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1 Le programme pas à pas 2 Point à la ligne « L’Agence doit s’imposer par sa qualit , son utilit , son intelligence » Points de suspension Mekn s, Grenoble, si loin, si proches

Dossier

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Le programme pas à pas Comment s’élabore le programme partenarial de l’agence d’urbanisme ? Chaque année, les adhérents font part de leurs souhaits d’études et de missions à l’Agence qui leur propose, alors, des croisements, afin de construire, peu à peu, un programme véritablement partenarial. Pour enfin, aboutir à plus d’une centaine de fiches projets qui, du projet le plus petit au plus ambitieux, aident les acteurs du territoire à mieux comprendre, analyser et développer la région grenobloise. Visite guidée.

3 Un modèle pour projeter le territoire dans l’avenir 4

Zoom Ligne E : tester des urbaniations possibles autour de la ligne

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Point de vue « Franco-valdo-genevois : une mod lisation multimodale transfrontali re » par Jean-Baptiste Ferey

6 Territoires point par point 7 Mise au point Le chiffre, le mot, la commune

8 Trois petits points... à lire à l’Agence L ’Agence hors les murs Les rendez-vous

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Des quartiers durables en expo Au-delà de la conception architecturale et de la construction d’un bâtiment respectueuses de l’environnement, il s’agit aujourd’hui de progresser dans l’élaboration de véritables quartiers où environnement, social et économie, mais aussi concertation, sont intimement liés. Dans un premier temps dans le cadre de la Biennale de l’habitat durable organisée par la ville de Grenoble, puis circulant dans différentes communes de la région grenobloise, l’exposition « Quartiers durables », conçue et réalisée par l’Agence d’urbanisme, va ainsi nous plonger dans un quartier durable ! Cette exposition a pour objectif : - de s’adresser à un public large (élus et habitants) dans un objectif de sensibilisation à l’aménagement durable, - de présenter ce qu’est l’aménagement durable en s’appuyant sur des opérations européennes, françaises et régionales, - d’introduire le lancement de l’appel à projet « Quartier durable », - d’être support de débats. L’exposition sera composée de « panneaux » et de bornes multimédia présentant des opérations d’habitat intermédiaire dans la région grenobloise. Autour de l’Agence d’urbanisme, les partenaires de l’exposition sont la ville de Grenoble, le conseil général de l’Isère, l’Ademe, la Caisse d’épargne des Alpes, ainsi que le CAUE et l’ALE en tant que partenaires techniques. Si vous souhaitez accueillir l’exposition, vous pouvez nous contacter au 04 76 28 86 24.

Les activités de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise sont élaborées et réalisées dans le cadre du programme partenarial voté chaque année par l’assemblée générale. Construction et financement Il est élaboré lors de rencontres itératives entre l’Agence et ses partenaires, entre septembre et novembre de chaque année. Nombre de ces projets et actions s’inscrivent ensuite dans une dimension pluriannuelle. En fait, l’activité de l’AURG se répartit entre 2 natures de missions : le socle partenarial (le centre de ressources et de documentation, l’information et l’animation des acteurs locaux et les capacités d’observation, ainsi que l’assistance et l’expertise technique, dont notamment le conseil juridique) et le programme, composé des projets. Côté financement, les cotisations couvrent la réalisation des missions du socle partenarial ; les subventions financent, quant à elle, collectivement, les projets inscrits dans le programme d’activité. Ni autosaisine, ni auto-allumage Un dispositif de suivi, le comité technique de suivi du programme, a été mis en place afin que l’ensemble des membres de l’Agence puisse être mieux associé à l’élaboration du programme, à son suivi et aux arbitrages nécessaires. Pour chaque projet ou mission, trois niveaux d’implication des membres sont possibles : •les membres impliqués : généralement à l’initiative et chefs de file du projet, ils formulent la demande et définissent, avec les porteurs de projet de l’Agence, les contenus, les orientations de travail et les modalités de réalisation des

actions qu’ils pilotent. Les missions peuvent être copilotées par plusieurs membres. •les membres intéressés : ils sont informés lors de toutes les phases de la mission, après validation par le(s) chef(s) de file. Ils participent aux comités de pilotage des missions. •les membres informés : chaque membre, pour chaque mission, est destinataire des documents produits. Cette communication ne se fait qu’après la phase de validation finale de la mission par le(s) chef(s) de file. La diffusion des travaux L’Agence met à disposition les documents issus des missions et projets achevés sur l’espace Partage (PARTenaires de l’AGEnce), espace numérique ouvert à ses seuls adhérents. Les travaux y sont systématiquement diffusés une fois indiqués comme finalisés par le(s) membre(s) chef(s) de file. Par ailleurs, chaque année, le rapport d’activité de l’Agence est publié sous la forme d’un livret comprenant un rapport d’activité synthétique et un cédérom. Sur ce support numérique, tous les travaux finalisés de l’année précédente sont téléchargeables. Le rapport d’activité est diffusé à l’ensemble des membres adhérents après son approbation par l’assemblée générale, mais aussi aux autres partenaires institutionnels et professionnels. Enfin, le centre de documentation, outil au service des professionnels de l’Agence, des élus et professionnels du territoire, mais aussi du public, met à disposition ses ressources documentaires sur place ainsi que par le biais de l’espace Partage. L’Agence d’urbanisme conjugue d’être, prioritairement, au service des ses membres adhérents, mais aussi, plus largement, au service de l’ensemble des acteurs de son territoire. ■

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Rencontre avec Annie Deschamps, Présidente de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise

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« L’Agence doit s’imposer par sa qualité , son utilité , son intelligence »

Que retirez-vous de vos années de présidence de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise ? Quels sont les chantiers dont vous êtes la plus fière ? Quand je suis devenue présidente en 2001, je connaissais déjà bien l’Agence d’urbanisme : j’étais vice-présidente depuis 1995, et nous avions déjà la volonté de relancer l’activité de l’Agence. Et c’était, à cette époque, une véritable nécessité. En effet, le positionnement des agences d’urbanisme en général, et celui de Grenoble en particulier, n’est pas simple. Leur statut - particulier - était plus évident dans les années 70 : les services des communes étaient moins développés et les bureaux d’études travaillaient peu sur l’aménagement du territoire. De 1995 à 2000, le nouveau Schéma directeur avait été élaboré grâce au travail de l’Agence, et il avait contribué à la relancer. Mais ensuite ? Elle aurait pu devenir un simple observatoire… De plus, les membres avaient parfois l’impression qu’elle travaillait sans commande, et à partir d’une certaine idée qu’elle se faisait de l’aménagement… Aussi fallait-il être de nouveau en prise avec les attentes des collectivités locales... Il fallait donc que l’Agence retrouve un rôle auprès des élus. Et dès 2001, je suis allée interpeller toutes les collectivités membres de l’Agence.

