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points de repère 1 2005, un programme aux petits oignons 2 Point à la ligne « Nous sommes dans un archipel métropolitain » rencontre avec Pierre Kermen Points de suspension Prendre le pouls des quartiers de l’agglomération grenobloise

2005 : un programme aux petits oignons La recette d’un « bon » programme partenarial ? Prenez des élus mobilisés et des professionnels compétents, mettez-les autour d’une table, serrez le budget (secouez) et attendez… Le cru 2005 du programme d’activité de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise sera-t-il classé ? En tout cas, tous les ingrédients sont réunis pour construire, entre partenaires, un aménagement durable.

Des autoroutes apaisées pour un

« chronoaménagement » du territoire

3 Point-clé La région urbaine grenobloise : mobile

4 Varces-Allières-et-Risset : nouvelles populations, nouvelles demandes

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Étudiant cherche logement Territoires point par point Mise au point Trois petits points

point de vue La maison « néorégionaliste » ou le conformisme rêvé ? Le rêve d’une maison nous poursuit toute notre vie. Enfant, nous construisions des cabanes. Adulte, nous bâtissons des maisons. L’acquéreur d’une maison individuelle n’est pas prêt à habiter un produit banal. Il entend exprimer sa différence, traduire son ascension sociale dans l’acquisition d’une maison individuelle néorégionaliste, mélange contradictoire d’une certaine idée de l’architecture contemporaine et de références au caractère traditionnel des constructions vernaculaires. Car la maison « néorégionaliste » présente l’avantage paradoxal de concilier uniformité des goûts, souhait d’une originalité formelle, attachement à des valeurs classiques et traditionnelles, acceptation du joug des medias, reconnaissance familiale et sociale. Elle traduit aussi le rejet d’une architecture contemporaine assimilée à l’uniformité, la modernité, le fonctionnalisme forcené. La crainte d’une certaine marginalisation, d’un excès d’originalité, alliée à une méconnaissance de la culture architecturale contemporaine pousse les élus, les services d’urbanisme à imposer un carcan régionaliste au nom d’une hypothétique harmonie avec le site ou son environnement. Ce néorégionalisme, à travers les valeurs qu’il porte, est certes rassurant mais finalement bien loin de ce qu’est la maison individuelle : un espace adapté aux besoins et usages du maître d’ouvrage aussi bien dans les espaces intérieurs que dans l’expression architecturale du bâtiment, qui réponde à la notion du mieux vivre ensemble dans le respect de l’identité de chacun. Frédéric Bossard Directeur adjoint de l’AURG

Le conseil d’administration du 15 mars 2005 a validé le programme de travail partenarial. La série de réunions qui se sont déroulées d’octobre 2004 à février 2005 a permis de dresser le bilan 2004, puis de construire, d’abord avec chaque partenaire, puis collégialement, le programme d’activité. Le tout avec la ligne conductrice difficile d’une adéquation entre demandes et moyens. Petit bilan 2004 : de nouvelles institutions sont venues rejoindre l’Agence, des liens ont été renoués avec l’Institut de géographie alpine et l’Institut d’urbanisme et le réseau des agences d’urbanisme de Rhône-Alpes a été consolidé. En interne, une nouvelle organisation structure l’agence en équipes projets territoires et l’installation de trois pôles transversaux (gouvernance/modes de vie/cadre urbain, développement/acteurs/marchés et structuration des territoires) permet de croiser les réflexions et les études. 5 500 hommes jours et 179 projets pour le territoire 179 fiches projets regroupées en quatre thématiques, 60 collaborateurs et 5 500 jours de travail : voici la force d’intervention de l’Agence. L’axe majeur du programme 2005 est le renforcement et l’intensification des liens avec les partenaires. Premier outil en ligne, l’extranet offre à tous les adhérents un accès réservé à un espace d’informations et de données. Le programme de travail est divisé en deux grandes parties : le socle partenarial et les projets. Le premier, qui représente environ un tiers de l’activité de l’Agence, est le fond

commun de production qui permet la culture partagée sur le territoire. Il regroupe le travail du centre de documentation, l’information et la communication, la formation des acteurs locaux, ainsi que le développement partenarial d’échanges et d’analyse de données, s’ajoute également l’assistance générale aux membres (dont le conseil juridique). Quatre thématiques répondent au double rôle de l’Agence : mise en relation des acteurs et aide à la décision publique. La première porte sur l’observation et la connaissance approfondie du territoire et de ses évolutions. La deuxième concerne l’accompagnement des projets de territoires, avec bien entendu les 56 plans locaux d’urbanisme en cours, le Schéma de secteur du Voironnais, la modification du Schéma directeur et l’accompagnement de programmations urbaines. Le troisième axe fort est l’accompagnement des cadres nouveaux des politiques publiques découlant de la mise en œuvre du Schéma directeur. Enfin, le quatrième thème doit permettre l’articulation des politiques publiques avec les territoires dans une approche transversale. L’année 2005 se terminera sur un temps fort avec l’organisation de la XXVIe rencontre de la Fédération nationale des agences d’urbanisme à Lyon, Saint-Étienne et Grenoble sur le thème de la métropolisation. On vous le dit, l’année 2005 sera un bon cru !

Les élus et techniciens des institutions adhérentes peuvent télécharger le programme en ligne sur l’extranet (www.aurg.net)

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à la

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« Nous sommes dans un archipel métropolitain »

Rencontre avec Pierre Kermen, deuxième adjoint de la ville de Grenoble chargé de l’urbanisme et de l’environnement.

points

Pouvez-vous nous expliquer les axes forts du Plan local d’urbanisme de Grenoble arrêté par délibération du conseil municipal le 31 janvier 2005 ? On passe de l’occupation des sols à de l’urbanisme, au projet urbain. Le PLU est bien le résultat d’une volonté de comprendre les enjeux et de débattre de l’évolution de la ville : il ne peut y avoir de projet à dix ans qui ne puisse être débattu et partagé. À Grenoble, nous avons identifié quatre axes majeurs. Le premier est la construction de logements. Concrètement, nous nous engageons à construire 750 logements par an dont 30 % de logements sociaux, en rééquilibrant entre le Nord et le Sud de la ville. Mais la construction neuve ne représentant qu’1 % du parc de logements, il faut rénover l’existant (isolation phonique

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et thermique) et embellir le bâti ancien. Deuxième axe, les déplacements, en favorisant les transports en commun, le vélo et la marche à pied, en réduisant le trafic et donc la pollution automobile dont on sait l’impact sur la santé des habitants. La qualité de la vie en ville est le troisième axe. On ne peut pas souhaiter le retour en ville des familles notamment, si on ne propose pas une qualité des espaces publics et des espaces verts. Nous voulons aussi réduire la consommation d’énergie des logements et même concevoir des logements produisant de l’énergie (le logement représente 35 % de la consommation énergétique de Grenoble). Mais il s’agit aussi de tra vailler sur les formes urbaines. Dans l’hypercentre, il faut maintenir la continuité historique ;

dans la ville plus nouvelle, il faut analyser le contexte, travailler sur les discontinuités urbaines. Enfin, il nous faut mieux faire vivre les quartiers les uns avec les autres, en travaillant sur l’espace public notamment. Enfin, dernier axe important : l’économie, car la ville-centre ne peut pas être une ville dortoir, avec le souhait de mixer les fonctions économiques et d’habitat, comme nous le prévoyons sur 1 100 des 1 800 hectares que compte la ville de Grenoble. Mais la ville de Grenoble ne peut pas réfléchir toute seule à son développement. Aujourd’hui les bassins de vie des populations vont au-delà des limites administratives des collectivités locales.

