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JUIN 2011 NOUVELLE SÉRIE / N° 21

49e SALON

LE MAGAZINE

DE L’ AÉRONAUTIQUE ET DE L’ESPACE DU BOURGET VIVRE ENSEMBLE

Mesures pour les collégiens

DU 20 AU 26 JUIN 2011

SEINE-SAINT-DENIS,

TERRE D’AÉRONAUTIQUE


Sommaire du N° 21 // Juin 2011 3 // Édito 4 // Instantanés

18 // OPÉRATION RÉUSSITE Cac, odyssée jeunes, conseil des collégiens… Zoom sur les mesures du Conseil général en faveur des collégiens.

Grand format

© A. ERNOULT

20 // LE BUZZ DES ABEILLES Saviez-vous qu’il existe 150 ruchers dans votre département ?

6 // DE L’AIR ! Le 49e Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace, Paris-Le Bourget ouvre ses portes du 20 au 26 juin. Avis aux amateurs !

Réussir 13 // PORTRAIT DU PROFESSEUR EMMANUEL MARTINOD Première greffe mondiale d’une bronche à l’hôpital Avicenne.

Vivre ensemble 16 // FRANCE 3 S’INSTALLE EN SEINE-SAINT-DENIS Deux journalistes de terrain nous font partager leur quotidien.

Tribune 22 // EXPRESSIONS DES GROUPES POLITIQUES

Solidaire 24 // ANNÉE DE L’OUTRE-MER Grande fête à La Courneuve.

Fiche pratique 30 // LE CHÈQUE ADPA, MODE D’EMPLOI LE DÉPARTEMENT RECRUTE

Le guide 32 // THÉÂTRE, MUSIQUE, DANSE, FESTIVAL, JEUNE PUBLIC Les coups de cœur de la rédaction. 36 // SPORT Le Trophée des Bahuts, équihandicap. 38 // 8 IDÉES POUR AVOIR LA FORME

26 // VIOLENCES CONJUGALES Un guide pour libérer la parole de l’enfant.

ERRATUM Dans notre dernière édition pages 8-9, nous avons involontairement omis Florence Haye, Conseillère générale de SaintDenis Nord-Ouest. Toutes nos excuses pour ce regrettable oubli.

27 // DEPISTONS LE CANCER DU CÔLON

Département durable 28 // ÉCOUTER POUR VOIR LES OISEAUX Des collégiens apprennent à reconnaître le chant des oiseaux.

N°21 // Juin 2011 // CONSEIL GÉNÉRAL DE LA SEINE-SAINT-DENIS 93006 BOBIGNY CEDEX // Tél. : 0143939467 Fax: 0143939450 // mag93@cg93.fr // Directeur de la rédaction: Benoît Pichard // Directeur adjoint de la rédaction: Jean-Stéphane Migot // Rédactrice en chef : Sabine Cassou - 0143939460 - scassou@cg93.fr // Rédaction: Isabelle Lopez - 01 43939419 - ilopez@cg93.fr // Georges Makowski - 0143939469 - gmakowski@cg93.fr // Ont collaboré à ce numéro : Claude Bardavid, Nadège Dubessay, Camille Renard // Photothèque: Nicole Halley - 0143939454 // Thomas Zarka- 014393 7743// Secrétariat: Sylvie Dorr - 01 43939467 // Photo de couverture: P. Penna /eurocopter / Agence Rea // Direction artistique: JBA d’après maquette originale Euro RSCG C&O // Secrétariat de rédaction: Marie-Laure Treussart // Maquette: Aurélie Houeix // Chef de production: Alain Faulcon // Impression et distribution : Imprimerie Grenier // Tirage: 613000 exemplaires // N° ISSN: 19699727 // Directeur de la publication : Claude Bartolone, président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis // www.seine-saint-denis.fr // Imprimé sur du papier sans chlore.

imprimé sur papier recyclé

TENEZ-VOUS INFORMÉS ! Je souhaite recevoir la Newsletter du président du Conseil général. Je souhaite recevoir la Newsletter du Conseil général. Je souhaite m’abonner gratuitement à Seine-Saint-Denis.fr le magazine Nom :………………………………………………………… Prénom :…………………………………………………………………… Adresse :……………………………………………………………………………………………………………………………………… Code postal :……………… Ville : ………………………………… Courriel :…………………………………………………………… Coupon à renvoyer dûment rempli à : Seine-Saint-Denis.fr le magazine // Direction de la Communication // Conseil général de la Seine-Saint-Denis 93006 Bobigny Cedex

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Édito >>

LA SEINE-SAINT-DENIS ACCÉLÈRE © J.L. LUYSSEN / GAMMA / EYEDEA

Madame, Monsieur,

CLAUDE BARTOLONE,

PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL, DÉPUTÉ DE LA SEINE-SAINT-DENIS.

Face à un chômage persistant, aggravé par la crise, il faut poursuivre plus que jamais sur la voie d’un développement économique durable pour transformer en profondeur la Seine-Saint-Denis. La Seine-Saint-Denis qui innove, qui crée, qui entreprend, est devenue une destination privilégiée des entreprises : ouverture du centre commercial du Millénaire, installation d’Eurocopter à Dugny, annonce de l’arrivée de Veolia, après celle de SFR. Autant de bonnes nouvelles pour l’ensemble du tissu économique, qui viennent conforter la politique de soutien aux PME et aux filières d’avenir. Que ce soient l’image et le numérique, avec le succès de la 3e édition du forum international de la 3D Dimension 3 ou l’aérien, avec le traditionnel et incontournable Salon du Bourget, ces filières doivent constituer des pôles d’excellence associant grandes entreprises, PME, activités de recherche et bien sûr formation. Le décollage économique du département doit maintenant se traduire en emplois durables et accessibles pour les habitants. La clé pour y parvenir, c’est évidemment la priorité que nous donnons à l’éducation et à la formation. Alors que le gouvernement persiste dans sa politique aveugle de suppression de postes et de démantèlement de l’éducation prioritaire, c’est au contraire dès le primaire et le collège que nous devons offrir une formation de qualité, dans un environnement agréable, équipé des dernières technologies et sécurisé. Cela permettra aux jeunes de la Seine-Saint-Denis d’exprimer tout leur talent et de trouver leur vocation. Tout le monde y gagnera. Faire de la Seine-Saint-Denis le moteur économique du Grand Paris, c’est notre ambition. Mettre ce moteur au service de l’emploi et des habitants, c’est notre objectif. POSEZ VOTRE QUESTION À CLAUDE BARTOLONE // contact@cg93.fr

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Instantanés » LA SEINE-SAINT-DENIS AU QUOTIDIEN

Les Pavillons-sous-Bois // Organisé dans 22 centres sociaux du département, le festival Transit valorise les pratiques artistiques amateur des habitants : chant, danse, théâtre, conte, poésie, musique, art culinaire, photo, vidéo, peinture, sculpture, BD, art déco, mode, art floral, cirque, slam…

// 16/05/2011

Bobigny // Dans le cadre de l’année des outre-mer en Seine-SaintDenis, le vernissage du Mémorial itinérant de l’esclavage colonial a eu lieu en présence de Claude Bartolone, président du Conseil général et député de la Seine-Saint-Denis, du préfet Christian Lambert et de Serge Romana, président du Comité marche du 23 mai 1998.

© D. RUHL

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// 14/05/2011

// 18/05/2011

© D. RUHL

// 30/04/2011

Le Blanc-Mesnil // Inauguration de 49 nouveaux logements au Blanc-Mesnil, en présence de Stéphane Troussel, président de l’Office public de l’habitat Seine-Saint-Denis (OPH 93) et de Didier Mignot, maire de la ville. Cette résidence est la première opération BBC (bâtiment basse consommation) de l’OPH 93. 4

La Courneuve // À vos marques, prêts, poussez ! Plein succès comme chaque année pour le championnat départemental des caisses à savon et push car. Dans cette compétition organisée par les Francas avec le soutien du Conseil général, les enfants des centres doivent concevoir et réaliser eux-mêmes leurs bolides, souvent très colorés !


© B. GOUEDARD

// 04/05/2011

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// 18/05/2011

Tremblay-en-France // Organisé par le SEAPFA et le Comité départemental des Offices municipaux des Sports 93, l’Intégrathlon propose aux personnes handicapées comme aux valides de s’essayer à la boccia, la sarbacane, la course guidée, le torball, le parcours en fauteuil, etc. Pour la première fois, les collégiens de l’UNSS ont pu eux aussi participer à cette fête du sport dans un esprit de partage et de découverte de l’autre.

Saint-Denis // Alors que la communauté éducative de la SeineSaint-Denis se mobilise contre le non-remplacement des enseignants absents et les suppressions de postes, Claude Bartolone, Mathieu Hanotin, vice président du Conseil général Hervé Bramy, conseiller général et Eva Joly, députée européenne ont participé à la conférence de presse des signataires de l’appel des 93 parents et enseignants pour que l’éducation redevienne une priorité nationale.

// 12/05/2011

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// 19/05/2011

Bobigny // Le budget 2011 a été adopté par l’Assemblée départementale. Claude Bartolone, président du Conseil général et député de la Seine-Saint-Denis, l’a présenté comme un budget de valeurs : le bien-être pour tous les Séquanodionysiens, l’intégration sociale et le savoir.

Les Pavillons-sous-Bois // Première étape pour le T Zen 3 ! Des réunions publiques de concertation ont été organisées pour présenter et recueillir les avis de la population sur ce bus en site propre qui reliera Paris à Pavillons-sous-Bois en 2015. Désigné comme Maître d’ouvrage des aménagements et de l’insertion urbaine sur la RN3, le Département conduit les études de requalification des espaces publics.

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© ALAIN ERNOULT

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DE L’AIR !

Du 20 au 26 juin, le 49e Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace, Paris-Le Bourget rassemblera les grands acteurs de ces secteurs d’activité. Une occasion de découverte et d’orientation professionnelle pour le grand public et un accélérateur économique pour la Seine-SaintDenis. Dossier réalisé par Georges Makowski Attention au torticolis ! Du 24 au 26 juin, vous passerez beaucoup de temps le cou tendu et le nez en l’air à admirer les démonstrations en vol des derniers fleurons de l’industrie aéronautique. Car si le grand public vient au salon du Bourget, c’est avant tout pour en prendre plein les yeux et les oreilles, admirer les performances des avions de ligne, la maniabilité des hélicoptères, la puissance des jets et les capacités des drones. Plus de quarante aéronefs seront présentés en vol, issus des plus grands noms de l’aéronautique. 95 des 100 premières entreprises mondiales du secteur seront présentes et plus de 1 800 moyennes et petites entreprises exposeront leurs savoir-faire. Les firmes de la Seine-Saint-Denis joueront à domicile : Eurocopter, Dassault Aviation, Air France industries/KLM… Pas facile pour les PME de se faire une place parmi ces géants. L’agence de développement économique Seine-Saint-Denis Avenir leur propose une place sur son stand à des conditions favorables.

Dans un secteur aussi fortement concurrentiel, être présent sur le plus grand salon aérien au monde, c’est une véritable opportunité pour une PME ! Organisateur du salon, le Gifas, (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) espère également séduire les futurs professionnels de l’aérien. Un espace est réservé pour l’orientation des lycéens et des étudiants vers les métiers et les formations de l’aéronautique, au recrutement de stagiaires, de jeunes diplômés et de personnes expérimentées, pour le dialogue entre les entreprises et les établissements de formation.

PÔLE D’ATTRACTIVITÉ Mais l’activité du secteur aérien en Seine-Saint-Denis ne se limite pas au seul Salon du Bourget. L’aéroport Paris Charles-de-Gaulle et celui de Paris Le Bourget attirent à eux deux plus de 9 000 entreprises et représentent plus de 200 000 emplois directs, indirects et induits. Le Conseil général entend bien aider un secteur

d’activité prometteur en termes d’emploi pour ses habitants. Il s’implique pour cela dans des démarches partenariales. Hubstart Paris regroupe une vingtaine d’acteurs privés ou public dont la Seine-Saint-Denis pour offrir un environnement d’affaires compétitif et attractif pour les firmes internationales. Le Département intervient également dans le pôle de compétitivité ASTech Paris Région. Celui-ci aide l’Île-deFrance à demeurer le leader européen de l’industrie des secteurs aérospatial et de l’aviation d’affaires. Il facilite les partenariats entre PME et les organismes de recherche et les établissements d’enseignement supérieur. De même, le Département investi dans la requalification de l’ex RN2 au Bourget, s’est engagé pour l’obtention d’une double boucle du Grand Paris Express rendant les pôles d’emplois des aéroports accessibles aux Séquano-dionysiens. De quoi donner une grande bouffée d’air à la Seine-Saint-Denis !

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1 Grand format QUELS SONT LES ENJEUX DU DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR AÉRIEN POUR LA SEINE-SAINT-DENIS?

