Page 1

HAUTE-SAVOIE NORDIC

TEAM L E

M A G A Z I N E

N°1

CONSEILS DE PROS • LE SKI ROUE • LE CHRONOMÉTRAGE • SPORTIFS OUI ! MAIS PAS QUE RENCONTRE: JEAN-PAUL PIERRAT • OBJECTIF GAGNE • LES LONGUES DISTANCES 1


N°1

Magazine annuel Prochain numéro: décembre 2015 Haute-Savoie Nordic Team 570 route de la Patinoire, 74450 Le Grand-Bornand Tél.: 00 33 (0)6 74 68 73 67 E-mail: teamhsn@gmail.com www.teamhsn.fr Rédaction et publication: Haute-Savoie Nordic Team Merci à Jean-Paul Pierrat, Laurent Leterouin. Merci à nos partenaires annonceurs. Graphisme: Guy Buisson Impression : Cluses Copy Crédit photo: Couverture: Annabelle Guillot Kromer Nordic Magazine p.3/11/13/17/30/38/49/50, Dauphinordique p.4/18/22, Nordic Focus Salomon p.37, Christian Gobert p.25/56, Annabelle guillot Kromer p.7, Jean Herody p.19/56/58, Guy Buisson p. 2/14/15/27/54.

2


3 EDITO 5

LE MOT DU PRÉSIDENT

7

LA VISION DU MANAGER

10

FEED BACK

14

CONSEILS DE PROS

20 LE SKI ROUE 24

LE CHRONOMÉTRAGE

26 IMMERSION 38

RENCONTRES

50 OBJECTIF GAGNE 52

LES LONGUES DISTANCES

54 L’EQUIPE 56

CALENDRIER 2015

58

REJOIGNEZ L’AVENTURE

1


MARATHON DES GLIÈRES 21 MARS 2004 Mickaël Girard Berthet. (Team 2003 / 2007) Ivan Perrillat. (Team 2005 / -) Stéphane Passeron. Jean-Marc Gaillard. (Team 2014 / -) Christophe Perrillat. (Team 2013 / -) Anaël Huard. (Team 2003 / 2005) Jean-Pascal Laurin. (Team 2002 / 2004)

2


E D I TO

E

n 1996 des athlètes haut savoyards aux portes de l’équipe de France de ski de fond, décident de se regrouper en vue de mutualiser des moyens d’entraînement. Une structure est née : « Équipe Haute-Savoie Ski de Fond ».

La capacité de la structure à établir des passerelles entre les 2 groupes du Team à l’ensemble des ses athlètes, y compris à ceux qui sont membres des équipes de France, permet à ceux-ci d’accéder à une une préparation adaptée à leurs objectifs, et constitue une des plus grandes forces du Haute-Savoie Nordic Team.

Leurs objectifs : l’excellence sportive et l’intégration des collectifs nationaux de l’équipe de France de ski de fond.

En 2014, l’équipe se compose de 21 athlètes (17 hommes et 4 dames) parmi lesquels 9 sont membres des équipes de France de ski de fond, 2 entraîneurs (Jean HERODY, François GUILLARD entraineur longue distance) et 1 manager (Alban GOBERT).

Dès la première année, l’équipe reçoit le soutien financier du Conseil Général de Haute-Savoie grâce notamment à l’implication forte de Georges PACQUETET, alors Président de Haute-Savoie Nordic. Depuis le Team a toujours pu compter sur le soutien indéfectible de ces deux entités. Au fil du temps, l’équipe change plusieurs fois de dénomination en conservant cependant la notion de territoire afin de rester fidèle à l’engagement de ses partenaires historiques. 2008, les athlètes veulent se donner plus de moyens de réussir au plus haut niveau en cherchant de nouveaux fonds et ainsi d’employer un entraineur. De nouveaux partenaires privés comme l’entreprise Guelpa TP prennent part à l’aventure. 2013, l’association Haute-Savoie Nordic qui était jusque là le support administratif du Team, demande aux athlètes de se constituer en association. Le 30 octobre 2013, l’association Team Haute-Savoie Nordic est née. Dans le même temps, les athlètes souhaitaient se décharger d’un certain nombre de tâches qui leur incombaient et qu’ils ne pouvaient plus supporter seuls. Ils militaient aussi pour le développement du Team par l’association de nouveaux partenaires. Dans le cadre de discussions parallèles sur un projet d’une équipe spécialisée dans les courses longues distances internationales, les athlètes proposaient à Alban GOBERT de s’impliquer dans l’aventure Team, ce qu’il accepta.

2014, le Team sous un nouveau jour. Au printemps 2014, l’équipe intègre l’axe « longue distance » comme objectif à part entière, et le considère comme l’aboutissement de la formation et de l’accompagnement de ses athlètes dans la filière haut niveau. Désormais le Team s’articule autour de deux groupes qui passent le plus clair de leur temps ensemble avec toutefois des objectifs différents. Un premier groupe engagé sur les plus grandes courses longues distances du monde et un groupe dit « Espoirs », qui a pour vocation de former et accompagner les athlètes les plus jeunes comme a su le faire le Team jusqu’à aujourd’hui. Dans ce cadre, le Team resserre ses liens avec le Comité Régional de Ski du Mont-Blanc garant de la formation des jeunes jusqu’aux catégories juniors, au sein de la filière du ski de haut niveau. Pour marquer ces changements, l’équipe adopte un nouveau nom : Le Haute-Savoie Nordic Team.

3


4


L E

M OT

D U

P R É S I D E N T

C

hers lecteurs, vous tenez entre vos mains la première édition du « Haute-Savoie Nordic Team, Le Magazine » et j’ai la lourde tâche d’être le premier à écrire quelques lignes pour vous convaincre de lire ce petit bijou dans son intégralité ! À ce moment-là je regrette presque de m’être proposé pour être le président de notre belle association. Donc pour vous convaincre, plusieurs solutions s’offrent à moi. La première, vous déballer toutes les choses que vous pourrez trouver dans ce magazine, mais là je gâcherai certainement la surprise, et puis il y a un sommaire pour ça ! Je vais donc simplement vous dire que ce magazine, que nous éditerons une fois par an au mois de décembre, nous offre l’opportunité de vous faire part de notre vision de la planète « ski nordique », et ne nous le cachons pas, nous permet de financer une partie de notre saison grâce aux annonceurs qui ont choisi d’être présents dans ce magazine. Et je les en remercie chaleureusement. La seconde solution qui s’offre à moi, c’est de vous vanter les qualités sportives des athlètes du Team en vous disant que nous sommes les meilleurs et en vous rappelant par exemple la médaille de bronze de Ivan PERRILLAT avec le relais français lors des Jeux Olympiques de Sotchi, le titre de vice champion du monde U23 de Damien TARANTOLA à Val di Fiemme, ou encore la victoire de Matthias WIBAULT sur la Transjurassienne… mais là vous vous diriez que je ne suis pas objectif et vous auriez raison. Alors je vais opter pour une troisième solution, celle qui consiste à vous remercier. Vous remercier de nous suivre et nous soutenir tout au long de l’année, vous remercier d’être à nos côtés dans les bons moments comme dans les périodes plus difficiles, et enfin vous remercier de contribuer à faire vivre et à développer le ski de fond et plus globalement le ski nordique en France. Je vous souhaite une bonne lecture, dans l’espoir qu’à travers les pages de ce magazine nous vous apporterons les connaissances qui aideront à vous faire progresser et donc à prendre encore plus de plaisir dans la pratique de notre sport. Bon hiver et bonne glisse !

5

Émilien BUISSON


Jérémie PERRILLAT Tél. 06 70 56 45 75 jeremper@orange.fr Sous le Villard - 74230 Manigod 6


L A

VI SI O N

D U

M A N AG ER

D

epuis plus d’un an, avec quelques copains fondeurs, nous réfléchissions à créer une équipe spécialisée dans les courses longues distances, à l’image des équipes pro que l’on voit se développer chez nos voisins et dans les pays scandinaves. Eux souhaitaient s’aligner sur ces courses tout l’hiver avec un seul objectif en tête : gagner ! Et moi je voulais les aider à y parvenir. Parmi ces athlètes certains sont des membres « piliers » du Team. Très vite ils m’ont soumis l’idée d’associer ce projet à l’équipe haut savoyarde. Ces gars là ne se voyaient pas quitter le navire « Team » dans une période charnière pour l’équipe et après 7 années d’investissement personnel. De plus, les intérêts s’avéraient multiples pour le Team comme pour notre projet.

Pour ma part, je suis l’un des garants de notre réussite, tout comme le sont Jean HERODY et François GUILLARD pour la partie sportive, mais loin d’être son seul ingrédient. Mon rôle est de donner un cap à l’équipe, de mettre en place les outils indispensables afin d’atteindre ses objectifs sportifs et extra sportifs. Pour cela je m’appuie bien sûr, sur mon expérience et mes compétences, comme sur celles des personnes qui m’entourent, mais par-dessus tout, sur l’implication des athlètes, qui sont et resteront au cœur du projet.

En effet, cela devait permettre de développer une structure qui bénéficierait à la fois de l’expérience du Team HSN autour d’un groupe d’athlètes soudés et performants, entourés de partenaires fidèles, et de tout ce que peut apporter un nouveau projet au sein d’une structure existante. Cela se traduit en premier lieu par l’image et la notoriété que peut apporter un groupe « longues distances » performant au rayonnement international. Point clé pour l’association de nouveaux partenaires.

Pour terminer, je tiens à vous alerter sur un point. Notre équipe bénéficie d’une bonne image et est souvent perçue comme bien portante. Bien que nous puissions compter sur le soutien de nos partenaires année après année, notre équilibre tient à peu de choses et notre existence est fragile. Au quotidien nous sollicitions et recherchons de nouveaux partenaires avec qui nous construirons l’avenir. À bon entendeur…

Notre équipe, Le Haute-Savoie Nordic Team, est avant tout une bande de copains, une grande famille qui a des étoiles plein les yeux, convaincus de pouvoir atteindre ses rêves en s’en donnant les moyens.

En interne, les avantages sont décuplés. Les athlètes les plus jeunes bénéficient de l’expérience et de la sagesse des plus “anciens” qui eux, se nourrissent de la fougue, de l’envie, de l’explosivité et de l’insouciance de ceux-là. Mais le plus grand bénéfice est que les athlètes moteurs puissent enfin être soulagés des nombreuses tâches dévolues à une équipe qui se professionnalise, tâches devenues impossibles à gérer par eux-mêmes.

7

Alban GOBERT


Cyril Gaillard

SA EURALP EXPERTS Société d’Expertise Comptable

Entretien et aménagement de jardins Champmontagny

06 87 10 29 48 74230 Les Villards-sur-Thônes cyrilgaill@hotmail.com

Résidence du Parc - Rue de la Tournette 74230 THÔNES

Place de la gare routière 74450 le Grand Bornand

Tél. 04 50 01 23 30 www.le-coin-gourmand.fr

Vallée de Chamonix Mont-Blanc Buvette, restauration de mai à octobre

8


AVEC NOUS, ILS ÉCRIVENT L’HISTOIRE Il y a 18 ans, certains d’entre eux ont contribué à la naissance de l’équipe. Tous aujourd’hui contribuent à écrire l’histoire du Haute-Savoie Nordic Team : gros plan sur nos partenaires.

Puthod Jean-Yves PERILLAT & Pascal BRICIER, employés pendant 15 ans des Pépinières PUTHOD, ont repris l’entreprise le 1er septembre 1999.

Guelpa L’entreprise GUELPA, basée au Fayet, réalise des chantiers de travaux publics depuis 1896.

Cette exploitation agricole, créée par Mr Hubert PUTHOD à la fin de la guerre, est spécialisée dans la production de plantes de pépinières, arbres et arbustes ligneux de reboisement et d’ornement.

Notre effectif est de 90 collaborateurs. Nos équipes se déploient principalement en HauteSavoie pour réaliser des travaux de terrassements, de réseaux, de génie civil et d’aménagements de surface. La société GUELPA soutient le HauteSavoie Nordic Team depuis maintenant 6 saisons. Permettre à de jeunes athlètes, aux portes de la sélection nationale, de pouvoir bénéficier d’une structure leur permettant de continuer leur progression et leur laisser une chance de décrocher leur ticket en équipe de France, est un concept qui nous a séduits et conduit à devenir partenaire de cette aventure. D’autant que les valeurs du ski de fond dans l’engagement, la technicité et l’efficacité se rapprochent de celles de notre entreprise. Nicolas Chevallier, directeur Guelpa.

Notre particularité réside dans le fait d’être l’une des plus « Hautes » pépinières de France et la seule dans les Alpes du nord à cette altitude. • 800 m au Petit-Bornand les Glières (culture et vente au détail) • 1000 m à la Chapelle Rambaud (culture uniquement) Notre lieu de production et les techniques culturales utilisées sont donc particulièrement bien adaptés aux conditions du climat montagnard, rude et contraignant et de ce fait, également adaptés à l’utilisation en plaine. Grâce à nos 65 ans d’existence et d’exigence, nous vous apportons les conseils qui vous permettront de faire le meilleur choix.

Sunset sport Sunset est une société spécialisée dans la commercialisation de marques de sports fondée en 1976 par Michel Personnaz en collaboration avec Jean Claude Killy.

Laurent LETEROUIN

Depuis de nombreuses années, Sunset soutien le Haute-Savoie Nordic Team et chaque année nous sommes heureux de reconduire ce partenariat et de voir que les performances sont au rendez-vous.

En page 45, découvrez le portrait de Laurent LETEROUIN, Responsable commercial de la société HES, partenaire du Haute-Savoie Nordic Team.

Notre entreprise familiale commercialise huit marques de sport parmi lesquelles Swix et Uvex, marques avec lesquelles nous équipons le Team. Au-delà des retombées médiatiques, notre engagement auprès de l’équipe reflète notre implication pour le monde du nordique et les étroites relations que nous entretenons avec les athlètes.  Nicolas Avrillon, commercial Nordique Sunset Sport

Le HAUTE-SAVOIE NORDIC TEAM remercie l’ensemble de ses partenaires pour leur soutien et leur fidélité.

Depuis 1989

LE GRAND-BORNAND Tél. 04 50 02 25 45 www.atelier-couture.com

9


F E E D

B AC K

LA CONCRÉTISATION D’UN RÊVE L

a saison 2013-2014 fût l’occasion unique de réaliser le rêve de toute une équipe : un podium olympique pour un athlète du Team. À priori cela peut sembler relativement logique pour celui qui suit le Team d’un œil extérieur. Après tout, les athlètes s’entraînent toute l’année de la même façon que les meilleurs skieurs nationaux et internationaux, pourquoi n’auraient-ils pas les mêmes objectifs ?

Dès cet instant une nouvelle dynamique s’est mise en place, les athlètes reposèrent leurs soucis et leurs interrogations sur les épaules de François et retrouvèrent petit à petit sérénité et confiance en eux. « Même si tout le travail restait à faire, c’était un nouveau départ pour nous. Dorénavant nous étions une vraie équipe, avec son entraineur, et ça, ça a tout changé », rajoute Émilien. S’en suivirent de longues semaines, mois et années d’entraînements pour atteindre, palier par palier, les objectifs qu’ils s’étaient fixés, avec en tête, un objectif final très clair : les Jeux Olympiques. « Je me souviens que dans notre premier dossier de partenariat nous avions noté les Jeux Olympiques dans nos objectifs sportifs.

Pour comprendre tout le sens de ce pari fou, revenons 7 ans en arrière. Octobre 2007, réunion de crise autour d’une table du petit appartement occupé par les 5 membres du Team de l’époque à l’occasion d’un rassemblement à Tignes. Le moment est critique. Les athlètes sont perdus, ils s’interrogent sur leur préparation et s’inquiètent de leur devenir. Émilien BUISSON, Ivan PERRILLAT, Matthias WIBAULT, Geoffroy PAÏS et Amaury BOCHAT gèrent leur programme et s’entraînent seuls tout comme leurs prédécesseurs. À cet instant, ils ne voient qu’une seule solution pour progresser : trouver un entraîneur qui leur apporterait un soutien technique, un soutien logistique et surtout un soutien moral dont ils ont tant besoin à cet instant. De prime abord, cela semble être mission impossible. Comment trouver une personne possédant toutes ces qualités, disponible, et prête à faire le pas pour relever le défi sans avoir aucune garantie de revenu ? Il faut préciser qu’à ce moment-là les athlètes disposent d’un soutien administratif de l’association Haute-Savoie Nordic, d’un appui logistique du Comité Régional de Ski du Mont-Blanc et d’une aide financière du Conseil Général de Haute-Savoie, ce qui leur permet tout juste de subvenir à leurs besoins sportifs. En l’état, il est totalement irréaliste d’envisager de rémunérer un entraineur. N’ayant pas d’autre solution, il fallait compter sur leur bonne étoile et sur leur flair. Depuis quelque temps déjà, un nom leur trottait dans la tête : François GUILLARD, entraineur jeune retraité du Ski Club du Grand-Bornand pour lequel il s’est donné corps et âme pendant plus de 20 ans.

