Issuu on Google+

PsY 7

17/10/07

11:02

n°7

Page 1

l e t t r e

Septembre

2 0 07

d

e

de

repère

points

l

d e

a

r

1 L’ Agence se prépare au défi du Scot 2 Point à la ligne « Pour élaborer le Scot, nous devons faire pre u ve d’audace et de circonspection » Points de suspension 2025, ce n’est pas de la science-ficton, c’est de la prospective

3

Dossier La concertation au cœur de l’aménagement

4

l ’ a g e n c e é

g

i

o

n

g

d ’ u r b a n i s m e r

e

n

o

b

l

o

i

s

e

L’ Agence se prépare au défi du Scot Après avoir conduit, auprès du syndicat mixte, les études du Schéma directeur approuvé en 2000, l’Agence se mobilise à nouveau pour adapter ce grand projet territorial aux principales évolutions. En dix ans, le contexte a changé et la cinquantaine de professionnels de l’urbanisme qui constitue l’Agence s’organise pour éclairer les décisions que prendront les élus dans le cadre du futur Schéma de cohérence territoriale (Scot). Cette adaptation prendra évidemment appui sur un bilan du Schéma directeur en profitant, d’une part, de certaines bases déjà construites et appropriées et en améliorant d’autre part ce qui doit l’être, pour rendre le futur projet plus efficace.

Rencontre « Créer des espaces de dialogue constructif dans la durée »

5

Point de vue « La participation concerne tous les citoyens partout où ils se trouvent »

6 Territoires point par point 7 Mise au point Le mot, le métier, la commune

8 Trois petits points... À lire à l’Agence L ’Agence hors les murs Les rendez-vous

point

à la

une

La ville négociée La 28e Rencontre nationale des agences d’urbanisme qui s’est déroulée à Toulouse du 8 au 10 octobre était consacrée au thème de la « ville négociée ». Évolution des modes de vie, jeux d’acteurs, conciliations entre aspirations individuelles et intérêts collectifs ont été le cœur des expériences et des analyses proposées par des experts nationaux et internationaux, mais aussi des élus et des praticiens. Parmi les seize ateliers, l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise est intervenue sur « les contrats d’axes : comment négocier une complémentarité urbanisme/transport ? » et a animé l’atelier « Mixité, densité, mobilité… communiquer sur les sujets qui fâchent ». Il s’agissait, à partir d’expériences d’élus et de professionnels de la communication publique territoriale, de comprendre les difficultés à communiquer : quels mots utiliser ? Quels concepts et images se cachent derrière les langages de chacun ? Comment aboutir à des attitudes positives quand la représentation est négative ? Un sujet qui était à la marge des métiers des agences d’urbanisme voici quelques années et qui est aujourd’hui au cœur de la fabrication de la ville. À lire : Document introductif, débats d’idées, Technicités supplément au n°134 du 8 septembre 2007, téléchargeable sur www.fnau.org

Pour Marc Baïetto, président du syndicat mixte du Schéma directeur de la région grenobloise (lire son interview page 2) l’enjeu est de mêler audace et circonspection. Ce que l’Agence peut traduire, dans le cadre de son investissement actuel et futur, comme une capacité à imaginer un territoire en devenir, plus équitable, plus économe, plus rayonnant, tout en sachant garder le recul de professionnels qui observent l’évolution d’un territoire depuis 1967 (date de création de l’Agence). Recul et permanence constituent nos principaux atouts pour conseiller les élus dans le renouvellement d’une démarche collective d’aménagement de notre territoire. Une organisation en onze chantiers L’année 2007 est essentiellement consacrée au bilan de l’actuel Schéma directeur, mais l’Agence s’organise pour que ce travail d’évaluation engage la démarche Scot. L’Agence a ainsi proposé au syndicat mixte onze « chantiers » qui structureront les réflexions et nourriront la démarche en fonction de l’avancement du Scot. Chacun de ces chantiers est sous la responsabilité d’un chef de projet et les équipes se constituent en fonction de leur thématique, des compétences nécessaires et des partenariats à monter. Ces chantiers sont de trois natures. Premièrement, des missions de ressources internes en appui aux autres chantiers : observation et représentation des données et

des phénomènes urbains, médiation et concertation, et une mission plus technique axée sur les marges de manœuvre du Scot pour le rendre plus efficace. Ensuite, des chantiers dits transversaux analysant les grands enjeux de l’urbanisme et leurs spécificités régionales : l’équité sociale et territoriale, la cohérence entre politiques de déplacements d’une part et logiques d’aménagement d’autre part. Ensuite, deux chantiers abordent la question foncière et celle de la fiscalité comme vecteurs de blocages ou de leviers à un urbanisme cohrent. Et enfin, une mission de réflexion prospective à l’horizon 2025 (lire page 2). Les trois autres chantiers sont dits territoriaux car ils porteront sur les différentes dimensions organisationnelles et spatiales du Scot appliquées à notre territoire : le positionnement de la région et ses relations de concurrence et de complémentarité, l’organisation et le fonctionnement des territoires visant un équilibre entre secteurs, et enfin les questions de cadre de vie, en articulant cadre urbain et cadre naturel comme deux angles d’appréhension d’une même question. Le défi, pour l’Agence aujourd’hui, est de chercher le juste équilibre entre la rigueur d’une organisation qui permette de couvrir les questionnements pour la mise en œuvre de ses compétences d’une part, et une souplesse de fonctionnement qui assure l’adaptation et l’efficacité d’autre part. ■

1


PsY 7

17/10/07

11:02

point

Page 2

à la

Rencontre avec Marc Baïetto, Président du syndicat mixte du Schéma directeur de la région grenobloise

points

ligne

Les élus du syndicat mixte du Schéma directeur ont voté le principe du lancement de la transformation du Schéma directeur en Schéma de cohérence territoriale. L’Agence d’urbanisme de la région grenobloise qui a été la cheville ouvrière du Schéma directeur va aussi être celle du Scot ; qu’en attendez-vous pour mener à bien cet important chantier ? La démarche qu’engagent les élus du syndicat mixte du Schéma directeur doit permettre de dresser le bilan des premières années de fonctionnement et préparer l’avenir. Sur le premier point, une bonne évaluation du travail effectué doit pouvoir prendre appui sur une analyse claire des évolutions des territoires, que ce soit en matière d’habitat, de formes urbaines, de croissance de la population, de développement économique, de création d’équipements, etc. C’est à partir de ces données que nous

de

« Pour élaborer le Scot, nous devons faire preuve d’audace et de circonspection » pourrons mesurer l’écart entre ce que nous avons souhaité au moment de l’élaboration du Schéma directeur et ce qui s’est réellement passé ; l’identification de cet écart doit nous permettre de réfléchir aux mesures à prendre pour rendre notre document encore plus efficace, c’est-à-dire pour lui permettre de m i e u x accompagner la vie des territoires. Sur le second point, nous attendons de l’Agence d’urbanisme qu’elle soit en capacité, tant de faire des propositions pour mieux tenir compte de la réalité, que d’éclairer la réflexion en apportant la lumière d’exemples afin de mieux comprendre les mutations de nos territoires. Les élus ne pourront orienter le futur Scot que si leur réflexion est alimentée par l’expertise dont l’Agence d’urbanisme est capable, ou qu’elle sollicitera par ailleurs et, le cas échéant, accompagnera. Quels sont les enjeux dont les acteurs de la région grenobloise

doivent partager la perception pour le nouveau Scot ? Trois sujets devront concentrer notre attention et notre force de travail : le logement, les déplacements et l’emploi. Il nous faut concevoir une région durable, une région qui prenne en compte le développement social, le développement économique et la dimension environnementale, pour que cet espace urbain que nous construisons tous les jours demeure un espace de qualité qui sache sauvegarder à la fois des espaces naturels, des espaces économiques et des espaces de vie pour ceux qui en seront les habitants et les acteurs en 2025. Cette démarche nous invite donc à faire preuve d’audace dans la vision du futur et de circonspection dans nos affirmations. Nous pouvons engager des pistes de travail, il appartiendra à nos successeurs de les concrétiser ou de les infirmer.