Pascal Popelin, vice-président du Conseil général chargé de l’aménagement, du développement économique et métropolitain.

La Seine-Saint-Denis partage une longue histoire avec l’aérien. Elle est au cœur de la desserte aéroportuaire de la région capitale, avec la plate-forme de Roissy et l’aéroport du Bourget pour l’aviation d’affaires. Il est donc indispensable que notre territoire s’appuie et valorise ce formidable atout pour le développement économique et l’emploi. C’est notamment le sens de l’engagement du Département dans le pôle de

compétitivité « AsTech ». C’est aussi la raison pour laquelle nous sommes un acteur vigilant des projets du Grand Paris et en particulier des contrats de développement territorial. Il est enfin indispensable de penser l’évolution de l’aérien dans notre agglomération avec le souci du respect de l’environnement. Nous y sommes attentifs, notamment au moyen de l’Agenda 21 départemental.

© J. REVILLARD/ REZO

VERS UNE AVIATION VERTE

La protection de l’environnement est l’une des priorités de la recherche en aéronautique. L’Organisation de l’Aviation Civile Internationale a adopté en 2004 trois grands objectifs environnementaux : - limiter ou réduire le nombre de personnes exposées à un niveau élevé de bruit des aéronefs ; - limiter ou réduire l’incidence des émissions de l’aviation sur la qualité de l’air locale ; - limiter ou réduire l’incidence des émissions de gaz à effet de serre de l’aviation sur le climat mondial. Pour certaines entreprises, le respect de ces normes environnementales ne constitue pas une contrainte, mais au

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contraire un argument commercial. Ainsi l’entreprise UUDS installée à Bobigny a développé un nouveau procédé écologique de dépollution des avions. La consommation d’eau est divisée par 100 et utilise une solution biodégradable à 100 %. L’une des vedettes du Salon du Bourget sera l’avion solaire Solar Impulse. Les ailes de ce gigantesque oiseau de 63,40 mètres d’envergure sont recouvertes de cellules photo voltaïques. Elles lui permettent de voler grâce à la seule énergie solaire. L’ambition de ses créateurs est de réaliser un tour du monde. Ils sont déjà parvenus à voler 24 heures. Durant la nuit, les quatre moteurs utilisaient l’électricité stockée la journée dans des batteries.


Eurocopter choisit encore la Seine-Saint-Denis

© F. BAJANDE

Présent depuis longtemps à La Courneuve, Eurocopter installe son unité de fabrication de pales d’hélicoptères à Dugny. La direction nous en explique les raisons. Le Conseil général demeure vigilant et mobilisé quant au devenir du site de La Courneuve.

Premier fabricant d’hélicoptères civils, Eurocopter sera bien sûr au Salon du Bourget.

Eurocopter avait des possibilités d’implantation à Marignane ou en Allemagne. Pourquoi avoir choisi Dugny ? La configuration urbaine du site de La Courneuve ne permettait aucune évolution, qu’il s’agisse de qualité de vie au travail ou de développement technologique. Le déménagement était envisagé, mais il devait permettre de conserver le savoir-faire de nos collaborateurs sur place et notre réputation d’excellence dans la conception

et la production de pales d’hélicoptères. Aussi, le projet de transfert de nos activités à Dugny a été soutenu par l’État et a reçu l’avis favorable des acteurs publics locaux. Il ouvre la voie à la construction d’ici 2014 d’un complexe aux meilleurs standards industriels et environnementaux à 10 km à peine de La Courneuve. Nous prévoyons d’y réaliser des investissements majeurs afin d’augmenter notre compétitivité. L’accès aux pistes de l’aéroport du Bourget est un atout non négligeable.

Combien d’emplois comprendra le site de Dugny ? Il devrait rester équivalent à celui de La Courneuve. Si l’on ajoute les équipes d’Innovation Works d’EADS, actuellement à Suresnes, concernées par ce transfert, cela représentera environ 750 salariés. Notre objectif est également d’y développer nos activités dans des domaines tels que les services de support et de maintenance. La perspective de création d’un technopôle avec As Tech a-t-elle été déterminante ? Notre ambition est qu’Eurocopter demeure le chef de file dans l’innovation en France. La présence dans notre environnement de structures consacrées aux nouvelles technologies et à l’innovation est évidemment un élément significatif. Nous sommes favorables aux initiatives qui faciliteront les rapprochements entre les centres de recherche, les entreprises innovantes et les centres de formation. Que représente une telle adresse en termes d’image ? Si la question fait référence à l’image de la Seine-Saint-Denis, sachez que nous sommes fiers d’y être présents depuis plus de 60 ans. Pour le reste, la proximité avec le Bourget -1er aéroport d’affaires en Europe - est un atout important pour notre activité. L’implantation d’EADS et d’Eurocopter est la première pierre du futur pôle aéronautique du Grand Paris. Le site de Dugny est vaste et, si nous sommes aujourd’hui des pionniers, nous espérons être bientôt rejoints par de nombreux grands noms de l’aéronautique qui contribueront à donner au département une image d’excellence technologique.

FORMATION

TRAVAILLER DANS L’AÉRIEN, C’EST POSSIBLE ! D’un côté, 93 000 emplois liés à l’aérien sur les plates-formes Roissy Charles-deGaulle et du Bourget, des entreprises qui peinent à trouver du personnel qualifié. De l’autre, des jeunes en mal d’emploi, ne sachant quelle formation choisir. Et si on les rapprochait ? Idée mise en œuvre par le Conseil général avec l’opération Ouvrir les possibles. Peu de collégiens

souhaitent se tourner vers des formations techniques et scientifiques. Par méconnaissance, mais aussi par manque de confiance en soi. Ouvrir les possibles, est un parcours de sensibilisation et d’orientation aux métiers de l’aérien. Pendant deux ans les élèves de quatorze classes du département découvrent l’expérimentation scientifique en classe

et au musée de l’Air et de l’Espace, mais aussi les nombreux métiers de l’aérien avec l’association Air Emploi, la cité des métiers et les universités de la SeineSaint-Denis. Chacune des classes aura la chance de passer une journée au salon de l’Air et de l’Espace, avec un programme spécialement élaboré à leur intention.

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1 Grand format 24 HEURES AU SALON DU BOURGET

Le nez en l’air et du rêve plein les yeux Du 24 au 26 juin, tous les amoureux des avions ont rendez-vous sur le tarmac du Bourget pour les journées grand public du Salon international de l’aéronautique et de l’espace.

© ALAIN ERNOULT

En vol et sur le tarmac Même si vous voyagez souvent en avion, jamais vous ne verrez ainsi les longs courriers. Sur le tarmac, vous détaillerez de près les dessous de ces géants, et en l’air les pilotes feront étalage de leurs performances au cours d’évolutions bien moins calmes qu’un vol régulier !

© ALAIN ERNOULT

© ALAIN ERNOULT

Airbus petits et grands Les visiteurs ne sont pas les seuls à venir en famille, les avions aussi ! Airbus, comme tous les grands constructeurs, tient à montrer l’ensemble de sa gamme sous son meilleur jour.

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Drôles de drones Ces aéronefs sans pilote sont de plus en plus performants pour des applications aussi bien militaires que civiles. Le Camcopter S-100 est capable d’apponter seul sur un navire par une mer force 5 avec une précision de 30 cm !


© SEINE-SAINT-DENIS © AVENIR DR

Au salon, on travaille aussi ! Sur le stand de Seine-Saint-Denis Avenir, les PME multiplient les contacts avec leurs clients, se font connaître d’autres interlocuteurs, discutent avec la concurrence… Quatre journées sont réservées aux professionnels. Pour tous, le Bourget est le rendez-vous de l’année !

© D. RUHL

Icare toujours Pour les futurs pilotes de dix ans, pour les techniciens spécialistes de l’avionique ou les capitaines de longs courriers aguerris, voler continue à faire rêver.

© MOKRANI

Cocorico en plein ciel La Patrouille de France, vedette du salon. Toujours époustouflant !

© © SEINE-SAINT-DENIS DR AVENIR

DATES ET HORAIRES Quatre journées réservées aux professionnels Du lundi 20 au jeudi 23 juin 2011. De 9 h 30 à 18 h.

Comme à la maison Le Falcon 7X est le premier avion au monde conçu uniquement sur maquette numérique. Il est ici bichonné : Dassault Falcon Service est installé à l’aéroport du Bourget et assure la maintenance des avions de la gamme sur place où sur tout autre aéroport au monde.

Trois journées grand public Du vendredi 24 au dimanche 26 juin 2011. De 9 h 30 à 18 h. Entrée 1 jour : 13 € TTC. Billet tribune : 10 € TTC Gratuité accordée aux : Enfants de moins de 7 ans. Étudiants et apprentis uniquement le vendredi 24 juin 2011 sur présentation de leur carte d’étudiant ou d’une attestation de leur CFA.

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© F. BAJANDE

© F. BAJANDE

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Jérôme Halut, président de Protection des métaux, une des PME accueillies au Salon du Bourget par Seine-Saint-Denis Avenir.

SOUS-TRAITANCE

Les PME tiennent salon EADS, Airbus, Dassault… Ces géants ne pourraient fonctionner sans un réseau de sous-traitants, des PME spécialisées, une part importante de l’activité du secteur aérien. L’entreprise Protection des métaux, créée en 1929 à Montreuil et installée depuis 2004 à Noisy-le-Sec, en est un exemple. « Nous réalisons des traitements de surface, électrolytiques ou chimiques, sur des pièces mécaniques pour leur apporter des propriétés mécaniques, électriques, optiques, blindage, anticorrosion… explique Jérôme Halut, président de Protection des métaux. Nous travaillons essentiellement sur les domaines spatial, aéronautique et militaire. » Dernier élément d’une chaîne de fabrication, les entreprises de traitement de surface dépendent entièrement des grands donneurs d’ordre tels EADS, Thales, via d’autres entreprises de réalisation de pièces mécaniques. Inconvénient, il est impossible d’anticiper.



Les chiffres du salon s exposants internationaux

« Même à deux mois ! C’est une gestion difficile, mais c’est le métier qui veut cela. »

s visiteurs

À L’INVITATION DE LA SEINESAINT-DENIS

s visiteurs grand

Avenir, l’entreprise noiséenne sera au Salon du Bourget. « Ce salon est important pour nous. Nos clients y sont présents et il est important de se montrer, de présenter notre savoir-faire, d’établir de nombreux contacts. Mais sans l’aide de SeineSaint-Denis Avenir, cela aurait été beaucoup trop cher pour une entreprise de notre taille. » Jérôme Halut compte aussi sur le Salon du Bourget pour valoriser son secteur d’activité auprès des jeunes. « Je suis président de la commission formation au sein de mon syndicat professionnel. Nous connaissons des problèmes de recrutement, nous avons du mal à trouver des personnes qui nous conviennent. Les filières professionnelles ne sont pas valorisées. Pourtant, dans l’industrie une personne compétente peut très vite évoluer ! »

s m² d’exposition

professionnels public commercialisées (Halls, village, chalets, surface extérieure) s m² d’exposition des

aéronefs sPlus de 140 aéronefs en

présentation aérienne et en exposition s délégations officielles venant de 88 pays s journalistes du monde

entier.


© F. BAJANDE

2 Réussir

PORTRAIT // PROFESSEUR EMMANUEL MARTINOD

Première mondiale à Avicenne À 42 ans, ce professeur de médecine a réussi la greffe d’une bronche artificielle dans son service de l’hôpital Avicenne (Bobigny). Un exploit inédit… On l’imagine hautain et puis, c’est tout le contraire. Le chirurgien s’excuse pour ses quelques minutes de retard. Emmanuel Martinod est avant tout un homme attentif à l’autre, discret, peu enclin au jeu des questions-réponses. Pourtant, en mars dernier, l’annonce d’un exploit médical l’entraînait dans le tourbillon médiatique. Le chirurgien thoracique de l’hôpital Avicenne de Bobigny et son équipe réussissaient une première mondiale : la greffe d’une bronche artificielle. Dans les deux jours qui suivent la nouvelle, Emmanuel Martinod reçoit pas moins de 300 messages : « des malades que j’avais opérés, des témoignages de familles de malades, des collègues, des amis… ». Et aussi les ministres de la Santé, de la Recherche… Il répondra à tous. L’histoire remonte à octobre 2009. Un homme de 78 ans, atteint d’un cancer du poumon, bénéficie alors d’une greffe de bronche artificielle. Une innovation

chirurgicale qui a permis d’ôter la lésion cancéreuse, mais aussi d’éviter l’ablation complète du poumon, intervention comportant un très haut risque de mortalité postopératoire. L’équipe garde le silence et attend quinze mois pour s’assurer du succès de l’opération. Une démarche inhabituelle, à une époque où le sensationnel et la médiatisation l’emportent sur la prudence. « Nous avons suivi les recommandations internationales, dit simplement le professeur. Nous avons pris le temps de vérifier l’absence d’implication liée à l’opération. »

RESPIRER POUR AVANCER Une belle victoire, après plus de dix longues années de recherche. Le jeune médecin d’alors, trouvera une écoute attentive auprès du professeur Alain Carpentier qui lui ouvrira les portes de son laboratoire, en 1997. L’aventure

démarrait. Emmanuel Martinod connaît des périodes de doutes, de découragement aussi. Heureusement, l’équipe très soudée, passionnée, persévère. Les expériences réussissent en labo. Jusqu’au jour de ce premier patient opéré… Une sacrée revanche sur la vie, pour celui qui a vu son père mourir à 48 ans d’un cancer ORL qui ne se traitait pas à l’époque. Il était alors jeune étudiant en médecine. Depuis l’âge de 8 ans, il sait qu’il veut être chirurgien. Son choix se précise : il oeuvrera là où le risque vital est engagé. Aujourd’hui, une étude sur une vingtaine d’autres malades démarre à Avicenne. Le chercheur planche déjà sur les mécanismes de régénération de la trachée et des bronches et sur l’étude des cellules souches. Entre ses patients, ses cours et ses recherches, il trouve le temps de s’évader. L’écriture, le voyage… S’oxygéner. Respirer pour avancer. Toujours. Nadège Dubessay

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2 Réussir MICROCRÉDIT

VOLER DE SES PROPRES AILES

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Ils ont l’un et l’autre bénéficié d’un microcrédit. Jean-Christophe Onno le musicien, à titre personnel et Sarah Fofana, à titre professionnel. Portraits croisés de deux jeunes gens qui ont su rebondir après quelques galères.

