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1 Un schéma de secteur pour le Voironnais 2 Point à la ligne

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« Autonomie, équilibre et efficience », rencontre avec René-Xavier Faivre-Pierret. Points de suspension Modifications du Schéma directeur Appel à coopération métropolitaine Nouvelles adhésions à l’Agence Vers une agglomération nature Point-clé Loyers privés dans l’agglomération grenobloise : l’ivresse des sommets « Les loyers sont chers parce que l’achat est cher », rencontre avec Jean-Marc Torollion. Développer le locatif public, rencontre avec Jean-Michel Remande. Territoires point par point Mise au point Le chiffre, le mot, le métier Trois petits points... À lire à l’Agence L’Agence hors les murs Les rendez-vous

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Un GIE entre les trois agences d’urbanisme de Rhône-Alpes Premier du genre, le groupement d’intérêt économique créé prochainement entre les trois agences d’urbanisme de Lyon, Grenoble (AURG) et Saint-Étienne (Epures), permet de proposer une offre d’ingénierie territoriale sur des missions de conseil, d’observation et d’étude sur l’ensemble de l’espace régional. En effet, le contexte dans lequel les agences interviennent est marqué par le changement d’échelle que nécessite le développement du fonctionnement métropolitain (la ville se pense avec ses périphéries de plus en plus éloignées), la création de réseaux de villes et l’acte II de la décentralisation. Ce GIE permet donc d’améliorer la cohérence des actions en mutualisant les outils et les moyens, en créant des méthodologies communes et en partageant et en diffusant les connaissances ainsi développées. Trois axes de travail sont déjà sur les rails : la question de la concertation avec le rôle et les méthodes des agences d’urbanisme pour accompagner les collectivités locales, l’évolution des pratiques d’observation sur de nouvelles échelles territoriales et la compréhension du fait métropolitain à l’échelle de la région Rhône-Alpes. De La Note au Point sur l’Y Cela faisait un petit moment que vous n’aviez pas reçu La Note de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise… C’est parce que nous travaillions sur une nouvelle formule, dont voici le premier numéro. Avec Le Point sur l’Y, nous vous proposons une actualité plus complète sur les activités de l’Agence et nous offrons la parole à des élus et acteurs de l’aménagement de notre territoire. Plate-forme d’informations et de débats, accompagnatrice des politiques d’aménagement, interface entre acteurs publics et privés, l’Agence d’urbanisme souhaite que cette nouvelle lettre soit le reflet de la diversité de nos réflexions et actions. Bonne lecture.

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Un schéma de secteur pour le Voironnais Le Schéma directeur de la région grenobloise voté en 2000 l’avait rendu possible : chacun des secteurs peut réaliser un schéma afin de préciser et de décliner les axes d’aménagement. Le Pays voironnais s’est donc lancé dans ce travail qui permet de mettre en cohérence l’ensemble des politiques du territoire. La communauté d’agglomération du Pays voironnais a pris la décision, par délibération du conseil communautaire du 3 mai 2002 d’engager l’élaboration d’un schéma de secteur (en référence aux dispositions de l’article L122-17 du code de l’urbanisme). Ce schéma a cinq objectifs : - traduire spatialement le projet de territoire (en approfondissement de ce qui a déjà été inscrit dans le Schéma directeur) ; - formaliser et améliorer la cohérence de l’ensemble des études et documents de planification s’appliquant sur le territoire (y compris les plans locaux d’urbanisme) ; - approfondir et négocier avec les partenaires du Pays voironnais les orientations fondamentales d’aménagement du territoire ; - conforter le positionnement du Pays voironnais en tant que pôle d’équilibre afin d’enrayer la tendance à la périurbanisation ; - faciliter la gestion collective d’un certain nombre d’enjeux d’aménagement structurants. En résumé, l’enjeu du schéma de secteur est de donner du sens à l’ensemble des démarches d’aménagement menées sur le territoire.

Une élaboration partenariale et itérative Pour répondre à ces objectifs, la méthode d’élaboration du schéma est au moins aussi importante que le document final. Il s’agit, pour les élus du territoire (élus communautaires et élus municipaux) comme pour d’autres acteurs (les membres du conseil de développement, les services, les partenaires institutionnels ainsi que les collectivités des autres territoires…) de s’approprier la démarche. Aujourd’hui, les orientations stratégiques ont été approuvées après une phase qui s’est déroulée par allers-retours entre élus et techniciens du Pays voironnais avec l’appui de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise. Cette dernière joue ainsi un rôle d’assistance à maîtrise d’ouvrage tout au long de ce projet qui nécessite un mode d’organisation itératif emboîtant de multiples autres projets. À partir des connaissances élaborées lors de la construction du Schéma directeur, il s’agit d’intégrer aux réflexions de nombreux autres éléments : l’évolution depuis 2000 des tendances démographiques, des éléments paysagers et environnementaux précis, un schéma d’équipements et de services à la population… Avec une focalisation particulière sur trois zooms : - l’intégration de la zone économique Centr’Alp avec notamment le projet de tramway Moirans-Grenoble, le barreau autoroutier A48/A49 et la question des corridors écologiques ; - le développement du site touristique du lac de Paladru

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Périmètre de la communauté d’agglomération du Pays voironnais

avec ses enjeux urbains, paysagers, agricoles, hydrologiques et de services ; - la centralité voironnaise. La nouvelle phase qui s’ouvre aujourd’hui est la déclinaison territoriale par bassins de vie des orientations stratégiques du schéma de secteur. Des réunions avec les élus communautaires et communaux sont ainsi organisées pour un engagement concret d’actions pour réduire l’étalement urbain, construire un habitat de qualité et proposer un maillage entre équipements. Le projet final devrait être discuté en conseil communautaire du Pays voironnais fin 2005. Contact : maya.vitorge@aurg.asso.fr et benoit.parent@aurg.asso.fr Lire page 2 l’interview de René-Xavier Faivre-Pierret, maire de Paladru et vice-président de la communauté d’agglomération du Pays voironnais.

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« Autonomie, équilibre et efficience »

Rencontre avec René-Xavier Faivre-Pierret, maire de Paladru et vice-président du Pays voironnais, chargé de l’aménagement de l’espace communautaire

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Pourquoi les 34 communes de la communauté d’agglomération du Pays voironnais se sont-elles lancées dans la démarche d’un schéma de secteur ? Nous élus, souhaitons tout d’abord que notre territoire ne devienne pas une « banlieue dortoir » de l’agglomération grenobloise. Nous voulons donc assurer un équilibre dans le développement intérieur de notre territoire, entre secteurs ruraux et urbains, et à l’extérieur par rapport à l’agglomération grenobloise. Nous voulons aussi maîtriser nos choix d’aménagement et notamment préserver un cadre de vie de qualité pour tous nos habitants et favoriser la solidarité entre les espaces urbains,

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périurbains et ruraux qui composent notre territoire, mais aussi travailler en partenariat avec les territoires voisins. Quels sens souhaitez-vous donner à ce schéma de secteur ? Trois points résument notre projet : l’autonomie, l’équilibre, c’est-à-dire développer les grandes fonctions urbaines en respectant l’environnement et les zones rurales, et l’efficience, c’està-dire travailler sur les économies d’échelles entre les structures. Que va apporter le schéma de secteur aux communes et aux habitants du Pays voironnais ? La démarche même de l’élaboration du

schéma permet de fédérer le territoire, de concilier le Pays de Paladru-Valdaine rural et touristique avec le Pays voironnais urbain et industriel. Le schéma de secteur, en reliant le contrat d’agglomération, le schéma d’équipements et de services, le plan de déplacement urbain et le programme local de l’habitat, participe à ce que les élus et les habitants disent « notre territoire ». Concrètement, le schéma de secteur nous permet de construire un territoire offrant l’égalité des chances : quand un enfant d’une petite commune du nord de la communauté d’agglomération veut faire de la musique, que lui propose-t-on en termes d’équipements, de services, de transports ? Nous tra-

suspension

Modifications du Schéma directeur de la région grenobloise Commerce Une procédure de modification du Schéma directeur a été engagée par le comité syndical le 30 octobre 2003, sur la question du commerce. L’objectif était de clarifier et de préciser les orientations du Schéma directeur en matière d’urbanisme commercial. Cette modification, qui permettra, entre autre, l’implantation d’IKEA, tend également au rééquilibrage des territoires voisins de l’agglomération et au renforcement des pôles urbains actuels, en maîtrisant clairement le développement des grandes surfaces commerciales et en favorisant l’intégration de nouveaux commerces dans les espaces urbains. Cette modification a été approuvée par le comité syndical du Schéma directeur lors de sa séance du 8 octobre 2004.