Cela nous a valu d’être taxés de rêveurs, d’irréalistes, et même de prétentieux par certaines personnes du milieu. Nous on s’en moquait, on avait besoin de rêver pour progresser. Et puis, petit à petit, avec les très bons résultats de l’équipe sur le plan international et notamment avec ceux de Matthias, d’Ivan, de BenoitGilles, ou encore d’Émilie et de Cécile on a vraiment commencé à y croire ». Lors de la saison 2009-2010, Cécile STORTI et Émilie VINA, alors membres du Team depuis mai 2008, se qualifient toutes les deux pour les coupes du Monde de début de saison, puis pour le Tour de Ski et enfin pour les Jeux Olympiques de Vancouver. À partir de cette année-là, le Team commence à rafler tous les titres sur le territoire français et s’illustrer au niveau international. En 2010 Benoit-Gilles DUFOUR devient Champion de France longue distance aux Glières. La saison suivante il participe au Tour de Ski et se qualifie pour les Championnats du Monde d’Oslo. En 2012 Matthias WIBAULT participe lui aussi au Tour de Ski et y retournera les deux années suivantes. Ce même hiver, Ivan en tête du classement général de l’OPA Cup toute la saison, perd sa place lors de la dernière course de la saison dans des conditions difficiles, et terminera finalement 2e du circuit qui constitue l’antichambre de la coupe du Monde. En 2013, il participe à son premier Tour de Ski, ses premiers Championnats du Monde à Val di Fiemme (9e en relais), et terminera la saison avec un titre de Champion de France sur l’épreuve longue distance et un titre de vice Champion du Monde Militaire sur ses terres au Grand-Bornand. En 2014 il participe à ses premiers Jeux Olympiques de Sotchi, tout comme son copain du Team, Baptiste GROS (40e du Sprint). La suite vous la connaissez.

Entraîneur reconnu pour son travail, mais avant tout passionné par son métier, François accepta sans hésiter la proposition des 5 mousquetaires. « À partir du moment où nous avons fait appel à François, nous avons commencé à chercher de nouveaux partenaires privés qui nous permettraient de le rémunérer par la suite. Pour lui, l’important c’était de gagner », se souvient Émilien BUISSON.

« Ce qu’Ivan a réalisé avec l’équipe de France à Sotchi, c’est au-delà de tout ce qu’on aurait pu imaginer il y a 7 ans ! C’est impossible de décrire ce que l’on ressent au moment où il coupe la ligne d’arrivée à quelques mètres derrière le russe Maxim Vylegzhanin qui sera sacré vice champion olympique du 50 km le surlendemain “c’est dire la performance”. J’en ai encore des frissons 10


11


Crédit photo : ©Thierry Genand

Ce qui nous ressemble nous rassemble !

Dépassement de soi, Persévérance, Recherche de performance, Epanouissement personnel, Qualité de travail …

PARTENAIRE DU HAUTE-SAVOIE NORDIC TEAM

www.puthod.com • Tél. 04 50 03 50 31 12


F E E D

B AC K

La saison 2013/2014 en quelques chiffres :

et l’émotion est toujours aussi vive. À ce moment-là, je crois que la première chose qui me vient à l’esprit, c’est tout le chemin qu’on a parcouru pour en arriver là ! Et par-dessus tout, les moments difficiles qu’on a traversé tous ensemble, les moments de doute, de remise en question, où notre avenir dans le ski reposait parfois sur le résultat de la prochaine course, même si c’était une course à saucisson ! Je ne veux rien enlever au travail et au mérite de l’équipe de France, car c’est avant tout la médaille d’une équipe qui l’attendait et la méritait depuis longtemps, mais c’est comme si cette médaille nous appartenait aussi un petit peu à nous tous. Je crois qu’Ivan, par ses résultats aux JO “il termine aussi 13e du 50 km”, nous a prouvé qu’on a eu raison d’y croire ! Il est un exemple pour les plus jeunes de l’équipe, et leur prouve que rien n’est impossible. À 25 ans, dans le ski de fond, on n’est pas encore un vieux ! Enfin, c’est aussi la meilleure façon de mettre en valeur et de crédibiliser l’action des Teams. Nous faisons partie du paysage du ski de fond français, la filière doit compter sur nous et je pense qu’il est important que nous travaillions ensemble main dans la main. Le ski de fond n’en sera que plus fort », conclu Émilien BUISSON.

• 2 sélections aux JO de Sotchi (Baptiste & Ivan) • Médaille de bronze aux JO de Sotchi en relais (Ivan) • 13e place sur le 50k des JO de Sotchi (Ivan) • 2 sélections au Championnats du Monde U23 • 1 titre de Vice Champion du Monde U23 (Damien) • 3e place en Coupe du Monde de Sprint (Baptiste) • 33 départs en Coupe du Monde • 2 sélections au Tour de Ski (Ivan et Matthias) • 1 titre de Champion de France de Sprint (Clément) • Participation à 5 grandes courses du circuit

FIS Marathon Cup • 1re place Transjurassienne (Matthias) • 1re place Foulée Blanche (Ivan) • 5e place American Birkebeiner (Christophe) • 2 podiums en IBU Cup (Rémi) • 4 podiums en OPA Alpen Cup (Matthias, Clément) • 6 athlètes qualifiés en OPA Alpen au cours de l’hiver (Matthias, Clement, Gérard, Mickael, Iris, Marie).  Une poignée de podiums sur le circuit national Nordic • Challenge (Coupe deFrance) 

Même s’il s’agit de la performance qui permet de “boucler la boucle“, la médaille Olympique d’Ivan n’est pas l’unique élément qui contribue au rayonnement de l’équipe. Matthias WIBAULT, après sa douloureuse non-sélection aux Jeux Olympiques de Sotchi, a pu trouver au sein de l’équipe l’énergie nécessaire pour préparer un nouvel objectif qui redonnerait un sens à sa saison : la Transjurassienne, qu’il remportera de la plus belle des manières, en solitaire. « Grâce au Team et l’encadrement, j’ai pu effacer plus rapidement l’amertume des JO, et me concentrer sur un nouvel objectif. Et ça a marché ! Bien sûr ce n’est pas une médaille olympique, mais gagner la Transjurassienne c’est super fort ! Je souhaite à tous les fondeurs de vivre ça un jour dans leur vie. Moi en tout cas ça m’a permis de sauver ma saison et de me remettre immédiatement dans le bain pour la suite ». Notons également le titre de Vice Champion du Monde U23 de Damien TARANTOLA sur l’épreuve de skiathlon de Val di Fiemme, la troisième place de Baptiste GROS en Coupe du Monde de sprint, le titre de Champion de France de sprint de Clément PARISSE… Lors de cette saison 2013-2014, le Team était composé de 16 athlètes parmi lesquels on retrouvait 2 filles (Marie KROMER et Iris PESSEY) et 2 biathlètes (Valentin GAILLARD et Rémi BORGEOT). Après le départ de François GUILLARD à la fin de la saison 2012-2013, l’équipe s‘était dotée d’un nouvel entraîneur : Jean HERODY.

Haute Suivez toute -Savo l’ac https:/ ie Nordic T tualité du eam s /www et sur ur Fa .face Twitte r  : http book.com/t cebook  : e s://tw itter.co amhsn m/tea mhsn

Au cours de l’hiver le Team a pu compter sur le renfort ponctuel d’un entraineur sur les courses longues distances avec les interventions de François GUILLARD, Martin BOUCHET, Pierre-Emmanuel KARLESKIND, Bastien BUTTIN, Joanny ROCHET et Aymeric DESCHAMPS et s’est appuyé sur la présence d’une personne supplémentaire pour encadrer l’équipe lors du stage en Scandinavie, Véronique PESSEY. Nous les en remercions.

13


Comment bien préparer ma course longue distance ? Comme dans tous les sports d’endurance, il n’existe pas de recette miracle pour être au top de sa forme le jour J. Toutefois, certains ingrédients sont indispensables pour bien se préparer. Un grand bol de travail foncier, une bonne louche de régularité et un zeste de fractionné : voilà ce qui semble être la recette idéale pour booster votre endurance. Dans le milieu sportif, lorsqu’on parle d’améliorer l’endurance, on fait souvent référence à l’entrainement polarisé qui se résume par 80 % de

CONSEILS DE PROS travail à basse intensité, et 20 % de travail à haute intensité. Il s’agit là de la base d’un entrainement avec lequel vous pourrez vous élancer sur n’importe quelle course de ski de fond sans aucune crainte : vous tiendrez la distance… Par définition, une course longue distance est longue ! En ski de fond les distances varient entre 42 km pour les marathons classiques et 90 km pour la Vasaloppet. Il existe

14

aujourd’hui quelques courses plus longues, mais celles-ci sont hors catégorie. Pour optimiser votre préparation à une course longue distance, prenez la recette de base, ajoutez-y 2 ou 3 séances d’entrainement plus longues de 2h30 ou 3 heures les semaines précédentes, et emmagasinez des glucides quelques jours avant l’échéance. Continuez de la sorte pendant la course en vous aidant de boissons énergétiques, de 1 ou 2 gels environ toutes les 2h, et le tour est joué ! Les entraînements sur de longues distances habitueront votre corps à un effort long qui, par lui même, développera de précieuses qualités spécifiques à ce type d’effort. Ces séances seront aussi l’occasion pour vous de tester différentes boissons énergétiques, barres de céréales, ou encore gels pour l’effort. Votre corps préférera certains aliments à d’autres moins digestes, plus écœurants, etc… Ces tests vous permettront de choisir le produit qui vous convient le mieux et ainsi partir en toute confiance le jour de la course.


Bien entendu, si vous programmez de faire 4 séances par semaine, il ne faut surtout pas faire uniquement des séances longues. Il est important de varier votre entrainement avec des séances plus courtes où vous pourrez inclure un peu de vitesse ou un travail musculairement plus poussé en faisant quelques minutes de sans bâton ou de poussée. Mais attention, il faut y aller progressivement et il n’est pas nécessaire d’en faire plus la semaine de votre course. Au contraire, pensez à vous reposer et « faire du jus ». Vous en aurez besoin ! Placez un jour de repos deux jours avant la course, et la veille de la course sortez une petite heure, mais ne faites pas la course avant l’heure. Pour une préparation optimale, commencez par faire quelques semi-marathons afin de prendre vos marques et habituer votre corps à ces efforts longs.

Quelques jours avant la course il est important de « faire des stocks » comme on dit ! Mangez des féculents, de la viande blanche ou du poisson en bonne quantité. Le matin de la course, ne changez pas vos habitudes. Pensez simplement à manger au moins 2h avant la course de manière à avoir bien digéré avant le départ. Vous l’aurez compris, même si la recette n’est pas très compliquée, une bonne préparation à une épreuve longue distance nécessite un investissement personnel qui demande du temps et d’apprendre à connaître son organisme. En tout cas, si vous suivez ces quelques conseils nous pensons que vous serez prêts pour cette belle aventure ! Rejoignez-nous sur la ligne de départ du Marathon de Bessans, de la Foulée Blanche ou encore de la Transjurassienne. Bonne course à tous !

Côté diététique Nous ne l’avions pas encore précisé, mais la préparation physique ne fait pas tout. La diététique, la récupération, et une hydratation abondante et quotidienne sont des éléments clés de votre réussite. 15


C O N S E I L S

D E

P R O S

S

i l’effort en ski de fond est intense, ce sport n’en demeure pas moins un sport de glisse. À haut niveau, il n’est pas rare de voir la victoire ou la défaite se dessiner pour des écarts minimes, d’une petite poignée de secondes, et quelquefois moins encore. Sur une course d’une demi-heure, cela représente moins de 0,1 % d’écart. Un mètre plus loin en recherche de vitesse, un pas de recul au mauvais moment... Aussi insignifiant que cela puisse paraître sur l’instant, le chrono, lui, défile inexorablement et une fois la ligne franchie, les tout petits écarts entre athlètes qui dressent le classement final mettront en avant le caractère prépondérant du matériel pour le skieur de fond.

VOYAGE AU PAYS DE L’AMOUR DU DÉTAIL... course. Cette toute petite pellicule de produits luxueux déposée sur la semelle, mais dont les conséquences sont immenses.

Le choix des armes

La première étape se déroule bien en amont de la saison. Avant même qu’un flocon ne soit tombé sur nos massifs, les choses se passent dans les entrepôts de nos partenaires techniques. Ici, nous choisissons plusieurs paires de skis qui permettront d’être performant sur les différentes neiges rencontrées en compétition. ‘’Froid fond dur’’, neige tombante fine, neige tombante humide, neige transformée mouillée, etc. Pour chacun de ces grands types de support, nous cherchons des skis représentants les caractéristiques adéquates : entre autres, longueur des points d’appui, dureté, équilibre du cambre, progressivité de la spatule, ou encore forme du cambre pour les skis de classique. Si l’amateur, qui ne peut investir beaucoup d’argent ni de temps dans la constitution et le maintien de sa housse, cherche avant tout de la polyvalence dans ses skis : l’athlète de haut niveau, lui, préférera des skis typés, très performants dans une condition de neige précise, sans se soucier de la suivante. Pour répondre au mieux à ces besoins, les fabricants proposent en service course, des skis à la construction particulière les rendant typés à certaines conditions de neige.

En effet, avant chaque course, la préparation finale des skis nécessite l’utilisation de produits très techniques, très chers aussi... La veille, parfois le matin même de la course lorsque les conditions sont changeantes, un ultime test pour le choix des skis est réalisé par les athlètes. De son côté, le technicien s’affaire à choisir la meilleure recette pour maximiser la performance des skis. Son arsenal : des paraffines, des poudres, des liquides, fers, brosses, lièges. Mais aussi des outils pour poser des empreintes dans la semelle pour compléter le cas échéant le dessin de la structure « machine » déjà présent sous les skis. Et bien sûr, un set de skis calibrés, parfaitement identiques, pour valider le travail sur la neige du jour. Lors des courses en classique, le travail se complique puisqu’il faut porter autant d’attention aux produits utilisés pour la propulsion (retenue) -zone du ski qui se trouve sous le pied et qui varie de 40 à 60 cm-, qu’à la façon dont est préparée la zone de glisse. De la même manière que pour les skis, les fabricants de produits de fartage proposent aussi un catalogue course avec des produits plus nombreux, mais plus typés. Il n’est pas rare d’avoir près de 20 références dans la gamme finition pour un fabricant. Et les fabricants sont nombreux... en plus du test régulier des skis de course, nous testons donc également les produits en amont des courses pour constituer de manière rationnelle la caisse de fartage de l’équipe.

Ce travail se répète chaque année et prend en compte les acquis des saisons précédentes. Une bonne paire de skis qui ne sert que pour les courses peut enchainer les saisons, et l’on cherchera alors à combler les manques, étoffer...

Validation sur le terrain

Dès que possible, les skis sont testés sur neige. Si le choix des skis “hors neige” permet un pré tri, aucune certitude n’est possible tant que ces derniers n’ont pas glissé. Commence un long travail qui se poursuivra toute la saison au gré des variations climatiques : mise en confrontation régulière avec les skis références, changement de structure, essais dans d’autres conditions de neige que celles ciblées au départ…

En pratique

Nous testons beaucoup, que ce soit pour le choix des skis ou pour celui des produits. Maintenir les skis constants est donc primordial. Et l’un des points à ne pas négliger est de garder des skis propres. En effet, bien que blanche, la neige véhicule un grand nombre de contaminants (regardez la couleur de l’eau pompée certaine fois pour fabriquer de la neige de culture), plus ou moins adhérents, plus ou moins abrasifs, dont l’accumulation nuit à la glisse. Soit par diminution de l’adhérence des produits appliqués par la suite, soit par modification directe de la friction de la semelle.

On juge pour un ski de skating sa capacité de patin et sa vitesse en trace directe. Pour un ski d’alternatif, pas question de patin... mais de la facilité du ski à trouver l’accroche, de sa vitesse en trace directe, et son impression d’accélération.

Haute couture

L’usage de certains produits en course amplifie ces phénomènes. Certains captent plus la saleté, d’autres

Nous disposons maintenant de mannequins impeccables, il nous faut leur faire revêtir leur tenue de

16


Vo us ne sa ve z pa s qu e m an ge r av an t vo tre co ur se PENSEZ A  ? U G ÂT E A U Fa cil e à tra ns po rte D E L’ E F F O r et à réa lis er se lon RT ! Le Ha ute vo s go

ût s et vo s en vie s. -S av oie No rd ic Te am vo us pro po se sa rec ett e ba na ne 1 œu f / 150 g de far /ca nn ell e. ine typ e 80 / 75  g de fru cto se ou mi 20 0 m l de lai t de el / 35  g de po ud mi -é cré mé ou 1 ya re d’a ma nd e ou rt na tu re / 1 ba po ud re, va nil le, ca na ne rot te, rai sin s.. .) / 1/4 de cu illè re à ca éc ras ée (o u au tre  : ca ca o en 1 cu illè re à ca fé de fé de ca nn ell e en bic arb on ate de so po ud re ud e / 1/2 sa ch et de Pr ép ara tio n en 5 lev ure ch im iqu e éta pe s / 1 pin cé e de se l 1. Sé pa rer le bla nc du jau ne de l’œ uf 2. Mo nte r le bla nc d’œ uf en ne ige av ec un e pin cé e de 3. Mé lan ge r au jau se l ne le fru cto se , ajo ute le bic arb on ate de r la far ine , la po ud so ud e et la lev ure re d’a ma nd e, le lai ch im iqu e po ur ter t, la ca nn ell e, 4. Inc or po rer les mi ne r bla nc s en ne ige à la pré pa rat ion 5. En fou rn er à tem pé rat ure mo ye nn e 160 °/1 80 ° pe nd Po ur le tra ns po rt, an t 45  m in. pré pa rer un 1/4 de vo tre gâ tea u da ns un sa c de co ng éla tio n.

