ce que cela signifie. – Quant au 20 pour cent des parents se disputant la garde des enfants devant les tribunaux, « […] ce sont les faits mis en preuve» qui guident les juges quand vient le temps de statuer. «Dans ces dossiers, je n'ai jamais vu de parti pris d'un juge au cours de ma carrière de 30 ans», a-t-elle dit. – Bin, coudon! Un juge ne ment pas, mais interprète ce qu’il veut bien entendre ! On appelle cela : « le pouvoir discrétionnaire». Lors de la dernière tentative de réforme de la Loi du divorce, bill C-22, (2002) suite aux pressions de la magistrature, il fut inséré dans l’art. 16,2 la description de la notion du « bien-être de l’enfant ». 12 points décrivant ce que les juges pratiquaient dans leur enceinte depuis des lunes. Michel Tétrault dans son livre « Droit de la famille », 2e édition publiée en 2003, ciblait les critères devant guider les juges sur la question de la garde des enfants : Les décisions concernant l’enfant et les critères du meilleur intérêt. Comme toujours, ce n’est ni blanc ni noir, on nage dans une zone grise où il est possible d’interpréter ce que le bienêtre de l’enfant doit être. En bref, un juge avec un dossier devant lui, le xième de la journée, prendra une décision mettant un enfant dans une condition pour les

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prochaines années de sa vie, sans que le juge ait vu ou connu le contexte familial, réel de cette famille. – Big Brother en robe noir! – En effet Jean, c’est bien entamé et ce depuis deux mille sans et plus. – Pour ceux intéressés par la tentative de cibler ce qu’est le «meilleur intérêt» ? 16.2 (1) Lorsqu'il rend une ordonnance en vertu des articles 16 ou 16.1 ou des alinéas 17(1)b) ou c), le tribunal tient compte uniquement de l'intérêt de l'enfant à charge. Intérêt de l'enfant (2) Pour déterminer l'intérêt de l'enfant, le tribunal prend en considération ses besoins et, d'une façon générale, sa situation, notamment : Facteurs à considérer a) ses besoins physiques, affectifs et psychologiques, dont son besoin de stabilité, compte tenu de son âge et du stade de son développement ; b) les bienfaits pour l'enfant de l'établissement et du maintien de rapports solides avec chaque époux, et le fait que chaque époux est disposé ou non à encourager l'établissement et le maintien de tels rapports entre l'enfant et l'autre époux; c) l'historique des soins apportés à l’enfant ; d) toute situation de violence familiale, y compris ses effets sur : (i) la sécurité de l'enfant et des autres membres de la famille, (ii) le bien-être général de l'enfant, (iii) la capacité de toute personne à l'origine de la situation de prendre soin de l'enfant et de répondre à ses besoins, (iv) l'opportunité d'une ordonnance qui nécessite la collaboration des époux à l'égard de questions concernant l’enfant ; e) le patrimoine et l'éducation culturels, linguistiques, religieux et spirituels de l'enfant, notamment s'ils sont autochtones ; f) le point de vue et les préférences de l'enfant, dans la mesure où ils peuvent être raisonnablement déterminés ; g) tout plan élaboré pour les soins et l'éducation de l’enfant ; h) la nature, la solidité et la stabilité des rapports de l'enfant avec chaque époux ; i) la nature, la solidité et la stabilité des rapports de l'enfant avec ses frères et sœurs, ses grands-parents et toute autre personne qui compte pour lui ; j) la capacité de chaque personne pouvant être visée par l'ordonnance de prendre soin de l'enfant et de répondre à ses besoins ; k) la capacité de chaque personne pouvant être visée par l'ordonnance de communiquer et de collaborer à l'égard de questions concernant l’enfant ; l) toute ordonnance judiciaire et toute condamnation criminelle qui sont liées à la sécurité ou au bien-être de l'enfant.

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(3) Au présent article, « situation de violence familiale » s'entend notamment du comportement d'un membre de la famille causant des blessures physiques à l'enfant ou à un autre membre de la famille ou tentant de lui en causer, ou portant l'enfant ou un membre de la famille à craindre pour sa sécurité ou celle d'une autre personne, mais ne vise pas des actes d'auto-défense ou des actes qui visent à défendre une autre personne. Définition de « situation de violence familiale » (4) Il est entendu que pour l'application de l'alinéa (2)d), la preuve d'une situation de violence familiale se fait selon la prépondérance des probabilités. La plupart des militants à travers le Canada réagirent fortement au point 4 de l’article 16.2 sur la portée de la preuve d’une situation de violence familiale se faisant selon la « prépondérance des probabilités ». Accepter cela signifiait la fin du principe de la présomption de l’innocence et renforçait ce qui s’applique régulièrement en matière familiale : à l’accusé de violence de faire la preuve de son innocence. En bref, on entre un élément criminel dans le droit de la famille. « ..il importe de limiter le contact entre l'enfant et le parent violent de même que la participation de ce parent à la prise de décisions à moins que celui-ci ne prouve qu'une telle limite n'est pas dans l'intérêt supérieur de l'enfant. » Le fardeau de la preuve Deux points de vue s’opposent sur la manière d’imputer le fardeau de la preuve lorsqu’il y a allégation de violence familiale ou de mauvais traitements. Certains croient que, lorsqu’il y a allégation de violence, il incombe à l’accusé de prouver son innocence. D’autres sont d’avis qu’il revient au conjoint accusateur de faire la preuve des actes de violence. – Voici certains des arguments présentés à l’appui du premier point de vue : « - Le fardeau de prouver les mauvais traitements, qui incombe aux victimes, est déjà très lourd et, au départ, il est rare que les allégations soient fausses. - La loi ne devrait pas associer « allégation non prouvée » à « fausse allégation». - Selon le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, toutes les allégations doivent être examinées attentivement. - On devrait procéder à une analyse comparative homme-femme pour ce qui est de la violence familiale. On pourrait ainsi reconnaître explicitement que les victimes de mauvais traitements sont plus souvent des femmes que des hommes et que les femmes sont intrinsèquement désavantagées sur le plan du pouvoir et du statut socio-économique. En d’autres mots, sur simple dénonciation, la personne accusée de violence se retrouve coupable aux yeux de la Loi, s’il porte une paire de couilles. Il suffit de suivre les actualités sur l’affaire de Julian Assange. Il est condamné, avant procès, pour deux présumées accusations sexuelles mineures.

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J’avais en toute hâte, sans espoir et pour soutenir ceux qui avaient fait l’effort, déposé un mémoire187 de 14 pages sur ce projet. Rien dans ce projet de Loi ne donne des signes encourageants pour la création de nouvelles familles unies, mais encourage les citoyens à vivre séparément sous la nomenclature de famille dite « monoparentale», avec des risques évidents d’appauvrir une couche sociale de la population. «The increase in divorce, coupled with the decline in marriage, meant that an increasing proportion of adult women were living separately from men and relying on themselves for economic support. Since women generally earn less than men for various reasons, single women have a higher risk of being poor than single men. In short, if nothing else changes, declines in marriage will lead to increases in the sex poverty ratio.» The Feminization of Poverty: Past and Future, Sara S. McLanahan, Bendheim-Thoman Center for Research on Child Wellbeing, Princeton University.» Voici un extrait de mon mémoire : « Naturellement, on mettra à l’avant-scène l’éternelle violence faite aux femmes pour justifier leurs positions. Éloigner l’enfant d’un parent, n’est-ce pas un geste de violence…. envers ces enfants ? N’est-ce pas une mesure punitive contrôlant l’autre parent ? Avec ce projet de Loi, devra-t-on dire à nos fils et filles que l’État a trouvé une autre opportunité de contrôler une partie de la population, sous de fausses prémisses ? Est-il possible que les médias aient raison lorsqu’ils parlent de « Big Brother »? Cette ingérence de l’État au nom du bien-être de l’enfant est une pure folie qui mènera certainement, et ce à coup sûr, à l’érosion de la richesse de la collectivité. Ce n’est pas vous ni moi qui assumerons les conséquences de la folie de leurs parents, mais bien nos enfants et petits enfants, s’ils veulent bien en avoir. » La tradition juridique a « décidé » de toute une gamme de critères pour évaluer les paramètres de leur bien-être. Montrez-moi un seul livre d’enseignement au niveau secondaire ou même collégial, mentionnant aux futurs parents, dans l’éventualité d’une séparation, comment l’État évalue le bien-être de l’enfant ? Les juges auront encore, comme trop souvent, ce pouvoir de décider d’ordonner et de condamner au nom du bien-être symbolique, avec qui et comment la garde de l’enfant doit se faire. Ne sont-ils pas gardiens de la Loi, nommés par le gouvernement, adaptés à la mouvance sociale, dépendants des mesures sociales mises en place par nos élus influencés par des mouvements sociaux ? Mes attaques les plus virulentes furent contre ce point 4. La plus absurde est l’art 16.1(2)d)i) Mémoire préparé pour le Comité permanent de la justice et des droits de la personne Comité de la Justice. Québec, le 7 juillet 2003, Gilbert Claes Directeur général L’Après-rupture 187

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« …toute situation de violence familiale, y compris ses effets sur la sécurité de l’enfant et des autres membres de la famille ». Devra-t-on s’attendre à des plaintes de l’oncle, de la tante ou de la cousine germaine qui se sentent « menacés » ? Combien de pères devront passer un week-end en « hébergement carcéral » sous de fausses accusations, avant qu’on change les politiques sexistes internes des corps policiers ? «Men who were charged with no-injury offences were more likely to have been taken into custody at the time of the incident – over half the time – than women who were charged with offences involving mediumand high-level injuries. Women were less likely to have been found guilty and were more likely to have received favourable plea-bargains than men. And men were much more likely than women to have received a term of jail, probation, or a conditional sentence even when level of injury, intoxication, the presence of children, and prior criminal records were taken into account. » Statistics support claims of bias against men, by Grant A. Brown, D.Phil. (Oxon), LL.B. July 2003 L’art 16.1(3), définit le terme : « situation de violence familiale » « […] s’entend notamment du comportement d’un membre de la familiale causant des blessures physiques à l’enfant ou à un autre membre de la famille ou tentant de lui en causer, ou portant l’enfant ou un membre de la famille à craindre pour sa sécurité ou celle d’une autre personne…. ». Je vois d’ici la femme adultère exigeant protection, parce qu’elle craint que son conjoint réagisse négativement. Rien dans la Loi ne protège le citoyen faussement accusé dans le seul but de séparer l’enfant de l’autre parent. Que cela soit par méchanceté, par vengeance ou par aliénation parentale. Il est de notoriété auprès des féministes et de ceux qui défendent la « cause des femmes violentées », que l’aliénation parentale est une « invention » des groupes d’hommes. « Ils ont développé des théories très controversées (surtout américaines) et dont les bases empiriques restent nébuleuses soit le syndrome d'aliénation parentale, le syndrome de la mère malveillante, le syndrome des faux souvenirs et des fausses allégations. (8) Bien que largement contestées, ces théories sont aussi soutenues par certains universitaires. » Pierrette Bouchard, titulaire de la Chaire d'étude ClaireBonenfant sur la condition des femmes La loi va tellement loin, et je doute que cela soit pour satisfaire certains groupes de pression, qu’on a rajouté : art 16.1(4) « Il est entendu que pour l’application de l’alinéa (2)d), la preuve d’une situation de violence familiale se fait selon la prépondérance des probabilités. » Plus vague que cela, tu meures ! Aussi bien enfermer immédiatement tous les hommes désirant maintenir leur parentalité et à qui on enlève leur enfant. S’ils ne sont pas frustrés, choqués, désespérés, ce ne sont pas des hommes.

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Ces propos, je l’avais mentionné en onde à Radio Canada lors d’un entrevue en direct. J’étais tellement choqué de lire dans cette ligne la - prépondérance des probabilités-. Pour celui qui suit depuis des années l’évolution des groupes féministes, il est évident que cela ouvre la porte à une victimisation d’un côté et, de l’autre à l’exploitation du discours dominant actuel sur les femmes victimes de violence conjugale, violence qui ne peuvent qu’être perpétuée par des agresseurs, donc des hommes. Puisque les hommes sont plus enclins à utiliser leur force, la prépondérance et la probabilité d’être violent leur enlèveraient à coup sûr toute possibilité de s’occuper du bien-être de ses enfants si la mère décide de faire obstruction. Combien d’organismes féminins auraient demandé du financement pour « éduquer » les femmes sur les nouveaux critères de cette Loi et au nom de la vertu, auront enseigné comment utiliser l’article 16.2(4) pour les protéger du « méchant agresseur » ? Encore une fois, le droit de l’enfant vis-à-vis, son droit à ses deux parents risque d’être bafoué. Heureusement cette loi ne passa jamais l’étape sénatoriale. Jean Chrétien, Premier ministre, venait de démissionner pour être remplacé par la nouvelle équipe de Paul Martin. Le projet fut définitivement mis au rancart et le débat se déplaça vers la question du mariage entre conjoints de même sexe. – Un débat politique plus important que la présomption de la garde partagée, ouais! Soupira Julien. – Ce mémoire doit dormir bien tranquille sous une pile de documents « archivés » dans une boite de carton au sous-sol d’un bâtiment fédéral. # Claire l’Heureux-Dubé… suite Claire L’Heureux-Dubé continue de parler de la décision des juges sur la notion du bien-être de l’enfant et peut avoir recours à leur témoignage. Ses propos soulèvent une réaction de contestations, parmi les présents, lorsqu’elle mentionne que les juges se basent toujours sur les faits prouvés devant eux. Surtout lorsqu’elle précise que chaque cas est un cas d’espèce, tel que la jurisprudence Young c. Young. Le jugement de Young c. Young date de 1993, concernait le parent ayant un droit d’accès et qui insistait pour donner un enseignement religieux à ses enfants188. Tout comme la jurisprudence Gordon c. Goertz,189

http://www.iijcan.org/ca/jug/csc/1993/1993csc117.html Droit de la famille -- Garde -- Droit d'accès -- Intérêt de l'enfant -- Parent ayant le droit d'accès insistant pour donner un enseignement religieux aux enfants -- Parent ayant la garde et enfants s'opposant à l'enseignement religieux -Ordonnance de la cour interdisant au parent ayant le droit d'accès de faire participer ses enfants à ses activités religieuses -- Portée du critère de l' « intérêt de l'enfant » -- L' « intérêt de l'enfant » équivaut-il à l'absence de préjudice? -- La restriction du droit d'accès est-elle dans l'intérêt de l'enfant? 189 http://www.lexum.umontreal.ca/csc-scc/fr/pub/1996/vol2/html/1996rcs2_0027.html La Mère désirant déménager en Australie -- Demande de modification de la garde par le père -- Les tribunaux d'instance inférieure ont-ils commis une erreur en permettant que l'enfant déménage en 188

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Dans le premier cas, l’ex juge Claire L’heureux-Dubé a eu de bons mots pour le parent gardien : « Le pouvoir du parent gardien n'est pas un « droit » qui a une valeur intrinsèque et que le tribunal accorde au parent pour son avantage. En fait, l'enfant a le droit d'avoir un parent qui voit à son intérêt et le parent gardien a l'obligation de garantir, de protéger et de favoriser le meilleur intérêt de l'enfant. Cette obligation suppose qu'il lui incombe, exclusivement et principalement, de surveiller tous les aspects de la vie quotidienne et du bien-être à long terme de l'enfant, et de prendre les décisions importantes relatives à son éducation, à sa religion, à sa santé et à son bien-être. Le parent qui n'a pas la garde conserve certains droits résiduels sur l'enfant, en tant que l'un de ses deux tuteurs naturels.» « Les décisions relatives au placement de l'enfant doivent voir à satisfaire le besoin de continuité de la relation de l'enfant, refléter la notion du temps de l'enfant et non celle de l'adulte et tenir compte de l'incapacité pour le droit de surveiller les rapports interpersonnels et les limites de nos connaissances en ce qui a trait aux prédictions à long terme. Le besoin de continuité exige généralement que le parent gardien puisse élever l'enfant de façon autonome, sans ingérence de l'État ou du parent qui n'a pas la garde. En matière d'attribution de garde, il s'agit de déterminer à qui il est préférable de confier la prise de décisions et non pas quelles décisions sont préférables. Les tribunaux ne sont pas en mesure de prendre les décisions quotidiennes qui touchent l'intérêt de l'enfant. Une fois que le tribunal a déterminé à qui il convient de confier la garde, il doit présumer que le parent agira dans le meilleur intérêt de l'enfant » Ses bons mots resteront à toujours marqués dans l’esprit des militants. Sachant le côté féministe de cette juge, on peut facilement comprendre où allait l’intérêt de l’enfant. Était-elle soutenue par des experts ? Les seuls documents «d’experts» venaient des groupes de femmes, par exemple celui du «Alberta Advisory Council on Women issues» Women and the Process of Constitutional Reform, May 1991. «[…] some fears have been expressed in relation to the growing influence of the «fathers rights» movement. At various times these groups have suggested legislative changes to create a presumption of joint custody, to require mandatory mediation and to punish those (usually wives) who make «unfounded» allegations of child sexual abuse to gain custody of their children.» Page 29 En 1993, aucun rapport de pédiatre, et encore moins de la part des psychologues de renom, n’avait traversé le mur mis en place pour les féministes.

Australie avec la mère ? -- Principes régissant une requête en modification de l'ordonnance de garde ou d'accès liée au changement de résidence de l'enfant par le parent gardien -- Loi sur le divorce, L.R.C. (1985), ch. 3 (2e suppl.), art. 17(5), (9).

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Le tout renforcé par l’école du Barreau, rien n’est blanc ou noir, mais comme trop souvent, tout navigue dans une zone grise. « Bien que parfois utile, la preuve d'expert n'est pas toujours nécessaire pour établir l'intérêt de l'enfant. Normalement, cette question peut être tranchée à partir des éléments de preuve présentés par les parties elles-mêmes et, lorsque cela est approprié, du témoignage des enfants concernés. » … Les tribunaux fondent leurs décisions sur le meilleur intérêt de l'enfant, sans faire jouer de présomption en faveur d'un parent. La Loi fait du maintien du contact entre l'enfant et chacun de ses parents un objectif louable qui doit favoriser le meilleur intérêt de l'enfant. Le contact maximum n'est toutefois pas un objectif absolu et il doit être limité chaque fois que le bien-être de l'enfant l'exige.» «[…] Le droit d'accès a une portée limitée et il est conditionné et régi par le meilleur intérêt de l'enfant. Il ressort très clairement des textes législatifs que les ordonnances de garde et d'accès doivent tenir compte uniquement du meilleur intérêt de l'enfant, pris au sens large. Le rôle du parent ayant un droit d'accès est celui d'un observateur très intéressé, donnant amour et appui à l'enfant dans l'ombre. Il a le droit de se faire donner des renseignements, mais non le droit d'être consulté.» L’heureux-Dubé. La « jugemaman » mentionne qu’il sera préférable de punir le parent récalcitrant en restreignant l’accès à ses enfants : « Dès que la relation avec le parent qui n'a pas la garde entre en conflit avec le meilleur intérêt de l'enfant, la poursuite et la protection de cet intérêt doivent avoir préséance sur les désirs et l'intérêt du parent. » Avec plus de 75% des gardes accordées à la mère, on présume qui est visé par ses propos. Pour la question d’argent, alors là le parent pourvoyeur, situation où l’homme l’est dans 95% des dossiers, notre juge y va avec ses propos : « En outre, les tribunaux ne devraient pas fermer les yeux sur les questions, comme l'aide financière, qui forment le contexte global dans lequel s'exercent ces droits. Le parent à qui est consenti des droits d'accès n'a aucune obligation d'exercer ses droits, et personne ne peut le forcer à se conformer à une telle ordonnance, même si l'on a jugé qu'il y allait de l'intérêt de l'enfant. » L’Heureux-Dubé. Combien parmi mes gens à la lecture des nombreux jugements, ont remarqué la prise de position du juge sur la simple déclaration verbale de la mère, le plus souvent accusant le conjoint de violence, de prendre toujours beaucoup de bières, d’irresponsabilité ou d’avoir « toujours » été absent ou de ne « jamais » s’être occupé des enfants ?

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Dans le documentaire de Serge Ferrand : « La machine à broyer les hommes 190», Hubert Van Gijseghem résume très bien la montagne qu’il ( le père ) devra surmonter pour prouver qu’il est aussi capable de s’occuper de ses enfants : « Le père part perdant, il doit prouver qu’il est un bon papa, la maman pas »191. La réaction de Claude, un militant de longue date, sur la déclaration de l’exjuge ; « chaque cas est un cas d’espèce », fut immédiate : « Tous ces cas d’espèce font une espèce de cas ! » La juge, face aux commentaires, non pas agressifs, mais venant d’hommes très bien informés sur les jugements, autant la jurisprudence que le comportement de certains, modifie son ton et devient un peu plus conciliante. Elle a devant elle des hommes, des parents se battant pour maintenir des liens avec leurs enfants contre vents et marées et bien décidés à se battre longtemps, et assez articulés sur le droit des enfants pour débattre sur la place publique leur dossier. L’ex-juge finit par nous suggérer d’utiliser les médias pour mousser nos revendications, et cela fera pression sur le législateur qui lui, finira par ajuster les lois en fonction des nouvelles réalités sociales. Voilà, nous sommes devant une des plus hautes autorités judiciaires nous suggérant l’utilisation des tactiques médiatiques. Il y a de quoi faire une parodie sur la justice. On aborde d’autres points, tels que les questions financières, la médiation familiale toujours inaccessible sur simple dénonciation de violence, le plus souvent par une mère désirant ne plus entretenir de lien avec l’ex, « le salaud, l’irresponsable, le violent », etc, etc. Même lorsqu’il est question d’aliénation parentale, et je souligne un fait peut-être anodin, mais régulièrement, lorsque les groupes d’hommes soulignent des faits issus de leurs propres expériences et ceux de leurs membres, la réplique classique est : « il ne faut pas généraliser ». C’est ce qu’elle réplique sur les aliénations parentales. C’est un domaine où la majorité des cas sont de la part de la mère et quelques rares cas viennent des hommes. Mais, lorsqu’une « féministe » utilise un cas en particulier pour démontrer la généralité, ce n’est plus un cas particulier..., mais bien une généralité. Comme quoi la victimisation est une propriété privée appartenant aux féministes en exclusivité, le tout pour usages pluralistes. La soirée finit sur une note positive et avec un vœu d’une deuxième rencontre basée sur l’établissement de meilleurs liens. Au moment où j’écris ces lignes, la deuxième rencontre n’a jamais eu lieu. L’ex-juge continue d’être invitée ici et là par des groupes gais ou féministes. Il est probable que ses frais soient défrayés par les organismes, et ce, avec nos taxes, puisqu’ils sont subventionnés... jusqu’à Production Avanti Ciné Vidéo inc. «Lors d'une séparation, la garde des enfants est confiée à la mère dans 80 % des cas. Y a-t-il une telle proportion de pères désintéressés et incompétents ? L'image du père non payeur, absent et violent véhiculée dans la conscience collective cache-t-elle une détresse encore plus grande ? Existe-t-il une « machine » à broyer les hommes ? À travers les témoignages de Jacques, Assane, Francis, André et Sylvain, l'auteur et réalisateur Serge Ferrand dresse un portrait alarmant de la condition masculine au Québec.» 191 La machine à broyer les hommes, Production Avanti Vidéo inc 2005 http://www.telefilm.gc.ca/data/production/prod_3915.asp?cat=TV&g=DOC&y=2005 190

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l’os. La dernière fois que je l’ai vue, ce fut lors d’un débat organisé avec Louise Arbour et John Saul dans le cadre des Symposiums LaFontaine-Baldwin. Lors de sa conférence d’introduction à cette journée, l’ex-juge ne put s’empêcher de continuer son combat, féministe, en déclarant : « […] qu’un jour on changera la Convention des droits de l’Homme par la Convention des droits de la personne ». J’avais envie de la provoquer, mais il faut parfois laisser les vieilles croûtes tranquilles. # Droits de garde et de visite et pensions alimentaires pour enfants au Canada. Au cours de cette consultation, les participants émettent un vaste éventail d'opinions reflétant leur expérience personnelle, leur opinion professionnelle ou le point de vue des organisations qu'ils représentent. Trois thèmes se dégagent de ces diverses opinions : « Beaucoup de groupes de défense des droits des hommes (et d'autres organismes de soutien aux parents qui n'ont pas la garde) appuient la mise en œuvre des recommandations du Comité mixte spécial sur la garde et le droit de visite des enfants. De nombreux groupes de défense des droits des femmes sont d'avis que le processus de consultation et les options présentées ne tiennent pas compte de la problématique homme-femme et qu'il faudrait, par conséquent, se livrer à une analyse comparative entre les sexes avant d'entamer le processus. Bon nombre de professionnels (avocats, fournisseurs de services, etc.) estiment que l'expression « responsabilité parentale » est appropriée et qu'elle permet, en raison de sa souplesse, de répondre aux inquiétudes exprimées par d'autres répondants, que l'on modifie ou non la terminologie actuelle en ce qui concerne la « garde », le « droit de visite » ou le « droit d'accès ». »192 En 1992-93, les groupes sociaux représentant les familles dites monoparentales se sont basés en partie sur une étude de l’économiste d’Ottawa Ross Finnieii, mais plus particulièrement sur Leonor Weitzman et son livre " The Divorce Revolution". Avec un extrait de son livre, mentionnant l’appauvrissement de 37% de la mère après un divorce et un enrichissement de 42% de l’homme, les féministes obtinrent « leur » statistique et une recherche sérieuse, pour faire avancer un autre pan de leur agenda, tout en cultivant la victimologie féminine. C’est ce que fit Mme Diane Lemieux présidente du Conseil du statut de la femme le 3 septembre 1998, en commission parlementaire sur le « modèle de fixation des pensions alimentaires pour enfants » et le plus sérieusement, elle avança : 192

http://www.justice.gc.ca/fra/pi/fea-fcy/bib-lib/rap-rep/2001/cons/fpt_cons/tdm-toc.html Le point de vue des participants. Droits de garde et de visite et pensions alimentaires pour enfants au Canada RAPPORT SUR LES CONSULTATIONS FÉDÉRALES-PROVINCIALES-TERRITORIALES Présenté au Comité fédéralprovincial-territorial sur le droit de la famille- Préparé par IER Planning, Research and Management Services

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« Au Québec, on sait que le niveau de vie des femmes diminue de 37 % au cours de l'année qui suit le divorce. Pour leur part, les hommes connaissent, après le divorce, une légère augmentation du niveau de vie. Ce qui amène donc plusieurs études et auteurs à faire une corrélation directe entre le divorce et la féminisation de la pauvreté. » Suivi de Mme Louise Harel, Ministre d'État de l'Emploi et de la Solidarité et ministre de la Sécurité du revenu, aussi membre de la Fédération des femmes du Québec iii: « Toutes les études les plus sérieuses, les plus fouillées ont démontré que le parent non gardien baisse de revenu, dans l'année de la rupture, de 37 %, tandis que le parent... Excusez-moi, c'est le contraire. Le parent gardien baisse son niveau de revenu de 37 %, tandis qu'en tout moment le parent non gardien maintient son niveau de vie comparable, même, il augmente légèrement, de 4 %, mais à aucun moment il ne baisse en bas du niveau de vie qu'il avait avant. Alors, je vous sens pleine de compassion pour le parent non gardien, mais je ne pense pas, en tout cas par les études qu'on a, que c'est lui qui est mal pris. » Même Me. Richard Bourgault, dans la préface de sont livre « L’affaire Thibaudeau », mentionne « Les chiffres sont très révélateurs à ce sujet. En effet, selon les statistiques, le niveau de vie des femmes diminue de 73% lors de la séparation ou d’un divorce tandis que celui des hommes s’améliore de 43% dans la majorité des cas. » « Les mensonges sont plus crédibles quand ils sont gros », ( Hugo Pratt ) et «Répétez un mensonge assez fort et assez longtemps et les gens le croiront » ( Adolf Hitler )." Comment un tel chiffre a pu naviguer dans les corridors ? « Since its publication in 1985, sociologist Lenore Weitzman's The Divorce Revolution has had a critical role in shaping the national debate on divorce and its economic effects. In particular, the book's claim that in the year after divorce women's standard of living decreased by a whopping 73 percent while men enjoyed an increase of 43 percent caught the attention of pundits, legislators, and judges. This statistic has become one of the philosophical bases for deciding child custody and property division in divorce cases. It has also altered public perceptions of men, women, and divorce. It was cited hundreds of times in news stories, scholarly studies, and law review articles last year, and was regarded so clearly as holy writ that President Clinton cited it too in his budget proposal this year as part of his attack on deadbeat dads.”193 Christina Hoff Sommers, professor of philosophy at Clark University and author of Who Stole Feminism?, explains that although some feminists valued the 73/42 statistic as evidence of patriarchal 193

Lies, Damned Lies, and Lenore Weitzman by Cristopher Rapp

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discrimination against women and others criticized it as a threat to the cause of feminine independence, Weitzman's findings actually served the same purpose for both camps. "Lenore Weitzman's research is used by many groups of feminists to trash men...no matter what," she says. "It's either 'men are monsters,' or 'we don't need them.» Sociologist Atlee Stroup says that the 73/42 statistic also fit society's preconceptions about divorced men. "I think that, interestingly, we still have a concept of the carefree man floating around [after divorce]-now he doesn't have his 'burdens' and he's off again. It's the idea that men become part of that 'bachelor set' again, with no responsibilities and a lot of money." Stroup's collaborator Gene Pollock has a simpler explanation: "I think it was a politically correct statistic». – Une différence économique de 73% ou 79% entre la mère et le père, oui, le mensonge doit être gros et les groupes s’en sont gavés à pleines assiettées. Weitzman194 cache durant plus de quatre ans la source de ses recherches. Elle dut affronter les critiques de ses confrères chercheurs qui mettent en doute ses résultats. Ce qui est fait presque dix ans plus tard195. En fait, sa recherche se basait sur 228 cas, tous de la région de Los Angeles, en Californie ayant sa propre culture de divorce. Mais les gestionnaires de l’État fédéral ont vu aussi un gain fiscal énorme en imposant le parent gardien en tant que célibataire et donnant l’avantage fiscal d’enfants à charge au parent gardien, majoritairement les femmes. Les groupes de pression ont gain de cause pour que ne soient pas calculées comme revenu les contributions financières pour enfants ainsi que leur pension alimentaire. La Loi est votée en mai 1997 mis fin aux arguments des groupes paternels. Une nouvelle génération de « guichets automatiques » vient de naître. Un jour, en visite à Montréal, je prends l’initiative d’assister à une séance du Comité de suivi du modèle québécois de fixation des pensions alimentaires pour enfants. Je suis membre du comité sur le suivi de la médiation familiale. Sur ces deux comités siège Me Pierre Tanguay, un avocat du ministère de la Justice. Pierre, je l’ai abordé, avant de siéger au comité, pour le sensibiliser sur la question de la garde partagée. En arrivant à la réunion, les présents sont Pierre, Me Jean-Marie Fortin, Alain Lesage, un représentant du ministère de la Solidarité sociale et un représentant du ministère du Revenu. Alain remplace «Since its publication in 1985, sociologist Lenore Weitzman's The Divorce Revolution has had a critical role in shaping the national debate on divorce and its economic effects. In particular, the book's claim that in the year after divorce women's standard of living decreased by a whopping 73 percent while men enjoyed an increase of 43 percent caught the attention of pundits, legislators, and judges. This statistic has become one of the philosophical bases for deciding child custody and property division in divorce cases. It has also altered public perceptions of men, women, and divorce. It was cited hundreds of times in news stories, scholarly studies, and law review articles last year, and was regarded so clearly as holy writ that President Clinton cited it too in his budget proposal this year as part of his attack on deadbeat dads.» http://www.acbr.com/biglie.htm Lies, Damned Lies, and Lenore Weitzman by Cristopher Rapp 195 http://www.geocities.com/CapitolHill/Lobby/2302/news_files/Journal_Editorial_Response.htm 194

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Henry pour cette réunion. On me fait une fleur en m’acceptant comme invité, à condition que je me tienne tranquille et n’intervienne pas. Peu de gens sont au courant, même si, depuis les années 1996, le ministère de la Solidarité sociale du temps impose aux mères monoparentales l’obligation de prendre des actions légales pour obtenir une pension alimentaire pour ses enfants auprès du parent « non-gardien », majoritairement le père. Le montant ainsi recueilli sera automatiquement déduit du chèque de « bien-être » ou « du dernier recours » versé à la mère. Encore aujourd’hui, cette pratique est toujours d’actualité, malgré les demandes répétées des groupes de pression féministes ». La FFQ ( Fédération des femmes du Québec ) dans sont communiqué du 31 mai 2008 exprime : « Sortir de la pauvreté : un choix de société » : « ….la totalité des pensions alimentaires versées aux enfants, qu’elles ne soient plus soustraites des prestations d'aide sociale, ni calculées dans les prêts et bourses, et qu’elles soient excluent du calcul pour l'aide au logement et à l'aide juridique. » Dans ce même communiqué, on peut y observer l’éternelle culpabilisation de « l’autre » sur un air procommuniste périmé : « La pauvreté des femmes et leur manque d’autonomie économique découlent de décisions politiques et économiques. L’élimination de la pauvreté des femmes n’est pas une question de charité, mais bien une question de droits des femmes et de droits humains. Aujourd’hui, les membres de la CQMMF 196 rappellent aux parlementaires leurs responsabilités sociales en tant que gestionnaires du bien commun et les pressent d'agir pour garantir l’autonomie économique des femmes. Il est plus que temps que l’État québécois sorte de son inertie en matière de lutte à la pauvreté ! » « Gestionnaire du bien commun » ! Dans le cas des pensions alimentaires pour enfants gérées par l’agence de Revenu Québec en effet, le bien commun est devenu, selon moi, un transfert massif de revenu d’un groupe social : les hommes vers un autre groupe : les femmes, 95% et plus de toutes les pensions alimentaires sont versées par les hommes au bénéfice de leurs ex-femmes ou des mères identifiées comme étant « monoparentales ». – Bébert, as-tu une idée combien cela totalise annuellement ? – Les deux premières années de la mise en place de ce régime, il fut possible d’obtenir les chiffres. Aujourd’hui, le tout est noyé dans le rapport annuel de Revenu Québec. Quel montant annuel est « subrogé » par le ministère de la Solidarité sociale auprès des parents sur le dernier recours et ayant des enfants à charge, avec exception le 100 $/mois197 pour enfant de moins de six ans? Plus ou moins 25 millions.