Jean-Christophe Onno et Sarah Fofana ont tous les deux bénéficié d’un microcrédit.

Piano à 6 ans, batterie à 16 ans, puis passage à la guitare. L’ avenir de Jean-Christophe Onno est tracé, il sera musicien ! Ce bagnoletais de 36 ans, connaît quelques galères avant de pouvoir vivre de sa musique. « Je vivais très difficilement de la musique. Pourtant, de plus en plus de gens voulaient faire appel à moi pour des compositions au cinéma et au théâtre. » Le projet qu’il voulait développer impliquait le renouvellement de son matériel informatique, un ordinateur et une carte

son, ainsi que l’achat d’une guitare digne de ce nom. « J’ai contacté ma banque, mais avec mes ressources, je n’avais aucune chance de bénéficier d’un crédit. » Sentiment d’injustice pour celui qui joua en première partie de Gotan Project au Bataclan et que Jean-Louis Murat invitera sur cette même scène et à l’Alhambra. Il entend parler du microcrédit et tombe sur le Crédit Municipal de Paris. « Je suis surpris par la chaleur de l’accueil, dit-il. Je sens qu’ils sont là pour m’aider et trouver des solutions. » Après quelques entrevues

et le dossier bouclé, Jean-Christophe obtient un crédit de 2 800 euros avec un remboursement sur 60 mois. « Aujourd’hui encore, explique le musicien, ma conseillère m’appelle gentiment pour savoir si tout va bien. C’est incroyable ! » Le matériel acquis lui a permis en très peu de temps d’accepter des commandes de composition pour le théâtre, des spectacles pour enfants, des docus et un long-métrage de Brahim Fritah qui se passe à Pierrefitte. Ce printemps, une tournée, soutenue par l’Institut français,

MICROCRÉDIT : UN OUTIL DE DÉVELOPPEMENT DE L’ÉCONOMIE DE PROXIMITÉ.

Jean-François Baillon Vice-président chargé de la solidarité et de l’insertion, de l’économie sociale et solidaire, des relations internationales et des affaires européennes

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Sans développement économique, il n’y a pas d’emploi et donc pas de débouchés pour la jeunesse de notre département. Jadis territoire industriel, la Seine-Saint-Denis a connu une véritable révolution tertiaire. Mais, ce développement économique ne profite pas à toute la population. Il faut donc, d’une part, veiller à un développement plus homogène des activités économiques, et d’autre part s’attacher à conforter une économie de proximité axée sur la solidarité en direction des personnes les plus défavorisées.

Dans ce contexte, le microcrédit apparaît comme l’un des outils privilégiés pour répondre à ces besoins. En s’appuyant sur les réseaux existants, le microcrédit permet de créer et développer les très petites entreprises et conforter l’artisanat. On rompt ainsi avec une vision fiscaliste de l’économie locale (apprécier la venue d’une entreprise selon le montant de la TP), tout en portant une politique économique moins soumise aux aléas de la globalisation et qui profite réellement aux habitants de la Seine-Saint-Denis.


UNE ÉNERGIE À TOUTE ÉPREUVE Un visage souriant où percent les dents du bonheur, les cheveux gentiment en pétard, Sarah Fofana est une pétillante jeune femme de 32 ans. Un concentré d’énergie qui se bat pour elle et ses deux petites filles. Dès l’âge de 16 ans, elle fait ses premières armes de vendeuse dans de grandes enseignes parisiennes. Responsable de magasin au bout de quelques années et même gérante, elle a pas mal roulé sa bosse, comme elle dit. Au bout de quelques expériences malheureuses, elle jette l’éponge, et contacte l’ADIE en mai 2010 à Saint-Denis. « Je voulais travailler sur les marchés et ouvrir un site Internet pour vendre du prêt-à-porter féminin et de la lingerie dégriffés. » Elle obtient 2 000 € à rembourser en deux ans, et acquiert de la marchandise pour se lancer dans l’aventure. Depuis, trois fois par semaine, hiver comme été, Sarah sillonne la banlieue parisienne pour rejoindre ses marchés, vendre ses produits, et voler de ses propres ailes. Claude Bardavid

LE MICROCRÉDIT PERSONNEL

Quatre nouveaux foyers de jeunes travailleurs Salariés ou étudiants, l’autonomie et la décohabitation avec les parents passent par l’accès à un logement social spécifique, les foyers de jeunes travailleurs. Qu’ils soient apprentis, en formation en alternance, en intérim, en période d’essai, en CDD ou en CDI, étudiants, boursiers, étudiants-salariés, pour tous ces jeunes, l’accès à un logement est devenu un besoin de plus en plus pressant afin d’assurer leur autonomie. En décidant la mise en place d’une aide visant à renforcer l’offre de logements pour ces jeunes, le Conseil général a dégagé pour cette action expérimentale 903 000 € pour quatre opérations, soit 3 000 € par logement, plus un éco-bonus de 20 % pour les opérations labellisées très haute performance énergétique. À Saint-Ouen, un foyer pour personnes âgées a été restructuré et transformé en foyer de jeunes travailleurs. Cette résidence de 25 logements a bénéficié d’une subvention de 46 000 €. À Bobigny, une résidence mixte de 301 logements accueillera jeunes travailleurs et étudiants. En septembre dernier, la première pierre était posée à La Courneuve d’une résidence Moov’Access pour étudiants et jeunes (94 logements pour étudiants et 65 pour jeunes travailleurs). Il s’agira de faire se côtoyer dans la vie de tous

© F. BAJANDE

l’a conduit en Estonie avec au compteur 32 concerts. Jean-Christophe Onno, qui dans une autre vie, avait montré son savoir-faire dans les métiers du cinéma, a trouvé sa voie et il n’est pas prêt de lâcher le manche de sa guitare. Bonne route !

les jours jeunes travailleurs, étudiants et jeunes en situation précaire, favoriser les échanges, la prise de conscience de l’autonomie et du respect des autres. Enfin, à Aubervilliers, une résidence de 249 logements accueillera 93 jeunes travailleurs et 156 étudiants. La durée d’occupation de ces logements ne pouvant pas excéder deux années, un accompagnement est apporté à chacun des résidents pour qu’au terme de son bail, il puisse rebondir sur un logement classique. C.B.

Il vous permet de réaliser un projet qui ne trouve pas de financement par ailleurs. Pour vous informer et vous aider dans vos démarches : Tél. : 01 44 61 65 55 sCrédit Municipal de Paris http://93.microcredit-municipal.fr

Le Conseil général s’engage auprès de l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) pour financer et accompagner les créateurs d’entreprise n’ayant pas accès au crédit bancaire. ADIE : www.adie.org

© F. BAJANDE

LE MICROCRÉDIT PROFESSIONNEL

Les foyers de jeunes bénéficient de subventions du Département. Ces lieux d’hébergement accueillent plusieurs mois, des jeunes de 18 à 25 ans dans l’attente d’un logement autonome.

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Vivre ensemble 3

© O. PASQUIERS / LE BAR FLORÉAL

visite guidée >>

LES COULISSES DE FRANCE 3 - SEINE-SAINT-DENIS

FRANCE 3, AU PLUS PRÈS DES HABITANTS France 3 a inauguré un bureau d’information permanent à Bobigny. Deux journalistes sillonnent le département et présentent un autre regard sur la Seine-Saint-Denis. Bobigny

Nadège Dubessay

Il est 8 h 30. Alexandra Marie et Mathieu Caillaud règlent les derniers détails, en ligne avec leur rédaction en chef. Aujourd’hui, les deux journalistes de France 3 se rendront à Bondy, pour un reportage sur Addentis, un centre dentaire associatif. « Plusieurs mutuelles parisiennes ont réalisé une étude sur les coûts des soins dentaires, deux à trois fois plus élevés en Île-de-France qu’ailleurs », relate Mathieu Caillaud pour expliquer le choix de leur

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sujet. Un café vite avalé, et en route, caméra et micro en main, comme chaque matin. En septembre 2009, Addentis s’installait à Bondy. L’association ouvre maintenant un autre centre dentaire à Aubervilliers. « Nous sommes complémentaires des centres municipaux, estime Patrice de Poncins, responsable de l’association pour le développement de l’accès aux soins dentaires. Nous recevons des patients qui n’ont pas vu de dentiste depuis dix ans ! »

La prise est bonne. C’est dans la boîte. Le sujet sera diffusé le jour même. Cet après-midi, les deux journalistes iront à Sevran. Demain, ils se rendront peut-être à Aubervilliers, histoire de voir comment le nouvel an chinois se fête là-bas.

AU COEUR DE L’ACTUALITÉ « Avant de venir nous installer à Bobigny, les sujets étaient traités depuis la rédaction centrale, avec à chaque fois une équipe différente, se sou-


En décembre 2010, étaient inaugurés les nouveaux locaux de France 3 à Bobigny. Depuis cinq ans déjà, la chaîne d’information régionale était présente dans le département. Mais la grande nouveauté, c’est d’avoir désormais une équipe spécialement dédiée pour lui. Dans le bureau d’information permanent, deux journalistes couvrent au plus près toute l’actualité de la Seine-Saint-Denis. Une proximité voulue par la direction de France Télévisions.

vient Mathieu Caillaud. Nous étions souvent coincés dans les embouteillages, avec l’obligation de rentrer plus tôt pour assurer le journal. Désormais, nous sommes beaucoup plus réactifs. En même temps, nous pouvons nous permettre des sujets plus complets. » La proximité des axes routiers, du métro, de la préfecture, du tribunal de grande instance, facilite grandement cette réactivité. Les locaux incitent aussi les habitants à se déplacer. Justement, le téléphone sonne. Une habitante dit ne plus avoir de chauffage. « Les gens nous appellent facilement », poursuit Alexandra Marie. Pour l’heure, les journalistes se constituent leur réseau. Institutionnels, associations, représentants syndicaux, professionnels… les contacts se prennent.

Car l’idée est bien celle-là : s’implanter, être au plus près de l’actualité, mais aussi savoir prendre le temps de comprendre, d’écouter, pour mieux cerner un département complexe et souvent marginalisé. « Mathieu a grandi à Argenteuil, moi aux Quatre-chemins de Pantin, explique Alexandra Marie. Lorsque nous avons été informés de cette décentralisation de la rédaction, nous nous sommes mis sur les rails. Ce projet nous tenait à cœur. » La jeune femme, très intéressée par l’information de proximité, dit arriver ici « avec beaucoup d’humilité ». « Je ne viens pas pour tout révolutionner, assure-t-elle. Ma volonté est de normaliser un certain regard médiatique. Briser les idées reçues, se démarquer des sujets banlieues « vendeurs »… Je me rends compte de l’ampleur du désastre ! »

Sans pour autant tomber dans l’angélisme. Non, simplement refléter la vraie vie des gens d’ici. Sur le tableau de leur bureau, les idées de reportage s’entassent déjà. Les studios d’Aubervilliers, Luc Besson à la PlaineSaint-Denis, le profil des nouveaux habitants du département, mais aussi le téléphone portable venant en aide aux femmes victimes de violences… Autant de sujets qui méritent de prendre le temps.

