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NOVEMBRE 2011 NOUVELLE SÉRIE / N° 24

LE MAGAZINE

VIVRE ENSEMBLE

Équipements sportifs pour les collégiens

SOLIDAIRE

Rencontres des femmes du monde

COUP DE JEUNE SUR LE SALON SALON DU LIVRE ET DE LA PRESSE JEUNESSE DE LA SEINE-SAINT-DENIS


Sommaire du N° 24 // Novembre 2011 Vivre ensemble

3 // Édito 4 // Instantanés

Département durable

18 // DEVOIR DE MÉMOIRE Retour sur un douloureux passé à la cité de la Muette à Drancy.

Grand format

28 // NIAGARA VEILLE aux risques d’inondation et à l’amélioration de la qualité de l’eau.

© ERIC GARAULT

© FRANCINE BAJANDE

Fiche pratique

AIDE AU FINANCEMENT DU PERMIS B

20 // UNE EXPOSITION CONTRE LE SEXISME qui nous explique comment dès le plus jeune âge nous sommes modelés et conditionnés et démonte une à une les idées reçues.

Le guide © LES FILMS NUS

6 // COUP DE JEUNE SUR LE SALON Du 30 novembre au 5 décembre, le Salon du livre et de la presse jeunesse s’adapte aux goûts des lecteurs les plus branchés : les enfants et les ados !

Tribune

Réussir

22 // EXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES

© FRANCK RONDOT

Solidaire

15 // PORTRAIT : THIERRY LELEU Il est le premier agriculteur bio du département !

30 //LE CONSEIL GÉNÉRAL RECRUTE

24 // LABORATOIRE DE PROTECTION 6e rencontres Femmes du monde. 26 // MINEURS ISOLÉS Après un long bras de fer avec le gouvernement, le Conseil général vient de trouver un accord sur l’accueil des mineurs isolés étrangers.

32 // CULTURE Les coups de cœur de la rédaction. 36 // SPORTS Cyclisme handisport, canoë-kayak, moto aux 24 heures du Mans. 38 // 8 MÉDIATHÈQUES Pour vous donner envie de lire, d’écouter de la musique mais pas seulement...

N° 24 // Novembre 2011 // CONSEIL GÉNÉRAL DE LA SEINE-SAINT-DENIS 93006 BOBIGNY CEDEX // Tél.: 0143939467 - Fax: 0143939450 // mag93@cg93.fr // Directeur de la rédaction: Benoît Pichard // Directeur adjoint de la rédaction: Jean-Stéphane Migot // Rédactrice en chef : Sabine Cassou - 0143939460 - scassou@cg93.fr // Rédaction: Isabelle Lopez - 01 43939419 ilopez@cg93.fr // Georges Makowski - 01 43939469 - gmakowski@cg93.fr // Ont collaboré à ce numéro: Claude Bardavid, Stéphanie Coye, Nadège Dubessay, Gwénaël Le Morzellec, Camille Renard, Annabelle Rolnin, // Photothèque: Nicole Halley - 01 43939454 // Thomas Zarka- 01 4393 7743// Secrétariat: Sylvie Dorr - 0143939467 // Photo de couverture: Daniel Ruhl // Illustration du Grand format: Mathieu Sapin // Direction artistique: JBA d’après maquette originale Euro RSCG C&O // Secrétariat de rédaction : Marie-Laure Treussart - Philippe Bissières // Maquette : Wilma Traldi // Chef de production : Alain Faulcon // Impression et distribution: Imprimerie Grenier // Tirage: 660000 exemplaires // N° ISSN: 1969-9727 // Directeur de la publication : Claude Bartolone, président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis // www.seine-saint-denis.fr // Imprimé sur du papier sans chlore.

imprimé sur papier recyclé

TENEZ-VOUS INFORMÉS ! Je souhaite recevoir la Newsletter du président du Conseil général. Je souhaite recevoir la Newsletter du Conseil général. Je souhaite m’abonner gratuitement à Seine-Saint-Denis.fr le magazine Nom :………………………………………………………… Prénom :…………………………………………………………………… Adresse :……………………………………………………………………………………………………………………………………… Code postal :……………… Ville : ………………………………… Courriel :…………………………………………………………… Coupon à renvoyer dûment rempli à : Seine-Saint-Denis.fr le magazine // Direction de la Communication // Conseil général de la Seine-Saint-Denis 93006 Bobigny Cedex

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Édito >>

LA CULTURE © J.L. LUYSSEN / GAMMA / EYEDEA

N’EST PAS UN ACCESSOIRE Madame, Monsieur, Dans ce nouveau numéro de votre magazine, nous avons souhaité mettre à l’honneur la prochaine édition du Salon du livre et de la presse jeunesse du département de la Seine-Saint-Denis, où tous les amoureux des livres, petits et grands, se retrouveront bientôt pour partager leur passion de la lecture.

CLAUDE BARTOLONE,

PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL DE LA SEINE-SAINT-DENIS.

À l’heure où notre pays subit les ravages de la crise économique, qui menace d’aggraver durablement les difficultés que connaissent nos concitoyens, notamment en Seine-Saint-Denis, il pourrait être paradoxal, voire déplacé, de faire ainsi la promotion d’une activité de loisirs. Pourtant, c’est un choix que nous revendiquons, parce qu’il est emblématique de la place que la culture occupe dans nos politiques départementales et qu’elle doit avoir dans notre vie. Non, la culture n’est pas un accessoire, un luxe ou un plaisir réservé à une élite. C’est un bien inestimable, indispensable, dont chacun doit pouvoir profiter, parce qu’il constitue une source inépuisable d’épanouissement individuel et d’enrichissement collectif. Forts de cette conviction et malgré les contraintes budgétaires qui pèsent de plus en plus lourd sur les collectivités territoriales, nous avons décidé de nous battre pour continuer à financer les activités culturelles qui contribuent au dynamisme et au rayonnement du département. Depuis plus de 25 ans, le Salon du livre et de la presse jeunesse fait partie de ces rendez-vous auxquels les habitants de la Seine-Saint-Denis sont très attachés et dont nous sommes fiers, parce qu’ils témoignent de l’excellence artistique et littéraire que nous défendons pour eux et leurs enfants. J’espère que, cette année encore, vous viendrez nombreux célébrer le plaisir de lire à tous les âges. Bonne lecture à toutes et à tous !

POSEZ VOTRE QUESTION À CLAUDE BARTOLONE // contact@cg93.fr

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Instantanés » LA SEINE-SAINT-DENIS AU QUOTIDIEN

© MARA MAZZANTI / LE BAR FLORÉAL

// 18 octobre 2011

© BERNARD GOUÉDARD

La Courneuve // La classe sportive du collège Politzer participera aux Jeux olympiques 2012 à Londres. Pour préparer leur projet pédagogique, ils ont reçu Gwladys Epangue, médaillée olympique de taekwondo aux J.O. 2008. La championne a vécu pendant 15 ans à La Courneuve. La rencontre s’est déroulée en présence de Stéphane Troussel, vice-président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis. // 7 octobre 2011

© BENJAMIN GÉMINEL

// 4 novembre 2011

Drancy // La crèche Babilou a été inaugurée en présence de Bally Bagayoko, vice-président du Conseil général chargé de l’enfance, la famille et les nouvelles technologies, Stéphane Salini, Conseiller général.

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Noisy-le-Grand // Visite au gymnase de la Butte verte, incendié en 2005 et reconstruit avec le soutien du Conseil général de la SeineSaint-Denis. Ce pôle multisports de qualité dispose à présent d’une salle spécifique de 1000 m2 pour l’entraînement des gymnastes de haut niveau. Elle porte le nom de Benoît Caranobe, médaille de bronze aux J.O de Pékin et licencié à Noisy-le-Grand.


// 27 septembre 2011

Romainville // Une première en France pour une technologie totalement innovante : fini les camions poubelles, les déchets des habitants de Romainville sont désormais aspirés sous terre. Claude Bartolone, président du Conseil général et Corinne Valls, vice-présidente chargée de la Voirie et des Transports, maire de la ville, ont participé à l’inauguration de cette nouvelle déchetterie par aspiration pneumatique.

© DANIEL RUHL

© DANIEL RUHL

// 15 octobre 2011

Clichy-sous-Bois // Claude Bartolone, président du Conseil général, Claude Dilain, sénateur et Conseiller général et Olivier Klein, maire de la ville, ont inauguré ensemble le groupe scolaire Marie Pape-Carpantier. Cette construction s’inscrivant dans le cadre du projet de renouvellement urbain, répond à la nécessité d’offrir un environnement moderne aux équipes éducatives et aux enfants. L’établissement a été cofinancé par l’État (68 %), le Conseil général (20 %) et la ville de Clichy (12 %).

© DANIEL RUHL

// 6 octobre 2011

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Villetaneuse // Jackson Richardson, ancien capitaine de l’équipe de France de handball, a inauguré le gymnase qui porte son nom sur le campus de Paris 13, aux côtés de Claude Bartolone, président du Conseil général, Azzedine Taïbi, vice-président chargé du sport, Mathieu Hanotin, vice-président chargé de l’éducation et Michel Fourcade, conseiller général. Cet équipement accueille le plus haut mur d’escalade universitaire d’Île-de-France.

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Grand format 1 SALON DU LIVRE ET DE LA PRESSE JEUNESSE EN SEINE-SAINT-DENIS

COUP DE JEUNE SUR LE SALON ! Changement d’organisation, ouverture aux nouvelles technologies, à l’Europe... Du 30 novembre au 5 décembre, le Salon du livre et de la presse jeunesse s’adapte aux goûts des lecteurs les plus branchés : les enfants et les ados ! Les enfants, les ados, ne lisent pas n’importe quoi ! Si ces lecteurs exigeants savent toujours apprécier la littérature jeunesse dans les livres, ils s’enthousiasment lorsqu’ils la retrouvent sous des formes aussi jeunes qu’euxmêmes : animations numériques, mangas, tablettes… Le Salon du livre et de la presse jeunesse se met à la page en changeant son organisation. Votre boussole vous y indiquera pas moins de sept pôles : ados, BD, théâtre, art, numérique, cinéma d’animation et pôle presse. « Un événement, s’il ne se renouvelle pas, décline rapidement explique Sylvie Vassallo, directrice du Salon.

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© ERIC GARAULT

Dossier réalisé par Georges Makowski. Illustrations : Mathieu Sapin

La littérature jeunesse évolue très vite, dans les formes et les genres.


« La littérature jeunesse évolue très vite, dans les formes et les genres. Le fait qu’elle s’adresse aux plus jeunes la rend particulièrement perméable aux changements de notre société. » Ces changements se retrouvent dans les nouveaux prix qui seront décernés : les Pépites. Les catégories représentent la littérature jeunesse sous ses formes actuelles : album, roman ados européen, livre d’art, documentaire, application numérique, adaptation (cinéma d’animation), nouvelle, premier album et Pépite de l’équipe du Salon.

LE MEXIQUE, À L’HONNEUR Le Salon est désormais européen ! S’il accueille depuis toujours des créateurs étrangers, il est la cinquième manifestation française à obtenir le label festival européen. Pour Danielle Bidard-Reydet, sénateur honoraire et

présidente du Centre de promotion du livre de jeunesse de la Seine Saint-Denis « Cet événement souligne, s’il en était besoin, le sérieux, la richesse et la diversité du travail accompli, avec le soutien sans faille des élus du Conseil général et de tous nos partenaires, pour permettre à tous nos jeunes d’aimer les livres. » Sylvie Vassallo reprend : « Une vingtaine d’auteurs et d’illustrateurs seront présents pour des rencontres, des ateliers d’illustration, de traduction et des lectures. Nous avons invité de grands noms comme l’illustratrice Kveta Pacovska et d’autres à découvrir. » Autre littérature étrangère, celle du Mexique, invitée du Salon cette année. Une littérature en pleine expansion, issue d’un pays où les arts populaires toujours très vivants côtoient la modernité. Cette année, c’est le thème du cirque qui est décliné sur l’ensemble du Salon. Un imaginaire proche de la littérature

jeunesse, avec en commun le cercle de la piste et celui des enfants autour du conteur. À force de s’ouvrir à d’autres formes de créations, on peut se demander si le Salon ne pourrait pas changer de nom et devenir celui de la littérature et de la création jeunesse. Mais Sylvie Vassallo répond : « L’important dans le titre c’est « en Seine-Saint-Denis, à Montreuil ». D’une part parce que le soutien essentiel du Département nous permet de proposer une activité artistique importante. Mais également grâce au public de la Seine-Saint-Denis. D’une grande diversité sociale et culturelle, il nous pousse à inventer de nouvelles formes. Et dernier point qui nous lie au territoire, notre réseau de partenaires qui concourt à la réussite du Salon en y amenant du public et qui permet de le faire vivre toute l’année au cours d’actions menées ensemble. »

LA LECTURE POUR S’OUVRIR AU MONDE

Emmanuel Constant Conseiller général en charge de la culture

Je me réjouis de voir chaque année se confirmer le succès de ce grand rendez-vous qui démontre, à l’ère du numérique, l’intérêt renouvelé des enfants, des ados et de leurs familles pour le livre. Le Conseil général, qui porte une politique ambitieuse de soutien à la lecture, affirme de nouveau son attachement à cet événement incontournable de la vie culturelle du département, dont le rayonnement

s’étend bien au-delà des frontières de notre territoire. Désormais labellisé « Festival européen », il met cette année l’édition jeunesse mexicaine et les littératures d’OutreMer à l’honneur . Preuve que la lecture ouvre d’infinis horizons, stimule l’imaginaire et participe indéniablement à l’émancipation de nos enfants en leur permettant de s’ouvrir sur le monde !