Comite Québécois de la Marche mondiale des femmes. Extrait du site web MESSS : «Si vous demandez une prestation d’aide financière de denier recours, les sommes et les avantages reçus à titre de pension alimentaire viennent réduire le montant de prestation accordé. Depuis le 1er janvier 2006, si vous avez au moins un enfant à 196 197

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Lors de cette réunion vient le temps de discuter des pensions alimentaires pour enfants subrogées par le MESSS. C’est proche d’une pièce théâtrale. Le représentant de la Justice s’exprime ainsi : – « La pension alimentaire pour enfant est un jugement ordonnant le versement au parent ayant la garde (et des fois en cas de garde partagée). » – Le représentant du MESSS, « Je veux bien que cela ne soit pas déduit, mais la loi m’oblige de respecter le principe du dernier recours, tout dollar supplémentaire se doit d’être déduit des sommes versées ». – Le représentant du ministère du Revenu, « Bin, moi, j’applique ce qu’on m’ordonne de faire : collecter ». – Et le représentant des pères : « L’argent appartient à l’enfant pour son usage et son bien-être et non à l’usage de la mère exclusivement ». Et cela ne va pas plus loin. C’était en 2000. Aujourd’hui en 2010, peut-on dire que le plus grand « voleur » de pension alimentaire pour enfant demeure l’État ?198 Si en plus, le gouvernement cède devant les groupes de pression pour que la pension alimentaire pour enfant ne soit plus déductible des montants versés au prestataire du dernier recours, nous observerons une iniquité entre le débiteur et la créancière. – As-tu un exemple à me donner ? – Droit de la famille 081374 200 04 016758-086 daté du 12 juin 2008, le défendeur est le père. Le juge ordonne de verser à la mère un montant de 5 212 $ par mois. – Ouche ! Tu veux dire que la mouman recevra 62 544$ par an ! Une épicerie pour le petit de 1 202$ par semaine ! Ber, je veux être changé en femme. – Julien, réfléchi un peu. Ce sont des menstruations, des montées d’hormones, des visites chez le coiffeur, etc. Ah oui ! Aussi l’examen des seins à tous les ans. Si cette mère (souvent dite monoparentale) reçoit en plus le dernier recours, nous serons devant un énorme incitatif pour certaines mères à ne plus retourner sur le marché du travail et à se faire vivre à même la pension alimentaire pour enfant. Dans les faits, il n’existe aucune loi ou ordonnance obligeant la créancière de faire la preuve que les sommes versées ( la pension alimentaire pour enfant ) sont utilisées pour l’usage ou le bien-être de l’enfant. On présume que le parent en fait bon usage. Si le débiteur est en désaccord avec la créancière, il sera quitte d’entreprendre des mesures légales et souvent onéreuses pour faire respecter son point de vue.

charge, les cent premiers dollars du montant mensuel de pension alimentaire que vous recevez ne sont pas considérés dans le calcul de la prestation.» 198 Ottawa Sun. Bureaucrats stealing family's Christmas.By Antonella Artuso, Queen’s Park Bureau – 22 décembre 2010: TORONTO - Deadbeat bureaucrats are robbing a mother and daughter of their Christmas.« Carmen Dafour has an Ontario court order — dated Nov. 22, 2010 — telling the Ministry of Community and Social Services to pay her $17,780 — money taken from her exhusband’s pay cheque but not forwarded to the Mississauga mom and her 10-year-old daughter Danielle since May, 2009.»

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Le divorce est de juridiction fédérale. Au Québec, parce qu’on ne peut afficher publiquement l’adhésion à une loi fédérale, sauf si cela l’avantage, ce fameux 37% est un beau chiffre pour sensibiliser les législateurs sur la corrélation entre le divorce et la féminisation de la pauvreté.199 Il faut politiquement faire avaler au peuple cette nouvelle mesure sociale pour le « bien-être » des enfants, tout en satisfaisant les groupes sociaux, faire des gains auprès de l’électorat féminin, puis remplir les coffres du Trésor. C’est dans la logique du mouvement féministe que les gros canons politiques du temps, la ministre de la Justice fédérale, Hedy Fry, tout comme Louise Harel, alors ministre responsable de la Condition féminine et de l’Action communautaire autonome du gouvernement de Québec, sont fortement influencées par les recommandations de la quatrième conférence mondiale sur les femmes ayant eu lieu à Beijing en 1995. Le Canada, tout comme une centaine (180) de pays sont, présents à cette « première mondiale ». Les consultations préalables de la Conférence se sont tenues le 2 et 3 septembre 1995 pour examiner un certain nombre de détails, le tout mené sous la présidence de Li Zhaoxing, vice-ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine. La Chine reste, malgré son économie de plus en plus capitaliste, un pays sous régime communiste où les droits et libertés de son peuple sont régulièrement brimés. En 1995, le Canada en tant que signataire a l’obligation de mettre en place et d’appliquer, par la voix de la ministre de la Condition féminine fédérale du Canada, le « Plan d’action de Beijing 95 », dont « l’instauration de l'analyse différenciée selon les sexes dans les pratiques gouvernementales200 ». Au Québec, le programme s’est regroupé autour de trois projets mobilisateurs, 43 actions sectorielles placées sous 22 ministères et organismes gouvernementaux et regroupés autour de 8 thèmes recoupant 12 domaines critiques, et enfin, 15 actions locales et régionales. – Ouf ! Combien cela coûte aux contribuables ? – Des centaines de millions! Mon cher Julien. Le communiqué de Mme Louise Harel, ministre d’État de l’Emploi et de la Solidarité, daté du 11 septembre 1997, en réaction aux critiques du Comité d’action sur le statut de la femme 201 mentionne le laxisme de la ministre responsable en place. Mme Louis Harel réagit en instaurant un fonds de 100 millions de dollars canadiens pour l’avancement des femmes. La pointe de l’iceberg ou la fonte des glaces ? Depuis la Quatrième Conférence mondiale des Nations-Unies sur les femmes, appelée par la suite Conférence de Beijing 95, les membres signataires ont l’obligation de déposer un rapport sur la mise en œuvre du programme d’action (361 en tout) au rapporteur des Nations Unies. En juin 2000, l’Assemblée générale des Nations Unies convoque une session spéciale http://archives.radio-canada.ca/IDC-0-10-894-5427/vie_societe/divorce/clip3 http://publications.gc.ca/collections/Collection/SW21-71-1999F.pdf « Le Québec est la seule province du Canada à s'être dotée de façon explicite d'un plan d'action qui donne suite aux engagements du Plan d'action de Beijing. Dix-huit mois après la Conférence de Beijing, le gouvernement du Québec adoptait et mettait en œuvre le Programme d'action 1997-2000 pour toutes les Québécoises.» Visité le 29 janvier 2012 201 http://www.nac-cca.ca/index_f/index_f.htm 199 200

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pour examiner les progrès réalisés, soit cinq ans après l’adoption du Programme d’action de Beijing. Le Canada a mis au point un plan national en vue de faire la promotion de la femme non seulement à l’intérieur de ses frontières, mais aussi à l’échelle mondiale. « À l'aube du XXIe siècle : Plan fédéral pour l'égalité entre les sexes ». C’est le fruit d’une concertation entre 24 ministères et organismes fédéraux, sous l’égide de Condition féminine Canada. Même les grands de ce monde, dès qu’une femme a le moindrement du pouvoir, se voient obligés ou engagés pour promouvoir « l’avancement des femmes ». « First, with respect to our goals : We want to promote and protect the human rights of women. We want to end violence against women. We want to expand women's participation in political and economic decision-making. We want to assure equal access for women to education and health care throughout our lives, and we want to strengthen families through efforts to balance the work and family responsibilities of women and men. » Madeline Albricht and under Secretary for Global Affair Tim Wirth 24 août 1995. En préparation de la conférence de Beijing. – Ce matin, j’apprends la nouvelle “ How women will be more equal than men: Firms must reveal gender pay gap and CAN discriminate against men202.”, une autre mesure pour engager plus de femmes dans les corporations et institutions privées et publiques. – Julien me répond : on n’arrêtera pas cette éternelle discrimination positive ; les récalcitrants, malgré les tollés, seront probablement punis: «Miss Harman, whose earnest feminism has earned her the nickname Harriet Harperson, has bowed to pressure from colleagues to make the gender pay audits compulsory initially only for councils, public bodies and firms who provide services for public bodies. » L’arrivée de ces femmes féministes au sein du pouvoir politique devrait faire friser les cheveux des hommes au pouvoir. Hélas, non! Comme au Québec, la peur du scandale, la peur de se faire traiter de « masculiniste » ou « antiféministe » est présente à chaque porte ministérielle. Francis Depuis-Dery, dans son livre « Le Mouvement masculiniste au Québec », cible le député et exministre de l’Éducation, Pierre Reid, comme un « méchant masculiniste », donc, un antiféministe, et ce, pour avoir encouragé un projet pilote pour les garçons :

Mail Online : 27 juin 2008 : «Harman vows to force through 'true equality' in the workplace, as bosses call plan 'a nightmare'» Une journée d'école sans filles ! 25 septembre 2009 Journal de Montréal. Extrait «Les groupes de femmes ne sont pas d’accord. La Fédération des Femmes du Québec juge sévèrement le Gars Show. « Ce n’est pas un avancement pour la société », plaide la présidente de l’organisme, Michèle Asselin. « La discussion sur la place des garçons à l’école me paraît valable, dit-elle. Mais, avec le Gars Show, on semble renforcer les stéréotypes sexistes » 202

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«Le gars show» 203 . Un tel mouvement peut-il être totalitaire? En retournant quelques instants dans l’Histoire, ce n’est pas la première fois qu’une dictature exploite la délation et la peur du pouvoir par des récriminations ou des pénalités. L’art de culpabiliser serait-il plus féminin que masculin ? “The conference recommended the appointment of a special rapporteur on violence against women and such a person was subsequently appointed by the U.N. Commission on Human Rights.”204 En 1963, le 20 novembre, l’assemblée générale des Nations Unies a proclamé la résolution 1904 : la «Déclaration de l’élimination de toute forme de discrimination raciale» et, plus particulièrement « […] any doctrine of racial differentiation or superiority is scientifivally false, morally condamnable, socilay unjust and dangerous ». Quelques années plus tard, il y a eu plusieurs accouchements issus de cette « déclaration ». Il faudra analyser comment vient au monde une déclaration et comment elle tourne en convention et, enfin, en recommandations politiques et puis en lois. Les groupes de féministes, pour faire avancer leur agenda et obtenir naturellement du financement, s’appuyèrent sur le « Rapport de la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada » ( Florence Bird 19081998 ) et la fameuse Charte canadienne des droits et libertés.( 1987 ). Plus tard, puisque toutes les lois doivent obtenir l’approbation de l’équipe de la Condition féminine avec la mise en place de « L’analyse comparative entre les sexes205 », il devient évident qu’une loi ne sera pas votée si elle n’obtient pas en préliminaire l’accord des féministes. Les députés, toujours aussi sensibles à leur réélection, se retrouvent coincés face à un électorat de plus en plus convoité. Tout comme, l’industrie de la consommation, les femmes indépendantes financièrement sont devenues une cible choyée. # Économie et pouvoir, le couple de larrons de notre société moderne. Cette Charte canadienne des droits et libertés, un cadeau empoisonné de l’exPremier ministre et avocat, Pierre-Elliot Trudeau, ouvrait la porte à toutes les minorités visibles et invisibles du pays. Les articles 15 et 28 de la Charte stipulent que les droits et libertés sont garantis également aux personnes des deux sexes. L'article 15 interdit la discrimination fondée sur la race, l'origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l'âge ou une incapacité mentale ou

« Hommes en désarroi et déroutes de la raison », par Francis Dupuis-Déri, Le Devoir, 24 septembre 2003. «Il serait plus prometteur d'encourager un féminisme au masculin que d'adopter une approche réactionnaire et de chercher à définir de façon traditionnelle l'identité des hommes» 204 Background on the UN World Conference on Women. Leading to.. The Fourth United Nations World Conference on Women – Action for Equality, Development and Peace. - September 4 - 15, 1995 http://dosfan.lib.uic.edu/ERC/intlorg/conference_women/950501.html Visité 29 janvier 2012Accessible en cache seulement 205 http://www.swc-cfc.gc.ca/pubs/pubssubject_f.html#sexes 203

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physique. L'article 28 206 prévoit que les droits et libertés mentionnés dans la Charte sont garantis également aux hommes et aux femmes. ( Indépendamment des autres dispositions de la présente charte, les droits et libertés qui y sont mentionnés sont garantis également aux personnes des deux sexes.)207 – Bébert ! – Oui! – Y-a-t-il d’autres sexes que les deux sexes? – Ouais, le sexe fort, le sexe faible, le premier sexe, le deuxième sexe et… les autres. À quel point tous ces « programmes d’actions » influencent-ils la magistrature ? Il est évident que les magistrats et plus particulièrement nos « jujuges » de la Cour suprême soient toujours tributaires des mouvements sociaux en place. Dans le discours du Trône, en 2004, « Renforcer les assises sociales du Canada, Engagement à l'endroit de l'égalité entre les sexes 208 » on y retrouve les orientations en termes d’égalité pour entre les femmes et les hommes…. mais essentiellement pour les femmes. « L'égalité entre les sexes est essentielle au succès économique et social du Canada ainsi qu'à l'efficacité du gouvernement. » « Le Programme d'action pour l'égalité entre les sexes » est un cadre qui aide le gouvernement du Canada à incorporer le double point de vue des hommes et des femmes dans l'élaboration de ses politiques ; à favoriser la compréhension publique des avantages issus de l’égalité ; et à faire participer les citoyennes et citoyens à ses réalisations. Comme l'atteinte à l'égalité entre les sexes doit être un objectif commun à tous, les ministères fédéraux sont invités à collaborer pour incorporer dans tous leurs programmes, politiques et services le double point de vue des hommes et des femmes tout en tenant compte de la diversité. Le Programme d'action pour l'égalité entre les sexes favorise la création de partenariats entre CFC, les ministères et divers intervenants et intervenantes pour des initiatives ciblées visant à contrer la violence à l'endroit des femmes, à améliorer la santé et le bien-être des femmes ainsi qu'à accroître leur autonomie économique et à faire valoir leurs droits fondamentaux. » On y va avec le « double point de vue des hommes et des femmes » et on conclut avec « contrôler la violence envers les femmes, améliorer le bien-être des femmes et accroître leur autonomie ». Exit le point de vue des hommes. Une autre bibitte pour femmes seulement. Faut-il s’étonner de la jurisprudence créée par nos juges de la Cour suprême ? Non, Claire L’Heureux-Dubé s’est faite le

Cadeau de Doris Anderson en 1981 (mariée à un avocat en 1957 avec David Anderson) http://lois.justice.gc.ca/fr/charte/#egalite 208 Discours du Trône 2004 sur l’engagement du fédéral 206 207

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défenseur du féminisme et des groupes gais. À un tel point, que des jugements, comme Gordon c. Gordon, ont tous une odeur de féminisme. À l’occasion de la cérémonie de départ pour sa retraite ( 10 juin 2002 ), n’est-ce pas elle qui dit : « Si - comme on l'a entendu dire - « les féministes ont pris contrôle de la Cour », ce mouvement a commencé il y a longtemps et particulièrement avec la dissidence du juge en chef Laskin dans l'arrêt Murdoch, qui est devenu l'opinion de la majorité moins de cinq ans plus tard dans l'arrêt Rathwell; puis plus tard les motifs du juge en chef Dickson dans Action Travail des Femmes, Brooks, Janzen, Sorochan, Pettkus c. Becker, ceux du juge Wilson dans Lavallée et Morgentaler), et ceux du juge Cory dans Peter c. Beblow, pour ne mentionner que quelques jugements d'anciens collègues avec lesquels j'ai eu le grand privilège de siéger. » Qui l’invita pour fêter son départ, le 1er mars 2002, dans le cadre de « Chapeau bas à l’égalité ? » L’Association nationale de la femme et du droit (ANFD) pour commémorer la journée internationale des femmes. Le 6 mai 2002, elle fut bruyamment accueilli à son arrivée en limousine par un mini-groupe de pères séparés d’Ottawa et de Toronto devant l’Hôtel Hilton de Toronto à l’occasion d’un souper en son honneur organisé par Equal Marriage, for same-sex couple. Toute l’élite d’avocats gais est présente209. Dans son discours, « l’honorable » Beverley MacLachin, parle en ces termes : «Claire's judgements, often descending, have consistently demonstrated the potentency of judicial activism as a force for social change.» – Quoi dire de plus ! À quel point nos juges sont-ils influencés par un « militantisme » judiciaire de changer un pays en fonction des pressions externes ? Peut-on encore croire à leur indépendance ? Le Québec, comme à l'accoutumée, finit par changer sa propre charte en incluant dans son préambule « L’égalité entre les femmes et les hommes », la Loi 63 fut votée, sans aucune opposition, en juin 2008. Prochaine étape : l’égalité économique des femmes. Bien qu’elles soient majoritairement plus diplômées, les femmes gagnent moins que les hommes. « L'écart d'éducation entre les hommes et les femmes est éliminé En fait, l'écart est renversé : les femmes ont aujourd'hui plus de diplômes que les hommes. En 2001, la moitié (49 %) des femmes âgées entre 25 et 44 ans avaient un diplôme d'études postsecondaires, à comparer à seulement 40 % des hommes de ce groupe d'âge. Seulement 26 % des femmes âgées entre 20 et 24 ans avaient fait seulement des études secondaires ou moins, à comparer à 36 % des hommes. Selon Statistique Canada, le nombre de femmes âgées entre 25 et 29 ans ayant un diplôme universitaire a doublé entre 1981 et 2001 (passant de 16 % à 209

http://www.samesexmarriage.ca/advocacy/dube.htm

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31 %). La proportion des hommes ayant un diplôme universitaire a augmenté beaucoup plus lentement, passant de 15,5 % à 26 %. Les femmes constituent actuellement la majorité des diplômés d'universités et 60 % des diplômés de collèges.» La mauvaise nouvelle « Les femmes gagnent moins que les hommes Même si les femmes sont plus scolarisées que les hommes et sont de plus en plus nombreuses à travailler à plein temps, l'écart salarial entre les femmes et les hommes ayant un diplôme universitaire persiste. En fait, une diplômée universitaire qui travaille à plein temps à longueur d'année ne gagne que 68 % de ce que gagne un diplômé universitaire. » Congrès du travail du Canada 23 octobre 2008 – Et ce genre de discours passe comme du beurre dans la poêle. Des chiffres basés sur la moyenne salariale des deux groupes, dont on ne connaît pas la source. En considérant l’absence au travail des mères pour s’occuper de leurs progénitures ou la rareté des femmes à postuler à des postes exigeant une disponibilité de 50 hrs/sem et plus. Quoi de plus normal que de retrouver dans cette catégorie une masse salariale moins élevée que celle des hommes ? Avril 2009, une autre loi est votée sans opposition : le projet de loi 25, modifiant la Loi sur l’équité salariale. Toutes les entreprises salariales de 10 employées et plus devront respecter ce que l’«état maman» veut. Une dictature rose se met graduellement en place. La prochaine étape sera probablement des mises en garde, des pénalités et des refus aux contrats gouvernementaux si on ne respecte pas les grandes orientations féministes. – Mon petit gars, si tu n’es pas sage et si tu ne donnes pas priorités aux femmes, tu n’auras pas droit aux bonbons. Na ! N’est-ce pas vrai, Bert ? – Dans l’affaire Lola210, la Cour d’appel du Québec, le 3 novembre 2010, a statué que 1 200 000 couples seront considérés comme ayant les mêmes droits que ceux mariés. Jean et Julien en cœur répondent : – Allez, les «fifilles, collectez vos redevances». L’ordre des conseillers agrée en ressources humaines, y va de ce ton : « L'Ordre voit notamment d'un bon œil le fait que les entreprises atteignant dix salariés en moyenne au cours d'une année civile soient assujetties à la Loi. « Le fait d'assujettir un plus grand nombre d'entreprises est une bonne chose compte tenu des bienfaits de l'équité salariale dans les milieux de travail. ……. Il est clair que l'équité salariale est un choix de société que nous avons fait et auquel nous souscrivons, …. », M. Francoeur.211 Droit de la famille 102866 500-09-019939-099et (500-04-028504-026) J.C.A. Marc Beauregard. Julie Dutil, Lorne Giroux 210

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Nos Chinois et nos ex-communistes du rideau de fer, doivent rires dans leurs barbiches ? – Dis-moi, Bébert, ce magazine respecte-t-il la parité ? – Es-tu fou ? Ils sont 22 employéEs/collaborateurEs. Sur ce nombre, 19 sont des femmes. C’est cela l’égalité au sein des institutions. On aura droit, pour les prochaines décennies, aux jérémiades intitulées « le partage des tâches ménagères » et quelques lois pour équilibrer la surcharge des mères sur le marché du travail, telles que conciliation travail-famille. Encore des sous pour « faire des enfants » et inciter les gars à s’absenter du travail pour tenir le biberon. De l’autre côté, une nouvelle bouche à nourrir et les ajustements à la hausse des cotisations au régime québécois d’assurance parentale (ROAP). Aux dernières nouvelles, cela coûte un autre milliard de dollars au bon peuple québécois. # Millions ici et là Lors d’une réplique de la ministre Carolle Théberge aux critiques de Françoise David sur le financement pour l’égalité des femmes. – Bebert, elle est tenace, la David! – En effet, toute une figure de proue socialiste-féministe-écologique-lesbien. Elle s’est occupé des monoparentales de 1977 à 1987, puis du Regroupement des Centres de femmes. En 1994, elle devient présidente de la Fédération des femmes et, en 2004, porte-parole du mouvement féministe et altermondialiste Option citoyenne. Maintenant, elle est une des deux têtes du parti politique Québec-Solidaire. Il parait que ce parti n’est pas sexiste…. Théberge, ministre de la Famille, des Ainés et …. de la Condition « féministe » ne doit pas l’avoir en estime lorsqu’elle réplique aux critiques de nos chialeuses institutionnelles. « Il y a plusieurs mesures concrètes et il y a assez de fonds aussi», soutient-elle. Elle souligne que, parmi les 63 actions du plan triennal, 42 sont de nouvelles mesures. Elle fait valoir que la somme additionnelle de 24 millions «s'ajoute à des dizaines et des dizaines de millions qui sont là dans d'autres programmes». Elle évoque par exemple la somme de 90 millions de dollars que le gouvernement a réservée pour lutter contre la violence faite aux femmes entre 2004 et 2009. Le Plan d'action gouvernemental 2004-2009 en matière de violence conjugale comprend une campagne de prévention. «On travaille à faire en sorte que cette campagne soit récurrente et dure le plus longtemps possible», dit-elle.

211 http://www.orhri.org/presse/fiche.aspx?p=352260 «Salle de presse : Projet de loi 25 modifiant la Loi sur l’équité salarial : un pas de plus vers des milieux de travail plus saints et productifs.» 13 mars 2009

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La ministre mentionne par ailleurs que des mesures de la politique d'égalité pourront être financées «à même les budgets des ministères concernés», rappelant son approche «transversale». Elle insiste sur la nécessaire implication de tous les intervenants. «Il faut que les gens se sentent impliqués et imputables des résultats.» – Nous avons eu droit à une immense banderole accrochée sur le côté du Complexe Gouvernemental et un vidéo informant que les femmes sont violentées ou agressées, par un homme, son père, son mari, son frère, son cousin, etc. Bref, pour tout être humain ayant une paire de couilles. Et même ceux qui s’ignorent. # Plaintes sans fondement ! Nos pauvres masculinistes, après avoir déposé quelques mémoires en commission parlementaire, dont moi-même, dénoncent la manipulation du terme « égalité entre », lire plutôt : une « égalité pour » les femmes et rien du tout concernant celle des hommes. Nous sommes lors du dernier dépôt de mémoire en commission parlementaire des Affaires sociales, tout au plus cinq groupes sont dissidents au projet 63 modifiant le préambule de la Charte québécoise et insérant dans l’article 49.2 : « Les droits et libertés énoncés dans la présente Charte sont garantis également aux femmes et aux hommes. ». Faut-il s’étonner du pouvoir en place, pouvoir de plus en plus féminisé ? Sur le site web du secrétariat à la Condition féminine, on y mentionne : « Saviez-vous que... Le Secrétariat à la condition féminine soutient et coordonne un réseau gouvernemental de responsables de la condition féminine dans plus de trente ministères et organismes. » – Bon, vous le savez maintenant. Y-en-a partout, partout, et gare aux opposants! Madame Saint-Pierre, nouvelle ministre de la Condition Féminine, en 2008, est greffée cette fois-ci à la Culture, et les Communications. – Lors du dépôt de mon mémoire sur ce projet, la ministre St-Pierre perdit l’usage de la parole. Elle ne me posa aucune question. Dommage! Cela aura été une bonne séance d’argumentations. Il est probable qu’elle ne puisse pas «communiquer» avec moi, parce qu’elle a reçu ma plainte, concernant la dernière campagne sur la violence conjugale… envers les femmes. La plainte consiste sur l’absence des cas de violence envers les hommes dans la publicité divulguée à travers les canaux médiatiques. Mon argument, même s’il existe, et fut ce qu’un seul cas de violence envers les hommes cela n’excuse pas le gouvernement de l’ignorer. – Que fut le résultat de ta plainte ? Demanda Julien. – En quelques mots. La ministre a le droit d’émettre des opinions. Aller plus loin dans la suite de la plainte est possible, mais considérant à chaque réponse un délai de huit à dix mois, je ferme le dossier. # 150


Les poulaillers Les changements de partis politiques ne changent pas nécessairement l’idéologie existante en place depuis les 30 années de pouvoir du parti politique Québécois. L’arrivée du parti Libéral du Québec, traditionnellement plus à droite que celui du gouvernement précédant, serait un vent de changement. Hélas ! Nous avons eu la dame Courchesne. Elle fut nommée ministre des Relations avec les citoyens et de la Condition féminine. Puis ce fut Christine St-Pierre, et la Condition féminine greffée à son ministère, Culture et Communication. Mars 2009, comme par tradition, elle s’exprime en ces termes : « Il faut continuer de se battre pour faire progresser les choses »212 Courchesne, avec son titre de ministre des les citoyens, en théorie, cela n’exclut pas les citoyennes, mais….. lors de la nomination des ministres, un petit oubli s’est glissé dans la redistribution des portefeuilles : on a « oublié» la Condition féminine. C’est assez pour déclencher un assaut contre le gouvernement, à un tel point que dès le lendemain, le Premier ministre Charest s’excuse et nomme madame Courchesne responsable de la Condition féminine en plus de son nouveau ministère, celle des Relations avec les citoyens. Malgré cela, la Condition féminine en terme technique n’a pas encore son ministre et son ministère. Nos chères féministes, toujours assoiffées de pouvoir, reviennent à la charge durant les mois suivants. Le tremblement de terre se produit le 25 septembre 2003. La ministre Courchesne annonce une modification de la mission du Conseil du Statut de la femme, elle englobera dorénavant sa mission dans une perspective d’égalité entre les femmes et les hommes. C’est assez pour faire friser le petit groupe de militantes du 110 rue Sainte-Thérése à Montréal. Oui, c’est ce que j’appelle le « Bunker ». – Bert, Bunker ! T’es pas sérieux, les organismes communautaires se regroupent souvent pour s’héberger à moindre coût. Ce bâtiment historique dans le Vieux Montréal est à quelques pas du Palais de justice de Montréal. C’est très utile pour influencer la magistrature d’envoyer les louves en éclaireuses sur les dossiers d’hommes violents, tout en étant informées, et ce, aussi vite que les médias. Ce « bunker », car il est surveillé par caméra et n’entre pas qui veut. Le «bunker» héberge 12 organismes féministes : Le Carrefour pour Elle, Le Centre de formation pour les intervenantes auprès des femmes en difficulté Athéna ; le Conseil d’intervention pour l’Accès des femmes au travail )CIAF) du Québec ; la Fédération du Québec pour le planning des naissances, la fiducie de la Fédération des femmes du Québec ; La Maison Parent-Roback ; les Éditions du Remue-ménage Inc. ; Peri-Ressource service d’éducation pour femmes enceintes et les pères inc ; le Regroupement des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violences conjugale. Tous(tes) sont des organismes de bienfaisance bénéficiant des avantages fiscaux considérables. À cette liste il y a la Fédération des femmes du

Entrevue avec Christine St-Pierre, ministre de la Condition féminine - Des avancées, certes... Le Devoir 9 mars 2009.

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Québec ; la Table de concertation en violence conjugale de Montréal ; le Centre de documentation sur l’éducation des adultes ; la Marche Mondiale des femmes et, enfin, Femmes, technologies d’apprentissage et marché du travail. Les taxes et impôts provinciales pris à même les poches de ceux qui gagnent 23% de plus que les femmes, pour soutenir ce « lieu » s’élèvent pour l’année 2005 ( et indexé automatiquement ) à 2 492 083 $ ( 2,5 millions $ ). Il faudra probablement multiplier ce montant par deux en rajoutant les sommes reçues du gouvernement fédéral, du municipal, des fondations et, enfin, des communautés religieuses. Comme quoi, il paraît que les femmes sont discriminées économiquement. La dépendance financière de ces femmes est légendaire et fait partie de l’Histoire. Quelles sont leurs sphères d’influence ? Dans le plan de cours général de l’Université Laval, section Faculté de Droit du trimestre d’automne 2006, par la « professeure » et titulaire de la Chaire Claire Bonenfant, j’ai extrait au hasard une référence citée comme sujet d’étude : « Des indicateurs sociocommunautaires pour estimer le travail des femmes dans les communautés ». Après quelques recherches sur le site Web de la Condition féminine Canada, il est cité en remerciement : « Merci aussi au comité aviseur de cette recherche, formé de représentantes de groupes de femmes en économie sociale, soit Ginette Bergevin, du Regroupement des groupes de femmes de la région de Québec, Christine Pruneau, de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie, et Hélène Dumais, du CLSC de Longueuil Ouest, et ex-conseillère en économie sociale auprès de la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie. Un merci tout spécial à Danielle Fournier, professeure à l’école de service social de l’Université de Montréal, à Josée Belleau, ex-agente de liaison de l’R des Centres de femmes du Québec, et à Bill Ninacs, conseiller et professeur en développement communautaire, pour leur éclairage à divers moments de cette recherche. Leurs « lumières » ont été des plus fécondes. » – Leurs « lumières » en effet, sont très fécondes ! On comprend facilement la panique au sein de ce « poulailler », lorsque le nouveau gouvernement a « oublié » de rattacher le Conseil du Statut de la femme à un ministère. Lors d’une visite à Montréal, Yves et moi avons décidé de visiter le fameux bunker des féministes. Moi, je veux prendre des photos. Depuis des mois, j’essaie d’obtenir des photos de toutes les maisons de femmes violentées. Elles sont 110 en tout pour la province de Québec, subventions totales pour 2007 : 52 millions ( 750 000 $ en moyenne pour 2009 ). Les seules informations disponibles sur leur location sont des cases postales. – Ber, comment vont-elles pour avoir des « clientes » avec des adresses secrètes ?

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Faudra leur demander. Pour les adresses secrètes, elles bénéficient de l’article 25,2 de la Loi sur la publicité 213 . Il parait que les hommes sont tellement violents qu’ils mettent mensuellement le feu à ces centres de refuges pour femmes en difficulté. Mettre le feu à une boîte postale, seule adresse disponible, réduit certainement la violence envers les femmes. Dis-je. Nous voilà devant la porte du bunker, une belle affiche sur feuille blanche 8 ½ x 11 signale l’interdiction d’accès à cette « église » féministe : caméra nous surveillant et l’obligation à signaler nos ID pour visiter ce bâtiment payé à même nos taxes. Dring dring, – Bonjour, nous sommes des étudiants en architecture et nous aimerions visiter l’édifice ? Yves pouffe de rire. – Claes tu as des couilles. Pauvre dame, rien dans ses protocoles d’interventions ne lui dicte quoi faire dans une telle situation. – Un instant. La voilà devant la porte, elle nous ouvre. – Ouiiiii ! – Nous avons remarqué que cet édifice historique fut rénové. Nous aimerions visiter l’intérieur. – L’édifice est fermé. Bin oui, comme toujours, il faut sonner pour entrer et montrer patte blanche, surtout que nous sommes de « l’autre sexe ». – Nous sommes de Québec, et nous repartons aujourd’hui, cela ne prendra que quelques minutes. – Entrez. Ce n’est pas moi qui s’occupe de cela. Je vais chercher la directrice. Veuillez attendre un instant. Bon, une fois seul dans le hall d’entrée, je pars dans les escaliers regarder les locaux Pas un chat, pardon, chatte. J’en profite pour lire les bulletins sur les babillards. C’est fou ce qu’on apprend sur les directives et les dernières nouvelles. Retour au rez-de-chaussée. Yves fait les cent pas. Je lui suggère d’aller visiter leur bibliothèque située au rez-de-chaussée, dans la moitié du bâtiment. Une toute petite bibliothèque remplie exclusivement de rapports sur la condition féminine, du moindre texte au changement législatif, et ce, toujours sur les femmes. – Le sexisme paraît que c’est une invention du patriarcat. Me dit Yves.