Unité touristique nouvelle (UTN) de Chamrousse Le syndicat mixte du Schéma directeur engage une modification pour autoriser la création d’une UTN à Chamrousse. Celle-ci a pour objet la modernisation de certains équipements et l’amélioration du domaine skiable. Le dossier de modification vient de faire l’objet d’un avis favorable du comité de massif chargé de son examen. Il fera donc prochainement l’objet d’une enquête publique dans l’ensemble des communes du Schéma directeur.

Extension du périmètre du Schéma directeur Le comité syndical du Schéma directeur a adopté le principe d’adhésion de nouveaux établissements publics de coopération intercommunale au syndicat mixte : la communauté de communes du Pays de Chambaran et la communauté de communes du Pays de Beaurepaire. Par ailleurs, il a pris acte des effets de l’article 18 de la loi du 2 janvier 2002 (L122-5 du code de l’urbanisme) intégrant dans le périmètre du Schéma directeur la totalité des communes membres des EPCI dont une partie seulement était jusqu’alors incluse dans le périmètre. Les communes concernées sont Saint-Bueil et Voissant de la communauté d’agglomération du Pays voironnais, Arzay, Balbins, Bossieu, Champier, Commelle, Faramans, Le Mottier, Nantion, Ornacieux, Pajay, Penol, Sardieu et Semons de la communauté de communes de Bièvre-Liers et La Rivière de la communauté de communes Vercors-Isère. Enfin, le syndicat mixte a pris acte de la création de la communauté de communes du Sud grenoblois, membre du syndicat, mais qui s’est étendue à des communes qui n’étaient pas jusqu’alors dans le périmètre (Saint-Barthélémy-deSéchilienne, Saint-Pierre-de-Mésage et Notre-Dame-deCommiers). Le syndicat mixte a donc engagé une nouvelle procédure de modification en vue d’inclure ces nouveaux territoires et d’y traduire de manière concrète les orientations du Schéma directeur.

Vers une agglomération nature Liée au projet d’agglomération, une réflexion débute pour l’élaboration d’un schéma de valorisation et de maillage des espaces naturels à l’échelle de l’agglomération grenobloise. En effet, la Métro n’a pas aujourd’hui de vision globale du fonctionnement de ces espaces qui sont soumis à des enjeux multiples et croisés : économiques, récréatifs, de prévention des risques, de protection et de valorisation des richesses biologiques… L’information est dispersée entre plusieurs organismes et associations qui détiennent chacun une partie de la connaissance. Il s’agit donc de réunir ces acteurs et les collectivités locales et de partager les informations sur les conflits d’usages, les difficultés de gestion, les risques, les fréquentations, les richesses patrimoniales et environnementales, les actions pédagogiques, etc. Ces informations seront ainsi capitalisées au sein de bases de données et de cartes afin d’aider à la définition des orientations pour l’action communautaire. 2

vaillons par exemple sur un pacte fiscal pour une solidarité financière entre communes. Voilà les pistes concrètes qu’ouvre le schéma de secteur. Mais il va aussi permettre de construire les aménagements ou équipements à la bonne échelle : au nord du lac de Paladru, par exemple, cinq communes s’associent pour construire ici une salle de sport, là une salle des fêtes, une salle de judo, une base d’aviron… Nous travaillons sur ces projets dans le cadre du schéma de secteur et les gens comprennent bien que leur – notre – bassin de vie est plus large aujourd’hui qu’hier.

L’Agence d’urbanisme est chargée de coordonner l’ensemble de la démarche. Ce travail est par exemple nécessaire pour le site des Vouillants (sur la commune de Fontaine) qui comporte des surfaces boisées, mais aussi des espaces de prairies affectées à l’agriculture, qui connaît une fréquentation de loisirs importante et est exposé à des risques liés à des chutes de blocs de pierres et d’arbres. Cet espace nécessite une intervention large et globale qui va au-delà de la zone de loisirs actuelle. Il s’agit donc de faire émerger les axes d’une politique communautaire sur l’ensemble des espaces agricoles et naturels. Parallèlement, le programme de recherche Métropole nature sur l’élaboration d’outils permettant une gestion concertée des espaces naturels périurbains est l’occasion d’un échange méthodologique. Notons qu’une démarche similaire pilotée par l’Adayg est menée sur le Voironnais et constitue le second terrain d’application de ce programme de recherche. Contacts : anne-marie.maur@aurg.asso.fr et murielle.pezet-kuhn@aurg.asso.fr Surfaces urbanisées Espaces agricoles Espaces boisés ou semi-naturels Espaces récréatifs Sources : SpotThéma/AURG 2000 BD Carto © IGN 1992 BD AURG 2004

Surfaces en eau Roches nues

La communauté de communes de Vinay a par ailleurs demandé son adhésion au syndicat mixte. Celle-ci deviendra effective dès l’adhésion de la commune de Quincieux, ceci afin de préserver la continuité territoriale du périmètre du Schéma directeur. Il faut souligner que ces modifications successives ne constituent nullement une remise en cause du Schéma directeur et des orientations approuvés par l’ensemble des collectivités en juillet 2000. Elles constituent au contraire des éléments de progrès qui permettent de conforter ce document stratégique sur des questions particulières ou sur de nouveaux territoires. Contact : alain.perron@aurg.asso.fr

Appel à coopération métropolitaine Le comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT) du 18 décembre 2003 a retenu le principe d'une « stratégie nationale de renforcement de l'offre métropolitaine de la France en Europe ». Un appel à coopération métropolitaine a donc été lancé par la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (Datar) destiné aux espaces métropolitains, afin d'inciter et d'accompagner les acteurs locaux dans leur réflexion sur le potentiel de leur territoire à long terme et à large échelle géographique. Cette initiative vise également à encourager la mise en œuvre de stratégies originales de coopération. En Rhône-Alpes, deux candidatures sont en préparation : l’une regroupant Lyon et Saint-Étienne et l’autre sur le sillon alpin regroupant dix institutions autour du réseau de Grenoble, Chambéry et Annecy. La communauté d’agglomération grenobloise coordonne cette candidature et l’Agence d’urbanisme l’assiste dans ce rôle. Finalisation de la candidature fin novembre. Contact : anne-marie.maur@aurg.asso.fr

Nouvelles adhésions à l’Agence La communauté de communes du Sud grenoblois (CCSG) er a été créée le 1 janvier 2003 par regroupement de la communauté de communes du Plateau de Champagnier et du syndicat intercommunal de Vizille. Siégeant à Jarrie, elle regroupe 14 communes et 26 000 habitants. Elle a adopté les compétences suivantes : développement économique, aménagement de l’espace, politique du logement et du cadre de vie, élimination et valorisation des déchets ménagers, transports. La CCSG vient d’adhérer à l’Agence d’urbanisme et demande aux chargés d’études d’intervenir, en assistance à l’élaboration de son projet de territoire, sur des projets à l’échelle de l’ensemble du territoire. Autre nouveau partenaire, le syndicat mixte du Pays du Grésivaudan, qui regroupe 6 intercommunalités et 85 000 habitants, vient lui aussi d’adhérer à l’Agence d’urbanisme. En accompagnement du contrat de pays qui sera signé fin 2004, les axes des travaux menés en 2005 tourneront autour de la formalisation d’une Autorité organisatrice des transports urbains (AOTU), d’une analyse des enjeux fonciers et de l’organisation d’une rencontre Territoires de demain.