Quelles sont les étapes clés des trois prochaines années d’élaboration du Scot ? Durant l’année 2007, nous travaillons à l’élaboration du bilan du fonctionnement du Schéma adopté en 2000. Je note que les premières réunions de travail ont montré la volonté des élus de dresser un bilan sans complaisance, en mettant en avant les questions qui sont cruciales, on est loin de verser dans l’autosatisfaction. L’année 2008 sera une année de transition du fait du renouvellement municipal, les agents territoriaux mettront à profit ce temps pour commencer à mette en forme quelques propositions, de telle sorte que l’on puisse dès le début 2009 se livrer aux arbitrages nécessaires pour écrire le Scot. Il faut souligner que nous partons d’une expérience de plus de douze ans de travail et que le futur Scot, s’il doit apporter ici ou là des corrections, se situe bien dans le droit fil du travail conduit dans les années antérieures. ■

suspension

2025, ce n’est pas de la science-fiction, c’est de la prospective Quel(s) avenir(s) pourrait nous réserver la région grenobloise ? C’est la question que se pose un groupe d’élus, d’urbanistes et de spécialistes des déplacements. Initiée notamment par le Syndicat mixte du Schéma directeur et par le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC), la réflexion qui s’engage adopte des méthodes nouvelles pour ceux qui sont plutôt habitués à une démarche cartésienne de type diagnosticsolution-mise en œuvre. La posture prospective a cela de particulier pour le monde très technique qu’est celui de l’aménagement du territoire, et en particulier des transports, qu’elle entend réfléchir à des futurs possibles plutôt qu’au (seul) futur souhaitable. Elle est une manière pour les acteurs du territoire de réfléchir sur le long terme et de construire ensemble à partir de son propre vécu. Construire des scénarios pour débattre Un groupe d’élus et de techniciens de toute la région grenobloise s’est lancé dans l’aventure, emmené par l’Agence d’urbanisme. L’objectif n’est pas d’aboutir à un visage partagé de la région grenobloise en 2025, mais bien d’envisager des scénarios contrastés afin de débattre, de confronter des points de vue d’urbanistes, de spécialistes des déplacements et d’élus qui pourront servir de cadre pour l’élaboration du Scot. Pour construire des scénarios possibles, le groupe a commencé par identifier et énoncer les incertitudes (par exemple « il n’est pas certain qu’en 2025 les sources de financement pour l’aménagement du territoire soient les mêmes qu’aujourd’hui »), les ruptures (par exemple « demain, contrairement à aujourd’hui, les personnes âgées de plus de soixante ans seront plus nombreuses que les jeunes de moins de vingt ans »), et ce qu’on appelle les « signaux faibles » : des phénomènes marginaux, mais qui pourraient annoncer un vrai changement de comportement dans une ou plusieurs décennies (par exemple « il semble que le bus revienne à la mode »). Une cinquantaine d’incertitudes, de ruptures et de signaux faibles, de dimension globale et locale, ont été identifiés, énoncés et classés par les membres du groupe, constituant ainsi le matériau brut de la démarche. Certains éléments, apparus comme relevant d’un futur certain, constituent le socle commun à tous les scénarios : par exemple « demain, contrairement à aujourd’hui, les facteurs écologiques seront très limitant », d’autres proposent des alternatives et permettent, en faisant des choix parmi elles, d’envisager différents scénarios : « demain, contrairement à aujourd’hui, 2

les stations de ski seront des villes de résidence permanente » ou bien « demain, contrairement à aujourd’hui, les stations de ski perdront emplois et habitants ». En esquissant les conséquences de ces propositions, le groupe a ainsi constitué et rédigé quatre scénarios, en veillant à ce qu’aucun ne soit trop homogène (ni trop « bon », ni trop « mauvais ») : « le futur sans rupture » (le scénario du prévisionniste, extrapolé à partir des tendances actuelles), « une gouvernance de région urbaine pour porter la promotion métropolitaine », « la cohésion malgré tout promeut des JO durables » et « la fortune aiguise les concurrences territoriales pour répondre au déclin économique et démographique ». Ce sont ces scénarios qui seront mis au débat lors d’un séminaire qui rassemblera en fin d’année décideurs et professionnels de la région grenobloise. Imaginer les réseaux de transports Dans un second temps, ils permettront une utilisation stratégique du modèle multimodal de planification des déplacements. Cet outil partenarial, localisé à l’Agence, permet d’évaluer les flux et les modes de déplacements (volumes, origines et destinations, motifs de déplacements…) à partir d’hypothèses socioéconomiques et d’offre de déplacements. Jusqu’alors utilisé dans des contextes de projets très précis (comme la définition du tracé, de la fréquence, de la desserte d’une ligne de tramway par exemple), il permettra ici la représentation et l’évaluation de différentes politiques d’offres de transports à l’échelle de la région grenobloise dans les différents contextes d’évolution socioéconomique imaginés. L’enjeu de cette démarche prospective est non seulement d’amorcer le débat entre urbanistes et spécialistes des déplacements, entre élus et techniciens, dans le cadre de l’élaboration du Scot, mais également de s’approprier un outil et de tester désormais les grands projets de transports (A480, ferroviaire périurbain, schéma directeur tramway) sur les quatre scénarios élaborés ensemble, plutôt que sur un scénario issu simplement d’une prolongation des tendances. Elle pourrait aussi servir de support à des mises en débat public de projets de long terme. L’Agence d’urbanisme, qui anime la réflexion, fédère les énergies pour que les figures de futurs possibles se tissent de concert. ■ Contacts : julie.blais@aurg.asso.fr et maya.vitorge@aurg.asso.fr

Paladru et Montferrat arrêtent leurs PLU Les communes de Montferrat et Paladru qui avaient confié l’élaboration de leurs plans locaux d’urbanisme à l’Agence les ont arrêtés en juillet dernier. Après deux ans et demi de travail partenarial et d’élaboration conjointe, une approbation est envisagée pour les deux dossiers début 2008.

Observer le foncier dans le Sillon alpin L’Agence d’urbanisme accompagne le conseil général de l’Isère sur l’observation foncière du sillon alpin, en partenariat avec les départements de Savoie et Haute-Savoie. Ce travail correspond à zoom territorial réalisé dans le cadre de l’Observatoire foncier partenarial de l’Isère (lire Le Point sur l’Y n°6).

Tram E L’Agence d’urbanisme assiste le Syndicat mixte des transports en commun dans la réalisation d’études préalables à la création de la ligne de tramway E reliant Le Fontanil à Grenoble. Elle est notamment chargée de l’assistance aux études préalables urbanisme-transport (lire le dossier du Point sur l’Y n°6), de réaliser une étude de mutabilité foncière, de contribuer à la modélisation des déplacements et de participer à l’élaboration d’un contrat d’axe.

Un PLU pour Charnècles Après un prédiagnostic réalisé par l’Agence d’urbanisme qui a permis d’établir un premier état des lieux, la commune de Charnècles a confié l’élaboration de son Plan local d’urbanisme à un bureau d’études, l’Agence intervenant en assistance tout au long de la démarche. L’objectif est de réaliser un diagnostic complet, en intégrant notamment les récents documents élaborés par le Pays voironnais (Schéma de secteur, Programme local de l’habitat, Plan de déplacements urbains…). Cette phase devra permettre de poser les bases du futur projet d’aménagement et de développement durable (PADD) avant les prochaines échéances électorales, afin de poursuivre l’élaboration du PLU avec la nouvelle équipe municipale. Une réflexion particulière est engagée sur les limites stratégiques afin de préserver le cœur vert du Voironnais.

Congrès des maires de l’Isère L’Agence d’urbanisme était présente au 50ème congrès des maires et adjoints de l'Isère le samedi 13 octobre à Estrablin. Le thème de la cuvée 2007 était « La responsabilité juridique du maire ». Le stand de l’Agence d’urbanisme présentait sous forme de panneaux les axes d’intervention de l’Agence auprès des élus et de leurs collectivités : environnement, paysages, planification à différentes échelles, projets urbains.


PsY 7

17/10/07

11:02

Page 3

dossier

La concertation au cœur de l’aménagement Que ce soit sur des projets de quartier ou à l’échelle d’une planification

acceptation sociétale. Alors, plutôt que de prendre cela comme une

territoriale beaucoup plus vaste, la question de la concertation se pose.

contrainte, l’Agence d’urbanisme analyse, propose et expérimente afin

Car il n’est plus aujourd’hui possible de bâtir ou aménager sans

de progresser ensemble.