17


C O N S E I L S

D E

P R O S

Une fois le ski froid, brosser rapidement. Attention, si le ski chauffe (chaleur du local, brosse nylon passée très rapidement et dans les 2 sens), le résultat ne sera pas bon puisque la paraffine tendre se ramollira et s’étalera à nouveau sur la semelle avec un aspect mat. (3)

ont une durée de vie suffisamment longue pour gêner la pénétration des produits appliqués ultérieurement. Voici deux méthodes pour nettoyer efficacement ses semelles.

Raclage à chaud (photos 1 à 4)

Le ski est prêt à recevoir sa paraffine d’entretien habituelle ou la paraffine prévue pour l’entrainement suivant.

Matériel : 1 fer, paraffine d’atelier tendre (Swix BP99), racloir plastique épais bien affuté, brosse métal.

Brossage dans le dissolvant (photos 5 à 15)

À l’aide du fer, faire fondre la paraffine et effectuer quelques passages directement avec le fer pour étaler de manière régulière la paraffine sur la semelle de votre ski. Attention à ne pas appuyer pour ne pas chasser la paraffine liquide sur les côtés du ski et à ne pas s’attarder plus de 3 secondes sur la même zone de la semelle au risque de faire fondre le plastique de celle-ci. (1)

Prendre un dissolvant adapté au traitement de la zone de glisse sur le ski. L’étaler grossièrement. (5/6) À l’aide d’une brosse acier très fine et sans appuyer, brosser la semelle, spatule vers talon puis talon vers spatule en ayant soin de retourner la brosse (pour toujours utiliser la brosse dans le même sens du poil). On doit brosser dans le liquide, ne pas chercher à chasser le solvant avec la brosse. (7/8/9/10)

D’une main, maintenir le racloir bien plat juste derrière le fer et en un passage chasser le maximum de paraffine. (2)

Avec un racloir propre, chasser le reste de solvant par passe rapide sans appuyer. Essuyer la rainure avec un chiffon. (11/12/13)

Poser le fer et terminer rapidement le raclage. (3) Placer le ski dans un endroit frais pour durcir rapidement les restes de paraffine. Placer le ski chaud au froid ne vaut que pour l’opération de nettoyage. Lors d’une préparation normale, plus la paraffine refroidit rapidement, moins elle tient dans la semelle.

Après évaporation totale du solvant, passer le racloir bien affuté. On ôte ainsi la crasse redéposée en surface. (14)

18


Terminer par un brossage à la brosse laiton. (15)

Les poils métalliques couchés de manière anarchique nuisent à la bonne santé de la finition de vos semelles.

Le ski est prêt à recevoir son traitement habituel. Tips : utiliser du matériel propre. On cherche à retirer les contaminants, pas à en étaler des nouveaux.

Les brosses aussi se nettoient : le white spirit ramollit la poussière de paraffine, mais il laisse un dépôt gras qu’il faut retirer avec de l’eau et du produit vaisselle.

Marquer le sens de passage de vos brosses métalliques et laisser travailler naturellement les brosses. Une brosse sur pressée marche très bien une fois, puis devient de moins en moins efficace.

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

19


ZO O M

LE SKI RO

F

ondeur fana de compétition, débutant pas très rassuré, ou encore parent souhaitant faire découvrir les joies de la glisse à roulette à vos enfants, vous vous demandez quels sont les lieux dédiés au ski à roulettes ?

Pour vous, nous avons passé au peigne fin toutes les pistes de ski roues de la région. Uniquement réservées à la pratique du ski roues ou du roller, ces pistes possèdent toutes d’énormes avantages : pas de circulation, des descentes accessibles avec des skis roues lents, un revêtement de qualité, des pas de tirs de biathlon et des profils qui se rapprochent de ceux des pistes enneigées. En bref, elles sauront se faire apprécier.

En piste ! Stade de Biathlon de La Féclaz (SAVOIE 73) Située au départ du domaine de ski de fond de la Féclaz, à 20 minutes de Chambéry en voiture, cette nouvelle piste d’environ 3,5 km offre un profil vallonné, très proche d’une piste enneigée. Gros avantage pour les débutants ou les groupes, elle est relativement large et facile. De plus elle possède un plateau pédagogique à son entrée ainsi qu’un long aller-retour en pente douce qui ravira les néophytes de la descente. Évidemment les compétiteurs n’ont pas été oubliés ! Composée de plusieurs petites boucles reliées, cette piste regroupe tous les terrains d’entrainement possible et est idéale pour le travail en intensité. Côté biathlon, le pas de tir de 30 cibles possède ses propres locaux et ne tardera sûrement pas à accueillir ses premières compétitions !

Les plus Proximité des restaurants, Pour les Savoyards, proximité de la ville de Chambéry Pas de tir proche du départ et accessible en bus

Les moins On n’en a encore pas trouvé à ce jour ! Tarifs et renseignements : Office du Tourisme de la Féclaz.

Stade de biathlon des Tuffes (JURA 39) Située plus précisément dans le hameau des Jouvencelles, cette piste offre un profil plutôt montant d’environ 3,5 km et est plutôt conseillée aux fondeurs ou biathlètes de bon niveau. Notez que pour les débutants, la piste offre un anneau plat de quelques centaines de mètres, mais reste peu accessible. Équipé d’un pas de tir standard de 30 cibles et d’un second pas de tir couvert de dernière génération, implanté juste à côté de deux tremplins permanents de saut à ski, ce site est taillé pour le développement de l’ensemble des disciplines du ski nordique. La piste est accessible en 10 minutes à ski roues depuis le CNSN de Prémanon (Centre National de Ski Nordique) où vous trouverez toutes les infrastructures nécessaires pour réaliser le meilleur des stages d’entrainement. 20


OUE !

Oui, mais où ?

21


Valentin Gaillard sur la piste des Plans d’Hotonnes

Emilie Vina, pendant la course Vincent JAY

Iris Pessey sur la piste de Corrençon

Le stade d’Arçon dans le Doux (25)

22


ZO O M

Les plus 

Les moins 

Le bâtiment technique en dur qui sert aussi de vestiaires / sanitaires

Piste beaucoup trop courte pour les séances longues Tarifs et renseignements : OTI de Haute-Maurienne

Proximité du CNSNMM de Prémanon

Stade des plans d’Hotonnes (AIN 01)

Les moins 

Située sur le plateau du Retord, cette piste d’un profil plutôt vallonné sur 2,2 km est parfaite pour débuter.

Boucle offrant peu de possibilités, devenant assez lassante à la longue Tarifs et renseignements : CNSNmm Prémanon Tél. : 03 84 60 78 37 Mail : cnsnmm@ensm.sports.gouv.fr

Assez courte, elle offre tout de même de nombreuses possibilités de travail. Les cages de foot et le large espace pédagogique aux alentours de l’anneau de pénalité sont un atout essentiel pour gagner en équilibre, coordination, confiance… Il n’est pas rare de voir de jeunes sportifs jouer au hockey en ski roues… Pour les compétiteurs, la piste se prête parfaitement au travail en intensités.

Espace biathlon ski roue de Corrençon-en-Vercors (ISERE 38) Nichée sur les hauteurs du plateau du Vercors, cette piste de ski roues se trouve au départ du golf à la sortie du village de Corrençon. Comme à la Feclaz, cette piste offre une configuration innovante qui ravira les utilisateurs de tous niveaux.

Les séances d’entrainement peuvent facilement être complétées par l’ascension de nombreux cols alentour abordables tant à la montée qu’à la descente.

Les plus 

La première partie, relativement plane, est accessible aux débutants et mène jusqu’au départ au pas de tir sans grosses difficultés.

Le vaste espace pédagogique, les infrastructures du pas de tir et ce qui en découle

Les moins 

Sur la partie haute, trois boucles montantes avec des profils plus ou moins raides se rejoignent en une descente commune. En enchainant l’ensemble des montées et la partie basse, c’est presque 5,5 km de route assez physiques qui s’offrent à vous. De quoi tourner sans se lasser.

Piste trop courte pour les séances longues Tarifs et renseignements : Espace sportif des plans d’Hotonnes Chalet du biathlon 01 260 Hotonnes Tél. : 04.79.87.59.67

Les plus 

Conseils pour les débutants

Le cadre idyllique À 10 min de Villard-de-Lans en voiture

Vous hésitez entre roller et ski roues ? Un peu plus exigeant sur le début au niveau de la technique, le ski roues comporte certains avantages. Il est beaucoup plus stable à haute vitesse, transmet moins les vibrations d’un mauvais revêtement et contrairement au roller encaisse les petits gravillons sans vous faire passer sur l’avant. En revanche, il vous demandera un peu de technique et de confiance en soi pour freiner très efficacement.

Les moins Accès à pied par un chemin en gravier. Pas très agréable pour les chaussures de ski de fond… Obligation d’accéder au pas de tir en voiturette de golf Tarifs et renseignements : Office du tourisme de Villard-de-Lans

Stade international de biathlon de Bessans (SAVOIE 73)

Si vous êtes novice du ski roues et que vous avez le choix de votre matériel, privilégiez les skis roues en skating avec des roues lentes rapprochées de la fixation. Apprenez à vous déplacer sur le plat, à ralentir en imitant le « chasse-neige » du ski, et à faire du pas tournant. Vous verrez, une fois l’équilibre trouvé, vos sensations se rapprocheront du ski de fond. Si vous effectuez vos premières descentes sur piste, ne paniquez pas quand vous prenez de la vitesse, celles-ci sont conçues pour être négociables même à haute vitesse.

Il s’agit de l’une des premières pistes de ski roues de la région Rhône-Alpes. Plus courte que les trois précédentes, cette piste présente néanmoins de nombreux avantages. Située au départ des pistes de ski de fond de Bessans à une altitude de 1600 mètres, elle est très prisée par les biathlètes. Sur 2,5 km de route, une grande partie est d’un profil très accessible pour tous les débutants. Côté dénivelé le pas de tir de 30 cibles donne directement sur une jolie bosse. Pour les skieurs recherchant l’endurance il faudra néanmoins songer à faire l’aller-retour Bessans – Bonneval-sur-Arc, voire même lorgner sur le col de l’Iseran.

N’hésitez surtout pas à demander des conseils et à vous faire accompagner par quelqu’un de plus expérimenté.

Sécurité Nous vous rappelons que le port du casque est fortement recommandé. L’accès à ces pistes peut être payant et réglementé. Le tarif ne dépasse généralement pas quelques euros et peut être réduit sur présentation d’une licence FFS. Pour rappel, ces pistes sont encore dépourvues d’éclairage et sont impraticables de nuit.

Les plus  Une boucle pour les « archi débutants » Idéale pour la préparation en altitude

23


ZO O M

DANS LES COULISSES D’UNE COMPÉTITION

LE CHRONOMÉTRAGE A

u travers du questionnaire Qui, Quoi, Comment ?, que nous avons présenté à ces bénévoles œuvrant tout l’hiver pour le chronométrage des courses auxquelles nous participons, nous avons essayé d’en savoir un peu plus sur leur rôle.

Chronométreur : Qui ? Quoi ? Comment ?

Comment ?

Certaines organisations nationales font appel à des sociétés spécialisées dans le chronométrage. Ce qui est automatiquement le cas sur les compétitions d’envergure internationale. Dans ce cas les méthodes de travail peuvent être différentes et le travail du chronométreur soulagé par la performance des nouveaux outils de chronométrage et l’automatisation de certaines tâches.

Le matériel pré requis 1 chronomètre compatible avec un logiciel de gestion ffsski, ski PRO, ou autre. 1 doublage manuel obligatoire selon les courses 1 ordinateur, 1 imprimante, 1 abri sec et chauffé, 1 table 2 chaises, papier et crayons, 1 fourniture de courant 1 liaison radio, 1 horloge au départ, 1 tableau d’affichage 1 cellule. L’équipe de chronométrage : 1 chronométreur officiel, 1 chronométreur assistant, 2 binômes de juges à l’arrivée, 1 caméraman, 2 personnes jugent au départ, des contrôleurs sur piste.

Chronomètre : instrument qui sert à mesurer le temps.

Qui ? Un homme ou une femme de plus de 18 ans possédant quelques connaissances en informatique et titulaire du brevet « chronométreur » délivré par la FFS. + une bonne patience.

Le ski de fond comprend plusieurs formats de courses, aux spécificités différentes et auxquels le chronométreur et son équipe doivent s’adapter.

Quoi ?

En fonction du format de course, l‘équipe autour du chronométreur est plus ou moins importante et le matériel lui aussi varie.

La mission de l’équipe du chronométreur est vaste : Établir les listes de départ (nom, prénom, année de naissance, club, et numéro de licence doivent figurer) Établir une liste par catégorie. Attribuer les dossards aux coureurs selon le type de course et le règlement en vigueur. Installer le matériel sur l’aire de départ et d’arrivée. Synchroniser l’heure du départ avec tous les autres instruments de mesure. Donner les départs en parfaite synchronisation avec le chronomètre. Vérifier les impulsions du chrono à chaque arrivée. Entrer manuellement dans la matrice le numéro de dossard du concurrent une fois l’impulsion d’arrivée transmise à la matrice. Contrôler l’ordre d’arrivée avec les juges d’arrivée. Gérer les photofinish. Répondre aux réclamations. Publier les résultats officieux sur le tableau d’affichage. Publier les résultats officiels validés par le Jury de compétition et le Délégué technique de la course. Envoi des résultats à la FFS pour publication sur le site internet.

Les spécificités de chaque discipline Le sprint Le sprint se compose de plusieurs courses de différents formats qui déterminent ensuite un classement final : 1. u  ne course de qualification pour obtenir un premier classement au temps effectué. Départ individuel. 2. Avec ce premier classement, l’équipe de chronométrage constitue des poules de 4 à 6 coureurs (en fonction du nombre d’inscrits).

Edition des résultats selon la règle : Du 17e au dernier : selon le temps des qualifications Du 13e au 16e : les 4ème de chaque 1/4 Du 9e au 12e : les 3ème de chaque 1/4 Du 5e au 8e : les 3e et 4e de chaque 1/2 Du 1er au 4e : selon l’ordre d’arrivée.

24

Selon le classement des qualifications

3. Les courses suivantes se déroulent par poules. On entre alors dans les phases finales avec les 1/4 de finale, 1/2 finale et finale. Les 2 premiers de chaque poule sont qualifiés pour la suite. Ce sont des courses à 6 coureurs. 2 « Lucky loosers » sont repêchés grâce à leur temps effectué en qualification.


Cellule de départ

Horloge de départ

La course individuelle

Photo finish

Les athlètes s’élancent avec les écarts réalisés la veille. Le vainqueur de la veille s’élance en premier et ainsi de suite.

La liste de départ définit l’ordre de départ des coureurs. Généralement les départs s’effectuent toutes les 30 secondes.

Chaque coureur connait son heure de départ et, aidé là aussi d’une horloge à compte à rebours, est responsable de son départ, sous peine de pénalités en cas de départ anticipé ou retardé.

Un délai de 30sec est prévu entre 2 départs. Grâce à son matériel, l’équipe de chronométreurs enregistre l’heure de départ et l’heure d’arrivée de chaque coureur. Au moment de son départ, l’athlète est aidé d’une horloge à compte à rebours. Il déclenche le chronomètre au passage du portillon de départ. L’ordre de départ s’effectue par tirage au sort ou par ordre croissant ou décroissant des points FFS (ou FIS selon la course). En fonction des conditions de neige, l’athlète qui possède le moins de points FFS, donc théoriquement l’athlète le plus fort de la course part en dernier ou en premier.

L’athlète qui coupe la ligne d’arrivée en premier est le vainqueur de la course. La Mass Start Un seul départ pour la course. 1 départ par catégorie. Les athlètes s’élancent en lignes. Leur numéro de dossard ou leur classement par points FFS détermine le placement sur les lignes. L’athlète qui coupe la ligne d’arrivée en premier est le vainqueur de la course.

La poursuite avec Handicap Start C’est le deuxième acte de la course individuelle. Elle se court généralement le lendemain de la course individuelle. Le classement de la course individuelle détermine l’ordre de départ de la poursuite.

Bon à savoir Le terme de chronomètre est utilisé abusivement pour des appareils de mesure de durée courte, par exemple pour les compétitions sportives. Ce sont en fait des chronographes.

25


I M M E R S I O N

SPORTIFS, OUI ! MAIS PAS QUE…

L

a plupart des athlètes du Haute-Savoie Nordic Team sont encore étudiants. Vous, vous demandez ce que peuvent faire les sportifs quand ils ne sont pas sur les planches, ou peut-être que vous désirez poursuivre le ski après le lycée, mais ne savez pas quelle branche choisir ? Voici en quelques lignes un tour d’horizon des possibilités de poursuite d’études en parallèle d’une carrière de skieur et plus généralement de sportif... Le statut de sportif est souvent précaire, une blessure ou un accident peut réduire en poussière des années de travail et briser les rêves d’un athlète. La plupart d’entre nous choisissent de poursuivre leurs études après le baccalauréat afin de s’assurer une reconversion professionnelle une fois notre carrière terminée. Selon les prédispositions et envies de chacun, différents parcours sont envisageables.

