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2013

FÉV

LE MASQUÉ KEITH HARING P18

JOURNAL À MASCARADES

La rétrospective de Harring au musée d’Art Moderne.

LES ONG MISES À MAL P24 Les ONG ont t-elles encore leur place ?

LE GRAND SCHSIME D’OCCIDENT P30 Quand l’Histoire nous raconte le schsime de l’Eglise.


ÉDITO ÉTIENNE MACHICOANE

« S i le monde é tait clair , l ’ ar t ne ser ait pas » A lber t C amus , L e my the de S isyphe .

Voici un parfait lien entre les découvertes culturelles du mois et le dossier de ce mois-ci. Un dossier pour le moins inattendu, menant une investigation sur les dessous des ONG. En cette époque mouvementée à la surface du globe, ces organisations sont présentes sur de nombreuses zones de conflit pour y sauver des vies. Elles se revendiquent neutres mais sont très controversées. Démêlons le vrai du faux… Après ce dossier pour le moins édifiant, vous retrouverez un artiste célèbre pour ses frasques et grand maître du surréalisme nommé Dali dont les œuvres sont exposées en ce moment au Centre Pompidou. Toujours autour du pinceau, vous avez rendez-vous avec Keith Haring, figure emblématique de la vie New-Yorkaise de la fin du XXème Siècle. Vous pourrez découvrir prochainement ses œuvres au MAM de Paris. Une mention particulière est portée sur la photo puisque loin des projecteurs des expositions précédentes, nous vous emmenons dans une jeune galerie photo parisienne où se cachent des clichés de grande qualité. La rubrique photo est complétée par un portfolio autour de la jeune et talentueuse artiste Lisa Koppe. Du côté critique, vous sont proposés ce mois-ci un article sur le livre de Joël Dicker La Vérité sur l’affaire Harry Quebert auteur de renom et triplement titré, on peut lire sur son palmarès : Prix Goncourt des Lycéens, Grand Prix du Roman de l’Académie Française et prix de la Vocation Bleustein-Blanchet. Nous avons également assisté à l’avant-première du film Hitchcok, ce que nous en avons pensé en exclusivité! Et pour finir, rien ne vaut une sortie au théâtre avec Feydeau. Côté historique, retournez en 1378, au temps du Schisme d’Occident qui dura près de quarante ans et divisa l’Eglise. Vous retrouverez comme chaque mois l’horoscope, et les dépêches de l’AFP pour faire le tour de la planète en quelques secondes ! 3


Ce is- ci mo

SOMMAIRE 01 ÉDITO

« S i le monde é tait clair , l ’ ar t ne s er ait pa s » p 3

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04 Et sinon dans... SOS racisme veut la gratuité ... p 14

02 PORTFOLIO

05 Littérature

«You press the button, we do the rest» p6

La vérité sur l’affaire Harry Québert p 16

03 ARTS

06 DOSSIER

- Découvrez la galerie de l’instant p 20

Les ONG controversées p 24

- Keith Haring p 10 - « Le s u r ré a l i s m e c ’e s t moi» p22


07 CINÉMA/THÉÂTRE - Hitchcock - Occupe-toi d’Amélie

p 36 p 34

08 HISTOIRE - Le grand schsime d’occident p 30

09 HOROSCOPE:ILLUSTRATION - Qui sème le vent - Horsoscope

p 38 p40

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PORTFOLIO

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« You press the button, we do the rest », tel était le slogan de Kodak en 1888, mais à mon sens, c’est bien plus qu’une histoire de bouton… • Tout a commencé au printemps 1995 sur le quai de la gare de Thionville, un argentique entre les mains. C’est à ce moment que je suis tombée amoureuse du mystère des jeux d’ombre et de lumière. Non, je ne suis pas photographe, mais compositeur de lumière, chasseur d’instantanés. • À mi-chemin entre l’esthétique et le mathématique, je vous propose de découvrir une série de clichés en noir et blanc axés sur la géométrie. Vous y trouverez souvent des scènes rectilignes contrastées par une présence inattendue. • Regardez autour de vous, qu’elle soit naturelle ou issue d’un caprice humain, la géométrie est partout. Vous en faites peut-être même partie. • Retrouvez-moi sur lisakoppe.com

Copyright © 2013 All rights reserved by Lisa Koppe

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KEITH HARING ARTHUR LE JEAN

Le Musée d’Art Moderne de Paris consacre avec le CENTQUATRE, dès avril, la première rétrospective Keith Haring en France. Intitulée « The political line », l’exposition retrace l’implication de l’artiste sur différents thèmes.

Exposition du 19/04 au 18/08/13 au Musée d’Art Moderne de Paris et au CENTQUATRE Livre : «Keith Haring, Journal». Flammarion.