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Comment voyez-vous l’évolution de l’Agence ? Les agences d’urbanisme n’ont pas de sens si elles ne répondent pas à de véritables attentes et si leurs études ne sont pas reconnues. Mais en même temps, elles doivent faire évoluer les services et les élus dans une vision prospective… tout en tenant compte de la réalité du terrain, perçue par les élus et les habitants. Je pense que l’Agence doit avoir un rôle de médiation entre les habitants, les élus, et toutes les exigences imposées par la loi et dues à la nature des territoires, à l’économie, à la géographie. L’Agence doit être un lieu reconnu, qui permette des échanges ouverts et constructifs. Mais elle ne peut pas proposer des pistes toute seule, sans prendre en compte les attentes et les contraintes, notamment budgétaires. Comment travailler et valoriser le « sens partagé » du territoire, tout en répondant au mieux aux demandes des adhérents ? Faire vivre un outil partenarial, ce n’est pas facile. Nous avons pris des risques en redéfinissant le financement de l’Agence par les collectivités : avec une partie adhésion et une partie liée à l’intérêt des adhérents pour le programme partenarial. Nous commençons aussi à pouvoir montrer à quoi sert l’argent

investi dans l’Agence et pour quel temps de travail. Aujourd’hui, toutes les intercommunalités de l’aire du Schéma directeur adhèrent à l’Agence, ainsi que de nombreuses communes. Mais ce n’est jamais gagné. C’est à nous de donner envie d’agence. Ensuite, l’État a continué à jouer le jeu, le conseil général de l’Isère aussi, notamment sur les déplacements, le foncier, l’environnement. La Métro et des communes de la Métro continuent à financer l’Agence, et des villes, comme Grenoble, ont de nouveau commandé des travaux. Autre satisfaction : le travail avec les deux agences de Saint-Étienne et Lyon à l’échelle de la région Rhône-Alpes. Et surtout, nous avons réussi à faire adhérer la région Rhône-Alpes aux trois agences. Ce n’était pas évident, mais nécessaire. Quels chantiers laissez-vous à votre successeur ? Tout d’abord la transformation du Schéma directeur en Schéma de cohérence territoriale (Scot). Il faut bien savoir jouer cette carte. Sans être trop dogmatique. Il ne faudrait pas que l’Agence reste un petit groupe de gens impliqués, intéressés, qu’elle s’isole, se renferme. Elle doit accepter toute la critique, la remise en cause. Ensuite, les capacités financières des collectivités locales ont tendance à se

réduire. L’Agence doit donc s’imposer par sa qualité, son utilité, son intelligence. Il faut qu’elle se le dise : l’Agence ne peut pas vivre sans les élus. Car nous n’aurons jamais la garantie absolue de sa pérennisation : elle se construit chaque jour. Il faut donc passer à la deuxième phase : après avoir fait reconnaître l’outil, il faut préciser ses missions. Car son programme est encore trop la somme des attentes des différentes collectivités. Autre chantier : en interne, nous n’avons pas encore réussi, malgré les nombreuses propositions et discussions, à trouver une structuration plus intéressante pour les équipes. Enfin, pour moi, les sujets sur lesquels il faut avancer sont à l’exemple de la démarche « prospective 2025 » : comment vont vivre les habitants de l’aire urbaine en 2025 ? Et il faut avoir le courage de regarder ce que génère l’homme, comme dans le domaine des déchets ou des zones de logistique. Aurons-nous le courage de travailler làdessus, sans tabou ? ■

suspension

Meknès, Grenoble, si loin, si proches Meknès, Grenoble, une mer les sépare, mais cela n’empêche que les deux villes connaissent de nombreuses similitudes. Deux villes importantes, sans être cependant des métropoles de niveau national, deux villes proches de leurs

des premières actions à conduire concrètement dès 2008, dans le cadre d’un partenariat dont l’objet a été formalisé par une convention cadre de collaboration et de partenariat signée en juin 2007 entre les deux agences, en séance du conseil d’administration de l’AURG. Meknès souhaite avancer sur son plan de déplacements dès 2008 L’agence urbaine de Meknès doit travailler dès 2008 au plan de déplacements de l’agglomération (443 000 habitants). Dans la mesure où elle a pour seule expérience dans ce domaine une intervention sur Ifrane, célèbre

montagnes, entre moyen Atlas et collines prérifaines pour l’une, entre Chartreuse, Vercors et Belledonne pour l’autre. Tout a commencé en décembre 2006, lorsque la Fédération nationale des agences urbaines marocaine a convié la Fédération nationale des agences d’urbanisme française à participer à son colloque annuel à Tanger, afin d’approfondir les échanges et d’engager éventuellement des partenariats de ville à ville. L’Agence d’urbanisme de la région grenobloise était de la partie, et a commencé à nouer des relations avec l’Agence urbaine de Meknès (AUMK). Des sensibilités aux enjeux d’aménagement du territoire relativement proches, des complémentarités sans aucun doute, ont invité les deux agences à envisager un partenariat plus effectif. C’est en décembre 2007 que Maya Vitorge, directrice d’études urbanisme et transports à l’AURG, s’est rendue à Meknès pour une première série de réunions de travail. Cette mission initiale avait pour objectif une prise de connaissance du fonctionnement de l’agence urbaine de Meknès, et une approche 2

station de sports d’hiver, elle juge que l’AURG pourrait faire partager son savoir-faire et ses méthodes. Il est ressorti plus spécifiquement une attente technique sur la rédaction des « termes de référence » (le cahier des charges) de l’étude, ainsi que sur la validation technique des offres et sur le suivi de l’étude. Une participation de l’AURG à certains comités techniques permettrait d’amorcer un véritable partenariat, sans nécessairement attendre la formalisation définitive d’une coopération décentralisée. D’autre part, notre territoire jouit d’une telle réputation en matière de déplacements qu’il

paraît intéressant d’envisager pour les professionnels meknessi un voyage d’étude-formation dans la région grenobloise, avec au programme quelques rencontres de professionnels de la ville de Grenoble et de la Métro, du syndicat mixte des transports en commun (SMTC), de la communauté d’agglomération du Pays voironnais, de la DDE, peut-être aussi du Certu, ainsi naturellement qu’un temps de travail avec les professionnels de l’AURG. Dès lors, nous pourrions imaginer un principe de suivi-rencontre annuelle qui serait un temps fort d’échange. Et à plus long terme… De nombreux autres thèmes de travail rapprochent les deux agences et pourraient faire l’objet d’échanges de pratiques et d’expériences : l’observation territoriale et l’exploitation des systèmes d’information géographique (SIG, lire Le Point sur l’Y n°2), la consommation foncière, mais aussi, et pourquoi pas dès 2008, l’architecture de terre, sujet qui concerne de près le Nord du Voironnais, et pour lequel l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble a développé une compétence de renommée mondiale. Enfin, la question de l’animation territoriale, qui est au cœur de la culture du travail partenarial de l’AURG, intéresse particulièrement les professionnels de l’agence urbaine de Meknès.

Vers une coopération décentralisée ? À moyen terme, ce rapprochement avec l’AUMK a naturellement disposition à s’ins-

crire dans une démarche de coopération décentralisée. La ville de Grenoble (qui n’est jumelée avec aucune ville marocaine), la Métro et le SMTC ont déjà exprimé des intérêts de principe dans ce sens, dès l’instant où cette coopération trouverait place à côté de leurs interventions respectives actuelles. Pour l’AURG, ce rapprochement s’inscrit bien sûr dans un souhait de transfert d’expérience audelà de la Méditerranée, dans le champ des déplacements, mais aussi de celui de la mutualisation entre institutions. Mais l’AURG ne souhaite pas se positionner comme un expert dispensant sa connaissance. Entre agences d’urbanisme, nos besoins sont partagés ; nous avons notamment et conjointement à analyser comment se passe ailleurs le développement humain et urbain, comment se vivent ailleurs les attentes identitaires des habitants, dans notre monde pourtant mondialisé. Un tel partenariat paraît porteur de grandes richesses pour l’avenir. ■ Contacts : maya.vitorge@aurg.asso.fr et jerome.grange@aurg.asso.fr