Règlement d'application de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, R.Q. c. P-45, r.125.2. Sont dispensés de déclarer les informations visées au paragraphe 4 du premier alinéa et aux paragraphes 1 et 6 du deuxième alinéa de l'article 10 de la loi, les assujettis dont les activités consistent à offrir des services d'hébergement pour des personnes victimes de violence.- Les assujettis visés au premier alinéa sont également dispensés de déclarer le domicile des personnes visées aux paragraphes 2 et 3 du deuxième alinéa de l'article 10 de la loi 213

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Et le tout répertorié et informatisé comme les bibliothèques nationales. Yves, demande à la p’tite dame en arrière du comptoir, si le mot masculiniste existe. Très professionnelle, elle pitonne sur le clavier.. – Nous n’avons rien sur le sujet. – Avez-vous un dictionnaire. Je vous laisse imaginer la suite. Bien sûr, cela n’existe pas, c’est une invention des féministes pour dénigrer les opposants à leur dogme, tout en lui donnant une connotation péjorative aux revendications des pères séparés. Les opposants à l’homosexualité ont utilisé avec succès l’homophobie, à un tel point qu’un amendement au Code criminel fut voté en 2004, pour inclure les « propos haineux » envers les groupes gais. Il est reconnu aujourd’hui, dans le code criminel, comme groupes «identifiable». – Que dit le Code criminel ? Art. 319. (1) Quiconque, par la communication de déclarations en un endroit public, incite à la haine contre un groupe identifiable, lorsqu’une telle incitation est susceptible d’entraîner une violation de la paix, est coupable : a) soit d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de deux ans ; b) soit d’une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire. Fomenter volontairement la haine (2) Quiconque, par la communication de déclarations autrement que dans une conversation privée, fomente volontairement la haine contre un groupe identifiable est coupable…… – Tzé quoi un groupe identifiable, Bébert ? – Yves, selon le Code criminel, art. 318 : un « groupe identifiable » désigne toute section du public qui se différencie des autres par la couleur, la race, la religion, l’origine ethnique ou l’orientation sexuelle. – Mazère! Je subi de la haine ! – Oublis ça ! T’es blanc et hétéro mon cher Yves. # Xième marche… l’édredon Une jeune dame vient à notre rencontre. Elle est censée être la directrice du centre. – Bonjour puis-je vous aider? – Nous avons remarqué la qualité de la rénovation de l’immeuble, et nous aimerions visiter les lieux. – Ce n’est pas possible, c’est un lieu privé… – Excusez-moi, mais je crois que cet édifice est financé par le gouvernement, c'est-à-dire avec les taxes et impôts de tous les citoyens. Donc, je suis un citoyen et j’aimerais visiter comment sont utilisées nos taxes. Imaginez son cerveau au boulot, se demandant qui est ce zozo. Ne se laissant pas décontenancer, elle nous dirige à la cafétéria, au rez-de-chaussée. Une fois 154


assis nous sommes quitte pour une ribambelle de questions. « Qui somme, nous ? Pourquoi, etc, etc ». La moutarde, ce produit virtuel, commence à me colorer le nez. La conversation se dirige sur la victimisation et la violence envers les femmes. Difficile de rester de glace devant l’éternelle litanie victimaire des femmes. Les échanges verbaux commencent à prendre une tournure d’argumentations, et puisque je ne tiens pas à dévoiler la raison de notre visite, je me lève et décide de quitter les lieux. Je ne suis pas là pour convaincre qui que ce soit et encore moins une convaincue de « l’église de l’égalité ». Tout en marchant vers l’extérieur, elle me demande : – Puis-je savoir qui vous êtes ? – Gilbert Claes – De quel organisme ? – Aucun, juste à titre personnel. – Il me semble que je vous ai vu quelque part ? – Possible, je suis souvent interviewé à la télévision. Elle ne lâche pas le morceau tant que sa curiosité ne soit comblée. Elle nous suit jusqu’au milieu de la rue. Yves est déjà dehors depuis 5 minutes, sa canne et sa «patte folle» m’attend au coin de la rue. La scène mérite d’être filmée. La p’tite dame en dehors du bunker, suivant le gros moustachu qui ne veut pas en dire davantage. La pauvre, elle a dû retourner à son poste et devra certainement écrire un rapport d’événement. – Gilbert, tu es effronté. – Non, je ne crois pas. Il ne faut pas craindre son ennemi ( même si ce ne l’est pas ) et visiter ses lieux. Puis, je sais qu’elle fouillera sur le web ou questionnera le personnel si quelqu’un connaît un certain Gilbert Claes.(en massacrant mon nom : Klaus Claais ou clé) Les gros méchants envahissent le quartier des femmes... J’imagine déjà dans un texte quelque part sur le web, ce genre de propos. Ce qui arrive des mois plus tard. Une rumeur veut que des masculinistes aient saccagé les locaux de la Fédération des femmes… un mensonge de plus ou de moins… rien de trop beau pour alimenter la victimisation. J’ai revu la p’tite dame à Québec, lors d’une autre marche des femmes, financée à même nos taxes. Cette fois-ci, c’est la promenade d’un tissu brodé par les tricoteuses : la charte des femmes. Pas sexiste du tout, elles veulent leur propre charte, faut pas leur en vouloir. Leur religion doit bien faire un peu de pub pour promouvoir un monde meilleur sans violence… envers les femmes. L’autre violence, celle envers les hommes, si cela existe, ne concerne pas le mouvement féministe. Les hommes n’ont qu’à se prendre en main… Je connais la réponse. Assis sur le rebord en ciment devant le Parlement de Québec, je regarde comment ces femmes s’organisent. Très bien organisées, je dois l’avouer. Elles arrivent en autobus nolisés, boîte à lunch en main, brocard de couleur selon leur région d’origine ou d’allégeance syndicale. Elles ont un parcours déterminé à suivre à travers la ville de Québec : rassemblement de départ Place de France, face au fleuve et du traversier Québec-Lévis, affiches de la CSN, FTQ et de la

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SPIIQ, bref, les gros syndicats soutenant nos pauvres victimes de femmes. Je photographie ce beau monde marchant à travers le Vieux Québec, escortant la fameuse « charte des femmes ». Un « patchwork » nommé « Charte des femmes pour l’humanité », mignon et coloré. Une œuvre d’art qui sera en cavale à travers le monde pour promouvoir le dogme féministe. Avec nos taxes, s’il vous plaît! Je tiens à le mentionner lors de mes recherches sur le financement des OSBL féminins, le regroupement des centres de femmes (l’R des femmes) déclarera plus de 142 233 $ de dollars en frais de déplacement pour cette année. – Cela coûte cher faire voyager un édredon brodée. Es-tu sûr de tes chiffres ? – Oui, il est enregistrée comme organisme de bienfaisance, ses états financiers sont disponibles sur le web à l’Agence de Revenu Canada. Toujours assis devant le parlement, j’écoute l’orchestre installé sur une estrade à l’intérieur du périmètre du terre-plein. Une femme, ( elles ont dû la choisir ), son look très « bitch », bottes de construction, jean, casque, bref, tout l’équipement du parfait « bounser » surveillant les entrées et sorties entre les barrières de sécurité érigées pour l’occasion. Les groupes de manifestantes arrivent par grappes et attendent les ordres avant d’investir les lieux. Je regarde les toilettes portatives bleues ( j’insiste sur le mot bleu), installées le long de la muraille entourant le Vieux Québec. Chapeau, elles sont bien organisées... et toujours avec nos taxes ! – Bonjour, je vous connais. C’est vous qui êtes venu à Montréal ? La p’tite dame du bunker. – En effet. – Je suis une mère, et je n’approuve pas votre discours. Je suis aussi divorcée et vis dans une famille recomposée… Wouash! Le mot : monoparentale..! Denise Bombardier dans son livre : La déroute des sexes, nous parle en ces termes : « Parfois, il est absent, et il arrivent de plus en plus qu’il n’y ait plus de mari – on les appelle, ces femmes, quel terme barbare, les «monoparentales». » – Et.. .? – Je suis pour la garde partagée et vous généralisez lorsque vous accusez les femmes. – Mais pour conserver le droit sur les enfants et obtenir la garde des enfants et les avantages reliés à la monoparentalité, on utilise les fausses accusations de violence. Bon, la violence envers les femmes, c’est bien généralisé, n'est-ce pas? Selon les dires, une femme sur deux est violentée. La violence est un phénomène généralisé, comme la publicité de McDo… Mais on oublie la violence envers les hommes, parce qu’elle pourrait sous-entendre qu’elle le soit par des femmes. Comme la violence envers les femmes sous-entend qu’elle est faite par des hommes. En réalité, votre mouvement, parce que le féminisme est un mouvement social, comme tous les autres mouvements utilisant le « isme », ont un début et une fin. Tout dans votre discours est exclusif, si ne n’est pas relié au féminisme. Refuser d’adhérer à ce mouvement fait de vous un paria ou un masculiniste.

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– –

Ce n’est pas vrai… Le mouvement féminisme est construit sur des mensonges, que ce soit Hitler, Mao, tout comme les grandes religions, vous ne faites pas mieux. Je ne me souviens plus de ses commentaires ; je crois que je ne lui en ai pas laissé l’occasion. De toute façon, une adepte injectée de la vérité du féminisme et aussi jeune…Vouloir la convaincre n’est pas mon but. Mais je voulais exprimer ma position et mes objectifs, sachant que cela serait rapporté à ses patronnes. Je n’ai pu m’empêcher de lui lancer : – Vous savez, on va travailler à couper vos vivres. Aucune envie de rester plus longtemps, ma caméra numérique souffre d’une indigestion de ces défilés, ces autobus nolisés, ces affiches syndicales et le « tissus » symbolique. Je n’ai pas encore déjeuné, mon estomac crie : « Assez ! J’ai faim ». # Hier, comme cadeau des fêtes de Noël, la ministre de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine annonce son plan d’action 2007-2010 « renouvelable », « Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait ». – Enfin, les hommes pourront réclamer le droit d’accoucher ! Le refuser deviendra une forme de discrimination. D’un sourire large, me dit Jean. Bon, je divague ! L’égalité de fait, ce n’est pas pour les hommes, mais pour les femmes. La lecture de ce document me confirme, encore une fois, que le peuple du Québec est dirigé, non pas démocratiquement, mais bien par des conventions dirigées à partir des Nations-Unies. En voici un extrait : Le « Programme d’action de Beijing », qui est issu de la Quatrième Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes (1995) constitue aussi un outil permanent de concertation et de mobilisation, de même qu’un cadre qui oriente l’intervention du gouvernement en matière de soutien à l’égalité entre les femmes et les hommes. À l’occasion de la 49e session de la Commission de la condition de la femme, qui a souligné le 10e anniversaire de la Conférence de Beijing, le gouvernement du Québec a réaffirmé son engagement au regard des objectifs stratégiques de ce programme d’action.»214 Un petit cadeau de 24 millions. Ce n’est pas demain que je leur couperai leurs vivres ! Au fédéral, grâce au Comité permanent de la condition féminine (FEMO)215, elle ira aussi de sa quête.

http://www.mfacf.gouv.qc.ca/publications/pdf/CF_egalite_politique.pdf Pour l’égalité de droit devienne une égalité de fait. Politique gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes. 18 décembre 2006 215 Réponse du gouvernement au troisième rapport du comité permanent de la condition féminine«Le financement par le program de promotion de la femme : ce qu’en pense les organisations de femmes» 38ième législature, 1re session, 4 octobre 2004-29 novembre 2005. 214

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«Le gouvernement du Canada tient fermement à promouvoir l'égalité entre les sexes. Son engagement à cet effet a été réaffirmé dans la Charte canadienne des droits et libertés et par l'adhésion du Canada à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) ainsi qu'au Programme d'action de Beijing des Nations Unies (1995).» 10 recommandations et une augmentation de 25% pour le lobby féministe. – Gilbert, je te l’ai souvent dit, que c’est de la « big business » ? – Sur le dos de toute la population ! # Le pouvoir rose Le 25 septembre 2003, la députée de Fabre et ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration ( du 29 avril 2003 au 18 février 2005 ) annonce dans un communiqué de presse de modifier le Conseil du Statut de la femme, dans une « perspective d’égalité entre les femmes et les hommes ». C’est assez pour faire monter aux barricades, une activité régulière nos chères féministes. L’article de La Presse révèle que la Ministre envisage la fusion du CSF et du SCF et leur transformation en Conseil de l’égalité homme femme. Pour la ministre, la création d’une telle structure vient mettre un terme à la « défense exclusive des droits des femmes » à l’instar de ce qui se pratique dans les pays européens. – Vois-tu, Julien, dès qu’elle ( Courchesne ) a eu son chapeau de ministre du Statut de la femme, elle fut invitée par les Compagnons de la Jacques-Cartier à Paris. Les féministes françaises en ont profité pour faire son éducation. La France a depuis peu, changé leur truc pour un Conseil de l’égalité. Et naturellement, elles ont greffé un Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes. Courchesne a voyagé avec 17 personnes, toutes des femmes de divers milieux. Cela m’a intrigué, à un tel point que j’envoie un courriel au président des Compagnons de la Jacques-Cartier. Qui paie le voyage ? Qui sont-elles est la raison ? – Pis as-tu eu une réponse ? – Tu veux rire ! Oui, ce n’est pas mes affaires. Je finis par découvrir qu’elles furent invitées à une réunion du clan. Je crois que c’est à Toulouse par la Fédération des femmes de la France. À son retour, un autre clan l’attendait devant sa porte. Le 27 janvier 2004, l’Intersyndicale des femmes216 publie un communiqué : «La ministre Courchesne rencontre une vive opposition à la transformation du L’Intersyndicale des femmes regroupe la CSQ, le SPGQ, le SFPQ, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), la Fédération autonome du collégial (FAC), la Centrale des professionnelles et professionnels de la santé (CPS), l’Association professionnelle des technologistes médicaux du Québec (APTMQ), le Syndicat des techniciens et artisans de réseau français de Radio-Canada (STARF) et le Syndicat des agentes de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ) 216

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Conseil du statut de la femme ». Elles ont déjà, en peu de temps, obtenu une rencontre avec la ministre. Les mises en garde sont au rendez-vous. Les représentantes des dix organisations syndicales membres de l’Intersyndicale des femmes ont prévenu la ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration et chargée de l’application de la Loi du Conseil du statut de la femme (CSF), Michelle Courchesne, qu’elle fera face à une vive opposition si elle dépossède le Conseil de sa mission en le convertissant en Conseil de l’égalité. Un mois avant, soit décembre 2003, la dame Courchesne reçoit dans ses bureaux le Groupe des 13217, autre regroupement de féministes. Dans son document de réflexion, elles ne s’opposent pas à un remaniement du Conseil, mais craignent plutôt de perdre le pouvoir au sein du gouvernement : – Bert ! Perdre le pouvoir au sein du gouvernement ? Ce peut-il qu’il y a un pouvoir qui dirige le gouvernement ? – Jean, nous vivons dans une société matriarcale... matriarcale, t’a compris ? Elles ont un œil sur le gouvernement. « Si la fusion se fait sous le chapeau du Conseil, en retenant essentiellement la fonction « conseil », c'est-à-dire l’habilité à conseiller ou aviser le gouvernement, à informer ou sensibiliser la population et, pour cela, à conduire des recherches sur des domaines particuliers, le danger est de perdre l’influence réelle exercée par une présence organisée au sein du gouvernement. Cela empêcherait de suivre, de l’intérieur, l’évolution des orientations, politiques ou actions gouvernementales comme le permet la présence du personnel du Secrétariat. Nous pourrions ainsi, avoir un œil sur le gouvernement. »218 Quoi dire de plus. Comment est structuré ce pouvoir au sein du gouvernement ? Il est mentionné à l’Assemblée nationale que la ministre Courchesne doit rencontrer le « réseau de responsables de la condition des différents ministères » et une date est fixée pour une réunion du « Réseau de répondants 219». Combien de citoyens sont informés de toute cette structure féminisée ? Quel est l’équilibre dans le rapport de force entre femmes et hommes ? Où sont les opinions des hommes et des femmes dissidentes ? À l’opposition, nous avons la députée péquiste, madame Jocelyne Caron. Plus féministe que cela tu meures ! ( Elle perdit son siège aux dernières élections ). Alors espérer une opposition du côté de nos députés, c’est vivre la désillusion totale. Lorsqu’il est question des femmes ou du mouvement des femmes, la sororité des féministes est légendaire, même à l’Assemblée. Être femme signifie être féministe et débattre la cause avant celle du député représentant ses citoyens. À la lecture des débats parlementaires, la connivence http://bv.cdeacf.ca/documents/PDF/2003_12_0002.pdf QUELQUES RÉFLEXIONS SUR L’AVENIR DU CONSEIL DU STATUT DE LA FEMME ET DU SECRÉTARIAT À LA CONDITION FÉMININE 218 «Quelques réflexions sur l’avenir du conseil du statut de la femme et du secrétariat à la condition féminine.» 219 http://www.oregand.ca/veille/2006/12/les_rseaux_rgio.html#more. Consulté le 2010-03-03 217

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entre femmes féministes est la règle du jeu. C’est maintes fois mentionné dans des articles de la Gazette des femmes ou dans les revues, telles l’Actualité ou Châtelaine. Donc, le deuxième volet qui est demandé au Conseil du Statut de la femme, c'est de faire des recommandations sur les orientations d'une nouvelle politique. Il ne faut pas l'oublier, la commission parlementaire va aussi porter, essentiellement même, sur les orientations d'une nouvelle politique : «Le plan stratégique 2008-2011 » du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine ; Dans un communiqué de l’Intersyndicale des femmes 220 « La Condition féminine dans la moulinette de la réingénierie de l’État». La riposte de l’Intersyndicale des femmes à la « réingénierie » de l’État risque d’entraîner un changement de cap radical en matière de condition féministe ». – La teneur de cette réaction sent le syndicalisme bien coloré en rouge. Il manque la faucille et le marteau et ce sera complet. – Heil Komorade! Un autre article publié dans le journal La Presse du 25 septembre 2003 et intitulé « La réingénierie des sexes », nous apprenait que « la mission, voire la raison d’être du Conseil du Statut de la femme est donc revue non plus dans une perspective de lutte entre les sexes (sic), mais d’égalité entre les hommes et les femmes ». Ces propos, et les rumeurs qui en découlent ont alarmé nombre de féministes au Québec. Pour sa part, l’Intersyndicale des femmes s’inscrit en faux contre le virage à droite dicté par les visées néolibérales du gouvernement Charest. Pierrette Bouchard, politicologue et titulaire de la chaire d’étude ClaireBonenfant sur la condition des femmes de l’Université Laval, publie sur le site féministe Sisyphe : « L’approche intégrée de l’égalité : contexte et perspective critique. Pourquoi changer ce qui est nécessaire et efficace ?»221 – Bin, mon Bébert, te voilà en politique ! Tu dois savoir, après toutes ces années à côtoyer les politiciens, qu’il existe un tabou qu’il ne faut pas affronter. Toi-même, tu l’as mentionné dans un de tes mémoires.

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L'INTERSYNDICALE DES FEMMES EST FORMÉE DE :- L'ALLIANCE DU PERSONNEL PROFESSIONNEL ET TECHNIQUE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX (APTS) WWW.APTSQ.COM - LA CENTRALE DES SYNDICATS DÉMOCRATIQUES (CSD) : WWW.CSD.QC.CA - LA CENTRALE DES SYNDICATS DU QUÉBEC (CSQ) : WWW.CSQ.QC.NET - LA FÉDÉRATION AUTONOME DU COLLÉGIAL (FAC) : WWW.LAFAC.QC.CA LA FÉDÉRATION INTERPROFESSIONNELLE DE LA SANTÉ DU QUÉBEC (FIQ) : WWW.FIQSANTE.QC.CA - LE SYNDICAT DES AGENTS DE LA PAIX EN SERVICES CORRECTIONNELS DU QUÉBEC (SAPSCQ) : WWW.SAPSCQ.COM - LE SYNDICAT DE LA FONCTION PUBLIQUE DU QUÉBEC (SFPQ) : WWW.SFPQ.QC.CA - LE SYNDICAT DE PROFESSIONNELLES ET PROFESSIONNELS DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC

(SPGQ) : WWW.SPGQ.QC.CA http://cbcsq.qc.net/sites/1679/societe/femmes/netfemme.pdf Visité le 1 février 2012 http://cbcsq.qc.net/sites/1679/societe/femmes/netfemme.pdf Consulté le 3 mars 2010

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Julien, «le pouvoir rose » c’est comme de l’urticaire…faut pas toucher à certaines plantes. Tu seras quitte pour une irruption cutanée instantanée. Et des plantes empoisonnées, il y en a partout. « S’inscrit en faux » une expression réutilisée maintes et maintes fois par ma chère députée Courchesne lors des débats parlementaires, et même devant la caméra des médias. C’est ce qui arriva un matin. – Allo, monsieur Claes. Avez-vous pris connaissance des propos de la ministre Courchesne ? Me dit le reporter de TQS à l’autre bout du fil. – Non ! – Seriez-vous disponible pour visionner le reportage ? – Oui ! -- -- Quand ? N’étant pas trop loin ( TQS se situe en bas de la côte ), il suffit pour moi de prendre l’ascenseur menant de la Haute ville vers le bas de la ville ou l’escalier de fer, si ma forme me le permet. J’accepte d’aller voir de quoi il s’agit. En arrivant, on me fait visionner une entrevue toute fraîche de la ministre. En plus, c’est une section du reportage non-publiée. – Monsieur Claes, avant de publier cette partie, nous aimerions avoir votre réaction ». Assis sur une chaise de secrétaire devant un petit écran de TV, les écouteurs sur les oreilles, j’écoute ce qu’elle avait à dire, sans savoir de quoi il en était question. Cela a duré sept minutes… assez pour me faire réagir, sinon, rugir... – Non, c’est trop fort. Réagir fortement, oui. – M. Claes, voulez-vous réagir ? – Tout de suite ? – Oui. Trop en maudit, je ne me souviens pas de ce que j’ai dit, mais cela ne devait pas être des compliments. J’ai demandé une copie de l’entrevue et de la partie nonpubliée au journaliste comme faveur. Ce qui est fait. On apprend avec le temps, que beaucoup d’hommes… et de femmes ne sont pas tous des féministes, mais craignent d’émettre des opinions contraires au « pouvoir féminin ». Lorsqu’on tient un peuple en otage par la peur, c’est un signe de l’existence d’une forme de totalitarisme. De retour, je téléphone à Guy. – Guy, j’ai un extrait d’une entrevue avec la Courchesne. Peux-tu en faire une copie ? Guy en fait plusieurs copies et une retranscription des propos de Courchesne. Elle n’est pas longue. Cette transcription est envoyée dans le réseau des gars. Un texte qui sera utile, peut-être. À conserver au cas ou ! – Dis-moi, Bébert, de quoi s’agit-il ? Tu nous laisses en plan, on salive tous les deux…Tzé koi hein ! – L’Intersyndicale « s’inscrit en faux » contre l’éventuelle transformation du Conseil du Statut de la femme en Conseil pour l’égalité.

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Le ridicule à son apogée. Un mouvement social prônant l’égalité entre les femmes et les hommes elles refusent un Conseil de l’égalité. Déjà, suite à l’élection du parti Libéral, il paraît que le Premier ministre avait oublié d’attribuer la Condition des femmes à un ministère. « La cérémonie d’assermentation du nouveau gouvernement Libéral allait nous confirmer la réduction de l’importance accordée à la question des femmes… le Premier ministre oubliant d’attribuer le dossier à l’une ou l’autre de ses ministres. « Distraction due à la surcharge d’une telle opération », confessait-il, le lendemain, en réponse aux protestations, notamment celles de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), annonçant du même souffle que le dossier de la Condition féminine serait rattaché administrativement au ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration… sans pour autant que la ministre ne voie nommément inscrire cette responsabilité dans son titre. Recul majeur et manifeste d’un dossier qui, faut-i le rappeler, relevait à l’origine du Premier ministre! » Intersyndicales des femmes Notre féministe nationale, Micheline Carrier, y va de son écriture : « Le cabinet Charest marque un recul pour les femmes222» « Le premier cabinet Charest plaira aux masculinistes dont le lobbying semble avoir été efficace. Plusieurs, dont le groupe L’Aprèsrupture, réclamaient depuis longtemps la suppression du Secrétariat à la condition féminine et la nomination d’un homme au ministère de la Famille. Ils ont obtenu satisfaction sur les deux points. Le Secrétariat à la condition féminine est présumément supprimé et aucune ministre n’est nommée déléguée à la condition féminine. Peut-être le premier ministre Charest (qui aurait tort de croire que l’égalité hommes/femmes est chose faite dans la société québécoise) a-t-il préféré agir de la sorte devant la demande des masculinistes de créer un ministère de la condition masculine... » – Beber, voilà ! C’est la faute des méchants masculinistes, waouh ! Les masculinistes sont t-y forts et pas à peu près ? Je ne le savais pas ! Dès le lendemain de la distribution des chaises, les féministes font pression, et le Premier ministre, dans un communiqué, avoue « sa distraction » due à une surcharge de travail. La condition est « collée » à la peau de la ministre de la Relation avec les citoyens et de l’immigration. Dans les jours suivants, les groupes de femmes attendent leur tour devant la porte de la ministre. On a eu droit aux discours des « les femmes immigrantes violentées, pauvres et en difficultés d’intégrations», bref, le patati et patata usuel et en oubliant les difficultés d’intégration des hommes immigrants223.

http://sisyphe.org/spip.php?article471 En dépit de son tiers féminin- Le Cabinet Charest marque un recul pour les femmes – Micheline Carrier 30 avril 2003. Visité le 1 février 2012 223 http://www.micc.gouv.qc.ca/fr/presse/allocutions-archivees/allocution-20041003.html Semaine québécoise des rencontres interculturelles. 2004 222

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L’article de La Presse révèle que la ministre envisage la fusion du CSF ( Conseil du statut de la femme ) et du SCF ( Secrétariat condition féminine ) et leur transformation en Conseil de l’égalité homme femme. Pour la ministre, la création d’une telle structure vient mettre un terme à la « défense exclusive des droits des femmes » à l’instar de ce qui se pratique dans les pays européens.224 – Et, alors ? – Je vous annonce les p’tits copains à 18h30 le 1 février 2012…… rien n’a changé ! 2000 ou 2001, c’est avant la victoire du parti Libéral. En tant qu’ancien membre du Comité de suivi de suivi sur la médiation familiale, je suis invité à l’école permanente du Barreau à Québec. Situé sur la rue St-Paul dans le quartier des antiquaires, à dix minutes peine à pied de chez moi. Le cocktail a attiré la clique des vautours en noir et aussi Linda Goupil, maintenant ministre de la Justice. – Mme Goupil, un plaisir de vous revoir. Toujours aussi en forme ? ( Bizou à gauche, bizou à droite ). J’ai eu le plaisir de participer au comité de suivi sur la médiation familiale avec elle, et ce avant qu’elle se lance en politique. Belle femme, avocate, mariée avec un entrepreneur en construction de la Rive-Sud de Québec, intelligente, mais, hélas !, adepte du féminisme. Elle connait mon opinion sur le féminisme et mon franc-parler. Lors de sa nomination comme ministre de la Justice et en plus, ministre de la Condition féminine, je lui ai envoyé, par lettre, mes meilleurs vœux pour ce poste à deux chapeaux225. Une manie depuis quelques décennies de jumeler la Condition des femmes sous la responsabilité d’un ministère. Puis, avec pour résultat des plaignardes quémandant des changements et beaucoup plus de subventions pour « contrer la violence envers les femmes ». Cette fois-ci, c’est au tour des femmes immigrantes. – M. Claes, nous allons créer un Conseil à l’égalité. – Madame Goupil, changer les panneaux à l’entrée du Conseil et du Secrétariat de la Condition féminine ne changera en rien l’hallucination de pouvoir des féministes. – Vous verrez, on s’occupera de la condition des hommes comme celle des femmes dans un esprit d’égalité. – Mme Goupil, créez un Conseil de la Condition des hommes, dirigé par des hommes pour des hommes, après, on verra si c’est nécessaire de fusionner les deux conseils. Mais avant, créons celui de la Condition masculine. Fin de notre échange amical… avec un canapé d’une main et un verre de vin blanc de l’autre.

Item http://www.gazettedesfemmes.ca/4507/linda-goupil-derriere-limage/ Linda Goupil : derrière l’image – Gazete des Femmes- Danielle Stanton 1 mars 2000 (visité le 2 février 2012)

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Maintenant, je peux comprendre la peur des politiciens de toucher ce nid de «coquer-elles». Ce qui arriva à la Courchesne en est un exemple. Cette fois-ci, des gars ici et là étaient prêt à affronter les jupes du pouvoir. – Qu’avait dit la ministre Courchesne, pour faire monter ta pression ? Une date restera longtemps dans la mémoire des gars, plus particulièrement les pères défendant la garde partagée des enfants dans les cas de rupture conjugale. Depuis le fameux rapport fédéral « Pour l’amour de nos enfants », les féministes ont toujours fait opposition à ce concept, en avançant que la violence et la domination des hommes sur les enfants seraient utilisées comme chantage pour continuer leur emprise sur les femmes. La plupart des hommes ayant vécu une rupture conflictuelle impliquant des enfants connaissent les techniques utilisées par certaines mères pour couper ou restreindre les liens paternels. Devant l’éternel discours du mouvement féministe proclamant sur tous les toits un monde meilleur par l’égalité des sexes et l’élimination des stéréotypes, ces hommes sont devenus allergiques à ce mouvement social. Le traitant, des fois, comme fut le mouvement de l’avant-guerre du temps d’Hitler, de « féminazie ». Alors, lorsqu’on parle d’égalité comme l’a fait Courchesne dans son communiqué du 26 février 2004, « "La poursuite de l'égalité est une responsabilité qui doit être partagée par l'ensemble de la société" – Le visage de Julien en point t’interrogation, me demande : que veut-elle dire par l’ensemble de la société ? C’est vague, tu ne trouves pas ? Depuis la quatrième conférence mondiale des femmes en 1995 et Beijing 95+5 tenue à New York en 2000, une des recommandations est d’impliquer les hommes dans la lutte contre la discrimination et la violence envers les femmes. C’est ce qu’elle exprime dans une conférence de presse le 26 février 2004.226 « Si nous voulons parvenir à l'égalité, il faut que chaque membre de la société, individuellement et collectivement, se reconnaisse une responsabilité à cet égard et s'engage dans l'action. Les Québécoises et les Québécois doivent tisser de nouvelles alliances et travailler de concert pour que chaque personne soit en mesure de développer son plein potentiel. Ce sera un véritable enrichissement pour toute la collectivité » – Gilbert, mais c’est bien et vertueux. Je trouve cela excellent pour bâtir une société sans violence. Tu ne trouves pas que tu exagères dans ta paranoïa ? – Sans le féminisme, point de salut, mon Julien… Tu as déjà oublié le précepte de l’Église ; sans moi, point de paradis ? Et comme toujours, pas sexiste du tout et encore moins discriminatoire, le mandat de l’égalité est confié exclusivement à des femmes. En ce sens, la ministre a confié au Conseil du statut de la femme un mandat à deux volets : celui de définir un concept d'égalité le plus large possible qui pourrait être applicable au contexte québécois et celui de produire un avis sur les orientations et les priorités menant à une politique gouvernementale dans laquelle 226

http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Fevrier2004/26/c4566.html

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seront recherchées une participation plus engagée et des alliances plus soutenues avec l'ensemble des acteurs de la société. – Acteur ?!? – Oui, les acteurs ça veut dire, les groupes de pression, les organismes communautaires et les sœurettes féministes. « Le Conseil bénéficiera aussi de l'expertise de personnalités féminines reconnues dans leur milieu qui l'accompagneront dans ses travaux, entre autres, pour approfondir la portée du concept de l'égalité entre les femmes et les hommes dans le cadre de son implantation au sein de l'administration publique au bénéfice de la société québécoise.» Le prélude de l’implication de la bible féministe à tous les niveaux gouvernementaux. « Il s'agit de mesdames Monique Simard, vice-présidentes et productrices des Productions Virage, Christine Fréchette, présidente et directrice générale du Forum sur l'intégration nord-américaine 227 et membre du Conseil du statut de la femme, Annie Morin, conseillère en développement et concertation en condition féminine au Conseil régional de développement de la Montérégie, Rachida Azdouz, responsable du certificat en relations interculturelles à l'Université de Montréal et Thérèse Larochelle, coordonnatrice du Réseau des groupes de femmes de  Chaudière‐Appalaches.» – Eh Ber ! Où sont les hommes ? Pas un seul. Est-ce une forme d’égalité ? – Je te cite un extrait d’un des mémoires déposés en commission parlementaire. Quoi dire de plus ! Concrètement, les hommes ne sont pas un groupe visé par les programmes d’accès à l’égalité, parce que comme groupe social, et non individuellement, ils ne vivent pas de discrimination systémique en raison de leur statut dominant aux plans politique et économique. Aucune action spécifique de rattrapage n’est nécessaire pour les mettre sur un pied d’égalité avec les femmes puisque non seulement ils sont la référence en la matière mais, de plus, ils sont largement sur-représentés dans ces deux sphères de la vie collective »228. Monique Simard quitte le caucus du parti québécois à l’automne 1996. Deux ans plus tard démissionne pour ses pratiques douteuses lors de son élection. Elle est sur le conseil d’administration de la Fédération des femmes, vice-présidente du Comité canadien d'action sur le statut de la femme et sur celui d’Alternatives, organisme de bienfaisance largement subventionné à coup de millions par le gouvernement fédéral. Cet organisme publie un journal, l’Alternative, à caractère Triumvirat- La simulation parlementaire de l’Amérique du Nord –Arizona- du 29 mai au 3 juin 2011 http://www.fina-nafi.org/fr/fina/presentation.asp?langue=fr&menu=fina 228 Mémoire du Comité Condition féminine – Féminine en développement régional de la Montérégie. Vers un nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes 15 décembre 2004. http://www.eluesmonteregie.qc.ca/documents/pdf/Memoire_Egalite_Final.pdf page 5- Visité le 2 février 2012 227

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très « gaugauche », anti-impérialiste et pro-féministe, disponible gratuitement dans toutes les universités de la province. # L’Aventure Courchesne Assis devant ce petit écran de TV à TQS, j’écoute les réponses de la ministre Courchesne lors de la conférence de presse et sur une question d’un journaliste de l’implication des hommes dans cette « vaste consultation, le plus large possible ». «Ha écoutez! Tout ce que je peux dire, je le dis parce que ça circule sur internet. C’est ça l’avantage des moyens de communication, la technologie Avec internet on a accès, je ne veux pas les nommer, je ne veux pas les citer, je ne veux pas leur donner d’importance, ça m’inquiète, mais il y a des propos de groupe masculinistes qui frisent carrément des propos haineux et ça, je trouve ça totalement inacceptable. Et c’est dans ce sens-là, si on associe le mouvement dit masculiniste à ce type de propos ou prise de position, croyez-moi, que je m’en écarte très rapidement. Moi, ce qui m’intéresse, c’est de travailler avec l’ensemble des acteurs sociaux qui veulent contribuer à faire en sorte que les femmes accèderont très rapidement à une égalité de faits dans la plupart de nos secteurs d’activités. Alors, c’est dans ce sens-là que je vous dis : on ne doit pas non plus se mettre la tête dans le sable. Y a un courant d’hommes qui sont très agressifs par rapport aux revendications des femmes, et ça, je m’inscris en faux, parce que ce n’est pas non plus de cette façon-là qu’on va arriver à trouver des solutions égalitaires. Moi je suis plus intéressée à entendre des hommes qui ont des solutions à proposer, des points de vues constructifs et positifs et qui reconnaissent l’importance de la place des femmes dans notre société.» QUESTION…( inaudible ) M. C. - vous connaissez que vous savez que, qu’une commission parlementaire est un lieu démocratique. Nous recevrons les mémoires qui nous seront soumis, et les règles parlementaires s’appliqueront pour l’ensemble des mémoires que nous recevrons. QUESTION…( inaudible ) M. C. - nous verrons s’ils nous donnent, s’ils nous remettent, ce sera une belle occasion qu’ils nous remettent des mémoires publiquement, bien qu’internet soit public, mais ils décideront comment ils veulent se positionner par rapport à ce débat là. Et je vous dirais que l’avantage pour moi de cette commission parlementaire est d’écouter l’ensemble des intervenants. C’est certainement, peut-être pour faire comprendre à ces hommes, qu’au fond, ils ne sont peut-être pas dans la bonne voie, qu’ils ont peut-être un caractère marginal, qui est plus nocif qu’aidant, y compris pour eux-mêmes! Voilà comment on cible les opposants au féminisme. Avoir des positions qui « frisent carrément des propos haineux». Un jour, monsieur l’huissier nous

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délivrera une mise en demeure, à moins que ceux qui tiennent des propos « presque » haineux soient incarcérés pour un acte criminel. Ma sortie dans les nouvelles à TQS, le même jour et ce, quelques heures après sa conférence, n’a pas dû lui plaire. Je remercie aujourd’hui le journaliste de m’avoir invité à écouter cet extrait de la conférence de Courchesne et, surtout, d’avoir dans ma bibliothèque une copie de cette rencontre. Quant à nos militantes féministes, elles auront de quoi s’amuser. Pour le 8 mars, journée des femmes, elles préparent une autre manifestation : « La riposte des femmes : Ensemble tout est possible » le tout sous le chapeau d’un ( autre ) collectif, « Collectif du 8 mars ». Qui en sont les signataires ? Comme à l'accoutumée nos chères gardiennes du dogme féministe québécois229 et adeptes du syndicalisme. Ce type de pression organisée pour justifier les budgets de fonctionnement ou de créer une nouvelle commission parlementaire qui aboutira à des réformes ou « bedon » à des « plans d’action », fonctionnent à merveille. Le 14 mai 2004, l’adoption des budgets pour la condition féminine est votée… et acceptée à l’unanimité. La valse des millions par ici et par là pour les centres de femmes, les maisons de femmes, les jeunes femmes enceintes, la prévention de la prostitution et du trafic sexuel des femmes, les femmes immigrantes, les femmes autochtones, les femmes handicapées, les femmes monoparentales, l’accès des femmes à des métiers non traditionnels puis le besoin de protection sociale des personnes en situation de travail non traditionnel, la représentativité des femmes au sein des conférences régionales des élus, les programmes de luttes contre les stéréotypes, le partage des travaux ménagers, etc. etc. – Ah, j’oubliai, un petit 8 millions pour les organismes d’hommes230 s’occupant des hommes violents. La réaction de la présidente du Conseil du Statut de la femme, Mme Diane Lavallée, fut de critiquer l’usage de cette subvention, parce qu’elle est « pigée» à même le budget du programme de la violence envers les femmes. Ne cherchons pas les montants distribués pour les organismes d’entraide pour hommes ou les pères en difficulté parentale après une rupture, des miettes231.