La question de la participation des habitants est née à Grenoble dans les années 60 avec les Groupes d’action municipaux (GAM) puis au travers de la démarche Habitat et vie sociale animée par Hubert Dubedout, alors maire de Grenoble, première pierre proposant une concertation des habitants dans le cadre de ce que l’on appelle aujourd’hui la rénovation urbaine. Très rapidement, la jeune agence d’urbanisme s’est engagée dans cette démarche, notamment en lien avec les unions de quartier. La rénovation du centre-ville de Grenoble fut un contexte privilégié de mise en application. Au fil des années, l’Agence a toujours été innovante sur ces questions en éclairant, par exemple, le principe fondateur de la participation avec la conceptualisation du triptyque, toujours valable, élus/habitants/techniciens ou avec le réseau « capacitation », réseau international d’autoformation d’habitants sur la participation… Autre époque. La question de la concertation est aujourd’hui entrée de plain pied dans la fabrication de la ville et l’aménagement du territoire. Différentes lois ont renforcé cette question, comme la Loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire (LOADDT) de 1999, qui crée les conseils de développement dans les pays et les communautés d’agglomération, la loi SRU de 2000, qui préconise notamment une concertation tout au long de l’élaboration des plans locaux d’urbanisme, ainsi que la loi sur la démocratie de proximité de 2002, qui rend obligatoires les conseils de quartier dans les communes de plus de 80 000 habitants.

Les acteurs locaux sont passés, en quelques années, d’une interrogation sur le bien fondé de la concertation, à des questions sur la faisabilité d’un projet concerté. Nous sommes passés du « pourquoi » la concertation au « comment faire ». Certes, des enjeux diversifiés peuvent être identifiés derrière

le processus d’élaboration de la décision. Et effectivement, la première règle du jeu, lorsqu’on se lance dans un processus de concertation, est bien de préciser les objectifs politiques de la démarche aux différents acteurs, et notamment aux habitants.

une démarche de concertation. Lorsque les élus sont interrogés sur leurs objectifs, leurs réponses vont d’ajuster la gestion de la ville en fonction des attentes des habitants (expression, recueil, réponse) à replacer le citoyen au cœur de la décision et de l'action publique, en passant par favoriser une meilleure compréhension de la décision, transformer l’action publique et améliorer son efficacité, restaurer le débat public, enrichir la démocratie représentative e t faire évoluer

Un observatoire des pratiques participatives Depuis 2003, la communauté d’agglomération grenobloise (la Métro) a lancé un Observatoire des pratiques participatives au sein duquel l’Agence d’urbanisme est impliquée. Cet observatoire permet de connaître et d’analyser les pratiques des communes de l’agglomération grenobloise en la matière. Il permet de partager des expériences et d’en débattre lors de matinées de la

participation réunissant 80 à 100 élus, professionnels et habitants impliqués, et il a mis en place des formationsactions sur la mobilisation, l’animation, l’évaluation… Dans ce cadre, l’Agence d’urbanisme a deux rôles : celui d’accompagnateur de l’ensemble de la démarche et celui d’observateur des pratiques. Aujourd’hui trois études ont été réalisées. En 2002 et 2004, avec l’appui du réseau européen Partecipando selon une grille d’analyse européenne. Cette dernière a permi un travail approfondi sur quatre sites du Pic urban (programme européen de développement social et urbain) l’Ouest de l’agglomération grenobloise) avec le comité d’habitants de Fontaine, le budget participatif et les enveloppes budgétaires de Pont-de-Claix, le projet de requalification urbaine à Grenoble et l’atelier urbain et social à Échirolles. En 2006, l’étude de l’Agence d’urbanisme s’est appuyée sur un questionnaire aux vingt-six communes de l’agglomération et à trente associations d’habitants, et sur vingt-deux entretiens avec des habitants engagés. Chaque étude a été présentée, enrichie et débattue dans le cadre des matinées de la participation. Concrètement, les analyses indiquent que les communes de l’agglomération grenobloise sont en recherche de diversification : de publics et de recrutement, mais aussi de formes, de production, de communication et d’accompagnement pour les espaces de concertation. Cette recherche de diversité se traduit par une augmentation d’offre d’espaces (en types et en temps), des articulations entre dispositifs (différentes échelles du

■■■

3


PsY 7

17/10/07

11:02

Page 4

quartier à la commune, différentes cibles, pérennité des outils ou non…). On voit ainsi apparaître des dispositifs « emboîtés », (ce que l’on peut appeler une architecture de la participation) et la création d’espaces et de lieux identifiés, comme la Maison de l’égalité hommes/femmes à Échirolles ou la Maison de la participation à Po n t-de-Claix. En termes d’évolution de types d’espaces, on note une évolution des visites de quartier (questions-réponses entre élu et habitants) vers des balades urbaines (diagnostics urbains par les habitants), des instances identifiées de coproduction et des budgets gérés par des habitants (comités d’habitants à Fontaine et Pont-de-Claix). Le champ de la concertation a aussi évolué. Il n’est plus l’apanage uniquement de la politique de la ville ou de l’urbanisme. Les communes proposent aussi des espaces de concertation sur des questions d’environnement (élaboration d’agendas 21, éducation à l’environnement comme l’Éco attitude à Meylan ou le projet Éco N’home à Saint-Egrève…), mais aussi sur des préoccupations de jeunes, sur le sport… Pour les élus de la ville de Fontaine, « l’ensemble des éléments qui font la vie d’une commune peut être mis au débat ». Cette année, l’Observatoire des pratiques participatives a souhaité proposer une focale particulière sur la participation des jeunes à la vie locale. En effet, les années précédentes, la question de

rencontre

Rencontre avec Thierry Schoebel, habitant de Monestier-d e-Clermont, membre du Conseil local de développement d’Alpes-Sud Isère

4

la place des jeunes a souvent été soulevée par les différents acteurs : ils sont très peu présents dans les instances de concertation proposées par les communes et développent de leur côté des modes alternatifs de projets participatifs. Comment favoriser l’engagement des jeunes ? Quels liens entre leurs implications et la décision publique locale ? Telles sont les questions de l’étude actuelle menée par Cap Berriat et l’Agence d’urbanisme qui interrogent respectivement des jeunes et des élus et professionnels de collectivités locales. Ces questions seront débattues sous forme d’atelier lors d’une matinée de la participation et, avec l’appui d’un film d’entretiens, seront abordées lors des Rencontres mondiales de la participation organisées par la région Rhône-Alpes à Grenoble, Saint-Étienne et Lyon les 10, 11 et 12 décembre. Un Baromètre de quartier : écouter les silencieux Lorsque l’on observe un quartier, on s’appuie souvent uniquement sur des indicateurs statistiques. Dans le cadre de l’Observation dynamique de la politique de la ville mise en place par l’Agence d’urbanisme pour les partenaires du Contrat de ville et en particulier la Métro, au-delà d’une observation statistique, fondée en partie sur le Tableau de bord des quartiers Rhône-Alpes, la question d’une observation qualitative s’appuyant sur des « dires d’experts » a émergé. Depuis 2003, l’Agence

d’urbanisme, en collaboration avec le département de sociologie de l’université Pierre Mendès-France (Grenoble 2) a développé la méthodologie du Baromètre de quartier. Il s’agit de recueillir la parole d’habitants de quartiers peu entendus habituellement, ceux que l’on appelle les « silencieux », sur l’évolution de leurs conditions de vie. Cette démarche permet de mettre en évidence les évolutions positives et de faire ressortir les préoccupations majeures de cette population qui se considère souvent comme insuffisamment reconnue. Pour chaque site, la méthode est la suivante : rencontre individuelle avec une quinzaine de ménages choisis pour leur expression et situations contrastées, puis entretien collectif avec d’autres personnes, invitées personnellement au porte-à-porte. Les problèmes majeurs recensés et les avis sur les améliorations

constatées lors des premiers échanges sont discutés et validés, ou pas, collectivement. Pour chaque quartier, une synthèse est présentée aux élus et aux techniciens concernés. La synthèse peut être présentée en conseil municipal ou devant des professionnels, voire des habitants et associations. Elle ouvre des pistes de réflexion pour l’action et donne lieu à une restitution devant la commission Politique de la ville de la Métro. Cette approche, qui renouvelle et enrichit le regard sur les quartiers, va être évaluée cette année. C’est l’originalité de la politique de la ville de se préoccuper de l’adéquation des outils qu’elle forge aux problématiques qu’elle traite. Le Baromètre des quartiers est conçu comme un outil à utiliser régulièrement pour « prendre le pouls » des mêmes quartiers, auprès des mêmes habitants. Il devrait pouvoir s’étendre à d’autres ■ ■ ■

