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VENDRE

Levi’s : la ruée vers les Champs-Élysées À l’origine créés pour les orpailleurs, les jeans Levi’s, devenus euxmêmes une mine d’or, s’exposent, près d’un siècle et demi plus tard, sur la mythique artère des Champs-Élysées à Paris. La marque américaine leur a offert, au numéro 76 de l’avenue, un écrin de 650 m² sur trois niveaux. Un lieu entre héritage et modernité.

Le premier étage est consacré à la collection Levi’s Vintage Clothing, dont les prix des jeans les plus recherchés peuvent grimper à plus de 600 euros. Sur la gauche après les escalators se déploie le premier Tailor Shop de France, permettant de faire retoucher et personnaliser ses vêtements par une équipe de couturiers.

Par Audrey Bazanella

Pour la décoration, Levi’s a misé sur le principe de récupération, à l’image de grands lustres conçus à partir de lampes vintage. Derrière les caisses du sous-sol, un décor de dix mètres de long représente le Golden Gate Bridge de San Francisco.

an, et peuvent dépasser les 10 000 euros pour les emplacements les plus prisés. Des prix exorbitants qui avaient motivé le départ de Planet Hollywood en 2008. Mais le malheur des uns fait le bonheur des autres. Après des mois d’attente pour décrocher l’autorisation d’ouverture et de longs travaux, Levi’s a ouvert le 11 mai un flagship à cette même adresse. Ses 650 m2 répartis sur trois niveaux en font le plus grand magasin Levi’s d’Europe après celui de Regent Street à Londres. L’un des plus beaux aussi. Conçu par le bureau français REV Architecture, qui a déjà signé l’impressionnante boutique Louis Vuitton plus haut sur l’avenue, il plonge le chaland dans l’héritage de la marque américaine fondée en 1853 par un émigré bavarois du nom d’Oscar Levi Strauss. L’entrée donne tout de suite le ton avec un immense mur fait de vieilles planches de bois et de tôle et une impressionnante colonne en béton fendant l’espace. Au sous-sol, où est concentrée la principale zone de vente, le Golden Gate Bridge de San Francisco, ville dont est originaire la griffe, surplombe l’espace. D’imposantes étagères de jeans habillent le mur du fond tandis que d’anciennes tables d’ateliers de ferronnerie trônent au milieu. Ici, le consommateur peut se procurer des jeans Curve ID ou Water Less, des chinos à bandes réfléchissantes de la nouvelle ligne pour cyclistes Commuter, des pro-

duits de la ligne premium Made & Crafted… sans oublier l’incontournable 501. Un escalator le mène ensuite au premier étage, lui faisant découvrir au passage quelques-unes des plus emblématiques publicités d’époque de Levi’s. En haut, la collection Vintage Clothing, inspirée des archives de la marque, et un atelier Tailor Shop se partagent l’espace. Ce dernier est le quatrième atelier de ce type au monde après ceux de New York, San Francisco et Londres. Le client peut y faire retoucher son jean et le personnaliser à son goût, en choisissant la couleur du fil par exemple. S’il est pressé par le temps, il a même la possibilité de se le faire livrer via un service de coursiers à vélo ! Bref, « ce magasin offre une expérience complète de la marque », conclut Stefan Otte, general manager France. Unique aussi. ■

PHOTOS: NICOLA GLEICHAUF / PIXELFORMULA.

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eaucoup d’appelés pour peu d’élus. Si nombre de marques rêvent d’une adresse sur les ChampsÉlysées, seule une poignée peut aujourd’hui se vanter d’y être. Car le rêve coûte cher, très cher. Selon une étude du cabinet Knight Frank parue en avril, les loyers commerciaux s’y monnaient en moyenne à plus de 7 000 euros le mètre carré par

A l’entrée, un immense mètre de couturière en béton trône au milieu des escaliers menant au sous-sol.

Les cabines d’essayage sont constituées de vieilles portes d’entrée chinées pour, une fois à l’intérieur, s’y sentir un peu comme à la maison.

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