Fédération des femmes du Québec (FFQ); - Confédération des syndicats nationaux (CSN); Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ); - L'Intersyndicale des femmes : Association professionnelle des technologistes médicaux du Québec (APTMQ); Centrale des professionnelles et professionnels de la santé (CPS) Centrale des syndicats démocratiques (CSD) ;Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ;Fédération autonome du Collégial (FAC); Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ); Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ); Syndicat des professionnels et professionnelles du gouvernement du Québec (SPGQ); Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec; Syndicat des technicien(ne)s et artisan(e)s du réseau français de Radio-Canada (STARF) 230 NDR : Une compilation faite le 6&7 janvier 2009, a dénombré 51 organismes pour hommes recevant en subventions gouvernementales 8 155 189$. La majorité de ces organismes traitent de la violence des hommes/conjoints et plusieurs aident autant les femmes que les hommes. 231 231 Une compilation datée de septembre 2010, évalue à 10 millions les subventions versées aux organismes d’aide aux hommes exclusivement. Ceci inclus les maisons de transitions, les refuges 229

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Pour obtenir de l’aide, il faut se déclarer violent et suivre une thérapie sur la violence. ( Sic ). Du temps de Mao, on nommait cela de la rééducation. Du côté de l’ancienne Russie, on envoyait les récalcitrants dans les goulags ou à l’hôpital psychiatrique. Au Chili, ils disparaissaient tout simplement de la carte. Au Québec, cela commence avec la description péjorative de masculinisme. Bientôt, une fois bien identifiable juridiquement, on leur collera un timbre sur le front et ils seront bons pour les travaux communautaires, le tout avec un mandat de paix pour 1 à 2 ans. S’ils ne respectent pas la paix, ils seront bons pour vivre dans un centre d’hébergement ( prison ) pour hommes de 3 à 6 mois ferme. – Bin ! Tu as raison, Gilbert. J’ai passé 6 mois en prison parce que je n’ai pas respecté un mandat de paix. Celui de pas s’approcher la maison où loge mes enfants à moins de 100 mètres. Le Code criminel a enchâssé un crime punissable pour propos haineux envers les homosexuels en tant que groupe identifiable.232 Depuis, le rapport de Pierrette Bouchard, nos ardentes féministes essaient de faire reconnaître les groupes masculinistes et, les femmes comme groupe identifiable. Nous sommes pas trop loin des propos d’Alexandre Soljenitsyne décrivant les conditions de vie dégradantes dans les camps ( travaux forcés, froids, faim, gardiens inhumains ), mais plus identifiables est la volonté de rééduquer le détenu par le biais de « sections politiques et éducatives » ( des brigades politiques et éducatives ) destinées à « remplacer aumôniers et services religieux des prisons d'antan ». Jacques Rossi, dans son Manuel de Goulag publié en 1997 écrit : « Le Goulag servait de laboratoire au régime soviétique dans le but de créer une société idéale233 ». – Est-il nécessaire d’envoyer les récalcitrants dans des goulags ? – Non ! Dans un article de Stephen Baskervile intitulé234 «Feminist Gulag: No Prosecution Necessary"» : « Feminists, despite Gottschalk’s muted admission of guilt, did lead the charge toward wholesale incarceration. Feminist ideology has radicalized criminal justice and eroded centuries-old constitutional protections: New crimes have been created; old crimes have been redefined politically; the distinction between crime and private behavior has been erased; the presumption of innocence has been eliminated; false accusations go unpunished; patently innocent people are jailed without trial. “The new feminist jurisprudence hammers away at some of the most basic foundations of our criminal law system,” Michael Weiss

pour itinérants, l’aide aux sidéens, les ressources aux homosexuels et 4 organisme d’aide aux pères en situation de rupture. 232 Projet de loi 250 en 2005 modifiant le Code criminel. 233 http://fr.wikipedia.org/wiki/Goulag#_note-30 234 Stephen Baskerville is associate professor of government at Patrick Henry College and author of Taken Into Custody: The War Against Fathers, Marriage, and the Family.

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and Cathy Young write in a Cato Institute paper. “Chief among them is the presumption that the accused is innocent until proven guilty.”235 Nos enfants vivront-ils les affres féministes de leur monde égalitaire ? J’espère de tout cœur être dans l’erreur. En attendant, nos jeunes vivront des cessions de rééducation sur la violence ( toutes les formes de…), dispensées dans les écoles primaires et secondaires par des organismes comme Espace ( Regroupement des organismes Espace du Québec ) et autres projets comme Viraj 236 . Le tout est subventionné avec l’argent des citoyens. Le, 5 avril 2004, j’ai une rencontre avec Michelle Courchesne, ministre des Relations avec les citoyens et responsable de la Condition féminine. Mon objectif se résume en 3 points : obtenir de l’aide financière pour un projet de colloque international sur la rupture familiale en 2005 ; clarifier la perception de la ministre sur le mouvement « masculiniste » ; les besoins des pères séparés de leurs enfants. Dans l’ordre du jour envoyé au préalable à son cheffe de cabinet, mes demandes se résument comme suit : Colloque international sur la rupture, une approche masculine. Juin 2005 et le dossier des pères immigrants en situation de rupture et/ou de non-respect des droits d’accès à ses enfants. Les présents, M. Gilles Descôteaux, Madeleine Réhaume, Collette Durocher, la ministre et moi-même. M. Descôteaux représente la personne ressource responsable du dossier de la santé des hommes au ministère de la Santé. Ma première impression, celle qui laisse des traces, après la présentation de politesse d’usage, est celle d’être devant un bon fonctionnaire en fin de carrière qui ne veut pas trop déranger. Parachuté pour calmer les esprits et pour satisfaire les critiques des hommes en matière de condition masculine. Au fil de la conversation, j’ai le sentiment d’être devant une personne ne connaissant rien sur le dossier des divorces litigieux et encore moins des contraintes actuelles des hommes dans la société québécoise. Mme Réhaume est l’attachée du cabinet de la ministre assise à l’extrémité de la table, table prenant toute la place du local exigu situé dans l’édifice du parlement. Mme Courchesne arrive quelques minutes après mon arrivée. J’avais pris la première chaise, soit celle devant la porte de sortie. Mme Durocher qui m’accompagne comme mère séparée et témoin, se situe à ma gauche, M. Descôteaux à ma droite à l’extrémité de la table et en face de l’attachée de Mme Courchesne. La ministre prend place face à moi, le dos au mur, avec comme vision, un gars à moustache et la porte de sortie. J’imagine inconsciemment, la dame doit se sentir piégée, coincée dos au mur, face à face avec le méchant loup http://www.thenewamerican.com/index.php/culture/family/2705-feminist-gulag-no-prosecutionnecessary 10 January 2010 : Feminist Gulag: No Prosecution Necessary 236 Le programme VIRAJ est un programme de prévention primaire visant à changer chez les jeunes leurs attitudes et leurs comportements dans les relations avec leur partenaire amoureux ou leur partenaire amoureuse. Programme de prévention de la violence dans les relations amoureuses des jeunes- Animation en classe- En collaboration avec le Groupe de recherche sur l’Appropriation psychosociale, Université de Laval. 1994 235

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masculiniste, probablement « informée » sur le profil de son organisation antiféministe. L’expérience acquise au fil des ans comme vendeur, m’a appris de ne jamais s’asseoir face à une personne avec qui on devra dialoguer, surtout si les probabilités de confrontations sont élevées. C’est enseigné dans les formations de vente ou de relations interpersonnelles. Pour obtenir un bon débat, éviter la confrontation. Bref, Courchesne en face de moi, comme à l'accoutumée, je suis penché en avant, les bras d’aplomb sur la table en ouverture de combat, avec une chemise bien remplie entre mes deux mains. Mon regard analysant le personnage devant moi. Je sens déjà une confrontation. Pas de sourire, un regard hautain et antipathique. Cela commence mal. Dans ma tête je me répète : « Gilbert garde la tête froide. Souviens-toi, tu as une heure pour couvrir les quatre points à l’ordre de discussion. Ne te laisse pas embarquer par un autre sujet. T’es là pour obtenir du financement, objectif numéro un » L’attaque est partie, l’adversaire y va d’un fond de train. Rien de moins pour me faire monter la moutarde au nez… – Encore ! – Bin quoi ? J’ai du sang latin qui coule dans mes veines. Me voilà engagé dans une argumentation stérile, le point 3 est devenu le point 1 et occupe le temps précieux du point 1, le financement. « La Courchesne », je laisse tomber le mot ministre. Après avoir rencontré des dizaines de ministres et députés depuis 1997, jamais je n’ai senti une telle animosité envers moi et surtout à la cause des pères. Celle-là, je ne l’ai pas préparée, je tombe dans le panneau du combat de coqs. Descôteaux, le pauvre gars parachuté du ministère de la Santé, comme un spectateur d’un match de ping-pong, regardant les accusations de part et d’autre et le ton montant d’un cran à chaque envolée. Surveillant du coin de l’œil le gars à sa gauche face à Courchesne ; de l’autre, l’attachée au bout de la table. Lui avec un mutisme, entre les deux belligérants, vivant une vraie scène de basse court. Avoir eu l’occasion, j’aurais enregistré le tout et même filmé l’événement. Plusieurs me l’ont suggéré. Hélas ! Je n’avais pas de temps disponible et encore moins les moyens de le faire. Une particularité des gars, il ne faut pas leur demander quoi que ce soit trop d’avance. On dirait qu’ils se réveillent quand le feu est pris, et alors là, ils seront à leurs meilleurs. Malheureusement, entre temps, tous auront des idées, des suggestions, des commentaires, des arguments, mais pour l’action, faudra revenir et insister. Dire que les féministes nous accusent de ne pas communiquer et de manquer de dialogue. Ma boîte de courriel est pleine de dialogue de gars. De celui en une phrase négative exprimant ses colères, et il faut lire entre les lignes, ses sentiments aux autres révoltés de se retrouver coincés dans un débat où l’égalité n’existe pas. L’attaque en règle contre notre discours et des propos presque haineux situés sur le site web de l’Après-rupture. J’ai l’impression d’entendre les mêmes commentaires du rapport de Pierrette Bouchard dans son document «La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes». 170


Lorsque ce document est sorti de l’imprimerie, les féministes sont toutes fières de trouver une réplique à nos critiques sur l’abandon scolaire, l’absence de figure masculine dans l’enseignement, le dopage des jeunes garçons vigoureux au Ritalin et de la valorisation des filles. Grâce à ce rapport, nous venons de gagner une première manche, celle d’être sur la place publique. Enfin, on parle de nous et en prime, la liste des méchants loups : nous ! La Bouchard a en surplus inclus la liste des journalistes ayant écrit des propos à l’encontre du dogme féministe. Naturellement, notre Micheline Carrier, sur son site web, en repris les grandes lignes du rapport par un titre victimaire : «La stratégie masculiniste, une offensive contre le féminisme»237. Courchesne, maintenant dans mon esprit, cataloguée comme face à claque, continue de peindre les groupes d’hommes avec leurs propos « presque haineux ». – Madame Courchesne, citez-moi les textes où sont écrits les « propos presque haineux ». Elle me sort un texte publié dans la section Lettre ouverte du site web. – Madame Courchesne, c’est une lettre ouverte, et elle n’engage en rien l’organisme qui la publie, de la même façon que les journaux publient des lettres ouvertes dans l’opinion du lecteur. En même temps, je fouille dans ma pile de documents, pour retrouver la transcription de ses propos devant les journalistes lors de sa conférence de presse sur les objectifs de la condition féminine. Ahhh, je l’ai. – Madame Courchesne, permettez-moi de vous citer. Bon, me voilà au point trois de mon ordre du jour. Il faut en finir, le temps passe et je n’ai pas encore touché la question de financement. Toute une côte à grimper après cet orage de propos « musclés ». – Le 2 février 2004 dernier, lors de la conférence de presse sur « La poursuite de l’égalité est une responsabilité qui doit être partagée par l’ensemble de la société », vous avez dit, je vous cite. « Ha écoutez! Tout ce que je peux dire, je le dis parce que ça circule sur internet, c’est ça l’avantage des moyens de communication, la technologie. Avec internet on a accès, je ne veux pas les nommer, je ne veux pas les citer, je ne veux pas leur donner d’importance, ça m’inquiète, mais il y a des propos de groupe masculinistes qui frisent carrément des propos haineux [……...] » Et tout en lisant la retranscription de son entrevue avec les médias, je me questionne, où cela va me mener ? Une fois la lecture fini, je pointe mon regard sur elle…Puis d’un ton sec, elle s’exclame : – Je n’ai jamais dit cela ! Regardant à l’autre extrémité de la table, son attachée lui signifie un oui de la tête. Et pour la première fois, Colette intervient : 1 avril 2003 : http://sisyphe.org/article.php3?id_article=329 La stratégie masculniste, une offensive contre le féminisme par Pierrette Bouchard, chercheuse. 237

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Madame la Ministre, j’ai visionné l’enregistrement, je pourrai vous faire parvenir une copie. Fin de la discussion sur les masculinistes. Je paierai plus tard, devant la Commission parlementaire, l’affront de l’avoir prise en défaut. Je lui demande une prochaine rencontre plus constructive que musclée. Devinez la suite ? Pour les membres du Conseil et aussi pour mes mémoires, voici le compte rendu de Colette ; Québec, le 5 avril 2004 Rencontre avec la ministre des Relations avec les citoyens et immigration Présents : Mme la Ministre Courchesne, Colette Durocher représente Plaque tournante Gilbert Claes, Gilles Descôteaux, attaché politique MSSS Madeleine Réhaume, directrice de cabinet 8 avril 2004 Assemblé nationale, Québec, 16h30- 17h15 Un échange musclé fut engagé dès le début sur la question des propos « haineux » de l’Après-rupture. Les besoins et le genre de comportement des hommes en difficultés. Dossier financement : Colloque international sur la rupture, une approche masculine. juin 2005 Ce projet mérite d’être suivi avec le Ministère, plus particulièrement sur le projet d’information à offrir aux hommes pères immigrants Dossier des pères immigrants en situation de rupture et/ou de nonrespect des droits d’accès à ses enfants. Essentiellement, c’est d’entretenir avec les responsables de la citoyenneté et l’immigration, une forme de support pour nos dossiers d’immigrants, plus particulièrement les pères coupés de leurs liens parentaux. Ce type de dossier est en émergence, surtout une clientèle venant de la région du Maghreb. Nous voulons sensibiliser ces nouveaux arrivants, sur les lois et les règlements du Québec en matière familiale, ainsi que la Loi du divorce, de nature fédérale. En plus, nous désirons les accompagner dans les démarches judiciaires, onéreuses et complexes, souvent en conflit avec leur propre valeur et coutume de leur pays d’origine. L’an passé, nous avons observé pour la région de Montréal, plusieurs cas d’abus d’exploitation dans des dossiers de rupture impliquant des immigrants des pays de l’Est. Il serait important, que les aidants naturels de l’Après-rupture soient adéquatement formés, afin d’aider ou de référer aux bonnes ressources existantes. Madeleine

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Rhéaume doit nous informer qui est responsable ou nous mettre en lien avec une personne ressource. Propos de la ministre tenus lors de la conférence du 26 février sur les « masculinistes ». Dans un communiqué : L’Après-rupture, par la voix de son Conseil d’administration, tient à exprimer une profonde déception suite aux propos tenus lors de la conférence de presse de Mme Courchesne en février dernier : « L’égalité – Un objectif à poursuivre, des stratégies à renouveler ». Notre position est et demeure très claire, nous préconisons l’abolition de tout organisme, département, ministère et politique gouvernementale sexiste ignorant une partie de la population. Toutefois, puisque le gouvernement depuis les 30 dernières années a été conseillé exclusivement sur la condition féminine, nous considérons qu’un conseil et un secrétariat devront être créés pour soutenir et conseiller le gouvernement sur l’aspect particulier de la population masculine. Il est clair que pour des raisons politiques, il est exclu d’effacer le département de la Condition féminine. Je lui ai demandé à plusieurs reprises : « Qui conseille le gouvernement sur la condition des hommes ? » « Il y a personne » elle n’a pas le Chapeau de la Condition masculine ; elle réfère cela à la santé ( Gilles Descôteaux ) À Gilles Descôteaux, je lui ai souligné les rumeurs sur un certain Mercier et son mémo interne. Il va vérifier. Il est aussi, maintenant au courant que nous travaillons sur le financement des OSBL féminins. Sur la question des hommes pères en difficultés : L’Après-rupture à déjà entrepris une formation « Divorcer, c’est sérieux ! » © de ses bénévoles sur l’aspect juridique et fiscal, 1er et 2e volet. Il reste : 2e et 3e volet du projet à compléter. Le projet initial est évalué à 151 000$, il nous manque 100 000$, incluant le » focus groupe » et le « first aide kid » pour compléter la formation. Financement de base des points d’aide ; Québec, Montréal, Val-d'Or et Chicoutimi, c’est Gilles Descôteaux qui va vérifier à quel ministère nous sommes rattachés. (Famille) Nous proposons de continuer la formation « divorcer, c’est sérieux ! »© pour nos aidants naturels en région, tel que nous avons fait avec les deux premiers volets pour les ressources de Val-d'Or, PortCartier, Saint-Jérôme, Québec et Montréal et pour les nouvelles ressources qui se sont greffées depuis : Chicoutimi et bientôt Sherbrooke. Conclusion Continuer à défendre nos positions, tout en gardant la porte ouverte sur le dialogue. Aujourd’hui, en écrivant ce livre, je me rends compte de toutes mes demandes, exception faite du fameux « Rapport Rondeau », rien n’est obtenu.

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Debout dans le corridor, à la fin de cette réunion aux « propos musclés », je fais remarquer à Courchesne le temps alloué qu’il nous reste pour cette rencontre. – Madame Courchesne, il me reste 15 minutes,. . Je me souviens de lui avoir dit, le plus sérieusement du monde : – Madame Courchesne, jamais en tant que citoyen devant un représentant élu par le peuple, je ne me suis jamais senti aussi négativement visé. Mais, je peux comprendre, votre manque d’expérience de la vie politique, et je laisse la porte ouverte pour une deuxième rencontre et, cette fois-ci, qu’elle soit plus constructive. – Faut être culotté pour dire cela à une ministre. Bert. Me dit Jean. Le suivi de cette rencontre passera maintenant par ce fameux Gilles Descôtaux, attaché politique du ministre de la Famille. C’est ce que je fais dès la semaine suivante, par une demande de rencontre. – Et je suis tombé dans le piège du « apportez-moi vos documents ». – # Le filtre Lors du premier échange suivant cette rencontre avec la dame Courchesne, Descoteaux me renvoie à la SACA pour les demandes de soutien financier. Nous sommes à notre cinquième demande de soutien auprès de cet organisme. Les quatre précédentes nous sont refusées. La première parce qu’on n’est pas choisi. La deuxième parce que nous faisons de la défense des droits, la troisième parce que nous ne faisons pas de défense des droits, la quatrième, elle nous est tout simplement refusée. Plus tard, on nous expliqua qu’une erreur s’est glissée dans l’envoi du type de lettre. Bref, n’importe quoi, pour justifier les refus. La première fois que j’ai fait une demande de subvention, c’est auprès du Ministère de la Santé. L’excuse du refus : l’organisme n’avait pas les 24 mois requis. En fait, nous avions 23 mois et quelques jours. Nous avions utilisé notre droit de contestation et 3 mois plus tard, dans une belle lettre, on nous avise que la décision du refus n’était pas de leur ressort. Après quelques recherches, ce fameux comité de « sélection » des subventions est formé de gens du milieu communautaire et du député local. Cela m’a toujours intrigué, Qui du milieu communautaire avait déposé une plainte sur les rencontres entre pères séparés de leurs enfants organisées au local communautaire de Loretteville? Il parait que nous « montions la tête des gars contre les femmes ». Ce type de plainte anonyme dès la première année, fut très efficace. L’organisme a obtenu un soutien financier pour payer le salaire (minimum) à trois personnes pour une période de 6 mois. Évidemment, au moment de renouveler l’entente, elle nous est refusée selon l’article x paragraphe Y du règlement local Z. Pour l’un de nos bénévoles psychothérapeutes sans emploi, je me suis débattu pour renouveler malgré tout son contrat. 7$ de l’heure pour un autre 26 semaines. Les conditions sont claires et fermes : il doit faire son temps à l’organisme, même s’il n’y a pas de « clients », ce qu’il refuse. Fin de la subvention à l’emploi

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J’ai en bon « canaien », mon truck de merdre à défendre les autres et ramasser la m... Une autre tentative de soutien l’année suivante : un projet d’activités manuelles pour homme. Suite aux échanges des réunions du « mardi soir », je constate que les gars ont besoin d’activités manuelles. Plusieurs d’entre eux ont quitté leur maison et se retrouvent maintenant dans un appartement de deux pièces et demie. Impossible pour eux, d’entretenir la mécanique de leur véhicule ou de faire un minimum de bricolage et de menuiserie. Le projet une « shop à papa »est présenté au CLD du patelin. Mise de fonds personnel : tous mes outils de menuiserie. Besoin financier pour démarrer le projet, 20 000$. Au CLD, une jeune dame elle est aussi probablement employée pour la durée de financement du CLD. Oui, encore une femme ! J’appris plus tard, un avis gouvernemental obligeait les CLD à respecter les quotas de femmes 50% était l’objectif. À chaque visite de ce CLD, le seul employé masculin est le directeur ; le reste du personnel est composé de « quotas» de femmes. La responsable de notre dossier, la jeune dame, est très coopérante... exécutant un filtre virtuel pour décourager ou appliquer les modalités pour ne pas obtenir de subvention. – Il faudra remplir les formulaires, ici et là, et préparer un budget d’opération pour les années à venir, ainsi que les dépenses et revenus par mois. Me revoilà à faire mes travaux de fonctionnarisme et des calculs hypothétiques basés sur le futur. Bon, j’invente des chiffres, les sépare par mois, et je remplis les formulaires. Deuxième RDV. – Il faudra parfaire votre bilan financier et mieux décrire votre objectif et les retombés dans votre localité… – …..! « Gilbert, on prend un bon « respire » et on repart pour remplir les papiers avec les « retombées » futures dans la municipalité.» Acte trois, levée du rideau, troisième rendez-vous au CLD – M. Claes, il manque l’appui du communautaire de votre quartier. Il faudra nous prouver que vous avez l’appui du communautaire et les effets bénéfiques d’un tel projet, ainsi que les profits que vous comptez réaliser la première année, et ce, par mois. Mon nez devint jaune m.. ! Entre temps, on me laisse pressentir le 20 000$ n’est pas assez et il faut augmenter la demande de subvention à 27 000$. Cela finit par un refus, et une réaction virulente du président de l’Après-rupture. L’année suivante, un organisme de genre familial, style rencontre de mamanspour-sortir-de-l’isolement-et-développer-l’estime-de-soi, créa un projet d’activités de bricolage. – Bin mon pote, voilà ton projet s’est probablement retrouvé et accepté par un autre OSBL, pour des mamans. On leur enseigne comment changer un fusible et dévisser une ampoule.

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Le féminisme d’État, je ne suis pas encore dans la soupe. Je connais un peu les orientations des Conventions des Nations-Unies, mais que cela soit une percée généralisée dans le communautaire et le gouvernement, je suis loin de là à imaginer une telle contamination au polluant rose. L’autre coup de massue, je la reçois devant une douzaine de personnes lors d’une réunion. Afin de « m’impliquer » dans le communautaire, j’ai présenté ma candidature dans un nouveau groupe : «la Table de prévention - violence de la JacquesCartier». Issue de la Politique d’intervention en matière de violence conjugale du secrétariat à la condition féminine et du plan d’action «Prévenir, dépister, contrer la violence conjugale 238 ». Lors de la première rencontre, autour de la table, il y a presque tout le communautarisme de la Jacques-Cartier, incluant la communauté autochtone du village Wendake et deux représentants des organismes d’hommes : l’Autonhommie et Gapi. Gapi représente les hommes violents tandis que l’autre, les « moumounes bleues poudres ». Durant cette journée, une représentante du groupe Espace nous explique comment elle intervient auprès des jeunes sur la prévention de la violence dans les écoles au niveau primaire. Je n’ai pas retenu beaucoup de ce qu’elle à dit, sauf aujourd’hui, j’en aurais un peu plus long à dire et à écrire sur la mission des groupes Espace au Québec. Ce qui a retenu mon attention, c’est la présence d’une fonctionnaire de la RSSS ( Régie des services santé et sociaux du Québec ). Maintenant on les nomme Agences au lieu de Régies. Cette personne a comme mandat de parler de la manifestation des Pains et des roses organisée par la FFQ ( Fédération des femmes du Québec ), pilotée par la présidente Françoise David. Bon sur le coup, une manif pour lutter contre la discrimination et la pauvreté, je n’y suis pas contre. La majorité des itinérants sont des hommes et, depuis des lunes, ce sont les hommes qu’on a exploités aux travaux forcés. Ce sont les jeunes hommes, qu’on a envoyés mourir pour défendre la nation devant les envahisseurs, et se sont encore des hommes qui sont morts et meurent sur les chantiers de construction et c’est encore les hommes qui, les premiers, partent explorer l’inconnu ou l’espace. Mais surprise… on ne parle pas des hommes, mais exclusivement des femmes. La violence envers les femmes sous-entend que ce sont les hommes qui sont violents. Lors de la deuxième réunion, un peu moins de monde est présent. Je me souviens du directeur général du groupe d’hommes Autonhomie, Michel Lavallée. Un de leurs commentaires est sur la rétention de leurs clients ; « […] il se situe à moins de 30%. » – Pourquoi Bébert ?

238

http://www.scf.gouv.qc.ca/fileadmin/publications/Violence/Prevenir_depister_contrer_Politique_V C.pdf 1995

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Je crois, et je me base sur ma propre expérience. Les gars iront consulter, mais en faire une activité communautaire hebdomadaire, peu d’hommes le feront. – Pourquoi ? – Bin, aimes-tu faire des visites à l’hôpital pour tes bobos de santé mentale ? – Je ne suis pas d’accord avec toi. Travailler sur l’estime de soi demeure une belle approche pour redonner goût à la vie pour beaucoup de gars. – Mets-les dans l’action, ils oublieront leurs bobos mentaux, et feront de l’exercice tout en les éloignant de l’immobilisme. Michel Lavallée décroche plus tard un poste au ministère de la Santé pour piloter le dossier des hommes. Michel et moi avons eu un différend lors de ma première année dans le bénévolat. Je voulais par tous les moyens sensibiliser les médias sur le phénomène des ruptures familiales et des pères se retrouvant avec des droits d’accès aux quinze jours. En 96, j’écris un communiqué de presse ( le premier de ma vie ) et, pour y mettre du poids, j’inclus la liste des associations d’hommes, dont celui du groupe Autonhommie . Michel Lavallée en est le directeur général. Le temps me manque pour obtenir son autorisation. Je prends l’initiative de l’inclure malgré tout dans la liste des signataires. Le scandale ! Le texte du communiqué consiste simplement à faire l’éloge des pères en cette journée de la fête des pères. Me voilà banni à tout jamais, je n’ai pas utilisé la chaîne de commandement de la structure communautariste en place. Il n’en fallu pas plus pour être catalogué comme extrémiste et peinturé comme étant un radical au sein du réseau de la santé, bref des CLSC ( Centres « loyaux » « socialistes » « communistes » ). Cela je le découvre au fils des années suivantes. – Mais Gilbert, tu as manqué de respect pour cet organisme ? – Tu as raison, disons que, j’étais innocent et fougueux. À cette deuxième réunion de la fameuse Table de prévention, se trouve en plus GAPI ( Groupe d’Aide aux Personnes impulsives ) Jean-François Vézina, le représentant de l’organisme aidant les hommes à modifier leurs comportements violents. ( Sic ! ). Étant un novice dans ce genre de rencontre, je me limite à l’écoute et j’interviens seulement pour répondre aux questions concernant le type de « services » offerts par l’Après-rupture. 1998, première année d’existence de l’Après-rupture, je me lance dans la conception de page web. Ignorant tout du développement d’un site web, j’y vais à l’apprentissage comme beaucoup d’autres de cette période. Sur le site, je peux exprimer des critiques sur la justice et les injustices subies par les papas en situation de rupture conjugale. Aussi, je veux y placer des recommandations sur les aspects légaux, les lois en vigueur et certains jugements. Et, pour la première fois, j’inclus un texte sur les féministes et leur agenda sur la violence envers les femmes. Le ministère de la Justice du Québec en l’an 2000 lance sa première campagne « La violence ce n’est pas toujours frappant, mais ça fait toujours mal ». Je reçois un appel d’une journaliste de TVA voulant interviewer des pères et connaître nos activités.

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Écoutez, je vous mets au défi de faire un reportage sur la violence envers les hommes. Pas la violence physique, les gars sont programmés depuis des siècles de souffrir physiquement, mais explorez la violence psychologique. C’est un domaine dont on ne parle pas. Sauf si cela concerne les femmes. « […] the nature of the system which then denies that men may ever be victims, which works on the premise that men are intrinsically evil and women are intrinsically good »239 Dans le groupe, plusieurs hommes ayant subi de la violence physique de la part de leur conjointe n’ont jamais déposé de plainte. Il existe dans le cercle des hommes une peur d’avoir l’air ridicule ou de se faire traiter de femmelette. En Angleterre, Amen, un des rares groupes d’hommes violentés, en 1998, fit une conférence sur le sujet : «The Silence is over», une première sur ce sujet tabou. Le conférencier alla plus loin en comparant la mouvance sociale des femmes et le communisme. « As its victim, Solzhenitsyin gradually came to understand that the entire blame for the statewide apparatus of terror and destruction could not be laid at the feet of one man, Stalin. It was only possible because that one man had the active co-operation of other government leaders, party officials and members, the secret police, military forces and prison services, the major social and cultural institutions and the ordinary Soviet citizens. All had become corrupted or had sunk into submission and all shared in the responsibility and guilt, including Solzhenitsyin himself, as he slowly came to realise. But what made the sheer scale of cruelty and destruction possible, was that all these willing collaborators found themselves justified in the actions they performed. They were not committing evil deeds, but rather were taking steps that they perceived to be good in terms of the reigning ideological construction ». – Faire une conférence sur le sujet au Québec serait-il un suicide, Gilbert ? Me demande Jean. – Devine ? Ce qui fait mal au gars, c’est la violence verbale et psychologique. Ne pouvant pas réagir devant cette violence sans être accusés d’être eux mêmes violents et risquer de perdre définitivement les quelques « droits d’accès » à leurs enfants, les gars se réfugient dans le silence. À l’occasion, un gars pète une coche. Il fera les nouvelles avec un gros titre : « un autre drame familial» et la fédération des maisons d’hébergement pour femmes violentées, s’en servira pour aller sucer encore quelques millions supplémentaires du gouvernement. Et notre Martin Dufresne, compilera dans sa liste, le nom d’une autre femme tuée par un homme. Ou on lira sur le site des Chiennes de gars, la citation célèbre : « Le féminisme n’a jamais tué personne…» – Un mouvement social ne tue personne. Ce sont ses pratiques et ses adeptes qui tuent. Au risque de m’attirer les foudres de l’enfer, que dire des avortements, de la pilule du lendemain. N’est-ce pas un droit de femme ? Un

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«The Silence is over» John Waters- Conférence du groupe AMEN, Angleterre 1998.

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leitmotiv du féminisme : mon corps m’appartient. Dois-je te citer les cas d’infanticide ? Ils existent, mais seront étouffés et excusés, ou simplement ignorés des médias. – Voyons, c’est très rare. – Rares ! Simplement ignorés des statisticiens et chercheurs. C’est assez simple, on ne libère pas des fonds pour ce genre de recherche, donc on n’en parlera pas. – Gilbert, ton ton exprime beaucoup d’amertume. – Pas une miette. C’est excellent pour mon moral de m’exprimer sans détour. Mon estime, penses-y ? Quelques jours plus tard, la journaliste, Karine Champagne de TVA accepte de faire un reportage sur la violence envers les hommes et de rencontrer les gars en entrevue. Le soir venu, après avoir rassuré les membres de la discrétion du cameraman, dont seules les jambes seront filmées. Sauf pour ceux qui n’y voient pas d’objection. Trois gars n’ont pas vu d’objections à se faire filmer durant leurs témoignages. Le soir venu, la petite salle réservée fut remplie à pleine capacité. Combien de fois j’ai lu dans le discours, soit des psys ou des groupes de femmes, que les hommes ne communiquent pas ? Je m’évertue depuis, sur toutes les tribunes, pour démolir ce mythe. Si les hommes ne communiquent pas, comment ont-ils fait pour gouverner depuis des siècles ? Les hommes communiquent, à leur façon, et le féminisme ambiant continuent à perpétuer ce mythe auprès de la gente masculine, et ce pour les rabaisser et pour mieux les culpabiliser. La violence psychologique ne fait pas partie de la panoplie des actes de violence si c’est envers les hommes. Les féministes ont leur convention aux Nations Unies : la Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes, qui ne fait pas référence à celle envers les hommes. Le sexisme n’existe pas envers les hommes, ce n’est pas systémique. « Reconnaissant que la violence à l'égard des femmes traduit des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, lesquels ont abouti à la domination et à la discrimination exercées par les premiers et freiné la promotion des secondes, et qu'elle compte parmi les principaux mécanismes sociaux auxquels est due la subordination des femmes aux hommes, » Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes- Résolution 48/104 de l'Assemblée générale du 20 décembre 1993 La réunion avec la journaliste s’est déroulée dans un esprit d’ouverture et de respect. Sûr qu’il y avait beaucoup d’amertume parmi les gars, même que deux gars, des 6 pieds 200 lb, avouaient avoir subi de la violence physique de la part de leur ex. Difficile à accepter ; un gars doit se défendre, et si une femme bat son homme, c’est parce que le gars le mérite. Que de mythes et de tabous à faire tomber. Quelques jours plus tard, des pleines pages dans le journal le Soleil sont publiées avec comme titre : « La violence faite aux hommes par des femmes :

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Elle ne laisse pas des marques, mais elle laisse des traces. » Un reportage de Karine Champagne de TVA. Dix ans plus tard, la France voudra criminaliser la violence psychologique, la violence envers les hommes sera-t-il enfin reconnu ? Le 11 mars 2010, sous le titre Violence domestique, acte II, Anna Lietti écrit : « Est-il pour autant utile d’inscrire la violence psychologique dans le Code pénal, comme la France s’apprête à le faire ? Ne risque-t-on pas, ce faisant, d’alimenter le jeu délétère des accusations croisées ? Où commence, en effet, la violence dans le couple ? Et quelle part les femmes y prennent-elles ? C’est à ces questions délicates que le combat contre la maltraitance familiale est aujourd’hui confronté, après une phase pionnière où il s’agissait d’abord de lever le tabou. Une phase dont le mérite revient largement aux mouvements féministes. David Bourgoz, délégué aux violences domestiques du canton de Genève, organisateur du Ve Forum sur les violences domestiques, salue ce travail et ajoute : «Au départ, on croyait avoir affaire à une réalité linéaire : des hommes frappaient leur femme. Aujourd’hui, le débat s’est complexifié. On tient davantage compte du fait que la violence touche souvent les enfants et vient aussi des femmes. On essaie, en somme, de sortir d’une polarisation des rôles qui n’aide pas à résoudre le problème.» En termes moins diplomatiques, la philosophe française, Elisabeth Badinter, exprime le même souci lorsqu’elle dénonce la «fausse route» prises par une partie des féministes : en cultivant une vision angélique des femmes, note-t-elle, on les emprisonne dans leur rôle de victime (LT 10.06.03). La France se veut à l’avant-garde de la lutte contre les violences domestiques. Mais paradoxalement, le débat qui s’y déroule actuellement autour de la maltraitance psychologique a pour effet d’alimenter cette polarisation : plus que jamais, l’ennemi domestique est mâle. Le projet de loi en lui-même est certes formulé en termes neutres, mais pour la secrétaire d’État à la famille tout comme pour les médias, l’affaire est entendue : il s’agit d’un texte destiné à lutter «contre les violences faites aux femmes.» Le Temps le 11 mars 2010 Le reportage de TQS est publié le lendemain de la troisième réunion de la Table de la « propagande » sur la violence. La veille, me voilà assis à cette Table de concertation, patati et patata, un froid glacial comme ambiance de départ. Ho ho... cela ne sent pas bon. On a certainement quelque chose à me reprocher. Dès l’ouverture de la réunion, on m’interpelle, et ce, avant l’annonce officielle de l’ordre du jour. – Monsieur Claes, après consultation avec les gens du milieu, nous avons pris considération du message que votre organisme véhicule. Nous ne pouvons plus vous accepter au sein de cette Table. Vlan, et voilà, la concertation. Concerter à la mode socialiste. – Puis-je savoir ce qu’on me rapproche ? 180