Po u r b e a u c o u p, H a r i n g e s t to u t s i m p l e m e nt u n artiste contemporain surcoté qui ne sait faire que des tableaux simplistes sans réel intérêt. Cependant, chacun de ses tableaux est un appel à l’aide, un appel à la lutte contre le SIDA (dont il est mort), contre la guerre (nucléaire), et le capitalisme exacerbé voulu par Reagan. Haring est le premier artiste à vouloir créer pour le plus grand nombre, pour cela, il peint des fresques murales dans des hôpitaux, des écoles et sur le mur de Berlin. Il ouvre le Pop Shop, pour

permettre à ses fans de s’approprier ses dessins, il dessine dans le métro et offre des tableaux à des parents d ’e n f a n t s m a l a d e s p o u r payer les soins nécessaires. La culture urbaine est sa principale source d’inspiration, il est fasciné par les graffitis du métro de New York, le Hip Pop, ses danseurs ainsi que le clubbing. Ses tableaux, peints d’un seul trait, sans croquis, sont un hommage aux danses urbaines et à la rapidité des gestes. Bien que déjà connu, Haring surfe sur la vague Warhol en 11


apparaissant à ses côtés au moindre événement mondain New Yorkais. Comme il se plaisait à le dire, ils étaient les commères de New York. Il est l’homme qui a permis à Madonna de devenir célèbre en l’invitant à chanter à ses anniversaires. Contrairement à Warhol, Haring comprend que sa peinture peut permettre de sensibiliser les gens aux quatre coins du monde sur différents sujets. En 1988, 12

lorsqu’il est atteint par le virus du SIDA, il prend conscience qu’il est l’une des seules personnes capables de faire changer les mentalités sur cette maladie, considérée à l’époque comme « le cancer des homosexuels ». Ses peintures se focalisent sur le SIDA et le « safe sex ». Il crée alors une fondation caritative au profit de la lutte contre la maladie. Haring ne se contente pas d’un seul support, il utilise aussi bien la vidéo que la sculpture


ou le corps humain. Pour la plupart de ses expositions, il se rend sur place, organise lui-même la scénographie et peint une fresque dans la galerie et dans un lieu public de la ville qui l’accueille. Il aime se filmer en train de peindre et projeter en direct sa performance en dehors de la galerie ou dans un endroit à l’opposé de la ville. Entre 1982 et 1989, Keith réalise plus de cinquante œuvres d’art public dans le monde entier, le plus souvent au profit d’associations caritatives, d’hôpitaux, de crèches et d’orphelinats. Keith Haring décède le 16 février 1990 des complications dues au SIDA.

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SOS Racisme veut la gratuité des musées pour les jeunes sans papiers SOS Racisme a demandé devant le Conseil d’Etat que la gratuité des musées et monuments nationaux accordée aux jeunes Européens et résidents en Europe de moins de 26 ans soit étendue aux touristes et étrangers en situation irrégulière du même âge. Découver t au Ritz, un tableau de Charles Le Brun sor t de l’ombre Surprise! Un tableau du grand peintre Charles Le Brun (1619-1690) a été découvert dans la suite de Coco Chanel à l’Hôtel Ritz et sera vendu aux enchères en avril à Paris, a annoncé à l’AFP la maison Christie’s. Retour à Stock holm du Matisse retrouvé 25 ans après un vol Un tableau de M atisse intitulé «Le Jardin», retrouvé à Londres 25 ans après avoir été volé dans un musée de Stock holm, est enfin revenu à ses propriétaires, a annoncé le musée d’Art moderne (Moderna Museet). Razzia aux Razzies pour «Twilight», nommé dans toutes les catégories Le dernier volet de la saga «Twilight» a réussi l’exploit peu enviable d’être nommé dans toutes les catégories des Razzie Awards, les «Framboises d’Or», qui récompensent chaque année à Los Angeles le pire de la production hollywoodienne. 14


Australie: une bibliothèque range les livres d’Armstrong au rayon fiction Une bibliothèque du nord de Sydney a annoncé à ses lec teurs que les livres à la gloire de la star déchue du cyclisme Lance Armstrong allaient être désormais placés dans la section livres de fiction. «Gangnam Style» a généré 8 millions de dollars de revenus pour YouTube Le clip de l’improbable succès musical de 2012 «Gangnam Style», visionné plus d’un milliard de fois sur le site de vidéos YouTube, a permis au site de vidéos de générer plus de huit millions de dollars de revenus publicitaires, a annoncé sa maison-mère Google. Le luxe intemporel de Chanel, l’engagement de Lagerfeld sur le mariage gay Des robes nécessitant des milliers d’heures de travail tout en étant légères, c’est le miracle de la haute couture Chanel dont la collection s’est achevée sur l’image de deux mariées et d’un enfant, allusion claire au mariage pour tous, version Karl Lagerfeld.

CÉLIA FREIXE

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CAMILLE SIMON

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Prix Goncourt des lycéens

En écrivant La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, Joël Dicker voulait « Un livre long, mais qui se lise vite parce qu’on ne veut pas s’en détacher. L’envie de tout lâcher pour lire. L’envie de terminer sa journée pour rentrer chez soi et lire. L’envie d’écrire pour les lecteurs exigeants comme pour les lecteurs hésitants. L’envie d’écrire pour ceux qui n’ont pas le temps de lire et qui soudain le trouvent. L’envie de faire l’effort d’aller vers les lecteurs : l’envie de donner envie. »

Dans les années 2005, Marcus Goldman, auteur d’un roman à succès, se trouve confronté à un ennemi tout particulier et pourtant si connu : la « page blanche ». Il finit par rendre visite à son ancien professeur, écrivain illustre et grand ami : Harr y Queber t. Tout se déroule tranquillement jusqu’au jour où l’on découvre dans le jardin de Queber t le cadavre d’une jeune fille disparue 30 ans plus tôt. Harr y Queber t est accusé et Marcus, persuadé qu’il est innocent, décide de mener son enquête.