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1 Grand format

Lectures ado, mode d’emploi

Quel est le rôle de ce comité de lecture ? Proposer aux jeunes des livres pour le Juke-Box : une sélection de livres éclectique et cohérente, qui les intéresse et les ouvre à d’autres écritures, d’autres univers dont ils n’ont pas connaissance. Est-ce si difficile de trouver les goûts des adolescents ? C’est à la fois simple et compliqué ! Simple, car une majorité d’adolescents ont des goûts similaires ; mais les individualités sont aussi bien marquées. Chaque année, nous avons des surprises : des livres que nous, adultes, apprécions, mais dont nous doutions que le type d’écriture un peu lente plaise aux jeunes. On pense que les adolescents ne lisent plus, qu’ils sont dans le zapping complet… N’allons pas trop vite en déclarant que ce qui est lent et contemplatif n’intéresse pas les ados ! Se souvenir de nos goûts d’ado aide-t-il à choisir ou bien le jeune que nous étions est-il aujourd’hui complètement ringard ? La société change ! Chez les adolescents d’aujourd’hui, si des préoccupations demeurent comme l’amour, la découverte de l’autre, se comprendre entre ados, avec les parents… elles sont teintées d’autres envies très marquées par la consommation, l’accès ou non à des biens matériels. L’autre différence, c’est la notion de fin du monde ou plutôt de monde fini qui n’existait pas dans la littérature ado il y a vingt ans. Les enjeux écologiques planétaires sont beaucoup plus présents et donnent une teinte pessimiste à beaucoup d’ouvrages. Cela ne veut pas dire que le monde adolescent est plus noir qu’auparavant, mais aujourd’hui cette

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© ERIC GARAULT

Anya Beteau est documentaliste au collège Jean-Jaurès de Montfermeil. Elle participe au comité de lecture adolescente mené par le Centre de promotion du livre de jeunesse en Seine-Saint-Denis. Elle sait si les ados lisent, ce qu’ils lisent et comment ils le lisent…

La principale difficulté du livre pour les ados c’est le temps de concentration qu’il demande.

dimension est davantage prise en compte dans les littératures adolescentes. Qu’y a-t-il de plus difficile : faire ouvrir un livre à un ado ou l’amener à aller au bout de ses 300 pages ? Sans hésiter la deuxième proposition ! Les médiateurs parviennent à leur faire ouvrir un livre et beaucoup d’adolescents en ont envie. Ils désirent entrer dans des univers imaginaires ou réalistes, partir de leur réalité ou au contraire l’approfondir.

Mais aller au bout des trois cents pages demande discipline et constance. Difficile ! Le livre papier est-il un obstacle pour les ados ? Les livres n’ont plus tout à fait le même statut qu’auparavant. Les romans, les BD, les mangas continuent à se trimballer n’importe où. Les livres de fiction


continuent de jouer le même rôle. Mais du côté des documentaires les choses ont changé, les écrans ont pris énormément de place et Internet a beaucoup évolué. L’information y est désormais précise mais si l’on veut obtenir une vision globale sur un sujet, on retourne vers les dictionnaires et les encyclopédies papier. Que pensez-vous des tablettes numériques ? Dans notre collège, nous allons recevoir des tablettes cette année. Elles attirent des jeunes réfractaires à l’objet livre. Ils lisent à nouveau en touchant un écran, en zappant, en allant chercher des mots-clés. Ils retrouvent sur tablette des réflexes déjà acquis sur ordinateur. Les échos que j’ai reçus sont plutôt positifs. Reste une question : vont-ils aller au bout des 300 pages ? Comment faire pour ne pas renforcer ce côté : « J’essaie de tout attraper au vol et ma concentration dure dix secondes » ? La principale difficulté du livre c’est le temps de concentration qu’il demande. Les médias aujourd’hui comptent sur un temps d’attention très court et les enfants sont nés avec ces références. La multiplication des supports peut favoriser l’accès à la lecture, mais on ne peut pas se passer du livre, de ce temps de pensée.

Un soutien essentiel du Département Le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis est financé à hauteur de : 1 612 000 euros par le Conseil général

de la Seine-Saint-Denis

110 000 euros par la Ville de Montreuil-sous-Bois 85 000 euros par la Région Ile-de-France.

PÔLE ADOS Des interviews et lectures de 7 écrivains à écouter au rythme de pressions tactiles sur écran ; 6 écrivains européens qui se prêtent en direct à un jeu de questions-réponses sur leurs romans et influences; une « battle » entre clubs

de lecture ados, organisée lors de la nocturne du vendredi 3 décembre et de nombreuses rencontres autour de la 5e saison du Juke-box, l’interactivité sera bel et bien au cœur du pôle ados dédié aux fictions !

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1 Grand format

PRESSE JEUNESSE

LES ADOS AIMENT LES CANARDS ! Quotidiens d’information, hebdomadaires thématiques, mensuels loisirs… Les jeunes ont leur presse, y sont attachés et exigeants quant à sa qualité. La presse jeunesse vit bel et bien : chaque année, 12 à 13 millions d’enfants âgés de 9 mois à 18 ans feuillettent les pages de 150 millions d’exemplaires ! Sept autour du monde, publié par les éditions montreuilloises Cabrera, est un bel exemple de cette presse qui s’adresse aux jeunes et à leur intelligence. « Sept autour du monde est le premier magazine pour les ados sur l’écologie, le voyage responsable et l’engagement associatif des jeunes », explique Miguel Ramis, l’un des fondateurs. Le titre vient de l’idée de suivre sept navigateurs partis pour un tour du monde à bord de Planet Solar, un bateau solaire. Chaque étape est l’occasion de faire un éclairage sur un sujet d’actualité : les Sommets de la Terre, mais aussi de mettre en lumière les actions, les propositions de jeunes du monde entier en faveur de

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l’écologie et du développement durable. « Nous restons positifs, nous ne délivrons pas de message anxiogène ». Des sujets qui peuvent paraître arides, mais surtout pour ceux qui ne connaissent pas vraiment les ados et pensent qu’au-delà de leur console de jeux et de leur forfait téléphonique, rien ne les intéresse. « Lorsque les sujets les touchent, les jeunes lisent et même longtemps, reprend Miguel Ramis. Le plus gros tirage de la presse jeunesse, c’est Sciences et Vie junior ! Notre travail est de décrypter et de vulgariser. Nous pouvons aborder des sujets complexes comme le nucléaire, le métissage… Le tout est d’utiliser un vocabulaire simple et d’expliquer les mots employés ». Le courrier témoigne de l’intérêt des lecteurs. « Notre lectorat a envie de participer, il cherche des solutions pour l’avenir. Aujourd’hui, les enfants veulent être traités comme de futurs adultes ».

PÔLE PRESSE Dans le Kiosque de la presse, les jeunes lecteurs pourront parcourir entre 60 et 80 titres publiés par une quinzaine d’éditeurs et même faire leurs achats pour un prix de 2 euros. Lors d’ateliers en partenariat avec le CLEMI (Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information), les enfants découvriront la création d’un journal : comment se décident les sujets, quel est le rôle du rédacteur, du graphiste, du photographe, etc.


PÔLE CINÉMA D’ANIMATION

De l’écrit à l’écran Entre illustration et cinéma d’animation, les frontières sont ténues. Les adaptations de livres pour la jeunesse sur grand écran sont légion et rencontrent souvent du succès. Est-il besoin de rappeler que les aventures d’un certain sorcier à lunettes se lisaient avant de se regarder sur les grands écrans ? De même, les ados peuvent devenir spectateurs après avoir été lecteurs,

et inversement. Les illustrateurs aussi se mettent à animer leurs images pour réaliser des films. Le Salon propose donc un festival de 70 films : courts, moyens et longs métrages, séries télévisées, pilotes, avant-premières et sorties nationales. Des temps de rencontres autour de films, Making of, Work in progress, des conférences, débats, formations et un hommage à Méliès seront aussi au programme. Un nouveau Prix de l’Adaptation sera également décerné par un jury de professionnels français et européens. En partenariat avec Arte, le Festival international du film d’animation d’Annecy, le cinéma Le Méliès, Écrans VO et Cinémas 93. Le Salon a mis en place une autre collaboration avec l’association Cinémas 93, soutenue par le Conseil général. Dans le cadre de l’opération Collège au cinéma, les élèves abordent cette année le film Mister Fox, une adaptation du livre de Roald Dahl. Les collégiens auront la chance de venir au Salon rencontrer Marie Saint-Dizier, écrivaine experte de Roald Dahl, et Xavier Grison, spécialiste du cinéma.

Les tout-petits aussi

© ERIC GARAULT

Pas besoin de savoir lire pour aimer les livres ! Depuis 18 ans, le Département de la Seine-Saint-Denis passe commande à un auteur illustrateur pour créer un livre pour les enfants de moins de 3 ans. En 2010, 9 300 exemplaires de l’album De haut en bas de Betty Bone ont été offerts aux petits dans les 40 villes du département, les 55 crèches départementales, 103 centres de PMI, les crèches municipales de 27 villes et les formations d’assistantes maternelles. Cette année, c’est à l’illustratrice belge Anne Brouillard qu’a été confiée cette tâche. Une trentaine d’albums à son actif, déjà primée à la Foire internationale du livre de jeunesse de Bologne, Anne Brouillard a un univers poétique et singulier, souvent mystérieux. Dans son livre Berceuse du merle, elle s’est attachée à restituer l’univers sensitif d’un bébé, les sons et les lumières qu’il perçoit au moment où il s’endort pour la sieste. Au fil de cette berceuse évocatrice des bruits du dehors, le temps semble suspendu. Un bébé dort dans une chambre. En arrière-plan sa mère s’affaire dans la pièce d’à-côté. Le petit texte, écrit comme une berceuse, peut se chantonner ou se lire simplement : l’auteur en a composé la musique, dont la partition est reproduite en page titre. Les paroles rythment les pages de l’univers sonore qui entoure l’enfant. Le bruit que fait la maman dans la pièce d’à-côté, celui des enfants qui jouent dehors, les sons plus lointains de la ville et, bien sûr, le chant du merle...

+ UNE RENCONTRE AVEC ANNE BROUILLARD à l’occasion du lancement de l’album Berceuse du merle, le lundi 5 décembre de 14 h à 15 h 30 au Salon du Livre et de la presse jeunesse.

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1 Grand format DES INVITÉS, DES RENCONTRES

L’ÉTRANGE CIRQUE

D’EMMANUELLE HOUDART

© «LES SALTIMBANQUES» THIERRY MAGNIER EDITIONS

Pour l’illustratrice, l’imaginaire permet de trouver non pas ce que tout le monde fait, mais quelque chose qui nous est propre.

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Cette année, le Salon met le cirque à l’honneur. L’illustratrice Emmanuelle Houdart a imaginé les costumes d’un défilé de freaks : un colosse, des sœurs siamoises, la femme et la fille du lanceur de couteaux, la diseuse de bonne aventure, l’homme tronc, la femme à barbe, la femme à 4 jambes, la Lilliputienne… En prémices du défilé, le Salon a organisé une rencontre entre l’illustratrice à l’imaginaire quelque peu déjanté et des élèves du lycée Bartholdi de Saint-Denis se préparant aux métiers de la mode. « Je voulais un défilé de phénomènes humains ou de personnes à la vie extraordinaire, commence Emmanuelle Houdart. Au départ, je regarde à l’intérieur de moi, ce qui m’inquiète, ce qui me pose question. Ce travail devait partir du cirque. Mais je n’aime pas beaucoup cette imagerie, les clowns… J’ai donc cherché des costumes qui racontent la vie de ces personnages extraordinaires. » Les élèves sont assez perplexes devant la robe aux multiples mains ou bien la veste qui dessine les muscles du colosse. La costumière Angélique Calfati les raccroche en expliquant comment elle a trouvé la technique pour réaliser les volumes. S’en suit un échange entre spécialistes sur l’utilisation ou non de queue-de-rat ou de broderie pour délimiter les muscles… Une élève interroge : « Mais pourquoi les muscles sont blancs et pas rouges ? » « Ce qui est normal m’ennuie ! répond Emmanuelle Houdart. Les muscles sont blancs et le modèle qui va porter le costume lors du défilé est noir. Le normal, on le voit tous les jours. Dans la création, on peut se lancer dans l’imaginaire

complet, trouver non pas ce que tout le monde fait, mais quelque chose qui nous est propre. » La costumière poursuit : « J’ai mis cinq jours pour réaliser le cœur de la lanceuse de couteaux. » Après les exclamations des élèves, elle reprend : « Mais ça me plaît de travailler lentement, de ne pas avoir de patron qui me demande d’aller toujours plus vite. Pour cela, il faut essayer de trouver ce que l’on veut faire, trouver d’autres techniques. » La professeure saisit l’occasion : « D’où l’importance d’aller chercher des stages pour ce qu’ils proposent comme type d’apprentissage et pas seulement parce qu’ils sont à côté de chez vous… » La discussion se poursuit, les échanges se font plus nombreux. À la fin de la rencontre, toutes les élèves ont hâte d’assister au défilé lors du Salon. « Au fait, combien de temps il va durer, le défilé ? » Emmanuelle Houdart répond : « Dix minutes. Hé oui, une année de travail pour dix minutes … »


LE SALON PRATIQUE

LES PÔLES PÔLE THÉÂTRE Éditeurs, écrivains, comédiens… Les acteurs du pôle théâtre auront tout le loisir de lever le rideau sur l’effervescence de la création théâtrale de jeunesse… Et non loin, une douzaine d’ateliers, menés par les Éditeurs associés mettront aussi en scène les mots et les images.

PÔLE BD Le pôle que ne manqueront certainement pas les ados ! Mangas, BD dans tous les genres, des albums grand public aux plus pointus, tous regroupés dans un même espace qui comblera tous les amateurs du 9e art avec, au programme, des ateliers, des lectures, des performances.

© ERIC GARAULT

PÔLE ART Qui a dit que les enfants ne s’intéressaient pas à l’art ? Les livres d’art multiplient les formes. Livres d’art, livres à système, livres jeux et d’activités, livres « spectaculaires » seront à découvrir dans la librairie tenue par l’Association des Libraires spécialisés Jeunesse, tandis que des ateliers animés par des éditeurs d’art permettront de s’initier aux arts plastiques et de se familiariser avec l’Histoire de l’art.

PÔLE NUMÉRIQUE Du papier à l’écran, le support change, mais on continue de lire ! Sur les écrans et les tablettes, la création littéraire se découvre de nouveaux territoires d’expression. Des terrains créatifs, tactiles, sonores et interactifs à explorer au pôle numérique, pour découvrir une autre façon de lire et jouer avec les histoires pour enfants. Avec, en prime, une tablette géante pour des découvertes collectives, des tablettes individuelles, des rencontres, des projets éditoriaux qui permettront de découvrir les facettes de l’édition numérique. Le tout accompagné d’un nouveau Prix de l’Application.