EN SAVOIR + Pour contacter le bureau de France 3 : 01 57 42 68 04 ou redactionbobigny@francetv.fr 15-17 promenade Jean-Rostand à Bobigny

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3 Vivre ensemble

COLLÈGES EN MOUVEMENT En Seine-Saint-Denis, le Conseil général a fait le choix de développer des actions d’éducation artistique et culturelle mais aussi d’impliquer les parents, les élèves dans la vie de leur établissement. Faire de ce lieu d’études un théâtre d’épanouissement, ouvert sur le monde, vaste programme, non ? Culture et art au collège, ateliers du samedi matin, Conseil général des collégiens… Autant d’initiatives mises en oeuvre qui font entrer l’art au collège, qui incitent les jeunes à devenir acteurs de la vie citoyenne au sein même de leur établissement. Ainsi, durant leur année scolaire, tous les collégiens des 120 collèges que compte le département ont participé au moins à une action, un événement de qualité. Regard… Textes : Nadège Dubessay

© DR

ET SI ON APPRENAIT L’ENVIRONNEMENT ?

EN ROUTE POUR LA GRANDE ODYSSÉE Odyssée jeunes, c’est un programme éducatif qui permet la réalisation de 300 projets de voyages pédagogiques pour 11 000 collégiens par an, sur deux ans. Un projet rendu possible grâce à la signature d’un partenariat, en 2009, entre le Conseil général et la fondation BNP Paribas. Ainsi, chaque projet soutenu par les collèges peut bénéficier d’une subvention allant jusqu’à 10 000 euros. Le voyage, bien entendu, doit répondre à des objectifs pédagogiques précis. Cette année, 197 projets provenant de 104 collèges ont ainsi bénéficié d’une subvention pour un montant global de plus d’un million et demi d’euros. Plus de 8 000 élèves sont ainsi partis à l’aventure, tel Ulysse… Une nouveauté cette année, le concours Carnet de voyage.

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Les services du Département planchent avec les collégiens sur de nombreux projets environnementaux. Avec eux, ils ont notamment créé des parcours autour de la biodiversité, de la protection des oiseaux… Et parfois, il ne faut pas aller bien loin pour être en phase avec la nature. Les mares qui peuplent souvent les espaces verts des établissements, jadis laissées à l’abandon, sont aujourd’hui assainies par les agents de la direction des Espaces verts, en collaboration avec les collégiens. Une façon formidable de s’initier à la complexité de la biodiversité. 24 collèges ont ainsi participé cette année à une action sur le thème de l’environnement. Treize d’entre eux ont participé au concours Laurus Nobilis, lancé par le Conseil général, qui récompensera le plus audacieux projet d’embellissement d’espaces extérieurs.


DES ARMES CONTRE LE DÉCROCHAGE SCOLAIRE

© D. RUHL

Qu’elle soit temporaire ou définitive, l’exclusion d’un élève représente le dernier recours de l’établissement, lorsque tout a été tenté. Pourtant, souvent, elle reste synonyme d’échec. La Seine-SaintDenis détient le triste record de 900 exclusions définitives tous les ans. En 2008, le Département souhaitait, à titre expérimental, différents projets locaux d’accueil des collégiens ayant fait l’objet d’une mesure d’exclusion temporaire ou en attente d’une exclusion définitive. Bilan de la première année : 7 projets aidés financièrement, 500 jeunes qui en bénéficiaient et dans la majorité des établissements, des élèves qui n’ont pas fait l’objet d’une nouvelle sanction disciplinaire. Ainsi est né le dispositif ACTE. Objectif : zéro collégien exclu à la rue. Ce dispositif d’accueil présente une charte Éducation nationale-Département réunissant l’Inspection académique et le Conseil général.

UN CONSEIL POUR LES COLLÉGIENS Le Conseil général des collégiens a été créé en 2009 pour permettre au collégien d’être acteur de la vie citoyenne de son territoire. Ce conseil fonctionne comme celui du Département, sauf qu’ici, le mandat des jeunes élus ne dure qu’un an. Il se réunit en séances plénières et en commissions autour de thèmes définis par les Conseillers généraux collégiens. Cette année, de nombreuses actions ont vu le jour grâce à cette instance. Les jeunes élus se sont particulièrement intéressés à la pause méridienne et à la restauration scolaire. À la prochaine rentrée, les élus souhaitent généraliser des commissions menus dans les établissements. Autre initiative : un grand tournoi de basket pour promouvoir le fair-play qui a rassemblé une quarantaine d’équipes mixtes issues d’une dizaine de collèges, fin mai, au collège Jean-Pierre Timbaud de Bobigny. Une commission a également présenté une vidéo sur la prévention des risques et des drogues, une autre a élaboré une vidéo pour une « éthique de consommation responsable ».

ET LA CULTURE !

© B. GEMINEL

La Culture et l’art au collège s’adressent aux 120 collèges du département. Cette année, tous les collèges ont bénéficié de ce programme aux 308 parcours, où près de 100 structures culturelles et artistiques ont été impliquées. Chaque parcours représente une quarantaine d’heures d’activités, réparties entre la pratique, les sorties culturelles et l’analyse critique. L’objectif clairement affiché ici est la rencontre. Rencontre avec des artistes professionnels, avec des œuvres. Mais aussi l’éducation du regard, apprendre à développer un esprit critique pour mieux choisir ensuite.

LES COLLÈGES DU SAMEDI MATIN Depuis 2009, une vingtaine de collèges expérimentent l’ouverture du collège les samedis matins. L’idée : accueillir parents et élèves souhaitant participer à des activités autour de thématiques allant de la cuisine, la culture ou encore la parentalité. Le parent ne franchit plus la porte de l’établissement uniquement lorsqu’il y a un problème. Mais avec l’idée d’échanger sur la scolarité, le rôle de parent, l’envie de monter un projet commun… À Pierrefitte-sur-Seine, au collège Gustave-Courbet, on a ainsi parlé de poésie et de fraternité.

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3 Vivre ensemble Les abeilles de Saint-Exupéry Antoine de Saint-Exupéry, Louis Blériot, Alberto Santos-Dumont, sur le toit de l’ancien aérogare du Bourget, des ruches ont investi le toit du musée de l’Air et de l’Espace. Gérées par l’association des Pilotes Apiculteurs de France, elles sont parrainées par des entreprises ou des pilotes mécènes, liés au monde de l’aéronautique.

L E B OUR GET

Les 17 et 18 juin, ne ratez pas les APIdays ! Deux journées dédiées à la sauvegarde de l’abeille. Bienvenus dans nos 150 ruchers de la Seine-Saint-Denis.

LE BUZZ DES ABEI Textes : Isabelle Lopez - reportage photos : Benjamin Géminel

MO N T R E U IL Comme au Moyen Âge

NOI S Y -LE-GR A ND Rue des abeilles

Le long des murs à pêches, ce jardin médiéval où poussent les légumes oubliés, les plantes médicinales, les fraises des bois, accueille désormais des abeilles. C’est dans la plus pure tradition du Moyen Âge qu’un enclos au treillis losangé a été installé autour de leur ruche. Le jardin de la Lune, un lieu pour tout oublier...

Il existait une rue des abeilles, et même une école des abeilles. Depuis le 2 avril dernier Noisy-le-Grand a désormais ses ruches. Elles ont été installées dans les 9 000 m2 du parc de la Villa Cathala, une villa florentine du XIXe siècle récemment restaurée. Une implantation réalisée dans le cadre du programme Abeille, sentinelle de l’environnement.

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Le miel des vertus

Les abeilles de Paris Métropole

Qui se souvient des carottes et des oignons de la plaine des vertus ? Désormais Aubervilliers produit du miel des vertus. Six ruches communales ont été installées près de l’école Anne-Sylvestre, avenue de la République. L’objectif : sensibiliser le grand public à la sauvegarde de l’abeille et de la biodiversité.

Paris Métropole propose aux 175 collectivités qui la composent de travailler ensemble à faire évoluer les territoires de manière équilibrée et cohérente. Les Lilas ont choisi une manière originale d’y participer en implantant cinq ruches à l’angle des rues de la Déportation et Barbusse. Soit 1 000 m2 de terrains arborés pour favoriser l’implantation des abeilles dans la ville.

A UB E R V I LL IERS

LES LILA S

LLES EN SAVOIR + Noisy-le-Grand : 01 45 92 75 75 Montreuil : 01 48 70 05 68 Les Lilas : 01 43 62 92 12 ou lerucherdeslilas@free.fr

A UL N A Y -S O U S- BO IS Dans le bocage du Sausset

SAI NT-DENIS Des ruches dans la cité

Aubervilliers : 01 48 39 52 00

Le Conseil général a autorisé trois apiculteurs à installer une trentaine de ruches au parc départemental du Sausset. Ces ruches sont installées en plein cœur du bocage en échange de cette autorisation, ces apiculteurs proposent des animations autour de leur métier.

Après les toits de l’hôtel de ville, et ceux de la basilique de Saint-Denis, c’est au tour du Franc-Moisin d’accueillir au printemps un rucher pédagogique et une miellerie collaborative. Merci au parti poétique, un collectif d’artistes et d’apiculteurs mené par le plasticien Olivier Darné, d’offrir chaque année 200 kg de ce « miel béton » à la population.

Saint-Denis : Parti Poétique 01 42 35 84 34 Le Bourget : 06 85 83 99 99 ou 06 03 04 4 04

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Tribune GROUPE DU CENTRE, DES RÉPUBLICAINS ÉCOLOGISTES ET SOCIAUX

Un budget d’action vaut mieux qu’un budget militant ! JACQUES CHAUSSAT Conseiller général d’Aulnay-sous-Bois-Sud

Groupe du Centre, des Républicains Écologistes et Sociaux Conseil Général, 3 esplanade Jean-Moulin 93 000 Bobigny Tél. : 01 43 93 47 53 groupe.cres.cg93@gmail.com Les élus du groupe : Vincent Capo-Canellas, Conseiller général Nouveau Centre du Bourget, Drancy-Nord et Dugny Jacques Chaussat, Conseiller général radical d’Aulnaysous-Bois-Sud Hervé Chevreau, Conseiller général non inscrit d’Epinaysur-Seine

e contexte budgétaire est lourdement contraint en raison d’une situation financière catastrophique, sous menace permanente d’emprunts toxiques. Deux points essentiels à relever : 1. Les impôts À l’heure où beaucoup de ménages souffrent et se trouvent parfois en grande difficulté, les Séquano-dionysiens n’en peuvent plus de ces hausses successives et importantes d’impôts. Après environ + 40 % de 2004 à 2010, + 7,6 % en 2011 ! Le budget n’a été adopté qu’avec 16 voix sur 40 dans des conditions dignes de la IVe République ! Conscient des difficultés rencontrées par les habitants, notre groupe a proposé un amendement afin de limiter l’augmentation

L

des impôts à l’inflation et diminuer de 5 M€ les charges de fonctionnement. Ce vœu a été finalement rejeté par la majorité départementale. 2. L’insertion professionnelle Alors que le budget en faveur de l’insertion professionnelle connaît une baisse considérable, elle reste pour nous une priorité. La formation doit permettre aux bénéficiaires du RSA de trouver ou de retrouver emploi et espoir. Les entreprises sont aussi un atout formidable que nous devons encore mieux utiliser. Sans oublier le Grand Paris demain ! Certes, des difficultés existent. Mais un budget d’action, et pas seulement un « budget militant » selon l’exécutif, est possible, même dans ce contexte !

GROUPE SOCIALISTE, GAUCHE CITOYENNE ET EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS

Un budget militant GILBERT ROGER Président du groupe

Groupe socialiste, gauche citoyenne et Europe Écologie Les Verts Conseil général, 3 esplanade Jean-Moulin 93000 Bobigny Pour nous contacter : 01 43 93 93 53 groupe.socialiste.cg93@gmail.com Fax : 01 43 93 77 50

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e vote du budget constitue un moment

L

transports, de l’insertion, de la solidarité, du

très important dans la vie de notre Conseil

soutien à la culture et au sport…

général. L’an dernier, il avait été marqué par

Il agit pour une égalité réelle en Seine-Saint-

notre mobilisation à travers « le budget de révolte ».

Denis.

Nous avons ainsi démontré que les compensations

Bien sûr, le groupe socialiste, gauche citoyenne,

de l’État sont toujours plus insuffisantes pour

Europe Écologie/Les verts aurait aimé une fiscalité

remplir les missions, en particulier sociales, qu’il

constante mais la réalité budgétaire l’emporte.

nous a transférées. Nous attendons d’ailleurs la

Les mauvais coups portés par le gouvernement

réponse du Conseil constitutionnel sur la dette

s’imposent à nous.

de 700 millions d’euros de l’État envers notre

Le temps d’une autre politique s’impose, une

Département.

politique de préservation du service public.

Mais en attendant les difficultés financières

2012 sera une date déterminante pour l’avenir du

demeurent voire s’amplifient, c’est dans ce cadre

pays, pour le maintien des acquis sociaux, pour la

extrêmement difficile que se situe le budget 2011.

base même de notre socle Républicain.

