Page 35

Arts & Cultures

Avant-première du nouveau clip de Leïla Gouchi

En musique et chanson, du talent, de la détermination et de la persévérance

Belle soirée que celle qui a accueilli l’avant-première du nouveau clip de Leïla Gouchi, «Liyam». Une soirée à la hauteur du talent inouï de cette artiste qui ne cesse d’étonner et qui nous offre aussi l’occasion de revenir sur sa carrière, jalonnée de hauts faits artistiques. Dans un monde artistique très compétitif et exigeant, où seules la détermination et la persévérance couplées à un talent exceptionnel permettent à un artiste de s’imposer, la chanteuse maroco-canadienne Leïla Gouchi a su, grâce à sa voix sublime et à sa passion pour la musique, gravir les échelons de la réussite et marquer de sa présence la scène artistique aux côtés de tous les autres noms qui ont émergé ces derniers temps. Du talent à l’état pur Établie depuis plusieurs années à Montréal, Leïla Gouchi représente actuellement l’une des étoiles montantes dans le ciel de la chanson marocaine. D’ailleurs, elle ne ménage aucun effort en vue d’être à la hauteur des attentes de son public et d’atteindre, à pas sûrs, les objectifs qu’elle se fixe, grâce notamment à son talent hors-pair peaufiné au fil des années, et à sa très grande connaissance des “ABC” de la musique. Ses prestations sur scène aussi bien au Canada, au Maroc que dans d’autres pays, où elle a brillé de milles feux aux côtés de grands artistes marocains, arabes et étrangers, lui valent toujours de grands éloges pour sa voix cristalline et ses chansons qui fusionnent des styles et des sons qui marient avec

doigté et finesse les rythmes marocains avec ceux de l’Orient et de l’Occident.

Née à Rabat le 29 octobre 1978, où elle a fait des études en droit privé à l’Université Mohammed V avant d’élire domicile à Montréal, où elle a poursuivi des études en tourisme, Leïla Gouchi n’en finit pas d’étonner plus d’un par son énergie débordante dans sa quête constante de la perfection dans tout travail qu’elle s’attelle à accomplir. Une famille de mélomanes Ayant grandi au sein d’une famille mélomane et bercée par les grands classiques de divas et maîtres de la musique marocaine et orientale, elle est entrée à l’âge de 7 ans au conservatoire de musique où elle a passé dix années, mais son talent musical a commencé à s’épanouir dans le cadre de plusieurs programmes musicaux de télévision et de radio au Maroc, notamment à l’émission “Al Qanat Assaghira” puis à ”Nojoum al Ghad” sur la chaîne “2M”. Néanmoins, l’année 2005 demeure, selon elle, une année charnière dans sa vie artistique après avoir remporté le grand prix de l’émission “Studio 2M” où elle a séduit par ses performances et sa voix envoûtante le jury et le public marocain. Pour Leïla Gouchi, qui ne cesse de confirmer l’étendue de son talent, l’émission “Studio 2M” fut une très belle expérience pleine d’émotion, qui a permis au public marocain de la découvrir et à elle-même de franchir un nouveau palier sur la voie de la concrétisation de son rêve. Grâce à son talent confirmé et à son profession-

nalisme, elle figure aujourd’hui parmi les lauréates de “Studio 2M” qui ont réussi à se démarquer et à percer sur la scène artistique.

Un répertoire variée et étendu Leïla Gouchi compte déjà à son actif un grand nombre d’albums et de singles à succès, tels que “Kolli Saâ” (Chaque heure) et “Jarabt Nensak” (J’ai essayé de t’oublier) qui ont été tournés en vidéo-clips respectivement en Egypte et au Maroc, “Li bghitou” (celui que j’aime), outre des redistributions modernes d’autres chansons comme “Saa Saïda” du grand Mahmoud El Idrissi, “Andaloussia” ou “Hbib Rouh”. Dans ses chansons, elle ne se limite pas seulement à traiter de thématiques liées aux questions sentimentales, mais elle tente aussi de jeter un regard sur des questions sociales comme dans les titres “Heya Denia” (c’est la vie) ou “Al Ghorba”, une chanson qui traite de l’immigration et des difficultés auxquels fait face l’immigrant dans le pays d’accueil. Avançant doucement mais sûrement, Leïla Gouchi vient d’ailleurs d’enrichir son répertoire avec le lancement, le 28 février dernier, de son nouveau vidéo-clip “Liyam” (Les jours). Dans ce cadre, elle a déclaré à la MAP, lors de sa présentation en avant-première à Montréal, que ce vidéo-clip, fruit de plusieurs mois de dure labeur, a été tourné dans les magnifiques paysages de la ville de Chefchaouen et de la région d’Akchour, soulignant que