LE PARCOURS COMMERCIAL C’est à l’Université de Savoie que les skieurs qui se sentent l’âme commerciale suivent leur cursus. L’Institut Universitaire de Technologie (IUT) d’Annecy-le-Vieux propose un DUT (BAC+2) en Technique de Commercialisation spécialement aménagé pour les skieurs. Les cours sont dispensés de manière condensée d’avril à juillet. Ce calendrier permet aux skieurs toutes disciplines confondues de préparer au mieux leurs saisons. Ce diplôme obtenu en trois ans permet d’accéder à différentes licences (BAC+3). Ils étudient ici : Marie Kromer, Mickaël Philipot, Thibault Osterberger, Gérard Agnellet. Pour ceux qui souhaitent mettre un pied dans le monde de l’entreprise, l’IUT a ouvert depuis deux ans la Licence pro MRC RSM (Management de la Relation commerciale Rythme Sport et Montagne). Cette formation aménagée sur 2 ans permet d’obtenir un diplôme bac+3 tout en poursuivant le ski à haut niveau. Elle

26

permet de se former aux métiers du marketing, de la vente et du management. La première année est orientée sur les cours alors que la seconde est consacrée au stage en entreprise. Ils étudient ici : Iris Pessey, Émilien Buisson

Un autre parcours est possible à la sortie du DUT. L’IAE d’Annecy-le Vieux aménage la 3e année de licence Commerce et Management International pour les sportifs. Les sportifs sont intégrés à une promotion à l’automne et se retrouvent entre eux avec des professeurs et intervenants à leur disposition au printemps pendant que les étudiants du cursus initial sont en stage en entreprise. Ce système permet au sportif de valider une licence en un an et de poursuivre sur un master. L’IAE aménage également des diplômes de niveau bac +5. Il est possible d’organiser son emploi du temps en fonction du ski et de valider une partie des matières en étalant le master sur plusieurs années. Il étudie ici : Valentin Gaillard LE CURSUS STAPS Que ce soit à Chambéry ou à Grenoble, les skieurs peuvent suivre une licence STAPS. Cette formation permet d’obtenir une licence puis un master dans les différents métiers du sport. Grâce aux aménagements, il est possible d’effectuer tous les stages de préparation et de se libérer pour les compétitions l’hiver. Ils étudient ici : Constance Vuillet, Clément Parisse


LES PARCOURS SCIENTIFIQUES La géologie Parmi les filières scientifiques, il est possible de suivre une licence Science de la Terre et de l’Environnement (géologie)

au Bourget du lac. « La licence correspond à un enseignement assez large qui touche à l’étude des roches et leur formation, la formation des montagnes, mais également à l’étude du climat ou

La biologie, le parcours de Maurice Manificat

de la cartographie. Il est possible de suivre se cursus tout en alliant le ski de haut niveau grâce à un régime particulier que met en place l’université. » Il étudie ici : Antoine Agnellet

stage je bosse seul les cours/exercices sur mon ordinateur. On définit des dates d’examens soit particuliers (l’automne) soit avec les autres étudiants (printemps) afin d’avoir un diplôme équivalent. Depuis 2 ans un système de podcasts est mis en place, les cours des enseignants sont enregistrés ainsi on peut suivre le cours quand on veut et où on veut. J’ai toujours souhaité continuer les études après le BAC car j’estime que c’est important de garder le contact quand on est jeune.On a la chance d’avoir des aménagements d’études subventionnés, il faut en profiter ! De nos jours quasi n’importe quelle filière d’étude est aménageable. Je pense un peu à ma reconversion, mais pour le moment c’est loin d’être ma priorité. Mes études m’ouvriront certainement des portes le moment venu. Quant à m’en servir dans ma reconversion professionnelle, je n’en ai aucune certitude. Une chose est sûre, continuer les études le plus longtemps possible pendant sa carrière sportive, obtenir des diplômes, c’est maitriser son avenir et se donner la possibilité d’avoir le choix plus tard. »

« De nos jours quasi n’importe quelle filière d’étude est aménageable. » Maurice Manificat nous raconte son parcours étudiant, qu’il mène en parallèle de sa carrière qui l’a conduit à une médaille olympique et plusieurs victoires en coupe du monde. « Après mon BAC S au Lycée du Fayet, j’ai intégré l’Université Joseph Fourier à Grenoble, en Licence de biologie. J’ai mis six ans (au lieu de trois) pour la terminer, puis j’ai enchainé sur un Master de Biologie Moléculaire et Cellulaire que je poursuis actuellement toujours en Master 1 depuis trois ans. Mais c’est en stand by depuis un an, car j’ai de plus en plus de mal à m’investir d’autant que le Master est bien plus exigeant que la Licence. La première année, il n’y avait pas d’aménagement officiel, c’était “la débrouille” pour organiser des cours de rattrapage. Il y avait quand même un enseignant tuteur et le département du sport de haut niveau pour faire le lien entre l’étudiant/athlète et les enseignants.

Ces cursus sont ceux choisis par les athlètes du Team. Il existe une multitude de filières qui sont aujourd’hui capables d’aménager les horaires pour les sportifs de haut niveau, preuve en est l’exemple de Maurice Manificat.

Puis un vrai budget s’est dégagé pour pouvoir créer un vrai aménagement avec des enseignants rémunérés pour les heures supplémentaires de cours particuliers. Le dispositif “Inter’Val” est créé. Un planning d’enseignement est établi selon les contraintes de l’athlète. Ainsi je n’avais cours que l’automne et le printemps. Hors stage je fais des cours particuliers avec les enseignants afin d’avancer les cours et en

Post bac, une filière vous intéresse, mais à votre connaissance aucune section sportive n’existe, n’hésitez pas à vous renseigner, expliquer votre cas, et formuler une demande d’aménagement de cours. Il y a de fortes chances pour que l’établissement réponde favorablement à votre demande. suite page 31

27


CHALET NORDIC Fabrication Artisanale de bière

du Le spécialiste ND FO DE I SK

Chef lieu - sixt fer à cheval Tel: 04 50 89 16 63

www.bieres-du-giffre.fr

Au départ des pistes de ski de fond Termimus Ski-Bus Tél./Fax 04 50 02 51 94 www.chaletnordic.info

Christophe GAILLARD Prestation de Services BTP - Collectivités 74220 LA CLUSAZ Tél. 04 50 02 54 05 - 06 70 56 14 45

2, route des Terres Blanches 74440 MIEUSSY

Tél. 04 50 43 03 06 sarlgay@orange.fr

28


I M M E R S I O N

LES PAPAS SKIEURS Ils sont 3, les pères de famille membres du Haute-Savoie Nordic Team : Maurice Manificat, Christophe Perrillat et Jean-Marc Gaillard. Ces deux derniers nous livrent leur expérience d’une vie parfois pas simple à mener entre famille et « boulot » aux quatre coins du globe. Jean-Marc Gaillard papa d’un petit Loïs depuis le 30 juin 2014 « Depuis une petite dizaine d’années, j’ai beaucoup entendu parler « bébé » au sein de l’équipe de France de ski. Certes je ne me

chauds ou trop froids, les cris venus de nulle part, mais surtout, grâce aux émotions que leur procuraient ces magnifiques progénitures. De l’avis de tous, papa skieur c’est chouette ! Mais compagne de monsieur, qui ne cesse de faire et défaire le sac de celui qui part sans cesse à l’autre bout du monde, ajouté à son rôle de maman H24, c’est mutant ! Un autre baby-boom a eu lieu dans le ski en cette année 2014 et je me réjouis de faire partie de cette vague. Chaque départ en stage ou en compétition est un peu plus dur, mais chaque retour est un bonheur

HSNT : Avec un papa comme toi, tes enfants sont forcément attirés par le sport ! Pratiquent-ils le ski de fond ? C : Ils font tous les deux du ski de fond, mais ils pratiquent aussi le ski alpin, le foot et le golf. Ils adorent le sport en général et comme on en regarde beaucoup à la TV, ils imitent ce qu’ils voient. Le salon devient régulièrement un pas de tir de biathlon ou un slalom, je vous laisse imaginer le résultat ! (Rires) HSNT : Mario à quel âge as-tu commencé le ski ? M : J’ai commencé à 3 ans avec papa et maman. Puis quand j’ai eu 5 ans je suis entré au foyer de ski de fond. HSNT : Mario, qu’est ce que ça fait de voir son papa à la TV ? Ou sur un podium ? M : Quand je le vois, je dis « allez faut que tu avances plus vite ! », « faut que tu gagnes ». Je suis très heureux de le voir sur les podiums, souvent je monte avec lui dessus. HSNT : Mario, as-tu d’autres idoles ? As-tu des posters d’autres champions dans ta chambre ?

sentais pas très concerné par tout ça, mais les Alexandre Roussellet, Vincent Vittoz, Manu Jonnier ou encore Christophe Perrillat nous ont fait vivre une belle période de baby-boom peu après leur magnifique victoire au relai de La Clusaz en 2004. À se demander si ces 4 copains-là ne s’étaient pas concertés au préalable, “allez on gagne un relais et après on pense à la relève !”. Les anecdotes sont nombreuses et les premiers pas de papa étaient sans doute presque aussi hésitants que ceux de bébé ! Je me souviens notamment de départs – très – précipités pour rejoindre au plus vite la maternité, de cette subite envie d’aller se coucher à 9h du soir chaque jour de stage, de ces conversations (ou plutôt monologues) sur Skype pour arracher un sourire à bébé, ou même d’une idée de partenariat avec Pampers !! Notre entraîneur aimait leur rappeler que des moyens de contraception existaient, mais chacun à leur manière, ils ont su poursuivre leur brillante carrière, malgré les cacas difficiles, les réveils intempestifs, les biberons trop

Mario Perrillat en plein effort

immense et je vais tâcher de m’appuyer sur le vécu des “anciens” pour vivre au mieux cette nouvelle vie qui s’offre à moi... » Christophe Perillat, doyen charismatique du Haute-Savoie Nordic Team, et son fils Mario à l’interview : HSNT : Christophe, tu es père de deux enfants, déjà grands ! Comment as-tu vécu et géré les premières étapes de leur vie, leurs premiers mots, leurs premiers pas, étais-tu là pour vivre ces moments forts ? C : Ils s’appellent Mario et Sam, ils ont 7 et 4 ans. Chaque étape de leur apprentissage de la vie est un moment unique ! J’ai eu la chance de les voir grandir tout en continuant le ski au plus haut niveau et ça, c’est grâce à Auré (Aurélie Perrillat Storti) mon épouse ainsi que toute ma famille qui m’apporte un soutien sans faille.

29

M : J’aime beaucoup Ivan Perrillat, Robin Duvillard et Jean-Marc Gaillard. Mais je préfère Jean-Marc parce que c’est mon tonton ! Dans les autres sports, j’aime bien Hugo Lioris, Karim Benzema, Steve Missillier, Tessa Worley et plein d’autres… Depuis le 31 août 2014, Maurice Manificat est l’heureux papa d’Ethan. Le temps de prendre ses marques, Maurice nous en dira plus sur son rôle de père de famille dans notre prochain numéro. En attendant de pouvoir jouer son rôle de papa à plein temps, la technologie permet à Maurice de voir son fils régulièrement. 

Maurice Manificat en vidéo conférence avec son fils et sa compagne.


HAUTE-SAVOIE 30


NORDIC TEAM 31


32


ET APRÈS ?

Ils ont consacré la plus grande partie de leur jeunesse et de leur vie de jeunes adultes au sport. Leur carrière de fondeur ou de biathlète a rythmé leur quotidien pendant de longues années. À travers leur passion ils ont tout connu : les victoires et les défaites : les galères et les instants de bonheur, souvent trop courts ; les moments de doute et les émotions intenses, indescriptibles, presque impossibles à expliquer à ceux qui ne les ont jamais vécues. Ils ont parfois été sous le feu des projecteurs, et puis ils ont décidé de mettre un terme à leur carrière sportive, parfois alors même que celle-ci semblait pouvoir prendre un nouveau tournant. Quelles ont été les motivations qui les ont décidés à passer à autre chose ?

bizarre. J’ai eu ensuite la possibilité, grâce à mon statut de sportif de haut niveau, de pouvoir intégrer l’IFMK (école de kinésithérapie) de Besançon au mois de septembre. Conscient de cette chance qui m’est offerte et des portes que cela peut m’ouvrir dans ma vie professionnelle, j’ai préféré ranger la carabine (pas encore les skis !) pour repartir sur les bancs de l’école. Cette nouvelle aventure me passionne aussi, différemment, et me laisse surtout entrevoir un avenir plus sûr. D’ailleurs si toutefois vous avez besoin d’un kiné sur l’un de vos stages, sachez que vous pouvez compter sur moi ! Bien entendu je suis parfois nostalgique en pensant aux stages de préparation et à cette ambiance chaleureuse qui règne au sein du Team.

Que sont-ils devenus ? Pour vous, nous sommes allés à la rencontre de ces athlètes qui ont écrit l’histoire du Team.

HSNT : Rémi, tu as mis un terme à ta carrière à la fin de l’hiver dernier alors que tu réalises une magnifique saison sur le circuit européen, quelles ont été tes motivations, et que fais-tu aujourd’hui ? R : la saison passée a été la meilleure saison que j’ai pu faire ces dernières années. L’entrainement qu’a pu me proposer le team m’a très bien convenu ce qui m’a permis de jouer devant à de nombreuses reprises sur l’IBU Cup. Je garde surtout en souvenir de cette belle saison notre victoire en relais à Obertilliach (AUT) réalisée avec mes potes de longue date ! Je finis cette saison avec essentiellement des bons moments en mémoire ce qui a rendu aussi ma “retraite” plus facile à accepter que je l’imaginais même si regarder les courses à TV est assez

Je crois que dès le début de ma vie de sportif j’essayais d’envisager une piste d’atterrissage “au cas où”, mais j’étais certain que le sport ferait partie de ma vie professionnelle. D’où mon orientation vers la filière STAPS. C’est pendant un stage dans une école primaire que j’ai pris conscience qu’il y avait aussi plein de choses intéressantes à faire en dehors du sport. À la fin de ma dernière saison, je finissais ma licence STAPS, et ne sachant pas que faire précisément, je me suis décidé à m’inscrire à la préparation du concours de professeur des écoles.

Comment se passe la reconversion d’un skieur nordique ? La page se tourne-t-elle si facilement ?

Rémi Borgeot a terminé sa carrière sur une magnifique saison ponctuée par une victoire et une 3e place en relais sur le circuit IBU Cup. Entre toutes ses belles performances, on se souviendra de son titre de vice champion du Monde jeune de sprint (2008) ou encore de son titre de champion d’Europe de relais mixte à Otepää (EST) en 2010. Il a été membre du Team de 2012 à 2014.

Malgré tout la motivation était présente et l’envie de progresser aussi, surtout grâce à l’émulation du groupe d’entrainement du Team. J’ai continué trois ans en senior sur le circuit biathlon, mais je me suis rendu compte que la pyramide du haut niveau était pointue et que j’aurais du mal à m’y faire une place. Parallèlement je finissais ma licence STAPS et mon orientation professionnelle n’était plus compatible avec la vie de sportif.