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Loyers privés dans l’agglomération grenobloise : l’ivresse des sommets Grenoble a connu en 2003 une hausse des loyers de 4 %, plus élevée que

logement et l’accueil de la mobilité résidentielle. Ces tensions se traduisent

l’année précédente. Les résultats de la dernière enquête viennent ainsi confir-

par une nouvelle flambée des loyers de marché à l’occasion des relocations et

mer un regain de tension dans le parc locatif privé de l’agglomération qui

l’agglomération grenobloise enregistre cette année la plus forte hausse des

joue, comme on le sait, un rôle central dans le fonctionnement du marché du

loyers observée dans les agglomérations de province.

La reprise de la hausse se confirme… L’année 2003 a été marquée dans l’agglomération grenobloise par une nouvelle accélération de la hausse des loyers du secteur privé, en progression de 4 % par rapport à l’année précédente. Engagée en 2000, la reprise de la hausse se poursuit et s’affirme dans notre agglomération, contrairement à la tendance observée au niveau national où la hausse tend à se stabiliser. Se loger coûte toujours plus cher aux locataires de l’agglomération grenobloise qui devaient débourser au 1er janvier 2004 une moyenne de 470 euros par mois pour un logement d’une superficie de 63 m2 soit 7,5 /m2. La hausse annuelle des loyers, deux fois plus élevée que celle de l’indice des prix à la consommation (+ 2 % en 2003), n’avait plus atteint un tel rythme depuis le début des années quatrevingt-dix. Cette accélération de la hausse fait de Grenoble l’agglomération1 de province où la progression des loyers en 2003 a été la plus vive.

…sous l’effet des relocations La progression plus rapide des loyers au cours de cette dernière année est directement liée au redressement des hausses opérées à l’occasion des relocations. Les changements

de locataires ont produit une hausse de 6,9 % en 2003, nettement plus soutenue que l’année précédente (+ 4,5 % en 2002). L’impact des relocations est d’autant plus important qu’il concerne un grand nombre de logements (30 % du parc locatif reloué dans l’année). Leur contribution à la hausse s’est ainsi fortement accrue : 2,1 points en 2003 (contre 1,3 point en 2002) sur une évolution globale de 4 points . Les relocations expliquent à elles seules 53 % du mouvement d’ensemble des loyers. L’année 2003 a été marquée également par une augmentation plus modérée de l’ICC2 (+ 2,3 % en 2003 contre + 3,4 % en 2002). L’indexation des loyers sur l’ICC, qui concerne les locataires stables pour lesquels s’applique l’augmentation légale prévue par le bail, reste la pratique d’actualisation des loyers la plus fréquente (43 % du parc concerné) et influe à ce titre très largement sur l’évolution globale des loyers. La hausse engendrée par les indexations simples, moins importante que l’année précédente (1 point en 2003 contre 1,5 point en 2002) a joué, contrairement aux relocations, en faveur d’une certaine modération du mouvement d’ensemble des loyers. 1

4 points de hausse en 2003 : quelles origines ?

Les relocations : principal facteur d’évolution des loyers en 2003

sur les onzes agglomérations de l’enquête 2

ICC : indice du coût de la construction

Enquête nationale sur l’évolution des loyers privés : méthodologie L’observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (OLAP) et les agences d’urbanisme ont mis au point à la demande de la direction de la Construction du ministère de l’Équipement un dispositif national d’observation de l’évolution annuelle des loyers dans onze agglomérations de province ainsi que dans l’agglomération parisienne. L’observation est longitudinale : un même logement est décrit d’une année sur l’autre au 1er janvier de chaque année. La méthode permet de reconstituer l’évolution d’ensemble des loyers ainsi que la contribution à la hausse des différents événements locatifs survenus dans l’année (indexation, renouvellement de bail, relocation…). Pour l’agglomération grenobloise, le parc locatif est enquêté sur la base d’un échantillon représentatif d’environ six cents logements. Le quart des enquêtes concerne des ménages ayant emménagé dans l’année afin de mesurer comment évoluent les loyers de marché. Les résultats obtenus sont des moyennes et constituent des valeurs indicatives des loyers privés dans l’agglomération grenobloise.

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Une agglomération parmi les plus chères La pratique des hausses empiriques, réalisées en dehors de tout cadre légal, a été plus fréquente qu’en 2002, comme c’est généralement le cas chaque fois que l’ICC évolue de manière moins satisfaisante pour les bailleurs. Cette pratique plus répandue chez les particuliers (près de deux tiers des cas) correspond le plus souvent à une sorte de rattrapage pour des loyers sous évalués, inférieurs de 10 à 15 % à la moyenne. Les hausses empiriques qui ne concernent qu’un effectif faible (12 % du parc locatif) mais sont élevées (+ 6,6 %) pèsent tout de même pour 19 % dans l’augmentation générale des loyers puisqu’elles ont occasionné 0,8 point de hausse sur un total de 4 points. Les autres facteurs de hausse ont peu d’impact sur le mouvement des loyers. Les loyers restés stables ont été moins fréquents (14 % du parc en 2003 contre 19 % en 2002), les cas de baisse sont très peu nombreux et les renouvellements de baux – qui entraînent généralement une forte hausse – n’ont toujours été utilisés qu’à titre exceptionnel.

toujours comme l’occasion privilégiée par les bailleurs de réajuster le loyer et les nouveaux entrants paient cette année beaucoup plus cher que leurs prédécesseurs immédiats. Le loyer de marché atteint aujourd’hui 9 /m2 contre 8,4 /m2 voici seulement un an. Après la pause observée l’an dernier, le loyer de marché est reparti en forte hausse (+ 6,9 % en 2003) et la hiérarchie des loyers se creuse de nouveau avec un écart très important entre le loyer de relocation et l’ensemble des loyers (+ 20 %). Reflet de la forte pression qui s’exerce sur l’offre locative, la part des logements reloués avec des hausses supérieures à l’ICC a pratiquement doublé en un an passant de 32 % en 2002 à 64 % en 2003. Il faut d’ailleurs souligner que seuls les appartements de trois et surtout quatre pièces voient leurs loyers de relocation augmenter beaucoup plus vite que l’an passé (respectivement + 6 % et + 11 %). On peut voir ici le signe d’un décalage croissant entre offre et demande.

Une flambée des loyers de marché

Des loyers tirés vers le haut par le neuf

Les changements de locataires se présentent

Les logements les plus récents (après 1990)

sont toujours ceux qui ont les loyers les plus élevés à 9,2 /m2, soit en moyenne 31 % de plus que les logements construits avant 1949. Pour les petits logements d’une pièce, le coût atteint les 16 /m2 avec des loyers mensuels moyens qui frôlent les 400 euros pour une surface réduite d’à peine 25 m2. On sait que ce type de logements est avant tout destiné aux jeunes (jeunes ménages, étudiants) et aux isolés qui ne disposent généralement que de faibles ressources et se trouvent ainsi très fortement pénalisés par ces coûts qui leur rendent l’accès au logement très difficile. Signe des limites de solvabilité, les loyers en neuf progressent à présent beaucoup moins rapidement que ceux des autres logements.