suspension

Des autoroutes apaisées pour un « chronoaménagement » du territoire Dynamisée par une forte attractivité économique et un environnement montagnard d’exception, la région grenobloise subit, malgré ses contraintes géographiques, un important phénomène d’expansion urbaine, qui réorganise un territoire de plus en plus vaste. La présence d’autoroutes urbaines et de voies rapides sur ce territoire a permis aux activités économiques de se concentrer sur des espaces faciles d’accès et situés au centre de leurs marchés, et aux habitants de s’éparpiller sur des territoires périphériques attractifs (environnement naturel, urbain, social, et prix fonciers) mais de plus en plus éloignés des pôles d’emplois et de services qu’ils utilisent au quotidien. Ce double phénomène a deux conséquences : d’une part, une dépendance de plus en plus forte des habitants des territoires périphériques vis-àvis de l’agglomération grenobloise pour la vie quotidienne, d’autre part de nombreux effets négatifs comme la consommation excessive d’un espace devenu rare et fragile, des encombrements routiers de plus en plus importants et permanents, un stress, un danger routier, une pollution et un bruit des infrastructures en accroissement. Tout le monde s’accorde à reconnaître que cette situation s’aggrave encore et ne peut perdurer. C’est aussi ce que disent toutes les lois sur l’aménagement du territoire et l’environnement et tous les documents d’urbanisme tels les directives territoriales d’aménagement, les Schémas de cohérence territoriale (SCoT) et les Schémas directeurs. Fort de ce constat et décidé à sortir de cette impasse, un groupe d’élus et d’experts propose de développer un concept novateur autour de l’appellation d’« autoroutes apaisées ». Ce projet consiste, pour la partie routière, à réaménager les grandes voies de circulation en réduisant les vitesses autorisées et possibles sur les autoroutes, à l’intérieur de l’aire urbaine. Il s’agit d’améliorer la vie quotidienne en réduisant les nuisances, de renforcer la place des transports en commun, mais également de contribuer à limiter l’importance des déplacements entre les territoires périurbains et le centre. En incitant à des modifications des comportements individuels, ce projet vise un objectif fondamental du Schéma directeur : le rééquilibrage des grands territoires de la région urbaine. En envisageant de redessiner l’espace-temps, il s’agit de conforter les pratiques de proximité pour les activités les plus quotidiennes en offrant les conditions pour que se développent commerces, activités et services au sein des territoires périphériques. Cette recherche d’une plus grande autonomie des territoires s’accompagne donc de toutes les actions conduites par les collectivités responsables dans les domaines de l’habi-

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Nous sommes dans un archipel métropolitain, donc chaque commune, chaque territoire doit penser à ses limites d’urbanisation tout en travaillant sur les liens. Certes, il n’y a pas d’autorité organisatrice de l’urbanisme, mais nous sommes dans une communauté d’acteurs et c’est tout l’enjeu du SCoT et le rôle de l’Agence d’urbanisme de réussir la ville – au sens large – rassemblée et organisée autour de liens, de lignes de transports. Grenoble a besoin de la région urbaine grenobloise et l’inverse est aussi vrai. L’espace est un bien commun, nous devons comprendre, penser, organiser le territoire sur d’autres modes que l’arbitrage individuel ; or, si on n’organise pas les limites et les continuités, l’espace va se dégrader, on n’a plus le choix.

tat, de l’économie, du commerce, des services et du foncier. Aucune de ces actions n’est en soi suffisante, mais c’est bien l’ensemble cohérent qu’elles constituent qui peut aboutir à cette vision du développement durable portée par les élus qui ont élaboré, voté, et maintenant assurent la mise en œuvre du Schéma directeur. Plusieurs groupes travaillent sous l’impulsion du Syndicat mixte du schéma directeur, avec les services de l’État (DDE) et du conseil général et l’assistance de l’Agence d’urbanisme, avec la volonté d’associer étroitement les différents territoires concernés : - un groupe technique travaille pour inventer et proposer des hypothèses d’aménagement des voies et de leurs abords ; - un groupe fonctionnel travaille à l’identification des voies concernées, aux conséquences sur les autres réseaux et aux modes d’exploitation à mettre en œuvre ; - des groupes de prospective évaluent les futurs possibles et recherchent les conditions pour assurer l’efficacité et la recevabilité d’un tel projet par les populations et les acteurs du territoire. C’est dans ce contexte qu’un groupe de chercheurs et d’experts s’est réuni pour proposer une première expertise du projet. Ce travail servira à alimenter les réflexions d’autres groupes de prospective organisés avec des élus des territoires et des représentants des conseils de développement de la région urbaine. L’importance du sujet et ses impacts nécessitent que ces travaux fassent l’objet d’une large communication et de débats approfondis avec l’ensemble des acteurs de la région (et en particulier ses acteurs économiques) et les différents groupes d’usagers. Contact : alain.perron@aurg.asso.fr

Prendre le pouls des quartiers de l’agglomération grenobloise Le Baromètre des quartiers de l’agglomération grenobloise est un projet porté par la communauté d’agglomération Grenoble Alpes Métropole (la Métro) et coordonné par l’Agence d’urbanisme dans le cadre de l’Observation dynamique de la politique de la ville. C’est une démarche d’agglomération réalisée sur plusieurs quartiers qui a pour objectif de faire remonter la parole des habitants « silencieux », ceux qui ne sont pas connus publiquement ou qui n’ont ou n’exercent pas le droit de vote, ceux qui n’ont pas l’occasion de s’exprimer habituellement. Il s’agit de prendre chaque année le pouls de quartiers sélectionnés par les élus en recueillant le ressenti des habitants par rapport à l’évolution de leurs conditions de vie : les rapports de voisinage, l’habitat, les déplacements, les services, les équipement, l’environnement et la santé, leurs relations au reste de l’agglomération, leur perception de l’avenir. L’Agence s’est associée au département de sociologie de l’Université Pierre Mendès- France pour mettre en œuvre le dispositif. Pour chaque quartier enquêté, l’équipe choisit au « hasard raisonné », comme pour faire un « carottage » qualitatif aléatoire, une vingtaine d’habitants. Elle réalise d’abord au domicile des habitants des entretiens individuels non directifs suivant un guide d’entretien unique. Puis elle complète la démarche par un entretien collectif avant de faire la restitution aux élus, professionnels, voire habitants concernés. Analyser et comprendre quels sont les facteurs qui comptent le plus dans la satisfaction des habitants permet d’aider les élus dans leurs choix de développement social et urbain. La périodicité de la démarche permettra de saisir l’évolution de la perception d’un quartier par ses habitants. La synthèse interquartiers met en évidence des problématiques communes aux différents quartiers et permet de resituer le Baromètre dans une réflexion théorique sur le rapport entre le social et le territoire. En 2003, quatre quartiers de l’agglomération grenobloise ont été sondés : Teisseire à Grenoble, Bastille à Fontaine, Rochepleine à Saint-Égrève et PiquePierre, Buisserate, Champeyrard à Saint-Martin-le-Vinoux. En 2004, les quartiers Villancourt Nord-120 Toises à Pont-de-Claix, Paul Mistral à Grenoble et Paul Bert à Saint-Martin-d’Hères se sont ajoutés aux premiers. En 2005, le premier quartier enquêté sera celui du Village 2 à Échirolles.

Les différents rapports sont disponibles au centre de documentation de l’Agence et en ligne sur l’extranet réservé aux partenaires (www.aurg.net). Contact : benedicte.jobert@aurg.asso.fr


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La région urbaine grenobloise :

mobile

Avec un taux de mobilité annuel de 8,4 % dans la région urbaine grenobloise

voit partir et cette dynamique se renforce. Enfin, au sein de la région greno-

contre 7,4 % en moyenne au niveau national, la région est plus mobile que les

bloise, les échanges entre l’agglomération et les secteurs périurbains se sont

autres régions françaises. De plus, elle accueille plus de ménages qu’elle n’en

intensifiés, avec un fort mouvement de périurbanisation.

En 1999, la région urbaine grenobloise (périmètre du Schéma directeur de 2000) comptait 36 800 personnes de plus qu’en 1990, ce qui représente une progression de 0,68 % par an. Cette augmentation s’explique cependant plus par la forte croissance naturelle (0,62 % par an) qui a généré une augmentation de 33 600 personnes que par l’excédent migratoire (0,06 % par an) qui a permis de gagner 3 200 habitants. Notons également que parmi les 625 700 personnes recensées dans la région urbaine grenobloise en 1999, 82 % y habitaient déjà en 1990 et 46 % n’ont pas changé de logement.