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Un modèle pour projeter le territoire dans l’avenir Dans la région grenobloise, pionnière en la matière, l’utilisation collec-

en lien avec l’aménagement du territoire. L’Agence d’urbanisme de la

tive de la modélisation par les acteurs des déplacements est monnaie

région grenobloise teste aujourd’hui de nouveaux scénarios. Découverte

courante. Les scénarios produits permettent aux élus d’analyser des projets

d’un outil technique mais également prospectif.

de développement d’infrastructures routières et de lignes de transports,

Depuis le début des années quatre-vingtdix, différents modèles de déplacements participent à l’aide à la décision dans la région grenobloise pour de nombreux projets de transports, contribuant localement à l’émergence d’une « culture » de la modélisation.

circulation. Il est alors possible d’analyser les liens entre lieux d’habitat, lieux d’emplois et pratiques de déplacements. En 2000, le plan de déplacements urbains de l’agglomération grenobloise est ainsi expertisé par le modèle multimodal Visem/Davisum. Ce modèle, développé par le bureau d’étude allemand PTV, a

15 ans d’histoire En 1993, les logiciels Davis et Représenter les déplacements Térèse sont utilisés pour modéliser les projets du Dossier de voiries d’agglomération (dossier dans lequel l’État définissait avec les collectivités locales les voiries routières nécessaires à l’agglomération à long terme). Mais ces modèles sont monomodaux : Davis traite uniquement de la voiture, Térèse des transports en commun. Il n’est donc pas possible d’analyser l’évolution d’un réseau complet de déplacement sur le territoire. En 1997, un autre type de modèle est mis en œuvre à l’échelle de la région urbaine grenoété adapté spécifiquement au territoire bloise. Il s’agit du modèle dit « stratégrenoblois par l’Agence d’urbanisme et gique » Mostra. Ce modèle a été utilisé ses partenaires. lors de l’élaboration du nouveau schéma C’est ce logiciel qui est toujours utilisé directeur de la région grenobloise. Il desaujourd’hui, sur un périmètre élargi à la sine à très grosses mailles les pratiques grande région grenobloise, dépassant les de déplacements et montre les flux entre frontières de l’actuel schéma directeur. En de grandes zones. Mais les limites de 2002, avec l’enquête ménages sur les Mostra apparaissent rapidement, car il déplacements (EMD) réalisée sur ce périne peut pas évaluer finement des projets mètre élargi, les techniciens de l’Agence de transports : il ne permet pas d’identid’urbanisme et des collectivités exploitantes fier l’état de la circulation sur une route de voiries ou autorités organisatrices de ou la fréquentation d’un train par exemtransport public ont proposé de se doter ple. d’un outil de modélisation commun, pour Ainsi, en 2000, l’Agence d’urbanisme de alimenter les projets et les réflexions prosla région grenobloise se dote d’une pectives à plus ou moins grande échelle. modélisation plus fine et multimodale, Aujourd’hui, rares sont les projets de prenant en compte l’ensemble des nouvelles infrastructures de transports ou modes de déplacements : l’agglomérade voirie qui ne passent pas dans la moution grenobloise est alors découpée en linette du modèle. Son intérêt a été zones suffisamment fines pour pouvoir démontré, aussi bien pour des études de repérer les répercussions d’un nouvel planification que pour l’évaluation de arrêt de bus ou d’un nouveau sens de projets. Tout en sachant que les chiffres,

qui ont naturellement une certaine autorité, restent à relativiser et à réinterpréter au regard des hypothèses et du contexte considérés. D’autant plus que les résultats du modèle ne sont qu’une des multiples pièces de l’aide à la décision…

Le club modélisation : échanger et capitaliser L’Agence d’urbanisme de la région grenobloise a constitué un club regroupant les techniciens utilisant directement ou indirectement le modèle de déplacements. Ce club réunit trois à quatre fois par an l’ensemble des partenaires de la modélisation : région Rhône-Alpes, département de l’Isère, Syndicat mixte du schéma directeur, SMTC, communauté d’agglomération Grenoble Alpes-Métropole (Métro), Communauté d’agglomération du Pays voironnais, Pays du Grésivaudan et ville de Grenoble. Le club contribue au pilotage du modèle grenoblois en garantissant son bon usage au plan technique, en proposant les évolutions et mises à jour les plus appropriées. Lors des réunions du club, les partenaires s’informent mutuellement des études de modélisation qu’ils conduisent ou souhaitent lancer. Le club permet d’afficher un

programme d‘études, et ainsi de définir des scénarios communs à des horizons « clés ». Un horizon à 2012 a été retenu avec des propositions d’évolution socioéconomiques en intégrant les projets urbains et d’infrastructures routières et de transports en commun prévus ; des horizons de plus long terme, à 2025, sont envisagés . L’un des premiers objectifs du club consiste à optimiser l’utilisation du modèle, pour capitaliser l’ensemble des scénarios testés, pour prendre en compte dans une étude les hypothèses formulées dans une autre étude… Le club a également pour mission d’assurer la transparence des résultats présentés et de faciliter la compréhension de l’outil par tous (ce à quoi il peut répondre, ses limites…). Par ailleurs, le club est l’occasion de partager les expériences des différents utilisateurs du modèle et surtout, d’analyser ensemble les résultats d’un test particulièrement complexe ou de débattre des différentes interprétations possibles de ces résultats. Enfin, il doit permettre de coordonner les éventuelles utilisations complémentaires des résultats du modèle, concernant la pollution de l’air, le bruit, la consommation d’énergie… En partenariat avec le SMTC, l’Association pour le contrôle et la prévention de l'air dans la région grenobloise (Ascoparg) utilise les résultats du modèle de déplacements pour simuler l’impact des déplacements sur la pollution de l’air. À partir du nombre de véhicules sur chaque tronçon de route, l’Ascoparg peut ainsi donner des informations sur la quantité de gaz polluants émis dans l’agglomération grenobloise.

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Qu’est-ce que la modélisation ? Le terme de modèle, dans son acception la plus courante, désigne un objet ou une per-

Elle s’appuie sur des constructions théoriques maîtrisées, des modèles mathématiques,

sonne dont les caractéristiques ou les qualités en font un exemple à copier. Le modèle

pour reproduire au mieux un phénomène que l’on souhaite étudier ou projeter. Selon les

mathématique s’éloigne de cette définition dans le sens où il ne peut prétendre à la notion

connaissances, les données, les moyens dont on dispose, le degré de complexité d’un

d’idéal.

modèle et sa fiabilité pourront connaître de grandes variations. Il est donc important d’en

Dans les processus d’aide à la décision, la modélisation est à considérer comme une

tenir compte lors de l’interprétation des résultats d’une modélisation. En effet, il s’agit de

machine à produire des éléments chiffrés permettant d’alimenter les débats autour d’un

comparer des chiffres, de les relativiser et de les mettre en perspective pour se poser les

projet et d’accompagner différentes formes de réflexions.

bonne questions et avoir les moyens de prende les décision.