Disparité des loyers dans l’agglomération grenobloise

Des loyers qui diffèrent selon la localisation La hiérarchie des loyers entre secteurs et communes de l’agglomération ne se modifie guère au fil des ans. La tendance au resserrement, à l’œuvre depuis plusieurs années, tant entre les différentes agglomérations qu’au sein de l’agglomération grenobloise, semble marquer le pas localement. La fourchette des loyers pratiqués s’est élargie de nouveau

plus de 8,5 € / m2 de 8 à 8,5 €/m2 de 7,5 à 8 €/m2 de 7 à 7,5 €/m2 de 6,5 à 7 €/m2 moins de 6,5 €/m2

« Les loyers sont chers parce que l’achat est cher »

Rencontre avec Jean-Marc Torrollion, membre de la chambre des experts de la Fnaim

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Entre le 1er janvier 2003 et le 1er janvier 2004, l’étude réalisée par l’Agence d’urbanisme indique que les loyers privés ont particulièrement augmenté dans l’agglomération grenobloise. Est-ce que, selon vous, cette tendance se poursuit ? Nous avons très bien loué en 2003 malgré les hausses importantes. C'està-dire avec très peu de vacance pour les propriétaires et des locataires solvables en face. Un bémol tout de même, et accentué depuis, sur les grands appartements de standing (chers en valeur absolue) et les maisons. Il semble, en effet, que depuis le début de l’année 2004, les loyers supérieurs à 1200-1500 euros partent plus difficilement. Nous arrivons peut-être à une limite de solvabilité due à l’augmentation des prix et à une certaine dégradation économique. En revanche, les loyers des studios et des une et deux pièces continuent à augmenter et ils sont rapidement loués. Je pense que les loyers sont chers parce que l’achat est cher (le marché de l’accession a pris 50 % en quatre ans) : pour avoir un taux de rentabilité de 6 à 7 %, un investisseur doit donc louer cher pour rentabiliser son investissement.

L’étude présentée dans ce dossier indique une assez forte disparité entre les loyers de relocation qui augmentent à chaque changement de locataire, et ceux gardant le même locataire, qui restent plus stables. En outre, d’après l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI), les travaux d’amélioration des logements diminuent. Qu’en pensez-vous ? Peu à peu, lors des renouvellements de baux, les loyers sont augmentés. Lorsque nous faisons passer des dossiers auprès de la commission de conciliation, elle a plutôt tendance à valider les réajustements. Je pense donc que petit à petit, il y aura rééquilibrage entre les deux types de location. Ensuite, pour ma part, je ne vois pas de fléchissement dans les travaux, même si les bailleurs se passent aujourd’hui de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (l’ANAH, qui octroie des aides pour les travaux) car elle a une réactivité beaucoup trop lente.

On dit aussi que l’agglomération grenobloise connaît un taux de rotation important, est-ce une spécificité ?

En notez-vous d’autres ? Un quart des logements en location tourne chaque année dans l’urbain. Mais ce qui est particulier à l’agglomération grenobloise, c’est le pic très important l’été : sur 600 actes de location dans l’année, mon agence en réalise 350 entre juin et septembre. Ce qui est aussi assez spécifique à notre agglomération, ce sont les colocations de grands logements par des étudiants. Du coup, ces logements sont souvent loués un peu plus chers que s’ils l’étaient à des familles, c’est l’effet pervers de la colocation étudiante. Enfin, il faut noter une mobilité importante des cadres parfois internationaux dans notre région. Existe-t-il de gros écarts entre quartiers de l’agglomération ? Notezvous des quartiers qui ne trouvent pas preneurs ? En 2004, nous notons tout de même une difficulté sur les grands boulevards à Grenoble due aux travaux de la troisième ligne de tramway. Il faut ensuite noter le regain du centre-ville qui reste très demandé en location. Le neuf aussi se loue très bien : un certain nombre de personnes sont d’accord pour louer un

peu plus cher, mais avec des exigences de qualité élevées. D’une manière générale, les gens analysent les difficultés de circulation par rapport à leur lieu de travail. Avant, quelqu’un qui travaillait dans le Grésivaudan pouvait aller habiter à Saint-Égrève, aujourd’hui c’est plus difficile, il ira peut-être plutôt à Échirolles grâce à la rocade. D’ailleurs, je trouve qu’en terme d’image, Échirolles est une ville qui est en train de changer, elle devient l’arrière-marché de Meylan. Mais il faut aussi noter l’autre élément qui détermine de plus en plus le lieu d’habitation : c’est la carte scolaire.


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avec des loyers qui s’échelonnent selon les secteurs de l’agglomération de 400 euros à plus de 600 euros par mois en moyenne. Rapportés au mètre carré, les écarts sont moins importants puisque l’offre locative n’est pas partout de même nature. À Grenoble, qui a bénéficié d’importants apports de construction neuve, on trouve surtout des petits logements plus chers au mètre carré (11,7 /m2 pour les une pièce) alors que dans le centre « haussmannien » de Grenoble ou dans les communes éloignées, on trouve, au contraire, beaucoup de grands logements moins chers au mètre carré (5,1 /m2 pour les cinq pièces et plus). On distingue dans l’agglomération : • les secteurs les plus chers (plus de 8,5 /m2) restent les communes de la rive droite : Meylan, la Tronche, Corenc… • la ville centre où les loyers se sont nettement renchéris et sont supérieurs à la moyenne (de 7,5 à 8,5 /m2) ; • un vaste secteur central où les loyers sont

proches de la moyenne (autour de 6,5 à 7,5 /m2) qui regroupe Échirolles, Fontaine, Saint-Martin-d’Hères, Seyssinet, Sassenage, Pont-de-Claix, Saint-Égrève, et Saint-Martinle-Vinoux ; • Les communes plus éloignées du centre où les loyers sont plus bas (moins de 6,5 /m2) comme Eybens, Gières, Domène, le Versoud, Villard-Bonnot, Noyarey, Veurey…

Grenoble, une agglomération parmi les plus chères

Grenoble se démarque en 2003 par une poursuite et une accélération de la hausse des loyers privés. Parmi les onze agglomérations retenues dans le cadre de l’enquête nationale sur l’évolution des loyers privés, Grenoble est en tête concernant la hausse du loyer moyen enregistrée, et en deuxième position derrière Lyon pour ce qui concerne la progression du loyer de relocation. Contact : nicole.tartamella@aurg.asso.fr

La comparaison avec les autres agglomérations montre une hiérarchie très nette entre les villes. En 2003, la dispersion des loyers s’est maintenue et reste forte avec un écart de 51 % entre le loyer le plus haut et le loyer le plus bas. En province, Aix-en-Provence reste de loin la ville la plus chère (8,9 /m2). Grenoble se situe, avec Rennes, immédiatement derrière. À l’autre extrémité, Nancy et Brest demeurent des villes bon marché (5,9 à 6,2 /m2).