Ce budget n’est pas le budget idéal, il est le

Vous pouvez compter sur notre détermination

meilleur possible dans les conditions actuelles.

pour construire avec toute la gauche les bases de

Il préserve le service public et met en œuvre nos

ce changement pour notre département, pour

priorités dans les domaines de l’éducation, des

notre pays.


GROUPE COMMUNISTE, CITOYEN, FRONT DE GAUCHE, POUR UNE TRANSFORMATION SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE

Budget 2011 : pas de résignation, Résistons ! PIERRE LAPORTE Conseiller général de Tremblay-en-France

Groupe communiste, citoyen, Front de gauche, pour une transformation sociale et écologique Conseil général Hôtel du Département 93006 Bobigny CEDEX Courriel : groupe-communistecg93@wanadoo.fr http://communistescitoyenscg93.net Membres du groupe : Bally Bagayoko, Pascal Beaudet, Belaïde Bedreddine, Josiane Bernard, Hervé Bramy, Gilles Garnier, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jean-Charles Nègre, Jacqueline Rouillon, Abdel Madjid Sadi, Azzedine Taïbi

otre groupe a obtenu des avancées importantes pour vous, lors du vote du budget : - remboursement à 50% de la carte Imagin’R pour les collégiens bénéficiant d’un haut quotient familial + prise en charge à 25% de son coût pour les 3èmes - 650 000 € supplémentaires pour l’insertion sociale et professionnelle afin d’aider les allocataires de minimas sociaux à retrouver emploi ou formation adaptée - soutien financier plus fort aux équipements sportifs et culturels dans les villes (14 projets supplémentaires validés) - engagement d’obtenir du Conseil régional d’Ile-de-France le passage de la Carte Améthyste en Navigo pour en baisser le coût. Mais nous

N

continuons à exiger sa gratuité. Néanmoins face à une nouvelle levée du foncier bâti, nous estimons que davantage pouvait être fait pour la population, d’où notre abstention. Ainsi nous défendons toujours le remboursement à 50% de la carte Imagin’R pour tous les collégiens. Nous devons en débattre avec le Conseil régional d’Ile-de-France pour en faire bénéficier lycéens et étudiants, comme instauré en 2007. Et le retour à l’aide à l’achat d’ordinateur pour les 6èmes demeure une priorité. Ce budget est durement marqué par les 695 millions € que l’Etat nous doit. Une grande campagne associant la population et tous les élus de la majorité est indispensable pour exiger de l’Etat le remboursement de sa dette. Nous réclamons justice pour la Seine-Saint-Denis.

GROUPE LA SEINE-SAINT-DENIS POUR DEMAIN

MARTINE VALLETON Conseiller régional d’Île-de-France Conseiller général de la SeineSaint-Denis martinevalleton.hautetfort.com

Groupe la Seine-Saint-Denis pour demain Conseil général, 3 esplanade Jean-Moulin 93000 Bobigny Tél. : 01 43 93 93 42 Fax : 01 43 93 92 53 contact@ump-cg93.info Les élu-e-s du groupe : Jean-Michel Bluteau, Claude Capillon, Raymond Coënne, Katia Coppi, Pierre Facon , Stéphane Salini , Michel Teulet et Martine Valleton

État, Région, département : travailler ensemble pour le bien de tous près de nombreux mois de concertation, un accord est intervenu entre l’État et la Région pour la création du « Grand Paris Express ». Ce projet qui vise, à la fois, à améliorer les infrastructures de transport en commun existantes et à créer un métro automatique, est la clé de voûte du développement économique et social de notre département. C’est un progrès pour ses habitants car la nouvelle structure destinée, notamment, au désenclavement de certaines villes permettra d’accéder aux grands pôles d’emploi. Le projet actuel est le résultat d’un louable travail de concertation effectué d’une part, au cours du débat public mené avec les habitants et, d’autre part, par l’État, le Conseil régional et le Conseil général. L’État avait un projet dénommé « la grande

A

boucle », le Conseil régional en avait un autre appelé « arc express », le Conseil général avait fait ses propres propositions, votées à l’unanimité de l’Assemblée départementale. C’est la fusion des propositions qui a permis d’aboutir à un accord. Face aux défis de notre monde, les barrières idéologiques doivent céder la place au pragmatisme. Cet accord en est la preuve : les partenaires ont travaillé ensemble pour faire émerger le meilleur projet dans l’intérêt des habitants de nos territoires. Maintenant que le dossier transports est bouclé, il nous reste à ouvrir avec l’État et la Région d’autres chantiers, essentiels pour le bien vivre des habitants, que sont le logement, l’urbanisme, la culture et l’aménagement.

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© W. VAINQUEUR

4 Solidaire

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ON VA ZOUKER… Dimanche 3 juillet, la Seine-Saint-Denis organise une fête créole pour célébrer l’année des Outre-mer. Rendez-vous au parc de La Courneuve pour un pique-nique géant, un grand concert gratuit et un hommage au poète Édouard Glissant. Texte : Sabine Cassou 2011 est une année particulièrement symbolique pour les ultramarins car il s’agit du 10e anniversaire de la loi de Christiane Taubira, qui reconnaît la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité (lire notre précédente édition), et puis c’est l’année de la disparition du grand poète et ethnologue, Édouard Glissant. Pour rendre hommage à cet immense écrivain contemporain, le Département a choisi de lui dédier son année des Outre-mer. Poète visionnaire, Édouard Glissant affirmait que la créolisation est « le mouvement même du monde ». Récemment Claude Bartolone, président du Conseil général disait de lui : « Porteur d’espoir, il nous parle d’un autre monde, un monde de différences respectées où les rencontres, les échanges, mais aussi les oppositions, sont source d’une créativité et d’une innovation incomparables. Un Tout-Monde, conçu comme un archipel de peuples et de cultures, toutes aussi importantes les unes que les autres ». Le Département de la Seine-Saint-Denis a ainsi

souhaité s’investir tout au long de l’année pour mettre en lumière cette richesse créative. Au programme : expositions, colloques, débats, lectures, voyages pédagogiques, fête… Dimanche 3 juillet, tous les habitants de la SeineSaint-Denis sont invités au parc départemental Georges-Valbon (La Courneuve) pour une grande fête créole organisée grâce au travail de nombreuses associations*. Au menu : pique-nique géant, concert gratuit avec Urban Twoubadou, Tropical Juke-box et Kénédy, l’une des plus grandes chanteuses de Zouk des Antilles. Grand moment d’émotion aussi, puisque le Conseil général inaugurera la « Maison Édouard-Glissant », nouveau bâtiment du parc dédié à l’éducation en matière d’environnement. Ne ratez pas ces rencontres de la fraternité à La Courneuve… Le rendez-vous du « Tout-Monde ». * en partenariat avec la Région Île-de-France et l’Institut du Tout-Monde.

AU MENU DU 3 JUILLET sUn grand concert public gratuit avec Urban Twoubadou (groupe formé de 4 musiciens originaires des Antilles installés en SeineSaint-Denis) et Tropical Juke-box (avec ses amis Milca, Kénédy et Kamnouze) sEn partenariat avec le CNRS et le Muséum national d’Histoire naturelle : exposition photographique de Didier Faget « NouvelleCalédonie : l’île de Clarté »

sUn village des Outre-mer où vous pourrez déguster et acheter des produits gastronomiques sUn carnaval antillais déambulant dans les allées du parc sUn pique-nique géant, où chacun apportera son panier-repas (boissons offertes par le Département).

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4 Solidaire VIOLENCES CONJUGALES

LES ENFANTS VICTIMES AUSSI L’Observatoire départemental des violences envers les femmes édite un guide pour aider les professionnels à libérer la parole de l’enfant. Texte : Nadège Dubessay

grandit avec cette image : les relations entre les humains, entre les hommes et les femmes, sont faites de brutalités. 80 % d’entre eux voient et entendent les scènes de violence. Ne pas en parler renforce la souffrance de l’enfant, laissé seul avec ses angoisses, ses questions, sa culpabilité.

AIDER L’ENFANT ET SA MÈRE Si les professionnels en sont conscients, ils hésitent parfois à poser la question, faute de réponses adaptées. Papa est-il méchant avec maman ? Oui, répond l’enfant. Et après, que dire, comment agir ? « Nous avons travaillé avec la directrice de l’unité enfant à l’Institut d’ethnologie de Paris pour avancer des réponses, poursuit Ernestine Ronai. Dans ce guide, nous aidons l’enfant à identifier ses émotions avec l’aide de « smiley » : la peur, la colère, la joie, la tristesse. Dans un premier temps, il doit pouvoir verbaliser. Il est très important de reconnaître que la violence dans le couple représente une maltraitance pour l’enfant. » Le guide s’adresse à tous les professionnels de l’enfance, distribué dans les PMI et les crèches… À l’aide d’exemples concrets, il représente un réel outil pour aider l’enfant et sa maman à enfin mettre des mots sur leur souffrance.

© F. BAJANDE

En France, une femme sur dix est victime de violences conjugales. En SeineSaint-Denis, 24 femmes sont décédées entre 2005 et 2008. Terribles chiffres, qui montrent combien la mobilisation est malheureusement toujours d’actualité. Créé à l’initiative du Conseil général, l’Observatoire départemental des violences envers les femmes a sorti, il y a deux ans, un guide permettant de questionner les femmes victimes de maltraitance. Cette année, l’Observatoire édite Violences conjugales, les enfants souffrent. Les mots pour le dire, un guide qui s’adresse aux professionnels. Ce livre donne des clés pour libérer la parole, celle de l’enfant, celle de la mère aussi. « Même si la maman a l’impression de protéger son enfant en le mettant dans la chambre, on sait depuis longtemps que les enfants sont eux aussi victimes des maltraitances dans le couple », constate Ernestine Ronai, fondatrice et responsable de l’Observatoire. Lorsque l’homme est violent avec sa femme, il l’est aussi avec ses enfants dans 40 % des cas. Victime directe ou témoin, l’enfant gardera en lui cette blessure. Les agressions physiques, verbales, psychologiques sur la maman créent un climat quotidien d’insécurité. L’enfant

EN SAVOIR + s$ESCONSULTATIONSDE psychotraumatologie et victimologie ont lieu à Aubervilliers, Montreuil, Noisy-le-Grand et Romainville. s2ENSEIGNEMENTSÌL/BSERVATOIRE des violences envers les femmes du Conseil général de la Seine-Saint-Denis : 01 43 93 41 93. www.seine-saint-denis.fr/Observatoiredes-violences-envers.html

CHANGER LE REGARD ET LE COMPORTEMENT DES HOMMES

Gilles Garnier Conseiller général délégué chargé de la prévention des conduites à risque et de l’Observatoire des violences faites aux femmes

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Pendant des années on a posé la question : « Pourquoi la Seine-Saint-Denis avait créé un observatoire des violences faites aux femmes ? » Dans la question, la réponse prémâchée des journalistes signifiait que l’on avait un problème spécifique vraisemblablement lié à la structure sociologique et culturelle de notre département. Il n’en était rien. Nous avions simplement avant d’autres pris la mesure de la gravité du phénomène. Notre action ne se cantonne pas à l’aide aux femmes victimes. Nous menons de nombreuses

actions de prévention et d’éducation. Il faut que le regard et le comportement des hommes changent. Voilà pourquoi après les recherches menées par les professionnels nous avons convenu qu’il fallait porter nos efforts sur les enfants victimes directes ou témoins de violences faites à leurs mères. Le fait d’être victime ou témoin est un facteur aggravant dans la reproduction du modèle machiste et dominateur masculin. Que la parole des enfants se libère désormais comme nous continuons d’agir pour que la parole des femmes soit libre.


Dépistons le cancer du côlon

© P. ALLARD / REA

Le Conseil général est engagé depuis 1998 dans la lutte contre le cancer. Partenaire du CDC 93*, il fait campagne contre le cancer colorectal. Texte : Isabelle Lopez

116 infirmières, 87 kinésithérapeutes et 91 pharmaciens ont reçu la visite d’un référent du CDC 93 pour les informer du programme de dépistage du cancer colorectal.

