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MANON PELLETIER


GRAPHIC

DESIGN Card game - page 4 Human Packaging - page 6 Bilan du Bilan - page 8 Norh & South - page 12 Sarcasm Sign - page 16 Book Covers - page 20

PHOTO GRAPHY SKETCH

BOOKS RESEARCH PAPERS

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DESIGN

GRAPHIC


CARD GAME 4

English: Since I’m a little girl, I love playing card games with my family as well as with my friends. It is, for me, a way to bring people together to share a great moment of complicity and fun. However, I had to face the fact that it is losing popularity among the young generation, preferring video games. It occurred to me that giving a new visual aspect to the old fashion card games could make people want to play them more. That is why I decided to come up with a personalized card game, using faces of people I love to redesign it. I also thought it could be a great way to advertise and used the Diesel brand to illustrate it. Français : Depuis toute petite, je joue aux cartes avec ma famille ou mes amis. C’est un moyen ludique de rassembler les gens que j’aime et partager de grands moments de complicité. Cependant, je me suis rendu compte que c’était un jeu de plus en plus délaissé par la nouvelle génération au profit de jeux vidéos ou en ligne. Il m’a semblé être une bonne idée de donner une seconde jeunesse aux cartes traditionnelles, souvent hideuses, pour donner envie aux gens de redécouvrir ce jeu qui m’a donné tant de bons moments. J’ai donc pensé à un système de personnalisation des cartes et en ai réalisé un, utilisant les gens qui me sont proches pour les têtes.J’ai ensuite décidé de l’approprier à une marque pour montrer que le jeu de cartes peut aussi être un support publicitaire.


HUMAN PACKAGING 6

English: The human race is a melting pot of different people. If we take each of their pathways from the start, it is clear that the notion of differences isn’t here when we come to the world. It is by growing up in a culture that we become conscious of this reality. This diversity’s awareness should yet be considered as an incredible resource for every one of us and not a separation in mankind. Religion is one of the many existing disparities and should in no ways turn into a tool of discrimination. It is a personal choice that should be respected, as it doesn’t change the basic of what humans are. I wanted to do this project to illustrate this opinion through the media of packaging. Humans are represented as white neutral boxes. I wrote the word “human” in a variety of fonts to get the idea of physical differences, which do not change the human foundation in any ways (as the typography doesn’t change the meaning of the word it writes). The five boxes I built are therefore identical and, once closed, do not tell us anything about their contents. Inside each one of them is represented one of the five most world widespread religions in the world. The conclusion I want to get out of it is the following: The boxes are all the same from the outside not allowing any discrimination. It is only once you open them that you find out which religion they belong to. Yet, those choices are not the first thing you see and therefore, should not be the most important fact about them. Français : L’espèce humaine regroupe une grande variété d’individu bien différent les uns des autres. Si l’on reprend le parcours de chacun d’entre nous, il est évident que cette notion de différence n’est pas présente lorsqu’on vient au monde. C’est en grandissant que l’on prend connaissance de cette réalité. Cette prise de conscience devrait pourtant être considérée comme une grande richesse, une diversité à apprécier et non devenir une source de dissociation. La religion est une de ces variantes, souvent sujette de discriminations qui n’ont pas lieu d’être. Elle est un choix personnel qui doit être respecté et non un facteur de différenciation. Elle ne change pas la nature première de l’être humain, la base identique chez chacun d’entre nous. Ce projet est l’illustration de cette opinion. J’ai choisi de créer des packagings. L’homme est métaphoriquement représenté par une boîte blanche et neutre à l’extérieure. J’y ai écrit le mot «human» dans une multitude de typographies différentes pour présenter les différences physiques (qui en soi ne change pas le sens du mot qu’elles écrivent et ne changent donc pas la nature première de l’homme). J’ai donc créé 5 boites identiques de l’extérieur, ne laissant rien deviner de son contenu. À l’intérieur de chacune d’entre elles sont représentées les cinq religions les plus répandues dans le monde. La conclusion que je souhaite tirer de ce projet symbolique est la suivante: Les boîtes, une fois toutes fermées, ne laissent rien deviner de leurs contenus. Elles sont donc indissociables les unes des autres et ne peuvent donc pas être sujet à aucune discrimination. C’est seulement une fois ouvertes que l’on prend conscience de leur différence, choses qui apparaît donc au second plan et qui me paraît donc moins visible et important lorsqu’on y jette le premier coup d’œil.