La région urbaine grenobloise accueille plus de ménages qu’elle n’en voit partir

Les migrations résidentielles entre la région urbaine grenobloise et l’extérieur

Entre 1990 et 1999, 42 200 ménages se sont installés dans la région urbaine grenobloise alors que 38 300 ménages l’ont quittée. Le solde des entrées et des sorties de la région urbaine grenobloise avec le reste de la France métropolitaine s’élève à donc à 3 900 ménages. En terme de population, l’excédent migratoire est moindre (+ 3 200 personnes) puisque les ménages qui sont venus habiter la région de Grenoble sont de plus petite taille (2,2 personnes en moyenne) que ceux qui en sont partis (2,4 personnes).

Détail des entrées et sorties d’habitants par commune entre 1990 et 1999

Taux de mobilité annuels Intensification des échanges Entre 1990 et 1999, 4 700 ménages (10 550 personnes) se sont installés chaque année dans notre région, alors que 4 300 ménages (10 200 personnes) en sont partis. Ces chiffres traduisent une intensification des échanges entre la région urbaine grenobloise et le reste de la France ; entre 1982 et 1990, on comptait en effet moins d’arrivées et de départs qu’aujourd’hui.

À noter qu’au niveau national, l’Insee a constaté que la mobilité résidentielle était en baisse, en particulier sur les courtes distances (changeSelon le dernier recensement, la région urbaiment de logement ou de commune à l’intérieur ne grenobloise conforte son attractivité : entre d’un même département). En revanche, la 1982 et 1990, elle gagnait en moyenne baisse est moins marquée pour les changechaque année 200 ménages par le jeu des ments de départements ou de régions. entrées et sorties. Entre 1990 et 1999, les Comment expliquer cette évolution ? L’intensité échanges migratoires apportent un gain de la mobilité résidentielle est le annuel de 400 ménages. résultat de dynamiques parfois contradictoires : les changeFlux annuels moyens des ménages ments dans la vie familiale (décohabitation, mise en couple, séparation, naissances…) et dans la vie professionnelle (licenciements, CDD, mutations, retraite) ont tendance à provoquer des déménagements, alors que le vieillissement de la population et l’accession à la propriété ont plutôt tendance à freiner la mobilité.

Légende 10000

Arrivées Départs

BDCARTO®IGN 1992/AURG RP©INSEE 1999/AURG

Population recensée dans la RUG en 1999 Lieu de résidence en 1990

Qu’est-ce que les migrations résidentielles ? Les recensements de population apportent des informations sur les flux migratoires exprimés en terme de population ou de ménages. L’analyse détaillée des mouvements résidentiels entre 1990 et 1999 vient alimenter la réflexion pour la mise en œuvre du Schéma directeur de la région grenobloise (voté en 2000), elle permet en particulier de : - mesurer l’attractivité globale de la région urbaine grenobloise ; - étudier la périurbanisation et analyser les mouvements entre la ville centre, les communes de banlieue et les secteurs périurbains. Le recensement nous permet donc de connaître les migrants, c'est-à-dire les personnes qui ont changé de lieu de résidence entre

les deux derniers recensements, et nous informe sur la commune d’origine et la commune de destination. Ainsi, pour un secteur géographique donné, nous avons pu comptabiliser les entrées (c'est-à-dire le nombre de personnes arrivées sur ce territoire entre 1990 et 1999) et les sorties (c’est-à-dire le nombre de personnes ayant quitté ce territoire entre 1990 et 1999). Si les entrées sont supérieures aux sorties, alors le territoire bénéficie d’un excédent migratoire, dans le cas inverse il s’agit d’un déficit migratoire.

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Des échanges intenses et favorables à la région grenobloise Le gain de ménages semble être surtout le fait d’un regain d’attractivité de la région urbaine grenobloise pour les étudiants : on constate, en effet, qu’entre 1990 et 1999, la région grenobloise a vu partir plus d’actifs qu’elle n’en a attiré, en revanche, on enregistre des entrées massives d’inactifs, essentiellement des étudiants.

Échanges entre l’Isère et les autres départements français

Des échanges avec les départements voisins, les régions du soleil et l’Île-de-France Avec les différents départements de RhôneAlpes et en particulier les départements de l’académie de Grenoble (Ardèche, Drôme, Isère, Savoie, Haute-Savoie), la région grenobloise entretient des relations privilégiées. Avec un fort excédent pour l’académie, mais un déficit pour le Rhône. Les échanges avec l’ensemble des autres régions françaises sont aussi importants, mais ils correspondent à une dispersion de flux de faible intensité. Seule l’Île-de-France se distingue. Il faut aussi noter l’importance des échanges, et notamment des départs vers les régions du soleil, de la Méditerranée ( Pr o v e n c e-A l p e s-Côte-d’Azur, La n g u e d o c -

Fort déficit Déficit modéré Équilibre Excédent modéré Fort excédent

Grenoble, porte d’accueil des nouveaux arrivants

Un mouvement de périurbanisation… au delà de la région urbaine grenobloise

En 1999, comme en 1990, près des trois quarts des nouveaux ménages arrivés dans la région grenobloise ont choisi de s’installer dans l’agglomération. Ils sont relativement plus nombreux qu’avant à choisir Grenoble (45 % des nouveaux ménages en 1999 contre 42 % en 1990) et s’installent moins fréquemment dans les autres communes de l’agglomération (28 % contre 31 %).

Les échanges entre la région urbaine grenobloise et les autres communes de l’Isère sont forts ; ces flux sont à rapprocher des mouvements de courte distance de type périurbanisation, liés à une recherche de changement de logement. Ils se soldent par un déficit migratoire (perte de 700 ménages) qui traduit en partie l’installation de ménages dans les petites communes situées à proximité de la région urbaine grenobloise.

Les autres secteurs de la région urbaine grenobloise périurbains attirent 27 % des ménages nouvellement installés dans la région (Bièvre : 3 %, Grésivaudan : 10 %, Sud : 4 %, Voironnais : 10 %). En terme de population, cela représente 34 % des nouveaux arrivants. Les ménages qui s’y installent sont de plus grande taille : ils comptent en moyenne 2,9 personnes contre 2 personnes pour les ménages qui choisissent l’agglomération (Grenoble : 1,8 personnes, communes de banlieue : 2,4 personnes).

Une analyse plus détaillée montre que les communes du Sud de l’Isère bénéficient fortement des départs de la région grenobloise. Ce phénomène touche aussi le plateau du Vercors et dans une moindre mesure la Chartreuse. Ainsi, la périurbanisation se fait à large échelle, au-delà du périmètre du Schéma directeur actuel, à l’échelle du bassin d’emploi marqué par les navettes domicile/travail.

Roussillon, Midi-Pyrénées, Corse) mais aussi de l’Atlantique (Aquitaine).

De Paris à Grenoble Depuis que Laurent et Cathie avaient eu leur fille, ils n’avaient plus envie de rester dans la région parisienne : trop de temps de trajet domicile-travail et un cadre de vie moyen. Ce fut décidé : le premier qui trouverait du travail entraînerait l’autre. La recherche d’un nouvel emploi s’est tournée vers de grandes agglomérations dans la moitié sud. Cathie a trouvé la première un poste à Grenoble. Laurent qui pensait être au chômage quelques temps s’est rapidement aperçu que le bassin d’emploi grenoblois lui correspondait complètement puisqu’il est ingénieur physicien. Ils sont donc installés à Grenoble, dans le centre-ville, depuis maintenant quatre ans.

De Grenoble à Moirans dans le Voironnais Cela faisait plus de deux ans que Xavier habitait Grenoble et plus d’un an pour Juliette. Ils habitaient au centre de la commune et ont souhaité avoir un logement avec plus de confort. Alors qu’ils n’avaient pas prévu, au départ, de partir de la ville centre, en étudiant le rapport qualité/surface des logements s’offrant à eux, la décision fut prise de regarder ailleurs, dans la région grenobloise. Avec pour contrainte l’accessibilité en transports en commun à Grenoble, lieu de leur travail. Il ont alors choisi de déménager voici quelques mois à Moirans, dans le Voironnais, à 22 km de Grenoble.