Amina, Philippe, Roselyne, Didier, Jean ont tous plus de 50 ans. Ils sont les personnages du film « Faut pas s’en priver ! ». Une vidéo de huit minutes pour convaincre les quinquagénaires de faire un geste qui leur sauvera peut-être la vie. Le cancer colorectal touche 1 Français sur 25. C’est le troisième cancer après le poumon et la prostate chez les hommes et le second après le sein chez les femmes. Ces quatre dernières années, en SeineSaint-Denis 165 cancers du côlon et 755 polypes ont été détectés (1). Amina, Philippe, Roselyne, Didier et Jean ont reçu comme tant d’autres un courrier estampillé CDC 93 pour Comité départemental des cancers en Seine-Saint-Denis. Ces lettres les invitaient à faire sans tarder ce test en contactant leur médecin traitant participant à la campagne de dépistage. Ce dernier est chargé de remettre le test Hémoccult® afin que le patient le fasse à domicile. Il est aussi possible de recevoir le

test en téléphonant au numéro vert : 0 800 50 42 37. En 2009, 41 % des habitants de Seine-SaintDenis ayant reçu un courrier ont joué le jeu. Un taux de participation bien supérieur à celui de l’Ile-de-France, 30,8 %. Pour parvenir à de tels résultats le Comité départemental des cancers en Seine-SaintDenis a construit un véritable réseau depuis 2006, s’appuyant à la fois sur les médecins généralistes, pivot des programmes de dépistage avec les gastro-entérologues et sur les infirmières, les kinésithérapeutes et pharmaciens de l’ensemble du département. Ainsi sensibilisés, ces professionnels paramédicaux ont mobilisé la population. * le CDC 93 regroupe État, Conseil général, Assurance maladie, professionnels de santé, syndicats professionnels, associations de dépistage des cancers et associations d’usagers. (1)

source CDC 93

EN CHIFFRES En 2009, 57 658 tests de dépistages du cancer colorectal ont été effectués dans notre département. Pour 93 % d’entre eux, ces tests étaient négatifs. Par contre 1 395 étaient positifs. Une coloscopie est alors prescrite par le médecin pour vérifier qu’il n’y ait ni polypes, ni cancer. D’ailleurs, pour la moitié des patients tout allait bien. Au final cette année-là, 60 cancers colorectaux et 315 personnes présentant des polypes à risques de cancer ont ainsi pu être détectés.

EN SAVOIR + Le film Faut pas s’en priver vous permet de tout savoir sur le dépistage colorectal. Il est visible sur www.cdc93.fr Vous pouvez recevoir le test en appelant ce numéro : 0 800 50 42 37 (numéro vert).

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Département dur 5 MÊME EN VILLE, LA NATURE EST LÀ TOUTE PROCHE

© M. MAZZANTI /LE BAR FLORÉAL.PHOTOGRAPHIE

au relevé que lui et ses camarades viennent d’effectuer, une carte sonore va être créée sur Internet (voir encadré). L’animatrice du Corif vient de LoireAtlantique où elle a d’abord étudié les oiseaux marins : « Je trouve intéressant de travailler dans un milieu comme l’Îlede-France, surtout en Seine-Saint-Denis. La biodiversité urbaine y est très riche. Même si c’est un milieu très urbanisé, où il y a énormément de bruits parasites, il y a tout de même des oiseaux. Les enfants d’ici sont très étonnés d’en voir autant si près de chez eux. »

À chaque espèce d’oiseau correspond un chant. C’est pourquoi le chant et le cri restent le meilleur critère d’identification des oiseaux notamment lorsque les plumages sont très proches.

Le projet « Écouter pour voir les oiseaux » propose aux collégiens de découvrir leur patrimoine naturel et de le valoriser. Un partenariat entre le Conseil général et le Centre ornithologique d’Île-de-France (Corif). « C’est une mésange à longue queue que tu as vu Francisco. Il a l’œil… dans dix ans, je l’embauche. » Celui qui vient de repérer la toute petite boule rose et blanche juchée sur une branche du parc de la Bergère

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n’est autre qu’un collégien de la SeineSaint-Denis. Francisco, élève de sixième de René-Cassin à Noisy-le-Sec a participé avec enthousiasme à « Écouter pour voir les oiseaux », un projet proposé par le Conseil général. « On a appris à différencier les oiseaux, leurs chants, que les femelles ne chantaient pas, qu’elles poussaient des cris. Seul le mâle chante pour défendre son territoire et attirer les femelles. Mon préféré est celui du pivert. Il ressemble à un rire moqueur » explique Francisco. « Vous avez tous vu à quoi ressemble la mésange à longue queue ? questionne Lucille Bourgeais en sortant son guide des oiseaux. Il s’agit d’une espèce qu’on n’avait pas vue jusqu’à présent ». Grâce

RECONNAÎTRE LE CHANT DES OISEAUX Lors de ce projet les enfants de 6e du collège René-Cassin ont comptabilisé 24 espèces différentes dans ce parc départemental. Et rien que cette dernière journée ensoleillée, 18 ont été aperçues ou entendues. Madame Bourgineau, leur professeur de SVT, les a inscrits pour leur faire découvrir les oiseaux des villes. Mais aussi leur permettre d’écouter, d’observer, de développer des qualités scientifiques. Le parcours longe le canal de l’Ourcq, puis entre dans le parc, ponctué de nombreuses pauses silencieuses pour enregistrer les chants des oiseaux. « Ils ont tous essayé le micro parabole à la deuxième séance, ils ont écouté les copains

EN SAVOIR + Où trouver les oiseaux ? En suivant les cartes réalisées par les collégiens dans les parcs départementaux Georges-Valbon, la Haute-Île, l’Ile-Saint-Denis, Jean-MoulinLes Guilands, la Poudrerie et bientôt la Bergère, etc... Site flash d’EPVO : www.parcs93. info/files/Flash_EPVO/Main.html

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able ÉDUQUONS NOS JEUNES À L’ENVIRONNEMENT

Isabelle Lopez

INITIATION À L’ORNITHOLOGIE : Dimanche 19 juin de 9 h 30 à 12 h, Parc départemental de L’Île-SaintDenis Découvrez les moments de la journée ou de l’année les plus favorables à l’observation des oiseaux. Avec le Corif. Adultes, enfants à partir de 12 ans. Inscription obligatoire. Les oiseaux du parc Dimanche 19 juin de 9 h 30 à 12 h , parc départemental Jean-Moulin Les Guilands à Bagnolet

QUOI DE NEUF DANS LES PARCS ? Spectacle « Digitales vagabondes » : station 5

En tête à tête avec la Terre

PARC DÉPARTEMENTAL DE L’ÎLE-SAINT-DENIS dimanche 19 juin de 16 h à 17 h Un voyage chanté en terre inconnue qui explore les stratégies de survie des plantes vagabondes. Laissez-vous guider lors de cette promenade conférence et chantée « sur paysage ». Avec la Cie Station Miao. Adultes, enfants à partir de 10 ans. Inscription obligatoire.

PARC DÉPARTEMENTAL DE LA BERGÈRE À BOBIGNY Jusqu’au 26 juin Découvrez comment relever le défi du développement durable par des gestes simples, individuels ou collectifs. Une exposition des Petits Débrouillards. Adultes, enfants à partir de 8 ans.

La vannerie préhistorique PARC DE LA HAUTE-ÎLE À NEUILLY-SUR-MARNE Les 25 et 26 juin de 14 h à 18 h Venez découvrir les matériaux et les techniques mises en œuvre par les vanniers de la Préhistoire. Avec les médiateurs du service du patrimoine culturel et J. Reinhard (artisan vannier). Adultes, enfants à partir de 10 ans.

Rallye : la forêt en été

© CG93

quand ils parlaient doucement et loin. Ils se sont bien amusés, ils ont tous vu comment ça faisait. » Aujourd’hui au moment d’enregistrer, ils sont impressionnants de silence et de concentration. L’un d’eux sifflote pourtant. « Non, je sais reconnaître les faux oiseaux, » lui sourit Lucille. Elle propose alors un jeu : « Vous connaissez « Questions pour un champion » ? – Ouiiiiiiii – et bien là on va faire « Questions pour un ornithologue » - Ouaiiiiih ! – Il est petit, il a les joues blanches, le ventre jaune, la tête noire… Adèle-Sandra est la première à répondre : « une mésange charbonnière ». Bravo ! Les sixièmes sont devenus des experts, incollables…

quelques-uns dans l’intérêt de quelques actionnaires. L’éducation à l’environnement est donc essentielle. Le Département a la responsabilité de contribuer à cette maîtrise citoyenne et donc de développer ses actions d’éducation à l’environnement en particulier vers les plus jeunes. Je m’y emploie, car j’ai la conviction que c’est la voie pour construire une société plus respectueuse de notre planète, porteuse d’un développement humain durable.

© STATION MIAO

Josiane Bernard, Vice-présidente chargée de l’écologie urbaine et de l’environnement

Face à la situation que nous vivons, pollution de l’eau, de l’air, réchauffement climatique, perte de biodiversité… il est déterminant que les citoyens maîtrisent les enjeux environnementaux. Qu’ils soient formés et informés pour prendre part aux décisions qui ont une incidence sur leur vie et celle de la planète. Car, il est urgent que les choix soient, enfin, faits par les citoyens dans l’intérêt commun, et non par

PARC DÉPARTEMENTAL DU SAUSSET À AULNAY-SOUS-BOIS dimanche 26 juin de 14 h à 17 h Avec les animateurs du parc et ceux de la Maison de l’Environnement d’Aulnay-sousBois. Adultes, enfants à partir de 6 ans.

Découvrez et identifiez les oiseaux qui peuplent les différents milieux du parc. Adultes, enfants à partir de 6 ans. Inscription obligatoire.

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guide pratique 76LeFiche Le chèque ADPA mode d’emploi LE CHÈQUE ADPA EST LE NOUVEAU MODE DE VERSEMENT DE L’ALLOCATION DÉPARTEMENTALE PERSONNALISÉE D’AUTONOMIE MIS EN PLACE PAR LE DÉPARTEMENT DE LA SEINE-SAINT-DENIS.

1

Il s’agit d’un Cesu pré-financé, c’est-à-dire d’un moyen de paiement qui vous permet de régler tout ou une partie des factures de l’organisme d’aide à domicile prestataire qui intervient auprès de vous (CCAS, association ou entreprise).

2

Vous êtes bénéficiaires de l’ADPA, les chèques vous sont envoyés chaque mois directement à votre domicile. Ils sont nominatifs et attribués pour un mois donné. Ils doivent être utilisés pour régler les factures des prestations de ce mois.

3

Vous allez recevoir un ou plusieurs chéquiers composés d’un nombre de chèques correspondant au nombre d’heures inscrit

dans votre plan d’aide ADPA. Le montant unitaire de chaque chèque ADPA correspond à la participation du Département de la Seine-Saint-Denis pour la rémunération d’une heure d’intervention.

POUR EN SAVOIR + Tél. : 0 800 800 093 N° Vert gratuit depuis un poste fixe. Il est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions relatives à ce nouveau mode de paiement.

Le Département recrute PAR VOIE STATUTAIRE ( OU À DÉFAUT CONTRACTUELLE ) DIRECTION DE LA VOIRIE ET DES DÉPLACEMENTS TECHNICIENS CHARGÉS D’ÉTUDES VOIRIE (H/F) CADRE D’EMPLOI DES TECHNICIENS TERRITORIAUX (RÉF : MAG/DVD/CHARGÉ ÉTUDES) Vous avez pour missions de : - Contribuer au pilotage des études techniques à toutes les étapes du processus de la conduite d’opération - Analyser des dossiers techniques et fournir un avis au regard des politiques départementales - Participer, sur le terrain, en phase chantier, au pilotage de l’opération au titre de la maîtrise d’ouvrage. Diplôme Bac à Bac +2 spécialité travaux publics/génie civil — Expérience d’études de projets — Connaissance d’Autocad — Connaissance des textes de référence sur le domaine public, les déplacements, la signalisation tricolore, l’éclairage public, la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre.

DIRECTION ENFANCE ET FAMILLE DES AUXILIAIRES DE PUÉRICULTURE (H/F) CADRE D’EMPLOI DES AUXILIAIRES DE PUÉRICULTURE TERRITORIALES (RÉF : MAG/CRÈCHES/AUXILIAIRE DE PUÉRICULTURE) En tant qu’auxiliaire de puériculture, vous favorisez le bien-être des enfants par votre savoir-faire en matière de soin et d’éveil. Vous travaillez en lien avec les familles, au sein d’une équipe pluriprofessionnelle, dans le réseau des 56 crèches départementales gérées par le Département. Vous accueillez les familles et les enfants, contribuez à l’apport de soins quotidiens aux enfants, aidez à la prise des repas, surveillez l’état de santé des enfants, proposez des activités d’éveil. Titulaires uniquement du Certificat d’aptitude aux fonctions d’auxiliaire de puériculture ou du Certificat d’aptitude professionnelle d’auxiliaire de puériculture ou diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture.

Pour postuler : lfanzar@cg93.fr Pour postuler : cdorard@cg93.fr Merci d’adresser vos candidatures en indiquant les références du poste, accompagnées d’un CV par courrier à : Monsieur le président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis. Pôle Personnel et Relations sociales Bureau du recrutement - 93006 BOBIGNY Cedex. Retrouvez les profils de poste détaillés et l’ensemble des postes vacants sur : www.seine-saint-denis.fr 30


7 Le guide MUSIQUE DANSE FESTIVAL THÉÂTRE JEUNE PUBLIC

FESTIVAL DE SAINT-DENIS

RICHARD GALLIANO © E. DUCOLOMBIER

Basilique Saint-Denis //17 juin à 20 h 30

© DR

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7 Le guide

20 ANS, C’EST COURT ! Pour fêter ses 20 ans, le festival Côté court propose du 15 au 25 juin de voir ou revoir le meilleur du court-métrage et d’aller à la rencontre de ceux qui le font.