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Le fonctionnement du modèle en quatre étapes Les quatre étapes du modèle : des données aux scénarios Le modèle grenoblois actuel est un modèle de déplacements multimodal à quatre étapes dont le périmètre d’étude est celui de l’EMD de 2002. Ce périmètre est découpé très finement en près de 1750 zones (dont 1210 pour l’agglomération grenobloise). Chacune de ces zones est renseignée des caractéristiques socioéconomiques qui lui sont propres : la population (âges, activités, motorisation…), les emplois, les équipements commerciaux, scolaires, de loisirs... Avec le logiciel Visem/Davisum, à partir du découpage des zones, quatre étapes itératives de calculs permettent d’aboutir à une modélisation des pratiques de déplacements (voir pages suivantes) : - l’étape « Génération » : c’est la quantification des flux de déplacements émis par chaque zone avec le nombre d’habitants et de logements ; - l’étape « Distribution » : c’est le choix de la zone de destination du déplacement en fonction de son motif (emplois, courses, loisirs…) ; - l’étape « Répartition modale » : c’est le choix du mode pour effectuer le déplacement en fonction de la motorisation des habitants, du temps donné d’un point à un autre, (déplacements en voiture ou en transports en commun…) ; - l’étape « Affectation sur les réseaux » : c’est le choix de l’itinéraire sur les réseaux routiers ou de transports en commun. Ces calculs sont paramétrés grâce à la reconstitution de la situation observée en 2002. Différentes enquêtes, toutes

réalisées en 2002, sont exploitées pour le paramétrage : l’enquête ménages déplacements, les enquêtes « origine destination » sur les réseaux de transports collectifs, les comptages routiers et les enquêtes de circulation … Que peut-on faire avec une modélisation ? Un test de modélisation repose sur deux composantes principales : - des hypothèses d’évolution de la population, des emplois et de l’urbanisation, constituant ce qui est communément appelé un scénario socio-économique ; - des hypothèses de développement du réseau routier et de transports en commun, constituant ce qui est communément appelé un scénario de réseau. Différents types d’analyses en découlent. À scénario socio-économique constant, on peut mesurer l’impact de nouveaux projets de transport sur les pratiques de déplacements (les reports modaux par exemple). C’est le type de réflexion engagé pour des études telles que la rocade nord ou le Plan de déplacements urbains (PDU) de l’agglomération grenobloise. Mais on peut aussi vouloir tester un même réseau de déplacements avec deux scénarios socio-économiques différents, dans le but, par exemple, de réfléchir à la cohérence entre urbanisme et transports. Ce type d’analyse est mené dans le cadre des études préalables à la nouvelle ligne E de tramway Grenoble-Le Fontanil, avec différentes hypothèses de densification urbaine le long de la ligne.

zoom

(entre le Grésivaudan et l’agglomération grenobloise, par exemple), parts modales… Le chantier « prospective 2025 » se poursuit ainsi par le débat sur les interprétations de ces grands chiffres, en analysant l’articulation entre les pratiques de déplacements et l’urbanisation du territoire. De grands projets tels que l’amélioration de la desserte ferroviaire (« étoile ferroviaire ») ou le « plan

Ligne E : tester des urbanisations possibles autour de la ligne Dans l’esprit de la démarche « urbanisme et transports » portée par le Syndicat mixte des transports en commun, assisté de l’Agence (lire le dossier du Point sur l’Y n° 6), le projet de tramway E fait l’objet d’une nouvelle forme de réflexion, associant très étroitement urbanisme et transports dès la toute première phase d’études. Ainsi, le SMTC a souhaité que le groupement Semaly - Ingerop - Yves Sauvage, mandaté pour la réalisation de ces études préalables, propose deux scénarios d’urbanisation le long de la future ligne entre Grenoble et Le Fontanil. Le premier scénario reste dans les règles du droit des sols actuel. Le deuxième scénario propose un « projet urbain de l’axe » qui exploite au mieux les potentialités urbaines repérées à proximité de la ligne. En modélisant et en comparant ces deux scénarios, le modèle permet d’analyser l’impact que pourrait avoir la création de nouveaux logements ou m2 d’acti-

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Imaginer les futurs possibles : Afin d’alimenter les réflexions préalables au futur Schéma de cohérence territoriale et de tester la pertinence du modèle Visem/Davisum dans des démarches de planification à petite échelle, l’Agence a proposé au Syndicat mixte du schéma directeur et au Syndicat mixte des transports en commun d’animer un chantier « prospective 2025 ». Élus, urbanistes et spécialistes des déplacements se sont ainsi réunis pour esquisser une vision des futurs possibles dans la région grenobloise (lire Le Point sur l’Y n°7). À partir d’ingrédients urbains, sociaux, économiques, environnementaux, le groupe a concocté trois scénarios : « la promotion métropolitaine », « la cohésion avant tout » et « la fortune aiguise les concurrences ». Loin de figurer une prolongation des tendances, ces scénarios envisagent des ruptures. Grâce à leur transcription dans le modèle de déplacements, ils peuvent se traduire par de grands chiffres révélateurs des pratiques de déplacements : flux de déplacements entre les secteurs

vités sur la clientèle de la ligne E, mais aussi sur le trafic automobile et sur l’ensemble des pratiques de déplacements. Les résultats de la modélisation montrent qu’avec les 4 500 logements et 31 000m2 d’activités supplémentaires proposés dans le scénario « projet urbain de l’axe », la ligne E gagnerait environ six mille voyageurs par jour. Ce type de réflexion permet aussi d’apprécier l’impact de projets urbains associés à des variantes de tracé qui peuvent stimuler des dynamiques urbaines, telle que la variante qui desservirait la gare et le centre commercial à SaintEgrève, ne trouvant sa pertinence qu’accompagnée d’un projet urbain d’ensemble. Médiation entre acteurs Dans le cadre de cette étude, le modèle n’est pas utilisé uniquement pour estimer la fréquentation de la future ligne. Il devient un outil pédagogique de médiation entre le

monde du transport et celui de l’urbanisme. Son utilisation s’inscrit donc ici dans l’articulation prônée par la démarche « urbanisme et transports ». Elle fournit au SMTC un appui supplémentaire pour réfléchir, avec les communes et les autres collectivités partenaires, aux contenus du futur contrat d’axe de la ligne E. Les réflexions sur le contrat d’axe sont aujourd’hui bien engagées. Elles confrontent les projets des différents partenaires, créant une synergie autour de la dynamique du projet de tramway, et replaçant au cœur du sujet les questions relatives à l’anticipation foncière. Parmi les partenaires du SMTC (les communes du Fontanil, de Saint-Egrève, de Saint-Martin-leVinoux, de Grenoble, la Métro, le département, la Région et l’État), l’Établissement public foncier local est donc amené à jouer un rôle majeur dans la construction des stratégies de veille et de réserves foncières à proximité de la future ligne de tramway. ■

La fréquentation sur le réseau de tramway en période de pointe avec la ligne E (en violet).

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pour les déplacements métropolitains » exposé par le conseil général de l’Isère en novembre 2007, pourraient maintenant être analysés au regard des trois scénarios socioéconomiques de long terme. Dans ce cas, le modèle permet de croiser des horizons socioéconomiques possibles avec des types de réseaux différents. Un modèle en constante évolution Lorsque les conditions d’une analyse partenariale sont réunies pour débattre de l’interprétation des résultats, l’utilisation du modèle est bien souvent riche d’enseignements. Le modèle contribue bien sûr à l’analyse des avantages et des inconvénients d’un projet, mais permet aussi de poser des questions auxquelles personne n’aurait pensé spontanément. En effet, en donnant corps de façon quantifiée à des scénarios parfois assez abstraits, le modèle peut modifier le regard que l’on porte sur un projet. Encore à l’état de recherche aujourd’hui, un nouveau développement du modèle est susceptible d’intéresser la région grenobloise. En combinant Davisum à un modèle américain UrbanSim, des chercheurs du Laboratoire d’économie des transports tentent aujourd’hui de mieux

point de vue Par Jean-Baptiste Ferey, chargé d’études sur les déplacements urbains du Centre d’études techniques de l’équipement (cete) de Lyon

modéliser l’articulation entre tranports et urbanisme dans les deux sens de l’interaction : impacts de l’urbanisation sur les pratiques de déplacements (ce que fait Visem/Davisum) mais aussi impacts rétroactifs des transports sur la localisation de l’habitat et des activités économiques (ce que fait UrbanSim). Quoi qu’il en soit, le modèle, pour rester opérationnel et performant, doit évoluer. La prochaine enquête ménages déplacements sera l’occasion de le réactualiser. La connaissance des limites du modèle, liées à celles des données dont nous disposons, ne constitue cependant pas un frein à son utilisation. Elle incite au contraire à engager de nouvelles réflexions : ainsi, la modélisation des scénarios 2025 a mis en exergue la nécessité d’une prospective des comportements pour dessiner de nouvelles marges de manœuvre des politiques publiques. ■ Contacts : julie.blais@aurg.asso.fr et jerome.jaunait@aurg.asso.fr