BILAN DU BILAN 8

English: Before starting high school, my parents moved to India. I had to change my French school to enter an International American one, and I had to live my calm French life to adapt to the boiling Indian life. I think I can say the change of scenery was completely opposite. After spending my three last high school years, I came back to what I used to call my home country. The cultural shock was even worse than when I left. Coming back was one of the hardest things I had to do. It occurred in a multitude of small and big problems that I had never experienced before such as living on my own, using my budget wisely, manage timings and living more than eight thousand kilometers from my parents. The confusing thing about that was to come back home, and not feel like home at all. I had changed and learn so many things in the last three years that I couldn’t come back where I left it. It was tough! So many things were unexpectedly different such as the French system, relationship between people, « normal » problems, methods and codes. Nothing and nobody could get how I worked and I couldn’t get anyone either. The adaptation was long and hard, that is why I made this project. In the middle of the school year, I decided to stop and try to analyze and understand what was wrong with me. I couldn’t think of a better to get problems than outputting them in a graphic fun way and find solutions through graphic design. This project is a witness of all the difficulties I had to overcome to grow and fit in this strange world that was meant to be my root: France. I illustrated it with self-portraits to add an ironic side and complete the explaination of each problems encountered. I feel that this project helped me a lot in understanding the situation and why I didn’t manage to do well when I used to be so good in the field I chose to persue in my life.

Français : Sortie du système Français, comme déracinée à mon entrée au lycée, j’ai dû intégrer une école Internationale Américaine en Inde. Autant dire que le dépaysement fut complet. Mais je m’y suis intégré sans grande difficulté tout comme je me suis adaptée à la vie Indienne pendant trois ans. Après avoir accompli mon lycée, j’ai réintégré mon pays d’origine. Le choc culturel n’aurait pas plus être plus imposant. Revenir fut une des épreuves les plus complexes que j’ai dû surmonter car elle contenait plusieurs exercices auxquels je ne m’étais jamais confronter, comme vivre toute seule, gérer mon argent, gérer les timings et la vie avec des parents à plus de huit mille kilomètre. Le plus déroutant cependant fut de revenir dans mon pays d’origine, et ne pas y retrouver la place que j’y avais laissée. J’ai tellement changé et appris au court de mon périple Indien et pensais que le retour vers quelque chose de connue serait une part de gâteau. Et Bien non. Le système Français, le relationnel, les problèmes, les méthodes, et les codes ne me comprenaient plus et je ne les comprenais plus moi-même. La période d’adaptation fut longue et laborieuse et je dus, en milieu d’année, faire une rétrospection pour déceler les bugs et les régler une bonne fois pour toutes. J’ai pensé qu’il serait plus aisé de les comprendre en les exprimant dans un langage universel que je comprends : le Graphisme. Il était important pour moi que mes bugs deviennent quelque chose de ludique et de simple pour pouvoir y trouver des solutions. Ce projet est le témoin de mes épreuves et a été nécessaire à ma progression dans cet étrange univers pourtant censé m’être familier : La France. J’ai choisi d’illustrer avec des autoportraits pour ajouter de la dérision et completer l’explication et le developement de chaque bug. Je sens bien que ce projet m’a été d’une aide précieuse pour cette année difficile. Il m’a aidé à comprendre la situation ansi que pourquoi je n’arrivais pas à m’épanouir dans la voie que j’avais choisie avec grands soins.


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NORTH & SOUTH 12

English: In a school project, I was asked to create four magazine pages on two given words: North & South. As I had experiences living in both Hemispheres, I had the opportunity to observe differences between the two, and thought it would be a good way to approach it in my project. After deeper research, I noticed not only were they different, but that they could sometimes be completely opposite to each other. I chose to analyze four subjects: Politics, Economy, History and environment. Based on newspapers’ articles that I found, I built my magazine on these themes. When I was a child, I thought people from the Southern Hemisphere lived upside down. I thought it would be interesting to use this anecdote in my work and inversed the ways of reading each part. Here is the result of these ideas in a finished piece of work. Français : Ceci est un projet d’école où il était demandé de créer quatre double pages de magazine sur deux mots donnés : Nord & Sud. J’ai décidé, ayant habité dans les deux hémisphères et ayant pu observer les différences importantes entre les deux, d’y consacrer ce projet. Après des recherches plus approfondies, j’ai pu constater que non seulement les deux hémisphères étaient peu similaires mais parfois radicalement opposés. J’ai donc choisi quatre sujets sur lesquels les comparer : la politique, l’économie, l’histoire et l’environnement. À l’aide d’articles de presse, j’ai donc construit mon magazine en suivant ces thèmes. Quand j’étais enfant, je pensais que les habitants de l’hémisphère Sud vivaient la tête en bas. J’ai donc profité de cette anecdote pour inverser le sens des deux parties. Ci contre, le résultat de mes idées.