Varces-Allières-et-Risset : nouvelles populations, nouvelles demandes La commune de Varces-Allières-et-Risset a doublé de population en vingt-cinq ans. Cette commune de 6 000 habitants (caserne et maison d’arrêt comprise), située à une quinzaine de kilomètres au sud de Grenoble, attire de nombreuses familles venant majoritairement d’autres communes de l’agglomération. « Ce sont des personnes relativement aisées, compte tenu des prix des terrains », explique Claude Faubert, adjoint à l’urbanisme de la Ville, des familles de catégories socioprofessionnelles élevées ou des personnes qui s’endettent à un niveau relativement important pour acquérir un logement, le plus souvent une maison. « Les gens aiment l’ima ge semi rurale semi urbaine de Varces », indique Claude Faubert. Mais à l’inverse, des enfants de Varçois ne trouvent pas aujourd’hui à se loger sur la commune à cause des prix élevés. « Il faudrait construire plus de logements sociaux, mais compte tenu du prix des terrains, ce n’est pas évident » analyse l’adjoint à l’urbanisme. Il ne reste presque plus de résidences secondaires sur la commune, les vieilles fermes ont été rénovées et les grandes propriétés avec parcs se vendent pour réaliser des ensembles immobiliers.

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À noter une des spécificités de la commune : le quartier militaire Reyniès. Ce 93e régiment d’artillerie de montagne apporte un renouvellement important de population, lié aux mutations militaires. Mais certaines jeunes familles de militaires n’arrivent pas à se loger sur la commune et s’installent plus loin. Conclusion, avec l’arrivée de l’autoroute, le développement d’entreprises de pointe dans l’agglomération et les prix qui flambent, bon nombre de familles ou personnes sont exclues du marché du logement à Varces. 35-40 ans avec jeunes enfants En revanche, l’arrivée de nouvelles populations a permis l’ouverture d’un groupe scolaire et d’un collège supplémentaires. « Et ces familles recherchent fortement des services périscolaires et extrascolaires » indique Sylvie Omez-Pommier, directrice du centre socioculturel de Varces. Aujourd’hui, les structures de garde de la petite enfance sont saturées, tout comme la cantine scolaire. Les assistantes maternelles n’ont plus de place. La commune réfléchit donc à de nouvelles solutions pour satisfaire les demandes de ménages dont les deux parents travaillent, avec des revenus

supérieurs à la moyenne (tranches supérieures des quotients Caf) ; comme la proposition de cantines familiales - des familles qui accueillent des enfants pour le repas - mais aussi une négociation entamée avec la caserne pour l’ouverture d’un nouvel espace petite enfance mêlant halte garderie et crèche. Pour l’instant en tout cas, l’arrivée de nouvelles familles se traduit par un centre de loisirs exploité à 100 % de ses capacités d’accueil, « même lors des périodes de ski où l’on voyait auparavant les effectifs baisser, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, explique Sylvie Omez-Pommier. Avec dix enfants de plus, on ne pourrait plus faire face ». Évolutions quantitatives, mais aussi qualitatives des demandes. Les familles sont très attachées à ce que les enfants font pendant le temps périscolaire et demandent des activités précises. Elles sont également demandeuses de temps de débat et de discussion autour de l’enfance et de l’adolescence. Cette évolution a aussi pour conséquence l’augmentation de la fréquentation de la bibliothèque étendue sur 300 m2, avec une ouverture le samedi matin pour répondre aux personnes qui travaillent.

Relations de proximité Côté associations, l’évolution se fait aussi sentir. Trois nouvelles associations sportives viennent de voir le jour : l’une axée sur le roller hockey, une autre sur l’escrime et la troisième sur le basket. Elles s’adressent tant aux jeunes qu’aux adultes. « À travers la création d’asso ciations de ce type, c’est un mode de vie dif férent et l’envie de créer des relations de proximité et conviviales » analyse la directrice du centre socioculturel. Pour Claude Faubert, « nous sommes un peu victimes de notre succès, il faut maintenant offrir des infrastructures et des services adé quats ». D’où une vraie réflexion sur l’animation et les espaces petite enfance et jeune, mais aussi de nouveaux services pour les personnes âgées. Avec le souhait de favoriser des liens d’échange et de solidarité entre nouvelle et ancienne population. Parmi les personnes recensées à Varces en 1999, 2 280 (43 %) habitaient déjà le même logement en 1990, 860 (16 %) ont changé de logement dans Varces entre 1990 et 1999, et 2 210 (41 %) sont venues d’une autre commune, pour 40 % de l’agglomération grenobloise.


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… Et qui se poursuit Entre 1990 et 1999, 46 400 ménages (124 800 personnes) ont changé de commune au sein de la région grenobloise. 27 400 ménages (71 800 personnes) ont effectué un changement de commune dans le même secteur, 16 800 ménages (46 600 personnes) ont réalisé une migration entre l’agglomération et les secteurs périurbains ou l’inverse. Les échanges entre secteurs périurbains sont négligeables (2 200 ménages soit 6 400 personnes), excepté entre Bièvre et Voironnais. Comme dans les décennies précédentes, l’agglomération entretient des échanges fortement déficitaires avec le Grésivaudan, le Sud et le Voironnais et, à un degré moindre, la Bièvre. Il y a toujours plus de départs de Grenoble et sa banlieue vers les secteurs périurbains que l’inverse.

Le desserrement de l’agglomération : moins de la moitié des arrivées dans les secteurs périurbains

Origine des nouveaux arrivants des secteurs périurbains Ménages

Mais contrairement à ce qu’on aurait tendance à penser, moins de la moitié des arrivées dans les secteurs périurbains proviennent de l’agglomération grenobloise. Pour exemple, dans le Voironnais, les arrivées extérieures à la région urbaine grenobloise représentent plus de la moitié des nouveaux ménages. Alors que l’influence du desserrement de Grenoble et sa périphérie demeure très sensible dans le Sud et à un degré moindre dans le Grésivaudan. Contacts : francoise.pichavant@aurg.asso.fr maryvonne.kirschner@aurg.asso.fr jean-pierre.barrel@aurg.asso.fr

Par exemple, 4 600 ménages ont quitté l’agglomération grenobloise pour s’installer dans le Grésivaudan alors que seulement 2 500 ont fait le chemin inverse.

De Lyon à Grenoble Travaillant à Lyon, Olivier a eu l’opportunité de venir travailler à Grenoble, ville qui l’attirait par son dynamisme économique et le brassage d’idées. Arrivé à Grenoble début 2004, il a recherché un nouveau logement entre Grenoble et le lieu de travail de sa femme (dans le Nord Isère). Les possibilités étaient assez limitées dans l’agglomération grenobloise et ne correspondaient pas au budget consenti par le couple pour loger la famille de quatre personnes. La décision d’acheter a été vite prise au regard des loyers des 4-5 pièces. De même, certains territoires ont été exclus d’office à cause des prix : le Grésivaudan, le Sud et l’agglomération grenobloise. La recherche s’est orientée vers les secteurs où l’offre était la plus abondante et la plus accessible financièrement : Voironnais et Bièvre. Mais ce ne fut pas si simple ! Le couple a été confronté à plusieurs difficultés : un propriétaire qui augmente le prix de vente de 20 000 € entre le mardi et le vendredi en raison de propositions nombreuses, un propriétaire qui donne son accord le lundi pour signer le samedi un compromis de vente, et qui entre temps signe avec un autre acquéreur le mercredi… Finalement, la famille a pu acquérir une maison dans la Bièvre, à 35 km de Grenoble mi 2004 au prix d’un 4 pièces sur Grenoble.