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A travers ce polar très bien construit, Joël Dicker nous propose une analyse poussée de la société américaine actuelle et des années 70. L’auteur manie parfaitement son œuvre en combinant avec brio enquête policière, histoire d’amour, et condamnations d’agisse ments religieux, policiers, littéraires ou publicitaires de l’Amérique excessive. Le style relativement simple et typiquement américain rend la lecture fluide et absorbante avec des rebondissements à chaque fin de chapitre. On est pris d’une exaltation haletante dans ce roman jusqu’à la dernière de ses 700 pages et le lecteur ressent une jubilation et une surprise intense à la découver te de la véritable histoire sur l’affaire Harry Quebert. Joël Dicker a prodigieusement réussi son pari. Il donne envie au lecteur. L’envie de lire une page supplémentaire, malgré la fatigue. L’envie d’emmener ce pavé par tout avec soi pour le lire à l’occasion. L’envie de le lire d’une traite. L’envie de rire, de pleurer, de s’émouvoir. L’envie de le relire une fois terminé. Finalement, l’envie d’attendre avec impatience l’arrivée d’un prochain roman, tout aussi phénoménal.

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L a galerie de l ’ in s tant , 46, r u e de P oitou , 75003 P a r i s T erry O’NEIL, “S nap s h ots ” E x p osition du 16/01 au 10/04 2013 D u mardi au samedi de 11 h à 19 h L e dimanche de 14 h 30 à 18 h 30 20


DÉCOUVREZ LA GALERIE DE L’INSTANT À TRAVERS SNAPSHOTS

Axelle Jolivot

Il existe dans Paris, une multitude de musées, expositions, spectacles… et il est ainsi bien souvent difficile de réussir à faire son choix. Au cœur du 3ème arrondissement, se trouve une petite galerie encore méconnue du public mais qui vaut pourtant le détour pour ses clichés uniques. La Galerie de l’instant a ouvert ses portes en 2004. Son propriétaire Julia Gragnon en a fait un lieu pittoresque et incontournable pour tous les amateurs de photographie, que l’on soit novice ou expert. Diverses expositions temporaires r ythment l’année et permettent à de nombreux photographes, choisis selon les coups de cœur du propriétaire, de faire par tager leur passion. Toutes les œuvres présentées sont des originaux, développés à faibles tirages, créant ainsi de véritables œuvres d’art, qu’il est également possible d’acheter (comptez par exemple 5000€ pour le célèbre portrait de Marilyn Monroe faisant voler sa robe au-dessus des aérations des bouches de métro). Depuis le 16 janvier, l’exposition ”Snapshots” dévoile le talentueux Terry O’Neil. Ce photographe britannique né en 1938 est connu pour avoir photographié de nombreuses personnalités dans les années 60, telles que Brigitte Bardot, Steve McQueen, Mick Jagger, Romy Schneider, les Stones, Faye Dunaway, les Beatles, ou encore le président Kennedy. Il se distingue par son style particulier : capturer les sujets sur le vif dans des contextes non conventionnels. La photo de Elizabeth Taylor et David Bowie (1975, Los Angeles), partageant un moment d’intimité, en est un exemple concret. Reconnu mondialement, il reçoit en 2011 la médaille du centenaire Le Royal Photographic Society en signe de reconnaissance. Pour la première fois, il est possible d’admirer ses œuvres à Paris à la Galerie de l’instant. N’hésitez pas à vous y rendre au plus vite, vous serez conquis ! Et à défaut de pouvoir vous offrir une de ces - cer tes magnifiques mais néanmoins onéreuses- œuvres d’art, vous pourrez toujours repartir avec une petite carte postale souvenir, beaucoup plus abordable… ! 21


« LE SURRÉALISME, C’EST MOI » C l é a A n c el ly

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Exposition Dali au Centre Pompidou jusqu’au 25 mars 2013 C’est à l’un des personnages emblématiques de l’ar t surréaliste que le Centre Pompidou consacre une nouvelle rétrospective, trente ans après une première exposition historique par son record de fréquentation jamais égalé. Il s’agit bel et bien de cet être insaisissable dont les moustaches en croc étaient soigneuse ment enduites de miel : Salvador Dalí (1904-1989) Les salles de l’exposition permettent au public de s’imprégner pas à pas de l’univers dalinien. On s’aperçoit alors qu’il a conçu sa vie comme une œuvre globale qui reste un mythe sibyllin. Des montres molles, des tigres rugissants, des téléphones-homards, des fourmis par milliers -symbole récurrent- tels sont les motifs de ses créations. S es œuvres tout autant que leurs titres, laissent perplexes quant à leur interprétation. Véritable amateur de psychanalyse, il n’a cessé de représenter obsessions personnelles, visions délirantes, désirs et angoisses… des images libres, audacieuses, provocatrices, choquantes pour leur temps. Connu pour sa peinture à la précision digne des grands maîtres et sa modernité e x t r a v a g a n t e , - « L’ u n i q u e c h o s e dont le monde n’aura jamais assez est l’exagération»- il suscitait autant l’admiration que l’aversion.