Si vous désirez recevoir des informations sur cette thématique, inscrivez-vous sur :

contact@cg93.fr

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1 Grand format et aussi Guerre et Paix !

Yata attitude !

– Les mangas, on les lit, on GUILLAU

ME

en parle, on se les passe entre nous. – Et quand on ne lit pas, on écrit nos histoires, on dessine. – Après, on poste tout ça sur le blog* et on lit les commentaires des autres. Ça aide à progresser ! » Évidemment, tous ces jeunes manga fans, voire mangakas (auteurs de mangas) trépignent d’impatience à l’idée d’aller au Salon du livre de jeunesse avec leur club « Moi, je me suis même inscrit pour ça ! »

AUME © JACKY GUILL

© JACKY

« C’est moi qui ai trouvé le nom Yata attitude pour notre blog sur les Mangas, déclare Margot. Yata, ça veut dire génial en japonais. Je le sais parce qu’à force de voir des animés japonais sous-titrés, on repère des mots. J’ai commencé à apprendre le japonais depuis ! » Le club manga du collège Jean-Jaurès de Montreuil fait le plein, il y a une liste d’attente. « – Normal, les mangas, c’est notre truc. Il y en a de toutes sortes. J’ai même lu l’histoire de Karl Marx en manga

* lewebpedagogique.com/ yataattitude/

© JACKY GUILLAUME

MANGA FOLIE

LES PRIX, UN GISEMENT DE PÉPITES ! Le cinéma a ses Césars, le théâtre ses Molières, la musique ses Victoires, désormais les livres de jeunesse ont leurs « Pépites ». Réunissant l’ensemble des prix littéraires du Salon, ces Pépites récompenseront des projets prometteurs, des productions éclatantes et les brillants créateurs qui ont marqué la création

jeunesse cette année. Au générique des Pépites 2011 : Album, Roman ados européen, Livre d’art, Documentaire, Application numérique, Adaptation (cinéma d’animation), Nouvelle, 1er Album, Pépite de l’équipe du Salon… 9 nouvelles catégories feront briller tous les genres et nouvelles formes de l’édition jeunesse.

LES JEUNES VOTENT AUSSI !

LE SALON TOUTE L’ANNÉE

Cette année, le prix Tam-Tam J’aime Lire change de forme. Une sélection unique de 6 romans sera soumise aux votes des lecteurs de 8 à 12 ans qui ont jusqu’au 21 mars pour affiner leur choix. Pour participer à ce prix, 30 classes dont 11 de la Seine-SaintDenis bénéficient d’un accompagnement particulier. En plus du kit de participation, ces classes recevront 2 jeux des ouvrages en compétition et seront invitées à participer à deux forums : Le premier au moment du Salon du livre et de la presse jeunesse : présentations et échanges autour de la sélection accompagnés de lectures. Le second à l’occasion du résultat du vote final en mars 2012. Ce dernier forum sera suivi d’une rencontre avec le lauréat. Information et vote en ligne www.prixtamtam.fr

Dans le cadre de la mission Art et Culture au collège du Département de la Seine-Saint-Denis, l’auteure-illustratrice, Sara accompagne, toute l’année, deux classes de 6e des collèges PaulÉluard de Montreuil et Romain-Rolland de Clichy-sous-Bois. Un parcours qui permet de saisir tous les contours de l’univers de l’artiste et de ses influences. Au programme : Découverte, au cœur du collège, de La chambre abandonnée, installation de Sara qui mêle films et photographies. Visionnage au Salon du film d’animation de Sara À Quai. Sorties au Musée du Louvre et à la Sainte Chapelle. Ateliers de papier déchiré et réalisation d’un album sans texte par chaque élève. Exposition des travaux des élèves.

EN SAVOIR + 27e Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis du 30 novembre au 5 décembre 2011 Espace Paris-Est-Montreuil, 93100 Montreuil Accèss4RANSPORTSENCOMMUNCONSEILLÏS M° ligne 9 : arrêt Robespierre (sortie : rue Barbés / 3 min. ) Bus : 102 Place Gambetta - Gare de Rosny - Arrêt Sorins HorairessH HSAUFVENDREDIDÏCEMBREH H (Accès gratuit pour tous dès 16 h 30) samedi 3 décembre : 9 h - 20 h et dimanche 4 décembre : 10h - 19h

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Tarifss%NTRÏE€ (vente aux caisses) Billet coupe-file 6 €, plus rapide, moins cher = 1 entrée + 1 chèque lire 4 € (en vente exclusivement en ligne dès octobre) Gratuit pour les moins de 18 ans, les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires du RSA, les handicapés et leur accompagnateur. !CCUEILDESENFANTSSEULSs Les samedi 3 et dimanche 4 décembre de 10 h à 18 h, les enfants et jeunes peuvent venir seuls au Salon. Une entrée spécifique leur est réservée rue Marcel Dufriche où des médiateurs organiseront avec eux une visite sur mesure.


© FRANCK RONDOT

2 Réussir

PORTRAIT // THIERRY LELEU, AGRICULTEUR BIO

L’homme aux 93 légumes La ferme de Thierry Leleu ouvrira ses portes au public en 2013 à Coubron et produira légumes, fruits et lait bio… Il sera le tout premier agriculteur bio de la Seine-Saint-Denis. Un véritable challenge… Mais Thierry Leleu sait de quoi il parle. Tombé très tôt dans la soupe de légumes familiale, le jeune maraîcher de 32 ans s’est nourri de l’expérience de cinq générations d’agriculteurs. De père en fils, la passion s’est transmise. Puis, de formation (BTS agricole) en expériences professionnelles (paysagisme), Thierry Leleu a peaufiné sa trajectoire, et en 2009 il se jette à l’eau. « J’ai alors repris dans l’Oise, l’exploitation de mon père parti à la retraite. Je me suis mis au bio et je produis des fruits et légumes pour 11 Amap* de Seine-Saint-Denis, soit 500 familles. C’est une belle expérience pour aider les gens à retrouver le goût de la nature ». Mais Thierry

Leleu veut aller encore plus loin et se rapprocher des portes de la ville… Son installation en Seine-Saint-Denis ne doit rien au hasard. L’agriculteur de l’Oise a ainsi été choisi pour faire vivre la charte des coteaux de l’Aulnoye signée entre la Ville de Coubron, la Région, le Département et l’Agence des espaces verts. Un partenariat pour protéger la biodiversité, développer des actions pédagogiques et maintenir une activité agricole. Thierry Leleu reprend donc 50 ha de terrains sur lesquels il va installer ses cultures légumières et ses vaches laitières. « Pendant deux ans, nous précise-t-il, je vais faire pousser des céréales pour nettoyer les terres et les préparer à la production biologique. Il nous faut aussi

installer un système d’irrigation et mettre sur pied ce projet de ferme pédagogique ouverte au grand public et aux scolaires ». Dès le printemps 2013, les habitants du département reverront des vaches paître dans leurs prés et pourront goûter aux premières récoltes sorties de terre. Choux et carottes, mais aussi pâtissons, rutabagas et panais… Thierry Leleu nous promet un choix savoureux de 93 légumes. Pas moins… Comme un clin d’œil à la Seine-Saint-Denis qui l’accueille aujourd’hui. Sabine Cassou * L’Amap (association de maintien d’une agriculture

paysanne) est un partenariat d’économie solidaire de proximité entre un groupe de « consomm’acteurs » et un agriculteur.

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Vivre ensemble 3 LES ÉQUIPEMENTS SPORTIFS DES COLLÈGES

NOS COLLÉGIENS SE SPORTENT BIEN ! Esprit d’équipe, dépassement de soi, équilibre et santé… Le sport est une discipline essentielle dans la formation des collégiens. Revue des équipements ! Textes : Stéphanie Coye.

Dans une joyeuse pagaille, les élèves se précipitent sur le ballon, avant de concentrer leur attention - et leurs mains - sur celle qui, la première a réussi à le récupérer. Dans la salle des sports du collège Pablo-Neruda à Gagny, le cours de lutte commence… par une partie du rugby à genoux ! Une activité propice à l’échauffement, mais pas seulement. « Cela permet de décomplexer le fait d’avoir à toucher les autres », explique la chef d'établissement, Mme Solibieda.

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Cela fait deux ans que les élèves de ce collège sont initiés à la lutte, depuis que l’établissement s'est doté d’une salle de sport. Outre un accès au gymnase voisin, il disposait déjà de son propre plateau sportif extérieur : un terrain de 800 m2 pour le handball, le volley et le basket, une piste d’athlétisme et un espace dédié au saut en longueur et au lancer de poids. La nouvelle salle de sports est, pour sa part, consacrée à la lutte, à la danse et à la gymnastique. Mesurant

360 m2, elle est équipée de tapis de sol, d’agrès, de petits trampolines, mais aussi d’un mur d’escalade. Pour la chef d'établissement, c’est « un plus », qui permet « de multiplier les activités, d’éviter les déplacements et de gagner du temps ». Lorsque les activités avaient lieu dans le gymnase, il fallait en effet installer le matériel au début de chaque cours, et l’enlever à la fin. « Sur une heure, avec les passages au vestiaire et l’appel, il ne restait qu’une demi-heure », se souvient

© BENJAMIN GÉMINEL

visite guidée >>


© BENJAMIN GÉMINEL

© DANIEL RUHL © DANIEL RUHL

Les équipements prévus dans le Plan exceptionnel d’investissement pour l’éducation seront également ouverts aux associations sportives communales.

Mme Solibieda. Un gain de temps non négligeable, qui influe « sur le niveau que les élèves peuvent acquérir ».

LE SPORT, « UNE DISCIPLINE COMME UNE AUTRE » Depuis que les Départements ont la gestion des collèges (1986), la construction d’une quarantaine de salles a ainsi été financée. « À chaque nouvelle construction, nous en prévoyons une », précise Marie-Françoise Batise, adjointe au chef de service des relations avec les collèges au Conseil général. Un gymnase de 1 200 m2 ouvrira dès

la rentrée prochaine au collège JeanLurçat, à Saint-Denis. « L’éducation physique et sportive est une discipline comme une autre, qui doit bénéficier des mêmes conditions d’enseignement, insiste Marie-Françoise Batise. Or, nous sommes le troisième département le moins bien doté en équipements sportifs municipaux. C’est pourquoi nous finançons aussi le transport des élèves et une partie de la construction d’équipements communaux ». Le nouveau gymnase de Drancy a ainsi bénéficié d’une subvention d’un million d'euros (40 % du coût), en échange d’un accès gratuit pour les collégiens.

Inauguré le 7 septembre en présence de Claude Bartolone et de Jean-Christophe Lagarde, député maire de Drancy, il porte le nom de l’ancien international de basket Régis Racine, qui a grandi à Drancy. Une façon pour lui « de montrer aux enfants que l’on peut gravir les échelons ». C’est tout ce qu’on leur souhaite !

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© FRANCINE BAJANDE

3 Vivre ensemble

MÉMOIRE

LE LOURD PASSÉ DE LA MUETTE Dévoyée par les nazis et Vichy durant la Seconde Guerre mondiale, la cité de la Muette à Drancy fut l’antichambre de la mort pour 76 000 juifs. Bientôt un centre de mémoire y verra le jour… Textes : Nadège Dubessay « Chaque nuit, on entendait les pleurs, les appels, les cris de ces êtres qui ne se possédaient plus. » Récit d’un déporté, se souvenant de l’arrivée au camp de Drancy, en août 1942, après la rafle du Vel d’Hiv, des enfants juifs. « 4 000 en tout, sans leurs parents, portant autour du cou un simple médaillon avec leur nom. » À cette époque, Drancy est « Drancyla-Juive ». Placée sous administration française et commandement allemand, la cité de la Muette est « l’antichambre de la mort ». On y entasse des hommes, des femmes et des enfants - jusqu’à 8O personnes - dans des chambres sans vitre. « Distribuer la nourriture, nettoyer les paillasses, s’occuper des « escaliers du départ » où trois fois par semaine, à 6 heures du matin, des

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dizaines de détenus attendaient l’autobus qui les menait vers les wagons à bestiaux plombés, faisait partie de mes tâches quotidiennes », témoignait Roger Schandalow. Ici, on connaît la faim, le froid, l’humiliation, la peur, les épidémies. Ici, on meurt aussi – comme le poète Max Jacob ou on part vers… Pitchipoï – comme désignaient entre eux les détenus une destination qu’ils savaient mauvaise… Entendez Auschwitz, Birkenau. Un autre enfer. Du 20 août 1941 au 17 août 1944, près de 76 000 hommes, femmes, enfants, vieillards furent déportés de Drancy vers les camps de la mort. Histoire tragique pour une cité qui pourtant, à l’origine, promettait un avenir radieux. Nous sommes en 1930.

Des architectes progressistes, Eugène Baudouin et Marcel Lods, imaginent cet ensemble collectif, pionnier en son genre. Le chantier, ouvert en 1933, inaugure le visage des cités du futur. Les immeubles parallèles en bandes de quatre étages forment un U autour d’une cour de 200 mètres de long sur 40 mètres de large. Avec ses tours de 14 étages, alors les plus hautes de France, Drancy est la première ville à adopter l’idée des gratte-ciel américains. Mais des difficultés financières retardent les travaux. En 1939, lorsque la guerre éclate, la cité n’est pas terminée, sol en béton, fenêtres béantes, sans chauffage ni sanitaires. La Muette se transforme en camp d’internement.

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En août 1941, on y conduit 4 000 juifs français et étrangers. Les premiers d’une longue liste. Dans les années 50, la guerre est finie. Il faut oublier, reconstruire. Il y a urgence. Beaudoin et Lods achèvent leur œuvre. L’ancien camp de Drancy retrouve sa première vocation d’habitation à loyer modéré. En 1976, la municipalité érige un monument à la mémoire des victimes juives. La même année, on abat les tours. Derrière le monument, un wagon témoin a été mis en place en 1986. Le 25 mai 2001, la Muette était classée monument historique par le ministère de la Culture. Aujourd’hui, la vie à la Muette est la même que dans beaucoup de cités. Un homme promène son chien. Des enfants pressés prennent le chemin de l’école. Quelquefois, un car fait escale. On vient parfois de loin. On visite la cité en U, le wagon, le Conservatoire historique, sous le regard habitué des habitants. « Passant, recueille-toi et n’oublie pas », lit-on gravé sur le monument.