Depuis maintenant cinq ans j’enfile mon costume de professeur des écoles à chaque rentrée scolaire. Ce métier m’apporte beaucoup de satisfaction, car je découvre beaucoup de domaines disciplinaires parmi lesquels l’EPS. Chaque jour est différent, je ne me lasse jamais ! Rémi Borgeot lors de son doublé sur le circuit national de biathlon en décembre 2013

Alors, faites-moi rêver cet hiver ! Je serai sûrement à vos côtés au départ de la Transjurassienne. Enfin je voulais vous dire merci pour tout. Ce que j’ai vécu avec vous au sein du team était génial ! » Si on devait choisir une phrase pour qualifier la vie sportive de Julien Bourla on opterait peutêtre pour « une carrière peut en cacher une autre ! ». L’homme aux 100 costumes nous raconte sa vie de père, d’enseignant, de guide au sein de l’équipe de France de ski handisport, et de médaillé aux Jeux Paralympiques de Sotchi. HSNT : Julien tu as été membre du Team pe ndant la saison 20082009, comment as-tu géré la transition entre ta carrière de biathlète et ta vie actuelle ? J : Au moment de la transition entre la catégorie junior et senior, je n’ai pas réussi à passer le “cut”. 33

Parallèlement j’ai gardé un “ski” dans le monde du nordique en pratiquant une activité enrichissante : celle de guide de Thomas Clarion, athlète handisport non-voyant en ski de fond, avec qui j’ai eu la chance de partager 2 podiums lors des derniers Jeux Olympiques de Sotchi (médaille de bronze au 10 km libre et en relais). Même si j’arrêtais ma carrière de sportif, je ne me voyais pas arrêter le ski de fond. La plupart de mes amis sont issus de ce milieu, c’est dur de s’en couper. La rencontre avec Thomas fut le moyen idéal de “reprendre” une activité intensive après une année passée derrière mes bouquins. Depuis le 30 juin 2014, je suis aussi le papa d’un petit Tyméo. HSNT : Que gardes-tu de ta vie de compétiteur ? J : Je pense que les années de skieur forgent notre caractère et nous aident à mieux aborder des situations de stress tels que des entretiens ou les longues périodes d’apprentissage. On peut vraiment faire le parallèle entre un


2 Supermarchés à la Clusaz Ouvert 7/7 en saison

Haut du village La Perrière tél. 04 50 02 45 04

Bas du village Le Solémont tél. 04 50 02 48 28

Pour votre confort, Livraisons à domicile. Pour vos papilles, Grand choix de produits régionaux. Pour votre bien-être, Grand choix de produits Bio

intangibles

Présentation concept “U express”

34


I M M E R S I O N

pic de forme pour une échéance sportive et les rendez-vous importants dans notre vie professionnelle. Et puis je garde bien plus que ça puisque je repars pour une saison de plus en tant que guide avec Thomas et j’essaye de voir régulièrement les copains du Team. En tant que « fan » je suis à fond les résultats ! HSNT : Quel message voudrais-tu faire passer aux athlètes actuels du Team ? J : Tout d’abord je pense que les athlètes du team sont bien entourés que ce soit par le staff ou les gens qui gravitent autour. Je ne suis pas sûr d’avoir des conseils à donner, car certains comme Christophe sont

Portraits croisés. Martin Bouchet (membre du Team de 2008 à 2013) et Émilie Vina (membre du team de 2008 à 2012) ont tous les deux choisi d’allier leur vie professionnelle à leur passion pour une reconversion en douceur. « Quelques mois après avoir arrêté je me suis rendu compte à quel point j’ai eu la chance de vivre tout ça. » HSNT : Pouvez-vous nous donner les raisons qui vous ont poussés à raccrocher les skis ? E : Après plus d’une dizaine d’années en équipe de France de ski de fond, 2 olympiades, c’est le manque de motivation qui m’a poussée à

selon moi ma meilleure chance d’atteindre mes objectifs sportifs. J’ai donc augmenté au maximum mes heures d’entrainement avec en tête l’espoir de monter sur le circuit Coupe du Monde. Après avoir suivi le parcours classique Nordic Challenge (Coupe de France), OPA (Coupe d’Europe), pour enfin parvenir à me sélectionner en 2013 pour la Coupe du Monde pré-olympique de Sochi. Là bas, les choses ne se sont malheureusement pas déroulées comme je l’aurais espéré. J’ai pris une bonne volée ! Outre le fait d’être passé à côté de ma course, je me suis rendu compte que le niveau était incroyablement

Émilie Vina lors du Sprint des JO de Turin en 2006

plus âgés que moi et ont une expérience bien plus importante que la mienne. Je peux simplement leur dire de tout donner dans leur aventure sportive tout en gardant un équilibre avec un cursus scolaire. Je pense que c’est rassurant pour un athlète de prendre conscience qu’il est capable de faire autre chose, cela permet d’être plus posé et de libérer son esprit. Par contre il faut être réaliste. On ne peut pas demander à un athlète de se concentrer sur son après carrière, ce serait contre-productif. Il faut juste avoir dans un coin de la tête une idée plus ou moins précise de “l’après”. Je souhaite à tous les athlètes du team un bon hiver et j’espère qu’il sera à la hauteur de leurs objectifs avec une pluie de podiums !

arrêter. Mentalement je n’étais plus à 100 %, je n’avais plus l’envie de me faire mal, repousser mes limites à chaque course devenait trop dur. C’était le moment pour moi de tourner la page. Et puis à 30 ans, j’avais aussi envie d’un enfant. À la fin de ma carrière j’étais toujours sous contrat militaire, j’ai passé quelques semaines au 27e Bataillon de Chasseurs Alpins à Annecy, tout en préparant parallèlement le DE de ski alpin. J’avais envie de rester dans le milieu du sport, du ski… M : Plusieurs raisons ont motivé mon choix. Que ce soit en biathlon, que j’ai pratiqué jusqu’au début de mes années senior, ou en ski de fond, je me suis toujours consacré à 100 % au ski pour atteindre le meilleur niveau possible. J’ai choisi de me spécialiser dans une discipline, le KO sprint. C’était 35

élevé et surtout que la densité de coureurs capables de rentrer dans le top 10 était énorme. La marche à gravir pour atteindre mes objectifs m’est alors apparue trop haute alors que j’avais la sensation d’avoir atteint le maximum de mes capacités en volume d’entraînement et certainement en potentiel. À côté de ça, des problèmes récurrents aux genoux (2 opérations en 2012) m’auraient certainement empêché de supporter les charges de travail nécessaires à ce niveau là. C’est donc assez naturellement et avec lucidité que j’ai décidé de mettre un terme à ma carrière. C’était l’heure. HSNT : Où en êtes-vous aujourd’hui ? Aviez-vous pensé à votre reconversion avant la fin de votre carrière ?


LA POINTE PERCEE HOTEL ** 71 place de la Grenette 74450 LE GRAND BORNAND Tél. : 04 50 02 20 02 www.hotel-pointe-percee.com - info@hotel-pointe-percee.com connexion WIFI

BAR RESTAURANT Tél. : 04 50 02 22 80 Ambiance montagnarde et chaleureuse Venez découvrir nos spécialités savoyardes

Route nationale les Faux 74450 Saint Jean de Sixt 04 50 02 04 16 - www.le-meuble-savoyard.fr

36


I M M E R S I O N

E : Aujourd’hui je suis maman d’un petit Jimmy qui a eu 2 ans le 19 décembre dernier. Je ne suis plus militaire depuis septembre 2013, mais je suis toujours en formation pour le DE de ski alpin. L’hiver j’enseigne à l’ESF du Grand-Bornand en ski alpin et en ski de fond. L’été, sur la période de juin à novembre, j’entraîne les jeunes de la section alpin du Ski Club du Grand-Bornand. Je m’occupe principalement de la préparation physique avec Michaël Tochon, l’entraîneur-chef de la section.

lète ne me manque pas. J’ai vécu des moments magiques et inoubliables grâce au ski. Mes meilleurs souvenirs sont gravés à jamais.

M : Durant mes deux dernières saisons en tant qu’athlète, j’ai eu la chance d’encadrer sur quelques stages les biathlètes cadets du Comité Régional de Ski du Mont-Blanc.

sard sur quelques courses longues distances ou rondes nocturnes, même si la caisse n’est plus la même ! (rires)

Même si mes interventions étaient ponctuelles, ça me plaisait, et ça m’a donné un premier aperçu du métier d’entraineur. C’est dans cette voie que je m’imaginais évoluer professionnellement sans avoir d’idée précise. Le printemps qui suivit mon arrêt de la compétition, j’ai postulé pour un poste d’entraîneur au Club des Sports d’Argentière. Poste que j’occupe depuis 2 ans. Je continue d’intervenir de temps à autre auprès des biathlètes cadets du Comité Mont-Blanc. En parallèle, je suis actuellement en train de passer le BE 2e degré de ski nordique pour continuer à apprendre et approfondir mes connaissances dans l’entrainement. HSNT : Votre passé de sportif vous manque-t-il ? Comment avez-vous vécu le passage de vie d’athlète à vie professionnelle ? E : Ma décision d’arrêter a été longuement réfléchie. Ma vie d’ath-

À la fin de ma carrière j’ai commencé la formation au DE de ski alpin, et je suis tombée enceinte le jour de ma dernière course ! J’ai pu profiter de ma grossesse et de mon petit garçon l’hiver qui a suivi. J’ai très bien vécu ce changement de vie. Aujourd’hui tout va bien ! Je prends d’ailleurs toujours autant de plaisir à mettre un dos-

M : Au début, c’était difficile de se retrouver seul et de voir partir les copains en stage. Nous étions continuellement ensemble, nous partions même en vacances ensemble ! Les liens qui ont étés créés au sein du Team sont très forts et j’espère qu’ils perdureront longtemps encore. Le Team c’est ta seconde famille. Heureusement, j’ai rapidement obtenu ce poste d’entraineur qui m’a aidé à passer à autre chose et aujourd’hui ça ne me manque -presque- plus. Je continue un peu à courir sur les grands prix. C’est super sympa de mettre le dossard avec les jeunes du club ! HSNT : Un conseil à donner aux plus jeunes athlètes du Team ? E : Je leur dirais de profiter et de se faire plaisir, de s’investir à fond dans leur projet sportif, et de tout mettre en place pour réussir et ne rien regretter. Une carrière ne dure qu’un temps. C’est une belle vie, un beau métier, peut être même le plus 37

beau… même si ce n’est pas tous les jours facile. Quelques mois après avoir arrêté je me suis rendu compte à quel point j’ai eu la chance de vivre tout ça. Je pense qu’il est indispensable de préparer un minimum sa reconversion, avoir dans un petit coin de la tête des projets pour le futur, ne pas laisser les études de côté, se préparer à sa seconde vie. Après le ski, c’est cool aussi ! De belles choses vous attendent.

M : Je rejoins Émilie sur le fait qu’il faut profiter au maximum des années de compétiteur. Se faire plaisir, se fixer des objectifs et tout mettre en place pour les atteindre. En cas de réussite, cela procure un sentiment indescriptible qui donne de la confiance et permet de continuer à voir plus loin, plus haut. En cas d’échec, cela permet de relativiser plus facilement et de ne pas regretter. On se dit alors que malgré l’échec, on a tout fait pour y arriver. Il est important de songer à la reconversion avant l’arrêt de la compétition. Lorsque l’on est coureur, tout va très vite, entre les entrainements, les stages, les compétitions le temps file à 100 à l’heure ! Nous sommes dans notre petit monde, et quand tout d’un coup, tout s’arrête, un grand vide se crée qui n’est pas toujours facile à vivre et à combler. Savoir avec quoi on va le combler avant d’être devant le fait accompli permet de rebondir et de tourner la page plus facilement. Nous remercions Émilie, Rémi, Julien, et Martin de leurs témoignages et leur souhaitons une grande réussite dans leur nouvelle vie.


R E N C O N T R E S

Notre rubrique « Rencontres » vous présente des personnes dont nous croisons le chemin de temps à autre et que nous avons plaisir de vous faire connaître un peu plus. Pour cette première édition, nous avons eu la joie de rencontrer Jean-Paul Pierrat. L’occasion pour nous de revenir sur sa carrière de fondeur et d’en savoir un peu plus sur sa vie après le sport. Nous nous sommes également entretenus avec Laurent Leterouin, partenaire du HauteSavoie Nordic Team à travers sa société HES, et fervent pratiquant de ski de fond. Enfin, nous avons également choisi de vous présenter deux athlètes membres du Team, à la personnalité attachante et aux qualités sportives hors normes. Une fois n’est pas coutume !

UN « BOITEUX » EN BRONZE « J’ai eu des moments difficiles » pe et surtout François Guillard qui me redonnait très vite confiance en moi.

Non, rassurez-vous Ivan ne boite pas ! Notre titre fait référence au suffixe apposé à son nom de famille : Perrillat-Boiteux.

HSNT : Quel fût l’élément déclencheur de ta carrière au niveau international ? I : 2010, 2011. C’est l’année où avec Benoît-Gilles (DUFOUR) et Matthias (WIBAULT) on a commencé à réaliser des podiums en coupe d’Europe. À ce moment-là, on s’est rendu compte que nous aussi nous pouvions y arriver comme les autres !

Exemple de persévérance, Ivan est la preuve vivante que les efforts ne sont jamais vains et « que le travail finit toujours par payer » comme on l’entend souvent dans notre discipline.

HSNT : Revenons un peu sur les Jeux Olympiques. Que représentaient-ils quand tu étais jeune ? Te semblaient-ils accessibles ? Envisageais-tu d’y participer et d’y décrocher une médaille olympique ?

Déterminé à atteindre ses objectifs et toucher ses rêves, il a su surmonter un par un les obstacles qui s’érigeaient sur son chemin.

I : Les Jeux Olympiques représentent un aboutissement. C’est incroyable de pouvoir y participer au cours d’une carrière. Je me souviens des Jeux de Turin, j’étais au bord de la piste lors de la médaille de Roddy (DARRAGON), ça m’a donné envie ! Au départ, participer aux Jeux Olympiques et gagner une médaille était plutôt un rêve. Au fil des saisons et des résultats, c’est devenu un objectif !

Ivan a pris le temps de faire un bilan sur sa carrière en répondant aux questions de Michaël Philipot. Retour sur ces années qui l’ont mené au plus haut niveau jusqu’à sa médaille olympique. HSNT : Ivan, tu as passé tant d’années au sein du Team qu’on a du mal à les compter ! Tu n’étais alors pas en équipe de France. Qu’est-ce que le Team t’a apporté ?

HSNT : Tu imagines que nous, derrière nos écrans, nous étions dans tous nos états. Qu’as-tu ressenti au cours du dernier kilomètre de ce relais olympique, et lorsque tu as passé la ligne d’arrivée ?

I : J’ai passé exactement 8 ans au Team, tout en faisant de temps à autre des allers-retours entre l’équipe de France et le Team. Le Team m’a tout simplement permis d’en arriver là aujourd’hui. Je ne suis pas certain que j’aurais tenu aussi longtemps sans lui. Il m’a apporté le soutien moral et logistique nécessaire pour continuer ma progression et ne pas abandonner dans les moments difficiles.

I : Avant le départ de mon relais, j’avais beaucoup de pression. Je crois que ça c’est vu à la TV. Mes trois copains avaient assuré donc je n’avais pas d’autre choix que de terminer le boulot correctement. Pendant le relais, j’étais dans ma course et j’ai réussi à faire abstraction de l’enjeu malgré le monde qui m’encourageait au bord de la piste et qui me rappelait que c’était quand même important de bien faire.

HSNT : Justement, tu es passé par des moments difficiles dans ta carrière sportive. Dans ces moments-là, on s’accroche à peu de chose. Qu’est-ce qui t’a le plus poussé à t’accrocher ?

À l’arrivée, je ne sais toujours pas décrire ce que j’ai ressenti ; et peut-être que je n’y arriverai jamais. Je souviens surtout être soulagé du résultat ! Je n’avais pas tout planté ! À ce moment-là, tout se mélange dans ma tête, je pense à l’équipe, au staff, à ceux qui sont passés si près de cette médaille à deux reprises et qui la méritaient autant que moi, et à tous ceux qui nous ont aidés à réaliser cet exploit. HSNT : Est-ce le plus beau moment de ta vie de skieur ? I : Oui… Pour l’instant !

I : Je ne suis pas toujours resté motivé, mais une chose me poussait à chaque fois à retourner à l’entrainement : l’ambiance et la bonne entente au sein de l’équipe. HSNT : Une entente fraternelle ? I : Presque (rires) HSNT : As-tu douté de tes capacités à un moment ou un autre ? I : Bien sûr ! On se pose toujours des questions ! C’est là toute l’importance d’être bien entouré. Moi j’avais l’équi-

38


I : Au niveau sportif, je vais prendre les saisons les unes après les autres. Cet hiver, il y a le 15 km skate des Championnats du Monde et la Coupe du Monde à La Clusaz avec le relais dans un coin de la tête. Au niveau professionnel, je suis encore sous contrat avec l’armée pour une année ce qui va me permettre de me concentrer à fond sur ma saison. Je verrai au printemps pour la suite...

HSNT : Ivan, quel message voudrais-tu faire passer aux jeunes générations ? I : Je leur conseillerai avant tout de se faire plaisir, d’être heureux d’aller à l’entraînement et de ne jamais rien lâcher dans les moments difficiles, car le travail finit toujours par payer ! HSNT : Et maintenant, quels sont tes objectifs pour les saisons à venir ?

HSNT : Un dicton ? I : Je dirais : « Entraînement difficile, course facile » (rires) Ivan nous te souhaitons une belle saison, et qu’elle soit la continuité de la saison passée.

39


R E N C O N T R E S

Christophe Perrillat emmène le groupe de tête de la Transjurassienne 2014.

L’INFATIGABLE CHRISTOPHE PERRI Ce bornandin natif de la vallée du Bouchet la plus froide des Aravis, au physique impressionnant et que ses amis surnomment « Toro » (comprenez le taureau), à passé plus de 14 années en équipe de France de ski de fond avec à la clé : C : Avec un gros travail d’endurance et quelques courses « pour le plaisir », je peux dire que mon été s’est déroulé de manière idéale. Je n’ai pas eu de pépin physique ni de grosse baisse de régime. Avec le Team nous avons enchainé sur l’automne avec des séances plus intenses pour affûter notre condition.

2 participations aux Jeux Olympiques (Salt Lake City 2002 et Turin 2006) avec comme meilleur résultat 4e par équipe à Turin 5 podiums en relais sur le circuit Coupe du monde Christophe est un spécialiste des courses longues distances, il a notamment remporté l’Engadin ski marathon en 2004 et la Transjurassienne en 2010.

Les premières courses de la saison sont plutôt de bon augure, tous les voyants sont au vert, mais ne nous emballons pas.

Aussi à l’aise dans ses baskets que sur ses skis, cet été il termine coup sur coup second de la CCC (Courmayeur – Champeix - Chamonix, 101 km, 6000 m d+) et de l’UTB (Ultra Trail du Beaufortain, 105 km, 6500 d+). Christophe est membre du Haute-Savoie Nordic Team depuis 2 saisons, et il répond aux questions de Thibault Osterberger, jeune athlète du Team.