Le mois de février nous convie à parler des passions : retour sur la femme impétueuse révélatr ice de l ’ar t de Dalí qui avait déjà fait chavirer les c œ u r s d u p o è t e Pa u l E l u a rd e t d e l’artiste Max Ernest. Maîtres de la pensée surréaliste, André Breton et Paul Eluard accomp a gn é d e s a fe m m e G a l a , re n d e nt visite aux auteurs d’Un Chien andalou à Cadaqués en 1929: Luis Buñuel et le jeune Salvador Dalí. Dès lors, ce dernier et Gala ne se quittent plus, un amour soudain les lie à jamais. « J’aime Gala plus que ma mère, plus que mon père, plus que Picasso et même plus que l’argent » Plus qu’une épouse, elle devient sa muse, égérie et modèle quasi-exclusif. D’autre par t, Gala s’occupe d’un point de vue financier de gérer les affaires de Dalí, obsédé par l’argent surnommé Avida Dollars par A. Bre t o n ! C ’e s t e l l e q u i p a r s a t é n a c i t é f avo r i s e l ’e x p l o r a t i o n d e s e s m u l tiples facettes pour créer son personnage. Elle est d’une impor tance capitale dans l ’exploitation de ses fantasmes dont le principal se rap porte à la dévoration… G a l a s ’é t e i n t e n 1 9 8 2 d a n s l e u r r é s i d e n c e a t y p i q u e d e Po r t l l i g a t aujourd’hui maison-musée. Si c ’est la fin d’une passion, son œuvre reste éternelle. 23


LE DOSSIER DU MOIS

A u g u s t i n P e r r aud

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Le risque humanitaire 1/3

Nous vivons dans un monde à l’équilibre fragile où conflits, guerres civiles, génocides, catastrophes naturelles et famines côtoient chaque année nos écrans de télévision. Dans ce monde qui semble si chaotique, cer tains d’entre nous se mobilisent dans l’objectif de tendre la main aux plus démunis et de rendre tout espoir possible. C’est du moins ce que les ONG (Organisations Non Gouvernementales) prétendent faire, et leur bonne volonté ne saurait être remise en cause. En revanche, les conséquences néfastes de leurs actions sont souvent méconnues et pourtant considérables. Lors de la bataille de Solferino en 1859 qui opposait l ’ar mée autr ichienne à l’armée française de Napoléon III, un obser vateur pas comme les autres était présent. Il s’agit du Suisse Henr y Dunant, le fo n d a t e u r d e l a C r o i x - R o u g e, l a première organisation humanitaire. Lors de cette bataille durant laquelle s’affrontèrent quelques trois cents mille soldats, Dunant fut abasourdi par le carnage et encore plus par le paysage après le combat : des milliers de soldats agonisants abandonnés à leur sort sur le champ de bataille. I l organise alors des civils pour s’occuper de ces blessés et leur appor ter les soins nécessaires. Mais la plupar t d’entre eux étaient des amateurs et, bien qu’investis d ’une bonne

volonté indéniable, passer entre leurs mains n’était pas forcément de bon augure. Dunant rentra en Suisse en ruminant le projet de créer une vér itable organisa t i o n p e r m a n e n te d e p ro fe s s i o nn e l s. L a C ro i x - R o u g e f u t fo n d é e sur trois principes : l’impar tialité, l a n e u t r a l i t é, l ’i n d é p e n d a n c e. Quelle aubaine pour les Etats que cette aide tombée du ciel! I l y e u t m o i n s d ’i n f i r m e s s u i t e aux batailles, moins de pens i o n s à d i s t r i b u e r a u x i nv a l i d e s. Dunant avait réduit le coût de la guer re, et l ’avait donc bien malgré lui encouragée, la rendant plus attrayante et plus probable.

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LE DOSSIER DU MOIS

E n 1968, d e t e l le s image s n ’ avaient pa s é té vu depui s la période de l ’H oloc au ste .

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Le risque humanitaire 2/3

Cette petite histoire de la naissance de la Croix-Rouge nous dessine les grandes lignes de ce dossier. Comment les ONG peuvent- elles créer des maux qu’elles s’évertuent ellesmêmes à soigner sans que l’opinion publique ne s’en aperçoive ? Je ne prétends pas que les ONG cachent ce phénomène, mais plutôt qu’elles y assistent impuissantes tout en se déchargeant de leurs responsabilités. Bien qu’elle ait sa place, la question de la corruption au sein de ces organisations ne sera pas abordée. Je préfère me focaliser ici sur la raison d’être même de ces ONG. Je désire néanmoins nuancer mes propos. Je joue ici l’avocat du diable et il est nécessaire de définir l’humanitarisme afin de mieux cerner les difficultés du sujet. L’humanitarisme est une ac tion d’aide qui se doit d’être une réac tion rapide face à une situation d’urgence. Elle est donc brève et efficace. Cet humanitarisme là est moins critiquable mais ne por te, hélas, que rarement ses fruits. Il faut ensuite distinguer aide humanitaire et aide au développement, qui sont to u te s d e u x g é ré e s p a r d e s O N G