« Créer des espaces de dialogue constructif dans la durée » Lorsque je me suis installé à Monestierde-Clermont, après avoir acheté un vieux château pour proposer des chambres et table d’hôte, j’ai souhaité m’investir sur le territoire, car dans ma vie professionnelle antérieure, je ne l’avais jamais fait. Je suis arrivé en 2000, juste avant les élections municipales. Je me suis rapproché d’associations locales et ai participé à la commission urbanisme - ouverte à des non élus après les élections de 2001 pour notamment travailler sur le Plan local d’urbanisme. J’ai découvert le domaine de l’urbanisme, espace privilégié pour la pratique de la concertation, point de rencontre entre le court et le long terme, entre l’individuel et le collectif, le privé et le public. Mais pour moi, la notion de « local » se résumait encore à la mairie, je ne comprenais pas le rôle du CDRA [contrat de développement Rhône-Alpes] du Sud grenoblois… Lorsque le Conseil local de développement a été mis en place, on m’a proposé d’y participer. J’ai peu à peu mieux compris les différentes instances et été conforté dans l’idée que la participation, c’est important. Pour moi, il y a un énorme gâchis : des tas de gens pourraient apporter des idées, des projets, mais ils ne sont pas sollicités. Il y a une grosse perte de compétences et

d’énergie. En outre, faire participer c’est faire adhérer, donc faire accepter, faciliter la mise en œuvre des projets. Pour ne pas aller vers les gens, on se cache souvent derrière l’affirmation que les sujets sont trop techniques. Il est toujours possible d’expliquer, ce n’est pas un obstacle, ce n’est qu’une excuse… Autre position : les gens ne voient que leur intérêt… C’est souvent parce qu’ils ont peur du changement, qu’ils craignent l’avenir, qu’ils n’ont pas confiance. Quel peut alors être le rôle de la collectivité locale ? Pour moi, elle doit mettre les gens en capacité, en situation de participer. Les gens ont tellement l’impression que ce qu’ils vont demander ne sera pas accepté, qu’ils demandent l’impossible ! Aujourd’hui, il n’y a que ceux qui rouspètent qui interviennent, mais ce n’est pas une fatalité ; je pense que c’est parce que le débat ne peut pas s’exprimer autrement. Il n’y a pas de dialogue constructif dans la durée. Il faut créer des lieux, des moments, pour discuter, car je pense qu’aujourd’hui, on a peur de parler politique même en famille, peur de paraître ringard, d’avoir une étiquette, de déplaire, de toucher au « politique ». Mais ce n’est pas irrémédiable ! Par des réseaux d’échanges, par des apports pédagogues, par un lieu identifié

dans le quartier, il faut travailler sur l’idée de responsabilité, de « faire ensemble ». L’essentiel, c’est d’apprendre à débattre, apprendre à se parler et s’écouter sans s’agresser, dans le respect mutuel, découvrir qu’on s’enrichit quand on essaie de comprendre les arguments de l’autre. Un débat « apaisé » en quelque sorte. La participation, ça ne va pas de soi, ça demande beaucoup de supports, de moyens, mais le gain qu’on peut escompter en retour justifie largement l’investissement… Les ateliers du chronoaménagement Lorsque j’ai pris connaissance de la démarche du chronoaménagement en octobre 2006, j’ai proposé ma candidature pour être un représentant du Conseil local de développement aux ateliers. Ils m’ont beaucoup apporté. La démarche m’a permis de prendre conscience que le façonnage d’un territoire est la résultante de ce que font des milliers de personnes. Lorsque je prends la voiture ou le train par exemple, ce n’est pas anodin. C’est aussi d’avoir pu prendre conscience de la globalité du territoire : il est, en effet, difficile de toucher quelque chose sans faire bouger autre chose… Ce qui me paraît important aussi est d’avoir pu avancer entre citoyens avec l’aide

d’experts et de modérateurs professionnels. Dans la participation, il y a trois pôles : les élus, les citoyens et les experts/techniciens. Il faut créer un cercle vertueux. L’élu est là pour animer, lancer, encourager, décider. Le citoyen est là pour comprendre, débattre, s’exprimer, réagir ; car les citoyens, ce sont eux qui font le territoire. Les techniciens sont là pour aider l’élu à transmettre la connaissance, à faire de la pédagogie vers les citoyens, et pour interpréter ce qui ressort de la concertation afin d’accompagner l’élu dans l’anticipation. L’impact de la démarche des ateliers du chronoaménagement ? Je ne vois pas d’impact à court terme pour la collectivité, mais elle en a pour moi. Si peu à peu les 600 000 habitants de la région grenobloise font des choix, notamment d’habitat et de déplacements, en connaissance de cause, nous aurons progressé. La question que je me pose aujourd’hui est comment ce genre de démarche, comme les ateliers du chronoaménagement, pourrait être démultipliée à différents niveaux. C’est peut-être un problème de moyens, de coûts, et il faut accepter de travailler sur le long terme. Car ce n’est pas parce qu’on n’a pas de solution concrète tout de suite qu’il ne faut pas avancer. ■


PsY 7

17/10/07

■■■

11:02

Page 5

secteurs de l’agglomération, hors des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Méthodes d’élaboration concertées Avec la loi SRU, qui confirme la nécessité d’intégrer la concertation dans l’élaboration des plans locaux d’urbanisme, l’Agence accompagne certaines municipalités dans leurs démarches. Si le choix de l’engagement dans une démarche de concertation, de son ampleur et de ses objectifs sont bien d’ordre politique, le processus, les méthodes, l’animation et la traduction de ce que la concertation produit peut être de l’ordre d’un accompagnement méthodologique et technique. Cet accompagnement peut faire appel à plusieurs savoir-faire : la communication (expositions, plaquettes d’explication, mobilisation des acteurs…), l’animation de débats et de rencontres, ou encore, savoir-faire en émergence, l’accompagnement à la coproduction collective à partir d’outils d’observation (cartes, phrases, balades, photos…) pour enrichir par le regard des habitants, le projet qui peut se situer à une échelle de quartier, de commune ou au-delà, sur un périmètre d’un Schéma de cohérence

territoriale, par exemple. Plusieurs communes ont ainsi fait appel à l’Agence : la commune de Vif pour construire des ateliers cartographiques avec des habitants, la commune de Varces pour élaborer des ateliers à partir de phrases et de cartes, la commune de Grenoble, là aussi avec des cartes, mais aussi des photos prises par des habitants… Cet accompagnement méthodologique permet d’aider à se poser les « bonnes » questions avant de se lancer dans une démarche de concertation. L’objectif e s t-il d’améliorer l’appropriation du projet par les habitants ? de responsabiliser les gens sur le projet collectif ? de construire l’identité d’un territoire, d’un quartier, d’une population ? de consolider du lien social ? de développer la citoyenneté ?... Il s’agit aussi de réfléchir sur les publics ciblés et la mobilisation nécessaire : la commune souhaite-t-elle privilégier la mobilisation du plus grand nombre ou d’acteurs impliqués ? Souhaite-t-elle privilégier la diversité des participants ? ou leur capacité à s’impliquer, à se mobiliser ? Voici quelques questions parmi d’autres qui peuvent être posées. Il n’y a pas de « méthode-recette ».

point de vue

Par Michel Baffert, premier adjoint au maire de Seyssins, conseiller communautaire, délégué à la participation des habitants

Personnellement, je tiens à marquer la différence entre participation et citoyenneté qui se réduirait à investir des représentants élus. Pour moi, élu politique, je dois faire en sorte que des citoyens actifs et responsables fassent entendre leurs avis, proposent des projets et des solutions aux problèmes, s'associent aux débats et aux prises de décisions et assument des responsabilités dans leur mise en œuvre. Je me situe donc dans une perspective de démocratie participative qui n'exclut pas les systèmes de représentation. Je fais mienne la définition proposée par l'Union féminine civique et sociale : « la participation est un droit de regard, de libre discussion et d'intervention d'un groupe et/ou d'individus sur un projet qui le concerne. La participation, c'est l'association, le partage des connaissances, de compétences, de savoir-faire pour définir un objectif et les moyens de l'atteindre, la faisabilité d'une décision. La participation est un support de la démocratie, de la citoyenneté. » Je veux dire que la participation concerne tous les citoyens partout où ils se trouvent, habitants dans la ville, travailleurs dans les entreprises, enfants et jeunes dans la famille, l'école, les institutions éducatives… le problème qui est alors posé étant : comment faire pour que les adultes, les