Bientôt un centre de mémoire

EXPOSITIONS ET TÉMOIGNAGES

Derrière le wagon témoin marquant l’entrée de l’ancien camp de la mort, de l’autre côté de l’avenue Jean-Jaurès, un bâtiment en construction se dresse, bloc moderne imposant de larges baies vitrées. Ce centre de mémoire et d’histoire, porté par la Fondation pour la mémoire de la Shoah sur un terrain offert par la municipalité, ouvrira ses portes en 2012, marquant ainsi la commémoration du 70e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv. Le centre de mémoire, d’une superficie de 1 500 m2, fera écho au Mémorial de la Shoah à Paris et consacrera une grande place à l’ancien camp d’internement de Drancy. Il accueillera expositions permanentes et temporaires, présentera des témoignages audiovisuels, et aussi des conférences et ateliers. Priorité sera donnée aux scolaires pour les visites.

Et aussi, à Bobigny, à Romainville, au Bourget… Les villes de Romainville, du Bourget et de Bobigny portent également les stigmates de la Shoah. À Romainville, le fort - ouvrage militaire construit en 1844 - fut réquisitionné par les Allemands en octobre 1940. Devenu camp d’internement pour les opposants à l’occupation nazie, il sera l’un des principaux lieux de transit avec Compiègne vers les camps de concentration nazis. À partir de février 1944, ce sont presque exclusivement des femmes qui y sont enfermées. En 1984, une tour hertzienne TDF fut construite dans une partie déclassée de l’enceinte du fort. Elle dessert l’ensemble de la France en assurant la transmission de programmes de radio et de télévision. De l’été 1943 à l’été 1944, la gare de Bobigny, qui était alors une gare désaffectée, devint le lieu de déportation

des Juifs détenus au camp de Drancy. Elle succède ainsi à la gare du Bourget qui dès mars 1942, fut utilisée comme principal lieu de déportation des Juifs de France. En 13 mois, 22 407 hommes, femmes et enfants furent embarqués à Bobigny, dans des convois de wagons qui les menaient vers le camp d’Auschwitz. Après la guerre, ce site fut utilisé par un ferrailleur. C’est aujourd’hui une friche ferroviaire inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Désormais propriétaire du site, la ville de Bobigny entend mettre en valeur ce seul exemple de gare de déportation préservée dans un état proche de sa configuration d’origine. Un projet qui s’inscrira en complémentarité avec celui du Mémorial de la Shoah, à Drancy.

Association Fonds mémoire d’Auschwitz (AFMA) Exposition permanente « Les yeux de la mémoire » Depuis l’installation de l’AFMA dans l’ancien camp de Drancy, en 2004, plus de 10 000 scolaires ont visité cette exposition et écouté les témoignages de survivants. En ce moment : « Désobéir pour sauver, des policiers et des gendarmes français, Justes parmi les nations », présenté par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG). « Pendant l’occupation, gendarmes et policiers sont confrontés à un lourd dilemme : obéir à leur conscience ou obéir à la loi ». Lit-on en introduction de cette exposition qui parle de ceux qui ont choisi de « désobéir pour sauver ». Conservatoire historique du camp de Drancy Créé en 1988, il organise des visites destinées aux élèves, avec notamment un exposé historique, le témoignage d’un ancien déporté et la présentation d’un film. Amicale des anciens internés et déportés du camp de Drancy C’est la première association créée après la guerre. Au sous-sol, où se trouvait l’ancienne prison du camp, on peut encore y lire sur les murs de nombreuses inscriptions. Des noms, la prière des morts écrite en hébreu…

Association Fonds mémoire d’Auschwitz (AFMA) 4 rue Arthur-Fontaine, cité de la Muette. Conservatoire historique du camp de Drancy 15 rue Arthur-Fontaine, cité de la Muette. Amicale des anciens internés et déportés du camp de Drancy 11 rue Arthur-Fontaine, cité de la Muette.

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3 Vivre ensemble Monsieur et Madame Parfait « Les garçons croient vitrine, deux poupons. Leurs cordons ombilicaux les relient à la Fabrique. Rose pour les que les filles ne sont pas En filles, bleu pour les garçons. Le conditionnement commence. Deux guides nous entraînent tout au long de la chaîne : monsieur et madame Parfait. Lui, indépendant, courageux, capables de jouer au viril, protecteur, ambitieux, aventurier et fort. Elle : affectueuse, douce, discrète, sensible, foot. » Témoignage parmi attentive aux autres, docile, coquette. La programmation sexuelle de monsieur Parfait : hétérosexuel performant. Celle de madame Parfait : hétérosexuelle soumise. « Nous d’autres, collectés par avons volontairement regroupé tous les stéréotypes pour aider les jeunes à réfléchir à un phénomène qui nous modèle dès le plus jeune âge », explique Evelyne Dorvillius, l’équipe de Tête à Tête responsable adjointe de Tête à Tête. Tout au long du parcours, accessoires, mises en pour illustrer « La Fabrique scènes, reportages, interview d’experts, clips vidéo, animations illustrent le propos. à sexes, la construction du masculin et du féminin », exposition sur le sexisme visible à Rosny-sous-Bois. D’entrée, nous sommes conviés à pénétrer dans le monde de la Fabrique. Reprenant tous les stéréotypes, l’exposition nous explique comment dès le plus jeune âge nous sommes modelés

UNE EXPO CONTRE Textes : Nadège Dubessay. Reportage photos : Bernard Gouédard

et conditionnés et démonte une à une les idées reçues. L’équipe de Tête à Tête espère ici aider les jeunes à identifier les stéréotypes, les nommer, les questionner, réfléchir à leurs influences et leurs conséquences. Implacable. Si vous désirez recevoir des informations sur cette thématique, inscrivez-vous sur :

contact@cg93.fr 20

Fille = garçon à l'école ? Vient le temps de l’école. Autre grosse machine. Dans une vidéo, une chercheuse en Sciences de l’éducation explique pourquoi, à travers les commentaires des professeurs sur les copies, dans les manuels scolaires, l’éducation n’est pas neutre. En témoignent quelques exemples croustillants repérés de-ci de-là dans les livres scolaires.


Des jouets sexués Au départ de la chaîne de fabrication, des playmobils blancs, tout blancs. Prêts à entrer dans la Fabrique. Ils ressortent roses d’un côté, bleus d’un autre. Les « non-conformes » iront dans la case erreur, au reconditionnement. Prêts à entrer dans la première machine ? La famille. Pour la représenter, des jouets. Un clic sur le bouton rose de la console et… Gagné ! On sera une bonne mère car on a déjà le baigneur et tout le nécessaire pour pouponner. Un clic sur le bouton bleu… Super ! La panoplie du parfait bricoleur s’offre à nous. « Le fait de sexuer les jouets nous formate déjà », constate Evelyne Dorvillius.

Gare à celles et ceux qui échappent aux normes de la Fabrique ! Autre machine, terrible. Les médias. Là, l’équipe de Tête à Tête s’est attardée sur le culte du corps, question, ô combien sensible lors de l’adolescence. Clip vidéo, publicité… Tout nous rappelle que nous ne sommes pas si libres que ça. La Fabrique se fiche bien de nos sentiments et désirs. Puis, arrive le « contrôle qualité ». Ultime étape de la Fabrique. L’envers du décor, brutal, violent, parsemé d’inégalités, de discriminations, d’humiliations… Autant de souffrances que connaissent toutes celles et tous ceux qui ne correspondent pas aux normes imposées par la Fabrique.

LE SEXISME EN SAVOIR + Initié par le Conseil général en 2006, Tête à Tête via la mission de prévention des conduites à risques est un espace d’informations, d’écoute et de prévention gratuit pour les 13/25 ans. L’exposition « la Fabrique à sexes, la construction du masculin et du féminin » est visible du lundi au samedi de10 h à 18 h 30 jusqu’à juin 2012. Pour les groupes scolaires, visites animées et ateliers pédagogiques sur rendez-vous.

Ouvrez la « boîte aux questions » Heureusement, à la « sortie de la Fabrique », des hommes et des femmes manifestent contre les normes établies. Ils revendiquent le droit à la différence et à l’égalité pour tous. Et si, ensemble, on luttait contre le sexisme ? La « boîte à questions » invite à témoigner, proposer, inventer…

Espace Tête à Tête centre commercial Rosny 2, porte 2, Rosny-sous-Bois. Tél. : 01 48 12 01 01 teteatete@cg93.fr

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Tribune GROUPE SOCIALISTE, GAUCHE CITOYENNE ET EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS

La culture pour bien vivre ensemble GILBERT ROGER Président du groupe

Groupe socialiste, gauche citoyenne et Europe Écologie Les Verts Conseil général, 3 esplanade Jean-Moulin 93000 Bobigny Pour nous contacter : 01 43 93 93 53 groupe.socialiste.cg93@gmail.com Fax : 01 43 93 77 50 Les élu-e-s du groupe: Jean-François Baillon, Michèle Bailly, Claude Bartolone, Emmanuel Constant, Claude Dilain, Michel Fourcade, Daniel Guiraud, Mathieu Hanotin, Bertrand Kern, Frédéric Molossi, Pascal Popelin, Gilbert Roger, Gérard Ségura, Sylvine Thomassin, Stéphane Troussel, Corinne Valls.

L

a culture est toujours en danger en Seine-

politique départementale de promotion de la

Saint-Denis, car même si la compétence

lecture publique, le Salon du livre de jeunesse en est

culturelle nous a été maintenue pour le

un moment phare.

moment, le financement de ces actions reste de

La lecture est le premier des apprentissages, il

plus en plus difficile à cause des désengagements

délivre un passeport pour l’évasion en même temps

multiples de l’État. Malgré ces difficultés budgétaires

qu’une clef vers le savoir.

persistantes, nous continuons à promouvoir notre

Dans notre département, c’est une priorité, une

action culturelle. Elle est, avec l’éducation, le socle

garantie de la réussite de nos enfants. D’ailleurs,

de la réussite de nos enfants.

nous allons chercher les lecteurs dès la crèche créant

Nos actions dans le domaine culturel sont multiples :

chaque année un livre pour les tout-petits. Le Salon

•Le dispositif « la Culture et l’Art au Collège », pour

est ouvert sur le département, sur ses habitants, sur

que les élèves vivent la richesse de rencontrer des

ses élèves. Il est un lieu d’échanges et de rencontres,

artistes, des œuvres.

que l’on doit préserver en continuant à faire venir de

•Des coopérations culturelles avec des villes du

nouveaux financeurs et en faisant appel au mécénat.

département car la culture est un bien qui se

Vous pouvez compter sur notre groupe pour

partage.

continuer à défendre la culture et les moyens qui

•L’accueil d’artistes en résidence…

lui sont donnés, parce qu’elle fait l’identité de

Au cœur de notre action culturelle se trouve la

notre territoire, riche et multiple.

GROUPE COMMUNISTE, FRONT DE GAUCHE, POUR UNE TRANSFORMATION SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE

Pour la libération de Salah Hamouri le 28 novembre 2011 ! BÉLAÏDE BEDREDDINE Conseiller général de Montreuil Ouest

Groupe communiste, Front de gauche, pour une transformation sociale et écologique Conseil général Hôtel du Département 93006 Bobigny CEDEX Courriel : groupe-communistecg93@wanadoo.fr www.elusfrontdegauchecg93.fr Les élu-e-s du groupe : Bally Bagayoko, Pascal Beaudet, Belaïde Bedreddine, Josiane Bernard, Hervé Bramy, Gilles Garnier, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jean-Charles Nègre, Jacqueline Rouillon, Abdel Madjid Sadi, Azzedine Taïbi

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’accord entre Israël et le Hamas pour la libération de Gilad Shalit, en échange de 1 027 détenus palestiniens, est une bonne nouvelle. La France a œuvré, et c’était son rôle, pour la libération de ce soldat israélien de nationalité franco-israélienne. Salah Hamouri, jeune franco-palestinien, arrêté en 2005 à l’âge de 20 ans, est toujours enfermé dans les geôles israéliennes accusé, sans preuves, d’avoir projeté d’assassiner le chef du parti ultra-orthodoxe Shass, le rabbin Ovadia Yossef. Sa libération, prévue le 28 novembre, est aujourd’hui remise en question. L’administration pénitentiaire israélienne, hors de toute décision de justice et contre le respect du droit, a annoncé récemment qu’il ne serait finalement libérable que le 12 mars 2012.

L

Comme des milliers de Palestiniens, Salah Hamouri est la victime d’une justice israélienne partiale et expéditive. Il faut agir auprès des autorités israéliennes pour sa libération. La diplomatie française ne peut faire « deux poids, deux mesures » quand il s’agit de la liberté de ses ressortissants. Elle doit déployer tous les efforts possibles pour que Salah Hamouri recouvre la liberté, comme elle l’a fait pour d’autres Français retenus ou détenus à l’étranger. Nous espérons qu’au 28 novembre, Salah Hamouri aura bien rejoint les siens, qu’une nouvelle vie s’offrira enfin à lui après presque 7 ans d’une injuste détention. Si cela n’était pas le cas, le combat pour sa libération doit s’amplifier !


LA SEINE-SAINT-DENIS POUR DEMAIN - GROUPE UMP

Une étrange manière de fonctionner… CLAUDE CAPILLON Conseiller général, Maire de Rosny-sous-Bois www.claudecapillon.fr

La Seine-Saint-Denis pour demain - Groupe UMP 3 esplanade Jean-Moulin 93006 Bobigny Cedex Tél. : 01 43 93 93 42

contact@ump-cg93.info Les élu-e-s du groupe : Jean-Michel Bluteau, Claude Capillon, Raymond Coënne, Katia Coppi, Pierre Facon , Stéphane Salini , Michel Teulet et Martine Valleton

Nouveau : www.ump-seinesaintdenis.fr

n en deviendrait presque nostalgique… Mes collègues du groupe UMP à voix haute - et certains autres de la majorité en le chuchotant de peur des représailles dénoncent avec moi le (dys)fonctionnement du Conseil général. Nous pensions sincèrement qu’une fois passées les élections cantonales le président Bartolone changerait ses méthodes de travail mais il n’en est rien. Nostalgique, parce que, au « bon temps » où le Département était présidé par les communistes, les élus du 93 se réunissaient en séance plénière à peu près tous les mois et demi. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, loin de là, puisque nous nous retrouvons seulement une fois par trimestre et encore, puisque la dernière séance du 13 octobre était hors délai selon la Loi, seule session en fait organisée depuis le mois de mai !