« Franco-valdo-genevois : une modélisation multimodale transfrontalière »

A l’instar de ce que l’agglomération grenobloise développe depuis maintenant plusieurs années, peu à peu plusieurs agglomérations en France et en Europe se dotent d’outils performants de modélisation. Dans l’agglomération transfrontalière du Franco-Valdo-Genevois, l’outil est actuellement en phase d’élaboration et de calage. Les déplacements dans l’agglomération de Genève sont de plus en plus nombreux en particulier entre la France et la Suisse et les projections démographiques attendent 200 000 habitants supplémentaires pour 2030…. Ainsi, pour faire face à ces enjeux, les autorités françaises et suisses (l'Etat de Genève et le canton de Vaud pour le côté Suisse, l’Etat français (DDE 01 et 74, DRE Rhône-Alpes), la Région Rhône-Alpes, le Syndicat mixte d’études pour les transports et déplacements (SMETD) regroupant les départements de l’Ain et de la Haute-Savoie, ainsi que

les communautés de communes du Bas Chablais, du Bassin de Bellegarde, du Genevois, du Pays de Gex et la communauté d’agglomération Annemasse-les Voirons pour le côté français) se sont engagées en 2006 dans l'élaboration d'une modélisation multimodale des déplacements. À l’image de ce qui s’est fait dans la région grenobloise, cette approche partenariale se réalise sur un bassin de vie relativement large, englobant l’ensemble des déplacements du territoire.

débouché sur une mission d’étude de faisabilité confiée au Cete de Lyon pour évaluer l’intérêt de mettre en place un nouvel outil de modélisation sur le bassin de vie de l’agglomération. Afin de pouvoir constituer ce modèle multimodal, toute une série d'enquêtes préalables ont été réalisées pour compléter les données existantes sur le territoire trans-

frontalier. L’élaboration du modèle est en cours, et son calage en situation 2007 est prévu pour fin 2008. A terme, l’outil multimodal pourrait se rapprocher de la précision apportée par celui utilisé dans la région grenobloise, qui constitue l’un des premiers prototypes du genre au niveau national. ■

Un outil pour tester, évaluer et planifier La démarche s'inscrit dans la suite de la charte pour le développement des transports publics régionaux de l’agglomération franco-valdo-genevoise signée en 2003 et dans la suite d'une réflexion sur la planification routière multimodale à l’échelle de l’agglomération, pour recenser les différents projets routiers et les analyser, en articulation avec les projets de transports collectifs. Cette réflexion avait

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L’Agence d’urbanisme s’est organisée en équipes projets territoires (en lien avec l’élu représentant un secteur au sein du conseil d’administration) sur les cinq secteurs de son périmètre d’action et de partenariat. Ces équipes ont pour objectif de croiser les connaissances, d’accompagner et d’articuler les différents projets à l’échelle communale, intercommunale ou inter-intercommunale.

Agglom ration L’Agence s’inscrit dans la mise en œuvre du projet d’agglo acte II En 2007, la Métro a adopté son projet d’agglomération acte II. Portant sur la période 2007-2013, ce projet, qui est la poursuite d’une démarche entamée en 2000, a fortement mobilisé l’Agence d’urbanisme. Il vise à mettre en cohérence les politiques transversales et les enjeux de territoires. Le programme d'activité 2008 de l'Agence s'est appuyé sur les orientations qu'il définit en vue de leur Responsables EPT : françoise.pichavant@aurg.asso.fr mise en œuvre. yannick.goetz@aurg.asso.fr Citons notamment la démarche urbanisme-déplacements (lire Le Point sur l’Y n°6 paru en juin 2007) dans le cadre de laquelle devrait aboutir le contrat d’axe de la ligne de tramway E. Mentionnons également la réflexion sur les sites d’intervention stratégique, au nombre de trois : Europole/Polygone/Gare à l’ouest, CHU/Campus/Innovallée à l’est et les grands équipements de communication et les services au centre sud. Cet axe se décline dans le programme

d'activité en différentes missions, soit auprès de la Métro en lien avec les réflexions sur la métropolisation, soit en assistance plus opérationnelle directement avec les communes, l'intervention à ces différentes échelles permettant de créer des partenariats et des synergies pour la mise en œuvre des projets. Sans oublier la mise en œuvre du schéma de maillage des espaces naturels, qui doit permettre de les valoriser, de les rendre accessibles et de les promouvoir. Enfin, citons la politique de la ville et la cohésion sociale, avec en particulier le baromètre des quartiers, initié par l’Agence d’urbanisme, dont l’évaluation début 2008 a donné lieu à un séminaire réunissant élus, professionnels et chercheurs. Au-delà de son rôle d’expert, il s’agit pour l’Agence d’urbanisme d’assurer une animation territoriale par l’articulation des échelles et des acteurs, le projet d’agglomération étant naturellement à mettre en lien avec le Scot et les grandes réflexions territoriales comme celle du sillon alpin. ■ Contacts : anne-marie.maur@aurg.asso.fr, yannick.goetz@aurg.asso.fr et francoise.pichavant@aurg.asso.fr

Bi vre La Bièvre Est met en œuvre sa politique de maîtrise foncière En 2002, la communauté de communes de Bièvre Est a lancé un programme local de l’habitat afin d’engager une réflexion communautaire et un programme d’actions sur cinq années. Un diagnostic complet du fonctionnement du marché du logement à été validé en avril 2003, diagnostic basé sur l’analyse d’éléments statistiques disponibles et sur des entreResponsables EPT :jean-marc.espie@aurg.asso.fr murielle.pezet-kuhn@aurg.asso.fr tiens auprès des différents acteurs locaux. À travers l’étude réalisée par le Pact de l’Isère, pas moins de dix-sept actions pour la période 2004-2008 ont été mises en œuvre, répondant à trois objectifs principaux : -diversifier l’offre de logements ; -améliorer le confort des logements et permettre l’adaptation à l’évolution des occupants ; -accompagner et maîtriser l’urbanisation. La communauté a ainsi engagé une politique de maîtrise foncière, saisissant l’opportunité de créer des logements locatifs dans les friches industrielles par des reconversions de bâtiments existants ou par démolition/reconstruction. Elle a souhaité, sur plusieurs sites communaux stratégiques,

engager une réflexion relative à l’insertion urbaine des opérations de logements sociaux. Il s’agit, à travers ces études, d’éclairer les élus sur les choix urbains les mieux adaptés en termes d’insertion et de cohérence fonctionnelle, et de permettre d’en saisir les réels impacts urbains et environnementaux. Fondées sur l’analyse de l’organisation des quartiers dans lesquels s’inséreront les futurs logements, ces études réalisées par l’Agence d’urbanisme modélisent les projets potentiels. Elles proposent des alternatives de solutions urbaines modélisées en trois dimensions, permettant aux élus de visualiser la réalité contextuelle des constructions, la cohérence d’aménagement et les ambiances urbaines qu’elles génèrent. ■ Contact : jean-marc.espie@aurg.asso.fr

Gr sivaudan Le Pays du Grésivaudan se constitue en AOTU Le Pays du Grésivaudan est en train de se constituer en autorité organisatrice des transports urbains (AOTU) afin de développer un réseau de transports collectifs répondant au mieux aux besoins de déplacements internes au Grésivaudan. Le principe de réseau urbain est d’abord d’assurer un droit à la mobilité pour tous, en permettant aux populations, grâce aux réseaux de transports collectifs structurants, de traverser Responsables EPT : serge.baraniecki@aurg.asso.fr les rives et de rejoindre les centres-bourgs pour accéder aux frederic.pontoire@aurg.asso.fr commerces, services, emplois… Il vise aussi à assurer une solidarité territoriale, en faisant bénéficier l’ensemble du territoire des ressources issues de l’activité économique.