À chaque fois les outils sont expérimentaux et ils posent la question de l’animation et de la forme du débat, en partant du principe qu’elle est le reflet du rapport entre les individus, entre les acteurs d’un territoire. Les ateliers de chronoaménagement C’est cette expertise et ce questionnement qu’a mobilisés l’Agence d’urbanisme avec le Syndicat mixte du Schéma directeur et l’État lors du lancement de la démarche des Ateliers du chronoaménagement. Sur un sujet complexe et un territoire vaste (intégrer la notion du temps de déplacements et de la vitesse dans l’aménagement du territoire, avec l’idée de réduire la vitesse à 70 km/h sur les autoroutes autour de Grenoble, lire Le Point sur l’Y n°2), l’Agence a proposé une méthode participative afin d’avancer sur des conditions d’acceptabilité sociétale du projet. Car, après un travail de plusieurs années avec des élus, des experts et des chercheurs, il semblait nécessaire de travailler avec la « société civile » avant d’aller plus loin. D’où la proposition d’un processus de travail associant les conseils de développement du territoire pour travailler sur l’accepta-

bilité et intégrer leurs remarques au projet. Entre septembre et octobre 2006, la démarche a été présentée aux conseils de développement de la Métro, du Grésivaudan, du Pays voironnais, d’Alpes-Sud Isère et de la Bièvre. Un groupe d’une quinzaine de personnes, issu de ces conseils, s’est engagé alors, entre novembre 2006 et juillet 2007, sur six ateliers de travail de trois heures, à raison d’un par mois, pour produire une proposition de contrat d’acceptabilité sociétale, sous la forme d’un texte et d’un film. Cette démarche a permis à des personnes très diverses de construire ensemble, à partir de leurs points de vue différents, sur un sujet qu’il a fallu décortiquer, un argumentaire commun présenté aux élus du Conseil syndical du Schéma directeur en juillet dernier. L’Agence expérimente ainsi des méthodes de construction de débat et de productions collectives permettant d’enrichir un projet quel qu’il soit. Certes, cela demande du temps, de l’énergie de la volonté et de la pédagogie, mais l’aménagement concerté du territoire devient peu à peu une réalité. ■ Contacts : sylvie.barnezet@aurg.asso.fr et benedicte.jobert@aurg.asso.fr

« La participation concerne tous les citoyens partout où ils se trouvent » enfants et les jeunes puissent être des citoyens à part entière dans les lieux où ils vivent et travaillent ? Développer une conscience collective Les aspirations légitimes des citoyens à plus de participation ont depuis déjà longtemps trouvé dans notre région grenobloise un terrain fertile en expressions et en expérimentations : unions de quartier, groupes d'actions municipaux, mouvements associatifs, luttes sociales, mobilisation en faveur du cadre de vie… Même si ces dernières années, l'évolution des politiques publiques, les difficultés à enrayer les risques pour notre cohésion sociale, un certain désinvestissement des formes traditionnelles de participation politique ont touché nos territoires et nos modes de vie. Cependant, le dialogue constant et nourri entre les citoyens - y compris les plus éloignés du débat public - et les élus a contribué à développer de la conscience collective, notamment dans les quartiers en politique de la ville, et à donner plus de pertinence à de nombreux projets de développement. Au fil de ces années, j'ai pu constater que les espaces où la participation s'exerce sur le territoire de l'agglomération continuent à croître. Les communes sont

de plus en plus nombreuses à faire des efforts pour dégager un budget spécifique à la concertation, à proposer des formes de plus en plus diversifiées de participation. Cependant aujourd'hui, les formes de participation se renouvellent. Les élus associent participation à bonification de leurs politiques. Les habitants veulent être reconnus dans des actions collectives qui dépassent leur propre personne. Les associations, elles, veulent être creuset de l'amélioration du cadre de vie et de l'éducation à la citoyenneté. Des questions pour avancer Dans les différents états des lieux, nous notons des points encore à améliorer comme le manque de transparence ou le constat de l'absence singulière des jeunes dans les dispositifs de participation. De même, à la Métro, la concertation ne peut continuer à dépendre de la seule politique de la ville. La communauté d’agglomération a su donner une impulsion nécessaire, mais elle ne pourra pas conserver ce rôle, si elle ne fait pas de la concertation sur ses propres politiques.

espace propice à la pratique de la participation, creuset de la citoyenneté ? Des engagements de la Métro La Métro, dans le cadre de son contrat de ville d'agglomération, a progressivement développé un soutien auprès des communes et des associations, mais aussi des habitants. Elle contribue et contribuera à construire et conforter des outils de mise en œuvre, des méthodes, des réseaux, mais également des moyens supplémentaires à l’échelle de l'agglomération. Une charte traduira cet engagement à travers la mise à disposition de ressources techniques et financières et la valorisation des démarches engagées. Son élaboration collective est issue d'un travail commencé en 2003 par les élus de la Métro, rapidement rejoints par des techniciens, des professionnels, des membres d'associations, des habitants engagés. Un observatoire des engagements sera chargé d'en évaluer chaque année la mise en œuvre. ■

Enfin, où se trouve l'école de la participation ? Quels en sont les pédagogues ? L'éducation populaire n'est-elle pas cet 5


PsY 7

17/10/07

11:02

Page 6

territoires point

par

point 5 équipes projets territoires

L’Agence d’urbanisme s’est organisée en équipes projets territoires (en lien avec l’élu représentant un secteur au sein du conseil d’administration) sur les cinq s e cteurs de son périmètre d’action et de partenariat. Ces équipes ont pour objectif de croiser les connaissances, d’accompagner et d’articuler les différents projets à l’échelle communale, intercommunale ou inter-intercommunale.

Agglomération

Responsables EPT : françoise.pichavant@aurg.asso.fr yannick.goëtz@aurg.asso.fr Élu représentant : Daniel de Murcia

Accompagner et valoriser les filières clés de l’agglomération L’Agence accompagne la Métro dans la création d’un outil de connaissance et de suivi des quatre grandes filières économiques de l’agglomération et de la région grenobloise : les micro et nanotechnologies et l’électronique, les biotechnologies et le biomédical, l’énergie (en particulier les énergies renouvelables) et la chimie. Le premier volet de cette mission comprend une assistance méthodologique à la structuration d’un dispositif d’observation et de

représentation cartographique des activités et des emplois générés par ces filières sur le territoire de l’agglomération (y compris dans leurs liens avec l’université et la recherche). Dans un second temps, l’analyse du produit de l’observation et une approche plus qualitative des filières et de leurs stratégies viendront compléter les éléments de connaissance rassemblés, de façon à affiner le dispositif pérenne d’observation à construire par la suite. L’objectif est de disposer d’un outil d’aide à la décision pour la définition d’actions d’accompagnement et de valorisation des filières clés de l’agglomération et de la région grenobloise. ■ Contact : virginie.meurier@aurg.asso.fr

Bièvre Cartographier le patrimoine naturel remarquable et les réseaux écologiques Le syndicat mixte du Pays de Bièvre Valloire souhaite disposer d’une vision claire des enjeux liés au patrimoine naturel présent sur son territoire et se doter d’un outil d’aide à la décision pour en gérer les éléments remarquables et en préserver les réseaux écologiques. Il s’agit ainsi d’être en capacité de sensibiliser à la connaissance et la protection Responsables EPT :jean-marc.espie@aurg.asso.fr murielle.pezet-kuhn@aurg.asso.fr du patrimoine naturel, afin d’améliorer sa prise en compte Élu représentant : François Brochier dans les politiques sectorielles (urbanisme, agriculture…). Dans ce contexte, le groupement Réseau nature Bièvre Valloire a été chargé de l’inventaire des espèces (faune et flore) et des espaces naturels, non encore répertoriés par les grands dispositifs de connaisance et de gestion de l’environnement (ZNIEFF, ENS …). Il associe le bureau d’études Éconat, qui coordonne le projet, à plusieurs associations naturalistes (la Frapna, la LPO, Gère Vivante et Gentiana), chargées d’inventorier le patrimoine faunistique et floristique, et à l’Agence d’urbanisme chargée de réaliser le dispositif cartographique et de synthétiser les données issues des inventaires. Cette collaboration entre une institution de coopération territoriale et un réseau de naturalistes est une démarche novatrice. Elle doit permettre une approche globale du territoire et

une prise en compte de l’environnement en amont des projets urbains. Dans un premier temps, l’Agence a établi un état initial des connaissances en produisant des cartographies à partir des bases de données existantes. Dans un second temps, elle est chargée d’exploiter les résultats des inventaires réalisés par les naturalistes en produisant une cartographie identifiant les zones à enjeux et les principaux réseaux écologiques. Cette étude, qui n’entre pas dans le cadre du programme partenarial mais relève du champ contractuel, permet à l’Agence de se positionner au sein d’une démarche innovante, qui promet de se généraliser dans l’avenir, de mettre en place une collaboration étroite avec le monde des scientifiques naturalistes et de participer à la production d’information en favorisant une approche globale du territoire. ■ Contacts : hugues.merle@aurg.asso.fr et kader.boukerrou@aurg.asso.fr