Étudiant cherche logement 60 000 étudiants, 4 universités, 10 écoles d’ingénieurs, 1 institut universitaire de formation des maîtres, 3 écoles d’enseignement supérieur (arts, architecture et management) : mais d’où viennent ces milliers d’étudiants et où vont-ils s’installer dans l’agglomération grenobloise ? 27 % des étudiants viennent de l’agglomération grenobloise, 10 % des autres secteurs de la région urbaine grenobloise, 7 % de l’Isère, 25 % des autres départements de la région Rhône-Alpes, 15 % des autres départements français, 3 % de pays européens et 13 % d’autres pays. Les étudiants originaires des départements et régions limitrophes représentent trois quarts des effectifs des universités grenobloises. Près de 10 000 étudiants viennent de l’étranger, avec une progression régulière chaque année. 44 % des étudiants internationaux sont européens et 31 % sont originaires d’Afrique, avec en tête le Maroc puis l’Algérie, la Tunisie, la Chine, l’Allemagne et le Sénégal.

Origine géographique des étudiants étrangers

D’une façon générale, les étudiants sont mobiles : la durée de leur séjour est d’environ 9 mois, ils ont des ressources peu élevées et cherchent des petits logements en hyper centre bien desservis par les transports en commun et à proximité de services à la personne (laveries, restauration rapide…). De plus, leurs demandes évoluent avec leur âge et leur situation familiale : studios pour la décohabitation, logements plus grands pour s’installer en couple… En terme de logement donc, 90 % des étu-

diants habitent dans 6 communes de l’agglomération dont 56 % à Grenoble et 19 % à Saint-Martin-d’Hères suivies par les communes de Meylan, Échirolles et la Tronche. On note donc une très forte attractivité du centreville de Grenoble, un intérêt pour les grands boulevards et une tendance qui se développe des étudiants déclarant résider hors de l’agglomération qui seraient aujourd’hui près de 1 sur 4. Le rêve d’un logement est souvent balayé par la réalité : « quand tu attaques tes recherches, tu te dis que tu vas trouver un super appartement… Après quand tu as cher ché, l’idéal baisse par rapport à la réalité, tes critères de sélection se restreignent » explique un étudiant lors des rencontres « Le logement dans tous ses états : quelles alternatives pour l’agglomération » du 27 septembre 2003. 42 % des étudiants logent dans le parc privé, 34 % résident au domicile parental, 12 % logent en résidence universitaire et 12 % en chambre chez l’habitant, meublé ou autres. On note un accroissement du nombre d’étu-

diants étrangers hors cadre de coopération et hors programme, qui ne sont donc pas pris en charge par une structure, ainsi qu’un élargissement de la géographie des échanges vers des pays au niveau de vie plus bas (pays d’Europe de l’Est et d’Afrique) ; ce phénomène entraîne une précarisation de cette population internationale qui a du mal à trouver un logement. Sources : . Grenoble en chiffres, le site universitaire et scientifique, publié en 2003 par Grenoble université recherche et l’Agence d’urbanisme. . L’impact sur l’économie et sur le développement du territoire de l’enseignement supérieur et de la recherche à Grenoble, rapport d’étape réalisé en février 2005 par Grenoble université avec le soutien de la région Rhône-Alpes et les partenaires de Grenoble université. . Étude thématique du PLH : le logement étudiant, rapport final réalisé en mai 2003 par Algoé pour Grenoble Alpes Métropole.

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Agglomération

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L’Agence d’urbanisme s’est organisée en équipes projets territoires (en lien avec l’élu représentant un secteur au sein du conseil d’administration de l’Agence) sur les cinq secteurs de son périmètre géographique d’action principal et de partenariat. Ces équipes ont pour objectif de disposer d’une connaissance globale de chaque territoire, mais aussi d’accompagner et d’articuler les différents projets à l’échelle communale, intercommunale ou inter-intercommunale.

5 équipes projets territoires

Rapport 2004 de l’observation dynamique de la politique de la ville Le rapport 2004 de l’observation dynamique de la politique de la ville, le troisième depuis l’actuel contrat de ville, traite de certains aspects de ce que l’on peut appeler la cohésion sociale et des quartiers les plus concernés par la politique de Responsables EPT : françoise.pichavant@aurg.asso.fr la ville dans l’agglomération grenobloise. georges.tabouret@aurg.asso.fr Cet instrument d’aide à la connaissance des situations et à Élu représentant : Daniel de Murcia l’évaluation des politiques de lutte contre les disparités sociales et spatiales combine des approches par chiffres et des dires d’experts (lire page 2 l’article sur le baromètre des quartiers) et s’appuie sur des travaux spécifiques commandés par une commune ou un maître d’ouvrage. Le rapport 2004 apporte un éclairage original sur la façon dont s’exprime l’inégalité des

populations et des territoires en matière de déplacements. Cette analyse des données de l’enquête ménages déplacements montre que certains territoires et catégories (les femmes notamment) sont moins mobiles et ont donc un accès plus restreint que d’autres aux ressources de la ville. Ce rapport permet aussi de commencer à rendre compte des efforts de mutualisation des multiples pratiques de participation des habitants mises en œuvre dans les communes de l’agglomération. Les données chiffrées présentées dans ce rapport sont issues des travaux du réseau des agences d’urbanisme et de l’Insee, dans le cadre du tableau de bord des quartiers RhôneAlpes commandité par le secrétariat général pour les affaires régionales (SGAR) et la région Rhône-Alpes et s’appuyant sur de nombreux partenaires (ANPE, CAF, DRE, bailleurs sociaux, rectorat). Le rapport est disponible sous la forme d’un cédérom au centre de documentation.

Bièvre Assistance au Schéma directeur d'assainissement de Bièvre Toutes Aures Afin de permettre la mise en œuvre technique du futur réseau d’assainissement de Bièvre Toutes Aures, l’Agence est chargée de réaliser une étude prospective et d’évaluation sur les capacités de développement urbain des territoires concernés. Cette étude permettra de Responsables EPT :jean-marc.espie@aurg.asso.fr connaître par simulation le poids de population du secphilippe.couillens@aurg.asso.fr Élu représentant : François Brochier teur, à court, moyen et long terme, sur la base d’une analyse exhaustive des espaces potentiellement urbanisables, en considérant les contextes environnementaux en présence. Ce travail est conduit en collaboration étroite avec chacune des collectivités afin de croiser le potentiel global

d’urbanisation prévisible et les volontés locales de développement. Ce travail est en cours de finalisation. Modification du POS de Renage La commune de Renage a procédé à une modification de son POS afin de permettre un développement du plateau du Criel plus en adéquation avec son environnement urbain et paysager, composé essentiellement d’habitat à caractère résidentiel. De nombreuses réunions se sont tenues afin d’assister la commune sur le plan juridique et préopérationnel (participation pour réseau et voirie, schéma de cohérence). Le projet de modification a été soumis à enquête publique et a été approuvé par la commune.

Grésivaudan

Responsables EPT : Élu représentant :

Préserver et développer les corridors écologiques Pour préserver la biodiversité et la faune sauvage, le réflexe a été de protéger des espaces naturels remarquables. Mais cela ne suffit plus dans un contexte de fragmentation du territoire (infrastructures, urbanisation…). Il faut aussi maintenir une continuité entre ces espaces : des milieux naturels continus libres d’obstacles, canalisant la circulation de la faune. C’est ce qu’on murielle.pezet.kuhn@aurg.asso.fr appelle les corridors écologiques, maillons faibles du réseau frederic.pontoire@aurg.asso.fr écologique mais essentiels à sa dynamique. Claude Dailly Le conseil général a financé une étude d’envergure établissant le « réseau écologique départemental de l’Isère ». Sur sa demande, l’Agence d’urbanisme est chargée de l’animation et du diagnostic de la déclinaison à l’échelle locale : la recherche de corridors transversaux entre les deux massifs dans le Grésivaudan.