Grenoble dans le peloton de tête des agglomérations françaises

Les chiffres clés de l’agglomération grenobloise Loyer mensuel moyen (hors charges) observé en 2003 : 2

• Ensemble des logements :

7,5 /m

• Logements reloués dans l’année :

9,0 /m

• Logements neufs (après 1990) avec locataire stable :

9,1 /m

• Logements neufs (après 1990) reloués dans l’année :

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Fourchettes de loyers observées pour des logements reloués en 2003 (loyers de marché) : • T 1 : 290 à 430 • T 2 : 400 à 550 • T 3 : 480 à 640 • T 4 : 520 à 900 • T 5 et plus : 980 à 1450 Hausses moyennes observées • Ensemble des logements + 4,0 % • Logements reloués dans l’année : + 6,9 %

Développer le locatif public

Rencontre avec Jean-Michel Remande, vice-président de la Métro chargé de l’habitat, maire de La Tronche

On le voit, l’agglomération grenobloise se situe dans le peloton de tête des agglomérations les plus chères en matière de loyers privés, et surtout parmi celles qui ont énormément progressé ces dernières années. Comment analysez-vous cette très forte évolution dans l’agglomération grenobloise ? Nous sommes une agglomération qui s’inscrit dans une région à fort développement économique, avec une université importante, d’où la conjugaison entre une solvabilité et une mobilité de cadres internationaux (et donc un fort marché de relocation) et d’étudiants (plus de 50 % des 51 000 étudiants sont dans le parc privé) dans un contexte de rareté de l’offre. Même si le nombre de logements locatifs dans l’agglomération est loin d’être négligeable, il faut noter que la chute de la production de logements des années 2000-2004 nous amène vers 1 300 logements neufs sur l’agglomération contre 2 000 en 1990. Tout cela pousse vers un marché cher. Les communes et quartiers les plus chers deviennent encore plus chers au fil des années, ce qui entraîne des différenciations sociospatiales

importantes et qui continuent à se creuser. Quelle politique la Métro peut-elle mettre en place pour tenter de pallier ces écarts ? Les effets correctifs des politiques locales sur le marché des loyers privés sont faibles. En effet, le développement du placement locatif est fortement impulsé par l’État à travers des aides fiscales sur lesquelles l’action publique locale a peu de prise. C’est pourquoi nous concentrons nos efforts sur le locatif public. Mais dans le parc privé, nous n’avons pas renoncé à intervenir sur des niches, en développant du loyer intermédiaire avec conventionnement, ou en apportant un financement croisé avec celui de l’ANAH pour des travaux d’entretien en fin de bail, mais aussi en développant notre intervention sur les copropriétés fragilisées, ou encore en montant des partenariats avec la Fnaim et le Pôle universitaire européen pour proposer des sous-locations… Ensuite, l’intervention publique peut tenter de travailler sur l’image du quartier, comme nous sommes en train de le faire à la Villeneuve avec un vaste projet de restructuration ; mais l’image d’un territoire ne se transforme pas en quelques mois. Quand on restructure

un quartier, quand on refait la ville sur la ville, on a plutôt tendance à desserrer les logements et à les rendre encore plus chers… Nous devons faire attention à ne pas faire disparaître le parc à bas loyers par l’intervention publique, mais la porte est étroite ! Cette situation entraîne des difficultés à se loger pour certaines catégories de population qui, par conséquent, s’éloignent de la ville centre et même de l’agglomération pour aller chercher des prix « abordables ». Que peut faire une collectivité locale, et en particulier une communauté d’agglomération comme la Métro, pour permettre une accessibilité à tous au logement ? L’évasion urbaine, c’est d’abord un problème de budget des ménages : l’accession à la location d’un logement ne peut se réaliser sur l’agglomération grenobloise et dans une grande partie de notre région, à l’exception aujourd’hui encore de la Bièvre. Mais il faut noter que le locatif privé est quasiment inexistant hors agglomération grenobloise. Il me semble que c’est la chaîne résidentielle qui ne fonctionne plus :

autrefois, on passait du locatif privé bas de gamme au logement social plus confortable, puis on devenait primo accédant en prêt PAP… Aujourd’hui, on est soit locataire HLM, soit ancien locataire du parc privé ; et on constate des retours du locatif privé vers le parc HLM. La primo accession est devenue impossible pour les classes moyennes et je parlerais de disparition du segment intermédiaire à la vente et à la location. Il faut donc, en lien avec tous les partenaires que nous soutenons, construire plus de locatif public pour offrir aux budgets des populations modestes et des classes moyennes, notamment les familles nombreuses, un toit, au cœur de l’agglomération qui accueille l’emploi et les services de proximité : c’est un point fort de notre programme local de l’habitat.

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L’Agence d’urbanisme s’est organisée en équipes projets territoires (en lien avec l’élu représentant un secteur au sein du conseil d’administration de l’Agence) sur les cinq secteurs de son périmètre géographique d’action principal et de partenariat. Ces équipes ont pour objectif de disposer d’une connaissance globale de chaque territoire, mais aussi d’accompagner et d’articuler les différents projets à l’échelle communale, intercommunale ou inter-intercommunale.

5 équipes projets territoires Agglomération

L’agglomération grenobloise se dote d’un observatoire des pratiques participatives Le conseil communautaire de la Métro a lancé fin 2003 la création d’un observatoire des pratiques participatives et une recherche action sur la participation des jeunes à la vie locale. L’observatoire est à la fois un réseau d’acteurs, un lieu de Responsables EPT : françoise.pichavant@aurg.asso.fr georges.tabouret@aurg.asso.fr mutualisation et de capitalisation et un espace de formalisaÉlu représentant : Daniel de Murcia tion d’une charte de la participation que l’agglomération pourrait voter en 2005-2006. Des séminaires et des ateliers sont ainsi organisés pour partager et analyser les pratiques intercommunales et locales et avancer ensemble sur la charte. De plus, cette démarche s’emboîte avec l’adhésion de la Métro au réseau européen Partecipando qui réunit plusieurs villes et agglomérations européennes sur le thème. En liant

la démarche européenne et locale, une enquête a été réalisée auprès des vingt-sept communes de l’agglomération et quatre sites en pic urban ont été analysés par Yves Sintomer, chercheur et enseignant à l’Université Paris VIII. Une première réunion de restitution a eu lieu en septembre et un séminaire européen associant les principales villes engagées dans Partecipando a été organisé dans l’agglomération grenobloise les 4, 5 et 6 novembre pour croiser les expériences et avancer plus particulièrement sur le thème des phases de la participation. L’année 2005 débutera par un forum réunissant élus, habitants et techniciens des communes de l’agglomération grenobloise avec une montée en charge du dispositif avec la création d’un site internet et une structuration plus forte du réseau. Contact : sylvie.barnezet@aurg.asso.fr

Bièvre Création de la zone d’activité de haute qualité Bièvre Dauphine La communauté de communes de Bièvre Est a décidé en 2002 de mettre à l’étude l’aménagement de vingt hectares supplémentaires du parc d’activités de Bièvre Dauphine situé au niveau de l’échangeur de Rives, le long de l’autoroute A42 (Grenoble-Lyon) sur les Responsables EPT :jean-marc.espie@aurg.asso.fr philippe.couillens@aurg.asso.fr communes de Colombe et Apprieu. Élu représentant : François Brochier L’Agence d’urbanisme s’est vue confier l’assistance au maître d’ouvrage pour la création de la Zone d’activité concertée (ZAC) sur ces vingt hectares. Elle a réalisé l’analyse du positionnement économique : cette zone sera dédiée à des activités industrielles dans les secteurs de la mécanique, de la plasturgie, de la transfor-

mation des métaux… Elle a aussi conseillé la communauté de communes sur les choix d’aménagements en liaison avec les bureaux d’études techniques, ainsi que sur la mise en place d’outils de gestion. De plus, la communauté de communes vient de demander à l’Agence une assistance pour la conception d’une zone de services de trois hectares à l’entrée de la ZAC. L’objectif est d’élaborer une zone ayant une forte exigence architecturale et environnementale. L’ensemble des études des bureaux d’études techniques est coordonné par la société d’économie mixte Territoires 38. L’ouverture effective de la ZAC est prévue à l’automne 2005. Contact : pierre.eisler@aurg.asso.fr