Grésivaudan Pontcharra confie l’élaboration de son PLU à l’Agence Située à l’interface de la vallée du Grésivaudan et de la Combe de Savoie, Pontcharra est inscrite comme pôle urbain au Schéma directeur de la région grenobloise. C’est l’Agence d’urbanisme, qui avait déjà réalisé le plan d’occupation des sols de Pontcharra, qui a été retenue par la commune, dans le cadre d’une consultation, pour l’élaboration de son plan local d’urbanisme. Responsables EPT : serge.baraniecki@aurg.asso.fr Trois enjeux majeurs ont été identifiés lors du prédiagnostic. frederic.pontoire@aurg.asso.fr Élu représentant : Claude Dailly Il s’agira d’une part de conforter le rôle de pôle économique en définissant notamment un positionnement stratégique aux zones d’activité. La commune souhaite d’autre part maintenir la diversité sociale existante par une offre de logement

mixte et la possibilité de parcours résidentiels locaux. Enfin, s’est manifestée la volonté de structurer les réseaux de déplacements en développant un véritable pôle multimodal autour de la gare et en prévoyant des aménagements routiers, mais aussi en encourageant des pratiques alternatives à l’automobile. Pendant l’automne, une phase de concertation avec la population et les personnes publiques associées est envisagée et plusieurs études complémentaires seront engagées afin de compléter le diagnostic. ■ Contacts : nathalie.rivet@aurg.asso.fr et frederic.pontoire@aurg.asso.fr

Sud Un Programme local de l’habitat pour la communauté de communes du Sud grenoblois La communauté de communes du Sud grenoblois (CCSG) a validé son projet de PLH en juin 2007. Une approbation est envisagée fin 2007, après avis des communes et du comité régional de l’Habitat. L’Agence d’urbanisme a accompagné la CCSG dans l’élaboration de son PLH en mettant en perspective les Responsables EPT : jan.kaczorowski@aurg.asso.fr julie.blais@aurg.asso.fr évolutions démographiques attendues sur le territoire et Élu représentant : Jean-Claude Ogier leurs incidences en matière d’habitat. La CCSG s’est fixée plusieurs objectifs parmi lesquels : maîtriser la périurbanisation et limiter l’étalement urbain, promouvoir un habitat durable et de qualité, favoriser le parcours résidentiel et

répondre aux besoins diversifiés de logements et d’hébergements. En appui à cette orientation, elle a proposé une territorialisation des objectifs de construction de logements sociaux par commune. Il s’agit aujourd’hui pour la CCSG de mettre en œuvre les orientations de son PLH. Ainsi, un conventionnement avec la Région devrait faciliter la réalisation des logements locatifs sociaux. Par ailleurs, elle accompagne financièrement les communes dans leur projet, notamment en vue de faciliter l’accession sociale, d’adapter la construction au vieillissement et au handicap, d’encourager les économies d’énergies et les énergies renouvelables. Dans ce cadre, elle s’intéresse de près à l’appel à projet « Quartiers durables » lancé par l’Agence d’urbanisme. ■ Contact : emmanuel.boulanger@aurg.asso.fr

Voironnais

Responsables EPT : emmanuel.boulanger@aurg.asso.fr benoit.parent@aurg.asso.fr Élu représentant : Maurice Berthet

6

Un PDU pour améliorer la qualité de vie du territoire Après quatre ans d’études, la Communauté d’agglomération du Pays voironnais a finalisé son Plan de déplacements urbains. Tout au long de la démarche, l’Agence d’urbanisme l’a accompagnée en la conseillant sur les choix d’orientation, tirant parti de sa bonne connaissance du territoire et des projets en cours, notamment le Schéma de secteur. PDU volontaire, le document dresse un diagnostic, définit cinq enjeux et propose vingt-cinq actions concrètes pour les dix

prochaines années. Sur un territoire diversifié, ces actions visent à offrir une meilleure gestion des déplacements pour garantir et préserver la qualité de vie du territoire. Il s’agit ainsi de faciliter le report modal (abandon du véhicule particulier au profit d’un mode de transport collectif) en insistant notamment sur l’intermodalité, la gestion du stationnement et l’organisation des déplacements dans une logique d’aménagement du territoire et de développement durable. Le PDU ayant été arrêté en février 2007 et l’enquête publique terminée au début de l’été, il devrait être adopté en conseil communautaire en fin d’année. ■ Contact : marie.couvratdesvergnes@aurg.asso.fr


PsY 7

17/10/07

11:02

mise

au

Page 7

point

La commune

Le mot Qu’est-ce qu’un espace naturel sensible ? Les espaces naturels sensibles (ENS) sont des sites qui présentent un fort intérêt biologique ou paysager et sont fragiles ou menacés. C’est dans l’objectif de préserver la biodiversité, de valoriser et de faire connaître la richesse du patrimoine naturel et paysager local que ces sites sont protégés tout en étant rendus accessibles au public. La particularité des ENS repose sur la maîtrise foncière dont ils font nécessairement l’objet, financée par la taxe départementale des ENS destinée à leur aménagement. Tandis que la maîtrise d’ouvrage des ENS départementaux est assurée par le conseil général, celle des ENS locaux revient par délégation aux communes ou intercommunalités motivées. Les ENS sont délimités par un zonage contractuel, qui définit une zone centrale de préemption, devant être acquise en totalité par la collectivité locale, et une zone d’observation,

éventuellement plus large, qui est celle de la veille écologique. Une trentaine de sites départementaux et une centaine de sites locaux constituent le réseau des espaces naturels sensibles de l'Isère. Marais, tourbières,

forêt alluviale, grottes… sont les lieux privilégiés pour la conservation, la gestion et la découverte des richesses naturelles. Afin de les entretenir, les collectivités mettent en place des plans de gestion, documents de planification qui permettent d’établir une connaissance approfondie du milieu et de ses usages

et de définir, en concertation avec les différents acteurs, les objectifs et actions qui seront mises en œuvre par un gestionnaire. En matière de protection et de valorisation des espaces naturels, le conseil général de l’Isère mène une politique volontariste et a mis en place depuis 2003 un Schéma directeur des espaces naturels sensibles. Cet outil d’aménagement triennal définit les objectifs et actions à mener en termes de préservation et de valorisation des ENS. L’Agence veille à prendre en compte ces éléments dans les documents d’urbanisme en proposant de ne pas accoler de zones à urbaniser au contact des espaces naturels sensibles et en préservant des zones tampons afin de limiter au maximum toutes les nuisances et pollutions autour de ces zones. ■ Contacts : murielle.pezet-kuhn@aurg.asso.fr et hugues.merle@aurg.asso.fr