Il s’agit ici d’identifier les périmètres des corridors à réhabiliter (type d’occupation du sol), de savoir à quelle faune on s’intéresse et à leurs déplacements, de localiser l’ensemble des obstacles physiques (mais aussi les zones inhospitalières), et d’inventorier l’ensemble des moyens de connexions potentiels (boisements le long des cours d’eau, alignements d’arbres, espaces agricoles…). L’objectif fixé est de rechercher des solutions pérennes (règlementaires, foncières, aménagements d’obstacles, entretien des ouvrages, conventions avec les agriculteurs…) et d’impulser une dynamique locale d’aménagement durable du territoire. Un plan d’actions multi-partenaires constituera l’aboutissement de ce travail avec la définition de mesures à prendre pour chacun des corridors répertoriés. Ce dossier est conduit en partenariat avec les membres de deux comités de pilotage constitués à cette occasion (haut et moyen Grésivaudan) : communes, Adayg, Area, associations syndicales de gestion des digues, Avenir, Cora, Econat, Frapna, fédérations de chasse et de pèche, RFF, services de l’État, Symbhi, EDF…

Sud

Occupation de l’espace dans le Sud grenoblois : le bilan Formulé par la communauté de communes du Sud grenoblois, le souhait de dresser le bilan de la consommation de l’espace se verra concrétisé durant toute l’année 2005 par l’analyse de l’évolution de l’occupation de l’espace et l’identification des espaces disponibles à l’urbanisation. Lancée en janvier, la première phase du projet a permis de dresser un état des lieux des plans d’occupation des sols (POS) opposables au 1er janvier 2005. La base

ainsi constituée sera réactualisée chaque année. La deuxième phase, qui se déroule d’avril à mai, permet de produire une analyse fine de l’évolution de l’occupation de l’espace entre 1990 et 2000 en termes d’habitat, d’activités et de grands équipements. Ce diagnostic sera en outre complété par différentes analyses thématiques par superposition de la carte de recollement des POS avec les documents existants relatifs aux espaces naturels remarquables, aux risques technologiques, aux périmètres de captage des eaux et aux contraintes qui y sont liées. Enfin, la troisième phase qui devrait s’achever en novembre 2005 permettra d’identifier les espaces disponibles à l’urbanisation. Cet outil évolutif d’analyse de l’espace devrait participer à la construction du projet de développement du territoire du Sud grenoblois.

Élaboration conjointe des PLU de Montferrat et Paladru Nouvellement adhérentes à l’Agence, les communes de Montferrat et Paladru ont formulé le souhait de réviser simultanément leur document d’urbanisme communal. Les cinq communes du Tour du lac – Charavines, Le Pin, Bilieu, Paladru et Montferrat – pratiquent depuis de nombreuses années une intercommunalité de projet autour de l’aménagement du lac. Cette pratique se renforce avec la mise en place d’un zoom dans le cadre de l’élaboration du Schéma de secteur du Pays voironnais emmanuel.boulanger@aurg.asso.fr en cours d’élaboration. benoit.parent@aurg.asso.fr L’Agence d’urbanisme interviendra auprès des deux communes Maurice Berthet en assistance renforcée à maîtrise d’ouvrage dans le cadre d’une élaboration conjointe des deux documents d’urbanisme. Il s’agira pour elle de définir les grands enjeux à partir d’un pré-diagnostic partagé et de formuler des objectifs communaux, base de travail pour l’élaboration des projets d’aménagement et de développement durable (PADD) respectifs. Par ailleurs, elle assistera les communes dans la préparation de la concertation et la consultation des bureaux d’études. Puis elle participera, de façon plus ponctuelle, à la définition des orientations d’aménagements, à l’élaboration du règlement et à la mise en œuvre d’outils de suivi et de gestion des actions issues du PADD. L’ensemble de la procédure devrait s’étaler sur une trentaine de mois.

Schéma de secteur du Voironnais : l’élaboration se poursuit Après une première tournée par bassins de vie portant sur l’habitat, les équipements et les services, une deuxième série de rencontres portant cette fois sur les espaces naturels, agricoles et forestiers, toujours en lien avec le développement urbain, vient de se dérouler. Elles ont porté sur la protection et la mise en valeur de ces espaces, les zones prioritaires de développement urbain et les limites entre zones urbanisées et non urbanisées. Les propositions dégagées permettront d’alimenter à la fois le Schéma de secteur et le Schéma général des espaces naturels, agricoles et forestiers. Par ailleurs, le zoom portant sur le tour du lac de Paladru a permis de faire débattre élus, techniciens et partenaires institutionnels afin de proposer au comité de pilotage du Schéma de secteur, un schéma d’aménagement plus fin à l’échelle des cinq communes concernées.

Responsables EPT : jan.kaczorowski@aurg.asso.fr julie.blais@aurg.asso.fr Élu représentant : Jean-Claude Ogier

Voironnais

Responsables EPT : Élu représentant :

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À lire à l’Agence : Schéma de secteur du Pays Voironnais : quel Pays Voironnais pour demain ? Les orientations stratégiques : document de référence. VITORGE Maya, PARENT Benoît, LUCAS Céline, DELATOUR Anne, Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Communauté d'agglomération du Pays voironnais, septembre 2004, 44 p.


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Le chiffre

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En 2003, la région urbaine grenobloise (périmètre du Schéma directeur) a enregistré une hausse de 0,5 % de l’emploi salarié du secteur privé pour atteindre 185 310 emplois. Parallèlement, il diminuait de 0,2 % dans la région RhôneAlpes et de 0,3 % au niveau national. Une évolution qui confirme cependant la tendance à l’essoufflement de la création d’emplois amorcé depuis 2001, alors que l’emploi salarié a connu une croissance de 2,1 % par an en moyenne depuis 1993. La croissance plus modérée des effectifs dans le secteur des services peine, en effet, à compenser la baisse récente de l’emploi salarié industriel (1 800 emplois en moins depuis 2001). En liaison avec ces évolutions sectorielles, l’emploi féminin résiste toutefois mieux que l’emploi masculin ; une tendance de fond que l’on retrouve sur la longue période avec une hausse de l’emploi salarié féminin de 2,3 % par an en moyenne depuis 1993, contre 1,9 % pour l’emploi salarié masculin. Du fait d’une forte concentration de la population et des activités, l’agglomération regroupe à elle seule 68 % de l’emploi salarié privé de la région urbaine grenobloise, loin devant le Voironnais (13 %), le Grésivaudan (12 %), la Bièvre (5 %) et le

Le mot

Sud (2 %). Cette polarisation de l’emploi n’a que faiblement diminué en dix ans, malgré une croissance de l’emploi salarié plus soutenue dans les autres secteurs de la région urbaine grenobloise (à l’exception du Sud). En revanche, le Grésivaudan a vu son poids économique renforcé avec une hausse des effectifs salariés du secteur privé de 5,9 % par an en moyenne entre 1993 et 2003. Une dynamique plus importante que dans la Bièvre (4,6 %) et le Voironnais (4,4 %) et plus encore que dans l’agglomération (1,4 %) et le Sud grenoblois (0,8 %).

Évolution de l’emploi salarié privé dans la région urbaine grenobloise depuis 1993

Source : UNEDIC Note : Les statistiques annuelles des effectifs salariés sont établies à partir des déclarations d’employeurs assujettis à l’Assurance chômage, elles ne concer nent donc que les établissements et les salariés du secteur privé industriel et commercial. Elles ne couvrent pas les salariés de l’Etat et des collectivités locales, les salariés des Établissements publics à caractère administratif (Banque de France, Caisse des dépôts et des consignations, …), les salariés des secteurs agricoles et para agricoles cotisant auprès des caisses de Mutualité sociale agricole, les professions libérales, les employés de maison au service des particuliers cotisant auprès des URSSAF et de l’IRCEM, ou encore les sala riés des EPCI, des régies départementales et des sociétés d’économie mixte dans lesquelles les collectivités locales ont une participation majoritaire.

Qu’est-ce qu’un Plan de déplacements urbains ?