HSNT : En ce début de saison vas-tu jouer les sélections pour les coupes du Monde ou te concentres-tu maintenant sur les longues distances ? C : Au cours de ma carrière, j’ai vécu de très belles aventures et réalisé plusieurs podiums en coupe du Monde de relais. J’ai partagé des moments exceptionnels avec les potes et tout le staff. Maintenant, je voudrais faire de même sur les courses longues

HSNT: Salut Tof ! Avant toute chose, peux-tu nous parler de ta préparation et de ta forme physique à l’entame de cette saison ? 40


Christophe Perrillat lors de la CCC 2014

distances. Je vais courir principalement sur la FIS Marathon Cup cet hiver et viserai le classement général. HSNT : Tu as connu l’équipe de France, et maintenant le Team. Où te sens-tu le mieux ? C : Ce n’est pas comparable. Je n’ai pas le même âge que lorsque j’étais en équipe de France, et je n’ai pas les mêmes objectifs non plus. Je suis “différent“ d’il y a dix ans, mes envies ont changé. Enfin j’ai simplement grandi, vieilli un peu aussi ! (rires) Ce que je peux dire c’est que cette équipe est fantastique, je m’y sens bien ! Avant d’y être, le Team m’a toujours très bien accueilli et fait profiter de ses moyens d’entrainement. C’était comme une suite logique pour moi. Nous nous amusons beaucoup, mais nous n’avons que trois mots d’ordre : travail, travail, et… HSNT : Tof, le rôle du Team normalement c’est d’accompagner les jeunes dans leur progression vers le haut niveau, or tu me dis que tu es déjà vieux ? C : haha ! Oui en effet j’ai peut-être fait les choses à l’envers. Mais ça montre aussi que le Team peut intervenir à tous les niveaux de la carrière d’un athlète. Le rôle du Team n’est pas seulement de former les jeunes et de les laisser tomber quand ils sont en équipe de France. On l’a vu à plusieurs reprises, les athlètes, même en équipe de France, ne sont pas à l’abri de défaillances ou de non-qualification, et lorsque tout le reste de l’équipe est sur les circuits internationaux, c’est bon de savoir qu’on peut compter sur son Team. Soyons clairs, le Team n’est pas là pour prendre la place de l’équipe de France. Auprès de ses plus jeunes membres, comme toi Thibault, il poursuit le travail effectué par le Comité Mont-Blanc et constitue un vivier pour l’équipe de

peux jouer aux avants postes comme à la CCC, c’est le pied ! (rires) En trail j’adore le côté logistique et la partie psychologique qui jouent un rôle prépondérant sur la performance. C’est important, je pense, pour nous qui pratiquons aussi un sport d’endurance spécialisé dans les efforts longs ! Je pense d’ailleurs que les trailers « skieurs », quel que soit leur niveau, devraient venir s’essayer plus souvent sur nos courses l’hiver.

ILLAT-COLLOMB France. Mais, quel que soit le statut de l’athlète, le Team est toujours là pour l’accompagner dans les différentes étapes de sa carrière. Et puis, ça va aussi avec notre volonté de développer un groupe de coureurs spécialisé dans les courses longues distances internationales. Les circuits longues distances se développent et peuvent aujourd’hui constituer un objectif de haut niveau à part entière, soit pour les athlètes comme moi qui sont en fin de carrière en coupe du Monde et qui sont attirés par ces courses magiques, soit pour les plus jeunes, qui n’ont pas réussi à prendre le wagon fédéral ou qui viseraient simplement ces grandes courses de renommée.

Le trail est un super complément et un gros plus pour moi, mais mon sport c’est le ski de fond et j’ai encore de belles choses à vivre avec celui-ci avant de tourner la page… et peut-être, pourquoi pas, à ce moment-là m’orienter vers le trail…

HSNT : Revenons maintenant sur ta 2e place à la CCC, un moment magique, j’imagine ? Le trail est-il devenu un objectif pour toi ?

C : Déjà pour cela il faut que je le fasse ! Ensuite, vu le niveau des énervés qui prennent le départ, il y a du boulot, beaucoup de boulot. Pour le moment je ne sais pas encore à quels trails je participerai l’année prochaine. Bien sûr que j’aimerais le faire et encore plus le gagner, mais il me semble qu’on est plus de 2000 à avoir la même idée, alors la chose se complique tu ne crois pas ?

HSNT : Tof au sein du Team on le sait tous, tu es un grand joueur. Alors si tu remportes l’UTMB 2015, je te garantis une surprise à la hauteur. À l’inverse, si tu ne l’emportes pas, c’est toi qui me concoctes une petite surprise ! Joueur ou pas ?

C : La CCC, ça faisait longtemps que je voulais la faire. D’ailleurs je m’étais déjà débiné une fois, j’avais peur de me griller pour l’hiver. Cette fois-ci c’est fait ! Le trail est une discipline où j’apprends de nouvelles choses sur moi et sur chaque course. J’adore ça ! J’essaye toujours de me préparer le mieux possible en fonction de ma préparation pour le ski, et quand je

HSNT : Et sur la Transjurassienne ? C : Là je n’ai pas d’autre choix que de jouer ! 41


THÔNES Béton La Balme-de-Thuy · BP 31 · 74230 Thônes info@thones-beton.fr · www.thones-beton.fr Tél. centrale 04 50 02 84 91 · Tél. bureaux 04 50 02 90 43

J AR D IN S DE NOS MONTAGNE S

Artisan Paysagiste entreprise PHILIPOT paysages père et fils Petite entreprise familiale d’entretien et d’aménagement de jardins. Nous intervenons principalement chez une clientèle de particuliers pour les prestations suivantes : Tontes • Taille soignée des haies • Taille professionnelle des arbustes et arbres fruitiers Plantation (haies, arbustes, couvre-sols...) • Création de massifs arbustifs • Terrasses en bois Aménagements divers • Contrats à l’année. Pour tous renseignements ou demande de devis, n’hésitez pas à nous contacter au 04 50 62 01 99 ou au 06 08 90 19 06. EVIRES

533, route du col des Aravis - 74220 La Clusaz - Tél. : 04 50 77 61 75 VMS en ligne, toute la montagne, toute l’année  : www.verticalmountainsports.com

AMANCY GAILLARD PERRILLAT-SPORT INTERSPORT

04 50 03 22 59

04 50 36 28 26

Votre spécialiste Glisse, Alpin, Nordique, Randonnée…

Pont de Suize 74450 Le Grand Bornand Tél. fax 04 50 02 35 73 - www.intersportperrillat.com

42


R E N C O N T R E S

JEAN-PAUL PIERRAT I

l est de ceux qui ont marqué leur sport et leur époque. En remportant la Vasaloppet en 1978, il installe la France au rang des nations du ski de fond qui compteront désormais au plan international. Cette même année, il devient le premier français médaillé d’un Championnat du Monde à Lahti (FIN) après avoir dominé sans partage la discipline en France entre 1973 et 1982 (32 titres de champion de France). Il terminera sa carrière avec une 4e place au classement général de la Coupe du Monde en 1982.

Pour notre magazine, Jean-Paul Pierrat revient sur son passé sportif, nous parle de sa vie après le ski de fond, et évoque sa vision actuelle de la discipline et du milieu.

HSNT : Y avait-il des équipes spécialisées dans ce type de courses ? J-P.P. : Il y en avait oui. En France, Rossignol avait monté son équipe l’année 1979 je crois. Je suis parti avec eux à quelques reprises, mais ce fût rare.

HSNT : Jean-Paul, tu as été un des, voire, le premier coureur français à avoir parcouru le monde pour faire les plus grandes courses longues distances internationales, et tu as même été témoin de la création de ces circuits. Peux-tu nous expliquer comment cela s’est déroulé ?

HSNT : Avec qui te déplaçais-tu sur ces grandes courses ? J-P. P. : Parfois seul, parfois avec un entraineur de l’équipe de France. HSNT : Jean-Paul, tu as fait une saison complète sur le circuit international longues distances ?

J-P.P. : J’ai participé à ma première course longue distance en janvier 1977 : la Marcialonga. Ça c’est plutôt bien passé puisque je l’ai gagnée ! Avant cela déjà, je savais que les efforts longs, les 30 km et 50 km, me correspondaient bien. Le même hiver, j’avais été invité à participer à une « longue » aux États-Unis par un riche promoteur américain (Tony Wise) qui avait créé une station de ski alpin dans le Wisconsin au début des années 50 appelée Telemark Lodge. Dans le but de faire connaître sa station et de rendre plus populaire le ski de fond aux États Unis, il avait créé cette course en 1973 : la Birkie ( American Birkebeiner ). Lors de notre rencontre, je me souviens qu’il m’avait demandé « en France vous faites quoi comme longues distances ? » Je connaissais un journaliste du Progrès, Jacky Mandrillon, qui voulait à tout prix créer une course longue distance en France, mais à l’époque, il n’en existait encore pas. Mandrillon a finalement réussi à créer sa course en 1979 : la Transjurassienne. À la fin de l’hiver, en mars, sur ma lancée et suite à ma victoire sur la Marcialonga, je me retrouve un peu par hasard au départ de ma première Vasaloppet. Je termine 11e.

HSNT : Et au moment où tu termines ta première Vasaloppet, après 90 km d’effort intense, tu te dis quoi ? Plus jamais ? J-P.P. : Non, je me dis simplement « c’est bien, c’est une belle course, je reviendrai, mais je l’aurai préparée ». HSNT : Et après ? J-P.P. : Après, ça s’est enchaîné ! Ce fut le début des circuits internationaux de courses longues distances avec, en 1978, la création de la Fédération internationale de courses longues distances : la Worldloppet. D’ailleurs je crois que la Birkie en a tout de suite fait partie, et la Transjurassienne, sous l’impulsion de Mandrillon toujours, est entrée dans le circuit dès 1980. Mais il faut souligner qu’à cette époque, notre présence (nous, athlètes des équipes nationales) sur ce genre de courses était exceptionnelle. Par contre, très vite, il y a eu un engouement médiatique autour de ces courses.

43

J-P. P. : Oui, la saison 80/81 j’ai mis la priorité sur les courses longues distances. J’avais été médaillé de bronze à Lahti en 78 et j’avais participé aux JO de Lake Placid en 80 : j’avais envie de faire une saison complète de longues distances. Je crois que je les ai pratiquement toutes faites : la Marcialonga, la Transjurassienne, la Birkie, la Dolomitenlauf, l’Engadin, et la Birkebeinerrennet. Je termine finalement 2e du classement général, derrière le suédois Lundbäck. HSNT : Peut-on revenir un peu sur cette course mythique qu’est la Vasaloppet ! Ta victoire, la disqualification en 1982, ce que ça t’a apporté ? J-P.P. : J’ai participé 5 fois en tout à la Vasaloppet. HSNT : As-tu gardé les skis avec lesquels tu l’as gagnée ? J-P.P. : j’ai gardé un ski sur la paire que j’avais pour la course. L’autre je ne sais pas ce que j’en ai fait. HSNT : Tu as vécu une époque qui semble loin à ceux qui pratiquent le ski de fond aujourd’hui : l’époque des skis en bois. Raconte-nous !


LE média LEadER dU NORdiQUE MAGAZINE - INTERNET - WEBTV - APPLICATION

nordic.fr

my

nordic PARTENAIRE OFFICIEL HAUTE-SAVOIE NORDIC TEAM

Magazine

Pub_HSN.indd 1

09/01/15 18:32

Chaque année les athlètes du HAUTE-SAVOIE NORDIC TEAM apportent leur soutien à l’association Haute-Savoie Nordic dans l’organisation de la Finale des Foyers Haute-Savoie Nordic et à l’occasion du critérium des collèges ou encore lors de la journée «Glières fête la liberté».

44


R E N C O N T R E S

J-P.P : J’ai commencé ma carrière chez Fischer et en effet on skiait avec des skis en bois. On a skié avec des skis en bois jusqu’au milieu des années 70. Et c’est en France que la vraie révolution du ski de fond a commencé. En 1972, dans le Jura, Vandel a sorti la première semelle plastique. Il a fallu attendre une ou deux années avant que ce soit au point et pour qu’on les utilise vraiment. Dans le même temps le ski en fibre a fait son apparition. La bascule du ski en bois vers le ski en fibre a commencé à se faire l’hiver 73/74. Ça a été une vraie révolution, mais au début c’était souvent plus risqué de choisir un ski en fibre qui ne marchait pas à tous les coups plutôt qu’un ski en bois qu’on connaissait mieux. D’ailleurs en 1974, le norvégien Myrmo est Champion du Monde du 15 km libre à Falun avec des skis en bois. En 1976, je suis rentré chez Rossignol. Je fus le premier skieur de fond à entrer chez Rossignol. Avant ils ne faisaient que des skis alpins. Bon, au début, c’était un peu la loterie, une fois ça marchait du feu de Dieu, et le lendemain on était planté et on ne savait pas pourquoi. On faisait avec et malgré tout ça se passait bien dans l’ensemble. En 1976 toujours, Jean-Paul, Jeannerod, Daniel et moi, on avait eu les toutes nouvelles fixations Adidas. Là aussi ce fût une révolution, en comparaison des anciennes fixations Rottefella plus grosses, plus lourdes, et beaucoup moins pratiques. Ça a été un sacré avantage puisqu’aux Jeux Olympiques de 1976 à Innsbruck (AUT), il n’y avait que nous et les Russes qui avions ces fixations. Ces années-là on a vécu des changements capitaux dans la pratique du ski de fond et dans l’évolution du matériel. HSNT : Des anecdotes sur toutes ces années de compétition au plus haut niveau ? J-P.P. : Il y en a plein ! J’en ai justement une en rapport avec l’évolution de la discipline. Et elle est assez d’actualité puisque j’ai vu que certains athlètes en coupe

du Monde partaient sans fart en classique. En 1981, j’étais le seul français de l’équipe à me déplacer sur l’Engadin. J’étais accompagné de Gilbert Faure qui était devenu l’entraineur de l’équipe. Les conditions météo étaient terribles, et la neige de qualité médiocre. Avec Gilbert, impossible de trouver un fart adéquat pour ce type de neige. Compte tenu du profil du parcours relativement plat, ça n’a pas changé, je crois, et contre l’avis de Gilbert, je prends la décision de partir sans fart. À l’époque on faisait du demi-pas de patineur, ça me semblait réalisable, même si personne ne le faisait. Juste avant le départ, je croise Bill Koch, qui était un copain et qui lui aussi skiait sur Rossignol. Il me demande « tu as mis quoi comme fart ? ». Ne voulant pas lui dévoiler ma stratégie je lui donne le nom d’un fart qui aurait pu faire l’affaire et change assez vite de sujet. Sauf que pendant un moment d’inattention, Bill, qui était un garçon très malin, en a profité pour regarder le dessous de mes skis et a de suite compris que je n’avais pas mis de fart du tout. Dans la minute qui suivit, il avait défarté sa paire de skis. Le départ est donné et après à peine 2 km de course, je me retrouve en tête, seul, avec mon Bill accroché à mes talons et bien 200 m d’avance sur nos premiers poursuivants. Les 40 kilomètres qui suivirent furent une promenade de santé pour nous. Et ce, jusqu’à 200 m avant la ligne d’arrivée, endroit décisif où, au passage d’un pont étroit, Bill saute sur les spatules avant de mes skis, me ferme littéralement la porte, et manque de me faire tomber. Il fallait à tout 45

prix sortir en tête de ce pont pour l’emporter. Je termine donc 2e avec quelques rancœurs. Ce qui n’a pas empêché de rester bons copains jusqu’à aujourd’hui. (rires) Comme quoi, partir sans fart, ça ne date pas d’aujourd’hui ! Je me souviens qu’en 1982, les 20 premiers de la dernière coupe du Monde à laquelle j’ai participé n’étaient pas fartés. HSNT : Une course qui aurait pu changer ta carrière ? J-P.P. : Le 50 km des Jeux Olympiques de Lake Placid en 1980. Dernière course des Jeux. Dès le début je me fais rattraper par le russe Zimjatov qui partait juste derrière moi et je saute dans ses skis. Je serre les dents et je tiens pendant les 3/4 de la course. À tous les intermédiaires j’ai le 2e temps. Jusqu’au moment où je sens que j’ai trop tiré sur la machine et que je risque probablement d’imploser d’une minute à l’autre. Chose qui arrive dans la dernière difficulté du parcours à moins de 2 km de l’arrivée. Je termine seul, et ces deux derniers kilomètres m’ont semblé être interminables. Je m’en tire bien puisque je finis 11e. Ça aurait pu être bien pire, mais ça aurait aussi pu tout changer ! HSNT : As-tu des regrets ? J-P.P. : Je n’ai pas vraiment de regrets dans ma carrière sportive. Je regrette simplement qu’à l’époque nous ne mettions pas les moyens dans la recherche et le développement de notre discipline. Je parle de la recherche sur le plan médical, sur le plan matériel, sur le plan de l’entrainement… choses qui existent aujourd’hui.