mais qui n’ont pas le même objec t i f. L’ a i d e a u d é v e l o p p e m e n t s e doit d’être durable (dans le sens où celle -ci demande du temps) et enrichissante pour la population visée, non en termes de richesses physiques, mais intellectuelles comme l ’i l l u s t re l e p rove r b e : « D o n n e u n poisson à un homme, il mangera un jour, apprends lui à pêcher, il mangera toute sa vie ». Je ne suis donc pas contre l’aide humanitaire ni contre l’aide au développement, je pointe du doigt seulement ce qui me semble devoir l’être afin de ne pas tomber dans le piège de l’approbation générale dont jouissent les ONG. Avant d’étayer mes arguments, il me semble judicieux de mettre en avant une autre petite histoire, cette fois-ci plus récente et peut- être plus parlante. Elle se déroule au Biafra, en 1967. Ce dernier venait de se déclarer indépendant du Nigéria qui l’avait en retour attaqué et assiégé. Une famine commença à ravager la population et donna l’occasion aux occidentaux de donner naissance à l’humanitarisme m o d e r n e. D è s l e s p re m i e r s s i gn e s de détresse, les correspondants étrangers commencèrent à relayer 27


H e n r e y D u n a nt , l e f ondateur de l a c r oi x r ou g e

l ’i n f o r m a t i o n n o t a m m e n t p a r l a télévision, qui permit pour la pre mière fois de faire connaître une c r i s e h u m a n i t a i re ra p i d e m e n t e t amplement. Ce fut la première

ou coupable) et de ce fait, enlevé un poids et un devoir aux deux Etats en guerre. Elles avaient, par leur pré sence, entretenu la guerre. On estime que celle - ci dura un an et demi de plus qu’elle n’aurait dû durer. Or, si l’on connaît à peu près le nombre de vies sauvées grâce aux organisations durant le conflit, qui s’est déjà penché sur le nombre de morts que cette année et demi de plus provoqua ? Et que dire des impôts de guerre que certains Etats exigent des ONG pour qu’elles puissent inter venir sur leur territoire en échange de leur sécurité ? Ces impôts sont allés de 15% (au Libéria) jusqu’à 80% (en Somalie) de la valeur de l’aide. Autrement dit, l’humanitarisme paie pour aider. Cette argent est rarement redistribué et utilisé pour le bon développement du pays. Ces taxes ser vent à f a i r e l a g u e r r e , n o n à l ’ a r r ê t e r. Vo u s l ’ a u r e z c o m p r i s , l ’ h u m a n i taire serait peut-être lui-même son

E L L E S ( L E S O N G ) AVA I E N T, PA R L E U R PRÉSENCE, ENTRETENU LA GUERRE guerre télévisée ainsi que l’un des évènements les plus emblématiques de l’époque. On ne comptait p l u s l e s m a n i fe s t a t i o n s, r a s s e m blements, groupes de pression o cc i d e nt a u x q u i s e m o b i l i s a i e nt, et, petit à petit, les humanitaires a c c o u r u r e n t d a n s l ’e n c l a v e . L a g u e r r e d u r a j u s q u ’e n 1 9 7 0 . L e s ONG, sous le principe de neutralité avaient aidé la population (qu’elle soit belligérante ou non, vic time 28

propre problème. Sadako Ogata dans son livre The Turbulent Decade affirmait « Il n’existe pas de solution humanitaire aux problèmes humanitaires ». Autrement dit, le problème serait politique et absolument pas d’ordre humanitaire. Voici un argument qui n’a comme seule volonté que de nier les effets négatifs des o rg a n i s at i o n s s u r l e s é vè n e m e nt s et ainsi de les déresponsabiliser. Les ONG, prônant la paix, ne sauraient


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rendre compte objectivement de l e u r s m i s s i o n s q u ’e l l e s é v a l u e n t elles-mêmes même quand celles- ci aboutissent à des catastrophes. La bonne volonté donne souvent raison unanimement aux humanitaires en dépit d’une approche plus objective e t d o n c p l u s v ra i e. M a i s co m m e nt cela se fait-il que les journalistes qui o n t u n d e vo i r d ’o b j e c t i v i té e t q u i s o nt i n d é p e n d a nt s d e ce s o rg a n i sations, ne démêlent pas le vrai du faux ? Car leurs principaux interlo cuteurs dans ces pays en difficulté sont ces ONG elles-mêmes et de ce f a i t , i l s re p a r t e n t a ve c u n e v i s i o n troublée des populations qui ne feraient que souffrir ou faire souffrir et n’auraient d’autres espoirs d’épanouissement que l’aide étrangère. Au c u n re c u l c r i t i q u e n’e s t p r i s, l a neutralité des organisations est mise en avant et abroge tout scepticisme nécessaire au métier de journaliste.

re b e l l e s h o s t i l e s. Pa ra l l è l e m e nt, cinq jours auparavant, il avait sauvé la vie d’un rebelle pour prouver sa neutralité et ainsi assurer sa s é c u r i t é. Le re p o r t e r l u i ré p o n dit : « En gros, si vous n’étiez pas présent, cet enfant n’aurait peutê t re j a m a i s e u b e s o i n d e vo u s. » trévèle des facettes de la société nippone comme aucun autre style de littérature ne l’avait fait avant.