Il s’agit également de favoriser un développement plus durable, en encourageant l’utilisation des TER pour les déplacements pendulaires grâce au futur réseau de transports collectifs urbains qui doit faciliter l’accès aux gares et aux zones d’activités. L’Agence d’urbanisme accompagne le Pays du Grésivaudan dans cette démarche depuis son origine. Et aujourd’hui, un nombre suffisant des quarante-neuf communes ont transféré leur compétence transport au syndicat mixte du Pays du Grésivaudan pour permettre la création de l’AOTU. Reste donc à valider le périmètre de transports urbains et à mettre en place les premières mesures. ■ Contact : maya.vitorge@aurg.asso.fr

Sud Évaluer le besoin en équipements sportifs dans le Sud grenoblois La communauté de communes du Sud grenoblois s’interroge aujourd’hui sur l’opportunité d’acquérir la compétence « équipements ». C’est dans ce contexte qu’elle a invité l’Agence d’urbanisme à dresser un bilan des équipements sportifs et du besoin existant sur son territoire. Avant d’engager toute étude, il s’agit dans un premier temps de Responsables EPT : jan.kaczorowski@aurg.asso.fr julie.blais@aurg.asso.fr définir clairement les objectifs recherchés afin de pouvoir élaborer un cahier des charges partagé. L’Agence d’urbanisme a donc identifié trois approches possibles, et complémentaires, qui permettraient de définir le besoin en équipements sportifs du Sud grenoblois. La première approche se situe du point de vue des usagers, à partir de leurs pratiques et

non-pratiques : une analyse de la fréquentation et de l’absence de fréquentation permettrait d’évaluer les attentes des habitants. La deuxième approche, toujours du point de vue des usagers, serait une analyse à partir de l’adéquation entre offre et sociodémographie locale. Il s’agirait dans ce cas d’extrapoler une fréquentation théorique globale des équipements à partir de données nationales, afin d’évaluer le nombre et la nature des équipements sportifs dont le territoire devrait être doté. Enfin, la troisième approche, axée sur les équipements eux-mêmes concerne leur état matériel et leur éventuelle nécessité de rénovation. Une fois les enjeux du territoire clairement identifiés, la méthode d’analyse la plus pertinente sera élaborée conjointement entre l’Agence et la CCSG. Affaire à suivre… ■ Contact : olivier.baills@aurg.asso.fr

Voironnais Déplacements et dynamique territoriale en VoironnaisChartreuse Le conseil général de l’Isère et la communauté d’agglomération du Pays voironnais ont souhaité s’engager dans une démarche conjointe visant à mieux connaître l’offre de déplacements sur ce territoire avant l’engagement de futures études sur l’aménagement des voiries. Responsables EPT : emmanuel.boulanger@aurg.asso.fr C’est dans ce cadre que l’Agence d’urbanisme a été chargée benoit.parent@aurg.asso.fr du diagnostic de la descente de Chartreuse et du bassin de diffusion de l’ouest de Voiron qui a permis d’évaluer les interactions entre le réseau des voiries et le territoire étudié. Les principales dynamiques ont été identifiées par la mise en évidence de la structure des déplacements, du fonctionnement et des usages des infrastructures routières. Ont aussi été étudiées les grandes orientations d’aménagement du territoire (charte du parc naturel régional de 6

Chartreuse, schéma directeur, schéma de secteur, plan de déplacements urbains et schémas départementaux de voiries, cycles et transports collectifs), ainsi que les indicateurs généraux influençant la mobilité (la démographie, l’activité foncière et immobilière, l’occupation des sols…). L’étude comprend également une partie détaillant finement les caractéristiques paysagères et environnementales à prendre en compte lors des aménagements futurs. Cette étude en amont doit fournir des éléments permettant d’engager une étude de tracé de la future liaison entre l’A48 (Bourgoin-Grenoble) et la RD1085 (Rives-Moirans-Grenoble) et une étude de trafic contribuant à une meilleure connaissance des flux et des usages. ■ Contacts : frederic.pontoire@aurg.asso.fr, michael.jonvel@aurg.asso.fr et marie.couvratdesvergnes@aurg.asso.fr


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18 300 euros : c’est le revenu annuel moyen déclaré par les foyers fiscaux de la région grenobloise en 2005. La région grenobloise est une région riche. Les revenus moyens des foyers fiscaux sont plus élevés qu’en France, en Rhône-Alpes ou dans l’ensemble de l’Isère. Et la part des foyers imposés y est plus importante.

Impôt sur le revenu 2005

Pour les foyers imposables, le revenu annuel moyen est de 23 670 euros. Les foyers fiscaux non imposables représentent quant à eux 41 % des foyers fiscaux. Leur revenu moyen annuel est de 7 760 euros. Il faut préciser que le revenu fiscal ne peut être assimilé à un revenu disponible dans la mesure où il ne prend en compte, ni les minima sociaux, prestations familiales et aides au logement, ni les impôts directs que sont l’impôt sur le revenu et la taxe d’habitation. Il ne reflète donc pas le niveau de vie.

La commune 1995-2005 : des évolutions contrastées Entre 1995 et 2005, les revenus ont progressé de 30 % dans l’ensemble de la région grenobloise. Le Grésivaudan, le Sud Grésivaudan et la Bièvre-Valloire ont connu une augmentation de leurs revenus nettement supérieure à la moyenne. Les foyers fiscaux du Grésivaudan, déjà les plus riches de la région grenobloise, ont vu leurs revenus augmenter de 36 %. Dans le sud Grésivaudan (+ 36 %) et en Bièvre-Valloire (+ 34 %), les évolutions constatées constituent un effet de rattrapage, car ces deux secteurs enregistraient les revenus les plus faibles en 1995. Il faut rappeler que ces deux secteurs ont connu un fort accroissement démographique au début des années 2000, avec l’installation de nouveaux ménages, sans doute plus aisés que la population déjà en place. À l’inverse, avec 27 % de hausse, les revenus des foyers fiscaux de l’agglomération grenobloise augmentent moins fortement que la moyenne. Entre 1995 et 2005, la hiérarchie des revenus a légèrement évolué. Les extrêmes n’ont pas changé, mais en 2005, les foyers fiscaux du Voironnais sont un peu plus riches que ceux de l’agglomération, ce qui n’était pas le cas en 1995. ■

Évolution des revenus fiscaux entre 1995 et 2005 (base 100 en 1995)

Des disparités de revenus dans la région grenobloise Les revenus sont les plus élevés dans le Grésivaudan et le Sud grenoblois. On constate en particulier que les foyers les plus riches sont situés sur les coteaux ensoleillés : Corenc (63 100 euros), Biviers (44 100 euros), Saint-Nazaire-lesEymes (39 700 euros). Ils sont les plus faibles dans les zones rurales, sud Grésivaudan et Bièvre-Valloire, et dans les communes urbaines à vocation sociale, Pont-de-Claix (13 600 euros), Fontaine (13 700 euros), Saint-Martin-d’Hères (14 000 euros).