Le métier Chargé d’études déplacements : articuler les territoires Les déplacements sont au cœur des préoccupations de l’aménagement d’un territoire. Parce qu’ils permettent au territoire d’échanger, de communiquer, de se développer en améliorant la qualité de vie de ses « usagers », ils sont un élément fondamental de son fonctionnement, et peuvent être révélateurs des modes de vie et de leurs évolutions. Du conseil à la réalisation d’études de bout en bout, en passant par l’animation d’un partenariat, les chargés d’études déplacements peuvent être impliqués dans les projets de territoires de différentes manières. Leurs principaux outils de travail sont les bases de données (enquêtes ménages déplacements, enquêtes spécifiques sur les déplacements, recensement de la population…), qu’ils exploitent en les croisant avec les caractéristiques du territoire étudié, et l’outil partenarial de modélisation multimodal. Leur connaissance globale de la région grenobloise et leur capacité à croiser le regard proprement « transports » avec les problématiques adjacentes (urbanisme, environnement, foncier…) sont les garantes de la qualité des travaux qu’ils réalisent. Du PLU à la démarche prospective Plans locaux d’urbanisme, plans de déplacements urbains, restructuration d’un réseau de transports en commun, accompagnement à la création d’une autorité organisatrice des transports, enquête ménages déplacements, démarche d’articulation urbanisme/transports (lire le Point sur l’Y n°6), club modélisation, l’implication de l’Agence peut être de différents niveaux. Sur les projets de court et moyen terme, sa mission est généralement de dresser un état des lieux des déplacements et de la mobilité en analysant les réseaux existants, les pôles d’échanges, les dispositifs de stationnement… mais d’abord qui se déplace et pourquoi. En croisant ces données avec le fonctionnement et le projet communal ou pluricommunal (existence ou projet de gare, développement de l’habitat…), les enjeux sont formulés dans l’objectif d’améliorer le fonctionnement du territoire concerné et les liens qu’il entretient avec les territoires et pôles urbains voisins. Par exemple, dans le temps de l’élaboration du PLU de Voiron, l’Agence assurait le suivi du PDU du Voironnais, travaillait à la mise en œuvre du Schéma de secteur et avait réalisé une analyse socio-économique sur les déplacements entre le Voironnais et l’agglomération grenobloise. C’est la

De gauche à droite : Marie Couvrat-Desvergnes, François-Xavier Morin, Jérôme Jaunait, Maya Vitorge, Julie Blais.

« p e r m é a b i l i t é » des études qui permet de construire des projets cohérents. Dans un tout autre registre, l’équipe déplacements peut mener une réflexion de long terme. C’est notamment le cas avec la démarche « Prospective 2025 » engagée par l’Agence à l’initiative du Syndicat mixte du Schéma directeur et du Syndicat mixte des transports en commun. Il s’agit ici de réfléchir à d’autres futurs possibles que la simple prolongation des phénomènes actuels (lire page 2). Dans ce contexte, plusieurs scénarios sont élaborés par un groupe et l’utilisation du dispositif de modélisation des déplacements permet d’anticiper les besoins de déplacements en s’appuyant sur des éléments concrets, chiffrés et cartographiés qui étayent les dires d’experts. Que ce soit à un niveau communal ou à une échelle de territoire très élargie, sur du court ou du long terme, le véritable savoir-faire des chargés d’études déplacements réside dans leur capacité à articuler et mettre en perspective les problématiques de déplacements avec tous les éléments qui font la complexité d’un territoire, dans son organisation spatiale, comme dans sa composition sociale. ■ Contacts : julie.blais@aurg.asso.fr, marie.couvratdesvergnes@aurg.asso.fr, jerome.jaunait@aurg.asso.fr, fx.morin@aurg.asso.fr et maya.vitorge@aurg.asso.fr

Saint-Blaise-du-Buis « un projet urbain dans le cadre du Schéma de secteur » Saint-Blaise-du-Buis est une petite commune proche de Voiron qui compte de vastes espaces de développement. Son projet urbain s’inscrit fortement dans la mise en œuvre du Schéma de secteur du Voironnais, dans le cadre d’une démarche exploratoire animée par l’Agence d’urbanisme. Rencontre avec le maire, Joël Soulard. Quelle a été la genèse d’élaboration du projet de Saint-Blaise-du-Buis ? Tout est parti de trois facteurs. D’abord l’école : nous envisageons une forte poussée scolaire à la rentrée 2008 ou 2009 et nous avons besoin d’une restructuration du groupe scolaire. Ensuite, la vente d’un terrain de 6 000 mètres carrés à proximité de l’école. Et enfin, l’aménagement d’un terrain de 3 700 mètres carrés, préempté il y a un an avec comme objectif la construction de logements locatifs sociaux ou en accession sociale. Immédiatement s’est posée la question : où étendre ou relocaliser le groupe scolaire en tenant compte des réserves foncières de la commune ? De fil en aiguille, la réflexion s’est élargie. Quelles sont les possibilités de développement résidentiel dans le cadre du POS ? Comment utiliser les opportunités foncières qui peuvent se présenter à la commune ? Comment et quel équilibre conserver dans le centre-bourg ? Comment cette démarche s’inscrit-elle dans le cadre de la mise en œuvre du Schéma de secteur ? Durant trois ans, la communauté d’agglomération du Pays voironnais a travaillé à l’élaboration de son Schéma de secteur. Ce document propose un modèle de développement ayant pour but principal d’apporter une qualité de vie à ses habitants. Notre réflexion se devait de s’insérer au mieux dans ce modèle de développement. Nous avons alors décidé de lancer une étude sur notre commune, conjointement avec le Pays voironnais et avec l’aide de l’Agence d’urbanisme. Ainsi, la communauté d’agglomération est associée à toutes les réflexions, de façon à ce que notre projet s’inscrive au mieux dans le suivi de la mise en application du Schéma de secteur. Quels sont les enjeux du réaménagement du centrevillage ? Notre POS, élaboré en 1979, révisé en 2000, comporte encore environ 9 à 10 hectares de surface constructible. L’Agence a élaboré différents scénarios, notamment sur notre centre-bourg. Le scénario retenu par le conseil municipal articule le développement du centre-bourg élargi autour de plusieurs îlots, permettant des formes urbaines différenciées : formes structurées aux abords des principaux carrefours et des principaux fronts de rue, habitat intermédiaire et individuel isolé en cœur et fond d’îlot, intégration de principes de maillage viaire pour voitures et piétons, dégagement d’espaces publics de qualité. Nous réfléchissons maintenant aux moyens à mettre en œuvre pour garantir la mise en place de ce projet d’aménagement dans les mois et années à venir (modification du POS, révision et donc passage en PLU…). Saint-Blaise compte actuellement 950 habitants et les zones constructibles de notre POS laissent envisager raisonnablement à l’horizon de 15 à 20 ans 1 100 à 1 200 habitants. Il convient donc de prévoir l’aménagement de notre village. Le conseil municipal a décidé de passer du « laisser faire » au « faire » ou « faire faire ». ■ 7


PsY 7

17/10/07

11:02

Page 8

trois petits points... À lire à l’Agence

Les rendez-vous

Les documents présentés ici peuvent être consultés au centre de documentation de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise. Le centre est ouvert au public sur rendez-vous les lundis, mercredis et jeudis après-midi. Pour toute demande, vous pouvez contacter Martine Goujon : martine.goujon@aurg.asso.fr ou 04 76 28 86 59.

Quelques nouvelles études de l’Ag e n c e Observatoire des pratiques participatives : agglomération grenobloise ODRU Sarah, BARNEZET Sylvie Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Grenoble, janvier 2007 Ce rapport s'appuie sur une enquête auprès des vingt-six communes de l'agglomération grenobloise, des associations et des habitants. Le résultat montre que les collectivités territoriales essaient de diversifier leur approche de la participation, que ce soit en termes d'espaces, de publics ou de formes de production. Les associations, elles, demandent une meilleure définition des règles du jeu et une reconnaissance. Enfin les habitants considèrent qu'ils sont davantage consultés sur des sujets plutôt qu'associés à la décision. Schéma de valorisation et de maillage des espaces naturels, une approche du grand paysage Diagnostic et proposition d'actions. Livret paysage. PATOU Nathalie, PEZET-KUHN Murielle, MAÜR Anne-Marie, PLACE Christian Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Grenoble Alpes Métropole, Grenoble, mars 2007, 50 p. Cette étude dresse un diagnostic du paysage de l'agglomération grenobloise (le site de Grenoble, les sites naturels, les liaisons vertes, les itinéraires paysagers et les axes structurants, les sites patrimoniaux et urbains, les enjeux paysagers) et élabore des propositions d’actions dans le cadre du Schéma de valorisation et de maillage des espaces naturels de l’agglomération grenobloise. Les loyers dans le parc privé de l'agglomération grenobloise au 1er janvier 2007 TARTAMELLA Nicole Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Grenoble, juillet 2007, 19 p. Avec un niveau de 8,7 euros/m2 et un loyer moyen au 1er janvier 2007 de 547 euros pour 63 m2, l'agglomération grenobloise se place parmi les plus chères des agglomérations enquêtées. L'année 2006 se caractérise par une nette décélération de la hausse, tant au niveau de l'ensemble des loyers du parc locatif privé que des loyers de marché, même si la hausse reste vive, plus rapide que le coût de la vie.