Une dernière petite histoire afin de boucler ce dossier, qui ne saurait être complet tellement il existe d’arguments pour prouver que l’humanitaire n’a vraiment pas que du bon, voire pas du tout. Un repor ter (supposons-le objec tif ) et un médecin d’une ONG discutent ensemble. Le médecin raconte qu’il a sauvé la vie d’un enfant de dix ans il y a à peine deux jours. Celui- ci aurait perdu la m a i n d r o i t e d a n s d ’a f f r e u s e s c i r constances suite à la rencontre de 29


GHISLAIN RIPERT

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Un trône pour deux papes

Durant près de quarante ans, deux puis trois papes, revendiquent l’héritage de Saint Pierre. Les princes européens apportent leur soutien à l’un ou à l’autre, parfois par piété, parfois par intérêt. Néanmoins, ils passent du statut de sujet à celui d’arbitre.

En 1377, le pape Grégoire XI quitte Avignon où il réside, pour retourner à Rome où il veut rétablir l’autorité pontificale. Le souverain pontife s’éteint un an plus tard à Rome, dans une ville ingouvernable en proie à l’anarchie. Les cardinaux présents à Rome entrent donc en conclave. Ils sont au nombre de dix-sept et majoritairement français…

Sous la pression de la population romaine, qui n’hésite pas à molester les suites des cardinaux français, les cardinaux élisent, de peur de représailles ; un Italien, l’archevêque de Bari ; Prignano. Celui-ci lors du conclave se donnait une conduite irréprochable et distribuait sans compter aux Romains afin de s’assurer le

soutien du peuple de la Ville éternelle. Néanmoins, dès son élection proclamée par le Sacré Collège (ensemble des cardinaux électeurs), le nouveau pape Urbain VI se comporte en despote…

C’est ainsi que seulement quatre mois après son élection, la totalité des cardinaux présents à Rome se réfugient à Fondi dans le Royaume de Naples. Ils proclamèrent nulle l’élection d’Urbain VI, et se réunirent à nouveau en conclave. Les Français voulaient un pape français, et les Italiens un pape italien. C’est ainsi que fût élu à la quasi unanimité le cardinal Robert de Genève, sous le nom de Clément VII. De nationalité allemande, 31


il avait l’avantage d’être un parent de l’Empereur Germanique, du Roi de France et du Roi de Hongrie. Ce jeune pape de trente-six ans au comportement énergique ne pouvait que faire bonne impression en face d’Urbain VI… Néanmoins, Urbain VI n’accepte pas d’être déposé. Il se terre dans Rome qu’il tient d’une main de fer, tandis que Clément VII rejoint Avignon où il est acclamé par la population. C’est à ce moment là, qu’on peut à proprement parler de Schisme au sein de l’église catholique.

se rangèrent pas derrière Clément VII... La France, l’Ecosse, la Castille, le Portugal, l’Aragon et Naples reconnaissent Clément VII, par piété et conviction, comme seul et vrai pape, à la suite de son élection. A la suite de ces différentes reconnaissances, l’Angleterre ne voyant pas d’un bon œil le retour d’un pape en France, refuse de reconnaître Clément VII. L’Empire Germanique, les Pays-Bas, la Hongrie et le Nord de l’Italie décident de rester fidèles à Urbain VI.

Il est important de rappeler qu’à l’époque le pape dispose d’un fort pouvoir tem-

C’est alors qu’apparaissent de nombreuses aberrations. Entre autres deux

DEUX ÉVÊQUES POUR UN MÊME ÉVÊCHÉ porel. Il récolte la dîme dans toutes les terres catholiques, et il est propriétaire de Rome et d’Avignon, ainsi que des campagnes qui entourent ces deux villes. De plus, il est théoriquement au-dessus des princes chrétiens. En cas de conflit, il peut les excommunier et lancer des croisades contre leurs territoires. En conclusion, il est préférable pour un prince chrétien d’avoir le pape de son côté.

Dès lors, il est aisé de comprendre pourquoi en pleine guerre de Cent Ans, tous les souverains catholiques ne 32

évêques pour un même évêché, deux pères abbés pour une même abbaye… Néanmoins avec le temps, Urbain VI est de moins en moins en odeur de sainteté auprès des princes européens. A l’exception de l’Angleterre, toutes les autres principautés se rallient, ou songent à se rejoindre l’obédience de Clément VII. En effet, Urbain VI fait mauvais effet en excommuniant à tour de bras, en pillant des églises et des abbayes, en faisant assassiner toute personne qui lui résiste (y compris ses nouveaux cardinaux). Mais quand tout semble perdu pour Urbain VI, celui-ci meurt à Rome, le