SUITE À VOTRE COMMANDE PASSÉE LE 11/07/14 par M. Bibollet

Bon à tirer de votre publicité

Surface de l’encart : 1/6e bandeau : 190 x 42 mm

Bulletin d’Information

ASSOCIATION DES OEUVRES SOCIALES DES PERSONNELS ACTIFS ET RETRAITÉS

DE LA POLICE NATIONALE - ANNECY-CRAN - Nov. 2014 N° : 74590

MEDIAS PUBLICITÉ 18, rue de Brotterode BP 33 ST-MARTIN-LE-VINOUX 38526 ST EGREVE CEDEX Téléphone : 04 76 75 60 60 Télécopie : 04 76 75 65 76 Mail : pao@mediaspub.fr

SARL COMETHO

DESTINATAIRE :

Date : 07/10/14

A l’attention de M. Bibollet ZA Les Perrasses 74230 THONES

Tél. : .04 . . 50 . . .02 . . 98 . . .61 . . . . . . . . . . . . . . . . . . Fax : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

BAT à nous retourner IMPERATIVEMENT SOUS 8 JOURS Passé ce délai, il sera considéré comme accepté Cela ne sert pas seulement à vous donner l’impression finale de votre publicité mais : SURTOUT A RELIRE LES EVENTUELLES FAUTES qui s’y seraient glissées...

Votre signature apposée sur ce document décharge entièrement notre responsabilité quant aux éventuelles erreurs qui s’y seraient glissées. QUADRI

NOIR

46


R E N C O N T R E S

plateau des Glières. Je choisis bien mon jour, et je suis satisfait quand je l’ai fait. J’ai refait la Transju il y a 3 ans avec l’association de Sylvain Guillaume « La Sapaudia » qui favorise l’insertion des handicapés et fait la promotion du don de moelle osseuse. Il m’a bien tanné pour que je la fasse. Je l’ai faite, et c’était assez long ! HSNT : Nous nous sommes déjà rencontrés à plusieurs reprises pour parler du Team et de notre projet longues distances. Que penses-tu de tout ça ?

Nous ne nous intéressions pas au fartage, nous n’avions pas les moyens pour avoir des techniciens pour travailler sur ces aspects techniques, pour faire des essais. Le matériel n’avait pas l’importance qu’il a aujourd’hui et on ne se cassait pas trop la tête dessus. C’était secondaire. Je le regrette, car j’aurais aimé pouvoir contribuer à faire évoluer ces points. HSNT : Quels changements notes-tu aujourd’hui ? J-P.P. : Le premier changement, c’est que le ski de fond, comme tous les sports, s’est énormément professionnalisé. J’ai eu la chance d’avoir un contrat avec l’administration des Douanes pendant ma carrière sportive. On peut dire que j’étais professionnel, car payé pour pratiquer mon sport. Sur ce point-là les choses ont peutêtre moins évolué. Mais la pratique elle, s’est totalement professionnalisée. Le sport est devenu de plus en plus athlétique. Ça n’a plus rien à voir avec ce qu’on faisait, nous. Même sur le plan technique. Aujourd’hui tu rentres dans une salle de fartage, tu tombes à la renverse tellement c’est devenu complexe. Je pense que le ski de fond a évolué en bien, avec la mise en place d’outils de détection comme la création du CNSNMM (Centre National de Ski Nordique et de Moyenne Montagne) de Prémanon qui a permis de progresser dans le travail, dans la rigueur et dans la connaissance. HSNT : Quelle a été ta vie professionnelle après l’arrêt de ta carrière en 1982 ?

J-P.P. : Tout de suite après j’ai travaillé chez Track, un fabricant de ski, pendant quelques années pour le développement et la promotion. Ensuite j’ai fait un court séjour à la FFS. En 1992 je suis entré dans l’organisation des Jeux Olympiques d’Albertville grâce à Jean Claude Killy. Et voilà, j’étais parti pour 20 ans dans l’événementiel ! Après les Jeux Olympiques d’Albertville, le groupe Amaury, propriétaire de l’Équipe, du Parisien et du Tour de France, avait chargé Jean-Claude Killy de créer un pôle d’événementiel sportif. Ce fût la création de ASO (Amaury Sport Organisation). Quasiment dans le même temps, ASO avait racheté le Dakar. Jean-Claude Killy m’a demandé de travailler avec lui sur le Dakar. J’ai d’abord répondu que question rallye, je n’y connaissais rien ! Et puis, j’ai finalement accepté la proposition. La première année, j’avais un rôle très restreint dans l’organisation avec des missions de chronométrage. Cette année-là il y avait 154 participants au départ. Puis de fil en aiguille mes missions se sont élargies et je suis devenu directeur logistique du Dakar. J’ai ensuite travaillé sur diverses organisations sportives comme les mondiaux d’athlétisme 2003 à Paris ou les Championnats du Monde de Ski alpin 2009 à Val d’Isère. HSNT : Fais-tu encore du sport ? J-P.P. : Je n’en ai pas trop fait cette année. Quand il pleut, on ne me voit pas ! (rires) Je fais beaucoup de randonnées (à ski) et un peu de ski de fond de temps en temps. Mon plaisir, c’est de pouvoir faire le grand tour du 47

J-P.P. : L’initiative est bonne. Il faut faire bouger les lignes et élargir le champ d’action des teams sans pour autant faire une équipe de préretraités. Il faut bien comprendre que les longues distances d’envergure internationales sont des courses de haut niveau, et qu’il faut être ultra préparé pour les gagner. Encore plus aujourd’hui. Ce sont dans la plupart des cas, des coureurs d’expérience qui peuvent remporter ces courses. C’est vraiment un objectif à part entière. HSNT : Tu nous parlais tout à l’heure de l’équipe de longues distances Rossignol. Tu as peut-être vu la création du Team Gel Rossignol. C’est bon pour notre sport et notre équipe ? J-P.P. : Oui bien sûr. Tout d’abord ca montre que vous êtes dans le vrai. Et puis la concurrence est importante. C’est important que d’autres personnes du milieu aillent dans le même sens et que vous soyez unis, même si sur les skisvous êtes des concurrents.

Découvre z notre s ite intern http://te et amhsn.fr


COLOMBIER AUTOMOBILE

LE MATAFAN

Producteur depuis 1919 FROMAGERIE PRODUITS RÉGIONAUX

chez Mr GAUDIN Jean-Claude Sommand 74440 MIEUSSY

Depuis 1989 Découvrez sur place : • Des conseils, du choix, des marques : (Arpin, Nobilis, Blandine Galiardi, Olivier Thevenon, ...) ; • Atelier de couture et confection de rideaux ; • Vente de tissus ; • Accessoires, linges de maison, tringles de rideaux, déco... Place de l’église - 74450 LE GRAND-BORNAND Tél. 04 50 02 25 45 - www.atelier-couture.com 48


R E N C O N T R E S

UN SUPPORTER PAS COMME LES AUTRES Laurent Leterouin est le responsable commercial de la société HES qui depuis 1989 commercialise des salles de bains préfabriquées. HES est également partenaire du Haute-Savoie Nordic Team depuis 2010. HSNT : Bonjour, Laurent, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

D’ailleurs cette image tout comme les combinaisons du Team sont connues et reconnues, il n’y a qu’à voir le choix des photos retenues sur les affiches par les organisateurs de courses prestigieuses comme La Foulée Blanche ou La Transjurassienne pour s’en convaincre !

L. L. : Bonjour. Je m’appelle Laurent Leterouin, j’ai 52 ans et je réside dans notre beau département de la Haute-Savoie. Depuis 25 ans, d’abord avec mon père, puis aujourd’hui comme gérant de HES : je commercialise des salles de bains préfabriquées destinées tout aussi bien aux professionnels de la construction qu’aux particuliers pour la rénovation. Présents entre autres dans les stations nous équipons hôtels, logements du personnel, résidences et centres de vacances avec des salles d’eau complètes, étanches, pérennes et rapidement installées.

L’accueil, l’honnêteté et la conviction que vous y rencontrerez en les accompagnant rejailliront sur l’image de l’entreprise que vous souhaitez aussi donner. Et puis si vous ne pratiquez pas encore le ski de fond, ils sauront vous faire apprécier de chausser les planches ! (Rires). Un grand merci à Laurent de nous avoir accordé de son temps pour répondre aux questions de Gérard Agnellet, jeune membre du Team.

HSNT : Comment êtes-vous devenu partenaire du Haute-Savoie Nordic Team ? Et pourquoi ? L. L. : Il est vrai que j’étais pratiquant amateur de ski de fond. Après quelques années de monitorat et lors d’une discussion avec François Guillard, alors coach du Team, j’ai été séduit et totalement convaincu de pouvoir accompagner ces jeunes athlètes dans leur projet. Les objectifs ont été plus qu’atteints, voire même dépassés en quelques années avec une représentation du Team au premier plan de compétitions régionales, nationales et internationales. HSNT : Pouvez-vous nous dire quelles relations vous entretenez avec le Team et l’ensemble de ces athlètes ? L. L. : En apportant une contribution au Team, j’ai souhaité aussi accompagner les athlètes lors de certains déplacements ou rencontres comme dernièrement lors de la sympathique journée d’initiation au biathlon qu’ils organisaient avec de tout jeunes sportifs du département. J’ai pu ainsi découvrir les personnalités de ces sportifs volontaires et motivés. Je dois dire qu’à la première approche l’on pourrait penser que le ski de fond, plutôt considéré comme un sport individuel, serait une somme de personnes qui se cantonneraient à s’entrainer côte à côte ou uniquement comme rivaux. Or, et peut-être par la magie de ce sport qui n’est pas gangréné par d’autres considérations extra sportives, il y a une ambiance absolument formidable de cohésion, de camaraderie, d’entraide. La hargne nécessaire, la rage de vaincre et de lutter dès qu’ils mettent le dossard se fait toujours dans un esprit sain et respectueux.

P H OTO À V E N I R

HSNT : Nous voyons que ce sport vous tient particulièrement à cœur et vous semblez être très impliqué au sein du projet Team. Comment pourriez-vous convaincre les lecteurs, particuliers ou chef d’entreprise, de pratiquer ce sport et de soutenir cette équipe ? L. L. : Pour un responsable d’entreprise, la cohésion et la volonté qui émanent de ce groupe pour atteindre leurs objectifs forcent le respect et l’admiration. Partout où l’équipe se déplace, participe à des événements et des compétitions elle véhicule une formidable image à laquelle une société ne peut que souhaiter adhérer. 49


LA VOIE OLYMPIQUE L’apprentissage du ski de fond à haut niveau est long et passe par de nombreuses étapes. Des coures régionales aux Jeux Olympliques, le Haute-Savoie Nordic Team vous propose un tour d’horizon des circuits sur lesquels ses athlètes comptent briller au cours de l’hiver 2014-2015.

Présentations des circuits classiques Samse National Tour: C’est le nom donné au circuit national correspondant à la Coupe de France de ski de fond. Il se compose de 6 week-ends répartis de décembre à fin mars. Comme de coutume ces dernières années, l’étape d’ouverture se déroulera le week-end du 4 et 5 décembre à Bessans (Haute-Maurienne). Pour participer à ces compétitions, vous devez être titulaire d’une licence FFS. À la fin de la saison, un classement général par points est réalisé en fonction des performances de chacun. Il récompense les meilleurs athlètes de chaque catégorie. Pour les athlètes du Team qui ne sont pas membres des équipes de France de ski de fond, le Samse National Tour représente la première marche vers le circuit OPA Alpen Cup. Ils doivent à tout prix figurer parmi les meilleurs de leur catégorie pour pouvoir espérer une qualification en OPA Alpen Cup dans une sélection nationale.

OPA Alpen Cup : Le circuit OPA « Alpen Cup » ou « Continental Cup » est l’équivalent de la Coupe d’Europe. Ce circuit international regroupe des athlètes des pays dits « Alpins » comme la France, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, la Suisse, la Slovénie, l’Espagne… Lui aussi se compose de 6 étapes réparties dans les pays précédemment cités. Tout comme pour le Samse National Tour, un classement général est établi à la fin de la saison. Les vainqueurs de ce classement se voient offrir une sélection pour les premières étapes de coupe du Monde de la saison suivante financée par la Fédération internationale de Ski (FIS). Pour les Français, membres du team

ou non, l’OPA Cup représente l’anti chambre de la coupe du Monde. À l’inverse, un athlète évoluant en coupe du Monde peut « redescendre » sur le circuit OPA Cup si ses résultats ne sont pas satisfaisants dans le but de peaufiner sa préparation et d’engranger de la confiance.

Coupe du Monde : Le circuit coupe du Monde comporte 10 week-ends de compétition en plus du Tour de Ski qui se déroule chaque année pendant la première quinzaine de janvier. Le Tour de Ski dont le principe de fonctionnement se rapproche de celui du Tour de France, est un cas particulier, car il possède son propre classement général, mais ne représente pas un circuit à lui seul. En fin de saison, 3 classements sont effectués : le classement des épreuves de distance, et le classement des épreuves de sprint offrent les petits globes de cristal de la discipline à son vainqueur ; et le classement général récompense le skieur le plus polyvalent qui aura marqué le plus de points au cumul de toutes les épreuves de la saison. Il offre à son vainqueur le Saint Graal, le gros globe de cristal. Parmi les athlètes du Team, Maurice Manificat qui évolue au sein de l’équipe France depuis son plus jeune âge, et dont il est le leader aujourd’hui, visera cette année plus que jamais une victoire au classement général de la coupe du Monde. Aurélie Dabudyk, JeanMarc Gaillard, Mathias Wibault, Ivan Perrillat, Baptiste Gros, et la relève avec Clément Parisse, Damien Tarantola et Lucas Chanavat viseront des places d’honneur et des podiums en coupe du Monde.

De la coupe de France à la coupe du Monde Ces trois circuits ont une relation pyramidale. Un athlète en progression passe d’abord par le circuit national dans le but de se sélectionner pour les OPA Cup. Sur ce circuit il doit impérativement figurer parmi les meilleurs (une place dans les 5 premiers est souvent indispensable) pour espérer être sélectionné en coupe du Monde. Toutes ces sélections dépendent des décisions de l’encadrement de la fédération Française de Ski, et des résultats 50

des autres athlètes français. Chaque week-end, chaque course remet en cause la sélection des athlètes. Une seule condition permet à des athlètes de rester au plus haut niveau : faire partie du « groupe rouge ». Pour cela l’athlète doit figurer parmi les 30 premiers du classement général de la coupe du monde ou le leader de l’OPA Cup ? Un athlète se doit donc d’être le plus performant et le plus régulier sur l’ensemble des compétitions.

Les grands RDV d’une carrière Les Championnats du Monde : Les Championnats du Monde ont lieu tous les deux ans. Ils regroupent plus d’une dizaine d’épreuves toutes catégories confondues réparties sur quinze jours. Le vainqueur de chaque épreuve se voit décerner un titre de Champion du Monde. Il n’existe pas de classement général sur cette quinzaine. Sur le même principe ont lieu chaque année les Championnats du Monde U23 (moins de 23 ans) et juniors.

Les Jeux Olympiques : Si participer aux Jeux Olympiques est déjà un accomplissement sportif pour tout athlète, y décrocher une médaille constitue la consécration ultime, la réalisation d’un rêve. C’est aussi et surtout l’aboutissement d’une longue progression sur un chemin souvent sinueux et semé d’embuches. Les Jeux Olympiques se déroulent tous les 4 ans. Tout comme pour les Championnats du Monde, seuls 4 coureurs par nation et par épreuve peuvent y participer. Il existe aussi les Jeux Olympiques de la Jeunesse Européenne qui ont également lieu tous les 4 ans.

Les Objectifs 2014-2015 Falun 2015 (Suède) : Les Championnats du Monde Ils se dérouleront du 18 février au 1er mars 2015 et seront composés d’un sprint en style classique, d’un skiathlon (15 km pour les dames,30 km pour les hommes), d’un team sprint en style libre, d’une individuelle en style libre (10 km pour les dames,


OBJECTIF

GAGNE

15 km pour les hommes), d’une épreuve longue distance en style classique (30 km pour les dames, 50 km pour les hommes) et d’un relais 4x5km pour les dames et 4x10km pour les hommes.

Les Championnats du Monde U23 à Almaty (Kazakhstan) 10 athlètes du Haute-Savoie Nordic Team en ont fait leur objectif

principal de la saison. En fonction de leur discipline favorite ils viseront l’une ou plusieurs des épreuves au programme : Le KO sprint en style classique, l’individuel en style libre, et le skiathlon.

Où nous situons-nous ? Cet hiver, le team sera représenté sur l’ensemble de ces circuits en espérant bien sûr être, au51

tant que possible, au départ des courses internationales. Souvenez-vous, les athlètes du Team courront sous les couleurs de la Fédération française de Ski sur les circuits internationaux. Sur le circuit Samse national Tour ainsi que sur toutes les courses longues distances nationales ou internationales, les athlètes porteront les couleurs du Team.


TENIR LA DISTANCE L

• la Bornandine (le Grand-Bornand) 30 km libre,

’univers de la longue distance est un monde sans pareil, convivial et chaleureux, où se côtoient les fondeurs de haut niveau, les amateurs d’efforts intenses, et amoureux des grands espaces.

• la Ramaz (Praz-de-Lys Sommand) 30 km libre, • la Chapelanne (La Chapelle d’Abondance) 42 km libre, • le Marathon des Glières (Les Glières) 42 km libre.

Chacun pouvant participer à son niveau, les courses longues distances appelées aussi en France « courses populaires », rassemblent des milliers de participants.

Un classement général récompense les athlètes les plus réguliers sur les quatre étapes.

Certains viendront pour gagner, d’autres s’arracheront les places d’honneurs, alors que d’autres encore relèveront un défi entre amis, en famille, ou en solitaire.

Pour les athlètes du Team, à défaut d’être un objectif, ce circuit leur permet de peaufiner leur préparation, régler les derniers détails avant de se jeter dans le grand bain, des épreuves nationales et internationales.