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SARCASM SIGN 16

English: One of my school projects was to find in our every day life, something that we are able to express orally but not quite successfully articulated in a written way. I was then asked to create a typographic sign to express it more clearly. Today’s world is experiencing new ways of expression and conversation. Online chats like Msn Messenger or Facebook are the ones that people use most of the time today. I decided to explore them closer in order to find something that is clearly missing and create my own sign. I noticed that I express myself a lot, everywhere, every time, through humor to communicate funny or serious messages. Quite often, I confront myself to written misunderstandings as I use sarcasm on those chats. There is no punctuation to specify what wouldn’t need to be when stated orally. Continuing in that way I drew a sarcasm sign to avoid any “quiproquo” and clarify, if needed, the bad humor I make.

Français : Un de mes projets d’école fut de trouver un manque typographique dans notre vie de tous les jours et donc de créer ce signe manquant dans les règles de la construction de vraies polices de caractère. Les tchats en ligne tel que Msn Messenger ou Facebook faisant, de nos jours, partie intégrante de nos modes de communications, j’ai décidé de les explorer d’un peu plus près pour déceler une idée de création. J’aime beaucoup, partout et tout le temps utilisé l’humour pour exprimer des messages plus ou moins sérieux. Je me suis souvent confronté, sur ces tchats, à des quiproquos en utilisant le sarcasme comme mode d’expression. En effet, il n’existe aujourd’hui pas de signe pour préciser ce qui, oralement, paraîtrait évident. J’ai donc continué dans cette voie et ai dessiné un caractère typographique pour en faciliter l’expression écrite.


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BOOK COVERS 20

Enlgish: This is a school project where I had to come up with original covers for a serie of crime books. I had to create covers that would make people understand they belong to the same collection as well as illustrate without telling the whole story of each book. I used Adobe Photoshop and Illustrator to create this work. The four books are: Train by Pete Dexter, The Alienist by Caleb Carr, Jar City by Arnaldur Indridason, and the Black Dahlia by James Ellroy. Français : Ce projet est une demande dans le cadre le l’ESAD. Je devais créer des couvertures de livres originales sur quatres titres du registre du polar. Les couvertures devaient être créer dans le cadre d’une série de la même collection, ce qui devait bien évidemment être clair visuellement. J’ai utilisé les logiciels Adobe Illustrator et Photoshop pour réaliser ce projet. Les quatres titres donnés étant: Train de Pete Dexter, L’Aliéniste de Caleb Carr, La Cité Des Jarres de Arnaldur Indridason et Le Dahlia Noir de James Ellroy.


The AliĂŠnist by Caleb Carr

Train by Pete Dexter

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The Black Dahlia by James Ellroy

Jarr City by Arnaldur Indridason


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PHOTO GRAPHY


SELF-PORTRAITS 26

English: self-Portrait is a very good exercise that reveal to the other who you really are and make them comfortable enough to share themselves with you, which I find fascinating. Photography pushes the concept even further, allowing me to output the analysis of myself and explain it to the world. People say it is very hard to talk, or write about yourself. It is in fact very complex to do it through photography. I had to struggle to get over the usual: « oh god, I look horrible in this picture! » and understand that what really mattered for it to work was not how good I looked in every photo, but whether the idea I wanted to express was clear or not. self-portraits cannot be called as such if they only reveal one side of your personality. Now that I look at this project, I feel that those different faces, whether I hide them or not, make me the way I am. During two weeks, I photographed myself underlining a new aspect of my personality everyday. Outputting my pictures into similar slides, I wanted to prove that a good photograph isn’t about the camera but about the person behind it. Français: L’Auto-portrait est un moyen efficace de partager qui nous sommes, d’où nous venons. C’est extrêmement intérésent de se dévoiler devant les autres, les mettant assez à l’aise pour qu’ils s’ouvrent eux aussi à vous. Il est bien connu que parler ou écrire sur soi-même n’est pas une tâche facile. Je ne peux pas omettre le fait que ce fut encore plus complexe de me prendre en photo et dépasser le stade du « oh purée, j’ai une de ces têtes sur celle-là ! ». J’ai compris petit à petit que cela importait peu, à partir du moment ou l’idée que je voulais faire passer était bien exprimée. Je pense que personne ne peut clamer être parfait, ce qui m’a fait comprendre qu’un auto-portrait ne pouvait en être un qu’uniquement si je me montrais toute entière, sans rien épargner. Deux semaines durant, j’ai photographié chaque jour un trait différent de ma personnalité. Les présentant sous la forme d’une bande de photomaton, j’essaye de démontrer que ce n’est pas le simple fait de cliquer sur le bouton d’un appareil photo qui produira une photo recherchée et de qualité mais la personne derrière cet appareil photo. Quand je regarde aujourd’hui le projet fini, je vois les différentes facettes, bonnes ou mauvaises, étalées, celles qui construisent pierre par pierre la personne que je suis devenue.