Assurer un équilibre durable entre mobilité, protection de l’environnement et santé Le plan de déplacements urbains (PDU) est un document de référence qui élabore une démarche de planification sur dix ans à l’échelle de l’agglomération. Il définit les principes de l’organisation des transports de personnes et de marchandises, de la circulation et du stationnement dans le périmètre des transports urbains. Concept initié par la loi sur les transports intérieurs (Loti) de 1982, le PDU est devenu obligatoire pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants avec la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (Laure) de 1996 qui définit six grandes orientations : - la diminution du trafic automobile ; - le développement des transports collectifs et des modes doux ; - l’aménagement et l’exploitation du réseau principal de voirie d’agglomération ; - l’organisation du stationnement ; - le transport et la livraison des marchandises ; - l’encouragement pour les entreprises et les collectivités publiques à favoriser le transport de leur personnel. La loi Solidarité et renouvellement urbains (SRU) du 13 décembre 2000 vient renforcer l’outil. Après avoir établi le diagnostic des déplacements et élaboré plusieurs scénarii de développement, le projet de PDU finalisé

Le métier

est arrêté par délibération de l’Autorité organisatrice de transports urbains (AOTU). La concertation officielle permet d’associer au projet les personnes publiques et la population avant l’approbation définitive du PDU par l’AOTU.

Et dans la région urbaine grenobloise ? Le deuxième PDU de l’agglomération grenobloise – le premier avait été élaboré en 1987 – a été adopté par le comité syndical du Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) le 29 mai 2000. Un comité de pilotage s’est réuni chaque trimestre associant collectivités, représentants des acteurs socio-économiques, partenaires associatifs et privés afin d’élaborer ce document dont les quatre objectifs principaux sont : - l’amélioration de la qualité de vie urbaine et la protection de l’environnement quotidien et de la santé des habitants ; - la vitalité économique, commerciale et universitaire ; - la solidarité entre les territoires de l’agglomération avec une véritable politique d’aménagement du territoire qui réponde

aux besoins des zones sensibles ; - l’instauration progressive et durable d’un nouvel équilibre modal pour diminuer la part des déplacements en voiture particulière au profit des modes alternatifs (amélioration du réseau piétonnier et cyclable, développement des transports en commun urbains et périurbains, organisation de l’intermodalité, etc.). La démarche doit s’accompagner de la création d’une agence de mobilité (services et renseignements à destination du grand public) ainsi que d’un observatoire des déplacements et de leurs impacts sur l’environnement que l’Agence est chargé de mettre en place. Non contraint par la loi du fait de son niveau démographique, le Pays voironnais a quant à lui fait la démarche volontaire d’élaborer son PDU avec le souhait particulier d’y associer la population. Il en finalise actuellement le diagnostic. L’Agence lui porte une assistance et une validation méthodologiques. Vous pouvez consulter en ligne et télécharger le PDU de l’agglo mération grenobloise sur le site internet du SMTC : www.smtc-gre noble.org/PDU/sommaire.htm.

Qu’est-ce qu’un SIG ?

Un SIG est un système d’information géographique. C’est un outil qui permet de créer, stocker, gérer, présenter, valoriser, analyser de l’information spatialisée. Il permet de produire des cartes, mais également des tableaux ou des graphiques. Depuis cinq ans, les chargés d’études observation constituent le SIG de l’Agence d’urbanisme, l’exploitent, le font évoluer. Ils sont chargés de collecter les données (cadastres, bases de données thématiques…), de les préparer (numérisation…), de les harmoniser et de les organiser pour qu’elles soient exploitables. Par ailleurs, ils la traitent (production de cartographies, analyses spatiales…) en collaborant aux études réalisées pour les partenaires de l’Agence. Avec quelques années de collecte de données et d’analyses spatiales, ils constituent petit à petit un fond pérenne qui permet d’avoir une vision globale du territoire, de constituer son histoire et d’imaginer son développement futur. Enfin, ils créent des outils méthodologiques réexploitables dans des contextes différents. Les chargés d’études de l’Agence d’urbanisme utilisant le SIG sont pluridisciplinaires et peuvent intervenir à différents titres dans la réalisation d’une étude. Ils associent leurs compétences d’urbaniste, de géomaticien, de statisticien, de cartographe, de gestionnaire de bases de données pour en faire un outil d’aide à la décision.

cartes produites étayent le discours et la réflexion en les illustrant. Enfin, le SIG peut être un outil de réflexion et développer des méthodologies nouvelles. Pour un schéma directeur d’assainissement par exemple, les chargés d’études élaborent plusieurs hypothèses afin d’aider le maître d’ouvrage à faire le choix d’aménagement sanitaire le plus pertinent : en fonction du nombre d’habitants actuel, de l’espace potentiellement urbanisable et de l’hypothèse de développement (haute, basse, intermédiaire), on peut déterminer le nombre d’habitants futur et ainsi aider au choix du diamètre des canalisations à mettre en place.

Visualiser les évolutions possibles En amont de la production d’une étude, l’exploitation du SIG permet par exemple d’élaborer différents scénarios. C’est la démarche mise à l’œuvre dans le cadre de l’éventuelle ligne de tramway Moirans-Grenoble : en fonction de différents tracés possibles ont été mesurés le nombre d’emplois, d’habitants, de commerces situés dans une zone de 400 mètres autour de la ligne. L’outil permet ainsi d’envisager différentes hypothèses et d’analyser leurs impacts. En aval, le SIG permet de produire des représentations cartographiques, éléments de visualisation et de compréhension des enjeux d’un territoire. En croisant des données issues de différentes bases, on peut ainsi obtenir, par exemple, une carte des emplois à Grenoble, situés à 300 mètres des arrêts de transport collectif dans les quartiers prioritaires du Contrat de ville : les

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trois petits points... À lire à l’Agence

Les rendez-vous

Les documents présentés ici peuvent être consultés au centre de documentation de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise. Le centre est ouvert au public sur rendez-vous les lundis, mercredis et jeudis après-midi. Pour toute demande, vous pouvez contacter Martine Goujon : martine.goujon@aurg.asso.fr ou 04 76 28 86 59.

Les nouvelles études de l’agence Plan local d'urbanisme et bruit : la boîte à outils de l'aménageur Villes d'Échirolles, de Grenoble, de Meylan, de Saint-Martin-d'Hères, Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Direction départementale de l’Équipement de l’Isère, 2004, 48 p. Ce guide permet d'apporter une réponse aux objectifs de réduction des nuisances sonores et de prévention des pollutions de toute nature, fixés par la loi SRU. Il a été conçu par un groupe de techniciens de terrain du pôle de compétence Bruit de l'Isère. Il propose un ensemble d'outils concrets et simples, une « boîte à outils » dans laquelle les élus ou les techniciens puiseront pour aborder le volet Bruit de leur projet d'urbanisme.

et d'en spatialiser les scénarii. Elle présente l'état des lieux et les principaux enjeux du secteur nord-ouest en matière de paysage et d'environnement, de démographie/habitat/équipement et services, de développement économique, et de mobilité et d'infrastructures de déplacements. Elle se termine avec un exposé des attentes de chaque commune concernée.

Quelques ouvrages sur le territoire local

Plan local d'urbanisme de la ville de Grenoble : projet arrêté par délibération du conseil municipal du 31 janvier 2005 Ville de Grenoble, 2005 Ce cédérom est proposé comme un document d'information réalisé à partir du projet du Plan local d'urbanisme de la Ville de Grenoble, arrêté par délibération du conseil municipal du 31 janvier 2005. Seuls les documents papier déposés en Mairie constituent le projet du PLU arrêté. Modes doux : premiers enseigne - Sommaire du cédérom : rapport de présentation, PADD, orienments de l'enquête ménages sur les tations d'aménagement, règlement, documents graphiques, annexes, documents d'orientation. déplacements 2002 BLAIS Julie, MOREL Pierre Agence d’urbanisme de la région greno - Schéma d'aménagement de l'Isère en amont de Grenoble Étude paysagère : paysages, usages et loisirs en lien avec les bloise, 2004, 38 p. er Cette note rappelle les principaux résultats de l'enquête ménages territoires traversés. Phase 1. Comité consultatif du 1 mars 2002 sur les déplacements dans la région grenobloise, et plus par- 2005 ticulièrement sur les modes de déplacements « doux ». La marche SYMBHI, mars 2005 à pied est en progression, alors que les déplacements en vélo bais- Présentation de l'étude paysagère des berges de l'Isère : état sent. Il apparaît que la baisse du nombre de déplacements en vélo actuel des berges et digues de l'Isère, mesures paysagères est davantage du fait des hommes, des jeunes et des plus de cin- proposées, impacts et usages. quante ans. Alors que la marche à pied progresse chez les hommes et chez les 25-34 ans. Étude intercommunale de prospective urbaine [Secteur Nord-Ouest] Communes de Saint-Martin-le-Vinoux, SaintÉgrève, le Fo n t a n i l -Cornillon, Noyarey, VeureyVoroize, Sassenage en lien avec Grenoble et Fontaine. État des lieux et enjeux. TABOURET Georges Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Grenoble Alpes Métropole , 2004, 115 p. L'étude a pour objectif de quantifier les potentialités de développement (habitat, économie, commerces et services), d'identifier des sites pour l'accueil de grands équipements ou de fonctions stratégiques