Pour le plus grand bonheur des passionnés, sur les ‘’pop’’ il n’est pas rare de prendre le départ aux côtés des plus grands noms du cirque blanc comme Northug, Cologna, Legkov ou autre pointure de la coupe du Monde.

Marathon Ski Tour (France) Le Marathon Ski Tour, organisé par la Fédération Française de Ski, est un challenge national de 12 étapes parmi les compétitions les plus prestigieuses de France. Il regroupe entre autres, la Foulée Blanche (Autrans) le marathon de la Clarée (Montgenèvre), le marathon de Bessans, l’étoile des Saisies… et comme pour chaque circuit, un classement général est établi en fin de saison.

Les circuits longues distances Challenge Haute-Savoie Nordic Circuit régional qui regroupe quatre courses hautsavoyardes. Toutes sont en style libre :

52


• La Sgambeda (Italie) 42 km libre

Même si le Marathon Ski Tour n’est pas un objectif à part entière pour les athlètes du Team, ils auront à cœur de s’aligner au départ de quelques courses prestigieuses sur lesquelles ils batailleront dur pour arracher une victoire !

• Dolomitenlauf (Autriche) 60 km libre • Marcialonga (Italie) 70 km classique • La Transjurassienne (France) 56 km classique • Tartu Maraton (Estonie) 63 km classique

FIS Marathon Cup

• American Birkebeiner (Etat Unis) 50km libre

La Worldloppet Ski Fédération (Fédération Internationale des épreuves longue distance) en coopération avec la Fédération Internationale de Ski (FIS), a créé en 1999 la FIS Marathon Cup.

• Bieg Piastow (Pologne) 50 km classique • Engadin Skimarathon (Suisse) 42 km libre • Ugraski marathon (Russie) 50 km libre

L’objectif premier du circuit était de faire évoluer le statut des courses longues distances en attirant des coureurs faisant partie de l’élite mondiale et en augmentant l’intérêt des médias et des spectateurs pour ce type de compétitions.

Les athlètes du Team spécialisés dans les courses longue distance (Emilien Buisson, Christophe Perrillat, Valentin Gaillard) viseront le classement général de la FIS Marathon Cup. Les autres athlètes du groupe « élite » du Team qui courent principalement sur les épreuves internationales du type coupe du Monde avec l’équipe de France, feront de certaines courses de ce circuit un objectif à part entière.

La FIS Marathon Cup est basée sur le même schéma que la coupe du Monde de ski de fond (FIS), avec un système d’attribution de point à la fin de chaque compétition et un classement général final qui est bien sûr, récompensé. On peut simplement dire que c’est la coupe du Monde de ski de fond de longue distance. En 2015, le programme de la FIS Marathon Cup est le suivant :

Swix Ski Classics Ce circuit né en 2011 d’une coopération entre athlètes et représentants d’organisations de course, a lui aussi l’objectif premier d’améliorer le monde de la longue distance en ski de fond. Dans une production TV internationale (le circuit a été diffusé en 2014 dans 73 pays) le Swix ski Classics regroupe les courses longues distances en style classique les plus renommées. Avec un potentiel de développement énorme, le circuit attire de plus en plus d’acteurs économiques. Il évolue cette année de 6 à 9 étapes, avec l’apparition de nouveaux formats de compétitions et l’émergence de plus en plus d’équipes pros semblables aux équipes cyclistes professionnelles. La dernière course, la Ski Classics Final, point d’orgue de la saison, accueille la cérémonie de remise des prix des différents classements généraux du circuit. En 2015, le programme de la Swix Ski Classics est : • La Sgambeda (Italie) 35 km classique • Jizerskà padesàtka (Rép. Tchèque) 50 km classique • La Diagonala (Suisse) 65 km classique • Marcialonga (Italie) 70 km classique • König Ludwig Lauf (Allemagne) 50 km classique • Vasaloppet (Suède) 90 km classique • Birkebeineren (Norvège) 54 km classique • Arefjällslopet (Suède) 75 km classique Exclusivement composé de courses en classique, avec des athlètes d’équipes pros d’un niveau digne des meilleurs « classiqueurs » du monde, le Swix Ski Classics constitue un objectif à long terme pour notre équipe. Cet hiver 2014-2015, les athlètes du Team se concentreront principalement sur les courses de la FIS Marathon Cup et viseront la victoire au classement général. Il seront également présents sur les courses longues distances les plus prestigieuses de France.

53


L’ E Q U I P E

Maurice MANIFICAT

Jean-Marc GAILLARD

Ivan PERRILLAT-BOITEUX

Né le : 04 04 1986 Club : SC Agy St Sigismond Douanes / Équipe de France A

Né le : 07 10 1980 Club : SN Pays Rochois Douanes / Équipe de France A

Né le : 28 12 1985 Club : SC Le Grand-Bornand Défense EMHM / Équipe de France A

Aurélie DABUDYK

Mathias WIBAULT

Baptiste GROS

Née le : 26 05 1988 Club : SN Pays Rochois Partenaire de l’Équipe de France

Né le : 16 04 1985 Club : CS Chamonix Gendarmerie / Partenaire de l’Équipe de France

Né le : 17 07 1990 Club : Les Dragons d‘Annecy Équipe de France de Sprint

Lucas CHANAVAT

Damien TARANTOLA

Clément PARISSE

Né le : 17 12 1994 Club : SC Le Grand-Bornand Équipe de France de Sprint

Né le : 14 10 1991 Club : CS Chamonix Équipe de France U23

Né le : 06 07 1993 Club : CS Megève Équipe de France U23

Christophe PERRILLAT

Émilien BUISSON

Valentin GAILLARD

Né le : 19 01 1979 Club : SC Le Grand-Bornand Équipe de France A de 1999 à 2013

Né le : 08 05 1987 Club : SC Le Grand-Bornand

Né le : 11 09 1990 Club : SC Le Grand-Bornand Équipe de France Jr Biathlon 2011-2012

54


Bertrand HAMOUMRAOUI

Gérard AGNELLET

Mickael PHILIPOT

Né le : 01 10 1990 Club : CS Chamonix Équipe de France U23 2012 2013

Né le : 13 03 1992 Club : CS La Clusaz

Né le : 23 10 1993 Club : SN Pays Rochois Équipe de France Jr 2011 à 2013

Marie KROMER

Iris PESSEY

Thibault OSTERBERGER

Née le : 11 02 1993 Club : SCN Praz-de-Lyz Sommand Équipe de France Jr 2012 2013

Née le : 05 06 1992 Club : SC Le Grand-Bornand

Né le : 16 08 1993 Club : CS Chamonix

Mathilde PETITJEAN

Constance VULLIET

Antoine AGNELLET

Née le : 19 02 1994 Club : SN Pays Rochois Équipe de France Jr 2012 2013

Née le : 21 09 1994 Club : SC Le Grand-Bornand

Né le : 24 06 1994 Club : CS La Clusaz

Jean HERODY

François GUILLARD

Alban GOBERT

Entraîneur groupe Espoir

Entraîneur groupe Élite

Manager

55


C A L E N D R I E R

2 0 1 5

COUPE DU MONDE FIS 17 janv 18 janv 23 janv 24 janv 25 janv 14 févr 15 févr 07 mars 08 mars 11 mars 14 mars 15 mars

Otepää Otepää Rybinsk Rybinsk Rybinsk Oestersund Oestersund Lathi Lathi Drammen Oslo Oslo

EST Sprint Sprint EST Team Sprint Team Sprint RUS 10 km 15 km RUS Sprint Sprint RUS Skiathlon 7 5/7 5 km 15/15 km SWE Sprint Sprint SWE 10 km 15 km FIN Sprint Sprint FIN 10 km 15 km NOR Sprint Sprint NOR 50 km NOR 30 km

C F F F C/F C F F C C F F

Mass-start Mass-start

C C/F F F F C/F C/F C C

Mass-start Mass-start

CHAMPIONNAT DU MONDE, FALUN 2015 19 févr 21 févr 22 févr 24 févr 25 févr 26 févr 27 févr 28 févr 01 mars

Falun Falun Falun Falun Falun Falun Falun Falun Falun

SWE Sprint Sprint SWE Skiathlon 7,5/7,5 km Skiathlon 15/15km SWE Team Sprint Team Sprint SWE 10 km SWE 15 km SWE Relais 4x5 km SWE Relais 4x7,5 km SWE 30 km SWE 50 km

COUPE D’EUROPE 13 déc 14 déc 19 déc 20 déc 21 déc 09 janv 10 janv 11 janv 20 févr 21 févr 22 févr 28 févr 01 mars 13 mars 14 mars 15 mars

Valdidentro Valdidentro St-Ulrich St-Ulrich St-Ulrich Oberwiesenthal Oberwiesenthal Oberwiesenthal Campra Campra Campra Rogla Rogla Chamonix Chamonix Chamonix

ITA ITA AUT AUT AUT GER GER GER SUI SUI SUI SLO SLO FRA FRA FRA

10 km 10 km Sprint 10 km 10 km Sprint 10 km Skiathlon Sprint 10 km 10 km Sprint 15 km 2,5 km 10 km 10 km

15 km C 15 km F Sprint C 15 km C 15 km F Sprint C 15 km F 7 5/7 5 km. 15/15 km C/F Sprint F 15 km C 15 km F Sprint F 30 km C 3,3 km C 15 km F 15 km C

56

Mass-start

Poursuite Mass-start Prologue Poursuite


CHAMPIONNAT DU MONDE U23, ALMATY 03 févr 05 févr 07 févr

Almaty Almaty Almaty

KAZ KAZ KAZ

Sprint 10 km Skiathlon 15/15 km

Sprint 15 km 7 5/7 5 km

C F C/F

FIS MARATHON CUP 12 déc 18 janv 25 janv 07 févr 15 févr 21 févr 28 févr 08 mars 11 avr

La Sgambeda Dolomitenlauf Marcialonga La Transjurassienne Tartu Maraton American Birkebeiner Bieg Piastow Engadin Skimarathon UgraSki marathon

ITA AUT ITA FRA EST USA POL SUI RUS

42 km 60 km 70 km 56 km 63 km 50 km 50 km 42 km 50 km

F F C C C F C F F

SAMSE NATIONAL TOUR FFS 03 janv 04 janv 17 janv 18 janv 31 janv 01 févr 14 févr 15 févr 21 mars 22 mars

Morbier les Marais Morbier les Marais Le Grand Bornand Le Grand Bornand Col Bayard Col Bayard La Seigne La Seigne Col de Porte Col de Porte

Sprint Sprint Skiathlon 5/5 km 7,5/7,5 km Sprint Sprint 10 km 15 km 5 km 10 km 21 km 42 km Sprint Sprint 10 km 15 km 10 km 15 km Relais Championnat de France des Clubs

57

C C/L L C L F C C

Mass-start


REJOIGNEZ L’AVENTURE LE CLUB DES SUPPORTERS Créé en 2013 à l’initiative des athlètes du Team, le Club des Supporters est un moyen pour l’équipe de créer et maintenir un lien privilégié avec les personnes qui suivent et soutiennent l’équipe.

• Inscription à la newsletter du Haute-Savoie Nordic Team (publiée 2 fois par mois en été et une fois par semaine de novembre à mars), • participation aux nombreux jeux concours du HSNT avec possibilité de gagner de nombreux lots (places VIP Coupe du Monde de ski de fond ou biathlon en France, journées avec l’équipe, lots offerts par nos partenaires…),

De même, les fonds récoltés tout au long de l’année représentent un pourcentage non négligeable de notre budget. Sans cela, nous ne pourrions financer notre saison. Le Club des Supporters est actif tout au long de l’année. Ses membres reçoivent les newsletters du Haute-Savoie Nordic Team, et bénéficient de divers avantages de par leur relation privilégiée avec l’équipe.

• invitation à la journée des supporters du Team.

• Carte officielle de membre qui donne droit à une réduction sur l’entrée lors de la soirée de fin de saison du Team,

Nom : ........ ........................ ................ ........ ...................... mail : ........ ........................ ........ ........ ........ ...................... portable : ........................ ........................ ...................... ........................ ........................ ......................

adresse :

De quoi je bénéficie en devenant membre du Club des Supporters ?

HAUTE-sAv oi

NORDIC

E

TEAM

MEMBRE oF FiCiEL DU CLUB DES SUPP ORTERS

N°:

001

soutien : ......................

001

58


HAUTE-SAVOIE NORDIC TEAM, 570 route de la Patinoire, 74450 Le grand-Bornand Notifiez votre adresse postale. Vous recevrez dans les 15 jours votre carte de membre*

Le 18 octobre 2014, le Haute-Savoie Nordic Team a organisé sa première journée des Supporters, doublée de la journée des minimes du Comité Régional de Ski du Mont-Blanc. Ce fût l’occasion unique pour les personnes présentes de côtoyer toute une journée les athlètes du Team autour de nombreuses activités gratuites. Un moment chaleureux que nous reconduirons l’automne prochain.

* La carte de membre est valable pour une saison complète, du 1er mai de l’année N au 30 avril de l’année N+1.

Ayez le réflexe club des supporters. Vous souhaitez soutenir le Haute-Savoie Nordic Team et participer à l’aventure Club des Supporters ?

Dans l’espoir de vous compter parmi nos nouveaux membres pour cette saison prometteuse !

Il vous suffit d’envoyer vos dons par chèque ou espèce à l’adresse suivante :

Suivez-nous sur Facebook : www.facebook.com/teamhsn

→ log

o Sa lom Inté on grer Méc Chir énat urgi e si pa rten Cardiaq ariat u réali e sé.

59


R E J O I G N E Z

L’AV E N T U R E

Retour sur la soirée du TEAM Comme chaque année, le 30 avril est synonyme de soirée du Team. En 2014, ce fût l’occasion pour nous de retrouver les anciens athlètes de l’équipe, nos partenaires, et le monde du ski à l’Espace Grand-Bo pour une soirée chaleureuse. Nous avons pu profiter du début de soirée plus tranquille pour partager de bons souvenirs avec les anciens coureurs du Team. Comme souvent nous avons refait une énième fois la course et les anciens membres on pu féliciter nos médaillés avec qui ils couraient il y a quelques années…

La soirée du Team est aussi l’occasion pour les parents de se retrouver !

Ambiance assurée aux platines  !

Louis Deschamps aux platines accompagnés par Baptiste Jouty au saxo !

Un peu plus tard dans la soirée : mélange des générations et ambiance explosive jusque tard dans la nuit ! En quelques années, la soirée du Haute-Savoie Nordic Team est devenue un incontournable des soirées nordiques printanières ! Cette année, Baptiste Jouty nous a régalé le temps de quelques morceaux de saxophones pour accompagner le DJ Louis Deschamps ! Pour le reste de la soirée, DJ Iness de Radiomeuh a assuré l’ambiance, on ne se lasse pas des sets endiablés de la « music from reblochonland » !

Romain Burgat est toujours heureux de retrouver ses anciens coéquipiers du Team !

En plus d’assurer un vrai moment de joie et de partage, cette soirée est vitale pour notre équipe. Elle permet de récolter des fonds non indispensables pour le financement de notre préparation estivale et de notre saison d’hiver. Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous le 30 avril 2015, à l’Espace Grand-Bo au Grand-Bornand avec votre bonne humeur pour fêter, on l’espère, de nouveaux succès !

60


Cette année, une nouveauté s’ajoute au programme ! Nous remettrons en début de soirée les lots des gagnants de notre jeu concours «Les Selfskis du Haute-Savoie Nordic Team » qui se déroule tout l’hiver sur le site internet de notre partenaire Nordic Magazine. Alors n’attendez plus, rendez-vous sur le site www.nordicmag.info dans la rubrique «les Selfskis du Haute-Savoie Nordic Team » ! Et tout l’hiver, votez pour vos portraits préférés et gagnez de nombreux lots ! D’autres surprises vous attendent…

Pour rec ev dernière oir chez vous le s s nouve lles HAUTE-S AVOIE N du ORDIC T abonnez EAM -vous à notre ne hebdom wsletter adaire s ur simple demand par mail e à  : tea mhsn@g mail.com

1

MOT FLÉCHÉS : LE PALMARÈS 2014 DU HAUTE-SAVOIE NORDIC TEAM Dans la grille, placer les prénoms des athlètes à l’aide des définitions accolées.

2

Vertical : 1. Champion de France

4

2. Technicien hors paire

3

5 6

7

3. Vainqueur de la célèbre traversée Lamoura - Mouthe 4. Médaillé sur la CCC

8

9

5. Jeune papa Horizontal :

10

6. Vainqueur du marathon de Bessans 7. Médaillé à Val di Fiemme 8. Médaillé le 16 Février 2014 9. Vainqueur à Davos 10. Vainqueure de la Transjurassienne

61


Impression numérique, Plaquette, Flyer, Banderole, Carte de visites, En-tête Billeterie, Affiche, Bâche, Carte Restaurant Faire part Brochure, Stand Expo Plastification Idée Cadeau : Mug, T-Shirt Calendrier, Plan Toile, Sticker

PENSEZ À L’IMPRESSION QUE VOUS ALLEZ REPRODUIRE !

62

2, place du crétet - BP 57 74301 CLUSES Cedex Tél. 04 50 98 02 22 Fax 04 50 96 42 38 cluses.copy@wanadoo.fr

Team HSN  

Haute Savoie Nordic TEAM

Advertisement