Day 1: The French one

Day 2: The Forever Young


Day 3: The Clown

Day 4: The Dark one

Day 5: The Angel

Day 6: The Sad One


HOCKNEY PROJECT 28

English: This photography project was based on the patchwork technique used by the photographer David Hokney. When I saw his work, I wondered: why should we create images with only one picture when you could say so much more through the association of several ones? I experienced his way of working and felt like my portraits and images were becoming stronger. It becomes an eye game for the viewer and creates a very different relationship between them and the piece, which I find more interesting. Français: Ce projet est basé sur une technique de patchwork d’images, utilisée par le photographe David Hokney. Quand j’ai découvert le travail de ce Monsieur, je me suis tout de suite demandé : pourquoi devrions-nous créer des images à partir d’une seule photo quand nous pourrions en dire tellement plus en en associant plusieurs? Je me suis donc approprié sa manière de travailler pour expérimenter cette accumulation et ai découvert le jeu d’observation qu’elle représentait. Il me semble que la relation entre l’observateur et cette image ce qui rend le tout fascinant. La Chaise


Zazou Puzzle


INDIAN WITNESS 30

Indian Portraits:

English: Dipped into a new civilization for about three years, I evolved and blossomed in a way that I would have never imagined before. India, a country that never keeps you indifferent, has worked on my soul and made it come to a point I didn’t expect to reach so soon. In spite of all the poverty, famine, and the unfair cast system, those people have a striking will to live and enjoy every moment, knowing that these moments are way shorter than what they should be. Accepting me as partly one of them, they opened their every day’s life and culture to me unscrupulously and shamelessly. Able to identify myself to some aspects of their heritage, I dived right into this incredible nation and tried to understand it as well as I could, getting over the stupid stereotypes. Photography has been a tool more than necessary to this adventure. India has definitely changed the way I live and see the world around me and I will always owe and respect its population for teaching me such lessons of life. Thank you.

Indian Architectures:

English: India’s temples, Maharajah’s palaces, its old monuments, memories left from the colonial period. Those are all different kind of architecture, unique yet imperfect. That imperfection intrigued and seduced me pushing me to take those photographs. I usually see architecture as a very geometrical art that can sometimes be a bit boring. But because in India, nothing is impossible, I was able to shoot and give a twist to the image and find some very unusual architectural monuments that I could illustrate what I think about life.

Portraits Indiens:

Français: Plongée dans cette civilisation inconnue pendant trois ans. J’ai évolué et me suis épanouie d’une manière que je n’aurais jamais imaginée avant. L’Inde, ce pays qui ne vous laisse jamais indifférent a fait un travail énorme sur la que je suis aujourd’hui et m’a fait grandir jusqu’à un point que je croyais impossible. Malgré toute sa pauvreté, sa famine, et son injustice, le système de caste étant encore bien présent, ses habitants ont une incroyable volonté de vivre et de profiter des moindres moments que la vie leur offre, sachant qu’ils sont parfois bien trop éphémères. M’acceptant toute entière, ces gens m’ont ouvert les portes de leur vie de tous les jours et de leur culture sans scrupule ni honte. Je me suis beaucoup reconnue dans la plupart de leur héritage, et ai plongé en plein dans cette culture incroyable.Je me suis efforcé de la comprendre du mieux que je pouvais, dépassant les stéréotypes inutiles et stupides. La photographie a joué un rôle extrêmement important dans cette découverte. L’Inde a sans aucun doute changé la manière dont je vis et vois le monde m’entourant aujourd’hui. Je lui vouerais toujours une reconnaissance extrême pour toutes ces expériences et leçons de vie plus qu’enrichissante. Merci.