O

Et que dire des commissions permanentes, ces importantes réunions auxquelles j’assiste et qui ont pour mission de statuer sur les affaires dironsnous courantes du Département. Avant l’ère Bartolone, ces commissions se tenaient chaque mardi ; aujourd’hui ce n’est plus qu’une fois par mois, avec toujours autant de dossiers importants ; de plus, et nous l’avons pourtant dénoncé à plusieurs reprises, certains de ces dossiers sont déposés sur table le matin même, ce qui, bien sûr, nous empêche d’étudier sérieusement les sujets abordés qui réclameraient pourtant plus d’attention. Oui, résolument, nous regrettons presque le « temps d’avant », où les élus, notamment ceux de l’opposition, étaient bien mieux considérés. O tempora, o mores ! * *autre temps autres mœurs

GROUPE DU CENTRE, DES RÉPUBLICAINS ÉCOLOGISTES ET SOCIAUX

Une chance pour la Seine-Saint-Denis JACQUES CHAUSSAT Président du Groupe du Centre, des Républicains Écologistes et Sociaux

Conseil Général,, 3 esplanade Jean-Moulin 93000 Bobigny Tél. : 01 43 93 47 53 groupe.cres.cg93@gmail.com Les élus du groupe : Elisa Carcillo, nouvelle Conseillère générale non-inscrite du BourgetDrancy Nord et Dugny Jacques Chaussat, Conseiller général radical d’Aulnay-sousBois Sud Hervé Chevreau, Conseiller général noninscrit d’Épinay-sur-Seine

l’issue du renouvellement sénatorial du 25 septembre dernier, notre collègue et ami Vincent Capo-Canellas a fait son entrée à la Chambre haute. Dans un contexte national où le Sénat a vu une nette progression de la gauche, nous avons ainsi démontré que la majorité présidentielle pouvait conserver des sièges quand la diversité de l’opposition départementale était bien représentée. Cette victoire est une reconnaissance du travail accompli depuis plusieurs années et un encouragement à poursuivre l’action quotidienne de notre groupe au service de tous. Cela constitue aussi une invitation à accentuer le dialogue régulier avec les élus de nos villes et à favoriser l’union de tous

À

ceux qui veulent que la Seine-Saint-Denis change enfin. Aujourd’hui comme demain, nous nous engageons à travailler étroitement avec « votre » nouveau Sénateur pour : obtenir une meilleure prise en compte des spécificités de notre département, pour en faire une collectivité pilote en Île-de-France (éducation, emploi, industrie, logement,…). préparer la reconquête des territoires afin de l’emporter demain face à une gauche qui a malheureusement conduit notre département là où il en est. Les élus du groupe que j’ai désormais l’honneur de présider sont à votre disposition pour placer vos préoccupations au « centre » de leur action et offrir ainsi une nouvelle chance à la Seine-Saint-Denis.

Seine-Saint-Denis.fr / novembre 2011 / n° 24

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4 Solidaire

© FRANCINE BAJANDE

10 ans, ça se fête ! Avec le blog des Rencontres Femmes du monde en Seine-Saint-Denis :

www.seine-saint-denis.fr/femmesdumonde Du 21 novembre au 3 décembre, suivez l’actualité des Rencontres au jour le jour, avec des interviews des artistes invités, des témoignages, des vidéos… et participez au laboratoire d’innovations : le blog attend vos idées et commentaires !

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UNE ÉPROUVETTE À EXPÉRIENCES Laboratoire d’innovations

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depuis dix ans, l’Observatoire des violences envers les femmes teste en Seine-Saint-Denis des idées pionnières. Texte : Camille Renard

Dix ans qu’est né l’Observatoire, cet enfant du département, toujours fils unique en France. Dix ans d’analyses et de rapports, d’expérimentations et de résultats tangibles au service d’une idée : « mieux protéger, c’est possible ». Dernier exemple d’envergure nationale – rien de moins qu’une nouvelle loi – l’ordonnance de protection votée en juillet 2010 qui reconnaît les hommes violents comme dangereux. Non seulement l’Observatoire et ses partenaires en sont à l’origine, mais plus d’un an après sa promulgation, la Seine-Saint-Denis reste le seul département qui veille à sa stricte application. Et de surenchérir avec un foisonnement d’outils précurseurs : téléphones portables d’alerte pour les femmes en très grand danger ; logements pérennes pour les victimes de violences avec le dispositif « Un toit pour elle » ; protection lors des visites obligatoires au père, ces moments risqués de contact, grâce à une tierce personne qui accompagne l’enfant entre les deux parents. Ultime projet initié sur le département à titre expérimental, cette « mesure d’accompagnement protégé » est capitale selon la responsable de l’Observatoire, Ernestine Ronai. Non seulement la mère est sauvée, mais l’enfant est pris en compte. Or, il est urgent aujourd’hui de comprendre que

« dans les violences conjugales, les enfants souffrent et doivent aussi être protégés ». Cette mesure, Ernestine Ronai l’a ramenée de Suède. Celle du téléphone vient d’Espagne. D’autres proviennent d’échanges lors des rencontres annuelles Femmes du monde en Seine-Saint-Denis. Se nourrir des expériences les plus novatrices du monde entier pour faire de la Seine-Saint-Denis un laboratoire, puis généraliser ces dispositifs à toute la France. Voilà le rôle avant-gardiste de l’Observatoire. « L’Observatoire national des violences envers les femmes en Seine-Saint-Denis ». Ernestine Ronai sourit de ce lapsus dans la bouche d’un partenaire pour présenter L’Observatoire… Quel lapsus n’est pas révélateur ?

EN SAVOIR + L’Observatoire des violences envers les femmes. Tèl. : 01 43 93 41 93 Sur www.seine-saint-denis.fr > solidarités : Les numéros essentiels pour les victimes de violences Le programme de Femmes du monde en Seine-Saint-Denis Cinq dispositifs innovants : le téléphone portable d’alerte, la mesure d’accompagnement protégé, les bons pour taxis, « Un toit pour elle », les consultations psycho-traumatologiques.

© DR

L’OBSERVATOIRE : UNE RÉFÉRENCE L’Observatoire des violences envers les femmes fête cette année ses 10 ans. Né de la volonté de Robert Clément, alors président communiste du Conseil général, et de Catherine Puig, viceprésidente, il est aujourd’hui une Gilles Garnier référence nationale, voire européenne, Conseiller général délégué à la prévention en matière de politiques et d’actions des conduites à risques pour la lutte contre toutes les formes d’agressions et d’injustices faites aux et à l’Observatoire des violences faites femmes. En 2001, ces questions aux femmes n’étaient pas encore suffisamment

au cœur des préoccupations politiques. Nous avons, depuis, constaté des avancées notables sur ces enjeux, notamment avec l’ordonnance de protection de juillet 2010. Il reste cependant beaucoup à faire en termes de protection pour les femmes victimes de violence mais surtout en matière de prévention et d’éducation non-sexiste pour faire reculer les préjugés et les stéréotypes. Ne ratons pas les rendez-vous de 2012.

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4 Solidaire

Mineurs isolés étrangers, pour un accueil digne Le Conseil général a obtenu gain de cause sur l’accueil des mineurs isolés étrangers. Désormais, une vingtaine de Départements les accueilleront. Certains ont fui leur pays en guerre. D’autres quittent la misère - mandatés par leur famille - dans l’espoir de jours meilleurs pour la fratrie. D’autres encore se trouvent victimes de réseaux d’exploitation… Ils ont 15, 16 ou 17 ans. Ils viennent de Turquie, d’Égypte, du Mali, de Mauritanie, du Népal parfois. Pour tous, le chemin a été long, douloureux, dangereux. Chaque année, des milliers de mineurs isolés étrangers débarquent ainsi sur notre sol, un chiffre difficilement quantifiable, tous ne se feront pas connaître. Mais tous possèdent un statut particulier. Arrivant seuls de leur pays d’origine, ils sont inexpulsables jusqu’à leur 18 ans. À charge pour les Départements de financer leur éducation, via les lieux d’accueil dont l’Aide sociale à l’enfance dispose « La loi de 2007 réformant la protection de l’enfance stipule très clairement que la prise en charge de ces mineurs relève des Départements, relate Pierre Henry, directeur général de France Terre d’asile. Mais ce que la loi a ignoré, c’est qu’ils se concentrent prioritairement sur quelques Départements, notamment Paris et la Seine-Saint-Denis, mais aussi le Pas-de-Calais et les Bouches-du-Rhône. »

L’ÉTAT NE PREND PAS SES RESPONSABILITÉS Ils sont ainsi 6 000 en France chaque année, laissés à la charge des services de l’Aide sociale à l’enfance et de quelques associations comme France Terre d’Asile, la Croix-Rouge et le Gisti entre autres. Près de la moitié se retrouve à Paris et en Seine-Saint-Denis. « Ils mobilisent beaucoup d’énergie, appellent des compétences spécifiques, amènent à faire un travail

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© LE BAR FLORÉAL

Textes : Nadège Dubessay

En 2010, 1 000 mineurs étrangers isolés se concentraient en Seine-Saint-Denis. La situation est devenue dramatique en terme d’accueil, à la fois pour les enfants et pour les agents départementaux.

d’autant plus ingrat que la communication avec eux est souvent limitée. Au-delà de la barrière de la langue, ces enfants ne livrent pas tout de leur histoire, ils sont dans une obligation de loyauté à l’égard de leur famille, sinon de discrétion à l’égard des passeurs professionnels qui n’hésitent pas à user de la menace, voire de la violence », décrit JeanPierre Rosenczveig, juge des enfants à Bobigny, dans son blog publié au Monde. Les chiffres se bousculent depuis 2008. Dans un contexte international de plus en plus difficile, ces enfants, adolescents, affluent en nombre à Paris et en Seine-Saint-Denis. En 2010, le Département accueillait près de 1 000 mineurs étrangers isolés contre 500 les années précédentes, et Paris 1 700,

l’État n’en prenant en charge qu’une centaine dans la capitale. La Seine-SaintDenis, de par son histoire forte avec les populations migrantes, sa proximité avec Paris et l’aéroport de Roissy, est un département attractif. D’autant, rappelle Yamina Zimini, adjointe à l’ASE, « que le Département n’a jamais avancé de position discriminante envers les mineurs étrangers isolés. Nous avons toujours eu la volonté de prendre en compte la situation de ces jeunes, au même titre que n’importe quel autre jeune devant bénéficier de mesures de protection de l’enfance ». Mais le vase est plein, et il déborde. « Fin 2010, nous nous sommes retrouvés dans une situation assez dramatique, pour l’ensemble de la population que nous accueillons », explique-t-elle.


« Nous étions arrivés à une saturation totale du dispositif, avec des établissements d’accueil surchargés. » de l’Aide sociale à l’enfance. En 2011, afin de mieux évaluer la situation des mineurs isolés avant leur arrivée dans le dispositif d’accueil, le Conseil général favorise la création par la Croix-Rouge d’un lieu de premier accueil afin de les orienter immédiatement vers les bons services. « Malgré cela, nous étions arrivés à une saturation totale du dispositif, avec des établissements d’accueil surchargés, poursuit Yamina Zimini. Nous avons dû demander aux structures d’installer des matelas sur le sol, et certains jeunes ont dû être placés dans des chambres d’hôtel, ce qui n’est absolument pas protecteur pour eux. » Des conséquences graves en résultent pour l’accueil de ces jeunes, bien sûr, mais aussi pour les conditions de travail des agents départementaux et la charge que cet accueil fait peser sur le budget du Conseil général (35 millions d’euros en 2010, soit 20 % du budget total de l’Aide sociale à l’enfance). Face à une situation de plus en plus préoccupante, le Conseil général a décidé de frapper fort en refusant la répartition actuelle. Le 8 octobre, il a obtenu gain de cause.

Question de justice Claude Bartolone, président du Conseil général, alerte à plusieurs reprises les instances gouvernementales concernées sur le problème de l’accueil des mineurs étrangers isolés, dû à un afflux de ces jeunes. Lettre morte. Alors, le 1er septembre dernier, le Conseil général annonce qu’il n’accueillera plus ces mineurs dans ses services. Un bras de fer s’engage entre le Département et l’État. Et le 8 octobre, un accord est conclu entre les services de l’État et le président du Conseil général. Depuis, l’accueil a repris en Seine-Saint-Denis, avec une répartition plus équitable entre une vingtaine de Départements d’un large bassin francilien. La Seine-Saint-Denis ne devrait plus accueillir qu’un mineur étranger sur dix. Une première étape. Car ici, nul n’ignore qu’il s’agit d’un problème national et non d’une affaire

locale. En 2010, un rapport de la sénatrice UMP, Isabelle Debré détaillait déjà la situation tendue de la SeineSaint-Denis. Le texte proposait aussi la mise en place d’un fonds abondé par l’État pour aider les Départements en difficulté. Il prônait également une meilleure coordination entre l’État, les associations et les Départements. Car, selon Pierre Henry, « nous ne pouvons nous contenter d’un simple arrangement entre le Département de la Seine-Saint-Denis et le ministère de la Justice. Il faudrait mettre en place un fonds national de compensation pour les Départements exposés à ce problème. Organiser une table ronde avec les collectivités, les associations. Les solutions existent. Elles ont été notifiées dans de nombreux rapports, systématiquement archivés… Il faut une volonté politique, l’État doit s’impliquer ».