«I

l n’y a pas de système de réservation, et des événements presque tous les soirs, explique son fondateur, Jacky Evrard. On peut venir spontanément voir un programme, boire un verre avec des amis, ou tout seul et faire des rencontres… » avec les grands du cinéma, car ils seront tous là, fidèles du ciné 104, anciens de Côté court qui n’ont jamais oublié le coup de pouce de la Seine-SaintDenis. « Dans les années 90, il était difficile de financer un film et l’apport du Conseil général était déterminant. Tous les lauréats bénéficiaient d’une bourse, ce qui a aidé nombre de cinéastes à enchaîner un nouveau film. Laurent Cantet en a bénéficié à deux reprises et l’a utilisé à bon escient. » Dès sa création, en 1992, ce festival a en effet l’ambition de repérer les cinéastes en devenir. Lætitia Masson y est consacrée en 1993 avec son premier court-métrage Nulle part. L’année suivante, c’est le tour de Laurent Cantet

qui reviendra avec Jeux de plage. Puis ceux d’Éric Zonca, de François Ozon avec sa Robe d’été, d’Emmanuel Mouret et son Promène-toi donc tout nu, des frères Larrieu et leur Brèche de Roland. Des réalisateurs palmés à Cannes, césarisés et même sélectionnés aux Oscars. « Dans le courtmétrage, les auteurs sont libres de s’exprimer comme ils l’entendent, d’aborder les récits à leurs manières sur le fond et sur la forme. C’est ce qui nous intéresse ici, » explique Jacky Evrard pour qui « le court-métrage reste une nourriture très précieuse et ressourçante. » Côté court, un festival où l’on peut voir des films mais aussi un formidable lieu de rencontre. Pour la petite histoire, quand Élodie Bouchez, alors jeune comédienne remet à Éric Zonca son prix à Côté court, le cinéaste lui annonce en public qu’il a envie de la faire tourner dans son long-métrage. Un an et demi plus tard, elle reçoit le prix d’interprétation à Cannes pour la Vie rêvée des anges.

En 20 ans de Côté court, Jacky Evrard a vu plus de 20 000 courts-métrages. Pour la rétrospective des 20 ans du festival, il n’a gardé que le meilleur : 20 pépites de moins d’une heure. L’autre bonne nouvelle ? Le festival est gratuit pour ceux qui fêtent leurs 20 ans cette année… Happy Birthday ! Isabelle Lopez FESTIVAL CÔTÉ COURT 104 avenue Jean-Lolive à Pantin Tél : 01 48 91 24 91 ou www.cotecourt.org Métro : Église de Pantin (ligne 5) RER E: Gare de Pantin Bus : Porte de Pantin (bus 75, PC2 et PC3)

Jacky Evrard

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© D. RUHL

Tapis rouge ! Avec le numérique, tout le monde s’empare du cinéma et le nombre de films courts explose. Musiciens, plasticiens, chorégraphes expérimentent de nouvelles façons de faire du cinéma, à la croisée des chemins. « Ces propositions artistiques, pas uniquement inspirées par l’histoire du cinéma peuvent apporter un second souffle au septième art. » Il y a 20, 30 ans on annonçait la mort du cinéma, et il est toujours vivant. Il change, il se transforme. Avec les soirées (2X10), le Festival Côté-Court compte bien le prouver. Avec Xavier Veilhan, Jeanne Balibar, Charlemagne Palestine et The K, Stephen Dwoskin, Lee Ranaldo (guitariste de Sonic Youth)…


Isabelle Lopez

Le bucolique parc paysager Decesari est devenu depuis six ans le parc naturel des musiques. Chaque été, le festival MusicOparc fait frémir le moindre brin d’herbe et fait danser les foules. Le 25 juin, c’est au rythme endiablé de l’afrobeat que l’on fait la fête. Femi Kuti, le fils aîné de Fela, mythique créateur de l’afrobeat, réarrange les mix de jazz, funk et yoruba à sa manière : incandescente et cuivrée. MusicOparc, 7e édition Du 25 juin au 24 juillet Parc Decesari, Rosny-sous-Bois 01 48 12 27 80

Conçu par la directrice du Nouveau Théâtre de Montreuil Gilberte Tsaï, ce spectacle ou chorégraphie d’acteurs-jardiniers explore la relation des hommes au jardin. On y rencontre des textes antiques et contemporains, de civilisations lointaines ou de régions proches. Parcours sensible dans les jardins Du 10 au 19 juin Entrée libre, réservation obligatoire : 01 48 70 48 90 Jardin École de Montreuil 4 rue du Jardin-École, Montreuil

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La musique prend l’air Littérature au jardin

IDÉES POUR... FÊTER L’ÉTÉ

Du 7 juin au 5 juillet www.festival-saint-denis.com

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© M. RIBES/ LICENSED TO EMI CLASSICS

Capuçon, Myung-Whun Chung, Kristjan Järvi, John Nelson, mais aussi Ibrahim Maalouf, Richard Galliano, Raul Paz, Gotan Project, le Trio Esperança. Les stars ne manquent pas au Festival de Saint-Denis. Un festival qui donne aussi sa chance aux plus jeunes et même – ce qui est plus surprenant- aux plus inexpérimentés. C’est ainsi que le 6 mai, des élèves plutôt intimidés du lycée professionnel Bartholdi de Saint-Denis se sont retrouvés sur scène. L’université de Paris 8 les accueillait pour l’opéra Et nous le monde, une création mondiale. À leurs côtés, le Chœur de Radio-France et l’orchestre national de France. Propulsés interprètes mais aussi auteurs, Yacine, Guy, Raffy, Bruno et les autres se sont inspirés pour écrire le livret de l’histoire du chevalier de La Barre, exécuté à 19 ans, victime de l’intolérance religieuse. Bravo au Festival de Saint-Denis d’offrir à cette classe de 1re maintenance des équipements industriels, l’occasion de donner sa vision du monde, tout en philosophant sur la liberté, le respect, l’intolérance et le fanatisme.

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Katia Buniatishvili

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Gautier et Renaud Capuçon

Festival de Saint-Denis

Performances au souffle long Mains d’Œuvres n’est pas qu’un lieu d’accueil, il est aussi un compagnon de route qui offre le temps aux créateurs et au public de souffler, d’infuser, de respirer. Découvrez 10 compagnies résidentes en danse et en théâtre réunies pour la première fois sur trois jours Festival Respirations, 1e édition Du 17 au 19 juin Mains d’œuvres 1 rue Charles-Garnier, Saint-Ouen 01 40 11 25 25 www.mainsdoeuvres.org

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7 Le guide MUSIQUE

MUSIQUE

FESTIVAL DE SAINT-DENIS Tout le programme sur www.festival-saint-denis.com Tél. : 01 48 13 06 07 Basilique-cathédrale de Saint-Denis

Dimanche 19 juin, 18 h Instants Chavirés, 7 rue Richard-Lenoir 01 42 87 25 91, www.instantschavires.com Le 3e mouvement de la trilogie Naldjorlak, pour violoncelle et deux cors de basset est interprété par Charles Curtis, Carol Robinson, Bruno Martinez. L’œuvre de la compositrice française Éliane Radigue expérimente avec la durée et les sons de synthèse. Entre musique concrète et minimalisme, elle élabore un langage méditatif, qualifié de « sculpture sonore », qui enveloppe l’auditeur dans un tissage harmonique complexe.

Valeriy Sokolov, violon, Orchestre national d’Île-de-France, Yoël Levi, direction. Portrait de ville sous forme de diptyque : d’un côté, la romantique et splendide Saint-Pétersbourg avec le concerto de Tchaïkovski, de l’autre Leningrad assiégée au début des années 40, chefd’œuvre de Chostakovitch, symphonie-symbole de la résistance soviétique face à l’invasion nazie.

Jeudi 9 juin, 20 h 30

Mardi 21 juin, 21 h

Latina America

Ibrahim Maalouf

quatuors de Piazzola, Golijov, création de Murcof et Edgar Amor Murcof a l’esprit du découvreur, défricheur. Il dévoile sans cesse de nouveaux paysages musicaux, atypiques et mutants. Pour Saint-Denis, sa conquête est tournée vers l’ouest, la désertique Sierra Madre, musique du peuple huichol, qu’il mêle à l’électro la plus actuelle.

L’unique trompettiste au monde à jouer la musique arabe avec la trompette à quarts de tons que son père a inventée dans les années soixante.

Mercredi 29 et jeudi 30 juin, 20 h 30

Mardi 14 juin, 20 h 30

Nouveau monde

Rhapsody in Blue

de Britten, dirigé par Semyon Bychkov L’œuvre est colossale : un double chœur, un plateau soliste, un orchestre gigantesque et même un double texte chanté, entre celui de la messe et les poèmes anglais. Une œuvre de cette ampleur, à la fois musicale, politique, historique, symbolique nécessite les grands moyens. Le festival a réuni une distribution hors du commun telle que l’a voulue et conçue Britten en pleine guerre froide : une soprano russe, un ténor anglais, un baryton allemand.

Dreams de Prokofiev, Concerto pour violon de Bruch, Symphonie n° 9 Nouveau Monde de Dvorak, avec Renaud Capuçon, violon, l’Orchestre national de France et Eivind Gullberg Jensen à la direction. Lorsqu’à la fin du XIXe siècle, Dvorak quitte sa Bohème adorée pour affronter New York et y diriger son conservatoire, il a le mal du pays. Mais aussi un choc extraordinaire. La découverte du Nouveau Monde : l’émerveillement, l’exaltation. Le Concerto pour violon de Bruch, avec sa fièvre romantique, son côté rhapsodique échevelé navigue dans les mêmes eaux.

Gabriela Montero, piano, Gstaad Festival Orchestra, Kristjan Järvi, direction Nouveautés, valeurs sûres, swing et brio, du rythme, du souffle et du tempo. De New York à San Francisco, des années folles à aujourd’hui, des interprètes en phase avec leur temps.

Mercredi 22 juin, 20 h 30

FESTIVAL MÉTIS

Jeudi 16 juin, 20 h 30

War Requiem

Leningrad/SaintPétersbourg Concerto pour violon de Tchaïkovski et Symphonie n° 7 Leningrad de Chostakovitch

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www.festival-saint-denis.com Tél. : 01 48 13 06 07 Basilique-cathédrale de Saint-Denis

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NALDJORLAK III

Jeudi 23 juin, 21 h

Gotan Project Le trio trouve dans le tango (mais aussi le milonga ou la chacarera, autres genres musicaux argentins) une musique porteuse des mêmes éléments que la musique électronique : des bases percussives qui rappellent les racines africaines de la musique. Vendredi 24 juin, 21 h

Grand Corps Malade Slam.

NOISY-LE-SEC

Vendredi 17 juin, 20 h 30

Église Saint-Etienne Tél. : 01 41 83 15 20 Vendredi 10 et samedi 11 juin, 20 h 30

Bach Encore

Yas and the Lightmotiv

Deux visions de Bach se reflètent et s’interrogent ; celle du compositeur brésilien Villa-Lobos qui, dans ses célèbres Bachianas Brasileiras, mêle le contrepoint de Bach avec les airs populaires et traditionnels du Brésil et celle du musicien de jazz Richard Galliano qui, avec son accordéon, son bandonéon ou son accordina fait sonner les grandes orgues. Parvis de la basilique

Une promenade germanique de Vienne à Leipzig La Jeune Philharmonie de SeineSaint-Denis joue Beethoven, Haydn et Mozart. Le deuxième programme de la Jeune Philharmonie évoque les splendeurs de la Vienne de l’Empire austro-hongrois, à la fin du XVIIIe siècle, avec trois œuvres particulièrement représentatives.


EXPOSITION

TESTIMONY RECTIFICATIF

OUTRE MESURES ET PROGRAMMES RADIO

Du 18 au 28 juin, du lundi au samedi, 20 h 30, dimanche, 17 h, relâche mercredi Bagnolet, L’Échangeur 59 avenue du Général-de-Gaulle 01 43 62 71 20, www.lechangeur.org Charles Reznikoff est l’astre obscur de la poésie américaine du XXe siècle, grande figure du mouvement objectiviste. Le recueil Testimony est le fruit de 30 années de travail où il a recueilli des témoignages prononcés devant les juges et les jurés, consignés dans les annales judiciaires.

Du 28 mai au 23 juillet, Noisy-le-Sec La Galerie, Centre d’art contemporain 1 rue Jean-Jaurès, 01 49 42 67 17 Curatrice en résidence d’origine jordanienne, Ala Younis propose une réflexion en deux parties sur l’appréhension du temps historique. La première partie du projet présente des œuvres produites dans des contextes de mutations socio-économiques et politiques. La seconde consiste en des pièces sonores produites par les habitants et les visiteurs de l’exposition à partir des œuvres.