Les voilà partis dans une parodie digne des temps féodaux. Ce qui avait offusqué les dames patronnesses…… une caricature extraite d’une BD de Serge Ferrand intitulée Les Vaginocrates. Le scandale ! Était-ce le nom de la BD ou la BD ? Peut-être les deux. La caricature consistait en deux gars regardants en l’air pour ne pas se faire accuser d’agression sexuelle par une fille légèrement vêtue. Voilà ma mise au ban. Avoir osé publier cela, Wouach ! – Attendez, ce n’est qu’une caricature. Je peux croire que cela puisse offusquer des âmes sensibles, mais des caricatures, il y en a dans tous les médias, et une caricature… voyons, ce n’est pas sérieux ? Silence… – Écoutez, ceci est une Table de concertation sur la violence, la violence n’a pas de sexe, elle touche autant les femmes et les hommes. Mon objectif par ma présence est de sensibiliser les intervenants sociaux sur cette violence, n’est-ce pas la mission de cette Table ? Pendant tout le temps de ce monologue, je pensais : « Gilbert t’es dans un bain qui ne t’appartient pas.» – Monsieur Claes, nous comprenons votre mission, mais cette Table de concertation ne concerne seulement la violence envers les femmes et les enfants….. On vous suggère de rejoindre une table sur la violence envers les hommes. Plus hypocrite que cela tu meurs. Cela n’existe pas et en plus, on vient de me confirmer le sexisme pratiqué en matière de violence conjugale. La victime c’est la femme, l’agresseur c’est l’homme. Le sexe des mots prend toute leur signification et son ampleur à mes yeux. Voilà le début d’une « guerre » contre le sexisme de ce mouvement social. Plus tard je reçois la lettre de mon expulsion et le tout signé par six personnes. Dans les signataires il y a le TC ( travailleur communautaire ) du CLSC de la Jacques-Cartier; les patronnesses de la Maison de la famille ( eh oui !), JeanFrançois Vézina de GAPI et Michel Lavallée de Autonhommie. Celui-ci, aujourd’hui, est supposé représenter les hommes au sein du ministère de la Santé. Je l’imagine, en train de lire le xième document et planifier un plan d’action irréaliste, comment intervenir auprès des hommes une fois suicidés. On les emmerdera pendant quelque temps avec les procédures d’accès à l’information. Notre première expérience avec ce puissant outil au service des citoyens. Sur le site web de la FTQ (Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec ), « Plus de 600 000 membres, dont le tiers sont des femmes » une douzaine de liens « utiles »sont affichés. Sur celui « Power Point sur la féministe – Francine Descarries- 2008» présentation # 38, « Défis : Repérer et dénoncer ces qui discours qui : - dénoncent les ressources versées aux organismes du mouvement des femmes par l’État (ex. L’après rupture, Ravary); - prétendent qu’il existe une symétrie entre les problèmes rencontrés par les hommes et les femmes; - banalisent la violence faite aux femmes; 181


- prétendent qu’il y a une féminisation de la société; - proposent des interprétations fallacieuses et historiquement erronées des problèmes reliés à : L’échec scolaire des garçons ; Au taux de suicide plus élevé chez les hommes (faussement associé aux ruptures d’union) ; À la situation des pères divorcés et aux pratiques de garde - utilisent le système de justice pour stopper les avancées du mouvement des femmes (Ex. procès intenté à la Revue à Babord et à Barbara Legault ); - obligent les féministes à réagir plutôt qu’à agir Page 39, Oh ! Surprise ! La BD de Serge : Les Vaginocrates…. – L’éducation du « tiers des membres » de la FTQ ! – Gilbert, ont-elles raisons ? – Démolir leurs propos difformés, baisés, etc. Ne ferra qu’alimenter d’autres recherches sur la « montée de l’antiféminisme». Entretemps, l’Après-rupture est cataloguée comme des gars frustrés de « ne manipuler nos ex » ou d’hommes violents, ou encore des hommes refusant de payer des pensions alimentaires, rien de plus. – Des gars frustrés ? – Pas du tout. 98% des «payeurs de pension alimentaire » sont des hommes. C’est un milliard de dollars au total, juste pour le Québec240. Et ils sont tous heureux de continuer de subvenir aux besoins de leurs enfants et de leur ex. – Leur ex …? Les gars, sans exception, venaient au local pour se sortir de l’isolation. Beaucoup cherchaient des ressources pour continuer d’être des pères. Il y eut, une couple de fois, qu’un gars ne passe pas le filtre naturel mis en place par les membres du groupe. Le violent abusif, l’alcoolo et le pédophile s’excluaient rapidement. Ils n’avaient pas leur place au sein du groupe. # Le problème masculin Les premiers mois de l’ouverture de notre local, nous voulons élaborer un projet d’hébergement pour les pères en situation de rupture. Après avoir demandé l’aide du TC (travailleur communautaire), il exige d’être intégré dans notre comité. Avisés des pratiques « d’infiltration » et du « copier-coller » des projets issus du communautaire pour leur bénéfice, nous avons refusé de l’intégrer dans notre comité interne sur la faisabilité d’une maison d’hébergement. Quelques mois plus tard, dans un article du journal le Soleil, ce même TC avoue que les hommes n’ont pas de ressources et qu’il a essuyé un refus pour créer un centre d’hébergement pour hommes. Les putains ne sont pas toutes dans les maisons closes ! Rapport de gestion de Revenu Québec 2009-2010. 483 000 000$ sont transigés par le Ministère. Cela représente 60% des jugements ordonnant le versement d’une pension alimentaire. 240

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La suite de Gilles Descoteaux, l’attaché de presse du ministre de la Santé, de l’époque de Philippe Couillard, mérite un chapitre. Gilles Descoteau, nous l’avons rencontré pour la première fois lors de cette fameuse réunion « musclée » avec la dame Courchesne. Puisqu’il nous fut présenté comme personne s’occupant du dossier de la condition masculine au ministère de la Santé, il allait de soi qu’il sera fortement sollicité par les gars pour régler le financement de leur organisme. Dans les journées qui suivirent la rencontre avec la ministre Courchesne, je lui téléphone pour soumettre nos « difficultés » d’obtenir un financement. Sur quoi, il me demande de lui remettre les documents pertinents concernant les refus de financements. Je comprends pourquoi les organismes communautaires sont « débordés ». Retracer toutes les demandes, sortir les dossiers, les lettres de refus, photocopier cela, en faire un résumé et insérer le tout dans une enveloppe assez grande. Enveloppe qu’il faut chercher chez Bureau en gros, parce qu’on n’a pas les moyens d’avoir un stock de papeterie. Bref, une journée entière est consacrée - bénévolement, je tiens à le mentionner. Plus l’aller-retour pour remettre ce paquet au bureau de l’attaché en question situé au même niveau que le bureau du ministre de la Santé. Par expérience, et parce que je ne fais plus confiance aux divers intervenants ministériels, un reçu est exigé. Une, deux, trois semaines, passent, pas de nouvelles, rien, niet, nada, nich, nothing ! Je téléphone au concerné. – Bonjour M. Descôteaux, j’ai déposé une enveloppe adressée à votre attention concernant les refus subséquents du gouvernement à soutenir financièrement l’Après-Rupture. Vous avez mentionné l’urgence d’obtenir les copies des correspondances de la SACA en particulier, où en êtes-vous avec le dossier ? – Vous savez M. Claes… Le voilà parti pour les jeux olympiques du patinage politique ! Il me renvoie refaire mes devoirs et remplir les & ?& ?%% de formulaires pour un autre projet de soutien financier. Selon lui, nous devons, avant d’obtenir l’approbation, d’être reliés à un ministère selon les activités de notre organisme. Son ministère ne s’occupe pas des questions de la famille, faudra s’adresser à eux, bin cou don… ! Ce qui est fait quelque temps après, mais comme réponse, il faut d’abord être accrédité par le ministère de la Famille avant de faire une demande de soutien. Puis pour être accrédité, des formulaires doivent être complétés, et après étude, si nous sommes reconnus, après deux ans il sera possible de faire une demande de soutien, mais comme un fonctionnaire me disait au téléphone : – M. Claes, nous avons à peine 90 000$ de disponible pour la région de Québec, et il y a 225 demandes de subventions sur la table, vous comprenez que… – Oui, mais…. Sur les 225, combien concernent les pères en situation de rupture familles ? Actuellement, un enfant sur trois au niveau primaire vit avec des contacts clairsemés avec son père. Plusieurs chercheurs universitaires avouent qu’il y a

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très peu de recherches et encore moins de ressources d’aide pour cette clientèle. Pourquoi cette barrière au financement de ce genre de service ? Notre bon fonctionnaire repartit à monologuer avec son art d’endormir au gaz le citoyen. Dring Dring, – Monsieur Descôteaux, svp. – … Il est absent, il peut vous rappeler ? Bien sûr que oui. Il est plus facile t’attraper un orignal que t’attraper cet individu. Xième message, xième attente. En attendant, sur mon site web, un haut lieu de défoulement, disons plus clairement, un lieu de soupape pour exprimer mes émotions et celle des membres. – Ber, ton estime, n’est-ce pas ! – Yessss ! J’ai mis à la disposition de tous les visiteurs sur le site web, et passé le mot, les coordonnées de ce cher monsieur responsable de la condition des hommes au ministère de la Santé. Quelque temps auparavant, j’ai obtenu le nom de la personne ressource au ministère de la Santé sur la question de la santé des hommes. C’est une femme, ayant la charge de la condition masculine. Durant trois mois, on nous mentionne qu’elle seule à cette responsabilité. Mais elle est en vacances pour les deux prochains mois. Oh bin cou don, encore ! Puis vient son retour, et pour nous faire dire qu’une autre personne sera nommée pour ce dossier. La décision sera prise d’ici quelques ….mois. – Rappelez-nous à la fin de l’automne. Pendant ce temps, des gars de Montréal et ailleurs se donnent le mot pour téléphoner à cette dame sur une base très très régulière. Rien pour établir un dialogue. Imaginez un peu lorsque l’information est lancée qu’un certain Descoteaux au ministère de la Santé s’occupe du dossier de la condition masculine… Il en a reçu des appels. Et enfin, son retour d’appel arrive…. Il fulmine au téléphone. Moi mon sourire est fendu jusqu’aux oreilles. – Bin mônsieur Descôteaux, vous ne me retourniez pas mes appels… Fin du dialogue, ou du monologue avec le « représentant de la condition masculine ». Durant cette année, j’ai concocté un autre projet de formation conjointement avec Plaque Tournante inc. Colette, formatrice de profession a une expertise dans l’élaboration des programmes de formation et elle a bénévolement offert de son temps pour m’aider dans la demande de ce xième projet de financement. Auparavant, on a reçu de l’ex-ministre de la Justice, Mme Goupil, un 40 000$ pour un projet en quatre volets sur « Divorcer, c’est sérieux », deux volets furent couverts : les aspects juridiques et les aspects financiers du divorce. L’un et l’autre de ce projet de formation auprès des bénévoles sont donnés durant trois jours dans un lieu de villégiature, la première tranche au Mont Ste-Anne et l’autre à l’auberge Du Lac Taureau.

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Dis-moi Berbert, tu aurais pu trouver un autre lieu. Comme le Centre StPierre à Montréal. C’est moins dispendieux. – Il n’offre pas le logement, et la formation étant très élaborée et assez large. Il me fallait trois jours consécutifs pour couvrir tous les sujets au syllabus. Pourquoi avoir choisi ces lieux ? Le défi consiste à faire sortir ces bénévoles de leur cocon et les garder durant toute la fin de semaine, une durée de 2 nuits complètes et trois jours de formation…. intensives. J’en subis certains reproches : trop de matériel en si peu de temps. L’autre défi : offrir à ces gars, qui se défoncent depuis des années, pour aider leurs semblables, un lieu de vacances avec leur nouvelle conjointes. Les frais sont assumés par l’Après-rupture, sauf pour les conjointes et leurs enfants. Un lieu de vacances… je ne crois pas que les gars présents ont eu le temps d’en profiter. Les ateliers de formation commencent à 9h00 et finissent à 21h00, et ce, durant les trois jours. Je me souviens, la première formation au Mont-Ste-Anne, c’était à l’automne, j’avais réservé des condos de 4 unités pour héberger tout ce monde. Plusieurs avaient répondu positivement à mon invitation. Il y avait un gars de Val d’or ; c’est 10 heures de route. D'autres de Gatineau et enfin de Montréal et Québec. Le Mont-St-Anne, ce n’est à pas côté, mais bien presque une heure de Québec direction est. Un lieu de villégiature pour les sports d’hiver. L’été et l’automne, c’est très calme, un lieu de détente, ce que je recherche pour ces hommes. Je sais quelques-uns sensibles, disons au bord de la déprime. Leur offrir le grand air, loin de leurs soucis et êtres avec des cas semblables, est bénéfique à tous. Le temps entre deux sessions de formations, devient un temps propice pour des échanges et la construction de leur estime de soi. L’expérience de loger les gars dans des condos de 4 chambres est extraordinaire. La solidarité masculine existe. C’est fou comment des gars savent s’organiser dans un endroit restreint. Vendredi… j’attends dans la rue, les doigts croisés, Qui va venir ? Viendrontils ? Malgré que personne ne doive débourser pour les frais d’hébergement et leur frais de déplacement seront remboursés après la formation. Enfin, un, puis un autre, Jean avec sa blonde, Yves, Laurent, Carl, Daniel, Henry, etc. Ouf ! Le monde au complet. Visite des condos, distribution des chambres, programme de trois jours, recommandations, etc. Je peux commencer…. On a souvent critiqué les papas séparés comme des hommes violents n’ayant pas accepté d’avoir perdu en cours la garde de leurs enfants. C’est dommage, parce qu’à ma grande surprise, malgré la souffrance de certains, ils sont et se comportent en adultes responsables, le terme est souvent utilisé par les ex. Le sérieux et le désir de collaborer m’ont surpris malgré toutes mes craintes. Avis

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partagée par nos conférenciers invités : le psychologue-sexologue Yvon Dallaire d’Option Santé, Me Richard Bourgault auteur de «L’Affaire Thibaudeau», le créateur du formulaire AliForm, Jean-Marie Fortin et Me Andrée Deschênes. Durant la période où je maintiens la ligne téléphonique d’aide, je reçois un appel d’un homme très distingué. Une rencontre durant le lunch du midi est planifiée, et ce, au restaurant du village Wendake, à quelques pas du local de l’organisme. J’apprends qu’il était médecin, et membre d’un conseil de l’Ordre. Son cas est pathétique : la mère a quitté la province pour s’établir au NouveauBrunswick. Puisqu’il a des droits d’accès aux quinze jours avec son jeune ado, les allers-retours sont devenus une expédition à la fois absurde et onéreuse. Billet d’avion, location d’auto et chambre d’hôtel pour « voir » son enfant quelques heures et, souvent, son droit de visite, refusé pour toutes les excuses imaginables. Sans compter les échanges téléphoniques difficiles avec son enfant et son ex. Beaucoup de femmes ont compris que si elles veulent couper les liens avec l’ex, il suffit de déménager assez loin avec l’enfant. Mais des fois, un gars ici et là, refusant de baisser les bras, s’embarquent dans une longue guerre juridique au bonheur des avocats. On maintient des échanges amicaux, jusqu’au jour que j’apprends sa nouvelle nomination avec l’arrivée du nouveau parti politique. Le voilà maintenant conseiller pour le ministre de la Santé. Il n’en faut pas plus pour organiser un autre lunch. Je lui apporte des documents sur les objectifs des féministes et aussi le fameux rapport de Pierrette Bouchard, alors présidente de la Chaire Bonenfant sur la condition des femmes de l’université Laval : « La réussite scolaire selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes 241 » Ce qui transpire de cette rencontre me surprend. Un certain Mercier a envoyé un mémo interne avec, comme directive, de ne plus répondre aux demandes de l’Après-rupture. Malgré mon insistance, il refuse de « couler l’information » avec une photocopie de ce mémo. Plus tard, j’obtiens par l’accès à l’information, la liste des personnes sur le comité mis en place par le ministère de la Santé, afin de déposer un rapport sur la condition des hommes, devenant plus tard, le fameux « Rapport Rondeau »242 . Dans la liste des personnes élues pour se promener à travers le Québec et écouter les doléances des représentants des organismes d’hommes - violents, un nom me fait cliquer. Lors d’un échange téléphonique avec Gilles Descôteaux, et à force d’insistance pour obtenir du « service et des ressources » pour les pères, il me réfère à un certain Mercier au ministère de la Santé. Selon lui, c’est la personne responsable La réussite scolaire selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes. – Ottawa, Condition féminine, 2003 242 http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2004/04-911-01rap.pdf. Visité le 4 février 2012. Le nom du rapport «Les hommes : s’ouvrir à leurs réalités et répondre à leurs besoins» devint avec le temps «Le rapport Rondeau» Nom du président du comité, Gilles Rondeau. Gilles Rondeau fut impliqué dans d’autres rapports sur la violence envers les femmes et est membre de Centre de recherche sur la violence envers les femmes (Cri-Viff) . 241

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du dossier de la santé des hommes ( un autre fantôme ). Dans la demi-heure suivant cette « information », je téléphone à ce Mercier pour obtenir une rencontre. Dès le premier contact, il me donne l’impression d’un fonctionnaireaccomplissant-son-boulot-jusqu'à-sa-retraire. Je suis convaincu qu’il connaît nom et mon discours. La rencontre se passe dans un micro local, portes closes. Les échanges sont polis. J’apprends, oh surprise ! Ce tintin a la charge du dossier des suicides des hommes depuis de nombreuses années. – «La condition des hommes, c’est nouveau au ministère de la Santé.» (Sic !) – Excusez-moi, nouveau ! Vous voulez dire que le ministère vient de découvrir l’existence des hommes ? Et ce en 2004 ? – Monsieur Claes, il faut prendre le temps qu’il faut, vous n’aurez rien en brusquant les choses. Un autre zozo, incrusté dans le plancher, les fesses rendues plates avec les années à force d’user ses couilles devant un bureau de 9 heures plus un quart à 5 heures moins un quart. Cela se passe en 2003. Tout l’intérieur de moi commence à se révolter. – Ton nez !!! Gilbert, ça va la moutarde ? – 1 200 hommes se suicident d’année en année, et le toto me dit que le problème des hommes est récent et, en plus, il ne faut rien brusquer… Je me retiens de le passer à la varlope. – Gilbert, laisse-moi deviner…. – Mon nez devient jaune moutarde ! Le suicide des hommes est-il vraiment un sujet de priorités au sein du Ministère de la Santé publique ? Peut-être, mais puisqu’il s’agit d’un phénomène masculin, il est probable que les louves musellent, organisent et dictent quelles sont les actions à prendre selon un certain plan pour contrer la violence et éduquer la population à des comportements sécuritaires tout éliminant les stéréotypes. Dans son rapport de 2008, pour la région de Montréal, je cite : « La Direction de santé publique de Montréal dessert une population de 1,8 million de personnes habitant l’ile de Montréal. Cette direction compte 300 employés. Le programme de prévention des blessures non intentionnelles regroupe deux professionnels tandis que cinq autres professionnels contribuent à la prévention du suicide et de la violence dans d’autres équipes. … les priorités retenues pour les trois prochaines années sont la sécurité des piétons, la prévention des chutes chez les adultes âgés et la réduction des traumatismes intentionnels par la promotion de la sécurité et l’aménagement urbain. » La Direction de santé de la Capitale-Nationale y va par : « Cette direction regroupe environ 200 employés faisant partie de neuf unités administratives. Parmi ces dernières. L’équipe «Sécurité dans les milieux de vie» a le mandat de promouvoir des environnements et des comportements sécuritaires et non violents ainsi que de réduire l’incidence et les conséquences des traumatismes intentionnels et non intentionnels.»

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Le mot «violence» a sa place privilégiée ! # S’ouvrir à des réalités…. Le fameux « Rapport Rondeau », pourquoi un comité s’est formé pour s’occuper des hommes ? En 2002, un journaliste sportif de Radio Canada vit une rupture des plus ombrageuses. Le gars dans la trentaine, beau bonhomme, mais prompt sur la « gâchette », est devenu membre du défunt organisme de Montréal, le GEPSE, un groupe d’aide pour les pères, fondé dans les années 85-90. Souvent, des hommes se butent avec le système juridique, espèrent en utilisant un groupe obtenir gain de cause dans leur dossier personnel. ( C’est le cas encore aujourd’hui ). Dans le cas de ce journaliste, très soupe au lait, il me vient à mes oreilles que son comportement est violent. Personnellement, la violence est devenue un terme à multiples usages. Dans les cas des pères privés de la présence de leur progéniture, il y a une différence énorme entre violences et se battre comme un homme pour conserver les liens avec ses enfants. « Péter une coche » exprime souvent entre nous, les gars, une souffrance dont il est impossible d’en contrôler les douleurs autrement que par un ou des gestes de « violence » que se soit contre lui-même ou contre la première personne se présentant devant lui. Dans son cas, il y a en plus, des rumeurs d’usage de la drogue. Je l’ai rencontré à Québec, lors du premier colloque sur la condition masculine, animé par l’Autonhommie au Cegep Limoilou. Je lui conseille de se tenir tranquille et de finaliser son dossier personnel avant de militer pour les pères. Je me souviens, et ce, sans qu’il en soit discuté, de sa souffrance convertie en rage interne. Comme beaucoup de gars, ils veulent régler le problème, et ce, rapidement. Ils ont tous « LA » solution, mais ils sont incapables de régler un problème à la fois. Le leur, le plus souvent. Dans les dossiers litigieux, rien ne se règle rapidement, et ce, au grand bonheur des juristes. Dans son cas, cela devient une guerre entre lui et son ex, une guéguerre de tranchées. Le mur séparant la passion et la haine est si mince. Par habitude, j’aime fouiller un peu dans l’entourage des gars avant de les « étiqueter ». Le téléphone arabe modifie trop souvent la réalité de départ. Je parviens à obtenir les coordonnées de sa première femme, et quelque temps après, lors d’un échange téléphonique avec elle, je fus surpris de ses commentaires éclairés sur son ex et sa nouvelle relation Elle m’apprend qu’ils consommaient de la drogue, mais par-dessus tout, à quel point le père aime la mère de ses enfants. – Une dépendance affective ? – Peut-être, je ne suis pas un psychologue. Est-il violent de nature ? Non, prompt, entier, énergique, sanguin et tournant au quart de tour, bref un journaliste sportif. Ses démêlés personnels coupent les ponts avec le monde journalistique et il perd son emploi privilégié avec Radio-Canada. La sauce idéale pour le candidat au suicide. 188


Perdre sa famille, ses enfants, des états financiers déficitaires, la perte d’emploi et bris de l’égo. Ce sont les ingrédients « chauds » pour faire monter le niveau de la dépression. Ce que tous les spécialistes de la santé mentale vous diront, mais… la dépression des hommes n’est pas un produit économiquement vendable. Un homme ça ne pleure pas ! Je suis surpris du ton neutre de sa première épouse. Elle ne présente aucune agressivité envers Gordon, et elle exprime même un désir de corriger les informations circulant sur son sujet. Quelque temps après, Gordon fonde un organisme situé dans le Vieux Montréal, utilisant un local à l’abandon à côté de celui d’un avocat. Étant une ancienne vedette de la radio sportive, ses confrères l’appuient puisqu’il fait régulièrement les nouvelles, et plus particulièrement lorsqu’il décide de faire la grève de la faim…. dans son bureau. Il le fait en effet, et met comme condition d’arrêter lorsque le gouvernement lui versera 500 000 $ afin de créer un refuge pour les pères en difficulté. Cela se passe en 2001, à la 28e journée de sa grève, il fête la fête des Pères avec un verre d’eau supplémentaire. Et mit fin « temporairement » à sa grève pour se préparer à un autre combat devant la justice : son congédiement de Radio Canada. – Est-il le premier père à faire la grève de la faim, me demande André. – Non, début 1990, un père décida de camper devant le parlement. Sans succès. Jusqu’au jour, un député vint lui dire qu’il perdait son temps. – Et alors ? – Il plia bagage et se résigna qu’à l’âge de 18 ans, son fils reprendra contact avec lui. – Pis ! – Le lendemain de ses 18 ans, il reçu un appel, en cachette de la mère, qu’il quittait la maison pour rejoindre son père. Entre temps, à la suite d’un autre drame familial, le 22 avril 2002, Martin Brossard, met fin à sa vie après avoir assassiné son ex-conjointe et ses deux enfants. Un communiqué laconique du ministère de la Santé annonce la formation d’un comité qui se penchera sur la question des hommes en rupture familiale. Le comité est formé avec comme président, le fondateur Gilles Rondeau, du seul centre de recherche au Québec sur la violence envers… les femmes, CRI-Viff. Dans un article de l’université de Montréal où il enseigne la psychologie, Rondeau avoue étudier la condition des hommes depuis trois décennies : «naturellement, ce n’est pas tous les hommes qui vivent des problèmes». – La belle affaire ! Ce n’est pas toutes les femmes qui vivent la violence ! Des mois plus tard, le 7 janvier 2004, le fameux rapport du comité de travail en matière de prévention et d’aide aux hommes accouche : « Les hommes : s’ouvrir à leurs réalités et répondre à leurs besoins ». Disponible seulement en format numérique, le tout enterré dans les centaines de documents sur la santé, sur le site web du ministère de la Santé. Ce rapport, que je considère, comme un rapport bonbon pour faire taire les groupes de pères séparés de leurs enfants, aurait dû

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aller plus en profondeur, celui du phénomène social de la condition masculine réagissant aux avancés du féminisme. Ce « premier » document sur la condition des hommes au Québec n’a même pas une édition imprimée en couleur. Une autre preuve de son insignifiance aux yeux du pouvoir interne du ministère de la Santé. Les gars, en font le « Rapport Rondeau », nom du président du comité, Gilles Rondeau….. le spécialiste sur la violence envers les femmes ! – Qu’est-il arrivé à notre gréviste de la faim ? – Il perd en cour, son boulot de journaliste et pour les contacts avec son enfant, plus de nouvelles. Selon une rumeur, il travaille sur un chantier de construction. Quand au rapport, nos féministes répliquent avec un document : « Comment fabriquer un problème243 », signé par une coalition (une autre !) – Oui Julien, les coalitions, c’est comme les champignons, cela pousse la nuit toujours dans le même terreau. Les signataires de ce document sont : le Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine; la Chaire d’étude ClaireBonenfant sur la condition des femmes - Université Laval; le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail; la Fédération de ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté au Québec; la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées au Québec; la Fédération des femmes du Québec; l’Institut de recherches et d’études féministes (Université du Québec à Montréal); le Regroupement des femmes de l’AbitibiTémiscaminque; l’R des Centres de femmes du Québec; Relais-Femmes; le Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale; le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes; le Regroupement Naissance-ReNaissance; le Regroupement des groupes de femmes de la région 03 (Portneuf-Québec-Charlevoix); le Regroupement québécois des CALACS ( centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel ); la Table des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles et la Table des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent. – Ouf ! – Veux-tu savoir combien de bons bidous $ reçoivent-elles du gouvernement ? – Quelques millions, ce sont des pauvres femmes discriminées économiquement ! Suite à la rencontre de ce fonctionnaire « Mercier », je me suis demandé si c’est le même Mercier qui a envoyé un mémo interne de ne plus communiquer ou de répondre aux appels des pères séparés. Probablement ce mémo a servi d’excuse à un ou une fonctionnaire de « barrer » l’accès au site web de l’Après-rupture à partir d’un poste informatique placé dans un CLE.

Analyse du Rapport du comité de travail en matière de prévention et d’aide aux hommes, Les hommes, s’ouvrir à leurs réalités et répondre à leurs besoins ou Comment fabriquer un problème. Décembre 2004 http://www.fede.qc.ca/pdf/2005_01_00011.pdf 243

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On découvre ceci lors d’un retour de Rimouski. JC, Carl et moi sommes convenus d’aller à Rimouski pour régler le cas d’un bureau satellite de l’Aprèsrupture. Nous avons reçu des plaintes concernant le bénévole et son agressivité verbale auprès du CLSC et de sa députée. Plusieurs de ces propos écrits envoyés par courriel dépassent la limite permise. Le CA a approuvé la décision de fermer le compte bancaire et en même temps, de rencontrer le responsable du CLSC du coin, la députée et un journaliste d’un média local. Lors du retour, on s’arrête pour luncher. J’en profite pour visiter le CLSC situé juste à côté du restaurant pour expérimenter comment les hommes sont reçus. Au poste de la réception, il y a une feuille 8 ½ x 11, « Criez après moi, c’est de la violence ». Je crois qu’il y a mention que la sécurité sera avisée. Ou quelque chose de ce genre. Cela commence bien ! – Bonjour, je désire rencontrer quelqu’un, je vis une rupture difficile. – Il y a personne de disponible. Laissez-moi vos coordonnés, on communiquera avec vous. – Ben, c’est que c’est urgent. Combien de temps devrais-je attendre ? – Il y une personne qui communiquera avec vous dans l’après-midi. Mon cadran solaire m’indique 11h00. – Je comprends, mais je suis de passage, et il faut que je rencontre une personne immédiatement. Le tout dit avec un ton au bord des larmes. – Monsieur, écoutez, il y a beaucoup de monde, il s’agit de quoi au juste, j‘informerai le responsable, mais tout le monde est occupé présentement, laissez vos coordonnées… Moutarde…. Sur les bancs de la salle d’attente, trois personnes moisissent en attendant leur tour. Je fais demi-tour et retourne au resto finir mon club sandwich avec JC et Carl. Toujours dans le même village, il y a un CLE ou CLD. On décide d’aller fouiner un peu. Comme toujours, les murs sont garnis d’affiches sur la violence… envers les femmes, cours prénataux, dépistage du cancer du sein, rencontres au centre des femmes. Mais pour les hommes, niet. Il y avait une douzaine de postes d’ordinateur libres et pas un seul chat dans ce local. Nous, trois maniaques d’informatique, on s’accapare chacun un poste. Après quelques essais pour afficher le site web de l’Après-rupture, on obtient comme résultat : « Vous n’avez pas l’autorisation d’accès à ce site, un responsable sera avisé ». – Carl, viens voir cela. En effet, après plusieurs tentatives, le site web de l’Après-rupture est bloqué par le webmestre du CLD local. Plus tard, on fait une vérification sur plusieurs autres lieux gouvernementaux. Il en ressort que les lieux gérés par le ministère ou les agences de la santé considèrent ce site au même niveau qu’un site de cul. On fait plusieurs tests pour savoir si d’autres sites de groupes de pères sont aussi « bannis », et même les sites haineux comme ceux de Solinas, Martin Dufresne avec son anti-masculiniste et quelques sites très à gauche avec des propos pas trop flatteurs envers le gouvernement en place. Ben non ! Ils ne sont pas bloqués. 191


Plus tard, suite à la rencontre avec ce père devenu attaché de presse du ministre Couillard et, le fameux mémo « invisible » recommandant de couper tous les liens avec l’après-rupture, se confirme. Le nom Mercier finit par avoir une couleur. Lors d’une entrevue en onde de la radio, je lance un commentaire sur un « certain Mercier », puis dans un texte envoyé aux médias, le nom de Mercier est encore une fois mentionné. Plus tard, toujours dans la tactique des gars de parler avec un responsable de la santé des hommes au sein du ministère de la Santé, on nous informe que « M. Mercier » n’est plus responsable de ce dossier. – C’est triste, où est-il rendu ? – …..est transféré à un poste de syndicat. Bon, nous revoilà à la case de départ, – Eh les gars ! Voici le téléphone, sans frais de Gilles Descoteaux, demander lui qui s’occupe de la condition masculine au ministère de la Santé? Toujours aussi curieux et à la recherche de faits documentés, cette fois-ci sur le nombre de mandats de paix (810) émis dans le cadre d’une rupture conjugale. – Bonjour Pierre. J’aimerai savoir combien de mandats sont émis annuellement ? Peux-tu m’aider ? Me Pierre Tanguay est fonctionnaire et avocat au service de la justice et responsable, entre autres, des dossiers concernant le matrimonial. – Tu sais, Gilbert, il reste 10% des cas, que nous ne pouvons pas traiter. C’est quand même bien. Non, nous ne conservons pas les informations sur le nombre de mandats de paix émis. Si tu veux obtenir les informations, fais la demande à l’accès à l’information. Si quelqu’un ose dire : «vous savez, il reste 10% de cas de décès de poupons à la naissance, c’est quand même bien.». Dans les 12 heures suivantes, celui qui a osé dire ceci sera lynché sur la place publique. Je sens dans le ton de sa réponse une note de frustration. – Le problème des hommes n’est pas la cause d’un phénomène systémique, mon Bébert ! – Ouais ! Ça va, j’ai compris. Au Québec, il y a 15 000 accusations de violence conjugale chaque année, sur 2 millions de ménages, c’est moins de 1%. Plus de la moitié sont des « fausses accusations ». En bref, on utilise dans les ruptures litigieuses la tactique accusatoire pour se venger, emmerder l’ex, obtenir la paix 244 et/ ou pour se défouler sur le dos de l’ex. Mais 10% du nombre de ruptures ! En 2005, le Québec affichait 15 423 divorces. À cela, il faut rajouter les unions libres représentant 55% des couples, soit approximativement un autre 15 000 cas de rupture. 10% de 30 000 couples, cela donne 6 000 personnes annuellement ou 3 000 cas intraitables. De quoi remplir la plus grande des églises de Montréal. Ou bedon une rupture à chaque heure. Selon la CAVAC de la Capitale, 144 mandats de paix furent émis en 2009. http://www.cavac.qc.ca/regions/capitale/pdf/rapport-09-10.pdf 244

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La haine et l’amour, on connait tous ce dicton. Pourtant, malgré les centaines d’études sur la violence conjugale financées par l’État, peu de chercheurs se penchent sur cette tranche de la population : les individus faussement accusés. Chaque année, aux nouvelles, un père fera la manchette après avoir « pété les plombs » et tué sa famille. La condition des hommes, pshhhht, les hommes ne pleurent pas… ! Ils sont violents. CRI-VIFF, en a fait une manne de financement pour ses chercheurs endoctrinés au dogme du féminisme : les femmes victimes, les hommes agresseurs. Bon, je suis un peu dur envers les chercheurs, et avec raison. Que ce soit un Mercier, me disant le plus sérieusement : « le dossier des hommes c’est récent », ou un Gilles Tremblay, chercheur à l’université Laval, me disant : « votre discours ne fait pas avancer la cause des hommes » et, du même souffle, m’avoue qu’il étudie la condition masculine depuis un quart de siècle. Rien de moins pour colorer encore une fois de plus mon nez. Gilles Tremblay, chercheur à l’université Laval en science sociale, en 2002 je lui avais envoyé un courriel, lui demandant de l’information sur une certaine recherche sur les hommes, qui n’est plus affichée depuis, et pour obtenir plus d’information sur une autre recherche particulière sur les hommes. Une recherche financée à la hauteur de 17 000 $. Lors d’une deuxième visite sur le site de recherches en sciences sociales, ladite recherche avait disparu. Intrigué par les montants accordés pour les recherches sur la violence envers les femmes, versus ceux envers les hommes. Par courriel je lui envoie une question, pourtant très simple: « Deux recherches nous intriguent: L'impact de la construction de la masculinité dans l'intervention auprès des hommes. Le développement des compétences des ressources humaines pour soutenir la transformation des services en santé mentale. Ces deux recherches....pssht! Pu là! Hommes, violence et changements, nous aimerions en savoir plus. De plus, l'Après-rupture, comme organisme de pères, avons comme objectif, et ce, depuis 1995, la création d'un conseil sur la condition de l'homme, et en plus, d'un secrétariat sur la condition paternelle. Nous aimerions savoir si vos recherches pourraient nous aider dans l'élaboration de notre mémoire qui sera déposée bientôt ? » Gilbert Claes, 20 novembre 2002 Sa réponse : « Je travaille au plan de la condition masculine depuis plusieurs années. Je ne crois pas que nos visions respectives de la condition masculine puissent aller de pair... En fait, ce que j'en sais, votre attitude a plutôt comme effet de susciter beaucoup de réactions négatives et fait beaucoup reculer la cause des hommes, et, en particulier, des pères dans les différentes instances, particulièrement au MSSS.