© FRANCE TERRE D’ASILE

Entre-temps, le Conseil général avait bien tenté de pallier au problème, avec notamment la création d’un certain nombre de places dévolues à l’accueil des mineurs étrangers isolés, dont le pôle d’accueil de la Croix-Rouge. Ce service d’accueil d’urgence héberge une quarantaine de jeunes adolescents dans des appartements. Ils bénéficient d’un accompagnement spécifique autour de la santé, du bilan scolaire, de leur situation administrative sur le territoire. Un travail d’évaluation et d’orientation mené avec un éducateur

© LE BAR FLORÉAL

20 % DU BUDGET TOTAL DE L’AIDE SOCIALE À L’ENFANCE

Selon Pierre Henry, de France Terre d’Asile, il faudrait mettre en place un fonds national de compensation pour les Départements exposés aux problèmes de concentration de mineurs isolés étrangers.

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5 Département dur

« NIAGARA » VEILLE AUX CHUTES D’EAU Le Département de la SeineSaint-Denis a été la première collectivité à se lancer, il y a 25 ans, dans l’aventure de la gestion automatisée des réseaux d’assainissement. « Niagara », le nouveau central entre en service. Notre département a toujours connu de fortes pluies d’orage et les inondations n’étaient pas rares. Quand les rivières débordaient, les champs étaient là pour absorber les eaux de pluie. Les grands travaux d’urbanisme engagés à partir des années cinquante ont modifié le tissu urbain et augmenté le ruissellement pluvial. Pour lutter contre ces inondations, le Conseil général renforce les collecteurs et les bassins de retenue et met en place la gestion automatisée, indispensable pour maîtriser un réseau de plus en plus dense.

ANTICIPER LES RISQUES DE PLUIE Pénétrer dans la salle du central automatisé « Niagara » (Nouvelle Interface d’Aide à la Gestion Automatisée du Réseau d’Assainissement) à Rosny-sous-Bois, c’est se retrouver en présence d’hommes et de femmes qui n’ont qu’une mission : éviter les inondations en cas de fortes pluies et assurer la sécurisation des ouvrages et des interventions. Au milieu de la salle très bien éclairée, visible et accessible par tous, un écran sur lequel Météo France

Si vous désirez recevoir des informations sur cette thématique, inscrivez-vous sur :

contact@cg93.fr 28

©BERNARD GOUÉDARD

Textes : Claude Bardavid

Basé à Rosny-sous-Bois, Niagara est un outil moderne et efficace permettant de diminuer les risques d’inondation et d’améliorer la qualité de l’eau.

retransmet la situation de la pluie à travers toute la France. Il existe également un outil plus fin donnant des images radar à partir de Trappes. Ces images de la région sont recalibrées avec des pluviomètres qui affinent la masse d’eau arrivant sur le département. José Cantarinha, l’un des 11 pilotes de la direction de l’Eau et de l’Assainissement, est présent ce jour-là sur le central « Niagara ». Il aura à gérer pendant 24 heures des éventuelles pluies. Il explique son travail. « La mission des pilotes est d’anticiper les risques de pluies, de surveiller le fonctionnement hydraulique du réseau primaire et de gérer les flux par temps de pluie. Quand je suis d’astreinte de nuit, je peux gérer une pluie de chez moi grâce à mon ordinateur portable. Je monte une liaison internet sécurisée avec le central Niagara et à partir de là, je fais le même travail qu’ici. » Le central offre donc la possibilité de télécommander

à distance les équipements pour orienter les flux, notamment par temps de pluie. Lorsque les pluviomètres mesurent des précipitations supérieures au seuil d’alerte (5 mm en 1 heure), le pilote est alerté. C’est à lui d’appliquer les consignes de gestion des ouvrages adaptées à la situation.

37 AGENTS AUX AGUETS Ils sont 37 agents au service de gestion des eaux et chacun d’eux joue un rôle bien particulier. En permanence, se trouvent à leur poste de travail un coordinateur, un pilote et un cadre maintenance. Le coordinateur du central assure le suivi des dysfonctionnements des stations locales et le traitement des alarmes. Il prend en charge également les interventions en réseau primaire. Jean-Philippe Leitao précise sa mission : « J’assure une surveillance


able

EN CHIFFRES

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bassins de retenue départementaux (1 300 000 m3)

2 bassins interdépartementaux 3 (255 000 m )

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chambres de dépollution départementales, cumulant 9 800 m3

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organes de dérivation (vannes, barrages à poutrelles)

des plantes lors d’une promenade ludique à travers le parc. Adultes, enfants à partir de 6 ans. Inscription obligatoire.

PARC DÉPARTEMENTAL DU SAUSSET / AULNAY-SOUS-BOIS Du 4 novembre au 5 décembre Des mammifères nocturnes les plus discrets aux insectes minuscules, ils vivent cachés mais laissent des indices. Une exposition de l’association Biosphère & Partage. Adultes, enfants à partir de 6 ans.

Repas hivernaux pour les oiseaux PARC DÉPARTEMENTAL DE LA BERGÈRE / BOBIGNY Dimanche 18 décembre de 14 h 30 à 16 h Venez réaliser votre mangeoire à oiseaux ainsi que des boules de graisses pour aider nos amis à plumes à passer l’hiver. Adultes, enfants à partir de 6 ans. Inscription obligatoire.

La faune du sol PARC DÉPARTEMENTAL GEORGESVALBON / LA COURNEUVE Dimanche 4 décembre de 15 h à 17 h Mangeurs de feuilles mortes, de bois mort ou prédateurs, ces organismes décomposeurs sont nombreux et présents partout dans les bois. Sortie sur le terrain, suivie d’observations en salle et à la loupe ! Adultes, enfants à partir de 6 ans. Inscription obligatoire.

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Saint-Denis, sous le stade d’entraînement jouxtant le Stade de France et les parkings, se trouve à 17 mètres sous terre, un bassin de retenue de 165 000 m3, l’un des deux plus grands bassins d’Europe. Sa fonction est de retenir les eaux de ruissellement en cas d’orage ou de fortes pluies, évitant ainsi les inondations. De plus, leur décantation permet de ne pas rejeter des eaux polluées dans la Seine. « Cette capacité de stockage a un effet sur la dépollution, explique André Baraglioli de l’Observatoire de l’Hydrologie urbaine. Maintenant, même quand on a de petites pluies et qu’à la limite, on pourrait se payer le luxe de ne pas stocker parce que la capacité des réseaux n’est pas sollicitée au maximum, nous stockons quand même. Cela permet de renvoyer des eaux de meilleure qualité soit vers la station d’épuration soit dans le milieu naturel. »

Traces et indices de la faune sauvage

Sur la route du cacao

Oiseaux hivernants PARC DÉPARTEMENTAL DE L’ÎLE-SAINT-DENIS Dimanche 11 décembre de 10 h 30 à 12 h Découvrez les oiseaux hivernants du parc et apprenez à les reconnaître grâce aux jumelles et aux guides de détermination. Adultes, enfants à partir de 10 ans. Inscription obligatoire.

PARC DÉPARTEMENTAL GEORGES-VALBON / LA COURNEUVE Dimanche 11 et 18 décembre de 13 h 30 à 17 h 30 (en continu) Portés par son arôme puissant, vous irez goûter le « Xocoatl » des origines chez les Mayas. Dans une grande plantation, vous assisterez à la transformation de la graine du cacaoyer en fève de cacao. Adultes, enfants à partir de 6 ans. Venez découvrir également, du 1er décembre au 2 janvier, une exposition sur le cacao : « La route du cacao » vous ouvre les portes d’un monde magique. Enfants à partir de 6 ans.

Mythes et mythologie de l’arbre PARC DÉPARTEMENTAL JEAN-MOULIN LES GUILANDS / BAGNOLET Dimanche 11 décembre de 10 h à 12 h Plongez dans les histoires et les légendes

© ILONA BUDZBON

AGIR CONTRE LA POLLUTION

QUOI DE NEUF DANS LES PARCS ?

© DNPB-CG93

du réseau en permanence. Dès que quelque chose ne va pas, nous contactons les équipes de maintenance qui se rendent sur le terrain pour réparer les pompes et les vannes des équipements défaillants. Dès que l’on reçoit une alarme au niveau d’une pluie, nous appelons le pilote qui vient faire une gestion de pluie au central. » Le cadre maintenance, quant à lui, garantit le fonctionnement opérationnel de la gestion automatisée et organise les dépannages. Enfin, les équipes d’exploitation dépannent les équipements dans les stations locales.

139 stations locales de pompage, anti-crues, et de surveillance des rejets en milieu naturel

PROGRAMME COMPLET SUR LE NOUVEAU SITE

http://parcsinfo.seine-saint-denis.fr/ Seine-Saint-Denis.fr / novembre 2011 / n° 24

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guide pratique 76LeFiche Aide au financement du permis B LE CONSEIL GÉNÉRAL ACCORDE UNE AIDE À L’OBTENTION DU PERMIS DE CONDUIRE POUR FAVORISER L’ACCÈS DES JEUNES À L’EMPLOI.

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Elle est accordée pour la première obtention du permis de conduire de catégorie B pour les jeunes de 18 à 25 ans ayant préalablement obtenu le code, domiciliés en Seine-Saint-Denis depuis au moins un an et pour lesquels le permis de conduire est indispensable à l’emploi. Pour obtenir cette aide, il faut : soit être inscrit dans une démarche d’insertion professionnelle validée par un professionnel de l’insertion et pour laquelle le permis de conduire est requis soit être inscrit dans un parcours d’insertion professionnelle ou en

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dernière année de formation professionnelle et présenter un projet de formation qui nécessite l’obtention du permis de conduire.

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La demande est à effectuer directement auprès des missions locales, des partenaires habilités ou du service insertion du Conseil général sur rendez-vous.

POUR EN SAVOIR + Contactez les missions locales, les espaces dynamiques d’insertion, les maisons de l’emploi, les éducateurs spécialisés et les travailleurs sociaux.

PENSE-BÊTE // N’oubliez pas de joindre tous les justificatifs utiles à votre demande.

Le Département recrute PAR VOIE STATUTAIRE ( OU À DÉFAUT CONTRACTUELLE ) MAISON DÉPARTEMENTALE DES PERSONNES HANDICAPÉES

DIRECTION DE LA PRÉVENTION ET DE L’ACTION SOCIALE

UN MÉDECIN GÉNÉRALISTE (OU MÉDECINE PHYSIQUE ET RÉÉDUCATION FONCTIONNELLE) (H/F) CADRE D’EMPLOIS DES MÉDECINS TERRITORIAUX (RÉF : INTERNET/MDPH/MÉDECIN GEN)

DES INFIRMIERS POUR LES CENTRES DÉPARTEMENTAUX DE DÉPISTAGE ET DE PRÉVENTION SANITAIRE D’AUBERVILLIERS ET DE SAINT-DENIS ET POUR LE PLAN DE DÉPISTAGE SYSTÉMATIQUE DE LA TUBERCULOSE (H/F) CADRE D’EMPLOIS DES INFIRMIERS TERRITORIAUX – CATÉGORIE B (RÉF : INF MAG/DPAS/INFIRMIERS/CDDPS/ PLAN/TUB)

Au sein de la MDPH, vous avez pour missions de : Évaluer le handicap; Participer à la définition des besoins de compensation des personnes handicapées ; participer à la formation/ information des partenaires de la MDPH ; participer à l’accueil et à l’information du public ; rapporter devant la Commission des Droits et de l’Autonomie les situations et les propositions de l’équipe pluridisciplinaire ; contribuer aux réflexions sur la prévention et la réduction des handicaps. Titulaire d’un Doctorat (spécialité Médecine générale ou médecine physique et rééducation fonctionnelle). Expérience concernant les questions relatives aux personnes handicapées (enfants et adultes), notamment les établissements et services intervenants en milieu scolaire, professionnels ou à domicile. Capacité d’écoute et à mener un entretien d’évaluation dans le respect des choix de vie de la personne handicapée.

Titulaire du DE d’infirmier. Connaissances en santé publique et en démarche en éducation pour la santé. Travail en équipe et en partenariat. Mobilité pour des remplacements sur le secteur géographique. Disponible pour des consultations du soir (1 à 2 fois par semaine au maximum sauf nécessité de service). Permis B souhaité.

Pour postuler : ccoutel@cg93.fr

Pour postuler : mmeresse@cg93.fr Merci d’adresser vos candidatures en indiquant les références du poste, accompagnées d’un CV par courrier à : Monsieur le président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis. Direction du personnel. 93 006 Bobigny cedex. Retrouvez l’intégralité des offres d’emploi sur : www.seine-saint-denis.fr/-les-offres-d-emploi-.html

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7 Le guide

MUSIQUE DANSE CINÉMA THÉÂTRE EXPOSITION

FESTIVAL H2O

LES TROIS SINGES © IGOR MEKHTIEV

Le Cap // Aulnay-sous-Bois Mercredi 7 décembre

© DR

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7 Le guide CINÉMA

LES PRIX DE L’AUDACE

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© SOPHIE LETOURNEUR

© LES FILMS NUS

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Ces films soutenus par l’aide à la création sont diffusés en Seine-Saint-Denis : www.cinemas93.org

des résidences de documentaristes au centre de création Périphérie ( www. peripherie.asso.fr ), partenaire du Conseil général. Le temps accordé au montage, à la « décantation » des films, permet selon la directrice de l’association, Michèle Soulignac de « mener la matière filmée le plus loin possible, dans l’exigence. Les documentaires dépassent ainsi leur sujet pour devenir des œuvres de cinéma ». Lorsque L’été de Giacomo est arrivé à Montreuil, il se résumait à un projet sur un adolescent sourd. C’est finalement la grâce solaire d’un film à la limite de la fiction qu’a récompensé le Léopard d’or à Locarno. Ce premier film vogue aujourd’hui vers d’autres festivals : Belfort, Buenos-Aires, Florence, Montréal… avec d’autres prix en perspective, car l’audace paye toujours ! Camille Renard

© CHRISTOPHE URBAIN

point commun entre Cross, L’été de Giacomo, Entrée du personnel, La vie est ailleurs, Le marin masqué et La dame au chien ? Une pluie d’étoiles ! Ces films, courts-métrages ou documentaires, ont tous été primés dans les plus prestigieux festivals du monde : Palme d’or du court-métrage à Cannes, Léopard d’or à Locarno, Grand Prix au Fid de Marseille, prix de la presse et de la jeunesse à Côté court à Pantin, prix Jean-Vigo… Autre lien, chacun de ces films a bénéficié d’aides à la création du Département. Pas de hasard, l’aide au cinéma en SeineSaint-Denis défend la créativité avant tout. Un cas unique en France. Seule la qualité des projets et leur souffle créateur comptent. Or cette inventivité s’exprime aujourd’hui en particulier dans des formes en marge de la grosse production, le courtmétrage et le documentaire. Deux formats dont la force d’innovation est à la mesure de la fragilité économique, et qui ont donc d’autant plus besoin de soutien financier. L’aide au film court parie par exemple sur la promesse contenue par les images du film. C’est la forme singulière d’une proposition, à partir de plans déjà tournés, qui conditionne ce soutien à la postproduction, et non pas une note d’intention théorique. Pour le film Cross de Maryna Vroda, le coordinateur du dispositif à Cinémas 93, Pierre Da Silva, se rappelle que la commission avait choisi de soutenir « sa façon d’aborder la brutalité sociale ukrainienne dans une économie de moyens, une maturité et un courage surprenants ». Le Marin masqué de Sophie Letourneur, avait, lui, séduit par « sa formidable inventivité narrative, son ton humoristique et une foule d’inventions dramaturgiques ». Paris gagnants : Palme d’or du court-métrage à Cannes cette année pour Cross, tandis que Le Marin masqué poursuit sa course dorée avec une pré-sélection aux Césars 2012. Voir une forme audacieuse aller à son terme. Le même désir est à l’origine

Serge Teyssot-Gay collège Roger Martin-du-Gard, Épinay-sur-Seine Le guitariste, cofondateur du groupe de rock Noir Désir imagine sa résidence comme un laboratoire de création de « pièces sonores ». Chaque élève est amené à fabriquer un instrument. Un travail simultané sur les textes, mots et syllabes complétera les créations des élèves et nourrira la composition de nouveaux morceaux pour ses deux formations, Interzone et Zone libre.