Le mot Qu’est-ce qu’une zone d’aménagement concerté ?

Un outil au service d’un projet d’urbanisme Outil certes juridique, la ZAC est avant tout un instrument essentiel dans la mise en œuvre des opérations d’aménagement urbain. Elle implique un partenariat entre la collectivité et les opérateurs publics et privés, tout en associant l’ensemble des habitants durant l’élaboration du projet. Sa création est le fruit des résultats d’études préalables qui permettent de définir les principales caractéristiques de l’opération : périmètre et programme de construction, programme des équipements publics.

Entre plaine et montagne, au pied du Vercors, Noyarey est une petite commune périurbaine située au nord de l’agglomération grenobloise. La municipalité a engagé depuis 2000 une réflexion globale sur son territoire. Aujourd’hui, alors que le Parc des Biches, opération associant un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, vingt-trois logements locatifs sociaux et un pôle de santé, vient de voir le jour, un nouveau projet est en réflexion, axé sur une démarche environnementale. Rencontre avec le maire, Denis Roux.* Quelle a été la genèse du projet ? C’est d’abord un promoteur qui est venu nous voir, avec un projet. Trop dense, sans préoccupation environnementale particulière, ce projet de construction de logements ne nous convenait pas et nous avons souhaité y retravailler ensemble. Nous avons fait appel à l’Agence d’urbanisme afin d’identifier les enjeux de ce terrain de 17 000 mètres carré. Puis nous avons constitué des groupes de travail ; les riverains ont défini leurs priorités, la municipalité les siennes. Et les promoteurs ont fait une nouvelle proposition, qui nécessite néanmoins une modification de notre Plan d’Occupation des Sols. Quels sont précisément les enjeux de ce terrain ? Son emplacement privilégié en limite du cœur du village et sa superficie en font un lieu de développement stratégique pour la commune. Il y a d’abord des enjeux en termes d’aménagement. Il s’agit de ne pas défigurer le centre ancien tout en le confortant. Et de gérer les déplacements, la circulation, les accès. Il y a également des enjeux en termes de population. Noyarey a une population qui vieillit et qui est en demande de petit collectif ou de maisons groupées, afin de ne pas avoir d’espace extérieur à entretenir, ou très peu. Un autre objectif, mais qui semble plus difficile à atteindre, est de permettre aux jeunes de rester sur la commune. Le troisième enjeu, enfin, est de valoriser les qualités environnementales du site.

Revenus annuels moyens des foyers fiscaux en 2005

La ZAC est l’outil privilégié des collectivités locales afin d’aménager des terrains à bâtir en les dotant d’équipements publics affectés à différents usages (habitations, commerces, activités…). À ce titre, elle constitue une opération exclusivement publique dans la mesure où seule une personne publique peut la créer. La ZAC constitue une alternative à la procédure de lotissement, sans en avoir les inconvénients, notamment en termes de délais de commercialisation.

Conforter le centre ancien de Noyarey dans une démarche environnementale

La ZAC est un outil souple, dans la mesure où la maîtrise foncière n’est pas un préalable à sa création, ni même à sa réalisation (on parle d’ailleurs de ZAC sans expropriation). Elle permet en outre de fixer des prescriptions techniques, urbanistiques et architecturales pour la durée de réalisation de la zone. Avec la suppression du plan d’aménagement de zone (PAZ), le plan local d’urbanisme est devenu le cadre réglementaire dans lequel se réalise la ZAC.

Vous engagez justement une démarche d’approche environnementale de l’urbanisme (AEU)… Oui. Nous avons pris de premiers contacts avec l’Ademe qui pourrait nous aider à identifier les enjeux environnementaux inhérents au projet et définir les objectifs et résultats attendus. Nous réfléchissons par exemple à une implantation des logements en fonction de l’ensoleillement, à la gestion des eaux pluviales, à la prise en compte du paysage pour une intégration harmonieuse du projet au patrimoine existant. Aujourd’hui, nous élaborons le cahier des charges, transcription des orientations retenues, afin de pouvoir achever la modification du POS en fin d’année. ■ * Rencontre réalisée avant les élections municipales.

Un outil de financement des équipements publics La réalisation d’une ZAC donne la possibilité au maître d’ouvrage de mettre en place un régime de participations contractuelles, afin de financer les équipements publics réalisés dans l’intérêt principal de leurs usagers. Cette participation contractuelle se substitue alors au régime forfaitaire de la taxe locale d’équipement. ■

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trois petits points... A lire à l’Agence

Les rendez-vous

Les documents présentés ici peuvent être consultés au centre de documentation de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise. Le centre est ouvert au public sur rendez-vous les lundis, mercredis et jeudis après-midi. Pour toute demande, vous pouvez contacter Martine Goujon : martine.goujon@aurg.asso.fr ou 04 76 28 86 59.

Quelques nouvelles études de l’Agence Noël au balcon… Vues d'hiver, vues diverses Les Dossiers de demain, Agence d’urbanisme de la région grenobloise, janvier 2008, n° 4, 44 p Cette publication croise des approches d'universitaires, de professionnels de la montagne et d'élus autour des questions de réchauffement climatique et d'évolution du tourisme en montagne. Au fil des pages, des regards de personnalités différentes permettent de faire le point sur une question d'actualité aux enjeux locaux et mondiaux plutôt sous forme de multiples interrogations que sous forme de réponses tranchées. Ce dossier propose aussi une double face : une face écrite par plusieurs auteurs, et une face composée de trois regards photographiques qui offrent leurs instantanés interrogatifs. Grand projet Rovaltain Réflexions, enjeux, perspectives : rapport final Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Réseau des agences d'urbanisme Rhône-Alpes, 2007, 58 p. Le projet Rovaltain a pour objectif d’initier, d'accompagner et de maîtriser le développement d'une polarité structurante autour de la gare TGV de Valence. Il a été labellisé en juin 2006 « Grand projet Rhône-Alpes » par le conseil régional, qui sollicite le réseau des trois agences d'urbanisme de Rhône-Alpes pour l'accompagner dans ses réflexions pré-opérationnelles. Le rapport analyse les atouts du site, formule les enjeux pour le territoire d’accueil et propose un projet d’aménagement métropolitain. Analyse des déplacements et de la dynamique territoriale en Voironnais–Chartreuse. Phase 1 : diagnostic 2007 Agence d’urbanisme de la région grenobloise, COUVRAT-DESVERGNES Marie, PONTOIRE Frédéric (coord.), octobre 2007, 76 p. + ann. L’étude dresse un état des déplacements et des routes sur deux territoires : la descente de Chartreuse et le bassin de diffusion de l’ouest de Voiron. Elle met en exergue des questionnements généraux d’inscription des routes dans le territoire. Elle révèle également le manque d’information sur la connaissance des

trafics. Enfin, elle propose des pistes pour la mise en place d’enquêtes ou d’études complémentaires. La politique de la ville sur l'agglomération grenobloise : recueil des études et travaux parus entre 2000 et 2007 Agence d’urbanisme de la région grenobloise, GOUJON Martine, janvier 2008, 95 p. La politique de la ville de l'agglomération grenobloise a donné lieu à une importante production en matière de diagnostics, d'enquêtes, d'études, de rapports d'évaluation et de mémoires universitaires. Ce recueil documentaire présente plus de quatre-cents documents portant sur les territoires et sur les thématiques liées au contrat de ville.