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Aussi, vous comprendrez que je ne désire en aucun cas être assimilé à vos travaux. Au contraire, à mon avis, il serait nettement préférable que vous preniez du recul et évitiez de présenter quelque mémoire que ce soit, cela serait nettement plus avantageux pour les hommes ainsi. » Gilles Tremblay Six ans plus tard, dans un article intitulé Condition masculine – «l’Homme, cet objet de recherche».. «La santé des hommes : un nouvel objet de recherche au Québec» est le titre de l'atelier que dirigera Gilles Tremblay, directeur du programme de maîtrise à l'École de service social de l'Université Laval, lors du congrès de l'Acfas. Quand un sujet pratiquement tabou est lancé sur la place publique. Constatations. Au Québec, jusqu'à récemment, peu d'études sur la condition masculine ont porté spécifiquement sur des questions relatives à la santé. En fait, la recherche sur la santé des hommes s'est limitée à des aspects très spécifiques, notamment le cancer de la prostate ou encore le suicide. Aujourd'hui, nous en savons davantage grâce à un premier portrait d'ensemble. Ainsi, l'atelier du professeur et chercheur Gilles Tremblay permettra de situer l'état des connaissances sur ce sujet et de susciter une nécessaire réflexion à la lumière de la monographie intitulée :« La Santé des hommes au Québec», publiée en 2005 (Publications du Québec) et dirigée par Gilles Tremblay, avec la collaboration d'autres chercheurs pour le compte du ministère de la Santé et des Services sociaux et de l'Institut de la statistique du Québec. Premiers constats. Cette monographie est le fruit d'une analyse des données de l'enquête sociale et de santé du ministère de la Santé conduite en 1998, rappelle Gilles Tremblay qui tient à dire, d'entrée de jeu, que, de manière générale la santé de la population québécoise est bonne. Cela dit, il existe plusieurs similitudes entre les hommes et les femmes, mais également des différences marquées.» Incroyable qu’on soit incapable de faire une recherche sur le sexe masculin, sans qu’il faille faire une comparaison avec les femmes, de peur d’être traité de sexiste. Douze ans plus tard, novembre 2010, la condition masculine, n’intéresse personne, à moins qu’il y ait des fonds pour la recherche sur ce que le gros bon sens du grand-père ou de la grand-mère sait déjà. Dans l’article, Gilles Tremblay ose le dire : «Ce qui, de fait, a favorisé, dit-il, la conduite de sa monographie, mais a fait grincer des dents le sexe opposé dans certains cas, «chez des groupes de femmes plus militantes, plus radicales» qui, ajoute le professeur, craignent de perdre des enveloppes budgétaires au profit des hommes, et ce, dans un contexte de restrictions budgétaires. «D'ailleurs,

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ça a pris deux ans avant de rendre publique la monographie. Il a fallu pratiquement négocier des points et des virgules», lance le professeur Tremblay. » Janvier 2010, le Cri-viff accouche un nouveau groupe de chercheurs : «Masculinité et Société». – Qui tu penses qu’on retrouve à la tête de ces nouveaux parasites ? – Gilles Rondeau, Jocelyn Lindsay, Gilles Tremblay, une douzaine de chercheurs, 30 étudiants et étudiantes. Et, des partenaires du milieu, ils sont onze. On y retrouve entre autres, GAPI, Groupe d’aide aux personnes impulsives et Autonhommie. – Bin, Gilbert, c’est pas mal. Enfin, on s’occupera des hommes en difficultés. – Tu veux rire. Onze partenaires du milieu pour tout le Québec ! À comparer à l’aide aux femmes, elles sont plus de 2 500 organismes pour le Québec seulement, un Conseil du Statut de la femme, le Secrétariat de la femme, Condition féminine Canada et la moitié des Nations-Unies. Ce n’est pas rien… les études sur les hommes, ce sera sous un axe pro-féministe. Je te cite l’orientation de ce club au sein de Cri-Viff - Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faites envers les femmes. «Les projets de Masculinités et Société s’inscrivent dans les études de genre et plus particulièrement dans la lignée des études sur les hommes (men’s studies). Sa programmation s’inscrit dans une perspective proféministe libérale, proféministe par son appui aux revendications et avancées associées au mouvement des femmes ; libérale (vs radicale) par la reconnaissance que la masculinité tout comme la féminité, est porteuse de limites imposées aux hommes et aux femmes et pouvant avoir des effets dommageables pour les hommes aussi. Définition des termes Les « réalités masculines » sont comprises ici comme des expériences objectives et subjectives vécues par les hommes. Le « genre » est utilisé pour rappeler la différenciation sociale, et non biologique, qui est faite entre les hommes et les femmes. La « masculinité » réfère au genre masculin et signifie la construction sociale des hommes. La masculinité est plurielle, relationnelle et situationnelle. Sa pluralisation reconnaît qu’elle peut revêtir différentes significations pour différents groupes de personnes à différents moments. De plus, les masculinités sont comprises comme des construits relationnels que les individus produisent et reproduisent dans leurs interactions avec les autres individus, mais également dans leur rapport aux institutions. Parce que les masculinités sont plurielles et relationnelles, elles sont aussi situationnelles. Ce que signifie être un homme varie en effet selon les différents contextes sociaux et institutionnels. Ces contextes diffèrent en fonction de la culture, de la période historique, de la société et au cours de la vie. Dans une perspective d’intégration et de cohésion de la programmation de recherche, les réalités masculines sont étudiées de manière transversale 195


en fonction des deux objectifs du thème général de recherche : la compréhension et l’intervention.» – Jean et Julien, vous avez bien compris ? – L’homme est une chose construite socialement ! Wouah! # La «chate québécoise». Le projet de loi 63,,, impose l’inscription du mot femme dans la Charte des droits et libertés du Québec. Je réécoute le vidéo-clip de la Courchesne, maintenant ministre de l’Éducation et celui de la nouvelle ministre de la Condition des femmes, Mme St-Pierre, nous dire que les acquis des femmes sont fragiles, tout en lançant le message qu’il faut être vigilant face aux méchants garnements qui ne veulent pas appuyer le mouvement des femmes. Le 12 décembre 2007, elle ( la ministre des femmes ) annonce son projet de loi 63. C’est devenu une manie d’être marraine d’une loi depuis quelque temps au sein du gouvernement. « C'est avec beaucoup, énormément de fierté que je dépose le projet de loi nº 63, Loi modifiant la Charte des droits et libertés de la personne. Ce projet de loi modifie la Charte des droits et libertés de la personne afin d'affirmer expressément que les droits et libertés énoncés dans la Charte sont garantis également aux femmes et aux hommes ». L’opposition n’osant pas contredire la puissance maternelle. « Devant l'importance de la loi qui serait amendée, dans ce cas-là, est-ce que le leader du gouvernement peut me confirmer qu'il y aura des consultations générales, à tout le moins, dans ce dossier-là ? » Lancer une commission la veille de Noël ! Faut le faire ! Je peux me tromper, mais c’est vraiment vicieux pour ceux suivant les débats sur la condition humaine. Pondre un mémoire, implique de collecter des opinions parmi nos semblables, se rencontrer et débattre en palabres sans fin sur ce qu’il faut dire et comment le dire. Puis, trouver le volontaire pour l’écrire ce foutu mémoire et, enfin, avoir le temps de le corriger, bref, peu de temps. Est-ce voulu intentionnellement ? Le 19 décembre 2007, l’annonce est faite, le 1er février, l’accouchement aura lieu, avec ou sans césarienne. «La Commission des affaires sociales tient une consultation générale à l'égard du projet de loi nº 63, Loi modifiant la Charte des droits et libertés de la personne, et ce, à compter du 12 février 2008» «Que les mémoires soient reçus au Secrétariat des commissions au plus tard le 1er février 2008 ». Un an auparavant, le 7 décembre 2006, le Premier ministre fédéral s’est débarrassé d’une épine. Le vote libre sur la promesse de rétablir la définition traditionnelle du mariage est rejetée par une majorité de députés à la Chambre des communes. Cette motion : «Que cette Chambre demande au gouvernement de déposer une loi visant à rétablir la définition traditionnelle du mariage sans

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toucher les unions civiles et tout en respectant les mariages existants entre personnes de même sexe.» Un total de 175 pour et 124 contre, le débat risque de se rouvrir d’ici la prochaine élection ? Ce sera une grande victoire pour les groupes gais. Vont-ils rester là ou continuer de chercher des exclusions à leur pourvoir en tant que groupe minoritaire ? L’avenir nous le dira. Pierre-Eliot Trudeau doit sourire dans sa tombe. La Charte des droits et libertés qu’il a défendu, porte ses fruits. Des fruits des fois pourris et indigestes pour certains, pour d’autres du petit caviar arrosé au champagne. Jusqu’où va aller le concept de l’égalité et les droits des minorités ? Encore une fois, Julien, n’est pas en accord avec moi. Aujourd’hui, il est chez moi pour apprendre comment faire une bonne bouffe pour ses enfants. Oui, Julien est un de ces papas de fin de semaine. Père de trois enfants, il doit aujourd’hui cuisiner, ce qu’il n’a jamais fait. Enfin presque. Il sait comment faire bouillir des saucisses hot-dog.. Beurk ! – Il est probable qu’avant que le lecteur ait fini la lecture de ce livre, tu sois accusé de racisme, d’homophobie et d’antiféministe. Me dit Jean. – Bof ! Je connais la tactique utilisée et elle reste toujours la même : faire un procès long et coûteux aux opposants de la doctrine dominante. C’est efficace. Imagine un instant, un avocat coûte entre 150 $ et 350 $ de l’heure, plus les petits frais. Coût total… tant et aussi longtemps que tu portes tes culottes et qu’ils n’ont pas vidé tes poches de tes bons beaux dollars. – Je suis passé par là et plusieurs de mes amis y ont gouté. Je rajoute du sel et du poivre ? – Pas trop, ce n’est pas bon pour la santé de tes enfants. Apprends-leur à apprécier le goût des aliments sans les masquer par des épices. – Les épices servent à rehausser le goût des aliments. Épice ! J’en ai eu, lors de mon jugement, un jugement épicé en effet. J’ai failli m’étouffer à la lecture…. – Ne pleure pas Julien… on rajoutera ton nom sur la liste des victimes du système judiciaire en droit de la famille. – Bébert, tu dois continuer d’aider les pères en détresse. – Nope, c’est fini. J’ai accompli mon bénévolat pour les 30 prochaines années. – Avec ce que tu écris dans ce livre, tu seras bon pour un procès. C’est ce qui arriva à un de mes potes. Il avait osé dénoncer, la vérité dans un documentaire. Son grand péché fut d’avoir écrit dans un livre les propos recueillis auprès des jeunes enfants sans familles. Scandale ! Il avait « osé » utiliser la cueillette d’entrevues pour son documentaire pour en faire un livre. – A-t-il fait du fric avec cela ? – Pas un rond, mais le procès lui vida son portefeuille et il perdit son emploi. – Est-ce un cas isolé ? – Non ! # L’Épidémie

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Dans le communiqué de presse envoyé par la Fédération des femmes du Québec, et dont les journalistes ne se sont même pas donné la peine de valider les chiffres, et est publiée intégralement dans le média. Voici quelques extraits : « Des millions de femmes sont battues, violées, assassinées, attaquées, mutilées, ou même privées du droit d'exister. Au moins une femme sur trois subira de graves violences au cours de sa vie. De la naissance à la mort, les femmes sont confrontées à la discrimination et à la violence dont se rendent coupables les États, la société ou les familles. Plus de 60 millions de femmes ont aujourd'hui « disparu » dans le monde en raison de la sélection prénatale selon le sexe et de l'infanticide des bébés de sexe féminin. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 70 pour cent des femmes victimes d'homicide ont été tuées par leur compagnon. …. Cela s'est fait derrière les murs d'une maison bourgeoise, au sein d'une famille apparemment unie, dans une ruelle venteuse du centreville. Le terrain était privé, ou public. … Ainsi cette année, 8 176 ont fui la violence et trouvé refuge dans une maison d'hébergement ; près de 700 femmes consultaient un Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), alors que 750 autres femmes étaient en attente de services ; près de 13 900 femmes frappaient à la porte d'un centre de femmes ; 14 797 femmes en détresse appelaient à l'aide en téléphonant à la ligne S.O.S. violence conjugale. Sans compter toutes celles qui encaissaient les coups en silence…» Allez up, on mélange le tout ! Cela fait pleurer la population. Pour siphonner l’argent des contribuables, je lève mon chapeau. Les chiffres sont soufflés à l’hélium pour mieux impressionner le petit peuple et leur soutirer quelques larmes et beaucoup de dollars. 60 millions de femmes…au Québec, au Canada, aux États-Unis ? Allez leur demander. « Comment peut-on justifier le fait qu'une maison d'hébergement pour femmes victimes de violence située dans une communauté autochtone reçoive 200 000 $ de moins en subvention que les autres maisons d'hébergement au Québec ? C'est une honte ! Depuis près de cinq ans, Femmes Autochtones du Québec et la Fédération des femmes du Québec réclament des actions pour abolir cette iniquité. » 200 00$ de moins de quoi ? Chaque refuge pour femmes violentées au Québec reçoit grâce aux taxes et impôts du petit peuple, plus d’un demi-million annuellement. Dans le cas de Femmes Autochtones du Québec, son revenu annuel de 2004-2005 s’élève à 1,9 million $245. Quoi dire de plus. La Fédération Selon revenu Canada, Femmes autochtones a déclaré 993,242$ de subvention du fédéral et 478,700$ du Québec.

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des femmes du Québec reçoit un peu moins de 100 000$ par année du Québec, mais elle a reçu du gouvernement fédéral en 2003 : 347 084 $246, 770 000 $ en 2008, tout en ayant sa propre fiducie. – Où va l’argent ? Comment est-il utilisé ? – Faudra demander à nos fonctionnaires, pas à nos députés. Le risque politique de confronter les groupes féministes est trop grand pour eux. Pour aider le lecteur sur la panoplie d’organismes financés par vos taxes et impôts en 2004-2005, il existe 8 000 organismes sans but lucratif au Québec. 5 077 d’entre elles ont reçu pour un total de 631 millions de dollars de subventions du gouvernement du Québec247. En 2009, cela totalise maintenant à 844 millions $. Plus de 1,2 milliard de dollars en deux ans, 4 milliards en cinq ans. J’inclus les deniers versés venant d’autres sources. Il existe 110 maisons de femmes violentées… et en difficulté. 100 centres de femmes ( il en pousse chaque année ), 8 Tables de concertation de femmes, la RQCALACS regroupe 29 centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, une demidouzaine de carrefours, autant de centres d’emplois pour femmes, l’équivalent pour les femmes immigrantes, un millier ou plus d’associations de tout acabit, des centres de formation pour femmes, des clubs sociaux, clubs d’affaires, des fédérations, des collectifs, des réseaux d’action, des comités, des réseaux, des regroupements, etc. Au-delà de 900 organismes affiliés à la condition féminine, tous sont nourris avec l’argent des contribuables. Et aussi, un Regroupement des groupes de femmes, je l’avais presque oublié. Les pôvres! Elles ont reçu un tout petit 113 625 $ en 2005.248 « .. Des millions de femmes sont battues. » Où ? Au Québec, au Canada, en Afrique, en Chine… L’usage de la pub culpabilisante n’a pas changé depuis les premières suffragettes « made in américa » en 1917 devant la Maison Blanche. http://www.realwomenca.com/newsletter/2003_sept_oct/article_7.html (accès à l’information) Le 12 janvier 2009, selon le Portrait financier gouvernemental, 4964 organismes se sont partagés 666 625,581.18$ 248 Les membres du RGF-03 Association des femmes de carrière du Québec Métropolitain Association Féminine d’Education et d’Action sociale.(AFÉAS); Association YWCA de Québec; CALACS de Chalevoix Carrefour Familles Monoparentales de Charlesbourg. Centre-Femmes aux Plurielles. Centre Femmes aux 3A. Centre femmes d’Aujourd’hui. Centre dans femmes de la Basse-Ville. Centre Étape Attelier de formation pour les femmes. Centre international des femmes, Québec. Centre Ressource pour femmes de Beauport. Chaire d’étude Claire Bonenfant sur la condition des femmes de l’Université Laval. Collectif d’accompagnement à l’accouchement. Collectif Léa-Roback de Québec. La Fédération des Femems du Québec (FFQ). Comité d’aide aux Femmes sourdes de Québec. Comité d’économie sociale et de Condition Féminine de Portneuf. Comité des femmes du Conseil Central de Québec-Chadière-Appalache (CSN). Comité des Femmes du SPGQ. Groupe Femme Politique et Démocratie. Maison communautaire Missinak. Maison d’hébergement pour femmes immigrantes de Québec. Maison de Transition l’Éclaircie. Maison des femmes de Québec. Maison du Cœur pour femmes. Maison Kismen- marie-Rollet. Maison la Montée. Mères et Monde. Centre résidentiel par et pour les jeunes mères. Nouveau Départ Québec. Regroupement des Femmes sans emploi du Nord de Québec Rose du Nord. Réseau Diocésain de la Condition des femmes. Services d’aide à l’emploi Jonathan. Service d’information en contraception et sexualité de Québec. S.O.S. Grossesse. Vidéo Femmes. Violence info. Viol-Secours. 246 247

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Deux pancartes soutenues par nos chères femmes: l’une disant : « Mr President how long must women wait for liberty » et l’autre « Mr President what will you do for woman suffrage ». Si une pancarte disait : « Mr le président, nous les femmes, allons faire ceci et cela.. » mais rien ne change. Culpabilisons les hommes et ce sont eux qui doivent « agir » pour établir l’égalité, nous sommes des victimes, Mr Président. Les États-Unis ont créé le VAWA Act (Violence Against Women Act)249 et ouvert un petit compte bancaire pour aider les femmes violentées. Mise de fonds : 3 milliards de dollars américains. Et c’est renouvelé tous les 5 ans. Du côté privé, Bill Gates et plusieurs fondations ont versé dans une seule année 386 millions de dollars US250 pour venir en aide ou appuyer les groupes de femmes. Qui d’autres ? L’Oréal et autres compagnies à clientèle fortement, sinon exclusivement féminine. La tactique de traiter de « haineux » tous ceux ayant des propos « dérangeants » ou « dénigrant » ce dogme me renvoie au temps du nazisme ou du communisme ou du temps de toutes les dictatures. De Mao à Pinochet, les opposants au pouvoir en place furent traités de bandits, traîtres, ou anti-« pouvoir en place ». Louise Langevin, professeure à la Faculté de droit, et titulaire de la Chaire d’Étude Claire-Bonnenfant, a étudié le discours des sites Internet «antiféministes» pour mieux cibler les opposants au régime en place. Le 28 novembre 2006, dans le cadre des Midi-Recherche de l’Université Laval, Mme Langevin mentionne : « Le Code criminel ne protège pas non plus les femmes contre la propagande haineuse. En revanche, la Loi canadienne sur les droits de la personne propose un recours afin, entre autres, de faire fermer ou corriger des sites Web qui propageraient un discours susceptible d’exposer les femmes à la haine et à la discrimination. « Par définition, un site antiféministe présente des réactions d’hostilité et de ressentiment explicite face au féminisme et à l’égalité revendiquée par les femmes, pour améliorer les choses, la juriste prône la mise sur pied de comités de surveillance sur le Web, dont la mission serait d’analyser le contenu des sites antiféministes.» 251 La communauté islamique, pas folle du tout, utilise le mot islamophobe pour étiqueter leurs opposants. Et cela marche ! – Il ne faut pas être dupe pour comprendre la stratégie qui se met en place. Demain, les groupes féministes seront « un groupe identifiable». Tout auteur de propos dénonciateur envers ce «groupe identifiable» sera punissable selon l’article xy paragraphe ii, à une peine maximale de 10 ans de prison. Le VAWAC fut proposé par le sénateur Joseph Biden, un fervent partisan des droits des femmes en 1994 sous le titre de Violent Crime Control and Law Enforcement act. Joseph Biden appuyait la National Coalition Against Sexualt Assault; la National Coalition Against Domestic Violenece; le Legal Momentum et le National Organization for Women. La première tranche de subventions au montant de 3 milliards de dollars US fut votée et renouvelée tous les 3 ans depuis. 250 Bill & Melinda Gates Foundation http://www.gatesfoundation.org/grants/Pages/search.aspx 251 Journal de la communauté universitaire ÉDITION DU 7 DÉCEMBRE 2006 Volume 42, numéro 15, La haine en ligne Par Renée Larochelle. 249

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Ber.., je lis dans le journal un propos à ce que tu nous annonces. «Les femmes, un groupe identifiable ? » En voici l’extrait : « La loi inclut-elle les femmes? À l’ouverture de l’enquête préliminaire de l’accusé mardi, au Palais de justice de Montréal, la Couronne a indiqué qu’elle désirait ajouter un chef d’accusation contre l’individu, soit celui d’avoir incité à la haine. La peine maximale pour ce crime est de deux ans de prison. L’article du Code criminel à cet effet précise cependant que cette accusation peut s’appliquer lorsque la haine est dirigée vers un «groupe identifiable» en vertu de certains critères, tels que la race, l’âge ou l’orientation sexuelle. La peine maximale pour ce crime est de deux ans  de prison.» – Et toi mon Bébert , un foutu masculiniste ! – …..et pourront accuser d’actes criminels tout propos haineux envers les féministes en criant sur tous les toits, la haine des masculinistes envers les femmes. Bientôt, on enfermera les coupables puisqu’ils sont des criminels. Puis un grand procès médiatisé, pour faire comprendre aux hommes de se tenir tranquille, sinon « maman» va les punir. Ces masculinistes seront condamnés à une période de rééducation dans un centre communautaire tenu par des matrones moustachues. – Moustachues….. t’es drôle! Faudra ressortir les propos d’Alexandre Soljenitsyne pour expliquer aux jeunes l’éternel recommencement de l’Histoire. Des mouvements sociaux en « ismes » survivant grâce aux mensonges, à la tricherie, à la manipulation des mots et à la culpabilisation du peuple. Dans le cas du féminisme, rien d’innovateur, l’Église a culpabilisé le petit peuple avec son Jésus sur la croix ; le féminisme aura « victimisé » les femmes avec la discrimination et la violence envers les femmes. Le gouvernement du Québec, à travers son ministère de la Culture et de la Communication et de la condition féminine, subventionne la propagande sur les ondes de radio communautaire : «Face à l’appropriation de notre image, par les médias et les classes dominantes, reprenons possession de notre représentation. Concours non mixtes pour toutes les femmes, le thème : La lutte contre l’oppression des femmes. 252 ’ En tant que victimes, elles exigeront des compensations. – Ce qui se fait déjà ; la discrimination positive, l’égalité d’emploi, l’équité salariale, et maintenant, l’égalité de fait. Il manque le bonus financier, pour l’écart dans le partage des tâches ménagères. Personnellement, je n’aime pas me faire étiqueter de masculiniste , et plusieurs hommes de mon entourage ont débattu de la question. La majorité réfute cette étiquette et s’objecte à se faire imposer un stéréotype de cette envergure. Personne n’est dupe de son objectif. S’opposer à des dérives sociales n’a aucun 252 Concours d’images à Elles des femmes, Radio-Centre-Ville. 102,3 FM Radio Communautaire et multilingue de Montréal. Émission tous les mercredis de 11h à 11h30 http://www.radiocentreville.com. 6 janvier 2009.

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rapport avec le sexe, sauf que : le féminisme accuse le patriarcat et le néolibéralisme d’être machiste. Identifier un sexe, et en faire des coupables, des criminels ou les traiter en enfants afin de changer leurs comportements, et ce, pour mieux les remouler en eunuques puis en esclave « pour partager les travaux ménagers » et enfin, en faire une catégorie d’humain identifiables ? Et c’est justement ce que font les chercheuses de la Chaire d’étude ClaireBonenfant sur la condition des femmes. Nous avons eu droit au rapport d’Anick Druelle : « La présence des groupes de droites anti-féministes aux Nations Unies ». Ce rapport de 45 pages, reçut une subvention de 25 000$. Puis, celle de Pierrette Bouchard « La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes » celui-ci de 77 000$... et maintenant en reprise l’étude de « 5 sites Web québécois et francophones se disant dédiés à la promotion des droits des pères et des hommes et à la dénonciation du féminisme» par Louise Langevin, de la Chaire des études féministes de l’Université Laval. Ce projet de recherche est financé par le CRI-VIFF ( Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes ) de l’Université Laval. On passe par-dessus le fanatisme de Martin Dufresne et de Micheline Carrier. L’un et l’autre se nourrissent d’une « allergie » profonde du masculin ». À chaque fois, ils ciblent ceux osant critiquer les dérives du mouvement social qu’est le féminisme. Lorsque j’ai pris connaissance du texte de Louise Langevin sur « les 5 sites web », j’ai écrit un courriel à l’auteur du texte253 sur les sites aux propos haineux, lui demandant de me nommer les sites. Une semaine plus tard, je reçois une réponse, « les propos sont de la dame Langevin des Études féministes ». Parfait ! Je lui envoie la même question : « nommez-moi les sites « aux propos haineux ». La fonction DEL/EFFACE de son ordinateur a dû faire son travail… effacé ! Je n’ai jamais eu de réponse. Une tactique banale : le silence. Après, on nous accuse, nous les hommes, de ne pas communiquer avec nos femmes. Lors du dépôt de son mémoire sur le projet de loi 63, durant les échanges verbaux avec les membres de la Commission des Affaires sociales, Louise Langevin répondu à une question de la ministre de la Condition féminine 254 . Voici un extrait : Mme St-Pierre: « Et quelles sont vos conclusions? Je comprends qu'on pourrait en parler pendant des heures, mais est-ce que vous dégagez des lignes ? Comment vous interprétez ces mouvements-là dans la société québécoise ?»

http://www.aufil.ulaval.ca/articles/haine-ligne-203.html Direction des communications Université de Laval- au fil des événements- édition du 7 décembre 2006. La haine en ligne

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http://www.assnat.qc.ca/fra/38Legislature1/DEBATS/journal/cas/080212.htm#_Toc192305148 Travaux parlementaires, 38e législature, 1i`re session ( 12 février 2008. Consultation générale sur le projet de loi 93- loi modifiant la Charte des droits et libertés de la personne.

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Mme Langevin (Louise): « J'ai un peu peur de vous répondre parce que je reçois des menaces et je ne voudrais pas être poursuivi comme certaines de mes collègues, quoique je pourrais (sic) très bien me défendre. Donc, ce que je vais dire ici, évidemment, n'est pas privé et va être porté en public, et je vous dirai si je reçois des menaces. Le discours des antiféministes est un discours de réaction face aux revendications des femmes. C'est un discours réactionnaire qui voudrait que ce soit comme avant, que ce fût bien meilleur avant. C'est un discours qui victimise les hommes, c'est un discours qui dénigre les femmes, et les féministes, et les mères, certaines sortes de mères. C'est un discours qui tient les féministes et les femmes d'aujourd'hui responsables de tous les problèmes sociaux. Et donc, c'est un discours d'hommes qui ont subi des ruptures conjugales, certains problèmes avec la justice et qui sont écœurés de payer la pension alimentaire. C'est simplement ça, leur discours. Donc, il faut pouvoir comprendre leur position. Ils ont beaucoup d'attention des médias, mais il faut replacer leur discours dans un contexte beaucoup plus large. Donc, dans ce sens, le discours des antiféministes n'est pas un discours structuré, n'est pas un discours... Ils n'ont pas de revendication pour eux, ils sont en réaction. Ce sont, dans certains cas, des hommes et des pères frustrés de l'avancement des droits des femmes.» Mme St-Pierre: « Vous avez ouvert une porte, c'est délicat, mais, lorsque vous parlez de menaces, de quoi parlez-vous, exactement.» Mme Langevin (Louise): « Des courriels, que je vais être poursuivie si je ne me rétracte pas; des lettres, dont je vais être poursuivie si je ne me rétracte pas; des téléphones, que je vais être poursuivie si je me rétracte pas. Et donc, j'ai des collègues qui ne veulent plus parler en public parce qu'elles ont été menacées, elles ont peur. Et ça marche, la technique marche. Voyez-vous, je suis un peu mal à l'aise parce que je sais que je vais avoir des courriels demain.» Et voilà comment on propage sa victimisation et déforme les faits. Plusieurs d’entre nous avaient seulement envoyé par courriel la même demande. Moi, je n’ai jamais reçu de réponse. Et je n’ai jamais demandé qu’elle se rétracte. Elle peut écrire toutes les conneries du monde, mon rôle en tant que citoyen informé est justement de dénoncer ce genre de connerie de l’exploitation de la « victimite » et de l’offensée. En plus de stéréotyper les groupes d’hommes, principalement les groupes de pères, et les mettre dans le même sac que les agresseurs, les violents, les frustrés, les pédophiles, etc. – Non, vraiment, d’un côté, ces féministes (à moustache, comme le mentionne Pageau) crient sur tous les toits qu’il faut combattre les stéréotypes, voilà qu’elles stéréotypent allègrement les hommes revendiquant des droits d’accès à leurs enfants ? – Faut le faire, et cela passe comme du bon beurre dans un poêlon chauffé à blanc. S’exclame Julien.

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Selon la définition de la chercheuse Louise Langevin: « Par définition, un site antiféministe présente des réactions d’hostilité et de ressentiment explicite face au féminisme et à l’égalité revendiquée par les femmes ». – Faudra fermer certaines émissions de télévision, « Tout le monde en parle », « L’avocat et le diable », « Jean-Luc Montgrain » ou l’émission du « Doc Mailloux », sans oublier les propos d’André Arthur, n’est ce pas ? – Gilbert, Doc Mailhoux est dans la soupe avec le Collège des médecins et le Fisc. André Arthur n’a plus de radio et fait de la pub pour les patates frites, et l’émission «L’avocat et le diable» a été excommunié. – Étrange ! Aucune accusation ne fut déposée pour propos anti-féministes. Mais tous ont eu des propos dénonciateurs envers le féminisme. # Les anti..isme D’une ministre de la Condition féministe à l’autre, on ressort des propos tellement identiques, que c’est devenu théâtral. En février 2004, Michèle Courchesne, ministre des Relations avec les citoyens et de la Condition féminine déclare que les opinions des masculins ne sont pas recevables parce qu’ils ne sont le fait que de masculinismes. Quatre ans plus tard, même mois, soit en février 2008, Christine St-Pierre, ministre de la Communication et de la Condition féminine, déclare en onde « Quant au groupe opposé à son projet de loi, Christine St-Pierre les associe surtout aux masculinistes qui dit inégalité hommes femmes, on les connaît au Québec ces groupes-là, et je pense qu’il faut faire comprendre ce que les acquis qui ont été réalisés par les femmes aux Québec depuis les années 40, ce sont des acquis très fragiles.» – Je l’ai souvent lu et entendu dans le discours : « Les acquis qui ont été réalisés par les femmes aux Québec depuis les années 40, ce sont des acquis très fragiles » qu’il faudra enregistrer cette phrase pour en faire leur marque de commerce. Je me souviens, à la lecture « La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes », m’être exclamé, – Cela ne se peut pas, 77 000 $ pour une cochonnerie comme cela ! Pour une équipe d’universitaires et d’une responsable de la Chaire des études féministes de l’université Laval arguant pour la propagande du dogme féministe, la qualité de la recherche n’allait pas plus loin qu’un devoir de niveaux secondaires…1 ou 2 au maximum. Ce même document fut vertement critiqué par la députée Betty Hinton de Kamloops à la chambre des communes pour son sexisme et ses propos tendancieux 255 . Tout en dénonçant ce qu’a coûté aux contribuables canadiens la somme de 77 000 $ 256 . Même la féministe Wendy

Betty Hinton, BC MP on Canadian Status of Women sur Youtube: http://www.youtube.com/watch?v=RrSxaPaYvAQ&feature=player_embedded#! 256 http://www.parl.gc.ca/37/2/parlbus/chambus/house/debates/112_2003-06-05/ques112-F.htm La situation de la femme au Canada Mme Betty Hinton (Kamloops, Thompson and Highland Valleys, Alliance canadienne) 255

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McElroy souligne le double langage utilisé et les recommandations de l’auteur de mettre sous surveillance les sites des groupes ciblés.257 « The feminist "School Success by Gender: A Catalyst for the Masculinist Discourse," sponsored by Canadian taxpayers, recommends the monitoring of masculinist Web sites for possible prosecution under hate speech laws. An appended list of "hate mongering" sites includes American ones such as Promise Keepers. One of the report's authors, Pierrette Bouchard, has publicly responded to the backlash against her recommendations: She blames the critics who took her seriously.» Mme Bouchard va plus loin dans ses recommandations en suggérant de former des « centres d’observation » sur ces sites : « […].nous proposons de créer un organisme de surveillance, du type Hate Watch, mais centré uniquement sur les rapports sociaux de sexe. Il serait également utile de tenir, publier, diffuser et mettre à jour une liste des groupes misogynes. » Mais aucun commentaire sur les sites web ayant des propos misandriques, tel que The Scum Manifesto de Valérie Solonas; Sysiphe de Micheline Carrier ou anti-patriarcat de Martin Dufresne. Aucune note sur les propos misandres de la gourou du féminisme, Andrea Dworkin. «[…].Only when manhood is dead ‐ and it will perish when ravaged  femininity no longer sustains it ‐ only then will we know what it is to be  free. »  «Marriage as an institution developed from rape as a practice. Rape,  originally  defined  as  abduction,  became  marriage  by  capture.  Marriage  meant  the  taking  was  to  extend  in  time,  to  be  not  only  use  of  but  possession of, or ownership. »  Qui, parmi les journalistes des principaux médias francophones tels que La Presse, la Gazette ou les médias à cancans ont osé dénoncer cette mise en place d’un tel pouvoir, celui de criminaliser ceux posant des critiques envers le dogme féministe ? La réaction de notre féministe nationale, Micheline Carrier sur son site Sisyphe, ce résume ainsi : « On ignore si les journalistes et l’opposition officielle à Ottawa ont lu le rapport qu’ils critiquent ou s’ils se sont simplement laissés porter par la vague antiféministe qui déferle depuis des mois dans les milieux médiatiques au Québec et au Canada.» – Gilbert, je ne vois pas de loi…. – Julien, réfléchis un instant et analyse les lois votées et les règlements depuis les 30 dernières années. Qui vise-t-on par des lois régissant la conduite automobile, la violence conjugale, le divorce, la perception des pensions http://www.intellectualconservative.com/article2480.html Feminists Slurping at the Public Trough by Wendy McElroy, ifeminists.com 19 July 2003

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alimentaires, l’équité salariale, les quotas d’emplois, la parité dans les conseils d’administration, l’harcèlement psychologique, l’égalité de fait et maintenant le partage des travaux ménagers? – Tu crois ? Les pressions des féministes pour mettre une police des sites web ont atteint un nouveau niveau. En décembre 2005, aux États-Unis, une nouvelle loi entra en vigueur sur cette question. Selon les premières constatations, un article de loi (votée en 2006 sous l’administration Bush) défendra l’utilisation de langage ou propos « dérangeant » « annoying Web messages or sending annoying e-mail messages without disclosing your true identity." Enterré dans «Violence Against Women and Department of Justice Reauthorization Act of 2005258» renouvellé en 2006-2009 , comment va-t-on identifier la personne.259? Selon les informations reçues, le numéro d’IP servira pour identifier le propriétaire du message. – Un certain Jean-Claude Rochefort utilisant le pseudonyme John Gisogod sur son site Marc Lepine fut rattrapé grâce à son IP. Le pauvre con voulait ridiculiser les féministes en exploitant le personnage de Marc Lepine. Plusieurs des images sur son site sont de mauvais goûts et questionnables sur son état d’esprit. C’est ce qui arriva. Après s’être attaqué à l’Après-rupture par des propos accusateurs, Jean-Claude alarma la GRC. – Que ce passa-t-il après ? – Le « gigoto », a croupi, presque un an, de décembre 2009 à octobre 2010, dans une cellule à l’Institut Pinel de Montréal. Il fut jugé dangereux pour la population féminine. En effet, sur son site, il insinue qu’il faut prendre les armes contre les féministes. C’est une forme de satyre, injustifiée selon moi et de très mauvais goûts. En plus, en utilisant la seule photo disponible de Marc Lepine comme symbole de la polytechnique, il s’attaquait à l’establishment féministe. Le plus étrange, il n’y a jamais eu de procès. Comme on dit ici si bien, « on n’est pas sorti du bois ! ». Et la cerise sur le sundae, nous avons hérité de la Loi 250 modifiant le Code criminel en 2004, pour reconnaître comme groupe ceux qui ont une orientation sexuelle différente de la majorité. La Chartre de Trudeau, la Charte des droits des minorités, donnera un pouvoir de plus en plus grand à des groupes minoritaires et identifiables. Du travail garanti pour les vautours du Barreau. # – Quoi de neuf ce matin, journée mondiale du poisson… d’avril ? Me demande Jean. On est en 2010, et ton truc machin d’écriture continue de moisir sur ton

258 http://thomas.loc.gov/cgi-bin/bdquery/z?d109:h.r.03402: Violence Against Women and Department of Justice Reauthorization Act of 2005 Visité le 6 février 2012.