Valérie Zénatti

Herman Diephuis

collège Jean-Jacques Rousseau, Le Pré Saint-Gervais Écrivaine, scénariste et traductrice de l’hébreu, ses romans placent la notion de point de vue au centre des réflexions sur le genre humain. C’est cette idée de diversité des focalisations qu’elle met en partage avec les élèves pendant sa résidence, pour « les amener à percevoir le sentiment de liberté qu’il y a à en changer ». En lien avec sa résidence, elle envisage d’écrire un recueil de nouvelles ou un roman, relatant via plusieurs voix le même événement.

collège La Pléiade, Sevran Chorégraphe et interprète incontournable de la danse contemporaine française, Herman Diephuis veut associer les collégiens de Sevran à sa prochaine création interprétée par trois danseurs burkinabés. « Je voudrais proposer des périodes de travail avec les élèves où les rôles s’inversent, et où les collégiens deviennent les acteurs. » Une façon de découvrir son univers chorégraphique, le travail de danseur, mais aussi l’Afrique, son histoire et sa culture.

IDÉES « IN SITU » : L’ART AU COLLÈGE

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© CHRISTOPHE URBAIN

La nomination de Mathieu Bauer à la direction du Nouveau Théâtre de Montreuil, Centre dramatique national, apparaît comme une suite logique d’un parcours en Seine-Saint-Denis. Avec sa toute jeune compagnie Sentimental Bourreau, il a fait partie de l’aventure menée par Stanislas Nordey au Théâtre Gérard-Philipe. La MC 93 à Bobigny lui a ensuite ouvert ses portes. Puis débute son histoire montreuilloise : « Gilberte Tsaï, alors directrice du CDN, nous a soutenus pour trois créations : Top Dogs, Tendre jeudi et Tristan. C’est également à Montreuil que ma compagnie et moi-même avons été hébergés pendant cinq ans pour nos répétitions par la Maison de l’arbre d’Armand Gatti. » Au long de ces années, Mathieu Bauer a tissé des liens avec la population, notamment lors de Top Dogs, pièce sur le chômage des cadres, en faisant monter sur scène des habitants en recherche d’emploi… « Le public ici me suit, me fait part de son avis, de ses critiques. Je ne pense pas que j’aurais accepté d’être nommé dans un autre CDN. Je connais l’équipe du Nouveau Théâtre, nous savons travailler ensemble. » Pour l’an prochain, Bauer l’enthousiaste nous prépare une surprise : « J’ai envie de monter ici un feuilleton, à la façon des séries américaines, avec Montreuil et la Seine-Saint-Denis comme personnage principaux sur une, deux ou trois saisons. En suivant les recettes des succès populaires : personnages récurrents, histoire à chausse-trappe, intrigues résolues, amours, réactions face à l’actualité sociale, politique… Tout cela avec des ouvertures sur la danse, le cirque, la musique, et tissant encore plus de liens avec les habitants. » Pas moyen d’en savoir plus pour l’instant, mais pour retrouver l’univers de Mathieu Bauer, réservez vos places pour Please kill me du 19 mars au 12 avril, une adaptation du livre de Legs McNeil et Gillian McCain, recueil de témoignages des acteurs de la scène punk. Une énergie à vous faire dresser les cheveux sur la tête ! Georges Makowski

© CHRISTOPHE URBAIN

© GILLES DELBOS

Bauer-Montreuil, bientôt la saison 1 !

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MUSIQUE DU MONDE

THÉÂTRE

FESTIVAL AFRICOLOR

BABYLON CITY

Mercredi 30 novembre Noisy-le-Sec, Théâtre des Bergeries, 5 rue Jean-Jaurès www.letheatredesbergeries.fr BADJÉ TOUNKARA TRIO Quand Africolor a proposé à Badjé Tounkara de monter un trio pour faire entendre son n’goni, il a tout de suite relevé le défi. Il est accompagné par Yacouba Sissoko, formidable joueur de n’goni qui vient spécialement de Bamako, et Seydou Diabaté, dit « Kanazoé » un griot, maître de balafon, originaire du Burkina Faso.

Jusqu’ au 17 décembre Stains, Studio théâtre, 19 rue Carnot Tèl. : 01 48 23 06 61 www.studiotheatrestains.fr de Mohamed Kacimi, mise en scène Marjorie Nakache Babylon City raconte avec humour le quotidien parfois risible de femmes et d’hommes qui à force d’avoir peur du monde se barricadent et finissent par se perdre de vue eux-mêmes.

MUSIQUE

du festival Africolor pour cette création inédite. Les chanteurs de l’ensemble vocal Sequenza 9.3 vont donc à la rencontre de Mah Damba et des musiciens mandingues.

LE BOURGET FESTIVAL AFRICOLOR Jusqu’au 17 décembre, 23e édition www.africolor.com

LE PRÉ SAINT-GERVAIS ÉCOLE DE MUSIQUE 3 place Anatole-France Jeudi 1er décembre

Adama Coulibaly & Théo Girard Le contrebassiste Théo Girard et le joueur de donso n’goni (luth traditionnel des chasseurs mandingues) Adama Coulibaly proposent un concert à double lecture comme le veut la coutume malienne du chasseur/musicien dont la mission première est de divertir son auditoire mais aussi de dénoncer ou d’honorer, selon son jugement, des initiatives publiques qu’elles soient politiques, religieuses ou artistiques

PANTIN SALLE JACQUES-BREL 42 avenue Édouard-Vaillant vendredi 2 décembre

Ensemble Sequenza 9.3 – Mah Damba Réunir des musiciens de traditions mandingues et « savantes », voici l’ambition de Sequenza 9.3 et

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PLACE DU MARCHÉ Vendredi 9 décembre, 19 h

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©N’KRUMAH LAWSON DAKU

7 Le guide

Vendredi 16 décembre

Hélène Breschand, harpiste & Ze Jam Afane, poète et slameur Un duo entre deux personnalités qui se sont rencontrées à l’Atelier du Plateau pour improviser avec des circaciens. Une rencontre magique, autour de la nécessité vitale de la transmission de la parole.

LA COURNEUVE CENTRE CULTUREL JEAN-HOUDREMONT 11 avenue du Général Leclerc Dimanche 11 décembre, 16 h

Le BateauTrain Qu’est-ce donc que cette bizarrerie de Bateau Train ? Sur une idée de Marjolaine Karlin, c’est une rencontre musicale menée avec Damien Mandrin et Rémi Sciuto, un concert itinérant hébergé dans un gros camion pimpant de 13 tonnes aménagé et chauffé.

MONTREUIL NOUVEAU THÉÂTRE 10 place Jean-Jaurès Tél. : 01 48 70 48 90 Jeudi 15 décembre

Ensemble Zellig En partant d’une écoute attentive des musiques traditionnelles lors de ses rituels, l’ensemble Zellig reproduit leurs sonorités et leur esprit par le biais d’improvisations avec les instruments occidentaux (clarinette basse et lituanienne, violoncelle et viole de gambe, voix chantée, voix parlée, corps).

AULNAY-SOUS-BOIS LE CAP 56 rue Auguste-Renoir

de voix et d’instruments, loft sonore géant, concert permanent à tous les étages, festival de créations, galerie contemporaine, fourmillement musical d’immeuble, éventail du neuf et de l’inouï, millefeuille de sons et d’images, croisement de vidéos, feu d’artifice de partitions pour une multitude d’interprètes rebondis, méticuleux, silencieux, énervés, immobiles.

BLANC-MESNIL LE FORUM 5 place de la Libération Tél. : 01 48 14 22 00 Samedi 17 décembre

THÉÂTRE

Le Bal de l’Afrique Enchantée avec Zao et Sayon Bamba - Final d’Africolor L’orchestre maison, composé des solides musiciens des « Mercenaires de l’Ambiance », enchaîne sur un rythme effréné les grands tubes du répertoire moderne africain. Au programme, rumba congolaise, afro-beat nigérian sans oublier le highlife ghanéen.

SAINT-DENIS CONSERVATOIRE DE MUSIQUE 15 rue Catulienne Entrée libre sur réservation Tél. : 01 48 20 12 50 Concerts en continu de 18h à 23h en 2 tranches : 18 h et 20 h 30 Vendredi 9 et samedi 10 décembre

« Soufflé ! » Direction artistique Nicolas Frize, production « Les Musiques de la Boulangère » Palais de musiques, labyrinthe

SEVRAN SALLE DES FÊTES 5 rue Gabriel-Péri Tél. : 01 49 36 51 75 Vendredi 16 décembre, 20 h 30

Les derniers jours d’un condamné, de Victor Hugo, mise en scène André Valverde Les villes de Bondy, Clichy-SousBois, les Lilas, Livry-Gargan, Sevran, et Le Pré Saint-Gervais, commémorent de novembre à avril les 30 ans de l’abolition de la peine de mort par une opération culturelle conjointe, soutenue par le Conseil général. Ce texte engagé est aussi un texte plein d’émotion, intense et humaniste. 6 communes de Seine-SaintDenis portent ce projet pour transmettre, ne pas oublier et contribuer à la construction de la citoyenneté, grâce au devoir


CONCERT HIP HOP

DANSE // FESTIVAL H2O Mercredi 7 décembre, 20 h 30 Aulnay-sous-Bois, Conservatoire, 12 rue de Sevran. Tél. : 01 48 66 49 90 LE 4E SOUFFLE - collectif, création. Construite comme un puzzle, cette création mêle danse hip-hop, clown et musique live. Un spectacle drôle et poétique sur le plaisir d’être ensemble. 1re partie : 4 hyènes – Cie Les Gens de.

de mémoire. Quand connaître l’Histoire permet de continuer à l’écrire…

DANSE

entre danse, vidéo, et formes qui rappellent les tableaux de Kandinsky.

pose une réflexion sur le rapport à l’autre et à sa propre image, tout en soulignant le partage d’une même humanité.

LE CAP 56 rue Auguste-Renoir Tél. : 01 48 66 40 38 Mercredi 7 décembre, 15 h

Promenade obligatoire

Sadako

AULNAY-SOUS-BOIS FESTIVAL H2O Festival de danse hip-hop, 15e édition Tél. : 01 48 68 80 65 Tél. : 01 48 66 49 90 Du 6 au 11 décembre SALLE JACQUES-PRÉVERT 134 rue Anatole-France Tél. : 01 48 68 78 00 Mardi 6 décembre, 20 h 30

Boxe-boxe En mariant danse hip-hop et art du combat, le chorégraphe Mourad Merzouki crée des passerelles entre ces deux disciplines où chaque élément de l’un correspond à une dimension de l’autre : légèreté, violence, labeur, sueur…

Vaduz 2 036 Farid Berki, pionnier de la danse hip-hop en France, endosse la blouse d’archéologue pour interroger la palette fondatrice de son langage, qui oscille

En mêlant butô, danse hip-hop et origami, Valentine Nogata-Ramos s’inspire de ses origines et d’une légende ancestrale japonaise pour conter l’enfance et le cheminement vers l’âge adulte.

Les Trois singes À travers une gestuelle inspirée de trois arts urbains (la danse hip-hop, la capoeira et l’acrobatie), la Compagnie Par-Allèles explore l’ambiguïté de la maxime des trois singes, connue pour sa sagesse millénaire. SALLE JACQUES-PRÉVERT 134 rue Anatole-France Samedi 10 décembre, 20 h 30

4Sounds Cette pièce, inspirée de la transe, rend compte d’une traversée intérieure, d’un parcours de vie dans un espace-temps en évolution. Elle met tour à tour chaque élément scénique (son, lumières, corps) sous tension, pour les faire ensuite exister ensemble.

Liaisons ( quatuor ) Face à son reflet, face à soimême, face aux autres, à travers la puissance du langage du corps et des émotions, Liaisons (Quatuor)

Chorégraphie Anne Nguyen. Marche d’une heure, marche de l’Histoire pour huit danseurs sur le thème de l’évolution organique et du devenir de l’individu.

©DR

©LUCIE JEAN

DJ NETIK Samedi 10 décembre, 20 h 30 Montreuil, Café La Pêche, 16 rue Pépin Tél. : 01 48 70 69 65/66 www.lapechecafe.com Uppercut visuel et sonore, un set de DJ Netik, triple champion du monde DMC, ne laisse pas indifférent. Mêlant hip-hop, electro/breaks et drum & bass dans des sets très dansants, Netik confirme à chacune de ses prestations qu’il a bien su, comme il le revendique lui-même, mettre sa technique au service de la musique. 1re partie : Andy Kayes.