Quelques ouvrages sur le territoire local Suivi de la demande et analyse des besoins en logements Observation permanente de la situation de l'habitat dans l'agglomération grenobloise Cahier de l'Observatoire de l'habitat 2006-2007 - Grenoble Alpes Métropole, Observatoire associatif du logement, ENCINAS Yolande, GABELLE Cécile, septembre 2007, 39 p. Pour 2006, la demande de logement est davantage tournée vers le locatif social et l'accession. Les décalages entre les ressources des demandeurs et l'offre locative restent importants. Les locataires les plus fragiles ont des parcours résidentiels contraints, et l'accession à la propriété reste axée en direction des plus solvables. Les difficultés de logement des jeunes font l'objet d'une analyse particulière. Suivi de la production d'offre nouvelle de logements Observation permanente de la situation de l'habitat dans l'agglomération grenobloise Cahier de l'Observatoire de l'Habitat 2006-2007 Grenoble Alpes Métropole, SCHMITT Christine, BRUMELOT Juliette, DESBOS Corine, BENHIS Isabelle, septembre 2007, 69 p. La première partie du rapport analyse l'évolution en 2006 de la production d'offre de logements dans l'agglomération grenobloise. La seconde analyse de manière plus approfondie la production de logements sociaux sur la période 2006-2007.

L’Agence hors les murs Les chargés d’étude de l’Agence sont régulièrement invités à intervenir lors de colloques, de séminaires, de manifestations ou à collaborer à des publications pour proposer un regard d’expert sur des problématiques actuelles de l’aménagement du territroire.

Visite du centre de documentation de l’Agence d’urbanisme Octobre 2007 Martine Goujon a accueilli une délégation de l’ADBS, association des professionnels de l’information et de la documentation, pour une visite du centre de documentation rénové de l’Agence.

Rencontres territoriales de la ville Rencontres territoriales de la ville organisées à l’initiative de la ministre de la Ville et du Logement et de la secrétaire d’État chargée de la Politique de la ville, Grenoble, novembre 2007 Bénédicte Jobert a contribué à un atelier sur le désenclavement et la fin de l’isolement des quartiers.

Bruit et urbanisme réglementaire Les mardis du CAUE de Seine-Saint-Denis, Bobigny, octobre 2007 Murielle Pezet-Kuhn a fait part d’un retour d’expérience en présentant l’exemple de la prise en compte du bruit par la ville d’Échirolles et le guide Plan local d’urbanisme et bruit, la boîte à outil de l’aménageur publié en 2004 par les directions départementales des Affaires sanitaires et sociales et de l’Équipement de l’Isère, les villes d’Échirolles, de Grenoble, de Meylan et de Saint-Martin-d’Hères et par l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise.

Dépasser ses frontières Cap’com, Strasbourg, décembre 2007 Sylvie Barnezet a animé le parcours « Transfrontalier : croiser approche et langage » et l’atelier « Communication, intercommunalité et petites communes ».

Végétalisation des bâtiments Jeudi de l’Agence locale de l’énergie, Grenoble, octobre 2007 Murielle Pezet-Kuhn est intervenue sur les intérêts urbanistiques de la végétalisation et son intégration dans les documents d’urbanisme.

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L’information pour la gestion de l’environnement et des territoires Séminaire GMES, Centre national d’études spatiales, Montpellier, janvier 2008 Jean-Pierre Barrel a participé à la rédaction d’un texte diffusé lors du séminaire GMES (global monitoring environment and security) « Aménagement du territoire : urbanisme, transports, littoral, risques naturels : « paysage » actuel et futur de la mobilisation de l'information : points de vue des acteurs institutionnels et des acteurs économiques ».

La Convention alpine : un nouveau droit pour la montagne ? Ce séminaire, organisé par Cipra France, a pour objectif de promouvoir la Convention alpine en apportant aux élus et professionnels des éclaircissements sur la portée juridique de ce traité international. Ce texte, souvent perçu comme une entrave au développement de la montagne, constitue l’instrument privilégié pour façonner un avenir raisonné et partagé des montagnes. Les 6 et 7 mai, à Chambéry Plus d’informations : jennifer.heuck@cipra.org

Perceptions des forêts périurbaines et aménagement durable Colloque organisé par le laboratoire Pacte/CNRS UMR 5194, en partenariat avec le Musée dauphinois, la Maison des sciences de l’homme Alpes, l’ADAYG, La Passion du bois, l’association des Amis du Parc naturel régional de Chartreuse. L’approche de ce colloque combine géographie, aménagement, anthropologie, écologie, sciences cognitives, sociologie, et urbanisme. Du 12 au 14 mai, à Grenoble Plus d’informations : www.pacte.cnrs.fr

Transports publics Ce troisième salon européen de la mobilité est organisé par le GIE Objectif transport public. Ce salon réunira de nombreux professionnels - constructeurs, sous-traitants, équipementiers, opérateurs, autorités organisatrices, financeurs… autour de matériels et solutions innovantes de déplacements. Du 10 au 12 juin, à Paris Plus d’informations : www.transportspublics-expo.com

Innover [dans] les Alpes Organisée par les grands réseaux alpins ISCAR, CIPRA, Alliance dans les Alpes, ALPARC et le Club Arc Alpin, la seconde édition de la Semaine alpine doit permettre la rencontre entre divers groupes d'acteurs, et la production de propositions à l'intention des pouvoirs publics, et en particulier de la Convention alpine, afin que ceux-ci engagent leurs actes en faveur d'une innovation durable dans les Alpes. Cinq sessions, mêlant interventions et discussions, permettront d'aborder le thème « Innover [dans] les Alpes ». Le programme de la manifestation sera complété par des excursions, expositions/forum ainsi que des événements festifs et culturels. Du 11 au 14 juin, à l’Argentière-la-Bessée Plus d’informations : www.alpweek.or

L’appel du large Avec comme sous-titre « de la ville aux grands territoires », la XXIXème Rencontre nationale des agences d’urbanisme abordera les relations entre agglomérations, aires métropolitaines et territoires plus ou moins éloingnés, mais fonctionnellement et intellectuellement proches. La rencontre entend questionner ces nouvelles échelles de territoires et en décrypter les singularités. Quels en sont les contours ? Sont-ils une conséquence ou une réponse à l’ouverture internationale et à la mondialisation ?... Le havre les 22, 23 et 24 octobre Pour plus d’informations : www.fnau.org

21, rue Lesdiguières - 38000 Grenoble Tél. : 04 76 28 86 00 - Fax : 04 76 28 86 12 accueil@aurg.asso.fr

Le Point sur l’Y est publié par l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise Présidente : Annie Deschamps Directeur de la publication : Jérôme Grange Crédits photos : Agence d’urbanisme de la région grenobloise, IGN bd-orthophoto Conception graphique : Rachel Bernard - Illustrations : Caroline Nocart Imprimé par l’Imprimerie des Eaux-Claires sur papier recyclé Cyclus offset. Dépôt légal à parution N° ISSN 1770-9717

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Si vous souhaitez accueillir l’exposition, vous pouvez nous contacter au 04 76 28 86 24. Mise au point Le chiffre, le mot, la commune 2008 L...

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