DANSE

Du 21 mai au 18 juin

FESTIVAL DANSE HIPHOP TANZ Moov’N Aktion Tél. : 01 40 10 28 06 moovnaktion.org

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THÉÂTRE

avec les élèves de seconde année de la Juste Debout School (Pantin), le Collectif Serial Stepperz, la Cie Vagabond Crew, la Cie Prophenomen, la Cie X Press.

2012. Entrée libre, réservation indispensable. Le Théâtre Irruptionnel est en résidence au Forum avec le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis.

Le réseau Danse HIP-HOP Tanz est soutenu par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

MONTFERMEIL

AULNAY-SOUS-BOIS

Château des cèdres, parc arboretum, 4 rue de l’Église Les 23, 24, 25 et 30 juin et les 1 et 2 juillet

Espace Jacques-Prévert 134 rue Anatole-France Tél. : 01 48 68 49 90 Samedi 11 juin, 20 h 30

Les Misérables

La balle rouge et Quatuor - opéra dès 5 ans

THÉÂTRE

AULNAY-SOUS-BOIS Le Cap - 56 rue Auguste-Renoir Vendredi 3 juin, 20 h 30

Forme amateur repérée dans le cadre des actions du Battle VNR Cie TKF Work in progress 1’koruptibl. Cie X-Press Moukawamat.

BAGNOLET Salle des Malassis 36 rue Pierre et Marie-Curie Jeudi 9 juin et samedi 11 juin, 20 h 30

Accueil de jeunes créations professionnelles PANTIN Théâtre du Fil de l’Eau 20 rue Delizy Vendredi 17 juin et samedi 18 juin, 20 h 30

Performances chorégraphiques

BLANC-MESNIL Le Forum 1/5 place de la Libération Tél. : 01 48 14 22 00 www.leforumbm.fr Vendredi 10 juin, 19 heures

Aidez-nous à choisir un classique : Rodogune Pour le Théâtre Irruptionnel, la résidence au Forum de BlancMesnil est l’occasion de tenter de nouvelles aventures. Au cours de la saison, trois rendez-vous pour découvrir ou redécouvrir les 45 premières minutes de pièces classiques : Hamlet, Agamemnon et Rodogune. À l’issue des représentations uniques, les réactions du public sont recueillies autour d’un verre pour contribuer au choix de la pièce, montée en

Dans le cadre magnifique du château des cèdres, tout près de la fontaine où Cosette allait remplir ses seaux, venez assister à un spectacle son et lumière retraçant le chef-d’œuvre de Victor Hugo. 350 figurants donneront vie à cette formidable galerie de personnages. Plus de 600 costumes en provenance de l’opéra de Varsovie, des effets spéciaux, des chevaux, de la musique, de la danse pour un spectacle haut en couleurs. Il est possible de dîner sur place, trois menus sont proposés. Spectacle : adulte 17 € enfant moins de 12 ans 5 €, spectacle plus dîner adulte 40 € enfant 18 €. Renseignements et réservations : 01 41 70 32 66 Son-lumiere@ville-montfermeil.fr

JEUNE PUBLIC

Cet opéra visuel développe une palette subtile d’émotions portées par la musique d’un quatuor et du bandonéon. C’est l’histoire d’une passion amoureuse et de l’arrivée d’un enfant. Mais un jour, l’ennui s’installe et les parents se séparent. L’enfant trouve refuge sur la balle rouge qu’il fait grandir au gré de ses émotions pour combler l’espace entre ses parents. Vendredi 24 juin, 20 h 30

Tranche de zoo chanson dès 5 ans Poétique et gaiement transgressif, en filiation avec Charles Trenet ou Jacques Higelin, le groupe Finzo est formé de musiciens chanteurs, poètes et humoristes. Leurs concerts prennent des couleurs acidulées. Lorsque les animaux, en folle liberté, chantent aux accents de la guitare électrique, les étoiles constellent un ciel de pure poésie.

RETROUVEZ LE PROGRAMME DE TOUS LES ÉVÉNEMENTS ET LES ADRESSES DU MOIS SUR :

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7 Le guide LES RENDEZ-VOUS SPORT

TROPHÉE DES BAHUTS

Les collégiens tiennent la barre C’est dans un cadre enchanteur, dans le golfe du Morbihan que Promovoile 93 a lancé en mai le Trophée des Bahuts. Cette année, neuf établissements de la Seine-Saint-Denis et 18 équipages se sont retrouvés au Crouesty le temps d’un week-end. Le Trophée des bahuts, depuis sa création, fait partie intégrante d’un projet pédagogique propre à chaque établissement. « Cela permet d’instaurer des passerelles entre enseignement et pratique sportive », explique-t-on à Promovoile. Le thème choisi pour cette édition est « Ulysse a fait un beau voyage ». L’occasion pour les collégiens de Montfermeil, Pierrefitte, Rosny-sous-Bois, Saint-Denis, Bondy, Pantin, Clichy-sous-Bois, Les Pavillons-sous-Bois et Blanc-Mesnil de se plonger avec leurs enseignants dans cette mythologie si captivante. Les participants se sont affrontés lors de régates au Crouesty, chaque bateau accueillant six élèves représentant un établissement, accompagnés d’un enseignant et d’un skipper. Grande première cette année, les quatre meilleurs équipages se retrouveront le 18 juin prochain pour la grande finale sur la base de loisirs de Vaires-sur-Marne. Le Trophée c’est également un rallye avec des jeux reposant sur la connaissance et la maîtrise de la navigation et la réalisation d’une grande fresque mettant en scène l’une des aventures d’Ulysse. Avant d’être lâchés lors des régates de mai, nos collégiens ont été familiarisés à la navigation grâce à trois séances d’initiation à Vaires-sur-Marne, sur des

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© PROMOVOILE 93

Qui va gagner la 19e édition du Trophée des Bahuts ? Réponse le 18 juin.

Le Trophée des Bahuts est une régate découverte sur des voiliers de croisière de 10-12 mètres, ouverte aux élèves des collèges de la Seine-Saint-Denis, quel que soit leur niveau.

catamarans, dûment encadrés par des moniteurs diplômés. Si les délicates manœuvres de sortie du port sont laissées aux mains du skipper expérimenté, ce sont les collégiens qui tiennent la barre pendant la régate. Alors qui va remporter

le Trophée cette année ? Il faudra attendre cette année le 18 juin pour le savoir et nul doute que les supporters des quatre bateaux qualifiés pour cette finale à Vairessur-Marne seront nombreux ce jour-là. Claude Bardavid


© S. HITAU

ÉQUI-HANDICAP

Le cheval, meilleur ami de l’homme Le centre équestre départemental UCPA de La Courneuve ouvre ses portes aux professionnels et aux personnes handicapées pour faire connaître le cheval comme outil thérapeutique. Le centre équestre UCPA accueille toute l’année, sur 10 hectares, des amoureux du cheval. C’est là que se retrouvent le mercredi soir, lors de deux reprises (cours d’équitation), des personnes en situation de handicap. « Des personnes handicapées moteur comme des déficients visuels viennent monter, explique Brigitte Rinaldi, responsable de la formation et de la cellule solidarité du centre. Pendant une heure, le temps d’une reprise, 8 cavaliers tournent. C’est impressionnant ! ajoute-t-elle. Souvent des personnes viennent avec leur chien guide, le laissent pour monter sur le cheval et c’est ce cheval qui prend le relais et joue le rôle du chien. Ces personnes non-voyantes trottent, galopent et sautent comme des valides. » Le 16 juin prochain, le centre ouvre ses portes aux professionnels afin de faire découvrir sa structure, ses chevaux et poneys, et permettre d’échanger et de

partager les points de vue sur les bienfaits du cheval.

LE CHEVAL NE JUGE PAS LES GENS Pour Nicolas Emond, psychologue et équithérapeute, « Le cheval ne juge pas et ne catégorise pas les gens. À comportement égal, il traite de la même manière une personne handicapée ou valide. » Celui qui animera la conférence « Le cheval comme outil thérapeutique », ajoute : « Le cheval s’adapte aux comportements et aux émotions de son entourage… Il est un grand spécialiste du langage du corps, il n’est pas possible de lui mentir. Il décrypte et réagit à tout ce qu’il perçoit. Le thérapeute peut ”lire” sur le cheval l’état intérieur de son patient, et donc de mettre en mots, d’anticiper, d’aborder la question des ressentis, des émotions. » Les organisateurs de cette journée en sont persuadés : pour une personne handicapée, du matin au soir objet de soins et d’attention, le fait

de s’occuper d’un animal inverse les rôles. Elle se retrouve en situation de soigner l’autre et d’en être responsable. Lors de cette journée, Parité, la voiture hippomobile imaginée par la direction des Espaces Verts (DEV), pouvant accueillir trois personnes en fauteuil ou huit personnes assises sera présentée. Quant à Parité 2, en construction actuellement, elle permettra à une personne en fauteuil de se trouver à côté du conducteur et de pouvoir prendre les guides et mener le cheval. Dimanche 19 juin, c’est au tour des personnes en situation de handicap d’être conviées avec leurs proches et leurs parents à découvrir le centre équestre. Au programme des baptêmes à cheval, en calèche et une approche du poney et du cheval à travers le pansage. C.B. Centre équestre départemental UCPA de La Courneuve Avenue Roger-Salengro Contact : brinaldi@ucpa.asso.fr

Seine-Saint-Denis.fr / juin 2011 / n° 21

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7 Le guide

8 IDÉES POUR COURIR

© A. LEJARRE

Programme de remise en forme avant l’été : footing régulier ! Avec plus d’idées que de jours de la semaine, aucun risque de se lasser. Pour courir à l’heure du déjeuner, le soir après le travail ou le dimanche matin, 8 idées d’espaces adaptés à tous les souffles et à toutes les voûtes plantaires. Textes : Camille Renard

DE LA COURSE AU MARATHON Parc départemental Georges-Valbon à La Courneuve. Le plus grand parc d’Île-de-France rien que pour vos gambettes ! Quatre parcours jogging balisés de 1 à 12 km sillonnent les 415 hectares d’espaces verts. Pour les plus entraînés, explorez sur 12 km toute la diversité du parc : vallée des fleurs, grand lac, roseraie, et poussez jusqu’aux cascades…

Parc départemental de Villetaneuse Imaginez un immense terrain de jeux pour délasser vos membres inférieurs, exercer votre souffle, prendre soin de vous. Savourez le plaisir de vous étirer le dos sur les grandes pelouses après une course à pied énergique !

SOUFFLEZ !

© P. NUSSBAUM

© S. FRANÇOISE

EFFORT ET RÉCONFORT

Parc Jean-Moulin Les Guilands à Bagnolet Situé en rupture de plateau, ce parc est un belvédère sur Paris et ses environs. Prenez de la hauteur, et respirez à pleins poumons ! Les nombreux points de vue sur de superbes panoramas sont idéaux pour reprendre votre souffle entre deux foulées.

CULTURE DE SOI

© DR

L’Île-Saint-Denis Dans votre programme complet de remise en forme, passez au pas de course par la promenade des Impressionnistes qui inspira les peintres du XIXe siècle…Ou comment cultiver à la fois son corps et son esprit !

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© B. GOUÉDARD

VOYAGE AU PAS DE COURSE

UN PARC TRÈS COURU

LE FOOTING TRANQUILLE

Parc de la Poudrerie à Sevran Longé par le canal de l’Ourcq, c’est l’un des parcs les plus fréquentés d’Île-de-France. Ses grands arbres abritent le circuit parfait pour se trouver des compagnons de course.

Canal de l’Ourcq L’eau calme apaise votre rythme cardiaque ; le parcours rectiligne ne fatigue pas vos mollets… Courir au bord du plat canal, c’est l’idéal pour les apprentis joggeurs. Juste un peu de motivation suffit : vive le footing sans effort !

© S.CARLIER

©B. GOUÉDARD

Parc départemental du Sausset à Villepinte. Entre parc urbain et parc forestier, la nature a repris possession de 200 hectares à Aulnay-sous-Bois et Villepinte. C’est la soif de découvrir les paysages qui pousse à courir : étang, prairies fleuries, forêt, bocage… C’est si joli qu’on ne sent pas la fatigue !

Parc départemental de la Bergère à Bobigny Évacuez le stress en rentrant du travail ! Le parc de Bobigny est un lieu de détente au cœur de la ville. Dans cet espace tout en longueur bordé par le chemin de halage du canal de l’Ourcq, un parcours santé de trente stations est le parfait complément de la course !

© P. LECOMTE

WORKING HERO

Seine-Saint-Denis.fr / juin 2011 / n° 21

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Le Salon du Bourget, l’innovation dÊcolle en Seine-Saint-Denis. du 20 au 26 juin 2011


Seine-Saint-Denis.fr - N°21  

21ème numéro du magazine départemental "Seine-Saint-Denis.fr".

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