Architectures Indiennes:

Français: L’Inde et ses temples, ses palais de maharajahs, ses monuments anciens, archives de l’époque coloniale.Ce sont des types d’architecture tellement différent, uniques et imparfaits a la fois.c’est cette imperfection qui m’a séduite et poussée à prendre ces photos. J’ai toujours vu l’architecture comme un art très géométrique, qui peut devenir à mes yeux plutôt ennuyant. Mais en Inde, rien n’est impossible, et j’ai eu l’opportunité de photographier des monuments plutôt inhabituels, me demandant d’ailleurs comment une architecture aussi tordue pouvait encore tenir debout après tant d’années. Ces bâtiments saugrenus illustrent la vie bancale mais pleine de charme de ses habitants.


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LIFE IN THE STATION 40

English: During my first year back in France, I lived in the beautiful city of Lyon. Since I don’t own a license or a car, I had to move around through subways, bus and trolley everyday. Day and night, these transits are full of people from different background, cultures and lifestyles, depending on the time you take them. Sited, I had a great angle to observe and sometimes shared a piece of each one’s life. I’ve always been fascinated about the way people move, evolve, discuss about business or relationships, or the way they handle their phones, checking them every five minutes, in some other cases, just waiting for their next stop, doing nothing in particular. Using the crowd as a camouflage, I really enjoyed spying on every one of them, carrying my attention from people to people like Albert Camus’ Stranger on his balcony. For a week, I had the opportunity to get an official authorization to photograph people in stations or bus stops. I saw very different personalities through my camera and was able to keep a trace and analyze them closer. I was automatically attracted to the relationship between bodies and architectures. This series of photographs tells the story of how these two respond to each other through reflection. Français : Pendant un an, j’ai résidé dans la sublime ville de Lyon, France. Ne possédant ni le permis de conduire ni de voiture, les transports en commun faisaient partie intégrante de ma vie de tous les jours. Le métro, le bus, le tram étaient mon seul moyen de déplacement de jours comme de nuit. Ce sont des endroits où se côtoient des personnes de parcours et de style de vies diverses et variées, différentes selon les heures de la journée. Assise sur un siège, j’ai pu observer et partager un petit bout de la vie de chacun. J’ai toujours été fasciné par la façon qu’ont les gens de se mouvoir, de discuter business ou amitié, de triturer leur téléphone ou tout simplement de ne rien faire en attendant leur prochain arrêt. Bien camouflée dans la foule en stand-by, j’ai pu espionner la vie des gens tel l’Etranger sur son balcon d’Albert Camus. Pendant une semaine, j’ai pu profiter d’une autorisation officielle pour photographier toutes ces personnalités différentes. J’ai abordé dans cette série de photo la relation et les réponses entre l’architecture et les corps, attendant leurs nouveaux départ.


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FAMILY ALBUM 48

English: My family is geographically spread around France and the world. From my roots in Burgundy to the adopted Parisians, from the new Lyonnais to the skiing team of Annecy, from the Indian expatriates to the military Guadeloupians, we create a worldwide family web. When my Photography teacher asked me to create my own family album, I had an early feeling of failure. How could I bring together in only one week my whole family to recreate a new book of photographs? One night, as I was cooking by myself in my student apartment, I decided not to give up that easily and find a solution to achieve a good project with these difficulties. People usually tend to recognize characteristics of an uncle, a grandfather or a mother, in one single person. Actually, it is obvious that I took in me some gestures, expressions and traits of each one of my family members. I just had to get those out of myself to let each person appear on the photos through me. How a people look is not the only characteristic that makes them who they are. Photographing myself getting in each family member’s skin, I created my own Album.

Français : Ma famille est éparpillée à chaque coin de la France et du monde. De mes racines en Bourgogne aux Parisiens d’adoption, des nouveaux Lyonnais aux skieurs Anneciens, des éxpatriés Indiens aux militaires Guadeloupéens, nous créons tous une large toile familiale. Quand mon professeur de Photographie m’a demandé de créer mon propre Album de Famille, J’ai vu la bulle arriver à grands pas. Je ne voyais vraiment pas comment rassembler ma famille en une semaine et mener ce projet à bien. Ce n‘est qu’un soir, seule chez moi, que j’ai décidé de rebondir. On dit souvent reconnaître des traits de caractères d’un oncle, d’un grand-père, d’une mère chez une seule et même personne. Je pense en effet avoir attrapé plusieurs mimiques ou caractéristiques de chacun des membres de ma famille. Puiser en moi ces personnes et les laisser apparaître à l’image, en essayant de m ‘effacer le plus possible, c’est la voie que j’ai choisi de réaliser. Voici donc la Famille Pelletier-Contant à travers moi.