Grésivaudan

Responsables EPT : Élu représentant :

Le projet Isère amont : une protection accrue contre les crues et le changement de la physionomie générale de la vallée ? Piloté par le Syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère (SYMBHI), le projet Isère amont a pour objet principal la protection de l’agglomération grenobloise contre les crues de l’Isère. Il murielle.pezet.kuhn@aurg.asso.fr consiste à réactualiser un schéma d’aménagement datant du frederic.pontoire@aurg.asso.fr début des années quatre-vingt-dix jamais mis en place. Depuis, Claude Dailly les études ont montré une fragilisation des digues, une évolution importante du fond de l’Isère et globalement une aggravation des risques d’inondation sur l’ensemble de la vallée du Grésivaudan. Les ambitions affichées sont multiples : au-delà de la protection des zones urbanisées, il s’agit de reconnecter la rivière aux milieux naturels et de mettre en valeur « l’axe vert » que constitue l’Isère. Le projet en est à l’élaboration des scénarios qui, pour un coût d’investissement et des niveaux de protection contre les crues similaires, sont très contrastés quant à leurs impacts sur l’environnement et sur l’agriculture.

L’Agence d’urbanisme a été sollicitée à différents titres : - le recensement des perspectives de développement en tenant compte des documents de planification, des projets d’aménagement et d’infrastructures : ce travail a identifié les points noirs potentiels et points de vigilance à adopter, il a également fait ressortir le besoin d’études complémentaires en terme de paysage et de loisirs ; - une expertise juridique recensant les procédures administratives à engager, les modalités et les articulations à travers un calendrier de mise en œuvre ; - une interface entre le projet Isère amont et l’urbanisme ; - un appui à l’organisation de la communication et de la concertation ; - une aide au choix du prestataire de l’étude paysagère et le suivi de l’étude. Ce projet de grande envergure va faire évoluer le paysage et la perception de la vallée de l’Isère en amont de Grenoble. Pour l’ensemble des acteurs de ce territoire, il présente l’opportunité de reconsidérer la place de l’Isère, non plus seulement comme une contrainte de risque, mais comme une contribution à l’amélioration du cadre de vie.

Sud Étude d’un schéma multimodal des transports en commun du sud grenoblois La deuxième phase de l’étude pilotée par la région Rhône-Alpes et réalisée par le bureau d’études Systra–TTK–PTV est en cours. Elle concerne l’évaluation détaillée de scénarios de déplacements multimodaux sur l’ensemble du territoire du sud de l’agglomération Responsables EPT : jan.kaczorowski@aurg.asso.fr julie.blais@aurg.asso.fr grenobloise, le long des axes Grenoble-Vif et Élu représentant : Jean-Claude Ogier Grenoble-Vizille, ainsi que sur les secteurs environnants (Trièves, Matheysine, Oisans…). La faisabilité technique de la connexion d’un matériel tram-train sur le réseau de tramway urbain est examinée.

POS et PLU Actuellement l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise assiste trois communes de la communauté de communes du Sud grenoblois dans l’élaboration de leur PLU : Champsur-Drac, Saint-Georges-de-Commiers et Vizille. Le POS de Brié-et-Angonnes a été modifié au premier semestre 2004. La modification du POS de Vaulnaveys-le-Bas est actuellement dans sa phase d’enquête publique. Les modifications des POS de Jarrie et Herbeys sont quant à elles en cours d’étude.

Voironnais

Responsables EPT : Élu représentant :

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Le Pays voironnais réactualise son PLH Le Pays voironnais a lancé fin 2002 la réactualisation de son Programme local de l’habitat. Il s’agit de remobiliser les partenaires locaux afin d’établir un diagnostic partagé de la situation du marché du logement et d’évaluer la politique conduite. À la suite d’un travail préalable d’enquêtes, d’entretiens avec emmanuel.boulanger@aurg.asso.fr des acteurs et d’analyses de données, un séminaire de réflexion benoit.parent@aurg.asso.fr a été organisé le 20 mai 2003 avec l’appui du Pact 38, Maurice Berthet d’Un Toit pour tous et d’Absise. Cette démarche a permis de faire émerger les enjeux de l’habitat pour le territoire : une attractivité résidentielle forte mais aussi un marché qui se tend, l’enjeu de maîtriser l’étalement urbain, une intervention

à construire pour prévenir la fragilisation de groupes locatifs sociaux urbains. Par ailleurs, un séminaire portant spécifiquement sur l’habitat privé a également été organisé. Aujourd’hui, les débats portent davantage sur des orientations et des perspectives d’actions. Elles ont émergé notamment lors d’ateliers thématiques que l’Agence a contribué à animer depuis début 2004. Différentes propositions formulées par les élus et partenaires ont permis à l’Agence de rédiger un avant-projet de Programme local de l’habitat qui doit être débattu dans l’optique d’une approbation début 2005. Pour compléter cette démarche, des rencontres ont lieu avec les communes du Voironnais afin de décliner, à l’échelle des bassins de vie, des projets, des objectifs et des perspectives de travail qui répondent aux orientations du PLH.


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5, comme le nombre d’hectares supplémentaires d’espaces agricoles sur la commune de Saint-Nazaire-lesEymes, seule commune de la région urbaine grenobloise dont l’espace agricole s’est accru entre 1990 et 2000.

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Dans le même laps de temps, la commune a accueilli 400 nouveaux habitants pour atteindre une population de 2 340 personnes et il s’est construit 164 logements, ce qui fait de Saint-Nazaire-les-Eymes une commune dynamique au sens du développement urbain. En revanche, en 10 ans, près de 3 400 hectares d’espaces agricoles ont disparu des 157 communes qui composent la région urbaine grenobloise, au bénéfice d’espaces urbains mais aussi de friches naturelles et de taillis sous futaies. Ces chiffres mettent en évidence la déprise agricole, liée autant aux évolutions économiques qu’au développement résidentiel. Les recensements de l’agriculture et de la population montrent la diminution du nombre d’exploitations agricoles et le vieillissement des chefs d’exploitation et posent la question de la gestion des espaces ruraux actuellement et dans l’avenir.

Ce phénomène n’est pas spécifique à la région grenobloise, il s’exprime dans toutes les régions et pays d’Europe, ainsi qu’en attestent les chiffres Eurostat et Agreste. Comme unique exemple, la région Rhône-Alpes, où l’agriculture résiste bien, a perdu 74 000 hectares d’espaces agricoles en 10 ans, soit l’équivalent des espaces agricoles de la région urbaine grenobloise aujourd’hui. Les 5 communes dont la superficie agricole a le plus diminué sont Crolles, Vif, Moirans, Varces-Allières-Risset et Tullins qui ont chacune perdu entre 72 et 125 hectares en dix ans. Ces villes et bourgs ont connus une forte expansion démographique et urbaine, accompagnant la création de 350 logements par commune (880 pour Crolles). Ce sont les communes de 5 000 à 10 000 habitants qui connaissent les plus fortes déprises agricoles.