SEC. 113. PREVENTING CYBERSTALKING « includes any device or software that can be used to originate telecommunications or other types of communications that are transmitted, in whole or in part, by the Internet» 259

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micro-bureau. Vas-tu le finir bientôt ? Il faut que tu te prennes en main, mon Bébert, sinon tu ne finiras jamais. Cela me rappelle à cette même date, la Table des groupes de femmes de Montréal avait publié un dépliant intitulé : « Le féminisme c’est ... » On peut lire que c’est « une prise de pouvoir »; « une force de transformation individuelle et collective »; « briser des murs »; « la promotion de l’égalité homme femme»; « une lutte politique »; « une recherche de liberté »; « une vision globale du monde qui implique l’action »; « repenser le genre et les sexes »; etc. Le tout est financé par Condition féminine Canada, le secrétariat à la condition féminine via le ministère de la Culture, Communication et Condition féminine, et la SACA ( Secrétariat à l’action communautaire autonome ) et depuis peu : ( SACAI ) via le ministère Emploi et Solidarité sociale. Puis le plus sérieusement du monde, on y écrit : « La Table constate que le masculinisme, et plus généralement l’hostilité sociale envers le féminisme, se traduit actuellement par : un discours conservateur qui divise les hommes et les femmes selon les rôles sociaux bien définis ; une vision négative du féminisme; une image stéréotypée du féminisme; une société inégalitaire en tout point de vue; une banalisation de la violence faite aux femmes. » – Conservateur ? Me lance André et Julien. – Oui, nous sommes en 2012, le premier ministre du Canada, Harper, sera l’homme à abattre pour les prochaines années par la « gaugauche », les féministes et tout le clan socialiste du Québec. Ne faites pas aux autres ce que je vous fais ! Quoi dire de plus, sinon démarrer une analyse critique de leur contenu, démontrer que la misandrie est une haine de l’homme de certaines radicalistes, une dichotomie très féminine, et enfin, un discours contre l’oppresseur style gaugauche peinturé en rose. Un gugusse, un jour, a décidé d’estampiller l’étiquette « masculiniste » à tous ceux qui s’opposent au mouvement social qu’est le féminisme et qui ose critiquer son discours. On utilise la même étiquette pour ceux qui s’opposent aux droits des homosexuelles ou ose critiquer leurs revendications. Une tactique qui porte fruit, on l’a vu avec la mise en place de lois criminalisant les individus porteurs de « haine » envers les droits des gais. Est-ce que cela va fonctionner pour les féministes ? Je crois que oui, et ce, avec les millions de dollars qu’elles reçoivent de l’État260. Sournoisement, au Québec et probablement ailleurs aussi, on instaure tranquillement des lois pour mieux encadrer tout ce qui est masculin, du violent agresseur… potentiel. À l’innocent de démontrer, par une preuve hors de tout doute, qu’il n’est pas violent ou sexuellement attiré par les ( jeunes ) femmes. De la même façon qu’une agression ne constitue pas nécessairement un touché :261

«How Did Feminism Get Hijacked by Radicals? Since 1973, Canadians have forked over almost $1.5 billion taxpayer dollars for feminist programs (p.239), almost all for radical causes the majority of Canadian women have never supported. » William Gairdner, The trouble with Canada, 2010. 261 : http://www.brisonslesilence.com/index.php 260

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« Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou, dans certains cas, notamment dans celui des enfants, par une manipulation affective ou par chantage » Un texte d’une « autre » nouvelle campagne médiatique sur les agressions sexuelles. On peut y entendre les propos, et c’est très subtil de la façon qu’on vous fait avaler un éléphant sans que vous vous en aperceviez… « [...] une femme sur trois sera agressée sexuellement au cours de sa vie ». « Une victime potentielle sur trois », remarque le mot subtilement inséré : potentiel. Et on repart avec cela pour faire que le tiers de la population féminine est agressée sexuellement, pis on pousse encore davantage sur le crayon, une femme à toutes les minutes etc, etc. Avec un recul, et en prenant toutes les définitions qu’englobent toutes les formes de violence262, j’en conclus qu’il faut commencer à organiser une chasse, celle de trouver dans le monde, une femme qui n’a jamais été agressée ou violentée. Encore là, si on la découvre, nos chères féministes diront qu’elle ignore qu’elle est violentée ou fut agressée sexuellement. # Justice, sens unique ? Nous sommes plusieurs à assister au débat oratoire lors de l’audition d’en appeler pour faire accepter le dossier263 de la discrimination envers les pères non gardiens de leurs enfants jusqu'à la Cour suprême. Le greffe des cours fédérales se situe dans les vieux quartiers de Montréal, à quelques pas du Palais de justice dans un édifice plutôt neutre, sur la rue McGill. Un père de la ville de Calgary a soutenu la cause financièrement pour débattre jusqu'à la Cour suprême le dossier des pères subissant une forme de discrimination plus particulièrement comparée aux mères. Pour se représenter devant la Cour, il est nécessaire d’obtenir une représentativité assez large d’organismes représentant des membres : les pères vivant une discrimination dans leurs droits parentaux. L’action juridique contre le gouvernement consiste avant tout à démontrer certaines pratiques discriminatoires dans les jugements de divorce, et ce, sous le chapeau du meilleur intérêt de l’enfant. «A declaration that the Charter, the Bill of Rights, and the common law, or any of them, require that the Current Test be interpreted so as to require a showing of harm or likelihood of harm to a child before a court may deprive a parent of equal custody of the child; …»

Extrait : DECLARATIO DE L'AMBA SADEUR JOHN MCNEE REPRESENTAN T PERMAN ENT DU CANADA AUPRES DES NATION UNIES . Page 5 : «En 2006, le Secretaire général a réalisé une « étude approfondie de toutes les formes de violence a l'égard des femmes », laquelle révèle que la violence faite aux femmes augmente le risque pour celles-ci de contracter le VIH/sida.» 263 Federal Court between l’Apres-rupture, Father are Capable Too, Parents Association (FACT) and Legal Kids and Her Majesty the Queen. 2003. 262

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Quatre groupes participent à cet exercice. Je mentionne exercice, nous sommes de vrais néophytes dans ce projet et, de surcroit, la personne finançant cette action légale doit rester confidentielle. Un bureau d’influents avocats de Calgary est le gestionnaire de la cause. L’Après-rupture, FACT, l’Action des Nouvelles Conjointes et Legal Kids sont les trois organismes ayant signé ou accepté de mettre une ressource dans ce projet. L’Après-rupture, parce qu’il défend les droits des enfants à une saine relation avec ses deux parents après une rupture conjugale ; Father Are Capable Too, un organisme de Toronto, aide les parents non gardiens et fait la promotion de la garde partagée des enfants ; Legal Kids, sa mission est de faire respecter les droits des enfants et de protéger les enfants durant les procédures légales du divorce ; Action des nouvelles conjointes du Québec, un organisme de Québec, aide les nouvelles conjointes en relation avec un homme ayant des difficultés de pensions alimentaires ou de faire respecter un jugement sur les droits de gardes et de visites de ses enfants. Personnellement, je me demande si cela allait aboutir à un vent de changement dans la manière de traiter les pères en situation de litige avec leur ex. Nous sommes une douzaine, assis dans cette salle de la justice, tous boutonnés d’un ruban mauve, emblème des pères séparés. L’argumentaire de l’avocat devant le juge, à mon avis, manque de mordant et de documentation (il n’en existe pas) pour prouver par des faits que les hommes vivent de la discrimination. L’année 1989, le gouvernement fédéral canadien a vécu la réforme de sa Loi du divorce, loi de juridiction fédérale, mais chaque province gère son application, pour le Québec, il a son Code civil, le reste du Canada fonctionne par jurisprudence. Pour les juges du Québec, ils s’appuient sur le Code civil, mais utiliseront, lorsque cela se présente, le concept de la jurisprudence issu de la Couronne britannique, et ce, avec le moins de travail intellectuel possible. Dans la culture juridique, plusieurs avocats nous avouent qu’il faut aider le juge dans la composition de son jugement, lui facilitant du même coup cet exercice. Décodé, cela veux dire : « dérange pas trop le juge et propose-lui les solutions ». Beaucoup d’entre nous avons vécu une rupture difficile, souvent face une mère imbue de tous les pouvoirs, et ce, avec l’appui de la société, le support de ses pairs (es) et celle de la mouvance sociale : les femmes sont des victimes, il faut les protéger du méchant. Point à la ligne, voici le crédo social à la mode. Plus d’une fois, j’ai lu les commentaires des juges sur ce qui ce passe dans leur cour, disant ouvertement la pratique du mensonge à un tel point, qu’un juge à la retraire a mentionné « s’il avait reçu un dollar pour chaque mensonge, je serai millionnaire. » Qui pratique la « comedia » , et ce, pour gagner la garde des enfants, la pension alimentaire, la maison, les fonds de pension et autres bénéfices connexes ? La personne qui a le plus à gagner de l’autre, statistiquement la femme. Le gars, lui, essaiera de protéger ses biens acquis par des années de labeurs ou, comme la majorité des pères qui m’ont contacté, désirent rester en lien avec leurs enfants à tout prix. Plus de 70% des procédures de divorce sont générées par les conjointes. S’il n’y avait rien à gagner, sauf l’indépendance, le taux de divortialité en prendrait un coup.

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Hélas ! Ce n’est pas souvent le cas. Combien de fois, je disais aux gars « décroche, tant que ton ex a le pouvoir de te manipuler avec les enfants en otage et que tu montres ton intérêt de maintenir les liens avec les enfants, elle te siphonnera jusqu'à la dernière goutte. » Malheureusement, ce genre de père, pour lui, sa vie est construite autour de ses enfants. Sans eux, rien n’existe. Une porte ouverte pour usurpation de vengeance et chantage à l’infini. Qui déclenche le divorce ? La meilleure preuve, celle du Maroc, le roi décréta en 2000 un changement dans le Code civil et donna à peu près les mêmes droits aux femmes que ceux des pays occidentaux. En 2008, le nombre de divorces se situe, et ce, en l’espace de 5 ans de la réforme du Code civil, au même niveau que les pays occidentaux ; un mariage sur deux échoue. Le bonheur féminin dans la liberté et l’indépendance, quoi ! Plusieurs d’entre nous sommes convenus de se rencontrer à cet endroit et de nous encourager durant le débat devant le juge. Nous ne sommes pas plus qu’une douzaine en tout, mais nous représentons les plus « vieux » du mouvement. De Calgary en passant par Toronto, ils se sont déplacés pour assister à cette étape vers la cour suprême. Mon implication dans cette requête contre sa « Her Majesty the Queen » est en tant que directeur de l’organisme l’Après-rupture et comme intervenant auprès des pères en difficulté suite à une rupture et ayant des difficultés d’accès auprès de ses enfants. «I am the Director General of L’Aprés-Rupture, one of the Plaintiffs in this action, and as such, I have personal knowledge of the facts and matters herein after set forth in this Affidavit, except where they are stated to be based upon information and belief. Where the facts deposed to herein are stated to be based upon information and belief, then I do verily believe them to be true. 2. L’Aprés-Rupture is a corporation registered under the laws of Quebec. The organization’s mission is to defend and promote the rights of children, in maintaining strong and essential relationships with their biological parents and extended family, to develop and put in place mechanisms designed to maintain strong and affective relationships with their biological parents and extended families, to assist fathers and groups of fathers and parents in the promotion of fatherhood and the family, and to develop a social conscience regarding the negative effects on society, and the family, of the rupture of the conventional family. Nous nous sommes entendus de porter un ruban mauve en guise de solidarité tout en espérant influencer le juge et respecter le décorum des lieux. Plusieurs d’entre nous ont certaines « crottes » sur le cœur, ne demandant qu’une première occasion d’exploser. Durant le débat, la greffière a en main un document en bleu foncé et bardé de signets de différentes couleurs. En regardant de plus près, je reconnais le fameux rapport de Pierrette Bouchard « La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes » daté de 2003. Comme quoi ce genre de rapport voyage de main en main, entre autres dans les mains des greffières de la

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Cour fédérale. Quelles en seraient les conséquences ? Difficile à dire. Est-ce que la greffière a présenté ce document au juge ? – « Notre chien est mort ! » Et celui des autres, me disais-je. Ce document de recherche en matière de politiques a été suggéré et conçu dans le cadre d'un appel de propositions lancé en septembre 1999 sur le thème « Où sont les femmes ? Changements des discours touchant les politiques ». Dans le cadre de ce thème, les chercheuses et les chercheurs devaient examiner les changements dans les discours des politiques gouvernementales afin d'en prévoir les répercussions sur les enjeux liés à l'égalité entre les sexes et d'élaborer des stratégies pour faire en sorte que les discours prennent en compte et servent les intérêts des femmes. – Prendre en compte et servir les intérêts des femmes ! Quoi dire de plus ? Nous sommes dans une société égalitaire, pour les femmes. Adios Ombre! Murmure entre ses dents, Julien. Je me revois encore devant le jujuge d’appel, assis bien calmement dans cette cour de justice, écoutant l’avocat plaider la cause des pères. Son argumentaire se base essentiellement sur la capacité d’un groupe, celui des pères séparés, d’entamer un recours étant donné l’incapacité financière des représentants de ces groupes ou des pères concernés. Personnellement, je trouve cette approche trop faible et ne résiste pas à la contre-argumentation. Les pères séparés de leurs enfants ne sont pas reconnu comme un groupe identifiable. Dans notre société, cela fait plus de cent ans que les faibles et les discriminés sont les femmes aux mains des hommes. J’ai toujours dit haut et fort : « les juges sont tributaires de la pression de la mouvance sociale». Celle-ci est aujourd’hui, la cause des femmes. Hier, c’était l’Église, le roi, l’empereur ou tout autre pouvoir occulte en place. Je vois mal comment, malgré leurs grands cris, la magistrature peut se déclarer indépendante et mordre la main de celui qui le nourrit.

Une fois le spectacle fini devant le jujuge, nous nous dirigeons vers un resto, style populo, frites et pizza. C’est une belle occasion d’échanger sur nos visions, nos expériences et, surtout sur où toutes ces actions allaient aboutir. Avec le

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recul, pas grand-chose, mais encore là, c’est sous- estimer le travail des « militants » sur le terrain. À lire les réactions des féministes sur leurs blogues et sites web devrait me convaincre qu’un vent de changement se pointe à l’horizon. Une fois, la pizza avalée, les poignées de main et les promesses d’une autre rencontre entre les gens de l’ouest et ceux de l’est, je pars chez moi. Métro, autobus Voyageur, taxi, me revoilà chez moi ! « What next ? ». Les avocats de Calgary perdirent en appel et le dossier se ferma définitivement. S’attaquer aux gestionnaires de la Loi demande beaucoup de dévotion, du temps et un portefeuille bien garni. Encore là, il y a risque d’être condamné de plaideur quérulant fermant la porte de la chambre de mère Justice. Positivement, grâce à ce document « La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes », les revendications des groupes de pères se trouvent pour une fois publicisées officiellement. « Betty Hinton a été élue à la Chambre des communes pour la première fois en 2000, et a été réélue en 2004 et 2006. Jusqu'à tout récemment, elle était porte-parole de son parti pour les anciens combattants. Auparavant, elle avait été porte-parole pour les questions liées à la Santé publique, à la Condition féminine et au multiculturalisme.» En Chambre elle osa critiquer ouvertement l’usage des deniers publics pour un tel document. Cela fut repris dans les nouvelles, anglophones. Du côté francophone, pas un seul mot. Négativement, plusieurs déploient leurs critiques envers les « masculinistes » comme étant des pères refusant de payer une pension alimentaire pour leurs enfants. Seule notre féministe nationale, Micheline Carrier, à travers son site web Sisyphe, publia les réactions des médias anglophones : «Un rapport démasque un discours niant les inégalités de genre» by Sisyphe Friday June 20, 2003 Des journaux du Canada anglais soutiennent qu'un rapport publié par Condition féminine Canada et intitulé " La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes ", établit une « liste noire » des groupes d'hommes. – Ce que réfute dans une entrevue la directrice de recherche, Pierrette Bouchard. Bien sûr ! "Féminists, masculinists, blacklists", titre le "National Post" du 5 juin 2003, affirmant dès la première ligne de l'article que les auteures du rapport ont produit « an enemies list ». L'Ottawa Citizen du 2 juin 2003 déclare, de son côté, que « Censoring men won't make women equal "» et le Vancouver Sun du 9 juin 2003, sous la signature de Peter McKnight, affirme que : « Feminists use tax dollars to assault 'masculinists' ». Dans le Fox News du 6 juin 2003, Wendy McElroy signe un article dont le titre est : « Gender Issues Impacted by Masculinists »264. La députée de l'Alliance canadienne, Betty Hinton, a fait écho à ces critiques à la Chambre des communes à Ottawa, déplorant que des fonds Gender Issues Impacted by Masculinists- Published June 03, 2003-FoxNews.co http://www.foxnews.com/story/0,2933,88400,00.html#ixzz1ldVy2Si5 Visité le 6 février 2012

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publics aient été gaspillés pour : «[…] un projet qui n'est qu'une attaque déguisée contre les hommes et la cellule familiale. » Cette recherche porte sur le discours de revendication centré sur les garçons et les hommes au cours de la décennie 1990-2000, tel qu'il apparaît dans la presse canadienne et internationale. Le cœur de la recherche est donc le traitement journalistique des écarts de réussite scolaire entre les garçons et les filles dans la presse nationale et internationale. L'analyse de contenu présentée par les chercheuses met à jour une idéologie visant à remettre en question les acquis des femmes et à discréditer le féminisme. On peut facilement imaginer que nos chères féministes au sein de l’appareil gouvernemental y trouvent des munitions265 pour criminaliser la haine envers les femmes. Cette petite phrase, on l’a revue et on l’exploitera plus d’une fois au cours des années suivantes : « …une idéologie visant à remettre en question les acquis des femmes et à discréditer le féminisme. » Dis autrement, criminaliser toute critique envers le dogme féministe. C’est que fit le gouvernement « Big Brother » pour mieux « encadrer » la population par l’instauration de petites modifications dans la loi, plus particulièrement le Code criminel. La dernière en ligne, le gouvernement de l’Ontario, sous la gouvernance du premier ministre McGuinty, a publié sur un site web les photos des pères « mauvais payeurs » de pension alimentaire. L’Angleterre prendra une autre mesure pour contrer les « mauvais » payeurs de pensions alimentaires, majoritairement les hommes, en interdisant l’entrée et la sortie des ressortissants n’ayant pas payé leur dû en pension alimentaire. En 1998, l’état de la Floride est confronté au même phénomène. La Floride donne le contrat de recouvrement à une firme privée. Pour chaque dollar récupéré, il en coûte cinq au gouvernement. Dans les faits, une infime partie des fautifs sont des mauvais payeurs, mais la majorité des cas, ce sont des hommes sans emploi, des employés saisonniers, des hommes malades et même des cas de décédés. Ici au Québec, moins de 10% sont des mauvais payeurs. 95,5% des «payeurs» sont masculins. Donc, en retard de paiements, des sans-emplois, des assistés sociaux ou en aréage de paiements de quelques jours. Hier, dans un jugement de la cour d’Ontario, un homme bien nanti, est condamné à 45 jours de prison pour avoir arrêté de verser la pension alimentaire à son ex et ses enfants…. majeurs. En prime, il est condamné à verser à son « ex », 150 000$. L’ancien membre des Beatles, Paul McCartney, après 4 ans de mariage avec Heather Mills et une fille de 3 ans, s’est fait accuser d’être violent et, malgré une proposition de 63 millions de dollars US pour régler leur divorce. Elle a refusé. Pas assez ! 4 ans, cela fait combien par an ? Dans un jugement récent, daté de janvier 2008, la Cour d’appel du Québec a condamné un urologue natif d’un autre pays ( on ne le mentionne pas ), à verser à son ex-épouse 3 400 $ par mois, Féminisme et antiféminisme aujourd'hui Centre de documentation sur l’éducation des adultes et de la condition féminine. Soumis le 23 juin 2003. http://cdeacf.ca/actualite/2003/06/23/feminismeantifeminisme-aujourdhui. Visité le 6 février 2012 265

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et ce, jusqu'à son indépendance financière. L’ex, une immigrante, est en processus de demander une demande d’asile et retournera aux études afin de faire valoir sa formation académique de son pays d’origine. Durée du mariage : 6 mois. – L’art de se placer les pieds ! Tout un message pour la prochaine génération. Hein, Bert ! – Les gars, si vous devenez riches, restez célibataires. Une pute professionnelle coûte moins chère. Et les filles, trouvez-vous un vieux «chnoque » riche, c’est payant. Silvio Berlusconi, Premier ministre de l’Italie, a créé toute une polémique lorsqu’une étudiante de 24 ans lui demande comment faire pour sortir de la précarité : « En tant que père de famille, le conseil que je vous donne est de trouver quelqu'un comme le fils de Berlusconi ou qui n'ait pas de problèmes (d'argent). Avec votre sourire vous pouvez vous le permettre…. Le mieux serait de vous trouver un millionnaire ».266 L’« ex » de Paul McCartney a du comprendre le principe. Elle vient de bénéficier d’un petit pécule (selon elle) par jugement de 24,3 millions de livres ( 50 millions $ canadiens ). Frustrant ! La pôvre sur le coup, bénit l’avocate de Paul d’un pichet de bonne eau fraîche. – Ah Les femmes ! Il faut les aimer sans trop rechigner, n’est-ce pas Gilbert ? Ce fameux rapport de Pierrete Bouchard suivi de l’analyse du rapport du comité de travail en matière de prévention et d'aide aux hommes, - Rapport Rondeau« Comment fabriquer un problème: analyse du rapport' Rondeau », sont des exemples des nombreux écrits subtils utilisés comme moyen pour « fermer le bec » aux complaintes venant de certains militants pour la condition masculine. Micheline Carrier, dans plusieurs de ses écrits - elle n’est pas la seule -, s’emploie à verser son venin envers la caste masculine et à justifier l’origine du malheur de toutes les femmes : le patriarcat. Deux ans plus tard, nous allons vivre la réplique sournoise via ARTEV dans le documentaire « In Nomine Patris, ce que veulent les mouvements de pères » de Myriam Tonelotto. Puis le documentaire «La domination masculine» par Patric Jean. – Julien, les masculinistes sont aujourd’hui les Satan de la religion féministe ! – Bert, au lieu d’épingler publiquement les «impurs» sur une croix, on les crucifie publiquement dans les médias. – Plus que cela change, plus que cela demeure pareil ! # Le sexe du chapeau Depuis des années, en fait, depuis que le Québec encourage par des concours les étudiantes d’accéder des emplois traditionnellement masculins. J’avais à 266

Belusconades Jeudi 10 novembre 2011. L’express leviff.be

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travers le web informé les quelques pères branchés de s’informer sur ce genre de pratique. Sur le site gouvernemental, on titre ce projet en 2008 : le concours Chapeau, les filles ! Récompense celles qui osent sortir des sentiers battus. « Le concours Chapeau, les filles! A pour but de favoriser la diversification des choix de carrière des jeunes filles et des femmes et d'encourager celles qui sortent des sentiers battus à persévérer jusqu'à l'obtention de leur diplôme. Le concours se tient dans toutes les régions du Québec et s'adresse aux étudiantes en formation professionnelle au secondaire ou en formation technique au collégial.» Déjà à sa xième année de « service », ce concours a pour but d’encourager les filles à postuler vers des emplois masculins et plus payants (sic). Le ridicule de ce genre de propagande est bien de dire aux filles : « écoutez, les jobs payants sont ceux accaparés par les gars ! » Dans le rapport de L’ISQ,( Institut de la statistique du Québec ) « État du marché du travail au Québec, le point en 2007 », il y est mentionné que dans les 2/3 des 86 300 emplois au Québec, « les femmes obtiennent plus des trois quarts des nouveaux emplois ». La majorité de ces emplois sont issus du secteur des services, un secteur hautement féminin. Et nos féministes continuent de crier sur tous les toits que les femmes gagnent 70% des salaires des hommes. Encore ce matin, Jour du Souvenir. L’R des femmes dans son communiqué, mentionne : « Il est notoire qu’encore en 2010, les femmes ne gagnent en moyenne que 70% du revenu des hommes ». L’art de déformer une réalité. Les hommes travaillent plus de 35hrs semaines et les femmes moins. En toute logique, faire une moyenne ne peut qu’afficher une différence salariale entre les hommes et les femmes. C’est surprenant de constater les politiques gouvernementales à caractère féministe. Si la majorité des emplois sont dans un secteur à forte croissance, donc les services, pourquoi encourager les filles dans des domaines où elles ne sont pas du tout attirées ? Quant aux emplois d’hommes, d’année en année, ils régressent de plusieurs points267. La part de la tarte des emplois reste la même. – Ce n’est pas grave, on fait débarquer les gars pour les filles. Bravo, chapeau les filles. Votre taux d’activité en 2007 atteint un sommet et une chute importante du niveau de chômage. Les hommes, eux, « L’analyse segmentée selon le sexe montre que les hommes subissent en 2007 une baise important de leur taux d’activité. » La croissance des suicides masculins au Québec serait-il un signe ? Un de nos pères avait réagi en écrivant un article sur le sujet, ce qui provoqua une réaction de notre féministe Micheline Carrier et ce cher Martin Dufresne sur le site web Sisyphe : «Quand les garçons échouent à l’école». – Dis donc, tu l’aimes cette Micheline? – Autant que Dufresne, deux zozo bon pour le musé des horreurs. 267 http://www.statcan.gc.ca/subjects-sujets/labour-travail/lfs-epa/t090206a1-fra.htm «L'emploi a chuté de 111 000 dans le principal groupe d'âge actif (soit les adultes âgés de 25 à 54 ans), et près des deux tiers de ce recul sont survenus chez les hommes.»

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Pour y mettre un peu de crème sur le tout, le mari de Pierrette Bouchard, JeanClaude St-Amand, un chercheur en éducation, sortit : « Les garçons et l’école, les prétentions masculinistes réduites à néant268». On retrouve un autre document de même teneur : « La réussite professionnelle des garçons et des filles : un portrait tout en nuances ». Jean Charest, Premier ministre actuel du Québec, déclare dans son allocution devant des gens d’affaires, lors du forum de Focus Stratégie 2010, renvoie la balle dans la cour des parents. « J'aimerais savoir pourquoi on parle si peu du rôle des parents au sujet du décrochage scolaire alors que ce sont eux à qui on doit s'adresser. Les parents doivent s'intéresser à l'éducation de leurs enfants […]. Ce qui m'étonne dans le débat, c'est le peu d'attention qu'on donne aux parents et à leur rôle. Ils devraient s'enquérir tous les jours auprès de leurs enfants de leurs études. Juste ça. Je pense que ça ne se fait pas assez.»269 Depuis le rapport de la Commission royale d'enquête sur l'enseignement dans la province de Québec - Rapport Parent - dans les années 1960, les ministres de l’Éducations subséquentes, continuent de dénoncer le taux d’échecs des garçons. Durant mes années au sein de l’Après-rupture, autant dans les médias par nos propos écrits que par nos interventions auprès de nos élus, nous avons à chaque fois mentionné l’absence de modèles masculins de la maternelle au secondaire. Nous disions souvent : « le seul homme dans l’école est le mopologue et le concierge.». Jean-Guy Lemery et quelques rares ex-enseignants ont commencé par des écrits et des conférences, souligner la différence entre les filles et les garçons. Malgré les percées technologiques sur l’évolution du cerveau des filles et des garçons, on continue d’enseigner avec des lunettes roses, de peur de faire de la discrimination… envers les filles. – Surprenant ? – Non, ce ne sera pas la première fois que les critiques des militants masculins seront bâillonnées. Et à chaque fois, on manipulera des chiffres pour soutenir la thèse du dogme féministe : les femmes sont des victimes ; les gars, eux, ont la vie facile... ils gagnent «70% du salaire des hommes.» Jean-Claude St-Amand, «Les garçons et l’école» publiée par les Éditions Sisyphe.. – Sisyphe!? N’est-ce pas le site web de Micheline Carrier, la féministe ? – Elle a une maison d’édition, lui permettant de publier des livres que personne ne veut publier. Il y a aussi les éditions Remue-ménage qui a publie : «Garçons et filles : stéréotypes et réussite scolaire» et «Modèles de sexe et rapports à l’école : guide d'intervention auprès des élèves de troisième secondaire» de Pierrette Bouchard et Jean-Claude St-Amant.

Sisyphe.org Les garçons et l’école : les prétentions masculinistes réduites à néant Par JeanClaude St-Amant. Chercheur en éducation, Université Laval- 19 octobre 2004 269 Michel Corbeil, le Soleil, 9 novembre 2010 : «Décrochage scolaire : c'est la faute aux parents, dit Jean Charest» 268

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Ce sont des véhicules d’informations distribués dans les lieux d’enseignements comme le Centre de documentation sur l’éducation des adultes et de la condition féminine. Nier le contraire, c’est s’opposer au dogme existant. St-Amant réussit à démontrer, malgré le décrochage scolaire des garçons, un, ils s’en sortent mieux que les filles, deux, les filles sont (encore et encore, encore une fois, encore) discriminées, puisqu’elles gagnent un revenu inférieur aux garçons. Faudra donner raison à St-Amand sur un point, « Les femmes ont obtenu un salaire plus élevé, que celui des hommes en 2001 et 2002 et un salaire équivalent en 1997 ». Cela ne l’empêche pas de mentionner, trois paragraphes plus loin : « Avec un diplôme de formation professionnelle au secondaire, on constate un écart de 30 %, en faveur des garçons, qui persiste d’année en année. Même si l’on tient compte de la forte probabilité que les hommes aient travaillé un plus grand nombre d’heures, l’écart de 30 % dévoile des salaires horaires plus élevés pour les hommes. » Un discours repris par nos groupes féministes en Commission parlementaire sur la « Loi modifiant la Charte des droits et libertés de la personneiv» et celui du Rapport du ministre du Travail sur la mise en œuvre de la Loi sur l'équité salarialev. En conclusion, si en grammaire le masculin emporte sur le féminin, c’est la faute des hommes. « Céline Labrosse démontre que le bon usage est un concept fabriqué par une classe dominante essentiellement masculine qui s'est non seulement approprié l'exclusivité de la parole publique, mais qui s'est exercée à effacer la présence des femmes dans la langue.» 270 Maintenant, on voit apparaître : « Ce document a fait l’objet d’une rédaction épicène», dans les rapports et plans d’action pondus par nos féministes. – Grâce à ces discours, on retrouve des E majuscule pour identifier le sexe «dominé». Jean. – Oui, c’est vrai. Grâce à ça on identifie le côté gaugauche des auteurs de l’article. # Lors des échanges, le représentant du Barreau, dans son mémoire déposé en Commission des Affaires sociales sur le projet de loi 63, soulignait les effets d’enchâsser dans le préambule de la Charte des droits et libertés québécoise le mot «femme». Dans une clause future impliquant deux droits identiques, le juge devra tenir compte du préambule pour compléter son jugement. De ce faire, on crée une jurisprudence, sur laquelle les juges pourront s’appuyer lors des prochains jugements et établir une hiérarchie des droits entre celui des femmes et la religion. Cette mise en place d’une mainmise par un mouvement social sur la magistrature est très graduelle. Aujourd’hui, il suffit de lire les jugements sous la rubrique « droit de la famille » pour constater la tendance, ou bien le penchant, pour défendre un sexe contre l’autre. Les faibles contre les forts! 270

«Pour une grammaire non sexiste». Montréal, Les Éditions du Remue-ménage, 1996

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Faible, la femme ? Voyons donc, cela n’existe pas. Les femmes sont des victimes. Le sexe faible… faut plus prononcer cette phrase. Je l’ai fait une seule fois en onde. Yayoi ! Des briques sont tombées sur ma tête. # Jeudi matin, le téléphone sonne. Rien qu’au son et de la façon dont la personne se présente, je perçois au bout du fil un journaliste. – Bonjour M. Claes, ici, Gérard Deltell de TQS, avez-vous entendu la conférence de presse de la ministre Courchesne ? – Euh ! Non ! – Seriez-vous disponible pour écouter ses propos? – Je demeure en haut de la côte, je peux m’y rendre dans les minutes qui suivent. Me voilà parti pour une xième entrevue en onde à TQS. Puisque je demeure à moins de 500 mètres du poste de TV, je m’y rends à pied. Mon petit nid douillet est une vieille maison érigée au début du 19e siècle, soit en 1906. C’est une maison de trois étages donnant directement sur la rue. Ce type de maison fut probablement construite par un homme de la classe moyenne du temps. À peine 24 pieds de large par 37 pieds de profond. Le rez-de-chaussée a encore sa porte cochère donnant sur le passage vers la cour arrière. Encadrée à sa droite par un édifice de 3 étages aussi, servant maintenant de loyer d’étudiants. À sa gauche, notre voisin commun, avec droit de passage par cette porte cochère, habite la même structure de maison, mais avec quelques pieds supplémentaires de façade. Toujours au rez-de-chaussée, le bureau – anciennement, c’était un appartement d’une pièce et demi, salle de bain située sous l’escalier donnant au premier étage, où se situent la cuisine et le salon. Le troisième étage est réservé aux chambres à coucher. Aujourd’hui, j’ai fini la rénovation du troisième. Ce fut une rénovation qui dura toute une année. Du curetage total, planchers, murs et plafonds, puis remise à niveau du plancher. Ha oui ! Il y avait une dénivellation de 6 pouces, Lors de la démolition, la poutre centrale se révéla être un madrier finissant sa course à michemin du mur opposé. Le reste, un bout de 4 pieds, était soutenu par un mur qui, lui, était sur le plancher de planches, ayant pris au fil du temps un penchant accentué vers le premier étage. En défaisant le plancher, j’ai compris la faiblesse de la structure, les solives étaient situées aux 4 pieds. Vous avez deviné, j’aime la rénovation. La rue transversale, Ste-Geneviève, part de la rue St-Jean et finit en bas de la côte, ce qu’on appelle la haute-ville. Rue longue de six carrés de blocs, je demeure à mi-chemin sur la rue Saint-Olivier. Au bord de la falaise plongeant sur la basse-ville, avec une vue splendide sur le parc, se trouve la station de TV, au pied de cette falaise. Pour s’y rendre, il suffit d’emprunter l’élévateur et de traverser la rue. – Bonjour, je suis Gilbert Claes, on vient de me téléphoner pour une entrevue. – Oui, un instant.