15 octobre 1389. Le monde catholique n’a plus qu’un pape, on pourrait donc penser que le schisme est terminé… Mais c’est sans compter sur l’ambition de la tripotée de cardinaux nommée à la hâte par le feu pape, peu avant sa mort. Tous ces nouveaux cardinaux, avides de pouvoir, se disent que s’ils entrent en conclave maintenant, ils ont une petite chance de devenir pape. Ils entrent donc en conclave… Boniface IX est élu. Il va tenter de se comporter de façon plus morale que son prédécesseur, et ainsi de regagner petit à petit le soutien des princes d’Europe. Néanmoins, il réussit seulement à maintenir sa zone d’influence.

la papauté en élisant un nouveau pape. Néanmoins, c’est un échec, l’Europe se voit désormais pourvue de trois papes. Il faut attendre 1418, et le concile de Constance pour voir le monde catholique réunifié autour d’un seul pape. Lors de ce concile, les trois papes sont déposés par l’Empereur Germanique, et Martin V ; un aristocrate romain appartenant à la prestigieuse famille romaine des Colonna est élu par les cardinaux présents. Tous les grands souverains catholiques le reconnaissent. C’est la fin du Grand Schisme d’Occident.

En 1409, le concile de Pise, où sont présents des cardinaux avignonnais et romains, va tenter de résoudre la crise de

N b : Le Va t i c a n co n s i d è re l e s p a p e s de Rome comme les vrais papes d e l ’é p o q u e , y c o m p r i s U r b a i n V I …

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LÉOPOLDINE DAMAMME

Occupe-toi d’Amélie , de Georges Feydeau, Mise en scène Pierre Laville Avec Hélène de Fougerolles, Bruno Putzulu, Jacques Balutin, Alexandre Lachaux … Théâtre de la Michodière, 5 rue de la Michodière, 75002 Paris Du mardi au vendredi à 20h30 Le samedi à 17h et 20h30, le dimanche à 15h

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L a t r ou p e au co m pl e t Marcel Courbois (Bruno Putzulu) est le meilleur ami d’Etienne de Milledieu qui entretient Amélie (Hélène de Fougerolles), libertine de son état. Voilà que le parrain belge de Marcel lui rend visite afin de lui remettre son héritage sous condition d’un échange de vœux. Le plan est alors de le tromper en faisant passer Amélie pour sa future épouse. A ceci s’ajoute le départ d’Etienne qui, doutant de la fidélité de son amie, demande à Marcel de s’en occuper. Mais à vouloir trop s’en occuper, Marcel se réveille un matin et trouve Amélie dans sa chambre, sans avoir le moindre souvenir de la soirée passée… Cette pièce, considérée comme le chef-d’œuvre de Feydeau, ne manque pas de vie grâce à ses multiples coups de théâtre chamboulant ainsi tous les plans. La mise en scène de Pierre Laville est réussie et les comédiens sont de qualité, portés par Hélène de Fougerolles et Jacques Balutin (acteur et célèbre chroniqueur des Grosses Têtes sur RTL), hilarant dans le rôle du père d’Amélie. Trahison, passion, amitié se mélangent ainsi et donnent vie à près de deux heures de spectacle. Si le premier acte peut sembler long à démarrer, la suite vaut le détour : rires, quiproquos, et bonne humeur sont au programme. Alors n’hésitez plus, le théâtre de la Michodière (75002) vous ouvre ses portes pour une bouffée d’air frais de Feydeau. 35


CÉLIA FREIXE

A voir absolument ! Nous sommes en 1960, Alfred Hitchcock vient de sortir l’un de ses chefsd’œuvre : La mort aux trousses. Pour son dernier film sous contrat avec la Paramount, le roi du suspense souhaite quelque chose de nouveau, qui ne se répète pas. Il se lance alors dans le projet risqué mais audacieux de réaliser le film le plus controversé de sa carrière : Psychose. Alors que les producteurs, la censure et ses amis tentent de le décourager, Hitchcock n’en démord pas. Il met sa réputation en péril pour s’intéresser à l’histoire d’un tueur en série qui hante son esprit et s’immisce dans sa vie. Sa femme et fidèle collaboratrice, Alma Reville, habituée aux obsessions de son mari, accepte de le soutenir au risque de tout perdre… Un film qui met en avant l’art et le génie du réalisateur. Nous percevons enfin le mystère de la scène culte du meur tre de Janet Leigh sous la douche, probablement la scène la plus terrifiante de l’histoire du cinéma. Le rideau de douche s’écarte et l’actrice pousse un cri à vous glacer le sang. Pour exprimer la peur, le désarroi et inspirer la terreur aux spec tateurs, Hitchcock utilise une musique semblable à des sons stridents produits par des animaux sauvages en détresse. Effet garanti. Notons qu’à l’époque les films étaient soumis au Code Hayes (relatif à la censure). Alfred Hitchcock ne demanda jamais à Janet Leigh de se déshabiller, 36