cette réalisation se veut un “hymne à la vie, au partage et à l’espoir d’un avenir meilleur”. Toujours fière de ses origines et fortement attachée à son identité culturelle marocaine et à sa Mère-Patrie, Leïla Gouchi a fait également partie des artistes ayant interprété la chanson “L’appel du Sahara” (Nidae Assahra), dont le vidéoclip a été tourné notamment au Maroc, au Canada et en Europe. Militante de l’art sans frontières Fortement convaincue que l’art et la musique ne connaissent pas de frontières, elle prête aussi sa voix au service des valeurs de la tolérance, du dialogue, de la paix et du vivreensemble, comme en témoigne sa participation à plusieurs manifestations artistiques et festivals de renom, notamment le festival séfarad de Montréal aux côtés d’autres artistes issus de la diversité culturelle qui caractérise la société canadienne. Outre son talent avéré de chanteuse, Leïla Gouchi a plus d’une corde à son arc: elle est auteure-compositrice de plusieurs de ses chansons mais elle

est également une actrice. Incursion cinématographique Elle a ainsi fait ses premiers pas dans le domaine du cinéma en jouant dans le téléfilm “Le toubib” de Aziz Jahidi, où elle a côtoyé les grands acteurs Khadija Assad et Aziz Saadallah ainsi que le grand humoriste québécois d’origine marocaine, Rachid Badouri. Elle a, en outre, joué dans des séries télévisées, notamment “Houcine et Safia” du grand réalisateur Mohamed Abderrahmane Tazi, aux côtés de Rachid El Ouali et Samia Akariou. Ayant réussi à trouver le juste équilibre entre sa vie professionnelle en tant que propriétaire d’une agence de communication et d’événementiel, sa vie familiale en tant que mère d’un jeune garçon, et sa vie artistique, Leïla Gouchi continue de tracer son chemin vers la gloire, tout en faisant partie de cette relève artistique expatriée qui, tout en étant très fière de sa marocanité, veille au rayonnement de l’image du Royaume et de la chanson marocaine à l’international. Source : Maghreb Arabe Presse

Enrico Macias continue de manger son pain noir Enrico Macias n’a pas été épargné par la vie ces dernières années. Ayant souffert d’un deuil cruel, quasiment ruiné par la crise des «sub prime» voilà une nouvelle tuile pour cet artiste qui jouit pourtant de la sympathie, du respect et de l’admiration de millions de «fans» à travers le monde. Le Tribunal de Luxembourg vient en effet de le condamner à payer 30 millions d’euros à la filiale luxembourgeoise de la banque islandaise Landsbanki,

aujourd’hui en liquidation, qui lui avait accordé en 2007 un prêt d’un montant de 35 millions d’euros.

La justice luxembourgeoise a également autorisé une saisiearrêt sur les contrats d’assurancevie de l’artiste afin de s’assurer du recouvrement des 30 millions d’euros au liquidateur de la banque. En juillet 2007, Enrico Macias et son épouse, aujourd’hui décédée, avaient contracté un prêt auprès

de Landsbanki, garanti par deux biens immobiliers, dont la villa du chanteur à Saint-Tropez. En 2008, la banque islandaise est déclarée en cessation de paiement puis en liquidation et la valeur du portefeuille d’assurance-vie s’écroule. En 2009, le liquidateur de la banque réclame à l’artiste le remboursement intégral du prêt qui s’y oppose et attaque en justice la banque pour « faute » et « mensonge « , réclamant à l’institution bancaire près de

35

Atlas.Mtl

43,513 millions d’euros de dommages et intérêts.

nº 298 du 09 au 23 mars 2017

Les avocats d’Enrico Macias devraient très probablement faire appel de cette condamnation.

Atlas298 web  
Atlas298 web