Les 5 communes qui ont vu leur part d’espaces agricoles diminuer le plus fortement (-50 % à -25 %) sont des villes de l’agglomération grenobloise : Échirolles, Fontaine, Grenoble, Eybens, et le Fontanil-Cornillon. Ceci montre que les communes déjà fortement urbanisées ne préservent pas leurs espaces agricoles. Contact : jean-pierre.barrel@aurg.asso.fr Sources : SpotThéma (AURG, 2000) Recensement de la population (Insee, 1999) Recensement de l’agriculture (ministère de l’Agriculture, 2001)

Le mot

Qu’est-ce qu’un Programme local de l’habitat ? Une procédure ancienne mais de plus en plus pratiquée Le Programme local de l’habitat est la procédure à travers laquelle un établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat, définit une politique de l’habitat pour son territoire. La procédure a été créée lors de la décentralisation de 1983, puis renforcée au fur et à mesure de la montée en régime de l’intercommunalité. Depuis la Loi d’orientation sur la ville de 1991, le PLH a acquis une valeur juridique ; son élaboration et son contenu sont encadrés par le Code de la construction et de l’habitation (articles L302-1 et suivants et R302-1 et suivants). Définir une politique adaptée aux enjeux du territoire et mobiliser les partenaires locaux Élaboré conjointement par une structure intercommunale et ses communes membres, le PLH définit, pour une durée au moins égale à cinq ans, les objectifs et principes de la politique locale de l’habitat qui doit viser à : - favoriser la production d’une offre de logement diversifiée et

Le métier

de qualité répondant aux besoins ; - permettre une répartition équilibrée des logements à vocation sociale entre les différentes communes ou quartiers du territoire, dans une optique de mixité sociale ; - traiter les difficultés liées au parc existant : favoriser l’intégration urbaine et sociale des quartiers en difficulté, maintenir les équilibres de peuplement, favoriser la réhabilitation de l’habitat ancien ou dégradé, résorber l’indécence et l’insalubrité.

S’appuyant sur un diagnostic préalable des besoins en logement et du fonctionnement local du marché du logement, le PLH détermine un programme d’actions qui donne lieu à une contractualisation avec l’État et à une charte d’engagement des différents partenaires. En outre, dans le cadre de l’acte II de la décentralisation, l’importance du PLH est accrue, la loi n°2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales en fait un document indispensable pour la délégation de gestion des aides à la pierre aux intercommunalités volontaires.

Depuis la loi solidarité et renouvellement urbain de décembre 2000, le PLH doit être compatible avec les schémas de cohérence territoriale, et les plans locaux d’urbanisme communaux doivent être compatibles avec le PLH.

Contact : emmanuel.boulanger@aurg.asso.fr

L’élaboration du PLH constitue généralement un moment fort de concertation intercommunale et de mobilisation du partenariat local autour des problématiques de l’habitat.

Qu’est-ce qu’un paysagiste ?

Le paysagiste se situe à la charnière des préoccupations d’aménagement de l’espace. Travaillant à des échelles variées, de la placette au grand paysage en passant par le quartier ou la ville, il doit prendre en compte les éléments historiques, géographiques, sociaux, économiques et culturels qui font du paysage un milieu vivant en constante évolution. Les paysagistes de l’Agence d’urbanisme ont ainsi une vision globale et synthétique du territoire qui leur permet d’exercer leur rôle d’expertise et d’assistance : elles participent à de nombreux comités de pilotage dans le cadre de l’élaboration de divers programmes d’aménagement, comme le schéma de valorisation et de maillage des espaces naturels (lire l’encadré page 2) ou les programmes locaux de gestion de l’espace. Elles - les paysagistes de l’Agence d’urbanisme sont des femmes conjuguent également leur connaissance de la région urbaine grenobloise et leurs savoir faire pour élaborer les volets paysagers des PLU : en analysant l’existant et en formulant les

enjeux du paysage, ces documents permettent d’en avoir une approche pointue et transversale dans le cadre de l’aménagement de l’espace au niveau communal. Elles ont d’autre part un rôle de sensibilisation des acteurs locaux sur les questions du paysage : elles animent plusieurs fois par an les communautés d’acteurs environnement/paysage qui sont des lieux d’échange d’expériences et de pratiques dans le cadre de la mise en œuvre du Schéma directeur. Elles ont également mis en place une collection de Cahiers du paysage largement documentés et illustrés qui permettent au lecteur, urbaniste ou élu, de comprendre les orientations du Schéma directeur et de saisir les problématiques en matière de paysage à un niveau pluricommunal. Un cédérom qui permettra de télécharger les Cahiers du paysage sera disponible en décembre 2004. Contact : nathalie.patou@aurg.asso.fr et florence.binet-jourdain@aurg.asso.fr

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trois petits points... À lire à l’Agence

Les rendez-vous

Les documents présentés ici peuvent être consultés au centre de documentation de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise. Le centre est ouvert au public sur rendez-vous les lundis, mercredis et jeudis après-midi. Pour toute demande, vous pouvez contacter Martine Goujon : martine.goujon@aurg.asso.fr ou 04 76 28 86 59.

Les nouvelles études de l’agence • Occupation sociale du parc de l'agglomération grenobloise. Résultats de l'enquête 2003. TARTAMELLA Nicole Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Grenoble, 2004, 31 p. Cette enquête, réalisée tous les trois ans, est effectuée auprès de l'ensemble des locataires du parc social de l'agglomération grenobloise. Elle sert à alimenter un rapport plus global sur « l'occupation des logements sociaux et son évolution dans le cadre de la loi du 4 mars 1986 relative au supplément de loyer de solidarité ». • Pour une prise en compte de l’environnement dans les PLU PEZET-KUHN Murielle Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Grenoble, août 2004, 75 p. La note propose une démarche afin de prendre en compte l'environnement dans les plans locaux d'urbanisme. Une première partie rappelle les principes et les prescriptions issus des documents nationaux et locaux (lois, schéma directeur de la région urbaine grenobloise, schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux, ....). Une seconde partie présente une méthode de transcription dans les PLU à travers trois approches : la gestion durable des ressources naturelles, la prise en compte des risques naturels et la prévention des nuisances et des pollutions. • Les Cahiers du Paysage : la Cluse de Voreppe, rive gauche. BINET-JOURDAIN Florence, PATOU Nathalie Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Grenoble, mars 2004, 21 p. Documents de sensibilisation à la lecture du paysage de la région urbaine grenobloise, les Cahiers du Paysage présentent les caractéristiques et les problématiques paysagères d'un territoire donné ainsi que des pistes de réflexion pour des aménagements communaux ou pluricommunaux. • Programme local de l'habitat du Pays voironnais : diagnostic préalable. BOULANGER Emmanuel Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Grenoble, mai 2004, 109 p. Début 2003, la communauté d'agglomération du Pays voironnais a lancé une démarche de réactualisation du programme

local de l'habitat intercommunal. Elle a demandé à l'Agence d'urbanisme de la région grenobloise de conduire une démarche de diagnostic préalable sur le fonctionnement du marché local de l'habitat et de porter un regard évaluatif sur les actions conduites depuis 1995. • Observation dynamique de la politique de la ville. Rapport annuel 2003. Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Grenoble, mars 2004, 7 fasc. Ce rapport 2003 s'inscrit dans la démarche d'évaluation à mi-parcours du Contrat de ville de l'agglomération grenobloise 2000-2006. Piloté par l'Agence d'urbanisme de la région grenobloise, il constitue un outil d'observation des territoires pour permettre de suivre l'évolution en matière de ressources, de position sociale, d'emploi, de formation, etc. des populations les plus fragilisées de l'agglomération grenobloise.