son problème fut de suggérer sa nudité. Dans les faits les producteurs furent scandalisés. Tout d’abord à l’idée qu’Hitchcock tue une star commerciale de cette impor tance aussi vite, et de cette façon. Mais sur tout parce qu’ils ont cru entrapercevoir un sein, phénomène de leur imagination suggéré par le montage du film. Le premier long métrage de fiction réalisé par Sacha Ger vasi fait sensation ! Nous sommes happés par ce biopic centré sur la relation passionnée et créatrice du maître du suspense avec son épouse. A l’affiche Anthony Hopkins (Alfred Hitchcock), Oscar d u m e i l l e u r a c t e u r, e t H e l e n M i r r e n ( A l m a R e v i l l e ) , O s c a r de la meilleure actrice, incarnent le couple central. Ils sont entourés des vedettes Scarlett Johansson (Janet Leigh), Jessica Biel ( Vera M iles) et Danny Houston ( Whitfield Cook). Le film n’est pas en reste de prix, de nombreuses nominations sont en cours concernant la per formance des acteurs ainsi que les maquillages. N ’o u b l i e z p a s q u e l e s s o i r s d e s e m a i n e l ’ U G C p e r m e t a u x é t u d i a n t s d ’a l l e r a u c i n é m a p o u r l a m o d i q u e s o m m e d e 4 , 5 0 e u ro s. Bon film !

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LE COUP DE CRAYON DE FLORENT FLORENT TIBERGHIEN

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Qui sème le vent

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HOROSCOPE C A M I L L E PA L DACC I

BÉLIER 21 mars au 20 avril Argent: Les soldes ont eu raison de vous. T rBélier a v a i l : C21 a s ’e n v a au e t ç a20r e vavril ient. mars A m o u r : P l u s d e c o m p Argent: l e x e s , l a i s s Les e z - v o u s soldes aller. ont eu raison de vous. TAU R E AU 2 1 av r i l a u 2 1 m a i ATravail: r g e n t : CCa e ms’en o i s - cva i , çet a sça e r arevient. pâtes ! Travail: Sor tez la tête de vos cahiers. Amour: comAmour: Un de Plus perdu, dixde de retrouvés. plexes, laissez-vous aller.

Corrigé du mois précèdent

GÉMEAUX 22 mai au 21 juin Argent: Vous n’avez jamais été aussi riche. TrTaureau a v a i l : L e s21 E I vavril o u s p aau r a i s21 s e n tmai loin mais vous devriez être vigilant. Amour: Le mieux serait de à sortir. Argent: Ce mois-ci, çal’inviter sera pâtes ! CTravail: A N C E RSortez 2 2 jla u tête i n ade u vos 2 2cahiers. juillet Argent: Il va falloir expliquer à v Amour: o s p a r e n t s Un v o t r e de d é c o u vperert. du, dix de retrouvés. Tr av a i l : M i s e z s u r vo t re t a l e n t . Amour: Les Balances et les Poissons sont tout à vous. Gémeaux 22 mai au 21 juin LION 23 juillet au 23 août AArgent: r g e n t : UVous n h é r in’avez t a g e v ojaus mais été aussi f e r a i t l e p l u s g r a n d riche. bien. Tr a v a i l : L e s f i c h e s , c ’e s t p r a t i q u e . ATravail: m o u r :Les V EI o tvous r e paraissent l i t n e sloin era mais vous devriez j a m a i s v i d e c eêtrem vigilant. ois-ci. Amour: Le mieux seV rait I E R G E de 2 4 a ol’inviter û t a u 2 3 às e p tsortir. embre Argent: Gardez vos pièces rouges, Bernadette vous surveille. Travail: Vous n’êtes toujours pas ins 40

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piré par l’analyse financière. B A L A N C E 24 septembre au 23 octobre A r g e n t : Vo u s e n a v e z t e l lement que vous pourriez même songer à en donner ! Travail: Se la couler d o u c e , c ’e s t v o t r e t r u c . Amour: Larguez-le/ l a , i l n ’ y a p l u s d ’e s p o i r . SCORPION 24 octobre a u 2 2 n o v e m b r e Argent: Faire la fête ç a c o û t e c h e r, v o u s e n payez les conséquences. Trava i l : Vo u s ave z t ro p de rattrapages, ne faites pas la même erreur. Am o u r : Vo u s f i l e z l e p a r f a i t amour, pour vu que ça dure. S A G I T TA I R E 2 3 n o v e m b r e a u 2 1 d é c e m b r e Argent: Il va falloir taper dans les économies ? Tr a v a i l : D i v e r t i s s e z - v o u s pour mieux vous y remettre. Amour : La S aint-Valentin ç a n’e s t p a s f a i t p o u r vo u s. C A P R I C O R N E 2 2 décembre au 20 janvier A rg e nt : Le s b a n co s n e vo nt pas vous sauver la mise. Trava i l : Vo u s ê te s co n s t a nt, cela portera ses fruits. Amour: Une petite rencontre avec le voisinage pourrait révéler bien des surprises.

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V E R S E A U 2 1 j a nv i e r a u 1 8 fé v r i e r Argent: Les intérims, c’est pour vous ! Travail: S ongez à dor mir de temps en temps, vous êtes en surmenage. Amour: Testez de nouvelles choses. POISSON 19 février au 20 mars Argent: Petit veinard, ce mois-ci l’argent coule à flots. Travail: Vous méritez une petite pause. Amour: Il/Elle est pas mal, mais vous pouvez trouver mieux.

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Le masqué de février