Territoires d'innovation : de la conception à la diffusion des technologies clés IIIe rencontres du sillon alpin, INRIA, Montbonnot, 22 octobre 2004 Grenoble, Conseil Général de l'Isère, INRIA, 2005 Le cédérom comprend la synthèse du colloque (thème 1 : le Sillon alpin, acteur de l'offre technologique, thème 2 : formation, s'adapter aux besoins des acteurs locaux et aux exigences de l'attractivité internationale, thème 3 : optimiser la diffusion des technologies innovantes par une approche territoriale forte adaptée à la demande des utilisateurs) ainsi que la retranscription intégrale des interventions (fichiers texte, audio et vidéo).

L’Agence hors les murs Les chargés d’étude de l’Agence sont régulièrement invités à intervenir lors de colloques, de séminaires, de manifestations ou à collaborer à des publications pour proposer un regard d’expert sur des problématiques actuelles de l’aménagement du territroire.

La rue du futur, approche sociétale, innovations technologiques Dans le cadre du projet européen New road construction concepts, une journée d’étude et de débats a été organisée en janvier 2005 par la Direction régionale de l’équipement d’Îlede-France, l’Association des ingénieurs territoriaux de France, le Club d’échange d’expériences sur les routes départementales d’Île-de-France et le Laboratoire central des Ponts et chaussées. Maya Vitorge et Alain Perron, directeurs d’études à l’Agence d’urbanisme ont présenté la démarche d’autoroutes apaisées (lire l’encadré page 2). Contact : maya.vitorge@aurg.asso.fr et alain.perron@aurg.asso.fr La prise en compte de l’environnement dans la région grenobloise Dans le cadre de la conférence départementale de l’environnement organisée par le conseil général de l’Isère en novembre 2004, Murielle Pezet-Kuhn, chargée d’études environnement à l’Agence d’urbanisme, est intervenue sur la prise en compte de la biodiversité dans l’urbanisme. Elle est également intervenue sur la prise en compte du développement durable et de l'environnement dans la région grenobloise lors d’une formation organisée par le CNFPT en décembre 2004. Contact : murielle.pezet-kuhn@aurg.asso.fr Concertation et participation des habitants Dans le cadre d’un séminaire sur le management urbain organisé par l’Institut d’architecture de Genève en janvier 2005, suivi par des étudiants en architecture et en urbanisme venus de différents pays francophones, Sylvie Barnezet, chargée d’études communication, est intervenue sur les formes de participation des habitants en France. Un regard particulier a été posé sur les expériences menées dans l’agglomération grenobloise, en

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s’appuyant sur les éléments issus de l’observatoire des pratiques participatives animé par l’Agence d’urbanisme. Contact : sylvie.barnezet@aurg.asso.fr Échanger sur les potentiels d’observation en Rhône-Alpes Le 10 mars dernier s’est tenue à Villefontaine une conférence débat sur les pratiques d’observation du territoire organisée par Rhône-Alpes num��rique. Ce centre de compétences, créé à l'initiative du Réseau des villes Rhône-Alpes, du conseil régional et de l'État en région, développe des missions autour des industries du numérique et de la diffusion des technologies de l’information et de la communication. L’intervention de Jean-Pierre Barrel, chargé d’études observation à l’Agence d’urbanisme, a porté sur le potentiel et la mise en réseau des compétences des trois agences d’urbanisme de Rhône-Alpes en matière d’observation. Cette première rencontre pourrait déboucher sur d’autres temps d’échanges.

« Métropole en question, métropole en action » La XXVIe rencontre de la Fédération nationale des agences d’urbanisme aura lieu du 13 au 15 décembre 2005 à Grenoble (le 13), Saint-Étienne (le 14) et Lyon (le 15). Coorganisée par les agences d’urbanisme de ces trois agglomérations, elle portera sur la métropolisation. Un séminaire se tiendra à la Maison de l’Isère, à Paris, au printemps prochain, qui rassemblera experts, chercheurs et techniciens des agences afin d’élaborer finement les problématiques qui seront mises en débat lors du colloque ; les échanges de ce séminaire alimenteront le document introductif qui sera diffusé plusieurs semaines avant la rencontre. Moment fort de la rencontre, la plénière d’ouverture se tiendra à Grenoble. Chaque journée se déroulera dans une des villes organisatrices et permettra aux participants d’aborder trois grandes problématiques : la métropole vécue, la métropole en construction, la métropole et son rayonnement. Séances plénières et nombreux ateliers-visites seront au programme. Du 13 au 15 décembre à Grenoble, Saint-Étienne et Lyon

Mobilité et villes « mythiques » de Curitiba à New-York... en passant par Zürich Cette rencontre organisée par le Certu avec V. Kaufmann sur le « modèle suisse » propose une intervention de F. Beaucire sur un parallèle « Karlsruhe-Nantes », une intervention sur les villes américaines (Los Angeles, New York...), une intervention sur le « modèle CuritibaBogota »... Le 31 mai 2005 à Lyon Plus d’information: jeanmarie.guidez@equipement.gouv.fr Logiques métropolitaines : modèles, acteurs et processus Ce colloque pluridisciplinaire est organisé par l’Institut fédératif de recherche sur les économies et les sociétés industrielles de Lille. Les réflexions porteront sur le phénomène métropolitain comme élément essentiel dans la compréhension des dynamiques territoriales. Les 2 et 3 juin 2005 à Lille Plus d’informations : http://www.ifresi.univ-lille1.fr Vivre dans la ville - La ville vivante Dans le cadre de la VIe biennale européenne des villes et des urbanistes, dirigeants locaux et urbanistes européens seront rassemblés autour du thème de la contemporaine. planification Expositions, ateliers, présentations multimédia et exposés animeront la conférence. Du 9 au 11 juin 2005 à Copenhague (Danemark) Plus d’informations : http://www.cityliving-livingcity.org

Contact : jean-pierre.barrel@aurg.asso.fr IntenCités urbaines Du 26 janvier au 3 mars, la Plateforme, nouvel espace d’exposition et de débat proposé par la Ville de Grenoble a accueilli une exposition issue du réseau des agences d’urbanisme appelée IntenCités urbaines : formes urbaines et densités dans 30 agglomérations. Une soirée débat regroupant élus locaux (Annie Deschamps, présidente de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Pierre Kermen, adjoint à l’urbanisme et à l’environnement de la Ville de Grenoble) et professionnels nationaux (Philippe Panerai, architecte urbaniste et Francis Cuillier, directeur de l’agence d’urbanisme de Bordeaux), une conférence d’Yves Lion, architecte urbaniste, et des visites guidées ont été proposées avec succès. Cette exposition tournera dans différentes agences d’urbanisme comme Besançon, Toulouse, Clermont-Ferrand, Montbéliard… Contact : sylvie.barnezet@aurg.asso.fr

21, rue Lesdiguières - 38000 Grenoble Tél. : 04 76 28 86 00 - Fax : 04 76 28 86 12 accueil@aurg.asso.fr www.aurg.org

Le Point sur l’Y est publié par l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise Directeur de la publication : Jérôme Grange Crédits photos : Ville de Grenoble, Agence d’urbanisme de la région grenobloise. Illustrations : Caroline Nocart Imprimé par l’Imprimerie des Eaux-Claires sur papier recyclé Cyclus offset. Dépôt légal à parution N° ISSN 1770-9717


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