Quelques ouvrages sur le territoire local • La cité dans la montagne. L’Alpe, Musée Dauphinois, Grenoble, 2004, 96 p. • Schéma départemental des transports : orientations pour le développement des transports en commun en Isère. Document d'orientation. Conseil général de l’Isère, Grenoble, mai 2004. Trois enjeux sont définis : développer le transport en commun pour remédier à la saturation des accès routiers à Lyon et à Grenoble, offrir un transport public équitable et accessible à tous les Isérois, relier l'Isère aux grands axes de transport européen. • L'Observatoire des notaires de l'Isère. Statistiques immobilières 2003. Chambre des Notaires de l’Isère, 2004, 33 p. • Le Sage du Drac et de la Romanche. Diagnostic pour la définition des objectifs stratégiques. Syndicat mixte départemental d'eau et d'assainissement, février 2004, 126 p. • Agenda 21. Échirolles concerte son avenir : du projet à la mise en œuvre : 170 actions pour le développement durable. Ville d’Echirolles, juin 2004, 92 p.

L’Agence hors les murs Les chargés d’étude de l’Agence sont régulièrement invités à intervenir lors de colloques, de séminaires, de manifestations ou à collaborer à des publications pour proposer un regard d’expert sur des problématiques actuelles de l’aménagement du territroire.

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Gestion concertée des espaces naturels Dans le cadre d’un colloque intitulé « Comment mettre en valeur ensemble les espaces agricoles, forestiers et naturels de la région grenobloise ? » organisé les 14 et 15 juin derniers par l’Association pour le développement de l’Y Grenoblois (Adayg) en partenariat avec la Métro, la CAPV et la Ville de Voreppe, Anne-Marie Maür, directrice d’études à l’Agence d’urbanisme a animé un atelier. Ce colloque a réuni des élus locaux, des agriculteurs, des membres d’associations de protection de la nature, des universitaires et des professionnels.

notamment la Métro, la ville de Grenoble, le Plan local pour l’insertion et l’emploi, le Secours catholique, Ulysse et l’Agence d’urbanisme s’est constitué au niveau de l’agglomération grenobloise. Il s’agit de mutualiser les cultures et les méthodologies en matière d’évaluation de la richesse et d’élaborer des propositions concrètes qui permettront de mettre en place de nouvelles pratiques sur l’évaluation et les indicateurs. Plus d’informations : www.developpement-solidaire.org

Contact : anne-marie.maürr@aurg.asso.fr

Outils d’observation d’occupation du sol. Dans le cadre de la Conférence annuelle des départements du Sillon alpin, une rencontre est organisée en novembre à Chambéry par le conseil général sur les outils d’observation d’occupation du sol à l’observation foncière.

Politiques locales de prévention et de sécurité Une journée d’information et de débat a été organisée par la Métro et le CNFPT Rhône-Alpes Grenoble à l’Institut de formation des travailleurs sociaux (IFTS) d’Échirolles sur les politiques locales de prévention et de sécurité. L’Agence va progressivement s’investir dans l’observation des données sur ces thématiques.

Contact : jean-pierre.barrel@aurg.asso.fr

Contact : benedicte.jobert@aurg.asso.fr

La Plateforme La Plateforme est un lieu ouvert par la ville de Grenoble dédié à l’architecture et l’urbanisme. À la fois espace d’information, d’exposition et de débat, elle a été inaugurée le 13 octobre 2004 à Grenoble. Le 15 octobre, Jérôme Grange, directeur de l’Agence d’urbanisme, y a animé une table ronde dans le cadre de la manifestation Vivre la ville sur la programmation des espaces publics et leurs usages en particulier sur l’exemple du projet de renouvellement urbain Mistral Eaux-Claires Rondeau Libération.

Environnement et aménagement de zones métropolitaines Dans le cadre du congrès de l’AESOP (Association of european schools of planning) sur l’aménagement de zones métropolitaines organisé par l’Université Pierre Mendès France, l’Institut d’urbanisme de Grenoble et l’Association pour la promotion de l'enseignement et de la recherche en aménagement et en urbanisme (Aperau) à Grenoble du 1er au 4 juillet 2004, Frédéric Bossard, directeur adjoint de l’Agence d’urbanisme, est intervenu sur « l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise dans la démarche du schéma directeur de 2000 ». Plus d’informations : www.grenoble-univ-rech.org

Une autre approche de la richesse et des indicateurs locaux À l’initiative du Mouvement pour le développement solidaire, un groupe de réflexion et d’expérimentation qui regroupe

Contact : frederic.bossard@aurg.asso.fr

Contact : benedicte.jobert@aurg.asso.fr

La ville à nu Dans le cadre des VIes rencontres internationales d'architecture d'Orléans seront organisés rencontres, débats, ateliers, expositions… ArchiLab est le rendez-vous incontournable de l’architecture prospective à un niveau international. Du 16 octobre au 31 décembre Plus d’informations : www.archilab.org XXVe rencontre de la Fédération nationale des agences d’urbanisme Le congrès annuel de la FNAU portera sur les valeurs de la ville et s’organisera en trois ateliers : « la ville, quels coûts ? » : comment évaluer les modes d’organisation urbaine et de développement spatial en fonction des coûts collectifs qu’ils génèrent ? « la ville, quels financements ? » : le modèle d’un développement urbain concentré sur l’amélioration de l’existant et financé directement par les usagers et les communes semble s’épuiser, au bénéfice de quel projet ? - « la ville, une « valeur » durable ? » : quelles sont les valeurs mesurables du développement durable ? Les 15 et 16 décembre à Reims Plus d’informations : www.fnau.org Inscriptions en ligne : www.reimscongres.com De la connaissance des paysages à l’action paysagère Ce colloque clôture un programme national de recherche intitulé Politiques publiques et paysages engagé en 1998. Il est organisé par le ministère de l’Écologie et du Développement durable avec l’appui du Cemagref et se déroulera au Palais des congrès de Bordeaux. Du 1er au 4 décembre 2004 Plus d’informations : http://landscape.lyon.cemagref.fr Portzamparc, pluriel et singulier Dans le cadre de Lille 2004, et plus particulièrement de la troisième saison, consacrée à l'architecture, à l'urbanisme et au design, le Palais des Beaux-Arts de Lille propose une exposition Christian de Portzamparc, dont le thème majeur est la relation entre la ville et le bâtiment. Architecte français mondialement réputé, Christian de Portzamparc y dévoile ses méthodologies, ses réflexions et ses influences dans une exposition-parcours qui nous promène à travers trente années de création. Lille, Palais des Beaux-Arts Jusqu'au 10 janvier 2005 Plus d’informations : www.musenor.com/et/etlillea.htm VIes assises de l’énergie « La collectivité territoriale, une consommatrice d’énergie avisée et responsable », assises organisées par Grenoble Alpes Métropole et Dunkerque grand Littoral. Du 1er au 3 février 2005 Plus d’informations : myriam.wuyam@la-metro.org 04 76 59 56 83 / www.assises-energie.net

21, rue Lesdiguières - 38000 Grenoble Tél. : 04 76 28 86 00 - Fax : 04 76 28 86 12 accueil@aurg.asso.fr

Le Point sur l’Y est publié par l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise Directeur de la publication : Jérôme Grange Crédits photos : Communauté d’agglomération du Pays voironnais, Agence immobilière Boyer-Torollion, Ville de la Tronche, conseil général de l’Isère, Agence d’urbanisme de la région grenobloise. Imprimé par l’Imprimerie des Eaux-Claires sur papier recyclé Cyclus offset. Dépôt légal à parution N° ISSN en cours

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Lire page 2 l’interview de René-Xavier Faivre-Pierret, maire de Paladru et vice-président de la communauté d’agglomération du Pays voironnai...