EXPOSITION

Les Évadés

MONTREUIL

Chorégraphie Amor Ghouila. Le destin d’un homme qui, au travers de situations plus absurdes les unes que les autres, et de rencontres improbables, tente d’échapper à sa condition.

Plutôt que tout…

LE CAP 56 rue Auguste-Renoir Tél. : 01 48 66 40 38 Dimanche 11 décembre, 15 h

Cartouche blanche cabaret hip-hop Le Centre de Danse du Galion donne carte blanche à Thierno Thioune, qui la transforme en Cartouche blanche, explosion de propositions artistiques inoffensives et inventives : créations courtes et extraits de spectacles de danse hip-hop rythmés par de la musique live.

MAISON POPULAIRE 9 bis rue Dombasle Tél. : 01 42 87 08 68 www.maisonpop.net Jusqu’au 10 décembre Art Orienté objet, commissaire invitée : Raphaële Jeune en collaboration avec le philosophe Frédéric Neyrat Ce projet artistique interroge la responsabilité individuelle dans un monde global. En faisant intervenir la population montreuilloise autant que celle d’une ville à l’autre bout du monde, il met en scène une utopie qui brouille les échelles de valeurs et les repères culturels. Les artistes Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin transforment la salle d’exposition en plateau de télévision, sur lequel sont programmées, avec la collaboration de TVM, de la journaliste Laure Noualhat deux émissions en public, sur le modèle, librement détourné, des débats télévisés.

RETROUVEZ LE PROGRAMME DE TOUS LES ÉVÉNEMENTS ET LES ADRESSES DU MOIS SUR :

WWW.SEINE-SAINT-DENIS.FR Seine-Saint-Denis.fr / novembre 2011 / n° 24

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7 Le guide LES RENDEZ-VOUS SPORT

CYCLISME HANDISPORT – CHAMPIONNATS DU MONDE

Un tandem pour une victoire

Un titre de champion du monde, c’est déjà très fort. Mais quand il revient à deux amis, après un parcours chaotique, l’émotion est décuplée. La date du 11 septembre 2011 restera gravée dans la mémoire d’Olivier Donval et John Saccomandi, et pour une bonne raison. Ce jour-là, à Roskilde, au Danemark, le tandem tricolore a réalisé la course parfaite. Le duo a devancé au sprint les Polonais, multiples champions du monde et les Slovaques, multimédaillés. Les deux hommes, licenciés à BigMat Auber 93, se connaissent depuis 2007, pour des raisons sportives d’abord. Réunis sur le même tandem lors d’une course internationale en Colombie, ils remportent leur première victoire. Un début qui les encourage à poursuivre l’aventure. « Chaque victoire a entraîné la confiance l’un en l’autre. Le duo a gagné en cohésion, en solidité et a commencé à faire peur aux autres », raconte Olivier Donval.

UNE BELLE COMPLICITÉ Pourtant, le succès n’a pas toujours été au rendez-vous. Entre problème mécanique, blessure et erreur tactique, le duo n’avait jamais encore goûté à l’or mondial ou olympique. « On a repensé à tout ce qu’on avait vécu comme galères, confie John Saccomandi. Cela nous a enfin souri et le titre en est encore plus fort. » Cette année, ils ont eu recours à un préparateur mental. « Nous avons travaillé sur la compréhension, et cette démarche a joué un rôle primordial lors de notre titre mondial, précise

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© JACKY GUILLAUME

Olivier Donval, cycliste malvoyant et son pilote, John Saccomandi, champions du monde de course en ligne, s’entendent aussi bien sur un tandem que dans la vie. Textes : Annabelle Rolnin

John Saccomandi et Olivier Donval sont complices sur un tandem comme dans la vie.

pour sa part Olivier Donval. Tout ce que John ressent, il l’exprime, et je peux m’étalonner. Qu’il soit triste, content, nerveux, je le vois. Il n’y a pas d’imagination, on est tout de suite dans l’efficacité. » Saccomandi, lui, décrit Olivier comme quelqu’un qui sait vivre, qui ne se prive pas. « Cela fait tellement longtemps », souffle-t-il, comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Complices sur un tandem comme dans la vie, ces cyclistes nonprofessionnels tiennent à leur relation privilégiée. « J’aimerais que cette amitié dure le plus longtemps possible. », se réjouit Donval,

masseur kinésithérapeute de profession. Saccomandi, chargé d’affaires dans une grande entreprise de systèmes électriques, aimerait davantage rouler avec son ami en compétition. « Le handicap fait peur. Nous avons beaucoup de mal à participer à des courses intéressantes. Et pourtant, j’ai beaucoup appris auprès des gens en situation de handicap. Je m’en sers dans la vie », regrette John. Prochain objectif pour le duo : l’or aux Jeux paralympiques de Londres en 2012. Après quoi Olivier Donval, 32 ans, prendra sa retraite sportive.


Du canoë-kayak en Seine-SaintDenis… mais bien sûr ! Croyez-le ou non, ce sport de nature se pratique depuis longtemps dans le département. La Marne et le canal de l’Ourcq sont les principaux lieux d’accueil d’une activité en pleine expansion. Un nouveau cap sera franchi dans quelques temps avec la création d’une base départementale sur le site de Sevran. Le Conseil général, en convention avec le comité départemental de canoë-kayak (CDCK 93), soutient l’activité depuis 2006. La Mairie de Paris va mettre à la disposition de la ville de Sevran une maison d’éclusier pour accueillir les embarcations, mais aussi des vestiaires et un lieu d’accueil pour le public et les licenciés de l’Ourcq Can’Ohé Club Sevranais. « Le local de 40 m2 était insuffisant et il fallait aller dans le gymnase voisin pour avoir des vestiaires, témoigne Michel Joly, président du CDCK 93. Ce pavillon va donner un aspect qualitatif plus important visà-vis du grand public et des scolaires. » Les deux organismes sont sur tous les

© JACKY GUILLAUME

Le canoë-kayak ne rame plus

Pagayer sur la Marne ou sur le canal de l’Ourcq, c’est possible en Seine-Saint-Denis.

fronts : activités pour les scolaires, ouverture aux centres de loisirs, journées portes ouvertes, opération Ville vie vacances… « Les collectivités territoriales ont pris conscience de ce que l’on pouvait apporter : de la cohésion sociale, de la vie sur le canal », affirme Michel Joly.

Le nombre de licenciés (actuellement au nombre de 200, répartis dans les cinq clubs du département) devrait s’en ressentir. Le Conseil général soutient aussi la formation des cadres, essentielle pour poursuivre le développement à long terme.

Moto – 24 Heures du Mans La moto, chez les Lussiana, c’est génétique. Le père, André, 55 ans et une longue carrière en endurance, s’est lancé le 24 septembre dans l’aventure des 24 heures du Mans avec ses trois pilotes de fils, Yann, 29 ans, Mathieu, 23 ans et Fabien, le remplaçant. En se relayant au guidon d’un engin zébré noir et blanc, la BMWS 1 000 RR n° 93 ( clin d’œil au Moto Sport Courneuvien 93 ), la famille a réussi un joli pari. Engagés en Superstock ( de série ), les quatre hommes de la famille ont terminé l’épreuve à la 32e place, et ce

© DOMINIQUE BREUGNOT/TEAMDBC-PICTURES.COM

Les Lussiana pilotent en famille

malgré deux chutes du patriarche. Autre pilote à faire briller les couleurs du MSC 93, Gregory Leblanc gagne l’épreuve pour la deuxième fois consécutive ! Seine-Saint-Denis.fr / novembre 2011 / n° 24

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8 MÉDIATHÈQUES Si pour vous, une médiathèque n’est qu’un lieu silencieux uniquement dédié à la lecture, il est temps d’en pousser de nouveau la porte ! Textes : Stéphanie Coye

DES CENTAINES DE PARTITIONS Médiathèque Romain-Rolland, Romainville 1 Si vous aimez la musique, cette médiathèque est faite pour vous ! Outre un fonds général, elle met à disposition des amateurs des centaines de partitions, 6 000 CD, du classique au rap, en passant par le rock, le jazz ou l’électro. Et la collection va encore s’enrichir dans les années à venir !

Bibliothèque RobertDesnos, Montreuil 3 Le lieu possède une des collections les plus importantes du département. Il est hyperactif, notamment pour les ados qui ont échangé avec Stéphane Hessel, interviewé l’écrivaine Anne Percin. Cette année Anne Savelli, écrivaine également, y est en résidence.

RÉSERVÉ AUX ENFANTS

© SYLVAIN HITAUX

© BERNARD GOUÉDARD

SPÉCIAL ADOS

Annexe du Londeau, Noisy-le-Sec 4 Des centaines de jeux, des milliers d’albums, romans, BD ou encyclopédies, des ordinateurs et, depuis janvier, quelque 400 DVD ! Consacrée à la jeunesse, l’Annexe est un vrai petit paradis pour les enfants, des tout-petits jusqu’à 14 ans !

Centre culturel Joseph-Kessel, Villepinte 5 Actions pour les personnes handicapées, rencontres entre auteurs et personnes détenues… La médiathèque de Villepinte porte haut l’idée de service public ! Et pour tous : 64 000 ouvrages, un département écriture théâtrale, 9 000 CD, 7 500 DVD, un club des lecteurs, des conférences musicales, des projections de documentaires, des ciné-goûters...

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© FRANCINE BAJANDE

DES RENCONTRES AUDACIEUSES

© BERNARD GOUÉDARD

7 Le guide


LES ADRESSES 1 Médiathèque Romain-Rolland Romainville, Rue Albert-Giry, Quartier Marcel-Cachin. Tél. : 01 71 86 60 16 http//romainville.sicim.fr

© LE BAR FLORÉAL

3 Bibliothèque centrale Robert-Desnos Montreuil, 14 bd Rouget-de-Lisle Tél. : 01 48 70 69 04 http//montreuil.sicim.fr

AU CŒUR DE LA CITÉ Médiathèque Ulysse, Saint-Denis 2 Les enfants n’auront pas mis longtemps à en trouver le chemin ! Depuis janvier, la médiathèque flambant neuve des quartiers de Franc-Moisin et Bel-Air les accueille pour lire, voir des films, travailler, chercher un emploi pour les plus grands ou simplement se rencontrer. Une salle de quartier a même été prévue. Et l’équipe regorge de projets !

5 Médiathèque du centre culturel Joseph-Kessel Villepinte, 251 boulevard Ballanger Tél. : 01 55 85 96 33 http://mediatheque.centreculturelvillepinte.fr

ATELIER PHILO

CAFÉ LITTÉRAIRE

Médiathèque André-Breton, Aubervilliers 7 Entièrement rénovée, la médiathèque André-Breton a rouvert le 2 avril, avec plus de confort, une collection complétée par un fonds DVD et un programme toujours aussi alléchant ! Un exemple ? L’atelier philo pour les enfants. Parce qu’il n’est jamais trop tôt pour aiguiser son esprit critique !

Médiathèque Boris-Vian, Tremblay-en-France 8 Chaque samedi, l’équipe concocte pour vous des matinées de haute volée : petit-déjeuner musical, projection de film, café littéraire pour les grands, spectacles autour du livre pour les bébés… Quelles que soient vos envies, vous y trouverez forcément votre bonheur !

7 Médiathèque André-Breton Aubervilliers, 1 rue Bordier Tél. : 01 71 86 35 35 www.mediatheques-plainecommune.fr 8 Médiathèque Boris-Vian Tremblay-en-France, 8 rue Pierre-Brossolette Tél. : 01 49 63 69 61 http://mediatheque.tremblayenfrance.fr

Seine-Saint-Denis.fr / novembre 2011 / n° 24

© SYLVIE FRANÇOISE

Médiathèque Colette, Épinay-sur-Seine 6 Chez Colette, on sait recevoir ! Comme toute nouvelle médiathèque, elle a été entièrement pensée pour l’usager : 33 heures d’ouverture, des fauteuils incitant à la lecture, un fonds et une programmation variés… Jusqu’à son architecture, toute en transparence, véritable invitation à y entrer !

© SYLVAIN HITAU

4 L’Annexe du Londeau Noisy-le-Sec, 10 rue Paul-Verlaine Tél. : 01 41 71 16 04 www.mediatheque-noisylesec.org

6 Médiathèque Colette Épinay-sur-Seine, 49 rue de Paris Tél. : 01 71 86 35 00 www.mediatheques-plainecommune.fr

TOUTE EN TRANSPARENCE

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2 Médiathèque Ulysse Saint-Denis, 37 cours du Rû-deMontfort. Tél. : 01 71 86 35 20 www.mediatheques-plainecommune.fr

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Belleville 2011 - illustation andrĂŠ furcy - NE PEUT ĂŠTRE VENDU

invitation

Le DÊpartement de la Seine-Saint-Denis a le plaisir de vous offrir une entrÊe gratuite. Du 30 novembre au 5 dÊcembre 2011 ]PZP[LWLYZVUUL;V\[LZVY[PLLZ[KtÄUP[P]L

Espace Paris-Est-Montreuil. 128, rue de Paris à Montreuil 4t[YV!SPNUL HYYv[9VILZWPLYYLZVY[PLY\L)HYIuZ )\Z!7SHJL.HTIL[[H.HYLKL9VZU`(YYv[:VYPUZ *L[[LPU]P[H[PVULZ[nKtJV\WLYL[nWYtZLU[LYKPYLJ[LTLU[H\_ LU[YtLZK\:HSVUZHUZWHZZLYWHYSLZJHPZZLZ!Y\Li[PLUUL4HYJLS 3LU[YtLH\:HSVULZ[NYH[\P[LWV\YSLZTVPUZKLHUZ SLZKLTHUKL\YZKLTWSVPSLZ/HUKPJHWtZL[SL\YHJJVTWHNUH[L\Y SLZItUtÄJPHPYLZK\9:(L[WV\Y[V\ZSL]LUKYLKPKtJLTIYL nWHY[PYKLO5VJ[\YUL

Belleville 2011 - illustation andrĂŠ furcy

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Seine-Saint-Denis.fr - N°24  

24ème numéro du magazine départemental "Seine-Saint-Denis.fr".

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