Family Picture.


My Aunt Alexia: The Scatterbrain, Queen of catastrophies.

My Grand-Mother Marie-Franรงoise: The Politically Correct Coquette

My Grand-Father Michel: The Contradictory Psychology Teacher


My Uncle Alexi: The Clumsy Unstoppable Sportsman

My Aunt Ana誰s: The Freaky Graphic Designer

My Grand-Father Jean-Paul: The Silly Scientific moaner


MY LIGHT IS GONE 52

English: Through the cold grayness of winter, I almost lost myself. Difficulties I encountered back in France lead me to a time of deep self-examination. The light burning inside me, enlightening my life, was starting to burn out and I was helplessly watching it die, leaving me in the dark shadow of what I once used to be. Filled with misery, I was letting myself sink slowly, suffocating. Going through really hard times, I finally decided to do something to get my light back. It was essential for me to start from the beginning, and go back to my roots: My grandparent’s house in Burgundy. Nothing ever dulled the moments of happiness and fulfillment I had there when I was a child. With my camera on my side, I retrace my way and analyze my emotions, walking in the erased old steps I had left on the traditional promenade we used to do with my grandfather. As I was taking photographs of that walkover, I discovered while looking at my work, a lost and melancholic Manon. A Manon that never existed before. Being back in the happy memories of my childhood was like learning how to breathe again. Yet those memories were shaded by the darkness taking me over. I could no longer stand seeing my life and memories fading right in front of me without doing anything. I ran after my light. I ran so hard that I was finally able to touch it, grab it, and take it back to where it belonged: to my soul. We can never forget where we come from, as our roots are the basis of who we are. They are an incredible resource of comfort and guidance through harsh times. I came back to my life with my light sticking it to my soul with super glue, and if I ever let it go again, I now know exactly where to find it to continue my way into life.

Français : À travers le gris frigorifiant de l’Hiver, j’ai bien cru me perdre complètement. Les difficultés rencontrées à mon arrivée en France m’ont fait entrer dans une période de remise en question totale. La lumière qui m’allumait et me faisait briller auparavant perdait de son intensité et je la regardais, impuissante, me quitter, me laissant sombrer dans l’ombre de ce que j’eus été. Remplie de tristesse, je me laissais couler, suffoquer. Après de nombreuses baffes, je décidais de trouver une solution pour remonter la pente. Il était essentiel pour retrouver ma lumière de revenir à l’essence de ce que j’étais, mes racines. Ceci devait commencer par un retour sur mon territoire natal, la maison de mes grandsparents en Bourgogne, où rien n’avait jamais pu ternir la joie de vivre de mon enfance. La Photographie m’a permis de retracer mon parcours et d’analyser mes états d’âme à travers la ballade traditionnelle de ma jeunesse. Telle une promenade de santé, j’ai découvert sur mes photos une Manon mélancolique et perdue que je n’avais jamais été auparavant. Retrouver ces souvenirs, ternis par mon chagrin, m’a fait taper du poing sur la table. J’ai couru après ma lumière tout au long de ces dernières années sans jamais pouvoir la rattraper. Ce n’est quand revenant chez moi que j’ai pu la toucher, l’attraper, et le remettre au bon endroit : en moi.On ne peut jamais se défaire complètement de ses racines car elles sont une ressource essentielle et un réconfort absolu dans les moments les plus rudes. Je suis revenue à ma vie, ma lumière solidement collée à la super glue, et si je la reperds un jour, je saurai exactement ou la retrouver.


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BOOKS

SKETCH


LIFE DRAWINGS 62

One Hour Life Drawing with charcoal and pencil


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PHOTO SKETCHBOOKS


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GRAPHIC SKETCHBOOKS


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PAPERS

RESEARCH


ART NOUVEAU’S FONTS

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WORDS AS IMAGES


Austeen Pelletier Book  

This is a book bringing together my best works from high school until now. It envolves Photography, Graphic Design, Research Papers, Sketch...

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