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Me voilà assis sur un tabouret devant une mini tv encadrée d’équipements électroniques. J’écoute la vidéo enregistrée la vieille, dont une partie ne fut pas présentée aux nouvelles de 18 h. J’écoute, et plus que ça avance, plus que je fulmine tout haut. Le journaliste à mes côtés, demeure imperturbable. Il a dû en voir d’autres. – M. Claes, désirez-vous réagir à ses propos ?….« La poursuite de l’égalité est une responsabilité qui doit être partagée par l’ensemble de la société. » – Immédiatement ? Merde, je ne suis pas préparé. – Oui ! Je devais être en &?*? Parce que je ne me souviens plus de mes propos en direct sur l’heure du midi. J’ai demandé au journaliste une faveur : s’il pouvait me donner une copie de l’enregistrement des propos de la ministre, ce qu’il m’accorda. La solidarité entre hommes, cela existe encore. De retour, je contacte Guy et lui demande un coup de pouce pour en faire des copies et s’il a le temps de retranscrire l’entrevue.271.. Cette sortie publique a dû commencer par des échanges avec la députée de Terrebonne, Jocelyne Caron, alors responsable de la Condition féminine à l’opposition. Le 18 décembre 2003, lors d’un échange à l’Assemblé parlementaire, Courchesne et Caron s’échangent mutuellement des beaux clins d’œil et des messages pour lancer une nouvelle politique en condition féminine. Dans les faits, la dernière politique finissait à la fin 2003, nos féministes s’énervant avec la fin des travaux parlementaires et toujours pas à l’horizon un autre plan d’action triennal, comme il fut de coutume depuis la création du Secrétariat à la condition féminine 1970. Mme Caron: « Merci, M. le Président. Au recul des droits des femmes contenu dans l'adoption de six projets de loi au cours de cette session s'ajoute une inquiétude importante au niveau des regroupements de femmes. On sait que la Politique en matière de condition féminine se termine en 2003. En prévision de cette échéance, l'an dernier, le Secrétariat à la condition féminine avait organisé des consultations, en novembre, décembre, janvier, et avait tenu un forum le 28 février et le 1er mars dernier. Est-ce que la ministre responsable des dossiers de la Condition féminine peut nous informer de l'échéancier et des orientations qu'elle a donnés au Secrétariat à la condition féminine pour élaborer la nouvelle politique, puisque, à partir de 2004, il n'y a plus de politique en condition féminine? » Mme Courchesne: «Alors, M. le Président, je remercie la députée de Terrebonne de sa question qui, effectivement, en est une d'importance. Elle fut ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration du 29 avril 2003 au 18 février 2005, députée de la circonscription de Fabre aux élections provinciales de 2003 et réélue en 2007. 271

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Nous avons eu l'occasion, au cours des dernières semaines et des derniers mois, de rediscuter de la place des femmes au sein de notre société, et je trouve que ces débats, M. le Président, ont été non seulement importants, mais se sont très certainement enrichis à la lumière, effectivement, des projets de loi qui ont été déposés. La raison pour laquelle j'en parle, c'est que j'ai eu l'occasion de parcourir aussi plusieurs régions du Québec. Cette tournée ministérielle dans le dossier de la condition féminine n'est pas terminée, mais j'ai eu l'occasion de voir à quel point nous sommes prêts pour aborder une deuxième politique très certainement dans l'esprit de la poursuite de l'atteinte de l'égalité. Et je pense que cette atteinte de l'égalité et cette lutte de la discrimination sous toutes ses formes à l'égard des femmes devront être au cœur de cette deuxième politique, dans un échéancier, je vous dirais, qui sera tout au long de l'année 2004. » C’est avec l’argent des contribuables des deux sexes que nos décideuses publiques, en l’absence de toute présence de représentants de l’autre sexe, élaborent plan sur plan des actions pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Mme e: « M. le Président, c'est non, Mme la députée... M. le Président, dans le sens suivant. Ce n'est pas parce que le 31 arrive que cette politique devient caduque du jour au lendemain. Je pense qu'il faut aussi respecter le travail qui est fait par toutes ces femmes, toutes ces organisations féminines à travers le Québec. Et je pense que c'est de prendre nos responsabilités que de prendre le temps, entre le 29 avril et aujourd'hui, de les rencontrer, d'échanger avec elles pour savoir comment nous allons le mieux travailler dans l'intérêt de ces femmes et, je le répète, comment nous allons atteindre cette égalité, comment nous allons lutter contre cette discrimination sous toutes ses formes. Alors, oui, le Conseil du statut de la femme, oui, le Secrétariat à la condition féminine savent tout à fait, M. le Président, dans quelle perspective ce gouvernement se situe par rapport au dossier de la condition féminine. » – Lutter contre cette discrimination sous toutes ses formes. Gilbert, c’est très large comme mandat : toutes les formes de discriminations ? Les gars devront-ils accoucher pour éliminer une autre forme de discrimination ? – Beu non Jean, Ils devront chrono en main, faire la moitié du temps des travaux ménagers. Et respecter leur dose d’hormone quotidienne. # Devenir avocat en moins de deux ! Lors d’une rencontre au Palais de justice de Québec sur l’évolution de la médiation familiale, j’ai échangé brièvement avec la ministre de la Justice et de la Condition féminine, Linda Goupil, et avec qui j’ai eu l’occasion de faire mon éducation dans les affaires gouvernementales, par le truchement du Comité de suivi sur la médiation familiale. Ce comité a comme mandat de vérifier le degré d’atteinte des objectifs de la Loi sur la médiation familiale. J’ai pris connaissance

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de ce projet indirectement après avoir rencontré Me Tanguay du ministère de la Justice. Je lui ai téléphoné plusieurs fois pour lui signifier mon intérêt à la médiation familiale. Mon divorce est récent. Je connais l’existence du projet de loi, et des avenues moins conflictuelles lors d’une rupture familiale. Puisque ce comité doit être représentatif, un représentant des groupes de pères séparés normalement devrait y siéger. Ce n’est qu’après maints appels et insistances que Me Tanguay accepte ma candidature. La médiation familiale, j’y crois beaucoup et, encore aujourd’hui, elle est une des meilleures avenues pour éviter ou traverser les conflits entre ex. Des conflits mal interprétés, souvent pointés comme violence et rarement mentionnés comme des vides à combler. J’espère, avec cette loi, éviter de retourner devant le juge, là où le rapport de force n’est pas souvent à l’avantage du père. Lorsque la loi entre en vigueur, je rêve qu’il soit possible d’éviter des confrontations inutiles et trouver un équilibre justement dans ce rapport de force. Peine perdue. La médiation avec mon ex a échoué. – Toi Gilbert, échoué ? – Oui, à la deuxième séance, je suis sorti avant la fin en claquant la porte. Nous étions trop accaparés par nos émotions, moi en tout cas. Je ne pouvais d’aucune manière supporter son contrôle sur ma nouvelle destinée et la façon d’être un père de fin de semaine. Me voilà enfin membre de ce Comité de suivi sur la médiation272, avec aucune idée comment cela ne fonctionne et encore moins des termes juridiques utilisés. Me Goupil, alors avocate de Lévis et pas encore en politique, représente le Barreau. Je l’ai toujours trouvée jolie, et comme une louve, il ne faut pas lui « piler sur la queue ». En moins de temps qu’il en faut, ses griffes sont sorties. Lors des premières réunions, une fois à Montréal, puis en alternance à Québec, j’écoute, et j’écoute et j’écoute. Les discussions tournent sur l‘élaboration d’un questionnaire d’évaluation pour les médiateurs. Dans ma tête, je trouve absurde de dépenser temps et argent pour élaborer un tel questionnaire. Il doit exister dans le privé, maintes compagnies spécialisées dans l’élaboration d’un tel questionnaire, et ce, à moindre coût que de défrayer les frais reliés aux déplacements, repas et hébergement. Avec le temps, je compris pour quoi. Le questionnaire doit aussi quantifier l’évolution de l’accréditation offerte aux avocats, aux notaires, aux travailleurs sociaux et aux psychologues. Durant cette période, paumé financièrement, je dois défrayer mes dépenses pour me faire rembourser, deux mois plus tard. Des situations difficiles pour mon ego. Tout ce beau monde, hauts salariés, se tape le repas du midi dans un chic resto du VieuxMontréal. Pour ne pas dire que je suis fauché comme un clou. Je prendrai une marche et une croute dans un resto populaire à un coût abordable. À quelques occasions, cela s’est limité à une barre de chocolat. Sur ce comité, outre représentant les Barreau du Québec, la Chambre des notaires, le Comité des accréditeurs en médiation familiale et le domaine 272

http://www.justice.gouv.qc.ca/FRANCAIS/publications/rapports/2rap-med-f.htm

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psychosocial, il y a autre une représentante des familles monoparentales, une représentante des femmes victimes de violence, Mme Denise St-Pierre, directrice de la Maison de l’Escale de l’Estrie Elle est désignée pour représenter le Regroupement des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale et la Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficultés du Québec. Elle affiche une tenue chic, téléphone cellulaire et autres gadgets électroniques à la mode. La quincaillerie à ses doigts ne vient pas du Dollaroma. En 2000, son organisme affiche un revenu de 493 766 $, dont 462 497 $ en subventions gouvernementales. Dix ans plus tard, ce même organisme affiche un revenu de 861 291 $. – Et toi, Bébert ? – Un immense zéro. Autres présences, un représentant du ministère de la Famille et, enfin, moi, tigus d’un organisme représentant un groupe de papas sans un rond ( ALPEQuébec ), cassé, fauché, esseulé, pas organisé, etc. C’est ma première expérience de combien il se dépense de l’argent à des rencontres inutiles. Quelque temps après, Linda Goupil se lance en politique. Lorsqu’elle gagne ses élections, je lui ai envoyé des fleurs et mes félicitations. Lorsqu’elle devint ministre de la Justice et de la Condition féminine, elle reçut le pot. Avec un titre : Une ministre à deux chapeaux. – Petite anecdote : Le représentant du ministère de la Famille, François Beaudoin, vivait une rupture récente. Dans ses propos, on sentait un niveau de frustration élevée. Le temps de dire ouf, il fut remplacé par une femme. Sept femmes pour 2 gars, l’égalité version moderne. Et moi, je fus remplacé lors de ma démission de l’organisme ALPE-Québec par Roch Turcotte, un employé du gouvernement provincial. – Tzé qui ce gars ? Se demande Julien. Lors des dernières réunions, la représentante des femmes, mon opinion est, qu’elle avait un mandat bien clair : à mettre à l’ordre du jour la violence conjugale. Combien de fois elle a cité : « une femme sur quatre est violentée ». J’argumente que, mathématiquement, cela n’est pas possible, à moins que la notion de violence soit élastique et floue pour inclure toutes les formes de violence. Si c’est cela, la violence psychologique et la méchanceté étant plus féminines, les hommes se retrouvent tout aussi violentés. Nous sommes en 1999. Me voilà, veston, cravate et mallette en main au Palais de justice, je me suis inscrit à cette réception, question de me mêler avec ce monde et me tenir au parfum de l’évolution de la médiation. À la porte de la salle réservée à cette occasion, il y a une table avec la liste des invités et les documents à leur nom. J’ai eu le mien… avec mention « Me Gilbert Claes ». Jamais de ma vie je n’ai obtenu aussi vite une maîtrise en droit. À l’arrivée de la ministre, je lui fais la bise, humm à gauche, humm à droite, toujours aussi jolie. Je crois qu’elle avait un profil semblable à mon ex. La séquence de la bise, en faisant cela, je sais pertinemment qu’aux yeux de certains je dois bien la connaître et peut-être la

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mettre dans l’embarras. C’est une grande fille. Elle ne laisse rien paraitre, sauf qu’elle fait allusion à un conseil de l’égalité. – Madame Goupil, vous savez bien qu’en créant un conseil à l’égalité, tout ce qu’on fera, sera de changer la pancarte à l’entrée des bureaux, sans déplacer une seule personne de sa chaise. Mollement, elle argumente et le tout prend fin. Quelques années plus tard, elle perd ses élections. Le lendemain de sa défaite, je reçois, pour un projet de formation, un chèque de 40 000 $ signé de sa main. La semaine suivante - ou deux - je réussis à la rejoindre à son bureau de Lévis, pour la remercier. Malgré le compliment : « M. Claes, vous êtes le seul qui accompli quelque chose.» Aigrie, je sens son côté féministe. Moi, jamais je n’ai pas caché mon côté de défense des droits des hommes, l’appel finit et chacun reste sur ses positions. Je suis régulièrement, les forums et sites web féministes. L’annonce d’une commission parlementaire sur l’égalité de fait est transmise aux gars si souvent chapeautés comme étant des masculinistes. Le temps d’écrire un mémoire, pour une fois, me laisse plus d’un mois. J’aurai l’occasion de m’enterrer dans la nature loin loin de Québec et en compagnie de la chienne et du chat… # 14 décembre 2004. Ouf, je finis « Un vide à combler » ! Mon mémoire est présenté sous mon propre nom. Je veux m’éloigner de l’Après-rupture et y exprimer mes points de vue basés sur dix années d’implication au sein des pères séparés. Commençant par une citation de Léon Blum, ( 1872-1950 ), « Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l'existence. » L’histoire se répète à l’infini. 98 pages plus l’annexe de 30 pages. Faut le faire. Je n’ai pas de formation académique et encore moins comme écrivain, mais je l’ai fait. Na ! Ce mémoire est déposé en Commission parlementaire des Affaires sociales. Il y restera pour une partie de l’Histoire, et la moisissure en sera la seule lectrice - je dois dire champignons- , car c’est masculin. Bon, je reprends ! Les champignons en seront les seuls lecteurs. Mon erreur fut probablement de le présenter en mon nom sous le couvert de l’Après-rupture. André Gélinas, lui, s’est porté volontaire pour écrire un mémoire de 140 pages273 au nom de l’Après-rupture. D’entrée de jeu, André s’est servi d’une bonne fourchette pour ne pas y aller avec le dos de la cuillère. Cela a dû grafigner le dos de plusieurs de nos parlementaires, plus particulièrement la députée de l’opposition en matière de Condition féminine, Mme Jocelyne Caron. J’oublie l’autre. le président de la commission des Affaires sociales, monsieur Coppeman, député de Notre-Damede-Grâce. J’ai eu l’occasion d’être « frôlé » deux fois dans le passé par ce député. http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/01/mono/2005/01/797419.pdf N’est pas accessible. 07 février 2012 sauf sur le site : hommedaujourdhui : http://hommedaujourdhui.ca/memoire.pdf Mémoire de l’Après-rupture à la Commission Parlementaire des affaires sociales sur «L’égalité entre les femmes et les hommes» 26 Janvier 2005 ,14 00 heures 273

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Une fois lors d’une table de discussions sur la famille. Il était question des types de familles, entre autres l’homoparentalité et un débat sur la question des garderies. Encore au feuilleton ou en projet d’étude de lois. Coppeman espère recueillir l’appui des groupes communautaires familles et explorer les avenues sur le financement des frais de garderie. Lors d’une de ces rencontres, une mère de famille s’opposa à ce que les garderies soient subventionnées, mais rien pour les mères désirant rester à la maison et s’occuper de leurs enfants. La question du libre-choix ou dit autrement, la liberté de choisir. En fait, oui il est possible de choisir, mais sans le bonbon financier. Je revois Coppeman, allant d’une personne à l’autre en disant qu’en tant que père de famille, l’État offre, par les garderies subventionnées, un choix patati et patates. On connaît tous la suite. La deuxième fois fut lors d’un forum sur la famille avec Jean-Charest, alors candidat à la prochaine élection, j’y suis avec Jean-Claude. Nous voilà assis au fond de la salle de l’école Maisonneuve située dans l’est de la ville de Montréal. Les sujets de discussion tournent autour de la famille. Nous y sommes pour sensibiliser les droits des pères séparés. Il y a d’autres gars militant pour la même cause assis dans la salle, prêts à intervenir. À un moment donné, une femme du nom de Francine Leduc, se lève, et émet une critique envers Mme Pierrette Bouchard, sur son manque de rigueur et de neutralité dans ses rapports sur la condition féminine. Puis, à une autre occasion, je me souviens, plus pourquoi exactement, Claude Lachaîne qui tient à bout de bras un organisme à Montréal pour les pères séparés, fait un coup d’éclat en sortant de la salle. Jean-Claude et moi, nous nous sommes regardé : « devons-nous sortir aussi durant cette période ou rester et défendre notre point de vue ?» Nous sommes restés. Dommage ! Si Claude nous avait briefés avant, une partie de la salle se serait vidée. Aujourd’hui, j’analyse cela sans les médias présents, aucun impact n’est possible. Charest lors d’un échange avec les gens présents, et ce qui se dégage des propos des personnes présentes, tourne autour des valeurs familiales et d’un besoin de retour de la société sur ces valeurs qui ont justement construit une société moderne dans laquelle nous vivons actuellement. À un moment donné, je prends le micro pour souligner le phénomène du décrochage scolaire des garçons, ici au Québec, tout en citant un article de ce phénomène aux Bermudes : la majorité des emplois-cadres y sont de nature féminine, et les emplois de bas niveau ou moins payants, sont maintenant majoritairement masculins. Ce qui fait des tensions sociales et l’émergence de gangs de rue, donc perte d’estime de soi des hommes, drogue, prostitution, vols, etc. Jean Charest, réagis à ce propos et demande à son attaché de presse de retracer la source. C’est à cette rencontre durant la pause que Jean-Claude parvient à échanger avec celui qui deviendra le prochain Premier ministre du Québec. – Berbert. Il a rien retenu de la problématique des garçons et encore moins de la situation des hommes.

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En effet ! Il ne peut respirer sans que cela soit égal avec les femmes274. Moi, je veux une photo de lui avec tonton Bébert à côté. Son photographe acquiesce, mais il paraît qu’il a des problèmes avec son appareil digital. Jamais je n’obtiens de photo souvenir, snif ! Je collectionne les photos de politiciens rencontrés au fils du temps, ici et là. Cela aurait bonifié ma collection de politiciens célèbres. Après, Jean-Claude échange avec Coppeman. À notre surprise, on l’avait informé des propos presque «haineux» situés sur le site web de l’Après-rupture. Plus particulièrement d’une certaine caricature, extraite de la BD « Les Vaginocartes ». Cette image, montre deux gars dans un parc, regardant le ciel en sifflotant, tournant le dos à une fille légèrement vêtue, qui leur dit : « vous pourriez au moins regarder, non?! » Et les gars, en pensée, se dis : « Et prendre 2 ans pour harcèlement, ça va pas non ! » Cette BD, inséré sur le site web de l’Après-rupture, est étiquetée haineuse par la gent féminine et Coppeman même s’il n’a jamais lu le livre de Serge et encore moins regardé la BD ou consulté le site Web. Coppeman, est assez froid durant cet entretien et fait mention de nos propos antiféministes. Plus tard, devant la Commission des Affaires sociales sur le l’avis du Conseil du statut de la femme275, je comprends son attitude face à nous. On a dû « l’instruire » sur les méchants masculinistes. C’est cette même BD, qui fut utilisée pour m’expulser de la Table de concertation sur la violence familiale. Comme quoi ce monde est petit. – La communication entre les féministes et les politiciens doit être permanente ? # Les budgets annuels. Au dépôt du budget du Parti libéral (2008), du ministre des Finances, Mme Monique Jérôme-Forget, tous les médias soulignent que ce budget cherche à plaire aux familles. « Québec favorise également les familles dont les enfants fréquentent des garderies non subventionnées. Désormais, pour les familles qui gagnent moins de 80 000 $, il ne coûtera pas plus cher d’envoyer ses enfants dans une garderie à tarif régulier (25 $ par jour) que dans une garderie à 7 $.» Concrètement, Québec bonifiera son crédit d’impôt pour les frais de garde à partir de 2009. La mesure procurera un allègement de 20 millions à quelques 150 000 familles. « Cette bonification est « un pas important », a commenté Gilles Taillon, bras droit de Mario Dumont du parti de l’ADQ. Toutefois, selon lui, les parents n’ont pas encore une entière liberté de choix pour la garde de leurs enfants. Québec y consacrera 15 millions par année au Le PLQ mise sur les femmes pour gagner en popularité. 19 février 2012 Jocelyne Richer La Presse Canadienne 275 http://www.csf.gouv.qc.ca/modules/fichierspublications/fichier-29-250.pdf Avis- Vers un nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes. 2 septembre 2004 274

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fonds, pris à même les revenus de la taxe sur le tabac. Pour sa part, la famille Chagnon, ancienne propriétaire de Vidéotron, y injectera 25 millions par année, pour un total de 40 millions par année. » Mais rien pour les mères désirant s’occuper de leurs progénitures à la maison. Je pressens un leitmotiv : envoyer par tous les moyens, les enfants dans les « usines de l’État ». – Bébert, tu veux me dire qu’il faut envoyer les mères à la maison ? – Envoyer les enfants dans les garderies, cela a peut-avoir un côté positif, en améliorant la qualité de l’enseignement pour préparer les futurs « employés » d’une société de consommation avec leurs besoins en ressources humaines instruites. – Alors, c’est excellent ! – As-tu déjà assisté à la première journée de garde de l’enfant par des étrangers ? Demande à ces mères ce qui se passe dans leurs tripes et l’émergence de la culpabilisation ? L’étude intitulée « En route pour l’école276 » démontrait que trop d’enfants de quartiers défavorisés n’ont pas acquis les outils nécessaires avant l’âge de 5 ans pour leur permettre de bien commencer l’école. C’est ce qui fut annoncé dans son budget : 400 millions…. Sur 10 ans. 40 millions par années pour…devinez ? : « Le nouveau fonds aidera les enfants notamment sur les plans langagier, psychologique et social, dans le but de prévenir un éventuel décrochage scolaire. Le programme sera mis sur pied avec l’aide du Dr Julien et de tous les organismes communautaires existants ». Pauvre Dr Julien ! Il est bien encadré dans son projet par le communautarisme, haut lieu féminisé. Dr Julien se bat depuis des années pour les enfants de son quartier. Dernièrement, et après des années de bataille avec le fonctionnarisme étatique, il reçut enfin quelques grenailles du gouvernement. Pour un programme sur la violence ! Il devra probablement enseigner aux petits garçons à avoir des comportements égalitaires non stéréotypés, calqués sur le comportement féminin. – Bébert, je ne suis pas d’accord avec toi. Tu généralises trop souvent. – Vraiment ! – Cher Jean, je suis conscient que ce livre n’ira pas loin. Mais au risque de brusquer certain, j’aurais exprimé un point de vue. – Un autre livre bientôt ? – Oui ! Démontrer qu’une partie de la pollution est directement liée à l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail. – Tu auras du pain sur la planche, trois livres ? Ta tête sera mise à prix. # Les rendez-vous mémorables. 276

ENQUÊTE SUR LA MATURITÉ SCOLAIRE DES ENFANTS MONTRÉALAIS. RAPPORT RÉGIONAL – 2008 L’ÉTUDE INDIQUE ÉGALEMENT QUE SI 65 % DES ENFANTS MONTRÉALAIS SONT PRÊTS À COMMENCER L’ÉCOLE, LES AUTRES (35 %) RISQUENT, À DIVERS ÉGARDS, D’AVOIR UN CHEMINEMENT SCOLAIRE DIFFICILE.

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Bonjour ! J’ai rendez-vous avec monsieur Descôteaux. Accompagné de Mme Durocher, nous attendons, assis dans un coin de la salle d’attente située au 7e étage du ministère de la Santé et des Services sociaux. Après avoir lu les revues économiques pour citoyens patients.. une dame… – S.V.P., veuillez me suivre. – Monsieur Descôteaux, toujours un plaisir de vous revoir. Je suis accompagné de Madame Durocher, que vous avez eux l’occasion de connaître lors de notre première rencontre avec la ministre Courchesne.. – …….. – Monsieur Descôteaux, malgré de nombreuses demandes de soutiens financiers, et vous avez en main la liste des refus que l’Après-rupture a essuyés depuis son ouverture. Quand pourrions-nous compter sur votre engagement pour soutenir et aider les pères en situation de rupture ? Un dialogue, style patinage politique, s’ensuit. Puis : – Monsieur Claes, je vous suggère de changer votre ton. Il ne résoudra pas votre problème. – Écoutez. Il est hors de question que je modifie mon ton. Il est représentatif des centaines de pères se sentant exclus dans une société se disant égalitaire. En tant que porte-parole des membres, il est de mon devoir de l’exprimer sur les tribunes et auprès de décideurs politiques. Vous en l’occurrence. Changer le ton veut dire ne plus critiquer les actions des féministes d’état ! – Bébert… et pourquoi pas ? Tu pourrais faire comme beaucoup d’OSBL, dire oui et obtenir une subvention. Après, tu fais ce que tu veux. – J’ai des principes. je ne peux dénoncer les abus d’un côté et de l’autre faire la même chose. La discussion, quoique très amicale, finit en queue de poisson. Quelques jours après, je lui envoie par courrier recommandé une boite de thon incluant une note : « Espérant que ceci soit le bon ton ». – Je sais que je ne gagne rien de plus avec cet envoi, mais j’ai pris en main mon « empowerment ». Le 24 février 2006, lors d’un échange de courriels, sur la « lenteur » du ministère de « prendre en main » le dossier des hommes, il reçoit mon texte à teneur très, mais très sarcastique : « Cher M. Descôteaux, J’avais pensé envoyer à votre patron une lettre vous félicitant sur cet art que vous exploitez à merveille, mais …. vous l’auriez certainement lu avant lui. Au fil du temps, je vous découvre une autre vertu, Goscinny et Uderzo, s’ils vous avaient connu, ils auraient changé la personne. Tulius Détritus fait piètre figure devant autant de qualités diplomatiques. Au plaisir de vous rencontrer par hasard. Gilbert Claes Ps. Rien ne peut garantir que ce texte ne se reproduira pas quelque part.» 227


Wouah! Tu seras étiqueté comme un gros méchant masculinisme, et certainement que les demandes de subventions seront déposées dans la filière 13 pour les 20 prochaines années ! – Tu crois ? Sa réponse en disait long sur le résultat de la « fragmentation » obtenue entre moi et le Conseil d’administration, en l’espace de 9 mois : « Premièrement, le 525-xxxx ne fonctionne pas. Deuxièmement, la Direction de L'Après-rupture m'a avisé que vous n'étiez plus porte-parole et/ou membre du conseil d'administration et que dorénavant mon contact sera quelqu'un d'autre avec l'organisme L'Après-rupture. Vérifiez donc vous même à l'interne et fournissez-moi un numéro de téléphone où je pourrai vous rejoindre. Gilles Descôteaux Attaché politique Cabinet du ministre de la Santé et des Services sociaux » Neuf mois avant, lors d’une rencontre avec la ministre Mme Courchesne277, il m’a demandé de lui envoyer la liste de toutes les demandes de subventions refusées. Après des mois de silence de sa part, je lui téléphone pour me faire dire que quelqu’un au ministère de la Santé s’occupe de la condition des hommes. Cela se passe en 2005. – Tu vois, cela existe au sein du gouvernement. Le gouvernement du Québec ne fait pas de discrimination. Le ministre de la Justice l’a dit en onde. Il ne peut pas mentir à ce point ? – Attends, le reste de l’histoire s’en vient. Un nom fut donné, c’était une femme. Immédiatement je lui téléphone. – Dring, dring …, – La condition masculine……un instant. Mme XXX est en vacances…. – Qui la remplace durant ses vacances ? – Personne. – Si je comprends bien, personne ne remplace cette personne, et durant toute cette période rien ne bouge sur la question de la condition des hommes ? En d’autres mots, une seule personne, une femme en l’occurrence, s’occupe de la moitié de la population ? – C’est ça ! Je passe le mot au « réseau » pour qu’ils communiquent avec le ministère de la Santé afin de savoir où en est le dossier des hommes. La même chose avec Gilles Descôteaux l’attaché « nommé » spécialiste de la pêche au ton et responsable du dossier des hommes. Plusieurs le contactent pour obtenir une rencontre, sans succès. Quelque temps plus tard, je sais que Jean-Claude a rencontré le Descôteaux . Par courriel, Jean-Claude me demande de ne plus rien faire sans

Mme Michelle Courchesne fut ministre nommée ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration du 29 avril au 18 février 2005. Lors de la rencontre ainsi que lors du dépôt de mon mémoire et celle de l’Après-rupture, elle était ministre des Relations avec les citoyens. 277

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« l’autorisation du CA », et ce, pour ne pas déplaire à Descôteaux qui leur a promis des fonds à condition de me « museler ». – Tu veux dire, de changer le ton ! – Ton thon et tonton, lui il ne change pas de ton, même s’il a trouvé le bon thon. Sur le coup, je suis furieux sur la forme de l’annonce et le piège dans lequel Jean-Claude est tombé. Dans l’heure suivante, je « flushe » le site web de l’Après-rupture élaboré de 1998 à 2006. Cela se passa un soir de mars 2006. Des milliers d’heures de recherches, de compilation, y inscrire lois, conseils, propos, opinions, mémoires, coupures de journaux, rapports sur les hommes et les femmes, bref pour ceux qui savent ce que c’est un site. Cela prit 17 minutes à l’effacer. – Ahhhhgrrr ! Cela me fait du bien. – Je ne savais pas que tu avais des comptes à régler, Ber ! – Mets-en ! Dans le fond, le courriel de JC est l’excuse pour décrocher une fois pour toutes de l’organisme et j’espère qu’en créant un vide, il se remplisse avec une nouvelle génération de bénévoles. Hélas non ! Les jours suivants, plusieurs m’appellent pour savoir ce qui se passe. Sans détour, je leur annonce ma démission. Dorénavant, ma principale occupation est la rénovation de la maison ancestrale de ma copine. # Mes deux fils sont majeurs maintenant Le plus vieux, vit en couple depuis plusieurs années et a construit sa première maison. Entêté, autodidacte, il reflète, adulte, ce qu’il était petit : «idéfixe ». J’en suis très fier. L’autre s’est redirigé vers la foresterie, et il lui reste 6 mois d’études à digérer. Il en parle, il en mange et ses notes scolaires sont le reflet de son ambition. J’en suis tout aussi fier. Hélas ! Il reste encore chez sa mère. Combien de fois lui ai-je suggéré de demeurer chez moi, ne fut-ce que 6 mois ? Sans résultat. On ne peut en vouloir à nos enfants, mais pour toujours, il y aura dans mon existence de père un vide de plusieurs années. Une réalité dont je ne suis pas le seul à subir. Mon regard se porte aussi sur mon père, loin de sa petite famille. Je reprends régulièrement contact avec lui. Nos échanges, graduellement, reviennent sur le passé. À l’adolescence, je veux visiter le monde et me détacher de mes parents. Mon père, enfant de la guerre, se consacre au travail pour sécuriser sa famille. À mes 18 ans, il divorce et s’établit en Espagne. Je décroche un emploi à Air Canada pour combler mon goût du voyage. J’ai maintenant 65 ans, l’entrée de l’au-delà se pointe à l’horizon. Suis-je plus sage ? Je dialogue des fois avec mon père sur des sujets philosophiques pour découvrir que l’école de la vie lui a enseigné beaucoup plus que je ne pouvais l’imaginer. L’écart de nos âges s’estompe pour faire place à des échanges de pères face à la vie et à l’évolution

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de nos enfants. Sur un point, depuis toujours, en tant qu’hommes, une fois adultes, nos enfants doivent voler de leurs propres ailes, et quoiqu’il arrive c’est leur vie d’adultes maintenant. Il y aura toujours une porte ouverte dans nos cœurs pour les recevoir.

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# Conclusion Partout dans la nature, de l’éléphant au plus petit moustique rien n’est égal. L’un sert de nourriture à l’autre, et chacun survit et continue de vivre et de perpétuer sa lignée et son rôle dans la structure que dame nature à si longuement élaborée. Vouloir à tout prix créer un monde idéal sur le concept d’égalité sera une erreur de parcours dans l’Évolution. Renforcer le concept de la complémentarité entre les sexes, est une avenue plus constructive à celle d’opposer un sexe versus l’autre. Heureusement, il y a une réalité : l’Histoire se répète à l’infini. On finira par oublier le féminisme et ses dérives, sauf pour les historiens, une période où quelques femmes égarées et exploitées par l’économie du marché ont voulu changer le monde à leur image. – Dis-moi Gilbert, pourquoi n’as-tu pas écrit sur les cas rencontrés durant ton bénévolat ? – Écrire sur les centaines de gars qui sont venu me rencontrer ou leurs semblables pour trouver une oreille attentive. Ou les centaines qui m’ont écrit, ou les centaines qui m’ont téléphoné, c’est offrir leur souffrance au publique. Il y a une clientèle de spectateurs pour ce genre de spectacle. J’ai opté pour décrire l’envers du féminisme, celui qui détruit des vies. Les hommes, encore une fois, auront fait le ménage pour rétablir l’ordre des « Choses » et surtout pas pour partager les tâches ménagères. Puis, quelques rares «éclairés» diront en bloc : « femmes à vos chaudrons ! Hommes, allez op au boulot !»

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i

Dans l’article du Devoir du 25 juillet 2007 intitulé « L’équité salarial dope l’économie » de Françoise Desjardins. On y cite : « .. D'après l'agence statistique, il n'y a pas de doute que la relation en est une de cause à effet: le règlement rétroactif de 1,5 milliard qui a commencé à parvenir aux 330 000 employées du secteur public s'est soldé par une augmentation spectaculaire de 4,9 % du chiffre d'affaires des commerces québécois par rapport au mois d'avril. » Plus loin : « «Le paiement du montant forfaitaire versé aux femmes occupant des postes dans l'administration publique provinciale au titre de l'équité salariale est une vraie mine d'or pour les détaillants québécois», et « L'effet de l'équité salariale a été si puissant, a d'ailleurs fait remarquer Statistique Canada, que le fait de soustraire le Québec de l'équation ramènerait la croissance des ventes canadiennes à 2,2 %. » ii « Les conséquences économiques d’un divorce sont souvent occultées. Elles sont pourtant bien réelles. Ross Finnie, professeur d’économie à l’Université Laval a étudié les répercussions économiques du divorce. Les résultats obtenus sont éloquents et différenciés. Alors que le revenu de la femme est amputé de moitié, celui de l’homme en revanche croît de 30 %. Cette différence s’explique notamment par le fait que bien souvent c’est la femme qui a la garde des enfants. En décembre 1992, la Cour suprême du Canada a reconnu qu’au sein du mariage l’épouse était souvent la personne la plus désavantagée sur le plan économique (affaire Moge contre Moge). Par ce précédent, la cour a accordé beaucoup d'importance au fait qu'il était nécessaire d'indemniser l'épouse de ses contributions au mariage et de l'inconvénient économique permanent qu'elle a subi en conséquence. Ensuite la cour a conclu que l'épouse avait droit à une prestation compensatoire pour compléter son propre revenu, parce que sa capacité de gagner sa vie avait diminué ». http://archives.radio-canada.ca/IDC-0-10-894-5433/vie_societe/divorce/clip9 iii http://www.assnat.qc.ca/archives-35leg2se/fra/Publications/debats/journal/cas/960903.htm iv http://www.assnat.qc.ca/fra/travaux/Debats/banquevideo/cas/droitslibertes.html v http://www.assnat.qc.ca/fra/38legislature1/commissions/cet/index.shtml

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Femmes, à vos chaudrons  

L’objectif premier de ce livre était de dénoncer les dérapages du féminisme d’état. Mais après mure réflexion, cela m’a semblé plus judicie...

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