Les ateliers du chronoaménagement BARNEZET Sylvie, VITORGE Maya, DELOCHE Sandra Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Syndicat mixte pour l’élaboration et le suivi du Schéma directeur de la région grenobloise, Grenoble, juillet 2007 La démarche de chronoaménagement de la région urbaine grenobloise a été initiée par le syndicat mixte du Schéma directeur et l'État (DDE puis DIR), et est animée par l'Agence. Elle a pour objectif de rééquilibrer le territoire en prenant en compte l'articulation entre les infrastructures de transport et l'urbanisation et en utilisant un levier : la vitesse. Dans le cadre de cette démarche, les « ateliers du chronoaménagement » ont rassemblé une dizaine de personnes désignées par les conseils de développement de l'agglomération grenobloise, du Pays Voironnais et d'Alpes-Sud Isère. Ils ont permis de débattre de la démarche de chronoaménagement du territoire et de son outil emblématique, les « autoroutes apaisées », pour en évaluer les conditions d'acceptabilité sociétale. Cet ensemble de notes comprend la restitution faite aux élus du syndicat mixte du Schéma directeur le 11 juillet dernier, ainsi qu’un rappel du contenu et de la méthode de travail des ateliers.

Quelques ouvrages sur le territoire local Les Assises de la ville Grenoble Alpes Métropole, Grenoble, 2006 Ce DVD a été réalisé pour les Assises de la Ville qui se sont déroulées à Grenoble du 11 au 14 septembre 2006. Lutte contre les discriminations, participation des habitants, santé publique, habitat, renouvellement urbain, mixité sociale et urbaine, économie, accès à l'emploi, insertion, éducation, formation, parcours de réussite pour tous, prévention collective et sécurité et jeunesse sont les thèmes des vidéos qui le composent. Face au défi du réchauffement climatique : les Alpes en mutation Prospective Rhône-Alpes Méditerranée, juin 2007, 62 p. Ce numéro hors-série de la revue aborde ces thèmes : « réchauffement climatique : une question à multiples facettes » (diagnostics et données de base : rapport de l'OCDE...), « le regard des élus territoriaux : interrégion, régions, départements, grandes villes des Alpes et le point de vue des stations et pays de montagne » et « du réchauffement climatique au développement durable ».

L’Agence hors les murs Les chargés d’étude de l’Agence sont régulièrement invités à intervenir lors de colloques, de séminaires, de manifestations ou à collaborer à des publications pour proposer un regard d’expert sur des problématiques actuelles de l’aménagement du territroire.

Futurs périurbains : prospective des espaces périurbains de la France en Europe Programme de recherche financé par la Diact et piloté par Martin Vannier (Université de Grenoble), sur l’ensemble de l’année 2007 Anne-Marie Maür participe jusqu’en décembre 2007 à une dizaine d’ateliers de prospective pour l’élaboration de scénarios des futurs périurbains à l’horizon d’une génération. Biodiversité et pratiques d’aménagement Atelier formation organisé par le ministère de l’Écologie et du développement durable,Paris, mars 2007 Murielle Pe z e t- Kuhn est intervenue sur l’inscription de la biodiversité dans les PLU. Le bruit : enjeux, responsabilités, leviers d’action Les ateliers du territoire, Agence d’urbanisme de la région stéphanoise, Saint-Étienne, mars 2007 Murielle Pezet- Kuhn est intervenue lors d’une table ronde sur « Bruits et PLU ». 2e conférence métropolitaine du Sillon alpin Coopération métropolitaine du Sillon alpin, Chambéry, juin 2007 Virginie Meurier est intervenue en tant qu’expert au sein de l’atelier « Enseignement et recherche » et Jérôme Grange a animé l’atelier « Gestion de l’espace ». L’observation locale comme outil de connaissance du territoire et d’aide à la décision Journées de qualification initiées par le CR-DSU Rhône-Alpes, Lyon, mai 2007

8

Bénédicte Jobert et Olivier Baills ont conçu et animé deux journées de qualification à destination des chefs de projet ou techniciens, de représentants des services, chargés de réaliser ou de faire réaliser des diagnostics locaux, de suivre des politiques sociales, et en particulier la politique de la ville sur leur territoire. Démocratie participative Ateliers de réflexion mis en place par Go Citoyenneté, Grenoble, juin 2007 Sylvie Barnezet est intervenue sur deux ateliers, à partir des travaux de l’Observatoire des pratiques participatives qu’elle anime : « La participation des habitants, pourquoi, comment ? » et « Se poser les « bonnes » questions pour lancer des démarches participatives ». Evaluation locale de la politique de la ville Journée de la Direction interministérielle à la ville sur « l’évaluation locale, un enjeu pour la politique de la ville et pour la réussite des contrats urbains de cohésion sociale », Paris, juin 2007 Bénédicte Jobert, coordinatrice de la démarche d’observation de la cohésion sociale à l’échelle de l’agglomération grenobloise a été invitée à intervenir sur l’expérience de l’Agence. Faire ensemble la ville et les territoires ? Du conflit à l’intelligence collective 12e Université d’été du Conseil français des urbanistes, Nantes, août 2007 Maya Vitorge a présenté en atelier la démarche d’ateliers participatifs engagée dans le cadre du projet de chronoaménagement.

Construire une information synthétique Comment et jusqu’où peut-on agréger des informations, et, à l’inverse, décliner des concepts globaux au niveau local ? Ce séminaire de l'Observation urbaine, organisé par le CERTU, la Fédération nationale des agences d’urbanisme (Fnau) et l'INSEE permettra aux professionnels de l’aménagement du territoire d’aborder les questions de méthode de mesure et d’évaluation. Le 24 octobre 2007 à l'ENPC-ENSG à Marne-la-Vallée. Plus d’informations : www.certu.fr Les territoires transfrontaliers : l'Europe au quotidien Ce colloque européen, organisé par la Mission opérationnelle transfrontalière avec le soutien de la Commission européenne, rassemblera de nombreux acteurs venus de toute l'Europe. Tables rondes et ateliers thématiques leur permettront de débattre des enjeux politiques et opérationnels de la coopération transfrontalière afin d’établir un bilan et de formaliser, dans un livre blanc, enjeux et propositions pour l’avenir. Les 8 et 9 novembre 2007 à Lille Plus d’informations : http://www.espaces-transfrontaliers.eu 7e forum des projets urbains Le Forum des projets urbains est un lieu d’information et d’échange de savoir-faire et d’expériences sur les principales opérations d’aménagement en cours à l’échelle française et européenne. Élus et technciens de collectivités locales, responsables de structure de développement urbain, architectes–urbanistes, investisseurs, promoteurs, gestionnaires de services urbains échangeront leurs expériences de conduite de projets. Le 8 novembre 2007 à La Défense Plus d’informations :www.projetsurbains.com Évaluer les partenariats public-privé en Europe Cet atelier international est organisé par le Réseau activités et métiers de l’architecture et de l’urbanisme (Ramau). Intitulé « Évaluer les partenariats public-privé en Europe. Quels impacts sur la commande et le projet ? Quels impacts sur les qualités des bâtiments et des services ? », il réunira des chercheurs et des professionnels d’Europe et des États-Unis pour confronter les analyses et les expériences, tenter de faire un bilan et engager des pistes de recherche sur les partenariats public-privé en Europe. Les 29 et 30 novembre 2007 à Paris Plus d’informations : www.ramau.archi.fr Pour une mobilité durable, comprendre et gérer le changement vers un mode post-carbone Quelle place tient aujourd’hui la mobilité au sein des politiques de développement durable ? Quelle sera la responsabilité de chacun, citoyen, décideur ou acteur socioéconomique ? Quelles coordinations nouer entre ces différents acteurs ? Quelles contraintes sommes-nous prêts à accepter ?... Ce premier forum de la mobilité durable entend croiser la réflexion entre la recherche, les élus des collectivités locales et les citoyens et ouvrir des pistes de réflexion. Les 10, 11 et 12 décembre 2007 à Nantes Plus d’informations : www.governance-mobility.org

21, rue Lesdiguières - 38000 Grenoble Tél. : 04 76 28 86 00 - Fax : 04 76 28 86 12 accueil@aurg.asso.fr

Le Point sur l’Y est publié par l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise Directeur de la publication : Jérôme Grange Crédits photos : Agence d’urbanisme de la région grenobloise, ville de Seyssins, ville d’Eybens Illustrations : Caroline Nocart Imprimé par l’Imprimerie des Eaux-Claires sur papier recyclé Cyclus offset. Dépôt légal à parution N° ISSN 1770-9717


PY7